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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 05:21
Vue générale de l'église romane de Saint-Front

Vue générale de l'église romane de Saint-Front

Nous allons poursuivre aujourd'hui la découverte du petit village altiligérien de Saint-Front en visitant son église romane. 

 

Un peu d'histoire...

L'église a été construite au début du XIe siècle, sans doute à l'emplacement d'une bâtisse romaine, car des vestiges contenant des inscriptions romaines ont été mises au jour lors des campagnes de rénovations récentes. 

Elle est signalée pour la première fois dans le cartulaire du Monastier en 1039. Ce sont encore une fois les moines du Monastier-sur-Gazeille, qui ont décidé de sa construction, mais au départ elle appartient aux Seigneurs du Mézenc qui la cèdent à l'abbé du Monastier vers 1690 en échange de 1000 sous d'or qui leur permettront de partir en Terre Sainte. Elle dépendra alors du Monastier pendant plusieurs siècles.

Au XVe siècle c'est une église paroissiale. 

Son plan est classique formé d'un nef centrale à trois travées coupée par un transept, au milieu duquel s'ouvre l'abside encadrée par deux absidioles. 

 

Au XVI° siècle, l'église est agrandie par une nef latérale sud, empiétant en partie sur l'ancien cimetière contigu. Cette dernière s'ouvre sur l'extérieur par une petite porte surmontée d'un blason qui représente les armoiries de l'abbé Barry, où se lit distinctement la date de 1600.

La façade, fortement détériorée pendant la Révolution française, est reconstruite en 1806, et restaurée récemment dans les années 80. 

 

Vous remarquerez qu'au-dessus du portail d'entrée se trouve une jolie balustrade qui proviendrait de la Chartreuse de Bonnefoy dont je vous ai parlé dernièrement.  

La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry
La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry
La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry

La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry

Au XIXe siècle, l'église  est agrandie par une seconde nef au nord et c'est sans doute à cette date également que le clocher qui se voit de loin dans le village, est érigé à son tour. Il porte trois cloches alignées, surmontées d'un clocheton, datées du XIXe siècle. 

Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton

Le clocher, les cloches et le clocheton

L'église est très belle de l'extérieur. Nous pouvons en faire le tour en parcourant le jardin public (installé sur l'ancien cimetière dont il reste quelques tombes). Elle est bâtie en pierres volcaniques comme c'est le cas dans toute la région. 

L'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

L'église vue du jardin public
L'église vue du jardin public
L'église vue du jardin public

L'église vue du jardin public

Je vous propose de découvrir maintenant l'intérieur. Les pierres volcaniques donnent le plus souvent des intérieurs sombres. 

Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef

Vues générales de la nef

Je n'ai pas réussi les photos des vitraux mais en voici tout de même deux ! 

Deux des vitraux
Deux des vitraux

Deux des vitraux

Voici quelques vues des arcs, des colonnes et colonnettes qui les soutiennent. 

Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures

Les arcs et les colonnes intérieures

Autres détails pris dans l'église dont le bénitier datant de 1736. 

Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann

Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann

Voilà, notre visite de Saint-Front et de son patrimoine est terminée, j'espère que la balade vous a plu. A bientôt pour d'autres découvertes ! 

A bientôt !

A bientôt !

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 05:17

 

Nous allons aujourd'hui visiter un petit village situé à plus de 1200 mètres d'altitude tout près du Mézenc. 

Nous sommes passés à Saint-Front, un jour de canicule, par pur hasard, alors que nous rentrions par le Puy-en-Velay en revenant d'une de nos balades. 

 

A proximité, se trouve un lac d'origine volcanique, le lac de Saint- Front. Il s'est formé de la même manière que le Lac du Bouchet et comme lui, c'est  un maar de forme arrondi, puisqu'un cratère d'explosion.
Il ne mesure que sept mètres de profondeur, mais son fond vaseux épais de 47 mètres, a fait l'objet d'études scientifiques précises. Les chercheurs ont ainsi pu remonter dans l'histoire géologique de la région jusqu'à 130 000 ans avant notre ère. 

La baignade y est interdite mais des circuits de randonnées sont tracés sur son pourtour. Nous avons préféré visiter le village et faire juste une courte halte au bord du lac pour nous rafraichir car il faisait beaucoup trop chaud ce jour-là. Pour les balades ce sera une autre année ! 

Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)

Le Lac de Saint-Front (43)

Le village est bien entretenu et joliment rénové. J'apprécie toujours de trouver ces maisons en pierre apparentes et ces jolies toitures de lauzes. 

 

La mairie, rénovée dans les années 2000, se trouve sur une grande place qui sert de parking aux visiteurs et aux habitants. Elle a été construite en 1874 et a servi un temps d'école privée. Ravagée en 1881 par un incendie, qui détruisit une partie des archives de la commune, elle sera rapidement reconstruite et servira d'école municipale jusqu'en 1950. Le bâtiment sert aussi actuellement de bureau de poste. 

La mairie

La mairie

A proximité se trouve la bascule, que l'on appelle aussi "poids public".  C'est une petite maisonnette aujourd'hui inutilisée mais qui a beaucoup servi dans le passé lors des foires aux bestiaux

Elle est entièrement construite en basalte, et recouverte par une toiture de lauzes.

Voilà comment se déroulait une foire aux bestiaux.

Tout d'abord la vente entre l'éleveur et l'acheteur était conclue par la "pâche" qui scellait la vente. Ils se tapaient fort dans la main !

Je ne connaissais pas ce terme trouvé sur un des panneaux explicatifs. Je pense qu'il doit provenir du mot patois "pacha" qui se prononce "patsa" et qui signifie "vente", "marché". 

Une fois l'affaire conclue, les animaux étaient pesés. Le placier, qui comme aujourd'hui sur les marchés installait les éleveurs à un endroit donné, était chargé de la pesée de chacun des animaux. On les faisait entrer par une porte et sortir par l'autre. 

Je vous ai monté durant l'été, lors de ma visite à Landos, une autre bascule qui conservait encore à l'intérieur les précieuses balances. 

La bascule du village

La bascule du village

En nous baladant dans le village, nous avons fait d'autres belles découvertes comme cette vierge qui se trouve sur une placette proche de l'église romane que je vous ferai découvrir dans un prochain article.

La vierge de Saint-Front
La vierge de Saint-Front

La vierge de Saint-Front

Voici aussi l'école actuelle du village que j'ai trouvé adorable avec sa petite cour et son entrée décorée. 

L'école du village
L'école du village

L'école du village

Et quelques toitures de lauzes (plaques de phonolithes) vues de près...

Toitures de lauzes
Toitures de lauzes

Toitures de lauzes

Voici le jardin public, son entrée..et les jeux pour enfants. A noter le jardin est situé contre l'église dans l'ancien cimetière du village. 

Le jardin public
Le jardin public
Le jardin public

Le jardin public

Et cette croix datant du VIe siècle, qui se trouve à l'entrée du jardin public, sur la place de l'église. Elle est classée MH depuis 1906. Je n'ai pas réussi ma photo d'ensemble mais sachez qu'elle est beaucoup plus haute que la plupart des croix que j'ai pu observer jusqu'ici. 

Erigée sur une base composée de plusieurs gradins, la partie centrale de forme carrée est sculptée sur toutes ses faces (mais bien entendu je n'ai pas pu toutes les prendre en photos à cause du contre-jour). On y reconnaît (dans l'ordre de mes photos)  Adam et Eve au pied de l'arbre, puis la vierge surmontée d'une étoile et sur les deux autres faces, des personnages que je n'ai pas pu identifier. 

La croix au sommet comporte d'un côté la vierge, et de l'autre (non photographié) un christ couronné d'épines. 

La croix classée aux MH
La croix classée aux MH
La croix classée aux MH
La croix classée aux MH

La croix classée aux MH

Et bien entendu, nous poursuivrons très bientôt la découverte de ce joli village en visitant l'église romane, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien. En voici un aperçu ! 

L'église romane de Saint-Front

L'église romane de Saint-Front

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 05:22
Église Saint-Nicolas de Freycenet-la-Tour

Église Saint-Nicolas de Freycenet-la-Tour

Lorsque l'année dernière nous avions visité Le Monastier-sur Gazeille, nous avions choisi de faire une halte à Freycenet-la-Cuche, ICI.

Cette année en revenant d'une de nos balades dans le Mézenc, nous avons fait une halte dans un village tout proche, Freycenet-la Tour, juste le temps de visiter la superbe église, inscrite aux MH depuis 1969.

Lors d'un de nos prochains séjours dans la région, au printemps prochain peut-être, nous prendrons le temps de visiter le village, 130 habitants à peine, hameaux compris, et de nous rendre à l'étang de Barthes tout proche.

 

Le village est situé sur le Haut-plateau du Mézenc, une région aux hivers rudes et venteux. Il est devenu célèbre, grâce à un instituteur émérite, passionné de botanique qui a constitué un herbier rassemblant 293 espèces différentes toutes récoltées sur le plateau. Il s'agit de Théophile Chanal (1862-1937). Il est l'auteur d'un livre sur la région intitulé "Autrefois sur le plateau du Mézenc : Freycenet-la-Tour" dans lequel il décrit le rude climat du plateau, la faune et la flore bien entendu. Il dresse aussi un inventaire exhaustif du patrimoine et des coutumes des habitants du bourg et des alentours en matière de pêche, de chasse, d'agriculture et d'élevage. 

Un peu d'histoire...

 

L'Eglise Saint--Nicolas est un des rares édifices religieux datant du XVIe et XVIIe siècle. Elle a été bâtie sur un ancien édifice datant du IXe siècle qui dépendait déjà du Monastier-sur-Gazeille car avait été fondé par l'abbé.  Il ne reste de cet ancien édifice que quelques rares pierres volcaniques rouges qui ont été réemployées pour bâtir celui-ci. Trop exiguë la petite église est très rapidement agrandie par des chapelles latérales.

L'église actuelle est bâtie selon un plan rectangulaire avec des pierres locales provenant des carrières de Saint-Julien-Chapteuil. 

La nef daterait de 1520. Elle a été construite grâce au Baron de Freycenet, Charles de Sénecterre (ou Saint-Nectaire, ou Séneterre), lui-aussi, abbé du Monastier. 

En 1577, la façade monumentale voit le jour, ainsi que la chapelle sud grâce à son neveu, Antoine de Sénecterre, devenu évêque du Puy.

Un grand escalier permet d'accéder au portail d'entrée. 

Le porche d'entrée ne manque pas d'originalité. On retrouve au-dessus du portail, le blason de la famille Sénecterre : la crosse, la mitre et les cinq fuseaux. 

Deux colonnettes en trachyte gris, soutiennent un linteau surmonté par un tympan triangulaire. 

Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

Les colonnettes vues de prèsLes colonnettes vues de près

Les colonnettes vues de près

Le Blason de la famille de Sénecterre

Le Blason de la famille de Sénecterre

Au XIXe siècle, c'est le clocher-tour  actuel qui remplace l'ancien clocher à arcades. Il est surmonté d'une flèche octogonale recouverte d'ardoises tout comme l'ensemble de la toiture.

Le clocher renferme deux cloches. La première pesant 250 kg et datant de 1525 porte la mention : "Sainte-Barbe de la foudre et de la tempête, protégez-nous". Sur le plateau, la peur de la foudre était immense comme je vous l'ai dit lorsque nous avons visité le village de Moudeyres proche, les toitures étaient toutes en chaume de seigle... et le feu se propageait très vite d'une chaumière à l'autre. Un incendie ravagea d'ailleurs le village en 1699. 

Autre vue extérieurs de l'église, du clocher et de ses toitures en ardoises

Autre vue extérieurs de l'église, du clocher et de ses toitures en ardoises

L'église était ouverte, alors je vous invite à y pénétrer.

L'intérieur vu d'en-bas.
L'intérieur vu d'en-bas.

L'intérieur vu d'en-bas.

L'intérieur vu de la tribune
L'intérieur vu de la tribune

L'intérieur vu de la tribune

Le choeur
Le choeur
Le choeur
Le choeur

Le choeur

Les vitraux sont nombreux. Il y a des vitraux anciens.

Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens

Les vitraux anciens

Et des plus modernes.

Les vitraux modernesLes vitraux modernes
Les vitraux modernesLes vitraux modernes

Les vitraux modernes

Au XVIIe, la famille André de l'Arc, célèbre dans l'histoire du village y fait construire sa propre chapelle et bien entendue, une d'entre elle est destinée aussi à la famille Sénecterre. Mais je n'ai pas trouvé de laquelle il s'agissait ! 
 

Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.

Les chapelles latérales.

L'intérieur est riche en statues.

Un aperçu des statues
Un aperçu des statues
Un aperçu des statues
Un aperçu des statues

Un aperçu des statues

Les informations utilisées ici, proviennent presque toutes d'un panneau explicatif situé dans l'église.

Je n'ai rien trouvé d'autres concernant l'édifice mais si j'avais eu le temps, je serais allée visiter dans le village, l'espace numérique et d'accueil, inauguré en 2017, au sein duquel des expos permanentes et des diaporamas retracent l'histoire du village et de la région. Ce sera peut-être pour une autre fois ! 

A bientôt pour de nouvelles balades en Haute-Loire !

A bientôt pour de nouvelles balades en Haute-Loire !

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 05:17
La Chartreuse de Bonnefoy (07)

La Chartreuse de Bonnefoy (07)

Restons encore un peu en Ardèche pour poursuivre aujourd'hui la visite virtuelle de la Chartreuse de Bonnefoy, commencée ICI.

En regardant de plus près la façade, alors que nous pensions que les vitres montraient la verdure située derrière le bâtiment nous nous sommes aperçus qu'il n'en était rien ! 

 

En nous rapprochant des panneaux explicatifs, nous avons compris pourquoi...

La Chartreuse se situe sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique, ligne que nous avons déjà pu observer au Mont Mézenc mais aussi au Col des Boutières. Je vous avais montré les mires en bois dans cet article ICI.

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Plusieurs sites ont été choisis pour intégrer une œuvre d'art contemporain. Ils font partie du Parcours artistique du Partage des Eaux.

 

Voici le lien pour découvrir ce parcours dans les Monts d'Ardèche. 

Ici, l'artiste, Stéphane Thidet est intervenu sur les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy, de manière très originale. 

A l'emplacement des portes et des fenêtres de la façade, il a conçu et inséré des miroirs sérigraphiés, inclinés selon des angles différents et de telle façon qu'ils reflètent tous, le ciel ou le paysage, donnant l'impression de loin, que derrière la façade il y a de la végétation, mais c'est bien celle où se trouve le visiteur qui s'y reflète. L'effet est étonnant et un peu irréel. 

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Le mobilier design en châtaignier est lui, l'oeuvre d'Eric Benqué. 

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Enfin, pour terminer la visite du site de la Chartreuse, cette superbe ferme au toit de lauzes se trouve juste à côté. 

Une superbe ferme...

Une superbe ferme...

Et c'est avec ces sympathiques personnages, que je vous dis, à bientôt pour d'autres balades, en Haute-Loire cette fois, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 05:16
Les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy (07)

Les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy (07)

Retournons un bref instant en Ardèche, à deux pas du Mont Mézenc et du Gerbier de Jonc, pour découvrir les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy appelée aussi Notre-Dame de Bonnefoy. Elle est située sur la commune actuelle du Béage, dans une propriété privée et ne peut se voir que de l'extérieur sauf visite guidée organisée uniquement sur rendez-vous, entre le 14 juillet et le 15 août ce que nous avons découvert sur place. Donc ce sera pour une autre année. 

 

Un peu d'histoire...

 

La Chartreuse fut fondée en 1156 sur une terre donnée par Guillaume de Fay, alors Seigneur du Mézenc. C'est là, au cœur de la vallée de la Veyradeyre et de la forêt, que les Chartreux décident d'implanter un de leur monastère. C'est à cette époque la première abbaye implantée aussi haut en altitude (1310 mètres). Elle est soumise à un rude climat.

La Veyradeyre aujourd'huiLa Veyradeyre aujourd'hui
La Veyradeyre aujourd'huiLa Veyradeyre aujourd'hui

La Veyradeyre aujourd'hui

Le parc entourant la Chartreuse
Le parc entourant la Chartreuse

Le parc entourant la Chartreuse

Les moines y vivent en autarcie grâce à la culture et à l'élevage. Ils mettent aussi certaines terres en fermage, exploitent les zones forestières, installent des viviers dans la rivière pour y élever des poissons. Ainsi, ils restent fidèles à leur règle de solitude et de silence, dans un lieu propice à la méditation. 

 

Pillée par les Routiers en 1459 _véritables mercenaires qui sévissaient dans la région_ elle subira aussi de nombreux dégâts durant les Guerres de Religion.

Elle sera alors fortifiée en 1561 et pour cela le prieur utilise les pierres du grand cloître qu'il démantèle complètement. Cela n'empêchera en rien la Chartreuse d'être envahie en 1569 par les Huguenots et le prieuré d'être anéanti. Le cloître ne sera jamais reconstruit.

En 1606, une tour ronde est érigée pour soutenir l'église. 

C'est ensuite en 1653 qu'un incendie ravage les bâtiments. La reconstruction de l'ensemble sera achevée trop rapidement et la Chartreuse sera prête à s'écrouler en 1722...

En 1728, elle est cependant à nouveau rebâtie. Ce sont les ruines de ces bâtiments que le visiteur découvre aujourd'hui. 

Sous la Révolution, alors que les travaux de reconstruction sont inachevés et que la Chartreuse ne peut héberger que 9 prieurs, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux.

 
La Chartreuse en 1818 (https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/bonnefoy.htm)

La Chartreuse en 1818 (https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/bonnefoy.htm)

Vers 1840, les nouveaux propriétaires exploitent les terres mais laissent les bâtiments en ruine. Les pierres sont ensuite utilisées ailleurs ou vendues. La Chartreuse servit donc de carrière.

On peut encore admirer la façade principale du pavillon d'entrée...

Le pavillon d'entrée

Le pavillon d'entrée

Le clocher de l'église, surmonté d'une croix en bronze de 7 mètres, ainsi que les murs latéraux de l'ancien édifice... 

Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église

Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église

La maison du prieur est habitée par les propriétaires d'aujourd'hui. Elle a été un temps une colonie de vacances, d'où l'escalier extérieur (issue de secours).

La maison du prieur

La maison du prieur

Comme vous pouvez le voir en comparant mes photos avec la reconstitution datant de 1818 mise plus haut dans l'article, la maison des converts a totalement disparu ainsi que les autres bâtiments.

Des travaux de rénovation ont été entrepris depuis 2004 et sont toujours en cours. 

Il y a des travaux !

Il y a des travaux !

A noter à la fin du XXe siècle, le cartulaire de la Chartreuse  a été (re)découvert et a permis de préciser beaucoup d'éléments méconnus de son histoire, de l'époque de sa construction, à la fin du XIIIe siècle.

 

Si vous voulez en savoir davantage sur cette Chartreuse, vous pouvez consulter Wikipedia, mais aussi ce site d'un passionné (historien je pense ?) que j'ai découvert alors que je venais de programmer cet article. 

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15 septembre 2020 2 15 /09 /septembre /2020 05:25
Le village tel qu'il apparaît à notre arrivée

Le village tel qu'il apparaît à notre arrivée

Chaudeyrolles est un petit village de Haute-Loire situé au pied du Mont Mézenc et du Mont-Signon (qui culmine à 1454 mètres d'altitude) où nous n'avons pas encore eu le temps d'aller balader pour découvrir la cascade et l'ancienne carrière de Lauzes qui se trouvent à proximité.

Il a beaucoup de charme avec ses maisons en pierre grise aux toitures de lauzes. 

 

Les maisons aux toits de lauzes du centre-bourg
Les maisons aux toits de lauzes du centre-bourg
Les maisons aux toits de lauzes du centre-bourg
Les maisons aux toits de lauzes du centre-bourg

Les maisons aux toits de lauzes du centre-bourg

L'église Saint-Martial est de style néo-roman. Elle a été bâtie au XIXe siècle à l'emplacement d'une ancienne chapelle comme l'atteste, nous dit-on sur le site de la mairie, le cadastre napoléonien et les écrits de Jules Vallès dans son livre autobiographique, "l'Enfant", qu'il faudra donc que je relise car je ne me souviens pas du tout des passages où il évoque les alentours du Mont Mézenc. 

Je n'ai rien trouvé de plus sur le net à propos de cette petite église du bourg, sinon qu'elle est le départ de nombreuses randonnées balisées !

Comme elle était ouverte, j'ai pu la visiter et je vous laisse donc la découvrir en photos. L'église est construite dans la pente ce qui donne un drôle de point de vue quand on la découvre du petit parking en contrebas.

L'Eglise Saint-Martial de Chaudeyrolles (43)

L'Eglise Saint-Martial de Chaudeyrolles (43)

Le portail d'entrée principal que vous pouvez voir sur la photo ci-dessus est orné de chapiteaux sculptés. 

Les chapiteaux sculptés du portail principalLes chapiteaux sculptés du portail principal

Les chapiteaux sculptés du portail principal

Le visiteur pénètre dans l'église par un portail latéral.

L'église vue de côté et le portail latéral
L'église vue de côté et le portail latéral

L'église vue de côté et le portail latéral

L'église vue de la rue principale du bourg

L'église vue de la rue principale du bourg

L'intérieur est simple et très lumineux. Les petites chapelles sont ornées de statues. 

Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église
Vues de l'intérieur de l'église

Vues de l'intérieur de l'église

Les vitraux sont anciens...mais mes photos ne les mettent pas en valeur, il y avait trop de lumière. 

Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens

Les vitraux anciens

La chaire

La chaire

Au village, se trouve aussi la Maison du Fin Gras, pour les gourmets et gourmands, amateurs de viande. 

Nous ne l'avons pas visité ! Ouverte depuis 2009, elle permet de tout savoir sur l'élevage dans la région du Mézenc, et bien entendu sur l'AOP "Fin gras du Mézenc"

 

La maison du fin gras...
La maison du fin gras...

La maison du fin gras...

Ainsi se termine notre article du jour. Très bientôt, je vous montrerai la nature alentour et en particulier, les Narces, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 05:12
L'église Notre-Dame de la nativité de Moudeyres (43)

L'église Notre-Dame de la nativité de Moudeyres (43)

Le village de Moudeyres attire surtout les visiteurs venus admirer les chaumières que je vous ai fait découvrir ICI. J'ai eu du plaisir à parcourir ses ruelles et à découvrir ses maisons aux toits de lauzes. Les lauzes sont des phonolites, c'est-à-dire des pierres volcaniques, fréquemment exploitées dans la région. 

Nous allons donc aujourd'hui, faire un petit tour dans le village et visiter l'église qui était ouverte. 

Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie
Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie
Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie

Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie

L'assemblée, appelée aussi maison de la Béate est particulièrement reconnaissable à sa petite cloche. Elle est joliment rénovée et bien mise en valeur. Elle était fermée mais abrite de temps en temps des expositions. 

 

Pour rappel, car j'en ai déjà parlé sur ce blog...

C'est vers 1670, que sous l'impulsion d'Anne-Marie Martel, des jeunes filles sont formées pour enseigner le catéchisme aux enfants dans les petits hameaux éloignés des villes. Ce sont les Béates. Elles n'existent qu'en Haute-Loire, une région à l'habitat dispersé. Chaque Béate était hébergée dans une maison souvent modeste, car bâtie pour l'accueillir. Elle était nourrie par les habitants qui fournissaient aussi le bois de chauffage... 

Les Béates ont été les premières à apprendre à lire et écrire aux enfants. Elles enseignaient aussi la broderie et surtout l'art de la dentelle aux filles. Les dentelles du Puy devinrent célèbres et recherchées et leur vente rapportait un peu d'argent aux habitants de cette région de France, pauvre et isolée. 

Il y avait près de 900 béates dans les hameaux en 1880. Jules Ferry en 1881 rendit l'école publique obligatoire et peu à peu les Béates disparurent. Les dernières ont exercé jusqu'en 1960. 

Leurs maisons, propriétés de la commune, sont pour la plupart aujourd'hui devenues privées, ce qui n'est pas le cas à Moudeyres. 

L'assemblée (ou maison de la Béate) L'assemblée (ou maison de la Béate)
L'assemblée (ou maison de la Béate)
L'assemblée (ou maison de la Béate) L'assemblée (ou maison de la Béate)

L'assemblée (ou maison de la Béate)

Continuons à présent la visite du village avec la petite église Notre-Dame de la Nativité...

Elle est accolée à une maison de pierres aux volets rouges, comme vous pouvez le voir sur ma photo en début d'article. Elle se voit de loin avec son petit clocher carré moderne à deux étages, et sa flèche dont la toiture est recouverte d'ardoises. La nef, par contre, est recouverte de lauzes. La façade est en pierres de Beyssac. Le portail est simple, sans tympan.

