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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:51
Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)
Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)

Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)

 

Aujourd'hui c'est l'été ! 

Le printemps, qui est la plus belle des saisons en Provence, vient de se terminer.

Il faut donc que je vous montre quelques fleurs de mon jardin, avant que la grosse chaleur ne brûle tout ! 

Cette année, la chaleur a été précoce, et les pluies se sont faites bien rares.

Malgré les arrosages fréquents et abondants, et les binages qui, c'est bien connu, valent deux arrosages (!) les plantes souffrent du trop plein de chaleur qui dessèche tout.

Mais pour l'instant nous n'avons pas eu trop de vent, c'est déjà ça...

Je vous laisse avec mes photos qui je l'espère vont égayer votre journée !

 

J'ai des fleurs blanches qui éclairent et parfument le jardin : jasmin grimpant, seringat et touffe d'alysse maritime. 

 

 

 

Jasmin, seringat et alysse maritime
Jasmin, seringat et alysse maritimeJasmin, seringat et alysse maritime
Jasmin, seringat et alysse maritimeJasmin, seringat et alysse maritime

Jasmin, seringat et alysse maritime

 

J'ai des fleurs violettes car j'adore cette couleur...des campanules des murs et une plante dont je ne me souviens jamais du nom que j'ai récupéré dans le jardin familial drômois et qui se plait en Provence. 

J'ai aussi des pieds d'alouette mais je n'ai pas réussi mes photos...Ils poussent partout où je ne les ai pas semé et pas du tout où je voudrai. 

Campanule des murs et ?
Campanule des murs et ?Campanule des murs et ?

Campanule des murs et ?

 

J'ai aussi des fleurs roses comme ce rosier "sauvage"... 

Rosier sauvage
Rosier sauvageRosier sauvage

Rosier sauvage

 

ces hortensias...

Hortensia
Hortensia

Hortensia

 

ces oxalis qui colonisent peu à peu tous les coins du jardin...

Quelques fleurs de mon jardin avant l'étéQuelques fleurs de mon jardin avant l'été

 

Ou ce laurier rose, plutôt rose foncé qui va bientôt fleurir...

Laurier rose

Laurier rose

 

D'autres fleurs sont plutôt de couleur rouge comme mes coquelourdes...

CoquelourdeCoquelourde
CoquelourdeCoquelourde

Coquelourde

 

Ou bien ce géranium...

Géranium
Géranium

Géranium

 

Certaines, enfin ont des tons plutôt orangé comme les gaillardes qui commencent à fleurir et la bignone qui est encore en bouton (et déjà envahie par les fourmis) mais grimpe et fleurit sur mon mur de clôture...

Gaillarde et bignone
Gaillarde et bignoneGaillarde et bignone

Gaillarde et bignone

 

Notre petite promenade matinale dans mon petit jardin provençal se termine. D'autres plantes d'été sont en train de fleurir comme les lavandes, la passiflore, l'althéa et quelques petits bouquets par-ci par-là mais avec la chaleur de cette année, je ne me fais aucune illusion : leur floraison ne durera pas !

 

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:26
Le lac de Peyrolles

Le lac de Peyrolles

 

Le Lac de Peyrolles que l'on appelle aussi le Plan d'eau de Plantain est un lac artificiel qui se situe à côté du village de Peyrolles-en-Provence. Il s'agit d'un plan d'eau creusé à l'emplacement d'une ancienne gravière. L'eau de grande qualité pour la baignade, provient de la nappe phréatique.

Ce lac a vu le jour en 1997, lorsqu'un projet de réaménagement, envisage de faire de la gravière une base de loisirs.

Cet espace naturel est géré depuis 2004 par la Communauté de Communes du Pays d'Aix ce qui a permis à de nombreux aménagements supplémentaires de voir le jour.

Il y a donc au milieu de zones restées plus sauvages, des espaces aménagés pour les grands et les petits que je vous montrerai bientôt...

 

Le parking n'est payant que l'été. Le reste de l'année, l'accès au site est libre, et il est possible de suivre le sentier qui fait le tour complet du lac pour une promenade en famille ou entre amis, facile et agréable d'une distance d'environ 4 km, facile à faire avec des enfants. 

 

Le seul bémol est que les jours de mistral, le vent souffle fort et les bruits de l'autoroute proche gâchent un peu le plaisir de la balade.

Autre nuisance visuelle, cette fois, le site est traversé par des pylônes électriques. Ceci dit,  je vous assure et vous pouvez me croire, qu'une fois sur le site, ces nuisances sont vite oubliées !

 

Pour vous donner un petit aperçu, je vais commencer aujourd'hui, par vous montrer la flore visible autour du lac. Mes photos ont été prises durant le mois de mai et début juin. 

Le chemin qui borde le tour du lac est peu ombragé ce qui rend la balade surtout agréable à la mi-saison ou les jours de grand soleil en hiver.

La flore est composée à la fois de plantes sauvages et de plantes cultivées qui ont été plantées lors de l'aménagement des abords du lac.

Le long du sentier, nous trouvons beaucoup de saules, de peupliers, des sumacs, des grenadiers et des cannes de Provence.

 

Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.

Le sentier en partie ombragé.

 

Des églantiers en fleurs nous attendent aussi au bord du chemin dans les espaces ensoleillés.

Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)

Un églantier (Rosa canina)

 

Le ciste ladanifère, arbuste méditerranéen typique, ressemble au ciste de Montpellier, mais ses fleurs blanches possèdent autour du jaune central des tâches de couleur pourpre. 

On appelle aussi cet arbuste, le ciste à gomme car il produit une gomme utilisée en parfumerie. Son huile essentielle est très utile pour la peau. Elle a des vertus cicatrisantes et c'est aussi un puissant anti-ride.

Des fleurs de ciste ladanifère
Des fleurs de ciste ladanifère

Des fleurs de ciste ladanifère

 

En avril dernier, quand nous avons fait la balade, le chemin par endroit était envahi par une sorte de duvet cotonneux. Nous avons vu que le duvet provenait d'un arbre.  Il s'agit tout simplement d'un peuplier

Cette bourre qui ressemble tant à du duvet, est composée de filaments très fins auxquels s'accrochent les graines. Cela facilite leur dispersion les jours de vent. C'est à cause de cette bourre, que les anglais, qui ont une langue souvent imagée, appellent certaines espèces de peupliers, les "cottonwoods". 

La bourre des peupliers
La bourre des peupliersLa bourre des peupliers
La bourre des peupliers

La bourre des peupliers

 

Les prairies au bord du chemin offrent une grande variété de plantes...

Une grande variété de plantes
Une grande variété de plantesUne grande variété de plantes
Une grande variété de plantes

Une grande variété de plantes

 

Quelques tamaris plantés ici ou là, nous rappellent que nous sommes bien dans le sud. Les abeilles s'en donnent à coeur joie dans les fleurs. 

Le tamaris est envahi par les abeillesLe tamaris est envahi par les abeilles
Le tamaris est envahi par les abeilles

Le tamaris est envahi par les abeilles

 

Début juin, nous avons pu photographier quelques bouquets secs...

Quelques jolis bouquets secs
Quelques jolis bouquets secsQuelques jolis bouquets secs

Quelques jolis bouquets secs

 

Mais n'oublions pas que nous sommes au bord d'un lac, et bien sûr l'eau est partout présente.

C'est toujours un bonheur d'apercevoir sa jolie couleur bleu à travers les plantes que ce soient de simples folles avoines, des baldingères (ou faux-roseaux) ou des mauves...et de se promener dans les odeurs de genêts.

