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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 05:57
Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid

Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid


Le héron cendré est, avec le flamant rose, l'oiseau des marais le plus facilement identifiable.

On le rencontre dans les marais de Camargue mais aussi à l'intérieur des terres, comme l'aigrette garzette dont je vous ai parlé récemment.

 Je l'observe souvent près de chez moi dans un champ humide ou au bord de la Durance. Et parfois en hiver, nous en avons un qui vient jusqu'au hameau et qui se régale des poissons de l'étang artificiel de ma voisine. C'est véridique ! 

 

Le héron cendré est un oiseau de grande taille (95 cm environ) au long cou et aux longues pattes.

Il est totalement blanc et gris (d'où son nom de héron cendré) ; sa tête est blanche avec une large bande noire qui descend des yeux jusqu'à la nuque ; son cou est blanc et sa poitrine blanche tachée de noir. 

Seuls son bec et ses pattes sont jaunes. 

 

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

 

En vol, on le reconnaît à son cou toujours replié et à son battement d'aile très lent et ses pattes pendantes.

 

Il pêche à l'affût et s'observe souvent alors qu'il est totalement immobile. Ses repas sont constitués de grenouilles et autres batraciens, de petits rongeurs et surtout de poissons. Il plonge le bec dans l'eau à la vitesse de l'éclair et peut même attraper des reptiles comme nous l'a montré encore une fois Brigitte (Ecureuil bleu) sur son blog...

 

Je ne pourrais pas vous en montrer en vol car, fin juin le jour de ma visite au parc, les hérons étaient tous occupés à surveiller de près leur progéniture encore au nid. 

 

Encore au nid !
Encore au nid !

Encore au nid !

 

Le héron cendré niche souvent en colonie dans des arbres proches de l'eau que l'on nomme des héronnières. Le nid est fabriqué avec des branchettes et des laîches entrelacés à la fois par le mâle et la femelle. La période de reproduction dure de février à juillet ce qui explique que les petits dans une même héronnière puisse avoir des âges différents.

 

Une héronnière

Une héronnière

 

Les jeunes n'ont pas de huppe et leur ventre est blanc tacheté de noir mais ils ont une allure plus terne, moins contrasté que les adultes. 

Ils ne savent bien voler qu'à 55 jours et je vous assure qu'ils sont déjà grands à cet âge-là.

 

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol
Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

 

C'est une espèce protégée depuis 1974. 

Au parc, on peut observer facilement les oiseaux en se cachant dans les observatoires...

Un observatoire du parc

Un observatoire du parc

 

De là, beaucoup d'autres hérons peuvent être identifiés mais pas forcément bien photographiés comme ce héron bihoreau gris aux moeurs plutôt nocturnes et qui se cache dans les branches avant de nous tourner le dos, ou bien encore, le héron garde-boeuf qui se reconnaît en période nuptiale à ses plumes rousses qui éclairent son plumage blanc.

J'en ai vu à plusieurs reprises mais ils avaient un peu trop la bougeotte et mon zoom était loin d'être suffisant !  

Ce sera pour une autre fois...

 

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière
Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnièreLe héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Partout il y a la mer

Partout il y a la mer

 

Quand on arrive au Grand Radeau, on peut explorer la plage de deux côtés...soit en marchant vers l'embouchure du Petit Rhône, soit en se dirigeant vers le Grau-du-Roi. 

 

Tout le long de la longue plage, des épis ont été construits dans les années 80, suite aux inondations de 1982. 

Ils sont positionnés perpendiculairement à la côte et leur rôle est de lutter contre l'érosion ce qui permet à la plage de se reconstituer naturellement en facilitant le dépôt de sédiment. Ils brisent aussi les courants latéraux importants, aggravés par l'embouchure du Rhône. 

Cependant cette plage, comme c'est le cas de beaucoup de plages situées sur notre littoral français,  continue de reculer et les épis se retrouvent enfouis dans le sable, donc inutiles.

 

Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage

Les épis perpendiculaires à la plage

 

Des brises-lames, parallèles à la côte, limitent aussi l'érosion naturelle. 

Les brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames

Les brises-lames

 

Grâce à ces aménagements, les plages sont superbes et maintenues à peu près en état. Si rien n'était fait, l'eau pénétrerait de plus en plus vers l'intérieur des terres : elle peut grignoter ainsi plusieurs centaines de mètres par an mettant en péril la côte, mais surtout la faune et la flore, et les rizicultures qui sont proches.   

C'est un problème bien réel que les communes environnantes et le Parc Naturel de Camargue ne prennent pas du tout à la légère. 

La plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau

La plage du Grand Radeau

 

Enfin pour fixer les dunes, ici pas besoin de ganivelles pour tenir le sable, puisque personne ou presque ne le foule : la végétation reprend ses droits et s'implante bien.

Interdire une plage s'avère être un moyen efficace de la préserver, puisque l'homme, par sa seule présence et par son activité même innocente, déséquilibre forcément la nature environnante. 


 

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé

 

Parfois, ce sont les bois flottés qui sont utilisés par la nature pour fixer la dune.

C'est facile sur cette plage, car il y a des bois flottés partout, déposés durant l'hiver par la mer.

Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés

Les bois flottés

 

J'espère que la balade dans ce coin sauvage de la côte méditerranéenne, vous a plu.

 

Je vous rappelle que cet article est programmé ! Un grand MERCI pour votre visite et votre fidélité, et profitez-bien de votre été.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
Un paradis sur terre, ça existe !

Un paradis sur terre, ça existe !

 

La Plage du Grand radeau aux Saintes-Maries de la mer est une plage protégée qui offre de magnifiques étendues de sable. En effet, de mars à octobre, l'accès à la plage en voiture est réglementé, car cet endroit est une propriété privée.

Si vous avez la chance de payer vos impôts sur la ville, vous obtiendrez facilement un laisser-passer en vous rendant à la mairie des Saintes. Sinon, il vous faudra être accompagné de quelqu'un de la région (comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire).

Il vous reste encore la possibilité de laisser votre véhicule (auto ou vélo) près de la guérite du garde et de marcher trois kilomètres environ pour arriver à la plage...

 

Je ne sais pas exactement pourquoi,  la commune des Saintes a le droit de rendre cette plage inaccessible en saison.Je sais seulement que cette plage fait partie de la Petite Camargue, et que d'un côté (vers l'est) elle est inaccessible à cause du Petit Rhône quand de l'autre (vers l'ouest), elle se poursuit par la plage des Salins, et celle du Grau-du Roi. Mais bien sûr, tout le monde peut l'atteindre en bateau, à cheval ou à pied.

 

Le chemin le plus court pour atteindre cet endroit paradisiaque, est de traverser le petit Rhône en prenant le Bac du Sauvage. Ce bac, actionné par un câble, permet de traverser rapidement avec la voiture ou les vélos.

