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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 05:13
Les arènes, 2017

Les arènes, 2017

Il est possible qu'elle (la souche) soit le siège d'une sorte de cerveau de l'arbre.
(...)
Alors, les plantes ont-elles un cerveau ? Sont-elles intelligentes ? Ce n'est rien de dire que le débat qui anime la communauté scientifique depuis des années est vif.

La graine qui tombe d'un arbre n'est jamais sûre que le vent ou un animal ne la transportera pas ailleurs. Et une fois qu'elle a germé, bien souvent dès le printemps suivant, les dés sont jetés : la jeune pousse est liée au microlopin de terre que le hasard lui a attribué et force lui est de s'en accommoder.

J'ai lu ce livre durant l'été dernier et il était vraiment temps que je vous le présente !

Peut-être l'avez vous lu, vous-aussi ?

Il a été acclamé par les médias et traduit dans le monde entier. Évidemment, le ressenti de chacun est forcément différent selon nos connaissances de base.

Je précise aussi que je ne l'ai pas lu dans sa version illustrée, qui est très belle et rend la lecture d'autant plus agréable. 

 

L'auteur est un passionné. C'est un forestier. Il aime les arbres et la forêt. Il s'appuie sur les dernières connaissances scientifiques (pas toujours assez détaillées à mon goût mais je pense qu'on doit trouver des infos sur le net à partir des noms des chercheurs) pour nous démontrer que les arbres sont des êtres vivants, capables de communiquer entre eux, à leur façon bien entendu, et de s'adapter à une éventuelle agression : manque d'eau, de lumière, sol inadapté...

 

J'en étais persuadée au préalable et peut-être est-ce parce que je n'ai pas suivi le conseil à la mode, de prendre ce livre sous le bras et d'aller m'installer sous un arbre pour le lire que je n'ai pas été autant enthousiasmée par ses propos que d'autres lecteurs...quoique par moment, je l'admets, ce livre sait être très poétique. 

Je sais aussi par expérience, qu'au cœur d'une forêt, nous sommes nombreux à avoir l'impression de nous ressourcer...

 

Le positif...

 

L'auteur sait très bien transmettre sa passion. Et je suis bien persuadée qu'au-delà de ses propos_ qui ne sont pas tous compréhensibles par les néophytes_ les nombreuses anecdotes qui étayent le récit, sont responsables en partie du succès de ce livre. L'auteur sait raconter et donc captiver son public. 

Ce livre peut donner envie à des citadins, de découvrir la forêt et d'avoir envie d'aller s'y promener sans avoir peur de s'enfoncer sur les chemins. Il peut nous donner à nous, qui baladons déjà beaucoup dans la nature, l'occasion d'observer des phénomènes à côté desquels nous serions passés sans nous poser de questions.

L'auteur y fait aussi son mea culpa de forestier et c'est intéressant. Evidemment, on comprend bien que pour lui, gérer aujourd'hui une forêt, soit devenu à présent un acte différemment réfléchi...

Le chapitre sur l'importance du sol forestier est particulièrement enrichissant, car il est la clé de tout l'équilibre forestier et finalement la clé du maintien de la biodiversité. 

Une poignée de terre forestière contient plus d'organismes vivants qu'il y a d'êtres humains sur terre. Une cuillère à café contient déjà à elle seule un kilomètre de filaments de champignons. Tous ces organismes ont une action sur le sol ; ils le modifient, l'amendent, lui donnent sa valeur pour les arbres.

Le négatif à mes yeux...

 

C'est essentiellement la vision beaucoup trop anthropocentrique de la forêt et des liens qui unissent les arbres entre eux. Cela m'a par moment considérablement gênée. Je comprends que l'auteur s'adressant plutôt à des néophytes ait besoin de sans cesse comparer ses propos à ce que l'on connaît déjà. 

Mais je ne sais pas pourquoi, dès qu'on parle de vulgarisation scientifique, les professionnels ne savent pas exprimer leurs  découvertes ou le résultat de leurs recherches autrement qu'avec des mots et des ressentis d'humains.

Où est la rigueur scientifique dans tout ça ? 

Soit on est dans un ouvrage scientifique, et la rigueur doit primer, les mots difficiles éventuellement expliqués, soit on est dans une fiction et alors tout est permis !

Cet entre-deux ne me convient pas et je trouve même qu'il entraîne une certaine confusion dans les esprits. Je parle pour les adultes que nous sommes évidemment, pas pour un livre qui s'adresserait à des enfants, quoi que...

 

J'ai été vraiment surprise par sa façon d'exprimer certains événements.

D'après lui, les arbres perdent volontairement leurs feuilles pour que leurs branches ne soient pas cassées par la neige. Euh, je caricature un peu ! Ce ne serait pas plutôt parce qu'ils les perdent que cette espèce d'arbre a pu s'adapter à ce milieu-là ! 

Je trouve que souvent l'auteur raisonne ainsi "à l'envers" des théories de l'évolution. Bon, pour être honnête, il parle tout de même d'évolution en toute fin d'ouvrage. 

 

Autre point négatif : Il y a beaucoup trop de répétitions et à mes yeux,  diluer les infos n'était pas nécessaire. D'un autre côté, en écrivant ces lignes je pense que pour les néophytes, les répétitions peuvent permettre de mieux comprendre certains phénomènes, si elles ne lassent pas le lecteur avant.  

 

J'ai trouvé aussi que l'auteur oubliait de nous dire en conclusion, ce qu'il faudrait faire pour préserver la forêt en-dehors de nos frontières et je trouve que cela aurait été très important de le faire même si le sujet principal de son livre n'était pas là. La moitié des forêts tropicales ont été en effet aujourd'hui défrichées. La forêt amazonienne est une forêt primaire qui ne se reconstituera jamais...

Il faut donc tenter de ne plus participer, même indirectement, à la destruction des forêts, même si elles sont loin de chez nous.

 

Ce livre est donc intéressant mais certains sujets auraient mérités d'être davantage développés, même en conclusion. L'auteur nous "vend du rêve à la mode",  mais est bien trop éloigné de la réalité d'aujourd'hui.

C'est donc un beau voyage mais quand on médite un peu autour de ces arbres et des forêts, l’atterrissage est bien douloureux ...

Si nous voulons que les forêts jouent pleinement leur rôle dans la lutte contre le changement climatique, nous devons les laisser vieillir. Les principales associations de protection de la nature ne demandent pas autre chose.

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14 mai 2019 2 14 /05 /mai /2019 05:23
La petite route qui traverse la forêt

La petite route qui traverse la forêt

Quand on part se promener au lieu-dit le lac de l’œuf, il ne faut pas s'attendre à voir un lac !

Il s'agit en fait d'une tourbière ou plutôt d'un ancien lac de cratère de maar, formé suite à une explosion, devenu tourbière au fil du temps. Il a une surface de 2 hectares et vu du ciel une forme ovoïde, d'où son nom.  

Le "lac" est situé à 1200 mètres d'altitude au cœur d'une forêt exploitée, riche en animaux sauvages. En saison, on peut y ramasser des champignons, des framboises et des myrtilles et admirer de nombreuses fleurs des forêts. 

Le "lac" est connu par les randonneurs qui font le chemin de Saint-Jacques car le GR le longe pendant quelques dizaines de mètres et souvent les randonneurs y font un halte avant de redescendre dans la vallée.

Il est situé à la croisée des chemins et au bord d'une minuscule route forestière. 

A la croisée des chemins...A la croisée des chemins...A la croisée des chemins...

A la croisée des chemins...

La tourbière en elle-même n'est pas très riche au niveau de la faune car elle est à présent quasiment toujours asséchée alors que j'y ai vu de l'eau, de façon temporaire, après de fortes périodes de pluie, ou à la fin de l'hiver.

Photo datant de 2007.

Photo datant de 2007.

On y trouve cependant grenouilles, crapauds et tritons mais aussi des oiseaux d'eau comme la bécassine des marais et le pipit des arbres. De nombreuses libellules sont bien présentes sur le site.

 

La Tourbière du Lac de l'oeuf fait partie des zones humides préservées du plateau volcanique du Devès qui ont fait l'objet d'un plan d'aménagement de la part de l'Observatoire de l'eau de Haute-Loire.  En effet ces zones humides ont tendance à se réduire à cause de l'assèchement des sols, de l'urbanisation et de l'activité agricole. 

 

C'est au niveau de la flore que la tourbière présente un grand intérêt écologique car elle est toujours considérée en formation et elle présente trois espèces remarquables : la linaigrette à feuilles étroites, le comaret des marais et le trèfle d'eau en plus des sphaignes caractéristiques et des carex. 

Elle est parsemée de saules et de pins sylvestres. 

Vous pouvez retrouver tous les détails sur le site ICI d'où est extrait la carte de végétation suivante. 

Carte de végétation du Lac de l'oeuf (http://www.ode43.fr/index.php?page=198)

Carte de végétation du Lac de l'oeuf (http://www.ode43.fr/index.php?page=198)

Autre particularité de cette tourbière, c'est qu'elle est entourée d'une belle forêt plantée de pins sylvestres et d'épicéas.  

 

Comment se forme une tourbière ?

Au départ lac de cratère, les végétaux notamment la sphaigne, deviennent au fil du temps de plus en plus épais et comblent le lac des bords vers le centre. La tourbe commence à se former à partir des plantes mortes. Cette accumulation de matière d'origine végétale, forme ensuite un tapis de plus en plus épais qui permet aux arbres de s'implanter puisque l'eau se retrouve de plus en plus éloignée de la surface. 

 

Une tourbière fixe l'histoire botanique d'une région. Elle conserve en son sein, les pollens de toutes les plantes qui ont poussées sur ses bords et en effectuant des "carottes" dans la tourbe, les spécialistes peuvent raconter l'histoire du lieu depuis les débuts de la formation de la tourbière. 

Une tourbière joue en plus un rôle de filtre car elle permet à l'eau conservée en profondeur d'être une ressource écologiquement très propre.

Pour en savoir plus sur les tourbières, consulter le site ICI. 

Quelques vues de la tourbière du lac de l’œuf en avril dernier
Quelques vues de la tourbière du lac de l’œuf en avril dernier
Quelques vues de la tourbière du lac de l’œuf en avril dernier
Quelques vues de la tourbière du lac de l’œuf en avril dernier

Quelques vues de la tourbière du lac de l’œuf en avril dernier

Le site a gardé un caractère sauvage. Il est cependant menacé par l'extension de la forêt et par l'absence trop prolongé de pluie et de neige en hiver.  Ces apports en eau constituent sa principale source d'humidité et c'est cette humidité emmagasinée pendant l'hiver qui va être restituée en été. 

 

Je vous avais montré dernièrement quelques photos du site en été en vous parlant de ma confiture de framboises...

La tourbière en été (juillet 2013)La tourbière en été (juillet 2013)
La tourbière en été (juillet 2013)La tourbière en été (juillet 2013)

La tourbière en été (juillet 2013)

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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 06:15
Photo internet

Photo internet

 

Comme toutes les années, en début d'année civile ou scolaire, nous nous fixons des objectifs pour améliorer notre vie quotidienne. Ensuite, comme c'est humain, il faut bien reconnaître que nous ne les mettons pas forcément en application !

Parmi les idées que nous avons tous comme par exemple, se recentrer sur l'essentiel, passer moins de temps sur les écrans, se balader plus fréquemment dans la nature, être plus disponible pour nos proches, améliorer ou maintenir notre forme et notre santé, prendre du temps pour se ressourcer et penser aussi un peu à nous...il y  a toujours une idée concernant notre alimentation. 

