Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:45

 

Pour clore ma série de l'été sur la Camargue, et compléter les quelques images que je vous ai montré ces jours derniers sur le Parc ornithologique de Pont de Gau, je vous propose de visionner une vidéo trouvée sur le site ci-dessous qui propose des reportages photographiques ou vidéos "engagés" sur ma région...

 

Cette vidéo, datant de 2012, vous montre avec des images fabuleuses, le Parc ornithologique de Pont de Gau et vous conte son histoire. Elle dure quatorze minutes et j'espère que vous aurez le temps de la visionner  en entier pour un dépaysement garanti...et un véritable voyage virtuel au coeur de la Camargue. 

 

 

Bon dimanche à tous !

Je vous retrouve dès demain pour des publications plus régulières...enfin, si j'y arrive, et si vous le voulez bien ! 

Partager cet article

Repost 0
19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 05:57
Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid

Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid


Le héron cendré est, avec le flamant rose, l'oiseau des marais le plus facilement identifiable.

On le rencontre dans les marais de Camargue mais aussi à l'intérieur des terres, comme l'aigrette garzette dont je vous ai parlé récemment.

 Je l'observe souvent près de chez moi dans un champ humide ou au bord de la Durance. Et parfois en hiver, nous en avons un qui vient jusqu'au hameau et qui se régale des poissons de l'étang artificiel de ma voisine. C'est véridique ! 

 

Le héron cendré est un oiseau de grande taille (95 cm environ) au long cou et aux longues pattes.

Il est totalement blanc et gris (d'où son nom de héron cendré) ; sa tête est blanche avec une large bande noire qui descend des yeux jusqu'à la nuque ; son cou est blanc et sa poitrine blanche tachée de noir. 

Seuls son bec et ses pattes sont jaunes. 

 

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

 

En vol, on le reconnaît à son cou toujours replié et à son battement d'aile très lent et ses pattes pendantes.

 

Il pêche à l'affût et s'observe souvent alors qu'il est totalement immobile. Ses repas sont constitués de grenouilles et autres batraciens, de petits rongeurs et surtout de poissons. Il plonge le bec dans l'eau à la vitesse de l'éclair et peut même attraper des reptiles comme nous l'a montré encore une fois Brigitte (Ecureuil bleu) sur son blog...

 

Je ne pourrais pas vous en montrer en vol car, fin juin le jour de ma visite au parc, les hérons étaient tous occupés à surveiller de près leur progéniture encore au nid. 

 

Encore au nid !
Encore au nid !

Encore au nid !

 

Le héron cendré niche souvent en colonie dans des arbres proches de l'eau que l'on nomme des héronnières. Le nid est fabriqué avec des branchettes et des laîches entrelacés à la fois par le mâle et la femelle. La période de reproduction dure de février à juillet ce qui explique que les petits dans une même héronnière puisse avoir des âges différents.

 

Une héronnière

Une héronnière

 

Les jeunes n'ont pas de huppe et leur ventre est blanc tacheté de noir mais ils ont une allure plus terne, moins contrasté que les adultes. 

Ils ne savent bien voler qu'à 55 jours et je vous assure qu'ils sont déjà grands à cet âge-là.

 

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol
Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

 

C'est une espèce protégée depuis 1974. 

Au parc, on peut observer facilement les oiseaux en se cachant dans les observatoires...

Un observatoire du parc

Un observatoire du parc

 

De là, beaucoup d'autres hérons peuvent être identifiés mais pas forcément bien photographiés comme ce héron bihoreau gris aux moeurs plutôt nocturnes et qui se cache dans les branches avant de nous tourner le dos, ou bien encore, le héron garde-boeuf qui se reconnaît en période nuptiale à ses plumes rousses qui éclairent son plumage blanc.

J'en ai vu à plusieurs reprises mais ils avaient un peu trop la bougeotte et mon zoom était loin d'être suffisant !  

Ce sera pour une autre fois...

 

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière
Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnièreLe héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Partager cet article

Repost 0
17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

Partager cet article

Repost 0
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

Partager cet article

Repost 0
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

Partager cet article

Repost 0
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

Partager cet article

Repost 0
9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:48
Le Glandasse vu de Die (Drôme)

Le Glandasse vu de Die (Drôme)

 

Vous êtes nombreux à savoir qu'en milieu de semaine dernière, j'ai fait une courte escapade dans la Drôme...c'est bien la retraite pour ça, car c'est le week-end tous les jours, si on veut ! 