Mais lorsque je suis allée en Camargue en juin dernier, le bac du Sauvage était en panne sans que nous ayons pu savoir ni pourquoi, ni quand il serait réparé.

Le bac est indispensable aussi pour la traversée des animaux, chevaux ou taureaux.

 

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

 

Dès le passage de la barrière, il faut suivre à droite les pancartes indiquant clairement la plage, car sinon vous arrivez à une manade et risquez bien de croiser quelques taureaux même si ceux-ci sont censés rester en arrière des roubines, il vaut mieux ne pas trop s'en approcher...

 

Par contre vous pourrez, sans problème, faire une halte pour profitez des chevaux. Ils sont superbes et je vous assure que c'est un plaisir toujours renouvelé de les voir de si près. Ceux-là sont habitués aux hommes et bien traités, car ils viennent spontanément quémander des caresses...

 

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

 

Un peu plus loin, le chemin de terre fait un  brusque angle droit. Vous pouvez faire une seconde halte pour admirer l'étang de Rhée Longue face à vous, et ferez peut-être quelques rencontres imprévues. 
 

L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette

L'étang et une aigrette garzette

 

Pour rejoindre la plage, il faut suivre le chemin bien tracé en été, souvent inondé en hiver et longer  l'étang...

On suit le chemin...

On suit le chemin...

 

La mer est face à vous, cachée derrière la grande digue frontale de rochers construite dans les années 50, qui  protège les terres intérieures de l'avancée trop violente des eaux. La plage qui existait derrière, a totalement disparu. 

Vue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une laguneVue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

Vue de part et d'autres de la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

 

Les pêcheurs sont bien présents que ce soit le soir ou le matin. Ils s'installent sur la digue. 

Les pêcheurs de bon matin sur la digueLes pêcheurs de bon matin sur la digue

Les pêcheurs de bon matin sur la digue

 

Les familles à peine installées, les enfants s'amusent sans crainte car ils ont leur piscine personnelle bien délimitée. Ils pêchent de minuscules crevettes ou de petits poissons avec leurs grandes épuisettes. 

Des enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eau

Des enfants s'amusent dans l'eau

 

D'autres s'installent là pour pique-niquer, sans avoir peur des moustiques qui ne sortent pas les jours de vent, heureusement. 

Pique-nique du soir...
Pique-nique du soir...

Pique-nique du soir...

 

Quand le soir tombe, tout le monde profite en silence, des derniers rayons du soleil, puis le regarde se coucher, bercé par le seul bruit des vagues sur les rochers de la digue...

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)
Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

 

Cet article est programmé. 

Bientôt je vous montrerai plus en détail la plage, la mer et les dunes de sable...

Un grand MERCI pour votre visite, et profitez-bien de l'été.

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins d'Aigues-Mortes

Les Salins d'Aigues-Mortes

 

Lunid dernier, vous m'avez suivi en Petit Train à travers les Salins d'Aigues-Mortes et nous avons pu admirer le paysage.

Aujourd'hui, je vais être plus "technique" car nous allons voir comment les sauniers assurent la production de sel !

Ce n'est pas parce qu'une entreprise préserve l'environnement qu'elle ne réussit pas à bien fonctionner. 

Il faut juste qu'elle s'en donne les moyens. 

Le saunier est un agriculteur de la mer. Il doit suivre la météo de près, analyser la teneur en sel des différentes tables salantes, gérer les niveaux d'eau de mer et la circulation de l'eau en ouvrant ou fermant les portes-martelières (que nous appelons en Provence des martelières tout court). 

 

La production de sel

La production de sel

 

En résumé, la production du sel se fait en quatre étapes...

- La mise en eau des bassins :

L'eau est amenée de la mer vers les salines dès le mois de mars, grâce à un système de pompage de l'eau de mer. Et oui en méditerranée, il n'y a pas de marée, il faut donc pomper !

Le pompage a lieu à environ 12 km du salin et l'eau arrive par un canal...

Elle est d'abord stockée dans un premier bassin de partènement, puis va successivement, en circulant dans des canaux, passer de bassin en bassin en parcourant pas moins de 60 kilomètres au cours desquels son taux de salinité augmente peu à peu, avant d'arriver dans les tables salantes (ou cristallisoirs).

En chemin, l'eau est purifiée car les matières en suspension se déposent au fond des "carreaux" (qui ici sont de très grandes tailles par rapport à ceux de la côte atlantique).  Ils devront donc ensuite être curés durant l'hiver. 

L'eau entre et sort des bassins, et passe d'un bassin à un autre, ou d'un canal à un bassin ou vice versa, grâce à un système de martelières plus ou moins grosses...



 

Quelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des SalinsQuelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des Salins

Quelques vues sur les martelières des Salins

 

- La concentration en sel est une étape importante durant laquelle tout le savoir-faire du saunier est révélé. 

Au départ, l'eau de mer ne contient que 35 g de sel par litre en moyenne. Sous l'action du soleil et du vent, l'eau circulant dans le dédale du salin, entre les centaines de partènements et les canaux, atteint, lorsqu'elle arrive dans les tables salantes, le taux de 260 g de sel par litre nécessaire à la cristallisation.

Autant dire que saunier suit de près la météo ! 

 

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

 

- La cristallisation dure d'avril à septembre :

C'est donc une étape qui suit de près la précédente... 

Dans la cinquantaine de tables salantes rectangulaires, l'épaisseur de l'eau saturée en sel est très faible, ce qui va faciliter la cristallisation du sel et l'évaporation de l'eau grâce au soleil et au vent. 

Cette eau résiduelle, saturée en sel, s'appelle la saumure.

Les bassins sont alors vidangés du peu d'eau qui reste. Apparaît alors une couche de 8 à 15 centimètres de sel qui recouvre le fond de la table salante et va sécher au soleil jusqu'à la récolte : c'est le "gâteau de sel". 

 

 

- Enfin c'est le temps de la récolte !

Elle débute en juillet et dure jusqu'à la mi-septembre, toujours avant les fortes pluies d'automne, ce qui garantit un sel de qualité. 

Le levage se fait grâce à des pelles mécaniques, actionnées par des tracteurs qui ressemblent aux grosses moissonneuses utilisées en riziculture : ce sont les fameux "récolteurs". Nous sommes dans une véritable entreprise agricole.

Le sel récolté contient plus de 97 % de chlorure de sodium (NaCl), notre sel alimentaire. 

 

Voilà un petit aperçu des machines utilisées sur le site. Certaines sont fabriquées uniquement pour leur usage sur les Salins.

