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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 05:30
Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

 

Aujourd'hui je vous invite à une courte balade en Haute-Loire où je pars ce matin pour 15 jours environ...

Que voulez-vous, je n'ai pas pu résister à l'appel de l'automne...et la semaine prochaine, c'est déjà les vacances de Toussaint et je vais garder mes petits-enfants à la montagne, avant que leurs parents prennent le relais : cela leur fera du bien avant l'hiver.

 

La bonne odeur des forêts, où j'espère trouver quelques champignons, me manque trop...

 

Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...
Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...

Hum ! La bonne odeur des forêts...

 

Je ne peux me passer non plus trop longtemps des paysages et des rencontres que nous faisons ici ou là...

J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...

J'aime ces rencontres...

 

Il faut aussi que je sache si ceux-là ont grandi ! 

Seront-ils encore là ?
Seront-ils encore là ?

Seront-ils encore là ?

 

Vous trouverez sur mon blog quelques articles programmés dont des chroniques de livres, car j'ai beaucoup de lectures en retard dont je désire vous parler...

 

Comme d'habitude, quand je suis en Haute-Loire, je n'ai pas de connexion internet et mon portable m'offre du réseau quand il veut, et jamais quand je suis à la maison.

Mais je suis si bien au coin du feu...avec un bon bouquin ! 

 

 

Au coin du feu...

Au coin du feu...

 

En attendant mon retour, et que je me décide à trouver une solution pour rester connectée quand je vais là-bas et ne pas vous abandonner chaque fois, prenez soin de vous et de vos proches, je viendrai vous voir sur vos blogs dès que possible...

C'est promis !

 

Bon week-end à tous !

 Une belle semaine à venir

et un bon début de vacances de Toussaint...

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 05:23

 

Nous allons aujourd'hui continuer la visite du salon chinois, commencée hier...

 

Du sol au plafond, une peinture tout en camaïeu de bleu sur fond ocre, recouvre les panneaux de bois, les enduits des murs et le plafond.

Il n'y a pas un espace qui ne soit recouvert de ce décor. 

N'oubliez-pas de cliquer sur une photo pour les voir en grand ! 

 

Sur les voûtes du plafond à arêtes...

 

 

Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central

Le plafond à arêtes et son macaron central

 

...des angelots évoquent les quatre saisons.

L'ornementaliste se serait inspiré des peintres du XVIIIe comme Antoine Watteau et François Boucher. 

Les quatre saisons...Les quatre saisons...
Les quatre saisons...Les quatre saisons...

Les quatre saisons...

 

Les angelots (des "puttis") sont entourés d'une multitude d'oiseaux, comme des chouettes et des grues, et de quelques papillons...

 

Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon

Les oiseaux et...un papillon

 

Sur la partie haute, en-dessous de la voûte, figurent des tableaux, des marines, des paysages, des scènes portuaires ou de chasse. Les tableaux représentent aussi bien l'orient que l'occident.

 

Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux

Les différents tableaux

 

Entre les différents personnages présentés hier, des panneaux intermédiaires font alterner, guirlandes de fleurs réunies par un anneau et pilastres en trompe-l'oeil.

 

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

 

Des frises agrémentent ça et là le dessus des fenêtres, de la bibliothèque ou de la cheminée.

 

Les frises...
Les frises...

Les frises...

 

Enfin, sur la partie basse, une frise simule des carreaux de Delft...

La frise située dans la partie basse

La frise située dans la partie basse

 

Le sol enfin, doit subir de sérieuses réparations.

Déjà, comme vous avez dû le constater sur certaines de mes photos, une sorte de tranchée a été creusée tout autour du salon pour assurer le drainage et assainir les murs de leur humidité.

La tranchée creusée pour drainer le sol...

La tranchée creusée pour drainer le sol...

 

 

La partie basse du décor est par endroit bien abîmée...

 

Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés
Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés

Des panneaux bien abîmés

 

Afin de réunir des fonds pour mettre hors remontées d'eau tout le sol, et restaurer la partie basse du décor, une souscription est ouverte par la Fondation du Patrimoine

Les habitants de Die et de la région sont bien sûr invités à y participer et à venir visiter le salon s'ils ne l'ont pas encore fait. J'espère qu'ils répondront nombreux à cet appel car ce petit salon chinois est une pure merveille...

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:23

 

Dans l'actuelle Cure de Die, située à 150 mètres de la cathédrale, où se trouve aussi la petite chapelle Saint-Vincent que je n'ai jamais visitée, se cache une des deux merveilles de la ville (je vous montrerai la seconde la semaine prochaine). 

 

C'est là, dans un ancien hôtel particulier de style Renaissance, appartenant aujourd'hui au Diocèse de Valence, qu'il existe entre cour et jardin une petite pièce cachée, pour ne pas dire secrète, que les habitants de Die et de la région ont découvert depuis peu...

 

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

 

C'est lors des journées du Patrimoine que j'ai pu visiter le salon chinois, dont j'avais beaucoup entendu parler.

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2005, une première phase de restauration a permis de le dévoiler au public.

 

 

 

L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die
L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die

L'entrée de la Cure de Die

 

Cet Hôtel particulier a appartenu à la famille Lagier de Vaugelas.

C'est un de leurs descendants, Gonzague de Chivré qui décide en 1905, de le céder à l'Evêché. Mais au XVIIIe siècle, c'est Jean-Pierre Lagier de Vaugelas (1722-1808) qui s'y installe avec sa famille. Il est avocat et c'est un personnage important de la ville d'autant plus qu'il devient à la Révolution, Président du Tribunal de district. 

Là, dans une petite salle voûtée en arêtes, donnant sur un jardin, il fait réaliser dans une petite pièce carrée, un décor peint. L'artiste recouvre l'enduit des murs, le plafond et les boiseries d'un décor de style chinois, tout en camaïeu de bleus sur fond ocre clair.

 

Dans ce qui devait être un petit cabinet d'étude, dans lequel l'avocat recevait sans nul doute ses visiteurs pour écouter leurs requêtes, il fallait un décor à la hauteur de la richesse et de la renommée familiale. Les "chinoiseries" étaient alors très en vogue, en Europe et en France, dans toutes les familles nobles et riches et, avoir un cabinet chinois était très prisé, car cela montrait que le propriétaire des lieux était capable, et surtout avait les moyens, de suivre la mode.   

Ce décor répondait aussi à un désir d'exotisme et de fantaisie. Les "chinoiseries" avaient été mises à la mode grâce à la littérature, au théâtre et aux idées philosophiques de l'époque. 

 

Au XXe siècle ce petit salon, excentré de la maison principale, est pour ainsi dire "oublié". Quand on le retrouve, il a souffert de l'humidité ambiante et de l'usage intensif de la cheminée qui, durant des décennies, a déposé sur les murs et le plafond une couche de suie. Mais sous la couche noire, une première restauration, prudente, permet de retrouver un décor presque intact : les boiseries et peintures murales n'ont presque pas souffert. 

Personne ne connaît l'artiste qui a réalisé ces décors.

Une signature est découverte sur un des tableaux et une date... 1767. 
 

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

 

Il s'agit de Louis Farjon, né à Crest, une ville proche de Die, en 1716. 

Né dans une famille de drapiers, Louis Farjon ne se destinait pas au départ à devenir artiste. Il se marie avec la fille de l'apothicaire de Die, qui était aussi chirurgien et habite la ville. 

Lorsqu'il devient "ornementaliste", il décore divers intérieurs de riches propriétaires de la région dioise, puis réalise des tableaux religieux.

Il semble s'être inspiré du lyonnais, Jean Pillement en particulier pour les oiseaux et les arbres que je vous montrerai demain. 

Il s'inspire aussi des faïenciers de Lyon et de Marseille surtout en ce qui concerne ses personnages, et c'est dans les ouvrages illustrés rapportés par les Jésuites, revenus de leur mission d'évangélisation en Chine, qu'il trouve source d'inspiration, pour les costumes de ses personnages. 

 

Si vous le voulez bien, nous allons commencer la visite du Salon chinois aujourd'hui et nous la poursuivrons demain...

 

La porte d'entrée est décorée recto et verso, et nous invite à entrer...

 

La porte d'entrée côté couloir

La porte d'entrée côté couloir

 

La pièce comporte deux grandes ouvertures, côté cour et côté jardin, qui sont aujourd'hui en verre dépoli pour filtrer le soleil, toutes deux donnent sur l'extérieur. 

