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19 octobre 2017 4 19 /10 /octobre /2017 05:47
Près de Rognes (13)

Près de Rognes (13)

 

Les vendanges sont bien terminées depuis plus de quinze jours déjà...

Les vendanges...
Les vendanges...
Les vendanges...

Les vendanges...

 

La paille est sèche et il est temps de la ramasser...

Derniers ramassages...
Derniers ramassages...
Derniers ramassages...

Derniers ramassages...

 

Les maïs sont mûrs à point...

Champ de maïs pas encore ramassé.

Champ de maïs pas encore ramassé.

 

Les vignes commencent à changer de couleur...

Champs de vigne qui se colorent...Champs de vigne qui se colorent...
Champs de vigne qui se colorent...Champs de vigne qui se colorent...
Champs de vigne qui se colorent...Champs de vigne qui se colorent...
Champs de vigne qui se colorent...Champs de vigne qui se colorent...

Champs de vigne qui se colorent...

 

Les arbres ont quelques branches rougeoyantes par-ci, par-là...

L'automne arrive...
L'automne arrive...L'automne arrive...
L'automne arrive...

L'automne arrive...

 

D'autres arbres restent encore verts...

Un platane encore vert...
Un platane encore vert...
Un platane encore vert...

Un platane encore vert...

 

Il y a encore de la vie...je suis même surprise d'avoir vu cette chenille de machaon car ce n'est pas du tout la saison. 

Un nid de guêpes sans doute

Un nid de guêpes sans doute

Une chenille de machaon sur un plant de rue.

Une chenille de machaon sur un plant de rue.

 

La terre desséchée offre par endroit de véritables crevasses dans les sols argileux. Elle attend comme nous de la pluie...

Photo prise dimanche dernier !Photo prise dimanche dernier !
Photo prise dimanche dernier !

Photo prise dimanche dernier !

 

 

Voilà comment est l'automne en Provence cette année !

Je vous rappelle que et article est programmé...

 

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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 05:30
Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

 

Aujourd'hui je vous invite à une courte balade en Haute-Loire où je pars ce matin pour 15 jours environ...

Que voulez-vous, je n'ai pas pu résister à l'appel de l'automne...et la semaine prochaine, c'est déjà les vacances de Toussaint et je vais garder mes petits-enfants à la montagne, avant que leurs parents prennent le relais : cela leur fera du bien avant l'hiver.

 

La bonne odeur des forêts, où j'espère trouver quelques champignons, me manque trop...

 

Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...
Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...

Hum ! La bonne odeur des forêts...

 

Je ne peux me passer non plus trop longtemps des paysages et des rencontres que nous faisons ici ou là...

J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...

J'aime ces rencontres...

 

Il faut aussi que je sache si ceux-là ont grandi ! 

Seront-ils encore là ?
Seront-ils encore là ?

Seront-ils encore là ?

 

Vous trouverez sur mon blog quelques articles programmés dont des chroniques de livres, car j'ai beaucoup de lectures en retard dont je désire vous parler...

 

Comme d'habitude, quand je suis en Haute-Loire, je n'ai pas de connexion internet et mon portable m'offre du réseau quand il veut, et jamais quand je suis à la maison.

Mais je suis si bien au coin du feu...avec un bon bouquin ! 

 

 

Au coin du feu...

Au coin du feu...

 

En attendant mon retour, et que je me décide à trouver une solution pour rester connectée quand je vais là-bas et ne pas vous abandonner chaque fois, prenez soin de vous et de vos proches, je viendrai vous voir sur vos blogs dès que possible...

C'est promis !

 

Bon week-end à tous !

 Une belle semaine à venir

et un bon début de vacances de Toussaint...

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 05:42
Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

 

Aujourd'hui, je vous propose une courte balade au milieu de la flore sauvage de Haute-Loire, une flore aux mille vertus.

Nous voilà donc revenus en été, pour nous promener au bord des champs ou des chemins, et en lisière de la forêt. J'ai pris ces photos fin juillet, près du petit village de Rougeac dont je vous parlerai bientôt.

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

J'ai toujours été étonnée de voir en Haute-Loire, autant de variétés de chardons, toujours aussi difficiles à déterminer.

 

Le chardon laineux (ou cirse laineux) est le plus facile à reconnaître sur la première photo, avec son aspect blanchâtre dû au duvet qui recouvre les bractées et donne l'impression qu'elles ont été envahies par des toiles d'araignée.

 

Sur la seconde, un cardère qui était la plante des drapiers. Ce chardon a été cultivé durant tout le XIXe siècle, et utilisé pour carder les draps de laine qui servaient entre autre à fabriquer les uniformes de nos soldats.

 

Je ne connais pas le nom des autres chardons. Je n'avais pas apporté ma flore et donc je n'ai pu les déterminer. Si quelqu'un connaît leur nom ?! 

 

Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons

Différentes variétés de chardons

 

Les épilobes en épis appelées encore "laurier de Saint-Antoine" dans les campagnes, sont très fréquentes dans les clairières et en bordure des chemins. Ce sont des plantes qui ont été consommées pendant des décennies comme légumes. Les jeunes pousses se mangent comme des asperges ; les jeunes feuilles et les fleurs peuvent agrémenter un risotto. 

Une autre espèce européenne d'épilobe vivace, à petites fleurs rose pâle, fait l'objet de recherches scientifiques, les chercheurs ayant découvert qu'elle possédait des vertus médicinales très intéressantes.

 

Des épilobes en épis au bord d'un chemin
Des épilobes en épis au bord d'un cheminDes épilobes en épis au bord d'un chemin

Des épilobes en épis au bord d'un chemin

 

Je croyais que la plante ci-dessous était une aigremoine... C'est une plante médicinale bien connue dans la pharmacopée française. Elle est anti-inflammatoire, antivirale, anti-diabétique, et agit sur tous les problèmes circulatoires, gastro-intestinaux et infectieux. C'est une plante qui était très utilisée dans les campagnes pour traiter les morsures de serpent.

Il faut récolter les sommités fleuries en juillet, et utiliser la plante en tisane ou décoction. Récemment, on a découvert qu'elle avait en plus des propriétés hypotensives...

De plus, il s'agit d'une plante très utile si vous pensez que quelqu'un de malveillant vous a jeté un sort ! C'est toujours bon à savoir...D'ailleurs durant l'Inquisition, on utilisait la plante pour faire la chasse aux sorcières.

En tous les cas, je la croyais facile à reconnaître et je suis certaine que vous en avez déjà vu dans la nature car c'est une plante très commune. Elle ne passe pas inaperçue avec sa longue hampe couverte de petites fleurs jaune pâle qui fleurissent de bas en haut.

Bref, maintenant que je sais tout ça, je me demande bien pourquoi je n'en ai pas ramassé ! Et bien j'ai bien fait, figurez-vous car la plante que j'ai photographié n'en est pas une...

