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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

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30 mars 2017 4 30 /03 /mars /2017 06:13
Les rives du Vidourle vues du pont romain

Les rives du Vidourle vues du pont romain

 

Pour terminer notre belle journée de balade à Sommières, je vous propose cette courte promenade au bord de l'eau...

 

Nous avons commencé notre visite de la vieille ville en traversant le pont submersible situé sur le Vidourle. C'est un pont sans parapet, au ras de l'eau qui est assez large pour traverser la rivière sans risque et bien sûr, il est le premier à se trouver sous l'eau, comme son nom l'indique dès que la rivière gonfle...

 

Le pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loinLe pont submersible de près et de loin
Le pont submersible de près et de loin

Le pont submersible de près et de loin

 

Les rives sont très agréablement boisées.

Il manque juste quelques bancs mais il faut noter que certaines terrasses de café ou de restaurant se sont installées près de l'eau ce qui en saison doit être agréable. 

Les rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle
Les rives du VidourleLes rives du Vidourle

Les rives du Vidourle

 

Une courte chute d'eau casse un peu le débit de la rivière.

Les bancs de gravier sont investis par quelques oiseaux d'eau... 

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard
Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

Et bien sûr, nous avons fait d'autres rencontres sympathiques, en marchant sur les berges.

Et je vais vous dire, ces canards étaient bien plus sages et silencieux que nous... cela vous étonne ?

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin
Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en cheminQuelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

Quelques canards colverts, mâles et femelles rencontrés en chemin

 

Comme je vous l'ai déjà dit hier, le Vidourle est depuis toujours très capricieux. Ceci explique peut-être la présence de cette croix, implantée au milieu du Pont Romain, censée protéger les habitants de ses débordements...

Sommières au bord de l'eau (3) / Balade dans le Gard

 

J'espère que notre petite balade entre amies vous a plu ! Nous l'avons terminé dans la voiture, bien à l'abri de la pluie, en attendant pour nous séparer, que le déluge se calme... mais il a repris de plus belle une fois en route. 

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:15

 

En me promenant dans la campagne autour de chez moi en Provence, je fais souvent de belles rencontres en pleine nature, loin du village.

Ici ou là, subsistent en effet encore quelques élevages dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. 

Que ce soit à des fins de loisirs ou, parce que situés dans des fermes traditionnelles, c'est toujours un plaisir de croiser les animaux que l'on soit avec les enfants ou pas.

 

Les animaux que l'on rencontre partout, sont le plus souvent des ânes.

Dans la région, en effet il y a depuis quelques années, un engouement pour cet adorable animal et une nouvelle activité : les balades organisées avec les ânes. D'autres personnes en possèdent pour le plaisir : ils remplacent agréablement la tondeuse pour entretenir le jardin et ne font pas de dégâts comme les chèvres...
 

Quelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout

Quelques ânes pas sauvages du tout

 

Ensuite nous croisons beaucoup de chevaux. Ce sont la plupart du temps sur des lieux de gardiennage ou bien chez des particuliers et dans ce cas, ils sont plus difficiles à observer car pas question de pénétrer dans des propriétés privées ! 

Quelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieuxQuelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieux

Quelques chevaux...parfois curieux

 

Nous avons aussi un endroit où j'aime beaucoup aller me promener car un troupeau de chèvres est en liberté et elles ne sont pas sauvages pour deux sous !

Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...

Des chèvres pas farouches du tout...

 

Enfin, des moutons, il y en a encore beaucoup dans ma région qui se retrouvent ici ou là en hiver, car bien sûr en été, ils sont emmenés au frais à l'estive, dans les hauteurs.

Ce n'est pas facile de les photographier car ils sont souvent assez éloignés. J'ai pu surprendre un troupeau d'un peu plus près. On voit bien que de cette saison, ils ont un manteau laineux bien épais.

Quelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moiQuelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moi

 

Cette brebis isolée dans un champ venait à peine mettre au monde son petit, une photo pas terrible car je n'avais que mon téléphone portable ce jour-là...mais que j'ai trouvé émouvante ! 

 

A suivre donc ! 

Il vient de naître !

Il vient de naître !

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Published by manou - dans Provence animaux nature
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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:29
C'est le printemps
C'est le printempsC'est le printemps

C'est le printemps

 

Les amandiers sont en fleurs...

Les amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs

Les amandiers sont en fleurs

 

Les bords des chemins et des champs de vignes fleurissent...

Un bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moiUn bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moi

Un bord de chemin près de chez moi

 

Les narcisses sauvages sont de sortie...

Narcisses sauvages près de Sufferchoix
Narcisses sauvages près de SufferchoixNarcisses sauvages près de Sufferchoix

Narcisses sauvages près de Sufferchoix

 

Et les orchidées aussi...

Une orchidée sauvage
Une orchidée sauvageUne orchidée sauvage
Une orchidée sauvage

Une orchidée sauvage

 

Déjà les abeilles se réveillent...

Et bientôt les nichoirs ne vont pas tarder à être habités.

Les abeilles se réveillent...
Les abeilles se réveillent...Les abeilles se réveillent...

Les abeilles se réveillent...

 

Je ne sais pas si ça va durer, mais jeudi dernier lorsque j'ai pris ces photos, il faisait 18° !

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

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12 février 2017 7 12 /02 /février /2017 07:12
Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

Un chardonneret dans mon jardin...mâle ou femelle ?

 

Pour #photodimanche de Magda, je vais vous parler d'un petit oiseau que j'aime beaucoup et qui se trouve en nombre dans mon hameau de Provence.

C'est le chardonneret élégant (Carduelis carduelis). Il s'agit d'une espèce de passereaux autochtones c'est-à-dire que je peux l'observer toute l'année quelle que soit la saison...

J'ai appris que l'hiver la population normale des chardonnerets vivant en Provence, était renforcée par des migrateurs descendus de Suisse, d'Allemagne ou de Scandinavie. 

 

J'ai beaucoup de plaisir à observer cet oiseau très coloré, soit avec des jumelles, soit quand en hiver il vient se nourrir dans mon jardin...

Mais saviez-vous que c'était une espèce protégée et que certaines personnes en faisait un trafic juteux à cause de leur chant... pour en faire des oiseaux d'ornement. Ils se revendraient à prix d'or entre 150 € à 1000 € (source LPO)...

Révoltant...non ? 

 

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

 

L'adulte est très bariolé et ce qui attire l'oeil c'est surtout sa face rouge, entourée de blanc et de noir.

 

 

On voit bien sa face de clown sur les photos
On voit bien sa face de clown sur les photosOn voit bien sa face de clown sur les photos

On voit bien sa face de clown sur les photos

 

Lorsqu'il se retourne, on voit très bien aussi même à l'oeil nu, les taches blanches, la queue fourchue et les ailes rayées d'une bande jaune vif.

La queue avec ses taches blanches
La queue avec ses taches blanches

La queue avec ses taches blanches

 

J'apprends en consultant wikipedia, que la femelle a des couleurs moins vives et surtout moins de rouge sur la tête que le mâle. 

Les jeunes que nous avons du mal à voir en saison sont plus ternes eux-aussi sauf qu'ils présentent très vite la bande jaune sur les ailes, le rouge de la tête apparaissant en dernier.

 

Sociables, chez nous, les chardonnerets vivent en groupe et se sont installés dans les grands cyprès qui se trouvent ça et là dans le hameau.

On les aperçoit très fréquemment posés à la cime, en train de chanter. C'est là aussi, caché par les branches et très haut pour se protéger des prédateurs, que les femelles nichent. Parfois il peut y avoir plusieurs couvées par an. 

Les couples se formeront bientôt... dès le mois de mars.

En ce moment ce qui compte pour eux, c'est de venir se nourrir sur mes boules de graisse dont ils prélèvent surtout les graines car ils sont presque exclusivement granivores.

 

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...
Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

Le plus important en ce moment : manger pour préparer les futures nichées...

 

Le chardonneret (d'où son nom), recherche les chardons qui ne manquent pas dans la garrigue provençale, les graines de pyracantha que de nombreuses personnes plantent en haie autour de leur propriété et, en fin d'été, ils se jettent sur les cosmos si vous prenez soin de les laisser monter en graines.

Ils aiment aussi toutes les graines de légumineuses qui poussent au bord des champs cultivés ou en bordure des vignobles. 

J'ai été surprise d'apprendre que le chardonneret peut vivre 12 à 15 ans. 

