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11 octobre 2019 5 11 /10 /octobre /2019 05:16
La chapelle Saint-Anne de Goiron (Lambesc)
La chapelle Saint-Anne de Goiron (Lambesc)

La chapelle Saint-Anne de Goiron (Lambesc)

Lors des Journées du Patrimoine, sous une forte pluie, nous sommes allés visiter l'intérieur de la chapelle Saint-Anne de Goiron dont je vous ai déjà parlé sur le blog ICI. Nous n'étions pas seuls...

 

 

Cette petite chapelle romane datant du XIe siècle, et classée aux MH depuis 1937, se trouve sur la chaîne des Côtes, dans un lieu appelé le plateau de Manivert.  Se trouvent aussi sur ce site, les habitations troglodytes de la Baume et le Monument aux morts en hommage au Maquis de Saint-Anne.

La chapelle se situe à la limite des communes de La Roque-d'Anthéron et de Lambesc et de nombreux chemins de randonnée passent tout près venant de l'un ou de l'autre de ces villages.

Personnellement, je n'avais jamais eu l'occasion de visiter l'intérieur, car elle est fermée au public depuis très longtemps, et je n'avais pu vous en donner qu'un faible aperçu, en glissant mon APN à travers la grille d'entrée...

Un peu d'histoire...

 

Au début du XIe siècle la chapelle était desservie par des ermites appartenant à l'ordre des Pontistes, résidant au bord de la Durance au lieu-dit Silvacane, un lieu dont je vous parlerai bientôt.

La chapelle d'aujourd'hui a été vraisemblablement construite à l'emplacement d'une ancienne chapelle, érigée par les habitants du plateau de Manivert (appelé à l'époque Munivert). Ils vivaient dans un petit hameau, proche des grottes de la Baume, dont il ne reste aujourd'hui que quelques vestiges : une tour avec un escalier à vis, des voûtes d'anciennes caves, des citernes pour recueillir les eaux de pluies, et un puits en contrebas de la route actuelle qui recouvre la plupart des ruines. 

On sait précisément que les ermites quittèrent définitivement Silvacane pour s'installer sur le plateau en 1048, lorsqu'un dénommé Theudebert de Lambesc leur fit don des terres se trouvant sur ce plateau ainsi que des habitations et donc de la chapelle. Le clerc André investit alors les lieux et rénove la chapelle et les alentours. 

Après avoir appartenu vers 1444 au chapitre d'Aix, la chapelle est entretenue ensuite par des ermites, le dernier, frère de Cluny,  décéda en mars 1886.

La chapelle fut alors abandonnée...

Aujourd'hui encore en cours de rénovation, la chapelle a gardé de la bâtisse d'origine, une forme en croix latine, caractéristique de cette époque romane. 

 

Plan en forme de croix latine (photo internet)

 

Comme vous le voyez sur le plan, la nef de douze mètres de longueur, se termine par une abside en cul-de-four.

L'entrée vue de l'intérieur
L'entrée vue de l'intérieur

L'entrée vue de l'intérieur

Les ouvertures de la nef

Les ouvertures de la nef

De chaque côté de la nef, s'ouvrent deux chapelles latérales dont une vient d'être rénovée récemment par le village de la Roque. 

La chapelle latérale sud
La chapelle latérale sud

La chapelle latérale sud

La chapelle latérale sud (suite)La chapelle latérale sud (suite)
La chapelle latérale sud (suite)La chapelle latérale sud (suite)
La chapelle latérale sud (suite)La chapelle latérale sud (suite)

La chapelle latérale sud (suite)

La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque
La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque
La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque
La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque
La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque

La chapelle latérale nord rénovée récemment par le village de La Roque

La toiture faite de lauzes est supportée par une voûte en berceau.

La voûte en berceau

La voûte en berceau

Les parois intérieures de la nef sont très altérées
Les parois intérieures de la nef sont très altérées

Les parois intérieures de la nef sont très altérées

Le choeur et son ouverture
Le choeur et son ouverture

Le choeur et son ouverture

Vestiges de fresques dans le choeur
Vestiges de fresques dans le choeur

Vestiges de fresques dans le choeur

Un campanile, actuellement sans clocheton, est placé au-dessus du chœur. La cloche était actionnée de l'intérieur. On voit encore les trous par lesquels passaient les cordes et des sculptures à côté.  

Les trous sont encore visibles au plafond
Les trous sont encore visibles au plafond

Les trous sont encore visibles au plafond

Marques de tacherons dans la nef
Marques de tacherons dans la nef
Marques de tacherons dans la nef

Marques de tacherons dans la nef

Autres détails...
Autres détails...

Autres détails...

Un pèlerinage au départ du village de Lambesc est connu depuis le XIVe siècle. Les habitants des environs venaient honorer Sainte Anne le 26 juillet, pour lui demander de faire tomber la pluie, comme quoi dans ma région, la sécheresse ne date pas du réchauffement climatique ! 

 

En chemin, les pèlerins s'arrêtaient devant l'oratoire de Saint-Anne,  bâti en 1777 par les soins de Camille Troussier, propriétaire du terrain, et situé aujourd'hui au bord de la route qui traverse la chaîne des Côtes pour rejoindre La Roque-d'Anthéron. Il est inscrit à l'inventaire supplémentaire des MH depuis 1935. 

L'oratoire de Saint-Anne
L'oratoire de Saint-Anne

L'oratoire de Saint-Anne

Détails de la croix qui surmonte l'oratoire
Détails de la croix qui surmonte l'oratoire

Détails de la croix qui surmonte l'oratoire

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui...et j'espère qu'elle vous a plu. La semaine prochaine nous resterons dans la région et nous irons visiter l'église de Rognes, enfin, comme d'habitude...

si vous le voulez bien ! 

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 05:07
Image Internet

Image Internet

En avant-première du Festival de l'Imaginaire de Lambesc dont je vous ai parlé lundi, il y avait la semaine dernière, une conférence passionnante proposée par Catherine Ribotton, ethno-historienne et professeur agrégée d'histoire, intitulée : Sorcellerie et pouvoir féminin, quand la chasse aux sorcières touchait aussi la Provence. 

Sorcellerie et pouvoir féminin...une conférence en avant-première du Festival de l'imaginaire 2019

Le sujet parle de lui-même et bien entendu la médiathèque était comble. 

Tout le monde sait qu'entre le XVe et le XVIIIe siècle, l'Europe a été touchée par une vague de procès pour sorcellerie qui a donné lieu à des horreurs, tant au point de vue des tortures infligées aux personnes pour les faire avouer, qu'au point de vue des conditions des exécutions...les personnes étaient brûlées vives sur des bûchers devant la population entière. 

Un bûcher de sorcier sur la Place du Marché de Guernesey 1580

Un bûcher de sorcier sur la Place du Marché de Guernesey 1580

Mais saviez-vous qu'en France, 80 % des suppliciés étaient des femmes ? 

Et pourquoi en a-t-il été ainsi ?

 

Loin de moi l'idée de retracer tous les détails de cette conférence très intéressante. Mais c'est l'occasion de redécouvrir le sort que l'on réservait aux femmes à cette époque.

Lorsque les historiens parlent de véritable "féminicide" et annoncent les chiffres de 200 000 à  500 000 procès durant cette période, cela fait peur... 

 

Catherine Ribotton est passionnée. Elle a su particulièrement intéresser le public en bien posant la problématique de l'historien qui ne peut malheureusement pas avoir accès à tous les documents concernant les procès, car certaines pièces ont été tout simplement détruites intentionnellement. Elle pose bien aussi le problème du discours unique, car qui écrit l'Histoire si ce n'est le vainqueur et dans ce cas présent, c'est donc la seule voix des ecclésiastiques qui est entendue...

Après avoir retracé le contexte historique, elle s'est attachée au cours de sa conférence, à montrer pourquoi les femmes faisaient si peur.

Les femmes détenaient en effet un certain pouvoir, avaient la connaissance des plantes, savaient guérir, aider aux accouchements, ou au contraire aux avortements, et accompagner les derniers instants d'un mourant...

 

Les sorcières utilisaient en particulier...

la mandragore (Johann Von Cube, photo internet)

 

Et puis elles étaient devenues dangereuses, car elles détenaient un pouvoir de séduction certain auquel les hommes y compris d'église avaient du mal à ne pas succomber.

Or, après une période assez libre au Moyen Âge, où même les hommes d'église pouvaient avoir une famille comme tout le monde, les débuts de la Renaissance voient se mettre en place, une répression violente des mœurs. 

Résultat... les "sorcières" sont alors accusées de tous les maux, comme par exemple d'être responsables des mauvaises récoltes, donc des famines. 

 

Deux sorcières influent sur le temps (photo internet)

 

Elles étaient également accusées d'empoisonner l'eau du puits ou de la fontaine ; de se transformer en loup-garou ; "d'emmasquer" (=envoûter") les chèvres qui ne faisaient plus de lait, ou les femmes enceintes ; et le pire...de manger les petits enfants ou bien de jeter le sort le plus terrible pour les couples, donc de "nouer l'aiguillette", c'est-à dire de jeter un sort d'impuissance au jeune marié, un sort particulièrement difficile à lever.

 

Une fois accusée, c'était bien trop tard pour la victime qui savait qu'elle allait passer sur le bûcher.

Les ecclésiastiques venaient fouiller sa maison pour y chercher des preuves et il suffisait de trouver des os (sans doute de lapin), donc c'est qu'elle mangeait bien des enfants, un grimoire (alors que la femme ne savait pas lire) donc elle pratiquait bien la magie, le plus célèbre à l'époque étant le Petit Albert...

 

 

On recherchait aussi en leur piquant plusieurs endroits du corps avec une longue aiguille, un endroit insensible, forcément il y en avait un...et c'était la fameuse marque du diable !

Ensuite elles étaient torturées car il fallait absolument obtenir des aveux ! Une des méthodes était celle de la chaise.  Elles étaient assises attachées, sur une chaise que les bourreaux plaçaient au-dessus de l'eau.

Pour obtenir des aveux, ils plongeaient la chaise dans l'eau jusqu'à les obtenir.  

 

La torture de l'eau

Et puis, il fallait qu'elles répondent aux nombreuses questions sur le sabbat, et le verdict tombait. 

 Le Sabbat des sorcières, H. Baldung Grien, 1508-10 (photo internet_version colorisée)

Le Sabbat des sorcières, H. Baldung Grien, 1508-10 (photo internet_version colorisée)

Le Sabbat des sorcières, Francisco de Goya, 1797-1798 (photo internet)

Le Sabbat des sorcières, Francisco de Goya, 1797-1798 (photo internet)

Je crois que je n'ai pas été la seule à trouver cette conférencière passionnante et à apprendre plein de choses indispensables pour comprendre cette période de l'histoire, mais aussi la naissance de toutes nos légendes. Nous trouvons d'ailleurs de nombreuses traces de cette période sombre dans les campagnes, dans certains romans du terroir, dans nos contes, dans nos peurs ancestrales...

De plus, les exemples pris dans ma région étaient très intéressants. 

 

Un grand Merci à  Catherine Ribotton pour cette soirée et à la médiathèque de Lambesc pour avoir eu idée de l'organiser en avant-première du Festival de l'imaginaire du Pays d'Aix...

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7 octobre 2019 1 07 /10 /octobre /2019 05:17
Affiche du Salon réalisé par Laurent André dit Laurand (Photo internet)

Affiche du Salon réalisé par Laurent André dit Laurand (Photo internet)

Le Festival de l'Imaginaire du pays d'Aix est un Salon littéraire pas comme les autres...

Comme chaque année, il est co-financé par le pays d'Aix, comme son nom l'indique, mais se déroule principalement dans le village de Lambesc et ponctuellement, dans les environs. 

Il aura lieu le week-end prochain (12 et 13 octobre 2019) avec à la clé de nombreuses animations gratuites, des spectacles, des lectures, des tables rondes, des défilés de costumes et pleins d'autres surprises...autour du thème "Tous des monstres".

 

De nombreux auteurs seront présents sur les lieux et bien entendu vous pourrez venir y faire dédicacer vos livres préférés. 

Vous pouvez retrouver le programme complet sur la page Facebook de l'événement ICIVous y découvrirez aussi les 14 podcasts inédits, réalisés par Vincent Corlaix_ 14 petites histoires d'une minute environ chacune.

Le programme précis se trouve aussi sur le site ICI.

 

Je vous rappelle que cet événement qui attire de plus en plus de monde de la région, est aussi l'occasion d'autres animations dans les villages alentours comme par exemple Les Pennes-Mirabeau, Meyrargues, Rognes et même jusqu'à Pertuis. 