 

Le problème c'est que l'aigremoine peut se confondre avec la molène dans les régions où toutes deux cohabitent. La molène a des feuilles épaisses et duveteuses ce qui n'était pas le cas de la mienne...mais il existe différentes variétés de molène et Kri qui est naturaliste et photographe m'a fait remarqué dans les commentaires,  et je l'en remercie vivement, que mes photos correspondaient bien à une molène, mais pas du tout à celle que je connais et qui poussent fréquemment en Provence que nous appelons le "bouillon-blanc", qui est une plante médicinale très utile en cas de problèmes respiratoires et de toux passagères ou chroniques. 

Il s'agit en fait de la molène blattaire appelée aussi herbe aux mites. 

 

 

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine) Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

 

J'ai pris les photos suivantes, avec ces petits insectes très actifs vous ne trouvez pas... sur des fleurs roses qui bordent les chemins. Je pense que cette plante s'appelle, "l’armérie des Alpes". 

L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes
L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes

L'armérie des Alpes

 

Vous connaissez tous les bleuets, dont les fleurs sont très adoucissantes pour les yeux fragiles. On en voit de moins en moins dans les champs. Comme le coquelicot qui fleurit plus tôt en saison, c'est une adventice...donc une plante qui pousse dans les champs de céréales. Les adventices sont malheureusement en voie de disparition car les agriculteurs veulent un rendement maximum et font tout pour les détruire.

Des bleuets
Des bleuetsDes bleuets
Des bleuets

Des bleuets

 

Ces ronciers étaient particulièrement colonisés par les abeilles. Un peu plus loin nous avons en effet aperçu un rucher, ce qui est rare dans la région. 

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...
Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

 

Le millepertuis est abondant en Haute-Loire. Lui aussi était considéré comme une plante magique, un "chasse-diable". On l'appelait d'ailleurs ainsi, "chasse-diable" ou bien "herbe aux fées".

Cela fait près de 2500 ans que cette plante est utilisée comme calmant pour retrouver un sommeil réparateur, lutter contre la déprime passagère ou tout simplement arrêter de fumer. En application locale, macérée dans une huile naturelle, ou une huile sèche, la plante fait des miracles sur les coups de soleil, les brûlures ou autres plaies superficielles...

 

Le millepertuisLe millepertuis

Le millepertuis

 

J'ai pris ces photos de chardons déjà en fruits. Je les ai trouvé très beaux avec leurs graines aux longs poils blancs, prêtes à prendre leur envol. Mais, comme précédemment, je ne connais pas leur nom ! 

Des chardons en fruitsDes chardons en fruits
Des chardons en fruitsDes chardons en fruits

Des chardons en fruits

 

Voilà notre petite balade champêtre est terminée. J'espère qu'elle vous a plu ! 

 

Bon dimanche à tous...

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10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 05:26
La huppe fasciée

La huppe fasciée

 

Quand j'étais enfant, c'était un oiseau que je voyais fréquemment en Provence au milieu des près ou en bordure des chemins, surtout lorsque je passais mes vacances dans les Alpilles, chez mes grands-parents.

Les haies ou les arbres creux, que la huppe affectionne particulièrement, étaient encore bien présents dans notre environnement. Elle pouvait s'y abriter et s'y nourrir puisqu'elle est friande de toutes sortes d'insectes à l'état larvaire ou adultes.

Si on ajoute à cela, l'absence quasi totale de traitements à base de pesticides dans les cultures de l'époque, que ce soit les oliveraies ou les vignobles, on comprend mieux pourquoi aujourd'hui en Provence, entre autre, on ne voit presque plus de huppes dans les bois, les parcs et les jardins privés.

Si elle n'a plus rien à manger, elle s'installe forcément dans d'autres régions pour nicher, cela se comprend...

 

Au mois de mai, cela arrive encore que j'entende une huppe crier tôt le matin, alors que le jour se lève à peine. Son cri ne peut être confondu avec celui d'aucun autre oiseau..."hup-hup-hup". C'est cependant très rare de la voir passer au-dessus des toits, avec son vol ondulé caractéristique.  

 

En tous les cas, cela faisait des années que je n'en avais pas vu, lorsque lors de ma visite au Grau-du-Roi, fin juin, avec mes amies, alors que nous nous promenions sur le chemin piéton qui longe les plages, nous sommes tombées subitement sur une huppe.

 

Elle était très occupée à piqueter avec son bec dans la terre sableuse du bord du chemin pour extraire des larves ou des insectes du sol, invisibles à nos yeux, sans aucun doute. Et je crois même qu'elle ne nous a pas entendu approcher !

Que cherchait-elle en gratouillant avec son bec dans le sol. Elle se nourrit de criquets, d'araignées, de scarabées, de termites dans les troncs d'arbre creux, de sauterelles, de fourmis ou de cigales, larves ou adultes ? 

Je n'ai pas de réponse car il n'y avait pas grand chose au bord du chemin à part quelques pignes de pin décortiquées par des écureuils, mais peut-être colonisées par de petits insectes que je n'ai pas vu, mais elle, oui ! 


 

La huppe picore tranquillement...
La huppe picore tranquillement...

La huppe picore tranquillement...

 

La voir juste là devant nous, a été un instant un peu magique, car nous n'osions plus bouger. Au fur et à mesure que nous avancions légèrement, elle reculait instinctivement d'autant...

Il faut dire qu'avec son plumage rayé de noir et blanc, son cou et son dos de couleur rose-orangé et son long bec effilé légèrement recourbé, elle ne passe pas inaperçue...

Le mâle, comme c'est le plus souvent le cas chez les oiseaux, est davantage coloré que la femelle, plus discrète. Je pense donc que celle que j'ai photographié était une femelle, car plus beige-rosé qu'orangé.

En tous les cas, cette huppe n'avait pas l'air d'avoir très peur de nous, il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde ce jour-là en bord de mer et que nous sommes plutôt du style discrètes...

J'ai pu la photographier d'assez près, sans oser toutefois trop m'approcher de peur de la faire fuir. 

 

 

Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné

Elle nous regarde avec son petit air étonné

 

Je l'ai trouvée craquante avec son petit air étonné, comme si elle nous surveillait du coin de l'oeil, mais impossible de la voir soulever sa jolie huppe, quel dommage !

 

Je ne savais pas que la huppe était un oiseau totalement protégé en France depuis 1981. Je l'ai appris en recherchant sur le net quelle était sa nourriture...

Encore un oiseau qui souffre de nos activités humaines...

Dès les premiers froids de l'hiver, elle migrera en Afrique et il faudra attendre les premiers jours d'avril, s'il fait beau, pour la voir revenir dans le sud de la France et un peu plus tard, au Nord...

 

Bon dimanche à tous ! 

 

 

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3 septembre 2017 7 03 /09 /septembre /2017 05:45
Coucher de soleil sur les champs...

Coucher de soleil sur les champs...

 

L'été, le ciel me fascine, peut-être parce que c'est une saison où on passe plus de temps dehors, et que du coup on profite davantage du spectacle...

 

Cet été, en Haute-Loire, j'ai admiré plusieurs fois le ciel comme je ne le vois jamais chez moi en Provence. 

Je vous en donne un bref aperçu !

 

 

D'abord, nous avons eu des ciels d'orage, presque tous les jours...sans avoir la fraîcheur de la pluie puisqu'elle n'est pas tombée du tout, ou juste quelques gouttes....