Face à la porte, le mur est percé de deux placards de part et d'autres d'une grande bibliothèque, emplie d'ouvrages anciens. Sans nul doute, vu les frises qui l'encadrent, elle existait déjà au moment de la réalisation du décor...

 

La bibliothèque
La bibliothèque

La bibliothèque

 

Derrière la porte de gauche, s'ouvre sur un petit coin de rangement, une sorte de petite cuisine, pourvue d'une pile (d'un évier donc) qui existait peut-être avant que la pièce ne devienne un cabinet d'étude...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

 

A gauche de la porte d'entrée, la grande cheminée d'époque occupe presque toute la largeur du mur. Son linteau et les jambages sont en bois sculptés. C'est son usage intensif qui est la cause des dépôts de suie sur les décors...mais il fallait bien se chauffer car les hivers sont froids dans la région ! 

La cheminée
La cheminée

La cheminée

 

La cheminée est surmontée par un miroir qui devait refléter des porcelaines fines, posées en décoration sur le linteau.

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...
Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

 

Les décorations principales sont situées sur les portes et les panneaux de bois. Elles représentent des personnages hommes et femmes. Ils sont huit, vêtus à la mode chinoise.

 

A droite de la cheminée, un homme richement vêtu appartient sans doute possible à un rang social élevé. Son chapeau chinois, sa veste aux multiples boutons, ses chaussures, le fait qu'il fume la pipe et tienne un livre à la main, attestent de sa richesse. Il s'agit du "mandarin lettré".

 

Le mandarin lettré
Le mandarin lettré

Le mandarin lettré

 

De part et d'autre de la bibliothèque, deux musiciens sont représentés. 

L'un joue du "pipa" chinois...

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine
Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

 

...l'autre, sur la porte de droite, joue d'un "serpent" utilisé en Europe et totalement inconnu en extrême-orient.

 

Peut-être symbolisent-ils tous deux, les différences entre nos deux cultures. 

Le joueur de "serpent"
Le joueur de "serpent"

Le joueur de "serpent"

 

Au verso de la porte d'entrée et sur le mur de droite, deux paysans sont représentés, dont l'un est accompagné d'un jeune enfant...

Ils sont tous deux en habits traditionnels mais assez richement vêtus pour l'époque. L'homme à l'enfant semble cependant être d'un niveau social plus élevé. 

Les paysans
Les paysans
Les paysans

Les paysans

 

A côté du mandarin lettré, une femme fume également la pipe. Ses vêtements sont élégants et elle porte un chapeau chinois. Le fourneau de la pipe représente une tête d'homme... 

Est-elle son égale en droit ?

La femme du mandarin ?

Une représentation orientale des commanditaires du décor ?

 

Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme

 

Deux autres femmes se retrouvent sur les panneaux.

Elles portent des fruits et des fleurs. Toutes deux sont de condition sociale différente. Leur coiffure l'atteste. 

La plus riche porte un chapeau assez traditionnel pour les dames de cour et des bijoux. 

 

La dame de cour
La dame de cour

La dame de cour

 

La seconde est coiffée d'une simple résille. Elle a l'air beaucoup plus jeune et semble être une toute jeune fille.

La jeune fille
La jeune fille

La jeune fille

 

Tous ces personnages montrent une version de la Chine idéalisée, donnant l'idée d'un pays prospère bien éloigné de la réalité connue de l'époque. 

 

Certains personnages ont été bien abîmés par l'humidité dont je vous parlerai dans mon prochain article mais aussi par les termites qui ont attaqué au fil des ans les panneaux de bois. On voir bien sur ma dernière photo les dégâts occasionnées par les insectes.  

Heureusement la première restauration a fait des miracles.

 

 

 

On voit bien les trous des insectes...

On voit bien les trous des insectes...

 

A demain, si vous le voulez bien, pour la suite de notre visite !

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:53

 

Aujourd'hui c'est dimanche, et je vous emmène à nouveau promener au jardin pour y observer quelques papillons.

Comme je ne suis pas spécialiste, ne vous gênez pas pour me dire si je commets des erreurs, car en plus mes photos ne sont pas très réussies et je n'ai pas toujours pu observer la face ventrale qui permet souvent de distinguer les différentes espèces. En plus, les papillons ça bouge tout le temps !

Je vous ai déjà montré la vanesse de l'ortie et le petit nacré que j'ai eu la chance de voir presque tous les jours. 

Aujourd'hui, je vais vous montrer d'autres espèces de papillons qui butinaient sur mes lavandes ou sur le Buddleia de ma voisine. 

 

Tout d'abord une piéride, petit papillon blanc caractéristique. Est-ce la piéride du navet ou celle du chou ? En Haute-Loire, les deux cohabitent sans problème dans les jardins vus que ces légumes sont cultivés abondamment !

 

La piéride du chou ou du navet
La piéride du chou ou du navet

La piéride du chou ou du navet

 

Le Moro-sphinx, que l'on appelle aussi en Haute-Loire (et peut-être ailleurs) le caille-lait, ou le sphinx colibri, ou encore le sphinx, tout simplement,  est difficile à photographier. Rose en a montré sur son blog récemment, des plus jolis que moi. Elle m'a donné comme conseil de les photographier en mode rafale la prochaine fois (j'avoue ne pas y avoir pensé !).

Ce papillon a une très longue trompe coudée et vole si vite et sur place, que ses ailes sont invisibles à l'oeil nu. Il adore les sauges et les lavandes. 

 

Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)

Un aperçu du sphinx :)

 

Le  tabac d'Espagne est un papillon assez commun en Haute-Loire. Le spécimen photographié était bien abîmé, et sans doute bien vieux... 

Quelques papillons de Haute-Loire
Quelques papillons de Haute-Loire

 

Le fadet commun est comme son nom l'indique un papillon commun...dans tous les départements. On l'appelle aussi le "procris" ou "petit papillon des foins" selon les régions. Il hiverne sous forme de chenilles. On peut le trouver en montagne jusqu'à 1800 mètres. Mais c'est en plaine et en moyenne montagne qu'on le voit le plus fréquemment en été. 

Le fadet commun

Le fadet commun

 

Le Paon du Jour, est une espèce que j'ai eu beaucoup de mal à photographier car il adorait butiner sur le buddleia de ma voisine, mais toujours sur les branches les plus hautes ! Comme me l'avait dit, dans un de ses commentaires,  Domi qui est un passionné de papillons lui aussi, entre autres,  le paon du jour pond sur les orties ce qui explique sa présence assez abondante en Haute-Loire. Les adultes peuvent également pondre sur le houblon dans les régions où il est cultivé. 

Leur particularité est que l'adulte peut entrer en diapause si les conditions météo ne sont pas favorables à une ponte, pour ensuite revenir à la vie active, pondre et permettre à une nouvelle génération de voir le jour à nouveau. Ce sont aussi des papillons qui hivernent dans les troncs d'arbre creux et les granges...

 

Un paon du jour

Un paon du jour

 

Surprenante a été cet été la découverte de cette grosse chenille que je n'avais jamais vu auparavant...

Il s'agit de la chenille du Grand Paon de nuit.

Pas étonnant que ce papillon de grande taille que je n'ai jamais observé, ait une aussi grosse chenille. Elle se reconnaît facilement à ses protubérances bleues turquoise d'où sortent des soies noires. 

La chenille du Grand Paon de nuit

La chenille du Grand Paon de nuit

 

Enfin pour terminer cette petite exploration dominicale, j'ai croisé durant ma balade autour du Lac du Bouchet, une espèce assez rare : il s'agit du Morio encore appelé Vanesse Morio.  J'ai appris non sans surprise que c'était un papillon univoltin. Je ne connaissais pas ce mot ! Et vous ?

Il signifie que le papillon n'a qu'une seule génération par an. 

De plus, c'est un papillon qui hiverne à l'état adulte. Il est donc capable de vivre de 10 à 11 mois ce qui est rarissime pour un papillon !

La nouvelle génération apparaît en été. Le spécimen que j'ai mal photographié, se trouvait sur les berges du lac, ce qui n'a rien d'étonnant vu que la larve se nourrit de saule, bouleau, orme, tous présents sur les lieux...

 

Vanesse Morio

Vanesse Morio

 

Bon dimanche à tous ! 

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:45
L'église Saint-Médard de Saugues (43)

L'église Saint-Médard de Saugues (43)

 

Aujourd'hui, je vais encore vous parler d'un édifice religieux incontournable en Haute-Loire. C'est l'église Saint-Médard de Saugues.

Cette église est une ancienne collégiale qui dépendait du prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac. C'est un monument classé depuis 1831 au titre des monuments historiques. 