 

Les obligations diverses et la chaleur ne nous ont pas permis de promener en journée, mais le soir venu, nous avons fait une courte balade en bord de rivière et nous avons pu assister au coucher de soleil sur la montagne proche...

Le Glandasse était en feu ! 

Une bonne occasion de tester mon APN dans ce type de situation extrême.

 

 

Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...

Le Glandasse en feu...

 

Bon dimanche à tous !

Bonnes vacances à ceux qui les prennent maintenant ! 

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Partager cet article

Repost 0
1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:39
En langue velave !

En langue velave !

 

Avant de vous emmener les jours prochains vers l'ouest, je vous propose de terminer provisoirement notre balade en Haute-Loire, et en particulier la visite du petit village du Vernet, commencée la semaine dernière...

 

 Alors, prêts pour un petit footing matinal ?

 

Je vous rassure, là-bas au Vernet il ne fait jamais trop chaud et le parcours de santé traverse les bois et les prairies. 

Je vous autorise exceptionnellement à me suivre en marchant, car vous êtes au coeur du Site de Pleine Nature du Vernet...alors autant en profiter. 

 

Après le plan d'eau, il faut franchir le petit pont qui mène directement en forêt. 

 

 

Le petit pont de bois

Le petit pont de bois

 

Déjà un premier exercice est proposé...

Allez, un peu de courage !
Allez, un peu de courage !

Allez, un peu de courage !

 

Mais vous pouvez choisir de profiter du paysage...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Le chemin grimpe ensuite à droite dans les bois...

 

Il faut grimper !
Il faut grimper !Il faut grimper !

Il faut grimper !

 

Mais heureusement une fois en haut, on doit comme indiqué, souffler...et marcher ou vice-versa ! 

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Pas trop fatigués ?

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Alors on continue...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et il y en a encore, je n'ai pas tout pris en photo, rassurez-vous !

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Mais le clou du parcours, ce que les enfants attendent impatiemment et qui les fait avancer, ce sont deux des derniers jeux : la tyrolienne et le filet !

Je peux vous dire que ces installations font des heureux...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et nous voilà arrivés...

L'arrivée peut aussi être le départ !

L'arrivée peut aussi être le départ !

 

Vous êtes fatigués ?

 

Et bien...pas eux car maintenant il reste encore l'aire de jeux située juste de l'autre côté du parking, mais heureusement des bancs ont été installés pour les plus grands ! 

L'aire de jeux du Vernet (43)

L'aire de jeux du Vernet (43)

 

Il existe également sur place des circuits permettant de pratiquer la course d'orientation et de nombreux circuits de randonnée...

 

Pour les fans de vélo_comme Domi_ le Tour de France sera en Haute-Loire du 16 au 18 juillet prochain, et passera au Puy-en-Velay.

Le Vernet, haut lieu du sport dans la région, a déjà préparé les festivités le 3 juin dernier. Il faut bien se préparer quand on a la chance que la Grande Boucle passe à proximité.  La "fête du Tour" a donc proposé parcours de VTT, randonnées et boucles de plusieurs niveaux à faire en vélo de route, seul ou en famille. Bien sûr animations diverses et producteurs locaux étaient aussi de la fête, mais pas moi, alors je ne pourrai pas vous en dire plus ! 

 

 

Le Vernet

Partager cet article

Repost 0
18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:56
Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

 

Aujourd'hui c'est la fête des pères...alors, prêt pour une balade en amoureux ?!

 

Je vous invite sur la presqu'île de Real Plantain où vous pourrez passer un week-end de rêve et vous baigner dans une eau turquoise, qui peut dépasser les 25 degrés en été jusqu'en septembre. 

Je suis tombée sous le charme de cette presqu'île que j'ai découvert en faisant le tour du Lac de Peyrolles avec mes amies.

Déjà hier, je vous ai montré l'environnement fleuri.

 

Aujourd'hui, c'est dimanche, alors je ne vous montre que la plage et ses abords immédiats, pour vous faire un peu rêver.

Sachez que les amateurs de pêche sont les bienvenus en saison dans cet endroit tranquille. 

 

Si vous venez en Provence, vous pourrez vous ressourcer dans ce lieu magique et authentique situé à deux pas des zones touristiques. Le site est en effet proche du Luberon, entouré de petits villages provençaux pittoresques, comme Jouques et à 20 minutes de la grande ville d'Aix-en-Provence.

 

Vous voulez voir mes autres photos ? N'oubliez-pas de les agrandir en cliquant dessus.

 

D'abord la plage vu du gîte !