Ciels d'orageCiels d'orage
Ciels d'orageCiels d'orage

Ciels d'orage

 

Puis, nous avons assisté plusieurs fois à des couchers de soleil remarquables...

Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire
Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire
Couchers de soleil en Haute-LoireCouchers de soleil en Haute-Loire

Couchers de soleil en Haute-Loire

 

Tandis que de l'autre côté la lune se levait... 

 

La lune ce soir-là...La lune ce soir-là...

La lune ce soir-là...

 

Enfin,  les jours de beaux temps, les nuages formaient de jolis dessins sur fond bleu ! 

Jours de beau temps...
Jours de beau temps...Jours de beau temps...
Jours de beau temps...

Jours de beau temps...

 

Voilà, j'espère que ces quelques images vous ont plu !

 

Bon dimanche à tous ! 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 05:45
La croix de la chèvre

La croix de la chèvre

 

Comme je vous l'ai dit récemment lorsque nous retournons nous promener en famille au Lac du Bouchet, situé entre la commune de Cayres et celle du Bouchet -Saint-Nicolas, en Haute-Loire, nous nous garons très fréquemment, surtout en été quand il y a du monde, au parking de la Croix de la chèvre. 

La vue d'en-haut sur le lac est magnifique, un peu moins dégagée cependant en été ! 


 

 

La vue sur le Lac

La vue sur le Lac

 

Je vous ai déjà raconté dans mon article de septembre dernier, une version de la légende qui a précédé l'édification de cette croix dans les années 50. Elle se retrouve résumée, sur ce panneau informatif.

La légende de la croix de la chèvre...

La légende de la croix de la chèvre...

 

J'ai trouvé une autre version, plus complète sur un blog...si vous avez envie de la lire jusqu'au bout ! 

Francisque Mandet, dans l’Ancien Velay, nous donne une variante de cette légende qui diffère de la précédente sur quelques points essentiels, notamment la métamorphose en pierre de la vieille femme et de sa chèvre.

Dieu voulant un jour éprouver les habitants d’une ville, autrefois bâtie à l’endroit où se trouve le lac du Bouchet-Saint-Nicolas, descendit sur la terre et revêtit la forme d’un vieillard infirme et malheureux. Appuyé sur un grand bâton, le mendiant frappa aux portes de toutes les maisons de cette ville sans qu’une seule s’ouvrît, sans qu’une main charitable lui tendit une aumône; au contraire, on répondait à ses pleurs, à ses humbles supplications par de grossières injures.
Aussi, Dieu s’éloignait-il, décidé à la plus terrible vengeance, lorsqu’il aperçut une modeste cabane à laquelle il ne s’était point adressé. Il frappe, une femme pauvre et courbée sous le poids des années vient lui ouvrir. « Vous souffrez, lui dit-elle, je souffre aussi; vous avez faim, voyez ma profonde misère, n’importe; entrez, mon hôte, j’ai là une chèvre dont j’ai vendu les chevreaux, j’ai un peu de farine et, tandis que vous vous reposerez sur ce banc, je pétrirai un pain, je trairai ma chèvre, puis nous partagerons ce frugal repas. – Eh quoi ! s’écria le vieillard, est-ce donc ici, dans cette chaumière dénudée, que se trouve la seule âme accessible à la pitié ! Méchantes gens, malheur à vous ! Femme, ajouta-t-il, ne perds pas un instant, prends ta chèvre, suis ce chemin sans te retourner, quelque bruit que tu puisses entendre, et fuis ces maudites contrées que Dieu va punir… » A ces mots, le vieillard, dépouillant son enveloppe mortelle, disparaît dans une éblouissante clarté.
– Encore toute émue de cette miraculeuse apparition, le vieille de la montagne se hâte d’obéir; mais, à peine est-elle arrivée au sommet du pic voisin, que sa chèvre pousse des cris lamentables, la terre tremble, le ciel s’obscurcit, les nuages tombent du ciel comme de noirs rideaux, un bruit affreux emplit l’air et glace d’épouvante la malheureuse femme. En ce moment terrible, elle oublie la défense que Dieu vient de lui faire; la curiosité la pousse, elle se retourne : ô prodige ! la ville a disparu; un lac immense, noir, bouillonnant, est à la place et vient d’engloutir toute une population maudite… Effrayée de ce qu’elle vient de voir, la fugitive veut hâter le pas; il est trop tard, ses pieds sont à jamais fixés au rocher; elle et sa chèvre sont changées en pierre.
– Ce fut pour perpétuer la mémoire d’un aussi grand prodige que les nouveaux habitants élevèrent une croix à l’endroit de cette métamorphose et lui donnèrent le nom de Croix de la Chèvre.

http://leblogdeviviane.free.fr/index.php/2016/09/02/la-croix-de-la-chevre/

 

Donc pour résumer l'histoire à ceux qui ont eu la flegme de lire jusqu'au bout...le village du "Petit-Puy" qui se trouvait à l'emplacement actuel du lac, aurait été englouti par les eaux... et les jours de grand beau temps, on pourrait voir les habitations au fond de l'eau et même entendre le tocsin. 

Il faut en conclure que la curiosité est un vilain défaut...en effet, on raconte aussi aux alentours du lac, mais peut-être est-ce aussi une légende, qu'un jour un villageois voulut s'approcher un peu trop près du village englouti : il se rendit au milieu du lac et immergea une marmite accrochée à une longue corde.  Elle remonta emplie de sang. Le pauvre fut sauvé de la noyade par Saint-Nicolas lui-même, le protecteur et patron du village proche.

Dans une autre version, la marmite est remontée rougie par les flammes qui se consument toujours au fond du lac... 

 

Quoi qu'il en soit, en 1950, l'abbé Pharisier et un groupe de jeunes agriculteurs décidèrent de tailler une croix en hommage à cette légende.

Les jeunes creusèrent le socle dans la pierre du Bouchet (d'origine volcanique), et la croix fut inaugurée en 1950 ce qui donna lieu à de nombreuses réjouissances.

 

 

Voici donc, quelques photos de cette croix. Côté chèvre d'abord, bien sûr !

La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?
La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?
La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?

La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?

 

Puis côté... colombes, symboles de paix. 

Deux colombes se font face de l'autre côté de la croix...

Deux colombes se font face de l'autre côté de la croix...

 

Le lac du Bouchet a toujours inspiré de la crainte. Les femmes avaient peur d'y plonger leur linge.

Il y a trente ans encore, les gens du pays nous mettaient en garde quand on y emmenait nos enfants patauger. Même les nageurs de haut niveau hésitaient à le traverser à la nage et de nombreux pêcheurs et baigneurs y ont péri noyés. C'est vrai que l'eau y est souvent très froide, ce qui explique sans doute les noyades. De plus, certains corps n'ont jamais été retrouvés à cause de la vase et de la profondeur du lac (28 mètres).

 

Il n'en fallait pas plus pour que la plupart des gens aient la crainte de cette eau cristalline d'une couleur de rêve, mais dont les profondeurs s'avéraient menaçantes...Tous, y compris les pêcheurs, avaient peur d'être emportés par un tourbillon, s'ils s'aventuraient par mégarde au centre du lac !