 

C'est une église récente puisque le projet de sa construction n'a démarré qu'en 1840. Ce sont des habitants du village qui décidèrent de sa construction, avec leurs propres deniers, et cela malgré l'opposition de l'abbé de Laussonne dont la commune dépendait. Après bien des déboires, en 1859, la commune et l'état accordent enfin une subvention qui servira à ériger le clocher. Il sera  inauguré dès 1860. Les vitraux ne seront acquis qu'en 1894. 

Dans les années 90, l'église sera rénovée suite à des détériorations liées à la foudre.

L'église vue de différents côtés
L'église vue de différents côtés
L'église vue de différents côtés

L'église vue de différents côtés

A l'intérieur, le plan est tout simple et l'ensemble a un petit air vieillot, mais sobre et agréable. La nef se termine par une abside hémi-circulaire. Deux chapelles latérales l'agrandissent un peu car elle est de dimension réduite : la chapelle de la Vierge au nord et celle de Saint-Joseph au sud. Trois des vitraux sont signés E. de Chausse et les deux, plus modernes, de l'Abbé Richaud. 

L'Eglise vue de l'intérieur

L'Eglise vue de l'intérieur

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...
Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...
Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...

Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...

Et c'est sur ces images paisibles mais qui montrent bien l'ambiance de ce village que se termine notre découverte du jour.

Très bientôt, nous prendrons un peu de hauteur, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...

A bientôt pour d'autres balades...

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 05:24
L'intérieur de l'église vu du haut de la tribune

L'intérieur de l'église vu du haut de la tribune

Nous allons poursuivre aujourd'hui la visite de l'Église Saint-Félix de Landos en pénétrant à l'intérieur. Ce n'est pas facile d'y faire des photos car il y a peu d'ouverture et les vitraux anciens ne laissent pas passer beaucoup de lumière. 

 

Comme dans beaucoup d'églises romanes, l'intérieur est sobre...

La caractéristique de cette église qui permet de la dater précisément est la voûte en arc brisé. La nef comprend quatre travées irrégulières éclairées côté sud par une fenêtre romane. Les murs étaient à l'origine totalement recouverts de peintures murales qui ont été ensuite recouvertes d'un badigeon au XIXe siècle puis, enlevées au XXe pour faire apparaître les pierres du bâti.

A la fin des années 90, une première campagne de rénovation a permis de consolider la partie romane, puis la charpente qui datait de 1874.  Entre 2002 et 2004, d'autres travaux ont permis de remettre en valeur l'intérieur. Les vitraux ont été nettoyés et rénovés en atelier ; des vitraux modernes ont vu le jour pour remplacer ceux qui étaient trop dégradés ; des peintures ont été mises au jour et restaurées sur les murs mais aussi sur la voûte entre autres travaux de rénovation...

 

L'arc triomphal qui sépare le chœur de la nef repose de chaque côté sur des colonnettes géminées. On voit bien sur les photos lesquels sont les plus anciens. L'arc et le plafond sont superbement décorés. 

L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures
L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures
L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures

L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures

Dès l'entrée, le visiteur remarque un petit baptistère décoré de 8 colonnettes dont vous pouvez admirer le plafond ci-dessous ainsi que les chapiteaux surmontant les colonnettes. 

Le plafond du baptistère.

Le plafond du baptistère.

Puis bien entendu nous remarquons les vitraux ainsi que les peintures murales rénovées. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Les peintures murales
Les peintures murales
Les peintures murales

Les peintures murales

Des fouilles archéologiques qui ont eu lieu en 2003, au moment du démontage du dallage ancien, ont permis de mettre au jour une fosse contenant différents fragments de mobiliers religieux et trois personnages en pierre polychrome, haut d'environ 40 cm. Personne ne sait encore à quelle époque ils ont été enterrés là, ni pourquoi, peut-être tout simplement pour être protégés lors des Guerres de religion ou à la Révolution... Les têtes ont disparu, les membres sont brisés mais deux d'entre eux étaient côte à côte et debout, soigneusement ensevelis. 

 

Le premier serait Saint-Roch dont nous avons déjà parlé. Revêtu d'une tunique bleu, il soulève son manteau rouge pour montrer son genou présentant un bubon. L'autre (saint ou sainte), n'est pas encore identifié(e) à ce jour. Près d'eux se trouvait un ange sans tête vêtu d'une robe blanche. Il est de taille un peu plus petite. 

Pour en savoir davantage sur ces trésors enfouis dans le sol, vous pouvez aller lire cet article sur le site de l'INRAP. 

Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)
Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)
Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)

Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)

Une table d'autel d'origine médiévale était également ensevelie dans le sol, mais pas au même endroit que les statues. Elle a été rénovée et installée dans le chœur puis consacrée. 

Le choeur (photo au flash)

Le choeur (photo au flash)

Enfin comme autre trésor, l'église contient une piétà. Là voilà installée dans sa petite chapelle puis de plus près. 

La pietà de Landos
La pietà de Landos

La pietà de Landos

Tous les renseignements contenus dans cet article proviennent d'une brochure affichée dans l'église. Voici, pour compléter la visite, d'autres détails qui méritent également  notre attention. 

Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...

Autres détails pris dans l'église...

La visite de l'église Saint-Félix de Landos est maintenant terminée. Prochainement, nous continuerons nos visites en Haute-Loire, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

Je vous rappelle qu'en ce moment je ne publie que les lundis, mercredis et vendredis. Profitez bien de votre été ! 

 

Saint-Félix dans sa petite chapelle dédiée (photo au flash)

Saint-Félix dans sa petite chapelle dédiée (photo au flash)

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 05:20
L'Église Saint-Félix de Landos (43)

L'Église Saint-Félix de Landos (43)

L'église Saint-Félix est une église romane classée aux Monuments Historiques depuis 1913. Elle est située au cœur du village de Landos en Haute-Loire. Pour ceux qui n'auraient pas vu mon précédent article, je vous présente le village ici. 

 

Un peu d'histoire...

L'église  a été construite au début du XIIe siècle. On retrouve sa trace dès 1120. 

A l'origine, c'était un simple sanctuaire dédié à Saint-Félix. Suite à une donation, des religieux Bénédictins s'y installent, et y établissent un petit prieuré. Plusieurs décennies plus tard,  en accord avec le prieur de Goudet et l'abbé de Tournus, les Bénédictins conçoivent les plans d'une petite église, sans doute comme cela se faisait à l'époque, avec l'aide d'un moine architecte. 

Au départ, la bâtisse est un simple rectangle sans transept, orienté à l'Est, avec une abside semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Plus tard, deux chapelles latérales lui seront ajoutées donnant à la petite église, sa forme caractéristique de croix latine. 

 

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir cette église de l'extérieur. 

Elle est entièrement bâtie en pierres volcaniques de différentes couleurs. Vous remarquerez que les pierres diffèrent selon les époques et on distingue clairement l'ancienne construction romane et les parties rénovées plus récentes, en pierres grises. 

 

Le portail d'entrée, orienté à l'Ouest, est constitué de plusieurs arcs en pierres de taille de couleurs, dont un est joliment sculpté.

Deux colonnes encadrent le portail de chaque côté. Elles sont surmontées de chapiteaux sculptés, tout comme chacun des piliers. 

A gauche, un des chapiteaux (le plus proche de la porte en bois) représenterait le jardin d'Eden avec Adam et Eve cachant leur nudité d'une main et un vieillard à côté d'eux. Ceux de droite présentent essentiellement des sculptures de feuilles. 

Vue générale du portail de l'église

Vue générale du portail de l'église

Détails du portail

Détails du portail

Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail

Les chapiteaux sur le côté gauche du portail

Les chapiteaux sur le côté droit du portail
Les chapiteaux sur le côté droit du portail

Les chapiteaux sur le côté droit du portail

Le portail d'entrée est surmonté d'un clocher-mur (ou clocher à peignes). Les quatre baies renferment chacune une cloche ce qui est plutôt rare dans la région.

Ce clocher a été entièrement rénové au XVe et XVIe siècles. 

Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)
Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)
Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)

Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)

De chaque côté de la façade, deux contreforts sont venus à cette époque (?) consolider l'ensemble. On voit bien qu'ils sont bâtis dans les même pierres. 

La fenêtre située au-dessus du portail est d'époque romane. 

La façade, le clocher, le portail et la fenêtre romane...

La façade, le clocher, le portail et la fenêtre romane...

Il est impossible de faire le tour de l'église car comme vous le voyez sur mes photos elle est accolée à des maisons. Mais voici quelques vues prises de l'extérieur en longeant la petite route qui la borde côté nord. 

Autres vues de l''extérieur...
Autres vues de l''extérieur...
Autres vues de l''extérieur...

Autres vues de l''extérieur...

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer ce repère de nivellement général fixé sur la façade de l'église. C'est mon mari qui a tout de suite remarqué ce petit médaillon métallique, parfaitement intégré dans les pierres. 

Ce point matérialisé avec précision, indique la longitude, la latitude et l'altitude du repère métallique. Chacun des milliers de repères situés dans l'hexagone (350 000 exactement), possède un matricule qui lui est propre et une fiche descriptive précise que l'on peut découvrir sur le site de l'IGN qui est aujourd'hui responsable de l'archivage des données collectées. Ces données et ces points de repères qui donnent des précisions indispensables sur le relief du sol, vont jouer un grand rôle pour les géomètres, les topographes, les entreprises d'aménagement du territoire, afin de caler précisément leurs projets. Ces points sont régulièrement et minutieusement contrôlés. 

Ainsi il est écrit sur celui de l'église de Landos cette altitude : 1103 mètres (+ ou - 1 mètre). 

 

Le médaillon = repère de nivellement

Le médaillon = repère de nivellement

Voilà notre visite de l'extérieur de l'église Saint-Félix de Landos est terminée pour aujourd'hui. La semaine prochaine, nous entrerons nous mettre au frais pour admirer l'intérieur, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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24 juin 2020 3 24 /06 /juin /2020 05:16
La chapelle Sainte Madeleine de Monistrol-d'Allier (43)

La chapelle Sainte Madeleine de Monistrol-d'Allier (43)

Après notre balade sur les bords de l'Allier en crue, nous avons eu envie de prendre un peu de hauteur et de monter à la chapelle Sainte Madeleine, située au-dessus du village de Monistrol-d'Allier. 

Cette petite chapelle troglodyte se trouve sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Elle est inscrite depuis 2005 seulement aux MH.

 

Le chemin d'accès est très joli et bien signalé. Il grimpe jusqu'à une carrière de prismes basaltiques. On peut aussi atteindre cette chapelle par l'ancienne route de Saugues. 

Le chemin d'accès...
Le chemin d'accès...
Le chemin d'accès...
Le chemin d'accès...
Le chemin d'accès...

Le chemin d'accès...

Le sentier s'élève au-dessus du village et nous permet d'avoir une vue magnifique sur Monistrol-d'Allier et la rivière en contrebas. 

Vue sur le village

Vue sur le village

Vues sur l'Allier en contrebas
Vues sur l'Allier en contrebas
Vues sur l'Allier en contrebas
Vues sur l'Allier en contrebas

Vues sur l'Allier en contrebas

Puis, au détour du chemin, on aperçoit le sommet de la chapelle sous la roche, encore cachée par la végétation. 

Le sommet de la chapelle sous la roche
Le sommet de la chapelle sous la roche
Le sommet de la chapelle sous la roche

Le sommet de la chapelle sous la roche

En contrebas, à la croisée des chemins, se trouve une jolie croix sur son socle de pierres.

La croix sur son socle de pierre
La croix sur son socle de pierre
La croix sur son socle de pierre

La croix sur son socle de pierre

Cette petite chapelle adossée à un rocher, a trois ouvertures fermées par des sortes de colonnes, aménagées pour créer un courant d'air permettant d'assécher l'humidité du lieu en toute saison. 

La chapelle elle-même daterait du XIIIe siècle et aurait été au départ un simple oratoire dédié à la Sainte. Mais rien ne prouve que cet oratoire était bien situé à cet endroit... 

La grotte actuelle dans laquelle a été érigée la chapelle aurait servi d'habitation celtique. En fait le mur de façade ferme tout simplement la grotte. 

 

Au dessus de la porte sculptée, qui s'ouvre au milieu de la façade, un occulus est occulté par un vitrail (pas de recul pour le prendre en photo) au risque de tomber de la falaise ! 

Le tout est surmonté d'une petite croix en tuf. 

