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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:56
Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

 

Aujourd'hui c'est la fête des pères...alors, prêt pour une balade en amoureux ?!

 

Je vous invite sur la presqu'île de Real Plantain où vous pourrez passer un week-end de rêve et vous baigner dans une eau turquoise, qui peut dépasser les 25 degrés en été jusqu'en septembre. 

Je suis tombée sous le charme de cette presqu'île que j'ai découvert en faisant le tour du Lac de Peyrolles avec mes amies.

Déjà hier, je vous ai montré l'environnement fleuri.

 

Aujourd'hui, c'est dimanche, alors je ne vous montre que la plage et ses abords immédiats, pour vous faire un peu rêver.

Sachez que les amateurs de pêche sont les bienvenus en saison dans cet endroit tranquille. 

 

Si vous venez en Provence, vous pourrez vous ressourcer dans ce lieu magique et authentique situé à deux pas des zones touristiques. Le site est en effet proche du Luberon, entouré de petits villages provençaux pittoresques, comme Jouques et à 20 minutes de la grande ville d'Aix-en-Provence.

 

Vous voulez voir mes autres photos ? N'oubliez-pas de les agrandir en cliquant dessus.

 

D'abord la plage vu du gîte !

 

La plage vue du gîte
La plage vue du gîte
La plage vue du gîte

La plage vue du gîte

 

Ensuite, un petit îlot de charme, où en été vous pourrez bénéficier d'un petit massage...

L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage

L'îlot et sa table de massage

 

Puis, la plage elle-même...

La plage
La plageLa plage
La plageLa plage
La plageLa plage

La plage

 

On s'y croirait n'est-ce pas ?

Alors, en attendant que je vous montre la suite de la visite dans la semaine...

 

Bonne fête à tous les papas !

Une plage de rêve sur la presqu'île de Réal Plantain / Le lac de Peyrolles (2) / Balade en Provence

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43)

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet (il en manque toujours un, c'est ainsi !) 

Photographe amateur : Manou

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans

 

Donc on prend les mêmes qu'hier et on poursuit la balade, si vous le voulez bien !

 

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

 

Dans cette forêt que nous avons commencé à explorer hier,  les arbres sont si serrés que l'on voit à peine le ciel...

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres
Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

 

Une petite mare attire notre regard dès l'arrivée : les grosses roues des tracteurs ont creusé le chemin créant ainsi un milieu provisoire certes, mais bien utile à la vie de quelques hôtes de passage.

Quelques gerris nagent en surface. En nous approchant de l'eau nous apercevons à travers les herbes, deux gros yeux qui nous observent...

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi
Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussiNous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

 

La vie foisonne et les enfants courent de ci-de là en nous faisant partager leurs découvertes...

Ici une grenouille des bois que nous reconnaissons à sa marque brune de chaque côté de la tête, en arrière de l'oeil. C'est sans doute une de ses soeurs que nous avons aperçu dans l'eau de la fondrière.

Nous arrivons à l'attraper en faisant la course au milieu des branches. Elle est agile et saute rapidement mais nous ne voulons pas la blesser : les enfants apprennent ainsi la patience !

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...
La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

 

Plus loin, un groupe de bousiers est en plein travail et un solitaire tente de le rejoindre. Difficile de le mettre sur le ventre pour montrer aux petits comment il se retourne en s'aidant de ses pattes...

Il est si rapide et se débat avec acharnement, les "six fers en l'air" !  Ma petite photographe en herbe n'arrive pas à le prendre. Ouf...quelques photos sont tout de même réussies pour le blog.

 

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé
Le bousier avec ses beaux reflets bleu métalliséLe bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

 

Voilà qu'en passant sous un arbre, un de nous se retrouve pris dans un fil magique ! C'est celui d'une minuscule araignée, vous savez bien celle qui s'amuse à descendre et à monter pendue au bout de son fil.

Ne me demandez pas son nom, je n'y connais rien en araignée, mais elle a beau se cacher, elle n'échappera pas aux yeux aiguisés des petits ni aux clics de la photographe...qui du haut de ses 8 ans, même avec un peu d'aide se débrouille déjà très bien. Vous ne trouvez pas ?

Vous l'auriez vu vous ?
Vous l'auriez vu vous ?Vous l'auriez vu vous ?

Vous l'auriez vu vous ?

 

Récemment les travaux de réalisation de la ligne électrique haute tension des 2Loires ont traversé la forêt de Rochegude, créant beaucoup d'inquiétude parmi les autochtones. Mais il faut reconnaître que les travaux se sont particulièrement bien intégrés dans le paysage. La ligne passe en bordure certes, mais en créant une ouverture, elle favorise la prolifération de certaines plantes souvent étouffées par les arbres, comme les framboisiers et les ronces...et qui sait peut-être certains champignons s'y trouveront bien aussi. Dans quelques temps, les gourmands vont pouvoir aller remplir leurs paniers ! 

 

Nous pensions la balade terminée, mais non c'est notre jour de chance puisque sur la route, nous croisons un troupeau bien décidé à prendre tout son temps pour profiter du beau temps et de la belle herbe verte !

Je vous ai déjà parlé l'hiver dernier de l'élevage du mouton noir du Velay à Rochegude....

 

Les moutons noirs du VelayLes moutons noirs du Velay
Les moutons noirs du Velay

Les moutons noirs du Velay

 

Un après-midi au grand air où on prend  tout son temps pour observer la nature et partager en famille les découvertes, tout en profitant du beau temps et de la forêt, c'est une vrai chance !

En plus ma petite assistante est revenue fière d'elle d'avoir réussi toutes ses photos (ou presque !). 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:10
Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

 

Poursuivons le chemin que nous avons laissé hier et dirigeons-nous vers les cascades. 

La première cascade est difficile à photographier car il aurait fallu descendre en contrebas dans une propriété privée...

Elle est pourtant bien là et l'eau s'engouffre dans une toute petite trouée dans les rochers. 

En bas la première vasque est peu accessible. Seuls les habitants du village y descendent en été en passant par le voisinage. 

 

La première cascade
La première cascadeLa première cascade
La première cascade

La première cascade

 

Un peu plus loin, nous devons traverser l'Aiguebelle pour poursuivre notre chemin en sous-bois et arriver à la seconde vasque.

De là, on a une vue magnifique sur la seconde cascade et le toboggan qui réunit la vasque supérieure à celle où nous nous trouvons. 

Il est conseillé à ceux qui ont de jeunes enfants de s'arrêter là.