Personne n'ose encore aujourd'hui s'aventurer loin des rives et ceux qui tentent la traversée courageusement ne sont pas forcément suicidaires (800 mètres de longueur seulement !). Par contre ils redoutent encore de la faire en passant par le centre...

 

Mais le plus grand secret du lac ne réside pas dans ce village englouti comme nous le dit la légende, ni dans un mystérieux et inexplicable tourbillon.

En fait, malgré les recherches et les nombreux travaux des géologues, personne ne s'explique d'où proviennent les eaux du lac. Aucun ruisseau ne s'y déverse et aucune source connue ne l'alimente. 

L'eau qui alimente le lac provient-elle uniquement des eaux de pluie et de ruissellement ? Y aurait-il des remontées d'eau le long de fissures souterraines ?

Nul ne le sait encore avec certitude...

 

D'où viennent les poissons, me direz-vous ? Et c'est une bonne question !

Ils sont le résultat d'une implantation humaine...et comme ils se sont plu dans ces eaux cristallines, ils se reproduisent pour le plus grand plaisir des pêcheurs. 

 

Seuls les paysans du coin, qui pourtant ne savent pas nager pour la plupart, sont sereins car "plus les eaux du lac sont basses, plus la moisson sera abondante" et c'est le cas cette année ! 

 

Le lac du Bouchet n'a peut-être pas encore livré tous ces mystères...et à l'échelle géologique, il deviendra sans doute un jour une simple tourbière, comme beaucoup de lacs de la région.

Nos descendants verront bien alors, si un village se cache vraiment au fond de l'eau...comme nous le dit la légende mais nous ne serons plus là pour qu'ils nous le racontent ! 

 

La croix vu de l'autre côté

La croix vu de l'autre côté

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:21
Le lac du Bouchet
Le lac du BouchetLe lac du Bouchet
Le lac du Bouchet

Le lac du Bouchet

 

Je vous ai déjà fait visiter le Lac du Bouchet, ce lac de cratère formé il y a environ 800 000 ans, et classé depuis 1950 parmi les sites et monuments naturels exceptionnels (au titre de sa formation géologique particulière et du paysage qui l'entoure).  

Je vous ai déjà expliqué sa formation dans mon précédent article de septembre dernier, que vous pouvez lire ci-dessous... 

 

C'est un site incontournable et que je trouve magnifique. On se croirait au Canada !

Comme chaque fois que nous allons en Haute-Loire, et cela en toutes saisons, nous allons faire le tour du lac. Les enfants adorent ça et réclament la balade. Ils savent qu'à la moitié du parcours, nous ferons une halte aux jeux.

C'est plutôt rare par contre que nous allions nous y baigner, car l'eau est plutôt froide, mais c'est un lieu prisé par les habitants du Puy-en-Velay qui fuient la canicule. On les comprend !

Nous aimons nous garer au petit parking situé à côté de la Croix de la chèvre dont je vous parlerai bientôt.

De là, un chemin (maintenant un escalier) permet de descendre à la plage.

 

 

L'arrivée à la plage

L'arrivée à la plage

 

Le sentier qui fait le tour du lac ne manque pas de charme...

Les bords du lacLes bords du lac
Les bords du lacLes bords du lac

Les bords du lac

 

On y fait de jolies rencontres...

Faune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lacFaune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lac

Faune et flore autour du lac

 

De nombreux pêcheurs sont bien présents en toute saison.

La pêche
La pêcheLa pêche

La pêche

 

Ils côtoient de nombreux pédalos où s'activent des vacanciers, désireux de se rafraîchir...

De nouveaux aménagements ont été faits autour de l'hôtel-restaurant, qui offre à ceux qui le désirent une pause gastronomique ou rafraîchissante.

Une passerelle a été construite pour préserver les herbiers à Isoètes, espèce protégée rarissime, dont je vous ai parlé dans mon précédent article, et poursuivre le tour du lac, sans passer par le parking. Des pontons facilitent également la mise à l'eau des bateaux tout en évitant le piétinement, néfaste à ces fameux herbiers. 

 

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle
L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelleL'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

 

Petite parenthèse qui mérite réflexion...

Aujourd'hui le Lac du Bouchet est le second site, le plus visité du département (200 000 personnes par an toutes saisons et activités confondues dont 100 000 uniquement les deux mois d'été). 

Un programme d'aménagement des abords du lac, appelé pompeusement comme on sait si bien le faire aujourd'hui "projet d'écodévelopement du lac", est en cours depuis 2013 et crée beaucoup de polémique dans la région.

Les premières phases d'aménagement ne posent pas trop de problèmes : réorganisation de la plage (surveillée en saison) ; refonte totale des jeux pour enfants ; rénovation du parcours de santé qui vient d'être complété par un parcours sportif de 4.75 km ;  entretien du chemin qui fait le tour du lac, maintenant recouvert de pouzzolane pour le rendre accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite ;  transformation des divers chemins de descente, plus ou moins glissants en escaliers, construits en matériaux naturels...

 

Un des escaliers d'accès au lac

Un des escaliers d'accès au lac

 

Mais les habitants de la région sont inquiets : ils ont peur que ce site sauvage ne deviennent plus qu'un seul lieu touristique ayant perdu son âme. Ils se sentent comme "dépossédés" de leur propre patrimoine et je les comprend...

Le calme et la douceur des lieux, le dépaysement ressenti à deux pas de la ville, attirent de plus en plus de touristes. Toutes les générations tombent amoureuses du site et s'y côtoient. 

Car si le lac lui-même est classé, donc protégé et qu'on ne peut y faire n'importe quoi, les abords sont gérés par la région. Plusieurs associations locales se battent donc pour conserver le site dans l'état actuel encore quasi sauvage...sans faire d'autres aménagements jugés coûteux et inutiles. 

En effet, quand on voit à quel point le cadre est merveilleux, est-il nécessaire d'accroître sa notoriété en l'aménageant encore davantage ? Pour quel type de tourisme ?

Je n'ai pas la réponse, mais il faut nous poser la question pour éviter que notre nature encore préservée et sauvage, ne devienne, partout en France, plus qu'un gigantesque parc aménagé, où plus personne n'aura le droit de sortir des sentiers prévus...et où tous les parking deviendront payants. 

Le bon équilibre des choses serait de rigueur !

 

Retour au Lac du Bouchet / Balade en Haute-Loire

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:07

 

Vous savez que dernièrement, j'ai eu la chance de passer une quinzaine de jours en Haute-Loire, où je vais très souvent en vacances.

Nous avons été étonnés, en arrivant, de trouver le jardin aussi florissant, malgré le manque d'eau évident qui a touché la région, comme beaucoup d'endroits en France. 

 

Quelques passages nuageux par-ci, par-là, quelques gouttes d'eau quasi quotidiennes, moins de fortes chaleurs qu'au Sud, ont suffit à préserver les jardins et même si certaines fleurs étaient bien fanées pour la saison, le plaisir était bien là de retrouver un véritable jardin, encore fleuri, et de constater que les multiples boutures et plantations, faites seulement au mois de mai dernier, avaient résisté. 

