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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 05:39
L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

 

Je vous ai présenté hier l'église Saint-Médard vue de l'extérieur. Je vous propose aujourd'hui de visiter l'intérieur.

 

Je n'ai malheureusement pas vraiment pu faire beaucoup de photos car d'une part, j'ai effectué cette visite rapidement au mois d'août dernier, avec ma petite fille, et j'ai donc passé plus de temps à répondre à ses questions (elle n'a que 8 ans) qu'à faire des photographies.

D'autre part, les pèlerins de Saint-Jacques étaient assez nombreux dans l'église en train de se recueillir, et j'ai trouvé (moi qui suis athée) que c'était très déplacé que de les prendre en photos. Donc la visite sera incomplète. C'est une visite à refaire hors saison ou lors des journées du patrimoine l'an prochain, si j'y arrive, pour capter quelques détails supplémentaires et en apprendre davantage sur l'histoire de cet édifice. 

 

L'orgue de tribune que vous pouvez apercevoir sur la première photo est situé au dessus du portail ouest que je vous ai montré hier (portail gothique). Il est classé aux monuments historiques comme beaucoup d'objets de cette église, elle-même, je le rappelle, monument classé.

 

Les vitraux font partie des plus beaux vitraux du département. Ce n'est pas moi qui le dit mais les guides touristiques ! La plupart représente la vie de Saint-Médard.

Ils sont si hauts qu'il faudrait pouvoir grimper sur les bancs ou carrément  sur des échelles pour les prendre en photos correctement. Bien sûr, vous vous en doutez, je ne l'ai pas fait !

 

Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux

Quelques-uns des vitraux

 

Au chevet, on trouve deux vitraux consacrés à la vie de Saint Noël Chabanel. Ils ont été élaborés par un peintre verrier du XIXe siècle, Charles Borie. On y voit entre autre, une des rares représentations dans l'art français, d'un amérindien (et plus particulièrement d'un Huron).

Natif de Saugues, Saint Noël Chabanel était un missionnaire jésuite devenu un des martyrs canadiens. Il fut envoyé très jeune en Nouvelle France et mouru, assassiné par un Huron.

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

 

En dehors des vitraux, on peut admirer certains objets de culte, statues et tableaux considérés comme des chefs-d'oeuvre.

 

Une Vierge en Majesté assise, en bois sculpté datant du XIIe siècle. Je n'ai pas réussi ma photo car cette vierge est en hauteur. J'ai donc emprunté une photo sur le net. D'aucun se demande s'il s'agit d'une copie exposée dans l'église, ou bien de l'original. Je ne vous donnerai pas la solution ! 

 

La vierge en Majesté (Photo du net)

La vierge en Majesté (Photo du net)

 

Face au portail d'entrée sud, deux chapelles latérales sont ornées de fresques murales (décor peint sur toile de jute). Elles ont été réalisées en 1975 par Lucien Gires, un artiste saugain dont je vous ai déjà cité le nom lorsque nous avons visité la Tour des Anglais et dont je reparlerai bientôt. 

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

 

Dans la chapelle de droite, se trouve une châsse, réalisée dans les années 50, où sont conservées les reliques de Saint-Bénilde, dont la vie est exposée dans l'édifice. Il est le protecteur des habitants de Saugues. Vous pouvez aussi en-dessous distinguer le gisant que je n'ai pas voulu photographier de plus près. D'abord je n'aime pas ça et ensuite ma petite fille était très impressionnée donc nous ne sommes restées devant qu'un bref instant.  

 

 

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

 

La fresque de la seconde chapelle représente l'histoire de Saint-Noël Chabanel dont je vous ai parlé plus haut. 

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

 

Dans le choeur, l'autel est entouré de statues...

Autour de l'autel
Autour de l'autelAutour de l'autel
Autour de l'autel

Autour de l'autel

 

Dans la salle des trésors, il y a bien sûr le trésor, placé dans des vitrines, comprenant des vêtements sacerdotaux dont des chasubles, des objets liturgiques et plusieurs croix de procession Renaissance, richement ciselées par des orfèvres du Puy.

Tous ces trésors sont, vous vous en doutez également classés. 

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)
Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

 

Dans les autres chapelles latérales sud, d'autres merveilles nous attendent, comme cette sculpture dorée dont je ne connais pas la signification (si un de mes lecteurs peut m'en dire plus !). 

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Cette Piéta tenant son fils mort sur les genoux, m'a beaucoup impressionnée. Elle est réalisée en bois polychrome et date du XVe siècle. Je l'ai trouvé magnifique !

La Pieta datant du XVe siècle

La Pieta datant du XVe siècle

 

Dans une autre chapelle, Saint-Jacques nous rappelle que l'église est sur le chemin de Compostelle. 

Une petite statue de Saint-Jacques

Une petite statue de Saint-Jacques


 

Voilà, notre découverte de l'église est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite vous a plu.

Je ne manquerai pas lors d'une visite future de la compléter éventuellement...

 

L'aigle de Saint-JeanL'aigle de Saint-Jean

L'aigle de Saint-Jean

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:45
L'église Saint-Médard de Saugues (43)

L'église Saint-Médard de Saugues (43)

 

Aujourd'hui, je vais encore vous parler d'un édifice religieux incontournable en Haute-Loire. C'est l'église Saint-Médard de Saugues.