 

La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation

La mécanisation de l'exploitation

 

Le sel à destination de l'alimentation est acheminé jusqu'à la gerbeuse qui le dépose en tournant autour de la zone de stockage, formant ainsi de grosses "dunes" de sel, les camelles, caractéristiques du paysage autour d'Aigues-Mortes, pouvant atteindre les 15 à 20 mètres de hauteur et qui, par leur forme, s'égouttent de leur eau résiduelle. 

Lors des premières pluies, la couche superficielle de sel de la camelle fond, puis se recristallise et sèche, formant ainsi naturellement une couche protectrice et durcie sur laquelle on peut marcher. 

Seul le sel à destination de l'industrie est rincé puis essoré. 

 

Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site

Les camelles sur le site

 

L'originalité du circuit en train est de prévoir un arrêt pour monter sur une des camelles. Elle nous permet d'avoir une vue particulièrement impressionnante sur les salins. Beaucoup de mes photos prises sur le site viennent de là. 

La camelle aménagée pour les visiteurs...

La camelle aménagée pour les visiteurs...

 

Le sel récolté au fond des tables salantes est en gros cristaux. Les cristaux se sont déposés naturellement au fond de la mince couche d'eau saturée en sel.

 

Mais sur le site, les sauniers récoltent aussi la fleur de sel (le "caviar du sel") qui se dépose à la surface de l'eau, lorsque certaines conditions météorologiques sont favorables (en particulier le vent et une certaine amplitude de températures entre le jour et la nuit).

Les cristaux de la fleur de sel sont plus petits et se récoltent exclusivement à la main encore aujourd'hui, avec une pelle réservée à cet usage. Puis les cristaux "cueillis" sont mis à égoutter sur des clayettes disposées au bord des tables salantes, durant une journée environ, afin de maintenir un taux d'humidité supérieur au gros sel. 

Selon les années, les sauniers récoltent de 400 à 700 tonnes de fleur de sel.

 

Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous, si vous désirez en savoir plus sur cette récolte effectuée avec des méthodes ancestrales.

 

 

Le sel des camelles, bien égoutté, est prélevé au fur et à mesure des besoins, tamisé puis stocké dans de gros sacs qui partiront vers la zone de conditionnement.  

Vue de l'espace de stockageVue de l'espace de stockage

Vue de l'espace de stockage

 

Il sera ensuite commercialisé sous deux marques.

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

 

On peut donc dans les boutiques des Salins, comme dans celles de toute la France acquérir du gros sel, du sel fin, de la fleur de sel, nature ou agrémentée de piments, d'herbes de Provence, d'épices et même, pour les gourmands... des caramels à la fleur de sel qui eux seuls, ne sont pas fabriqués en Provence. 

Dans la boutique du siteDans la boutique du site
Dans la boutique du siteDans la boutique du site

Dans la boutique du site

 

Une petite halte (trop courte à mon goût) au musée des Salins nous a permis de visualiser l'évolution du travail de saunier au cours des siècles.

 

Ce sera l'objet de notre visite de vendredi...si vous le voulez bien. 

Cet article est programmé...

Merci pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été ! 

 

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:47
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

 

Revenons un instant à Graulhet, pour poursuivre la visite que nous avons commencé en nous promenant au bord du DadouComme beaucoup de petites villes et villages du Tarn, le patrimoine de la ville est d'une grande richesse. 

C'est, bien sûr, sur le blog de Nell, notre formidable guide local, qu'il vous faudra aller, si vous voulez en savoir plus !

Et puis, vous vous en doutez,  je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé plus de temps à papoter qu'à appuyer sur le déclencheur mais ça je vous l'ai déjà dit.

 

Le clou de la visite est, bien sûr, le vieux quartier médiéval et en particulier le quartier de Pan(n)essac, dont la rue principale nous invite à la balade, bien qu'elle soit assez sombre et étroite. 

On y voit des maisons qui ont traversé les siècles et qui, bien que remaniées pour la plupart, ont gardé leur caractère authentique : les menuiseries d'époque et les maisons à encorbellement et pans de bois.

L'esprit du quartier a été bien conservé et de nombreuses maisons ont été restaurées dans les règles de l'art. 

C'était un quartier très vivant, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui car beaucoup d'habitations sont vides. Mais c'est un quartier qui a une âme.

 

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

 

Vous pouvez comparer les lieux actuels avec ces quelques photos anciennes que j'ai découvert sur le site graulhétois ICI . Je les ai emprunté sans autorisation, mais je trouvais la comparaison intéressante. Pas vous ? 

Photos anciennes de la rue Panessac
Photos anciennes de la rue Panessac

Photos anciennes de la rue Panessac

 

Puis, pas très loin, se trouve l'hôtellerie du Lion d'Or.

C'est une des plus vieilles bâtisses du sud de la France. Elle est classée à l'inventaire des Monuments historiques et elle se visite mais encore une fois, Nell vous en dira plus ! 

Elle aurait été construite au début du XVIe siècle. Les chambres se trouvaient à l'étage et en regardant bien, je crois que la maison est toujours habitée... Non ? Vous voyez ce que je vois ?!

 

 

L'hôtellerie du Lion d'or
L'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'or

L'hôtellerie du Lion d'or

 

De l'autre côté de la place, se trouve l'église Notre-Dame d'amour dans laquelle nous avons pu entrer, mais les photos étaient interdites ! Et le gardien veillait... fier de pouvoir faire preuve d'autorité devant trois "touristes" pas si inoffensives que ça, car munies d'engins_avec flashes_susceptibles de détruire le patrimoine dont il devait se porter garant...

Du coup, j'ai même oublié de la photographier de l'extérieur, alors qu'il me suffisait de traverser la place, pour le faire ! 

 

Au fil de la balade, nous avons pu voir d'autres jolies maisons anciennes, ou plus récentes : un joyeux  méli mélo de style et d'époque différents...à découvrir.

 

Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...

Des maisons anciennes ou pas...

 

Enfin, en retournant vers notre parking, nous n'avons pas pu rater, un bâtiment beaucoup plus récent, celui de la Caisse d'Epargne.

Il a été inauguré en 1903 et en ce temps là, Graulhet était une ville riche...et cela se voit ! 

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

 

Et maintenant, c'est l'interro écrite : voici quelques détails pour stimuler un peu votre curiosité...retrouverez-vous à quelle maison, rue ou quartier, ils appartiennent ? Je ne les ai pas forcément montré sur mes photos...ce serait trop facile ! 

 

 

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

 

J'espère que la visite vous a plu...

Je vous invite à la compléter sur le blog de Nell, qui est un guide tout à fait exceptionnel, et qui connaît bien mieux la région et son histoire que moi !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !
La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:48
Le Glandasse vu de Die (Drôme)

Le Glandasse vu de Die (Drôme)

 

Vous êtes nombreux à savoir qu'en milieu de semaine dernière, j'ai fait une courte escapade dans la Drôme...c'est bien la retraite pour ça, car c'est le week-end tous les jours, si on veut ! 