Les petits pourront jouer à jeter des cailloux dans l'eau et en été, se rafraîchir dans une eau peu profonde et toujours un peu chauffée au soleil.

 

La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan
La vue sur le toboggan
La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan

La vue sur le toboggan

 

Soit vous avez le courage de grimper directement par la paroi. Mais oui regardez bien, il y a des marches creusées dans le rocher vers la droite du toboggan, soit comme moi, vous allez choisir de faire le tour par le chemin creusé dans le rocher...

Une sorte de rampe permet de sécuriser le lieu car à votre droite la falaise tombe à pic et  il faut marcher, courbé en deux à certains endroits. Il est conseillé de bien tenir les enfants...et de faire attention où vous mettez les pieds ! 

 

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

 

Ce chemin vous mène tout droit au trou d'eau et à la dernière cascade...

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.
Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade. Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

 

Vous pourrez vous amuser à passer derrière la chute d'eau...un peu au-delà, la roche est creusée et forme un abri. 

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...
Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

 

La vue d'en-haut est assez magique...

La vue vers la seconde cascade en contrebas.
La vue vers la seconde cascade en contrebas.

La vue vers la seconde cascade en contrebas.

 

En été, une halte baignade s'impose dans le trou d'eau toujours trop frais, mais entouré de verdure...

Le trou d'eau au mois d'août

Le trou d'eau au mois d'août

 

Un chemin, très ensoleillé, continue au delà vers les ruines du château...

Ce sera l'objet d'une prochaine balade ! 

 

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

 

Cet article est l'occasion pour moi de rendre un bien modeste hommage à Pierre qui n'est plus parmi nous depuis peu.

Nous échangions souvent par blogs interposés, sur les plantes et les balades de la région drômoise où il avait vécu avec sa famille, mais aussi sur nos lectures. Je vous mets ici le lien vers la vidéo qu'il avait proposé dans son article sur les cascades de l'Aiguebelle

Il manque beaucoup à tous ceux qui le connaissaient. Je ne pourrais plus jamais me rendre dans ces lieux dont nous partagions la curiosité, sans penser à lui...

 

La vidéo de Pierre mise en ligne sur youtube et sur son blog

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:10
Le village de Pontaix

Le village de Pontaix

 

Restons encore un peu dans la Drôme aujourd'hui et demain si vous le voulez bien ...

Je vous ai déjà emmené l'été dernier, visiter le village de Pontaix...

Dans ce petit village des bords de Drôme, il existe un lieu de baignade secret, enfin qui était secret avant que la célèbre émission de télévision diffusée sur FR3 le mercredi soir ne dévoile ses charmes.

Il s'agit des cascades de l'Aiguebelle.

 

De nombreux blogs parlent de cet endroit paradisiaque, alors je pense qu'il est inutile que je le garde jalousement pour moi, car bien sûr, il paraît évident que l'été venu, nous n'y serons plus jamais seuls désormais...

Lors de notre dernière visite, et alors que jusque-là il n'avait jamais été signalé par une quelconque indication, nous avons constaté que la petite rue venait de se voir baptisée par une jolie plaque moderne. 

 

 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En arrivant dans le village de Pontaix, en direction de Die, il suffit de se garer là où vous le pourrez, car heureusement pour les riverains, les parkings limitent le nombre de visiteurs...

Vous accéderez ensuite au vieux village. Autrefois on le traversait en voiture. Aujourd'hui les ruelles apparaissent si étroites que cela semble mission impossible. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

N'oubliez pas au passage de dire un petit mot aux habitants qui sont souvent installés devant leurs maisons sur un banc pour prendre le frais, et passent le temps tout en papotant et en observant les touristes. Certains sont même les garants du passé et fleurissent joliment les bornes incendies d'antan...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le petit ruisseau, l'Aiguebelle,  que nous allons remonter, se jette dans la Drôme à cet endroit.

Le confluent entre l'Aiguebelle et la DrômeLe confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme
Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

 

En face de la jolie passerelle fleurie sur laquelle vous pouvez passer si vous voulez, la ruelle s'enfonce à travers les maisons pour rejoindre la nature "sauvage".  

Vous croyez vous être trompés et bien non, c'est bien par là ! 

Le sentier est creusé dans le rocher...et il faut emprunter le passage "secret" que vous voyez là-bas tout au fond.

Le passage secret recto-versoLe passage secret recto-verso
Le passage secret recto-verso

Le passage secret recto-verso

 

De part et d'autre du chemin, quelques accès ouvrent sur de vieilles maisons...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Parfois, il faut descendre en contrebas vers la rivière.

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Ou au contraire, monter quelques marches pour accéder à un chemin pratiquement inutilisé aujourd'hui. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le sentier se poursuit par un escalier. On commence à apercevoir la barre rocheuse de la première cascade à notre gauche...et la rivière en contrebas. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En se retournant, on a une belle vue sur le village...qui n'est pas loin. 

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée
La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

 

Il faut poursuivre le chemin pour entendre le bruit de l'eau...

Nous approchons de la première cascade !

Mais pour faire durer le plaisir, je ne vous emmènerai au bord de l'eau que demain, si vous le voulez bien ! 

A demain !

A demain !

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:49
Le  vallon de Ponserot vue générale du bassin

Le vallon de Ponserot vue générale du bassin

 

Aujourd'hui nous allons revenir en Provence, pour terminer la visite du vallon de Ponserot...

Ce petit vallon que je vous ai montré plusieurs fois depuis la semaine dernière débouche dans la vallée de la Durance. 

 

Là, à l'embouchure (ou presque) et pendant plusieurs décennies, l'extrémité du vallon de Ponserot a servi de bassin de décantation aux eaux du canal de Marseille.

 

Je vous ai déjà raconté le problème de l'eau en Provence et en particulier celui de l'alimentation en eaux de la ville de Marseille. Ces problèmes d'eau ont été résolus durant le XIXe siècle grâce à la construction du Canal de Marseille, dont je vous ai déjà parlé.

Mais subsistent encore pendant ce siècle, les problèmes liés aux boues charriées par les eaux. Les bassins de décantation situées près de Marseille ne suffisent pas.

Des bassins secondaires, plus petits, sont pourtant en activité dont celui qui nous intéresse : le bassin ou déversoir de Ponserot

 

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'huiL'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)


 

Construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau. Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles. 

L'eau était retenue par une levée, une sorte de barrage de 36 mètres d'épaisseur à la base et de 120 m de longueur, pour 19 mètres de hauteur. La levée était  munie de vannes permettant aux boues de se déverser par un chenal, directement dans la Durance..