Renseignez-vous si vous habitez un de ses coins de Provence.

Si le gros des animations aura bien lieu le week-end prochain, certaines débutent dès aujourd'hui. 

 

Comme chaque année, avant de se retrouver au Salon, certains auteurs iront  à la rencontre des scolaires des écoles et collèges.

 

Voici les noms de quelques-uns des auteurs présents : Axelle Colau, Philippe Auribeau, Jean-Luc Bizien, Nadia Coste, Patrick Coulomb, Cécile Duquenne, Pierre Gaulon, Olivier Gay, Adrien Tomas, Keith Massinisse...

 

Et voici un petit aperçu ludique du programme...

Il y aura un spectacle sur les Yokais japonais par Astiers Industries. 

 

 

Des jeux de pistes animés par Abby Karol Danton...

 

Des ateliers sur la créations de monstres par Beatrice Campagnoli...

 

Photo internet

Des Créations de masques avec Thibaut Langlumé du collectif "Thizan" qui proposera aussi la création d'une fresque participative, pour décorer la médiathèque... 

 

Un cabinet de curiosité sera proposé par "studio Lundaï".

 

Et puis comme chaque année "la Nef des Premiers Ohms" sera présente, et vous proposera plusieurs animations au cours du week-end. Vous pouvez les découvrir sur leur page Facebook ICI ou bien en regardant une de leur vidéo sur Youtube...

Personnellement, je ne serai pas présente dans la région pour en profiter, comme je l'avais fait l'année dernière, mais il y aura d'autres festivals les années à venir et, en tous les cas, j'espère que le public répondra présent pour celui-ci... 

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2 mai 2019 4 02 /05 /mai /2019 05:13
La fontaine de la place des Héros et martyrs

La fontaine de la place des Héros et martyrs

Après avoir découvert en début de semaine, le lavoir communal et la fontaine Bono Font de Lambesc, nous allons faire une petite balade dans les rues, pour découvrir quelques-unes des fontaines du village. 

 

La fontaine de la place des Héros et Martyrs (ancienne place Carnot où se trouvait la poste à l'époque) a été construite en 1646. Elle est surmontée d'un obélisque bâti sur un piédestal de forme cubique. Tout en haut se trouve une sphère.

Elle est typique du XVIIe siècle et du goût de l'époque, pour le baroque. 

L'eau jaillit par la bouche de quatre mascarons identiques, dans un grand bassin de pierre.

Sur une des faces du piédestal sont gravées les armoiries des ducs de Guise, princes de Lambesc.

La fontaine est située sur une grande place piétonne sauf en bordure, qui a été rénovée récemment. Aux alentours de belles maisons surplombent la place et la fontaine. 

La fontaine sur la place des Héros et martyrsLa fontaine sur la place des Héros et martyrs
La fontaine sur la place des Héros et martyrs
La fontaine sur la place des Héros et martyrsLa fontaine sur la place des Héros et martyrs

La fontaine sur la place des Héros et martyrs

La Fontaine di Mourgo (Fontaine des nonnes) / "Font di Mourgo" en provençal, est aussi une fontaine célèbre dans le village. En plus elle a une histoire. Elle a été déplacée et se trouvait auparavant à l'entrée du village (avenue Gambetta), côté route de Salon-de-Provence, sur la route de la transhumance.

C'était donc une fontaine-abreuvoir qui servait à désaltérer les troupeaux de passage.

C'est à cet endroit que je la voyais quand nous partions en vacances et que nous empruntions la route des Alpes. Son nom vient du fait qu'elle se trouvait près du couvent Sainte-Thérèse. Elle a été démolie pour agrandir la route, comme beaucoup d'éléments de notre petit patrimoine local.

Depuis 1977, elle a été installée place du Ve corps, tout près du lavoir communal. A la belle saison, des bancs invitent les promeneurs à profiter de l'ombre des tilleuls.

Elle est constituée de deux bassins superposés. Je l'ai déjà vu en eau, ce qui n'était pas le cas le jour où j'ai pris mes photos. 

La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps
La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps

La Fontaine di Mourgo (des nonnes) / Place du Ve corps

La Fontaine de la Grand-Rue est ma préférée...

Elle est constituée par deux fontaines dos à dos, réunies entre elles par un bassin. Située près du Jacquemard, devant le bar, elle rend agréable l'installation en terrasse. 

C'est la réplique exacte de la mythique Fontaine aux Méduses qui était située cours Belsunce à Marseille.

Elle aurait été tout d'abord implantée juste en face du Jacquemard puis démantelée, pour laisser sa place à l'arbre de la Liberté, planté au moment de la Révolution. On l'aurait ensuite reconstruite en 1837, à son emplacement actuel, c'est-à-dire de l'autre côté de la rue !  

Chaque fontaine est constituée d'un pilier qui se termine par un vase Médicis. Il y est fait mention de la date. Une petite auge permet de recueillir l'eau qui se déverse par deux goulots ornés de rosaces.

Le bassin central est alimenté par une arrivée d'eau à l'arrière des piliers. 

Vous remarquerez sur mes photos que la rue est en travaux.

La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)
La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)

La fontaine double de la Grand-Rue (la rue est en travaux en ce début d'année)

Voici une vue du bassin qui se trouve entre les deux fontaines. Sur la première on voit l'arrivée d'eau à l'arrière du pilier : elle est recouverte de mousse, ainsi que le reflet dans l'eau du Jacquemard. 

Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double
Les reflets dans le bassin de la fontaine double

Les reflets dans le bassin de la fontaine double

D'autres petites fontaines se rencontrent ici ou là au fil de la balade dans les rues du village. Je vous montrerai plus tard celles qui sont dans les ruelles fleuries, quand j'y retournerai avant l'été. 

 

Dans l'ordre d'apparition ci-dessous : 

- la fontaine située près de la poste, à l'angle de la route de Caire-Val,

- une des deux fontaines situées sous la place du Castellas (j'ai raté la photo de la seconde !),

- et la fontaine devant le square Fauchier-Clément. 

Comme vous le voyez, elles sont toutes les trois dans un style différent. 

Trois fontaines de Lambesc
Trois fontaines de Lambesc
Trois fontaines de Lambesc

Trois fontaines de Lambesc

La fontaine (1873) située devant la chapelle des pénitents est joliment fleurie en saison. 

Fontaine située devant la chapelle des Pénitents
Fontaine située devant la chapelle des Pénitents
Fontaine située devant la chapelle des Pénitents

Fontaine située devant la chapelle des Pénitents

Une autre fontaine, très proche au niveau du style est située un peu plus loin, sur le même boulevard national et date de la même époque. 

La fontaine du boulevard national
La fontaine du boulevard national
La fontaine du boulevard national

La fontaine du boulevard national

Enfin, je ne peux terminer cet article sans vous parler de la fontaine située devant le square du Saurin qui a été frappée par la foudre dans la nuit du 6 au 7 octobre 2018. Vous pouvez voir le lien sur le site Facebook de la météo du 13, montrant les dégâts ICI

Elle alimentait un lavoir aujourd'hui disparu. 

La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc
La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc

La fontaine détruite en partie par la foudre en octobre 2018 / Square du Saurin à Lambesc

Voilà cet article sur les fontaines de Lambesc est terminé pour aujourd'hui. Il y a encore des fontaines et bassins que je ne vous ai pas montrés...

En attendant que nous revenions en Provence, pour changer un peu, nous allons faire de petites balades en Haute-Loire, où j'ai passé quelques jours de vacances dernièrement, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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30 avril 2019 2 30 /04 /avril /2019 05:11
Le lavoir du village datant du XVIIIe siècle

Le lavoir du village datant du XVIIIe siècle

Revenons un peu dans le village de Lambesc, pour voir de plus près le lavoir du village.

Le lavoir, tel que nous pouvons le voir aujourd'hui, a été construit en 1759 à l'extérieur des remparts. Il possède quatre bassins alimentés par les eaux de la Bonne Fontaine que je vous montre en fin d'article.

 

Le lavoir est entièrement construit en pierre de Lambesc, tant les murs que la voûte, et possède un toit de lauses, ce qui est exceptionnel dans la région.

 

Par contre, les quatre doubles bassins sont en pierre de Lamanon. Chaque bassin a encore sa planche d'égouttage, une simple planche montée sur chant, et tenue par un dispositif en fer. 

Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...
Sous la voûte du lavoir...

Sous la voûte du lavoir...

Le lavoir mesure 17 mètres 50 ce qui ne se voit pas sur les photos. Il est ouvert par quatre arcades en plein cintre et ses piliers sont renforcés par des contreforts. Il faut dire que c'est un édifice massif et construit pour durer.  Rien d'étonnant qu'il soit toujours debout et qu'il ait même résisté au séisme de 1909. 

Il a été bâti à l'emplacement d'un ancien lavoir datant de 1571.  

Il a été classé Monument historique depuis le 28 décembre 1984.

Il est classé Monument Historique
Il est classé Monument HistoriqueIl est classé Monument Historique
Il est classé Monument Historique

Il est classé Monument Historique

Le lavoir est alimenté par la Bonne Fontaine que les anciens du village appellent la Fontaine Bono Font. 

C'est la plus ancienne fontaine de la ville, édifiée au XVe siècle, certains disent même en 1500 exactement.

 

Elle est toute simple mais je lui trouve un certain charme et beaucoup d'originalité. De chaque côté, deux volutes en pierre sculptée, l'agrémentent et, aux beaux jours, elle est encadrée par la végétation. 

La Fontaine Bono Font

La Fontaine Bono Font

Elle servait à l'origine pour faire boire les bêtes. C'était donc une fontaine-abreuvoir. Le village était riche en troupeaux de moutons et de chèvres. A côté, se trouvait un abreuvoir plus grand qui a disparu. 

Comme il est fait mention sur la plaque apposée au-dessus des quatre canons...

Les quatre canons
Les quatre canons

Les quatre canons

Le lavoir et la fontaine Bono Font / Balade dans le village de Lambesc

...elle a été détruite par un violent orage le 21 septembre 1813. Les habitants décident alors de la reconstruire lors du passage dans la cité de la duchesse d'Orléans, Marie-Adélaïde de Bourbon.

Ils la déplacent et la rapprochent du lavoir pour libérer un passage pour élargir la route.

 

Pour la petite histoire, la fontaine sera dédiée à Louis XVIII, pour marquer le retour des Bourbons mais, comme entre-temps c'est Napoléon qui revient au pouvoir, la plaque de marbre ne sera posée qu'en...1972, lorsque l’inscription en question a été retrouvée !

 

Chinou, que certains d'entre vous connaissent bien, de passage dans le village en 2016, en a fait une magnifique aquarelle. Impossible pour moi d'égaler son savoir-faire, d'ailleurs je n'ai pas essayé...pour l'instant !   

 

A bientôt pour d'autres balades, enfin, comme d'habitude, si vous le voulez bien...

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18 avril 2019 4 18 /04 /avril /2019 05:21
Le Jacquemard de Lambesc (Bouches-du-Rhône)

Le Jacquemard de Lambesc (Bouches-du-Rhône)

Je vous avais déjà montré cette tour particulière, visitée lors des journées du Patrimoine à plusieurs reprises, mais je crois bien ne vous avoir jamais raconté en détails son histoire, ni fait visiter son intérieur, ni montrer la vue superbe de la terrasse. 

Je vais donc réparer cet oubli !

 

Toutes les infos proviennent du livre de Pierre Gazanhes ainsi que du livret distribué par l'office du Tourisme que je remercie ici pour son accueil.  

La Porte de Salon et le Jacquemard (avec la Grand Rue en travaux)

La Porte de Salon et le Jacquemard (avec la Grand Rue en travaux)

Un peu d'histoire...

 

Le Jacquemard de Lambesc (ou jacoumar en provençal)  qui s'écrit avec un "d" à la fin en français, est un jaquemart c'est-à-dire, une horloge dont le mécanisme est actionné par des automates, qui marquent le temps en frappant les heures avec un marteau. Un des jaquemarts parmi les plus célèbres et les plus anciens de France est celui de Dijon que personnellement je n'ai pas eu la chance de voir. Il y en a 27 dans toute la France dont seulement trois prennent un "d" à la fin. 

Celui de Lambesc est plus modeste mais non moins célèbre car il est considéré comme un des plus remarquables de France.  

 

Le Jacquemard est érigé sur une tour carrée, une sorte de beffroi, dont la construction commence en 1626 et se termine en 1645.