Nous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes

Nous voyons le lac derrière les plantes

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je vous montrerai très bientôt d'autres jolies vues de ce lac artificiel...

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14 mai 2017 7 14 /05 /mai /2017 06:10
Le bassin au mois de mai

Le bassin au mois de mai

 

En me promenant près du Château de Saint-Suffren, j'ai découvert un joli petit bassin que je n'avais jamais vu auparavant, bien caché derrière des cannes de Provence, et en plein milieu d'un champ cultivé. 

 

Il est situé comme celui que je vous avais montré l'année dernière, au bord de la Concernade, un petit ruisseau typiquement provençal qui coule en permanence, même en été.

Celui que je vous montre aujourd'hui est plus petit.

Il s'agit d'un bassin de récupération des eaux d'une source captée, qui est encore active aujourd'hui, ce qui est assez rare dans la région.

 

C'est un lieu où je promène plutôt en été car il y fait toujours frais et qu'il y a toujours de l'air.  Durant les vacances d'hiver,  les cannes de Provence étant desséchées, j'ai vu briller de l'eau à travers et j'ai constaté qu'il ne s'agissait pas d'un simple ruisseau d'arrosage comme je le pensais...

Comme quoi j'arrive encore à faire des découvertes, même pas très loin de chez moi ! 

 

Voilà à quoi ressemblait ce bassin, à la fin du mois de février dernier...

 

Le bassin en hiverLe bassin en hiver
Le bassin en hiver

Le bassin en hiver

 

Je m'étais donc promis de venir le voir de plus près dès les beaux jours, une fois le bassin revêtu de ses habits de printemps...

Le bassin au mois de mai
Le bassin au mois de maiLe bassin au mois de mai
Le bassin au mois de mai

Le bassin au mois de mai

 

Et quelle surprise en m'approchant de découvrir des nénuphars en fleurs : il y en a une toute petite surface, mais les nénuphars ne manqueront pas à mon avis d'envahir rapidement tout le bassin, enfin je l'espère car je ne sais pas si les paysans du coin les laisseront pousser...

Les nénuphars en fleursLes nénuphars en fleurs
Les nénuphars en fleurs

Les nénuphars en fleurs

 

C'est l'occasion pour moi de mettre à l'honneur un blog ami que vous connaissez déjà pour certains d'entre vous. C'est celui de Brigitte (Ecureuil bleu). Elle aussi nous a montré des nénuphars cette semaine mais comme elle a les mains vertes, comme on le dit chez moi, c'est dans son jardin qu'elle les voit fleurir...

 

 

Ceux qui sont sur eklablog peuvent la visiter sur son second blog ICI. 

Je vous invite non seulement à aller voir son blog,  mais aussi à vous inscrire, pour ceux qui sont sur overblog, dans la communauté qu'elle gère "Embellissons-nous la vie". 

Pour info vous devez savoir, qu'elle en gère deux autres que je vous laisse découvrir...et qui peut-être vous correspondront davantage.

Vous n'avez donc que l'embarras du choix !

 

 

Cet article est ma participation à #photodimanche de Magda...qui, au mois de mai, propose un thème libre...

 

"Au mois de mai, fais ce qu'il te plaît"

et aujourd'hui c'est ce que je fais...

 

Excellent dimanche à toutes et à tous !

 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:00
Quelques fleurs de mon jardin...

 

Pour contrer la grisaille ambiante, nous allons faire aujourd'hui, une petite balade en photos dans le jardin, non pas en Provence, mais dans la Drôme...

Le printemps est précoce cette année dans le jardin familial.

 

La première chose que l'on aperçoit de loin, c'est la glycine...

 

Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Puis les lilas...

Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Et cet arbuste jaune dont j'oublie toujours le nom !

Il pousse comme du chiendent et il faut le tailler très souvent car il est du style, envahissant.

L'avantage est qu'on peut en donner à tout le monde, la transplantation ne lui posant aucun problème...et il s'est même adapté à mon petit jardin provençal. 

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Ensuite, il y a beaucoup de tulipes mais seulement quelques-unes étaient encore en fleurs pendant les vacances d'avril...

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...

 

A l'inverse, quelques roses étaient déjà écloses ce qui est plutôt rare pour la saison.

 

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...

 

Je ne résiste pas au plaisir de terminer la visite par quelques fleurs de cognassier, un arbre que j'adore.

Non seulement il est particulièrement décoratif au printemps, mais il permet de récolter des fruits délicieux à l'automne...

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

J'espère que cette courte balade vous a plu et a apporté un peu de soleil chez vous. En Provence depuis hier soir, il pleut...enfin ! 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:10
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneurUn des premiers cabanons aperçu par le promeneur

Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur

 

Les "jardins du Perrier" qui devraient s'appeler plutôt les "jardins de Font Giraude" existaient déjà lors de la mise en place du cadastre en 1825. A l'origine, il s'agissait de grandes parcelles de prairies ou de terres maraîchères qui entouraient le grand "Mas du Perrier", une exploitation importante au point de vue économique dans la région. 

 

Au fil du temps et en particulier lors de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, des usines s'installent en ville : usines d'ameublement ou textile, meuneries ou tanneries, entreprises vinicoles...et de nombreux ouvriers y travaillent. La surface cultivée diminue au profit de terres plus petites qui deviennent des jardins ouvriers où les familles peuvent cultiver leur potager, prendre l'air ou profiter de leurs loisirs.

 

Bien sûr, tous les jardins sont irrigués soit par de petits canaux qui ont été mis en place au temps de l'exploitation du mas, soit par la nappe phréatique et des puits. Les premiers travaux d'irrigation auraient été mis en place dès 1750. 

 

De nombreux chemins privés mais ouverts aux promeneurs permettent de visiter les lieux...


 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Mon beau-père parlait souvent de ses souvenirs d'enfance et des soirées d'été passées au jardin, des pique-niques organisés le dimanche.

De nombreuses photos montrent toute la famille rassemblée dans le petit jardin. Il en était de même dans le jardin des voisins. 

 

Le Perrier est aujourd'hui constitué de plus de 200 parcelles appartenant toutes à des propriétaires différents...

Depuis 2003, l'espace proche du grand mas du Perrier est devenu un camping municipal très prisé en été, car situé au bord de la rivière et fréquenté hors saison par les Diois, petits et grands qui se promènent sur les chemins ou envahissent l'aire de jeux.

Et tout près de la ville, sur la route du Pont rompu, des jardins familiaux ont même vu le jour permettant aux familles qui ne possédaient pas de jardins au Perrier d'avoir leur petite parcelle à cultiver...  

 

 

Dans les jardins du Perrier, chacun vaque aujourd'hui à ses occupations : mise en place du potager ou du jardin d'agrément fleuri, jeux et apprentissages du jardinage avec les enfants, ou tout simplement farniente. Mais le partage et le lien social sont toujours de mises.

Tout dernièrement, de nombreuses serres ont vu le jour, attestant de la passion nouvelle pour sa propre production de plants ou de légumes.

 

Mais de ces temps reculés, de ces instants passés au jardin, subsistent de nombreux petits cabanons utilitaires dont voici un petit aperçu.

 

Ils peuvent être anciens et même habitables...

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou plus modernes et récents...
 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Certains ressemblent même à de simples cabanes à outils à peine améliorées...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

D'autres sont plus somptueux !

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou carrément à l'abandon...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Qu'importe...chaque parcelle a son cabanon !

