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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:23
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

 

Ce mois-ci, Magda propose de partager nos photos sur le thème "animal". J'ai décidé de prolonger aujourd'hui le thème du mois de mars (sur le printemps) par ce clin d'oeil qui me permet de faire la jonction avec le thème du mois d'avril...

Comme vous le savez, le printemps est la saison des amours pour un bon nombre d'animaux.

 

Cette semaine, j'ai pu photographier un couple de crapauds communs (Bufo bufo) et je leur ai même sauvé la vie puisqu'ils étaient dangereusement en train de traverser une route à l'arrivée d'un camion.

De peur, ils se sont vite cachés dans les herbes en reculant. Ainsi j'ai bien vu qu'ils ne savaient pas sauter mais bien marcher, et en faisant de grandes enjambées, ce qui est une de leurs caractéristiques.

 

Pour en savoir plus sur ce joli petit animal...

 

J'entends de là les cris horrifiés de certain(e)s !

Le crapaud commun est le plus gros crapaud d'Europe. Il a la peau rugueuse et emplie de verrues. Seules celles qui sont en arrière de la nuque contiennent un venin. Sa couleur normalement brunâtre peut tirer sur le vert, voire le brique selon les régions, en particulier au nord et à l'est de la France. Il a quelques tâches sur le corps surtout dans les zones méditerranéennes. 

En été, j'en trouve souvent dans mes pots de fleurs, bien enfoncés dans la terre où ils me font des trous énormes. Ils ne laissent alors dépasser que les yeux et leur bout du nez pour respirer. Une fois la journée passée bien au frais, ils sortent au crépuscule et se baladent tranquillement dans le jardin, sur la terrasse, voire carrément dans la maison où ils recherchent la fraîcheur. Les chats ne les approchent jamais. 

Le pauvre crapaud commun n'a pas de chance car à cause de son aspect repoussant il faut bien le dire, et de ses glandes venimeuses, les hommes ne l'aiment pas du tout et le tuent souvent. Or c'est un animal très utile qui attrape pour se nourrir des limaces, des larves de moustiques, des chenilles, des vers de terre, des cloportes ou autres petits animaux du jardin.

 

La reproduction des crapauds...

Comme vous le savez sans doute, c'est le mâle qui est plus petit que la femelle. Il s'accroche à elle, parfois bien avant d'atteindre la mare où elle va aller pondre et où lui, pourra féconder le chapelet d'oeufs. Car, même s'ils squattent votre jardin et des endroits parfois secs, il leur faut de l'eau pour se reproduire, et en principe des plans d'eau permanents. 

Dès l'arrivée à la mare, la pauvre femelle se trouve souvent prise d'assaut par de nombreux mâles qui doivent se battre pour la conquérir et obtenir ses faveurs. Le plus malin est celui qui réussit à la conquérir avant, comme c'est le cas de celui que j'ai photographié. Bien installé sur son dos, c'est lui qui aura la priorité en arrivant près de l'eau ! 

Or, comme vous pouvez le constater, point d'étang à l'horizon dans cette zone de campagne largement fleurie...seulement des prairies car il y a des moutons à proximité et des cultures de céréales. 

 

 

L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...

L'environnement fleuri...

 

Une zone légèrement humide se trouve un peu plus loin car nous y voyons souvent des hérons mais j'ai trouvé que c'était bien loin pour ce couple amoureux. Or il paraît que le couple peut parcourir de très grandes distances, séparément ou ensemble...

 

Le crapaud commun est une espèce protégée en France. L'assèchement des marais, la présence de pesticides auxquels ils sont très sensibles ainsi que la circulation sur les routes, font que sa population est en nette diminution. Voilà pourquoi cette espèce est classée parmi les espèces à surveiller dans le livre rouge des vertébrés. 

Donc, même si vous ne les aimez pas, ne les tuez pas !

D'ailleurs il ne faut jamais tuer un animal, quel qu'il soit. Vous pouvez essayer de le transporter ailleurs...mais hélas, s'il aime votre jardin, il y reviendra ! 

 

 

Le printemps...c'est la saison des amours pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:10
Le pavillon Victoire de Vernègues...

Le pavillon Victoire de Vernègues...

 

Le Pavillon Victoire est une immense propriété privée qui daterait du XVIIIème siècle. On accède à son entrée principale par une grande allée bordée de chênes centenaires qui est un véritable havre de paix et de fraîcheur en été, mais reste magnifique, même en hiver...

Ce chemin de randonnée nous amène directement en face de Château-bas dont je vous ai déjà parlé et au temple de Diane

L'allée de chênes centenaires...

L'allée de chênes centenaires...

 

De son côté face, on aperçoit la demeure et les jardins à la française, dont une belle allée de cyprès, tous taillés en pointe. Ces jardins sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel de France. 

La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...

La propriété côté face...

 

Son côté pile réserve des surprises car toutes sortes d'animaux sont hébergés là, des chevaux, des poneys, des oiseaux qui varient selon les saisons et qu'on n'aperçoit pas toujours du bord du chemin tant la propriété est gigantesque. Lorsque je suis passée le coin était désert, il faisait froid et seuls au loin quelques poneys montraient le bout de leur nez, mais beaucoup trop loin pour mon APN...

La propriété côté pile...
La propriété côté pile...

La propriété côté pile...

 

Le domaine en entier est une "Réserve Naturelle Libre" agréée par la Société Nationale de Protection de la Nature. Si vous voulez vous aussi transformer votre jardin en réserve libre, vous trouverez tous les renseignements ICI pour le faire. J'ai appris beaucoup de choses en me rendant sur ce site car je ne savais pas que de telles réserves libres existaient.

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

 

Je n'ai rien trouvé d'autres sur ce domaine...

Je comprends bien que les propriétaires souhaitent avoir la tranquillité car la demeure se trouve juste sur le passage des randonneurs qui sont nombreux dans la région de Vernègues, à parcourir les chemins pour découvrir les vestiges. 

Mais c'est dommage, car j'aurais aimé en savoir plus...Car rien n'est expliqué sur cette maison, aucune trace dans l'histoire de la région, sur aucune brochure touristique, aucune photo ancienne, en particulier au moment du terrible tremblement  de terre. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

 

C'est donc en fouillant dans certains plans anciens comme les cartes de Cassini de la région, puis en comparant deux cartes d'époques différentes, avec géoportail, que j'ai découvert un sacré mystère concernant cette bâtisse...qui je vous le rappelle ici daterait du XVIIIème siècle. 

Ce n'est pas dans mes habitudes de vous proposer une énigme sur ce blog, mais ce que j'ai découvert est si invraisemblable, que je n'en suis pas encore revenue moi-même.

 

Alors ça vous dit de jouer un peu aux historiens (et aux détectives) et de me donner votre avis après avoir bien observé les cartes ci-dessous...juste histoire de me prouver que je ne rêve pas et que ce que j'en ai déduit fait partie du possible. 

Tout d'abord je vous montre la carte de Cassini de la région où on retrouve certains lieux-dits, comme Saint-Cézaire (avec un Z ici), dont je vous ai parlé récemment : c'est la petite église qui se trouve accolée au temple de Diane et à deux pas du domaine Victoire. Elle va vous servir de repère sur la carte... 

Bien sûr moi, déjà là, cela m'a sauté aux yeux parce que je connais la région !

 

La carte de Cassini de Vernègues

La carte de Cassini de Vernègues

 

Pour vous aider,  je vous montre la carte actuelle de la région légendée. Vous voyez bien en bas à droite le domaine de Château-bas et le temple de Diane dont je vous ai parlé la semaine dernière, ainsi que l'emplacement du domaine Victoire. Jusque-là tout semble normal...

 

Le plan actuel des lieux...

Le plan actuel des lieux...

 

Puis, je vous propose deux cartes des mêmes lieux, comparant la région entre deux périodes de l'histoire récente ...

Attention ! A gauche une photographie aérienne prise entre 1950 et 1965 et, à droite, la même photo aérienne prise... aujourd'hui.

Alors...quel est votre verdict ? 

Voyez-vous quelque chose de bizarre...comme moi. Promis, je vous donne la réponse dès demain ! 

 

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:14

 

Comme je vous l'ai dit avant-hier, le musée se trouve au coeur même de la savonnerie Marius Fabre. 

J'ai pris ces photos sans songer à demander l'autorisation. Si bien sûr quelqu'un du musée ou de l'entreprise Marius Fabre trouve à redire, je supprimerai cet article.

Mais ce serait dommage à mon sens car je veux juste faire connaître à mes nombreux lecteurs le patrimoine de ma région.

Hier par exemple, j'ai reçu plus de 1000 visiteurs sur le blog et je remercie tous ces visiteurs pour la plupart inconnus...Même s'ils ne vont pas tous forcément lire cette page, cela me paraît être une bonne raison de la conserver.

 

L'entrée du muséeL'entrée du musée
L'entrée du musée
L'entrée du muséeL'entrée du musée

L'entrée du musée

 

A l'époque où le savon était encore fabriqué de façon empirique, un entonnoir et un filtre à huile étaient utilisés pour filtrer l'huile et vérifier ainsi sa teneur et son dosage en acides gras. Une balance de précision permettait de peser les différents ingrédients... 

 
La balance de précision

La balance de précision

 

Vous verrez au musée de nombreuses machines servant à découper et à mouler le savon...souvent à la force des bras. 

 

Pour découper, on utilise par exemple dès la fin du XIXème siècle, cette coupeuse mécanique avec un système à retour d'équerreElle sert à découper les gros pains de savon de 35 kg sortant juste des mises. Une fois découpés en barres, la machine les retourne à angle droit pour les découper en cubes plus petits qui seront ensuite marqués.

Ce type de machine est toujours en usage aujourd'hui. 

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

 

La mouleuse à bras, datant de la fin du XIXème siècle, était actionnée à la main. Le volant était tourné de façon à ouvrir complètement le moule à tulipe. Puis une fois lâché, il permettait au moule de se refermer et de marquer le cube de savon sur les deux faces...

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

 

Au début du XXème siècle, on utilise une machine électrique, appelée mouleuse frappeuse électique avec moule à tulipe qui remplacera petit à petit la mouleuse à bras. Elle sera utilisée jusque dans les années 1990.  

Une mouleuse frappeuse électriqueUne mouleuse frappeuse électrique

Une mouleuse frappeuse électrique

 

En plus des machines, vous trouverez des outils indispensables pour travailler la pâte de savon...

