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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 05:16
La sauge du jardin

La sauge du jardin

Aujourd'hui, nous allons rester encore un peu au jardin, pour voir les différentes plantations que nous avons réalisé ce printemps et faire le tour de quelques aromatiques. 

 

Je ne sais pas pourquoi, mais cette fin d'hiver, les températures étaient tellement douces, que dès la fin février, j'ai eu envie de mettre quelques plants de salades au jardin (une intuition ?).

Habituellement, rien ne pousse quand je les plante au printemps parce que par choix, mon jardin a beaucoup d'ombre. C'est donc plutôt en fin d'été que nous en plantons. 

Et voilà donc mes salades...elles sont mangées à présent mais d'autres ont pris la suite. On devine à côté le persil, semé l'année dernière, qui reprend vie. 

 

Les salades
Les salades
Les salades

Les salades

Du coup, cela m'a donné envie de semer de la roquette. Bon, là il va falloir attendre encore un peu pour la couper.

Le semis de roquette

Le semis de roquette

L'oseille est là depuis longtemps. Elle reprend chaque printemps et semble se plaire dans ce coin. 

L'oseille

L'oseille

Nous avons aussi préparé des semis pour notre jardin de Haute-Loire. C'est là-bas que nous sommes en été et comme le gel peut être assez tardif à 1000 mètres d'altitude, on monte des plants (et souvent on en achète aussi là-bas).

Mais pourrons-nous y aller cette année assez tôt pour y faire le jardin, j'en doute ? Là-bas il faut planter après les Saints de glace et au plus tard début juin ! 

Nous avons préparé des plants de courges butternut, potimarron et pour la première fois de méréville.

Impossible de trouver des graines de courgettes ces derniers temps donc pour l'instant nous n'en avons pas mis en pots.

Courges butternut, potimarron
Courges butternut, potimarron
Courges butternut, potimarron

Courges butternut, potimarron

Nous avons aussi semé des tomates et elles donnent déjà de jolies plants. 

Plants de tomates
Plants de tomates
Plants de tomates

Plants de tomates

En Provence, c'est surtout des plantes aromatiques que j'aime planter au jardin, d'abord elles fleurissent et c'est bien agréable, ensuite comme nous nous absentons à présent tout été, elles supportent bien le manque d'arrosage, si on prend bien soin de les tailler avant de partir. 

En voici quelques-unes : la sauge puis les menthes, la marjolaine (2 photos dont une de près), la sarriette, la ciboulette...et mes petits plants de basilic qui attendent la chaleur pour se développer davantage je pense !

 

La sauge du jardin
La sauge du jardin
La sauge du jardin

La sauge du jardin

Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...

Les autres plantes aromatiques...

Et pour terminer cette  balade dans mon jardin, voici nos plants d'amandiers que nous regardons grandir tous les jours... ça occupe !

Un jour, ils serviront de porte-greffe.

C'est mon mari et mon fils aîné qui se passionnent pour ce nouveau "passe-temps" . J'espère avoir un jour l'occasion de vous montrer leurs mains et leur couteau en action ainsi que les résultats de leurs essais.

Un des petits amandiers

Un des petits amandiers

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 05:11
L'origan (Origanum vulgare)

L'origan (Origanum vulgare)

 

Pour moi qui aime particulièrement les plantes aromatiques, l'origan est la plante reine de l'été !

On trouve cette plante au bord des chemins jusqu'en altitude puisque je la ramasse aussi bien dans la Drôme qu'en Haute-Loire.

C'est une plante particulièrement résistante au gel. Ses tiges de couleur rougeâtre se voient de loin dans la garrigue où elle pousse souvent avec le thym, le romarin ou la sarriette en particulier dans le massif du Luberon. 

Ces petites fleurs roses lilas, s'ouvrent de juin à septembre. Elles dégagent une odeur bien agréable car elles contiennent des substances proches de celles du thym, une odeur que tout le monde connaît. 

 

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

Facile à faire sécher, l'origan parfumera tout l'hiver les plats italiens à base de sauce tomate. Son emploi est en effet incontournable dans les pizzas, les lasagnes ou autres préparations. 

Je l'aime aussi beaucoup en tisane. On l'appelle d'ailleurs le thé rouge et cette boisson est souvent consommée en Provence. 

 

L'origan a en effet de multiples vertus médicinales. 

C'est une plante à la fois stimulante douce et calmante pour le système nerveux. Elle calme en particulier les angoisses et permet de prendre du recul par rapport à nos soucis quotidiens. C'est donc la plante idéale de l'été pour bien profiter des vacances, retrouver un sommeil réparateur tout en profitant à fond des bons moments.

Elle calme aussi toutes les contractures liées à l'excès de sport que ce soit en applications locales ou en massages. 

Elle est digestive et vous aidera à supporter les trop nombreux repas entre amis ou famille, apéros dînatoires et autres plaisirs de saison.

C'est aussi un puissant antiseptique tant en application locale, qu'en tisane. 

De plus, c'est une plante très mellifère qui permet à de nombreux insectes de se nourrir. 

C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère
C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère

C'est une plante très mellifère

L'origan est très souvent confondu avec sa cousine cultivée, la marjolaine, appelée aussi marjolaine à coquilles, parce que ses petites feuilles arrondies ressemblent à de petites coquilles.

L'origan peut être cultivé lui-aussi, mais il perdra une partie de ses vertus par rapport aux plantes cueillies dans la nature.

La marjolaine par contre, se cultive facilement en pot ou en pleine terre dans les jardins. Elle a de petites fleurs discrètes de couleur blanche ou rosée. Son odeur est plus subtile et elle fera merveille pour ceux qui n'apprécient pas le goût trop prononcé des tisanes. 

Origan et marjolaine ont des propriétés communes mais bien entendu l'origan est plus efficace, parce qu'il concentre davantage d'huile essentielle dans la plante. 

Il existe aussi des cultivars à réserver au jardin d'ornement et à ne surtout pas consommer. 

 

Pour les différencier, j'avais fait en 2012 des fiches descriptives qui sont toujours d'actualité, pour ceux qui ont envie d'en savoir plus. 

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 05:18
La reine-des-près le long du ruisseau...

La reine-des-près le long du ruisseau...

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'une plante qui abonde encore en Haute-Loire et que je connaissais déjà, mais sur laquelle j'ai fait des découvertes intéressantes.

Il s'agit de la Reine-des-près (Filipendula ulmaria) appelée aussi fausse-spirée, ou ulmaire. Belle des près, barbe des chênes, herbe aux abeilles, vignette...font aussi partie de ses petits noms. Et en anglais, c'est la "meadowsweet".

 

La reine-des-prés est une plante élégante, visible dans les zones humides, le long des petits ruisseaux ou des marécages.

 

C'est une plante élégante...
C'est une plante élégante...

C'est une plante élégante...

 

Elle est originaire d'Europe et peut pousser jusqu'à 1 700 mètres d'altitude. Elle est visible dans toute la France mais par contre, on ne la rencontre ni en Provence, ni en Corse. Il y fait beaucoup trop chaud pour elle et surtout beaucoup trop sec car elle pousse les pieds dans l'eau !  

La Reine-des-prés est une plante vivace appartenant à la famille des Rosacées. Elle peut atteindre 1m50 de hauteur. La tige de couleur rougeâtre, est robuste et ne ploie pas facilement. Les feuilles sont duveteuses en-dessous et le nom de spirée vient des fruits en forme de spirale.

 

N'hésiter pas à agrandir ma photo en cliquant dessus...pour voir les fruits. 

 

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

 

La plante se reconnaît de loin quand elle fleurit en juillet, car ses hampes florales de couleur blanc crème ressortent sur la verdure du feuillage et des prés. Les fleurs sont en fait de fausses ombelles. 

De plus en s'approchant, on découvre qu'elle est fortement mellifère.

Et en la ramassant, nos sens sont aussitôt en éveil : elle a une odeur douce qui rappelle celle des amandes. C'est donc aussi une plante aromatique.

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre
Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

 

Les vertus de la Reine-des-prés...

Utilisée depuis la nuit des temps, cette plante sacrée chez les Druides, et offerte aux jeunes mariés au Moyen Age en guise de porte-bonheur (et sans doute aussi comme gage de bonne santé), n'a vu ses propriétés médicinales reconnues qu'à la Renaissance.