 

Malgré tout, ce joli petit oiseau fait partie des espèces classées en danger (Liste rouge des espèces menacées en France)  car leur nombre a considérablement baissé (40 à 50 % selon les régions, depuis 10 ans) à cause de l'usage excessif des pesticides qui réduisent les mauvaises herbes dans les champs et en bord de route, donc les graines qui sont la base de sa nourriture, mais aussi du trafic dont je vous ai parlé plus haut.

N'oublions pas non plus que pour notre confort, les municipalités entretiennent à l'excès les bordures des routes et chemins ruraux empêchant souvent la floraison des plantes sauvages, dont certaines sont mellifères et pourraient servir de nourriture aux abeilles, et leur montée en graines qui pourtant, serviraient de nourriture à nos petits oiseaux granivores. 

Il faut donc gérer les abords de nos routes, mais aussi nos jardins différemment si nous voulons que nos enfants et petits-enfants profitent encore longtemps de la beauté de ces petits oiseaux.

Vous pouvez aussi si vous voulez en savoir plus, consulter la fiche complète sur le site de la LPO...

 

 

Une fois n'est pas coutume...toutes les photos sont de mon mari, mon APN ne me permettrait pas de faire de tels clichés :) 

 

Bon dimanche  à tous

et bonnes vacances à ceux qui en profitent !

 

Venez nous rejoindre chez Magda...

Venez nous rejoindre chez Magda...

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8 janvier 2017 7 08 /01 /janvier /2017 07:37

 

Je ne peux pas résister à vous montrer ENCORE...quelques photos prises sous la neige quelques jours avant noël...pour ma participation à #photodimanche de Magda.

 

Toutes les photos viennent de la Haute-Loire.

Tout d'abord quelques photos prises à travers le pare-brise ou la vitre latérale...avec mon téléphone portable. 

 

Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)
Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)
Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)

Le col du Rossignol (1310 mètres d'altitude)

 

Puis un peu plus loin sur la route, l'arrivée dans un petit hameau du coin... bien connu de ceux qui font le chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)
Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)

Le hameau du Chier / à prononcer "Le Chiair" (près du village de Saint-Privat-d'Allier)

 

Eux ont beaucoup de chance car ils n'ont pas froid ! Mais ils n'ont rien contre un quignon de pain et un peu de foin.

Les ânes de Saint-Jean-Lachalm
Les ânes de Saint-Jean-Lachalm

Les ânes de Saint-Jean-Lachalm

 

L'abreuvoir est entouré de neige, mais encore accessible...mais celui-ci sert aux vaches qui se rendent aux prés en été, il a donc le temps de dégeler ! 

Pour moi ce qui a été nouveau dernièrement c'est de voir la neige...pour #photodimanche

 

Il faut dire qu'il ne fait pas bien chaud et voir les bas-côtés du chemin et les rochers couverts de glace, ça ne m'arrive pas très souvent en Provence ! 

Les rochers sont recouverts de neige glacée
Les rochers sont recouverts de neige glacéeLes rochers sont recouverts de neige glacée
Les rochers sont recouverts de neige glacée

Les rochers sont recouverts de neige glacée

 

Enfin pour finir, je vous montre la vue de ma fenêtre au réveil...

Un hameau endormi ou presque...

Un hameau endormi ou presque...

 

Vous allez dire que je suis ridicule de vous montrer tous ces paysages de neige (trois fois en une semaine !), mais j'ai gardé mon âme d'enfant que voulez-vous, et la neige nous offre un merveilleux changement car nous avons l'impression d'être transportés dans un ailleurs inconnu...

 

C'était ma participation à #photodimanche avec Magda sur le thème de ce mois-ci : Nouveau/Nouvelle, ce qui est nouveau pour nous...

Magda, elle, cela ne la changera pas trop de voir la neige vue qu'au Canada, elle n'en manque pas !

Pour moi ce qui a été nouveau dernièrement c'est de voir la neige...pour #photodimanche

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Published by manou - dans Haute-Loire nature neige
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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:40
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

Je vous ai parlé hier du site de Rochegude et je vous ai raconté son histoire.

Dans ce petit hameau, où se trouvent donc la petite chapelle Saint-Jacques et une tour, seul vestige de l'ancien château-rocher datant du Moyen Âge, se trouvent aussi des maisons habitées toute l'année et surtout deux entreprises très connues dans la région dont je vais un peu vous parler. 

 

Tout d'abord, place aux photos de quelques détails pittoresques autour des habitations. 

Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

A deux pas du hameau, la forêt nous attend avec sa verdure, ses chemins et ses points de vue...

Quelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée

Quelques chemins et points de vue sur la vallée

 

Comme vous l'avez vu, il y a sur le hameau un éleveur de moutons noirs, Franck Pascal.

La "noire du Velay" comme on l'appelle ici est une race originaire du plateau volcanique du Velay, en Auvergne.

C'est une des plus anciennes races ovines connues, que les Celtes élevaient déjà.

Elle serait donc arrivée en Auvergne en même temps que les Celtes vers 1500 ans avant J.-C. Une autre hypothèse la fait venir du Moyen-Orient. 

Après avoir manqué disparaître, les élevages ont repris depuis les années 70, dans presque toute la région. 

Ce sont des brebis à peau noire et à la laine brunâtre presque noire. La race est caractérisée par la tache blanche sur la tête et sur la queue.

Les brebis sont très prolifiques et solides malgré leur petite taille et leur squelette fin. Elles s'adaptent aux conditions difficiles de la montagne et aux prairies parfois difficilement accessibles ou personne ne pourrait mener de vaches. Elles produisent un lait nourrissant et abondant. Elles peuvent aussi agneler en toutes saisons. 

La viande d'agneau est très recherché. Comme par hasard, le producteur vend la plupart de sa production sur Paris, à destination des grands restaurants étoilés...mais les habitants locaux peuvent aussi en profiter. 

 

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

 

Le producteur nous a gentiment ouvert les portes de la bergerie pour le plus grand plaisir des petits...

La naissance de triplés venaient d'avoir lieu la veille. Un des petits, déjà très autonome allait être nourri au biberon, car c'est très rare qu'une brebis fasse trois petits à la fois...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

 

Ce producteur possède aussi quelques biquettes...

Les biquettes...
Les biquettes...

Les biquettes...

 

Et un gîte d'étape pour les randonneurs qui font le chemin de Saint Jacques de Compostelle...

Le gîte

Le gîte

 

Si vous passez par-là, vous pourrez trouver tous les renseignements sur son site...car, même si vous ne marchez pas sur le GR, vous pouvez venir passer quelques jours sur le hameau pour un petit séjour très bucolique, au calme.

 

Une deuxième entreprise "La pépinière du Haut-Allier" s'est installée sur ce petit hameau depuis trois ans déjà. Il s'agit d'une pépinière particulière.

Je ne peux pas vous montrer de photos des plantations, en hiver cela n'aurait pas tellement d'intérêt de montrer des arbres fruitiers alignés dans un pré, mais je peux vous dire, puisque je suis allée acheter quelques arbres fruitiers pour mon propre jardin de là-haut, que David Pascal qui la gère est spécialisé dans les  variétés rustiques adaptées à la montagne et donc aux hivers rudes.

Il fait lui même les greffes et n'a pas hésité à partir jusque dans l'Himalaya (et ailleurs) pour trouver les porte-greffes adaptés aux variétés qu'ils désiraient mettre sur le marché.

Avec lui, aucun échec, tous les arbres fruitiers en vente chez lui sont adaptés à la plantation et à la fructification en montagne !

Vous pouvez le retrouver sur des foires...un peu partout en France ou sur sa page Facebook Ici. 

Ou encore sur son site, en cliquant sur le lien plus haut. 

 

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3 janvier 2017 2 03 /01 /janvier /2017 07:20
Vous reprendrez bien encore un peu de neige...

 

Vous savez bien qu'en Provence on ne la voit jamais la neige et nous en rêvons tous les hivers !

Quand elle arrive, il faut bien reconnaître que c'est la panique et que toute la France se moque de nous...

Mais en vacances et lorsque les petits sont là, même si la couche n'est pas assez épaisse pour prendre les raquettes ou pas assez glacée pour faire de la luge, on peut tout de même en profiter pour se balader dans la forêt, même s'il y a du brouillard ! 

On ne peut pas avoir du soleil tout le temps...n'est-ce pas ?