 

Pour mélanger la pâte à savon dans le chaudron, les savonniers utilisaient un madre (je ne connaissais pas ce nom) avec un manche aussi long que celui du pouadou. 

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main
Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

 

Le pouadou était utilisé pour enlever l'écume à la surface du savon directement dans le chaudron. 

Avant l'invention de la goulotte en bois qui sert à transporter le savon chaud vers les mises, c'est avec ce pouadou que le savonnier le transportait, chaud, pour le faire refroidir dans les mises. 

Le pouadou

Le pouadou

 

Un compas était utilisé pour marquer des repères dans les mises et ainsi découper des pains de taille identique (donc de même poids).

 

 

 

Le compas

Le compas

 

De nombreuses vitrines contiennent des moules, comme par exemple, le moule à tulipe très employé...

 

Un moule à tulipe

Un moule à tulipe

 

D'autres nous montrent des tampons en buis ou en laiton, et des médaillons utilisés toujours aujourd'hui pour marquer le savon.

 

Au XIXème siècle, les tampons étaient en buis et chaque savonnier détenait plusieurs marques déposées à l'Institut National de la Propriété Industrielle.

Chacune représentait un élément particulier : un objet, une plante, un animal et très souvent la vierge qui se trouvait dans chacune des salles de la savonnerie, au dessus de chaque chaudron, et qui veillait sur les maîtres savonniers et le secret de leur recette. 

Différents tampons et médaillonsDifférents tampons et médaillons
Différents tampons et médaillons

Différents tampons et médaillons

 

Enfin, d'autres vitrines nous présentent des anciens savons et leur emballage de l'époque...

Savons et emballages
Savons et emballagesSavons et emballages

Savons et emballages

 

La savonnette à ses débuts, était parfumée directement dans les mises.

Puis la fabrication a évolué : la pâte de savon parfumée qui va servir à la fabrication des savonnettes, est d'abord réduite en copeaux dès sa sortie du chaudron. Ensuite les copeaux sont agglomérés sous forme de boudin avec du beurre de karité. Et enfin, le boudin est découpé à la taille et à la forme désirées.

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettesSavonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

 

Une fois sec, le savon était transporté et stocké dans des caisses ce qui lui permettait de continuer à sécher. 

Le transportLe transport

Le transport

 

Et voilà un aperçu de quelques savons en train de sécher sur des claies...

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

 

J'espère que cette visite vous a plu !

 

Depuis mon enfance et une visite scolaire, je n'avais pas remis les pieds dans une savonnerie...sauf pour me rendre à la boutique.

Bien sûr, les écoles qui désirent profiter de la visite peuvent prendre contact avec la savonnerie qui se fera un plaisir d'accueillir les enfants au Musée.

Demain, si vous le voulez bien je vous emmène faire un tour dans le quartier des savonniers de la ville...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:21

 

Aujourd'hui je vous propose un petit retour en arrière pour vous raconter l'histoire du célèbre Savon de Marseille.

Car j'ai réalisé qu'hier, je vous avais certes parlé de sa fabrication artisanale, et fait découvrir La Savonnerie Marius Fabre de Salon-de-Provence, mais finalement je n'avais pas abordé du tout l'histoire, à proprement parlé (sans jeu de mots) du savon... 

 

L'histoire du savon de Marseille traverse les siècles...et dans ses origines rejoint celle du savon d'Alep (qui est parfumé aux baies de laurier).

Le savon est le produit d'un alcali (un sel extrait de cendres) avec un corps gras.

Dès l'Antiquité, on retrouve trace des premières recettes d'émulsions à base de graisse, d'eau et de cendres.  PLINE l'Ancien en donnait déjà la composition : il parle d'une pâte élaborée à partir de cendres de hêtre et de suif de chèvre...

Pendant longtemps en Orient,  les arabes aussi se servaient de graisses animales.

Mais à partir du VIIIe siècle, ils remplacent peu à peu les produits animaux par de l'huile d'olive, qui seule donne un savon à la consistance ferme, à l'odeur agréable et aux usages multiples...

 

On pense que la recette à base d'huile d'olive a probablement été introduite en Europe par les Croisés lors de leur voyage en Orient. 

Pendant des siècles, cette recette restera inchangée, le savon servira tour à tour d'onguent, de cosmétique ou de remède pour les problèmes de peau.
 

Dès le Moyen Âge,  le savon sera utilisé pour laver le linge et l'hygiène corporelle. 

C'est donc à cette date, que la Provence devient une région propice à la fabrication du savon.

C'est donc depuis le Moyen Âge, que la Provence est devenue une région propice à la fabrication du savon.
Quelques affiches anciennesQuelques affiches anciennes
Quelques affiches anciennes

Quelques affiches anciennes

 

A cette époque, il y a trois villes importantes qui fabriquent du savon en Provence.

Le premier fabricant de savon de la région est bien sûr Marseille, vu l'expansion de son port, et puisque c'est cette ville qui a donné son nom au savon !

Il y aussi Salon-de-Provence, lorsque la ligne de chemin de fer est construite, et enfin Toulon. 

 

Tous les ingrédients indispensables, qui entrent dans la composition du savon, se trouvent facilement en Provence.

Il faut en effet : 

- du sel et il y en a en Camargue.

- de l'huile d'olive. Jusqu'au XVIIIème siècle, les oliviers foisonnent dans la région et suffisent à la production du savon, à la consommation en huile d'olive des ménages et des conserveries locales. Ensuite il faudra importer de l'huile d'olive d'Espagne, d'Italie et des colonies. 

En fait, ce n'est pas de l'huile d'olive de première pression à froid qui est utilisée en savonnerie : elle est réservée pour l'alimentation. On utilise l'huile de grignons, une huile de deuxième catégorie, obtenue grâce à un broyat des noyaux et de la pulpe d'olives.

Au XIXème siècle, l'huile de coprah (extraite des noix de coco) et l'huile de palme (extraite du palmier à huile) arrivent des colonies. Elles remplaceront peu à peu, mais toujours à faible proportion, l'huile d'olive dans le savon. 

- enfin, il faut de la soude...

La plante dont est extraite la soude, pousse abondamment au bord de la mer et en particulier dans les salines de Camargue. Elle doit être d'abord réduite en cendres pour former du carbonate de soude, avant de pouvoir être utilisée.

 

Soude maritime

Soude maritime

 

Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant ses règles de fabrication, ce qui en même temps que le développement du trafic maritime, permet au savon de Marseille d'acquérir une renommée mondiale. 

L'Edit de Colbert impose même un tampon pour éviter les fraudes.

 

En 1791, le chimiste Nicolas Leblanc arrive à extraire la soude à partir du sel marin. Cette découverte révolutionne la fabrication du savon. Plus besoin de la plante ni de la longue préparation nécessaire pour obtenir la soude.

 

Il faudra attendre le seconde partie du XIXème siècle et les progrès en matière d'hygiène et de transport, pour que les villes de Marseille et de Salon-de-Provence s'enrichissent grâce aux savonniers et aux entreprises périphériques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la période faste connaît un déclin lié à la fin du colonialisme d'une part, mais surtout à l'apparition des détergents industriels censés apporter plein d'avantages aux ménagères...

Les années 70 voient apparaître au contraire un regain d'intérêt pour ce produit économique, biodégradable et excellent à la santé qui se poursuit aujourd'hui.  

 

Des 108 savonneries qui existaient encore à Marseille en 1924, il n'en reste plus que trois aujourd'hui.

Et sur les 14 qui se trouvaient à Salon-de-Provence, il n'en reste plus que deux.

A nous de les préserver... 

 

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive
La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessiveLa représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

 

Demain, je vous fais entrer au Musée et après-demain je vous emmène balader dans le quartier des savonniers afin de vous faire visiter leurs belles demeures... si vous le voulez bien !

 

C'est ma semaine culturelle :)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

 

 

Il y a deux savonneries encore en activité à Salon-de-Provence, ma ville natale.

 

Enfant, pour aller à l'école je passais tous les jours dans la rue Félix-Piat où se trouve la savonnerie Rampal-Latour, encore en activité aujourd'hui. Les odeurs de savon...je les ai encore dans les narines et, outre que c'était les seuls produits présents à la maison,  cela me rappelle de tendres souvenirs.

Cette savonnerie centenaire vient de déménager à l'extérieur de la ville mais a conservé sa boutique où je me rends souvent. Je me suis promise d'aller visiter leur nouvelle installation à l'occasion.

 

 

Depuis plus de 110 ans et quatre générations, la savonnerie familiale Marius Fabre (photo en tête d'article) perpétue la fabrication du savon de Marseille artisanal et du savon noir à l’huile d’olive, en plein coeur de la ville.

Le savon de Marseille n'est pas une appelation d'origine contrôlée et peut donc être sujet à des contrefaçons.

Quatre savonneries seulement en Provence, respectent la recette d'origine, 100% naturelle. Trois se situent à Marseille et la savonnerie Marius Fabre est la quatrième. 

 

Entrée de la fabrique

Entrée de la fabrique

 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de la savonnerie Marius Fabre qui est suffisamment expliquée sur leur site internet dont vous trouverez le lien ci-dessous. 

C'est donc  cette savonnerie que je suis allée visiter pour trois raisons :

 

- J'ai pu compléter la visite de la savonnerie par la visite du "Musée du savon de Marseille" qui se trouve dans les même locaux et dont je vous parlerai demain.
 
 
- A deux pas, la médiathèque proposait une conférence sur "L'épopée des savonniers" afin de découvrir le patrimoine lié à leur activité, conférence organisée par les Amis du Musée et du patrimoine de Salon et de la Crau. Cette conférence m'a permis de visiter virtuellement le quartier des savonniers, où se trouvent les plus belles demeures bourgeoises de la ville, datant donc du XIX ème siècle et encore habitées aujourd'hui et dont je vous parlerai plus tard...
 
 
- Enfin dans la cour de la savonnerie, des groupes de musique se succédaient dans le cadre du Festival "Une journée avec les Beatles". 
 
Pour ceux que ça intéresse voilà la page facebook de l'événement.
 
J'ai d'ailleurs assisté (par hasard)  à la fin du discours de Gérard Holz, venu dans la ville à cette occasion accompagné de son groupe "les beatlemaniaques"  et bien sûr ne pouvant pas assister aux 14 concerts consécutifs de 12 h à minuit,  je suis restée pour les écouter jouer dans la cour de la savonnerie ! 
 
 
Mais seule la presse avait le droit de faire des photos. C'est la raison pour laquelle je vous mets une petite video du groupe, trouvée sur youtube . 
 