 

La plage vue du gîte
La plage vue du gîte
La plage vue du gîte

La plage vue du gîte

 

Ensuite, un petit îlot de charme, où en été vous pourrez bénéficier d'un petit massage...

L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage

L'îlot et sa table de massage

 

Puis, la plage elle-même...

La plage
La plageLa plage
La plageLa plage
La plageLa plage

La plage

 

On s'y croirait n'est-ce pas ?

Alors, en attendant que je vous montre la suite de la visite dans la semaine...

 

Bonne fête à tous les papas !

Une plage de rêve sur la presqu'île de Réal Plantain / Le lac de Peyrolles (2) / Balade en Provence

Partager cet article

Repost 0
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43)

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet (il en manque toujours un, c'est ainsi !) 

Photographe amateur : Manou

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans

 

Donc on prend les mêmes qu'hier et on poursuit la balade, si vous le voulez bien !

 

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

 

Dans cette forêt que nous avons commencé à explorer hier,  les arbres sont si serrés que l'on voit à peine le ciel...

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres
Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

 

Une petite mare attire notre regard dès l'arrivée : les grosses roues des tracteurs ont creusé le chemin créant ainsi un milieu provisoire certes, mais bien utile à la vie de quelques hôtes de passage.

Quelques gerris nagent en surface. En nous approchant de l'eau nous apercevons à travers les herbes, deux gros yeux qui nous observent...

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi
Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussiNous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

 

La vie foisonne et les enfants courent de ci-de là en nous faisant partager leurs découvertes...

Ici une grenouille des bois que nous reconnaissons à sa marque brune de chaque côté de la tête, en arrière de l'oeil. C'est sans doute une de ses soeurs que nous avons aperçu dans l'eau de la fondrière.

Nous arrivons à l'attraper en faisant la course au milieu des branches. Elle est agile et saute rapidement mais nous ne voulons pas la blesser : les enfants apprennent ainsi la patience !

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...
La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

 

Plus loin, un groupe de bousiers est en plein travail et un solitaire tente de le rejoindre. Difficile de le mettre sur le ventre pour montrer aux petits comment il se retourne en s'aidant de ses pattes...

Il est si rapide et se débat avec acharnement, les "six fers en l'air" !  Ma petite photographe en herbe n'arrive pas à le prendre. Ouf...quelques photos sont tout de même réussies pour le blog.

 

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé
Le bousier avec ses beaux reflets bleu métalliséLe bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

 

Voilà qu'en passant sous un arbre, un de nous se retrouve pris dans un fil magique ! C'est celui d'une minuscule araignée, vous savez bien celle qui s'amuse à descendre et à monter pendue au bout de son fil.

Ne me demandez pas son nom, je n'y connais rien en araignée, mais elle a beau se cacher, elle n'échappera pas aux yeux aiguisés des petits ni aux clics de la photographe...qui du haut de ses 8 ans, même avec un peu d'aide se débrouille déjà très bien. Vous ne trouvez pas ?

Vous l'auriez vu vous ?
Vous l'auriez vu vous ?Vous l'auriez vu vous ?

Vous l'auriez vu vous ?

 

Récemment les travaux de réalisation de la ligne électrique haute tension des 2Loires ont traversé la forêt de Rochegude, créant beaucoup d'inquiétude parmi les autochtones. Mais il faut reconnaître que les travaux se sont particulièrement bien intégrés dans le paysage. La ligne passe en bordure certes, mais en créant une ouverture, elle favorise la prolifération de certaines plantes souvent étouffées par les arbres, comme les framboisiers et les ronces...et qui sait peut-être certains champignons s'y trouveront bien aussi. Dans quelques temps, les gourmands vont pouvoir aller remplir leurs paniers ! 

 

Nous pensions la balade terminée, mais non c'est notre jour de chance puisque sur la route, nous croisons un troupeau bien décidé à prendre tout son temps pour profiter du beau temps et de la belle herbe verte !

Je vous ai déjà parlé l'hiver dernier de l'élevage du mouton noir du Velay à Rochegude....

 

Les moutons noirs du VelayLes moutons noirs du Velay
Les moutons noirs du Velay

Les moutons noirs du Velay

 

Un après-midi au grand air où on prend  tout son temps pour observer la nature et partager en famille les découvertes, tout en profitant du beau temps et de la forêt, c'est une vrai chance !

En plus ma petite assistante est revenue fière d'elle d'avoir réussi toutes ses photos (ou presque !). 