 

Je vous invite donc aujourd'hui à visiter avec moi mon jardin auvergnat...

 

Le devant de la maison est un petit jardin d'ornement où nous avons  planté des vivaces pour avoir le moins d'entretien possible quand nous venons en vacances.

 

 

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

 

Les roses trémières, roses ou rouges la plupart du temps, ne se laissent pas facilement domptées : elles poussent tellement où elles veulent que je suis obligée d'en arracher certains plants qui nous empêcheraient d'entrer dans la maison...

Les roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses

Les roses trémières roses

Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges

Les roses trémières rouges

 

Malgré les hivers rudes et la neige, les lavandes aiment particulièrement le coin et sont visitées par de nombreux insectes, dont des papillons, dont je vous donnerai un aperçu prochainement.

Les lavandesLes lavandes
Les lavandesLes lavandes

Les lavandes

 

Ma petite clématite a pris, même si c'est encore un bébé et j'en suis très contente car je ne savais pas où la planter pour qu'elle se sente bien. Mon problème est qu'elle n'a le soleil que l'après-midi et je ne sais pas si cela va lui suffire.

Mon bébé clématite

Mon bébé clématite

 

Les cosmos, semés trop tard n'étaient pas encore fleuris...

Dommage, car je n'aurais pas la chance de les voir en fleurs cette année. Mais je tenterai pour l'année prochaine le semis d'automne, pour voir si cela leur convient mieux. 

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

 

Mes boutures d'hortensias, faites à l'automne et plantées en mai dernier, ont bien fleuries, bien qu'elles soient encore toutes petites... Ici pas besoin de les arroser tous les jours comme les hortensias de mon jardin provençal.

Mes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleursMes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleurs

Mes boutures d'hortensias en fleurs

 

Et, ce qui nous a fait un immense plaisir, c'est que les graines de courges (Butternut et musquée) que nous avions planté au jardin potager pour faire un essai, ont presque toutes donné des pousses et quelques fleurs...

Nous les avons donc taillé. Aurons-nous pour autant de belles courges cet automne...suspense ! 

 

Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges

Les plants de courges

 

Pour terminer notre petite balade au jardin, je vous montre quelques photos d'une plante sauvage qui envahit les bords des chemins et également mon jardin et que je trouve très fine et aérienne, mais dont je ne connais pas le nom.

Si quelqu'un connaît, je suis preneuse...

Peut-être Virjaja ? Rose ? ou alors Papou Poustache ? Si vous passez par là ?

Merci d'avance !

 

Mise à jour du 22/08...

Un grand merci à Cathyrose de m'avoir donné le nom de la plante qui s'appelle donc la Balsamine de Balfour...C'est une plante originaire de l'Himalaya, qui devient envahissante quand elle se plaît à quelque part. J'ai lu sur internet qu'elle était typique des jardins de grand-mère...donc ceux qui ne sont pas forcément bien entretenus ! 

Merci aussi à Azalaïs qui m'a donné le surnom de la plante "ne me touchez pas"!

 

 

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente
Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:45

 

Pour clore ma série de l'été sur la Camargue, et compléter les quelques images que je vous ai montré ces jours derniers sur le Parc ornithologique de Pont de Gau, je vous propose de visionner une vidéo trouvée sur le site ci-dessous qui propose des reportages photographiques ou vidéos "engagés" sur ma région...

 

Cette vidéo, datant de 2012, vous montre avec des images fabuleuses, le Parc ornithologique de Pont de Gau et vous conte son histoire. Elle dure quatorze minutes et j'espère que vous aurez le temps de la visionner  en entier pour un dépaysement garanti...et un véritable voyage virtuel au coeur de la Camargue. 

 

 

Bon dimanche à tous !

Je vous retrouve dès demain pour des publications plus régulières...enfin, si j'y arrive, et si vous le voulez bien ! 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 05:57
Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid

Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid


Le héron cendré est, avec le flamant rose, l'oiseau des marais le plus facilement identifiable.

On le rencontre dans les marais de Camargue mais aussi à l'intérieur des terres, comme l'aigrette garzette dont je vous ai parlé récemment.

 Je l'observe souvent près de chez moi dans un champ humide ou au bord de la Durance. Et parfois en hiver, nous en avons un qui vient jusqu'au hameau et qui se régale des poissons de l'étang artificiel de ma voisine. C'est véridique ! 

 

Le héron cendré est un oiseau de grande taille (95 cm environ) au long cou et aux longues pattes.

Il est totalement blanc et gris (d'où son nom de héron cendré) ; sa tête est blanche avec une large bande noire qui descend des yeux jusqu'à la nuque ; son cou est blanc et sa poitrine blanche tachée de noir. 

Seuls son bec et ses pattes sont jaunes. 

 

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

 

En vol, on le reconnaît à son cou toujours replié et à son battement d'aile très lent et ses pattes pendantes.

 

Il pêche à l'affût et s'observe souvent alors qu'il est totalement immobile. Ses repas sont constitués de grenouilles et autres batraciens, de petits rongeurs et surtout de poissons. Il plonge le bec dans l'eau à la vitesse de l'éclair et peut même attraper des reptiles comme nous l'a montré encore une fois Brigitte (Ecureuil bleu) sur son blog...

 

Je ne pourrais pas vous en montrer en vol car, fin juin le jour de ma visite au parc, les hérons étaient tous occupés à surveiller de près leur progéniture encore au nid. 

 

Encore au nid !
Encore au nid !

Encore au nid !

 

Le héron cendré niche souvent en colonie dans des arbres proches de l'eau que l'on nomme des héronnières. Le nid est fabriqué avec des branchettes et des laîches entrelacés à la fois par le mâle et la femelle. La période de reproduction dure de février à juillet ce qui explique que les petits dans une même héronnière puisse avoir des âges différents.

 

Une héronnière

Une héronnière

 

Les jeunes n'ont pas de huppe et leur ventre est blanc tacheté de noir mais ils ont une allure plus terne, moins contrasté que les adultes. 

Ils ne savent bien voler qu'à 55 jours et je vous assure qu'ils sont déjà grands à cet âge-là.

 

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol
Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

 

C'est une espèce protégée depuis 1974. 

Au parc, on peut observer facilement les oiseaux en se cachant dans les observatoires...

Un observatoire du parc

Un observatoire du parc

 

De là, beaucoup d'autres hérons peuvent être identifiés mais pas forcément bien photographiés comme ce héron bihoreau gris aux moeurs plutôt nocturnes et qui se cache dans les branches avant de nous tourner le dos, ou bien encore, le héron garde-boeuf qui se reconnaît en période nuptiale à ses plumes rousses qui éclairent son plumage blanc.

J'en ai vu à plusieurs reprises mais ils avaient un peu trop la bougeotte et mon zoom était loin d'être suffisant !  

Ce sera pour une autre fois...