Cette tour est bâtie sur la porte principale de la cité, appelée alors Porte de Salon, ou Porte Ouest, car ouverte vers la route de Salon-de-Provence et de la Crau. Cette porte est percée dans les anciens remparts du village datant du début du XVe siècle.

La tour à cette époque possédait des créneaux et des mâchicoulis. Elle avait également deux ouvertures carrées, dont une seule est utilisée pour l'horloge côté externe aujourd'hui, la seconde étant située côté interne. 

La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.
La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.

La tour sur ses deux faces. On devine l'ouverture comblée côté ville.

Côté interne, on peut apercevoir également dans une niche, "Notre-Dame des neiges", une vierge à l'enfant. 
 

La tour vu de l'intérieur des remparts.

La tour vu de l'intérieur des remparts.

Au-dessus du porche, on retrouve gravé le blason de la ville. 

Le blason de la villeLe blason de la ville

Le blason de la ville

 

Classée aux monuments historiques depuis 1989, la tour mesure 25 mètres de hauteur ce qui rend difficile de la prendre en entier quand on est dans la rue, à moins de séjourner à l'hôtel juste en face. 

En 1598, on installe une horloge à deux cadrans, pourvu d'un disque coloré à l'extérieur qui donnait les phases de la lune. Le mécanisme utilisé était un mécanisme à contrepoids du type "roue de rencontre" sans balancier et sans ancre d'échappement. 

Ce type d'horloge était réglée tous les jours avec l'aide d'un cadran solaire c'est dire la précision du temps.

 

Le cadran solaire est toujours située sur la tour. On le voit sur la seconde photo de l'article et ci-dessous. . 

Le cadrans solaire

Le cadrans solaire

Une horloge Jacquemart est installée ensuite sur la terrasse de la tour en 1646. Elle n'a pas de protection. Le campanile n'avait pas encore été installé. 

Elle contient quatre automates en acier. Les habitants donnent aux automates le nom du monument. Ils deviennent la famille Jacquemard : le père Jacoumar (Jacquemard) est forgeron (1.65 m), la mère Margarido (Marguerite) (1.60 m) et les deux enfants, un garçon, Jacquet (Jacques)  et une fille, Jacqueto (Jacqueline) (1.05m chacun). La mère et la fille sont en habits de Haute-Provence, le père et le fils en costumes révolutionnaires. 

Le père et la mère sonnent les heures sur une cloche de 950 kg, datant de 1643 (la date est gravée sur la cloche). Les enfants sonnent les quarts d'heures sur une petit cloche en forme de calotte.

Le Jacquemart et ses automates
Le Jacquemart et ses automates
Le Jacquemart et ses automates

Le Jacquemart et ses automates

Remise à neuf une première fois en 1827 par un horloger de Salon-de-Provence du nom de Rousset, le mouvement d'horlogerie sera remplacé en totalité en 1882 par une horloge à balancier et ancre d'échappement, plus précise. Les travaux seront effectués par Larochette, horloger à Aix-en-Provence.

A cette date, les automates en métal sont remplacés par des automates en bois, réalisés par Mouttet, un sculpteur de la même ville. Le mécanisme qui les anime est simplifié, et les personnages sont protégés par un campanile en fer forgé de 4 mètres de hauteur. 

 

En 1909, le tremblement de terre dont je vous reparlerai bientôt, anéantit la petite ville au trois quart et détériore le jacquemard une première fois. C'est ensuite le 16 août 1944, qu'il sera endommagé une seconde fois, suite à l'explosion d'un train de munition allemand en gare de Lambesc.

Il faudra attendre 1948, pour que l'horloge soit restaurée et le cadran remplacé. Il provient de la maison Ungerer de Strasbourg...

 

Enfin, dans les années 90, les personnages sont descendus de la tour pour une dernière petite rénovation qui a également permis de rafraîchir le bâtiment. 

On monte dans la tour uniquement lors des Journées du Patrimoine, par un escalier abrupt. En chemin, on découvre déjà les toits des maisons proches et la place en contrebas.

En montant l'escalier...
En montant l'escalier...

En montant l'escalier...

A l'intérieur, dans la salle du premier étage, on découvre un des deux coffres-forts de l'époque.  Le plus grand contenait les clés des différents édifices importants de la ville. A sa base,  se trouve un second coffre plus petit. Peut-être contenait-il de l'argent ?

 

La porte du premier étage et les coffres
La porte du premier étage et les coffres

La porte du premier étage et les coffres

On aperçoit aussi au plafond dans la salle du premier étage, la trappe qui servait à actionner le premier mécanisme à contre-poids. 

La Tour du Jacquemard de Lambesc / Balade en Provence

Puis on accède à la terrasse. De-là on ne voit pas davantage la famille Jacquemard. Mais par contre la vue est superbe sur les alentours...

La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...
La vue de la terrasse...La vue de la terrasse...

La vue de la terrasse...

En levant le nez en l'air, on voit de plus près les gargouilles...situées juste en dessous du campanile. 

Les gargouillesLes gargouilles

Les gargouilles

Et puis, il nous faut redescendre...donc plonger dans l'escalier dans lequel on ne peut pas croiser. 

La Tour du Jacquemard de Lambesc / Balade en Provence

Voici pour terminer ce long article, un schéma expliquant le fonctionnement de l'horloge. Je ne sais plus du tout qui me l'a donné, car cela fait plus de 10 ans que je l'ai dans mes fichiers.

Je n'hésiterai pas à mentionner mes sources en cas de besoin...

Le fonctionnement de l'horloge

Le fonctionnement de l'horloge

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui.

Nous allons continuer nos balades en Provence, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

Le Jacquemard au cœur du village de Lambesc

Le Jacquemard au cœur du village de Lambesc

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16 avril 2019 2 16 /04 /avril /2019 05:27
Sur le Chemin du Camp d'Eyguières à Lambesc...

Sur le Chemin du Camp d'Eyguières à Lambesc...

Je vous avais parlé il y a deux ans déjà (le temps passe vite !) de la noria de Lambesc que j'avais découverte en me promenant sur une petite route de campagne, le Chemin du Camp d'Eyguières.

Elle s'appelle la noria Caméjean, du nom du quartier. 

Cette noria, qui atteste de la riche activité agricole passée du village et de la présence des nombreuses conserveries, aujourd'hui fermées, a été entièrement rénovée. 

J'en sais à présent un peu plus sur son histoire. Elle a été construite sous Napoléon III, en 1860 exactement, et servait bien entendu à irriguer les terres proches du village. Les champs les plus proches des habitations étaient réservées au maraîchage. 

 

Je vous rappelle que c'est un âne ou un mulet qui actionnait le mécanisme. 

Puis le canal du Verdon a été construit et les habitants n'ont plus eu à se soucier de l'irrigation de leurs cultures. 

 

Depuis mon ancien article, dont je vous remets le lien en bas de page, le puits a été entièrement curé et le mécanisme de la noria, démonté pièce par pièce...

 

Voilà la noria totalement sécurisée, le temps de la remise en état du mécanisme.

La noria en cours de rénovation (janvier 2018)
La noria en cours de rénovation (janvier 2018)
La noria en cours de rénovation (janvier 2018)

La noria en cours de rénovation (janvier 2018)

 

Voilà quelques nouvelles photos de la noria prises à l'automne dernier, donc quelques mois après. J'avais complètement oublié de vous les montrer ! 

Les godets ont été remplacés et l'ensemble du mécanisme remis en place.  

 

La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)
La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)
La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)

La noria et son mécanisme remis à neuf (automne 2018)

Les artisans...d'hier et d'aujourd'huiLes artisans...d'hier et d'aujourd'hui

Les artisans...d'hier et d'aujourd'hui

L'environnement de la noria est en cours d'aménagement.

Un mur de soutènement a été construit en février dernier et vient d'être terminé et, si j'ai bien compris le projet que j'ai pu voir sous forme de dessin, les promeneurs pourront bientôt s’asseoir sur un banc pour profiter du paysage et observer le mécanisme complet remis en route ! 

Je vous montrerai donc bientôt la fin des travaux, travaux qui je le rappelle ici, sont le fait d'une association locale qui a déjà montré son savoir-faire lors de la rénovation du Moulin de Bertoire que je vous avais fait visiter ICI

 

 

En attendant, je vous propose, pour ceux que ça intéresse, de revoir les photos de mon ancien article ! 

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9 novembre 2018 5 09 /11 /novembre /2018 06:27
La sculpture du monument aux morts sur la place des poilus, face à l'église
La sculpture du monument aux morts sur la place des poilus, face à l'église

La sculpture du monument aux morts sur la place des poilus, face à l'église

 

Restons encore un peu en Provence aujourd'hui !

Cela ne vous aura pas échappé que nous commémorons cette année, le centenaire de la signature de l'armistice qui a mis fin aux horreurs de la Grande Guerre.

 

Les journaux locaux se sont fait l'écho, dès le mois de mai dernier (ICI la Marseillaise par exemple), d'une décision municipale qui divise la population de la petite ville de Lambesc encore aujourd'hui. 

Les pauvres poilus lambescains qui ont laissé leur vie pendant la Première Guerre Mondiale voient leur monument déplacé...
 

La sculpture réalisée par Jean Merignargues représente un soldat mourant dans les bras d'une  femme. Elle a été mise en place en 1930, face à l'église du village, que j'ai visité pendant les Journées du Patrimoine (et que vous apercevez en arrière-plan sur mes deux premières photos). Elle se trouvait précédemment depuis 10 ans sur la place principale...en attendant que l'église soit rénovée suite au tremblement de terre de 1909, dont je vous (re)parlerai un jour. 

 

Le monument était installé jusqu'à présent sur la place qui porte symboliquement le nom de "Place des poilus". Certes, il était le plus souvent entouré de véhicules, garés malgré les interdictions, ce qui ne le mettait pas du tout en valeur. 

Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus
Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus
Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus

Quelques vues des maisons qui entourent la Place des Poilus

 

Le Pourquoi de ce changement...

Le monument gênerait, paraît-il, le déroulement des cérémonies à l'église et la circulation du centre...circulation soit dit en passant qui pourrait être facilement réglementée pour les riverains, l'accès aux trois commerces de la place et les besoins de l'église. 

Pourquoi ne pas rendre la place en partie piétonne le reste du temps : il y a trois parkings proches, et je pense que les riverains s'en trouveraient bien mieux, mais eux-même sont divisés car ils aiment aussi se garer devant chez eux, ce qui est compréhensible. 

 

La municipalité désire réhabiliter la place, ce qui part d'une bonne intention, mais hélas,  il semble que ce soit pour en faire encore un nouveau parking au lieu de la transformer en lieu de vie intergénérationnel...

Vue sur les trois commerces situés sur la place
Vue sur les trois commerces situés sur la place

Vue sur les trois commerces situés sur la place

 

Un peu d'histoire récente...

 

La première idée de la municipalité a été d'installer le monument à l'entrée du cimetière, très excentré par rapport au centre du village actuel. Sauf erreur de ma part, les habitants n'avaient pas été consultés. 

Heureusement un comité de défense du Monument aux Morts a vu le jour très rapidement. Tout cela a fait grand bruit et bien entendu la télévision locale et les réseaux sociaux se sont emparés de l'affaire.

 

Apparemment, tout cela a porté ses fruits puisque le monument est cette semaine, en cours d'installation derrière la mairie, sur la petite place du Parage. Cette place est à deux pas, je le précise de l'endroit où la statue se trouvait précédemment, car il y a juste un grand escalier à descendre à côté de l'église pour arriver sur cette place ! Nos deniers publics servent aussi à des choses inutiles, vous en doutiez ? 

 

Bref, au-delà de ses considérations pratiques et des problèmes soulevés partout en ville, ou au cœur des villages, par les nouvelles pratiques de nos concitoyens qui ne savent plus marcher à pied, je m'interroge sur le message qui est ainsi transmis par la municipalité aux nouvelles générations.

Déplacer un monument aux morts l'année du centenaire, pour laisser passer des voitures dans des ruelles étroites à voies uniques et sur des places qui pourraient être aménagées en superbes lieux de vie, me semble relever de la pure provocation. 

 

Nous vivons un drôle de monde, je trouve...

Des milliers de soldats sont morts pour sauvegarder la liberté de la France et la paix, et je ne parle pas des civils, de la souffrance des rescapés, ni des familles brisées...

Il n'a jamais été autant d'actualité de parler de la guerre aujourd'hui pour justement tenter de maintenir la paix dans le monde.