La plante fraîche contient en effet de l'acide salicylique (le composant de l'aspirine) ce qui lui donne le pouvoir de calmer les douleurs en douceur, mais sans les effets secondaires du véritable médicament.

 

Elle a aussi des vertus drainantes ce qui permet de soulager les rhumatismes chroniques et toutes les douleurs articulaires.

Elle agirait aussi contre l'hypertension, car elle a une action vasodilatatrice. 

On a découvert plus récemment qu'elle était très riche en flavonoïdes, de puissants anti-oxydants. 

Elle contient aussi du soufre, du fer, du calcium, des tanins et de la vitamine C...entre autres substances. 

 

Ses vertus médicinales seraient amoindries par le séchage, mais c'est le cas je pense, pour beaucoup de plantes. 

 

Par contre, ses vertus aromatiques seraient maximales après un an de séchage, au moins ! 

Elle peut être utilisée pour aromatiser de nombreux desserts à base de lait, des crèmes, des yaourts ou des flans, mais aussi des confitures auxquelles elle donne un goût subtil de vanille.

Les anciens la faisaient macérer dans du vin rouge, de l'hydromel ou dans la bière. 

Associée avec le cassis, elle fait merveille pour soigner les douleurs chroniques.

Elle agirait de plus, comme un dépolluant naturel de l'organisme et permettrait même d'éliminer certaines des substances toxiques que nous absorbons dans notre alimentation, mais cela est encore à l'étude...

 

Attention cependant ! Les femmes enceintes ne doivent pas en consommer car elle peut provoquer (à fortes doses) des hémorragies.

N'oubliez-pas non plus qu'avec les plantes, il faut toujours demander conseil à votre médecin. Il peut en effet y avoir des interactions avec votre traitement si vous en avez un...

 

 

Pour profiter au maximum de ses vertus médicinales, il faut la consommer de préférence en tisane : versez 1 à 2 càs de plante sèche (fleurs et feuilles ensemble ou séparément) dans 1/4 de litre d'eau frémissante. Laisser infuser 10 minutes. On peut en boire trois tasses par jour, pas plus et en faire des cures de trois semaines en été quand elle est fraîche, puis aux changements de saison...

Bonne dégustation !

Bonne dégustation !

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8 février 2016 1 08 /02 /février /2016 08:15
De la lavande pour ensoleiller lundisoleil#6

De la lavande pour ensoleiller lundisoleil#6

La lavande est le symbole de la Provence, ma région ! 

Elle est symbole de vacances et de douceur de vivre. En fait, cette fleur symboliserait la tendresse, le calme et la sérénité...ce que je vous souhaite à tous pour cette semaine qui débute, que vous soyez en vacances d'hiver ou pas !

 

La lavande n'a été véritablement cultivée en Provence qu'au début du XXème siècle lors de l'apparition des parfumeries de Grasse. 

D'abord récoltée à la main, la culture s'est modernisée et fait vivre de nombreuses familles.

Grâce à la variété des espèces et des hybrides, la lavande fait le bonheur des promeneurs souvent surpris par la variété des couleurs...qui passent du mauve au violet !

Son parfum délicat embaume depuis toujours mes armoires et toute ma maison tout en éloignant des placards, les hôtes indésirables (comme les vilaines petites mites qui s'attaquent aux pulls et autres vêtements...).

Enfin, elle rend de grand service à tous, grâce à ses vertus médicinales, connues depuis l'Antiquité. 

 

 

 

Le saviez-vous ?

 

Il existe de nombreuses variétés de lavandes qui poussent à l'état sauvage, mais seulement trois espèces sont cultivées...

 

- la lavande fine ou lavande vraie (Lavandula angustifolia) est la plus cutivée car elle produit une huile essentielle de qualité supérieure. Elle peut pousser à l'état sauvage de 800 m jusqu'à 1100 m d'altitude uniquement sur terrain calcaire. C'est la plus belle mais c'est aussi la plus fragile. 

C'est elle que l'on appelle "l'or bleu de Provence". Elle est de petite taille et possède une seule fleur par tige. Il faut environ 130 kg de fleurs pour produire 1 litre d'huile essentielle par distillation. Un hectare de lavande vraie produira en moyenne, les bonnes années, jusqu'à 25 litres d'HE.

L'HE est recherchée surtout par les parfumeurs et pour la fabrication de cosmétiques. Elle est aussi indispensable pour ses vertus médicinales car elle est apaisante, anti-inflammatoire et  antispasmodique. 

 

- La lavande aspic (Lavandula spica) pousse toujours à l'état naturel dans la garrigue entre 0 et 600 mètres d'altitude. Elle est beaucoup plus grande et chaque tige porte plusieurs petites fleurs. Elle est très peu utilisée en France car son parfum est trop fort sauf en HE. 

 

- Le lavandin pousse entre 0 et 800 mètres. Il s'agit d'un croisement entre la lavande fine et la lavande aspic. Il possède donc un peu des qualités de chaque plante. Il peut être cultivé partout, de plus, la plante est de grande taille et pousse rapidement. Son parfum est plus fort que celui de la lavande fine et ses vertus médicinales sont moindres.

Le lavandin a une utilisation essentiellement industrielle : il sert en particulier à parfumer les produits d'entretien : savons, lessives...

C'est lui aussi que vous retrouverez dans les petits sachets de "lavande" qu'on vous vend en Provence et dont l'odeur s'effacera assez vite... 

Pour info, il faut seulement 40 kg de fleurs pour produire 1 litre d'huile essentielle. C'est donc le lavandin qui, peu à peu, a recouvert les paysages provençaux, rendement oblige.

C'est lui aussi qu'on vous proposera en jardinerie (il en existe plusieurs variétés). 

 

Où trouver des champs de lavande ?

 

La route de la lavande vous fera traverser de jolis petits villages appartenant au patrimoine provençal. L'idéal est bien sûr de la traverser entre fin juin et fin juillet car souvent, selon les années, la récolte débute dès le mois d'août. 

Elle part de la région de Montélimar et traverse la Drôme du Sud appelée encore Drôme provençale, puis le pays de Sault et du Ventoux (Vaucluse), le pays d'Apt et du Luberon (Vaucluse), le pays de Forcalquier et la montagne de Lure, enfin la région de Digne et le plateau de Valensole et la région du Verdon (Alpes de Haute Provence). 

 

Respectez toujours les plantations des bords de route même si vous désirez faire de belles photos !

 

 

La lavande est une plante mellifère !

 

Les abeilles adorent butiner les lavandes.

Le butinage incessant des fleurs augmenterait le rendement des lavandes, en huile essentielle.

En effet, une abeille visite jusqu'à 700 fleurs de lavande à l'heure ! Quel boulot d'aspirer tout ce nectar !

Et par un phénomène que je ne m'explique pas, lorsque l'abeille aspire le nectar, les fleurs cessent d'en fabriquer (j'ai toujours cru que c'était l'inverse !). Cette économie énergétique de sucre serait alors utilisée par la plante pour synthétiser davantage d'essence. 

(Source : musée de la lavande)

 

Vous trouverez de plus amples renseignements sur la lavande, son procédé de culture et sa distillation sur le site de la Distillerie des quatre vallées (Chamaloc, Drôme). 

 

 

Le saviez-vous ?

 

La lavande est menacée... 

 

Depuis le début du XXIème siècle, le nombre de lavandiculteurs diminuent et la surface des champs cultivés se réduit.

En principe les lavandiculteurs font tourner les cultures et arrachent leurs lavandes environ tous les dix ans pour planter des céréales. Nombreux ont été ceux qui n'ont pas attendus ce nombre d'années pour arracher leurs plants. 

En dix ans (entre 2005 et 2015) les lavandiculteurs français ont vu leur production divisée par trois !

 

C'est maintenant la Bulgarie qui est devenue le premier producteur d'huile essentielle.

 

En effet, les lavandiculteurs ont vu leurs plantations dépérir à cause d'une bactérie pathogène. Cette bactérie est fixée sur un petit insecte-hôte qui va la transmettre aux plantations de lavande, tuant peu à peu chaque plant...

J'ai déjà expliqué tout ça dans mon article sur ce blog : "Et si un jour la lavande ne poussait plus en Provence ?

 

En complément de cet article, vous pouvez lire "La production de lavande en danger".

Si vous voulez connaître les programmes de recherche pour sauvegarder la lavande rendez-vous sur le site de sauvegarde des lavandes de Provence.