Aujourd'hui, elle sert de lieu de rencontre entre les Pèlerins qui viennent du Puy-en- Velay et ceux qui descendent du Puy-de-Dôme ou du Cantal. 

 

Toutes les églises ont une histoire et celle-ci ne déroge pas à la règle. Chaque siècle a apporté son lot de changement.

 

L'église actuelle se compose de trois parties.

 

L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...
L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

L'église vue de l'entrée de Saugues (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

 

Le clocher-porche, au sud du choeur, appartient dans sa partie basse à la première église implantée sur les lieux et datée du XIIe siècle. Il est donc entièrement de l'époque romane.

La partie haute du porche, par contre a été entièrement rénovée et consolidée vers 1920. Elle est surmontée par un clocher octogonal...

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais
Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

 

Le portail roman est d'une grande simplicité et date du XIIe. 

Cependant le porche actuel aurait été agrandi au XIVe siècle ce qui explique sa forme caractéristique avec un large et profond ébrasement, décoré de part et d'autres de trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. 

Le portail roman et les colonnettes du porche
Le portail roman et les colonnettes du porcheLe portail roman et les colonnettes du porche

Le portail roman et les colonnettes du porche

 

La nef et le choeur, montrent aussi sur la façade sud des vestiges de l'époque romane, en particulier au niveau de la salle des trésors que je vous montrerai prochainement.

La façade sud de l'église

La façade sud de l'église

 

Vers la partie nord, la nef et le choeur sont un mélange des genres car cette partie a été entièrement reconstruite, entre le XVIe et XVIIe siècle.

 

La façade nord de l'église...La façade nord de l'église...

La façade nord de l'église...

 

La façade ouest est de style néo-gothique. Entièrement bâtie au XIXe siècle, en pierre de Volvic, elle présente un porche d'entrée récent, auquel on accède par des escaliers. 

 

La façade ouest de l'église

La façade ouest de l'église

 

Son portail est lui aussi bien sûr de style néo-gothique...

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

 

Il est richement orné de sculptures. 

Les sculptures du portail d'entrée
Les sculptures du portail d'entréeLes sculptures du portail d'entrée

Les sculptures du portail d'entrée

 

Sur la façade, deux statues protègent l'entrée du portail : à gauche Saint-Roch et à droite Saint-Médard.

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Médard

Statue de Saint-Médard

 

Voilà, notre petite visite de l'extérieur de l'église Saint-Médard est terminée pour aujourd'hui.

Dès demain, je vous ferai visiter l'intérieur...si vous le voulez bien !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:25

 

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre balade dans la Drôme et grimper tout en haut du clocher par l'escalier de bois que je vous ai montré hier et qui se situe au-dessus des cloches...

 

Tout là-haut, la vue sur la ville et le plateau du Vercors est extraordinaire . Bien sûr, je suis consciente que pour ceux qui ne connaissent pas du tout le coin, cela présente moins d'intérêt, mais bon, je ne me lasse pas de voir ces paysages vus d'en haut.

 

Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale

Les paysages vus du clocher de la cathédrale

 

Le week-end dernier, lorsque nous sommes montés sur la terrasse du clocher, le samedi matin, il y avait du soleil et un beau ciel bleu avec presque pas de nuages et c'était jour de marché, donc la ville en -dessous de nous était déjà très animée, même tôt le matin...

La Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marchéLa Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marché

La Place de l'église un jour de marché

 

Du haut du clocher, les bâtiments de la nouvelle mairie et de ses services annexes ne passent pas inaperçus,  à cause de leurs façades jaunes canari.

La mairieLa mairie

La mairie

 

La sous-préfecture est située sur la place de l'Eglise. 

La sous-préfecture

La sous-préfecture

 

Sur les photos suivantes, le temple se voit très bien. De l'autre côté de la ruelle se dresse une petite tour située dans une maison du XVe siècle, la maison "Faure de Vercors".

La toiture du temple a été rénovée en 1990, terminant ainsi la série de travaux effectués durant les années 80. 

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

 

De l'autre côté de la ville, enchâssé dans les remparts, on aperçoit l'hôpital, menacé actuellement de fermeture.

Fondé au XVe siècle, c'était un établissement de charité appelé l'Hôpital de la Croix. 

Au XVIIIe siècle, l'hôpital est transféré dans le quartier de Beaume, un des plus anciens quartiers de la ville. Il est totalement reconstruit à cet endroit, accolé à une ancienne église de dominicains, aujourd'hui devenue chapelle de l'hôpital.

C'est elle que vous voyez au loin et les bâtiments de l'hôpital sont en partie cachés par la chapelle.

 

La chapelle de l'hôpital visible de loin

La chapelle de l'hôpital visible de loin

 

Dans le quartier de Beaume également, nous apercevons les vestiges  des remparts romains. 

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

 

Le viaduc construit pour dévier les véhicules qui passaient auparavant par la porte Saint-Marcel, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, se voit très bien. Il permet de franchir la Meyrosse, un petit affluent de la Drôme. Par derrière se trouve l'ancien quartier industriel de la ville. 

Le viaduc sur la Meyrosse

Le viaduc sur la Meyrosse

 

Au delà des maisons, ce sont les jardins du Perrier dont je vous ai déjà parlé. Ils sont situés dans la zone de verdure, au-delà du toit pointu à quatre pans d'un des petits cabanons, typique de la région. 

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

 

Auriez-vous deviné l'existence de ces quelques jardins intérieurs, en vous promenant dans  les rues ?

La première photo montre le jardin de la cure.  Dans ce bâtiment se cache une petite merveille, le Salon chinois... un petit salon que je vous ferai visiter bientôt.

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros
Le jardin de la cure et autres coins verts intra-murosLe jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

 

En regardant en bas, à l'inverse nous voyons des petits balcons et terrasses, où il doit faire bon vivre...

Quelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balcons

Quelques terrasses et balcons

 

La dernière fois, que mon mari était monté en haut du clocher, il était petit et c'est son grand-père qui l'avait emmené là-haut, ce qui fait... plus de 50 ans maintenant, c'est dire comme le temps passe vite, n'est-ce pas ?!

Du coup, il vous offre ce joli panoramique que je ne peux pas faire avec mon APN. N'oubliez-pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir ce que vous pouvez faire aussi pour toutes les photos de mes articles ! 
 

Un panorama de la ville...

Un panorama de la ville...

 

A bientôt pour d'autres visites, ici ou ailleurs et...

 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:30
La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas admiré ce joli papillon coloré, peu fréquent en Provence. 

Mais cet été, encore une fois en Haute-Loire, mes lavandes étaient envahies par toutes sortes de papillons et j'ai eu tout loisir de les observer et de les photographier...

 

La Petite Tortue (Aglais urticae) a un nom bien mystérieux.

Si "Aglais", provient bien d'Aglaé, la messagère d'Aphrodite, déesse de la beauté, et fait bien référence à la beauté de ce papillon, et "urticae" au fait que la larve se nourrit exclusivement de feuilles d'orties, c'est beaucoup plus difficile de comprendre son surnom.

En effet, on ne voit pas très bien d'où provient ce surnom de "petite tortue". Les anglais l'appellent "small tortoiseshell" ce qui signifie "petite écaille de tortue". Les allemands eux surnomment ce papillon "Kleine Fuchs" ce qui signifie "Petit-renard" faisant très significativement référence  à la couleur de ses ailes.

Quoi qu'il en soit, c'est un papillon qui ne passe pas inaperçu, car il mesure tout de même 4 à 5 cm et sa couleur orangé est superbe. C'est vrai que les dessins sur ses ailes font penser à des écailles...

 

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

 

Quand on s'approche, on distingue bien les bords des ailes, agrémentés de lunules bleues, chacune entourées de noir.

On voit bien les lunules bleues

On voit bien les lunules bleues

 

Vers l'avant, les ailes antérieures présentent une bordure jaune et noir et à l'extrémité, une grosse tache blanche qui se voit même sur les individus âgés. 

Un spécimen âgé...

Un spécimen âgé...

 

Le revers des ailes est beaucoup plus terne et j'ai mis quelques jours à comprendre qu'il s'agissait du même papillon ! 

Ces couleurs noirâtres lui permettraient de se cacher dans les feuilles mortes. Ainsi les prédateurs passent leur chemin... 

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloréL'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

 

Le bout des antennes est blanc. J'ai appris récemment que le bout des antennes était très important pour faire la différence entre certaines espèces de papillons. Donc dorénavant, je leur demanderai de me les montrer ! 