 

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière
Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnièreLe héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:48
Le Glandasse vu de Die (Drôme)

Le Glandasse vu de Die (Drôme)

 

Vous êtes nombreux à savoir qu'en milieu de semaine dernière, j'ai fait une courte escapade dans la Drôme...c'est bien la retraite pour ça, car c'est le week-end tous les jours, si on veut ! 

 

Les obligations diverses et la chaleur ne nous ont pas permis de promener en journée, mais le soir venu, nous avons fait une courte balade en bord de rivière et nous avons pu assister au coucher de soleil sur la montagne proche...

Le Glandasse était en feu ! 

Une bonne occasion de tester mon APN dans ce type de situation extrême.

 

 

Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...

Le Glandasse en feu...

 

Bon dimanche à tous !

Bonnes vacances à ceux qui les prennent maintenant ! 

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Le Glandasse éclairant la cathédrale

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:39
En langue velave !

En langue velave !

 

Avant de vous emmener les jours prochains vers l'ouest, je vous propose de terminer provisoirement notre balade en Haute-Loire, et en particulier la visite du petit village du Vernet, commencée la semaine dernière...

 

 Alors, prêts pour un petit footing matinal ?

 

Je vous rassure, là-bas au Vernet il ne fait jamais trop chaud et le parcours de santé traverse les bois et les prairies. 

Je vous autorise exceptionnellement à me suivre en marchant, car vous êtes au coeur du Site de Pleine Nature du Vernet...alors autant en profiter. 

 

Après le plan d'eau, il faut franchir le petit pont qui mène directement en forêt. 

 

 

Le petit pont de bois

Le petit pont de bois

 

Déjà un premier exercice est proposé...

Allez, un peu de courage !
Allez, un peu de courage !

Allez, un peu de courage !

 

Mais vous pouvez choisir de profiter du paysage...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Le chemin grimpe ensuite à droite dans les bois...

 

Il faut grimper !
Il faut grimper !Il faut grimper !

Il faut grimper !

 

Mais heureusement une fois en haut, on doit comme indiqué, souffler...et marcher ou vice-versa ! 

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Pas trop fatigués ?

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Alors on continue...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et il y en a encore, je n'ai pas tout pris en photo, rassurez-vous !

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Mais le clou du parcours, ce que les enfants attendent impatiemment et qui les fait avancer, ce sont deux des derniers jeux : la tyrolienne et le filet !

Je peux vous dire que ces installations font des heureux...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et nous voilà arrivés...

L'arrivée peut aussi être le départ !

L'arrivée peut aussi être le départ !

 

Vous êtes fatigués ?

 

Et bien...pas eux car maintenant il reste encore l'aire de jeux située juste de l'autre côté du parking, mais heureusement des bancs ont été installés pour les plus grands ! 

L'aire de jeux du Vernet (43)

L'aire de jeux du Vernet (43)

 

Il existe également sur place des circuits permettant de pratiquer la course d'orientation et de nombreux circuits de randonnée...

 

Pour les fans de vélo_comme Domi_ le Tour de France sera en Haute-Loire du 16 au 18 juillet prochain, et passera au Puy-en-Velay.

Le Vernet, haut lieu du sport dans la région, a déjà préparé les festivités le 3 juin dernier. Il faut bien se préparer quand on a la chance que la Grande Boucle passe à proximité.  La "fête du Tour" a donc proposé parcours de VTT, randonnées et boucles de plusieurs niveaux à faire en vélo de route, seul ou en famille. Bien sûr animations diverses et producteurs locaux étaient aussi de la fête, mais pas moi, alors je ne pourrai pas vous en dire plus ! 

 

 

Le Vernet

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:56
Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

 

Aujourd'hui c'est la fête des pères...alors, prêt pour une balade en amoureux ?!

 

Je vous invite sur la presqu'île de Real Plantain où vous pourrez passer un week-end de rêve et vous baigner dans une eau turquoise, qui peut dépasser les 25 degrés en été jusqu'en septembre. 

Je suis tombée sous le charme de cette presqu'île que j'ai découvert en faisant le tour du Lac de Peyrolles avec mes amies.

Déjà hier, je vous ai montré l'environnement fleuri.

 

Aujourd'hui, c'est dimanche, alors je ne vous montre que la plage et ses abords immédiats, pour vous faire un peu rêver.

Sachez que les amateurs de pêche sont les bienvenus en saison dans cet endroit tranquille. 

 

Si vous venez en Provence, vous pourrez vous ressourcer dans ce lieu magique et authentique situé à deux pas des zones touristiques. Le site est en effet proche du Luberon, entouré de petits villages provençaux pittoresques, comme Jouques et à 20 minutes de la grande ville d'Aix-en-Provence.

 

Vous voulez voir mes autres photos ? N'oubliez-pas de les agrandir en cliquant dessus.

 

D'abord la plage vu du gîte !

 

La plage vue du gîte
La plage vue du gîte
La plage vue du gîte

La plage vue du gîte

 

Ensuite, un petit îlot de charme, où en été vous pourrez bénéficier d'un petit massage...

L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage

L'îlot et sa table de massage

 

Puis, la plage elle-même...

La plage
La plageLa plage
La plageLa plage
La plageLa plage

La plage

 

On s'y croirait n'est-ce pas ?

Alors, en attendant que je vous montre la suite de la visite dans la semaine...

 

Bonne fête à tous les papas !

Une plage de rêve sur la presqu'île de Réal Plantain / Le lac de Peyrolles (2) / Balade en Provence

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43)

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet (il en manque toujours un, c'est ainsi !) 

Photographe amateur : Manou

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans

 

Donc on prend les mêmes qu'hier et on poursuit la balade, si vous le voulez bien !

 

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

 

Dans cette forêt que nous avons commencé à explorer hier,  les arbres sont si serrés que l'on voit à peine le ciel...

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres
Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

 

Une petite mare attire notre regard dès l'arrivée : les grosses roues des tracteurs ont creusé le chemin créant ainsi un milieu provisoire certes, mais bien utile à la vie de quelques hôtes de passage.

Quelques gerris nagent en surface. En nous approchant de l'eau nous apercevons à travers les herbes, deux gros yeux qui nous observent...

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi
Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussiNous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

 

La vie foisonne et les enfants courent de ci-de là en nous faisant partager leurs découvertes...

Ici une grenouille des bois que nous reconnaissons à sa marque brune de chaque côté de la tête, en arrière de l'oeil. C'est sans doute une de ses soeurs que nous avons aperçu dans l'eau de la fondrière.

Nous arrivons à l'attraper en faisant la course au milieu des branches. Elle est agile et saute rapidement mais nous ne voulons pas la blesser : les enfants apprennent ainsi la patience !

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...
La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

 

Plus loin, un groupe de bousiers est en plein travail et un solitaire tente de le rejoindre. Difficile de le mettre sur le ventre pour montrer aux petits comment il se retourne en s'aidant de ses pattes...

Il est si rapide et se débat avec acharnement, les "six fers en l'air" !  Ma petite photographe en herbe n'arrive pas à le prendre. Ouf...quelques photos sont tout de même réussies pour le blog.