Heureusement un article de la Provence publié en novembre 2015, "Alpes : dépérissement de la lavande, enfin l'espoir d'une solution ?" nous offre un peu d'espoir.

 

 

 

Merci à Bernie d'organiser ce partage...

Merci à Bernie d'organiser ce partage...

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:00

 

Le safran est de retour en Provence après 200 ans d'absence...

 

Un peu d'histoire

 

Le safran serait originaire du Moyen Orient. Connu et utilisé dès l'Antiquité par les grecs, les romains et les égyptiens, il a été ensuite introduit au Cachemire par les Perses.

Il était donc dès l'Antiquité utilisé en cuisine, en teinture, en bains et pour ses propriétés médicinales.

Il n'a réellement été cultivé qu'à partir du Moyen Âge.

Jusqu'à la Révolution française, le safran était récolté par tonnes en Provence. 

Il était cultivé jusque dans le centre de la France en particulier dans le Gâtinais.

La production a progressivement déclinée...pour quasiment disparaître au cours du XIX° siècle suite à l'exode rural et au manque de main d'oeuvre. 

Depuis les années 1990, de nombreux passionnés ont repris sa culture en Provence, dans le Gard mais aussi en Corse.

 

Mais attention ! il y a safran et safran...Vu le prix de l'épice il y a toujours eu des fraudeurs...même au Moyen Âge !

 

L'origine du mot safran est à lui seul, toute une histoire !

En effet, le mot safran tire son origine du latin safranum, aussi ancêtre du portugais açafrão, de l'italien zafferano et de l'espagnol azafrán. Safranum vient lui-même du mot arabe aṣfar (أَصْفَر), signifiant "jaune", via la paronymie avec le mot zaʻfarān (زَعْفَرَان), le nom de l'épice en arabe. Selon d'autres sources, s'appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (زرپران), zar (زر) signifiant « or » et par (پر) signifiant « plume », ou « stigmate ».

[source wikipedia]

 

 

Qu'est-ce que le safran ?

 

C'est une épice extraite de la fleur d'un crocus (Crocus sativus) de la famille des Iridacés. Il s'agit plus particulièrement des stigmates de la fleur qui sont de couleur rouge et que l'on fait sécher ou que l'on pulvérise pour en faire de la poudre.

 

  

 

 

 

Un peu de botanique

 

La fleur de safran est formée de trois pétales et trois sépales de la même couleur ce qui donne l'impression qu'elle a six pétales de couleur parme.

Elle possède un seul stigmate divisé en trois brins de couleur rouge et trois étamines.

 

Qu'est-ce qu'un stigmate ?

 

Le stigmate fait partie de l'organe femelle de la fleur (cet organe s'appelle le carpelle). A l'intérieur d'un réceptacle protecteur se trouve l'ovaire de la fleur qui contient l'ovule (ou les ovules). Chaque ovaire se poursuit par un style qui se termine par le ou les stigmates. C'est sur les stigmates que les grains de pollen provenant de la partie mâle de la fleur (ou d'une autre fleur) vont se coller pour ensuite pénétrer dans le style et atteindre l'ovule.

Sous terre, se trouve le bulbe de safran.

 

 

Mais revenons au safran...

 

Les stigmates se récoltent à la main, un à un, fleur après fleur. Il faut 200 000 fleurs de crocus pour faire 1 kg de safran ce qui explique un coût en main d’œuvre élevé et donc le prix exorbitant de l'épice qui vaut 30 000 euros le kilo et que l'on appelle l'or rouge de Provence.

 

Le safran d'importation est beaucoup moins cher. Il provient majoritairement d'Iran, mais l’Espagne, l’Inde, la Grèce, l’Azerbaïdjan, le Maroc et l’Italie, ainsi que les États-unis font aussi partie des pays producteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le safran se cultive dans les climats chauds et méditerranéens.

Il aime la garrigue provençale et adore le soleil et les restanques bien exposées au sud.

 

Le bulbe de safran aime être planté assez profondément dans la terre (20 cm environ) et préfère les sols argileux et calcaires. Il reste en place plusieurs années durant lesquelles les bulbes se multiplient.

En effet, chaque bulbe va nourrir la plante en émettant de nombreuses racines, puis se multiplier en produisant des bulbilles qui en grossissant vont à leur tour devenir des bulbes capables de produire des fleurs à leur tour...Il faudra donc les diviser et les replanter.

 

 

 

Bulbes de safran en cours de plantation.Bulbes de safran en cours de plantation.

Bulbes de safran en cours de plantation.

Les pluies d'automne suffisent à la floraison et celles de printemps au grossissement des bulbes. 

Il faudra donc chaque printemps, nettoyer les plantations des feuilles sèches et désherber la terre à la main.

Le désherbage manuel est aussi fréquent que nécessaire toute l'année, car le safran a besoin de toute l'énergie de la terre pour pousser.

En mai, une fois les feuilles séchées, le safran entre en dormance jusqu'à l'automne. Là encore il faudra nettoyer régulièrement la terre entre les rangées. 

 

Protégez vos plantations par un grillage, si vous habitez en campagne, car les sangliers en sont friands.

 

Il faut savoir en particulier, que la culture du safran appauvrit les sols et que rien ne poussera ensuite sur les terres à safran. Il faudra donc laisser la terre en jachère.

Il faut savoir aussi que la culture du safran est entièrement biologique : aucun engrais chimique n'est utilisé et les plants n'ont pas besoin d'être arrosés !

 

La safran fleurit à l'automne dès les premiers frimas, le plus souvent en octobre. Il donne de superbes fleurs d'un bleu mauve caractéristique qu'il faudra cueillir tôt le matin, à peine écloses, mais surtout après évaporation de la rosée (ce qui n'est pas évident certaines années quand les nuits sont très humides). La floraison dure environ 3 à 4 semaines. 

La cueillette est facile mais quotidienne : il suffit de sectionner la fleur à la main, juste sous la corolle. La fleur non cueillie, se fane très rapidement dans la journée...et le pistil perd aussitôt ses arômes.

 

Il faudra ensuite, toujours à la main, ouvrir la fleur et récupérer le pistil composé de trois stigmates de couleur rouge sombre (voir dessin plus haut). Cette opération s'appelle l'émondage.

L'idéal pour la commercialisation, est de récolter les trois stigmates réunis ensembles : c'est un gage de qualité !

Récemment, un circuit de valorisation des autres parties de la fleur s'est mis en place : elles peuvent être mises en valeur en particulier dans les cosmétiques.

 

A la fin de la récolte journalière, le séchage doit avoir lieu soit dans un déshydrateur (méthode artisanale), soit si vous avez planté les bulbes de safran dans votre jardin, au four et à basse température (méthode familiale). Il sera peut-être alors nécessaire de le faire sécher en plusieurs fois.

Une fois sec, il faudra emballer le safran rapidement afin qu'il ne perde aucunement ses arômes. A la maison, le conserver dans de tous petits bocaux et le laisser en attente 6 mois avant de le consommer. Il sera encore plus parfumé...

La durée de conservation totale est de 3 ans après la récolte.

 

Les vertus médicinales du safran

 

Il a été longtemps utilisé pour lutter contre la peste, les indigestions et la variole. On sait aujourd'hui que c'est un puissant anti-oxydant et qu'il aurait des propriétés préventives contre le cancer.

A la fois calmant et tonifiant, il aide à lutter contre les dépressions légères tout en étant un stimulant général pour les femmes ce qui explique qu'on lui prête des vertus aphrodisiaques.

Il aide en particulier à lutter  contre les douleurs menstruelles mais aussi le surmenage et la fatigue.

Mélangé à du miel,  il fait merveille pour apaiser les douleurs des poussées dentaires des nourrissons.

Enfin il fait baisser la tension car il ralentit le rythme cardiaque. 

C'est aussi un fludifiant sanguin.

Enfin il fait baisser le taux de cholestérol ce qui fait du safran, une épice indispensable pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

Dans une tisane, une pincée de safran suffit pour soigner aussi bien le rhume, que calmer la toux.

 

Le safran contient de la crocine (un caroténoïde qui lui donne sa couleur caractéristique), de la picrocrocine (qui lui donne son goût) et du safranal (qui lui donne son parfum).

Il est très riche en vitamine B2 (riboflavine) et en provitamine A.

 

Les pétales de safran peuvent aussi être consommées et servir à faire des infusions...