L'eau arrivait directement de la Durance en amont, par un canal latéral et débouchait dans le réservoir par une énorme buse que l'on peut encore observer car elle est en parfait état. 

 

 

Plan du bassin de décantation

Plan du bassin de décantation

Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse

Le canal d'introduction de l'eau...et la buse

 

La surface faible  de ce bassin de décantation, permettait à l'eau de le traverser seulement en trois heures. Mais ce temps très court ne permettait pas une décantation suffisante (seulement 45 % des boues).

 

Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon.

Site du Canal de Marseille

Le déversoir ?

Le déversoir ?

 

En 1864, on construit des canaux latéraux à gauche et à droite, ouvert par des "vanettes" de 0.40m de large. En tout 81 "vanettes" se situent rive gauche et 72, rive droite. Elles permettaient le nettoyage automatique du bassin.

Jean François Mayor de Montricher, l'ingénieur suisse qui en avait assuré la conception, mourut l'année de la mise en route de ce réservoir. Il ne sut jamais que son bassin était si bien conçu (bien que trop petit) qu'il ne s'envasait jamais, ne nécessitant ainsi ni vidange totale, ni curage régulier...  

 

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

 

En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux. Un tuyau de vidange s'est bouché, empêchant l'évacuation des eaux boueuses.

Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...

Depuis la nature a repris ses droits mais la construction est bien visible partout. Bien que  je n'ai pas trouvé d'accès pour descendre au fond du bassin...nous avons fait une belle balade...

 

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

 

C'est depuis la fin du XIXe siècle, le bassin de décantation de Saint-Christophe, beaucoup plus vaste, qui est désormais en fonctionnement.  

Tout le monde peut l'observer en se rendant de Rognes dans le Vaucluse (ou vice versa). Je vous en parlerai plus en détails un jour prochain, mais en attendant que je vous conte son histoire, je vous donne un petit aperçu de ce grand réservoir d'eau. 

La bassin de Saint-ChristopheLa bassin de Saint-Christophe
La bassin de Saint-Christophe

La bassin de Saint-Christophe

 

Et pour terminer, voici à quoi ressemble le canal de Marseille à ce niveau, juste avant l'arrivée à ce nouveau bassin de décantation.

Pour ceux de la région que cela intéresse, je vous mets une carte pour que vous puissiez situer les différents lieux dont je vous ai parlé ! 

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 05:57

 

Le thème est libre ce mois-ci chez Magda et elle nous propose de suivre le dicton suivant bien connu de tous : "au mois de mai, fais ce qu'il te plaît", que je vais mettre en application aujourd'hui dimanche...

 

Je vous emmène donc à nouveau sur le sentier que nous avons déjà parcouru hier...sur le chemin de Ponserot près de Rognes (dans le 13) où les collines provençales offrent de belles prairies entre deux coins de garrigue fleurie. 

Le paysage est verdoyant en cette saison. Le chemin s'aperçoit à gauche... 

 

Le paysage...

Le paysage...

 

Il n'est pas rare de rencontrer le jeune berger du coin. Il mène un troupeau bien de chez nous avec brebis et chèvres mélangées. 

 

Lundi 1er mai, lorsque nous avons fait la balade, nous avons pu discuter un long moment avec lui de ses conditions de travail souvent difficiles, de sa première montée à l'estive qui allait bientôt l'amener à passer tout un été dans les montagnes, de ses brebis qui allaient bientôt mettre bas et qu'il menait par les sentiers faciles pour ne pas trop les fatiguer...et d'écologie.

Mais il nous a aussi parlé de quelques-uns de ses problèmes : des motos tout terrain qui font peur aux brebis et des gens qui viennent la nuit voler les clôtures électriques laissant les bêtes partir où bon leur semble. 

 

En bref, un jeune berger passionné et ouvert au monde, mais inquiet de l'avenir et du devenir de son métier...

 

C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence

C'est vert mais nous sommes bien en Provence

 

Un bel exemple d'harmonie entre l'homme et l'animal.

Des animaux heureux de vivre en liberté au lieu d'être enfermés dans une bergerie, ce qui se pratique de plus en plus souvent pour les chèvres.

Un paysage façonné par les bêtes mais sous contrôle. 

Et de bons produits à la clé pour les consommateurs que l'on peut trouver sur les marchés locaux donc en circuits courts.

 

Aurons-nous encore tout cela demain ?

Voilà le troupeau vu de près...

 

Voilà le troupeau vu de près
Voilà le troupeau vu de près

Voilà le troupeau vu de près

 

Et d'encore plus près... puisque j'ai fait cette petite vidéo que j'ai mise en ligne sur Youtube, une première pour moi.

Vous pardonnerez quelques erreurs à la camerawoman débutante !

 

Bon dimanche à tous ! 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (2) / Balade en Provence pour #photodimanche

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:13
Les rives du Vidourle vues du pont romain

Les rives du Vidourle vues du pont romain

 

Pour terminer notre belle journée de balade à Sommières, je vous propose cette courte promenade au bord de l'eau...

 

Nous avons commencé notre visite de la vieille ville en traversant le pont submersible situé sur le Vidourle. C'est un pont sans parapet, au ras de l'eau qui est assez large pour traverser la rivière sans risque et bien sûr, il est le premier à se trouver sous l'eau, comme son nom l'indique dès que la rivière gonfle...

 

Le pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loinLe pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loin

Le pont submersible de près et de loin

 

Les rives sont très agréablement boisées.

Il manque juste quelques bancs mais il faut noter que certaines terrasses de café ou de restaurant se sont installées près de l'eau ce qui en saison doit être agréable. 

Les rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle

Les rives du Vidourle

 

Une courte chute d'eau casse un peu le débit de la rivière.

Les bancs de gravier sont investis par quelques oiseaux d'eau... 

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard
Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

Et bien sûr, nous avons fait d'autres rencontres sympathiques, en marchant sur les berges.

Et je vais vous dire, ces canards étaient bien plus sages et silencieux que nous... cela vous étonne ?

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

 

Comme je vous l'ai déjà dit hier, le Vidourle est depuis toujours très capricieux. Ceci explique peut-être la présence de cette croix, implantée au milieu du Pont Romain, censée protéger les habitants de ses débordements...

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

J'espère que notre petite balade entre amies vous a plu ! Nous l'avons terminé dans la voiture, bien à l'abri de la pluie, en attendant pour nous séparer, que le déluge se calme... mais il a repris de plus belle une fois en route. 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:15

 

En me promenant dans la campagne autour de chez moi en Provence, je fais souvent de belles rencontres en pleine nature, loin du village.