 

Mais, revenons à notre savonnerie...

 

Sa visite m'a permis de comprendre les différentes étapes de la fabrication du savon de Marseille dans les règles de l'art c'est-à-dire en utilisant uniquement des produits naturels.

 

Le véritable savon de Marseille est fabriqué à partir de 100% d'huiles végétales sans colorant, sans parfum, sans conservateur, sans graisses animales et sans aucun produit issu de la pétrochimie. Il est débarrassé de toute impureté et doit contenir 72 % d'huile d'olive. C'est la raison pour laquelle il est très doux pour la peau (et le linge), respecte l'environnement car entièrement biodégradable et économique car plus il sèche plus vous en ferez d'usage.

Le savon de Marseille est donc un produit sans date de péremption ! 

 

Sa fabrication totale dure 14 jours.

N'ayant pas le droit de faire des photos à l'intérieur des locaux, j'ai emprunté toutes celles que je vous mets aujourd'hui sur le site internet de la savonnerie

 

Le savon résulte d'une réaction chimique que l'on appelle la saponification. Alors que jusque là, la fabrication du savon apparaissait comme une processus résultant de l'alchimie, dès 1823, Eugène Chevreul, émet sa théorie de la saponification, bientôt suivie des travaux du chimiste marseillais, François Marklen. 

 

Etape 1 : dans un grand chaudron, pouvant contenir jusqu'à 20 tonnes de mmatière première, les savonniers introduisent en même temps les huiles végétales et la lessive de soude. Le tout est agité et monté à 120°. La soude ne pouvant pas se mêler à l'huile, il en résulte une émulsion qui par la température se transforme en pâte de savon. C'est la phase de l'empâtage.

 

Dans le chaudron...

Dans le chaudron...

 

 

Etape 2 : La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l'eau salée pour éliminer la soude. En effet la soude se dissout facilement dans l'eau salée mais pas le savon. Le maître savonnier, que l'on appelait le "maître de feu"  n'hésite pas à goûter sa pâte pour en être sûr. C'est le lavage.

 

Etape 3 : le savon est cuit pendant 10 jours à 100° tout en étant surveillé constamment. C'est la phase de cuisson.

 

Etape 4 : Plusieurs lavages successifs à l'eau débarrassent le savon de ses impuretés. C'est la liquidation. Après cette phase le savon est considéré comme extra-pur. 

 

Etape 5 : La pâte de savon encore chaude (entre 50 et 70 °) est versée dans de grandes "mises" (moules) grâce à une goulotte en bois articulée. C'est la coulée de la cuite.

De la cuisson à la coulée de la cuite...

 

Etape 6 : Le savon sèche pendant 48 heures à l'air libre, fenêtres du nord ouvertes (d'autant plus vite les jours de mistral et de chaleur). C'est le séchage. 

 

Etape 7 : Une fois sec, le savon est découpé directement dans les moules en gros carrés d'une trentaine de kilos. Un treuil les transportera jusqu'à une machine, qui permettra de les tranformer en cubes de différentes tailles. C'est le découpage.

 

Etape 8 : Enfin le savon est d'abord séché à l'air libre pendant 48 heures puis marqué à la main ou moulé en machine, puis estampillé sur les 6 faces. C'est le séchage et le moulage. 

 

 

La levée des mises et le découpage

Le marquage à la main des pains de savon

Le marquage à la main des pains de savon

 

Il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour savoir-faire du savon. Le savoir-faire transmis de génération en génération est le plus important !

 

A quoi reconnaît-on un véritable savon de Marseille ?

 

Il est vendu sous forme de cube ou de pain, estampillé sur ses six faces.

Il ne doit contenir que des éléments naturels.

Sa couleur doit être verte pour le savon servant à la toilette et ne doit contenir que de l'huile d'olive et de l'huile de coprah !! 

Par contre le savon de Marseille de couleur blanche et contenant de l'huile de coprah et de palme est utilisé pour la lessive et en particulier aujourd'hui, le détachage du linge... 

 

 

Quels usages pour le savon de Marseille ?

 

Un cube de savon vert ou blancUn cube de savon vert ou blanc

Un cube de savon vert ou blanc

 

Le savon vert est surtout préconisé pour la toilette de toute la famille et pour le lavage des mains. Naturellement désinfectant et adoucissant il sera très utile pour désinfecter les petites plaies et les bobos de vos enfants. 

Il est conseillé par les dermatologues afin d'éviter allergies et problèmes de peau. 

Une astuce : si vous avez des crampes nocturnes, placez un petit morceau de savon sous les draps au pied du lit.

Vous craignez que les mites envahissent vos placards, faites de même...Elles n'aiment pas l'odeur du savon !

Enfin si vous n'avez que du savon vert dans vos placards, vous pouvez aussi vous en servir pour laver ou détacher du linge...

Plus vous le faites sécher, plus il vous fera de l'usage...

 

 

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Le savon blanc est préconisé pour les lessives, détachages difficiles, en copeaux ou en cube.

Il peut même servir à faire la vaisselle et servir de dentifrice surtout si vous désirez blanchir vos dents. 

Sa fabrication est plus courte (une dizaine de jours) que celle du savon vert. Il contient moins d'huile d'olive ce qui explique sa couleur blanche. 

 

Remarque : La glycérine contenue dans le savon n'est pas ajoutée mais est présente à l'état naturel dans l'huile : il en reste donc des traces. 

Affiche publicitaire d"époque

Affiche publicitaire d"époque

 

Le savon noir, fabriqué lui aussi à base d'huile d'olive (ou d'huile de lin), est cuit au chaudron pendant deux jours ce qui explique sa couleur foncé.

Il contient de la potasse au lieu de la soude ce qui lui donne sa texture souple et facile à délayer dans de l'eau chaude. 

Il est vendu liquide en bidon.

Il peut être utilisé non seulement pour le nettoyage de la maison, du sol au plafond, que vos sols soient en bois, en pierres cuites ou en carrelages...pour le lessivage des peintures, le nettoyage de vos pinceaux ou rouleaux à la place du white spirit, votre voiture...

Dans les années 1950-1960, la savonnerie Marius Fabre fournissait chaque année plus de 100 tonnes de savon noir à la Marine Nationale à Toulon pour nettoyer les ponts des bateaux...

A l'extérieur il sera parfait, dilué pour éloigner pucerons et autres parasites de vos plantes. 

Vous pouvez également vous en servir pour shampouiner votre chien ou votre cheval ! 

 

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:00

 

La tulipe sauvage jaune  Tulipa sylvestris L., est  abondante dans le Diois et présente dans toute la France.

Mais devant la régression importante de la plante au niveau national, elle a été inscrite au livre rouge des espèces menacées et à la liste nationale des espèces protégées.

 

Voici quelques photos prises au mois d'avril dernier dans les champs...autour de la ville de Die.

Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.

Tulipa sylvestris L.

 

Cette espèce de tulipe fait partie du patrimoine local. Les différents acteurs locaux se mobilisent donc pour la préserver...

La tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L. est une plante à bulbe mais elle se multiplie aussi par graines ou par stolons souterrains qui donneront naissance à de nouveaux bulbes...donc elle est capable de gagner très vite tout un territoire si elle se plaît à cet endroit.

 

On peut l'observer surtout dans les cultures comme par exemple, les champs de luzerne et les céréales, mais aussi dans les plantations de lavande, fréquentes dans la région.

On la retrouve dans les cultures parce que les techniques culturales utilisées dans la Drôme sont douces et souvent encore traditionnelles.

Ce n'est pas pour rien qu'on appelle la vallée de la Drôme, la vallée verte !

 

Cette plante, bien que présente dans presque toute la France, est très rare.

Elle a fortement régressé dans les régions où les cultures intensives, utilisent abondamment des désherbants chimiques et des labours trop profonds, surtout avec des charrues à disques qui coupent les bulbes même implantés profondément dans le sol.

 

Cette tulipe est menacée aussi par les constructions comme les zones industrielles et les lotissements, implantés le plus souvent aux alentours des villes sur les sites qu'elle affectionne. La construction de routes impacte aussi son habitat naturel.

 

Ne vous fiez pas à sa relative abondance dans la région de Die : il est interdit de la cueillir, de l'arracher et de récupérer ses bulbes !

 

 

Pour la sauvegarder...

Les cultures et pratiques agricoles qui contribuent au maintien de la plante sont favorisées...

Le sarclage léger en surface, le labour d'automne ne dépassant pas 20 cm, la non-utilisation d'herbicides, l'absence de travail de la terre du premier novembre à fin mai font également partie des engagements prévus au programme. 

 

J'ai pris la plupart de ces infos sur le site du parc national du Vercors qui édite une plaquette très pédagogique  à ce sujet.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces tulipes et le plan de gestion mis en place dans la région, je vous invite à regarder la video ci-dessous...

 

 

Plan de gestion de la tulipe sauvage réalisée par Geneviève Rouillon.

 

Un bel exemple à suivre pour d'autres plantes à protéger car ne l'oublions pas, il n'y a pas que les monuments classés,  la faune et la flore font aussi partie de notre patrimoine !

Venez nous rejoindre chez Bernie !

Venez nous rejoindre chez Bernie !

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26 avril 2016 2 26 /04 /avril /2016 06:10
La centrale après l'explosion en 1986

La centrale après l'explosion en 1986

Bref retour sur la catastrophe de Tchernobyl...

 

Il y a 30 ans aujourd'hui, une explosion se produisait dans le réacteur numéro 4 de la centrale de Tchernobyl, située à une centaine de kilomètres de Kiev, dans le nord de l'Ukraine, un accident nucléaire de niveau 7 (niveau maximum) qui a entrainé le rejet d'importantes quantités de substances radiocatives, dans l'atmosphère

 

Cette catastrophe serait la conséquence de deux facteurs, l'un humain (les personnes présentes sur les lieux n'étaient pas préparés à une telle catastrophe et ont mal estimé le danger de leur opération de contrôle) et l'autre, entièrement technique (en cause, la conception même du réacteur).

 

La dalle de béton qui servait de toit au bâtiment va se retourner complètement sous le souffle de l'explosion : elle pesait 1000 tonnes. Elle retombe sur le réacteur et provoque un incendie gigantesque et quasi incontrôlable.

Le combustible nucléaire brûlera pendant plus de dix jours, rejetant des éléments radioactifs d'une intensité équivalente à 200 bombes d'Hiroshima. Ces éléments vont contaminer les 3/4 de l'Europe, mais bien sûr surtout l'Ukraine, la Russie et la Biélorussie proches. 