 

Danger : Ne pas confondre le crocus sativus avec le colchique d'automne commun dans nos jardins qui est toxique car il contient de la colchicine, substance dangereuse mais utilisée dans certains médicaments contre la goutte. Ne faites pas de tisanes avec ses pétales !

On distingue le safran, des colchiques d'automne, par la couleur, d'une part et par le fait que ces derniers ont six étamines.

 

 

 

Le safran en cuisine

 

J'ai emprunté cette photo  (sans autorisation je m'en excuse mais aussi sans contrepartie) sur le site du Safran Della Roma, site qui contient de très belles photos. Voyez je ne suis pas chauvine puisqu'il s'agit d'un safran catalan !!

Par contre si vous voulez en savoir plus sur le safran de Provence, rendez-vous sur le site de l'Association "Safran-Provence".

Le safran catalan

Le safran catalan

 

Le safran en stigmates est le plus parfumé. Il faut le faire macérer dans un peu d'eau pendant quelques heures avant de l'intégrer à vos plats AU DERNIER MOMENT. En effet le safran ne supporte pas les trop hautes températures. Les puristes le font macérer jusqu'à 48 heures.

Le safran en poudre se dissout aussitôt et il est donc plus facile à utiliser si vous êtes pressés.

 

Le safran peut être utilisé dans beaucoup de plats de l'entrée au dessert.

 

En Provence, on l'utilise surtout avec les plats de riz (les risottos), le poisson et les fruits de mer.

 

Il entre dans la célèbre bouillabaisse et la plus rustique mais non moins délicieuse soupe de poissons.

 

Il se marie bien avec la lotte.

 

Bien sûr chaque pays  a son plat traditionnel parfumé au safran : en Espagne, la paella ; en Italie le risotto à la milanaise ; au Maroc, la pastilla (feuilleté de pigeons) ;

 

Enfin, les safraniers en font une simple omelette et faisant infuser les stigmates dans le lait qu'ils incorporent ensuite aux oeufs battus et salés.

 

Mais vous pouvez aussi le consommer dans vos tisanes pour le plaisir du goût : il se marie bien avec d'autres épices comme la cardamone, la cannelle ou la girofle.

 

A noter : Le safran est toujours utilisé pour ses propriétés tinctoriales.

Il donne aux robes des bouddhistes une belle couleur jaune d'or. On utilise aussi ses vertus tinctoriales pour des tissus, des voilages, des tapis.

 

Si vous voulez en savoir plus, prenez le temps de visionner la vidéo ci-dessous...

L'Or rouge de Provence

Cet article a été précédemment publié sur ce blog en 2013.

Sa mise à jour imposait aussi un changement de date pour le faire  apparaître comme une nouveauté...

 

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24 juillet 2014 4 24 /07 /juillet /2014 17:34
L'olfactothérapie, une méthode douce et odorante à découvrir

L'olfactothérapie est une méthode de soin originale mais toute jeune car créée seulement en 1992 par le thérapeute Gilles Fournil.

Je tiens à rappeller ICI et c'est important, que cette méthode douce ne pourra jamais remplacer le diagnostic médical fait par un médecin généraliste (ou spécialiste selon votre cas). Il faut la considérer comme une alternative possible permettant d'aller vers le bien-être, comme l'était, la pharmacopée de nos grands-mères...

 

L'olfactothérapie se distingue de l'aromathérapie bien qu'elle utilise elle aussi les vertus des huiles essentielles (HE).

Si toutes deux s'attachent à faciliter le maintien de la santé de leurs patients, l'aromathérapie, elle, utilise les HE en massage ou par absorption directe sous la langue ou en gélules, et l'olfactothérapie, plutôt leur odeur et leur vibration spécifique.

 

L'approche de l'aromathérapie est totalement scientifique (nous y reviendrons sans doute un jour...). Elle vise à soigner une maladie en agissant directement sur les causes grâce à des HE contenant des molécules aux propriétés connues pour leurs effets particuliers : par exemple le Ravintsara, parce qu'il contient des molécules de sabinène (stimulant général et désinfectant atmosphérique), du terpinéol (anti-infectieux et calmant) et du cinéole (anti-viral et bactérien,  entre autres), agira, par ses propriétés particulières désinfectantes et stimulantes immunitaire sur une attaque virale ou bactériennee style grippe, bronchite, angine ou autres maux de l'hiver.

 

L'olfactothérapie, par contre, n'a pas vocation à soigner un symptôme précis mais plutôt à permettre à l'individu de revivre une émotion qui empêche le présent d'être vécu dans les meilleurs conditions possibles.

Elle fait appel directement à notre inconscient en interpellant notre cerveau primitif, le rhinencéphale, qui est directement connecté au nerf olfactif

La senteur fait remonter à la surface des émotions heureuses ou malheureuses qui le plus souvent perturbent notre bien-être émotionnel actuel, donc notre santé.

 

L'odorat est le seul sens qui n'est pas assez exploité dans la vie quotidienne d'aujourd'hui. La plupart des gens vivant en ville, voit leur odorat amoindri par la pollution, les parfums artificiels qui envahissent les locaux et le manque de contact avec la nature.

L'odorat reste d'autant plus développé que l'on prend le temps de se promener en pleine nature et que l'on reste réceptif à ses propres sensations : l'odeur de l'herbe mouillée après la pluie, des plantes aromatiques foulées par nos pieds...

 

Les huiles essentielles sélectionnées par les thérapeutes pour leurs propriétés particulières, sont toutes reliées aux 7 niveaux énergétiques du corps (ou chakras).

 

Chaque personne réagit aux odeurs en éprouvant des sensations différentes selon son vécu. Le ressenti agréable (on aime) ou pas (on n'aime pas) voire neutre (on ne ressent rien de particulier) indique si la plante et le plexus correspondant sont en harmonie ou non. 

Le thérapeute peut alors aider la personne à lever un blocage, parler, si elle le désire, de ce que telle ou telle odeur évoque pour elle, d'heureux ou de malheureux et l'aider à interpréter la difficulté, sans porter de jugement. 

Ce processus contribue à mettre en place une auto-guérison salutaire.

 

En milieu hospitalier, l'olfactothérapie est surtout utilisée pour aider certains patients à retrouver la mémoire après un traumatisme ou un accident. Voir à ce sujet l'article publié dans Sciences et Avenir n°57 de juillet 2006 ICI et celui publié dans le Monde du 9 mai 2009 ICI.

Comme l'olfactothérapie fait appel au cerveau primitif, le patient réapprend à exprimer ses émotions, ses souvenirs liés à l'odeur, le corps gardant en mémoire les événements passés...

 

L'olfactothérapie est donc une thérapie naturelle à explorer : elle  fait partie des thérapies qui permettent de se sentir bien dans sa peau, même si on ne sent pas malade (!), de retrouver sommeil, harmonie et plaisir de vivre...

 

Pour ma part je l'ai découverte lors d'un stage détente et j'ai trouvé une relation très étroite entre les odeurs que j'ai aimé (ou détesté) et mon état physique et psychique du moment.

 

Au début le plus dur est de se laisser aller...sans analyser l'odeur ou sans tenter de trouver quelle est la plante !

Il faut se concentrer simplement sur les sensations qu'elle procure : bien-être général, picotement du nez, envie de soupirer, bâillements, gargoullis dans le ventre, palpitations... voire rejet pur et simple de l'odeur !  C'est donc un voyage intérieur qui vaut la peine d'être vécu car il fait ressortir des souvenirs enfouis tout en douceur...

 

A tester donc pour explorer nos sens de façon agréable et repartir avec pleins de questions et un bien-être évident, voire pourquoi pas des solutions à ce qui nous apparaissait, hier comme autant de problèmes apparemment insolubles !!

 

 

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:09
La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

Tout au long de l'année, il ne faut pas hésiter à cueillir au bord des chemins les plantes médicinales qui vous seront utiles durant l'hiver (et bien d'autres saisons) et vous  permettront d'être en bonne santé ou de la conserver.

 

L'été est un bon moment pour cueillir certaines plantes parce que vous avez du temps et vous pouvez profiter de vos vacances pour aller promener. De plus, il fait chaud et les plantes sècheront vite ce qui préservera leurs propriétés médicinales.

 

Attention ! Ne cueillez pas de plantes que vous ne connaissez pas !

 

Les anciens disaient qu'il fallait se soigner avec les plantes du coin ou celles de son jardin.