 

Parmi toutes celles auxquelles on pense en général, j'ai apprécié de découvrir cette année, cette initiative largement médiatisée, mais dont je me fais aujourd'hui le modeste relais car elle me paraît tout à fait intéressante...

C'est le lundi vert.

C'est en lisant la revue en ligne "Psychologies" que je l'ai découverte. Quelle soit soutenue par plus de 500 personnalités ne me surprend pas.

Il me semble important de réfléchir sur les propositions, somme toute supers simples et de les mettre en pratique pour ceux d'entre nous qui ne sont pas déjà végétariens depuis longtemps. 

 

Le lundi vert, ça consiste en quoi ?

 

Comme plus de 40 pays le font déjà à travers le monde, les participants décident de ne mettre dans leur assiette ni viande, ni poisson... tous les lundis de 2019, et pourquoi pas au-delà !

C'est une "restriction" à la portée de tous, car œufs et produits laitiers ne sont pas exclus, ce qui permet de cuisiner des gratins de légumes ou de terminer le repas par un dessert lacté ou du fromage, pour ceux qui ont du mal à manger des fruits au cours d'un repas.

Comme d'habitude, il est conseillé de consommer local, bio et de saison...et de favoriser les achats en direct chez le producteur ou tout du moins en circuit court. 

S’engager à ne consommer aucune chair animale le lundi est la proposition en forme de manifeste que lancent des scientifiques, suivis par cinq cents personnalités, sous la houlette de Laurent Bègue, chercheur et professeur de psychologie sociale.

Psychologies

 

Le projet est soutenu par plusieurs ONG comme celles très connues pour leurs activités de protection de l'environnement, Greenpeace et Sea Shepherd.

 

Le but est de nous faire réfléchir à nos comportements alimentaires présents pour les améliorer et les modifier, afin de s'adapter aux nouvelles données scientifiques concernant la santé et l'environnement.

Vous ne pourrez pas dès à présent, mesurer l'impact de ces changements pour votre santé, pour l'environnement, pour la vie quotidienne des animaux d'élevage, mais vous pourrez par contre être heureux d'apporter votre pierre à l'édifice...

 

Le projet s'inscrit dans la dynamique internationale du "Meatless Monday", initié à l'Ecole de Santé Publique Johns Hopkins de Baltimore en 2003. Il est mené en France par des chercheurs du CNRS, de l'INRA et de plusieurs universités. 

 

Pourquoi c'est important pour nous et notre famille, de diminuer la consommation de viande (et de poisson) et de manger davantage de légumes et de céréales ?

 

Tout le monde le sait et encore plus, moi qui habite la Provence c'est, en Europe, le régime méditerranéen qui permet aux hommes de vivre en bonne santé le plus longtemps possible.

C'est ainsi, c'est dans notre culture ! Pour nous aucun problème pour consommer des légumes et des fruits en abondance, ainsi que des légumineuses et des céréales...

Il est prouvé que consommer 100 g de viande chaque jour, augmente de 30% les chances de voir se développer certaines maladies et en particulier, les cancers. Alors que seulement 40 g change tout. 

De plus, diminuer la quantité de viande permet aussi de réduire considérablement les risques de maladies cardiovasculaires, le surpoids, le diabète...

Evidemment tout cela doit être associé à une vie plus saine, davantage de sport (l'équivalent de 10 000 pas par jour sont préconisés), moins de stress...

 

 

Pourquoi c'est important pour les animaux ?

 

Tout simplement parce que cela permet de mettre en avant l'importance (je devrai dire l'urgence !) d'améliorer le système d'élevage en privilégiant la qualité à la quantité, les circuits courts qui permettent aux éleveurs d'être mieux rémunérés et d'avoir des retours valorisants sur leur production,...

Des associations dénoncent régulièrement la maltraitance animale autant au niveau de l'élevage que de l'abattage. Participer à cette opération "Lundi vert" c'est une façon de soutenir leur travail et de montrer que nous sommes tous d'accord pour que le bien-être animal soit respecté. 

Il ne s'agit pas de faire disparaître l'élevage qui modèle aussi nos paysages français et a son importance dans la vie économique de notre pays, mais de revenir à un système plus respectueux comme nos ancêtres savaient si bien le faire et de supprimer toutes ces usines à bétails qui voient le jour dans le monde...

 

Pourquoi c'est important pour la planète et notre environnement ?

 

A l'échelle mondiale, l'élevage serait responsable de l'augmentation des gaz à effets de serre (l'élevage représenterait à lui seul au niveau mondial 15% des émissions totales, soit plus que tous les transports de tous les pays réunis), de la déforestation comme c'est le cas en Amérique du Sud, de la pollution des sols et du gaspillage d'eau (1 kg de bœuf nécessite 15 000 litres d'eau ; 1 kg de porc, 6 000 litres). 

Mais le plus grave c'est que nourrir les animaux, implique que de grandes surfaces de cultures soient utilisées pour cultiver les céréales. Ces surfaces pourraient être utilisées pour nourrir les hommes et enrayer ainsi la malnutrition et la famine. 

Déjà ce constat était d'actualité dans les années 70 et nous n'avons jamais pu enrailler le phénomène, car ce sont nos politiques qui doivent prendre des décisions.

Mais à titre individuel vous saurez qu'en ne consommant plus de viande le lundi, vous économiserez environ 54 kilos de CO2 et 25 000 litres d'eau durant l'année. Vous pouvez donc vous amuser à calculer l'impact de votre changement alimentaire en multipliant ce chiffre par le nombre de personnes de votre famille.

Cela prouve pour ceux qui en doutaient, qu'en tant qu'individus, nous pouvons aussi agir sur la planète en changeant notre mode de vie et de consommation...

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site dédié à l'opération (lien ci-dessous). 

 

A chacun ensuite de décider : appliquer ces principes simples dans sa sphère privée cette année, en parler autour de lui  (pour ceux qui travaillent cela peut avoir un impact considérable), enfin s'engager ou pas en s'inscrivant...

Ceux qui sont déjà végétariens, peuvent aussi aller remplir le questionnaire anonyme (pas plus de 4 à 5 minutes pour le faire). 

 

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 05:24
Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)
Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)

Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)

 

Voici un site exceptionnel à côté duquel nous aurions pu passer sans nous arrêter, si nous n'avions pas pris le temps d'observer les cartes de la région de près. Il s'agit d'un site très préservé car d'une grande richesse écologique.

Le marais de Limagne se situe à 1080 mètres d'altitude, entre les communes de Saint-Jean-de-Nay et de Siaugues-Sainte-Marie, à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay, pour ceux qui connaissent la région. C'est un site Natura 2000.

Rien à voir donc avec la grande plaine qui se situe au centre de l'Auvergne et qui vient d'être classée sur la liste des sites naturels au Patrimoine Mondial de l'Unesco, car associée à la chaîne des Puys.

Notre petite plaine est de taille bien plus modeste...("limagne" désigne une petite plaine fertile entourée de montagnes, le mot provenant sans doute du mot latin "limus" = boue).

 

 

Ce lieu a été façonné par l'activité volcanique de la région du Devès qui s'est produite il y a environ 1 million d'années. 

 

Comment s'est formé ce marais ?

Le marais s'est installé dans un cratère de maar de 850 mètres de diamètre. 

Pour info, un maar se forme lors d'une irruption volcanique lorsque le magma brûlant qui remonte en surface, rencontre de l'eau, même en faible quantité. Il se produit alors une surchauffe entraînant la formation de vapeur ce qui provoque de violentes émissions de gaz et une explosion...d'où la formation d'un cratère. 

 

Source (http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr)

Source (http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr)

 

Au départ, le fond du cratère était occupé par un lac, puis, il y a environ 18 000 ans, de l'argile a commencé à se déposer et les végétaux se sont installés.
 

Le lac s'est ensuite transformé en tourbière.

Ce sont les végétaux qui se sont accumulés au fil du temps, notamment les sphaignes_des sortes de mousse_ qui ont formé la tourbe. La partie immergée de la plante meurt, mais ne se décompose pas faute d'oxygène, et le tapis ainsi formé croit d'environ 5 cm par siècle. 

Bien que les gens de la région appelle le marais de Limagne, "le lac", vous ne verrez pas d'eau en y allant. 

La richesse de cet endroit, c'est la flore spécifique du lieu et la faune qui lui est associée. De nombreuses espèces protégées s'y développent, donnant à ce lieu un formidable impact sur la biodiversité de la région.

 

Le marais de Limagne / Balade en Haute-Loire

 

Il est totalement interdit d'y pénétrer pour deux raisons :

- d'abord pour le préserver... éviter de déranger la faune et de détruire la flore mais aussi d'introduire des bactéries extérieures qui risqueraient de modifier les biotopes.

- ensuite, parce que le risque d'enlisement est réel et peut surprendre un promeneur imprudent. La tourbière fait en effet 18 à 19 mètres de profondeur en son centre et 4 à 5 mètres sur les bords.

Entre deux bombements de sphaignes (ou "touradons") de nombreuses "gouilles" (résurgences d'eau) la parsèment. Elles sont emplies d'une vie aquatique intense : argyronète, batraciens...mais sont parfois profondes et dangereuses pour l'homme. 

 

 

Il y a une cinquantaine d'années, le maar était boisé de hêtraies mais aujourd'hui ce sont les pins qui prolifèrent jusqu'au coeur du marais.

D'un côté, la forêt a gagné suite à l'abandon des pâturages qui en limitaient la prolifération. De l'autre, ce sont les champs cultivés ou les prairies de pâture qui dominent. 

Toute la zone périphérique, champs et pâturages compris, est étroitement surveillée et les paysans ne peuvent y faire n'importe quoi...

Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lac
Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lacLes champs cultivés, les pâturages et la maison du lac
Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lacLes champs cultivés, les pâturages et la maison du lac

Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lac

 

Le marais est composé de plusieurs anneaux de végétation.

Le zonage du maraisLe zonage du marais
Le zonage du marais
Le zonage du maraisLe zonage du marais

Le zonage du marais

 

L'anneau aquatique périphérique a quasiment disparu faute d'eau. Là se développe abondemment la lentille d'eau, le rubanier, l'équisetum fluviatile (ou prêle des cours d'eau), le Comarum palustre (ou Potentille des marais) que j'ai photographié, et Menyanthes trifolatia (le trèfle d'eau) ...

Je vous donne les noms des principales espèces végétales pour ceux qui les connaissent, mais je n'ai pas pu les observer toutes. 
 

La Potentille des marais (Comarum palustre)
La Potentille des marais (Comarum palustre)
La Potentille des marais (Comarum palustre)

La Potentille des marais (Comarum palustre)

 

L'anneau central comprend la partie où la tourbe est la plus ancienne, la plus épaisse et la plus active. On l'appelle la tourbière haute active

On trouve dans cette zone la drosera à feuilles rondes, une plante carnivore fréquente dans les tourbières ; la laîche des bourbiers (Carex limosa) ; le lycopode inondé, une plante très rare en Auvergne, petite et qui ressemble à une mousse...

 

L'anneau de transition qui se situe entre les deux précédentes zones, présente des radeaux flottants, sur lesquels se développent une flore spécifique.

C'est là que la linaigrette grêle prolifère. Cette plante que l'on observe fréquemment en montagne en altitude (dans les Alpes, les Pyrénées) est une espèce très rare en Auvergne.

Que ce soient des espèces de plaines comme la Renoncule grande Douve (deux stations connues seulement en Auvergne), ou  boréales car issues de l'ère glaciaire, comme les carex, la Scheuchzérie des marais (extrêmement rare), les linaigrettes et lycopodes...toutes les plantes  présentes sur le site démontrent la grande diversité de la flore et du milieu.