 

Moscou tente de cacher l'accident, puis se décide à évacuer, dans l'après-midi du 27 avril, les habitants de Pripiat, la ville la plus proche, distante de la centrale, de seulement 3 kilomètres, où vivaient 48 000 personnes.

 

En Europe, c'est la Suède qui donne l'alerte le 28 avril, soit deux jours après la catastrophe, s'étonnant d'un relevé radioactif excessif sur une de ses centrales, et pensant que la dite-centrale avait un problème de fonctionnement.

Il faudra attendre le 14 mai pour que le chef de l'Etat soviétique, Mikhaïl Gorbatchev, s'exprime publiquement.

 

Plus de 350 000 personnes (en tout) ont finalement été évacuées mais pour la plupart trop tardivement. Tout d'abord ce sont les 116 000 personnes de la zone située dans les 30 kilomètres autour de la centrale, nommée toujours aujourd'hui, zone d'exclusion. Puis dans les années suivantes, 230 000 personnes supplémentaires, qui ont dû quitter leur maison.

Il faut noter qu'aujourd'hui, de nombreux ukrainiens vivent toujours dans une zone irradiée, car l'environnement a été largement contaminé.

 

Durant 4 ans, 800 000 personnes, dont les liquidateurs, constitués essentiellement par des militaires, des pompiers et des employés de la centrale, ont été présents sur les lieux. Vous pouvez lire le témoignage de l'un d'entre eux sur le site de "sciences et avenir".

 

Monument en hommage aux liquidateurs sacrifiés (www.futurasciences.com / © Petr Pavlicek/IAEA)

Monument en hommage aux liquidateurs sacrifiés (www.futurasciences.com / © Petr Pavlicek/IAEA)

 

La protection des hommes, lors des différentes interventions, n'était pas à la hauteur du risque et ils ont été les premiers exposés tout comme les populations limitrophes. Ils ont affronté la radioactivité dans des combinaisons inappropriées et même s'ils ne sont restés que quelques secondes et se sont relayés dans le temps, ils ont été fortement exposés aux émanations radioactives.

De nombreux décès sont donc à déplorer, provoqués soit par les irradiations directes, soit par leurs conséquences  (maladies graves, cancers, malformations diverses...)

Il faut savoir que le bilan humain est toujours sujet à débat. Pourtant c'est incontestable, des décès et des incidences de cancers et de leucémies plus élevées touchent les nombreux liquidateurs et la population qui vivait à proximité de la centrale.

 

Il a pourtant bien fallu que des hommes tentent d'éteindre le feu, tout d'abord, directement dans la centrale, puis en déversant dans le réacteur, par hélicoptère, du sable, du plomb, et autres substances..., puis qu'ils interviennent sur les lieux pour creuser un tunnel sous le réacteur afin de tenter de le refroidir, enfin, ultérieurement une fois les incendies éteints, pour nettoyer les lieux, puis pour construire une chape en béton afin d'isoler le réacteur accidenté. 

Ce sarcophage de béton a été construit en 6 mois et menace aujourd'hui de s'écrouler car il est fissuré. La communauté internationale s'est engagée à financer la construction d'une  nouvelle protection formée d'une chape étanche, dont les travaux ont commencé en 2010 et qui deviendra opérationnelle en fin 2017. Sa durée de vie sera d'une centaine d'années seulement. Il faudra donc que nos scientifiques planchent sur des solutions.  

L'ancien sarcophage, la maquette du nouveau et la construction à ses débuts (date de fin des travaux prévue en 2017).L'ancien sarcophage, la maquette du nouveau et la construction à ses débuts (date de fin des travaux prévue en 2017).
L'ancien sarcophage, la maquette du nouveau et la construction à ses débuts (date de fin des travaux prévue en 2017).L'ancien sarcophage, la maquette du nouveau et la construction à ses débuts (date de fin des travaux prévue en 2017).

L'ancien sarcophage, la maquette du nouveau et la construction à ses débuts (date de fin des travaux prévue en 2017).

Financement du nouveau sarcophage

Financement du nouveau sarcophage

 

Je ne vais pas vous faire un cours sur les dysfonctionnements de la centrale, ni vous expliquer la chronologie exacte des événements, ses conséquences sanitaires et humaines, écologiques et économiques ou...politiques.

Vous trouverez de nombreux articles sur le net à ce sujet, si cela vous intéresse et si vous voulez en savoir plus.

 

Consulter en particulier les sites suivants pour avoir divers points de vue...

- Le site de l'IRSN (Institut de Radioprotection et de Sûreté nuclaire) et son dossier complet qui compare les accidents de Fukushima (2011) et de Tchernobyl (1986).

- Un  site spécialisé dans la radioactivité,  laradioactivité.com. 

- le site LUXORION. 

- le site du CEA et ses pages sur le nucléaire.

- le site "Sortir du nucléaire".

- le site de la CRIIRAD, (Commission de Recherche et d'Informations Indépendantes sur la Radioactivité).

- Et enfin le site consacré aux risques majeurs.

Bien sûr, les dossiers de futurasciences et Sciences&Avenir ne sont pas en reste et j'en oublie sans doute plusieurs...

 

 

 

Il faut savoir que le nuage radioactif  ne s'est pas arrêté aux frontières et bien sûr, il a gagné toute l'Europe.

 

Il est arrivé en France aux alentours du 30 avril, a envahi le territoire (sauf la Bretagne et le sud-ouest) ainsi que la Belgique, la moitié de l'Allemagne (sud) et le nord de l'Italie,  le 1er mai, puis s'est étalé vers le sud jusqu'en Corse et a envahi toute l'Italie, le nord jusqu'en Ecosse...

Il a ainsi survolé toute l'Europe et a gagné les pays d'Orient jusqu'au 10 mai environ, date à laquelle les autorités compétentes ont décidé qu'il était devenu inactif.

 

 

 

Carte du panache radioactif, montrant les taux de césium 137 au-dessus de sol, au 1er mai 1986. © IRSN

Carte du panache radioactif, montrant les taux de césium 137 au-dessus de sol, au 1er mai 1986. © IRSN

Vous pouvez visionner ce nuage en vidéo sur le site de l'Institut de radioprotection et de Sûreté nuclaire et le dossier spécialisé sur l'accident de Tchernobyl.

 

Il faut savoir tout simplement que la centrale a arrêté de fonctionner définitivement en l'an 2000, sous la pression des pays occidentaux.

Une centaine d'habitants, tous âgés, sont revenus vivre, chez eux, dans la zone d'exclusion malgré les interdictions...parce qu'ils ne se voyaient pas vivre ailleurs et surtout finir leurs jours ailleurs que chez eux. Les jeunes, eux, ne sont pas revenus.

 

Tchernobyl aujourd'hui

 

La vie reprend ses droits dans la zone d'exclusion...

Attirés par la tranquillité, de nombreux animaux ont colonisé la zone d'exclusion, ce qui ne veut pas dire que vivre là pour un humain serait sans danger.

Ainsi on trouve de nombreux animaux vivant à l'état sauvage dans la zone interdite : des loups, des cervidés, des lapins, des oiseaux et même des ours qui n'y avaient jamais habité. La nature reprend ses droits et la végétation explose.

La question de savoir si les animaux survivent à la radioactivité, ou s'ils vivent aussi bien et en bonne santé, là qu'ailleurs, fait toujours débat.

Les recherches à ce sujet sont toujours en cours. On sait qu'il y a beaucoup de mortalité à la naissance et que seuls les individus les plus solides survivent.

Tout laisse supposer, que la pression exercée par la vie humaine étant inexistante dans la zone, les animaux peuvent s'y épanouir sans stress. Mais vivent-ils plus longtemps et en bonne santé pour autant ? C'est à l'étude...car les concentrations en radioéléments augmentent dans la chaîne alimentaire : les études portent donc en particulier sur les carnivores.

 

 

La décontamination naturelle des sols est très lente non seulement sur place mais aussi dans toute l'Europe. 

En trente ans, la radioactivité a été seulement réduite de moitié : c'est ce qu'on appelle la demi-vie. Il y a donc encore une moitié de ces particules toujours présentes dans les sols, certaines ont pénétré en profondeur et polluent les nappes phréatiques, d'autres, ce sont fixés dans les végétaux ou dans les chaînes alimentaires. 

 

Prenons des exemples concrets... 

Les sols sont toujours contaminés au Cesium 137, 30 ans après la catastrophe (source ACRO / Association pour le contrôle de la radioactivité dans l'Ouest) comme l'attestent des prélèvements effectués dans près de treize pays.

Par exemple dans les Alpes, le taux de contamination peut aller jusqu'à 68000 becquerels/kg sec (ce qui est énorme !), mesure faite à Jausiers dans les Alpes de Haute Provence. 

Dans le Haut Rhin, le taux de contamination n'atteint que 174 becquerels/ kg sec à Labaroche.

Dans le Mercantour, les sols présentent un taux de radioactivité supérieur à la norme européenne. Il serait plus de deux fois élevé que la normale comme l'atteste la CRIIRAD ce qui exposeraient bergers, troupeaux et randonneurs à des doses de radioactivité, dangereuses pour la santé.

 

La viande est également contaminée comme c'est le cas de la viande de rennes achetée dans un supermarché en Norvège (690 Bq/kg sec ). 

Si la radioctivité des rennes de Laponie dépasse les normes européennes (alors que la catastrophe a eu lieu à plus de 2000 kilomètres) c'est parce que le césium a été absorbé par les lichens qui constituent la principale nourriture des rennes surtout en hiver. La limite norvégienne s'élève à 3000 Bq/kg sec (la limite est de 600 Bq dans l'Union européenne), donc la viande est commercialisée car jugée commercialisable : elle ne le serait pas en Europe.

 

Les champignons sont également fortement contaminés : 4410 Bq/kg sec pour des pieds de mouton ramassés au Luxembourg.

Qu'en est-il des champignons en France ? 80 % seraient contaminés...Lire à ce sujet l'article du site "sortir du nucléaire" et la fiche de la CRIIRAD. 

 

L'Association ACRO rappelle qu'après la catastrophe de Fukushima, l'Union européenne, mettant fort heureusement en pratique le principe de précaution, a interdit l'importation de produits alimentaires japonais lorsque ceux-ci présentaient une contamination supérieure à 100 bq/kg sec, si les denrées devaient être consommées  par des adultes et 50 Bq/kg sec pour les bébés...

 

Bonne lecture ! 