Cette église est une ancienne collégiale qui dépendait du prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac. C'est un monument classé depuis 1831 au titre des monuments historiques. 

Aujourd'hui, elle sert de lieu de rencontre entre les Pèlerins qui viennent du Puy-en- Velay et ceux qui descendent du Puy-de-Dôme ou du Cantal. 

 

Toutes les églises ont une histoire et celle-ci ne déroge pas à la règle. Chaque siècle a apporté son lot de changement.

 

L'église actuelle se compose de trois parties.

 

L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...
L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

L'église vue de l'entrée de Saugues (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

 

Le clocher-porche, au sud du choeur, appartient dans sa partie basse à la première église implantée sur les lieux et datée du XIIe siècle. Il est donc entièrement de l'époque romane.

La partie haute du porche, par contre a été entièrement rénovée et consolidée vers 1920. Elle est surmontée par un clocher octogonal...

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais
Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

 

Le portail roman est d'une grande simplicité et date du XIIe. 

Cependant le porche actuel aurait été agrandi au XIVe siècle ce qui explique sa forme caractéristique avec un large et profond ébrasement, décoré de part et d'autres de trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. 

Le portail roman et les colonnettes du porche
Le portail roman et les colonnettes du porcheLe portail roman et les colonnettes du porche

Le portail roman et les colonnettes du porche

 

La nef et le choeur, montrent aussi sur la façade sud des vestiges de l'époque romane, en particulier au niveau de la salle des trésors que je vous montrerai prochainement.

La façade sud de l'église

La façade sud de l'église

 

Vers la partie nord, la nef et le choeur sont un mélange des genres car cette partie a été entièrement reconstruite, entre le XVIe et XVIIe siècle.

 

La façade nord de l'église...La façade nord de l'église...

La façade nord de l'église...

 

La façade ouest est de style néo-gothique. Entièrement bâtie au XIXe siècle, en pierre de Volvic, elle présente un porche d'entrée récent, auquel on accède par des escaliers. 

 

La façade ouest de l'église

La façade ouest de l'église

 

Son portail est lui aussi bien sûr de style néo-gothique...

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

 

Il est richement orné de sculptures. 

Les sculptures du portail d'entrée
Les sculptures du portail d'entréeLes sculptures du portail d'entrée

Les sculptures du portail d'entrée

 

Sur la façade, deux statues protègent l'entrée du portail : à gauche Saint-Roch et à droite Saint-Médard.

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Médard

Statue de Saint-Médard

 

Voilà, notre petite visite de l'extérieur de l'église Saint-Médard est terminée pour aujourd'hui.

Dès demain, je vous ferai visiter l'intérieur...si vous le voulez bien !

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:25

 

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre balade dans la Drôme et grimper tout en haut du clocher par l'escalier de bois que je vous ai montré hier et qui se situe au-dessus des cloches...

 

Tout là-haut, la vue sur la ville et le plateau du Vercors est extraordinaire . Bien sûr, je suis consciente que pour ceux qui ne connaissent pas du tout le coin, cela présente moins d'intérêt, mais bon, je ne me lasse pas de voir ces paysages vus d'en haut.

 

Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale

Les paysages vus du clocher de la cathédrale

 

Le week-end dernier, lorsque nous sommes montés sur la terrasse du clocher, le samedi matin, il y avait du soleil et un beau ciel bleu avec presque pas de nuages et c'était jour de marché, donc la ville en -dessous de nous était déjà très animée, même tôt le matin...

La Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marchéLa Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marché

La Place de l'église un jour de marché

 

Du haut du clocher, les bâtiments de la nouvelle mairie et de ses services annexes ne passent pas inaperçus,  à cause de leurs façades jaunes canari.

La mairieLa mairie

La mairie

 

La sous-préfecture est située sur la place de l'Eglise. 

La sous-préfecture

La sous-préfecture

 

Sur les photos suivantes, le temple se voit très bien. De l'autre côté de la ruelle se dresse une petite tour située dans une maison du XVe siècle, la maison "Faure de Vercors".

La toiture du temple a été rénovée en 1990, terminant ainsi la série de travaux effectués durant les années 80. 

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

 

De l'autre côté de la ville, enchâssé dans les remparts, on aperçoit l'hôpital, menacé actuellement de fermeture.

Fondé au XVe siècle, c'était un établissement de charité appelé l'Hôpital de la Croix. 

Au XVIIIe siècle, l'hôpital est transféré dans le quartier de Beaume, un des plus anciens quartiers de la ville. Il est totalement reconstruit à cet endroit, accolé à une ancienne église de dominicains, aujourd'hui devenue chapelle de l'hôpital.

C'est elle que vous voyez au loin et les bâtiments de l'hôpital sont en partie cachés par la chapelle.

 

La chapelle de l'hôpital visible de loin

La chapelle de l'hôpital visible de loin

 

Dans le quartier de Beaume également, nous apercevons les vestiges  des remparts romains. 