 

Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais

Quelques vues rapprochées du marais

 

C'est dommage qu'aucun sentier ne soit aménagé pour en faire le tour (en tous les cas nous ne l'avons pas trouvé s'il en existe un !).

Nous avons donc été obligés de pénétrer dans les prés à vaches situés sur le pourtour pour nous en approcher un peu plus...

Mais comme vous le voyez, si nous avons pris un grand plaisir à le découvrir, je ne peux vous en montrer davantage, car nous ne pouvions pas prélever de plantes pour les identifier...ni nous approcher du centre pour prendre des photos. 

De plus, en été ce n'est pas le moment le plus favorable pour observer la flore. Nous y reviendrons donc un jour, au printemps ou si une visite commentée a lieu durant notre séjour en Haute-Loire... 

 

La tourbière est un milieu peu connu et sa méconnaissance empêche forcément sa préservation par le grand public, tout en la favorisant puisque si elle reste méconnue, elle ne sera pas dégradée par des visiteurs, selon un point de vue purement scientifique bien compréhensible, même s'il apparaît a priori contradictoire...

C'est à méditer ! 

 

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14 juin 2018 4 14 /06 /juin /2018 05:21
Une belle assiette provençale

Une belle assiette provençale

 

Voilà une petite recette toute simple, mais bien de saison, à cuisiner durant tout l'été et l'automne puisque nous sommes en pleine saison du thon. 

Il vous faut :

1 portion de filet de thon par personne

1 boîte de tomates au naturel maison (ou des tomates fraîches)

2 oignons, 2 gousses d'ail

1 feuille de laurier

basilic frais ou fenouil

1 pointe d'épices de votre choix (paprika, safran, ou curcuma si vous aimez...)

 

1 - Préparer votre sauce tomate comme habituellement...

- Faire revenir les oignons émincés et l'ail écrasé dans un peu d'huile d'olive.

 

Thon albacore à la provençale

 

- Ajouter la boîte de tomates, ou les tomates fraîches coupées en dés. 

- Laissez réduire.

- Salez, poivrez, aromatisez avec la moitié des herbes et laissez reposer quelques minutes.

 

Thon albacore à la provençale

 

2- Pendant ce temps, faire griller rapidement des deux côtés vos tranches de thon à la poêle. 

 

3- Dans un plat allant au four, déposez vos tranches de thon, les recouvrir de sauce tomate (pour la photo j'ai fait l'inverse !).

Puis saupoudrez-les  avec le reste des herbes fraîches (basilic, fenouil, ou autre). 

 

Thon albacore à la provençale

 

4- Mettre au four 30 minutes environ, à 180° max, en recouvrant le plat d'un papier alu ou  sulfurisé.

 

 

Thon albacore à la provençale

 

5- Servir avec du riz, des pommes-de-terre à la vapeur ou comme je l'ai fait cette fois, du pilpil de blé.

 

Et dégustez avec un vin blanc ou un petit rosé du sud bien frais ! 

 

Quand j'étais enfant nous mangions beaucoup de poissons d'autant plus que ma grand-mère maternelle était fille de pêcheur. Et puis le régime méditerranéen, c'est pas un leurre, c'est pratiqué dans les familles. 

A cette époque, la mer méditerranée regorgeait de thon rouge...ce qui n'est pas le cas aujourd'hui. Je m'abstiens donc d'en consommer surtout que la mode des sushis a aggravé le phénomène de surpêche et que ce thon de nos régions est prêt de disparaître de nos côtes. 80 % des thons rouge pêchés en méditerranée sont envoyés au Japon car...il se vend une fortune là-bas ! Et devinez où vont les 20% restants...certainement pas sur nos tables, il est beaucoup trop cher.  

 

Pour en savoir plus...

 

Le thon est  un poisson excellent à la santé car il fait partie des poissons "gras" riches en oméga-3, comme le saumon, la sardine, le maquereau...

Il contient en plus, du phosphore, du sélénium, du magnésium, du fer, des vitamines A, B et D. C'est un véritable cocktail santé !

Mais attention, les thonidés sont des poissons placés très haut dans la chaîne alimentaire et ils concentrent donc des substances néfastes à la santé comme par exemple des métaux lourds entre autres, comme le mercure, le plomb et des pesticides...

Alors parce que je suis raisonnable en toute chose, je consomme uniquement de temps en temps du thon albacore que l'on appelle aussi le thon jaune parce que ses nageoires ont cette couleur. Sa chair est rouge, légèrement translucide et son goût bien que moins marqué que celui du thon rouge, est tout à fait agréable. 

 

De toute façon il ne faut pas abuser des poissons sauvages (ni d'élevage d'ailleurs) car il ne s'agit pas de soutenir la pêche intensive qui détruit l'équilibre naturel de nos mers et océans ainsi que les installations de radeaux flottants et dérivants (les DPC) dénoncés par Greenpeace car ils prennent dans leurs filets de nombreux poissons trop petits ou non ciblés, qui seront rejetés à la mer...mais morts pour rien. 

 

Le thon albacore est pêché dans les eaux tropicales et subtropicales et donc on ne sait pas trop où il est allé promener ses nageoires... Mais heureusement sa pêche est très contrôlée et si on respecte sa saison, on peut considérer que sa population est stable, lorsqu'il est en provenance du Pacifique.  On peut donc le consommer avec modération sauf s'il provient de l'océan indien (provenance à boycotter car la surpêche dans cette zone du globe met en péril son existence).

Le thon albacore est un poisson qui peut mesurer jusqu'à 2.50m, peser 200 kg et vivre 8 ans, si bien sûr il n'est pas pêché avant. Il est le plus utilisé pour les conserves que nous sommes nombreux à consommer pour nos salades d'été. 

Il faut donc vérifier (en mettant nos lunettes car tout cela est toujours écrit en tout petit !) qu'il a été pêché à la ligne de traîne, à la canne ou à la ligne à soutenir. Ce sont les seules captures qui ne causent pas de dommages environnementaux. Donc il nous faut, en tant que consommateurs avertis, boycotter la méthode de pêche à la palangre ou les fermes d'élevage (et oui ça existe aussi pour les thons).

Aujourd'hui c'est ainsi, on ne peut plus rien manger sans se poser de questions... 

 

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:29
Les haies au mois d'avril

Les haies au mois d'avril

 

Pour faire suite à mon article d'hier, je vais vous montrer aujourd'hui la floraison printanière des haies que nous trouvons le long des chemins. En avril, elles commençaient tout juste à se réveiller et n'offraient pas un spectacle très impressionnant.

 

Les haies sont très importantes dans le paysage agricole français.

Récemment, il a été découvert que la disparition quasi totale des petits oiseaux de nos campagnes avait entre autre pour cause, la disparition d'endroit pour nicher (les arbustes des haies donc) et l'absence de nourriture (larves, insectes,...) lié à l'emploi massif des produits insecticides et pesticides qui vont de pair avec la culture intensive à grande échelle qui sévit dans certaines de nos régions.

Heureusement ce n'est pas le cas en Haute-Loire ! 

 

Les haies sont encore bien présentes. Conçues à l'origine comme clôtures naturelles pour maintenir les troupeaux ou marquer des limites de propriété, les haies ont été bien préservées.

Elles bordent aussi bien les petites routes de campagne, que les cours d'eau et les petits ruisseaux...

Qu'elles soient hautes ou basses, elles préservent la biodiversité et tiennent les sols. Les oiseaux peuvent s'y nourrir, s'y cacher ou y nicher. De plus, elles protègent une quantité non négligeables d'animaux pendant l'hiver. 

 

Que trouve-t-on dans ces haies ?

En avril, ce qui se voit de loin dans les haies basses, ce sont les prunelliers (ou épines noires, ou pruneliers avec un seul "l").

C'est leur floraison blanche qui attire le regard et leur odeur sucrée qui embaume les chemins. Ils forment grâce à leurs épines une belle protection aux oiseaux. Ils poussent rapidement et construisent en quelques années une barrière infranchissable pour les troupeaux...
 

 

 

Des prunelliers en fleurs

Des prunelliers en fleurs

 

Plus tard ce seront les églantiers,  les aubépines, les sureaux, les ronciers...

 

En blanc aussi, nous avons les merisiers, encore appelés cerisiers des oiseaux, cerisiers sauvage ou cerisiers des bois.  Comme son nom l'indique, cet arbre qui peut être assez grand, produit au début de l'été des fruits qui sont parfaitement comestibles et qui ressemblent à de toutes petites cerises.

Les merisiers poussent aussi bien au coeur des haies hautes, qu'à la lisière des forêts. Ce sont les premiers arbres à fleurir dans les haies alors que les arbres proches sont souvent encore dépourvus de feuilles.

Les merisiers en fleurs...Les merisiers en fleurs...

Les merisiers en fleurs...

 

Les merisiers cohabitent souvent avec les frênes communs.

En avril, les frênes s'éveillent à peine. Leurs fleurs en panicules apparaissent avant les feuilles, donnant aux arbres une couleur rougeâtre caractéristique. 

Le feuillage est encore très souvent utilisé comme fourrage aussi bien pour les vaches, que pour les moutons et les chevaux. Il constitue donc un complément alimentaire apprécié, ce qui explique que les agriculteurs laissent proliférer ces arbres ! 

En tisane, les feuilles étaient souvent utilisées dans les campagnes pour leurs propriétés médicinales.

 

La floraison du frêneLa floraison du frêne
La floraison du frêneLa floraison du frêne

La floraison du frêne

 

Les saules sont fréquemment présents dans les haies lorsque les prés sont bordés par des ruisseaux.

Un des plus fréquents en Haute-Loire est le saule Marsault, ou saule des chèvres, car comme son nom l'indique, elles raffolent de ses feuilles.

Les pieds mâles et femelles sont séparés. Les chatons attirent de nombreux insectes dès le début de printemps : les saules sont des arbres très mellifères. 

 

Le saule Marsault (fleurs femelles) Le saule Marsault (fleurs femelles)
Le saule Marsault (fleurs femelles)
Le saule Marsault (fleurs femelles) Le saule Marsault (fleurs femelles)

Le saule Marsault (fleurs femelles)

Le saule Marsault (fleurs mâles)
Le saule Marsault (fleurs mâles)

Le saule Marsault (fleurs mâles)

 


Enfin, on trouve aussi des tilleuls, des aulnes, des noisetiers parfois...donc, toute une panoplie d'arbustes et d'arbres qui au printemps s'éveillent doucement avant de nous montrer leurs jolies feuilles vertes aux couleurs tendres...

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 05:24
Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

 

Voilà un billet fleuri pour vous montrer  les quelques fleurs de printemps que j'ai observé en Haute-Loire (donc faisant partie de la flore "altiligérienne"...) lors de mon dernier séjour... 

Aujourd'hui  et demain, nous allons en effet nous balader sur des chemins qui bordent les prairies.

 

Je vous ai déjà montré récemment quelques fleurs des forêts. Il faut savoir que dans le département de Haute-Loire, les forêts représentent environ 40 % de la surface totale agricole. Les prairies sont de toute beauté au printemps et représentent près de 50 % de la surface totale des terres. Le reste est constitué de céréales, de légumineuses et autres cultures...

Voilà pourquoi c'est une région si verte ! 

 

Au contraire de ce que l'on pense, les prairies ne sont pas toutes naturelles. Depuis une dizaine d'années certains éleveurs sèment des prairies temporaires en ray-grass, une plante vivace fourragère qui ressemble beaucoup au gazon...et qui devra être resemées régulièrement. Ces prairies constituent un milieu artificiel pauvre au niveau de la biodiversité car elles contiennent peu de plantes mellifères. Le fourrage est abondant mais ces prairies sont fauchées assez tôt dans la saison car elles résistent mal aux températures d'été. Les éleveurs les cultivent souvent pour fabriquer de l'ensilage qui complétera la nourriture hivernale de leur bétail. 