L'extrémité des antennes est blanc

L'extrémité des antennes est blanc

 

 

La Petite Tortue butine toutes sortes de plantes herbacées, en particulier les centaurées et les valérianes,  et même quelques plantes arbustives, comme les aubépines.

 

J'ai été très surprise d'apprendre que ce papillon commun était en voie de disparition dans certaines régions ouest de la France. Il a aussi quasiment disparu en Grande-Bretagne, alors qu'il était abondant, il y a une dizaine d'années.

 

Il faut dire aussi que ce joli papillon très coloré et que l'on ne peut confondre qu'avec la grande tortue, a la particularité de pondre sur les orties. Oui vous avez bien compris, les orties, vous savez bien ces plantes urticantes, abondantes près des fermes et des bergeries et dont nous cherchons tous à nous débarrasser car elles deviennent un peu trop envahissantes dans nos jardins. 

Nous sommes donc nous aussi responsables de la disparition de cette espèce car ce ne sont pas nos agriculteurs qui luttent contre les orties, en employant des pesticides, mais bien nous, les jardiniers amateurs...

Enfin moi, en Haute-Loire, j'ai choisi de les arracher et il en repousse toujours assez pour que je les cuisine en gratin, en potage ou en tartes, ou que je les mette au compost, ou autres usages...mais du coup, je participe aussi, à ma manière, même sans produit chimique, à la destruction massive de ce joli papillon et de l'habitat de ses larves !

 

Le problème n'est pas si simple et les chercheurs ont observé récemment que même lorsque des orties subsistent abondamment dans la région, ces papillons peuvent disparaître.

Alors... évitons de nous culpabiliser, il y a certainement d'autres causes, les étés trop secs ? les hivers trop doux puisque c'est un papillon qui vient du nord ? un prédateur plus agressif car en manque de nourriture ? 

 

En tous les cas c'est une espèce à surveiller de près...

 

Certains spécimens, en ville ou dans les jardins s'observent sur le Buddleia, l'arbuste aux papillons. Mais je n'ai pas trouvé d'indication pour savoir où les adultes vont pondre, s'il n'y a pas de friches aux alentours, ni d'orties pour nourrir les larves, ni de granges abandonnées pour que certains adultes de la dernière génération y passent l'hiver pour hiberner, ce qui est encore une de ses particularités...

A savoir donc, si en fin d'hiver, vous en trouvez un dans votre garage ou la remise du fond du jardin. Ne l'écrasez pas et ne le jetez pas non plus à la poubelle, même si vous pensez qu'il est mort et que vous le trouvez bien mal en point. Mettez-le au soleil. Vous serez peut-être surpris de le voir s'envoler et il ira se reproduire pour fonder la première génération de l'année, c'est prouvé ! 

 

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 05:26
La huppe fasciée

La huppe fasciée

 

Quand j'étais enfant, c'était un oiseau que je voyais fréquemment en Provence au milieu des près ou en bordure des chemins, surtout lorsque je passais mes vacances dans les Alpilles, chez mes grands-parents.

Les haies ou les arbres creux, que la huppe affectionne particulièrement, étaient encore bien présents dans notre environnement. Elle pouvait s'y abriter et s'y nourrir puisqu'elle est friande de toutes sortes d'insectes à l'état larvaire ou adultes.

Si on ajoute à cela, l'absence quasi totale de traitements à base de pesticides dans les cultures de l'époque, que ce soit les oliveraies ou les vignobles, on comprend mieux pourquoi aujourd'hui en Provence, entre autre, on ne voit presque plus de huppes dans les bois, les parcs et les jardins privés.

Si elle n'a plus rien à manger, elle s'installe forcément dans d'autres régions pour nicher, cela se comprend...

 

Au mois de mai, cela arrive encore que j'entende une huppe crier tôt le matin, alors que le jour se lève à peine. Son cri ne peut être confondu avec celui d'aucun autre oiseau..."hup-hup-hup". C'est cependant très rare de la voir passer au-dessus des toits, avec son vol ondulé caractéristique.  

 

En tous les cas, cela faisait des années que je n'en avais pas vu, lorsque lors de ma visite au Grau-du-Roi, fin juin, avec mes amies, alors que nous nous promenions sur le chemin piéton qui longe les plages, nous sommes tombées subitement sur une huppe.

 

Elle était très occupée à piqueter avec son bec dans la terre sableuse du bord du chemin pour extraire des larves ou des insectes du sol, invisibles à nos yeux, sans aucun doute. Et je crois même qu'elle ne nous a pas entendu approcher !

Que cherchait-elle en gratouillant avec son bec dans le sol. Elle se nourrit de criquets, d'araignées, de scarabées, de termites dans les troncs d'arbre creux, de sauterelles, de fourmis ou de cigales, larves ou adultes ? 

Je n'ai pas de réponse car il n'y avait pas grand chose au bord du chemin à part quelques pignes de pin décortiquées par des écureuils, mais peut-être colonisées par de petits insectes que je n'ai pas vu, mais elle, oui ! 


 

La huppe picore tranquillement...
La huppe picore tranquillement...

La huppe picore tranquillement...

 

La voir juste là devant nous, a été un instant un peu magique, car nous n'osions plus bouger. Au fur et à mesure que nous avancions légèrement, elle reculait instinctivement d'autant...

Il faut dire qu'avec son plumage rayé de noir et blanc, son cou et son dos de couleur rose-orangé et son long bec effilé légèrement recourbé, elle ne passe pas inaperçue...

Le mâle, comme c'est le plus souvent le cas chez les oiseaux, est davantage coloré que la femelle, plus discrète. Je pense donc que celle que j'ai photographié était une femelle, car plus beige-rosé qu'orangé.

En tous les cas, cette huppe n'avait pas l'air d'avoir très peur de nous, il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde ce jour-là en bord de mer et que nous sommes plutôt du style discrètes...

J'ai pu la photographier d'assez près, sans oser toutefois trop m'approcher de peur de la faire fuir. 

 

 

Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné

Elle nous regarde avec son petit air étonné

 

Je l'ai trouvée craquante avec son petit air étonné, comme si elle nous surveillait du coin de l'oeil, mais impossible de la voir soulever sa jolie huppe, quel dommage !

 

Je ne savais pas que la huppe était un oiseau totalement protégé en France depuis 1981. Je l'ai appris en recherchant sur le net quelle était sa nourriture...

Encore un oiseau qui souffre de nos activités humaines...

Dès les premiers froids de l'hiver, elle migrera en Afrique et il faudra attendre les premiers jours d'avril, s'il fait beau, pour la voir revenir dans le sud de la France et un peu plus tard, au Nord...

 

Bon dimanche à tous ! 

 

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 06:14

 

L'église de Saint-Jean-Lachalm, dédiée à Saint-Jean--Baptiste, est une église romane construite au 13e siècle et classée aux monuments historiques depuis 1908.

 

L'église de Saint-Lachalm

L'église de Saint-Lachalm

 

C'est une église voûtée, terminée par une abside carrée, ce qui est une de ses particularités.

La nef a été totalement rénovée en 1928 et elle est recouverte de lauzes. 

L'extrémité de la nef est surmontée par une petite cloche...

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

 

 

Les chapelles latérales ont été rajoutées ultérieurement comme c'est toujours le cas dans les églises romanes. Elles dateraient toutes du 15e siècle et ont une toiture couverte de tuiles.

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles
Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

 

Le clocher porte la date de 1790. Il repose sur une travée basse de la nef, renforcée par un arc et se situe au dessus du porche d'entrée. 

Il est surmonté par une girouette, avec le traditionnel coq que nous observons souvent sur les édifices religieux...


 

La girouette

La girouette

 

L'originalité du clocher est d'être recouvert de tuiles vernissées de plusieurs couleurs. Ces tuiles sont caractéristiques des édifices bourguignons. Domi nous a fait visiter cet été sur son blog, de jolis sites bourguignons ayant ce type de toiture...

La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie

La toiture vernissée en quadrichromie

 

Cette couverture vernissée particulière du clocher, est très rare dans la région.

Elle s'explique par le fait que cette petite église située à l'écart des routes touristiques, dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac.

 

Un peu d'histoire pour mieux comprendre...

 

Le célèbre Odilon de Cluny (de son nom de naissance Odilon de Mercoeur), d'abord chanoine à la collégiale de Saint-Julien de Brioude, puis 5ème abbé de Cluny, était né dans la région. Sa famille (les Mercoeur) était alors établie dans le château de Miramande situé à un kilomètre à peine de Saint-Jean-Lachalm. 