Partager cet article

Repost 0
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

Partager cet article

Repost 0
17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:10
Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

 

Poursuivons le chemin que nous avons laissé hier et dirigeons-nous vers les cascades. 

La première cascade est difficile à photographier car il aurait fallu descendre en contrebas dans une propriété privée...

Elle est pourtant bien là et l'eau s'engouffre dans une toute petite trouée dans les rochers. 

En bas la première vasque est peu accessible. Seuls les habitants du village y descendent en été en passant par le voisinage. 

 

La première cascade
La première cascadeLa première cascade
La première cascade

La première cascade

 

Un peu plus loin, nous devons traverser l'Aiguebelle pour poursuivre notre chemin en sous-bois et arriver à la seconde vasque.

De là, on a une vue magnifique sur la seconde cascade et le toboggan qui réunit la vasque supérieure à celle où nous nous trouvons. 

Il est conseillé à ceux qui ont de jeunes enfants de s'arrêter là.

Les petits pourront jouer à jeter des cailloux dans l'eau et en été, se rafraîchir dans une eau peu profonde et toujours un peu chauffée au soleil.

 

La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan
La vue sur le toboggan
La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan

La vue sur le toboggan

 

Soit vous avez le courage de grimper directement par la paroi. Mais oui regardez bien, il y a des marches creusées dans le rocher vers la droite du toboggan, soit comme moi, vous allez choisir de faire le tour par le chemin creusé dans le rocher...

Une sorte de rampe permet de sécuriser le lieu car à votre droite la falaise tombe à pic et  il faut marcher, courbé en deux à certains endroits. Il est conseillé de bien tenir les enfants...et de faire attention où vous mettez les pieds ! 

 

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

 

Ce chemin vous mène tout droit au trou d'eau et à la dernière cascade...

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.
Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade. Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

 

Vous pourrez vous amuser à passer derrière la chute d'eau...un peu au-delà, la roche est creusée et forme un abri. 

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...
Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

 

La vue d'en-haut est assez magique...

La vue vers la seconde cascade en contrebas.
La vue vers la seconde cascade en contrebas.

La vue vers la seconde cascade en contrebas.

 

En été, une halte baignade s'impose dans le trou d'eau toujours trop frais, mais entouré de verdure...

Le trou d'eau au mois d'août

Le trou d'eau au mois d'août

 

Un chemin, très ensoleillé, continue au delà vers les ruines du château...

Ce sera l'objet d'une prochaine balade ! 

 

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

 

Cet article est l'occasion pour moi de rendre un bien modeste hommage à Pierre qui n'est plus parmi nous depuis peu.

Nous échangions souvent par blogs interposés, sur les plantes et les balades de la région drômoise où il avait vécu avec sa famille, mais aussi sur nos lectures. Je vous mets ici le lien vers la vidéo qu'il avait proposé dans son article sur les cascades de l'Aiguebelle

Il manque beaucoup à tous ceux qui le connaissaient. Je ne pourrais plus jamais me rendre dans ces lieux dont nous partagions la curiosité, sans penser à lui...

 

La vidéo de Pierre mise en ligne sur youtube et sur son blog

Partager cet article

Repost 0
16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:10
Le village de Pontaix

Le village de Pontaix

 

Restons encore un peu dans la Drôme aujourd'hui et demain si vous le voulez bien ...

Je vous ai déjà emmené l'été dernier, visiter le village de Pontaix...

Dans ce petit village des bords de Drôme, il existe un lieu de baignade secret, enfin qui était secret avant que la célèbre émission de télévision diffusée sur FR3 le mercredi soir ne dévoile ses charmes.

Il s'agit des cascades de l'Aiguebelle.

 

De nombreux blogs parlent de cet endroit paradisiaque, alors je pense qu'il est inutile que je le garde jalousement pour moi, car bien sûr, il paraît évident que l'été venu, nous n'y serons plus jamais seuls désormais...

Lors de notre dernière visite, et alors que jusque-là il n'avait jamais été signalé par une quelconque indication, nous avons constaté que la petite rue venait de se voir baptisée par une jolie plaque moderne. 

 

 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En arrivant dans le village de Pontaix, en direction de Die, il suffit de se garer là où vous le pourrez, car heureusement pour les riverains, les parkings limitent le nombre de visiteurs...

Vous accéderez ensuite au vieux village. Autrefois on le traversait en voiture. Aujourd'hui les ruelles apparaissent si étroites que cela semble mission impossible. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

N'oubliez pas au passage de dire un petit mot aux habitants qui sont souvent installés devant leurs maisons sur un banc pour prendre le frais, et passent le temps tout en papotant et en observant les touristes. Certains sont même les garants du passé et fleurissent joliment les bornes incendies d'antan...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le petit ruisseau, l'Aiguebelle,  que nous allons remonter, se jette dans la Drôme à cet endroit.