 

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:28
Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Il y a une semaine, l'émission télévisée présentée par Elise Lucet "Produits chimiques : nos enfants en danger" m'a fait froid dans le dos...

Pour une fois que je regarde la TV !

 

Voilà plus d'une semaine que je tente d'écrire cet article, me demandant ce qu'il est important de mettre en avant après avoir vu cette émission édifiante, mais terrifiante. 

Le mieux est peut-être, si vous l'avez ratée, que vous preniez le temps de la visionner...

 

Ce qui me choque plus que tout, c'est que les responsables refusent de répondre à des questions aussi importantes concernant notre santé mais surtout celle de nos enfants et petits-enfants. Pour moi, c'est forcément parce qu'il y a des choses à cacher aux citoyens et que les politiques ne veulent pas s'engager, jouer leur rôle et prendre les décisions qui s'imposent, car ils sont tous sous l'emprise des lobbies. 

 

 

Pour visionner l'émission en entier, cliquez sur le lien ci-dessous. De nombreux liens vers des extraits sont également disponibles sur Youtube. 

Cette diffusion est complétée par la parution du livre "TOXIC - Produits chimiques : nos enfants en danger" (Les Arènes) d'Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l'auteur du documentaire présenté par Elise Lucet. 

 

"Depuis 1980, les cancers infantiles augmentent de 1% par an en France, soit environ 2 500 cas supplémentaires chaque année. C’est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant. Existe-t-il un lien entre ces maladies et l’exposition aux pesticides ? Pour les scientifiques du monde entier, il n’y a plus guère de doute." nous explique l'émission.

 

Ce sont les six multinationales, Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow, BASF et Dupont, qui se partagent le marché des pesticides. Insecticides, fongicides ou herbicides, ces produits sont tous utilisés dans l'agriculture alors qu'ils devraient être interdits.

 

Ensuite, ces produits se retrouvent dans nos aliments, dans les nappes phréatiques donc dans l'eau que nous buvons, et même dans l'air que nous respirons.

 

Certaines de ces substances sont cancérigènes à faible dose. D'autres provoquent des troubles neurologiques et enfin certaines sont de véritables bombes à retardement car elles perturbent le système endocrinien et modifient l'équilibre de l'organisme, ce qui est particulièrement dangereux pour les enfants et les foetus qui ne sont pas protégés parce qu'ils sont dans le ventre de leur mère...

Ainsi certains enfants naissent déjà "prépollués", ce qui peut avoir des incidences graves sur leur développement cérébral, comme c'est le cas lorsque la mère fume ou consomme trop d'alcool. 

 

L'exposition aux pesticides touche d'abord la santé des utilisateurs. En effet les agriculteurs sont les premiers exposés. Ils ne savent pas toujours exactement les dangers des produits utilisés. Le lien entre le développement de la maladie de Parkinson et les pesticides a été officiellement reconnue. L'article du monde du 9 mai 2012 est édifiant à ce sujet. 

 

Les jardiniers du dimanche qui utilisent les produits dans leur jardin aussi, d'autant plus qu'ils ne se protègent pas suffisamment pendant l'usage des produits et ne respectent pas toujours les quantités préconisés. 

 

Bien sûr le danger concerne  aussi la population en entier car elle est exposée à des risques majeurs sans être correctement informée des dangers.

Et même l'exposition à des faibles doses quotidiennes n'est pas sans danger d'autant plus que lorsque plusieurs substances se mélangent, le risque s'accroit.

C'est ce que les chercheurs appellent "l'effet coktail". "Le principe général est que deux substances, prises isolément peuvent être inoffensives ou très faiblement actives, mais qu'elles peuvent devenir toxiques une fois mélangées." explique William Bourguet, chercheur au Centre de biochimie structurale de Montpellier (CNRS, Institut national de la Santé et de la recherche biomédicale, Université de Montpellier).

 

En savoir plus sur Le monde.

 

Toutes ces substances chimiques joueraient un rôle dans certaines maladies modernes qui se développent de façon inquiétante, comme le diabète de type 2, l'obésité, les cancers hormonodépendants, les troubles de l'attention ou autres troubles neuro-comportementaux comme par exemple l'hyperactivité, l'inattention et même l'autisme. 

 

Une remarque : 

Saviez-vous par exemple que certains produits comme des phtalates, interdits dans les jouets, se retrouvent dans les plastiques alimentaires, mais aussi dans le shampoing, le rouge à lèvre, ou le vernis à ongles, et peuvent passer dans le sang d'une femme enceinte et perturber le développement cérébral du foetus... 

Ce n'est pas hors sujet puisqu'il s'agit d'un produit simplement en contact externe avec notre peau.

Imaginez les dégâts pour les produits ingérés... 

 

De plus, au delà des soucis immédiats ou à venir pour notre santé, c'est tout l'équilibre de notre environnement et de notre planète qui est touché ce qui porte atteinte à la biodiversité...

 

Source : Le monde-Planète.

 

Est-ce que le profit sera toujours plus important que notre santé et la préservation de notre environnement ?

A quand une véritable prise de conscience ?

 

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:15
De la lavande pour ensoleiller lundisoleil#6

De la lavande pour ensoleiller lundisoleil#6

La lavande est le symbole de la Provence, ma région ! 

Elle est symbole de vacances et de douceur de vivre. En fait, cette fleur symboliserait la tendresse, le calme et la sérénité...ce que je vous souhaite à tous pour cette semaine qui débute, que vous soyez en vacances d'hiver ou pas !

 

La lavande n'a été véritablement cultivée en Provence qu'au début du XXème siècle lors de l'apparition des parfumeries de Grasse. 

D'abord récoltée à la main, la culture s'est modernisée et fait vivre de nombreuses familles.

Grâce à la variété des espèces et des hybrides, la lavande fait le bonheur des promeneurs souvent surpris par la variété des couleurs...qui passent du mauve au violet !

Son parfum délicat embaume depuis toujours mes armoires et toute ma maison tout en éloignant des placards, les hôtes indésirables (comme les vilaines petites mites qui s'attaquent aux pulls et autres vêtements...).

Enfin, elle rend de grand service à tous, grâce à ses vertus médicinales, connues depuis l'Antiquité. 

 

 

 

Le saviez-vous ?

 

Il existe de nombreuses variétés de lavandes qui poussent à l'état sauvage, mais seulement trois espèces sont cultivées...

 

- la lavande fine ou lavande vraie (Lavandula angustifolia) est la plus cutivée car elle produit une huile essentielle de qualité supérieure. Elle peut pousser à l'état sauvage de 800 m jusqu'à 1100 m d'altitude uniquement sur terrain calcaire. C'est la plus belle mais c'est aussi la plus fragile. 

C'est elle que l'on appelle "l'or bleu de Provence". Elle est de petite taille et possède une seule fleur par tige. Il faut environ 130 kg de fleurs pour produire 1 litre d'huile essentielle par distillation. Un hectare de lavande vraie produira en moyenne, les bonnes années, jusqu'à 25 litres d'HE.

L'HE est recherchée surtout par les parfumeurs et pour la fabrication de cosmétiques. Elle est aussi indispensable pour ses vertus médicinales car elle est apaisante, anti-inflammatoire et  antispasmodique. 

 

- La lavande aspic (Lavandula spica) pousse toujours à l'état naturel dans la garrigue entre 0 et 600 mètres d'altitude. Elle est beaucoup plus grande et chaque tige porte plusieurs petites fleurs. Elle est très peu utilisée en France car son parfum est trop fort sauf en HE. 

 

- Le lavandin pousse entre 0 et 800 mètres. Il s'agit d'un croisement entre la lavande fine et la lavande aspic. Il possède donc un peu des qualités de chaque plante. Il peut être cultivé partout, de plus, la plante est de grande taille et pousse rapidement. Son parfum est plus fort que celui de la lavande fine et ses vertus médicinales sont moindres.

Le lavandin a une utilisation essentiellement industrielle : il sert en particulier à parfumer les produits d'entretien : savons, lessives...

C'est lui aussi que vous retrouverez dans les petits sachets de "lavande" qu'on vous vend en Provence et dont l'odeur s'effacera assez vite... 

Pour info, il faut seulement 40 kg de fleurs pour produire 1 litre d'huile essentielle. C'est donc le lavandin qui, peu à peu, a recouvert les paysages provençaux, rendement oblige.

C'est lui aussi qu'on vous proposera en jardinerie (il en existe plusieurs variétés). 

 

Où trouver des champs de lavande ?

 

La route de la lavande vous fera traverser de jolis petits villages appartenant au patrimoine provençal. L'idéal est bien sûr de la traverser entre fin juin et fin juillet car souvent, selon les années, la récolte débute dès le mois d'août. 

Elle part de la région de Montélimar et traverse la Drôme du Sud appelée encore Drôme provençale, puis le pays de Sault et du Ventoux (Vaucluse), le pays d'Apt et du Luberon (Vaucluse), le pays de Forcalquier et la montagne de Lure, enfin la région de Digne et le plateau de Valensole et la région du Verdon (Alpes de Haute Provence). 

 

Respectez toujours les plantations des bords de route même si vous désirez faire de belles photos !

 

 

La lavande est une plante mellifère !

 

Les abeilles adorent butiner les lavandes.

Le butinage incessant des fleurs augmenterait le rendement des lavandes, en huile essentielle.

En effet, une abeille visite jusqu'à 700 fleurs de lavande à l'heure ! Quel boulot d'aspirer tout ce nectar !

Et par un phénomène que je ne m'explique pas, lorsque l'abeille aspire le nectar, les fleurs cessent d'en fabriquer (j'ai toujours cru que c'était l'inverse !). Cette économie énergétique de sucre serait alors utilisée par la plante pour synthétiser davantage d'essence. 

(Source : musée de la lavande)

 

Vous trouverez de plus amples renseignements sur la lavande, son procédé de culture et sa distillation sur le site de la Distillerie des quatre vallées (Chamaloc, Drôme). 

 

 

Le saviez-vous ?

 

La lavande est menacée... 

 

Depuis le début du XXIème siècle, le nombre de lavandiculteurs diminuent et la surface des champs cultivés se réduit.

En principe les lavandiculteurs font tourner les cultures et arrachent leurs lavandes environ tous les dix ans pour planter des céréales. Nombreux ont été ceux qui n'ont pas attendus ce nombre d'années pour arracher leurs plants. 

En dix ans (entre 2005 et 2015) les lavandiculteurs français ont vu leur production divisée par trois !

 

C'est maintenant la Bulgarie qui est devenue le premier producteur d'huile essentielle.