 

Comment obtenir des jeunes un quelconque intérêt si on respecte si peu nos morts ?!

 

Voici quelques détails photographiés sur la Place des poilus... lors de ma visite de l'église. Vous remarquerez au passage les mascarons sur la façade d'une des maisons...

Quelques vues de la place des Poilus...Quelques vues de la place des Poilus...
Quelques vues de la place des Poilus...Quelques vues de la place des Poilus...
Quelques vues de la place des Poilus...Quelques vues de la place des Poilus...

Quelques vues de la place des Poilus...

Voici la statue en cours d'installation sur la Place du Parage. Elle a été entièrement nettoyée pour ce déménagement.

Dommage que l'arbre qui a été planté récemment, la cache en partie. J'espère qu'ils enlèveront au moins les poubelles avant la cérémonie de dimanche...

La Place du Parage avec le monument en cours de déplacement...
La Place du Parage avec le monument en cours de déplacement...La Place du Parage avec le monument en cours de déplacement...

La Place du Parage avec le monument en cours de déplacement...

La statue remise à neuf

La statue remise à neuf

Et voici la place des Poilus sans les Poilus...telle qu'elle était cette semaine. On remarquera du coup, l'absence quasi totale de voitures ce qui agrandit considérablement l'espace...

La Place des Poilus sans les Poilus ! La Place des Poilus sans les Poilus !
La Place des Poilus sans les Poilus !

La Place des Poilus sans les Poilus !

Cet article est mon hommage à nos poilus et à nos ancêtres...

Ne les oublions pas !

 

Vous pouvez lire, celui de Véronique ci-dessous...

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20 octobre 2018 6 20 /10 /octobre /2018 05:25
Un joli costume steampunk pour le Festival de l'imaginaire (Lambesc 2018)

Un joli costume steampunk pour le Festival de l'imaginaire (Lambesc 2018)

 

Il y a deux jours je vous ai présenté le festival de l'imaginaire qui a lieu chaque année en octobre dans les villages du Pays d'Aix et en particulier à Lambesc. Il  fêtait cette année son 10ème anniversaire.

A côté du Salon du livre qui bien sûr est au cœur du festival, tout le week-end, les animations se sont succédées. Je n'ai pas pu assister à tout !

 

Toute la journée du samedi, la grande place du village était animée par la Compagnie FEUFOLIE et leurs "machines à rêves"...

Le public était nombreux  à venir profiter du spectacle ! 

L'ambiance était à la fête et à l'amusement...

 

N'oubliez pas d'agrandir mes photos et de les faire défiler en cliquant sur la première...

La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)
La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)
La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)
La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)

La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)

La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)
La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)

La Compagnie FEUFOLIE (Lambesc 2018)

Les machines à rêves vues de plus près (Compagnie FEUFOLIE) Lambesc 2018
Les machines à rêves vues de plus près (Compagnie FEUFOLIE) Lambesc 2018
Les machines à rêves vues de plus près (Compagnie FEUFOLIE) Lambesc 2018

Les machines à rêves vues de plus près (Compagnie FEUFOLIE) Lambesc 2018

 

Différents stands proposaient leurs services...

Il y avait tout d'abord "La Vouivre et l'Aiguille", un créateur de vêtements et de costumes d'inspiration historique parfait pour les amateurs de steampunk ou autres.

La vouivre et l'aiguille_créateur de vêtements (Lambesc 2018)La vouivre et l'aiguille_créateur de vêtements (Lambesc 2018)

La vouivre et l'aiguille_créateur de vêtements (Lambesc 2018)

 

Puis la boutique Devil in Love a attiré beaucoup de monde.

 

 

Devil in Love (Lambesc 2018)Devil in Love (Lambesc 2018)
Devil in Love (Lambesc 2018)Devil in Love (Lambesc 2018)

Devil in Love (Lambesc 2018)

 

Les jeunes ados sont restés scotchés devant le stand de jeux vidéos et jeux de rôles. 

Jeux de rôles...

Jeux de rôles...

 

De nombreux ateliers étaient proposés aux enfants et aux ados : atelier de création graphique avec Gilles Francescano ; Atelier de créations de robots avec Béatrice Campagnoli ; jeux de piste "la chasse aux fantômes" pour les moins de 12 ans organisé par Astiers Industries.

Astiers Industries (stand des fantômes_ animation enfants)
Astiers Industries (stand des fantômes_ animation enfants)
Astiers Industries (stand des fantômes_ animation enfants)

Astiers Industries (stand des fantômes_ animation enfants)

Astiers Industries (stand des animations)
Astiers Industries (stand des animations)

Astiers Industries (stand des animations)

 

D'autres ateliers attendaient les ados (et les adultes) : danse tribale (Triul Parcae), initiation aux jeux de rôles...

Mais il y avait aussi de la musique, des films et un concours de costumes...

 

Et "La nef des premiers Ohms" proposait son alambic poétique, son bistrot Vaporiste et sa Presse Steampunk...

Tout un programme !

 

La nef des premiers Ohms
La nef des premiers OhmsLa nef des premiers Ohms

La nef des premiers Ohms

 

Voilà donc un bref aperçu qui je l'espère vous donnera envie de visiter ce salon, l'année prochaine si vous habitez en Provence. 

N'oubliez pas de  suivre la page Facebook du Festival  pour ne rien manquer des informations. 

 

Ma dernière photo est partagée ici sans l'autorisation de la personne photographiée et bien sûr en cas de problème, je la retirerai sur simple demande de sa part...mais ce serait dommage car le costume est très réussi !

Un autre exemple de costume...

Un autre exemple de costume...

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18 octobre 2018 4 18 /10 /octobre /2018 05:18
Affiche 2018

Affiche 2018

 

Voilà 10 ans maintenant, que le village de Lambesc (et quelques autres villages du pays d'Aix) fêtent l'imaginaire durant le mois d'octobre. 

Il était vraiment temps que je vous parle de ce Festival, vu que j'y vais chaque année et que je n'en ai manqué qu'un seul, celui de 2017 ! 

 

Depuis quelques années, les organisateurs du Festival choisissent un thème. Cette année c'était : "Les mécaniques fantastiques".

La déco de la salle était donc en rapport !

 

La décoration lors du festival La décoration lors du festival
La décoration lors du festival La décoration lors du festival

La décoration lors du festival

 

Comme d'habitude, c'est l'occasion de rencontrer des auteurs, d'assister à des débats ou des conférences et d'acheter quelques livres à offrir ou à s'offrir avec la joie de les faire dédicacer...

Cette année les auteurs invités étaient Pierre Gaulon, Hervé Jubert, Gilles Francescano (qui travaille chaque année avec le collège), Philippe Auribeau, Cyril Carau, Cécile Duquenne, Victor Fleury, Nicolas Le Breton, Keith Massinisse, Lucie Pierrat-Pajot, Olivier Gay, Manon Fargetton, Elie Darco...

Je ne les ai pas tous vus, ni tous lus je vous rassure, mais chaque année, je tente de faire "plus ample connaissance" avec quelques-uns d'entre eux, en achetant un de leurs livres, ou en prenant le temps de dire un petit mot à ceux que je connais déjà. 

 

Pensez à activer le diaporama pour voir défiler toutes les affiches du festival depuis 1999 ! 

Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999
Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999

Toutes les Affiches du Festival de l'imaginaire depuis 1999

Du vendredi 23 au dimanche 25 octobre 2009 se déroulera la première édition du Salon de l'Imaginaire du Pays d'Aix, à Lambesc. Avis aux amateurs d'elfes, faunes, farfadets et autres extra-terrestres, en lignes et en images !

Ce nouvel événement permettra à un vaste public populaire de rencontrer des auteurs imaginatifs et de participer à des débats sur des sujets aussi passionnants et effrayants que les vampires, les trolls, les fées mais aussi les "autres mondes " qui nous attendent demain…
Cette nouvelle manifestation culturelle à destination du grand public et plus spécialement des jeunes (et moins jeunes) lecteurs de Fantasy, fantastique et SF est le fruit de la collaboration entre les communes de Lambesc, Rognes et la Mission Lecture Publique de la CPA (Direction de la Culture).

Extrait du premier communiqué en 2009

 

Voici donc, une petite récap de mes découvertes, grâce à ce salon depuis 10 ans et j'en oublie certainement à l'heure où j'écris cet article...

Je ne peux vous dire dans quel ordre exact j'ai découvert ces auteurs, ni en quelle année, certains dans le cadre de ma vie professionnelle, d'autres pas, mais je peux vous dire que je n'aurais peut-être pas eu l'occasion de les rencontrer si le festival n'avait pas existé !

Un grand MERCI aux organisateurs...

 

Jérôme Noirez était venu rencontrer une classe (en 2009 il me semble) pour son roman "Le chemin des ombres", écrit d'après une célèbre légende japonaise (6-5°). J'ai lu ensuite plusieurs de ses romans dont "Fleurs de dragon" que je vous ai présenté. J'ai lu aussi, "Le shôgun de l'ombre" ; "Féérie pour les ténèbres" ; "Le diapason des mots et des misères"...et "La dernière flèche"...entre autre !

 

Charlotte Bousquet, avait elle-aussi rencontré des élèves du collège pour son roman "La marque de la bête". Toujours avant d'avoir le blog, j'ai lu aussi "Arachnaé" et "Noire Lagune". 

 

Jean-Luc Bizien  était présent sur le Salon cette année encore mais je l'ai connu suite à la publication de "La chambre mortuaire" et de "La main de gloire"...Tous deux parus en 10/18 dans la collection "Grands détectives". 

 

Jeanne A-Debats n'a pas pu venir sur le salon alors qu'elle était invitée, mais j'ai découvert ses romans d'ado..."Eden en sursis" et "La ballade de Trash".

 

Emmanuelle et Benoît de Saint-Chamas ont présenté leur trilogie "Strom tome 1 : le collectionneur" ; "Strom tome 2 : Les portails d'outre-temps" et "Strom tome 3 : la 37ème prophétie". Une série parfaite pour les collégiens et qui se passe entre l'Egypte et le Louvre...

 

Cécile Duquenne m'a fait entrer dans l'univers steampunk en toute simplicité avec sa série, "les Foulards rouges" dans laquelle on nage en plein western... J'ai lu aussi un de ses premiers romans,  "Entrechats"...entre autres. Vous pouvez la retrouver sur Facebook ici. Je vous parlerai très bientôt de sa série jeunesse Penny Cambriole.

 

Cécile Duquenne et Penny Cambriole qui se cache (Lambesc 2018)

Cécile Duquenne et Penny Cambriole qui se cache (Lambesc 2018)

 

De Pierre Gaulon, j'ai lu entre autre, "La mort en rouge"

 

Gilles Francescano, illustrateur qui a réalisé quelques-unes des superbes affiches du Festival, a illustré divers albums et romans dont un superbe conte, "Le Chant du troll" de Pierre Bottero. 

 

J'ai découvert Erik L'homme avec "Des pas dans  la neige" et la série qu'il a écrite avec Pierre Bottero également pour les ados "A comme Association" 

 

Manon Fargetton, je vous en ai parlé cet été avec "Quand vient la vague". C'est une jeune femme pétillante qui écrit des romans poignants, sensibles et réalistes. Je vous en reparlerai c'est certain, car je compte bien la suivre elle-aussi. Voilà le lien vers sa page Facebook. 

 

Manon Fargetton et Jean-Luc Bizien (Lambesc 2018)

Manon Fargetton et Jean-Luc Bizien (Lambesc 2018)

 

Et puis cette année j'ai découvert Elie Darco, Cyril Carrau (ci-dessous en photo), Olivier Gay, Nicolas Le Breton, Olivier Gechter, Victor Fleury dont je n'ai encore rien lu mais qui sont en haut de ma longue liste...

Elie Darco et Cyril Carau, un couple exceptionnel et adorable !
Elie Darco et Cyril Carau, un couple exceptionnel et adorable !

Elie Darco et Cyril Carau, un couple exceptionnel et adorable !

 

En 2015, je suis entrée dans l'univers steampunk, grâce au festival et à quelques auteurs présents. C'est à cette date-là je crois, qu'un tournant décisif a été pris par le festival, attirant de plus en plus de monde sur le village, venant de tout le département.  

 

De gauche à droite sur la photo générale ci-dessous...

Jérôme Vincent, animateur de la conférence "Do you speak steampunk ?" 

Nicolas Le Breton (désolée pour le contre-jour si vous voyez cette photo !), Olivier Gechter, Victor Fleury et Cécile Duquenne. 