Et ils attestent tous, comme les jardins, de la personnalité de leurs propriétaires. 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:14
L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

 

En matière de météo, pour être honnête, nous ne sommes pas toujours très objectifs...Ainsi l'hiver dernier nous étions sûrs que "jamais en Provence il n'y avait eu d'hiver aussi gris" et cet été que "la canicule n'avait jamais duré aussi longtemps" et ainsi à chaque saison...nous avons une mémoire très sélective pour considérer les événements météorologiques.

Cependant, la mémoire collective se souvient de certains événements marquants...C'est le cas de l'hiver 1956 !

 

Moi même qui n'était alors qu'une toute petite pitchounette, j'ai une image très nette, une seule de cet hiver-là...

Je suis quillée sur une chaise pour regarder par la fenêtre... La vitre est gelée là où la buée a été transformée en glace vive et je gratte les plaques qui tombent par terre. Ma mère ne me gronde pas car j'attend mon grand frère qui rentre de l'école. Je sais maintenant qu'on vient d'annoncer à la radio que les écoliers allaient être renvoyés chez eux faute de chauffage et vu que les encriers gelaient dans les bureaux...Mais à l'époque dans mon souvenir, je crie quand j'aperçois le bonnet rouge de mon frère sur le trottoir et mon coeur se soulève de joie". Sans doute avais-je perçu l'inquiétude de ma mère devant ce froid inhabituel ? et c'est la seule image qui me reste !

 

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui...attendez je vous l'explique. 

Jeudi dernier, il faisait un temps exceptionnellement beau en Provence et je suis allée faire une courte balade autour du petit village de Vernègues dont je vous parlerai très bientôt plus en détails.

C'est alors que nous venions d'admirer le point de vue sur la vallée de la Durance du haut du Plateau du Grand Puech, que nous avons retrouvé le tronc de ce vieil amandier, seul rescapé du terrible gel de l'hiver 1956, qui a vu mourir suite au froid intense, tous ses acolytes, un amandier qui serait le plus vieux d'Europe...et qui vient juste pour la première fois cette année, 60 ans après ce terrible hiver, de rendre l'âme et ne plus produire aucune feuille, ni fleur.

Il serait âgé de plus de 500 ans, alors que les variétés modernes d'amandiers greffés sur des pêchers, grandissent plus vite, produisent davantage, mais ne vivent qu'une centaine d'années...

 

Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine...

"Jean Giono" par Jean Carrière

 

Comme dans beaucoup d'endroits en Provence au début du XXème siècle, les amandiers étaient cultivés abondamment sur les plateaux ensoleillés car ces arbres aiment particulièrement le soleil, la lumière et la chaleur et redoutent l'humidité. 

Mais, cet arbre, symbole d'amour et de renaissance, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog (voir ci-dessous), n'a qu'un seul défaut : il craint le froid.

 

Que s'est-il passé en 1956 ? 

 

L'hiver avait été très doux...Après un mois de janvier presque printanier, durant la nuit du 31 janvier au 1er février 1956, une vague de froid exceptionnelle et particulièrement meurtrière s'abat sur une grande partie de l'Europe.  

Durant 27 jours exactement, l'air arctique, descendu vers le sud suite à l'installation d'un anticyclone, est responsable de gelées exceptionnellement intenses. Des records de température minimales sont enregistrés, occasionnant d'abondantes chutes de neige sur le littoral provençal...De plus, en Provence, un mistral violent se met à souffler (180 km/h à Istres !) aggravant les effets du froid dans la nature. 

Toutes les régions de France ont été concernées.

Les fleuves étaient gelés, l'approvisionnement en eau et en électricité perturbé...

Cet épisode a marqué les esprits car c'est le mois le plus froid enregistré depuis 1900 en Provence.

Ses conséquences ont été désastreuses tant au niveau humain, que pour l'économie de la région car partout, on cultivait alors sur les "bancaus" (prononcer "bancaou") des oliviers, de la vigne ou des amandiers...

Tous étaient déjà en montés en sève (oliviers et vignes) ou carrément en fleurs (amandiers), lors de l'arrivée du froid...

 

On estime que suite à cet hiver particulier, 4 à 5 millions d'oliviers même centenaires ont succombé : 80 % d'entre eux ont dû être coupés..."Ils explosaient comme des grenades", les troncs se fendaient ; 40% des vignes ont été touchées et la culture des amandiers quasiment abandonnée...

Tous les amandiers que l'on voit dans la campagne provençale ont donc été plantés après ce fameux hiver 1956.

 

Pour en savoir plus sur cet épisode météorologique exceptionnel, vous pouvez consulter le site ci-dessous...

 

Tout est gris. C'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ces gris que s'appuiera l'azur du ciel d'été, c'est de ce gris que s'échapperont les flammes à peines citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers un violet...

"Provence" Jean Giono

Autres vues de l'amandier de Vernègues
Autres vues de l'amandier de Vernègues

Autres vues de l'amandier de Vernègues

Un vieil amandier pour #photodimanche

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:20
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"

Le sumac sauvage ou "fustet"

 

Le "sumac fustet", encore appelé "arbre à perruques", "sumac des teinturiers", "barbe de Jupiter", parfois "coquecigrue", "pompon", "bois jaune" dans certaines régions, ou tout simplement "fustet" ou "sumac" dans la Drôme, et autrefois "baisa-ma-mia" en Provence (Flore forestière française : Région méditerranéenne, 2008) est un arbuste qui adore les terrains et rochers calcaires secs mais qui préfère une atmosphère un peu humide.

Il devient majestueux à l'automne grâce à la superbe couleur rouge que prennent ses feuilles avant de tomber. 

 

Une belle couleur rouge

Une belle couleur rouge

 

Surtout fréquent dans le sud-est de la France, il est tout de même visible jusque dans l'Aveyron et sa présence peut être occasionnelle jusque dans l'Ain. Il préfère les Alpes maritimes, plus humides aux Bouches du Rhône où il fait trop sec à température égale. 

Son nom latin est "Cotinus coggygria" et selon les flores, il est apparenté au genre Rhus. Il serait originaire d'Eurasie et appartient à la famille des Anacardiaceae. 

 

Au printemps l'arbuste a une odeur de térébenthine.

Ses nombreuses fleurs sont visitées par les abeilles. Il doit d'ailleurs son nom commun à ses fleurs qui apparaissent dès le mois de juin et forment des panicules plumeuses, donnant l'impression que l'arbre est recouvert de perruques. Son nom anglais est "smoke tree" ou "arbre à fumée"...car de l'autre côté de la manche, les anglais pensent que ce ne sont pas des plumes mais de la fumée. 

 

Les "inflorescences" à l'automne
Les "inflorescences" à l'automneLes "inflorescences" à l'automne

Les "inflorescences" à l'automne

 

Son écorce était utilisée en tannerie pour colorer les laines et les cuirs, d'où son nom commun de "fustet" qui provient du mot occitan "feustel" ou "sorte de teinture" .

La décoction de son écorce et de ses racines donne une belle couleur jaune orangé. 

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

 

Son bois blanc, puis roux et veinés de veines brunes en vieillissant, était utilisé autrefois par les luthiers et les ébénistes.

 

C'est un arbuste sauvage très décoratif qui colore les collines calcaires en rouge orangé dès les premiers jours de l'automne. Il est cependant facile à acclimater au jardin et fleurira agréablement un coin ensoleillé. On le trouve d'ailleurs dans de nombreux parcs publics car il est d'un entretien facile.

 

Attention... car toutes les parties de la plante sont toxiques ce qui n'empêchait pas ma belle-mère de ramasser du "sumac sauvage" qu'elle appelait tout simplement "sumac" pour en faire des bouquets secs qui décoraient la maison tout l'hiver.