La chapelle aurait subi des transformations au XVIIIe et XIXe siècle. De nombreuses archives notariales mentionnent des donations testamentaires pour faire dire des messes, ou réparer la chapelle entre 1682 et 1781. 

Autres vues de la chapelle.
Autres vues de la chapelle.

Autres vues de la chapelle.

Gravure ancienne de la chapelle (https://www.monistroldallier.fr/eglises-et-chapelles-monistrol-allier-43_fr.html)

Gravure ancienne de la chapelle (https://www.monistroldallier.fr/eglises-et-chapelles-monistrol-allier-43_fr.html)

Voici des détails de la porte : elle est en bois de pin clouté, et son tympan est sculpté dans la masse. 

Le tympan de la porte d'entrée

Le tympan de la porte d'entrée

La chapelle était fermée car elle n'ouvre qu'en été. Il faudra donc qu'on y retourne un  jour.

L'autel Renaissance que nous avons aperçu entre deux "colonnes", était à l'origine polychrome. Des statues se trouvent à l'intérieur dont une en bois représentant Sainte Madeleine, bien entendu, puisque la chapelle porte son nom.

J'espère pouvoir vous la montrer si j'y retourne durant l'été ! 

Vue de l'intérieur (l'autel)

Vue de l'intérieur (l'autel)

La légende nous dit qu'ici un cavalier, gouverneur du Puy, aurait échappé à un accident en invoquant Sainte Madeleine, alors qu'il était désarçonné par son cheval au bord de la falaise. Sauvé d'une chute mortelle grâce à sa prière, il aurait fait construire la chapelle en érigeant un mur devant la grotte. 

Une autre légende affirme qu'une femme originaire de Saint-Alban, se rendant au Puy pour un procès, aperçut en longeant le chemin une image de Sainte-Madeleine tenant une tête de mort. Elle l'emporta dans un livre. Mais à chacun de ses voyages, elle retrouva la même image au même endroit. Elle fit alors le vœu que si elle gagnait son procès, elle ferait ériger un oratoire à l'endroit même de cette grotte. 

[source : site de monumentum

Contre le rocher se trouvent d'anciennes sépultures d'enfants et de femmes adultes qui ont été découvertes au XVIIIe siècle. Certaines dateraient du XIVe siècle mais des monnaies du XVIIe siècle se trouvaient dans d'autres. Ces sarcophages ont peut-être été réemployés comme cela se faisait souvent. 

Les sarcophages
Les sarcophages
Les sarcophages
Les sarcophages

Les sarcophages

La chapelle dépend du petit hameau d'Escluzels dont je vous parlerai dans un prochain article, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien car, bientôt comme nous sommes à deux pas,  nous allons ensuite y grimper !

 

N'oubliez pas de cliquer sur mes photos pour les voir en grand ! 

Et voici la vue panoramique de la vallée du haut de la chapelle...

Et voici la vue panoramique de la vallée du haut de la chapelle...

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 05:19
Le village de Mirabeau (84)

Le village de Mirabeau (84)

En attendant d'avoir d'autres balades plus récentes à vous proposer, je vous emmène aujourd'hui dans un autre village du Luberon :  Mirabeau.

 

Mirabeau vient du provençal "Mirabeù" (Mirabel) qui signifie "voir ce qui est beau ! Tout un programme...

Au XIIe siècle le village qui s'appelait encore Mirabel, était bien un lieu élevé (330 mètres) d'où on pouvait voir de loin (...ce qui est beau donc).  J'y suis allée en juin 2019 avec Nell et Mimi. Nell vous l'a d'ailleurs fait déjà visité sur son blog ICI, en automne dernier.  

La commune est située dans le Vaucluse mais jouxte trois autres départements : les Bouches-du-Rhône, les Alpes de Haute-Provence et le Var et elle fait partie du Parc Naturel Régional du Luberon. 

 

Comme vous le voyez sur ma première photo, le village est dominé par un grand château. Il fût bâti à la fin du XVIe par Jean Riqueti. Embelli et modifié les deux siècles suivants, il devint propriété de Victor Riqueti de Mirabeau, économiste de renom, puis de son fils le célèbre écrivain, journaliste et homme politique français, Honoré Gabriel Riqueti qui choisit le nom de Mirabeau comme nom de plume. 

Lorsque son arrière-petite-nièce en fît l'acquisition en 1895, elle se ruina pour le remettre en état et dût le vendre à Maurice Barrès. Il est aujourd’hui propriété privée et ne se visite pas. 

 

Voici quelques vues sur le château découvertes en faisant le tour de ses hautes murailles. Il est toujours dominant où que nous soyons dans le village...

En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château
En faisant le tour du château
En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château

En faisant le tour du château

L'église Saint-Pierre est quillée elle-aussi en hauteur sur une placette. Elle date de la fin du XVIIe siècle et a été remaniée au cours des siècles.

Cependant elle serait bâtie à l'emplacement d'un ancien édifice roman d'où la présence d'un porte romane visible de l'extérieur et de la base du clocher datant aussi de cette époque. Tout le reste a été construit entre le XVIIe (le portail) et le XIXe siècle (le campanile, les génoises de la toiture, les fenêtres). En 1812, un séisme fragilise l'édifice et seule la nef est consolidée par manque d'argent et la toiture réparée.

L'église a été consolidée dans les années 60. 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée le jour de notre balade. 

L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau

L'église Saint-Pierre de Mirabeau

Elle est située sur une placette agréable où se trouvent une maison ancienne (1777) et une petite fontaine.

Le visiteur accède à l'église par une draille c'est-à-dire une ruelle pentue, sans doute un ancien chemin de passage des troupeaux. 

Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...

Sur la placette de l'église...

Voici quelques ruelles et maisons du village...

Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village

Quelques maisons dans les ruelles du village

Et voici quelques détails pris au hasard de nos pas. 

Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs

Portes anciennes et heurtoirs

Voilà la première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

Prochainement, nous continuerons notre découverte, et je vous expliquerai pourquoi ce village est célèbre dans la région, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien.

En attendant je vous laisse admirer l'ancien bureau de poste. 

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 05:16
Le cœur du village

Le cœur du village

Cette semaine, je vous propose la visite d'un village perché vauclusien, faisant partie des plus beaux villages de France : Ansouis, une commune située au sud du Massif du Luberon. 

Je comptais y retourner ce printemps pour visiter l'intérieur du château avec mes petits-enfants, et poursuivre ma (re)découverte du village dont je n'ai pu visiter que la partie haute, et bien comme vous vous en doutez ce sera pour plus tard...

 

Habité dès la préhistoire, le village est surtout connu dès le Moyen Âge car comme beaucoup de villages perchés en Provence, il constituait un poste d'observation particulièrement privilégié.

 

C'est au Xe siècle qu'est bâti le château. C'est alors une forteresse militaire qui domine le village et la vallée. 

Comme beaucoup de châteaux en Provence, il changera de propriétaire au fil des siècles, passant de la première famille bien connue dans ma région, les Forcalquier, à la famille Sabran (au XIIIe siècle), aux Escalis (au XVIIe), puis aux Villeneuve (au XVIIIe).

Les Sabran-Pontevès qui en feront l'acquisition au XIXe siècle,  le feront inscrire aux Monuments Historiques dès 1948.

Il connaîtra de nombreux aménagements au fil des ans, comme par exemple, sa transformation en château de plaisance après les Guerres de religion. Il est donc un mélange entre architecture médiévale et renaissance. 

Depuis 2008, le château a de nouveaux propriétaires qui poursuivent activement sa restauration et assurent des visites en saison.  

 

Voici quelques vues extérieures prises de la placette : l'entrée, l'enceinte, une des échauguettes ainsi que quelques détails volés à travers la grille, comme l'escalier ou, en levant les yeux au ciel, les mâchicoulis. 

L'entrée du château

L'entrée du château

L'enceinte du château et une des échauguettes
L'enceinte du château et une des échauguettes

L'enceinte du château et une des échauguettes

Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis

Vues de l'intérieur et mâchicoulis

A côté du château et, comme insérée à l'intérieur de ses enceintes, se trouve l'Eglise Saint Martin, bâtie elle-aussi sur le rocher. L'église servit un temps de cour de Justice. 

Elle daterait du XIIIe siècle. Sa toiture est faite de lauze. Elle est composée d'une nef unique. 

Le clocher est un clocher-mur à 4 baies. Je ne vous le montrerai pas, car il est impossible à photographier. Nous sommes toujours positionnées trop bas pour cela, et en contre-bas, sans recul possible. De plus, il est toujours caché par une des échauguettes du château ou par la muraille qui est très haute. Par contre, on doit très bien le voir de l'intérieur du château et des jardins. 

Comme vous le voyez sur mes photos, on entre dans l'église par un escalier imposant en demi-cercle.

 

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vues extérieures
Vues extérieuresVues extérieures

Vues extérieures

L'intérieur est très sombre et je n'ai fait que quelques photos et une visite très rapide. L'église est classée aux Monuments historiques depuis 1988. J'espère un jour prendre plus de temps pour la découvrir en détails. 

A noter : c'est à l'intérieur de cette église qu'a été filmé le mariage de Manon, dans le film de Claude Berri, adapté du roman de Marcel Pagnol, "Manon des Sources". La scène de la sortie de l'église, en extérieur_rappelez-vous_ a été filmé devant l'église de Vaugines

 

Vous pouvez actionner le diaporama pour voir mes photos. Vous verrez au passage le chœur, la chapelle dédiée à la vierge et celle dédiée à la famille Sabran (avec les bustes de la famille) ainsi que quelques autres détails. 

Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur

Quelques vues de l'intérieur

Enfin, pour clore la visite de cette partie du village, près du château se trouve la maison des Consuls. Comme son nom l'indique cette maison  a été durant le XVe et le XVIe siècle, le siège du Conseil de la Cité. 

La maison du Consul.
La maison du Consul.
La maison du Consul.

La maison du Consul.

Voilà, notre première visite du village d'Ansouis est terminée pour aujourd’hui. Prochainement, nous découvrirons d'autres détails dans les ruelles du village, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Et en attendant, je vous laisse admirer cette jolie sculpture située sur la place du château. 

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 05:18
L'Église Saint-Pierre dans le village de Cayres

L'Église Saint-Pierre dans le village de Cayres

Cayres est un village situé à 17 km du Puy en Velay sur le Plateau volcanique du Devès dont je vous ai déjà parlé souvent. Il a été bâti à l'emplacement où des moines cisterciens avaient eux-même construits un ermitage. 

C'est un village essentiellement agricole. Il est fréquenté toute l'année par de nombreux randonneurs. 

 

L'Église Saint-Pierre de Cayres, inscrite aux MH depuis 1935, était totalement en ruine en 1803 lorsque l'abbé  Achard décide de la reconstruire. Les travaux seront terminés en 1873. De style néogothique, elle domine le village et se voit de loin. A l'origine située à l'extérieur du bourg, ce n'est bien évidemment plus le cas aujourd'hui. 

Vue sa situation, elle est surnommée la "cathédrale du Plateau". La voici telle qu'on l'aperçoit lorsqu'on arrive du village de Saint-Jean-Lachalm. Au détour d'un virage, elle apparaît dans le paysage...et parfois dans la brume. 

En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm

En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm

L'extérieur de l'Église vient d'être rénové très récemment. En plus de la restauration des murs, de la façade et du clocher, un drainage a été effectué au pied des murs avec raccordement des descentes d'eau du toit.

La façade est superbe et toute simple, entièrement bâtie en pierre volcanique, comme tout l'édifice d'ailleurs, et elle est richement décorée. 

La façade de l'église avec son clocher-porche à peigne

La façade de l'église avec son clocher-porche à peigne

Le portail d'entrée est en chêne massif, joliment sculpté, surmonté d'un tympan également sculpté et entouré de chapiteaux décorés. 

Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

Le clocher-porche à peigne est flanqué de deux tours polygonales de 35 mètres de hauteur. Il a été mis en lumière lors de la rénovation. 

Le clocher à peigne
Le clocher à peigne

Le clocher à peigne

Voici deux vues arrière et latérale de l'église...

Autres vues extérieures
Autres vues extérieures

Autres vues extérieures

Des travaux à venir (ou en cours) doivent permettre de restaurer l'intérieur, en particulier, les socles des autels et les boiseries intérieures que j'espère bien vous montrer un jour car je n'ai jamais pu pénétrer dans cette église, même en été. Elle est toujours fermée quand je traverse ce village. Mais j'ai vu que des visites guidées pouvaient avoir lieu sur demande...