 

Les obligations diverses et la chaleur ne nous ont pas permis de promener en journée, mais le soir venu, nous avons fait une courte balade en bord de rivière et nous avons pu assister au coucher de soleil sur la montagne proche...

Le Glandasse était en feu ! 

Une bonne occasion de tester mon APN dans ce type de situation extrême.

 

 

Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...

Le Glandasse en feu...

 

Bon dimanche à tous !

Bonnes vacances à ceux qui les prennent maintenant ! 

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Le Glandasse éclairant la cathédrale

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:27
Lautrec vu du moulin

Lautrec vu du moulin

 

Etant donné que Nell vous a déjà fait visiter Lautrec, considéré comme un des plus beaux villages de Franceje ne vais faire qu'une visite rapide de ce joli petit village et plutôt la tête dans les nuages... car nous allons le visiter, le nez en l'air ! 

Attention toutefois de ne pas tomber dans les ruelles caladées en pente, en nous suivant, d'autant plus qu'en bavardant, comme nous l'avons fait, cela pourrait bien vous arriver. 

 

Etes-vous prêts à nous suivre dans Lautrec ?

 

Si vous êtes passionnés par l'Histoire, puisque vous n'avez pas la chance d'avoir Nell comme guide, il vous suffira de lire la publication ci-dessous. Pour la voir en grand, cliquez sur le rectangle qui apparaît au milieu lorsque vous passez votre souris sur l'image. 

 

 

Pour ceux qui n'ont pas eu le temps de lire cet historique, je vous donne quelques courts indices sur le village...

Le village de Lautrec a été habité par les Celtes, mais a connu sa période de gloire durant le Moyen Âge, d'où les nombreux vestiges médiévaux qui attirent les touristes. A l'époque, la cité servait de refuge à tous les habitants de la région grâce à ses fortifications et à son château. 

Elle est le berceau historique de la famille de Henri de Toulouse-Lautrec. Je rappelle que le célèbre artiste peintre, né à Albi en 1864, est mort en 1901 est le descendant d'une très vieille famille, originaire de la région.

L'ail rose de Lautrec, devenu lui-aussi célèbre, mais pour des raisons différentes, est apparu dans la région au Moyen Âge. Un marchand ambulant, par manque d'argent, donna, pour régler sa note, quelques-unes de ces jolies gousses roses, à un aubergiste du coin. Celui-ci aurait eu l'idée de les planter... Hélas, je ne vous dirai pas si l'histoire est vrai ou s'il s'agit d'une simple légende, car il n'est plus de ce monde pour en témoigner !

 

Mais revenons à notre visite...

Elle commence forcément par un retour au XIIIe siècle, puisque nos pas nous amènent, juste à côté du parking, vers la porte de la Caussade que nous franchissons pour admirer, le nez en l'air, ce qui reste des remparts et d'une très vieille maison construite en pisé...

La ruelle débouche sur un théâtre d'été en bordure duquel on peut apercevoir les anciens silos à grains enterrés. 

Du haut des remparts, un étrange cavalier protège l'entrée de la ville...

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !

La porte de la Caussade... le nez en l'air !

 

Ensuite, nous grimpons vers le haut du village par la rue de la Caussade et nous découvrons peu après les halles datant du XVIIe, et plusieurs maisons anciennes à colombage dont certaines datent du XVIe siècle. 

Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec

Les vieilles maisons à colombage de Lautrec

 

La collégiale Saint-Rémy, classée aux Monuments historiques depuis 1999, a été édifiée à la fin du XIVe siècle...

La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale

La collégiale

 

Il nous faut grimper encore pour atteindre le moulin à vent. Il a été construit sur son promontoire en 1688, puis totalement rénové en 1990. Vous pouvez visiter l'intérieur sur le blog de Nell, puis vous mettre au frais en vous baladant sur le sentier botanique. 

En poursuivant le chemin, on peut même monter encore jusqu'au Calvaire de la Salette et profiter de la vue sur toute la région : la vallée de l'Agoût, la Montagne Noire et même les Pyrénées se voient de là...

Le moulin
Le moulin
Le moulin

Le moulin

 

Parmi toutes les boutiques de la ville, ne pas manquer celles qui vous proposent des vêtements teintés au pastel ainsi que l'atelier du sabotier. Nell vous montre tout cela...

Si vous marchez le nez en l'air, vous découvrirez une foule de détails insolites, enseignes, noms de rues.

Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...

Les enseignes, noms de rues et autres détails...

 

Enfin, vous serez frappés en vous promenant de voir un petit bouquet de blé suspendu à toutes les portes des maisons...

La coutume veut qu'il soit accroché là, dès la Saint-Jean, date du solstice d'été, mais aussi date à laquelle les épis sont bien formés. Cette tradition de placer 7 épis de blés sur la cheminée ou bien accroché à la porte de la maison, descendrait tout droit des Celtes...

Le blé est symbole de prospérité, d'abondance et donc de bonheur. Ce bouquet est donc censé porter chance aux habitants ou au nouveau-né...

Mais attention ! Il faut le cueillir lors du solstice d'été et là, pour cette année, c'est raté...mais il est possible de se rattraper et de le cueillir le 7ème jour du 7ème mois de l'année et (si possible) à la 7ème heure, donc... aujourd'hui !

Me croirez-vous si je vous dis que je ne l'ai pas fait exprès et que j'ai découvert cette information alors que j'avais déjà décidé de programmer cet article à cette date... 

 

 

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

 

Voilà notre petite visite du village de  Lautrec est terminée.

Mais avant de partir, je ne peux faire autrement que de vous montrer une photo du joli lavoir, dont Nell vous parlera plus longuement sur son blog...

Complètement enseveli par la boue au cours des ans, ce lavoir-source a été récemment entièrement réhabilité, dans le cadre d'un chantier de jeunesse. L'eau jaillit du puits pour alimenter le lavoir.

On accède au lavoir par une voie romaine pavée de laquelle, en levant le nez, on a une vue imprenable sur la porte de la Caussade par laquelle nous sommes entrées dans le village.

Allez, on y retourne ?!


 

Le lavoir et la voie romaine
Le lavoir et la voie romaineLe lavoir et la voie romaine

Le lavoir et la voie romaine

 

Bonne idée...mais je vous propose de refaire la visite en suivant d'autres photos de Lautrec, sur le joli blog de Nell. 

Rendez-vous ici lundi prochain pour la suite de notre périple dans le Tarn, enfin... si vous le voulez bien !

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 05:54
Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

 

Ah le Dadou ! Depuis le temps que j'en entends parler...il fallait bien que je commence à vous raconter notre visite tarnaise par là.

C'est LA rivière incontournable du Tarn. Ben oui, vous ne me croyez pas !