A peine rentrée à la maison, elle sortait la couverture de repassage, faisait chauffer son fer modérément et séchait une à une les feuilles en les aplatissant sous un papier journal... je l'ai vu faire une fois et je revois le fer passer et repasser avec patience et délicatesse sur chaque feuille pour qu'elle reste bien accrochée aux branches. Et mon mari a encore, dans ses narines l'odeur caractéristique des feuilles en train de sécher sous le fer...

Un beau souvenir de saison !

 

L'arbre à perruques, un arbuste fréquent sur terrain calcaire

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 08:07
Quelques olives sur mon olivier

Quelques olives sur mon olivier

 

Mon univers est aussi entouré d'oliviers qui affectionnent les terres calcaires pauvres, sèches et ensoleillées. C'est un incontournable du paysage provençal et tout le monde a au moins un olivier dans son jardin. 

 

La culture de l'olivier avait été abandonnée dans la région, alors qu'on en trouvait sur la moindre petite parcelle de restanque, suite à l'hiver 1956 durant lequel tous les oliviers avaient gelé. 

 

Autour de chez moi, les champs d'oliviers sont magnifiques et les oliviers ont remplacé, peu à peu, les abricotiers qui abondaient sur les coteaux.

 

Voici quelques photos, prises récemment de quelques champs et arbres chargés d'olives. 

 

 

Photos septembre 2016 Photos septembre 2016
Photos septembre 2016
Photos septembre 2016 Photos septembre 2016

Photos septembre 2016

 

En attendant la prochaine récolte, vous pouvez relire mes articles sur l'histoire de l'olivier et l'huile d'olive.

 

Ou bien relire mes recettes maison pour préparer les olives dès la récolte...

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:40

 

Mon univers est entouré de vignobles, donc de vignes et les raisins avec la chaleur de l'été ont atteint une maturité que je n'avais pas vu depuis longtemps...

 

Les vendanges approchent !

 

En attendant, je vous mets quelques photos de ces belles grappes, fruits du labeur de nos agriculteurs locaux. 

Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...

Quelques belles grappes...

 

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez relire mon article sur les vendanges...

 

Bon dimanche ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 06:40
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

La Haute-Loire est le pays d'origine de mon père même si enfant, il n'a toujours vécu qu'en Provence où il est né, mes grands-parents paternels ayant fui la pauvreté de leur condition pour venir travailler dans le sud dès leur mariage à la toute fin du XIXe siècle. Un autre monde que tout cela et d'autres conditions de vie. 

 

J'y ai donc passé de nombreuses vacances au milieu de la verdure, des forêts et il suffit que je sente une odeur de foin ou de champignon pour me sentir en vacances. 

 

Il faut dire que le territoire de la Haute-Loire est occupée pour 1/3... par les forêts !

Voilà pourquoi j'aime aller m'y mettre au vert !

 

 

 

Forêts...
Forêts...Forêts...

Forêts...

 

L'agriculture prédomine ensuite avec 1/3 des surfaces totales du territoire, cultivé en céréales, d'où l'importance des champs plantés de différentes variétés.

 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

Aux côtés  des céréales, c'est la culture de la lentille verte du Puy, qui bénéficie d'une AOC depuis 1996, qui prend de l'ampleur.

 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

Le reste du territoire sert de pâturage pour les vaches laitières (en très nette diminution comme partout) mais aussi maintenant les races à viande, les moutons noirs du Velay et les chevaux et ânes (que je vous ai déjà montré) ! 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

 

Bonnes vacances à tous

où que vous soyez

 

et mille pensées pour ceux

qui n'ont pas pu partir

 

ou qui sont dans la peine...

Venez nous rejoindre chez Magda...

Venez nous rejoindre chez Magda...

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 06:25

 

Aujourd'hui, après un petit aperçu lundi dernier des plantes sauvages de début juillet, voici tout simplement quelques photos de mon petit jardin de Haute-Loire tel qu'il était lors de mon dernier séjour. Les pavots étaient malheureusement déjà fanés...

 

J'espère que celles et ceux qui ne sont pas en vacances ou qui habitent en ville apprécieront ce petit instant fleuri. 

 

Il fait si chaud en Provence cette semaine que je languis d'y retourner pour retrouver la fraîcheur des forêts !

Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...

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18 juillet 2016 1 18 /07 /juillet /2016 06:11
Les tiges de rhubarbe à peine cueillies

Les tiges de rhubarbe à peine cueillies

 

Comme vous le savez, je rentre de Haute-Loire où j'ai pu ramasser au jardin, mes tiges de rhubarbe. 

Elles ne sont pas magnifiques cette année car le jardin est un peu à l'abandon et l'herbe avait envahie les plants. 

 

Il y a quelques temps déjà je vous avais parlé de la rhubarbe qui pousse abondamment dans les jardins dès qu'on s'éloigne un peu du grand sud, trop chaud pour elle.

 

Je vous avais également donné la recette de la tarte à la rhubarbe telle qu'on la déguste chez nous.

 

Il y a de multiples utilisations de cette plante dont on consomme uniquement les tiges charnues car, je le rappelle ici, les feuilles sont toxiques, et en particulier, on peut en faire de délicieuses confitures.

 

 

Voilà comment procéder...

 

Pour 1 kg de tiges préparées, il faut le jus d'un petit citron et 700 à 800 g maximum de sucre selon votre goût personnel, car la rhubarbe est un fruit acide.

 

Perso je n'utilise quasiment jamais de sucre spécial confiture, enrichi à la pectine. Toutefois pour la rhubarbe, les années très humides, lorsque les tiges sont gorgées d'eau, cela peut s'avérer nécessaire. 

 

Cette année nous avons eu beaucoup de sècheresse en juin dans le 43 et donc, pas de problèmes de ce côté-là.

 

 

La recette

 

1- Trier vos tiges de rhubarbe, comme je l'explique dans la recette de tarte. Il s'agit d'enlever toutes les peaux extérieures avec un couteau ou, si vos tiges se sont ramollies, avec un économe. 

 

2- Les laver à l'eau claire et les essuyer dans un torchon.

 

3- Les détailler en petits dés.

 

4- Les peser et les placer directement dans la bassine à confiture avec le sucre et le jus de citron. 

 

 

 

La rhubarbe préparée est mise à macérer avec le sucre

La rhubarbe préparée est mise à macérer avec le sucre

 

5- Laisser macérer au moins une nuit, ou bien une journée, voire carrément 24 heures !

 

6- Pendant ce temps, ébouillanter vos pots de confitures vides et leurs couvercle et les laisser égoutter sur un torchon.

 

7- Au bout de ce temps, les tiges au contact du sucre auront relâché toute leur eau.

 

Les tiges ont rendu toute leur eau au contact du sucre

Les tiges ont rendu toute leur eau au contact du sucre

 

8- Il est temps de mettre la préparation sur le feu...

 

9 - Très vite, les dés de rhubarbe s'enfoncent dans le jus et changent de couleur.

 

10- Il faut cuire cette confiture de 30 à 40 minutes maximum selon les années.

 

En principe la confiture a pris une belle couleur dorée et elle produit un son caractéristique.

 

Pour ceux qui débutent en confiture, il faut vérifier que la préparation nappe la cuillère en bois d'une part et que, d'autre part,  le jus fige assez rapidement dans une une assiette froide.

 

 

Quand la confiture a pris cette couleur dorée...il faut la mettre en pot !
Quand la confiture a pris cette couleur dorée...il faut la mettre en pot !

Quand la confiture a pris cette couleur dorée...il faut la mettre en pot !