Sans doute avaient-ils, comme bien souvent, raison !!

 

Quelques précautions pour la cueillette :

 

- Il ne faut pas cueillir après la pluie. Choisir un matin tôt (ou un soir) de préférence au plein soleil.

 

- Il faut cueillir la plante au bon moment selon un calendrier bien précis qui correspond au moment où la plante a le plus de vertus, donc le plus de chance de les conserver après séchage.

 

- Ne jamais cueillir au bord des routes, ni au bord des champs cultivés et traités (maïs, vignes...) sauf si vous êtes sûrs que l'agriculteur est en BIO. En effet les plantes médicinales absorbent les polluants des sols et les concentrent.

 

- Ne cueillir que quelques branches sur chaque plant pour préserver les plantes vivaces. Ne jamais arracher la plante sauf s'il est indispensable d'utiliser la racine ce qui est rare pour une consommation familiale.

 

Quelques précautions pour le séchage :

 

- trier les plantes en retirant les parties sèches ou jaunies.

 

- bien les étaler dans un panier (ou une cagette), sur un torchon propre.

 

- ne pas utiliser de papier journal car l'encre d'imprimerie peut contenir des éléments nocifs. De plus le torchon permet le passage de l'air.

 

La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation
La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation

- les mettre à sécher dehors (sur le balcon, sous la tonnelle) ou au courant d'air (devant une fenêtre ouverte) et à la chaleur mais surtout pas au soleil !!

 

- lorsque la plante est bien sèche, la ranger en bocaux ou dans des sachets ou boîtes de votre choix et les stocker à l'ombre.

 

Conservation :

 

La plupart des plantes se gardent bien au delà de l'année mais, personnellement je ne les garde jamais au delà de deux ans...

La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 08:33

La citronnelle ( cymbopogon citratus) est une plante herbacée, vivace qui est originaire de Malaisie. Elle pousse d'ailleurs spontanément dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux.

 

 

Elle appartient à la famille des Graminées. C'est le lemon-grass des anglais. On l'appelle aussi "jonc odorant" car elle ressemble à un jonc et son odeur de citron est très caractéristique. Ses feuilles mesurent plus de 60 centimètres de longueur et sont de couleur bleu verdâtre. Leur bord est dur et coupant. La base des feuilles est renflée et de couleur crème. La plante se multiplie facilement par sa tige souterraine.

 

La citronnelle est une plante qui a la capacité de retenir les sols, donc de combattre l'érosion, grâce à ses racines profondément enfoncées dans le sol.

 

C'est la raison pour laquelle elle ne peut survivre au jardin qu'en pleine terre dans un sol à la fois sec, sablonneux et bien drainé, en plein soleil mais surtout bien protégée du froid hivernal car, même dans le sud de la France, elle peut ne pas supporter les gelées...

 

Utilisation

 

Elle a été très tôt cultivée pour être utilisée en parfumerie et pour la fabrication de cosmétiques.

 

Mais elle est aussi utilisée pour ses propriétés médicinales et en particulier, pour combattre la malaria dans le Sud-est de l'Asie et en Afrique de l'Ouest.

 

 

 

La partie bulbeuse, très tendre, est comestible une fois épluchée et coupée en lamelles, comme les cébettes, pour agrémenter des salades vertes ou composées.

Les tiges fibreuses de la plante sont à réserver pour aromatiser les bouillons, les tisanes, les ragoûts ou les plats de poisson ou de volaille, associées ou non avec gingembre, piment, ou noix de coco.

La citronnelle se conserve très bien, séchée ou congelée, coupée en tronçons.

 

Ne pas la confondre (bien que la confusion soit sans danger particulier) avec la verveine citronnelle, la mélisse citronnelle et le thym citron, souvent appelés dans nos régions "citronnelle".

 

Ses vertus

Calmante et antispasmodique, digestive, et anti inflammatoire. Elle permettrait de lutter contre la grippe et les toux hivernales et soignerait articulations et muscles douloureux.

Son HE (mais aussi la plante entière cultivée au jardin) est répulsive et éloigne les insectes en tous genres mais surtout les moustiques en été.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:58
La cannelle

La cannelle est l'écorce interne d'un arbuste appelé le cannelier de Ceylan. Il est originaire du Skri lanka en Inde. Cet arbuste, qui appartient à la famille des Lauracées est celui qui produit la cannelle la plus parfumée et la plus chère du marché. Il existe une autre variété, la cannelle de Chine qui est moins aromatique mais très prisée en Amérique. Ces deux espèces sont les plus cultivées mais il existe une centaine de variété de canneliers.

 

C'est une des plus ancienne épice connue. Elle était déjà utilisée en Chine 2800 ans avant J.C. On y fait référence dans la Bible, dans des anciens papyrus ainsi que dans des textes sanskrits.

Au Moyen Âge on parfumait l'hypocras avec la cannelle. Ce vin sucré au miel et parfumé aux épices était très consommé en Europe médiévale.

 

Il faut pour obtenir la cannelle, couper des branchettes de plus de 3 ans qui ne dépassent pas deux mètres de longueur. L'idéal est de les couper au moment de la montée de sève (la cannelle sera plus parfumée). Ces petites branches de 2 cm de diamètre, sont ensuite entaillées longitudinalement ce qui va leur permettre de sécher. L'écorce se détache alors d'elle-même. On la dépouille de son épiderme et elle s'enroule alors formant des bâtonnets friables de 8 cm de longueur environ. Ces bâtonnets ont une forme de tuyau de 1 cm de diamètre d'où leur nom (canna = roseau en latin).

 

Le cannelier de Ceylan (cinnamomum zeylanicum ou Cinnamomum verum) peut atteindre 10 mètres de hauteur. Il a des feuilles persistantes, coriaces et luisantes sur le dessus, gris-bleuté en dessous. On le taille en culture pour qu'il ne dépasse pas 2 mètres 50.

On le cultive dans de nombreux pays tropicaux : Inde bien sûr, Caraïbes, Brésil, Guyane française et Madagascar. Son écorce est mince et fine et très aromatique. Plus elle est pâle, plus elle est de bonne qualité.

 

 

Le cannelier de Chine (cinnamomum aromaticum) atteint lui 13 mètres de haut.  On le cultive en Indonésie et en Asie.

Il pousse à l'état sauvage en Indochine. L'écorce appelée, casse ou fausse-cannelle, est plus épaisse que celle du cannelier de Ceylan. Elle est aussi moins parfumée.

 

 

 

Utilisation :

 

La cannelle peut s'acheter en bâtonnets, en poudre, ou en huile essentielle.

En poudre, elle perd rapidement ses propriétés.

Elle est utilisée en cuisine et en médecine.

En Europe, on l'utilise pour parfumer surtout les desserts (gâteaux, tartes aux pommes, compotes, brioches, puddings, pain d'épices, friandises).

Dans les pays anglo-saxons, elle parfume les plats de courge au gratin.

En Italie et en Espagne, mais aussi en Europe de l'Est, elle aromatise les soupes, marinades, légumes ou sauces tomates.

En France et en Europe du Nord, on l'ajoute à du vin chaud pour se réchauffer après un coup de froid en hiver.

 

Ses vertus médicinales :

 

C'est un puissant antiseptique qui soigne tous les maux de l'hiver comme  les gastro-entérites, les bronchites, les rhinopharyngites...

Elle est aussi antispasmodique et vermifuge. Elle serait hypotensive et faciliterait la stabilisation de la glycémie chez les diabétiques. Enfin on lui prête des vertus stimulantes voire aphrodisiaques.

 

Ajoutez une bâton de cannelle et quelques clous de girofle à vos tisanes et la grippe s'éloignera de votre maison...

Mélangez de la cannelle en poudre à du miel, tartinez votre pain ou vos biscottes le matin : cela renforcera votre système immunitaire.

 

Soyez prudent en consommant l'huile essentielle qui est très forte et doit être impérativement diluée dans une huile neutre avant utilisation. La coumarine contenue dans la cannelle peut être toxique à forte dose. Éloignez le flacon des jeunes enfants...

 

Attention les médias informent du danger du nouveau jeu pratiqué par les ados américains et qui s'appelle le "défi de la cannelle" [voir l'article du Figaro, publié en ligne . Il s'agit d'avaler sans eau et en un minimum de temps une cuillère à soupe de cannelle en poudre. C'est très dangereux car la poudre passe dans les poumons et la personne peut s'étouffer. Mais le deuxième danger vient du fait que les fibres de cellulose de la cannelle ne se résorbent pas et peuvent provoquer des lésions pulmonaires graves.