Odilon de Cluny fonde en 1025 le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.

A cette occasion, il offre à ce nouveau prieuré clunisien, l'église Sain-Jean-Baptiste située dans le fief de la famille Mercoeur, ainsi que la chapelle du château.

Le château de Miramande et sa chapelle ont été détruits au XVe siècle. Il ne reste plus, au bourg aujourd'hui que la jolie petite église... 

 

Depuis 2012, l'église fait partie des sites clunisiens, comme beaucoup d'autres monuments de la région qui attestent tous de la notoriété de l'ordre monastique de Cluny, fondé au Xe siècle par Guillaume Le Pieux, comte d'Auvergne. 

Durant sont abbatiat, Odilon de Cluny a considérablement participé à augmenter l'influence religieuse, politique et culturelle de Cluny. Le classement de cette petite église parmi les sites clunisiens est une façon de lui rendre un bel hommage. 

Je vous rappelle que l'abbaye bénédictine de Cluny est devenue après sa création et, jusqu'à la Révolution, un foyer de renaissance et d'influence dans tous les domaines, laissant dans son sillage un patrimoine remarquable qui s'est étendu jusqu'en Haute-Loire et bien delà, dans le sud-ouest, en Angleterre, en Suisse... 

 

Depuis 2005, le réseau des Sites clunisiens est mis en valeur et de nombreux édifices religieux sont aujourd'hui reconnus et portent la mention d' Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe.

 

 

 

Pour poursuivre la visite de l'église,  et en faisant le tour complet de l'édifice, nous pouvons observer quelques détails, comme cette ouverture encadrée de deux colonnettes surmontées de deux chapiteaux décorés qui se trouve à la base du clocher. Sur la première photo ci-dessous, on voit bien que cette ouverture n'est pas une ancienne porte d'accès et ne touche pas le sol...

 

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes
L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes

L'ouverture encadrée de deux colonnettes

 

Puis au dessus, on peut apercevoir une petite statue de la vierge, et enfin en remontant le nez vers le ciel, on aperçoit les abat-sons et enfin la toiture vernissée et la girouette.

Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue

Zomm sur la petite statue

 

Accolée, au clocher se trouve une petite tour ronde qui comporte à sa base, une porte d'accès à l'escalier permettant de monter jusqu'au clocher...

 

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)
L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

 

On aperçoit aussi sur le mur de la nef, juste sous le toit de lauzes, des arcatures décoratives qui forment une frise, décoration typique de l'art roman. 

Les arcatures
Les arcaturesLes arcatures

Les arcatures

 

A côté de l'église, juste de l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école du Sacré-Coeur, une école privée dont j'ai découvert une photo ancienne sur le net.

Les locaux sont occupés actuellement par un cabinet d'endocrinologie. 

L'école privée
L'école privée

L'école privée

 

Très bientôt, je vous ferai visiter l'intérieur, enfin, si vous le voulez bien ! 

Le village de Saint-Jean-Lachalm (2) : l'église vue de l'extérieur / Balade en Haute-Loire

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 05:45
Coucher de soleil sur les champs...

Coucher de soleil sur les champs...

 

L'été, le ciel me fascine, peut-être parce que c'est une saison où on passe plus de temps dehors, et que du coup on profite davantage du spectacle...

 

Cet été, en Haute-Loire, j'ai admiré plusieurs fois le ciel comme je ne le vois jamais chez moi en Provence. 

Je vous en donne un bref aperçu !

 

 

D'abord, nous avons eu des ciels d'orage, presque tous les jours...sans avoir la fraîcheur de la pluie puisqu'elle n'est pas tombée du tout, ou juste quelques gouttes....

Ciels d'orageCiels d'orage
Ciels d'orageCiels d'orage

Ciels d'orage

 

Puis, nous avons assisté plusieurs fois à des couchers de soleil remarquables...

Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire
Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire
Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire

Couchers de soleil en Haute-Loire

 

Tandis que de l'autre côté la lune se levait... 

 

La lune ce soir-là...La lune ce soir-là...

La lune ce soir-là...

 

Enfin,  les jours de beaux temps, les nuages formaient de jolis dessins sur fond bleu ! 

Jours de beau temps...
Jours de beau temps...Jours de beau temps...
Jours de beau temps...

Jours de beau temps...

 

Voilà, j'espère que ces quelques images vous ont plu !

 

Bon dimanche à tous ! 

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:31
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au mortsL'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

 

Voilà longtemps que je voulais faire une halte à Saint-Christophe-sur-Dolaizon, une petite commune de Haute-Loire, située à quelques kilomètres seulement du Puy-en-Velay. Nous y sommes allés un vendredi soir, où il y a un petit marché qui regroupe quelques producteurs locaux. Sur internet, vous trouverez parfois l'orthographe "Dolaison" ce qui est étrange car sur les panneaux à l'entrée du village, il y a bien un Z et c'est le nom de la rivière qui passe à proximité ! 

C'est une commune qui se trouve en dehors des grands axes routiers. Elle est la troisième commune traversée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui empruntent la Via Podensis. 

On l'atteint après avoir traversé les chibottes que je vous ai montré l'année dernière et qui attestent de l'intense activité agricole passée de la région. 

 

 

La commune est surtout visitée pour son église romane et son petit patrimoine alentour. Le château par contre, visible de la grande route, est un domaine privé.  

Elle s'étend sur le plateau volcanique du Devès, sur 2734 hectares et compte moins de 1000 habitants en tout (hameaux compris). C'est une commune de moyenne montagne, située à 900 mètres d'altitude qui propose de nombreux gîtes et locations saisonnières à deux pas de la grande ville, mais aussi des vallées de la Loire et de l'Allier, riches en randonnées et découvertes patrimoniales diverses...

 

L'église Saint-Christophe

L'église Saint-Christophe

 

L'église Saint-Christophe aurait été construite vers le milieu du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1161, par les hospitaliers du Puy et, en 1204, par les Templiers. Elle est donc romane pour ses parties les plus anciennes, mais a subi de nombreux remaniements au cours des siècles comme la plupart des églises de la région. 

 

Classée aux Monuments historiques depuis 1907, elle présente le traditionnel clocher à peigne de la région et bien sûr, elle est construite en roches locales. 

Le clocher est percé de quatre ouvertures et porte la date de 1737. Il n'a cependant que trois cloches.

Il est surmonté de quatre gâbles, typiques de l'architecture gothique.  

 

Le clocher surmonté de quatre gâbles

Le clocher surmonté de quatre gâbles

 

Au sud, l'église présente trois enfeus qui s'ouvraient vraisemblablement sur l'ancien cimetière. 

La façade sud de l'église et les enfeus
La façade sud de l'église et les enfeus

La façade sud de l'église et les enfeus

 

Au nord, on retrouve des vestiges d'une église antérieure...

 

On voit bien aussi sur les photos, les différentes roches qui ont servi à son édification : la brèche volcanique de couleur verte, le basalte noir, l'arkose jaune (une sorte de grès) et les scories rouges...toutes issues de carrières locales dont certaines sont encore en exploitation aujourd'hui.    

La façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église

La façade nord de l'église

 

Côté Est, le portail est tout simple.

Les voussures sont sans fioritures et le "tympan" est formé par un vitrail, protégé par une ferronnerie et intégré à la porte en bois sculptée. 

Le portail
Le portail Le portail

Le portail

 

Voici d'autres détails, vus de l'extérieur...

Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.

Autres détails de l'extérieur de l'église.

 


Bien évidemment, un vendredi soir, l'église était fermée et je n'ai pas pu visiter l'intérieur, ce qui ne m'a pas permis de découvrir son décor, ni son plan original et rare dans la région, paraît-il, puisque l'église est constituée d'une nef de deux travées voûtées en berceau, d'un transept et d'une abside en cul-de-four, percée de cinq baies...

J'ai donc emprunté une photo sur le site visorando, afin de vous en donner un bref aperçu. 

 

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

 

Voilà, la visite de cette petite église est terminée !

Bien sûr, si j'ai un jour l'occasion de la visiter, je vous la montrerai plus en détails. 

 

Le château de Saint-Christophe, comme je vous l'ai dit, n'est pas visible car il est situé dans une grande propriété privée et dans un parc arboré qui le met bien à l'abri des regards, surtout en été. 

Si je retourne me promener dans le village, j'aurai sans doute d'autres détails à vous montrer. Il y a, paraît-il, des moulins en ruine et des grottes, à proximité, et de jolis balades à faire.