 

Do you speak speampunk ?Do you speak speampunk ?
Do you speak speampunk ?Do you speak speampunk ?

Do you speak speampunk ?

 

La librairie de Provence bien connue des Aixois, était présente sur le salon ainsi que de sympathiques éditeurs, comme par exemple Les Netscripteurs, Sans Détour, Sombres Rets et ActuSF...

 

 

Les Netscripteurs, Jérôme Vincent (éditions actusf) et quelques livres qui attendent leurs lecteurs...Les Netscripteurs, Jérôme Vincent (éditions actusf) et quelques livres qui attendent leurs lecteurs...
Les Netscripteurs, Jérôme Vincent (éditions actusf) et quelques livres qui attendent leurs lecteurs...

Les Netscripteurs, Jérôme Vincent (éditions actusf) et quelques livres qui attendent leurs lecteurs...

 

A très bientôt, car il me reste à vous montrer une partie des animations qui entouraient ce salon, enfin comme d'habitude...

Si vous le voulez bien ! 

Le public attendant les dédicaces...

Le public attendant les dédicaces...

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27 septembre 2018 4 27 /09 /septembre /2018 05:29
L'intérieur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Lambesc

L'intérieur de l'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Lambesc

Autres vues de l'intérieur de l'église
Autres vues de l'intérieur de l'église

Autres vues de l'intérieur de l'église

 

Lors des Journées du Patrimoine, j'ai donc visité l'Église Notre-Dame-de-l'Assomption de Lambesc, et je vous propose aujourd'hui d'entrer à l'intérieur de cet imposant édifice. Je l'avais déjà visité en détails mais il y a plus de 20 ans !

Des travaux de rénovation sont en cours...

L'intérieur doit être rénové, en particulier les murs qui ont perdu leur couleur d'origine, mais aussi  l'orgue à trois claviers, construit par Joseph Isnard en 1789 et certaines œuvres d'art. 

L'orgue se trouvait donc caché par un échafaudage, échafaudage qui masquait aussi au sol la mosaïque représentant les armes de la ville...

 

L'orgue en cours de démontage

L'orgue en cours de démontage

 

Dès l'entrée, on est surpris pas l'éclairage intense, rare dans une église. En effet, les vitraux mis en place en 1873, ont tous été détruits lors du tremblement de terre de 1909 et les ouvertures sont donc masquées par de simples vitrages.

De plus le dôme octogonal qui surmonte la croisée du transept, possède lui-aussi à la base une grande verrière formé de 8 panneaux. Les vitraux là-aussi ont été remplacés par des vitres. A l'origine, ils représentaient l'Assomption et les sept sacrements.

 

Les ouvertures sans vitraux...Les ouvertures sans vitraux...

Les ouvertures sans vitraux...

 

L'église comprend 10 chapelles latérales toutes décorées d'autels, de retables, de tableaux de grands artistes provençaux et de statues datant du XVIIe et XVIIIe siècle et classés au titre d'objets aux Monuments Historiques.

Je vous rassure : je ne vais pas vous dresser aujourd'hui l'inventaire précis de ces 10 chapelles, ce serait beaucoup trop long et je pourrai toujours y revenir une fois la rénovation terminée, pour vous les montrer en détails. 

 

Je vous laisse juste actionner le diaporama ci-dessous pour en découvrir quelques détails...

 

Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église
Une brève visite dans les chapelles de l'église

Une brève visite dans les chapelles de l'église


J'ai aimé les quatre statues presque à taille humaine, classées au Monuments historiques et représentant les quatre évangélistes. Elles sont simples mais imposantes je trouve. 

Dans la chapelle Notre-dame-de Lourdes, se trouvent la statue de Saint Matthieu et de l'ange, et celle de Saint Jean et de l'aigle...

Puis en face, dans la chapelle du Sacré-Coeur, vous reconnaîtrez la statue de Saint -Marc et le lion et de Saint-Luc et le taureau. 

Les quatre évangélistes
Les quatre évangélistes
Les quatre évangélistes
Les quatre évangélistes

Les quatre évangélistes

 

J'ai particulièrement aimé aussi la statue de Saint-Anne dans la Chapelle de la Visitation...

Je trouve toujours émouvante ces figures féminines qui dégagent une grande douceur.

 

Saint-Anne
Saint-Anne

Saint-Anne

 

Le chœur est très particulier.

Je n'aime pas particulièrement ce style mais je ne peux que reconnaître et admirer le travail de l'artiste. 

Dans le choeur se trouvent donc, classés depuis 1875, le maître-autel à baldaquin, érigé en 1828 et oeuvre de Bastiani Pezzeti, le retable et le dais de l'autel, dont les colonnes sont en porphyre, une roche volcanique rouge foncé contenant des cristaux de feldspath.

Le Maître-autel à baldaquin avec ses colonnes en porphyre
Le Maître-autel à baldaquin avec ses colonnes en porphyre
Le Maître-autel à baldaquin avec ses colonnes en porphyre
Le Maître-autel à baldaquin avec ses colonnes en porphyre

Le Maître-autel à baldaquin avec ses colonnes en porphyre

 

Nous avons eu également le privilège lors de la visite, d'entrer dans la sacristie et de découvrir d'autres vestiges dont Saint-Eldrad qui reprendra sa place dans l'église une fois la rénovation terminée. J'aurais l'occasion de vous reparler de lui un jour, car il a une grande importance dans l'histoire du village.

Saint Eldrad

Saint Eldrad

 

Et pour terminer la visite, nous avons également pu pénétrer dans la tour de l'ancien château, sur laquelle, je le rappelle a été érigé le clocher. J'aurais adoré y grimper mais ce que nous avons vu est tout autant impressionnant, puisque nous nous sommes retrouvés dans une petite chapelle privée...

La petite chapelle privée
La petite chapelle privéeLa petite chapelle privée
La petite chapelle privéeLa petite chapelle privée

La petite chapelle privée

 

Là dans cette adorable et paisible petite chapelle, se trouve un magnifique et émouvant christ en bois d'olivier, de taille humaine. Il est merveilleusement bien conservé.

Il se trouvait au début du XXe siècle sur une croix en bois, à l'extérieur de l'église en haut du calvaire exactement_ pour ceux qui connaissent le village. Nos ancêtres ont eu l'intelligence de le remplacer pour le mettre à l'abri des intempéries, reconnaissant ainsi le caractère exceptionnel de cette oeuvre...

 

Le christ en bois d'olivier
Le christ en bois d'olivier

Le christ en bois d'olivier

 

Ainsi se termine notre visite du jour...

Nous terminerons la semaine en douceur(s) et la semaine prochaine nous retournerons en Haute-Loire, enfin, si vous le voulez bien...

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22 septembre 2018 6 22 /09 /septembre /2018 05:24
Gospel Train en concert à la chapelle Saint-Roch / Balade à Lambesc

 

Le weekend dernier, lors des Journées du Patrimoine, j'ai donc visité la petite chapelle Saint-Roch de Lambesc que je vous ai montré ICI

En fait, la chapelle était occupée par une exposition en hommage à Martin Luther King, pour le cinquantenaire de son assassinat. Voilà pourquoi j'ai voulu y retourner car je la connaissais déjà.

Une fabuleuse façon de revoir la vie de ce grand homme défiler sous nos yeux, année après année, de la naissance de son mouvement jusqu'à son décès, le 4 avril 1968. 

Photo empruntée sur le site de l'Eglise Réformée Evangélique du village

Photo empruntée sur le site de l'Eglise Réformée Evangélique du village

Je rêve que mes quatre petits-enfants vivront un jour dans une nation où ils ne seront pas jugés sur la couleur de leur peau, mais sur la valeur de leur caractère. Je fais aujourd’hui un rêve !

 

L'exposition qui s'appelait "J'ai fait un rêve" était simple, claire et très bien réalisée. 

Elle expliquait avec beaucoup de photos, des citations et peu de texte, le long parcours accompli par ce pasteur qui a mené toute sa vie un combat non-violent pour les droits de l'homme. 

Elle mettait en valeur le rôle de quelques personnages-clés, comme Rosa Parks par exemple, dans la lutte des droits pour l'égalité. 

 

Quelques panneaux et citationsQuelques panneaux et citations
Quelques panneaux et citations
Quelques panneaux et citationsQuelques panneaux et citations

Quelques panneaux et citations

Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes que tous les hommes sont créés égaux...

 

Il est bon de rappeler que MLK n'a pas toujours été le héros que l'Amérique commémore aujourd'hui, et la France si rarement (une importante exposition a cependant eu lieu en début d'année à la Médiathèque de Lyon).

Les positions de ce pasteur non-violent, étaient très controversées, et l'Amérique divisée non seulement par les luttes pour les droits civiques mais aussi par la guerre du Vietnam. 

 

Martin Luther King a été figé dans l'histoire par son fabuleux discours prononcé le 28 août 1963 devant 250 000 personnes, sur les marches du Lincoln Mémorial, lors de la marche sur Washington pour l'emploi et la liberté, en soutien au Président Kennedy.  

 

Il est devenu une des figures emblématiques de la lutte contre la discrimination raciale. Son rêve était de voir les noirs et les blancs, réunis dans une Amérique fraternelle... 

 

Ne cherchons pas à satisfaire notre soif de liberté en buvant à la coupe de l’amertume et de la haine. Nous devons toujours mener notre lutte sur les hauts plateaux de la dignité et de la discipline. Nous ne devons pas laisser nos revendications créatrices dégénérer en violence physique. Sans cesse, nous devons nous élever jusqu’aux hauteurs majestueuses où la force de l’âme s’unit à la force physique...

Gospel Train en concert à la chapelle Saint-Roch / Balade à Lambesc

 

Un concert de gospel clôturait la visite.

Le groupe Gospel Train, fondé en 1995 par le Pasteur Pierre Alméras, a profondément ému les nombreuses personnes présentes dans la petite chapelle, et ceux qui n'avaient pas trouvé de place à l'intérieur...et qui se sont installés sur le parvis.

 

Le concert qui avait pour thème "J'ai fait un rêve..." a été une merveilleuse plongée dans les racines du Gospel et du Negro Spiritual. Il débutait par "We shall overcome" a capella...

 

Photos avant et durant le concertPhotos avant et durant le concert
Photos avant et durant le concertPhotos avant et durant le concert

Photos avant et durant le concert

 

Ce groupe gardois qui fait des tournées dans toute la France et à l'étranger (Belgique, Italie, Allemagne, Maroc...) mérite d'être connu.

C'est seulement avec leurs quatre voix et une guitare que le groupe a fait découvrir au public tous les styles de gospel mais aussi l'histoire de l'esclavage, du racisme contre les noirs, et le combat de ces femmes et de ses hommes courageux, qui ont été aidés par leur foi. 

Les chants étaient interrompus par des extraits du discours de MLK, "I have a dream". 

 

Un grand moment de partage, de joie, d'émotion et d'espoir qui a réuni croyants et non-croyants autour de leurs magnifiques voix.

Pour ne pas oublier que le combat de MLK est toujours d'actualité et que l'égalité des droits n'est pas acquise, 50 ans après qu'il ait été assassiné, lui qui, comme je l'ai dit plus haut,  prônait la non-violence dans toutes ses actions. 

 

La page Facebook du groupe Gospel Train est ICI. Et leur site avec leurs différents spectacles et les détails de leur tournée se trouve ICI

 

Et pour terminer en beauté ce dernier jour de l'été (et oui dans la nuit nous passons en automne) je vous propose de les écouter sur youtube...

 

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7 janvier 2018 7 07 /01 /janvier /2018 06:40
Quelques jours avant noël en Provence...le soleil était bien là malgré quelques nuages !

Quelques jours avant noël en Provence...le soleil était bien là malgré quelques nuages !

 

Avec mon groupe de rando-détente, nous sommes allées quelques jours avant noël, nous promener du côté du petit village de Lambesc (dans les Bouches-du-Rhône).

Dans la campagne environnante, de petites routes et chemins tranquilles permettent de faire de courtes balades au soleil et de profiter du calme et des paysages...

 

Au détour d'un petit hameau proche de la Font d'Arles où je vous ai déjà emmené promener, nous avons fait de jolies rencontres...

 

Ici, on aime aussi les petits oiseaux...

Ici, on aime aussi les petits oiseaux...


Je ne connais pas la race de ces chevaux mais leur crinière très longue, qui cache leurs yeux, leur donne un air particulièrement doux et placide. Leur queue atteint presque le sol et leurs pattes sont larges et robustes. Je suis sûre que certains d'entre vous pourront m'en dire davantage sur eux !

Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...
Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...
Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...

Voici des chevaux qui aiment faire connaissance avec des inconnus...

 

Un d'entre eux avait une belle moustache, au printemps dernier, mais il ne l'avait plus en décembre...

Celui qui a une belle barbichette est particulièrement curieux...Celui qui a une belle barbichette est particulièrement curieux...
Celui qui a une belle barbichette est particulièrement curieux...Celui qui a une belle barbichette est particulièrement curieux...

Celui qui a une belle barbichette est particulièrement curieux...

 

En tous les cas, tous aiment les caresses et ne manquent pas d'idées pour qu'on reste auprès d'eux...

Deux d'entre eux en effet, s'amusaient à jeter le foin de l'autre côté de la clôture et ne se lassaient pas de nous voir le remettre dans l'enclos...

Peut-être pour jouer, tout simplement ?

En tous les cas, je n'avais jamais vu des chevaux faire ça...et pour finir, ils en avaient partout dans leur belle crinière ! 

Petite remarque : mes photos sont un mélange de photos prises au printemps dernier et en décembre...car chaque fois que je passe par là, je ne peux pas m'empêcher d'aller les caresser. 

 

Et voici les deux coquins qui aiment jouer avec le foin ! Et voici les deux coquins qui aiment jouer avec le foin !
Et voici les deux coquins qui aiment jouer avec le foin !

Et voici les deux coquins qui aiment jouer avec le foin !

 

Pour ceux qui aiment particulièrement les chevaux, je vous remets les liens vers deux courts articles écrits après deux de mes balades familiales, une dans la Drôme et l'autre en Haute-Loire...

 

Bon dimanche à tous ! 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:10
Le bassin au mois de mai

Le bassin au mois de mai

 

En me promenant près du Château de Saint-Suffren, j'ai découvert un joli petit bassin que je n'avais jamais vu auparavant, bien caché derrière des cannes de Provence, et en plein milieu d'un champ cultivé. 

 

Il est situé comme celui que je vous avais montré l'année dernière, au bord de la Concernade, un petit ruisseau typiquement provençal qui coule en permanence, même en été.

Celui que je vous montre aujourd'hui est plus petit.

Il s'agit d'un bassin de récupération des eaux d'une source captée, qui est encore active aujourd'hui, ce qui est assez rare dans la région.

 

C'est un lieu où je promène plutôt en été car il y fait toujours frais et qu'il y a toujours de l'air.  Durant les vacances d'hiver,  les cannes de Provence étant desséchées, j'ai vu briller de l'eau à travers et j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas d'un simple ruisseau d'arrosage comme je le pensais...

Comme quoi j'arrive encore à faire des découvertes, même pas très loin de chez moi ! 

 

Voilà à quoi ressemblait ce bassin, à la fin du mois de février dernier...

 

Le bassin en hiverLe bassin en hiver
Le bassin en hiver

Le bassin en hiver

 

Je m'étais donc promis de venir le voir de plus près dès les beaux jours, une fois le bassin revêtu de ses habits de printemps...

Le bassin au mois de mai
Le bassin au mois de maiLe bassin au mois de mai
Le bassin au mois de mai

Le bassin au mois de mai

 

Et quelle surprise en m'approchant de découvrir des nénuphars en fleurs : il y en a une toute petite surface, mais les nénuphars ne manqueront pas à mon avis d'envahir rapidement tout le bassin, enfin je l'espère car je ne sais pas si les paysans du coin les laisseront pousser...

Les nénuphars en fleursLes nénuphars en fleurs
Les nénuphars en fleurs

Les nénuphars en fleurs

 

C'est l'occasion pour moi de mettre à l'honneur un blog ami que vous connaissez déjà pour certains d'entre vous. C'est celui de Brigitte (Ecureuil bleu). Elle aussi nous a montré des nénuphars cette semaine mais comme elle a les mains vertes, comme on le dit chez moi, c'est dans son jardin qu'elle les voit fleurir...

 

 

Ceux qui sont sur eklablog peuvent la visiter sur son second blog ICI. 

Je vous invite non seulement à aller voir son blog,  mais aussi à vous inscrire, pour ceux qui sont sur overblog, dans la communauté qu'elle gère "Embellissons-nous la vie". 

Pour info vous devez savoir, qu'elle en gère deux autres que je vous laisse découvrir...et qui peut-être vous correspondront davantage.

Vous n'avez donc que l'embarras du choix !

 

 

Cet article est ma participation à #photodimanche de Magda...qui, au mois de mai, propose un thème libre...

 

"Au mois de mai, fais ce qu'il te plaît"

et aujourd'hui c'est ce que je fais...

 

Excellent dimanche à toutes et à tous !

 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:13

 

Je vous ai parlé récemment du Canal de Marseille au bord duquel je me promène souvent. 

Sur un des tronçons de ce canal, se trouve un pont Eiffel sur lequel passait une voie ferrée, vestige de l'ancienne ligne de chemin de fer Salon-de-Provence / La Calade. C'est un témoignage de l'activité passée qui fait maintenant partie du petit patrimoine de la région.

 

A-t-il été réellement construit par l'homme célèbre ou bien est-ce parce qu'il utilise sa technique qu'il est nommé ainsi. Je ne pourrai vous donner de réponse précise...

Inaugurée en 1903, la ligne était utilisée aussi bien par les voyageurs que pour les marchandises. 

 

Le pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel

Le pont Eiffel

 

Quelques photos vues de près, montrent la technique d'assemblage utilisée...

Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...

Une belle construction métallique...

 

Voilà aussi pour ceux qui n'ont pas le vertige, une vue imprenable du haut du pont Eiffel.

On voit bien que les rails ont été démontés...

Les rails ont été enlevés...
Les rails ont été enlevés...

Les rails ont été enlevés...

 

Pour vous faire une idée de l'environnement, nous terminerons par cette photo ancienne du pont, avec à droite une vue dégagée sur le Château de Bidaine dont je vous ai déjà parlé également sur le blog.

Il n'y avait pas beaucoup de végétation alentour, à l'époque où la voie ferrée était encore utilisée...

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

 

La gare du village est devenue aujourd'hui un restaurant de bord de route...

Elle avait été construite en 1903. Puis pendant la guerre, elle a été totalement rasée suite à un bombardement des alliés, visant à détruire un train de munitions allemands, stationné en gare.

Elle sera ensuite reconstruite et la ligne continuera à être utilisée jusqu'en 1954, date à laquelle les rails ont peu à peu été récupérés et les gares, vendues à des particuliers.

 

L'ancienne gare du village

L'ancienne gare du village

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:23
Le canal de Marseille (suite) et l'aqueduc de Lambesc (Balade dans le 13)

 

Je vous ai déjà emmené cette semaine, au bord du canal de Marseille dont je vous ai raconté l'histoire.

Si nous poursuivons la balade, le canal est toujours aussi agréable...de temps en temps une petite route ou un chemin permettent de passer de l'autre côté et de marcher sur l'autre rive.

Notre route croise ainsi, un joli petit pont sur lequel il est recommandé de passer uniquement si vous n'avez pas le vertige...

Un petit pont sans parapet
Un petit pont sans parapetUn petit pont sans parapet

Un petit pont sans parapet

 

La campagne et la garrigue alentour nous offrent quelques découvertes...surprenantes pour au moins une d'entre elles. 

Les alentours du canal
Les alentours du canalLes alentours du canal
Les alentours du canal

Les alentours du canal

 

Puis, comme je vous l'ai déjà dit, le canal passe sous la colline pour ressortir un peu plus loin au milieu des pins...

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels
La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnelsLa sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

 

Il serpente ensuite tranquillement au milieu de la garrigue, à cet endroit loin des maisons. Rive droite ou rive gauche, vous avez le choix ! Les chemins sont larges et moins sauvages qu'à d'autres endroits mais la balade est le plus souvent ombragée et donc fraîche en été.

Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...

Il serpente dans la colline...

 

Le canal est aménagé tout le long : quelques ponts utilitaires et pas forcément esthétiques, des échelles par ci-par là...

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu
Quelques éléments utiles à la sécurité du lieuQuelques éléments utiles à la sécurité du lieu

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu

 

Et pour franchir un vallon rocheux, un petit aqueduc_qui n'a pas de nom_ a été construit. Nous ne pouvons pas grimper dessus car les deux chemins de bordure sont fermés par des portails et des barrières mais nous avons pu tout de même l'explorer d'assez près.

 

L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près

L'aqueduc vu de près

 

Un jour prochain, je vous emmènerai peut-être de l'autre côté...

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:30
Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

 

Je vous ai déjà expliqué que le mot château, en Provence, était celui que l'on donnait aux belles bâtisses. Celle-ci n'échappe pas à la règle et ce château est souvent appelé le Pavillon de Bidaine. Il a donné son nom à la petite route du même nom que les promeneurs dont je fais partie, sont nombreux à fréquenter...

Ce domaine ne peut donc pas passer inaperçu ! 

Il s'agit encore une fois d'un domaine privé qui ne se visite pas aussi, par respect pour la tranquillité de ses habitants, je ne vous montrerai que quelques photos.

C'est donc une visite très courte que je vous propose aujourd'hui...mais non moins importante car ce grand pavillon, daté du XVIIème siècle, fait partie du patrimoine classé de la Région. Pourtant je n'ai rien trouvé sur son histoire, à mon grand regret. 

 

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

 

Les jardins à la française, qui sont également protégés depuis 1949, se laissent entrevoir à travers le portail ainsi que le verger en contrebas de la propriété. 
 

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949
Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

 

Quelquefois nous y faisons même quelques rencontres magnifiques...comme celle-ci faite au printemps dernier alors que je me promenais avec mes amies. 

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !
Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

 

Ou bien c'est la nature alentour qui nous ravit et nous offre ses premières fleurs pour notre plus grand plaisir...

 

 

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

 

Et pour finir la balade, voilà une photo ancienne du domaine...

Le domaine de Bidaine à Lambesc

Le domaine de Bidaine à Lambesc

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

Bien que le tracé de la balade soit disponible à l'office de tourisme, il faut savoir que vous entrez dans une propriété privée. Vous êtes donc invités à respecter les lieux pour que les propriétaires nous permettent à tous, encore longtemps, de découvrir cet endroit charmant.

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:35
L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Voilà encore un petit patrimoine bien connu des promeneurs qui se régalent à marcher sur les chemins de Provence.

Il est le plus récent des oratoires du village et on le considère comme le treizième car il ne fait pas partie des douze oratoires anciens de la commune...

En effet, il a été édifié en 1986 près du Foyer de Charité de Sufferchoix, en pleine campagne, un lieu propice aux croyants pour venir y faire des retraites, assister à des conférences ou des cycles d'études...mais aussi aux non-croyants car la garrigue et les forêts alentours offrent de nombreux chemins de balades aux promeneurs et sont ouverts à tous dans la mesure où l'on respecte le calme du lieu.

Je vous en reparlerai...si je trouve des éléments sur son histoire. 

 

Le Foyer de Sufferchoix

Le Foyer de Sufferchoix

 

Aujourd'hui, je vous montre donc cet oratoire moderne, dédié à la Vierge Marie et situé à l'entrée du foyer quand on arrive tout simplement par la route, enfin je devrai dire par le chemin de terre...et que l'on a franchi le pont qui passe au-dessus du TGV.

 

 

Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc

Le treizième oratoire de Lambesc

 

Juste en face de l'oratoire, de l'autre côté de la petite route se trouve un ancien puits dont l'eau alimente toujours le foyer...L'auge a dû être levée pour pouvoir installer la pompe. 

 

Le puits
Le puitsLe puits

Le puits

 

Juste à côté du puits, un banc et une petite table attendent le promeneur qui peut s'y installer un instant...

L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Et par-ci par-là, quelques vestiges du temps passé...ici les rouleaux qui servaient à dépiquer le grain sur l'aire de battage, nous rappellent que ces zones de campagne étaient habitées par des fermiers qui cultivaient la terre alentour.

Les rouleaux à dépiquer le grainLes rouleaux à dépiquer le grain

Les rouleaux à dépiquer le grain

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5 décembre 2016 1 05 /12 /décembre /2016 07:10
Oratoire de Saint-Suffren

Oratoire de Saint-Suffren

 

A la croisée des chemins entre les petits villages de Rognes, Saint-Cannat et Lambesc existe un joli domaine que l'on peut atteindre à pied, à vélo ou en voiture (et même maintenant par la voie des airs)...c'est le domaine de Saint-Suffren. 