 

11 - Si tout est parfait, il est temps de mettre en pot.

 

12- Utiliser pour le faire rapidement, un entonnoir special confiture, très pratique.

 

13- Retourner les pots bien refermés, tête en bas...jusqu'à ce que les port refroidissent.

 

 

Et voilà le résultat !

 

Il ne vous reste plus qu'à vérifier la propreté extérieure de vos pots, à les étiqueter en notant en particulier l'année et à les ranger dans votrre placard à confiture.

Et les gourmands, comme les écureuils, sont parés pour l'hiver...

 

La confiture en pots...prête à déguster !

La confiture en pots...prête à déguster !

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:00

 

Voici quelques plantes aromatiques et médicinales de mon jardin. Je vous ai déjà parlé des vertus médicinales de toutes ces plantes dans des articles précédents. Vous pouvez les retrouvez en cliquant tout simplement sur les liens...

 

Basilic, fenouil et livèche...de quoi agrémenter les salades de tomates, les tians, et les plats de poissons de l'été...

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)
Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

 

Seule la sauge et la lavande sont en fleurs...

 

 

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernièreLa sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière
La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

 

Il faudra encore attendre un peu pour que les autres se décident à fleurir car cette année tout est en retard : il n'y a pas assez de chaleur pour ces plantes du soleil...

 

Voilà mes plants de menthe, marjolaine, sarriette,et tanaisie...

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie
Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

 

Celles que je réserve aux tisanes la plupart du temps mais qui peuvent aussi aromatiser des desserts, des glaces par exemple...verveine et mélisse citronnelle.

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)
Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

 

Une petite nouvelle que je plante depuis l'année dernière...la stevia.

Je vous en parlerai plus longuement plus tard. 

La stevia

La stevia

 

Et je m'aperçois que j'ai oublié de mettre une photo de ma ciboulette qui est en fleur...

 

Et la voilà ! 

Ma ciboulette en fleur

Ma ciboulette en fleur

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 06:40

 

Aujourd'hui, nous restons parmi les fleurs...

 

ENCORE, allez-vous me dire !

 

Et vous avez raison... mais je ne peux pas m'en empêcher car le printemps est encore là, et dans quelques jours, maintenant que la chaleur arrive d'un coup, tout sera grillé malgré les arrosages. 

 

Donc, je vous fais faire un simple petit tour parmi les roses de mon jardin...avant qu'elles ne fanent. 

 

Une variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose

Une variété ancienne de rose rose

Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpantDeux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant
Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant
Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpantDeux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant

Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant

Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...
Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...

Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...

 

Bonne semaine ! 

 

Je vous rappelle que l'opération #photodimanche est chez Magda. N'hésitez pas à traverser l'Atlantique pour aller la visiter jusqu'à Montréal !

Quelques roses de mon jardin pour #photodimanche8

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:38
Jeunes plants d'Alyssum maritimum de toutes les couleurs

Jeunes plants d'Alyssum maritimum de toutes les couleurs

 

Voilà quelques photos prises dans une jardinerie...qui traditionnellement fait encore pousser les jeunes plants dans ses locaux ce qui permet au public de garder un lien proche de la terre.

 

On peut voir, au fil des visites, les planches de terre apparemment vides, mais dans lesquelles dorment quelques petites graines, puis les pousses à différents stades, et enfin bien sûr les plantes repiquées dans les godets de plastique telles que nous les connaissons et qui seront ensuite vendues...

 

 

Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...
Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...
Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...

Quelques jeunes plants...

 

Je suis toujours fascinée par la promesse de fleurs qu'implique la vision de jeunes plants et j'adore me ballader autour des planches de plantation. 

 

Pas vous ?! 

 

Bonne semaine fleurie à tous... 

Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !
Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !

Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos

 

pour les voir en grand et les faire défiler...

Et rejoignez-nous chez Magda pour rêver avec nous tous les dimanches !

Et rejoignez-nous chez Magda pour rêver avec nous tous les dimanches !

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:31
Quelques fleurs de pêchers.Quelques fleurs de pêchers.
Quelques fleurs de pêchers.

Quelques fleurs de pêchers.

 

 

Le pêcher est un petit arbre fruitier qui enchante le printemps par sa floraison abondante et...ROSE.

 

Il se développe particulièrement bien dans le sud de la France et la vallée du Rhône car il aime les climats doux, sinon il ne donne pas de fruits.

Il supporte très bien des gelées à -15° en hiver, mais gare aux gelées de printemps qui sont terribles pour ses fruits. 

 

Il existe des centaines de variétés de pêchers...il faut donc choisir une variété adaptée à votre région si vous comptez en planter un dans votre jardin. Il vous faudra aussi un excellent ensoleillement.

C'est malheureusement un arbre fragile et très sensible aux maladies : il faudra prendre grand soin de lui !

D'excellents produits de traitement existent en BIO ce qui vous permettra de préserver votre santé...et de manger les fruits sans risques.

 

Le pêcher a une seule exigence : il aime l'eau ce qui explique qu'en Provence, on trouve souvent de nombreux vergers dans la Crau irriguée, dans le Vaucluse ou les plaines inondables en bordure de la Durance.

Mais le pêcher redoute que l'eau stagne à ses pieds et il n'aime pas les sols argileux !

Donc pour admirer sa floraison...il faudra le mériter ! Ou alors, comme moi, vous balader à proximité des vergers pour y faire quelques photos :)

 

Bonne semaine !

 

Rejoignez-nous chez Bernie pour #lundisoleil

Rejoignez-nous chez Bernie pour #lundisoleil

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:59
Les fleurs étoilées de la bourrache

Les fleurs étoilées de la bourrache

 

 

Pour ce dimanche de mai, j'ai décidé de rester dans les fleurs...

 

Après tout c'est le printemps !

 

Aujourd'hui,  j'ai choisi de vous parler de la bourrache (Borrago officinalis), car c'est une plante sauvage originaire de Syrie, qui s'invite spontanément au jardin ou que l'on peut décider de cultiver (en la semant).

Elle est annuelle c'est-à-dire qu'elle ne reste pas en terre plusieurs années, mais se ressème spontanément (ou par vos soins). Plantez-la au soleil pour qu'elle soit couverte de fleurs. 

 

A savoir : au jardin potager, elle s'associera très bien à vos fraisiers qu'elle protège contre les limaces...et dont elle favorisera la pollinisation, car c'est une excellente plante mellifère qui attire les abeilles et autres suceurs de nectar !

 

La bourrache se reconnaît facilement à ses grands poils blanchâtres plus ou moins raides (c'est une Borraginacées) et à ses superbes fleurs bleues à 5 pétales formant une étoile...Les cinq sépales en forment une autre en quinconce...

 

La plante entière...

La plante entière...

 

La bourrache a mille vertus souvent inconnues...

Tout d'abord, au Moyen Âge, la plante était considérée, en décoction, comme une plante aphrodisiaque.

 

Mais attention, vous ne pouvez pas faire régulièrement, des décoctions avec la bourrache...

Vous n'ignorez pas que même avec les plantes il faut rester prudent et qu'il ne faut pas les consommer toute l'année régulièrement sans un avis médical. La bourrache n'échappe pas à la règle. Elle peut être nocive pour le foie, si vous la consommez en trop grandes quantités, car ses feuilles (et en moindre quantité, ses fleurs) contiennent des alcaloïdes !

 

Mais ponctuellement, la décoction de plantes (fleurs et feuilles) peut faire passer votre "gueule de bois" car c'est une plante très diurétique ! Il ne s'agit pas pour autant de prendre le volant ensuite, bien entendu...