 

Voilà notre découverte de cette église est terminée pour aujourd’hui. Très bientôt, nous nous arrêterons un bref instant pour voir une jolie fontaine, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

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17 avril 2020 5 17 /04 /avril /2020 05:14
La croix du hameau sitée derrière l'abreuvoir

La croix du hameau sitée derrière l'abreuvoir

Champels est un hameau situé sur la commune de Monistrol-d'Allier dont je vous ai déjà parlé sur ce blog. 

Cette petite commune de Haute-Loire bien connue des marcheurs qui parcourent le chemin de Saint-Jacques, est riche en découverte. Elle se situe sur le 45ème parallèle nord donc à égale distance entre le pôle Nord et l'équateur...

 

Le hameau de Champels est à l'écart de la route Le Puy-Saugues, et à l'écart du chemin de Saint-Jacques, ce qui explique que peu de gens s'y arrête et le connaisse. 

 

Nous y avons fait une courte halte tout à fait par hasard, après avoir visité le petit hameau de la Vialle d'Estours puis la jolie chapelle Notre-Dame d'Estours. 

 

Les maisons sont traditionnelles dans cette partie du plateau de la Margeride. Elles sont construites en pierres de pays de plusieurs sortes, granites ou basaltes, avec des linteaux de porte ou de fenêtre monolithes parfois impressionnants par leur taille. 

Quelques exemples de maisons. Quelques exemples de maisons.
Quelques exemples de maisons. Quelques exemples de maisons.
Quelques exemples de maisons. Quelques exemples de maisons.

Quelques exemples de maisons.

Nous y avons fait de jolies découvertes comme cet abreuvoir pour les animaux...

L'abreuvoir devant la croix

L'abreuvoir devant la croix

et ce travail à ferrer particulièrement bien rénové, couvert et joliment fleuri.

Un travail à ferrer pour les boeufs ou les chevaux
Un travail à ferrer pour les boeufs ou les chevaux

Un travail à ferrer pour les boeufs ou les chevaux

Détails du travail
Détails du travail
Détails du travail
Détails du travail
Détails du travail

Détails du travail

L'Eglise Saint-François-Régis de Champels a été construite en 1821. 

La voici de l'extérieur avec son clocher moderne qui ne ressemble pas à ceux à peigne, plus fréquents dans la région. 

L'église de Champels
L'église de Champels
L'église de Champels

L'église de Champels

Le clocher

Le clocher

Et comme elle était ouverte quand nous avons visité le hameau durant l'été dernier, je peux vous faire visiter l'intérieur !

Je l'ai trouvé toute simple et très sobre. 

L'intérieur de l'église
L'intérieur de l'église
L'intérieur de l'église
L'intérieur de l'église
L'intérieur de l'église

L'intérieur de l'église

Les statues
Les statues

Les statues

Voici quelques-uns des vitraux. Le dernier représente la chapelle de Notre-Dame d'Estours, toute proche, dont je vous ai mis le lien plus haut dans mon article. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Un peu d'histoire...

Au début du XXe siècle, les paroissiens qui fréquentaient la petite église du hameau, ne savaient pas qu'ils deviendraient célèbres un jour. 

Je vais vous expliquer pourquoi.

 

En 1906,  alors que la loi de séparation des Eglises et de l'Etat vient d'être votée le 9 décembre 1905, les Inventaires des biens de l'Eglise soulèvent la colère des croyants catholiques.

Les manifestations de la population sont accompagnées d'incidents violents. Les habitants barricadent les églises pour empêcher les agents du gouvernement d'exiger l'ouverture des tabernacles, demandée par la circulaire du 2 janvier. 

 

Les forces de l'ordre sont alors appelées en renfort. Les manifestations commencées à Paris, vont se répandre dans toute la France durant les deux premiers mois de l'année. 

Dans cette partie Est du département de la Haute-Loire, où la population était d'une grande ferveur religieuse, et leur foi ancrée dans la vie quotidienne, les croyants crient au sacrilège.  

 

L'histoire nous a été raconté par une habitante du village. Sa grand-mère était présente parmi les manifestants, peut-être même sur la photo du Journal.

Quand les agents se présentent devant la petite église de Champels, le 28 février 1906, ils se retrouvent devant des dizaines de manifestants, pour la plupart des femmes, les hommes étant aux champs. Ils ne tardent pas à les rejoindre et tous ont pris des armes (bâtons, fourches et autres outils ainsi que des... pierres).

Ils empêchent l'agent et les gendarmes d'entrer dans l'église. Un gendarme tire un premier coup de feu, l'excitation monte d'un cran et les paysans ripostent en jetant des pierres. 

Il y a cinq blessés graves et une quinzaine de blessés légers parmi les manifestants, tous paysans.

L'affaire devient nationale. Le ministre de l'Intérieur se défend. Les médias s'en mêlent et parlent d'une quarantaine de coups de feu du côté des policiers et de morts, le préfet rectifie ! 

 

Photo ancienne prise sur internet

 

Dans certains villages, la résistance fera effectivement des morts et sera d'une plus grande violence encore. 

Si vous voulez en savoir plus, retrouvez tous les événements sur le site ci-dessous qui les raconte en détails...

Ce qui est étonnant c'est de retrouver dans l'église un vitrail qui raconte cette histoire : on y voit les gendarmes et l'agent de l'Etat face aux habitants en colère...

Le vitrail relatant cet événement historique
Le vitrail relatant cet événement historique

Le vitrail relatant cet événement historique

Voilà notre petite balade à Champels est terminée.

La semaine prochaine nous allons rester encore un peu en vacances virtuelles en Haute-Loire, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 05:20
La façade de l'église vue du côté de la place de la mairie

La façade de l'église vue du côté de la place de la mairie

Comme promis nous allons poursuivre aujourd'hui la visite du village, débutée ICI et ICI, pour découvrir l'église de Grambois.

Elle se situe sur la place principale du village appelée aussi, place de la mairie.  L'église est adossée au presbytère et à l'ancien château ou demeure seigneuriale. Sur cette place trône depuis le XIXe siècle une fontaine célèbre dont je vous parlerai plus en détails dans mon prochain article. 

Le bâtiment paraît beaucoup plus grand quand on pénètre à l'intérieur parce qu'on ne le visualise pas bien de l'extérieur tant il est imbriqué avec ce qui l'entoure. 

Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église

Vues latérales et postérieure de l'église

L'église a été fondée au XIe siècle. Elle est mentionnée pour la première fois en 1096. Elle fût, lors de sa création, un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-André-de-Villeneuve- lès-Avignon. 

 

 

Elle est classée Monument Historique depuis 1908. Comme la plupart de nos églises, elle a bien entendu subi au fil du temps de nombreux remaniements. Elle était constituée à l'origine d'une nef unique de trois travées, couverte en berceau brisé et d'une abside qui sera détruite par la suite. 

Elle est agrandie au milieu du XIVe siècle pour répondre au nombre grandissant de fidèles, et s'appuie alors sur les remparts de la ville. Sont alors bâtis à cette époque, une quatrième travée, un chœur à chevet plat et une unique chapelle côté sud. 

Le clocher-mur qui de loin ressemble à une tour fortifiée, a été construit à la fin du XVIe siècle, en 1584. C'est lui qui contient les cloches (pas facile à prendre en photos). C'est vers la fin du XVIe siècle que l'église est fortifiée et sert de poste de défense.

Le clocher mur avec les cloches...

Le clocher mur avec les cloches...

Trois chapelles latérales sont ensuite bâties au XVIIe siècle en même temps que la sacristie. Les chapelles vont ensuite être reliées entre elles et devenir un collatéral.

Le tremblement de terre de 1708 détériore fortement la bâtisse. La nef est totalement reconstruite ainsi que la façade et le portail.

 

La vierge à l'enfant qui se trouve dans une niche de la façade date du XVIIe siècle. 

La vierge à l'enfant datant du XVIIe siècle visible sur la façade.

La vierge à l'enfant datant du XVIIe siècle visible sur la façade.

La tour de l'horloge est érigée à cette époque. Elle est aujourd'hui couronnée d'un campanile en fer forgé mis en place au XIXe siècle. 

L'église a donc deux clochers ! 

 

Le clocher-horloge
Le clocher-horloge

Le clocher-horloge

L'horloge et le cadran solaire vus de près
L'horloge et le cadran solaire vus de près

L'horloge et le cadran solaire vus de près

Voici quelques vues de l'intérieur...

 

 

Vue générale
Vue générale
Vue générale

Vue générale

L'autel

L'autel

Chapelles latérales
Chapelles latérales

Chapelles latérales

Le polyptyque de Saint Jean-Baptiste, daté de 1519, représente quatre scènes de la vie du Christ : La Visitation, le Baptême, le Jugement de Saint Jean-Baptiste et la Décollation de Saint Jean-Baptiste. 

Etant donné que ma photo vue de près est ratée, j'emprunte sur le net ICI une photo des détails de cette oeuvre classée, attribuée à André Tavel. 

Le polyptyque dans son environnement

Le polyptyque dans son environnement

Photo internet des détails du polyptyque

Photo internet des détails du polyptyque

Les vitraux sont variés, certains impossibles à prendre en photos tant ils sont en hauteur. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Autres détails pris dans l'église...

Plafonds
Plafonds

Plafonds

Chapiteaux

Chapiteaux

Mosaïque

Mosaïque

Statues...
Statues...
Statues...
Statues...

Statues...

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui, très bientôt nous finirons la visite du village en faisant le tour des fontaines et lavoirs, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt...nous voici revenus sur la place !

A bientôt...nous voici revenus sur la place !

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 06:24
La chapelle de l'ermitage

La chapelle de l'ermitage

Nous allons aujourd'hui chausser nos chaussures de randonnée pour partir dans les collines au-dessus de Vaugines et de Cucuron et monter à la chapelle de l'Ermitage dans le Luberon. 

Cette petite chapelle est accessible de l'un ou l'autre de ces villages et permet au-delà, de poursuivre la balade dans les collines du sud du Grand Luberon, et pour les plus courageux, de monter jusqu'au sommet du Mourre Nègre, à 1125 mètres donc. 

Alors... prêts pour cette courte randonnée d'environ 12 km ?

 

Nous avons choisi de démarrer notre balade du village de Vaugines, et plus particulièrement du chemin qui part derrière l'église Saint- Barthélémy et se dirige vers le village de Cucuron en longeant plus ou moins la petite route à l'intérieur des terres. Il est bordé de vignes, de champs d'amandiers et de quelques maisons. 

 

 

Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...
Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...
Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...

Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...

Les amandiers étaient en pleine floraison  ! 

Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !

Les amandiers sont en fleurs !

De loin, on commence à apercevoir la petite chapelle où il va falloir grimper ! 

La petite chapelle de l'ermitage au loin...
La petite chapelle de l'ermitage au loin...

La petite chapelle de l'ermitage au loin...

Arrivés au niveau de Cucuron, le chemin bifurque brusquement et grimpe doucement, mais pour une courte durée, parfois carrément sur les rochers dans le sous-bois pour s’élever jusqu'à atteindre l'ermitage.

ça grimpe !

ça grimpe !

Le paysage est grandiose et la vue sur la plaine superbe ! Tout à l'heure nous étions tout en bas...

On prend de la hauteur

On prend de la hauteur

L'arrivée à la chapelle permet une petite pause parfaite pour découvrir les lieux.

Cette petite chapelle a été érigée au XIIIe siècle. Seule l'abside en cul de four est d'origine. 

 

La chapelle dans son environnementLa chapelle dans son environnement
La chapelle dans son environnementLa chapelle dans son environnement

La chapelle dans son environnement

Au début du XVIIe siècle, la chapelle est entretenue par une Confrérie qui fait édifiée le clocher en 1602, un ermitage en 1613, puis une nouvelle nef  entre 1614 et 1620. 

La chapelle servira d'ermitage jusqu'à la révolution, date à laquelle elle devient propriété de la commune.

 

Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle
Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle

Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle

La partie habitable, l'ermitage donc...

L'entrée de l'ermitage

L'entrée de l'ermitage

L'abside...

L'abside en cul de four
L'abside en cul de four

L'abside en cul de four

A l'arrière, se trouve une citerne...

La citerne

La citerne

Une autre partie, à l'opposé de l'ermitage, semble n'avoir jamais été reconstruite. 

Une partie non reconstruite

Une partie non reconstruite

La chapelle a été rénovée en 1957 puis dans les années 70.

 

Nous poursuivons ensuite le chemin  jusqu'à atteindre la piste qui mène au Mourre Nègre, le sommet du Grand Luberon, et qui passe devant la Tuilière, mais nous n'allons pas y aller car il est déjà tard.