 

Voici donc quelques photos prises autour du hameau nordique du Vernet en Haute-Loire où se situent des pistes de skis de fond et des circuits de raquettes...allant tous vers "la Durande", un ancien volcan très connu dans la région pour son point de vue et ses possibilités de randonnées d'hiver et d'été, sportives ou familiales. 

 

Il y avait du brouillard...
Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...
Il y avait du brouillard...Il y avait du brouillard...

Il y avait du brouillard...

 

Inutile de laisser pour autant votre voiture à l'abandon...

Insolite n'est-ce pas ?

Insolite n'est-ce pas ?

 

Autant en profiter pour faire quelques jeux dans la neige mouillée...

Les petits se régalent autant que leur maman...

Les petits se régalent autant que leur maman...

 

Ou bien, comme les canards, pour prendre le frais sur l'étang gelé...

Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.
Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.
Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif. Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.

Le petit étang du Vernet situé à côté de l'aire de jeux et du parcours sportif.

 

Bon mardi à tous et merci pour vos gentils commentaires, j'ai préféré faire le tour de la blogosphère pour venir vous visiter, plutôt que de passer du temps à vous répondre et il me reste encore quelques visites à faire aujourd'hui, chez certains d'entre vous que je n'ai pas eu le temps de visiter hier...

 

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14 décembre 2016 3 14 /12 /décembre /2016 07:35
L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Voilà encore un petit patrimoine bien connu des promeneurs qui se régalent à marcher sur les chemins de Provence.

Il est le plus récent des oratoires du village et on le considère comme le treizième car il ne fait pas partie des douze oratoires anciens de la commune...

En effet, il a été édifié en 1986 près du Foyer de Charité de Sufferchoix, en pleine campagne, un lieu propice aux croyants pour venir y faire des retraites, assister à des conférences ou des cycles d'études...mais aussi aux non-croyants car la garrigue et les forêts alentours offrent de nombreux chemins de balades aux promeneurs et sont ouverts à tous dans la mesure où l'on respecte le calme du lieu.

Je vous en reparlerai...si je trouve des éléments sur son histoire. 

 

Le Foyer de Sufferchoix

Le Foyer de Sufferchoix

 

Aujourd'hui, je vous montre donc cet oratoire moderne, dédié à la Vierge Marie et situé à l'entrée du foyer quand on arrive tout simplement par la route, enfin je devrai dire par le chemin de terre...et que l'on a franchi le pont qui passe au-dessus du TGV.

 

 

Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc
Le treizième oratoire de Lambesc

Le treizième oratoire de Lambesc

 

Juste en face de l'oratoire, de l'autre côté de la petite route se trouve un ancien puits dont l'eau alimente toujours le foyer...L'auge a dû être levée pour pouvoir installer la pompe. 

 

Le puits
Le puitsLe puits

Le puits

 

Juste à côté du puits, un banc et une petite table attendent le promeneur qui peut s'y installer un instant...

L'oratoire de Sufferchoix / Balade autour du village de Lambesc

 

Et par-ci par-là, quelques vestiges du temps passé...ici les rouleaux qui servaient à dépiquer le grain sur l'aire de battage, nous rappellent que ces zones de campagne étaient habitées par des fermiers qui cultivaient la terre alentour.

Les rouleaux à dépiquer le grainLes rouleaux à dépiquer le grain

Les rouleaux à dépiquer le grain

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:10
Bories du Castillon

Bories du Castillon

Au mois d'octobre, le temps était encore beau, nous avons décidé de revenir nous promener vers le village de Rognes où nous avons vécu lorsque nos enfants étaient petits.

Près du village, que je vous ferai visiter sans nul doute prochainement, il y a une petite chaîne de collines que les habitants de la région appellent "les crêtes de Castillon".

Elle monte assez haut au-dessus du village pour avoir une vue dégagée à 180°  !

D'un côté vers le sud, on devine la plaine d'Aix-en Provence avec par devant, le plateau de la Quille près du Puy-Sainte-Réparade (un oppidum de l'âge du fer dont je vous parlerai un jour) et au loin la Montagne Sainte Victoire (sur les deux premières photos).

Si on se tourne vers le nord, on aperçoit d'abord la plaine de la Durance (troisième photo) et, vers le village de Rognes, la chaîne des Côtes où se situe la chapelle Saint-Anne de Goiron et les grottes de la Baume sont je vous ai parlé la semaine dernière avec, par devant, une petite colline pointu, le Collet pointu (quatrième photo)...

Je ne vous en dis pas plus, bien sûr il y a d'autres sommets que je connais !

 

Les panoramas
Les panoramasLes panoramas
Les panoramas

Les panoramas

 

On accède aux Crêtes du Castillon par un chemin de terre qui part dès la sortie du village de Rognes. Si vous le prenez, vous pourrez suivre toute la crête et descendre de l'autre côté sur le village du Puy-Sainte-Réparade...

Le chemin de crête
Le chemin de crête

Le chemin de crête

 

Ou alors on peut monter sur la crête par plusieurs vallons qui démarrent à gauche de la route départementale entre le village de Rognes et celui du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...
La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

 

De part et d'autres de cette crête, subsistent de jolies petites bories, encore préservées mais parfois envahies par la végétation. Elles ont été fortement endommagées, ainsi que la nature alentour, par un incendie qui a ravagé toute la région en août 1989...

Les habitants de Rognes les appellent tout simplement des "cabanes", le terme de bories étant plus usité dans le département du Vaucluse.

Les bories encore debout !Les bories encore debout !
Les bories encore debout !
Les bories encore debout !Les bories encore debout !Les bories encore debout !

Les bories encore debout !

 

Certaines ne sont plus qu'un tas de pierre ou bien n'existent plus car leurs pierres ont servi à fabriquer des murets...

Des tas de pierres au muret...
Des tas de pierres au muret...

Des tas de pierres au muret...

 

Quelle est leur histoire ?

 

On continue toujours à s'interroger sur l'origine de ces petites constructions...

En effet, les bories ou (bòri) sont fréquentes dans beaucoup de régions de France.

Je vous ai d'ailleurs montré sur ce blog, celles que j'avais découverte en Haute-Loire avec mes petits-enfants, les fameuses chibottes, ainsi que les cabanons de vigne, plus récents de la région de Die, dans la Drôme. 

 

Les bories provençales sont des cabanes de pierre sèche, construites sans mortier. Le matériau de base était pris dans les champs alentours, ce qui permettait en même temps de les épierrer pour en faciliter la culture.

 

Ces cabanes, parfois très petites, comme c'est le cas de celles du Castillon, servaient-elles essentiellement à entreposer du matériel agricole ?

Servaient-elles au contraire d'abris aux hommes ?

Elles sont formées d'une seule pièce et ont été construites par encorbellement d'assises posées en saillie vers l'intérieur, jusqu'à fermeture totale de l'ensemble, ce qui n'est pas toujours le cas. 

 

 

L'intérieur d'une borie
L'intérieur d'une borie

L'intérieur d'une borie

 

Leur restauration est très difficile car il faut s'approprier les techniques ancestrales de construction sans mortier, ce que plus personne ne sait faire aujourd'hui ou presque. 

Il faut dire que ces techniques existent depuis l'Antiquité et qu'on les retrouve dans tout le bassin méditerranéen mais aussi jusqu'en Irlande.

Les bories peuvent dater de toutes les époques mais, en Provence, elles ont essentiellement été construites à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, à l'époque où l'agriculture sur les coteaux battait son plein.

Sur les crêtes du Castillon, on trouve essentiellement des bories dont les voûtes sont en plein cintre (en demi-cercle) ce qui n'est pas le cas dans d'autres quartiers de Rognes. 

 

Pour terminer, voici un petit panorama que mon mari a réalisé avec son nouvel APN qui permet d'admirer la vue côté sud, c'est-à-dire vers Aix-en Provence et  la Montagne Sainte-Victoire. N'oubliez pas de cliquer dessus...

 

 

Un panorama sur la vallée...

Un panorama sur la vallée...

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27 novembre 2016 7 27 /11 /novembre /2016 07:22

 

Cette semaine, le temps n'a pas arrêté de changer.

La pluie violente a alterné avec un temps gris et nuageux et quelques coins de ciel bleu, qui ont déchiré les nuages pour faire de rares apparitions. 

Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !
Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !
Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !

Temps gris et nuageux cette semaine ! Pluies violentes et tonnerre étaient au rendez-vous !