 

 

Ce que vous pouvez faire sans danger c'est...

 

- mettre des fleurs fraîches dans votre salade verte : non seulement c'est décoratif mais les fleurs ont un goût légèrement épicé et en plus c'est bon pour le moral !

 

- mettre des fleurs sèches dans vos tisanes, associées avec des fleurs de mauve, coquelicot, bouillon-blanc, pour soigner rhumes, toux, bronchites...car elles sont pectorales. 

 

- consommer les jeunes feuilles en omelettes, en légumes d'accompagnement ou préparées comme des épinards (en chaussons, en tartes...), en potages, en salades...

Comme pour les orties, les poils des feuilles un peu âgées deviennent souples à la cuisson.

 

- les consommer sèches en tisanes : elles sont sudorifiques (elles font transpirer),  diurétiques (donc permettent d'éliminer les toxines), expectorantes (soignent les toux, bronchites, pneumonies...).

 

- utiliser les feuilles sèches en cataplasmes (bon je sais c'est plus la mode) à poser sur les articulations douloureuses (crise de goutte, arthrose, foulures...)...

 

- utiliser l'huile de bourrache (tirée des graines de la plante) sur les articulations douloureuses. Elle est rajeunissante car anti-rides et soigne toutes sortes de maux, les coups de soleil légers, les irritations, les piqûres d'insectes car en plus elle est cicatrisante. Elle renforce aussi les ongles et les cheveux.

Elle est présentée en flacons (usage externe) ou en gélules (usage interne).

En usage interne, elle est bonne pour le moral.

L'huile ne contient aucun alcaloïde : elle est  donc sans danger...

 

 

 

Bon dimanche à tous !!

Venez nous rejoindre chez Magda !

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:19
Les oxalis sont en fleurs dans mon jardin...

Les oxalis sont en fleurs dans mon jardin...

L'oxalis est une plante des jardins, plutôt envahissante qui a retrouvé sa liberté et qui pousse maintenant, de plus en plus souvent, à l'état sauvage un peu partout autour des zones habitées, et au bord des chemins.

 

Les botanistes l'appellent "oxalis articulata" donc son nom commun est l'oxalis articulé. C'est parce qu'elle a la faculté, tant au niveau de sa fleur que de sa feuille, de changer de position en fonction de l'ensoleillement, qu'on lui a donné ce nom ("articulé").

C'est une plante herbacée de la famille des Oxalidées qui est originaire de l'Amérique du Sud. 

Sa particularité, en plus de se mouvoir toute seule, est d'être une plante pérenne qui possède un petit rhizome en forme de tubercule mesurant environ 10 à 15 cm. De plus, elle n'a pas de tige apparente (en botanique on considère que le rhizome est une tige !) : ce sont les feuilles à longs pétioles qui poussent directement à partir du tubercule. 

La feuille comprend 3 folioles en forme de coeur ce qui lui donne un aspect proche du trèfle. La feuille a la particularité de se replier si l'ensoleillement n'est pas suffisant. 

La fleur s'ouvre uniquement au soleil et se referme toujours la nuit ou lorsque le temps est trop sombre. Elle est fréquemment visitée par des abeilles et autres insectes friands de nectar.

 

Cette plante, facile à cultiver au jardin, forme une superbe boule qui grandit en circonférence au fur et à mesure de sa croissance.

L'ensemble donne des bordures et des massifs très agréables à regarder et facile d'entretien. Il suffit de retirer de temps en temps les feuilles sèches. 

La plante entre en repos hivernal dès les premiers froids, et refleurit tous les printemps.  

 

Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...
Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...
Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...

Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...

Dans le sud de la France, la plante a un grand avantage : elle supporte très bien la chaleur et nécessite très peu d'arrosage, ce qui fait d'elle une plante "verte" c'est-à-dire écologique et bonne pour l'environnement !

De plus, aucune herbe ne poussera sous ses feuilles...ce qui évite bien du travail au jardinier. Elle fait partie des plantes très utilisées en permaculture au jardin, car elle maintient la fraîcheur au pied de vos plantations sans appauvrir pour autant les sols. 

Je vous parlerai bientôt de permaculture...

 

En principe, la plante va tout simplement sécher en été, si on arrête de l'arroser. Elle fera alors une seconde floraison dès les premières pluies d'automne. Par contre, il est indispensable de respecter sa période de repos hivernal.  Donc, si vous la plantez en suspension, ne la rentrez pas dans la maison en hiver, mais placez-la à l'ombre dans un pièce fraîche, au garage par exemple et ne l'arrosez pas !

 

Si certains d'entre vous ont du mal à la faire pousser, d'autres à l'inverse en sont envahis et ne savent plus comment s'en débarrasser !

 

Si vous la planter au potager où elle attirera les abeilles qui faciliteront alors la fécondation de vos plantes potagères, elle empêchera l'herbe de pousser au pied de vos arbustes et y maintiendra une relative fraîcheur... faites attention cependant, car la plante est considérée comme légèrement toxique, ne la ramassez pas en même temps que vos salades !

 

 

 

Bonne semaine à tous ! 

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:33
Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

 

Aujourd'hui, pour ma participation à #photodimanche (le numéro 2 pour moi), organisé par Magda, je vous offre ce bouquet de muguet virtuel en guise de porte-bonheur !

 

Le muguet est une plante qui pousse à l'état sauvage dans les forêts et qui embaume les sous-bois. J'en ai très rarement vu à l'état sauvage car, vous vous en doutez, il ne pousse pas dans les forêts provençales sous les pins et les chênes, sauf peut-être dans le massif de la Sainte-Beaume. 

 

Facile à cultiver, le muguet fleurit dès le printemps dans les zones ombragées du jardin pour notre plus grand plaisir.

Il est très rarement prêt, à la date exacte du 1er mai, souvent il fleurit en avance en Provence et en retard dans le nord de la France.

Vous savez tous, bien sûr, que le muguet est très utilisé en parfumerie...

 

Depuis toujours cette plante a été considérée comme ayant des pouvoirs magiques ! 

 

En Grèce, on pensait que le muguet avait été créé par Apollon pour en tapisser le sol devant ses muses, afin qu'elles ne s'abîment pas les pieds...

Les Romains célébraient déjà, au début du mois de mai, la déesse des Fleurs (Flora)...

Ce sont les larmes versées par la Vierge Marie qui auraient donné naissance aux fleurs de muguet, les clochettes symbolisant les larmes...

Dans le nord de l'Europe, l'équinoxe de printemps était elle-aussi associée au muguet...

 

Mais c'est Charles IX qui lança la tradition du muguet de mai. C'est lui, en effet qui en offrit le premier autour de lui, en guise de porte-bonheur en l'an 1561.

"La légende veut qu'en 1560Charles IX et sa mère Catherine de Médicis visitent le Dauphiné où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays.

Une autre version de la légende veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux, ville du département de la Drôme, d’une mission secrète auprès des Borghèse, ce dernier revient de chez cette riche famille italienne et, en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois."

[source wikipedia ]

 

C'est à partir de 1895, que la tradition d'offrir du muguet le 1er mai, s'ancre peu à peu en France. Il faudra encore attendre les années 30 pour que la vente dans les rues soit autorisée.

 

La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !

La dernière photo provient du site wikipedia !

Attention !

 

Il est toujours bon de rappeler que TOUTES LES PARTIES DE LA PLANTE SONT TOXIQUES y compris pour les animaux...et qu'il ne faut pas confondre, avant sa floraison, le muguet avec l'ail des ours, dans les régions où les deux plantes poussent ensembles.