Comme vous le voyez nous sommes assez près du sommet et quelques cèdres bordent le chemin. 

Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...

Par les chemins...

Nous empruntons donc un chemin de traverse qui nous reconduira vers Vaugines mais en restant dans les hauteurs juste sous les crêtes.

En chemin, nous croisons plusieurs ruines. Il y avait donc des fermes dans le temps sur ces hauteurs isolées.  

Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines

Les ruines

Et puis, il nous faut redescendre...de loin en zoomant, on aperçoit la chapelle de l'ermitage où nous étions tout à l'heure. 

La descente
La descente
La descente
La descente

La descente

Nous retrouvons la civilisation donc Vaugines...et des chevaux qui nous boudent, pas un ne se retournera ! 

Les chevaux
Les chevaux
Les chevaux

Les chevaux

Nous empruntons une petite route qui borde le village et nous permet de découvrir un calvaire que je n'avais pas vu lors de mes visites précédentes du village

Le calvaire
Le calvaire

Le calvaire

Puis nous tombons sur une ancienne fontaine datant de 1836, derrière laquelle se trouvait un lavoir qui a aujourd'hui disparu.  

L'ancien lavoir

L'ancien lavoir

Et il est temps de regagner notre voiture...

Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !
Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !

Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !

A noter...

Je précise pour ceux qui en douteraient que cette balade et toutes mes photos ont été faites AVANT le CONFINEMENT. 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 06:23
L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

L'église a été construite au XIe siècle bien avant l'apparition du village que je vous ai fait visiter dernièrement. Elle dépendait alors de l'abbaye bénédictine de Psalmodi (dans le Gard) aujourd'hui en ruines.

Au départ simple chapelle dédiée à Saint-Sauveur, elle est ensuite agrandie et élevée au rang de paroisse Saint Pierre, durant le XIIIe siècle, tandis que le village s'agrandit. C'est à cette époque que la nef telle qu'on la voit aujourd'hui est construite. 

C'est au XVIe siècle qu'elle prend son nom actuel.

Puis, les chapelles latérales seront bâties au XVII et XVIIIe siècles. 

 

Cette église, de forme massive est, il faut bien le dire, assez austère. Elle est enclavée entre le vieux cimetière et les vergers environnants, et entourée par un muret. 

L'environnement
L'environnement

L'environnement

Ce qui fait son charme, c'est sa situation particulière à l'extérieur du village, son esplanade ombragée devant, grâce aux platanes centenaires qui donnent envie de se poser tout simplement là pour un instant, un moment de tranquillité et de recueillement. 

Vues rapprochées de la façade de l'église
Vues rapprochées de la façade de l'église

Vues rapprochées de la façade de l'église

En longeant le muret, le visiteur peut en faire le tour pour l'admirer de tous les côtés, en suivant le petit chemin pavé. 

Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)
Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)
Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)

Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)

L'arrière de l'église.
L'arrière de l'église.
L'arrière de l'église.

L'arrière de l'église.

Un escalier extérieur permet de monter au clocher. 

L'escalier extérieur

L'escalier extérieur

L'église a été rénovée dans les années 50 et garde son caractère roman pour le plus grand plaisir des visiteurs. 

Plus récemment en 2002, ce sont les vitraux et le clocher qui ont fait l'objet de rénovation. 

 

Le clocher rénové en 2002
Le clocher rénové en 2002

Le clocher rénové en 2002

Le clocher vu de plus près...Le clocher vu de plus près...

Le clocher vu de plus près...

A côté, l'ancien cimetière ne manque pas de charme lui-aussi, et permet de découvrir des tombes datant du XIXe siècle.

L'ancien cimetière et ses tombes
L'ancien cimetière et ses tombesL'ancien cimetière et ses tombes
L'ancien cimetière et ses tombesL'ancien cimetière et ses tombes

L'ancien cimetière et ses tombes

Les cavités du mur d'enceinte du cimetièreLes cavités du mur d'enceinte du cimetière

Les cavités du mur d'enceinte du cimetière

Autres cavités au bord de la route dont je ne connais pas l'usage.

Autres cavités au bord de la route dont je ne connais pas l'usage.

L'église, ainsi que l'ancien cimetière, sont classés au MH depuis l'an 2000 seulement. 

 

L'église est connue et attire les touristes dans le village, depuis qu'en 1986, le film de "Manon des Sources" de Claude Berri a immortalisé le mariage de Manon. Mais attention seules les vues extérieures sont prises ici ! 

Et, si vous le désirez, un petit tour sur le blog de Martine vous en apprendra davantage sur ce village...

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14 mars 2020 6 14 /03 /mars /2020 06:20
La chapelle Sainte-Réparade (dans l'ombre un après-midi de janvier)

La chapelle Sainte-Réparade (dans l'ombre un après-midi de janvier)

Pour terminer notre visite de la Quille, nous allons maintenant descendre jusqu'à la chapelle Sainte-Réparade. 

 

Elle est accessible soit du parking par un petit sentier à droite qui passe sous la bergerie, soit de la Quille, soit en montant de la vallée. Il y a même une petite route qui permet un accès en voiture en partant directement du village du Puy-Sainte-Réparade. 

 

Ce que nous dit la légende...

"Réparade" (ou Réparate) est le nom d'une jeune fille qui a vécu en Palestine au IIIe siècle après J.-C et qui a été tout au long de sa vie martyrisée. Elle fût tuée par ordre d'un proconsul romain et son corps fût ensuite jeté dans une barque qu'on laissa dériver sur la mer méditerranée. C'est ainsi que le vent la poussa sur la côte et qu'elle arriva à Nice dans la Baie des Anges. Voilà pourquoi cette sainte est devenue la sainte-patronne de Nice. 

Une partie de ses reliques ont été transférées au Puy-Sainte-Réparade, ce qui explique que cette petite chapelle porte son nom. 

La chapelle a été bâtie au Xe siècle. Elle fût ensuite rénovée en 1577, puis en 1975. 

Elle n'est ouverte que lors des Journées du Patrimoine, mais aussi lors de processions annuelles, pour l'Ascension et pour le 8 octobre, date de la fête de la Sainte. 

Je n'ai rien trouvé d'autre sur cette petite chapelle romane que j'essaierai de visiter un jour. 

 

En descendant de la Quille, pour se diriger vers la chapelle, le promeneur emprunte un sentier bordé par des oliviers superbes, plantés sur des restanques. De là, la vue est encore à couper le souffle ! 

Les restanques au bord du chemin (et la vue)
Les restanques au bord du chemin (et la vue)
Les restanques au bord du chemin (et la vue)

Les restanques au bord du chemin (et la vue)

Voici quelques détails de la chapelle...

Quelques détails de la chapelle
Quelques détails de la chapelle
Quelques détails de la chapelle
Quelques détails de la chapelle

Quelques détails de la chapelle

La chapelle est elle-aussi entourée de jolies restanques, aménagées avec des tables de pique-nique. Elles invitent à une halte sympathique en famille, agréablement ombragée en été. 

Les restanques

Les restanques

De là, le visiteur a encore une jolie vue sur la vallée, toujours sur la Sainte Victoire, bien entendu, mais aussi sur le Canal EDF en contrebas. 

La vue encore !
La vue encore !

La vue encore !

De la Quille on peut aussi choisir de descendre sur le versant opposé, vers la Grotte de la Gacharelle où se trouve une source. 

Pour cela, il faut traverser l'oppidum et suivre le petit chemin...

Il faut descendre par le petit cheminIl faut descendre par le petit chemin
Il faut descendre par le petit cheminIl faut descendre par le petit chemin

Il faut descendre par le petit chemin

Ce chemin se dirige au bout du plateau, puis passe ensuite sous la barre rocheuse. 

Sous la barre rocheuse
Sous la barre rocheuse

Sous la barre rocheuse

En suivant la falaise, on découvre rapidement des restanques récemment rénovées. 

Nous sommes juste au-dessus de l'ancien village en ruines dont je vous ai parlé dernièrement.

Les restanques rénovées
Les restanques rénovées
Les restanques rénovées

Les restanques rénovées

Là, on découvre la grotte, fermée par une grille, et en s'approchant on aperçoit la source...

La grotte de la Gacharelle
La grotte de la Gacharelle
La grotte de la Gacharelle
La grotte de la Gacharelle

La grotte de la Gacharelle

Une petite fontaine dans la pierre a été aménagée à côté des restanques. Elle n'est là que pour faire jolie, l'eau n'est pas potable et il s'agit d'un sous-écoulement. 

La petite fontaine en pierre
La petite fontaine en pierre

La petite fontaine en pierre

Voilà, notre balade au Puy-Sainte-Réparade est terminée. Il ne nous reste plus qu'à regagner le parking, et admirer la Montagne Sainte Victoire éclairée par le soleil couchant. 

Prochainement, nous traverserons la Durance pour aller promener dans le Vaucluse enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 06:11
L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Vernègues

L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Vernègues

Restons encore un peu aujourd'hui à Vernègues pour découvrir brièvement la petite église du village... de l'extérieur. 

 

L'église paroissiale Notre-Dame de Lourdes a été bâtie dans l'urgence au cœur du nouveau village en 1911, juste après le séisme de juin 1909, les autres lieux de cultes ayant été dévastés. 

J'aime beaucoup sa simplicité et son clocher carré avec son petit toit moderne. 

 

Elle est fermée pour le culte actuellement sauf pour les mariages et je n'ai donc pas pu la visiter. 

J'aimerai le faire un jour pour admirer à l'intérieur, la fresque intitulée "Hymne à la création" réalisée par Peter Erkel en 2000. Je n'ai pas trouvé de photo sur internet pour vous en donner un bref aperçu ! 

 

Autres vues de l'église
Autres vues de l'église

Autres vues de l'église

Le clocher carré avec son petit toit moderne
Le clocher carré avec son petit toit moderne
Le clocher carré avec son petit toit moderne

Le clocher carré avec son petit toit moderne

La façade de l'église et le portail d'entrée
La façade de l'église et le portail d'entrée
La façade de l'église et le portail d'entrée

La façade de l'église et le portail d'entrée

Autres détails de l'édifice...

Comme vous le voyez les pigeons ont colonisé les lieux ! 

Autres détails de l'église
Autres détails de l'égliseAutres détails de l'église
Autres détails de l'égliseAutres détails de l'église

Autres détails de l'église

Devant cette petite église toute simple a été planté un olivier, lors du centième anniversaire du séisme, en souvenir de cette catastrophe qui a marqué la région. 

L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives
L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémorativesL'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives

L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives

Les messes se déroulent actuellement dans la chapelle Saint-Symphorien qui se situe entre le village de Vernègues et celui de Cazan. Je vous ai déjà montré souvent cette jolie chapelle et pour ceux qui ne la connaissent pas encore, vous pouvez si vous le désirez cliquer sur les liens ci-dessous...

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15 février 2020 6 15 /02 /février /2020 06:18
La Chapelle Sainte-Marie-des Chazes / Balade en Haute-Loire

La chapelle Sainte-Marie-des-Chazes se trouve à l'extérieur du bourg de Saint-Julien-des-Chazes. 

Il suffit de traverser la rivière en empruntant le pont métallique puis de la longer en suivant une toute petite route pour la découvrir, nichée au pied de sa falaise de basalte, juste au bord de l'eau. On peut s'y rendre à pied sans problème après avoir laissé la voiture au village. 

 

Le site est remarquable par sa beauté. On sait que cette chapelle, construite au XIIe siècle appartenait à un prieuré érigé dès l'an 800 par Engelmonde, épouse du seigneur de Chanteuges. Voici ce que nous dit la légende. 

D'après une légende,ce serait l'oeuvre de Saint-Anne. La sainte descendit du ciel pour contempler le sanctuaire élevé sur le Mont-Annis, au Puy en Velay en l'honneur de sa fille (Marie, mère de Jésus). Prise du désir d'en avoir un
semblable sur l'Auvergne, elle descendit des cieux, avec dans la main, un marteau appartenant au maître maçon et se posa au sommet de la Durande. De là ,elle lança le marteau à travers les airs, en disant « Où ce marteau tombera, une église s' élèvera !».
Et le marteau tomba sur les bords de l'Allier à l'endroit même où fut érigée l'élégante chapelle Romane que nous admirons, aujourd'hui...

La chapelle Sainte-Marie des Chazes
La chapelle Sainte-Marie des Chazes

La chapelle Sainte-Marie des Chazes

"Chazes" vient du mot "casa"=habitation.