 

A peine un coin de ciel bleu se montrait que les étourneaux, qui ne viennent jamais si près du hameau, se sont rassemblés sur le grand cyprès qui domine les maisons...

Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu
Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleuLes étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu
Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu

Les étourneaux débarquent pour la première fois dès l'arrivée du ciel bleu

 

Et puis la pluie est revenue, délavant tout et nous laissant un sol détrempé...

Il pleut à nouveau !
Il pleut à nouveau ! Il pleut à nouveau !

Il pleut à nouveau !

 

Et il ne reste plus que quelques gouttes par-ci par-là, qui auraient pu être de la rosée, mais ce n'est pas le cas !

Cliquez sur les photos ! Cliquez sur les photos !
Cliquez sur les photos !
Cliquez sur les photos ! Cliquez sur les photos ! Cliquez sur les photos !

Cliquez sur les photos !

 

Bon dimanche à tous en espérant

que le beau temps soit enfin de retour chez vous...

 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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26 novembre 2016 6 26 /11 /novembre /2016 07:05
Éditions Philippe Picquier, 2015, traduit du japonais par Elisabeth Sutsugu

Éditions Philippe Picquier, 2015, traduit du japonais par Elisabeth Sutsugu

Force m'est d'admettre que le poète le plus heureux qui soit ne saurait chanter avec autant d'ardeur que l'alouette, sans la moindre distraction, oublieux du passé comme de l'avenir, tout entier à sa joie.

 

Ce livre, d'une rare poésie, est comme un rêve éveillé. C'est un véritable voyage au coeur de la création artistique et de la beauté, à lire à petite dose pour en apprécier toute la douceur et la légèreté.

La rivière sablonneuse coule sous un petit pont qui n'a même pas trois mètres de large, elle déverse sur la plage les eaux de printemps. Et quand les eaux printanières rejoignent la mer printanière, à travers les mailles des innombrables filets mis à sécher en désordre, s'échappe un vent tiède qui souffle sur le village, répandant une troublante chaleur odorante. Alors enfin, comme après une longue attente, comme un sabre émoussé, on voit la couleur de la mer.

 

Le narrateur est peintre et poète. Il n'est pas en manque d'inspiration mais veut se plonger dans l'ambiance propice à la création.

Pour cela, une fois arrivé le printemps, il quitte la ville et s'enfonce à pied dans la montagne, avec son matériel de peintre.

Il va s'installer dans une auberge perdue où, il est l'unique voyageur et où,  il espère, qu'aucune passion humaine ne viendra plus le déranger, ni l'agitation de la ville le perturber. 

Mais c'est sans compter sur la mystérieuse jeune femme qui occupe les lieux et dont la vie semble pleine de mystère. Les découvrir va hanter son esprit...

Réussira-t-il à peindre le tableau de ses rêves ?

 

Une chose effrayante, si on la regarde telle qu’elle est, devient un poème. Un événement terrible devient une peinture, à condition que je l’éloigne de moi pour le considérer tel qu’il est. C’est ainsi qu’un chagrin d’amour devient une œuvre d’art.

 

 

Ce roman est un texte subtil sur l'art et la création, sur la place de l'artiste dans le monde moderne, sur le regard que l'artiste porte sur les êtres humains ou la nature environnante...

Une belle lecture, mais pas du tout facile malgré les apparences car déjà, entrer dans l'histoire est assez laborieux et puis, c'est un livre impossible à lire d'une seule traite.

Mais une fois imprégné de cette poésie, vous le quitterez à regret car c'est aussi un livre empli de légendes et de mystères...

Le lecteur met du temps à suivre ce poète artiste, mais il sortira de ce chemin, grandi et capable de trouver réflexion et beauté, dans la nature et dans sa vie quotidienne, en chacun des cailloux du sentier, en chaque petite fleur ou coin de ciel, en chaque être croisé...

Sôseki l'appelait son roman-haïkus car le texte est interrompu par de magnifiques haïkus...

 

Chanson du cocher
Passent les printemps
Sur les cheveux toujours plus blancs

L'automne est là
Qui dépose la rosée sur les susuki
Le sentiment qui m'habite
Pèse par trop
Sur mon coeur

 

L'édition que j'ai emprunté en médiathèque, est étayée de nombreux tableaux tous magnifiques, dont la couverture déjà vous donne un aperçu, et d'une grande délicatesse, issus d'une édition japonaise de 1926 en trois rouleaux où figurait le texte calligraphié de Sôseki et les peintures intégralement reproduites dans ce magnifique livre.

 

Les yeux levés vers le ciel
Je compte les étoiles du printemps
Une deux trois

 

Kinosuke Natsume dont le nom de plume connu est Sôseki (qui signifie "obstiné") (1867-1916) est un des plus grands écrivains de l'ère Meiji, où le Japon passe en quelques années de la féodalité à un statut de nation moderne parmi les plus avancée.

Il succède à Lafcadio Hearn à la chaire de littérature anglaise de l'Université de Tokyo, avant de la quitter pour s'adonner exclusivement à l'écriture. Il publie romans, essais, récits de voyage et, toute sa vie, a capturé dans des haïkus la grâce des instants vécus.

Sôseki a écrit plus de 2 500 haïkus...

 

Mais les herbes aquatiques qui stagnent au fond de l’eau, attendrait-on cent ans, restent immobiles. Elles se tiennent pourtant en alerte, prêtes à bouger, appelant du matin au soir le moment où elles seront touchées, elles vivent dans cette attente, par cette attente, concentrant dans leurs tiges le désir de générations innombrables, sans pouvoir s’animer jusqu’à ce jour, elles vivent, incapables de mourir.

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:14
L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

 

En matière de météo, pour être honnête, nous ne sommes pas toujours très objectifs...Ainsi l'hiver dernier nous étions sûrs que "jamais en Provence il n'y avait eu d'hiver aussi gris" et cet été que "la canicule n'avait jamais duré aussi longtemps" et ainsi à chaque saison...nous avons une mémoire très sélective pour considérer les événements météorologiques.

Cependant, la mémoire collective se souvient de certains événements marquants...C'est le cas de l'hiver 1956 !

 

Moi même qui n'était alors qu'une toute petite pitchounette, j'ai une image très nette, une seule de cet hiver-là...

Je suis quillée sur une chaise pour regarder par la fenêtre... La vitre est gelée là où la buée a été transformée en glace vive et je gratte les plaques qui tombent par terre. Ma mère ne me gronde pas car j'attend mon grand frère qui rentre de l'école. Je sais maintenant qu'on vient d'annoncer à la radio que les écoliers allaient être renvoyés chez eux faute de chauffage et vu que les encriers gelaient dans les bureaux...Mais à l'époque dans mon souvenir, je crie quand j'aperçois le bonnet rouge de mon frère sur le trottoir et mon coeur se soulève de joie". Sans doute avais-je perçu l'inquiétude de ma mère devant ce froid inhabituel ? et c'est la seule image qui me reste !

 

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui...attendez je vous l'explique. 

Jeudi dernier, il faisait un temps exceptionnellement beau en Provence et je suis allée faire une courte balade autour du petit village de Vernègues dont je vous parlerai très bientôt plus en détails.

C'est alors que nous venions d'admirer le point de vue sur la vallée de la Durance du haut du Plateau du Grand Puech, que nous avons retrouvé le tronc de ce vieil amandier, seul rescapé du terrible gel de l'hiver 1956, qui a vu mourir suite au froid intense, tous ses acolytes, un amandier qui serait le plus vieux d'Europe...et qui vient juste pour la première fois cette année, 60 ans après ce terrible hiver, de rendre l'âme et ne plus produire aucune feuille, ni fleur.

Il serait âgé de plus de 500 ans, alors que les variétés modernes d'amandiers greffés sur des pêchers, grandissent plus vite, produisent davantage, mais ne vivent qu'une centaine d'années...

 

Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine...

"Jean Giono" par Jean Carrière

 

Comme dans beaucoup d'endroits en Provence au début du XXème siècle, les amandiers étaient cultivés abondamment sur les plateaux ensoleillés car ces arbres aiment particulièrement le soleil, la lumière et la chaleur et redoutent l'humidité. 

Mais, cet arbre, symbole d'amour et de renaissance, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog (voir ci-dessous), n'a qu'un seul défaut : il craint le froid.

 

Que s'est-il passé en 1956 ? 

 

L'hiver avait été très doux...Après un mois de janvier presque printanier, durant la nuit du 31 janvier au 1er février 1956, une vague de froid exceptionnelle et particulièrement meurtrière s'abat sur une grande partie de l'Europe.  