 

Un jour prochain sans doute...

 

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:21
Le lac du Bouchet
Le lac du BouchetLe lac du Bouchet
Le lac du Bouchet

Le lac du Bouchet

 

Je vous ai déjà fait visiter le Lac du Bouchet, ce lac de cratère formé il y a environ 800 000 ans, et classé depuis 1950 parmi les sites et monuments naturels exceptionnels (au titre de sa formation géologique particulière et du paysage qui l'entoure).  

Je vous ai déjà expliqué sa formation dans mon précédent article de septembre dernier, que vous pouvez lire ci-dessous... 

 

C'est un site incontournable et que je trouve magnifique. On se croirait au Canada !

Comme chaque fois que nous allons en Haute-Loire, et cela en toutes saisons, nous allons faire le tour du lac. Les enfants adorent ça et réclament la balade. Ils savent qu'à la moitié du parcours, nous ferons une halte aux jeux.

C'est plutôt rare par contre que nous allions nous y baigner, car l'eau est plutôt froide, mais c'est un lieu prisé par les habitants du Puy-en-Velay qui fuient la canicule. On les comprend !

Nous aimons nous garer au petit parking situé à côté de la Croix de la chèvre dont je vous parlerai bientôt.

De là, un chemin (maintenant un escalier) permet de descendre à la plage.

 

 

L'arrivée à la plage

L'arrivée à la plage

 

Le sentier qui fait le tour du lac ne manque pas de charme...

Les bords du lacLes bords du lac
Les bords du lacLes bords du lac

Les bords du lac

 

On y fait de jolies rencontres...

Faune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lacFaune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lac

Faune et flore autour du lac

 

De nombreux pêcheurs sont bien présents en toute saison.

La pêche
La pêcheLa pêche

La pêche

 

Ils côtoient de nombreux pédalos où s'activent des vacanciers, désireux de se rafraîchir...

De nouveaux aménagements ont été faits autour de l'hôtel-restaurant, qui offre à ceux qui le désirent une pause gastronomique ou rafraîchissante.

Une passerelle a été construite pour préserver les herbiers à Isoètes, espèce protégée rarissime, dont je vous ai parlé dans mon précédent article, et poursuivre le tour du lac, sans passer par le parking. Des pontons facilitent également la mise à l'eau des bateaux tout en évitant le piétinement, néfaste à ces fameux herbiers. 

 

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle
L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelleL'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

 

Petite parenthèse qui mérite réflexion...

Aujourd'hui le Lac du Bouchet est le second site, le plus visité du département (200 000 personnes par an toutes saisons et activités confondues dont 100 000 uniquement les deux mois d'été). 

Un programme d'aménagement des abords du lac, appelé pompeusement comme on sait si bien le faire aujourd'hui "projet d'écodévelopement du lac", est en cours depuis 2013 et crée beaucoup de polémique dans la région.

Les premières phases d'aménagement ne posent pas trop de problèmes : réorganisation de la plage (surveillée en saison) ; refonte totale des jeux pour enfants ; rénovation du parcours de santé qui vient d'être complété par un parcours sportif de 4.75 km ;  entretien du chemin qui fait le tour du lac, maintenant recouvert de pouzzolane pour le rendre accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite ;  transformation des divers chemins de descente, plus ou moins glissants en escaliers, construits en matériaux naturels...

 

Un des escaliers d'accès au lac

Un des escaliers d'accès au lac

 

Mais les habitants de la région sont inquiets : ils ont peur que ce site sauvage ne deviennent plus qu'un seul lieu touristique ayant perdu son âme. Ils se sentent comme "dépossédés" de leur propre patrimoine et je les comprend...

Le calme et la douceur des lieux, le dépaysement ressenti à deux pas de la ville, attirent de plus en plus de touristes. Toutes les générations tombent amoureuses du site et s'y côtoient. 

Car si le lac lui-même est classé, donc protégé et qu'on ne peut y faire n'importe quoi, les abords sont gérés par la région. Plusieurs associations locales se battent donc pour conserver le site dans l'état actuel encore quasi sauvage...sans faire d'autres aménagements jugés coûteux et inutiles. 

En effet, quand on voit à quel point le cadre est merveilleux, est-il nécessaire d'accroître sa notoriété en l'aménageant encore davantage ? Pour quel type de tourisme ?

Je n'ai pas la réponse, mais il faut nous poser la question pour éviter que notre nature encore préservée et sauvage, ne devienne, partout en France, plus qu'un gigantesque parc aménagé, où plus personne n'aura le droit de sortir des sentiers prévus...et où tous les parking deviendront payants. 

Le bon équilibre des choses serait de rigueur !

 

Retour au Lac du Bouchet / Balade en Haute-Loire

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 05:57
Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid

Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid


Le héron cendré est, avec le flamant rose, l'oiseau des marais le plus facilement identifiable.

On le rencontre dans les marais de Camargue mais aussi à l'intérieur des terres, comme l'aigrette garzette dont je vous ai parlé récemment.

 Je l'observe souvent près de chez moi dans un champ humide ou au bord de la Durance. Et parfois en hiver, nous en avons un qui vient jusqu'au hameau et qui se régale des poissons de l'étang artificiel de ma voisine. C'est véridique ! 

 

Le héron cendré est un oiseau de grande taille (95 cm environ) au long cou et aux longues pattes.

Il est totalement blanc et gris (d'où son nom de héron cendré) ; sa tête est blanche avec une large bande noire qui descend des yeux jusqu'à la nuque ; son cou est blanc et sa poitrine blanche tachée de noir. 

Seuls son bec et ses pattes sont jaunes. 

 

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

 

En vol, on le reconnaît à son cou toujours replié et à son battement d'aile très lent et ses pattes pendantes.

 

Il pêche à l'affût et s'observe souvent alors qu'il est totalement immobile. Ses repas sont constitués de grenouilles et autres batraciens, de petits rongeurs et surtout de poissons. Il plonge le bec dans l'eau à la vitesse de l'éclair et peut même attraper des reptiles comme nous l'a montré encore une fois Brigitte (Ecureuil bleu) sur son blog...

 

Je ne pourrais pas vous en montrer en vol car, fin juin le jour de ma visite au parc, les hérons étaient tous occupés à surveiller de près leur progéniture encore au nid. 

 

Encore au nid !
Encore au nid !

Encore au nid !

 

Le héron cendré niche souvent en colonie dans des arbres proches de l'eau que l'on nomme des héronnières. Le nid est fabriqué avec des branchettes et des laîches entrelacés à la fois par le mâle et la femelle. La période de reproduction dure de février à juillet ce qui explique que les petits dans une même héronnière puisse avoir des âges différents.

 

Une héronnière

Une héronnière

 

Les jeunes n'ont pas de huppe et leur ventre est blanc tacheté de noir mais ils ont une allure plus terne, moins contrasté que les adultes. 

Ils ne savent bien voler qu'à 55 jours et je vous assure qu'ils sont déjà grands à cet âge-là.

 

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol
Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

 

C'est une espèce protégée depuis 1974. 

Au parc, on peut observer facilement les oiseaux en se cachant dans les observatoires...

Un observatoire du parc

Un observatoire du parc

 

De là, beaucoup d'autres hérons peuvent être identifiés mais pas forcément bien photographiés comme ce héron bihoreau gris aux moeurs plutôt nocturnes et qui se cache dans les branches avant de nous tourner le dos, ou bien encore, le héron garde-boeuf qui se reconnaît en période nuptiale à ses plumes rousses qui éclairent son plumage blanc.

J'en ai vu à plusieurs reprises mais ils avaient un peu trop la bougeotte et mon zoom était loin d'être suffisant !  

Ce sera pour une autre fois...

 

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière
Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnièreLe héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Partout il y a la mer

Partout il y a la mer

 

Quand on arrive au Grand Radeau, on peut explorer la plage de deux côtés...soit en marchant vers l'embouchure du Petit Rhône, soit en se dirigeant vers le Grau-du-Roi. 

 

Tout le long de la longue plage, des épis ont été construits dans les années 80, suite aux inondations de 1982. 

Ils sont positionnés perpendiculairement à la côte et leur rôle est de lutter contre l'érosion ce qui permet à la plage de se reconstituer naturellement en facilitant le dépôt de sédiment. Ils brisent aussi les courants latéraux importants, aggravés par l'embouchure du Rhône. 

Cependant cette plage, comme c'est le cas de beaucoup de plages situées sur notre littoral français,  continue de reculer et les épis se retrouvent enfouis dans le sable, donc inutiles.