Le confluent entre l'Aiguebelle et la DrômeLe confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme
Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

 

En face de la jolie passerelle fleurie sur laquelle vous pouvez passer si vous voulez, la ruelle s'enfonce à travers les maisons pour rejoindre la nature "sauvage".  

Vous croyez vous être trompés et bien non, c'est bien par là ! 

Le sentier est creusé dans le rocher...et il faut emprunter le passage "secret" que vous voyez là-bas tout au fond.

Le passage secret recto-versoLe passage secret recto-verso
Le passage secret recto-verso

Le passage secret recto-verso

 

De part et d'autre du chemin, quelques accès ouvrent sur de vieilles maisons...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Parfois, il faut descendre en contrebas vers la rivière.

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Ou au contraire, monter quelques marches pour accéder à un chemin pratiquement inutilisé aujourd'hui. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le sentier se poursuit par un escalier. On commence à apercevoir la barre rocheuse de la première cascade à notre gauche...et la rivière en contrebas. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En se retournant, on a une belle vue sur le village...qui n'est pas loin. 

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée
La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

 

Il faut poursuivre le chemin pour entendre le bruit de l'eau...

Nous approchons de la première cascade !

Mais pour faire durer le plaisir, je ne vous emmènerai au bord de l'eau que demain, si vous le voulez bien ! 

A demain !

A demain !

Partager cet article

Repost 0
12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:49
Le  vallon de Ponserot vue générale du bassin

Le vallon de Ponserot vue générale du bassin

 

Aujourd'hui nous allons revenir en Provence, pour terminer la visite du vallon de Ponserot...

Ce petit vallon que je vous ai montré plusieurs fois depuis la semaine dernière débouche dans la vallée de la Durance. 

 

Là, à l'embouchure (ou presque) et pendant plusieurs décennies, l'extrémité du vallon de Ponserot a servi de bassin de décantation aux eaux du canal de Marseille.

 

Je vous ai déjà raconté le problème de l'eau en Provence et en particulier celui de l'alimentation en eaux de la ville de Marseille. Ces problèmes d'eau ont été résolus durant le XIXe siècle grâce à la construction du Canal de Marseille, dont je vous ai déjà parlé.

Mais subsistent encore pendant ce siècle, les problèmes liés aux boues charriées par les eaux. Les bassins de décantation situées près de Marseille ne suffisent pas.

Des bassins secondaires, plus petits, sont pourtant en activité dont celui qui nous intéresse : le bassin ou déversoir de Ponserot

 

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'huiL'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)


 

Construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau. Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles. 

L'eau était retenue par une levée, une sorte de barrage de 36 mètres d'épaisseur à la base et de 120 m de longueur, pour 19 mètres de hauteur. La levée était  munie de vannes permettant aux boues de se déverser par un chenal, directement dans la Durance..

L'eau arrivait directement de la Durance en amont, par un canal latéral et débouchait dans le réservoir par une énorme buse que l'on peut encore observer car elle est en parfait état. 

 

 

Plan du bassin de décantation

Plan du bassin de décantation

Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse

Le canal d'introduction de l'eau...et la buse

 

La surface faible  de ce bassin de décantation, permettait à l'eau de le traverser seulement en trois heures. Mais ce temps très court ne permettait pas une décantation suffisante (seulement 45 % des boues).

 

Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon.

Site du Canal de Marseille

Le déversoir ?

Le déversoir ?

 

En 1864, on construit des canaux latéraux à gauche et à droite, ouvert par des "vanettes" de 0.40m de large. En tout 81 "vanettes" se situent rive gauche et 72, rive droite. Elles permettaient le nettoyage automatique du bassin.

Jean François Mayor de Montricher, l'ingénieur suisse qui en avait assuré la conception, mourut l'année de la mise en route de ce réservoir. Il ne sut jamais que son bassin était si bien conçu (bien que trop petit) qu'il ne s'envasait jamais, ne nécessitant ainsi ni vidange totale, ni curage régulier...  

 

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

 

En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux. Un tuyau de vidange s'est bouché, empêchant l'évacuation des eaux boueuses.

Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...

Depuis la nature a repris ses droits mais la construction est bien visible partout. Bien que  je n'ai pas trouvé d'accès pour descendre au fond du bassin...nous avons fait une belle balade...