Durant 27 jours exactement, l'air arctique, descendu vers le sud suite à l'installation d'un anticyclone, est responsable de gelées exceptionnellement intenses. Des records de température minimales sont enregistrés, occasionnant d'abondantes chutes de neige sur le littoral provençal...De plus, en Provence, un mistral violent se met à souffler (180 km/h à Istres !) aggravant les effets du froid dans la nature. 

Toutes les régions de France ont été concernées.

Les fleuves étaient gelés, l'approvisionnement en eau et en électricité perturbé...

Cet épisode a marqué les esprits car c'est le mois le plus froid enregistré depuis 1900 en Provence.

Ses conséquences ont été désastreuses tant au niveau humain, que pour l'économie de la région car partout, on cultivait alors sur les "bancaus" (prononcer "bancaou") des oliviers, de la vigne ou des amandiers...

Tous étaient déjà en montés en sève (oliviers et vignes) ou carrément en fleurs (amandiers), lors de l'arrivée du froid...

 

On estime que suite à cet hiver particulier, 4 à 5 millions d'oliviers même centenaires ont succombé : 80 % d'entre eux ont dû être coupés..."Ils explosaient comme des grenades", les troncs se fendaient ; 40% des vignes ont été touchées et la culture des amandiers quasiment abandonnée...

Tous les amandiers que l'on voit dans la campagne provençale ont donc été plantés après ce fameux hiver 1956.

 

Pour en savoir plus sur cet épisode météorologique exceptionnel, vous pouvez consulter le site ci-dessous...

 

Tout est gris. C'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ces gris que s'appuiera l'azur du ciel d'été, c'est de ce gris que s'échapperont les flammes à peines citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers un violet...

"Provence" Jean Giono

Autres vues de l'amandier de Vernègues
Autres vues de l'amandier de Vernègues

Autres vues de l'amandier de Vernègues

Un vieil amandier pour #photodimanche

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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 07:13
La vue sur le plateau du Vercors

La vue sur le plateau du Vercors

 

Jours de flegme, ou jours où nous avons nos petits-enfants, jours de pluie ou de grand froid,  nous faisons souvent une courte balade autour de Die qui ne nous oblige pas à prendre la voiture...

Au départ du centre ville, il suffit de prendre la petite route qui grimpe devant l'office du tourisme et qui borde les remparts.

Au lieu de prendre à droite la route des Fondeaux, par laquelle nous reviendrons, nous compliquons un peu la balade en longeant les remparts...j'ai dit "un peu" ! 

 

La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts
La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les rempartsLa route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts

La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts

 

Juste en face les remparts, une petite route part à angle droit et descend tranquillement dans la campagne alentour avec une belle vue sur le Glandasse et la dent de Die.

Dans la descente, il y a un petit bois où en saison, on peut ramasser quelques champignons, et plus loin, la route se divise : à droite un joli cabanon totalement à l'abandon et quelques rares maisons.

La petite route qui descend à droite...
La petite route qui descend à droite...La petite route qui descend à droite...

La petite route qui descend à droite...

 

Au carrefour, un banc où parfois on fait une halte pour profiter du paysage.....

Prendre à droite pour rejoindre, la route des Fondeaux.

Le paysage quand on est assis sur le banc...

Le paysage quand on est assis sur le banc...

 

Si on continue tout droit, ce que nous faisons aussi avec les enfants, nous arrivons à des champs où se trouvent de nombreux chevaux, puis par le quartier de Piscigne, on peut revenir sur la ville qu'il faudra traverser au niveau des quartiers périphériques...

 

 

Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)
Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)
Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)

Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)

 

Mais le plus souvent, surtout lorsque le mauvais temps est là ou si nous disposons de peu de temps, nous bifurquons à droite pour descendre la petite route et arrivés sur le chemin des Fondeaux, nous remontons la rivière par la gauche.

Le long du chemin qui devient peu après, un petit chemin de terre, le paysage alentour est très champêtre...


 

Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016
Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016
Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016

Paysages champêtres à l'automne 2016

 

Nous faisons aussi quelques rencontres qui plaisent aux enfants...

Impossible de décoller...
Impossible de décoller...
Impossible de décoller...

Impossible de décoller...

 

Nous remontons ensuite le long de la Meyrosse, qui descend tout droit de la montagne, jusqu'à la cascade qui se trouve au "Pas de la Roche" sur la route de Marignac et que l'on peut admirer du pont...

La Meyrosse
La Meyrosse La Meyrosse

La Meyrosse

 

Outre le spectacle de l'eau dont on ne se lasse pas, nous avons la vue sur les parois d'escalade où, par tous les temps, des grimpeurs aguerris (ou pas) s'entraînent sur les voies déjà tracées.

De cet endroit il y a aussi plusieurs départs de balades...plus longues.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand !
Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand !
Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand !

Cliquez sur les photos pour les voir en grand !

 

Ensuite, il nous suffira de rentrer par le même chemin mais cette fois nous ne remontons pas vers les remparts, nous restons en bordure de la Meyrosse et de son canal pour la suivre jusqu'à la ville...et rentrer à la maison.

 

C'est un petit chemin très fréquenté en toutes saisons.

Les soirs d'été, il permet de se rafraîchir un peu ; au gros de l'hiver parce que le chemin est facile et très ensoleillé, on peut y prendre l'air en famille ; et les jours où le temps menaçant fait entrevoir que l'averse n'est pas loin, c'est bien commode de ne pas trop s'éloigner, mais cela ne vous empêchera pas de rentrer à la maison trempés des pieds à la tête ! 

 

La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)
La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)

La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)

 

 

C'est une promenade "3ème âge" comme dit mon mari en plaisantant et sans aucune difficulté. Elle est bordée de nombreux bancs permettant de se reposer !

Il faut juste surveiller les enfants pour qu'ils ne tombent pas à l'eau, surtout à l'arrivée vers la cascade qui est assez escarpée avec de jeunes enfants.

C'est malheureusement la Meyrosse qui est la rivière la plus polluée du coin et comme elle se jette dans la Drôme, c'est à cause d'elle que les deux lieux de baignade de la ville de Die ont des eaux de qualité seulement moyenne chaque été, obligeant les amateurs d'eau propre à prendre la voiture pour s'éloigner de la ville.

Il serait temps que les communes en amont, prennent leur responsabilité. 

 

Longtemps les eaux de la Meyrosse ont servi à actionner les scies des usines d'ébénisterie et de menuiserie, entre autres, qui se trouvaient sur ses berges. Le canal de la Meyrosse amène toujours l'eau jusqu'à la ville...mais ce sera l'objet, peut-être d'un autre article !

 

Le canal dans la ville

Le canal dans la ville

 

Ses berges et les coteaux qui la bordent, abritent des espèces végétales protégées en France, comme par exemple la tulipe sauvage, dont je vous ai déjà parlé ce printemps, mais aussi sur les coteaux ensoleillés, le liseron cantabrique, la stipe pennée, des silènes à petites fleurs et de nombreuses orchidées (Ophrys de la Drôme et Ophrys abeille), flore dont je vous parlerai un jour... On y trouve aussi le Genévrier thurifère.

 

 

Vous voilà arrivés !

Vous voilà arrivés !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 06:52
La commune est habitée !

La commune est habitée !

 

La petite commune de Véronne est un minuscule village éclaté se situant à une vingtaine de kilomètres de Die, au fond d'une jolie vallée. Pour s'y rendre il faut traverser le village de Saillans.  

 

Pour tout vous dire, la commune compte seulement 40 habitants permanents et 42 avec l'unique résidence secondaire. Les habitants sont des Véronnois et des Véronnoises. 

La commune s'étend de 314 à  1109 mètres d'altitude, juste au pied du Vercors et la route s'enfonce et grimpe jusqu'au bout de la vallée pour se terminer par une piste que les VTTistes et les randonneurs peuvent emprunter.

 

C'est le bout du monde car personne, ou presque, n'a l'idée de tourner sur cette petite route de montagne.

C'est pourtant ce que nous avons fait...et de toute l'après-midi nous n'avons croisé que deux cyclistes et les gens du pays. Il faut dire que la vallée est sauvage, la route étroite et qu'il y a près de 2 kilomètres entre "Véronne village" où se trouve la mairie, moderne et entourée d'un joli petit parc, et l'église de Véronne. 

 

Voici tout d'abord quelques maisons du village...