Venez nous rejoindre pour la photo du dimanche #photodimanche !

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21 mars 2016 1 21 /03 /mars /2016 08:13
#lundisoleil12

#lundisoleil12

 

Mon petit rosier nain que j'avais choisi rose à l'achat, m'a joué un tour incroyable puisque comme vous le voyez sur la photo, au printemps dernier j'ai découvert que ses fleurs tiraient surtout sur le..."saumon", une couleur que je n'aime pas du tout !

Or je ne voulais aucune fleur de cette couleur dans mon jardin et comme je respecte toute forme de vie, je l'ai bien sûr conservé et là, ce printemps je vois qu'il redémarre encore plus en forme après l'hiver doux que nous avons eu !

 

Il s'est senti bien dès la plantation, et il se trouve qu'il est du coup particulièrement résistant et que ses fleurs durent longtemps...

 

C'est même la première fois, pour tout vous dire, que j'arrive à garder un rosier nain dans mon minuscule jardin...trop ombragé à leur goût, en été. Pourtant j'ai la réputation d'avoir la "main verte"! 

 

Peut-on croire ceux qui disent que les plantes nous choisissent ?

 

En fait, d'après moi, elles choisissent surtout notre maison ou notre jardin parce que l'environnement leur plaît !

 

Et vous qu'en pensez-vous ?

Bonne semaine à tous !

 

Allez faire un tour chez Bernie si vous voulez nous rejoindre !

Allez faire un tour chez Bernie si vous voulez nous rejoindre !

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29 février 2016 1 29 /02 /février /2016 08:05
fleur de safran [photo wikipedia]

fleur de safran [photo wikipedia]

 

Comme nous sommes encore dans la couleur parme, cette fois je n'ai pas résisté à vous parler d'une fleur d'automne que j'aime particulièrement : il s'agit de la fleur du safran.

 

Comme j'ai déjà tout dit sur le safran dans un article sur ce blog à l'automne dernier, je vous renvoie vers mon article : c'est ICI.

Aujourd'hui, j'ai décidé de faire la fainéante et de ne rien dire de plus.

Et oui ça m'arrive !

Et puis après tout, c'est le 29 février, un jour bizarre qui n'existe que tous les 4 ans, donc, on peut considérer que ce jour n'existe pas dans la réalité...

 

Bon lundisoleil et bonne semaine à tous !

 

Et attention lundi prochain on change de couleur pour passer à la couleur "saumon" couleur difficile pour moi et que je n'aime pas du tout.

Je trouve que ça se corse !!

Une fleur de safran pour #lundisoleil 9

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25 janvier 2016 1 25 /01 /janvier /2016 08:15
Fleur d'oranger pour Lundisoleil numéro 4

Fleur d'oranger pour Lundisoleil numéro 4

Les orangers (et les citronniers) sont déjà en boutons...bien à l'abri au soleil du midi.

Bientôt les boutons vont s'ouvrir dévoilant des fleurs délicates au parfum enivrant...

Elles font partie de mes fleurs préférées !

 

 

Je vous envoie donc avec cette fleur un peu du parfum de la méditerranée...histoire de vous faire déjà penser aux vacances !

 

Saviez-vous que l'huile essentielle de fleur d'oranger calme l'anxiété des débuts de semaine ?

Elle apporte aussi sérénité et moral, tout en vous donnant juste ce qu'il faut de tonus pour que le lundi démarre bien et que la semaine se passe en beauté.

 

L'eau de fleur d'oranger par contre, facilite le sommeil et le calme pour toute la famille. On peut même en donner aux enfants : une petite cuillère à café mélangé dans un liquide (lait, eau, tisane...) légèrement sucré au miel.

 

Bonne semaine !

Une fleur d'oranger odorante pour lundisoleil numéro 4

Je rappelle que "Lundisoleil" est un événement à l'initiative de Bernard du blog Bernieshoot. [N'hésitez pas à cliquer sur le lien]

 

Il s'agit de démarrer la semaine avec [je cite] "du soleil dans nos coeurs et dans nos esprits".

Vous pouvez encore participer en proposant sur vos blogs et sur divers réseaux sociaux une photo, un poème, un texte, un livre donnant le sourire à nos amis de la blogosphère...

Pour le mois de janvier notre participation devait être sur le thème du blanc...

 

Attention la semaine prochaine donc...on change de couleur !

 

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:00

 

Le safran est de retour en Provence après 200 ans d'absence...

 

Un peu d'histoire

 

Le safran serait originaire du Moyen Orient. Connu et utilisé dès l'Antiquité par les grecs, les romains et les égyptiens, il a été ensuite introduit au Cachemire par les Perses.

Il était donc dès l'Antiquité utilisé en cuisine, en teinture, en bains et pour ses propriétés médicinales.

Il n'a réellement été cultivé qu'à partir du Moyen Âge.

Jusqu'à la Révolution française, le safran était récolté par tonnes en Provence. 

Il était cultivé jusque dans le centre de la France en particulier dans le Gâtinais.

La production a progressivement déclinée...pour quasiment disparaître au cours du XIX° siècle suite à l'exode rural et au manque de main d'oeuvre. 

Depuis les années 1990, de nombreux passionnés ont repris sa culture en Provence, dans le Gard mais aussi en Corse.

 

Mais attention ! il y a safran et safran...Vu le prix de l'épice il y a toujours eu des fraudeurs...même au Moyen Âge !

 

L'origine du mot safran est à lui seul, toute une histoire !

En effet, le mot safran tire son origine du latin safranum, aussi ancêtre du portugais açafrão, de l'italien zafferano et de l'espagnol azafrán. Safranum vient lui-même du mot arabe aṣfar (أَصْفَر), signifiant "jaune", via la paronymie avec le mot zaʻfarān (زَعْفَرَان), le nom de l'épice en arabe. Selon d'autres sources, s'appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (زرپران), zar (زر) signifiant « or » et par (پر) signifiant « plume », ou « stigmate ».

[source wikipedia]

 

 

Qu'est-ce que le safran ?

 

C'est une épice extraite de la fleur d'un crocus (Crocus sativus) de la famille des Iridacés. Il s'agit plus particulièrement des stigmates de la fleur qui sont de couleur rouge et que l'on fait sécher ou que l'on pulvérise pour en faire de la poudre.

 

  

 

 

 

Un peu de botanique

 

La fleur de safran est formée de trois pétales et trois sépales de la même couleur ce qui donne l'impression qu'elle a six pétales de couleur parme.

Elle possède un seul stigmate divisé en trois brins de couleur rouge et trois étamines.

 

Qu'est-ce qu'un stigmate ?

 

Le stigmate fait partie de l'organe femelle de la fleur (cet organe s'appelle le carpelle). A l'intérieur d'un réceptacle protecteur se trouve l'ovaire de la fleur qui contient l'ovule (ou les ovules). Chaque ovaire se poursuit par un style qui se termine par le ou les stigmates. C'est sur les stigmates que les grains de pollen provenant de la partie mâle de la fleur (ou d'une autre fleur) vont se coller pour ensuite pénétrer dans le style et atteindre l'ovule.

Sous terre, se trouve le bulbe de safran.

 

 

Mais revenons au safran...

 

Les stigmates se récoltent à la main, un à un, fleur après fleur. Il faut 200 000 fleurs de crocus pour faire 1 kg de safran ce qui explique un coût en main d’œuvre élevé et donc le prix exorbitant de l'épice qui vaut 30 000 euros le kilo et que l'on appelle l'or rouge de Provence.