 

En effet, les lavandiculteurs ont vu leurs plantations dépérir à cause d'une bactérie pathogène. Cette bactérie est fixée sur un petit insecte-hôte qui va la transmettre aux plantations de lavande, tuant peu à peu chaque plant...

J'ai déjà expliqué tout ça dans mon article sur ce blog : "Et si un jour la lavande ne poussait plus en Provence ?

 

En complément de cet article, vous pouvez lire "La production de lavande en danger".

Si vous voulez connaître les programmes de recherche pour sauvegarder la lavande rendez-vous sur le site de sauvegarde des lavandes de Provence.

Heureusement un article de la Provence publié en novembre 2015, "Alpes : dépérissement de la lavande, enfin l'espoir d'une solution ?" nous offre un peu d'espoir.

 

 

 

Merci à Bernie d'organiser ce partage...

Merci à Bernie d'organiser ce partage...

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 06:08
Beignets de joues de lotte au safran

Ingrédients

 

1 tasse de farine = environ 100 g

+ 1 peu de farine pour enrober les morceaux de poisson (facultatif)

1 oeuf entier (ou 1 jaune + le blanc en neige)

1 càs de crème fraiche ou son équivalent en huile

sel, poivre

1 pointe de couteau de safran

Joues de lotte (1 à 2 par personne selon l'appétit et la grosseur)

huile d'olive pour la cuisson

La recette

 

1- Préparer la pâte à beignets. Pour cela, mélanger dans le saladier l'oeuf battu avec la crème et le sel, puis ajouter la farine fluide (ou la farine tamisée) et enfin le safran. Si vous trouvez votre pâte un peu trop lourde vous pouvez ajouter un peu d'eau ou éventuellement monter le blanc en neige et l'incorporer au dernier moment juste avant de cuire.

 

2- Laisser reposer au frais 1/2 heure si vous avez le temps.

 

Beignets de joues de lotte au safran

 

Pendant ce temps...

 

3- Préparer le poisson en enlevant la fine peau translucide qui le recouvre et qui durcirait à la cuisson.

 

4- Le rincer rapidement sous l'eau et bien l'égoutter.

 

5- Puis éponger le poisson.

 

Beignets de joues de lotte au safran

Un peu d'organisation avant la cuisson !

 

6- Sortir la pâte à frire du réfrigérateur et la placer à proximité du feu.

 

7- Dans une assiette mettre un peu de farine (facultatif).

 

8- Disposer à côté une grande assiette ou un plateau recouvert de papier absorbant.

 

9 - Dans une poêle, mettre de l'huile d'olive et faire chauffer. Il faudra prévoir d'en ajouter durant la cuisson selon la quantité de beignets que vous devez préparer.

 

 

Vous êtes fin prêts pour la cuisson...

 

10- Passer rapidement chaque morceau de lotte dans la farine, ce qui facilitera l'enrobage de la pâte à beignet (mais cette étape est facultative).

 

Beignets de joues de lotte au safran

 

11- Plonger les morceaux de lotte dans la pâte à beignet puis dans la friture chaude et les laisser dorer des deux côtés.

 

 

12- Les sortir de la friture et les placer aussitôt sur du papier absorbant

et ainsi de suite jusqu'à épuisement des stocks !

 

13 - Tenir au chaud jusqu'au moment de servir.

 

Ces beignets seront délicieux accompagnés d'une simple salade verte pour un repas léger ou d'un légume cuit à la vapeur ( asperges au printemps, brocolis en automne et en hiver), de tomates à la provençale ou d'une simple ratatouille en été.

Si vous aimez arrosez-les d'un filet de jus de citron.

 

L'idéal est de réaliser ces beignets avec des joues de lotte qu'on trouve de temps en temps chez le poissonnier et que l'on peut couper en escalope si elles sont trop grosses. 

A défaut vous pouvez utiliser des tranches de queues de lotte.

 

Variante : Remplacer le safran (assez cher) par du cumin, du curry, ou toute autre épice de votre choix.

 

Vous pouvez aussi consommer ces beignets natures : ils seront également délicieux !

 

En savoir plus !

 

La lotte c'est le nom donné à la baudroie, telle qu'on la présente sur les étals du poissonnier, c'est-à-dire sans sa tête. On la trouve sous forme de queues ou de joues. Parfois aussi vous pouvez trouver du foie de lotte.

 

La baudroie se pêche dans les eaux de l'Atlantique, de la Norvège à l'Espagne.

Elle est surtout très présente en Atlantique nord-est où elle peut être pêchée toute l'année à des profondeurs allant de 900 à 1000 mètres car c'est un poisson benthique qui vit au fond de l'eau et se déplace peu.

On la pêche également en mer méditerranée.

D'ailleurs le nom "baudroie" serait originaire du provençal. Il proviendrait du mot "boudron" (1452), puis "buldroy" ou "baudroy". Actuellement en provençal on dit "lou boudroi" ou plus rarement "lou boudreil". A noter, sauf erreur de ma part "boudroi" signifie "sédiment". Le nom du poisson fait donc référence à son habitat.

 

Appelée souvent le "diable de mer" ou le "crapaud de mer" tant elle est hideuse, la baudroie était souvent rejetée à la mer par les pêcheurs qui l'accusaient de porter malheur.

 

Sous cette appellation de "lotte",  se cache en fait deux espèces proches appartenant à la famille des Lophiidés. Elles se distinguent par la couleur de la peau  ventrale et par leur taille : la baudroie commune au ventre blanc (Lophius piscatorius) et la baudroie rousse (Lophius budegassa) au ventre noir.

 

Baudroie commune

 

 

La baudroie commune est la plus grande : elle peut atteindre 2 mètres de longueur. On la pêche plutôt en Atlantique Nord-Est et en méditerranée. La seconde ne dépasse pas les 90 cm et se pêche plutôt en Atlantique-Est. 

 

La baudroie présente une tête énorme qui fait à peu près les deux tiers du corps. Sa couleur brune lui permet de se cacher aisément au fond de l'eau, de s'enfouir dans le sable où elle ressemble alors à une grosse pierre, ne laissant dépasser que son énorme bouche dentée.

C'est un prédateur qui se nourrit essentiellement de petits poissons, de crustacés (crevettes...) et de petits céphalopodes (poulpes, seiches...). Pour les attraper plus facilement, elle présente sur sa tête un leurre luminescent, accroché au bout d'un filament appelé "filament pêcheur". Seul le leurre dépasse du sable. Elle le déploie et l'agite d'avant en arrière devant sa bouche, puis elle l'incline pour mieux aspirer et happer rapidement ses proies.

 

C'est un poisson très fin et très recherché (malheureusement souvent cher). Sa chair ferme est exempte d'arêtes, donc il n'y a pas de perte. C'est un poisson maigre qui contient très peu de graisse. On peut donc le faire frire sans scrupules.

Il est particulièrement riche en potassium, en magnésium, en phosphore et en calcium. Il contient aussi du fer et des vitamines A, B, B2, B6 et B12.

 

Sa préparation est simple : au moment de sa consommation, il suffit de retirer la peau extérieure grise en la soulevant avec la pointe d'un couteau (et en la tirant vers le haut). Il faut ensuite retirer la peau transparente qui est en dessous puis supprimer la "colonne vertébrale" centrale en cartilage : le poisson est prêt à être cuisiné.

 

Lors de votre achat, la chair doit avoir un aspect "mouillée" voire nacrée et lisse. Elle doit présenter une teinte légèrement rosée. Ne l'acheter surtout pas si on vous la présente sur les étals sans sa peau ou si la chair est jaunie...

C'est un poisson qui ne se conserve que peu de temps même en chambre froide d'où les fréquentes promos sur les queues de lotte et les joues de lotte quand la pêche est abondante.

Par contre, il faut attendre 1 à 3 jours après la pêche pour la consommer sinon elle sera trop dure.

 

Ce poisson se consomme toute l’année, avec deux grands pics à privilégier : en automne, d'octobre à fin décembre et au printemps, de mars à juin.

Si vous la trouvez en promo et qu'elle a un bel aspect, prévoyez une quantité plus importante : d'abord il faut savoir que la chair se rétracte souvent à la cuisson et de plus, elle supporte très bien la congélation cuisinée ou pas.

 

Remarque :

Il ne faut pas la confondre avec la lotte de rivière "lota lota", qui est un poisson d'eau douce que je n'ai jamais consommé.

 

 

La suite est à lire absolument avant de consommer ce poisson...

 

Les deux espèces de baudroies ont la particularité de grandir lentement et de ne pouvoir se reproduire qu'à l'âge de 6 ans, pour la baudroie rousse femelle, et de 6 ans pour le mâle de la baudroie commune, tandis qu'il faudra attendre 9 ans pour la femelle.

C'est donc un poisson fragile qui ne doit pas subir de surpêche au risque de disparaitre totalement de nos rivages atlantiques ou méditerranéens. Il faut donc la consommer modérément...

 

D'après le site Consoglobe, je cite :

"La France est le pays européen qui pêche le plus de baudroies, soit plus du tiers des captures."
 
Le problème est que le CIEM (Conseil International pour l’Exploration de la Mer) recommande seulement une baisse de captures des petites baudroies sans pour autant réglementer la pêche des jeunes baudroies. En clair cela signifie que des jeunes immatures (ne s'étant pas encore reproduits) peuvent se retrouver dans nos assiettes.
 
De plus, la baudroie est souvent pêchée au chalut en raclant le fond marin. C'est catastrophique car sa pêche participe à la destruction des fonds marins et à la faune et la flore qui les habitent...
 

Attention donc à notre consommation...

L'idéal est de refuser d'acheter des queues de baudroies inférieures à 30 cm et d'en limiter notre consommation.

Nous pouvons donc "militer pour une protection de la nature", à travers nos achats et ce que nous mettons dans nos assiettes...

Ne l'oublions pas !

 

Pour consommer intelligent et savoir quel poisson acheter sans pour autant vider les océans, consulter le tableau sur le site consoglobe en cliquant ICI.

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 12:40

de m'accepter parmi vous !

 

Cette communauté de blogs appelée tout simplement "Nature" est gérée par "Anne-Marie" qui aime la région du Puy-de-Dôme en Auvergne et veut la faire connaître.

 

Elle a pour objectif de parler de "La nature dans son ensemble, faune sauvage dont les oiseaux, vues pittoresques, lieux touristiques naturels, sports et loisirs "nature"..."