Tout d'abord une jolie maison, bordée de son petit ruisseau, avec un escalier permettant de descendre se rafraîchir en été. Peut-être celle des heureux résidents saisonniers ?

 

Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau
Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseauUne jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau
Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseauUne jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau

Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau

 

D'autres maisons du village sont habitées à l'année...

Quelques belles habitations...
Quelques belles habitations...Quelques belles habitations...
Quelques belles habitations...Quelques belles habitations...

Quelques belles habitations...

 

L'église est toute simple et je n'ai trouvé sur elle, aucun renseignement. On voit les traces de rénovation sur le mur latéral. Un ancien cadran solaire est encore visible surplombant une date "1953" et un nom "Martel P.", sans doute celui qui l'a rénové. 

 

La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)

La petite église du village de Véronne (26)

 

En contrebas de l'église, un joli petit cimetière d'un côté et un petit parc dont on peut sortir par une ouverture dans le muret de pierre...Beaucoup de tombes avait été fleuries en cette période de Toussaint. Je n'ai pas pu m'empêcher de photographier les plus anciennes. 

Par contre, nous n'avons pas pu visiter l'intérieur de l'église, car elle était fermée.

Le cimetière et le jolie muret
Le cimetière et le jolie muretLe cimetière et le jolie muret
Le cimetière et le jolie muret

Le cimetière et le jolie muret

 

 

Comme il pleuvait nous sommes montés à Véronne en voiture et au retour nous nous sommes arrêtés au bord de la route pour profiter d'une accalmie et aller à pied jusqu'à la maison forestière de Roury, une ancienne ferme dont les dépendances ont été conservées. 

Nous y retournerons au printemps prochain, car la pluie nous a obligé à rebrousser chemin et nous n'avons pas pu monter à pied jusqu'à la petite chapelle Saint Christophe qui appartient aussi à la commune, comme nous voulions tenter de le faire...

 


 

 

La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée
La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée
La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée

La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée

 

Un itinéraire à refaire au départ de Saillans, la prochaine fois...d'autant plus que la route suit les gorges d'une jolie rivière, le Rieussec qui porte bien son nom car pas une goutte d'eau n'y coulait, mais où je sais que quelques amoureux de la nature viennent se baigner en été, loin de la foule, dans des marmites de géants magnifiques.

 

Le rieussec à sec...
Le rieussec à sec...Le rieussec à sec...

Le rieussec à sec...

 

Je vous invite à vous rendre sur le blog de Pierre, "FMarmotte5", un magnifique blog rando, si vous voulez voir le Rieussec "pas à sec" et admirer la beauté des lieux à la belle saison. 

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:20
Une étrange découverte

Une étrange découverte

 

La semaine dernière je vous ai parlé d'une belle balade que j'avais fait avec une amie, un dimanche du mois de septembre, à la forêt des Cèdres dans le Luberon.

En nous promenant sur le plateau, nous avons fait une étrange découverte : trois figurines accrochées dans les arbres se balançaient devant nous...

En fait, une fois notre surprise passée, nous avons bien vu qu'elles dansaient véritablement dans les arbres.

Elles sont réalisées entièrement en fleur de laurier rose et de genêts collées sur un support de bois fin et bien sûr avec l'été les couleurs se sont fanées. 

Voilà à quoi elles ressemblaient au début de l'été !

 

Photo copiée à partir du site de l'artiste

Photo copiée à partir du site de l'artiste

 

Nous les avons donc regardé en détails, avant de repartir nous promener sur le chemin...

Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près

Les trois figurines vues de près

 

A côté pendait une pancarte nous donnant le nom de l'artiste... 

Arrivées à la maison, nous avons immédiatement cherché qui était l'auteur de cette oeuvre de Land'art. 

J'ai appris que ce tableau s'appelait "Danse dans le rêve d'un cèdre"

 

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

 

L'artiste s'appelle Adrien Riegel. C'est un autodidacte. Il s'inspire des beautés de la nature et de son imagination pour créer des tableaux surprenants.

Une de ses spécialités est aussi de reproduire les "crop circles", ces sortes de dessins géométriques qui apparaissent spontanément dans les champs de céréales en Grande-Bretagne et dont on ne s'explique pas l'origine. Il les reproduit en utilisant divers matériaux, comme le cuir, l'argile et tout ce qu'il trouve dans la nature...

Pour en savoir plus sur lui, vous pouvez aller lire sa biographie et voir ses œuvres en cliquant sur le lien ci-dessous. 

 

 

Il a réalisé cette oeuvre, dans la forêt des Cèdres du Luberon, à l'occasion du Festival artistique organisé par Armonid, une association vauclusienne.

Ce festival qui s'appelle "Rêves de cèdres" a lieu tous les ans à la fin du mois de juin, depuis 4 ans déjà. Il était temps que j'apprenne son existence...Il est d'ailleurs regrettable que les informations ne franchissent pas la Durance qui sépare nos deux départements. C'est très fréquemment le cas !

Lors du festival, les artistes et le public se rencontrent au cœur de la forêt : funambules, conteurs, musiciens, créateurs d’œuvres d'art en plein air avec des écorces, des feuilles, des fleurs et des branches...pour le plus grand plaisir du public qui se balade dans la forêt le nez en l'air, ce qu'on ne fait jamais puisqu'en principe, nous regardons plutôt où nous mettons les pieds !

 

Les arbres ne sont pas le décor des artistes, ce sont les artistes qui s’efforcent à travers leur savoir-faire de magnifier l’arbre qu’ils se sont choisi.

 

J'espère que cette petite balade dans le Land'art vous a plu ! 

Voilà comment sont les arbres à présent que les artistes les ont quitté...

La Forêt des Cèdres

La Forêt des Cèdres

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 06:15
Paysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche

 

Voici quelques paysages d'automne, photographiés l'année dernière dans la Drôme ou en Haute-Loire...

 

Je pars d'ailleurs quelques jours, pour vérifier si les couleurs sont toujours aussi belles cette année !

 

Du coup, je ne serais moins présente sur vos blogs...et j'ai programmé tous les articles que vous verrez dans la semaine.

Mais je ne vous oublie pas !

 

Bon dimanche et bonne semaine si je n'arrive pas à passer vous voir !

 

Il est encore temps de venir nous rejoindre chez Magda

Il est encore temps de venir nous rejoindre chez Magda

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:00
La forêt des cèdres du Luberon

La forêt des cèdres du Luberon

Aujourd'hui, je vous emmène un peu balader en Provence...

 

Il y a trois semaines, il faisait encore beau temps et nous avons décidé un dimanche avec une amie (en fait c'est elle qui m'a décidé !), d'unir nos célibats provisoires et  d'aller passer la journée dans la forêts des Cèdres du Petit luberon, où je vous ai déjà emmené au mois de mai dernier, pour marcher...

- sur le Sentier du Portalas et voir le panorama sur la Durance.

- dans le Bois de Roustan.

- sur le chemin aménagé des Cèdres et le sentier botanique. 

Les cèdres

Les cèdres

 

Nous nous sommes garées au parking et nous avons pris la route piétonne jusqu'à la citerne (n° 41) qui se trouve sur la gauche.

Là en route pour le petit circuit de la Roque des Bancs !

Le plan de la balade...

Le plan de la balade...

 

Devant la citerne, un chemin qui n'a pas été récemment balisé, montre des marques anciennes bleu foncé : il  s'enfonce dans le sous-bois. Il est presque parallèle à la route au départ et il ne faut pas le rater...

 

Nous marchons au milieu des buis brûlés par la sècheresse de l'été. Je n'ai jamais vu la forêt aussi sèche...Il faut délaisser les petits sentiers à droite ou à gauche pour rester sur le chemin principal.

 

Au cairn, prendre à droite pour se diriger "au pif" vers la barre de rocher dominée par les cèdres...que nous ne voyons pas. Le chemin s'enfonce un peu plus, et ne présente aucune difficulté : ça descend bien sûr dans les cailloux, mais c'est facile et comme il fait chaud nous apprécions la fraîcheur des bois.

 

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

 

La vue est bouchée par les buis et les arbres (pins, chênes verts ou blancs, érables...)

La vue n'est pas très dégagée...

La vue n'est pas très dégagée...

 

Puis nous apercevons la barre calcaire que l'on appelle "la Roque des Bancs"...face à nous.

Un peu plus loin, le chemin oblique brusquement à gauche et passe au pied de la falaise. Nous sommes sous une voûte de chênes verts, très fraîche.