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

 

Le viaduc construit pour dévier les véhicules qui passaient auparavant par la porte Saint-Marcel, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, se voit très bien. Il permet de franchir la Meyrosse, un petit affluent de la Drôme. Par derrière se trouve l'ancien quartier industriel de la ville. 

Le viaduc sur la Meyrosse

Le viaduc sur la Meyrosse

 

Au delà des maisons, ce sont les jardins du Perrier dont je vous ai déjà parlé. Ils sont situés dans la zone de verdure, au-delà du toit pointu à quatre pans d'un des petits cabanons, typique de la région. 

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

 

Auriez-vous deviné l'existence de ces quelques jardins intérieurs, en vous promenant dans  les rues ?

La première photo montre le jardin de la cure.  Dans ce bâtiment se cache une petite merveille, le Salon chinois... un petit salon que je vous ferai visiter bientôt.

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros
Le jardin de la cure et autres coins verts intra-murosLe jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

 

En regardant en bas, à l'inverse nous voyons des petits balcons et terrasses, où il doit faire bon vivre...

Quelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balcons

Quelques terrasses et balcons

 

La dernière fois, que mon mari était monté en haut du clocher, il était petit et c'est son grand-père qui l'avait emmené là-haut, ce qui fait... plus de 50 ans maintenant, c'est dire comme le temps passe vite, n'est-ce pas ?!

Du coup, il vous offre ce joli panoramique que je ne peux pas faire avec mon APN. N'oubliez-pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir ce que vous pouvez faire aussi pour toutes les photos de mes articles ! 
 

Un panorama de la ville...

Un panorama de la ville...

 

A bientôt pour d'autres visites, ici ou ailleurs et...

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:47

 

Le week-end dernier, pour les Journées du Patrimoine, je me suis rendue à Die, dans la Drôme, où je vais souvent...

Je vous ferai profiter dans les semaines à venir de nos visites.

Le clocher de la cathédrale

Le clocher de la cathédrale

 

Je désirai depuis longtemps monter au sommet du clocher de la cathédrale. C'est chose faite !

Je vous rappelle que le clocher-porche date de la fin du XIIe siècle. Sa terrasse d'origine a été remplacée par un étage supplémentaire. On voit bien sur la photo ancienne ci-dessous que je vous ai déjà montré dans un précédent article, que le campanile existait déjà. 

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

 

On accède au coeur du clocher, par une porte située à l'intérieur de la cathédrale et seulement lors des Journées du Patrimoine ou pour des visites organisées par l'Office du tourisme. 

Il faut grimper des escaliers en pierre assez raides, mais dans lesquels on peut croiser sans problème.

L'accès au clocher

L'accès au clocher

 

Au premier niveau, on a une vue sur la charpente où s'accrochent très fréquemment des chauve-souris...L'escalier tourne et on a le temps d'admirer la voûte de pierre... il faut encore grimper ! 

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocherLa voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

 

Au troisième étage du clocher-porche, se trouvent les cloches...

 

Les cloches...
Les cloches...Les cloches...

Les cloches...

 

Voici leur histoire (extraite du panneau informatif élaboré par Christian Rey)

 

Il y a trois cloches en tout : les deux que je viens de vous montrer, de fabrication récente, et celle du campanile, plus ancienne, située plus haut et que l'on voit très bien sur la première photo du clocher.

 

L'histoire ces deux cloches est liée à l'histoire de la seconde guerre mondiale. Pour célébrer la signature des accords de Munich qui donnaient définitivement à Hitler la Tchécoslovaquie afin d'éviter ainsi une guerre qui apparaissait comme inévitable, le chanoine Rérolle de Die eut l'idée de lancer une souscription afin de fabriquer une cloche de la paix.

Les diois furent si enthousiastes, que les dons dépassèrent les espérances du chanoine et celui-ci, après une seconde souscription eut assez d'argent pour faire fabriquer non pas une mais, deux cloches.

Les cloches ont été fabriquées par la célèbre maison Paccard d'Annecy-le-vieux, maison qui existe toujours aujourd'hui.

 

La cloche principale dite "cloche de la paix", sonne le "fa"  et porte l'inscription "Je porte le nom de Marie, Reine de la paix..." Elle pèse 900 kilos.
 

 

La cloche de la paix est la plus grosse...
La cloche de la paix est la plus grosse...

La cloche de la paix est la plus grosse...

 

La seconde, plus petite, pèse tout de même 700 kg. Elle sonne le "la" bémol. Elle porte l'inscription "Je me nomme Marie du Rosaire, soeur cadette de la cloche de la Paix..."

Marie du Rosaire est au premier plan...
Marie du Rosaire est au premier plan...Marie du Rosaire est au premier plan...

Marie du Rosaire est au premier plan...

 

Au départ, les cloches étaient installées à l'entrée du choeur...

C'est là que chacune des cloches a été baptisée. Comme il est d'usage, elles avaient donc un parrain et une marraine. Après le baptême et la bénédiction des cloches,  en 1939, par l'évêque de l'époque, Monseigneur Pic, tous les diois purent faire sonner les cloches et on les entendit pendant plus d'une heure dans tout le canton...