 

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

 

C'est depuis la fin du XIXe siècle, le bassin de décantation de Saint-Christophe, beaucoup plus vaste, qui est désormais en fonctionnement.  

Tout le monde peut l'observer en se rendant de Rognes dans le Vaucluse (ou vice versa). Je vous en parlerai plus en détails un jour prochain, mais en attendant que je vous conte son histoire, je vous donne un petit aperçu de ce grand réservoir d'eau. 

La bassin de Saint-ChristopheLa bassin de Saint-Christophe
La bassin de Saint-Christophe

La bassin de Saint-Christophe

 

Et pour terminer, voici à quoi ressemble le canal de Marseille à ce niveau, juste avant l'arrivée à ce nouveau bassin de décantation.

Pour ceux de la région que cela intéresse, je vous mets une carte pour que vous puissiez situer les différents lieux dont je vous ai parlé ! 

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

Partager cet article

Repost 0
9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

Partager cet article

Repost 0
7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 05:57

 

Le thème est libre ce mois-ci chez Magda et elle nous propose de suivre le dicton suivant bien connu de tous : "au mois de mai, fais ce qu'il te plaît", que je vais mettre en application aujourd'hui dimanche...

 

Je vous emmène donc à nouveau sur le sentier que nous avons déjà parcouru hier...sur le chemin de Ponserot près de Rognes (dans le 13) où les collines provençales offrent de belles prairies entre deux coins de garrigue fleurie. 

Le paysage est verdoyant en cette saison. Le chemin s'aperçoit à gauche... 

 

Le paysage...

Le paysage...

 

Il n'est pas rare de rencontrer le jeune berger du coin. Il mène un troupeau bien de chez nous avec brebis et chèvres mélangées. 

 

Lundi 1er mai, lorsque nous avons fait la balade, nous avons pu discuter un long moment avec lui de ses conditions de travail souvent difficiles, de sa première montée à l'estive qui allait bientôt l'amener à passer tout un été dans les montagnes, de ses brebis qui allaient bientôt mettre bas et qu'il menait par les sentiers faciles pour ne pas trop les fatiguer...et d'écologie.

Mais il nous a aussi parlé de quelques-uns de ses problèmes : des motos tout terrain qui font peur aux brebis et des gens qui viennent la nuit voler les clôtures électriques laissant les bêtes partir où bon leur semble. 

 

En bref, un jeune berger passionné et ouvert au monde, mais inquiet de l'avenir et du devenir de son métier...

 

C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence

C'est vert mais nous sommes bien en Provence

 

Un bel exemple d'harmonie entre l'homme et l'animal.

Des animaux heureux de vivre en liberté au lieu d'être enfermés dans une bergerie, ce qui se pratique de plus en plus souvent pour les chèvres.

Un paysage façonné par les bêtes mais sous contrôle. 

Et de bons produits à la clé pour les consommateurs que l'on peut trouver sur les marchés locaux donc en circuits courts.

 

Aurons-nous encore tout cela demain ?

Voilà le troupeau vu de près...

 

Voilà le troupeau vu de près
Voilà le troupeau vu de près

Voilà le troupeau vu de près

 

Et d'encore plus près... puisque j'ai fait cette petite vidéo que j'ai mise en ligne sur Youtube, une première pour moi.

Vous pardonnerez quelques erreurs à la camerawoman débutante !

 

Bon dimanche à tous ! 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (2) / Balade en Provence pour #photodimanche

Partager cet article

Repost 0
6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

Partager cet article

Repost 0
3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

Partager cet article

Repost 0
28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

Partager cet article

Repost 0
30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:13
Les rives du Vidourle vues du pont romain

Les rives du Vidourle vues du pont romain

 

Pour terminer notre belle journée de balade à Sommières, je vous propose cette courte promenade au bord de l'eau...

 

Nous avons commencé notre visite de la vieille ville en traversant le pont submersible situé sur le Vidourle. C'est un pont sans parapet, au ras de l'eau qui est assez large pour traverser la rivière sans risque et bien sûr, il est le premier à se trouver sous l'eau, comme son nom l'indique dès que la rivière gonfle...

 

Le pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loinLe pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loin

Le pont submersible de près et de loin

 

Les rives sont très agréablement boisées.

Il manque juste quelques bancs mais il faut noter que certaines terrasses de café ou de restaurant se sont installées près de l'eau ce qui en saison doit être agréable. 

Les rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle

Les rives du Vidourle

 

Une courte chute d'eau casse un peu le débit de la rivière.