La route des cèdres que nous venons de quitter, se trouve à peu près parallèle à nous, juste au-dessus.

La Roque des Bancs
La Roque des Bancs

La Roque des Bancs

 

Nous apercevons alors une première grotte...

 

La première grotte...

La première grotte...

 

Un peu plus loin une seconde grotte...plus profonde. 

 Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

 

 

Du chemin, quel que soit le côté vers lequel on se tourne, la barre est magnifique !

La barre calcaire
La barre calcaireLa barre calcaire

La barre calcaire

 

Quelques vestiges d'anciens abris de berger...

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

 

Continuer sur le sentier qui descend toujours un peu, mais est bien marqué...

La vue se dégage !

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

 

Nous poursuivons le chemin qui longe toujours la paroi calcaire mais remonte un peu.

Cachée derrière le bosquet, il y a une ancienne bergerie troglodyte, que je connais déjà pour y être venue il y a des années...

Arrivée à la bergerie troglodyteArrivée à la bergerie troglodyte
Arrivée à la bergerie troglodyte

Arrivée à la bergerie troglodyte

 

Et voilà l'intérieur...certains viennent y faire des grillades, j'espère plutôt en hiver car en ce moment ce serait trop dangereux. 

L'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerieL'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerie

L'intérieur de la bergerie

 

Nous sommes reparties en prenant la première draille, une faille boisée qui monte à droite, juste après la bergerie. Nous avons dû marcher, pliées en deux !

Mais arrivées sur le plateau, il nous a fallu retrouver la route au jugé, car le chemin n'existait plus, et nous avons marché dans les branches coupées, ce qui n'était pas très agréable.

Mais, c'est bien connu maintenant, nous sommes deux aventurières, ceux qui en doutent, nous ne les écoutons pas ! 

 

En fait, si nous avions suivi tout simplement le chemin, nous aurions vu qu'il rejoint la route, un peu plus loin. On le saura pour la prochaine fois ! 

Nous aurions pu ainsi nous rendre à Baume-Rousse, où un superbe panorama au-dessus d'un petit à-pic nous attendait mais nous n'avions pas réellement prévue cette balade, donc comme d'habitude, quand on ne prépare pas, on rate des choses. 

A l'arrivée sur la route, prendre dans tous les cas de figure à droite pour revenir au parking...

 

Notre pique-nique nous attendait et l'après-midi nous avons repris certains des chemins empruntés au printemps dernier. 

Nous sommes en particulier retournées au point de vue du Portalas. Mais entre-temps, les nuages avaient caché le soleil.

On voit bien à l'horizon, la plaine de Durance mais ses nombreux "iscles" étaient plutôt assombris...

 

 

La vue sur la vallée de la Durance
La vue sur la vallée de la DuranceLa vue sur la vallée de la Durance

La vue sur la vallée de la Durance

 

Remarque 

C'est à peu près en face de la bergerie que part le chemin (anciennement balisé en bleu) qui plonge dans le vallon de l'Arc et permet d'atteindre les grottes de Font Scure...mais ce sera pour une autre fois car je n'ai jamais fait ce chemin-là et si la descente dans les éboulis ne présente pas de risques majeurs avec de bonnes chaussures, je n'ai pas encore trouvé d'itinéraire facile pour remonter sur le plateau et l'escalade... c'est pas pour moi ! 

 

J'aimerais beaucoup refaire ces balades en mars-avril lorsque les sommets alentours sont encore enneigés, alors peut-être que je vous y emmènerez encore une fois pour admirer d'autres paysages...

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 05:57

 

Pour changer un peu des lectures, dont j'ai abusé ces derniers temps, je vous propose de vous emmener aujourd'hui découvrir une noria, qui se situe à proximité du village de Lambesc, petit village dont je vous ai déjà parlé récemment. 

Pour ceux de la région qui voudrait s'y rendre, cette noria est visible sur le sentier de randonnée qui permet de monter à pied, du village vers le hameau de la Couelle, puis vers le plateau de Manivert (situé sur la chaîne des Côtes), exactement, au début du chemin du Camp d’Eyguières. 

 

 

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

 

Qu'est-ce qu'une Noria ?

 

Le mot "noria" désigne une machine hydraulique qui sert à remonter l'eau à la surface pour permettre d'irriguer des terres.

Ce terme vient de l’Arabe : "Na-urah", signifiant « la première machine à eau ».

 

Déjà connue chez les Romains, les grecs et encore utilisée en Orient, la noria est de deux sortes :

- Soit c'est une grande roue à ailettes installée sur un cours d'eau et actionnée par la force du courant. 

- Soit il s'agit d'une noria de campagne (ou roue persane) qui permet de remonter l'eau des puits. 

C'est le cas de celle de Lambesc. 

 

La noria de campagne était toujours actionnée par un animal, souvent un mulet, un âne, un cheval ou un bœuf à qui l'on bandait les yeux et qui était attelé à une barre d'entraînement.

En tournant autour du puits, l'animal entraînait la barre et actionnait ainsi le mécanisme, ce qui permettait de remonter l'eau jusqu'à la surface, grâce à une série de godets reliés à des engrenages et une vis sans fin.

 

C'est plus facile de comprendre le mécanisme en regardant les photos !! 

 

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

 

Les godets déversaient ensuite l'eau dans une auge, prévue à cet effet, puis de là, elle était dirigée vers le réseau d'irrigation.

Vous voyez cette auge sur la première des photos ci-dessous.

 

 

Les godets
Les godets Les godets
Les godets

Les godets

 

J'imagine, sans doute à tort, que située si près du village, les champs alentours ainsi irrigués, servaient sans doute à des cultures maraîchères, les vignes et les oliviers étant plutôt cultivés plus haut sur les côteaux secs et éloignés du village. 

 

En fait, au point de vue technique, pour les connaisseurs, la noria combine les principes de la roue à aubes et de la roue à augets.

 

La noria peut, selon les régions s'appeler "moulin" (et avoir plusieurs mètres de hauteur) ou encore "roue à eau", quand elle est placée en bordure d'une rivière...mais dans ce cas-là, il n'y a jamais intervention d'un animal, car seule la force du courant actionne le mécanisme. 

 

Ce type de construction est très fréquent dans la région d'Aix-en-Provence où l'eau venait souvent à manquer. Il en existait déjà au Moyen Âge dans la région...comme l'atteste la noria du Palais Monclar, découverte au coeur de la ville d'Aix-en-Provence, dans les années 90. 

 

La noria de Lambesc est particulièrement bien conservée.

Je ne sais pas en quelle année elle a été mise en oeuvre (peut-être au XIXème ?), mais on voit bien que les pièces ont été forgées dans la région, dans une usine d'Aix-en-Provence, appelée l'entreprise "Freissinnier", sur laquelle je n'ai malheureusement trouvé aucun renseignement sur internet. 

 

 

La marque du fabricant

La marque du fabricant

 

Cette noria doit avoir toute une histoire et je viens d'apprendre après avoir fait mes photos et en recherchant quelques indices sur internet pour écrire cet article, qu'un projet de rénovation était en cours.

Une sacrée coïncidence, vous ne trouvez pas ?!

 

Espérons que ce projet saura la mettre en valeur, sans lui enlever pour autant ce côté "sauvage" et "authentique" qui en fait tout son charme, car lorsqu'on la découvre, cachée en partie sous son grand arbre, on a l'impression qu'elle a cessé de fonctionner, hier à peine.

 

J'imagine que j'en apprendrai davantage sur sa construction et son usage dans quelques temps.

 

Le paysage d'aujourd'hui...

Le paysage d'aujourd'hui...

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:38

 

Cela ne vous a pas échappé, nous voici en automne !

Pour l'instant en Provence, le soleil et une douce température sont encore au rendez-vous, sauf hier où la pluie est enfin tombée.

Du coup, les plantes prennent déjà de belles couleurs, d'autant plus vite cette année qu'elles ont souffert de la sècheresse et des hautes températures de l'été.

 

Cela tombe plutôt bien puisque justement, l'automne, est le thème choisi par Magda durant tout le mois d'octobre pour #photodimanche. 

 

Voici un bref aperçu des couleurs d'automne autour de chez moi ...

Couleurs d'automne en Provence
Couleurs d'automne en ProvenceCouleurs d'automne en Provence
Couleurs d'automne en ProvenceCouleurs d'automne en Provence

Couleurs d'automne en Provence

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 07:04
Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...