 

 

De cet étage, on a déjà une vue intéressante sur la ville mais perçue à travers un grillage protecteur. Des colonnettes ornées de chapiteaux sculptés soutiennent les arcatures. 

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau
Les sculptures et les ouvertures à ce niveauLes sculptures et les ouvertures à ce niveau

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau

 

Ensuite on doit grimper par un escalier de bois assez raide pour atteindre la plate-forme.

L'escalier de bois

L'escalier de bois

 

Tout en haut se trouve le campanile, mais je trouve que finalement on le voit beaucoup mieux quand on est loin du clocher. C'est là que se trouve la sirène utilisée en cas de sinistre. 

Le campanile
Le campanileLe campanile

Le campanile

 

La cloche du campanile a aussi une histoire...

Le mot campanile provient du mot italien "campana" qui veut dire cloche.

Mais en Provence, où se situe la grande majorité des campaniles, il désigne à la fois la cloche proprement dite, la tour construite pour les abriter et la construction en fer forgé (ou en bois) qui l'entoure...

La cloche du campanile diois date de 1530 : c'est une des plus anciennes de la région. Elle sonne en "ré bémol". Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, au titre des objets, depuis 1943 seulement. 

On ignore encore si le campanile date de la même époque. Il est vraisemblablement antérieur au XVIIe siècle. 

 

Le campanile et la cloche datant de 1530

Le campanile et la cloche datant de 1530

 

 A bientôt... pour admirer la vue du haut du clocher, enfin, si vous le voulez bien !

A bientôt...

A bientôt...

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:00
L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

 

Je n'ai presque pas trouvé d'informations sur l'intérieur de l'église de la petite commune de Saint-Jean-Lachalm. 

 

Je vous rappelle que cette église, que je vous ai présenté récemment, est dédiée à Saint-Jean-Baptiste, le prophète, également appelé le "précurseur" ou "le caravaggio" en Italie, parce qu'il a annoncé la venue de Jésus. Elle dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac et fait donc partie aujourd'hui des sites clunisiens.

Elle appartient à l'ensemble paroissial "Saint-Jean du Velay volcanique" comme certaines églises de la région que je vous ai déjà fait visiter sur ce blog :  celle de Saint-Rémy de Vergezac, celle de Saint-Privat d'Allier ou encore celle du Vernet, ...et plus récemment celle de Saint-Christophe-sur-Dolaizon. Les croyants se rendent donc au culte alternativement dans l'une ou l'autre de ces églises...

 

Approchons-nous tout d'abord pour voir le porche d'entrée, située sur la place principale du village. 

Lorsque j'ai fait mes photos cet été, l'église était protégée par une barrière de sécurité. 

On voit bien qu'elle n'a pas beaucoup changé depuis la photographie ancienne que j'ai trouvé sur internet qui montre simplement la place, non goudronnée.

 

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)
L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

 

Le portail d'entrée est tout simple et s'ouvre directement sur la placette.

Il est formé de plusieurs arcs successifs décalés (qu'on appelle des voussures) et de chaque côté de la porte, ouverte pour une fois, se trouve une double colonnette surmontée de chapiteaux sculptés de têtes de personnages et feuilles d'acanthe, entre autres. Ces chapiteaux viennent d'être rénovés ce qui se voit bien sur mes photos. 

Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

La nef montre une voûte toute simple en pierre du pays...

Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...

Le nef vue du haut de la tribune...

 

Dans le choeur, le maître-autel datant du XIVe siècle est surmonté par un christ en croix du XVIe. 

Le choeur et l'autel
Le choeur et l'autel

Le choeur et l'autel

 

Voici deux des chapelles latérales...il y avait des visiteurs dans les autres ! J'y retournerai sans doute un jour faire d'autres photos...

Les chapelles latérales
Les chapelles latérales
Les chapelles latérales

Les chapelles latérales

 

Les vitraux sont par contre tout à fait modernes, ce que j'ai trouvé dommage dans ce contexte...

 

Les vitraux sont modernes
Les vitraux sont modernes

Les vitraux sont modernes

 

Dans une des chapelles latérales, se trouve un superbe bas-relief sculpté dont je ne connais ni l'origine ni la signification...

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Voici d'autres détails ornementaux vus à l'intérieur de l'église : de nombreux tableaux que je n'ai pas tous pris en photos et quelques chapiteaux gravés, tous de la même façon, avec un motif de feuilles simples (appelées feuilles d'eau, je crois ?).

De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...

De nombreux tableaux...

 

Les fonds baptismaux de l'entrée sont devenus simple bénitier...

Le village de Saint-Jean-Lachalm (3) : l'église vue de l'intérieur / Balade en Haute-Loire

 

Remarquables aussi ces petits fonds baptismaux apparemment en marbre, surmontés d'une armoire de petite taille à la porte gravée d'une croix pattée, symbole des Templiers. L'armoire est encastrée dans le mur et surmontée de la statue de Saint-Jean-Baptiste avec son éternel agneau couché à ses pieds et son doigt pointé.

Dans l'armoire, fermée à clé, étaient conservées les huiles saintes.

 

 

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...
Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

 

J'espère que la visite de cette petite église vous a plu !

Elle est toute simple mais méritait le détour, je trouve...