 

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé
Le bousier avec ses beaux reflets bleu métalliséLe bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

 

Voilà qu'en passant sous un arbre, un de nous se retrouve pris dans un fil magique ! C'est celui d'une minuscule araignée, vous savez bien celle qui s'amuse à descendre et à monter pendue au bout de son fil.

Ne me demandez pas son nom, je n'y connais rien en araignée, mais elle a beau se cacher, elle n'échappera pas aux yeux aiguisés des petits ni aux clics de la photographe...qui du haut de ses 8 ans, même avec un peu d'aide se débrouille déjà très bien. Vous ne trouvez pas ?

Vous l'auriez vu vous ?
Vous l'auriez vu vous ?Vous l'auriez vu vous ?

Vous l'auriez vu vous ?

 

Récemment les travaux de réalisation de la ligne électrique haute tension des 2Loires ont traversé la forêt de Rochegude, créant beaucoup d'inquiétude parmi les autochtones. Mais il faut reconnaître que les travaux se sont particulièrement bien intégrés dans le paysage. La ligne passe en bordure certes, mais en créant une ouverture, elle favorise la prolifération de certaines plantes souvent étouffées par les arbres, comme les framboisiers et les ronces...et qui sait peut-être certains champignons s'y trouveront bien aussi. Dans quelques temps, les gourmands vont pouvoir aller remplir leurs paniers ! 

 

Nous pensions la balade terminée, mais non c'est notre jour de chance puisque sur la route, nous croisons un troupeau bien décidé à prendre tout son temps pour profiter du beau temps et de la belle herbe verte !

Je vous ai déjà parlé l'hiver dernier de l'élevage du mouton noir du Velay à Rochegude....

 

Les moutons noirs du VelayLes moutons noirs du Velay
Les moutons noirs du Velay

Les moutons noirs du Velay

 

Un après-midi au grand air où on prend  tout son temps pour observer la nature et partager en famille les découvertes, tout en profitant du beau temps et de la forêt, c'est une vrai chance !

En plus ma petite assistante est revenue fière d'elle d'avoir réussi toutes ses photos (ou presque !). 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:10
Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

 

Poursuivons le chemin que nous avons laissé hier et dirigeons-nous vers les cascades. 

La première cascade est difficile à photographier car il aurait fallu descendre en contrebas dans une propriété privée...

Elle est pourtant bien là et l'eau s'engouffre dans une toute petite trouée dans les rochers. 

En bas la première vasque est peu accessible. Seuls les habitants du village y descendent en été en passant par le voisinage. 

 

La première cascade
La première cascadeLa première cascade
La première cascade

La première cascade

 

Un peu plus loin, nous devons traverser l'Aiguebelle pour poursuivre notre chemin en sous-bois et arriver à la seconde vasque.

De là, on a une vue magnifique sur la seconde cascade et le toboggan qui réunit la vasque supérieure à celle où nous nous trouvons. 

Il est conseillé à ceux qui ont de jeunes enfants de s'arrêter là.

Les petits pourront jouer à jeter des cailloux dans l'eau et en été, se rafraîchir dans une eau peu profonde et toujours un peu chauffée au soleil.

 

La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan
La vue sur le toboggan
La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan

La vue sur le toboggan

 

Soit vous avez le courage de grimper directement par la paroi. Mais oui regardez bien, il y a des marches creusées dans le rocher vers la droite du toboggan, soit comme moi, vous allez choisir de faire le tour par le chemin creusé dans le rocher...

Une sorte de rampe permet de sécuriser le lieu car à votre droite la falaise tombe à pic et  il faut marcher, courbé en deux à certains endroits. Il est conseillé de bien tenir les enfants...et de faire attention où vous mettez les pieds ! 

 

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

 

Ce chemin vous mène tout droit au trou d'eau et à la dernière cascade...

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.
Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade. Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

 

Vous pourrez vous amuser à passer derrière la chute d'eau...un peu au-delà, la roche est creusée et forme un abri. 

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...
Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

 

La vue d'en-haut est assez magique...

La vue vers la seconde cascade en contrebas.
La vue vers la seconde cascade en contrebas.

La vue vers la seconde cascade en contrebas.

 

En été, une halte baignade s'impose dans le trou d'eau toujours trop frais, mais entouré de verdure...

Le trou d'eau au mois d'août

Le trou d'eau au mois d'août

 

Un chemin, très ensoleillé, continue au delà vers les ruines du château...

Ce sera l'objet d'une prochaine balade ! 

 

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

 

Cet article est l'occasion pour moi de rendre un bien modeste hommage à Pierre qui n'est plus parmi nous depuis peu.

Nous échangions souvent par blogs interposés, sur les plantes et les balades de la région drômoise où il avait vécu avec sa famille, mais aussi sur nos lectures. Je vous mets ici le lien vers la vidéo qu'il avait proposé dans son article sur les cascades de l'Aiguebelle

Il manque beaucoup à tous ceux qui le connaissaient. Je ne pourrais plus jamais me rendre dans ces lieux dont nous partagions la curiosité, sans penser à lui...

 

La vidéo de Pierre mise en ligne sur youtube et sur son blog

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:10
Le village de Pontaix

Le village de Pontaix

 

Restons encore un peu dans la Drôme aujourd'hui et demain si vous le voulez bien ...

Je vous ai déjà emmené l'été dernier, visiter le village de Pontaix...

Dans ce petit village des bords de Drôme, il existe un lieu de baignade secret, enfin qui était secret avant que la célèbre émission de télévision diffusée sur FR3 le mercredi soir ne dévoile ses charmes.

Il s'agit des cascades de l'Aiguebelle.

 

De nombreux blogs parlent de cet endroit paradisiaque, alors je pense qu'il est inutile que je le garde jalousement pour moi, car bien sûr, il paraît évident que l'été venu, nous n'y serons plus jamais seuls désormais...

Lors de notre dernière visite, et alors que jusque-là il n'avait jamais été signalé par une quelconque indication, nous avons constaté que la petite rue venait de se voir baptisée par une jolie plaque moderne. 

 

 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En arrivant dans le village de Pontaix, en direction de Die, il suffit de se garer là où vous le pourrez, car heureusement pour les riverains, les parkings limitent le nombre de visiteurs...

Vous accéderez ensuite au vieux village. Autrefois on le traversait en voiture. Aujourd'hui les ruelles apparaissent si étroites que cela semble mission impossible. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

N'oubliez pas au passage de dire un petit mot aux habitants qui sont souvent installés devant leurs maisons sur un banc pour prendre le frais, et passent le temps tout en papotant et en observant les touristes. Certains sont même les garants du passé et fleurissent joliment les bornes incendies d'antan...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le petit ruisseau, l'Aiguebelle,  que nous allons remonter, se jette dans la Drôme à cet endroit.

Le confluent entre l'Aiguebelle et la DrômeLe confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme
Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

 

En face de la jolie passerelle fleurie sur laquelle vous pouvez passer si vous voulez, la ruelle s'enfonce à travers les maisons pour rejoindre la nature "sauvage".  

Vous croyez vous être trompés et bien non, c'est bien par là ! 

Le sentier est creusé dans le rocher...et il faut emprunter le passage "secret" que vous voyez là-bas tout au fond.