Quelques vues du plateau à différents endroits...

 

Voici quelques photos prises au hasard des randos d'été sur le plateau du Vercors...côté diois. 

 

La pelouse est bien rasée par les moutons et par endroit, c'est plutôt sec au mois d'août !

 

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 06:01

 

Voici pour ce dimanche, quelques photos de coins de baignade, tous situés près de Die dans la Drôme. Il y en a beaucoup d'autres !

 

Trous d'eau, cascades ou plans d'eau peu profonds pour simplement se rafraîchir...Il y en a pour tous les goûts ! 

 

Ceux qui n'aiment pas se baigner, peuvent profiter de la balade car pour atteindre ces trous d'eau, au bord des rivières, il faut toujours marcher...et oui, ce sont ces coins-là que nous préférons.

 

 

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

 

Parfois même une aire de pique-nique fraîche et ombragée, où les enfants ont de l'espace pour jouer même au ballon, vous attend, puis un chemin vous mène au bord de la rivière, comme par exemple sur l'aire de Fomoranche à Saint-Benoît-en-Diois, petit village perché, dont je vous parle dès demain. 

Promis !

 
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-DioisAire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

 

Et une fois allongé sur la plage (en fait dans les galets et sur le sable grossier), voilà ce que vous verrez en regardant le ciel ! 

Avouez qu'il y a de quoi être zen...et penser encore à l'été puisqu'il est encore là pour quelque temps. 

 

 

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

 

J'espère vous avoir fait un peu rêver, car je sais que pour certains d'entre vous les vacances ont été bien courtes ou inexistantes.

 

Bon dimanche...

 

C'est ma participation à #photodimanche. Vous pouvez retrouver les autres participations sur le blog de Magda.

Petits coins de baignades d'été pour #photodimanche !

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:21

 

Les Chibottes sont des petites "huttes" de pierre sèche qui étaient utilisées comme abris par les bergers et comme cabanons de paysans, pour ceux qui cultivaient les alentours...

 

Elles étaient construites avec les pierres trouvées dans les champs ce qui, par la même occasion, permettait de les épierrer et facilitait la culture. 

 

Le sentier des Chibottes se situe tout près du Puy-en-Velay (43).

Le départ prévu sur la fiche du site Visorando que nous avions téléchargée, se fait normalement de la petite ville périphérique de Vals-près-le-Puy.

 

Vu que nous avons fait la balade avec nos petits-enfants et que le temps de début juillet était très chaud, nous avons choisi de partir de la Croix de Pouvignac où nous avons garé la voiture, près de l'aire de pique-nique située sur le GR65 sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Le parcours initialement prévu de 6 km environ a donc été raccourci.

 

Les marques du GR et du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Les marques du GR et du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

 

 

De la Croix, on bénéficie déjà d'un point de vue remarquable sur les alentours de la ville du Puy-en-Velay. En particulier sur le château de Polignac qui est en hauteur...car il s'agit d'une forteresse. 

 

Le château de Polignac

Le château de Polignac

 

Le sentier des Chibottes est très bien expliqué sur la fiche du site de Visorando : il s'agit de faire une boucle dans la vallée de Saint-Christophe sur Dolaizon et de revenir à la croix en empruntant au retour un bout du GR qui part du Puy-en-Velay en direction de Saugues. 

Nous découvrirons en chemin qu'un autre départ est possible du bord de la route de Vals à Saint-Christophe-sur-Dolaizon...A tester une autre fois ! 

 

Autre Itinéraire conseillé au départ de la route entre Vals et Saint-Christophe...

Autre Itinéraire conseillé au départ de la route entre Vals et Saint-Christophe...

 

Nous avons donc suivi point par point la fiche de visorando et elle est très bien faite...car tous les détails y sont !

Nous n'avons qu'un seul regret : ne pas avoir prévu un pique-nique car, il faisait frais dans la forêt et de nombreuses chibottes ou autres lieux du parcours permettaient un pique-nique à l'ombre.

Ce détail n'est pas à négliger !

 

Nous avons pris notre temps et fait une halte à chacune des chibottes donc il ne me paraît pas possible d'évaluer notre temps de marche.

 

Je ne vais pas reprendre les détails de la rando (si vous êtes intéressés, télécharger la fiche). 

Il faut noter qu'à chaque étape, il est possible de rejoindre la première chibotte par des raccourcis, au lieu de revenir sur nos pas. Ceci permet d'écourter la balade pour ceux qui sont fatigués ou en cas de mauvais temps. Bien sûr les distraits risquent de se tromper et de revenir trop vite à la croix !!

 

Seul bémol...

A mon avis, il vaut mieux ne pas envisager la balade avec des jeunes enfants par temps de pluie ou à la fonte des neiges : il y a des montées et des descentes qui ne peuvent qu'être glissantes et le passage dans les éboulis risque d'être davantage délicat.

 

 

Voici quelques-uns des repères visuels que vous trouverez sur les lieux...

Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !

Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !

 

Voilà un aperçu de la variété des paysages que vous rencontrerez dans la forêt et en marchant sur les sentiers...

 

Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysages
Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysagesUne grande variété de paysages
Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysagesUne grande variété de paysages

Une grande variété de paysages

 

Sur le parcours nous n'avons trouvé qu'une seule chibotte privée...

C'est celle des Vignerons de Vals. Sa porte n'est pas pour autant fermée...et vous pouvez visiter les lieux.  

A proximité bien sûr vous retrouvez quelques vignes !

 

Chibotte des vignerons de Vals
Chibotte des vignerons de ValsChibotte des vignerons de Vals
Chibotte des vignerons de Vals

Chibotte des vignerons de Vals

 

Voilà (enfin !) quelques-unes de ces petites merveilles de construction...qu'on nomme par là-bas les chibottes ! 

Ce sont donc des constructions en pierre de différentes formes.

Une soixantaine ont été recensées dans la vallée du Dolaizon et près de 30 aux alentours du sentier.

Bien sûr nous ne les avons pas toutes trouvées, d'autant plus que certaines sont en ruine ou perdues au milieu de la végétation. 

Les plus anciennes dateraient du XVIIIe siècle ce qui explique leur bonne conservation. 

Certaines plus récentes, construites au XIXe siècle ont même deux niveaux de constructions...

 

Toutes ont servi d'abri et ont permis l'épierrage des parcelles cultivées sur les terrasses retenues par des murets de pierre sèche que là-bas, dans la vallée du Dolaizon on appelle, les "chambées" l'équivalent donc de nos restanques et nos bancaous provençaux !

 

Ailleurs, on appelle ces constructions en pierre sèche...capitelle (Gard et Ardèche), cadolle (Aube et Beaujolais), caselle (Lot), caborne (Lyonnais), orri (Ariège) et borie en Provence !

J'ai trouvé tous ces noms sur le site ICI qui recense les différentes appellations de ces cabanes en pierre sèche toujours construites sans mortier...

 

Seules les techniques de construction diffèrent et les matériaux utilisés. A chaque région, sa pierre et sa technique ! 

 

 

Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon
Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon
Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon

Quelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon

 

Aux alentours vous rencontrerez quelques ruines...

Vous pourrez entrer dans les chibottes et photographier l'intérieur.

N'oubliez pas d'éclairer les murs avec votre portable car certaines n'ont aucune ouverture à part la porte. 

Certaines chibottes ont des aménagements extérieurs : escalier d'accès, petite niche, murets fermant une courette... 

 

Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieur
Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieurQuelques vues de l'intérieur et de l'extérieurQuelques vues de l'intérieur et de l'extérieur

Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieur

 

Voici les deux seules "difficultés" du parcours...

 

1- Le sentier en escalier disposant d'un câble dans sa partie supérieure...

Petit parcours dans les escaliersPetit parcours dans les escaliers

Petit parcours dans les escaliers

 

Le pierrier à franchir avec prudence car évidemment il vaut mieux ne pas mettre les pieds entre deux rochers...mais la vue du haut du pierrier est magnfique !

 

A noter... mes petits-enfants (4 ans 1/2 et 7 ans) ont adoré et l'ont franchi sans aucune difficulté !!

 

Le pierrier...Le pierrier...
Le pierrier...Le pierrier...

Le pierrier...

 

Voilà, pour terminer la balade, les paysages que vous retrouverez en remontant sur le plateau...puis la vue au sommet du belvédère et enfin, sur le GR de retour.

C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...

C'est le retour vers la Croix...

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