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 06:14

 

L'église de Saint-Jean-Lachalm, dédiée à Saint-Jean--Baptiste, est une église romane construite au 13e siècle et classée aux monuments historiques depuis 1908.

 

L'église de Saint-Lachalm

L'église de Saint-Lachalm

 

C'est une église voûtée, terminée par une abside carrée, ce qui est une de ses particularités.

La nef a été totalement rénovée en 1928 et elle est recouverte de lauzes. 

L'extrémité de la nef est surmontée par une petite cloche...

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

 

 

Les chapelles latérales ont été rajoutées ultérieurement comme c'est toujours le cas dans les églises romanes. Elles dateraient toutes du 15e siècle et ont une toiture couverte de tuiles.

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles
Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

 

Le clocher porte la date de 1790. Il repose sur une travée basse de la nef, renforcée par un arc et se situe au dessus du porche d'entrée. 

Il est surmonté par une girouette, avec le traditionnel coq que nous observons souvent sur les édifices religieux...


 

La girouette

La girouette

 

L'originalité du clocher est d'être recouvert de tuiles vernissées de plusieurs couleurs. Ces tuiles sont caractéristiques des édifices bourguignons. Domi nous a fait visiter cet été sur son blog, de jolis sites bourguignons ayant ce type de toiture...

La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie

La toiture vernissée en quadrichromie

 

Cette couverture vernissée particulière du clocher, est très rare dans la région.

Elle s'explique par le fait que cette petite église située à l'écart des routes touristiques, dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac.

 

Un peu d'histoire pour mieux comprendre...

 

Le célèbre Odilon de Cluny (de son nom de naissance Odilon de Mercoeur), d'abord chanoine à la collégiale de Saint-Julien de Brioude, puis 5ème abbé de Cluny, était né dans la région. Sa famille (les Mercoeur) était alors établie dans le château de Miramande situé à un kilomètre à peine de Saint-Jean-Lachalm. 

Odilon de Cluny fonde en 1025 le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.

A cette occasion, il offre à ce nouveau prieuré clunisien, l'église Sain-Jean-Baptiste située dans le fief de la famille Mercoeur, ainsi que la chapelle du château.

Le château de Miramande et sa chapelle ont été détruits au XVe siècle. Il ne reste plus, au bourg aujourd'hui que la jolie petite église... 

 

Depuis 2012, l'église fait partie des sites clunisiens, comme beaucoup d'autres monuments de la région qui attestent tous de la notoriété de l'ordre monastique de Cluny, fondé au Xe siècle par Guillaume Le Pieux, comte d'Auvergne. 

Durant sont abbatiat, Odilon de Cluny a considérablement participé à augmenter l'influence religieuse, politique et culturelle de Cluny. Le classement de cette petite église parmi les sites clunisiens est une façon de lui rendre un bel hommage. 

Je vous rappelle que l'abbaye bénédictine de Cluny est devenue après sa création et, jusqu'à la Révolution, un foyer de renaissance et d'influence dans tous les domaines, laissant dans son sillage un patrimoine remarquable qui s'est étendu jusqu'en Haute-Loire et bien delà, dans le sud-ouest, en Angleterre, en Suisse... 

 

Depuis 2005, le réseau des Sites clunisiens est mis en valeur et de nombreux édifices religieux sont aujourd'hui reconnus et portent la mention d' Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe.

 

 

 

Pour poursuivre la visite de l'église,  et en faisant le tour complet de l'édifice, nous pouvons observer quelques détails, comme cette ouverture encadrée de deux colonnettes surmontées de deux chapiteaux décorés qui se trouve à la base du clocher. Sur la première photo ci-dessous, on voit bien que cette ouverture n'est pas une ancienne porte d'accès et ne touche pas le sol...

 

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes
L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes

L'ouverture encadrée de deux colonnettes

 

Puis au dessus, on peut apercevoir une petite statue de la vierge, et enfin en remontant le nez vers le ciel, on aperçoit les abat-sons et enfin la toiture vernissée et la girouette.

Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue

Zomm sur la petite statue

 

Accolée, au clocher se trouve une petite tour ronde qui comporte à sa base, une porte d'accès à l'escalier permettant de monter jusqu'au clocher...

 

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)
L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

 

On aperçoit aussi sur le mur de la nef, juste sous le toit de lauzes, des arcatures décoratives qui forment une frise, décoration typique de l'art roman. 

Les arcatures
Les arcaturesLes arcatures

Les arcatures

 

A côté de l'église, juste de l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école du Sacré-Coeur, une école privée dont j'ai découvert une photo ancienne sur le net.

Les locaux sont occupés actuellement par un cabinet d'endocrinologie. 

L'école privée
L'école privée

L'école privée

 

Très bientôt, je vous ferai visiter l'intérieur, enfin, si vous le voulez bien ! 

Le village de Saint-Jean-Lachalm (2) : l'église vue de l'extérieur / Balade en Haute-Loire

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:31
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au mortsL'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

 

Voilà longtemps que je voulais faire une halte à Saint-Christophe-sur-Dolaizon, une petite commune de Haute-Loire, située à quelques kilomètres seulement du Puy-en-Velay. Nous y sommes allés un vendredi soir, où il y a un petit marché qui regroupe quelques producteurs locaux. Sur internet, vous trouverez parfois l'orthographe "Dolaison" ce qui est étrange car sur les panneaux à l'entrée du village, il y a bien un Z et c'est le nom de la rivière qui passe à proximité ! 