En effet autour du cloître de l'abbaye, de nombreuses demeures hébergeaient des jeunes femmes venant de familles nobles, ou simples roturières. Il y en eu jusqu'à 200. Ces jeunes femmes devenues religieuses par contraintes familiales ou par choix personnels étaient dirigées par une abbesse. Quelques-unes d'entre elles ont leurs armoiries dans la chapelle. 

La Chapelle Sainte-Marie-des Chazes / Balade en Haute-Loire

Un incendie détruisit les archives du monastère en 1645 et explique qu'on ne connaisse pas certains pans de son histoire. 

 

Devenue un simple hangar agricole à la Révolution, la chapelle est ensuite achetée par la commune en 1865, juste après avoir été classée en 1862 sur les listes des MH et rendue au culte. Dès son acquisition, la commune la consolide, mais en juillet 1905, un violent orage détruit le porche, le clocher et la tribune, laissant l'édifice fortement  meurtri.

Les fresques datant du XIIe siècle disparaissent toutes dans l'effondrement. Quelques fragments très abîmés sont conservés au Musée du Puy-en-Velay.

La chapelle après son effondrement en 1905

La chapelle après son effondrement en 1905

Toute la bâtisse est construite en granite polychrome, sans doute en provenance de la Margeride proche.

Le clocher-porche est une tour carrée terminée par une flèche et une croix romane. La tour présente sur chaque face deux ouvertures jumelles caractéristiques de l'art roman auvergnat.

Le sommet du clocher-porche

Le sommet du clocher-porche

Le visiteur accède à l'intérieur de la chapelle par un immense escalier de pierres.

Attention au printemps lorsque le soleil commence à chauffer, de nombreuses vipères peuvent s'y lover, regardez-donc où vous mettez les pieds ! 

Quand j'y suis allée en été il y avait tellement eu de monde dans la journée que nous n'en avons pas vu une seule...

L'escalier de pierre
L'escalier de pierre

L'escalier de pierre

En haut de l'escalier, il faut franchir un porche, avant d'atteindre la porte. 

Le porche
Le porche
Le porche

Le porche

La chapelle est formée d'une nef unique voûtée en berceau et d'une abside en cul de four, circulaire à l'intérieur mais pentagonale à l'extérieur. 

 

Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

Du haut de la tribune sous le clocher, on aperçoit très bien deux fresques de chaque côté de l'arc triomphal représentant les armoiries de deux abesses ayant séjourné aux Chazes.  

Et sur la gauche (face nord) deux arcs "aveugles". 

La nef vue de la tribune et les fresques
La nef vue de la tribune et les fresques

La nef vue de la tribune et les fresques

J'ai beaucoup aimé les vitraux...

Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...

Les vitraux...

Autres détails...

Deux statues visibles à l'intérieur
Deux statues visibles à l'intérieur

Deux statues visibles à l'intérieur

Il y a quelques panneaux explicatifs dans la chapelle...bien utile pour rédiger mon article du jour ! 

Un des panneaux explicatifs

Un des panneaux explicatifs

Et voici pour terminer cette visite de l'intérieur, la statue de Notre-Dame des Chazes visible uniquement aujourd'hui dans l'église du bourgElle est tout de même présente en photo dans le chœur.

La photo a été empruntée à Wikipedia puisque, comme je vous l'ai déjà dit, je n'ai pas pu visiter l'église du bourg. 

Notre-Dame-des-Chazes (photo wikipedia)
Notre-Dame-des-Chazes (photo wikipedia)

Notre-Dame-des-Chazes (photo wikipedia)

Un bâtiment, ancien logement de la prieure, était accolée à la chapelle. Est-ce que cette petite bâtisse proche de l'église en est un des vestiges ? Je n'ai pas la réponse...

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Je termine cette balade en vous montrant la vue sur l'Allier du haut des escaliers et quelques vues sur le site. 

Le cadre...
Le cadre...
Le cadre...

Le cadre...

Si vous avez le temps, je  vous invite à visionner cette vidéo trouvée sur youtube. 

Voilà, notre balade en Haute-Loire est terminée pour l'instant, la semaine prochaine, nous allons revenir un peu en Provence, comme d’habitude...si vous le voulez bien ! 

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11 février 2020 2 11 /02 /février /2020 06:22
L'église Saint Jean-Baptiste du Monastier-sur-Gazeille (43)

L'église Saint Jean-Baptiste du Monastier-sur-Gazeille (43)

Nous terminons aujourd'hui la visite de cette petite cité, avec la découverte de l'église romane Saint Jean-Baptiste, qu'on appelle aussi dans la région, l'église Saint-Jean.

 

Cette petite église devant laquelle se trouve un lavoir et un parc, est située à côté d'une placette où se tient le marché hebdomadaire ainsi que la plupart des foires, foires qui se tenaient déjà à cet emplacement lors de la construction de l'église, comme l'atteste une charte de Pépin Roi d'Aquitaine, en l'an 845.  

 

L'église était ouverte lors de notre passage, mais le lavoir n'était pas en eau. De là, la vue sur la vallée est très agréable, comme vous pouvez le voir sur ma seconde photo ci-dessous.

 

Le lavoir devant l'église
Le lavoir devant l'église

Le lavoir devant l'église

Connue depuis le IXe siècle donc, et classée aux MH depuis 1978, elle sert actuellement de salle d'exposition et de lieu de concerts.

 

A l'époque, les paroissiens n'avaient pas accès à l'église abbatiale que je vous ai montré dernièrement ICI et ICI. Ils ne pouvaient s'y rendre qu'en de très rares occasions.

La petite église Saint Jean-Baptiste leur était ouverte toute l'année pour le culte.

Comme la plupart des édifices religieux, elle a été remaniée plusieurs fois au cours du temps, et l'église telle qu'on la voit aujourd'hui est identique à celle qu'elle devait être au XVe siècle, lors de sa reconstruction, après un incendie qui la ravagea en 1362. Elle est donc un mélange d'art roman et d'art gothique. 

L'église était à l'époque, entourée d'un cimetière, dont de nombreux vestiges ont été découverts, sous le niveau actuel de la placette. Des sépultures ont également été mises au jour, lors de fouilles à l'intérieur de la chapelle. 

 

Couvercles de sépultures

Couvercles de sépultures

L'église avait également une tour qui donnait accès au clocher à peigne et qui a été détruite au début du XXe siècle, comme presque tout l'édifice qui tombait en ruine dans les années 60.

Une campagne de consolidation lui permit, fort heureusement de tenir debout et d'attendre la campagne de restauration qui commença dans les années 80. 

 

C'est une église à nef unique consolidée par des contreforts solides. Elle est entièrement construite, comme la majorité des églises de la région, en pierres volcaniques de différentes couleurs. 

La façade plus récente est en granite. 

La façade en granite et le clocher à peignes

La façade en granite et le clocher à peignes

Le portail d'entrée est tout simple...

Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

A l'intérieur... la nef est constituée de travées.

On y découvre un retable luxuriant daté de la fin du XVIIe grâce aux nombreux détails qu'il comporte.  

Il a été récemment rénové. Il s'appuie sur la totalité du mur du chevet. Le tableau central montre une crucifixion. De chaque côté vous pouvez observer les statues de Saint-Jean-Baptiste à gauche et de Saint-Jean- l'évangéliste à droite. Au-dessus du fronton émerge Dieu entouré de deux anges.  

Les fresques datant du XVIe siècle que vous pouvez apercevoir au plafond ont été rénovées dans les années 80. J'ai raté mes autres photos ! 

Le retable du XVIIe siècle

Le retable du XVIIe siècle

Une des chapelles est dédiée à la famille Du Roure. Je ne sais pas s'il s'agit de celle que j'ai pu photographier.

Une des chapelles.

Une des chapelles.

Enfin les vitraux (même avec des toiles d'araignées) l'éclairent joliment.

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Voilà, notre visite de la cité est terminée.

Un jour, si nous y retournons lors de prochaines vacances, j'aurai sans doute d'autres découvertes à partager avec vous.

En attendant, nous allons rester encore un peu toute cette semaine en Haute-Loire, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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8 février 2020 6 08 /02 /février /2020 06:18
L'orgue le plus vieux d'Europe

L'orgue le plus vieux d'Europe

A l'intérieur, l'église abbatiale est une merveille. Le seul problème pour y faire des photos, c'est l'absence de lumière... J'ai donc fait ce que j'ai pu avec mon petit APN ! 

Pour l'historique de cette abbatiale, je vous renvoie à mon article ICI. Pour une présentation du village si vous n'avez pas eu le temps de venir me lire dans la semaine, c'est ICI. 

 

Une fois passé le portail d'entrée, le visiteur est immédiatement surpris par l'espace tant les voûtes sont élevées. 

Les croisées d'ogives

Les croisées d'ogives

La nef est encadrée par deux collatéraux, un transept et une abside d'où partent en tout cinq chapelles.  Le plan souvent observé dans les églises romanes a donc été respecté malgré les nombreuses rénovations.

Je ne vais pas entrer dans les détails architecturaux pour autant...

La nef

La nef

Le choeur

Le choeur

Un des collatéraux et le déambulatoire sur lequel s'ouvrent les chapelles
Un des collatéraux et le déambulatoire sur lequel s'ouvrent les chapelles

Un des collatéraux et le déambulatoire sur lequel s'ouvrent les chapelles

Trois des chapelles
Trois des chapelles
Trois des chapelles

Trois des chapelles

Les vitraux sont un mélange d’œuvres anciennes et modernes. 

La grande verrière occidentale est une oeuvre du XIXe siècle. L'artiste a voulu évoquer la vie de Théofrède, en trois médaillons. On le voit combattre les sarrasins et ensuite sur son lit de mort. 

Le vitrail représentant la vie de Théofrède

Le vitrail représentant la vie de Théofrède

Voici un aperçu des autres vitraux...

Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...
Les vitraux...

Les vitraux...

L'abbaye contient un trésor, conservé dans l'ancienne sacristie et que donc je n'ai pas vu. Il contient de nombreux pièces rares comme par exemple des tableaux datés du XVe, des fragments de soieries venant d'Asie, datant du Xe siècle, un buste de Saint Chaffre datant du XIe, une piétà en bois peint et autres trésors cachés pour des raisons de sécurité, mais que peut-être on peut découvrir lors d'une visite guidée. 

 

Pour terminer, voici quelques autres détails pris dans l'église...

Autres détails...
Autres détails...
Autres détails...

Autres détails...

Mais le plus beau trésor de l'abbaye, c'est l'orgue. Il serait le plus ancien orgue d'Europe car il date de 1518. Restauré en 1980, il trône face au portail d'entrée (voir la première photo en début d'article). 

 

Voilà la visite de l'abbatiale est terminée pour aujourd'hui, elle mériterait qu'on s'y attarde. Ne manquez pas de faire une visite commentée pour en savoir plus, ce que je n'ai pas pu faire.

Très bientôt nous terminerons la visite du Monastier en découvrant une petite église, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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6 février 2020 4 06 /02 /février /2020 06:17
L'église abbatiale du Monastier-sur-Gazeille (façade occidentale)

L'église abbatiale du Monastier-sur-Gazeille (façade occidentale)

L'abbaye Saint Théofrède, également appelée Saint Chaffre, est classée sur les listes des MH depuis 1840. Elle daterait de l'époque mérovingienne ce qui en fait l'un des plus anciens monastères de France. Elle doit son nom à l'un des premiers abbés mort en martyr en 728.

 

On connaît mal les circonstances de son édification et les renseignements qui sont parvenus jusqu'à nous font quasiment partis des légendes du pays. Trois personnages entrent en jeu. Le premier est le dénommé Calmin (ou Calminius). Il serait le fondateur de Calmel, le nom d'origine du Monastier. Il y aurait ensuite Eudes, le premier abbé du monastère venu des Iles de Lérins, puis enfin, Théofrède, son neveu et successeur, qui aurait donc donné son nom à l'abbaye. 

Ce que l'on sait, c'est que la construction de l'abbaye démarre au Xe siècle,  vers l'an 950, pour s'achever au XIIe siècle, date de son apogée. Elle rayonnait alors à travers un vaste territoire dans tout le sud de la France, jusqu'en Provence et dans le Rouergue, mais aussi jusqu'au Dauphiné et dans le Piémont italien. Elle administrait alors près de 250 dépendances. 

 

A la fin du XVe siècle, les voûtes sont rénovées après leur effondrement sans doute lié à un séisme qui a secoué la région. La grande tour des cloches est érigée, ainsi que le grand escalier qui permet d'accéder au parvis, déjà en place. 