 

Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage

Les épis perpendiculaires à la plage

 

Des brises-lames, parallèles à la côte, limitent aussi l'érosion naturelle. 

Les brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames

Les brises-lames

 

Grâce à ces aménagements, les plages sont superbes et maintenues à peu près en état. Si rien n'était fait, l'eau pénétrerait de plus en plus vers l'intérieur des terres : elle peut grignoter ainsi plusieurs centaines de mètres par an mettant en péril la côte, mais surtout la faune et la flore, et les rizicultures qui sont proches.   

C'est un problème bien réel que les communes environnantes et le Parc Naturel de Camargue ne prennent pas du tout à la légère. 

La plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau

La plage du Grand Radeau

 

Enfin pour fixer les dunes, ici pas besoin de ganivelles pour tenir le sable, puisque personne ou presque ne le foule : la végétation reprend ses droits et s'implante bien.

Interdire une plage s'avère être un moyen efficace de la préserver, puisque l'homme, par sa seule présence et par son activité même innocente, déséquilibre forcément la nature environnante. 


 

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé

 

Parfois, ce sont les bois flottés qui sont utilisés par la nature pour fixer la dune.

C'est facile sur cette plage, car il y a des bois flottés partout, déposés durant l'hiver par la mer.

Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés

Les bois flottés

 

J'espère que la balade dans ce coin sauvage de la côte méditerranéenne, vous a plu.

 

Je vous rappelle que cet article est programmé ! Un grand MERCI pour votre visite et votre fidélité, et profitez-bien de votre été.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
Un paradis sur terre, ça existe !

Un paradis sur terre, ça existe !

 

La Plage du Grand radeau aux Saintes-Maries de la mer est une plage protégée qui offre de magnifiques étendues de sable. En effet, de mars à octobre, l'accès à la plage en voiture est réglementé, car cet endroit est une propriété privée.

Si vous avez la chance de payer vos impôts sur la ville, vous obtiendrez facilement un laisser-passer en vous rendant à la mairie des Saintes. Sinon, il vous faudra être accompagné de quelqu'un de la région (comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire).

Il vous reste encore la possibilité de laisser votre véhicule (auto ou vélo) près de la guérite du garde et de marcher trois kilomètres environ pour arriver à la plage...

 

Je ne sais pas exactement pourquoi,  la commune des Saintes a le droit de rendre cette plage inaccessible en saison.Je sais seulement que cette plage fait partie de la Petite Camargue, et que d'un côté (vers l'est) elle est inaccessible à cause du Petit Rhône quand de l'autre (vers l'ouest), elle se poursuit par la plage des Salins, et celle du Grau-du Roi. Mais bien sûr, tout le monde peut l'atteindre en bateau, à cheval ou à pied.

 

Le chemin le plus court pour atteindre cet endroit paradisiaque, est de traverser le petit Rhône en prenant le Bac du Sauvage. Ce bac, actionné par un câble, permet de traverser rapidement avec la voiture ou les vélos.

Mais lorsque je suis allée en Camargue en juin dernier, le bac du Sauvage était en panne sans que nous ayons pu savoir ni pourquoi, ni quand il serait réparé.

Le bac est indispensable aussi pour la traversée des animaux, chevaux ou taureaux.

 

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

 

Dès le passage de la barrière, il faut suivre à droite les pancartes indiquant clairement la plage, car sinon vous arrivez à une manade et risquez bien de croiser quelques taureaux même si ceux-ci sont censés rester en arrière des roubines, il vaut mieux ne pas trop s'en approcher...

 

Par contre vous pourrez, sans problème, faire une halte pour profitez des chevaux. Ils sont superbes et je vous assure que c'est un plaisir toujours renouvelé de les voir de si près. Ceux-là sont habitués aux hommes et bien traités, car ils viennent spontanément quémander des caresses...

 

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

 

Un peu plus loin, le chemin de terre fait un  brusque angle droit. Vous pouvez faire une seconde halte pour admirer l'étang de Rhée Longue face à vous, et ferez peut-être quelques rencontres imprévues. 
 

L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette

L'étang et une aigrette garzette

 

Pour rejoindre la plage, il faut suivre le chemin bien tracé en été, souvent inondé en hiver et longer  l'étang...

On suit le chemin...

On suit le chemin...

 

La mer est face à vous, cachée derrière la grande digue frontale de rochers construite dans les années 50, qui  protège les terres intérieures de l'avancée trop violente des eaux. La plage qui existait derrière, a totalement disparu. 

Vue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une laguneVue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

Vue de part et d'autres de la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

 

Les pêcheurs sont bien présents que ce soit le soir ou le matin. Ils s'installent sur la digue. 

Les pêcheurs de bon matin sur la digueLes pêcheurs de bon matin sur la digue

Les pêcheurs de bon matin sur la digue

 

Les familles à peine installées, les enfants s'amusent sans crainte car ils ont leur piscine personnelle bien délimitée. Ils pêchent de minuscules crevettes ou de petits poissons avec leurs grandes épuisettes. 

Des enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eau

Des enfants s'amusent dans l'eau

 

D'autres s'installent là pour pique-niquer, sans avoir peur des moustiques qui ne sortent pas les jours de vent, heureusement. 

Pique-nique du soir...
Pique-nique du soir...

Pique-nique du soir...

 

Quand le soir tombe, tout le monde profite en silence, des derniers rayons du soleil, puis le regarde se coucher, bercé par le seul bruit des vagues sur les rochers de la digue...

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)
Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

 

Cet article est programmé. 

Bientôt je vous montrerai plus en détail la plage, la mer et les dunes de sable...

Un grand MERCI pour votre visite, et profitez-bien de l'été.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins d'Aigues-Mortes

Les Salins d'Aigues-Mortes

 

Lunid dernier, vous m'avez suivi en Petit Train à travers les Salins d'Aigues-Mortes et nous avons pu admirer le paysage.

Aujourd'hui, je vais être plus "technique" car nous allons voir comment les sauniers assurent la production de sel !

Ce n'est pas parce qu'une entreprise préserve l'environnement qu'elle ne réussit pas à bien fonctionner. 

Il faut juste qu'elle s'en donne les moyens. 

Le saunier est un agriculteur de la mer. Il doit suivre la météo de près, analyser la teneur en sel des différentes tables salantes, gérer les niveaux d'eau de mer et la circulation de l'eau en ouvrant ou fermant les portes-martelières (que nous appelons en Provence des martelières tout court). 

 

La production de sel

La production de sel

 

En résumé, la production du sel se fait en quatre étapes...

- La mise en eau des bassins :

L'eau est amenée de la mer vers les salines dès le mois de mars, grâce à un système de pompage de l'eau de mer. Et oui en méditerranée, il n'y a pas de marée, il faut donc pomper !

Le pompage a lieu à environ 12 km du salin et l'eau arrive par un canal...

Elle est d'abord stockée dans un premier bassin de partènement, puis va successivement, en circulant dans des canaux, passer de bassin en bassin en parcourant pas moins de 60 kilomètres au cours desquels son taux de salinité augmente peu à peu, avant d'arriver dans les tables salantes (ou cristallisoirs).

En chemin, l'eau est purifiée car les matières en suspension se déposent au fond des "carreaux" (qui ici sont de très grandes tailles par rapport à ceux de la côte atlantique).  Ils devront donc ensuite être curés durant l'hiver. 

L'eau entre et sort des bassins, et passe d'un bassin à un autre, ou d'un canal à un bassin ou vice versa, grâce à un système de martelières plus ou moins grosses...



 

Quelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des SalinsQuelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des Salins

Quelques vues sur les martelières des Salins

 

- La concentration en sel est une étape importante durant laquelle tout le savoir-faire du saunier est révélé. 

Au départ, l'eau de mer ne contient que 35 g de sel par litre en moyenne. Sous l'action du soleil et du vent, l'eau circulant dans le dédale du salin, entre les centaines de partènements et les canaux, atteint, lorsqu'elle arrive dans les tables salantes, le taux de 260 g de sel par litre nécessaire à la cristallisation.

Autant dire que saunier suit de près la météo ! 

 

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

 

- La cristallisation dure d'avril à septembre :

C'est donc une étape qui suit de près la précédente... 

Dans la cinquantaine de tables salantes rectangulaires, l'épaisseur de l'eau saturée en sel est très faible, ce qui va faciliter la cristallisation du sel et l'évaporation de l'eau grâce au soleil et au vent. 