Ici ou là, subsistent en effet encore quelques élevages dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. 

Que ce soit à des fins de loisirs ou, parce que situés dans des fermes traditionnelles, c'est toujours un plaisir de croiser les animaux que l'on soit avec les enfants ou pas.

 

Les animaux que l'on rencontre partout, sont le plus souvent des ânes.

Dans la région, en effet il y a depuis quelques années, un engouement pour cet adorable animal et une nouvelle activité : les balades organisées avec les ânes. D'autres personnes en possèdent pour le plaisir : ils remplacent agréablement la tondeuse pour entretenir le jardin et ne font pas de dégâts comme les chèvres...
 

Quelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout

Quelques ânes pas sauvages du tout

 

Ensuite nous croisons beaucoup de chevaux. Ce sont la plupart du temps sur des lieux de gardiennage ou bien chez des particuliers et dans ce cas, ils sont plus difficiles à observer car pas question de pénétrer dans des propriétés privées ! 

Quelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieuxQuelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieux

Quelques chevaux...parfois curieux

 

Nous avons aussi un endroit où j'aime beaucoup aller me promener car un troupeau de chèvres est en liberté et elles ne sont pas sauvages pour deux sous !

Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...

Des chèvres pas farouches du tout...

 

Enfin, des moutons, il y en a encore beaucoup dans ma région qui se retrouvent ici ou là en hiver, car bien sûr en été, ils sont emmenés au frais à l'estive, dans les hauteurs.

Ce n'est pas facile de les photographier car ils sont souvent assez éloignés. J'ai pu surprendre un troupeau d'un peu plus près. On voit bien que de cette saison, ils ont un manteau laineux bien épais.

Quelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moiQuelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moi

 

Cette brebis isolée dans un champ venait à peine mettre au monde son petit, une photo pas terrible car je n'avais que mon téléphone portable ce jour-là...mais que j'ai trouvé émouvante ! 

 

A suivre donc ! 

Il vient de naître !

Il vient de naître !

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Published by manou - dans Provence animaux nature
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:29
C'est le printemps
C'est le printempsC'est le printemps

C'est le printemps

 

Les amandiers sont en fleurs...

Les amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs

Les amandiers sont en fleurs

 

Les bords des chemins et des champs de vignes fleurissent...

Un bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moiUn bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moi

Un bord de chemin près de chez moi

 

Les narcisses sauvages sont de sortie...

Narcisses sauvages près de Sufferchoix
Narcisses sauvages près de SufferchoixNarcisses sauvages près de Sufferchoix

Narcisses sauvages près de Sufferchoix

 

Et les orchidées aussi...

Une orchidée sauvage
Une orchidée sauvageUne orchidée sauvage
Une orchidée sauvage

Une orchidée sauvage

 

Déjà les abeilles se réveillent...

Et bientôt les nichoirs ne vont pas tarder à être habités.

Les abeilles se réveillent...
Les abeilles se réveillent...Les abeilles se réveillent...

Les abeilles se réveillent...

 

Je ne sais pas si ça va durer, mais jeudi dernier lorsque j'ai pris ces photos, il faisait 18° !

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:12
Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

 

Pour #photodimanche de Magda, je vais vous parler d'un petit oiseau que j'aime beaucoup et qui se trouve en nombre dans mon hameau de Provence.

C'est le chardonneret élégant (Carduelis carduelis). Il s'agit d'une espèce de passereaux autochtones c'est-à-dire que je peux l'observer toute l'année quelle que soit la saison...

J'ai appris que l'hiver la population normale des chardonnerets vivant en Provence, était renforcée par des migrateurs descendus de Suisse, d'Allemagne ou de Scandinavie. 

 

J'ai beaucoup de plaisir à observer cet oiseau très coloré, soit avec des jumelles, soit quand en hiver il vient se nourrir dans mon jardin...

Mais saviez-vous que c'était une espèce protégée et que certaines personnes en faisait un trafic juteux à cause de leur chant... pour en faire des oiseaux d'ornement. Ils se revendraient à prix d'or entre 150 € à 1000 € (source LPO)...

Révoltant...non ? 

 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

 

L'adulte est très bariolé et ce qui attire l'oeil c'est surtout sa face rouge, entourée de blanc et de noir.

 

 

On voit bien sa face de clown sur les photos
On voit bien sa face de clown sur les photosOn voit bien sa face de clown sur les photos

On voit bien sa face de clown sur les photos

 

Lorsqu'il se retourne, on voit très bien aussi même à l'oeil nu, les taches blanches, la queue fourchue et les ailes rayées d'une bande jaune vif.

La queue avec ses taches blanches
La queue avec ses taches blanches

La queue avec ses taches blanches

 

J'apprends en consultant wikipedia, que la femelle a des couleurs moins vives et surtout moins de rouge sur la tête que le mâle. 

Les jeunes que nous avons du mal à voir en saison sont plus ternes eux-aussi sauf qu'ils présentent très vite la bande jaune sur les ailes, le rouge de la tête apparaissant en dernier.

 

Sociables, chez nous, les chardonnerets vivent en groupe et se sont installés dans les grands cyprès qui se trouvent ça et là dans le hameau.

On les aperçoit très fréquemment posés à la cime, en train de chanter. C'est là aussi, caché par les branches et très haut pour se protéger des prédateurs, que les femelles nichent. Parfois il peut y avoir plusieurs couvées par an. 

Les couples se formeront bientôt... dès le mois de mars.

En ce moment ce qui compte pour eux, c'est de venir se nourrir sur mes boules de graisse dont ils prélèvent surtout les graines car ils sont presque exclusivement granivores.

 

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...
Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

 

Le chardonneret (d'où son nom), recherche les chardons qui ne manquent pas dans la garrigue provençale, les graines de pyracantha que de nombreuses personnes plantent en haie autour de leur propriété et, en fin d'été, ils se jettent sur les cosmos si vous prenez soin de les laisser monter en graines.

Ils aiment aussi toutes les graines de légumineuses qui poussent au bord des champs cultivés ou en bordure des vignobles. 

J'ai été surprise d'apprendre que le chardonneret peut vivre 12 à 15 ans. 

 

Malgré tout, ce joli petit oiseau fait partie des espèces classées en danger (Liste rouge des espèces menacées en France)  car leur nombre a considérablement baissé (40 à 50 % selon les régions, depuis 10 ans) à cause de l'usage excessif des pesticides qui réduisent les mauvaises herbes dans les champs et en bord de route, donc les graines qui sont la base de sa nourriture, mais aussi du trafic dont je vous ai parlé plus haut.