Pour plus d'info lire l'article en cliquant ICI.

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 18:02

La vanille est  une épice très utilisée en cuisine.

La plante serait originaire d'Amérique centrale ou du Mexique et aurait été introduite en Europe par les Espagnols.

Les Aztèques la consommaient déjà pour aromatiser le chocolat et en supprimer l'amertume, ou pour améliorer le goût du café.

Dès la fin du XVIe siècle, les usines espagnoles fabriquaient du chocolat à la vanille très prisé en Europe.

 

La culture de la vanille demande des soins constants.

La pollinisation qui permet la fécondation et la formation des gousses est faite à la main.

La  préparation des gousses de vanille  pour les rendre comestibles  est longue et coûteuse.

Tout ceci explique que cette épice est la plus chère au monde juste derrière le safran... 

Elle se présente sous forme de bâtonnets noirs et brillants : les "gousses de vanille". C'est ainsi qu'elle est commercialisée.

Un peu de Botanique

 

 

Les gousses de vanille que l'on utilise en cuisine proviennent d'une plante-liane tropicale, appartenant au genre vanilla  (vanillia planifolia) et à la famille des Orchidées.

Le nom de vanille signifie "petite gaine" en référence à la forme de la gousse.

 

La plante que l'on nomme vanille ou vanillier, est la seule espèce d'orchidées que l'on cultive pour sa consommation, les autres espèces étant cultivées pour l'ornement. Il en existerait une cinquantaine d'espèces cultivées dans la plupart des pays tropicaux. La meilleure proviendrait du Mexique. La vanille se suspend aux arbres (ou à tout autre support) par des tiges longues qui peuvent grimper jusqu'à 30 mètres. Trois ans après a lieu la première récolte de fruits.

 

Les plantes vivent dans les sous-bois des zones tropicales humides. Elles se reproduisent très facilement par simple bouturage.

 

La pollinisation manuelle de la fleur de vanille

 

La fécondation naturelle ne peut pas exister en dehors des zones tropicales où des insectes particuliers jouent le rôle de pollinisateurs. Il s'agit d'abeilles spécialisées dans le butinage des orchidées. Ce sont des abeilles Euglossines appelées aussi "abeilles à orchidées"...

 

Hors de la zone naturelle de la vanille, comme par exemple sur l'île de la Réunion ou en Polynésie, la fécondation doit être effectuée manuellement.

 

C'est le procédé découvert en 1841 par Edmond Albius, un jeune esclave créole âgé de 12 ans, qui est toujours utilisé aujourd'hui.  La pollinisation doit être pratiquée par temps sec et très tôt le matin car les fleurs ont une durée de vie très faible durant la journée.

 

Il faut tenir la fleur d'une main. Avec un objet pointu, on déchire le capuchon qui protège les organes sexuels mâles. On redresse le rostellum (voir dessin ci-dessus) qui sépare les organes femelles de la partie mâle puis on rapproche avec les doigts, l'étamine (qui porte le pollen) et le stigmate, qui permet de capturer le pollen puis de le transporter vers l'ovaire de la plante via le gynostème.

Il suffit de presser légèrement la fleur en soulevant la cloison mobile qui sépare les étamines des stigmates.

La préparation de la gousse

 

C'est encore un réunionnais, Ernest Loupy, qui découvre en 1851 le procédé de maturation des gousses.

 

- La gousse est  ramassée verte. Elle est alors inodore et ressemble à un haricot de 10 à 12 cm de longueur environ. Elle contient une pulpe aromatique et de petites graines.

 

- Les gousses de vanille sont placées dans de grands paniers, puis ébouillantées dans un bain à 65 ° pendant environ 3 minutes. C'est l'étape de l'ébouillantage (ou échaudage). Ce processus stoppe la maturation des gousses.

 

- Les gousses sont ensuite égouttées encore chaudes et placées dans des couvertures où elles vont pendant plusieurs heures se déshydrater au chaud.. C'est l'étuvage. Dans les grands bacs doublés de tissus de laine, la vanille change de couleur, passant du vert au brun.

 

- Ensuite vient le processus de séchage ou dessiccation.  Pour cela les gousses sont déposées sur des séchoirs pendant un mois et demi.

On peut aussi les sécher au soleil plusieurs heures par jour pendant 1 semaine.

Une autre technique consiste à les faire sécher à l'ombre pendant 2 mois.

Certains alternent les deux techniques.

 

- Ensuite vient l'affinage... pendant 8 mois les gousses sont placées dans des malles fermées et tapissées de papier sulfurisé. 

 

Une année s'est écoulée entre la cueillette et la commercialisation de la vanille. Les gousses de vanille ont alors pris une couleur brun foncé et sont recouvertes de petits cristaux de vanilline qui lui donnent sa saveur caractéristique.

 

La consommation

La vanille est commercialisée en gousse, en liquide, en poudre ou en sachet de sucre vanillé. La seule forme difficile à falsifier est la gousse. Sinon des mélanges frauduleux peuvent être effectués.

 

Elle est très utilisée en pâtisserie mais aussi pour les glaces, la confiserie, la chocolaterie, les entremets, les compotes...On l'utilise aussi dans certaines boissons, comme le punch, le vin chaud, la sangria, les apéritifs maison.

 

Il faut fendre en deux la gousse longitudinalement avant de l'incorporer entière ou en morceaux dans le dessert. S'il s'agit d'une crème ou d'un entremet, la laisser infuser dans le liquide froid avant d'amener le liquide à la température désirée. On peut réutiliser les gousses entières ou simplement fendues dans le sens de la longueur  pour quatre préparations successives... Les retirer en fin de cuisson, les rincer et les sécher avant de les réutiliser.

La vanille a des vertus médicinales.  Tonique, digestive et antiseptique, elle serait aussi aphrodisiaque.

 

Pour aromatiser à peu de frais du sucre blanc en poudre,  introduire une gousse de vanille dans le bocal contenant le sucre.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:39
La coriandre

La coriandre (coriandrum sativum)  est une plante aromatique annuelle, originaire du Proche Orient.

 

Elle est abondamment cultivée dans tout le Bassin méditerranéen, en Asie et en Amérique.

 

C'est une cousine du carvi, de l'anis, du fenouil et de l'aneth.

 

 

Les graines de coriandre sont parmi les plus anciennes épices connues.

 

On les cultivait déjà en Égypte il y a plus de 3 500 ans. Puis les grecs les utilisaient comme médicament vers 1 400 ans avant JC. Enfin, les Romains s'en servaient pour conserver la viande.

 

Le mot coriandre est issu du grec "koris" qui veut dire "punaise". L'odeur de la feuille fraîche n'est pas sans rappeler l'odeur de cet insecte.

 

On appelle aussi la coriandre fraîche, persil chinois ou  persil arabe. Elle ressemble en effet au persil plat mais sa tige, frêle, peut atteindre 1 mètre.

 

Les graines de coriandre sont striées et rayées. Séchées, elles sont de couleur brun ocre.

 

Utilisation de la coriandre fraîche

Comme le persil, elle peut agrémenter tous les plats. En Orient, on la met dans les salades, les tajines, les sauces, les soupes. Ne pas trop en mettre car son goût peut ne pas plaire.

 

Elle se conserve très peu au frigo (deux jours max). Il vaut mieux la congeler et l'utiliser peu à peu ou en avoir au jardin et ne couper que ce qui est nécessaire.

 

Utilisation des graines entières ou moulues

Elles accompagnent les fruits de mer, les poissons, les conserves au vinaigre, les charcuteries, les omelettes, les fromages de chèvre, les pains d'anis ou les gâteaux.

 

Elles se marient bien avec le citron et le gingembre dans les marinades.

 

Elles entrent dans la composition du curry, du garam massala, et autres mélanges utilisés dans la cuisine indienne.

 

Les graines se conservent très bien, dans un récipient, au sec à l'abri de la lumière.

 

Propriétés médicinales

 

Antiseptique, antispasmodique, bonne pour l'estomac et la digestion, elle soulage aussi les rhumatismes, les douleurs articulaires et tendineuses, la grippe et les troubles intestinaux.