C'est une commune qui se trouve en dehors des grands axes routiers. Elle est la troisième commune traversée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui empruntent la Via Podensis. 

On l'atteint après avoir traversé les chibottes que je vous ai montré l'année dernière et qui attestent de l'intense activité agricole passée de la région. 

 

 

La commune est surtout visitée pour son église romane et son petit patrimoine alentour. Le château par contre, visible de la grande route, est un domaine privé.  

Elle s'étend sur le plateau volcanique du Devès, sur 2734 hectares et compte moins de 1000 habitants en tout (hameaux compris). C'est une commune de moyenne montagne, située à 900 mètres d'altitude qui propose de nombreux gîtes et locations saisonnières à deux pas de la grande ville, mais aussi des vallées de la Loire et de l'Allier, riches en randonnées et découvertes patrimoniales diverses...

 

L'église Saint-Christophe

L'église Saint-Christophe

 

L'église Saint-Christophe aurait été construite vers le milieu du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1161, par les hospitaliers du Puy et, en 1204, par les Templiers. Elle est donc romane pour ses parties les plus anciennes, mais a subi de nombreux remaniements au cours des siècles comme la plupart des églises de la région. 

 

Classée aux Monuments historiques depuis 1907, elle présente le traditionnel clocher à peigne de la région et bien sûr, elle est construite en roches locales. 

Le clocher est percé de quatre ouvertures et porte la date de 1737. Il n'a cependant que trois cloches.

Il est surmonté de quatre gâbles, typiques de l'architecture gothique.  

 

Le clocher surmonté de quatre gâbles

Le clocher surmonté de quatre gâbles

 

Au sud, l'église présente trois enfeus qui s'ouvraient vraisemblablement sur l'ancien cimetière. 

La façade sud de l'église et les enfeus
La façade sud de l'église et les enfeus

La façade sud de l'église et les enfeus

 

Au nord, on retrouve des vestiges d'une église antérieure...

 

On voit bien aussi sur les photos, les différentes roches qui ont servi à son édification : la brèche volcanique de couleur verte, le basalte noir, l'arkose jaune (une sorte de grès) et les scories rouges...toutes issues de carrières locales dont certaines sont encore en exploitation aujourd'hui.    

La façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église

La façade nord de l'église

 

Côté Est, le portail est tout simple.

Les voussures sont sans fioritures et le "tympan" est formé par un vitrail, protégé par une ferronnerie et intégré à la porte en bois sculptée. 

Le portail
Le portail Le portail

Le portail

 

Voici d'autres détails, vus de l'extérieur...

Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.

Autres détails de l'extérieur de l'église.

 


Bien évidemment, un vendredi soir, l'église était fermée et je n'ai pas pu visiter l'intérieur, ce qui ne m'a pas permis de découvrir son décor, ni son plan original et rare dans la région, paraît-il, puisque l'église est constituée d'une nef de deux travées voûtées en berceau, d'un transept et d'une abside en cul-de-four, percée de cinq baies...

J'ai donc emprunté une photo sur le site visorando, afin de vous en donner un bref aperçu. 

 

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

 

Voilà, la visite de cette petite église est terminée !

Bien sûr, si j'ai un jour l'occasion de la visiter, je vous la montrerai plus en détails. 

 

Le château de Saint-Christophe, comme je vous l'ai dit, n'est pas visible car il est situé dans une grande propriété privée et dans un parc arboré qui le met bien à l'abri des regards, surtout en été. 

Si je retourne me promener dans le village, j'aurai sans doute d'autres détails à vous montrer. Il y a, paraît-il, des moulins en ruine et des grottes, à proximité, et de jolis balades à faire.

 

Un jour prochain sans doute...

 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:10
L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

 

C'est une des plus belles églises velaves.

Il s'agit d'une église romane qui a été construite au XIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques depuis 1907.

 

Elle se trouve actuellement sur la commune de Vergezac dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Le hameau rural de Saint-Rémy est traversé par la départementale 906 qui relie Loudes au village de Bains, où se trouve aussi une jolie église que je vous montrerai un jour. Le hameau abrite une vingtaine de familles dont des éleveurs. 

 

Les environs de l'église
Les environs de l'égliseLes environs de l'église

Les environs de l'église

 

L'église a bien sûr été de nombreuses fois remaniée au cours des siècles mais elle garde son caractère particulier avec son clocher-peigne (ou clocher à peigne) qui date du XVIe siècle (la date de 1696 est indiquée sur l'escalier intérieur mais je ne l'ai pas vu). 

Le clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne

Le clocher-peigne

 

Elle aussi, comme l'église de Saint-Privat d'Allier, dépendait du prieuré de la Chaise-Dieu jusqu'à la Révolution. 

 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée, comme toutes les églises maintenant, mais nous essaierons de nous y rendre un jour un samedi après-midi, jour de messe. Peut-être est elle ouverte un peu avant ?