N'oublions pas non plus que pour notre confort, les municipalités entretiennent à l'excès les bordures des routes et chemins ruraux empêchant souvent la floraison des plantes sauvages, dont certaines sont mellifères et pourraient servir de nourriture aux abeilles, et leur montée en graines qui pourtant, serviraient de nourriture à nos petits oiseaux granivores. 

Il faut donc gérer les abords de nos routes, mais aussi nos jardins différemment si nous voulons que nos enfants et petits-enfants profitent encore longtemps de la beauté de ces petits oiseaux.

Vous pouvez aussi si vous voulez en savoir plus, consulter la fiche complète sur le site de la LPO...

 

 

Une fois n'est pas coutume...toutes les photos sont de mon mari, mon APN ne me permettrait pas de faire de tels clichés :) 

 

Bon dimanche  à tous

et bonnes vacances à ceux qui en profitent !

 

Venez nous rejoindre chez Magda...

Venez nous rejoindre chez Magda...

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 07:37

 

Je ne peux pas résister à vous montrer ENCORE...quelques photos prises sous la neige quelques jours avant noël...pour ma participation à #photodimanche de Magda.

 

Toutes les photos viennent de la Haute-Loire.

Tout d'abord quelques photos prises à travers le pare-brise ou la vitre latérale...avec mon téléphone portable. 

 

Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)
Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)
Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)

Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)

 

Puis un peu plus loin sur la route, l'arrivée dans un petit hameau du coin... bien connu de ceux qui font le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)

Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)

 

Eux ont beaucoup de chance car ils n'ont pas froid ! Mais ils n'ont rien contre un quignon de pain et un peu de foin.

Les ânes de Saint-Jean-Lachalm
Les ânes de Saint-Jean-Lachalm

Les ânes de Saint-Jean-Lachalm

 

L'abreuvoir est entouré de neige, mais encore accessible...mais celui-ci sert aux vaches qui se rendent aux prés en été, il a donc le temps de dégeler ! 

Pour moi ce qui a été nouveau dernièrement c'est de voir la neige...pour #photodimanche

 

Il faut dire qu'il ne fait pas bien chaud et voir les bas-côtés du chemin et les rochers couverts de glace, ça ne m'arrive pas très souvent en Provence ! 

Les rochers sont recouverts de neige glacée
Les rochers sont recouverts de neige glacéeLes rochers sont recouverts de neige glacée
Les rochers sont recouverts de neige glacée

Les rochers sont recouverts de neige glacée

 

Enfin pour finir, je vous montre la vue de ma fenêtre au réveil...

Un hameau endormi ou presque...

Un hameau endormi ou presque...

 

Vous allez dire que je suis ridicule de vous montrer tous ces paysages de neige (trois fois en une semaine !), mais j'ai gardé mon âme d'enfant que voulez-vous, et la neige nous offre un merveilleux changement car nous avons l'impression d'être transportés dans un ailleurs inconnu...

 

C'était ma participation à #photodimanche avec Magda sur le thème de ce mois-ci : Nouveau/Nouvelle, ce qui est nouveau pour nous...

Magda, elle, cela ne la changera pas trop de voir la neige vue qu'au Canada, elle n'en manque pas !

Pour moi ce qui a été nouveau dernièrement c'est de voir la neige...pour #photodimanche

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Published by manou - dans Haute-Loire nature neige
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:40
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

Je vous ai parlé hier du site de Rochegude et je vous ai raconté son histoire.

Dans ce petit hameau, où se trouvent donc la petite chapelle Saint-Jacques et une tour, seul vestige de l'ancien château-rocher datant du Moyen Âge, se trouvent aussi des maisons habitées toute l'année et surtout deux entreprises très connues dans la région dont je vais un peu vous parler. 

 

Tout d'abord, place aux photos de quelques détails pittoresques autour des habitations. 

Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

A deux pas du hameau, la forêt nous attend avec sa verdure, ses chemins et ses points de vue...

Quelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée

Quelques chemins et points de vue sur la vallée

 

Comme vous l'avez vu, il y a sur le hameau un éleveur de moutons noirs, Franck Pascal.

La "noire du Velay" comme on l'appelle ici est une race originaire du plateau volcanique du Velay, en Auvergne.

C'est une des plus anciennes races ovines connues, que les Celtes élevaient déjà.

Elle serait donc arrivée en Auvergne en même temps que les Celtes vers 1500 ans avant J.-C. Une autre hypothèse la fait venir du Moyen-Orient. 

Après avoir manqué disparaître, les élevages ont repris depuis les années 70, dans presque toute la région. 

Ce sont des brebis à peau noire et à la laine brunâtre presque noire. La race est caractérisée par la tache blanche sur la tête et sur la queue.

Les brebis sont très prolifiques et solides malgré leur petite taille et leur squelette fin. Elles s'adaptent aux conditions difficiles de la montagne et aux prairies parfois difficilement accessibles ou personne ne pourrait mener de vaches. Elles produisent un lait nourrissant et abondant. Elles peuvent aussi agneler en toutes saisons. 

La viande d'agneau est très recherché. Comme par hasard, le producteur vend la plupart de sa production sur Paris, à destination des grands restaurants étoilés...mais les habitants locaux peuvent aussi en profiter. 

 

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

 

Le producteur nous a gentiment ouvert les portes de la bergerie pour le plus grand plaisir des petits...

La naissance de triplés venaient d'avoir lieu la veille. Un des petits, déjà très autonome allait être nourri au biberon, car c'est très rare qu'une brebis fasse trois petits à la fois...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

 

Ce producteur possède aussi quelques biquettes...

Les biquettes...
Les biquettes...

Les biquettes...

 

Et un gîte d'étape pour les randonneurs qui font le chemin de Saint Jacques de Compostelle...

Le gîte

Le gîte

 

Si vous passez par-là, vous pourrez trouver tous les renseignements sur son site...car, même si vous ne marchez pas sur le GR, vous pouvez venir passer quelques jours sur le hameau pour un petit séjour très bucolique, au calme.

 

Une deuxième entreprise "La pépinière du Haut-Allier" s'est installée sur ce petit hameau depuis trois ans déjà. Il s'agit d'une pépinière particulière.