 

Certains médecins anciens recommandaient de ne pas la consommer fraîche car comme toutes les plantes de la famille des Ombellifères, elle pourrait être toxique à forte dose pour le système nerveux.

 

Cependant les feuilles de coriandre crues sont très riches en vitamines K (actions sur la formation des os, la coagulation du sang).

 

Elle est présente dans l'eau de Mélisse des Carmes, dans le Chartreuse et autres boissons alcoolisées.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:56
Le clou de girofle
Le clou de girofle
Le clou de girofle

Le clou de girofle est le bouton floral séché du giroflier.

Nom latin : Eugenia caryophyllata

Famille : Myrtacées

 

Le giroflier est un arbre à feuilles persistantes, originaire des îles Moluques (Indonésie).

Il a longtemps été cultivé là-bas. Aujourd'hui on le cultive aussi sur l'île de Zanzibar, aux Antilles, à Madagascar, en Tanzanie, au Brésil et en Inde.

 

Il peut atteindre 12 à 15 mètres de hauteur. Il peut vivre plus de 100 ans mais reste de culture fragile. Il aime les climats maritimes et doux. Il commence à produire à l'âge de 7 à 8 ans et atteint sa production maximale vers l'âge de 10 à 20 ans. Ensuite sa production décline déjà.

 

 

Ses feuilles et ses fleurs sont très odoriférantes. Ce sont les boutons floraux qui sont récoltés avant maturité c'est à dire avant l'apparition des pétales. Chaque bouton ressemble à un petit clou (d'où son nom) mesurant 12 mm de longueur environ, orné d'une tête de 4 mm de diamètre et qui est une épice à la saveur âcre et piquante.

 

Les boutons sont mis à sécher environ un mois au soleil et prennent alors leur couleur brune caractéristique. Ils deviennent très durs au séchage.

 

 

Le clou de girofle est connu et utilisé en Asie, depuis plus de 2 000 ans.

En Chine il servait à parfumer l'haleine des courtisans de la dynastie des Han, lorsqu'ils s'adressaient à l'Empereur.

Les Grecs et les Romains l'utilisaient déjà en cuisine.

Il fut introduit en Europe vers le IVe siècle par les arabes et son usage s'est ensuite répandu au Moyen Âge.

 

Ses vertus médicinales sont nombreuses :

Il a été très vite utilisé pour ses propriétés antiseptiques, anti inflammatoires, antibactériennes, antispasmodiques et anesthésiques (contre la douleur). Il contient de l'eugénol que l'on retrouve dans l'huile essentielle mais aussi des flavonoïdes.

Il soigne les infections respiratoires, les infections urinaires et digestives ainsi que toutes les douleurs (dentaires, musculaires ou névralgiques..) et les rhumatismes.

C'est, en infusion, un bon préventif de la grippe et des diverses attaques virales hivernales. Il a la particularité de purifier le sang et de favoriser une bonne immunité.

Tonique, il est considéré comme un aphrodisiaque.

 

En cuisine, il est utilisé dans le bouquet garni (l'oignon est souvent piqué d'un clou de girofle), les marinades, le pot-au-feu.

Il fait partie des épices utilisées pour parfumer le pain d’épice. Il entre d'ailleurs dans les mélanges d'épices comme le curry, l'épice "cinq parfums" chinois, et le "ras-el-hanout" utilisé au Maroc dans les tajines.

 

Pour parfumer vos placards n'oubliez pas de fabriquer une pomme d'ambre en piquant des clous de girofle dans une orange. On s'en servait déjà au Moyen Âge pour éloigner les maladies de la maison et désinfecter les placards.

Le clou de girofle

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:57
Cardamome blanche
Cardamome blanche

Cardamome blanche

Nom latin :Elettaria cardamomum

Famille : Zingibéracées

 

C'est une plante originaire de la côte de Malabar et de la plaine du Kérala. Elle ressemble à un roseau. On la cultive maintenant au Ski Lanka, au Vietnam et au Cambodge. Elle peut servir de plante d'appartement dans nos régions tempérés et peut même être sortie à l'ombre en été dans le jardin.

 

 

La plante est une plante de la même famille que le gingembre, mais le rhizome n'est pas consommé. Seuls les fruits sont utilisés. Ils sont cueillis à la main avant leur maturité, puis séchés au soleil.

Les fruits de la cardamome se présentent sous forme de capsules à trois bourrelets qu'on utilise entières ou écrasées pour libérer les petites graines brunes qu'elles contiennent.

 

Il existe plusieurs sortes de cardamome.

- La cardamome de Malabar (variété minuscula).

- La cardamome de Ceylan (variété major) provient d'une plante quasi identique mais les fruits sont plus gros et les graines moins nombreuses.

- La cardamome d'Indochine (ou Amomum kravanh) est une plante d'une espèce voisine mais le fruit est plus rond (voir illustration ci-dessous).

 

 

La meilleure et la plus parfumée est la cardamome verte dont la capsule blanchit naturellement à la dessiccation mais qui parfois est blanchie artificiellement au lait de chaux. C'est celle que l'on trouve dans le commerce en Europe et aux États-Unis.

La  cardamome brune a été séchée au four, C'est celle que l'on trouve en Asie et en Europe.

Son goût particulier se situe entre la menthe et le citron.

 

La cardamome est connue depuis l'Antiquité. Les Grecs, les Égyptiens et les Romains savaient déjà l'utiliser pour ses nombreuses vertus médicinales, mais aussi comme condiment et en parfum d'ambiance. Elle a été importé en Europe par les Arabes. Au Moyen Âge, l'école de Salerne reconnaissait déjà ses vertus stomachiques. Elle est très  consommée en Orient et dans les pays arabes, mais peu en Europe sauf  en Scandinavie  et depuis peu au Royaume-Uni.

 

Dans la médecine traditionnelle indienne, la cardamome était utilisée pour ses vertus amincissantes. En cuisine, les hindous l'utilise surtout dans la pâtisserie. Dans les pays asiatiques, on la mâche pour se purifier l'haleine. Elle est digestive, antiseptique, antispasmodique et apaisante. Elle est stimule la bile et agit préventivement contre les troubles de la vésicule biliaire. Elle calme la toux et les maux de gorge. Elle est diurétique et a la propriété de réchauffer ceux qui ont toujours froid. On l'utilise beaucoup en médecine ayurvédique. Elle aurait des vertus euphorisantes et stimulerait l'intellect.

 

Les arabes la consomment surtout dans le café (elle atténue les effets de la caféine), les asiatiques dans le thé. Elle est délicieuse dans le chocolat chaud.

 

Elle est très utilisée dans la cuisine indienne et chinoise. Elle entre dans de nombreux mélanges d'épices et peut être consommées tant avec les desserts (salades de fruits, pâtisseries, compotes...) qu'avec les légumes (aubergines, concombres, carottes...) et les viandes (surtout agneau, pintade et pigeon...).

Elle se conserve mieux si elle est achetée en gousses. L'écraser au dernier moment pour conserver tout son arôme.

En poudre, elle peut être mélangée à d'autres épices moins coûteuses ce qui bien sûr constitue une fraude difficilement identifiable.

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 17:04

Nom latin : Juniperus communis

Famille : Cupressacées

Les baies de genièvre se récoltent dans nos régions dès l'automne. On se pique un peu pour les ramasser mais si on met des gants cela se fait sans problème. Prévoir de les faire sécher quelques jours en les étalant sur une table avant de les conserver dans un bocal pour tout l'hiver.
 

Le genévrier est une arbuste (ou un arbre selon les régions) toujours vert originaire des régions boréales de l'hémisphère nord. On peut le rencontrer jusqu'à 2 500 mètres d'altitude. Ses feuilles raides sont des aiguilles de couleur gris-vert présentant une bande blanche sur leur face interne.

 


 

Il pousse sur les sols secs et pierreux surtout calcaires. On le retrouve en Amérique du Nord, en Asie et dans toute l'Europe.

Les fleurs sont de petits chatons qui poussent à l'aisselle des feuilles. Ils se transforment en cônes puis deviennent des baies vertes, qui vont prendre à maturité  une couleur violacée caractéristique.
 

Les baies de genièvre étaient déjà connues en Égypte ancienne pour leurs nombreuses vertus médicinales, comme l'attestent des papyrus datant de 2 800 ans avant J.-C.
 

Toute la plante exhale une odeur boisée caractéristique.

Les baies de genièvre

Les baies de genièvre sont très utilisées en cuisine.