 

Les prairies naturelles sont au contraire implantées depuis des années. Elles ont été le résultat du défrichage des forêts au cours des temps. Enrichies naturellement par le pâturage régulier des animaux, elles constituent un milieu naturel riche au point de vue de la biodiversité. Le fourrage est moins abondant, certes,  mais qualitativement meilleur et la prairie résiste mieux aux aléas du climat, en particulier lors des sécheresses d'été.  

Loin de moi l'idée de critiquer les pratiques des éleveurs. Je connais leurs difficultés financières et je n'ignore pas que leurs revenus sont en moyenne 30 à 35% plus faibles, comparés au salaire moyen d'un agriculteur au niveau national. Je suis proche d'eux lorsque je suis en Haute-Loire, et je vois bien comment ils vivent... mais il faut tout de même savoir que la FNSEA les pousse à remplacer les prairies naturelles pour avoir un meilleur rendement.

Toujours ce rendement, on n'entend parler que de lui, au détriment de la qualité et de la préservation des milieux naturels et de notre planète... Alors qu'il suffirait d'aider les éleveurs en achetant leur lait au juste prix et en les incitant plutôt à diversifier leurs ressources et à produire de la qualité. 

 

Mais revenons à nos jolies fleurs de printemps !

Voici quelques-unes des fleurs que l'on trouve dans les prairies naturelles donc, en avril...

 

- la cardamine des prés (ou cresson des près) est une plante fréquente dans les prairie humides. Elle est la plante hôte de quelques chenilles et joue donc un rôle important pour préserver ces espèces... 

 

La cardamine des près

La cardamine des près

 

Les pissenlits envahissent les prairies, donnant une tonalité jaune au paysage. Souvent, ils poussent aussi en bordure des chemins et près des maisons.

  

Les pissenlits
Les pissenlits Les pissenlits

Les pissenlits

 

Les coucous sont bien présents et presque envahissants ! 

Les coucous

Les coucous

 

Très fréquemment, les champs d'altitude sont éclairés par de superbes jonquilles (du genre narcissus). Ce qui est surprenant c'est que cette espèce "montagnarde", a une très grande fleur par rapport à celle que nous trouvons dans la garrigue provençale, et bien plus grande que celle de nos jardins puisqu'elle peut atteindre 6 cm. 

 

Les jonquilles...
Les jonquilles...Les jonquilles...
Les jonquilles...

Les jonquilles...

 

Très fréquentes aussi sont ces fleurs jaunes qui poussent le long des ruisseaux et dans les creux naturels des champs plus humides.

Il s'agit des populages des marais (Caltha palustris). C'est une plante que l'on peut confondre aisément avec la ficaire qui pousse en Provence et que je vous ai déjà montré. Toutes deux ont une feuille en forme de coeur et des fleurs jaunes. 

Mais le populage possède un petit nombre de pétales (5 en principe) alors que la ficaire en a au moins 10, entre autres différences... 

 

Le populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais

Le populage des marais

 

Encore jaunes sont les fleurs de nos petits boutons d'or.

Nous en avons fait tant de bouquets lorsque nous étions enfants, que c'est une des fleurs parmi les plus connues de nos campagnes...

Des boutons d'or
Des boutons d'or

Des boutons d'or

 

C'est beaucoup plus rare de rencontrer ici ou là quelques touffes de pensées sauvages...jaune et blanche. Pensées des champs ou pensées tricolores, je n'ai pas réussi à trancher ! 

Une touffe de pensées sauvages
Une touffe de pensées sauvages Une touffe de pensées sauvages

Une touffe de pensées sauvages

 

Dans le Massif Central la plupart des prairies naturelles ont été mises en place pour la première fois durant le Néolithique. Puis elles ont été façonnées pendant des millénaires et la diversité de la flore a évolué au cours des temps pour s'adapter aux pratiques agropastorales. 

Au point de vue agricole, on distingue en fait plusieurs types de prairies : les prairies de fauche qui seront utiles pour produire du foin pour l'hiver et seront donc coupées d'un coup en été en totalité ; les prairies pâturées où les troupeaux sont parfois laissés toute l'année mais qui sont broutées donc coupées au rythme naturel des animaux.

Ces espaces naturels sont le premier maillon de la chaîne alimentaire et permettent à de nombreux insectes de se nourrir et de se développer, eux-même servant à leur tour de nourriture aux oiseaux...et aux petits mammifères. 

N'oublions pas qu'elles évitent aussi l'érosion des sols ce que ne font pas les cultures intensives. 

 

Pensez à laisser un coin de prairie sauvage dans votre jardin, où que vous habitiez, c'est très important pour notre planète ! 

 

Avez-vous pensé à agrandir les photos en cliquant dessus ?

 

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 06:30
Tarin des aulnes femelle

Tarin des aulnes femelle

 

Quelle surprise durant la première semaine des vacances d'hiver de découvrir dans mon jardin, un petit oiseau que je n'avais encore jamais vu ! Il faisait froid et un peu partout en France, la neige était tombée en abondance...

Nous en avons même eu une fine couche !

 

Plutôt discret et peureux, il a attendu que les mésanges (nombreuses) soient au loin pour s'approcher et venir se sustenter sur mes boules de graisse. Sa préférée : celle que je cache dans mon laurier sauce, bien à l'abri des feuilles.

J'ai dû faire exprès de ne pas en accrocher une nouvelle dans le laurier pour l'obliger à sortir à découvert...et pouvoir prendre quelques photos. Mais qu'est-ce qu'il est craintif !!

Je ne savais pas du tout qui il était, car c'était la première fois que je le voyais en Provence. 

 

Il s'agit bien, après détermination d'un tarin des aulnes femelle, Carduelis spinus

 

Ce petit Fringillidé qui ne pèse que rarement plus de 10 grammes, vit habituellement dans les Alpes, le nord de la France et de l'Europe. Il descend en plaine et vers la méditerranée uniquement en hiver, car c'est un migrateur partiel. 

 

Le mâle a de belles couleurs jaune vif et une calotte et un menton noir...mais la femelle plus discrète est rarement observée.

Elle a aussi du jaune, mais plus pâle, sur la tête, au-dessus de l'oeil et sur la poitrine, et aussi sur le bord des ailes, mais son ventre est gris clair rayé de striures foncées. 


 

Elle a un ventre gris clair et un jaune plus pâle que chez le mâle

Elle a un ventre gris clair et un jaune plus pâle que chez le mâle

 

Les tarins, mâles ou femelles, sont des petits oiseaux qui apprécient énormément les bois de résineux et s'approchent des jardins en hiver lorsqu'ils ne trouvent plus assez à manger en forêt.

Ils sont essentiellement granivores et consomment donc les graines de feuillus comme celles d'aulne, de bouleau, ou celles de résineux comme les épicéas (et peut-être les pins que j'ai autour de chez moi ?), et en été, celles de pissenlits ou des chardons. Seuls les jeunes sont nourris avec une nourriture à base d'insectes, tant qu'ils restent au nid. 

Apparemment, manger la tête en bas ne perturbe pas son appétit !

 

Elle mange la tête en bas...Elle mange la tête en bas...

Elle mange la tête en bas...

 

Les tarins choisissent les conifères pour se reproduire et apprécient en particulier les épicéas. Du coup, ce n'est pas étonnant qu'ils se retrouvent dans toute l'Europe jusqu'à la lisière des forêts de Laponie !

Ils fréquentent aussi les ripisylves où ils s'installent dans les aulnes et les bouleaux. A noter que je n'ai pas du tout ces espèces d'arbres près de chez moi ! 

 

Malgré sa rareté, ce n'est pas une espèce menacée et vous avez dû déjà  en voir dans votre jardin vous qui habitez plus au nord ou en montagne...

Chez vous, cet oiseau reste peut-être toute l'année, chez moi c'est sûr, ce ne sera pas le cas. 

Paraît-il qu'ils arrivent en bande dans les jardins et bien moi je vous l'assure le mien est seul ! Et il est revenu tous les jours depuis.

Mais je pense que dans quelques jours, il va repartir vers ses montagnes...le printemps arrive à grands pas. 

 

Bon dimanche à tous ! 

 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 06:28
Chêne, 2017

Chêne, 2017

 

Est-il encore possible de sauver l'agriculture et donc nos terroirs ?

Faut-il arrêter de consommer de la viande, à la fois pour préserver le bien-être animal et notre planète ?

Quelles sont les alternatives actuelles ?

Comment échapper aux dérives des industries agro-alimentaires ?

Comment aller vers une agriculture durable et responsable ?

Comment nous nourrir convenablement aujourd'hui et nourrir notre famille tout en préservant à la fois notre santé et notre planète ?

 

Voilà une lecture enrichissante qui propose au lecteur des pistes de réflexion indispensables pour mieux comprendre et mieux appréhender les conséquences des réformes actuelles.

Dans ce livre documentaire, l'auteur donne la parole à de nombreux agriculteurs qui nous expliquent leurs difficultés, la façon dont ils se sont laissés prendre au piège d'un système de production qui ne leur permet plus de vivre décemment de leurs activités, et les endette pour des années, ce qui explique qu'ils n'arrivent plus à en sortir.

 

En plusieurs chapitres, l'auteur aborde : les crises actuelles, l'importance des terroirs qui apportent chacun leurs caractéristiques propres, le problème de l'appauvrissement des sols, notre pouvoir de consommateur (consommer c'est voter !), l'évolution de l'élevage aujourd'hui avec l'impératif de tenir compte du bien-être animal...

Il fait le bilan de la PAC "verte" et de ses conséquences pour notre avenir...et montre les problèmes liés à la dérégulation totale de l'agriculture mondiale avec les accords de libre-échange (CETA...)

 

De nombreux encadrés pointent des initiatives particulières : la coopérative Biolait, les "gueules cassées", les labels, les principes du bien-être animal...et autres sujets.

 

Chaque chapitre s'ouvre avec un témoignage...qui nous fait entrer de plein fouet dans la vie quotidienne de ces familles qui travaillent beaucoup pour un salaire de misère.

Le livre n'occulte pas les problèmes, les maladies qui touchent les agriculteurs, suite à l'emploi des pesticides, les suicides trop nombreux (600 par an environ) qui détruisent à jamais des familles entières.

 

L'auteur donne aussi la parole à ceux qui ont choisi une autre voie comme les agriculteurs bio ou ceux qui mettent en pratique la permaculture...

Le titre de l'ouvrage est d'ailleurs un pied de nez à la fameuse "ferme des 1000 vaches" dont personne ne voulait quand on voit les dégâts occasionnés par de telles structures sur l'environnement,  et donc les populations locales. 

Il nous parle des associations locales, les AMAP, les Ruches, et autres lieux fréquentées par de plus en plus de consommateurs.

 

Si cet ouvrage répond bien aux préoccupations actuelles en matière de consommation ou de meilleures conditions d'élevage par exemple, s'il présente les différents acteurs décisionnels d'aujourd'hui, il n'oublie pas pour autant de signaler que, sans des décisions fermes et sans appel de nos politiques, notre alimentation ne pourra que continuer à se dégrader.

Il pointe du doigt les contradictions actuelles (exemple avec le problème du glyphosate...véritable problème de santé publique plus qu'urgent à régler définitivement).

La commission européenne qui soutient la mondialisation à outrance ne joue-t-elle pas un jeu pervers dans l'histoire, ôtant toute liberté individuelle aux pays membres de gérer intelligemment ce problème majeur de notre société d'aujourd'hui ?