Je sais aussi que la commune organise des visites régulièrement. Il suffit juste que je me trouve là-bas au bon moment...

 

Son aspect extérieur est très lourd et massif et la pierre volcanique rouge sombre n'arrange rien. 

Sa façade se compose d'un portail à arc brisé encadré par deux colonnes, surmontées de chapiteaux d'inspiration antique.

 

Le portail d'entrée
Le portail d'entréeLe portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

Au-dessus, les arcatures reposent aussi sur des chapiteaux à têtes caractéristiques de l'architecture velave.

Au-dessus du porche d'entrée
Au-dessus du porche d'entrée

Au-dessus du porche d'entrée

 

A l'intérieur, elle se compose d'une nef aveugle centrale à trois travées et d'un choeur polygonal. C'est la partie romane de l'église. Les quatre chapelles latérales dateraient du Moyen-âge ou de la Renaissance et la sacristie ainsi que la tribune du XVIIIe. Elle contient les tombeaux de la famille Vergezac jusqu'au XVIIe siècle. 

 

A l'origine, l'église était entourée de son cimetière...

Maintenant il se situe à sa droite quand nous sommes face au porche. Nous avons trouvé des traces de l'ancien emplacement en nous promenant le long des murs extérieurs du côté gauche.  

 

Une trace de l'ancien cimetière

Une trace de l'ancien cimetière

 

L'église prend des airs encore plus mystérieux les jours de mauvais temps...ou à contre-jour, vous ne trouvez pas !

L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-LoireL'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:10
L'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Hier je vous ai montré l'église de Saint-Privat d'Allier de l'extérieur et le plain où elle se trouve.

Aujourd'hui je vais vous raconter son histoire, tout en vous montrant quelques photos de l'intérieur...

 

Un peu d'histoire

Cette église dépendait d'un ancien prieuré, fondé en 1046, qui était l'unique relais entre le Puy-en-Velay et Rodez. A partir de 1111, le prieuré et l'église deviennent dépendants de l'abbaye de la Chaise-Dieu et leur fonctionnement devient plus serein. 

Construite au XIIe siècle, entièrement en brèche volcanique locale, l'église a subi de nombreuses transformations. 

De tradition romane, elle présente en effet des éléments gothiques rajoutés lors des transformations successives.

 

La première travée qui constitue le porche d'entrée d'aujourd'hui, est la plus récente et a été ajoutée au XIXe siècle.

 

Le porche d'entrée tout simple
Le porche d'entrée tout simple

Le porche d'entrée tout simple

 

L'entrée se faisait auparavant par ce qui est devenu aujourd'hui une petite chapelle latérale, à gauche en entrant...juste après le bénitier. 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

Les voûtes intérieures sont très belles et je n'ai pas particulièrement réussies mes photos avec mon vieil APN. 

Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique

Les voûtes, piliers...en brèche volcanique

 

Pour plus de précisions concernant l'architecture, vous pouvez lire le panneau explicatif qui se trouve devant l'église et que j'ai eu la bonne idée de photographier. Inutile pour moi de le recopier...ce sont pourtant les seules informations complètes que j'ai trouvé sur cet édifice religieux ! 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

L'église a été entièrement rénovée en 1965, grâce aux dons des habitants de la commune. 

Ses vitraux sont modernes.

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

D'autres trésors sont à découvrir dans les chapelles latérales...

Dans les chapelles latéralesDans les chapelles latérales
Dans les chapelles latérales

Dans les chapelles latérales

 

ou en montant l'escalier pour accéder à la tribune...

des fresques et des statues
des fresques et des statues

des fresques et des statues

 

dont la statue de Saint-Roch...

Saint Roch

Saint Roch

 

J'espère que la visite vous a plu. Je vous promets d'autres photos plus détaillées et surtout d'autres explications quand j'en saurais un peu plus sur cette jolie église. 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:19
L'église de Saint-Privat d'Allier
L'église de Saint-Privat d'AllierL'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Comme je vous l'ai promis lors de la visite du château,  je vais vous faire visiter aujourd'hui l'église de Saint-Privat d'Allier.

On accède à l'église par le chemin de l'Espérou que nous avons déjà pris la dernière fois pour monter au château.

On peut aussi prendre la petite route qui part de la rue principale, traverse la placette et, juste en face la jolie fontaine, longer le château...

Tout en haut on  arrive à l'église.

 

 

La montée vers l'église
La montée vers l'égliseLa montée vers l'église
La montée vers l'église

La montée vers l'église

 

L'église se trouve sur le même  piton rocheux que le château sur ce que les habitants de la région appellent "le plain",  un belvédère qui domine le village et a toujours appartenu à la commune.

Une anecdote raconte que les villageois (les privadois) ayant surpris Jean Nicolas de Bouchard en train de planter des arbres sur le plain, décidèrent de profiter de son absence du château, pour tous les couper !

Cela se passait bien avant la révolution... 

Depuis toujours les habitants continuent à défendre ce lieu qui leur appartient ! 

 

Le plain et ses créneaux vu du village

Le plain et ses créneaux vu du village

 

Sur le plain et en regardant autour de nous, le paysage alentour est magnifique et je vous en donne un bref aperçu car l'horizon n'était pas très dégagé. A l'occasion, je ferai d'autres photos...