 

 

 

Cette communauté nous permet de partager tout ce que l'on découvre lors de nos balades ou activités sportives dans nos régions respectives, en France ou ailleurs...

 

La nature doit être préservée, nous en sommes tous conscients, car si la terre est menacée, nous le sommes aussi. Nous nous sentons désormais responsables de la dégradation de la planète, de la disparition de la faune et de la flore. Nous avons donc envie de protéger les animaux et les plantes qui nous entourent, de pratiquer un tourisme responsable et de l'apprendre à nos enfants.

 

Pour mieux protéger la nature, il faut la connaître. Rien de mieux que cette communauté pour partager nos connaissances...

 

Dans mon blog j'écris souvent des articles sur les plantes médicinales, aromatiques, comestibles, cultivées ou sauvages. J'écris aussi sur la protection de l'environnement et quelquefois sur les animaux, rencontrés au hasard d'une balade.

 

Je suis heureuse de partager désormais mes articles avec vous tous !

 

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11 mai 2015 1 11 /05 /mai /2015 10:24

Vous êtes nombreux à me demander comment j'ai inséré le widget "Zero carbone" sur mon blog.

 

Une fois n'est pas coutume je vais essayer de vous expliquer la technique. C'est un comble car je n'y connais rien en technique :)

 

 

D'abord, se rendre sur le site "Petits gestes écolos" qui propose et explique la démarche, rubrique "Je veux participer" : il suffit de cliquer  ICI.

 

N'hésitez pas à passer du temps à lire les différentes rubriques. Je ne vais pas les reproduire ici mais c'est le seul moyen de comprendre pourquoi votre site pollue.

Il faut bien se rendre compte que toutes nos activités sur internet ou sur nos téléphones portables, qu'elles qu'elles soient,  participent à la pollution de  la planète.

C'est une des raisons pour laquelle je ne suis pas fan de tous les objets connectés dont on nous rabat les oreilles actuellement entre autres...mais c'est une autre histoire.

A notre petit niveau, sans pour autant tout rejeter en bloc, nous pouvons agir par des petits gestes écologiques quotidiens. Participer à l'opération "Blog zero carbone" fait partie de ces petits gestes qui ne coûtent rien mais apportent beaucoup.

J'ai vérifié sur leur site dans la rubrique "petit compteur écolo" que l'activité sur mon blog est actuellement compensée par l'activité de l'arbre qui a été planté lorsque je me suis engagée dans cette opération...C'est déjà ça.

 

Si vous adhérez aux idées de ce site et si vous êtes persuadées que planter un arbre reste une solution pour réduire les effets liés à l'utilisation de votre blog, ce qui est mon cas depuis mes débuts dans la blogosphère...n'hésitez pas à insérer le bagde sur votre page d'accueil.

 

 

Comment faire en pratique ?

 

- Choisir l'image que vous aimez sur ce site. Pour chaque image, la couleur et le fond change. Il faut donc choisir une couleur visible selon la couleur de fond de votre blog.

 

- Copier le code écrit dans le cadre en dessous : c'est le code HTML de l'image. Ne surtout pas le modifier !

 

- Vous rendre ensuite dans l'interface administration de votre blog OVERBLOG et cliquer sur "Gérer" puis "Thèmes" puis "Configurer". J'espère que ces indications sont communes à tous !

 

- Une colonne apparaît : c'est l'endroit où vous avez l'habitude d'aller pour personnaliser votre blog.

 

- Cherchez dans la colonne l'emplacement des widgets libres.

L'intitulé est "group.widgetfreetext" suivi de 1, 2 ...Dans mon thème j'en ai nusqu'à 7 textes libres possibles.

 

- Choisir de préférence le 1 pour que l'image soit le plus haut possible sur la page et soit vue par tous les visiteurs du blog.

 

- Si vous  voulez mais ce n'est pas obligatoire, vous pouvez écrire dans "Titre du texte libre" le titre de l'image qui sera visible au dessus du widget, par exemple tout simplement "Mon blog est zero carbone".

- En dessous il y a un bouton "Editer HTML". Cliquer dessus et coller dans la fenêtre qui s'ouvre le code HTML de l'image, copié sur le site et qui correspond au badge choisi.

 

Ne pas oublier d'ENREGISTRER en bas de page.

 

Au bout d'un très bref instant le badge apparaît sur le blog. Selon le thème du blog, il sera en haut, à gauche ou à droite...

 

Ne pas oublier de faire la démarche demandée sur le site "Petits gestes écolos".

 

- Ecrire un petit article sur le blog expliquant la démarche aux autres internautes. Je ne me souviens pas l'avoir fait...Cela ne devait pas être mentionné à l'époque.

- Envoyer un mail à l'adresse : blog-zerocarbone@bonial.fr

avec un lien vers votre blog.

 

Une troisième plantation est en cours. Un seul arbre est planté par blog donc il faut en parler autour de nous....

 

Voilà je pense n'avoir rien oublié ! N'hésitez pas à me poser d'autres questions...J'essaierai d'y répondre.

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 12:40
Les noix de lavage... vraiment écolos ?

Un peu de botanique

 

Les "noix de lavage" proviennent d'un arbre appelé savonnier du genre Sapindus. C'est un petit arbre de la famille des Sapindacées qui ne dépasse pas 10 à 12 mètres de hauteur.

 

Il est très décoratif et a été implanté avec succès par l' lNRA dans le jardin botanique de la villa Thuret à Antibes (Centre de Recherche Scientifique, consacré à la Botanique et à l'acclimatation des espèces végétales).

 

Vous pouvez, si vous aimez la Botanique, vous connectez sur leur superbe site, dont j'ai extrait les photos ci-dessous (sans autorisation), en cliquant  ICI .

Je vais peut-être me faire gronder mais, d'un autre côté, c'est l'occasion de mettre en avant leur remarquable travail pas toujours connu. En tous cas j'espère aller visiter un jour ce jardin botanique car je ne l'ai pas encore fait et il a l'air très beau...

 

 

Il existe une grande variété d'espèces de savonniers qui poussent dans les régions tempérées et tropicales surtout en Inde, au Pakistan, au Népal mais aussi en Amérique du Nord et au Mexique. Ses feuilles, très caractéristiques, sont découpées en folioles dont celui de l'extrémité est manquant. 

 

 

 

Ses fleurs jaunes, disposées en panicules, donnent ensuite des fruits ronds réunis en grappe, les noix.

Chaque noix mesure 1 à 2 centimètres de diamètre et contient plusieurs graines. Elles deviennent brun foncé en vieillissant.

 

 

Les noix sont récoltées en automne puis elles sont séchées et décortiquées car les graines contenues dans les noix peuvent être toxiques en cas d'ingestion et c'est la coque qui, seule, est utilisée.

 

Les fruits du savonnier contiennent une substance appelée saponine qui est un détergent naturel et qui protège naturellement l'arbre contre les insectes. Toutes les espèces en contiennent mais la quantité de saponine peut varier d'une espèce à l'autre. Le Sapindus mukorossi est particulièrement riche en composés et il est donc le plus utilisé. Il pousse en Inde dans les contreforts de l'Himalaya.

 

Depuis toujours les peuples anciens ont utilisé des produits naturels provenant de la nature pour laver leur linge...Les Indiens utilisent les noix de "l'arbre à savon", encore aujourd'hui, comme détergent mais aussi comme savon pour la peau et comme shampoing. La médecine ayurvédique s'en sert pour soigner les problèmes de peau.

 

Comment agissent les noix ?

 

En contact avec l'eau, la saponine entre en émulsion et nettoie le linge en profondeur comme le ferait une lessive traditionnelle mais sans mousser.

 

Les noix de lavage sont aujourd'hui une alternative économique et écologique aux lessives traditionnelles à tester et à utiliser au moins pour les lainages et textiles délicats, comme le linge de bébé par exemple. Cependant, elles ne peuvent pas à elles seules enlever des taches rebelles.

 

Ce que j'en pense

 

Je ne ferai pas de pub pour ce produit et je ne vous donnerai pas de conseils pour l'utiliser : on trouve abondance en ce domaine partout sur le net !

Je suis tout simplement fascinée par ce que la nature nous offre...mais n'en reste pas moins prudente !

 

En effet, je suis plutôt d'accord avec la polémique concernant ce produit qui dure depuis un certain temps déjà. Elle a le mérite de nous faire réfléchir.

 

Actuellement les transports coûtent chers économiquement et écologiquement parlant : je me méfie donc d'un produit qui traverse la planète pour atteindre l'Europe en provenance de l'Himalaya, même s'il vient en bateau !

 

Pour l'instant, nous dit-on,  il n'y a pas de plantations de savonniers : tous les arbres exploités poussent à l'état naturel mais, en sera-t-il toujours ainsi ?

 

Les populations qui utilisent ces noix en ont absolument  besoin pour leur vie quotidienne. Faire exploser le marché occidental entrainerait sur place un déséquilibre certain, car il deviendrait nécessaire de faire des plantations et, cela se ferait peut-être, au détriment des cultures ou des autres espèces végétales nécessaires à l'écosystème. La surexploitation du savonnier ne serait donc pas sans conséquence pour les populations et pour l'écologie locale.

 

De plus, avons-nous la garantie que ces produits soient correctement rémunérés aux producteurs locaux ? Quelles sont les conditions de travail des populations concernées ? Acheter les noix de lavage avec le label "commerce équitable" et BIO (comme je l'ai fait) suffit-il à avoir toutes les garanties ?

 

Je comprend que la commercialisation de ce produit, qui ne date pas d'hier, amène un revenu supplémentaire aux populations locales, mais, il me semble que nous devons réfléchir absolument à nos choix de consommation ? N'existe-t-il pas d'autres produits écologiques fabriqués plus près de chez nous ?

 

Pour ma part, je préfère rester vigilante et ne pas suivre les "modes" même écologiques les yeux fermés. J'utilise donc les "noix de lavage" avec modération...

 

Une alternative intéressante serait d'acclimater le savonnier dans nos jardins, car c'est une espèce très résistante, paraît-il, et de se donner "rendez-vous dans 10 ans" : ce sera le temps nécessaire à une première production vraiment écologique !

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19 janvier 2013 6 19 /01 /janvier /2013 16:44

Pawana signifie baleine en langue nattick indienne. Ce superbe roman est illustré par Georges Lemoine.  