Regardez plutôt...

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet

 

Nous sommes donc allées visiter la jolie petite ville de Graulhet qui est traversée par le Dadou. Je vous reparlerai de la ville, elle-même, plus tard. 

Attention dans le Tarn, le "l" suivi de la lettre "h" se prononce comme le "ill"...

 

Vous savez déjà que cette petite ville charmante, que Nell nous a fait visiter maintes fois, possédait de nombreuses mégisseries et quelques tanneries. On la surnommait la "capitale de la basane", la basane étant la peau de mouton douce et souple qu'on utilisait souvent en doublure pour les chaussures. Cette petite ville était considérée comme  la capitale mondiale du cuir, rien que ça ! 

Et vous savez bien que l'eau était indispensable à la préparation des peaux, d'où l'importance du Dadou dans cette histoire.

 

Pour ceux qui l'ont oublié, la mégisserie ne traite que les peaux de chèvres et de moutons (et donc aussi de chevreaux et d'agneaux, hélas !). C'est ce qui la différencie de la tannerie qui, elle, traite toutes les peaux sans distinction.

D'où le nom de mégissier, attribué a celui qui travaille toutes ces peaux.

Pour Yann qui veut toujours tout savoir sur l'origine des mots, ce terme vient du mot "mégis", qui provient de "mégier", venant du mot latin "mege" provenant lui-même de "medicare" donc "médecin". Bizarre n'est-ce-pas ! Le verbe "mégier" indique donc les soins apportés aux peaux...

 

Les mégisseries dépendaient toujours d'ateliers de délainage, qui séparaient la laine de la peau avec minutie, donc sans l'abîmer. Je ne vous dirai donc pas lesquelles de ces "usines" situées au bord du Dadou étaient mégisseries, ou ateliers de délainage...

Celles qui présentent des sortes de claies dont j'ai oublié le nom (mais Nell le sait !) qui servaient à faire sécher les peaux, sont des mégisseries. 

 

Je vous laisse admirer ce qui reste de ce quartier...enfin d'une partie seulement, car on recense pas moins d'une centaine de friches industrielles dans la ville et je ne suis pas allée toutes les photographier...vous vous en doutez !

 

Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet

Le quartier des mégisseries de Graulhet

 

Pour se rendre sur les lieux, nous avons parcouru les bords du Dadou et traversé le Pont Vieux, classé monument historique depuis 1937. 

Je n'ai pas fait de photos de ce pont, vu du Pont neuf, car Nell nous le montre sur son blog. 

Il a été construit en 1244 pour relier la ville aux mégisseries, toutes situées sur l'autre rive. Au départ, il comportait trois arches. Des travaux au XVIIIe siècle l'ont modifié puisqu'il a été rehaussé et qu'une des arches a été supprimée. 

Sur la première photo, par derrière, on aperçoit très bien l'arche du Pont neuf, construit juste à côté. 

 

Le  Pont Vieux, un pont médiéval...
Le  Pont Vieux, un pont médiéval...Le  Pont Vieux, un pont médiéval...

Le Pont Vieux, un pont médiéval...

 

Au coeur de ces friches industrielles, un joli petit jardin a été aménagé au bord du Dadou à l'emplacement d'un ancien bâtiment. Il nous attendait toutes les trois pour une "pause papotage" bien méritée...

Comment qu'est-ce que j'entends... "vous auriez préféré que je vous montre davantage de photos !". Non mais j'y crois pas moi !

C'est vrai que j'aurais pu photographier les lavandes, les figuiers, les cognassiers, et autre plantations effectuées pour agrémenter le lieu, mais bon j'avais autre chose à faire...

 

Sur la première photo, on le voit bien ce jardin, même de loin. Il est implanté sur les berges derrière la mégisserie. 

 

Un aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou

Un aperçu du jardin au bord du Dadou

 

De ce jardin, le promeneur bénéficie d'un point de vue remarquable sur la ville : l'église toute proche, devenue mosquée depuis 1981 ; les deux tours de l'église Notre-Dame du Val d'amour, située au centre ville dans le quartier médiéval, tout proche, dont je vous reparlerai dans quelques jours et quelques autres maisons...sans parler bien sûr des mégisseries dont je vous ai déjà mis les photos plus haut. 

La ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin

La ville vue à partir du jardin

 

Voilà, notre première visite de Graulhet, est terminée pour aujourd'hui...(n'oubliez pas de prononcer "Grauillet" !).

J'espère que la balade vous a plu et je vous donne rendez-vous vendredi pour une autre visite de la région, celle de la jolie ville médiévale de Lautrec. 

En attendant, nous parlerons un peu de lecture...

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:13
Vue générale de l'église de Saint-Affrique et du vieux pont médiéval sous le mauvais temps...

Vue générale de l'église de Saint-Affrique et du vieux pont médiéval sous le mauvais temps...

 

Nous voilà donc parties en voyage... et comme les pigeons voyageurs, nous avons fait une halte en chemin pour nous reposer et nous restaurer.

Nous nous sommes donc arrêtées à Saint-Affrique (en occitan rouergat Sant Africa), une petite ville qui se situe à environ trente kilomètres de Millau.  C'est une petite ville du sud du Massif Central qui fait partie du département de l'Aveyron et comme le Tarn, de la région Occitanie. 

Elle tire son nom de l'évêque du Comminges au VIe siècle, Affricanus. Vers 470, celui-ci, persécuté par les Wisigoths, se serait réfugié dans la "Vicaria Curiensis" qui prendra ensuite le nom de Saint-Affrique.

La commune fait partie du Parc National des Grands Causses, une région superbe et verdoyante que nous avons traversé avec grand plaisir.

Je vais juste vous montrer quelques éléments de cette ville que nous avons pu observer, lors de notre brève pause méridienne. 

 

D'abord son imposante église gothique : Notre-Dame de Saint-Affrique...

Elle se voit de loin et de n'importe quel parking de la ville. C'est une église paroissiale datant du XIXe siècle, édifiée de 1894 à 1905. Nous n'avons pas eu le temps de visiter l'intérieur, mais ce sera pour une prochaine visite. Elle contient une vierge en bois doré du XVe qui doit valoir le détour.

De l'extérieur, elle est impressionnante car elle montre à tous, et comme je vous l'ai dit, de loin, sa flèche qui culmine à 71 mètres.

 

 

 

L'église Notre-Dame de Saint-Affrique

L'église Notre-Dame de Saint-Affrique

 

Son architecture extérieure regorge de multiples détails et de nombreuses sculptures ornent ses façades...

N'oubliez pas de faire défiler le diaporama en cliquant sur les flèches, pour profiter de toutes les photos ! 

L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...

L'église vue de l'extérieur...