L'église est à nouveau rénovée, au XVIIIe puis au XXe siècle. 

 

La vie monastique a donc marqué la cité du Monastier. Aujourd'hui le seul vestige en plus de l'ancienne abbaye, est la place du couvent (en rénovation lors de mon passage). Elle a été implantée sur l'ancien cloître aujourd'hui disparu qui avait été construit en 817. 

Place du couvent en rénovation

Place du couvent en rénovation

L'église abbatiale du Monastier est la seconde de Haute-Loire en taille, après la cathédrale du Puy-en-Velay.  Les spécialistes de l'art médiéval la considère comme une des plus belles églises romanes du centre de la France.

On entre aujourd'hui dans l'église par le portail latéral sud.

Le mur est à cet endroit construit entièrement en roches volcaniques et renforcé par des contreforts. C'est une des parties les plus anciennes de la bâtisse.

Il est percé de trois baies (on voit surtout les deux principales sur mes photos). Les arcs sont soutenus par des colonnettes simples mais aux chapiteaux sculptés.

 

La façade sud et le portail
La façade sud et le portail
La façade sud et le portail
La façade sud et le portail

La façade sud et le portail

La façade occidentale, côté village, est d'une grande richesse et il faudrait passer des heures pour en découvrir tous les détails.

Nous n'avions aucun recul pour la prendre en photo même du bas des escaliers. Vous la voyez en entier seulement sur la première photo de mon article.

Cette façade est considérée comme un chef-d'oeuvre de l'art roman auvergnat. Elle est entièrement bâtie, comme la plus grande partie de l'édifice, en pierres volcaniques polychromes.  

Elle est constituée de deux niveaux...

Dans la partie basse, le portail principal s'ouvre au centre. Il est orné de trois voussures à section carrée et de colonnes aux chapiteaux sculptés. 

Le portail et les chapiteaux
Le portail et les chapiteauxLe portail et les chapiteaux
Le portail et les chapiteaux

Le portail et les chapiteaux

Les pierres sur cette façade, sont savamment agencées pour former de jolies mosaïques. 

Quelques dessins de la façade, en forme de mosaïque
Quelques dessins de la façade, en forme de mosaïque
Quelques dessins de la façade, en forme de mosaïque

Quelques dessins de la façade, en forme de mosaïque

Dans la partie haute, la grande ouverture centrale est également joliment décorée non seulement par des sculptures mais aussi par des colonnettes. 

L'ouverture centrale
L'ouverture centrale

L'ouverture centrale

Elle est encadrée par deux ouvertures latérales et surmontée par un fronton triangulaire.

 Les ouvertures latérales, de gauche ET de droite
 Les ouvertures latérales, de gauche ET de droite

Les ouvertures latérales, de gauche ET de droite

De nombreuses sculptures de différentes couleurs ocre, brune, noire sont accrochées à la paroi colorée, et la richesse des personnages représentés font de cette abbaye, un monument exceptionnel dans la région. 

De nombreuses sculptures
De nombreuses sculpturesDe nombreuses sculptures
De nombreuses sculpturesDe nombreuses sculptures

De nombreuses sculptures

La frise qui borde le fronton triangulaire est composée de différents personnages et autres décorations.  

N'oubliez-pas de cliquer sur les photos pour les agrandir ! 

Les différents personnages et décorations du frontonLes différents personnages et décorations du frontonLes différents personnages et décorations du fronton
Les différents personnages et décorations du frontonLes différents personnages et décorations du frontonLes différents personnages et décorations du fronton

Les différents personnages et décorations du fronton

Le chevet de l'abbatiale que l'on peut voir quand on se trouve au pied du château, est amputé de ses deux clochers qui furent abattus durant la Révolution. 

En l'observant, on découvre nettement deux périodes de construction. 

La partie inférieure est en pierre volcanique, alors que l'abside est bâtie en roche claire. Il s'agit d'arkose de Blavozy. Les arcs-boutants sont également en arkose et s'appuient sur des contreforts solides. Ils sont décorés d'armoiries. 

 

Le chevet vu de l'extérieurLe chevet vu de l'extérieur
Le chevet vu de l'extérieurLe chevet vu de l'extérieur
Le chevet vu de l'extérieurLe chevet vu de l'extérieur

Le chevet vu de l'extérieur

Voilà notre visite extérieure de l'église est aujourd'hui terminée. J'espère qu'elle vous a plu. 

 

Hier, au moment même où je finalisais cet article, je suis tombée par hasard sur un article du Journal "L'éveil" paru donc mercredi 5 février, qui parle d'une restauration devenue indispensable pour ce superbe édifice. Je vous mets l'article en lien ci-dessous pour ceux qui veulent en savoir plus (en espérant que ce lien perdurera).

Très bientôt, nous entrerons visiter les lieux, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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28 janvier 2020 2 28 /01 /janvier /2020 06:18
La chapelle castrale sur le rocher

La chapelle castrale sur le rocher

Terminons aujourd'hui la visite du site d'Arlempdes en montant à la chapelle castrale, bâtie à l'Est du rocher sur le point le plus haut du plateau,  à l'intérieur de l'enceinte du château. 

Elle a été construite aux environs des XI-XIIe siècles, entièrement en brèche rouge et sa construction est considérée comme antérieure à celle du château. C'est donc la partie la plus ancienne du site mais aussi quand on regarde le plan du site ICI, la moins protégée. 

Elle a été rénovée récemment, en 2004 grâce à des dons et à "l'Association pour la Sauvegarde et l'Animation du château", dont je vous ai déjà parlé dans mes articles précédents. Une plaque est d'ailleurs présente dans la chapelle pour remercier les donateurs nommément.

La chapelle en bordure de la falaise
La chapelle en bordure de la falaise

La chapelle en bordure de la falaise

La façade est toute simple. La porte d'entrée est juste soulignée par une sculpture discrète, des pierres formant un arc de cercle, et sur le linteau monolithique, une croix gravée dans la pierre. 

La façade et la porte d'entrée
La façade et la porte d'entrée

La façade et la porte d'entrée

A l'intérieur, la nef toute simple elle-aussi. Elle se termine par une abside semi-circulaire en cul-de-four. La chapelle est très faiblement éclairée car elle ne comprend que quelques petites ouvertures.

Les ouvertures de la chapelle
Les ouvertures de la chapelle
Les ouvertures de la chapelle

Les ouvertures de la chapelle

L'autel est en bois doré et des fresques recouvraient les murs. 

L'autel

L'autel

Une étrange ouverture a attiré mon attention car je n'avais jamais vu ça. Il s'agit d'une ouverture qui permettait aux soldats d'assister à la messe de l'extérieur, car ils étaient bien trop nombreux pour entrer dans la chapelle, réservée au seigneur et à ses proches. 

Voici cette ouverture de l'intérieur et de l'extérieur. On voit qu'elle est évasée vers l'intérieur comme le serait un cornet acoustique ou un porte-voix. Si vous savez comment s'appelle une telle ouverture, je suis preneuse car je n'ai rien trouvé sur le net à ce sujet. 

L'ouverture bien utile pour assister à la messe de l'extérieur
L'ouverture bien utile pour assister à la messe de l'extérieur

L'ouverture bien utile pour assister à la messe de l'extérieur

De là-haut, quand on fait le tour de la petite chapelle, mieux vaut ne pas regarder en bas et surveiller les enfants, car en-dessous nous avons 80 mètres de falaise. La vue sur la rivière est bien évidemment magnifique.

La Loire en contrebas (vue de la chapelle castrale)
La Loire en contrebas (vue de la chapelle castrale)

La Loire en contrebas (vue de la chapelle castrale)

La visite du site d'Arlempdes est aujourd'hui terminée. 

Prochainement, nous allons rester encore un peu en Haute-Loire, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

Croix de pierre située à l'intérieur de la chapelle

Croix de pierre située à l'intérieur de la chapelle

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20 janvier 2020 1 20 /01 /janvier /2020 06:18
Le village d'Arlempdes vu du plateau en zoomant
Le village d'Arlempdes vu du plateau en zoomant

Le village d'Arlempdes vu du plateau en zoomant

Retournons un peu en Haute-Loire pour visiter le village d'Arlempdes, classé parmi les "Plus beaux villages de France", que j'ai eu le plaisir de découvrir l'été dernier en vacances avec mes petits-enfants. 

Il faut dire tout d'abord que le village est implanté dans un site magnifique. Il surplombe la toute jeune Loire qui prend sa source à peine à 30 km en amont, au Mont Gerbier de Jonc. 

Le village est petit et ne comporte que quelques maisons et un hôtel restaurant, mais la commune est très étalée alentour et de nombreux hameaux sont dispersés sur le plateau. 

L'hôtel et quelques maisons du village
L'hôtel et quelques maisons du village
L'hôtel et quelques maisons du village

L'hôtel et quelques maisons du village

Le village d'Arlempdes est surtout connu pour les vestiges de son château, quillé sur un dyke basaltique contourné par la rivière, qui forme à cet endroit une boucle que je vous montrerai de près dans un prochain article.  

Je vous donne ici un bref aperçu du château et de ce qui l'entoure. Vous le verrez apparaître sur d'autres photos.

Vues du château qui domine le village
Vues du château qui domine le village

Vues du château qui domine le village

Le visiteur pénètre dans le village par une poterne, datée de 1066, et classée aux MH depuis 1971. Cette ancienne porte, ouverte dans la première enceinte du château, est formée d'une voûte en berceau, surmontée par une salle éclairée par une fenêtre à meneau, côté village (pas de photo hélas). 

Au-dessus, un grenier a été aménagé à une époque plus récente, ce qu'on peut voir en observant les pierres qui ne sont pas les mêmes entre le premier et le second étage. 

La poterne (vue de l'extérieur)
La poterne (vue de l'extérieur)

La poterne (vue de l'extérieur)

Une fois passé la poterne, le visiteur découvre l'église Saint-Pierre, qu'il avait déjà pu observer de loin dès son arrivée au village. 

C'est une église romane, construite au XIIe siècle en pierres volcaniques de plusieurs couleurs. Elle est classée elle-aussi aux Monuments Historiques depuis 1907. On ne peut en faire le tour car des maisons sont accolées à l'église. 

L'église vue de la place
L'église vue de la place

L'église vue de la place

Le beau portail est typiquement vellave. Il comprend quatre colonnes dont deux torsadées et une archivolte moulurée. 

Le portail et ses détails vus de près
Le portail et ses détails vus de près
Le portail et ses détails vus de près

Le portail et ses détails vus de près

L'église a été rénovée au XVIe siècle, date à laquelle ont été ajoutés le contrefort, une chapelle latérale percée d'une fenêtre gothique et présentant le blason des seigneurs sur la clef de voûte (pas de photo), et le clocher à peigne rectangulaire, à quatre arcades et trois cloches.

Le clocher vu du village
Le clocher vu du village
Le clocher vu du village

Le clocher vu du village

Le village et le clocher vu du haut du château
Le village et le clocher vu du haut du château

Le village et le clocher vu du haut du château

L'intérieur est simple. Les pierres rouges et noires créent une ambiance particulière. L'église est composée d'un vaisseau unique à trois travées. Le chœur est clos par un mur plat ce qui est rarissime. 

L'intérieur de l'église Saint-Pierre
L'intérieur de l'église Saint-Pierre

L'intérieur de l'église Saint-Pierre

Les vitraux sont très variés avec un mélange d'ancien et de moderne. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Une pietà polychrome dénote un peu dans cet environnement...

La pietà polychrome

La pietà polychrome

Voici d'autres détails pris dans l'église...

Autres détails pris dans l’église
Autres détails pris dans l’église

Autres détails pris dans l’église

Sur la place se dresse un calvaire composé d'une jolie croix classée aux MH depuis 1907. Il s'agit d'une croix monumentale en pierre, datant du XVe siècle. Elle marquait l'entrée de l'ancien cimetière qui entourait l'église à cette époque. 

Elle est formée de deux parties. La partie supérieure est ornée sur les deux faces de sculptures : la face orientée vers le cimetière représente le Christ entouré par Saint-Jean et la Vierge (pas de photo). Sur l'autre face, seule face photographiée donc, une Pietà est entourée de Saint-Pierre portant une clef, et d'un abbé.  

 

 

La croix en pierre, côté piétà

La croix en pierre, côté piétà

Voilà, notre visite du village d'Arlempdes est terminée pour aujourd'hui.

Très bientôt, nous monterons au château, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

A bientôt...

A bientôt...

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