 

L'auteur s'inspire de l'histoire vrai du capitaine de baleinier, Charles Melville Scammon, qui le premier découvrit, au Mexique, le passage qui menait à une lagune où les baleines venaient mettre au monde leurs petits, protégées par les mâles qui, de leur corps, empêchaient requins et autres prédateurs d'y entrer. La découverte fait le tour du monde et c'est un massacre ! Lorsqu'il réalise l'erreur qu'il a  commise, il se consacre alors à la sauvegarde des baleines. De nouveau, elles peuvent revenir dans ce lieu mythique pour mettre au monde leurs petits...





L'auteur nous conte une histoire à deux voix, deux points de vue sur le même événement...

D'abord il y a la voix de John, originaire de Nantucket, un haut lieu indien de pêche à la baleine. Engagé à dix-huit ans comme mousse sur Le Léonore, le baleinier du capitaine Scammon, il participe à la première expédition et assiste à la découverte du passage...

Il se souvient de ce premier voyage : le paysage était magnifique, les baleines étaient si nombreuses qu'elles formaient une ombre noire sur la mer. Il se souvient aussi d'Araceli, jeune indienne exploitée par les prostituées du coin, avec qui il avait eu une brève histoire d'amour et qui a été assassinée par Emilio, leur chef.

 

 

Couverture de Pawana

 

La voix du capitaine, différente se souvient de ce 1er janvier 1856. Ce jour-là une étrange lueur brillait dans les yeux de son jeune mousse... Quelques jours plus tard les marins découvraient le passage et tuaient leurs premières baleines, une dizaine à peine. 

 

Lorsqu'il revient trois ans plus tard sur le Sag Harbor, un autre baleinier de Nantucket, John ne reconnaît plus rien. C'est un massacre, tous les baleiniers de la planète se retrouvent à l'entrée de la lagune, la bloquent et exterminent les Cétacés... Des requins achèvent la tuerie en s'attaquant aux baleines blessées...

Il n'oubliera jamais l'odeur du sang, la couleur rouge de la lagune et les cris effrayées des baleines blessées tentant de protéger leurs petits à peine nés.

 

Pourquoi faut-il tuer ce qu'on aime ? se demande le mousse...

Comment peut-on oser aimer ce qu'on a tué ? s'interroge le capitaine à la fin de sa vie...

 

Avec le siècle qui s'achève un nouveau monde commence qui ne sera plus jamais comme avant. Ce qui a été perdu l'est pour toujours et pour toutes les génréations futures.

 

C'est avec nostalgie et mélancolie que l'auteur constate que l'homme est devenu le prédateur de la nature.

D'une écriture sensible et très poétique, ce court roman nous invite à nous interroger sur la nécessité de protéger la nature, sans cesse détruite  par la cupidité des hommes.

L'auteur, prix Nobel de Littérature a écrit ce livre en 1988 pour le théâtre.

 Il pousse là un cri de révolte contre le massacre des baleines.  Pour lui les baleines sont un symbole de liberté, de beauté et de force de vie  qui s'oppose à un monde de cruauté, d'injustice et de violence, notre monde !

 

A lire dès 12 ans...

Ce roman est conseillé par le Ministère de l'Education Nationale sur les listes "Lectures pour les collégiens" niveau 5°.



 

 

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 15:24
Photo perso

Photo perso

 

Abeilles, bourdons, ainsi que tous les insectes pollinisateurs sont indispensables à l'alimentation de l'homme. Ils participent à 80 % à la pollinisation des fruits et légumes que nous consommons.

 

Deux études (une française de L'INRA, l'autre britannique à l'Université de Stirling) confirment l'effet néfaste des pesticides sur les abeilles...Les pesticides sont largement employés dans l'agriculture traditionnelle qui est très contrôlée, mais aussi dans les jardins ornementaux ou potagers des particuliers qui ne savent pas toujours bien les doser. En effet sous le terme de pesticide, il y a les herbicides, les insecticides, les fongicides et les acaricides...

Les pesticides sont tous des TUEURS quel que soit leur degré de toxicité, ils entrent dans la chaîne alimentaire. Certains insecticides entrent même dans la sève de la plante et se retrouvent donc dans toutes les parties, de la racine à la fleur.

 

Plus la recherche avance, moins il devient possible de contester les résultats accablants concernant la toxicité des pesticides (voir LE MONDE du 2/04/2012). Bien sûrs certains avanceront que les pesticides ne sont pas seuls en cause, que l'effondrement des colonies d'abeilles serait multifactoriel :

-changements climatiques (la saison chaude ou froide se prolonge...)

-modification du paysage (disparition des haies, trop de monocultures)

-exposition accrue aux  produits toxiques (usage en augmentation dans l'agriculture traditionnelle),

-parasites qui affaiblissent les colonies, et qui selon les recherches, augmenteraient les effets des pesticides....

 

Ces études prouvent tout simplement que le déclin des colonies d'abeilles seraient dû à l'utilisation par les agriculteurs depuis 1990, d'un pesticide contenant du thiamethoxam.

Ce pesticide provoque des troubles de l'orientation. Or une abeille qui ne sait plus retrouver sa ruche c'est une abeille qui meurt et de plus  ne ramène aucune nourriture à la ruche. Et si elle ne revient pas à sa ruche c'est toute la colonie qui s'affaiblit...Les larves ne sont plus correctement nourries et la ruche produit moins de reines. Ceci impacte la ruche également pour l'année suivante jusqu'à la mort pure et simple de la colonie !

 

Certes les abeilles ont d'autres ennemis...comme le varroa

 

Le varroa (photo du net)

Le varroa (photo du net)

 

- les fausses teignes qui s'attaquent à la cire...

 

Fausse-teigne (photo du net)

Fausse-teigne (photo du net)

 

-le frelon asiatique ou le frelon européen... 

Le frelon asiatique (photo du net)

Le frelon asiatique (photo du net)

Comparaison entre les abeilles, et les frelons (photo du net)

Comparaison entre les abeilles, et les frelons (photo du net)

 

- certains oiseaux (comme le guêpier par exemple), des reptiles (lézards ou couleuvres),  des mammifères (l'ours mais aussi les souris...)

Un guêpier (photo du net)

Un guêpier (photo du net)

 

-voire les ondes de nos téléphones portables (à vérifier encore).

- et  aussi les OGM !

 

Des émissions télévisées et de nombreux articles amènent peu à peu le doute dans l'esprit des hommes...

Et l'homme dans tout ça n'est-il pas lui aussi menacé ??

Et si les abeilles comme le prétendent certains peuples étaient réellement des sentinelles pour l'homme ?

 

Pour vous faire votre propre idée sur la question, vous pouvez lire les articles suivants :

- Un article de la revue Pour la Science datant de mars 2012.

 

Albert Einstein en son temps aurait  dit : « Si l’abeille venait à disparaître, l’humanité n’aurait plus que quelques années à vivre »… On n'est pas sûr que cette phrase ait été réellement prononcée par Einstein mais elle a le mérite de nous faire réfléchir...

Et nous ne le croyons toujours pas !

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29 mai 2012 2 29 /05 /mai /2012 16:48
Eden en sursis de Jeanne-A Debats

 

 

L'histoire :

Cléone est une jeune fille de 15 ans  très autonome qui a l’habitude de se débrouiller seule (ou presque) depuis la mort accidentelle de ses parents…Depuis, elle a été élevée par DRACO, l’intelligence artificielle (IA) du vieux vaisseau familial.

Devenue capitaine du vaisseau, elle s’entraine avec sérieux pour obtenir enfin son diplôme ce qui  lui donnera le droit d’explorer les territoires plus éloignés et de s’affranchir de sa mère artificielle, tout en gagnant plus d'argent. Il faut dire que Draco veille sur elle de façon plutôt étouffante !

Un brusque choc lui fait penser qu’une météorite vient d’heurter le vaisseau. Malgré l’interdiction de Draco, elle sort du vaisseau pour la dégager de sa voile solaire déchirée.

Mais ce qu’elle découvre est stupéfiant : ce n’est pas une météorite qui a heurté le vaisseau mais une capsule de survie dans laquelle se trouve un jeune homme blessé.

Draco s’oppose au sauvetage. L'IA a vu un certain logo (celui de la multispatiale DELTAGEN).... et ordonne à Cléone de se débarrasser de l’inconnu ! Mais Cléone est têtue et l’emmène à l’infirmerie ou le robot médecin va le soigner.  Voilà Cléone bien embêtée : le jeune homme, Eana Arusha est bien de la famille de Deltagen (une multispatiale sans scrupule qui a entrepris de breveter le vivant afin de l'exploiter un max). Ses parents viennent de mourir suite à l’attaque de leur vaisseau…et il est activement recherché !

Elle se retrouve liée au jeune homme malgré elle et celui-ci va l’entrainer dans une extraordinaire aventure sur EDEN une planète écolo encore inexplorée, car récemment découverte, à la flore et la faune mystérieuses. Elle découvre en même temps que cette planète est convoitée par DELTAGEN qui veut la coloniser, sous prétexte de trouver une planète d'accueil pour les malheureux Indépendants obligés de vivre tout au long de leur vie dans leur vaisseau et de récolter du minerai pour payer leur frais. Or coloniser EDEN signerait sa fin... Dès son arrivée sur cette merveilleuse planète, Cléone va par hasard retrouver Philippe, son ami d’enfance devenu exobiologiste. Il va l’aider à chercher Eana qui a été enlevé et à déjouer le complot de la très puissante multispatiale. Les voilà tous les trois en danger...

 

Draco n’a pas fini de se faire du souci !!

 

Ce que j'aime :

J’aime le rythme, le suspense, l’action de ce roman qui nous entraine de péripétie en péripétie derrière une jeune fille, au caractère rebelle, un brin agressive, si vivante et attachante car si démunie face aux autres, elle qui a vécu toute son enfance confinée dans un vaisseau en compagnie de Draco.  Les deux garçons sont très attachants aussi tout en étant très différents. Bien sûr on se demande lequel des deux aura les faveurs de Cléone !!

L’humour n’est pas en reste et le message écolo est facile à comprendre par les ados :

Si on laisse l’argent et les entreprises noyauter notre terre, ses richesses seront réduites à néant et notre terre n’existera plus !

Les adultes ne manqueront pas d'y trouver quelques parallèles avec certaines multinationales bien connues pour leur désir de faire du profit à tous prix...mais n'y apprendront rien de nouveau. Ils passeront cependant un bon moment !

Un roman qui ne manquera pas de susciter des débats passionnés dans les classes car EDEN est réellement en sursis !!

Ce roman est conseillé par le Ministère de l'Éducation Nationale dans ses "Lectures pour les Collégiens" niveau 4°.

 

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