Cette eau résiduelle, saturée en sel, s'appelle la saumure.

Les bassins sont alors vidangés du peu d'eau qui reste. Apparaît alors une couche de 8 à 15 centimètres de sel qui recouvre le fond de la table salante et va sécher au soleil jusqu'à la récolte : c'est le "gâteau de sel". 

 

 

- Enfin c'est le temps de la récolte !

Elle débute en juillet et dure jusqu'à la mi-septembre, toujours avant les fortes pluies d'automne, ce qui garantit un sel de qualité. 

Le levage se fait grâce à des pelles mécaniques, actionnées par des tracteurs qui ressemblent aux grosses moissonneuses utilisées en riziculture : ce sont les fameux "récolteurs". Nous sommes dans une véritable entreprise agricole.

Le sel récolté contient plus de 97 % de chlorure de sodium (NaCl), notre sel alimentaire. 

 

Voilà un petit aperçu des machines utilisées sur le site. Certaines sont fabriquées uniquement pour leur usage sur les Salins.

 

La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation

La mécanisation de l'exploitation

 

Le sel à destination de l'alimentation est acheminé jusqu'à la gerbeuse qui le dépose en tournant autour de la zone de stockage, formant ainsi de grosses "dunes" de sel, les camelles, caractéristiques du paysage autour d'Aigues-Mortes, pouvant atteindre les 15 à 20 mètres de hauteur et qui, par leur forme, s'égouttent de leur eau résiduelle. 

Lors des premières pluies, la couche superficielle de sel de la camelle fond, puis se recristallise et sèche, formant ainsi naturellement une couche protectrice et durcie sur laquelle on peut marcher. 

Seul le sel à destination de l'industrie est rincé puis essoré. 

 

Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site

Les camelles sur le site

 

L'originalité du circuit en train est de prévoir un arrêt pour monter sur une des camelles. Elle nous permet d'avoir une vue particulièrement impressionnante sur les salins. Beaucoup de mes photos prises sur le site viennent de là. 

La camelle aménagée pour les visiteurs...

La camelle aménagée pour les visiteurs...

 

Le sel récolté au fond des tables salantes est en gros cristaux. Les cristaux se sont déposés naturellement au fond de la mince couche d'eau saturée en sel.

 

Mais sur le site, les sauniers récoltent aussi la fleur de sel (le "caviar du sel") qui se dépose à la surface de l'eau, lorsque certaines conditions météorologiques sont favorables (en particulier le vent et une certaine amplitude de températures entre le jour et la nuit).

Les cristaux de la fleur de sel sont plus petits et se récoltent exclusivement à la main encore aujourd'hui, avec une pelle réservée à cet usage. Puis les cristaux "cueillis" sont mis à égoutter sur des clayettes disposées au bord des tables salantes, durant une journée environ, afin de maintenir un taux d'humidité supérieur au gros sel. 

Selon les années, les sauniers récoltent de 400 à 700 tonnes de fleur de sel.

 

Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous, si vous désirez en savoir plus sur cette récolte effectuée avec des méthodes ancestrales.

 

 

Le sel des camelles, bien égoutté, est prélevé au fur et à mesure des besoins, tamisé puis stocké dans de gros sacs qui partiront vers la zone de conditionnement.  

Vue de l'espace de stockageVue de l'espace de stockage

Vue de l'espace de stockage

 

Il sera ensuite commercialisé sous deux marques.

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

 

On peut donc dans les boutiques des Salins, comme dans celles de toute la France acquérir du gros sel, du sel fin, de la fleur de sel, nature ou agrémentée de piments, d'herbes de Provence, d'épices et même, pour les gourmands... des caramels à la fleur de sel qui eux seuls, ne sont pas fabriqués en Provence. 

Dans la boutique du siteDans la boutique du site
Dans la boutique du siteDans la boutique du site

Dans la boutique du site

 

Une petite halte (trop courte à mon goût) au musée des Salins nous a permis de visualiser l'évolution du travail de saunier au cours des siècles.

 

Ce sera l'objet de notre visite de vendredi...si vous le voulez bien. 

Cet article est programmé...

Merci pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été ! 

 

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:47
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

 

Revenons un instant à Graulhet, pour poursuivre la visite que nous avons commencé en nous promenant au bord du DadouComme beaucoup de petites villes et villages du Tarn, le patrimoine de la ville est d'une grande richesse. 

C'est, bien sûr, sur le blog de Nell, notre formidable guide local, qu'il vous faudra aller, si vous voulez en savoir plus !

Et puis, vous vous en doutez,  je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé plus de temps à papoter qu'à appuyer sur le déclencheur mais ça je vous l'ai déjà dit.

 

Le clou de la visite est, bien sûr, le vieux quartier médiéval et en particulier le quartier de Pan(n)essac, dont la rue principale nous invite à la balade, bien qu'elle soit assez sombre et étroite. 

On y voit des maisons qui ont traversé les siècles et qui, bien que remaniées pour la plupart, ont gardé leur caractère authentique : les menuiseries d'époque et les maisons à encorbellement et pans de bois.

L'esprit du quartier a été bien conservé et de nombreuses maisons ont été restaurées dans les règles de l'art. 

C'était un quartier très vivant, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui car beaucoup d'habitations sont vides. Mais c'est un quartier qui a une âme.

 

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

 

Vous pouvez comparer les lieux actuels avec ces quelques photos anciennes que j'ai découvert sur le site graulhétois ICI . Je les ai emprunté sans autorisation, mais je trouvais la comparaison intéressante. Pas vous ? 

Photos anciennes de la rue Panessac
Photos anciennes de la rue Panessac

Photos anciennes de la rue Panessac

 

Puis, pas très loin, se trouve l'hôtellerie du Lion d'Or.

C'est une des plus vieilles bâtisses du sud de la France. Elle est classée à l'inventaire des Monuments historiques et elle se visite mais encore une fois, Nell vous en dira plus ! 

Elle aurait été construite au début du XVIe siècle. Les chambres se trouvaient à l'étage et en regardant bien, je crois que la maison est toujours habitée... Non ? Vous voyez ce que je vois ?!

 

 

L'hôtellerie du Lion d'or
L'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'or

L'hôtellerie du Lion d'or

 

De l'autre côté de la place, se trouve l'église Notre-Dame d'amour dans laquelle nous avons pu entrer, mais les photos étaient interdites ! Et le gardien veillait... fier de pouvoir faire preuve d'autorité devant trois "touristes" pas si inoffensives que ça, car munies d'engins_avec flashes_susceptibles de détruire le patrimoine dont il devait se porter garant...

Du coup, j'ai même oublié de la photographier de l'extérieur, alors qu'il me suffisait de traverser la place, pour le faire ! 

 

Au fil de la balade, nous avons pu voir d'autres jolies maisons anciennes, ou plus récentes : un joyeux  méli mélo de style et d'époque différents...à découvrir.

 

Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...

Des maisons anciennes ou pas...

 

Enfin, en retournant vers notre parking, nous n'avons pas pu rater, un bâtiment beaucoup plus récent, celui de la Caisse d'Epargne.

Il a été inauguré en 1903 et en ce temps là, Graulhet était une ville riche...et cela se voit ! 

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

 

Et maintenant, c'est l'interro écrite : voici quelques détails pour stimuler un peu votre curiosité...retrouverez-vous à quelle maison, rue ou quartier, ils appartiennent ? Je ne les ai pas forcément montré sur mes photos...ce serait trop facile ! 

 

 

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

 

J'espère que la visite vous a plu...

Je vous invite à la compléter sur le blog de Nell, qui est un guide tout à fait exceptionnel, et qui connaît bien mieux la région et son histoire que moi !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !
La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:48
Le Glandasse vu de Die (Drôme)

Le Glandasse vu de Die (Drôme)

 

Vous êtes nombreux à savoir qu'en milieu de semaine dernière, j'ai fait une courte escapade dans la Drôme...c'est bien la retraite pour ça, car c'est le week-end tous les jours, si on veut ! 

 

Les obligations diverses et la chaleur ne nous ont pas permis de promener en journée, mais le soir venu, nous avons fait une courte balade en bord de rivière et nous avons pu assister au coucher de soleil sur la montagne proche...

Le Glandasse était en feu ! 

Une bonne occasion de tester mon APN dans ce type de situation extrême.

 

 

Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...

Le Glandasse en feu...

 

Bon dimanche à tous !

Bonnes vacances à ceux qui les prennent maintenant ! 

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Le Glandasse éclairant la cathédrale

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