Ce nom de Saint-Suffren se retrouve fréquemment dans la région.

Je me trompe sans nul doute, n'ayant rien trouvé ou si peu sur l'origine de ce nom...Mais il a sans doute un rapport étroit avec Pierre-André de Suffren, deuxième fils de Paul de Suffren, appelé aussi le Bailli de Suffren, né dans la commune voisine de Saint-Cannat où d'ailleurs nous trouvons sa statue en plein coeur du village. Je vous raconterai son histoire un de ces jours d'hiver...

 

En venant de Lambesc, sur la route de Rognes, juste avant le pont il faut prendre la petite route qui borde la rivière Concernade et marcher jusqu'au domaine de Saint-Suffren.

Quel que soit le chemin emprunté, on arrive à cette belle demeure, que je vous laisse admirer. Récemment, de nombreux arbres du parc ont été coupés ce qui permet d'ensoleiller davantage la maison et le jardin...

 

Le château de Saint-Suffren
Le château de Saint-SuffrenLe château de Saint-Suffren
Le château de Saint-SuffrenLe château de Saint-SuffrenLe château de Saint-Suffren
Le château de Saint-SuffrenLe château de Saint-Suffren

Le château de Saint-Suffren

 

En poursuivant le chemin vers Saint-Cannat, juste avant le petit aérodrome qui est apparu sur les lieux depuis peu, on trouve au milieu des bois, l'oratoire de Saint-Suffren qui date de 1825. 

Il fait partie du petit patrimoine de Lambesc et des douze oratoires de la commune dont certains sont en cours de rénovation et d'autres classés au Monuments historiques. Je vous en montrerai d'autres à l'occasion de mes promenades hivernales car ils sont tous dispersés sur la commune.

Ces édifices servaient de lieux de prières. Ils étaient construits sur des chemins de pèlerinage, ou bien à des carrefours importants...

Dans leur niche, se trouvait toujours la statue d'un personnage, statue disparue ici et astucieusement remplacée par la création d'un enfant, habitant sans doute, le petit hameau proche.

Accolé à l'oratoire de Saint-Suffren, on trouve un tombeau. 

 

L'oratoire de Saint-Suffren
L'oratoire de Saint-SuffrenL'oratoire de Saint-Suffren
L'oratoire de Saint-SuffrenL'oratoire de Saint-Suffren
L'oratoire de Saint-SuffrenL'oratoire de Saint-Suffren

L'oratoire de Saint-Suffren

 

Enfin à proximité de la bâtisse, se trouve le bassin de Saint-Suffren (c'est moi qui le surnomme ainsi) dont je vous ai parlé au mois de mai dernier sur ce blog.

Vous pouvez l'admirer en cliquant sur le lien ci-dessous. Il a été vraisemblablement transformé durant l'été dernier de canicule, en bassin d'agrément et a servi à la baignade. Du blé ayant été semé tout autour, je n'ai pas pu y accéder lors de ma dernière visite, pour vous montrer son récent aménagement, mais je le ferai un jour, c'est promis ! 

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2 décembre 2016 5 02 /12 /décembre /2016 07:10
Le monument en mémoire du Maquis de Saint-Anne

Le monument en mémoire du Maquis de Saint-Anne

Ils sont morts pour nos libertés, sachons nous souvenir et soyons dignes de leur sacrifice.

 

Je ne pouvais pas terminer la visite du plateau de Manivert, que nous avons commencé la semaine dernière et sur lequel se trouve  la Chapelle Saint-Anne de Goiron et la grotte fortifiée de la Baume sans vous parler de l'histoire plus récente de cet endroit magnifique. 

Sur le plateau, se trouve en effet un monument particulier, témoignage bouleversant des événements de la Seconde Guerre Mondiale...c'est un monument aux morts pas comme les autres, qui ne ressemble pas à ceux que nous voyons au coeur de nos villages, enfin pas tout à fait. 

Il mesure 17 mètres de haut, se voit de loin de presque tous les villages de la  vallée et dès qu'on approche du plateau. 

Il a été érigé en mémoire à tous les Résistants des cantons alentours (Aix-en-Provence, Salon-de-Provence, Roquevaire) mais aussi pour tous les disparus de la région.

 

Le monument se voit dès qu'on accède à la petite route pour monter sur le plateau...

Le monument se voit dès qu'on accède à la petite route pour monter sur le plateau...

 

Façonné entièrement en pierre de Rognes, la pierre locale, 272 noms y ont été gravés sur des plaques. Chaque année une commémoration a lieu en juin, sur place, et de nombreuses personnes s'y déplacent par devoir de mémoire. 

 

Un peu d'histoire...

 

Sur ce plateau isolé de la vallée, un maquis s'était installé sur les hauteurs : le maquis de Saint-Anne. Les hommes qui s'étaient regroupés le 5 juin 1944, sous le mot d'ordre "Méfiez-vous du toréador" venaient de toutes les communes environnantes des deux côtés de la vallée et en particulier des villages de Rognes, de Lambesc, de La Roque-d'Anthéron, de Charleval.

Ces hommes se préparaient depuis des mois, se réunissant clandestinement dans des lieux tenus secrets.

350 hommes faisaient partis de ce maquis.

 

Le dimanche 11 juin, à l’entrée ouest de Lambesc, les Allemands tentent d’intercepter une voiture et une camionnette qui transportent des armes pour le maquis. Les maquisards répliquent et une sentinelle allemande est tuée. C'est le déclenchement des hostilités.

Dans l’après-midi, par représailles, un détachement allemand arrête vingt-cinq hommes dans le village. Heureusement, les vingt-cinq hommes sont relâchés dans la soirée.

 

Mais, dans la nuit du 11 au 12 juin, des centaines de soldats allemands investissent les villages alentour et bloquent les chemins d’accès à la chaîne des Côtes. Au matin du 12 juin 1944, des personnalités du village sont arrêtées et emprisonnées, leur maison pillée ou incendiée. 

Dans l'après-midi, le feu est mis dans les collines et les maquisards sont obligés de se replier, mais certains sont pris. 

 

Les arrestations continuent toute la journée dans les villages. Suite aux rumeurs de rafle qui avaient le plus souvent lieu la nuit, les hommes en âge de travailler se repliaient dans les collines la nuit et redescendaient dans leur village le jour.  Ce sont eux que les allemands arrêtent au fur et à mesure de leur repli. Et les exécutions commencent aussitôt...

Les troupes allemandes prennent finalement d'assaut le plateau de Manivert.

Heureusement, la plupart des hommes n'étaient pas là, certains s'étaient déjà regroupés plus bas, d'autres plus loin dans la vallée, mais il n'y avait pas que des maquisards parmi eux... 

 

Les allemands amèneront d'autres prisonniers de la région sur les lieux et ils seront exécutés eux-aussi en pleine campagne...

 

Une stèle se retrouve devant la chapelle Saint-Anne de Goiron...

 

La stèle située devant la Chapelle

La stèle située devant la Chapelle

 

De nombreuses petites plaques commémoratives, souvent encore fleuries aujourd'hui, sont dispersées sur le plateau, mais aussi, ici ou là, dans la campagne environnante et on les découvre en se promenant ce qui permet d'expliquer l'histoire aux enfants.

Des plaques commémorativesDes plaques commémoratives

Des plaques commémoratives

 

Si vous habitez la région et que vous vouliez en savoir plus sur ces événements...vous pouvez consulter le recueil ci-dessous ou le site consacré au maquis de Saint-Anne et monter  sur le plateau à l'occasion.

Le cadre est magnifique, calme et poétique et... chargé d'Histoire. Un lieu parfait pour se recueillir un instant en pensant à toutes ces vies brisées. 

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25 novembre 2016 5 25 /11 /novembre /2016 07:20
L'entrée grillagée de la grotte de la Baume

L'entrée grillagée de la grotte de la Baume

 

Je vous ai parlé mardi dernier de ma balade au-dessus du village de Lambesc et de la chapelle Sainte-Anne de Goiron.

Avant d'arriver à cette chapelle romane, en longeant la petite route, on tombe sur un autre groupe de bâtiments, dont un est classé aux monuments historiques depuis 1937,  la grotte de la Baume.

Je devrai dire les grottes de la Baume car l'habitation comprend plusieurs salles troglodytes qui ont servi d'abri aux résistants durant la seconde guerre mondiale (c'est un autre sujet que j'aborderai plus tard), mais aussi d'habitat, de grange ou d'abri pour les bêtes...

Ces grottes ont donné leur nom au site qui s'appelle le Quartier de la Baume. 

 

Un des bâtiments présente sur sa façade une porte, fermée depuis une dizaine d'année par une grille, ainsi que trois meurtrières.

 

Une des entrées de la grotte de la Baume
Une des entrées de la grotte de la Baume

Une des entrées de la grotte de la Baume

 

Cette construction, adossée au rocher a été restaurée en 2006, et sa toiture est presque trop parfaite aujourd'hui. Si un jour je tombe sur les diapositives que j'ai fait du lieu dans les années 80-90, j'essaierai de les scanner pour vous les montrer (mais pas d'impatience, ce n'est pas pour tout de suite !!).

 

En regardant à travers la grille on devine une première salle et puis par une ouverture, on accède à une autre salle plus profondément encastrée dans le rocher. 

La première salle n'est qu'en partie troglodyte puisqu'une partie visible est bâtie en pierre avec un mur qui dépasse un mètre d'épaisseur et une toiture recouverte de lauze. 

 

L'intérieur tel qu'il est visible à travers la grilleL'intérieur tel qu'il est visible à travers la grille

L'intérieur tel qu'il est visible à travers la grille

 

J'ai trouvé un plan de ces grottes sur une publication dont je vous ai mis le lien en fin d'article. Il permet d'avoir un aperçu complet de cette grotte dans laquelle on ne peut plus pénétrer aujourd'hui.

Le plan des grottes (lien en bas de mon article)

Le plan des grottes (lien en bas de mon article)

 

La Baume la plus vaste était accessible de l'extérieur mais est fermée aujourd'hui par une lourde porte qui a été doublée par un mur de parpaings par derrière.

La salle est entièrement troglodyte puisque l'ouverture de la porte est creusée à même le rocher comme vous pouvez le voir sur ma photo.

La porte de la Baume principale creusée dans la roche

La porte de la Baume principale creusée dans la roche

 

En s'approchant, une surprise nous attend !

On s'aperçoit si la lumière rasante le permet, que des têtes sculptées dans la pierre sont visibles de chaque côté de la porte. 

Les têtes sculptées
Les têtes sculptées

Les têtes sculptées

 

Les autres parties de cette fresque ont malheureusement été saccagées lors de la rénovation de la Chapelle Saint-Anne de Goiron, donc durant le XIXème siècle, une période où les collectionneurs n'hésitaient pas à venir vandaliser les oeuvres d'art, la roche a en effet été carrément sciée pour emporter les sculptures. 

 

Elles nous feraient presque peur ces sculptures si on les regardait avec la lampe de poche en pleine nuit, et d'après A.Bas, qui a étudié les lieux mais dont la publication datant de 2004 est introuvable, ces têtes seraient là pour nous dire "passe ton chemin" et seraient,  en quelque sorte, les gardiennes des lieux... 

 

Mais l'auteur de la publication dont je vous mets le lien en bas d'article, fait plutôt un rapprochement avec les gargouilles et les chimères que l'on retrouve sur nos cathédrales au XIIIe et au XIVe siècle.

A l'époque, il fallait absolument éloigner le Malin de nos églises et c'était le but de nos gargouilles qui ornaient les extrémités des canaux d'écoulement. Quant aux chimères, ces statues effrayantes aux visages d'animaux fantastiques," elles étaient là pour se repaître des turpitudes de l’humanité".

 

Devant l'habitation troglodyte, une tour à un étage est l'unique vestige d'une construction extérieure datant de la fin du Moyen Âge (XVème siècle environ).

On pense donc qu'à cette époque la grotte de la Baume était une grotte fortifiée.

 

Faisons le tour de cette tour à un étage !
Faisons le tour de cette tour à un étage ! Faisons le tour de cette tour à un étage ! Faisons le tour de cette tour à un étage !

Faisons le tour de cette tour à un étage !

 

Par derrière cette tour et à côté, se trouvent des vestiges de murs, une voûte, des trous servant à accrocher des poutres et une citerne comblée (juste à droite de la vieille porte). 

 

Les vestiges de la construction
Les vestiges de la constructionLes vestiges de la construction
Les vestiges de la construction

Les vestiges de la construction

 

Au début du XXème siècle, la maison jouxtant la tour était encore habitée. Sans doute a-t-elle été détruite lors du grand tremblement de terre qui a ravagé la région et dont il faudra bien que je vous parle un jour...