Le passage secret recto-versoLe passage secret recto-verso
Le passage secret recto-verso

Le passage secret recto-verso

 

De part et d'autre du chemin, quelques accès ouvrent sur de vieilles maisons...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Parfois, il faut descendre en contrebas vers la rivière.

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Ou au contraire, monter quelques marches pour accéder à un chemin pratiquement inutilisé aujourd'hui. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le sentier se poursuit par un escalier. On commence à apercevoir la barre rocheuse de la première cascade à notre gauche...et la rivière en contrebas. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En se retournant, on a une belle vue sur le village...qui n'est pas loin. 

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée
La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

 

Il faut poursuivre le chemin pour entendre le bruit de l'eau...

Nous approchons de la première cascade !

Mais pour faire durer le plaisir, je ne vous emmènerai au bord de l'eau que demain, si vous le voulez bien ! 

A demain !

A demain !

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:49
Le  vallon de Ponserot vue générale du bassin

Le vallon de Ponserot vue générale du bassin

 

Aujourd'hui nous allons revenir en Provence, pour terminer la visite du vallon de Ponserot...

Ce petit vallon que je vous ai montré plusieurs fois depuis la semaine dernière débouche dans la vallée de la Durance. 

 

Là, à l'embouchure (ou presque) et pendant plusieurs décennies, l'extrémité du vallon de Ponserot a servi de bassin de décantation aux eaux du canal de Marseille.

 

Je vous ai déjà raconté le problème de l'eau en Provence et en particulier celui de l'alimentation en eaux de la ville de Marseille. Ces problèmes d'eau ont été résolus durant le XIXe siècle grâce à la construction du Canal de Marseille, dont je vous ai déjà parlé.

Mais subsistent encore pendant ce siècle, les problèmes liés aux boues charriées par les eaux. Les bassins de décantation situées près de Marseille ne suffisent pas.

Des bassins secondaires, plus petits, sont pourtant en activité dont celui qui nous intéresse : le bassin ou déversoir de Ponserot

 

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'huiL'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)


 

Construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau. Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles. 

L'eau était retenue par une levée, une sorte de barrage de 36 mètres d'épaisseur à la base et de 120 m de longueur, pour 19 mètres de hauteur. La levée était  munie de vannes permettant aux boues de se déverser par un chenal, directement dans la Durance..

L'eau arrivait directement de la Durance en amont, par un canal latéral et débouchait dans le réservoir par une énorme buse que l'on peut encore observer car elle est en parfait état. 

 

 

Plan du bassin de décantation

Plan du bassin de décantation

Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse

Le canal d'introduction de l'eau...et la buse

 

La surface faible  de ce bassin de décantation, permettait à l'eau de le traverser seulement en trois heures. Mais ce temps très court ne permettait pas une décantation suffisante (seulement 45 % des boues).

 

Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon.

Site du Canal de Marseille

Le déversoir ?

Le déversoir ?

 

En 1864, on construit des canaux latéraux à gauche et à droite, ouvert par des "vanettes" de 0.40m de large. En tout 81 "vanettes" se situent rive gauche et 72, rive droite. Elles permettaient le nettoyage automatique du bassin.

Jean François Mayor de Montricher, l'ingénieur suisse qui en avait assuré la conception, mourut l'année de la mise en route de ce réservoir. Il ne sut jamais que son bassin était si bien conçu (bien que trop petit) qu'il ne s'envasait jamais, ne nécessitant ainsi ni vidange totale, ni curage régulier...  

 

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

 

En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux. Un tuyau de vidange s'est bouché, empêchant l'évacuation des eaux boueuses.

Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...

Depuis la nature a repris ses droits mais la construction est bien visible partout. Bien que  je n'ai pas trouvé d'accès pour descendre au fond du bassin...nous avons fait une belle balade...

 

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

 

C'est depuis la fin du XIXe siècle, le bassin de décantation de Saint-Christophe, beaucoup plus vaste, qui est désormais en fonctionnement.  

Tout le monde peut l'observer en se rendant de Rognes dans le Vaucluse (ou vice versa). Je vous en parlerai plus en détails un jour prochain, mais en attendant que je vous conte son histoire, je vous donne un petit aperçu de ce grand réservoir d'eau. 

La bassin de Saint-ChristopheLa bassin de Saint-Christophe
La bassin de Saint-Christophe

La bassin de Saint-Christophe

 

Et pour terminer, voici à quoi ressemble le canal de Marseille à ce niveau, juste avant l'arrivée à ce nouveau bassin de décantation.

Pour ceux de la région que cela intéresse, je vous mets une carte pour que vous puissiez situer les différents lieux dont je vous ai parlé ! 

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 05:57

 

Le thème est libre ce mois-ci chez Magda et elle nous propose de suivre le dicton suivant bien connu de tous : "au mois de mai, fais ce qu'il te plaît", que je vais mettre en application aujourd'hui dimanche...

 

Je vous emmène donc à nouveau sur le sentier que nous avons déjà parcouru hier...sur le chemin de Ponserot près de Rognes (dans le 13) où les collines provençales offrent de belles prairies entre deux coins de garrigue fleurie. 

Le paysage est verdoyant en cette saison. Le chemin s'aperçoit à gauche... 

 

Le paysage...

Le paysage...

 

Il n'est pas rare de rencontrer le jeune berger du coin. Il mène un troupeau bien de chez nous avec brebis et chèvres mélangées. 

 

Lundi 1er mai, lorsque nous avons fait la balade, nous avons pu discuter un long moment avec lui de ses conditions de travail souvent difficiles, de sa première montée à l'estive qui allait bientôt l'amener à passer tout un été dans les montagnes, de ses brebis qui allaient bientôt mettre bas et qu'il menait par les sentiers faciles pour ne pas trop les fatiguer...et d'écologie.

Mais il nous a aussi parlé de quelques-uns de ses problèmes : des motos tout terrain qui font peur aux brebis et des gens qui viennent la nuit voler les clôtures électriques laissant les bêtes partir où bon leur semble. 

 

En bref, un jeune berger passionné et ouvert au monde, mais inquiet de l'avenir et du devenir de son métier...

 

C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence

C'est vert mais nous sommes bien en Provence

 

Un bel exemple d'harmonie entre l'homme et l'animal.

Des animaux heureux de vivre en liberté au lieu d'être enfermés dans une bergerie, ce qui se pratique de plus en plus souvent pour les chèvres.

Un paysage façonné par les bêtes mais sous contrôle. 

Et de bons produits à la clé pour les consommateurs que l'on peut trouver sur les marchés locaux donc en circuits courts.

 

Aurons-nous encore tout cela demain ?

Voilà le troupeau vu de près...

 

Voilà le troupeau vu de près
Voilà le troupeau vu de près

Voilà le troupeau vu de près

 

Et d'encore plus près... puisque j'ai fait cette petite vidéo que j'ai mise en ligne sur Youtube, une première pour moi.

Vous pardonnerez quelques erreurs à la camerawoman débutante !

 

Bon dimanche à tous ! 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (2) / Balade en Provence pour #photodimanche

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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