A méditer...et à suivre !

 

Ce livre est finalement bâti contre le système agricole actuel. Il explique comment on en est arrivé là. La crise agricole et économique rejoint une crise écologique majeure : l'effondrement des colonies d'abeilles suite à l'utilisation des néonicotinoïdes, la pollution de l'eau, la disparition de nombreuses populations d'insectes et donc par conséquence, d'oiseaux, l'appauvrissement des sols...

Il est urgent d'aller vers d'autres cultures : la Bio (21 nouvelles fermes par jour sont actuellement créées), les Labels (qui représentent 100 000 exploitations), les circuits courts, l'agro-écologie, les micro fermes...

En tout, cela représente 1/4 des exploitations actuelles, ce qui n'est pas rien et prouve que le système de l'agro business est aujourd'hui déstabilisé. 

 

S'il consacre tout un chapitre à LA (le) BIO c'est parce que pour lui, il est urgent de poursuivre cette évolution de notre façon de consommer ! 

D'après lui, le bio n'est pas que pour les "bobos", il doit être employé dans nos collectivités et nos cantines scolaires (1 milliard de repas par an et ces repas touchent toutes les classes sociales). Il note qu'il faut aussi soutenir les initiatives qui proposent dans les cantines un menu végétarien. L'auteur rappelle que le boom du bio a réussi à tout le monde : en faisant entrer le bio dans les supermarchés, on a permis de le rendre accessible au plus grand nombre.

 

Retrouver des chemins vers d'autres modèles dans lesquels les consommateurs ont leur mot à dire, c'est ce qui est important ! 

A la lecture de ce documentaire, illustré de nombreux chiffres concrets, vous aurez des clés pour comprendre et des arguments pour vous forger votre propre opinion et c'est important de le faire.

 

Si vous voulez vous faire une idée des propos de l'auteur, je vous invite à écouter la présentation ci-dessous (durée 37 minutes de présentation + débat intéressant). 

 

 

L'auteur est originaire d'un département rural, la Creuse, il connaît donc bien les problèmes de l'agriculture et des campagnes. Il pense qu'une des solutions d'avenir est de développer le lien entre la ville et les campagnes, d'où l'importance des AMAP qui se développent un peu partout.

Journaliste pour l'hebdomadaire "La Vie" depuis 1981, il est aussi chef des informations et chef de service chargé des questions d'environnement. 

Il rédige des articles sur l'écologie, couvre le sommet de Copenhague en 2009 et le Sommet de la Terre de Rio en 2012.

Il publie avec le climatologie Jean Jouzel, "Quel climat pour demain ?" chez Dunod en 2015, et "Le changement climatique pour les nuls" en 2014. 

Il a été également conférencier sur plusieurs croisières vers le Grand Nord, au Spitzberg et au Groenland. 

Il est actuellement vice-président de l'association des Journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie. 

 

Je remercie BABELIO et l'éditeur de m'avoir fait confiance en m'envoyant de documentaire...

 

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:00
Le parc éolien du Devès (vu de la voie romaine)

Le parc éolien du Devès (vu de la voie romaine)

 

Je ne peux terminer ma petite visite du bourg de Saint-Jean-Lachalm sans vous parler de l'implication de ce village de Haute-Loire dans les énergies renouvelables, d'ailleurs je vous l'avais promis. 

En effet, depuis les années 90, la commune s'est investie dans la protection de l'environnement... 

Aussi, ce petit bourg de seulement 282 habitants  fait figure de pionnier en Haute-Loire, en ce qui concerne les énergies nouvelles, et un parc éolien est implanté sur le site depuis 2008.

Il se compose de 9 éoliennes, faites-moi confiance, malgré le fait que sur mes photos, il en manque toujours au moins une !  

 

Un projet parfaitement intégré dans l'environnement
Un projet parfaitement intégré dans l'environnement

Un projet parfaitement intégré dans l'environnement

 

Le projet, mené par le groupe Valeco de Montpellier, en totale concertation avec la commune, est un exemple d'intégration parfaite dans l'environnement.

 

Déboiser le site, créer les accès, amener le matériel en morceaux, ferrailler et couler le plateau pour chacune des éoliennes et enfin, faire le montage, a été un travail de titan qui a mobilisé pendant plusieurs mois de nombreuses entreprises. 

Rappelons qu'une éolienne mesure 120 mètres de hauteur, on joue pas aux LÉGO...là ! 

 

Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteurChaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur
Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur

Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur

 

Elles sont en effet parfaitement intégrées au paysage...surtout les jours de brouillard !

Et elles ont bien entendu leurs détracteurs, car c'est vrai que pour les oiseaux, les éoliennes constituent un danger potentiel, mais bien réel.  

Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...
Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...

Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...

 

Par contre, dans la neige, elles ne dénotent pas du tout...

 

Jours de neige sur le parc éolien de Saint-Jean-Lachalm

Jours de neige sur le parc éolien de Saint-Jean-Lachalm

 

En parallèle de la construction et de la mise en fonctionnement des éoliennes, un Centre des Energies Renouvelables, appelé aussi "La Maison du vent" a été construit à l'entrée de la commune (à droite en venant du Puy-en-Velay), dans un  but de promotion auprès du public. C'est là aussi que se situe, le local technique du parc. 

De nombreux étudiants viennent y faire des stages et les enfants des écoles des communes environnantes viennent s'initier aux nouvelles énergies.

Le plus : sa toiture est équipée de modules photovoltaïques. 

 

Photo empruntée sur internet

Photo empruntée sur internet

 

Le hangar communal bénéficie du même type de toiture. Car en effet, en parallèle du projet de parc éolien, tous les bâtiments publics de la commune sont pensés en termes d'énergies renouvelables. L'école a un chauffage géothermique et est construite en bois de mélèze, à l'extérieur et en châtaignier à l'intérieur. Les logements locatifs sont chauffés au bois. L'isolement est effectué avec des isolants à base de plumes de canards et de laine de moutons... 

 

Et aujourd'hui...encore une fois la commune se distingue par son modernisme !

Une usine de méthanisation vient de voir le jour au printemps 2017...une première dans la région. La commune travaille sur ce projet, en association avec cinq éleveurs locaux, depuis 2010. 

L'usine produit de l'électricité,  24 h sur 24, à partir des déchets laitiers et agricoles : du fumier donc, mais aussi du lactosérum, des déchets agricoles et communaux. Elle produit jusqu'à 150kw/h qui seront revendus à EDF. Pour nous faire une idée concrète, cela correspond à 8 400 heures de consommation, ce qui est beaucoup plus que l'éolien ou le photovoltaïque.  

 

Comment ça marche ?

Le biogaz est un gaz issu de la méthanisation des matières organiques capables de fermenter. Il est composé de méthane (donc de gaz naturel), mais aussi de dioxyde de carbone. Ce type de fabrication est très développé en Allemagne et comptait déjà 2.2 % de la production d'énergie renouvelable en France, en 2014.

Il est aussi source d'emplois locaux et va permettre au bourg de conserver sa population.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article du journal local sur la méthanisation...en espérant qu'il reste assez longtemps accessible en ligne pour que tout ceux que ça intéresse puisse le consulter...

 

 

Je n'oublie pas que je vous ai promis de vous montrer à l'occasion d'autres aspects de ce village ou des hameaux environnants. Il faudra donc que j'y retourne plus longuement...

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:21
Le lac du Bouchet
Le lac du BouchetLe lac du Bouchet
Le lac du Bouchet

Le lac du Bouchet

 

Je vous ai déjà fait visiter le Lac du Bouchet, ce lac de cratère formé il y a environ 800 000 ans, et classé depuis 1950 parmi les sites et monuments naturels exceptionnels (au titre de sa formation géologique particulière et du paysage qui l'entoure).  

Je vous ai déjà expliqué sa formation dans mon précédent article de septembre dernier, que vous pouvez lire ci-dessous... 

 

C'est un site incontournable et que je trouve magnifique. On se croirait au Canada !

Comme chaque fois que nous allons en Haute-Loire, et cela en toutes saisons, nous allons faire le tour du lac. Les enfants adorent ça et réclament la balade. Ils savent qu'à la moitié du parcours, nous ferons une halte aux jeux.

C'est plutôt rare par contre que nous allions nous y baigner, car l'eau est plutôt froide, mais c'est un lieu prisé par les habitants du Puy-en-Velay qui fuient la canicule. On les comprend !

Nous aimons nous garer au petit parking situé à côté de la Croix de la chèvre dont je vous parlerai bientôt.

De là, un chemin (maintenant un escalier) permet de descendre à la plage.

 

 

L'arrivée à la plage

L'arrivée à la plage

 

Le sentier qui fait le tour du lac ne manque pas de charme...

Les bords du lacLes bords du lac
Les bords du lacLes bords du lac

Les bords du lac

 

On y fait de jolies rencontres...

Faune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lacFaune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lac

Faune et flore autour du lac

 

De nombreux pêcheurs sont bien présents en toute saison.

La pêche
La pêcheLa pêche

La pêche

 

Ils côtoient de nombreux pédalos où s'activent des vacanciers, désireux de se rafraîchir...

De nouveaux aménagements ont été faits autour de l'hôtel-restaurant, qui offre à ceux qui le désirent une pause gastronomique ou rafraîchissante.

Une passerelle a été construite pour préserver les herbiers à Isoètes, espèce protégée rarissime, dont je vous ai parlé dans mon précédent article, et poursuivre le tour du lac, sans passer par le parking. Des pontons facilitent également la mise à l'eau des bateaux tout en évitant le piétinement, néfaste à ces fameux herbiers. 

 

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle
L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelleL'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

 

Petite parenthèse qui mérite réflexion...

Aujourd'hui le Lac du Bouchet est le second site, le plus visité du département (200 000 personnes par an toutes saisons et activités confondues dont 100 000 uniquement les deux mois d'été). 

Un programme d'aménagement des abords du lac, appelé pompeusement comme on sait si bien le faire aujourd'hui "projet d'écodévelopement du lac", est en cours depuis 2013 et crée beaucoup de polémique dans la région.

Les premières phases d'aménagement ne posent pas trop de problèmes : réorganisation de la plage (surveillée en saison) ; refonte totale des jeux pour enfants ; rénovation du parcours de santé qui vient d'être complété par un parcours sportif de 4.75 km ;  entretien du chemin qui fait le tour du lac, maintenant recouvert de pouzzolane pour le rendre accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite ;  transformation des divers chemins de descente, plus ou moins glissants en escaliers, construits en matériaux naturels...

 

Un des escaliers d'accès au lac

Un des escaliers d'accès au lac

 

Mais les habitants de la région sont inquiets : ils ont peur que ce site sauvage ne deviennent plus qu'un seul lieu touristique ayant perdu son âme. Ils se sentent comme "dépossédés" de leur propre patrimoine et je les comprend...

Le calme et la douceur des lieux, le dépaysement ressenti à deux pas de la ville, attirent de plus en plus de touristes. Toutes les générations tombent amoureuses du site et s'y côtoient. 

Car si le lac lui-même est classé, donc protégé et qu'on ne peut y faire n'importe quoi, les abords sont gérés par la région. Plusieurs associations locales se battent donc pour conserver le site dans l'état actuel encore quasi sauvage...sans faire d'autres aménagements jugés coûteux et inutiles. 

En effet, quand on voit à quel point le cadre est merveilleux, est-il nécessaire d'accroître sa notoriété en l'aménageant encore davantage ? Pour quel type de tourisme ?

Je n'ai pas la réponse, mais il faut nous poser la question pour éviter que notre nature encore préservée et sauvage, ne devienne, partout en France, plus qu'un gigantesque parc aménagé, où plus personne n'aura le droit de sortir des sentiers prévus...et où tous les parking deviendront payants. 