Excellente avec le chou, la choucroute, les volailles (comme par exemple la pintade), le lapin ou le porc, on les consomme entières ou légèrement concassées. On peut les rajouter aux marinades, aux pâtés, à la charcuterie, dans les farces...
 

Elles sont utilisées aussi dans la fabrication du gin, de certaines bières et de certains schnaps allemands.
 

Vertus médicinales

 

Les baies de genièvre sont antiseptiques, diurétiques, toniques , dépuratives, stomachiques, et antirhumatismales. Elles aident à combattre les affections biliaires, les calculs et l'arthrite. Elles ont la réputation de tout soigner !

On peut les consommer aussi en infusion.

 

Il ne faut pas confondre le genévrier commun avec ses cousins : le cade et le genévrier de Phénicie qui poussent tous deux en Provence et sur tout le pourtour méditerranéen.

 

Le cade (Juniperus oxycedrus) est un arbuste caractéristique de la garrigue. Ses feuilles, en forme d'aiguilles, ressemblent beaucoup à celles du genévrier commun mais présentent deux bandes blanches de stomates au lieu d'une. Il pousse au milieu des chênes verts et des chênes Kermès. De son bois on extrait l'huile de cade, indispensable comme cicatrisant, antiseptique et désinfectant et très utile pour soigner en toute simplicité le psoriasis (en application avec un coton). Son odeur est cependant très forte.

L'huile était produite directement sur place dans des fours à cade.

 

Le genévrier de Phénicie (Juniperus phoenicea) diffère car ses feuilles sont en forme d'écailles minuscules au lieu d'être en forme d'aiguille. Il vivrait plus de 500 ans. On le retrouve souvent dans la garrigue mais aussi sur les parois rocheuses. Il a aussi des vertus médicinales.

 

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4 mai 2013 6 04 /05 /mai /2013 15:41
La badiane

La culture de la badiane en Chine

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28 avril 2013 7 28 /04 /avril /2013 18:05

Qu'est-ce qu'une plante aromatique ?

 

C'est une plante utilisée en cuisine mais aussi en médecine douce pour son arôme et les essences qu'elle contient. Ces essences, qui sont les principes aromatiques de la plante, sont présentes dans diverses parties comme les feuilles, l'écorce, les fleurs et fruits, les graines et les racines. Elles donneront l'huile essentielle par distillation.

Environ 10% des plantes seulement sont aromatiques.

Les Plantes aromatiques

Un peu d'histoire

 

 

 

Depuis la plus haute Antiquité, l'aromathérapie fait partie intégrante de la phytothérapie.

On doit la technique de distillation des huiles essentielles par la vapeur à un médecin arabe, Avicenne qui a fait cette découverte aux alentours de l'an mil.

C'est lors des Croisades que le savoir des hommes d'Orient, qui savaient déjà extraire des plantes les principes aromatiques par distillation à la vapeur, ont atteint l'Europe. Ils s'en servaient en ce temps-là, en parfumerie et en phytothérapie.

 

Les moines et les religieuses du Moyen Age cultivaient les plantes aromatiques et médicinales dans leurs jardins et en connaissaient les vertus.

 

Le terme "aromathérapie" (ou traitement par les arômes) est né pendant la première guerre mondiale. Le mot provient d'un chimiste-pharmacien, René Maurice Gatefosse, qui a eu l'idée de soigner les blessures des soldats avec de l'huile essentielle de lavande. Cet antiseptique naturel s'est révélé beaucoup plus efficace que d'autres produits utilisés à cette époque.

Il faudra attendre les années 50 pour que deux chercheurs, les docteurs Leclerc et Valnet, étudient de façon scientifique l'aromathérapie.

L'aromathérapie est une médecine très puissante donc qui n'est pas sans danger. Mais par voie externe, elle présente peu de contre-indication (sauf pour certaines plantes... l'exposition au soleil, ou des allergies). Elle peut même être complémentaire de l'homéopathie pour certaines maladies.

 

Ne pas la confondre avec la phytothérapie qui utilise la plante telle quelle (tisane, décoction) ou des préparations à base de plantes.

La phytothérapie a été reconnue officiellement en 1986 par le Ministère de la santé alors que depuis des millénaires, les hommes savaient utiliser les "simples". C'est une médecine traditionnelle ancestrale qui utilise les propriétés naturelles des molécules contenues dans les plantes. C'est l'utilisation des fragments de plantes qui la distingue de l'aromathérapie, qui elle utilise les essences.

Il faut noter que certains médicaments très connus utilisent aussi ces molécules.

 

Qu'est-ce qu'une huile essentielle ?

 

L'huile essentielle est un concentré de tous les principes actifs contenus dans la plante.

Les huiles essentielles sont regroupées en trois classes selon leurs effets (liste non exhaustive):

- les stimulantes : le basilic, la cannelle, le citron, le fenouil, le jasmin.

- les sédatives (calmantes) : l'anis, la bergamote, la camomille, la lavande et la marjolaine.

- les équilibrantes qui sont à la fois sédatives et stimulantes comme la rose par exemple.

 

Les huiles essentielles ne sont jamais employées pures. On doit les diluer dans une huile neutre, dans le bain, dans un lait pour le corps pour une utilisation externe. Sur un sucre, un peu d'huile d'olive, de la mie de pain, ou autre support pour un usage par voie interne.

 

Autant l'huile essentielle est à utiliser avec parcimonie chez la femme enceinte, voire interdite, autant l'usage de la plante aromatique entière ne présente aucune contre-indication, (en tisane, décoction...) les arômes étant forcément en quantité moindre dans la plante entière.

 

Quelle est la différence entre une plante aromatique et une plante médicinale ?

 

Les plantes aromatiques utilisées en cuisine ont quasiment toutes des propriétés thérapeutiques : elles sont donc utiles pour notre santé.

 

Les plantes médicinales sont utilisées par plus de 80% de la population mondiale. Plus nombreuses elles permettent de soigner ou de prévenir les maladies. Elles contiennent des principes actifs dans une partie de leurs tissus mais n'ont pas forcément une odeur caractéristique. Certaines sont toxiques telles quelles. Ce sont les simples de nos ancêtres.

 

En France, les plantes médicinales autorisées à la vente, sont celles de la Pharmacopée et sont donc définies par le Code de la santé publique. Cette liste varie selon les pays. Seules les plantes aromatiques échappent à cette règle et peuvent être achetées en dehors des pharmacies et herboristeries.

Les Plantes aromatiques

Utilisation des plantes aromatiques

 

Les plantes aromatiques sont très souvent utilisées en cuisine où elles relèvent nos petits plats quotidiens. Ce sont des plantes dites condimentaire.

Elles sont d'ailleurs utilisées en Provence depuis toujours et ont une place de  choix dans le régime méditerranéen. On les appelle aussi au niveau commercial, les Herbes de Provence.

 

Voici une liste non exhaustive de ces plantes (cliquez sur la plante pour voir apparaître sa fiche descriptive):

 

Le romarin

Le thym

Le serpolet

La menthe

Le basilic

Le laurier sauce

La sauge

La sarriette

L'origan

La marjolaine

Le persil

Le cerfeuil

La verveine

La livèche

Le fenouil

L'ail

L'aneth

L'anis

Le cumin

La ciboulette

La coriandre

La lavande

La mélisse citronnelle

La Tanaisie

 

Certaines plantes entrent dans la composition du célèbre bouquet garni : thym, laurier  et ail, en Provence, persil dans d'autres régions. A cette base on peut ajouter selon le plat, du romarin, de l'origan (surtout s'il y a de la viande de boeuf ou de mouton), de la sarriette (s'il y a des pommes-de-terre ou des légumes secs), de la sauge (surtout avec la viande de porc), de la coriandre ou du céleri.

Les plantes accompagnent  grillades, sauces, ragoûts, tajines, rôtis, poissons, pâtes et plats à base de tomates.

 

Conservation :

Toutes les plantes aromatiques peuvent être séchées surtout celles qui sont ligneuses (thym, romarin, sauge, origan, marjolaine,verveine...). D'autres, plus tendres, préfèrent la congélation (basilic, persil, cerfeuil, aneth...).

Chez nous on les ramasse encore dans la nature ou on les cultive au jardin.

Celles que l'on retrouve dans nos magasins proviennent pour la plupart d'Europe de l'Est. C'est dommage !

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