 

Le vieux pont médiéval est classé monument historique depuis 1886. Il aurait été bâti vers 1270. Ses dimensions sont exceptionnelles. L'arche principale de 21m50 repose sur des piles de 3m40 de largeur. C'est l'un des plus beaux ponts médiévaux de France. 

 

Malgré les dégâts occasionnées par les crues au cours des siècles, le vieux pont n'a jamais été détruit, ce qui est miraculeux car de nombreuses traces écrites montrent que cela a été envisagé au cours des temps, plusieurs fois !

Ce pont a été pendant des siècles, l'unique moyen de traverser la Sorgues. 

 

Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval
Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval
Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval

Le vieux pont médiéval

 

Il y a en tout cinq ponts qui permettent de traverser la Sorgues. 

On surnomme d'ailleurs Saint-Affrique la ville aux "cinq ponts et aux sept collines". 

Un des ponts de la ville (je ne sais pas son nom !)

Un des ponts de la ville (je ne sais pas son nom !)

 

Quelques vielles maisons bordent la rivière...

Des maisons au bord de la Sorgues
Des maisons au bord de la Sorgues

Des maisons au bord de la Sorgues

 

Derrière l'église, nous avons découvert sur une placette, ce joli puits et son mécanisme pour remonter l'eau.

Cette placette a été aménagée récemment, vers l'an 2000, sur l'emplacement de trois maisons et d'un ancien hôtel dont le délabrement menaçait la sécurité des habitants. C'est en détruisant la dernière maison, qu'un puits a été découvert. Il a été entièrement réaménagé par les services techniques de la ville.

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir...

Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert
Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert
Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert

Le puits de la place du cheval vert

 

J'aurais pu aussi photographier la fontaine des Béliers, située juste à côté sur la place de l'Hôtel de ville, mais il pleuvait fort lorsque nous l'avons traversé, alors je l'ai cherché sur le net !  

 

La fontaine des Béliers, place de l'Hôtel de ville de Saint-Affrique

 

D'autres endroits sont incontournables... comme le kiosque à musique, situé dans le jardin public, ou bien le "pressoir en pierre de Savignac de type en écusson", classé monument historique depuis 1980, ou encore les nombreux dolmens de la région...à visiter aux alentours. 

Si vous partez un jour en vacances dans l'Aveyron, vous savez ce qui vous reste à faire ! 

 

Et pour vous restaurer si vous passez par là, nous vous conseillons le petit restaurant "Terres du Sud" où Rose et Fabrice vous accueillent au 12, rue Gambetta, à deux pas de l'Hôtel de ville. Produits frais, menus faits maison, salades ou tajines savoureux et ambiance familiale et chaleureuse. 

Enfin, nous, on a beaucoup aimé puisque, après l'avoir découvert à l'aller, on s'y est arrêté à nouveau au retour ! 

A bientôt pour la suite de notre périple...

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 06:19

 

Comme un pigeon voyageur qui ne sait voler que dans une unique direction, son pigeonnier, j'ai navigué grâce au soleil, pas du tout perturbée par les intempéries et en allant toujours tout droit... tout droit... encore tout droit, comme on m'avait dit de le faire.

Donc, en traçant une belle ligne horizontale de la Provence vers l'Ouest, je suis arrivée dans le Tarn comme certains d'entre vous l'ont deviné...et non pas en Bretagne ! 

Il faut dire que Cathyrose avait vendu la mèche dans les commentaires...mais je lui pardonne, car elle languit d'être en vacances : vous comprendrez bientôt pourquoi je vous dis ça ! 

 

Voilà le pigeonnier...

Voilà le pigeonnier...

 

Comme l'ancêtre des pigeons voyageurs, qui était un pigeon migrateur, et ne savait migrer qu'en bande, je n'étais pas seule car je me suis arrêtée en chemin pour emmener avec moi un autre pigeon voyageur. 

J'entends les curieux se demander "qui c'est ?" Et bien ce n'est pas à moi de vous le dire...un point c'est tout, c'est à vous de le deviner ! Enfin, vous vous rappelez quand même avec qui j'avais visité la ville de Sommières en mars dernier. Non ?

Bon, alors je vais être sympa juste aujourd'hui, et vous rafraîchir la mémoire. J'y avais retrouvé Mimi et Maryse

 

Nous avons donc mis en route notre système GPS (enfin le mien est muet, il n'est pas comme moi, ce qui n'est pas très commode quand on est seul au volant !)... et, comme les pigeons le font quand ils suivent les routes chauffées par la chaleur de l'été [source wikipedia], nous avons profité des légers courants ascendants dus au bitume chauffé par le soleil (euh là, c'est pas tout à fait ça, parce qu'en fait le bitume, il était un tantinet mouillé et donc pas trop chauffé mais bon...), pour suivre la nôtre_de route je parle...il faut suivre !

 

Orage et soleil

Orage et soleil

 

Et, comme vous l'avez deviné, nous sommes allées embrasser longuement Nell.

Elle nous a fait visiter quelques jolis endroits de sa région tarnaise que je vous montrerai les  jours prochains. 

L'émotion était au rendez-vous et notre coeur, à toutes les trois, a battu à l'unisson mais je vous le jure, et elles vous le confirmeront, nous avons aussi beaucoup pensé à vous, amis de la blogosphère encore virtuels, et aussi beaucoup parlé de vous...

En bien... si si, je vous l'assure ! 

Nous avons eu une pensée particulière pour Maryse qui n'a pas pu nous accompagner cette fois-ci, mais ce n'est que partie remise.

 

Quelle joie quand le virtuel devient réalité, quand on se rend compte que les personnes avec qui on communique depuis longtemps, nous les avions imaginé telles qu'elles sont !

 

Je sais que certain(e)s d'entre vous ont été déçu(e)s car ils ont pensé tout de suite,  habitant dans le Grand Ouest, que nous venions jusque chez eux.

C'est vrai que nous n'étions pas tout à fait à l'Ouest, heureusement d'ailleurs je vous ferais remarquer, sinon, si nous avions été "à l'ouest", nous n'aurions jamais pu en roulant toujours tout droit rentrer chez nous. 

 

Et voilà, où nous avons pu poser nos pattes bien endolories...

"Allez ! zou" comme dirait Nell, place aux photos du domaine où nous avons trouvé nos chambres d'hôtes...un accueil chaleureux avec des hôtes adorables, du calme, car un domaine situé en pleine campagne au milieu des champs de tournesol, des petits déjeuners savoureux et, pleins de conseils pour visiter le coin, trouver un bon restaurant, bref découvrir cette jolie région, située en plein coeur du triangle d'or tarnais...

 

Le cadre bucoliqueLe cadre bucolique
Le cadre bucoliqueLe cadre bucolique

Le cadre bucolique

 

La bâtisse est une ancienne ferme datant du XIXe siècle, construite entièrement en pierre de taille. Les chambres se trouvent dans l'ancien corps de ferme, retapé uniquement avec des matériaux traditionnels, bois et pierre et joliment décoré. 