Les bancs de gravier sont investis par quelques oiseaux d'eau... 

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard
Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

Et bien sûr, nous avons fait d'autres rencontres sympathiques, en marchant sur les berges.

Et je vais vous dire, ces canards étaient bien plus sages et silencieux que nous... cela vous étonne ?

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

 

Comme je vous l'ai déjà dit hier, le Vidourle est depuis toujours très capricieux. Ceci explique peut-être la présence de cette croix, implantée au milieu du Pont Romain, censée protéger les habitants de ses débordements...

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

J'espère que notre petite balade entre amies vous a plu ! Nous l'avons terminé dans la voiture, bien à l'abri de la pluie, en attendant pour nous séparer, que le déluge se calme... mais il a repris de plus belle une fois en route. 

Partager cet article

Repost 0
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:15

 

En me promenant dans la campagne autour de chez moi en Provence, je fais souvent de belles rencontres en pleine nature, loin du village.

Ici ou là, subsistent en effet encore quelques élevages dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. 

Que ce soit à des fins de loisirs ou, parce que situés dans des fermes traditionnelles, c'est toujours un plaisir de croiser les animaux que l'on soit avec les enfants ou pas.

 

Les animaux que l'on rencontre partout, sont le plus souvent des ânes.

Dans la région, en effet il y a depuis quelques années, un engouement pour cet adorable animal et une nouvelle activité : les balades organisées avec les ânes. D'autres personnes en possèdent pour le plaisir : ils remplacent agréablement la tondeuse pour entretenir le jardin et ne font pas de dégâts comme les chèvres...
 

Quelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout

Quelques ânes pas sauvages du tout

 

Ensuite nous croisons beaucoup de chevaux. Ce sont la plupart du temps sur des lieux de gardiennage ou bien chez des particuliers et dans ce cas, ils sont plus difficiles à observer car pas question de pénétrer dans des propriétés privées ! 

Quelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieuxQuelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieux

Quelques chevaux...parfois curieux

 

Nous avons aussi un endroit où j'aime beaucoup aller me promener car un troupeau de chèvres est en liberté et elles ne sont pas sauvages pour deux sous !

Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...

Des chèvres pas farouches du tout...

 

Enfin, des moutons, il y en a encore beaucoup dans ma région qui se retrouvent ici ou là en hiver, car bien sûr en été, ils sont emmenés au frais à l'estive, dans les hauteurs.

Ce n'est pas facile de les photographier car ils sont souvent assez éloignés. J'ai pu surprendre un troupeau d'un peu plus près. On voit bien que de cette saison, ils ont un manteau laineux bien épais.

Quelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moiQuelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moi

 

Cette brebis isolée dans un champ venait à peine mettre au monde son petit, une photo pas terrible car je n'avais que mon téléphone portable ce jour-là...mais que j'ai trouvé émouvante ! 

 

A suivre donc ! 

Il vient de naître !

Il vient de naître !

Partager cet article

Repost 0
Published by manou - dans Provence animaux nature
commenter cet article
26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:29
C'est le printemps
C'est le printempsC'est le printemps

C'est le printemps

 

Les amandiers sont en fleurs...

Les amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs

Les amandiers sont en fleurs

 

Les bords des chemins et des champs de vignes fleurissent...

Un bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moiUn bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moi

Un bord de chemin près de chez moi

 

Les narcisses sauvages sont de sortie...

Narcisses sauvages près de Sufferchoix
Narcisses sauvages près de SufferchoixNarcisses sauvages près de Sufferchoix

Narcisses sauvages près de Sufferchoix

 

Et les orchidées aussi...

Une orchidée sauvage
Une orchidée sauvageUne orchidée sauvage
Une orchidée sauvage

Une orchidée sauvage

 

Déjà les abeilles se réveillent...

Et bientôt les nichoirs ne vont pas tarder à être habités.

Les abeilles se réveillent...
Les abeilles se réveillent...Les abeilles se réveillent...

Les abeilles se réveillent...

 

Je ne sais pas si ça va durer, mais jeudi dernier lorsque j'ai pris ces photos, il faisait 18° !

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

Partager cet article

Repost 0
15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

Bien que le tracé de la balade soit disponible à l'office de tourisme, il faut savoir que vous entrez dans une propriété privée. Vous êtes donc invités à respecter les lieux pour que les propriétaires nous permettent à tous, encore longtemps, de découvrir cet endroit charmant.