Le bon équilibre des choses serait de rigueur !

 

Retour au Lac du Bouchet / Balade en Haute-Loire

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:45

 

Pour clore ma série de l'été sur la Camargue, et compléter les quelques images que je vous ai montré ces jours derniers sur le Parc ornithologique de Pont de Gau, je vous propose de visionner une vidéo trouvée sur le site ci-dessous qui propose des reportages photographiques ou vidéos "engagés" sur ma région...

 

Cette vidéo, datant de 2012, vous montre avec des images fabuleuses, le Parc ornithologique de Pont de Gau et vous conte son histoire. Elle dure quatorze minutes et j'espère que vous aurez le temps de la visionner  en entier pour un dépaysement garanti...et un véritable voyage virtuel au coeur de la Camargue. 

 

 

Bon dimanche à tous !

Je vous retrouve dès demain pour des publications plus régulières...enfin, si j'y arrive, et si vous le voulez bien ! 

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Partout il y a la mer

Partout il y a la mer

 

Quand on arrive au Grand Radeau, on peut explorer la plage de deux côtés...soit en marchant vers l'embouchure du Petit Rhône, soit en se dirigeant vers le Grau-du-Roi. 

 

Tout le long de la longue plage, des épis ont été construits dans les années 80, suite aux inondations de 1982. 

Ils sont positionnés perpendiculairement à la côte et leur rôle est de lutter contre l'érosion ce qui permet à la plage de se reconstituer naturellement en facilitant le dépôt de sédiment. Ils brisent aussi les courants latéraux importants, aggravés par l'embouchure du Rhône. 

Cependant cette plage, comme c'est le cas de beaucoup de plages situées sur notre littoral français,  continue de reculer et les épis se retrouvent enfouis dans le sable, donc inutiles.

 

Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage

Les épis perpendiculaires à la plage

 

Des brises-lames, parallèles à la côte, limitent aussi l'érosion naturelle. 

Les brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames

Les brises-lames

 

Grâce à ces aménagements, les plages sont superbes et maintenues à peu près en état. Si rien n'était fait, l'eau pénétrerait de plus en plus vers l'intérieur des terres : elle peut grignoter ainsi plusieurs centaines de mètres par an mettant en péril la côte, mais surtout la faune et la flore, et les rizicultures qui sont proches.   

C'est un problème bien réel que les communes environnantes et le Parc Naturel de Camargue ne prennent pas du tout à la légère. 

La plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau

La plage du Grand Radeau

 

Enfin pour fixer les dunes, ici pas besoin de ganivelles pour tenir le sable, puisque personne ou presque ne le foule : la végétation reprend ses droits et s'implante bien.

Interdire une plage s'avère être un moyen efficace de la préserver, puisque l'homme, par sa seule présence et par son activité même innocente, déséquilibre forcément la nature environnante. 


 

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé

 

Parfois, ce sont les bois flottés qui sont utilisés par la nature pour fixer la dune.

C'est facile sur cette plage, car il y a des bois flottés partout, déposés durant l'hiver par la mer.

Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés

Les bois flottés

 

J'espère que la balade dans ce coin sauvage de la côte méditerranéenne, vous a plu.

 

Je vous rappelle que cet article est programmé ! Un grand MERCI pour votre visite et votre fidélité, et profitez-bien de votre été.

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 05:30
La région de Saint-Cannat en Provence vers 17 heures (15/07/2017)

La région de Saint-Cannat en Provence vers 17 heures (15/07/2017)

 

La Provence revêt un triste visage durant l'été, comme beaucoup de région du sud, lorsque la sécheresse sévit et que la chaleur et le vent s'en mêlent...

J'avais déjà parlé de ce problème au tout début de mon blog, dans un article que vous pouvez lire ICI

 

Dans l'après-midi de samedi, plusieurs départs de feux se sont déclarés dans ma région, dont un à vol d'oiseau assez prêt de chez moi pour que je puisse voir les flammes.

 

La région samedi après-midiLa région samedi après-midi
La région samedi après-midiLa région samedi après-midi

La région samedi après-midi

 

Le vent soufflait fort depuis plusieurs jours et en rafales irrégulières mais pouvant aller jusqu'à 100 km à l'heure.

De nombreux moyens ont été déployés immédiatement et des renforts des autres départements sont arrivés rapidement.
 
 

 

Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée
Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fuméeLes canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée
Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée

Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée

 

C'est le village de Saint-Cannat qui a été le plus touché, mais l'incendie, qui présentait un front de 7 km environ, a sauté pour se diriger vers le village d'Eguilles plus au sud, poussé par le vent violent. Il a démarré du bord d'une route et n'est sans doute pas lié au hasard mais plutôt à une cigarette négligemment jetée d'un véhicule dans un champ de blé. L'enquête est en cours et déterminera s'il s'agit d'une grave "incivilité" ou d'un acte volontaire donc criminel dans ce cas. 

L'incendie a beaucoup impressionné les habitants de la région car il se voyait de Marseille (au sud) et du Luberon (au nord) donc de tout le département, comme celui qui a eu lieu au nord de la région marseillaise en 2016. 

 

Malgré les renforts, dès la tombée de la nuit, les pompiers ont dû continuer seuls à oeuvrer au sol. Vous savez bien que les canadairs ne peuvent plus intervenir quand il fait nuit.

 

A la tombée de la nuit...
A la tombée de la nuit...A la tombée de la nuit...
A la tombée de la nuit...

A la tombée de la nuit...

 

Par précaution, comme le feu menaçait des habitations, de nombreux habitants ont dû être évacués ainsi qu'un haras proche et un élevage d'Autruche. Mais les installations des deux entreprises ont brûlé.

Une seule maison a été totalement sinistrée, heureusement inhabitée  depuis des années. 

La ligne TGV a dû être interrompue, car même une fois la nuit tombée, le feu était loin d'être maîtrisé et le vent ne se calmait pas. 

La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet
La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juilletLa région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet

La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet

 

Nous avons pensé à tous les sinistrés, car il y a des années (en 1995 et 2003) nous avions eu un feu violent très proche de chez nous. Et les pompiers (en 2003) nous avaient demandé de nous préparer à partir. Nos véhicules et tous les conducteurs étaient "réquisitionnés" pour aider à évacuer une des maisons de retraite du secteur, menacée elle aussi. Les pompiers nous avaient conseillé d'enfermer nos animaux à l'intérieur, de fermer les maisons (portes et volets) et d'asperger longuement les façades. Une fois tout cela exécuté et après avoir cherché longuement le chat de la voisine qui s'était caché, apeuré, nous attendions au dehors les consignes...tout en regardant le feu s'approcher.

Et puis nous avons eu beaucoup de chance : le vent a cessé brusquement et nous avons pu dormir chez nous ce soir-là.

 

L'odeur de brûlé était tenace ce dimanche matin et le feu, encore considéré comme "actif" par les pompiers, ne progressait plus : le vent a cessé et le travail des hommes n'a pas été vain. 

Le travail des pompiers a duré toute la nuit sans relâche et  la rotation des canadairs a repris dès le lever du jour. Mais la zone, sous haute surveillance, fumait encore hier soir à la tombée de la nuit. 

Je salue ici, tout simplement, le travail surhumain des pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires. 

 

Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se leverVoilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever
Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se leverVoilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever

Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever

 

Si vous voulez en savoir plus sur les dégâts, humains et matériels, occasionnés par les incendies de forêts, la prévention mise en place et les causes de ces incendies, je vous propose de vous rendre sur le site ci-dessous...

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:23
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

 

Ce mois-ci, Magda propose de partager nos photos sur le thème "animal". J'ai décidé de prolonger aujourd'hui le thème du mois de mars (sur le printemps) par ce clin d'oeil qui me permet de faire la jonction avec le thème du mois d'avril...

Comme vous le savez, le printemps est la saison des amours pour un bon nombre d'animaux.

 

Cette semaine, j'ai pu photographier un couple de crapauds communs (Bufo bufo) et je leur ai même sauvé la vie puisqu'ils étaient dangereusement en train de traverser une route à l'arrivée d'un camion.

De peur, ils se sont vite cachés dans les herbes en reculant. Ainsi j'ai bien vu qu'ils ne savaient pas sauter mais bien marcher, et en faisant de grandes enjambées, ce qui est une de leurs caractéristiques.

 

Pour en savoir plus sur ce joli petit animal...

 

J'entends de là les cris horrifiés de certain(e)s !

Le crapaud commun est le plus gros crapaud d'Europe. Il a la peau rugueuse et emplie de verrues. Seules celles qui sont en arrière de la nuque contiennent un venin. Sa couleur normalement brunâtre peut tirer sur le vert, voire le brique selon les régions, en particulier au nord et à l'est de la France. Il a quelques tâches sur le corps surtout dans les zones méditerranéennes. 

En été, j'en trouve souvent dans mes pots de fleurs, bien enfoncés dans la terre où ils me font des trous énormes. Ils ne laissent alors dépasser que les yeux et leur bout du nez pour respirer. Une fois la journée passée bien au frais, ils sortent au crépuscule et se baladent tranquillement dans le jardin, sur la terrasse, voire carrément dans la maison où ils recherchent la fraîcheur. Les chats ne les approchent jamais. 

Le pauvre crapaud commun n'a pas de chance car à cause de son aspect repoussant il faut bien le dire, et de ses glandes venimeuses, les hommes ne l'aiment pas du tout et le tuent souvent. Or c'est un animal très utile qui attrape pour se nourrir des limaces, des larves de moustiques, des chenilles, des vers de terre, des cloportes ou autres petits animaux du jardin.

 

La reproduction des crapauds...

Comme vous le savez sans doute, c'est le mâle qui est plus petit que la femelle. Il s'accroche à elle, parfois bien avant d'atteindre la mare où elle va aller pondre et où lui, pourra féconder le chapelet d'oeufs. Car, même s'ils squattent votre jardin et des endroits parfois secs, il leur faut de l'eau pour se reproduire, et en principe des plans d'eau permanents. 

Dès l'arrivée à la mare, la pauvre femelle se trouve souvent prise d'assaut par de nombreux mâles qui doivent se battre pour la conquérir et obtenir ses faveurs. Le plus malin est celui qui réussit à la conquérir avant, comme c'est le cas de celui que j'ai photographié. Bien installé sur son dos, c'est lui qui aura la priorité en arrivant près de l'eau ! 

Or, comme vous pouvez le constater, point d'étang à l'horizon dans cette zone de campagne largement fleurie...seulement des prairies car il y a des moutons à proximité et des cultures de céréales. 

 

 

L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...

L'environnement fleuri...

 

Une zone légèrement humide se trouve un peu plus loin car nous y voyons souvent des hérons mais j'ai trouvé que c'était bien loin pour ce couple amoureux. Or il paraît que le couple peut parcourir de très grandes distances, séparément ou ensemble...

 

Le crapaud commun est une espèce protégée en France. L'assèchement des marais, la présence de pesticides auxquels ils sont très sensibles ainsi que la circulation sur les routes, font que sa population est en nette diminution. Voilà pourquoi cette espèce est classée parmi les espèces à surveiller dans le livre rouge des vertébrés. 

Donc, même si vous ne les aimez pas, ne les tuez pas !

D'ailleurs il ne faut jamais tuer un animal, quel qu'il soit. Vous pouvez essayer de le transporter ailleurs...mais hélas, s'il aime votre jardin, il y reviendra ! 

 

 

Le printemps...c'est la saison des amours pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:10
Le pavillon Victoire de Vernègues...

Le pavillon Victoire de Vernègues...

 

Le Pavillon Victoire est une immense propriété privée qui daterait du XVIIIème siècle. On accède à son entrée principale par une grande allée bordée de chênes centenaires qui est un véritable havre de paix et de fraîcheur en été, mais reste magnifique, même en hiver...

Ce chemin de randonnée nous amène directement en face de Château-bas dont je vous ai déjà parlé et au temple de Diane

L'allée de chênes centenaires...

L'allée de chênes centenaires...

 

De son côté face, on aperçoit la demeure et les jardins à la française, dont une belle allée de cyprès, tous taillés en pointe. Ces jardins sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel de France. 

La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...

La propriété côté face...

 

Son côté pile réserve des surprises car toutes sortes d'animaux sont hébergés là, des chevaux, des poneys, des oiseaux qui varient selon les saisons et qu'on n'aperçoit pas toujours du bord du chemin tant la propriété est gigantesque. Lorsque je suis passée le coin était désert, il faisait froid et seuls au loin quelques poneys montraient le bout de leur nez, mais beaucoup trop loin pour mon APN...

La propriété côté pile...
La propriété côté pile...

La propriété côté pile...

 

Le domaine en entier est une "Réserve Naturelle Libre" agréée par la Société Nationale de Protection de la Nature. Si vous voulez vous aussi transformer votre jardin en réserve libre, vous trouverez tous les renseignements ICI pour le faire. J'ai appris beaucoup de choses en me rendant sur ce site car je ne savais pas que de telles réserves libres existaient.

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

 

Je n'ai rien trouvé d'autres sur ce domaine...

Je comprends bien que les propriétaires souhaitent avoir la tranquillité car la demeure se trouve juste sur le passage des randonneurs qui sont nombreux dans la région de Vernègues, à parcourir les chemins pour découvrir les vestiges. 

Mais c'est dommage, car j'aurais aimé en savoir plus...Car rien n'est expliqué sur cette maison, aucune trace dans l'histoire de la région, sur aucune brochure touristique, aucune photo ancienne, en particulier au moment du terrible tremblement  de terre. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

 

C'est donc en fouillant dans certains plans anciens comme les cartes de Cassini de la région, puis en comparant deux cartes d'époques différentes, avec géoportail, que j'ai découvert un sacré mystère concernant cette bâtisse...qui je vous le rappelle ici daterait du XVIIIème siècle. 

Ce n'est pas dans mes habitudes de vous proposer une énigme sur ce blog, mais ce que j'ai découvert est si invraisemblable, que je n'en suis pas encore revenue moi-même.

 

Alors ça vous dit de jouer un peu aux historiens (et aux détectives) et de me donner votre avis après avoir bien observé les cartes ci-dessous...juste histoire de me prouver que je ne rêve pas et que ce que j'en ai déduit fait partie du possible. 

Tout d'abord je vous montre la carte de Cassini de la région où on retrouve certains lieux-dits, comme Saint-Cézaire (avec un Z ici), dont je vous ai parlé récemment : c'est la petite église qui se trouve accolée au temple de Diane et à deux pas du domaine Victoire. Elle va vous servir de repère sur la carte... 

Bien sûr moi, déjà là, cela m'a sauté aux yeux parce que je connais la région !

 

La carte de Cassini de Vernègues

La carte de Cassini de Vernègues

 

Pour vous aider,  je vous montre la carte actuelle de la région légendée. Vous voyez bien en bas à droite le domaine de Château-bas et le temple de Diane dont je vous ai parlé la semaine dernière, ainsi que l'emplacement du domaine Victoire. Jusque-là tout semble normal...

 

Le plan actuel des lieux...

Le plan actuel des lieux...

 

Puis, je vous propose deux cartes des mêmes lieux, comparant la région entre deux périodes de l'histoire récente ...

Attention ! A gauche une photographie aérienne prise entre 1950 et 1965 et, à droite, la même photo aérienne prise... aujourd'hui.

Alors...quel est votre verdict ? 

Voyez-vous quelque chose de bizarre...comme moi. Promis, je vous donne la réponse dès demain ! 

 

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:14

 

Comme je vous l'ai dit avant-hier, le musée se trouve au coeur même de la savonnerie Marius Fabre. 

J'ai pris ces photos sans songer à demander l'autorisation. Si bien sûr quelqu'un du musée ou de l'entreprise Marius Fabre trouve à redire, je supprimerai cet article.

Mais ce serait dommage à mon sens car je veux juste faire connaître à mes nombreux lecteurs le patrimoine de ma région.

Hier par exemple, j'ai reçu plus de 1000 visiteurs sur le blog et je remercie tous ces visiteurs pour la plupart inconnus...Même s'ils ne vont pas tous forcément lire cette page, cela me paraît être une bonne raison de la conserver.

 

L'entrée du muséeL'entrée du musée
L'entrée du musée
L'entrée du muséeL'entrée du musée

L'entrée du musée

 

A l'époque où le savon était encore fabriqué de façon empirique, un entonnoir et un filtre à huile étaient utilisés pour filtrer l'huile et vérifier ainsi sa teneur et son dosage en acides gras. Une balance de précision permettait de peser les différents ingrédients... 

 
La balance de précision

La balance de précision

 

Vous verrez au musée de nombreuses machines servant à découper et à mouler le savon...souvent à la force des bras. 

 

Pour découper, on utilise par exemple dès la fin du XIXème siècle, cette coupeuse mécanique avec un système à retour d'équerreElle sert à découper les gros pains de savon de 35 kg sortant juste des mises. Une fois découpés en barres, la machine les retourne à angle droit pour les découper en cubes plus petits qui seront ensuite marqués.

Ce type de machine est toujours en usage aujourd'hui. 

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

 

La mouleuse à bras, datant de la fin du XIXème siècle, était actionnée à la main. Le volant était tourné de façon à ouvrir complètement le moule à tulipe. Puis une fois lâché, il permettait au moule de se refermer et de marquer le cube de savon sur les deux faces...

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

 

Au début du XXème siècle, on utilise une machine électrique, appelée mouleuse frappeuse électique avec moule à tulipe qui remplacera petit à petit la mouleuse à bras. Elle sera utilisée jusque dans les années 1990.  

Une mouleuse frappeuse électriqueUne mouleuse frappeuse électrique

Une mouleuse frappeuse électrique

 

En plus des machines, vous trouverez des outils indispensables pour travailler la pâte de savon...

 

Pour mélanger la pâte à savon dans le chaudron, les savonniers utilisaient un madre (je ne connaissais pas ce nom) avec un manche aussi long que celui du pouadou. 

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main
Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

 

Le pouadou était utilisé pour enlever l'écume à la surface du savon directement dans le chaudron. 

Avant l'invention de la goulotte en bois qui sert à transporter le savon chaud vers les mises, c'est avec ce pouadou que le savonnier le transportait, chaud, pour le faire refroidir dans les mises. 

Le pouadou

Le pouadou

 

Un compas était utilisé pour marquer des repères dans les mises et ainsi découper des pains de taille identique (donc de même poids).

 

 

 

Le compas

Le compas

 

De nombreuses vitrines contiennent des moules, comme par exemple, le moule à tulipe très employé...

 

Un moule à tulipe

Un moule à tulipe

 

D'autres nous montrent des tampons en buis ou en laiton, et des médaillons utilisés toujours aujourd'hui pour marquer le savon.

 

Au XIXème siècle, les tampons étaient en buis et chaque savonnier détenait plusieurs marques déposées à l'Institut National de la Propriété Industrielle.

Chacune représentait un élément particulier : un objet, une plante, un animal et très souvent la vierge qui se trouvait dans chacune des salles de la savonnerie, au dessus de chaque chaudron, et qui veillait sur les maîtres savonniers et le secret de leur recette. 

Différents tampons et médaillonsDifférents tampons et médaillons
Différents tampons et médaillons

Différents tampons et médaillons

 

Enfin, d'autres vitrines nous présentent des anciens savons et leur emballage de l'époque...

Savons et emballages
Savons et emballagesSavons et emballages

Savons et emballages

 

La savonnette à ses débuts, était parfumée directement dans les mises.

Puis la fabrication a évolué : la pâte de savon parfumée qui va servir à la fabrication des savonnettes, est d'abord réduite en copeaux dès sa sortie du chaudron. Ensuite les copeaux sont agglomérés sous forme de boudin avec du beurre de karité. Et enfin, le boudin est découpé à la taille et à la forme désirées.

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettesSavonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

 

Une fois sec, le savon était transporté et stocké dans des caisses ce qui lui permettait de continuer à sécher. 

Le transportLe transport

Le transport

 

Et voilà un aperçu de quelques savons en train de sécher sur des claies...

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

 

J'espère que cette visite vous a plu !

 

Depuis mon enfance et une visite scolaire, je n'avais pas remis les pieds dans une savonnerie...sauf pour me rendre à la boutique.

Bien sûr, les écoles qui désirent profiter de la visite peuvent prendre contact avec la savonnerie qui se fera un plaisir d'accueillir les enfants au Musée.

Demain, si vous le voulez bien je vous emmène faire un tour dans le quartier des savonniers de la ville...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:21

 

Aujourd'hui je vous propose un petit retour en arrière pour vous raconter l'histoire du célèbre Savon de Marseille.

Car j'ai réalisé qu'hier, je vous avais certes parlé de sa fabrication artisanale, et fait découvrir La Savonnerie Marius Fabre de Salon-de-Provence, mais finalement je n'avais pas abordé du tout l'histoire, à proprement parlé (sans jeu de mots) du savon... 

 

L'histoire du savon de Marseille traverse les siècles...et dans ses origines rejoint celle du savon d'Alep (qui est parfumé aux baies de laurier).

Le savon est le produit d'un alcali (un sel extrait de cendres) avec un corps gras.

Dès l'Antiquité, on retrouve trace des premières recettes d'émulsions à base de graisse, d'eau et de cendres.  PLINE l'Ancien en donnait déjà la composition : il parle d'une pâte élaborée à partir de cendres de hêtre et de suif de chèvre...

Pendant longtemps en Orient,  les arabes aussi se servaient de graisses animales.

Mais à partir du VIIIe siècle, ils remplacent peu à peu les produits animaux par de l'huile d'olive, qui seule donne un savon à la consistance ferme, à l'odeur agréable et aux usages multiples...

 

On pense que la recette à base d'huile d'olive a probablement été introduite en Europe par les Croisés lors de leur voyage en Orient. 

Pendant des siècles, cette recette restera inchangée, le savon servira tour à tour d'onguent, de cosmétique ou de remède pour les problèmes de peau.
 

Dès le Moyen Âge,  le savon sera utilisé pour laver le linge et l'hygiène corporelle. 

C'est donc à cette date, que la Provence devient une région propice à la fabrication du savon.

C'est donc depuis le Moyen Âge, que la Provence est devenue une région propice à la fabrication du savon.
Quelques affiches anciennesQuelques affiches anciennes
Quelques affiches anciennes

Quelques affiches anciennes

 

A cette époque, il y a trois villes importantes qui fabriquent du savon en Provence.

Le premier fabricant de savon de la région est bien sûr Marseille, vu l'expansion de son port, et puisque c'est cette ville qui a donné son nom au savon !

Il y aussi Salon-de-Provence, lorsque la ligne de chemin de fer est construite, et enfin Toulon. 

 

Tous les ingrédients indispensables, qui entrent dans la composition du savon, se trouvent facilement en Provence.

Il faut en effet : 

- du sel et il y en a en Camargue.

- de l'huile d'olive. Jusqu'au XVIIIème siècle, les oliviers foisonnent dans la région et suffisent à la production du savon, à la consommation en huile d'olive des ménages et des conserveries locales. Ensuite il faudra importer de l'huile d'olive d'Espagne, d'Italie et des colonies. 

En fait, ce n'est pas de l'huile d'olive de première pression à froid qui est utilisée en savonnerie : elle est réservée pour l'alimentation. On utilise l'huile de grignons, une huile de deuxième catégorie, obtenue grâce à un broyat des noyaux et de la pulpe d'olives.

Au XIXème siècle, l'huile de coprah (extraite des noix de coco) et l'huile de palme (extraite du palmier à huile) arrivent des colonies. Elles remplaceront peu à peu, mais toujours à faible proportion, l'huile d'olive dans le savon. 

- enfin, il faut de la soude...

La plante dont est extraite la soude, pousse abondamment au bord de la mer et en particulier dans les salines de Camargue. Elle doit être d'abord réduite en cendres pour former du carbonate de soude, avant de pouvoir être utilisée.

 

Soude maritime

Soude maritime

 

Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant ses règles de fabrication, ce qui en même temps que le développement du trafic maritime, permet au savon de Marseille d'acquérir une renommée mondiale. 

L'Edit de Colbert impose même un tampon pour éviter les fraudes.

 

En 1791, le chimiste Nicolas Leblanc arrive à extraire la soude à partir du sel marin. Cette découverte révolutionne la fabrication du savon. Plus besoin de la plante ni de la longue préparation nécessaire pour obtenir la soude.

 

Il faudra attendre le seconde partie du XIXème siècle et les progrès en matière d'hygiène et de transport, pour que les villes de Marseille et de Salon-de-Provence s'enrichissent grâce aux savonniers et aux entreprises périphériques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la période faste connaît un déclin lié à la fin du colonialisme d'une part, mais surtout à l'apparition des détergents industriels censés apporter plein d'avantages aux ménagères...

Les années 70 voient apparaître au contraire un regain d'intérêt pour ce produit économique, biodégradable et excellent à la santé qui se poursuit aujourd'hui.  

 

Des 108 savonneries qui existaient encore à Marseille en 1924, il n'en reste plus que trois aujourd'hui.

Et sur les 14 qui se trouvaient à Salon-de-Provence, il n'en reste plus que deux.

A nous de les préserver... 

 

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive
La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessiveLa représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

 

Demain, je vous fais entrer au Musée et après-demain je vous emmène balader dans le quartier des savonniers afin de vous faire visiter leurs belles demeures... si vous le voulez bien !

 

C'est ma semaine culturelle :)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

 

 

Il y a deux savonneries encore en activité à Salon-de-Provence, ma ville natale.

 

Enfant, pour aller à l'école je passais tous les jours dans la rue Félix-Piat où se trouve la savonnerie Rampal-Latour, encore en activité aujourd'hui. Les odeurs de savon...je les ai encore dans les narines et, outre que c'était les seuls produits présents à la maison,  cela me rappelle de tendres souvenirs.

Cette savonnerie centenaire vient de déménager à l'extérieur de la ville mais a conservé sa boutique où je me rends souvent. Je me suis promise d'aller visiter leur nouvelle installation à l'occasion.

 

 

Depuis plus de 110 ans et quatre générations, la savonnerie familiale Marius Fabre (photo en tête d'article) perpétue la fabrication du savon de Marseille artisanal et du savon noir à l’huile d’olive, en plein coeur de la ville.

Le savon de Marseille n'est pas une appelation d'origine contrôlée et peut donc être sujet à des contrefaçons.

Quatre savonneries seulement en Provence, respectent la recette d'origine, 100% naturelle. Trois se situent à Marseille et la savonnerie Marius Fabre est la quatrième. 

 

Entrée de la fabrique

Entrée de la fabrique

 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de la savonnerie Marius Fabre qui est suffisamment expliquée sur leur site internet dont vous trouverez le lien ci-dessous. 

C'est donc  cette savonnerie que je suis allée visiter pour trois raisons :

 

- J'ai pu compléter la visite de la savonnerie par la visite du "Musée du savon de Marseille" qui se trouve dans les même locaux et dont je vous parlerai demain.
 
 
- A deux pas, la médiathèque proposait une conférence sur "L'épopée des savonniers" afin de découvrir le patrimoine lié à leur activité, conférence organisée par les Amis du Musée et du patrimoine de Salon et de la Crau. Cette conférence m'a permis de visiter virtuellement le quartier des savonniers, où se trouvent les plus belles demeures bourgeoises de la ville, datant donc du XIX ème siècle et encore habitées aujourd'hui et dont je vous parlerai plus tard...
 
 
- Enfin dans la cour de la savonnerie, des groupes de musique se succédaient dans le cadre du Festival "Une journée avec les Beatles". 
 
Pour ceux que ça intéresse voilà la page facebook de l'événement.
 
J'ai d'ailleurs assisté (par hasard)  à la fin du discours de Gérard Holz, venu dans la ville à cette occasion accompagné de son groupe "les beatlemaniaques"  et bien sûr ne pouvant pas assister aux 14 concerts consécutifs de 12 h à minuit,  je suis restée pour les écouter jouer dans la cour de la savonnerie ! 
 
 
Mais seule la presse avait le droit de faire des photos. C'est la raison pour laquelle je vous mets une petite video du groupe, trouvée sur youtube . 
 

 

Mais, revenons à notre savonnerie...

 

Sa visite m'a permis de comprendre les différentes étapes de la fabrication du savon de Marseille dans les règles de l'art c'est-à-dire en utilisant uniquement des produits naturels.

 

Le véritable savon de Marseille est fabriqué à partir de 100% d'huiles végétales sans colorant, sans parfum, sans conservateur, sans graisses animales et sans aucun produit issu de la pétrochimie. Il est débarrassé de toute impureté et doit contenir 72 % d'huile d'olive. C'est la raison pour laquelle il est très doux pour la peau (et le linge), respecte l'environnement car entièrement biodégradable et économique car plus il sèche plus vous en ferez d'usage.

Le savon de Marseille est donc un produit sans date de péremption ! 

 

Sa fabrication totale dure 14 jours.

N'ayant pas le droit de faire des photos à l'intérieur des locaux, j'ai emprunté toutes celles que je vous mets aujourd'hui sur le site internet de la savonnerie

 

Le savon résulte d'une réaction chimique que l'on appelle la saponification. Alors que jusque là, la fabrication du savon apparaissait comme une processus résultant de l'alchimie, dès 1823, Eugène Chevreul, émet sa théorie de la saponification, bientôt suivie des travaux du chimiste marseillais, François Marklen. 

 

Etape 1 : dans un grand chaudron, pouvant contenir jusqu'à 20 tonnes de mmatière première, les savonniers introduisent en même temps les huiles végétales et la lessive de soude. Le tout est agité et monté à 120°. La soude ne pouvant pas se mêler à l'huile, il en résulte une émulsion qui par la température se transforme en pâte de savon. C'est la phase de l'empâtage.

 

Dans le chaudron...

Dans le chaudron...

 

 

Etape 2 : La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l'eau salée pour éliminer la soude. En effet la soude se dissout facilement dans l'eau salée mais pas le savon. Le maître savonnier, que l'on appelait le "maître de feu"  n'hésite pas à goûter sa pâte pour en être sûr. C'est le lavage.

 

Etape 3 : le savon est cuit pendant 10 jours à 100° tout en étant surveillé constamment. C'est la phase de cuisson.

 

Etape 4 : Plusieurs lavages successifs à l'eau débarrassent le savon de ses impuretés. C'est la liquidation. Après cette phase le savon est considéré comme extra-pur. 

 

Etape 5 : La pâte de savon encore chaude (entre 50 et 70 °) est versée dans de grandes "mises" (moules) grâce à une goulotte en bois articulée. C'est la coulée de la cuite.

De la cuisson à la coulée de la cuite...

 

Etape 6 : Le savon sèche pendant 48 heures à l'air libre, fenêtres du nord ouvertes (d'autant plus vite les jours de mistral et de chaleur). C'est le séchage. 

 

Etape 7 : Une fois sec, le savon est découpé directement dans les moules en gros carrés d'une trentaine de kilos. Un treuil les transportera jusqu'à une machine, qui permettra de les tranformer en cubes de différentes tailles. C'est le découpage.

 

Etape 8 : Enfin le savon est d'abord séché à l'air libre pendant 48 heures puis marqué à la main ou moulé en machine, puis estampillé sur les 6 faces. C'est le séchage et le moulage. 

 

 

La levée des mises et le découpage

Le marquage à la main des pains de savon

Le marquage à la main des pains de savon

 

Il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour savoir-faire du savon. Le savoir-faire transmis de génération en génération est le plus important !

 

A quoi reconnaît-on un véritable savon de Marseille ?

 

Il est vendu sous forme de cube ou de pain, estampillé sur ses six faces.

Il ne doit contenir que des éléments naturels.

Sa couleur doit être verte pour le savon servant à la toilette et ne doit contenir que de l'huile d'olive et de l'huile de coprah !! 

Par contre le savon de Marseille de couleur blanche et contenant de l'huile de coprah et de palme est utilisé pour la lessive et en particulier aujourd'hui, le détachage du linge... 

 

 

Quels usages pour le savon de Marseille ?

 

Un cube de savon vert ou blancUn cube de savon vert ou blanc

Un cube de savon vert ou blanc

 

Le savon vert est surtout préconisé pour la toilette de toute la famille et pour le lavage des mains. Naturellement désinfectant et adoucissant il sera très utile pour désinfecter les petites plaies et les bobos de vos enfants. 

Il est conseillé par les dermatologues afin d'éviter allergies et problèmes de peau. 

Une astuce : si vous avez des crampes nocturnes, placez un petit morceau de savon sous les draps au pied du lit.

Vous craignez que les mites envahissent vos placards, faites de même...Elles n'aiment pas l'odeur du savon !

Enfin si vous n'avez que du savon vert dans vos placards, vous pouvez aussi vous en servir pour laver ou détacher du linge...

Plus vous le faites sécher, plus il vous fera de l'usage...

 

 

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Le savon blanc est préconisé pour les lessives, détachages difficiles, en copeaux ou en cube.

Il peut même servir à faire la vaisselle et servir de dentifrice surtout si vous désirez blanchir vos dents. 

Sa fabrication est plus courte (une dizaine de jours) que celle du savon vert. Il contient moins d'huile d'olive ce qui explique sa couleur blanche. 

 

Remarque : La glycérine contenue dans le savon n'est pas ajoutée mais est présente à l'état naturel dans l'huile : il en reste donc des traces. 

Affiche publicitaire d"époque

Affiche publicitaire d"époque

 

Le savon noir, fabriqué lui aussi à base d'huile d'olive (ou d'huile de lin), est cuit au chaudron pendant deux jours ce qui explique sa couleur foncé.

Il contient de la potasse au lieu de la soude ce qui lui donne sa texture souple et facile à délayer dans de l'eau chaude. 

Il est vendu liquide en bidon.

Il peut être utilisé non seulement pour le nettoyage de la maison, du sol au plafond, que vos sols soient en bois, en pierres cuites ou en carrelages...pour le lessivage des peintures, le nettoyage de vos pinceaux ou rouleaux à la place du white spirit, votre voiture...

Dans les années 1950-1960, la savonnerie Marius Fabre fournissait chaque année plus de 100 tonnes de savon noir à la Marine Nationale à Toulon pour nettoyer les ponts des bateaux...

A l'extérieur il sera parfait, dilué pour éloigner pucerons et autres parasites de vos plantes. 

Vous pouvez également vous en servir pour shampouiner votre chien ou votre cheval ! 

 

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