La bâtisse
La bâtisse

La bâtisse

 

Un seul bémol : la météo car les nombreux orages ne nous ont pas permis de profiter de la jolie piscine, ni du jardin fleuri et si agréable, mais ce n'était pas le but de notre visite. Ce sera sans doute pour une prochaine fois...

 

Vues du jardin
Vues du jardinVues du jardin

Vues du jardin

 

Car vous le savez bien, les pigeons finissent toujours par retourner dans leur joli pigeonnier ! 

 

Les champs de tournesol alentour
Les champs de tournesol alentour

Les champs de tournesol alentour

 

Voilà pour ce début de balade tarnaise...

Ne comptez tout de même pas sur moi, pour vous mettre des photos de cette rencontre exceptionnelle. Vous savez déjà que ce n'est pas mon style.

Dans les jours prochains, je vous ferai visiter quelques-uns des lieux que nous avons eu le temps de voir ensemble, enfin... si vous le voulez bien.

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28 juin 2017 3 28 /06 /juin /2017 05:14
Mira, ma chatte s'ennuie quand je ne suis pas là alors, elle dort...

Mira, ma chatte s'ennuie quand je ne suis pas là alors, elle dort...

 

Cet article est programmé et je ne pourrais pas venir sur vos blogs ces jours-ci, car je m'absente de la maison pour trois jours...

 

Non n'insistez pas, je ne vous dirai pas où je vais, ce sera une surprise que je vous dévoilerai en temps utile.  Sachez juste que je migre vers l'Ouest...et que ces trois jours vont me faire chaud au coeur !

 

Ma chatte Iris qui a 19 ans, s'en va quand je ne suis pas là !

Ma chatte Iris qui a 19 ans, s'en va quand je ne suis pas là !

 

En attendant de vous retrouver durant le week-end, avec grand plaisir je vous souhaite à tous une bonne fin de semaine... 

A très bientôt !

A très bientôt !

 

A très bientôt ! 

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Published by manou - dans Photographie
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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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25 juin 2017 7 25 /06 /juin /2017 05:30
Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

 

Cette semaine je vous ai tous laissé tomber car j'ai été invitée par une de mes amies à retourner en Camargue aux Saintes-Maries-de-la-mer.

 

Il y faisait beaucoup plus frais qu'à l'intérieur des terres, air marin et entrées maritimes obligent, et les plages n'étaient pas encore prises d'assaut. Nous avons donc passé un merveilleux séjour et fait encore des découvertes fabuleuses...que je partagerai avec vous très bientôt. 

 

Alors, pour me faire pardonner d'avoir délaissé la blogosphère, je vous offre quelques vues du coucher du soleil sur la plage du Grand-Radeau, une plage dont j'aurais l'occasion de vous reparler très prochainement. 

 

Tout d'abord quelques vues avant que le soleil ne se décide à se montrer...

 

L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient roseL'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose
L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose

L'heure du coucher est pour bientôt...le ciel devient rose

 

Puis à se coucher...

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue
Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en CamargueSoleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

Soleil couchant sur la plage du Grand-Radeau en Camargue

 

Bon dimanche à tous !

Un coucher de soleil exceptionnel sur la plage du Grand-Radeau / Balade en Camargue

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:10
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paixLe lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

 

Pour terminer la série sur le Lac de Peyrolles, commencée samedi dernier, je vais vous parler aujourd'hui des activités nautiques et sportives qui s'y déroulent ainsi que des jeux pour enfants et autres structures aménagées pour les loisirs...

 

Certaines activités sont des manifestations sportives de haut niveau, bien connues de tous les sportifs comme l'IRONMAN 70.3 dont la 7ème édition s'est déroulée à Aix-en-Provence en mai dernier.

J'ai appris en faisant des recherches sur cette manifestation, que l'appellation 70.3 venait de la distance totale en miles que les sportifs ont à parcourir : 1.9 km de natation dans les eaux du lac de Peyrolles, 90 km de vélo (de Peyrolles à Aix-en-Provence en faisant un joli détour car les deux lieux ne sont séparés que de 20 km). Puis les athlètes ont à traverser les ruelles de la ville pour effectuer le semi-marathon_21.1 kilomètres de course_ à pied en trois boucles.

D'autres activités sont plus "modestes" mais néanmoins suivies par de nombreuses personnes comme le Mud Day qui s'est déroulé pour la troisième année consécutive à Peyrolles en avril dernier en partie au bord du lac. Il y a eu près de 7000 participants ! 

Se déroule aussi sur le lac de Peyrolles,  le championnat de France de VA'A. Je n'avais jamais entendu parler de ce sport : il s'agit de pirogue polynésienne.

 

Vous voilà prévenus...il y a des jours où faire le tour du lac, c'est profiter d'un havre de paix, d'autres pas !

 

En attendant le jour où nous serons fin prêts pour ce type d'épreuves_je plaisante vous l'avez compris _ je vais donc vous faire faire un petit tour sportif du lac...

En prenant le chemin qui fait le tour du lac, on croise d'abord le club aviron qui permet de s'entraîner en mode loisir ou compétition. 

 

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...
Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

 

Depuis peu, un téléski nautique a été mis en fonctionnement. Les pros l'appellent un "cable-park" si j'ai bien compris !


 

Le lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautiqueLe lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautique

Le lieu de départ du téléski nautique

 

Des gens s'entraînent régulièrement et c'est un vrai régal de les regarder faire, réussir quelques figures ou...tomber à l'eau toujours avec le sourire ! 

Pour voir le spectacle, pensez à cliquer sur les flèches du diaporama...

L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...

L'entrainement...

 

Vous pouvez aussi faire le tour du lac en vous promenant ou profiter du parcours sportif...

Le parcours sportif
Le parcours sportifLe parcours sportif

Le parcours sportif

 

Les petits trouveront en chemin d'autres raisons d'explorer, comme ces tuyaux neufs, qui ne seront certainement plus là la prochaine fois, mais qui ont fait la joie de mon pitchounet, après une première minute d'appréhension...

Le Lac de Peyrolles (4) : les activités nautiques et les jeux / Balade en Provence

 

La baignade est interdite autour du lac mais il y a une plage surveillée en juillet-août, très ombragée pour ceux qui ne veulent pas prendre le soleil.

Une pataugeoire a été aménagée pour les moins de six ans. 

La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...

La plage et la pataugeoire...

 

Derrière la plage, vous trouverez quelques panneaux pédagogiques qui expliquent la création du lac artificiel, la faune et la flore...tout ça pour ne pas bronzer idiot. 