 

Le safran d'importation est beaucoup moins cher. Il provient majoritairement d'Iran, mais l’Espagne, l’Inde, la Grèce, l’Azerbaïdjan, le Maroc et l’Italie, ainsi que les États-unis font aussi partie des pays producteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le safran se cultive dans les climats chauds et méditerranéens.

Il aime la garrigue provençale et adore le soleil et les restanques bien exposées au sud.

 

Le bulbe de safran aime être planté assez profondément dans la terre (20 cm environ) et préfère les sols argileux et calcaires. Il reste en place plusieurs années durant lesquelles les bulbes se multiplient.

En effet, chaque bulbe va nourrir la plante en émettant de nombreuses racines, puis se multiplier en produisant des bulbilles qui en grossissant vont à leur tour devenir des bulbes capables de produire des fleurs à leur tour...Il faudra donc les diviser et les replanter.

 

 

 

Bulbes de safran en cours de plantation.Bulbes de safran en cours de plantation.

Bulbes de safran en cours de plantation.

Les pluies d'automne suffisent à la floraison et celles de printemps au grossissement des bulbes. 

Il faudra donc chaque printemps, nettoyer les plantations des feuilles sèches et désherber la terre à la main.

Le désherbage manuel est aussi fréquent que nécessaire toute l'année, car le safran a besoin de toute l'énergie de la terre pour pousser.

En mai, une fois les feuilles séchées, le safran entre en dormance jusqu'à l'automne. Là encore il faudra nettoyer régulièrement la terre entre les rangées. 

 

Protégez vos plantations par un grillage, si vous habitez en campagne, car les sangliers en sont friands.

 

Il faut savoir en particulier, que la culture du safran appauvrit les sols et que rien ne poussera ensuite sur les terres à safran. Il faudra donc laisser la terre en jachère.

Il faut savoir aussi que la culture du safran est entièrement biologique : aucun engrais chimique n'est utilisé et les plants n'ont pas besoin d'être arrosés !

 

La safran fleurit à l'automne dès les premiers frimas, le plus souvent en octobre. Il donne de superbes fleurs d'un bleu mauve caractéristique qu'il faudra cueillir tôt le matin, à peine écloses, mais surtout après évaporation de la rosée (ce qui n'est pas évident certaines années quand les nuits sont très humides). La floraison dure environ 3 à 4 semaines. 

La cueillette est facile mais quotidienne : il suffit de sectionner la fleur à la main, juste sous la corolle. La fleur non cueillie, se fane très rapidement dans la journée...et le pistil perd aussitôt ses arômes.

 

Il faudra ensuite, toujours à la main, ouvrir la fleur et récupérer le pistil composé de trois stigmates de couleur rouge sombre (voir dessin plus haut). Cette opération s'appelle l'émondage.

L'idéal pour la commercialisation, est de récolter les trois stigmates réunis ensembles : c'est un gage de qualité !

Récemment, un circuit de valorisation des autres parties de la fleur s'est mis en place : elles peuvent être mises en valeur en particulier dans les cosmétiques.

 

A la fin de la récolte journalière, le séchage doit avoir lieu soit dans un déshydrateur (méthode artisanale), soit si vous avez planté les bulbes de safran dans votre jardin, au four et à basse température (méthode familiale). Il sera peut-être alors nécessaire de le faire sécher en plusieurs fois.

Une fois sec, il faudra emballer le safran rapidement afin qu'il ne perde aucunement ses arômes. A la maison, le conserver dans de tous petits bocaux et le laisser en attente 6 mois avant de le consommer. Il sera encore plus parfumé...

La durée de conservation totale est de 3 ans après la récolte.

 

Les vertus médicinales du safran

 

Il a été longtemps utilisé pour lutter contre la peste, les indigestions et la variole. On sait aujourd'hui que c'est un puissant anti-oxydant et qu'il aurait des propriétés préventives contre le cancer.

A la fois calmant et tonifiant, il aide à lutter contre les dépressions légères tout en étant un stimulant général pour les femmes ce qui explique qu'on lui prête des vertus aphrodisiaques.

Il aide en particulier à lutter  contre les douleurs menstruelles mais aussi le surmenage et la fatigue.

Mélangé à du miel,  il fait merveille pour apaiser les douleurs des poussées dentaires des nourrissons.

Enfin il fait baisser la tension car il ralentit le rythme cardiaque. 

C'est aussi un fludifiant sanguin.

Enfin il fait baisser le taux de cholestérol ce qui fait du safran, une épice indispensable pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

Dans une tisane, une pincée de safran suffit pour soigner aussi bien le rhume, que calmer la toux.

 

Le safran contient de la crocine (un caroténoïde qui lui donne sa couleur caractéristique), de la picrocrocine (qui lui donne son goût) et du safranal (qui lui donne son parfum).

Il est très riche en vitamine B2 (riboflavine) et en provitamine A.

 

Les pétales de safran peuvent aussi être consommées et servir à faire des infusions...

 

Danger : Ne pas confondre le crocus sativus avec le colchique d'automne commun dans nos jardins qui est toxique car il contient de la colchicine, substance dangereuse mais utilisée dans certains médicaments contre la goutte. Ne faites pas de tisanes avec ses pétales !

On distingue le safran, des colchiques d'automne, par la couleur, d'une part et par le fait que ces derniers ont six étamines.

 

 

 

Le safran en cuisine

 

J'ai emprunté cette photo  (sans autorisation je m'en excuse mais aussi sans contrepartie) sur le site du Safran Della Roma, site qui contient de très belles photos. Voyez je ne suis pas chauvine puisqu'il s'agit d'un safran catalan !!

Par contre si vous voulez en savoir plus sur le safran de Provence, rendez-vous sur le site de l'Association "Safran-Provence".

Le safran catalan

Le safran catalan

 

Le safran en stigmates est le plus parfumé. Il faut le faire macérer dans un peu d'eau pendant quelques heures avant de l'intégrer à vos plats AU DERNIER MOMENT. En effet le safran ne supporte pas les trop hautes températures. Les puristes le font macérer jusqu'à 48 heures.

Le safran en poudre se dissout aussitôt et il est donc plus facile à utiliser si vous êtes pressés.

 

Le safran peut être utilisé dans beaucoup de plats de l'entrée au dessert.

 

En Provence, on l'utilise surtout avec les plats de riz (les risottos), le poisson et les fruits de mer.

 

Il entre dans la célèbre bouillabaisse et la plus rustique mais non moins délicieuse soupe de poissons.

 

Il se marie bien avec la lotte.

 

Bien sûr chaque pays  a son plat traditionnel parfumé au safran : en Espagne, la paella ; en Italie le risotto à la milanaise ; au Maroc, la pastilla (feuilleté de pigeons) ;

 

Enfin, les safraniers en font une simple omelette et faisant infuser les stigmates dans le lait qu'ils incorporent ensuite aux oeufs battus et salés.

 

Mais vous pouvez aussi le consommer dans vos tisanes pour le plaisir du goût : il se marie bien avec d'autres épices comme la cardamone, la cannelle ou la girofle.

 

A noter : Le safran est toujours utilisé pour ses propriétés tinctoriales.

Il donne aux robes des bouddhistes une belle couleur jaune d'or. On utilise aussi ses vertus tinctoriales pour des tissus, des voilages, des tapis.

 

Si vous voulez en savoir plus, prenez le temps de visionner la vidéo ci-dessous...

L'Or rouge de Provence

Cet article a été précédemment publié sur ce blog en 2013.

Sa mise à jour imposait aussi un changement de date pour le faire  apparaître comme une nouveauté...

 

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