Le plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour

Le plain et la vue alentour

 

Le plain révèle d'autres trésors...

Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain

Quelques détails pris sur le plain

 

C'est ici sur le plain que se trouve l'ancien cimetière. On y accède par un porche surmonté d'une ancienne girouette.

L'ancien cimetièreL'ancien cimetière
L'ancien cimetière

L'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière
Dans l'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière

 

Sur le plain, on trouve deux enfeux (tombeaux) dont un avec une dalle à croix qui fut édifié au XVe siècle. 

Les enfeuxLes enfeux
Les enfeuxLes enfeux

Les enfeux

 

La croix de mission en fer forgé daterait de 1839. 

La croix de mission
La croix de mission

La croix de mission


Un monument aux morts domine la vallée. La statue datant de 1921, représentant Jeanne d'Arc est l'oeuvre d'un sculpteur né dans la région, le frère jésuite André Besqueut.

Le monument aux morts

Le monument aux morts

 

J'ai tiré certaines informations du site ci-dessous, écrit par une personne de la région, ainsi que des panneaux explicatifs se trouvant devant l'église et sur le plain.

Bientôt, si ça vous tente je vous montre quelques photos de l'intérieur...

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:10
La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

 

La semaine dernière je vous ai emmené visiter la Cathédrale Notre-Dame de Die et je vous ai raconté un peu son histoire.

 

Son originalité réside en particulier dans son clocher-porche datant de la fin du XIIe siècle. Revenons un court instant vers ce clocher, pour le regarder de plus près.

Le visiteur peut pénétrer sous le porche par une des trois portes...ouvertes lorsque l'édifice est ouvert ce qui est le cas la plupart du temps.

 

Si nous entrons par la porte principale côté ouest, on peut observer au passage le  tympan en bois gravé. 

 

Le tympan de la porte ouest

Le tympan de la porte ouest

 

Si nous entrons par la porte sud, nous pouvons traverser le porche ou simplement observer la place du marché de l'autre côté quand la porte nord est ouverte, comme ici sur mes photos...

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché
La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

 

Mais il faut noter que ces portes latérales n'ont pas toujours été ouvertes par des portails et la photo suivante datant de 1887, le montre bien.

En effet sur cette photo, la porte nord est murée. Il faut dire qu'à cette date des maisons étaient attenantes à la cathédrale.

 

A l'intérieur, au rez-de-chaussée, le porche présente quatre colonnes antiques, supportant une belle voûte. On aperçoit trois de ces colonnes sur la photo ci-dessous. 

 

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

 

Sous le porche, dans un des coins, une inscription romaine est gravée sur une des pierres.

Elle nous rappelle les origines romaines de la ville et montre que les constructeurs du XIIe siècle ont réutilisé des matériaux disponibles sur place. 
 

L'inscription romaine

L'inscription romaine

 

L'entrée de la nef est surmontée par un tympan sculpté que tous les spécialistes déclarent comme exceptionnel pour cette période : un christ en croix, entouré de deux soldats romains, de la vierge, de Saint Jean et de quatre évangélistes...

Si vous voyez tout ça sur ma photo, vous êtes forts ! 

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté
L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

 

A l'extérieur du porche, de part et d'autres des portails, des colonnettes sont surmontées de chapiteaux richement sculptés, datant du XIIIe. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ces chapiteaux. Ceux du portail nord présenteraient l'offrande d'Abel et le sacrifice d'Isaac.

Les autres évoqueraient des combats, sans doute allégoriques et l'on voit ici ou là des griffons, des hommes, un crocodile et autres figures connues du XIIe siècle que l'on retrouve apparemment dans d'autres édifices religieux de la région, comme la cathédrale de Valence.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur leur interprétation... 

 

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

 

Voici d'autres détails de l'architecture extérieure de la cathédrale...

 

L'abside a été décorée récemment d'un cadran solaire, élaboré par les élèves du GRETA.  Il est placé entre deux contreforts, bien visibles et juste en-dessous d'une des ouvertures. 

Le cadran solaire récent
Le cadran solaire récentLe cadran solaire récent

Le cadran solaire récent

 

Les ouvertures sont toutes différentes mais toutes bien réparties entre  la nef et l'abside...
 

Des ouvertures...dont une murée !
Des ouvertures...dont une murée !

Des ouvertures...dont une murée !

 

Il y a trois horloges sur le clocher-porche, chacune est placée au-dessus d'une des portes.  

Une des horloges

Une des horloges

 

Et pour terminer, je vous montre à nouveau le clocher qui surmonte le porche, pour ceux qui n'ont pas vu mon dernier article. Il faut dire que je ne peux pas résister à ce plaisir, toujours renouvelé pour moi à chacune de mes visites dans la ville, car nous avons la chance de l'apercevoir de la maison familiale, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Le clocher
Le clocher

Le clocher

 

Promis, d'ici cet été, je vous ferai  visiter l'intérieur de la cathédrale en détails, mais pour cela il faudra d'abord que je retourne à Die puis que je complète ma collection de photos en refaisant toutes celles que j'ai raté...

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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