Je ne peux pas vous montrer de photos des plantations, en hiver cela n'aurait pas tellement d'intérêt de montrer des arbres fruitiers alignés dans un pré, mais je peux vous dire, puisque je suis allée acheter quelques arbres fruitiers pour mon propre jardin de là-haut, que David Pascal qui la gère est spécialisé dans les  variétés rustiques adaptées à la montagne et donc aux hivers rudes.

Il fait lui même les greffes et n'a pas hésité à partir jusque dans l'Himalaya (et ailleurs) pour trouver les porte-greffes adaptés aux variétés qu'ils désiraient mettre sur le marché.

Avec lui, aucun échec, tous les arbres fruitiers en vente chez lui sont adaptés à la plantation et à la fructification en montagne !

Vous pouvez le retrouver sur des foires...un peu partout en France ou sur sa page Facebook Ici. 

Ou encore sur son site, en cliquant sur le lien plus haut. 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:20
Vous reprendrez bien encore un peu de neige...

 

Vous savez bien qu'en Provence on ne la voit jamais la neige et nous en rêvons tous les hivers !

Quand elle arrive, il faut bien reconnaître que c'est la panique et que toute la France se moque de nous...

Mais en vacances et lorsque les petits sont là, même si la couche n'est pas assez épaisse pour prendre les raquettes ou pas assez glacée pour faire de la luge, on peut tout de même en profiter pour se balader dans la forêt, même s'il y a du brouillard ! 

On ne peut pas avoir du soleil tout le temps...n'est-ce pas ?

 

Voici donc quelques photos prises autour du hameau nordique du Vernet en Haute-Loire où se situent des pistes de skis de fond et des circuits de raquettes...allant tous vers "la Durande", un ancien volcan très connu dans la région pour son point de vue et ses possibilités de randonnées d'hiver et d'été, sportives ou familiales. 

 

Il y avait du brouillard...
Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...
Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...

Il y avait du brouillard...

 

Inutile de laisser pour autant votre voiture à l'abandon...

Insolite n'est-ce pas ?

Insolite n'est-ce pas ?

 

Autant en profiter pour faire quelques jeux dans la neige mouillée...

Les petits se régalent autant que leur maman...

Les petits se régalent autant que leur maman...

 

Ou bien, comme les canards, pour prendre le frais sur l'étang gelé...

Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.
Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.
Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.

Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.

 

Bon mardi à tous et merci pour vos gentils commentaires, j'ai préféré faire le tour de la blogosphère pour venir vous visiter, plutôt que de passer du temps à vous répondre et il me reste encore quelques visites à faire aujourd'hui, chez certains d'entre vous que je n'ai pas eu le temps de visiter hier...

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:35
L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Voilà encore un petit patrimoine bien connu des promeneurs qui se régalent à marcher sur les chemins de Provence.

Il est le plus récent des oratoires du village et on le considère comme le treizième car il ne fait pas partie des douze oratoires anciens de la commune...

En effet, il a été édifié en 1986 près du Foyer de Charité de Sufferchoix, en pleine campagne, un lieu propice aux croyants pour venir y faire des retraites, assister à des conférences ou des cycles d'études...mais aussi aux non-croyants car la garrigue et les forêts alentours offrent de nombreux chemins de balades aux promeneurs et sont ouverts à tous dans la mesure où l'on respecte le calme du lieu.

Je vous en reparlerai...si je trouve des éléments sur son histoire. 

 

Le Foyer de Sufferchoix

Le Foyer de Sufferchoix

 

Aujourd'hui, je vous montre donc cet oratoire moderne, dédié à la Vierge Marie et situé à l'entrée du foyer quand on arrive tout simplement par la route, enfin je devrai dire par le chemin de terre...et que l'on a franchi le pont qui passe au-dessus du TGV.

 

 

Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc

Le treizième oratoire de Lambesc

 

Juste en face de l'oratoire, de l'autre côté de la petite route se trouve un ancien puits dont l'eau alimente toujours le foyer...L'auge a dû être levée pour pouvoir installer la pompe. 

 

Le puits
Le puitsLe puits

Le puits

 

Juste à côté du puits, un banc et une petite table attendent le promeneur qui peut s'y installer un instant...

L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Et par-ci par-là, quelques vestiges du temps passé...ici les rouleaux qui servaient à dépiquer le grain sur l'aire de battage, nous rappellent que ces zones de campagne étaient habitées par des fermiers qui cultivaient la terre alentour.

Les rouleaux à dépiquer le grainLes rouleaux à dépiquer le grain

Les rouleaux à dépiquer le grain

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:10
Bories du Castillon

Bories du Castillon

Au mois d'octobre, le temps était encore beau, nous avons décidé de revenir nous promener vers le village de Rognes où nous avons vécu lorsque nos enfants étaient petits.

Près du village, que je vous ferai visiter sans nul doute prochainement, il y a une petite chaîne de collines que les habitants de la région appellent "les crêtes de Castillon".

Elle monte assez haut au-dessus du village pour avoir une vue dégagée à 180°  !

D'un côté vers le sud, on devine la plaine d'Aix-en Provence avec par devant, le plateau de la Quille près du Puy-Sainte-Réparade (un oppidum de l'âge du fer dont je vous parlerai un jour) et au loin la Montagne Sainte Victoire (sur les deux premières photos).

Si on se tourne vers le nord, on aperçoit d'abord la plaine de la Durance (troisième photo) et, vers le village de Rognes, la chaîne des Côtes où se situe la chapelle Saint-Anne de Goiron et les grottes de la Baume sont je vous ai parlé la semaine dernière avec, par devant, une petite colline pointu, le Collet pointu (quatrième photo)...

Je ne vous en dis pas plus, bien sûr il y a d'autres sommets que je connais !

 

Les panoramas
Les panoramasLes panoramas
Les panoramas

Les panoramas

 

On accède aux Crêtes du Castillon par un chemin de terre qui part dès la sortie du village de Rognes. Si vous le prenez, vous pourrez suivre toute la crête et descendre de l'autre côté sur le village du Puy-Sainte-Réparade...

Le chemin de crête
Le chemin de crête

Le chemin de crête

 

Ou alors on peut monter sur la crête par plusieurs vallons qui démarrent à gauche de la route départementale entre le village de Rognes et celui du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...
La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

 

De part et d'autres de cette crête, subsistent de jolies petites bories, encore préservées mais parfois envahies par la végétation. Elles ont été fortement endommagées, ainsi que la nature alentour, par un incendie qui a ravagé toute la région en août 1989...

Les habitants de Rognes les appellent tout simplement des "cabanes", le terme de bories étant plus usité dans le département du Vaucluse.