Trois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifs

Trois des nombreux panneaux explicatifs

 

Il y a aussi pour les grands, un terrain de pétanque, des tables de ping-pong, terrain de beach-volley,  de beach soccer...enfin pour ceux qui aiment ces activités et le monde ! 

Une aire de jeux attend les enfants en toute saison : jeux d'eau en été, toboggans, bateau de pirate...

Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...

Quelques jeux pour les enfants...

 

C'est bientôt les vacances ! 

Vive la liberté !

Vive la liberté !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:57

 

A une vingtaine de minutes de la ville d'Aix-en-Provence, au bord du Lac de Peyrolles dont je vous ai déjà montré l'environnement, existe un petit paradis sur la presqu'île de Real Plantain.

La presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain

La presqu'île de Real Plantain

 

En exclusivité, je vous ai déjà montré sa plage privée dimanche dernier...

 

Aujourd'hui je vais vous présenter les chambres d'hôtes que j'ai eu la chance de visiter en partie avec l'agréable propriétaire des lieux, présent le jour de notre balade autour du lac.

A dire vrai nous nous étions aventurées sur la plage (je vous passe les détails) et nous avons donc trouvé plus poli de monter les quelques marches qui nous séparaient de la propriété pour remercier le propriétaire des lieux de sa tolérance.

C'est un homme charmant et très accueillant. 

Il faut dire aussi que la montée des marches nous tentait...

 

La montée des marchesLa montée des marches
La montée des marches
La montée des marchesLa montée des marches

La montée des marches

 

La maison, magnifiquement retapée, est une ancienne propriété viticole datant de 1850, entourée d'un havre de fraîcheur et de paix.

Vues de la maisonVues de la maison
Vues de la maison

Vues de la maison

 

Nous sommes accueillis par de nombreux animaux qui vivent là en toute liberté. 

Un cochon chinoisUn cochon chinois
Un cochon chinoisUn cochon chinois

Un cochon chinois

Des oies

Des oies

Des oiseaux d'eau sur le lac...Des oiseaux d'eau sur le lac...
Des oiseaux d'eau sur le lac...

Des oiseaux d'eau sur le lac...

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

 

A l'extérieur, une salle de réception permet de recevoir des groupes car le site se loue aussi pour des événements (mariage, anniversaire,...)

La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception

La salle de réception

 

Sur une grande terrasse ombragée se trouve une table permettant à environ 80 personnes de prendre des repas en extérieur.

Et des petites... pour les petits-déjeuners en amoureux. 

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

 

Le cadre est idyllique...

Le cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison

Le cadre autour de la maison

 

et très rafraîchissant quand il faut chaud. 

Le bassin...et ses hôtes !
Le bassin...et ses hôtes !Le bassin...et ses hôtes !

Le bassin...et ses hôtes !

 

De là on a une vue imprenable sur le lac et la plage privée.

Le lac et la plage privéeLe lac et la plage privée
Le lac et la plage privée

Le lac et la plage privée

 

Vous aurez le choix entre trois chambres d'hôtes aux noms exotiques de Carmina, Athéna et Hélianthès.  En plus des chambres bien sûr, même si vous venez là pour vous déconnecter du monde, vous trouverez connexion internet, TV, salle de loisirs, bibliothèque...

Mais pour tout savoir sur ce lieu enchanteur, en particulier l'adresse que vous avez été nombreux à me demander, je vous laisse découvrir le site internet... 

 

 

Je tiens à préciser que cet article, comme tous ceux de mon blog, d'ailleurs, n'est pas du tout sponsorisé.

Seules la gentillesse et l'amabilité du propriétaire, ainsi que le plaisir de partager ce petit paradis, m'ont incité à le faire. 

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...
Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

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21 juin 2017 3 21 /06 /juin /2017 05:51
Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)
Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)

Mes fleurs jaunes (je ne sais plus leur nom !)

 

Aujourd'hui c'est l'été ! 

Le printemps, qui est la plus belle des saisons en Provence, vient de se terminer.

Il faut donc que je vous montre quelques fleurs de mon jardin, avant que la grosse chaleur ne brûle tout ! 

Cette année, la chaleur a été précoce, et les pluies se sont faites bien rares.

Malgré les arrosages fréquents et abondants, et les binages qui, c'est bien connu, valent deux arrosages (!) les plantes souffrent du trop plein de chaleur qui dessèche tout.

Mais pour l'instant nous n'avons pas eu trop de vent, c'est déjà ça...

Je vous laisse avec mes photos qui je l'espère vont égayer votre journée !

 

J'ai des fleurs blanches qui éclairent et parfument le jardin : jasmin grimpant, seringat et touffe d'alysse maritime. 

 

 

 

Jasmin, seringat et alysse maritime
Jasmin, seringat et alysse maritimeJasmin, seringat et alysse maritime
Jasmin, seringat et alysse maritimeJasmin, seringat et alysse maritime

Jasmin, seringat et alysse maritime

 

J'ai des fleurs violettes car j'adore cette couleur...des campanules des murs et une plante dont je ne me souviens jamais du nom que j'ai récupéré dans le jardin familial drômois et qui se plait en Provence. 

J'ai aussi des pieds d'alouette mais je n'ai pas réussi mes photos...Ils poussent partout où je ne les ai pas semé et pas du tout où je voudrai. 

Campanule des murs et ?
Campanule des murs et ?Campanule des murs et ?

Campanule des murs et ?

 

J'ai aussi des fleurs roses comme ce rosier "sauvage"... 

Rosier sauvage
Rosier sauvageRosier sauvage

Rosier sauvage

 

ces hortensias...

Hortensia
Hortensia

Hortensia

 

ces oxalis qui colonisent peu à peu tous les coins du jardin...

Quelques fleurs de mon jardin avant l'étéQuelques fleurs de mon jardin avant l'été

 

Ou ce laurier rose, plutôt rose foncé qui va bientôt fleurir...

Laurier rose

Laurier rose

 

D'autres fleurs sont plutôt de couleur rouge comme mes coquelourdes...

CoquelourdeCoquelourde
CoquelourdeCoquelourde

Coquelourde

 

Ou bien ce géranium...

Géranium
Géranium

Géranium

 

Certaines, enfin ont des tons plutôt orangé comme les gaillardes qui commencent à fleurir et la bignone qui est encore en bouton (et déjà envahie par les fourmis) mais grimpe et fleurit sur mon mur de clôture...

Gaillarde et bignone
Gaillarde et bignoneGaillarde et bignone

Gaillarde et bignone

 

Notre petite promenade matinale dans mon petit jardin provençal se termine. D'autres plantes d'été sont en train de fleurir comme les lavandes, la passiflore, l'althéa et quelques petits bouquets par-ci par-là mais avec la chaleur de cette année, je ne me fais aucune illusion : leur floraison ne durera pas !

 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

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