Un peu plus loin, une centaine de mètres après la Baume, en longeant la barre calcaire, on trouve une citerne, protégée par une grille...

On voit bien les rigoles creusées à même la roche qui servaient à récolter l'eau de pluie et la drainaient jusqu'à la citerne.

Mais on ne sait pas d'où provenait l'eau récoltée, d'une toiture inexistante aujourd'hui ? de rigoles creusées plus haut dans la paroi et qui ont été détruites par l'effondrement de blocs ? Le mystère reste entier ! 

Le trop plein de l'eau de la citerne se déversait dans deux petits bassins que l'on aperçoit en partie au bord de la route.  

L'ensemble serait daté du XIème siècle, cette citerne étant la seule possibilité pour les ermites habitant la chapelle, d'avoir une réserve d'eau sur ce plateau sec et éloigné de la vallée. 

 

La grande citerne
La grande citerneLa grande citerne

La grande citerne

 

En fait, le site regorgerait de citernes dont certaines sont comblées et je ne les ai pas toutes vues ce qui signifie que d'autres habitations existaient.

Certains disent que c'est lors du tracé de la petite route actuelle que les ruines des habitations auraient été recouvertes...

 

Pour en savoir plus...

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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 07:04
La Chapelle Saint-Anne de Goiron
La Chapelle Saint-Anne de Goiron

La Chapelle Saint-Anne de Goiron

 

Cette petite chapelle romane datée du XIème siècle est située entre les villages de Lambesc et de la Roque-d'Anthéron, sur le plateau de Manivert (479 mètres) qui lui-même fait partie de la Chaîne des Côtes. 

 

Elle a été sans aucun doute construite par des ermites qui résidaient au départ sur le lieu-dit, appelé Silvacane, près de l'actuel village de La Roque-d'Anthéron. Ils construisirent ensuite sur ce lieu, une abbaye, l'Abbaye de Silvacane qui fait partie des "trois soeurs provençales" c'est-à-dire des trois grandes abbayes cisterciennes de la région.

 

La chapelle Saint-Anne de Goiron dont je vais vous parler aujourd'hui est classée aux monuments historiques.

Plusieurs chemins d'accès sont possibles à partir du village de Lambesc, pour atteindre cette jolie chapelle.

- On peut partir directement du village et prendre la route face à la mairie qui conduit au camp d'Eyguières, passe devant la superbe noria dont je vous ai parlé récemment et monte jusqu'au hameau de la Couelle, où il faudra rejoindre le chemin fléché qui monte jusqu'à la vigie située sur le plateau.

- Ou bien on peut partir directement du bord de la route (D67a), du parking situé après la Bastide blanche, où un chemin vous permet de rejoindre aussi la vigie.

 

Le large chemin qui monte vers la vigie

Le large chemin qui monte vers la vigie

 

- Ou bien encore, on peut se garer à plusieurs endroits directement sur le plateau comme par exemple, au col de Saint Anne et rejoindre la chapelle à pied par la petite route qui serpente au milieu des pins et des chênes.

Il y a même un petit parking juste à côté de la chapelle ce qui permet à tout le monde d'y accéder en voiture...mais moi j'aime y monter à pied et profiter du silence des sous-bois, de la variété des paysages et de la vue.

L'accès au parking en automne et en hiver
L'accès au parking en automne et en hiverL'accès au parking en automne et en hiver

L'accès au parking en automne et en hiver

 

En route, dans le sous-bois formé par des chênes et quelques pins, on trouve un ancien puits qui permet de se repérer.

Après le puits, la petite route grimpe d'un coup dans un dernier virage, sur le plateau de Manivert.

Vous êtes presque arrivés !

Le puits ancien qui sert de repère...En face, un grand parking ombragé sous les chênes !Le puits ancien qui sert de repère...En face, un grand parking ombragé sous les chênes !

Le puits ancien qui sert de repère...En face, un grand parking ombragé sous les chênes !

 

D'autres chemins de rando permettent de rejoindre cette jolie chapelle en partant de la Roque d'Anthéron...Mais ceux-là je ne les ai pas testé.

 

Le plateau de Manivert est un plateau calcaire qui présente des bords assez abrupts...où il y a une vingtaine d'années, des clubs d'escalade, venaient initier les jeunes enfants à la grimpette. Aujourd'hui, à cause de nombreux éboulements, le site est devenu trop dangereux et c'est interdit désormais d'escalader. 

Il faut dire que les rochers sont traversés de nombreuses failles dans lesquelles quelques arbres se sont souvent installés. Vous pouvez en avoir une idée sur le diaporama ci-dessous...

 

Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire
Les rochers du plateau calcaire

Les rochers du plateau calcaire

 

Avant d'arriver à la chapelle, le promeneur passe obligatoirement devant un habitat troglodyte...dont je vous parlerai très bientôt, la "grotte de la Baume" ainsi que quelques  grottes naturelles...

 

Quelques grottes naturelles dans la barre rocheuse
Quelques grottes naturelles dans la barre rocheuseQuelques grottes naturelles dans la barre rocheuse

Quelques grottes naturelles dans la barre rocheuse

 

Là-haut, en regardant vers l'est et le nord, le promeneur est entouré par la végétation et a une vue magnifique sur la vallée et, si le temps est clair, jusque sur le Luberon, la Montagne de Lure, Le Mont Ventoux et même les Alpes (lorsqu'elles sont enneigées)...

Le paysage...
Le paysage...Le paysage...
Le paysage...

Le paysage...

 

Nous arrivons à la chapelle...

La chapelle Saint-Anne de Goiron qui s'appelait à l'origine Sainte-Marie de Valbonnette a été construite directement avec les pierres du plateau. Elle est recouverte de lauzes (ou lauses). 

En forme de croix latine, elle possède un campanile mais pas de cloche. De larges contreforts soutiennent une voûte en berceau. Elle présente une nef unique et une abside en cul de four. 

 

Plan de la chapelle in Archeologie médiévale (CRAHM)

Plan de la chapelle in Archeologie médiévale (CRAHM)

 

Je vous laisse la découvrir...en photos ! 

Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...
Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...
Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...

Photos prises en février 2016 ou en novembre sous le soleil...

 

Quelques détails de son architecture extérieure...dont le porche d'entrée, les ouvertures, les corniches moulurées... 

 

Quelques détails architecturaux...Quelques détails architecturaux...
Quelques détails architecturaux...Quelques détails architecturaux...
Quelques détails architecturaux...Quelques détails architecturaux...
Quelques détails architecturaux...Quelques détails architecturaux...Quelques détails architecturaux...

Quelques détails architecturaux...

 

Malgré le fait qu'elle a été restaurée au XIXème siècle, l'intérieur est aujourd'hui fermé par une grille pour le protéger des vandales...On aperçoit encore quelques fresques murales.
 

 

Vue de l'intérieur
Vue de l'intérieurVue de l'intérieur

Vue de l'intérieur

 

Cette petite chapelle était un lieu de pèlerinage important puisque les habitants de la région venait y implorer la pluie auprès de la sainte. 

 

A côté de la chapelle, de nombreuses tombes creusées directement dans la roche sont plus ou moins emplies de terre et de feuilles et dateraient du Moyen Âge...

Les tombes
Les tombesLes tombes

Les tombes

 

Enfin je ne peux pas terminer la visite, sans vous montrer les "marques de tâcherons" appelées aussi "marques lapidaires" que l'on retrouve sur certains blocs de pierre de la structure.

Ces marques ont été réalisées par les tailleurs de pierre, une sorte de signature, ce qui leur aurait permis de toucher leur salaire à la fin d'une période donnée, en fonction du nombre de pièces taillées. 

Ces marques sont fréquentes sur les édifices romans mais pas du tout faciles à repérer et encore moins à photographier car selon la lumière, elles sont parfois carrément invisibles.

 

Quelques "marques de tâcherons" trouvés sur les murs de la chapelle
Quelques "marques de tâcherons" trouvés sur les murs de la chapelle
Quelques "marques de tâcherons" trouvés sur les murs de la chapelle

Quelques "marques de tâcherons" trouvés sur les murs de la chapelle

 

A bientôt, pour la suite de la visite du plateau de Manivert...

Maintenant que nous sommes en haut... autant continuer ! 

Une lithographie ancienne de la chapelle datant de 1846

Une lithographie ancienne de la chapelle datant de 1846

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 05:57

 

Pour changer un peu des lectures, dont j'ai abusé ces derniers temps, je vous propose de vous emmener aujourd'hui découvrir une noria, qui se situe à proximité du village de Lambesc, petit village dont je vous ai déjà parlé récemment. 

Pour ceux de la région qui voudrait s'y rendre, cette noria est visible sur le sentier de randonnée qui permet de monter à pied, du village vers le hameau de la Couelle, puis vers le plateau de Manivert (situé sur la chaîne des Côtes), exactement, au début du chemin du Camp d’Eyguières. 

 

 

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

 

Qu'est-ce qu'une Noria ?

 

Le mot "noria" désigne une machine hydraulique qui sert à remonter l'eau à la surface pour permettre d'irriguer des terres.

Ce terme vient de l’Arabe : "Na-urah", signifiant « la première machine à eau ».

 

Déjà connue chez les Romains, les grecs et encore utilisée en Orient, la noria est de deux sortes :

- Soit c'est une grande roue à ailettes installée sur un cours d'eau et actionnée par la force du courant. 

- Soit il s'agit d'une noria de campagne (ou roue persane) qui permet de remonter l'eau des puits. 

C'est le cas de celle de Lambesc. 

 

La noria de campagne était toujours actionnée par un animal, souvent un mulet, un âne, un cheval ou un bœuf à qui l'on bandait les yeux et qui était attelé à une barre d'entraînement.

En tournant autour du puits, l'animal entraînait la barre et actionnait ainsi le mécanisme, ce qui permettait de remonter l'eau jusqu'à la surface, grâce à une série de godets reliés à des engrenages et une vis sans fin.

 

C'est plus facile de comprendre le mécanisme en regardant les photos !! 

 

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

 

Les godets déversaient ensuite l'eau dans une auge, prévue à cet effet, puis de là, elle était dirigée vers le réseau d'irrigation.

Vous voyez cette auge sur la première des photos ci-dessous.

 

 

Les godets
Les godets Les godets
Les godets

Les godets

 

J'imagine, sans doute à tort, que située si près du village, les champs alentours ainsi irrigués, servaient sans doute à des cultures maraîchères, les vignes et les oliviers étant plutôt cultivés plus haut sur les côteaux secs et éloignés du village. 

 

En fait, au point de vue technique, pour les connaisseurs, la noria combine les principes de la roue à aubes et de la roue à augets.

 

La noria peut, selon les régions s'appeler "moulin" (et avoir plusieurs mètres de hauteur) ou encore "roue à eau", quand elle est placée en bordure d'une rivière...mais dans ce cas-là, il n'y a jamais intervention d'un animal, car seule la force du courant actionne le mécanisme. 

 

Ce type de construction est très fréquent dans la région d'Aix-en-Provence où l'eau venait souvent à manquer. Il en existait déjà au Moyen Âge dans la région...comme l'atteste la noria du Palais Monclar, découverte au coeur de la ville d'Aix-en-Provence, dans les années 90. 

 

La noria de Lambesc est particulièrement bien conservée.

Je ne sais pas en quelle année elle a été mise en oeuvre (peut-être au XIXème ?), mais on voit bien que les pièces ont été forgées dans la région, dans une usine d'Aix-en-Provence, appelée l'entreprise "Freissinnier", sur laquelle je n'ai malheureusement trouvé aucun renseignement sur internet. 

 

 

La marque du fabricant

La marque du fabricant

 

Cette noria doit avoir toute une histoire et je viens d'apprendre après avoir fait mes photos et en recherchant quelques indices sur internet pour écrire cet article, qu'un projet de rénovation était en cours.

Une sacrée coïncidence, vous ne trouvez pas ?!

 

Espérons que ce projet saura la mettre en valeur, sans lui enlever pour autant ce côté "sauvage" et "authentique" qui en fait tout son charme, car lorsqu'on la découvre, cachée en partie sous son grand arbre, on a l'impression qu'elle a cessé de fonctionner, hier à peine.

 

J'imagine que j'en apprendrai davantage sur sa construction et son usage dans quelques temps.

 

Le paysage d'aujourd'hui...

Le paysage d'aujourd'hui...

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