Les bories encore debout !Les bories encore debout !
Les bories encore debout !
Les bories encore debout !Les bories encore debout !Les bories encore debout !

Les bories encore debout !

 

Certaines ne sont plus qu'un tas de pierre ou bien n'existent plus car leurs pierres ont servi à fabriquer des murets...

Des tas de pierres au muret...
Des tas de pierres au muret...

Des tas de pierres au muret...

 

Quelle est leur histoire ?

 

On continue toujours à s'interroger sur l'origine de ces petites constructions...

En effet, les bories ou (bòri) sont fréquentes dans beaucoup de régions de France.

Je vous ai d'ailleurs montré sur ce blog, celles que j'avais découverte en Haute-Loire avec mes petits-enfants, les fameuses chibottes, ainsi que les cabanons de vigne, plus récents de la région de Die, dans la Drôme. 

 

Les bories provençales sont des cabanes de pierre sèche, construites sans mortier. Le matériau de base était pris dans les champs alentours, ce qui permettait en même temps de les épierrer pour en faciliter la culture.

 

Ces cabanes, parfois très petites, comme c'est le cas de celles du Castillon, servaient-elles essentiellement à entreposer du matériel agricole ?

Servaient-elles au contraire d'abris aux hommes ?

Elles sont formées d'une seule pièce et ont été construites par encorbellement d'assises posées en saillie vers l'intérieur, jusqu'à fermeture totale de l'ensemble, ce qui n'est pas toujours le cas. 

 

 

L'intérieur d'une borie
L'intérieur d'une borie

L'intérieur d'une borie

 

Leur restauration est très difficile car il faut s'approprier les techniques ancestrales de construction sans mortier, ce que plus personne ne sait faire aujourd'hui ou presque. 

Il faut dire que ces techniques existent depuis l'Antiquité et qu'on les retrouve dans tout le bassin méditerranéen mais aussi jusqu'en Irlande.

Les bories peuvent dater de toutes les époques mais, en Provence, elles ont essentiellement été construites à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, à l'époque où l'agriculture sur les coteaux battait son plein.

Sur les crêtes du Castillon, on trouve essentiellement des bories dont les voûtes sont en plein cintre (en demi-cercle) ce qui n'est pas le cas dans d'autres quartiers de Rognes. 

 

Pour terminer, voici un petit panorama que mon mari a réalisé avec son nouvel APN qui permet d'admirer la vue côté sud, c'est-à-dire vers Aix-en Provence et  la Montagne Sainte-Victoire. N'oubliez pas de cliquer dessus...

 

 

Un panorama sur la vallée...

Un panorama sur la vallée...

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 07:22

 

Cette semaine, le temps n'a pas arrêté de changer.

La pluie violente a alterné avec un temps gris et nuageux et quelques coins de ciel bleu, qui ont déchiré les nuages pour faire de rares apparitions. 

Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !
Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !
Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !

Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !

 

A peine un coin de ciel bleu se montrait que les étourneaux, qui ne viennent jamais si près du hameau, se sont rassemblés sur le grand cyprès qui domine les maisons...

Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu
Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleuLes étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu
Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu

Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu

 

Et puis la pluie est revenue, délavant tout et nous laissant un sol détrempé...

Il pleut à nouveau !
Il pleut à nouveau ! Il pleut à nouveau !

Il pleut à nouveau !

 

Et il ne reste plus que quelques gouttes par-ci par-là, qui auraient pu être de la rosée, mais ce n'est pas le cas !

Cliquez sur les photos ! Cliquez sur les photos !
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Bon dimanche à tous en espérant

que le beau temps soit enfin de retour chez vous...

 

Venez nous rejoindre chez Magda

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:05
Éditions Philippe Picquier, 2015, traduit du japonais par Elisabeth Sutsugu

Éditions Philippe Picquier, 2015, traduit du japonais par Elisabeth Sutsugu

Force m'est d'admettre que le poète le plus heureux qui soit ne saurait chanter avec autant d'ardeur que l'alouette, sans la moindre distraction, oublieux du passé comme de l'avenir, tout entier à sa joie.

 

Ce livre, d'une rare poésie, est comme un rêve éveillé. C'est un véritable voyage au coeur de la création artistique et de la beauté, à lire à petite dose pour en apprécier toute la douceur et la légèreté.

La rivière sablonneuse coule sous un petit pont qui n'a même pas trois mètres de large, elle déverse sur la plage les eaux de printemps. Et quand les eaux printanières rejoignent la mer printanière, à travers les mailles des innombrables filets mis à sécher en désordre, s'échappe un vent tiède qui souffle sur le village, répandant une troublante chaleur odorante. Alors enfin, comme après une longue attente, comme un sabre émoussé, on voit la couleur de la mer.

 

Le narrateur est peintre et poète. Il n'est pas en manque d'inspiration mais veut se plonger dans l'ambiance propice à la création.

Pour cela, une fois arrivé le printemps, il quitte la ville et s'enfonce à pied dans la montagne, avec son matériel de peintre.

Il va s'installer dans une auberge perdue où, il est l'unique voyageur et où,  il espère, qu'aucune passion humaine ne viendra plus le déranger, ni l'agitation de la ville le perturber. 

Mais c'est sans compter sur la mystérieuse jeune femme qui occupe les lieux et dont la vie semble pleine de mystère. Les découvrir va hanter son esprit...

Réussira-t-il à peindre le tableau de ses rêves ?

 

Une chose effrayante, si on la regarde telle qu’elle est, devient un poème. Un événement terrible devient une peinture, à condition que je l’éloigne de moi pour le considérer tel qu’il est. C’est ainsi qu’un chagrin d’amour devient une œuvre d’art.

 

 

Ce roman est un texte subtil sur l'art et la création, sur la place de l'artiste dans le monde moderne, sur le regard que l'artiste porte sur les êtres humains ou la nature environnante...

Une belle lecture, mais pas du tout facile malgré les apparences car déjà, entrer dans l'histoire est assez laborieux et puis, c'est un livre impossible à lire d'une seule traite.

Mais une fois imprégné de cette poésie, vous le quitterez à regret car c'est aussi un livre empli de légendes et de mystères...

Le lecteur met du temps à suivre ce poète artiste, mais il sortira de ce chemin, grandi et capable de trouver réflexion et beauté, dans la nature et dans sa vie quotidienne, en chacun des cailloux du sentier, en chaque petite fleur ou coin de ciel, en chaque être croisé...

Sôseki l'appelait son roman-haïkus car le texte est interrompu par de magnifiques haïkus...

 

Chanson du cocher
Passent les printemps
Sur les cheveux toujours plus blancs

L'automne est là
Qui dépose la rosée sur les susuki
Le sentiment qui m'habite
Pèse par trop
Sur mon coeur

 

L'édition que j'ai emprunté en médiathèque, est étayée de nombreux tableaux tous magnifiques, dont la couverture déjà vous donne un aperçu, et d'une grande délicatesse, issus d'une édition japonaise de 1926 en trois rouleaux où figurait le texte calligraphié de Sôseki et les peintures intégralement reproduites dans ce magnifique livre.

 

Les yeux levés vers le ciel
Je compte les étoiles du printemps
Une deux trois

 

Kinosuke Natsume dont le nom de plume connu est Sôseki (qui signifie "obstiné") (1867-1916) est un des plus grands écrivains de l'ère Meiji, où le Japon passe en quelques années de la féodalité à un statut de nation moderne parmi les plus avancée.

Il succède à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l'Université de Tokyo, avant de la quitter pour s'adonner exclusivement à l'écriture. Il publie romans, essais, récits de voyage et, toute sa vie, a capturé dans des haïkus la grâce des instants vécus.

Sôseki a écrit plus de 2 500 haïkus...

 

Mais les herbes aquatiques qui stagnent au fond de l’eau, attendrait-on cent ans, restent immobiles. Elles se tiennent pourtant en alerte, prêtes à bouger, appelant du matin au soir le moment où elles seront touchées, elles vivent dans cette attente, par cette attente, concentrant dans leurs tiges le désir de générations innombrables, sans pouvoir s’animer jusqu’à ce jour, elles vivent, incapables de mourir.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:14
L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

 

En matière de météo, pour être honnête, nous ne sommes pas toujours très objectifs...Ainsi l'hiver dernier nous étions sûrs que "jamais en Provence il n'y avait eu d'hiver aussi gris" et cet été que "la canicule n'avait jamais duré aussi longtemps" et ainsi à chaque saison...nous avons une mémoire très sélective pour considérer les événements météorologiques.

Cependant, la mémoire collective se souvient de certains événements marquants...C'est le cas de l'hiver 1956 !

 

Moi même qui n'était alors qu'une toute petite pitchounette, j'ai une image très nette, une seule de cet hiver-là...

Je suis quillée sur une chaise pour regarder par la fenêtre... La vitre est gelée là où la buée a été transformée en glace vive et je gratte les plaques qui tombent par terre. Ma mère ne me gronde pas car j'attend mon grand frère qui rentre de l'école. Je sais maintenant qu'on vient d'annoncer à la radio que les écoliers allaient être renvoyés chez eux faute de chauffage et vu que les encriers gelaient dans les bureaux...Mais à l'époque dans mon souvenir, je crie quand j'aperçois le bonnet rouge de mon frère sur le trottoir et mon coeur se soulève de joie". Sans doute avais-je perçu l'inquiétude de ma mère devant ce froid inhabituel ? et c'est la seule image qui me reste !

 

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui...attendez je vous l'explique. 

Jeudi dernier, il faisait un temps exceptionnellement beau en Provence et je suis allée faire une courte balade autour du petit village de Vernègues dont je vous parlerai très bientôt plus en détails.

C'est alors que nous venions d'admirer le point de vue sur la vallée de la Durance du haut du Plateau du Grand Puech, que nous avons retrouvé le tronc de ce vieil amandier, seul rescapé du terrible gel de l'hiver 1956, qui a vu mourir suite au froid intense, tous ses acolytes, un amandier qui serait le plus vieux d'Europe...et qui vient juste pour la première fois cette année, 60 ans après ce terrible hiver, de rendre l'âme et ne plus produire aucune feuille, ni fleur.

Il serait âgé de plus de 500 ans, alors que les variétés modernes d'amandiers greffés sur des pêchers, grandissent plus vite, produisent davantage, mais ne vivent qu'une centaine d'années...

 

Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine...

"Jean Giono" par Jean Carrière

 

Comme dans beaucoup d'endroits en Provence au début du XXème siècle, les amandiers étaient cultivés abondamment sur les plateaux ensoleillés car ces arbres aiment particulièrement le soleil, la lumière et la chaleur et redoutent l'humidité. 

Mais, cet arbre, symbole d'amour et de renaissance, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog (voir ci-dessous), n'a qu'un seul défaut : il craint le froid.

 

Que s'est-il passé en 1956 ? 

 

L'hiver avait été très doux...Après un mois de janvier presque printanier, durant la nuit du 31 janvier au 1er février 1956, une vague de froid exceptionnelle et particulièrement meurtrière s'abat sur une grande partie de l'Europe.  

Durant 27 jours exactement, l'air arctique, descendu vers le sud suite à l'installation d'un anticyclone, est responsable de gelées exceptionnellement intenses. Des records de température minimales sont enregistrés, occasionnant d'abondantes chutes de neige sur le littoral provençal...De plus, en Provence, un mistral violent se met à souffler (180 km/h à Istres !) aggravant les effets du froid dans la nature. 

Toutes les régions de France ont été concernées.

Les fleuves étaient gelés, l'approvisionnement en eau et en électricité perturbé...

Cet épisode a marqué les esprits car c'est le mois le plus froid enregistré depuis 1900 en Provence.

Ses conséquences ont été désastreuses tant au niveau humain, que pour l'économie de la région car partout, on cultivait alors sur les "bancaus" (prononcer "bancaou") des oliviers, de la vigne ou des amandiers...

Tous étaient déjà en montés en sève (oliviers et vignes) ou carrément en fleurs (amandiers), lors de l'arrivée du froid...

 

On estime que suite à cet hiver particulier, 4 à 5 millions d'oliviers même centenaires ont succombé : 80 % d'entre eux ont dû être coupés..."Ils explosaient comme des grenades", les troncs se fendaient ; 40% des vignes ont été touchées et la culture des amandiers quasiment abandonnée...

Tous les amandiers que l'on voit dans la campagne provençale ont donc été plantés après ce fameux hiver 1956.

 

Pour en savoir plus sur cet épisode météorologique exceptionnel, vous pouvez consulter le site ci-dessous...

 

Tout est gris. C'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ces gris que s'appuiera l'azur du ciel d'été, c'est de ce gris que s'échapperont les flammes à peines citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers un violet...

"Provence" Jean Giono

Autres vues de l'amandier de Vernègues
Autres vues de l'amandier de Vernègues

Autres vues de l'amandier de Vernègues

Un vieil amandier pour #photodimanche

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