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

Partager cet article

Repost 0
13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

Partager cet article

Repost 0
12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:12
Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

 

Pour #photodimanche de Magda, je vais vous parler d'un petit oiseau que j'aime beaucoup et qui se trouve en nombre dans mon hameau de Provence.

C'est le chardonneret élégant (Carduelis carduelis). Il s'agit d'une espèce de passereaux autochtones c'est-à-dire que je peux l'observer toute l'année quelle que soit la saison...

J'ai appris que l'hiver la population normale des chardonnerets vivant en Provence, était renforcée par des migrateurs descendus de Suisse, d'Allemagne ou de Scandinavie. 

 

J'ai beaucoup de plaisir à observer cet oiseau très coloré, soit avec des jumelles, soit quand en hiver il vient se nourrir dans mon jardin...

Mais saviez-vous que c'était une espèce protégée et que certaines personnes en faisait un trafic juteux à cause de leur chant... pour en faire des oiseaux d'ornement. Ils se revendraient à prix d'or entre 150 € à 1000 € (source LPO)...

Révoltant...non ? 

 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

 

L'adulte est très bariolé et ce qui attire l'oeil c'est surtout sa face rouge, entourée de blanc et de noir.

 

 

On voit bien sa face de clown sur les photos
On voit bien sa face de clown sur les photosOn voit bien sa face de clown sur les photos

On voit bien sa face de clown sur les photos

 

Lorsqu'il se retourne, on voit très bien aussi même à l'oeil nu, les taches blanches, la queue fourchue et les ailes rayées d'une bande jaune vif.

La queue avec ses taches blanches
La queue avec ses taches blanches

La queue avec ses taches blanches

 

J'apprends en consultant wikipedia, que la femelle a des couleurs moins vives et surtout moins de rouge sur la tête que le mâle. 

Les jeunes que nous avons du mal à voir en saison sont plus ternes eux-aussi sauf qu'ils présentent très vite la bande jaune sur les ailes, le rouge de la tête apparaissant en dernier.

 

Sociables, chez nous, les chardonnerets vivent en groupe et se sont installés dans les grands cyprès qui se trouvent ça et là dans le hameau.

On les aperçoit très fréquemment posés à la cime, en train de chanter. C'est là aussi, caché par les branches et très haut pour se protéger des prédateurs, que les femelles nichent. Parfois il peut y avoir plusieurs couvées par an. 

Les couples se formeront bientôt... dès le mois de mars.

En ce moment ce qui compte pour eux, c'est de venir se nourrir sur mes boules de graisse dont ils prélèvent surtout les graines car ils sont presque exclusivement granivores.

 

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...
Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

 

Le chardonneret (d'où son nom), recherche les chardons qui ne manquent pas dans la garrigue provençale, les graines de pyracantha que de nombreuses personnes plantent en haie autour de leur propriété et, en fin d'été, ils se jettent sur les cosmos si vous prenez soin de les laisser monter en graines.

Ils aiment aussi toutes les graines de légumineuses qui poussent au bord des champs cultivés ou en bordure des vignobles. 

J'ai été surprise d'apprendre que le chardonneret peut vivre 12 à 15 ans. 

 

Malgré tout, ce joli petit oiseau fait partie des espèces classées en danger (Liste rouge des espèces menacées en France)  car leur nombre a considérablement baissé (40 à 50 % selon les régions, depuis 10 ans) à cause de l'usage excessif des pesticides qui réduisent les mauvaises herbes dans les champs et en bord de route, donc les graines qui sont la base de sa nourriture, mais aussi du trafic dont je vous ai parlé plus haut.

N'oublions pas non plus que pour notre confort, les municipalités entretiennent à l'excès les bordures des routes et chemins ruraux empêchant souvent la floraison des plantes sauvages, dont certaines sont mellifères et pourraient servir de nourriture aux abeilles, et leur montée en graines qui pourtant, serviraient de nourriture à nos petits oiseaux granivores. 

Il faut donc gérer les abords de nos routes, mais aussi nos jardins différemment si nous voulons que nos enfants et petits-enfants profitent encore longtemps de la beauté de ces petits oiseaux.

Vous pouvez aussi si vous voulez en savoir plus, consulter la fiche complète sur le site de la LPO...

 

 

Une fois n'est pas coutume...toutes les photos sont de mon mari, mon APN ne me permettrait pas de faire de tels clichés :) 

 

Bon dimanche  à tous

et bonnes vacances à ceux qui en profitent !

 

Venez nous rejoindre chez Magda...

Venez nous rejoindre chez Magda...

Partager cet article

Repost 0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

C'est bien l'été maintenant !

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -