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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 05:20

Aujourd'hui comme promis nous allons faire un petit tour des arbres de la garrigue, enfin ceux qui poussent spontanément au bord des chemins et des champs de vignes.

Pas tous cependant je vous rassure, car il me faudrait m'éloigner de plus d'un kilomètre pour vous les montrer...

 

Pour les non-provençaux, je ne crois pas me tromper en disant que les arbres qui symbolisent le plus le sud, ce sont les pins et en particulier les pins d'Alep (Pinus alepensis), le pin blanc de Provence, qui soit dit en passant ne pousse pas particulièrement à Alep. C'est une autre espèce qui pousse là-bas, le pin de Calabre (Pinus brutia). 

 

Bref le pin d'Alep aime le sud, le soleil et le sol sec et se plaît donc dans ma région, comme partout autour du bassin méditerranéen où il prolifère et a été beaucoup utilisé pour reboiser nos forêts. 

 

Très sensible au feu qu'il propage rapidement, il est aujourd'hui le plus souvent replanté en mélange avec d'autres espèces à croissance plus lente certes mais moins inflammables. 

Dernièrement les pins d'Alep ont déversé abondamment leur pollen dans nos jardins et sur nos voitures.

Gare à ceux qui sont sensibles.Tout était jaune !  

 

Le pin d'Alep dans les collines
Le pin d'Alep dans les collines

Le pin d'Alep dans les collines

Il faudra deux ans pour que le cône femelle se transforme en pommes de pin (nos pignes de Provence !) 

Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.
Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.  Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.  Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.

Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.

Les chênes pubescents (encore appelés chênes blancs chez moi) ont maintenant de grandes feuilles recouvertes encore de leur duvet. 

Les jeunes feuilles des chênes pubescents
Les jeunes feuilles des chênes pubescents

Les jeunes feuilles des chênes pubescents

Un autre chêne caractéristique de notre garrigue est le chêne vert. Comme son nom l'indique il reste toujours vert toute l'année et ne perd jamais ses feuilles en hiver. Il les renouvelle peu à peu et donc ne se retrouve jamais rameaux nus. 

Il peut atteindre une belle taille lui-aussi. 

Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs

Le chêne vert en fleurs

Plus rarement en Provence et au bord des petits ruisseaux qui descendent de la chaîne de collines, poussent des peupliers. Il y a des pieds mâles et femelles séparés,  l'espèce est dioïque. En ce moment, ils ne passent pas inaperçu car à leurs pieds, on dirait qu'il a neigé ! 

 

Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)

Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)

Comme vous le voyez les graines de peuplier sont entourées par de la bourre ce qui va faciliter leur dispersion par le vent.

La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige

La bourre des peupliers ressemble à de la neige

Enfin les arbustes les plus jolis en cette fin du mois d'avril sont les aubépines que l'on reconnaît facilement parce que la plupart ont encore leurs fruits d'automne accrochés aux branches alors que les fleurs s'épanouissent.

Les aubépines
Les aubépines
Les aubépines

Les aubépines

Pour terminer cet article non-exhaustif, sur les arbres qui poussent autour de chez moi, je voulais vous montrer un endroit que nous observons de près chaque année pour voir pousser les jeunes arbres plantés lors d'une des campagnes de reboisement commencées en 2015. Nous avions participé à ces opérations. 

 

Bien à l'abri à l'intérieur de leurs manchons de protection, certains commencent à émerger et composeront bientôt une zone forestière plurispécifique, véritable barrière anti-feu dans notre zone particulièrement fragile. 

 

Près de 600 jeunes arbres non résineux ont été plantés dans plusieurs zones ayant souffert des incendies de forêt. Parmi elles des espèces peu vulnérables aux incendies comme des sorbiers,  des cornouillers, des alisiers, des frênes à fleurs, des érables, des chênes blancs....et des espèces à fruits permettant de maintenir la diversité animale dans la région. 

Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement

Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui.

Prochainement entre deux lectures nous irons voir les travaux des champs puis nous retournerons dans mon petit jardin, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 06:18
Des pignons de pin dans leur coque

Des pignons de pin dans leur coque

Le pignon de pin est le "fruit" du pin pignon, appelé ainsi en Provence mais dont le véritable nom est le pin parasol (Pinus pinea). Ce n'est pas un fruit au point de vue botanique du terme. 

 

Le pin pignon est un conifère superbe et même majestueux, qui se reconnaît parfaitement dans les collines à sa forme de parasol ouvert quand il atteint un certain âge. 

Ceci permet de le distinguer aisément du pin d'Alep à côté duquel il aime pousser, recherchant comme lui les sols secs, surtout sur le pourtour méditerranéen. On peut le trouver sur terrain calcaire alors qu'il n'aime pas vraiment ça. C'est un arbre qui grandit vite et qui, adulte, peut atteindre 10 mètres de circonférence. 

Le pin parasol marquait à l'origine les tombes protestantes et c'est sous un de ces pins, qu'à Sète, Brassens a voulu être inhumé. 

Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement

Pins pignons dans leur environnement

L'écorce est caractéristique, car très craquelée et de couleur rougeâtre.

L'écorce du pin parasol
L'écorce du pin parasol

L'écorce du pin parasol

Comme pour tous les pins, il y a des cônes mâles et des cônes femelles sur le même arbre. Les cônes n'atteignent leur pleine maturité que tous les trois ans. 

Ces cônes que l'on appelle en Provence des pignes (mot dérivé de pinha en occitan) ont une forme globuleuse et peuvent être assez gros jusqu'à 8 à 10 cm parfois.

Une fois sèches, les écailles des cônes s'écartent et laissent apparaître les pignons, donc les graines, qui laissent leur empreinte noirâtre sur les écailles. 

Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons
Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons

Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons

Il faudra encore ôter la coque dure avant de pouvoir déguster "l'amande" qui se trouve à l'intérieur. Un vrai travail artisanal car, même si une fois sèche elle se divise en deux plus facilement, elle reste dure. 

Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amandeIl faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande
Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande

Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande

Les pignons entrent dans de nombreuses recettes méditerranéennes, confitures (confiture de figues aux pignons de pin et au citron), desserts, biscuits, tajines...et dans la composition du célèbre pesto. Je mettrai un jour d'autres recettes sur ce blog, si je pense à faire des photos avant que tout soit mangé !  

 

Les "amandes" de pins pignons sont consommées par les hommes depuis la nuit des temps. Elles sont considérées par les chinois comme un aliment de longue vie. Les Romains et les Grecs les consommaient le soir avec du miel et des amandes, leur prêtant des vertus aphrodisiaques.

Riche en vitamines B, et en phosphore, fer, magnésium, zinc et potassium, le pignon est un aliment santé par excellent. Il contient des acides gras essentiels indispensables pour maintenir la bonne santé de notre cerveau et pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Il est riche en vitamine E et donc protecteur de nos parois cellulaires, et apporte des protéines végétales indispensables, comme tous les fruits à coques. De plus sa richesse en lutéine, lui donne des vertus protectrices pour les yeux. 

 

A l'inverse des amandes, il ne faut jamais consommer des pignons tous les jours, ça tombe bien car, quand on les achète, ils sont hors de prix. Mais je n'ai pas compris pourquoi, sans doute à cause de leur pouvoir calorique ! 

Encore faut-il vérifier qu'ils ne viennent pas de Chine car d'abord ils ont alors une empreinte écologique forte, alors que l'Espagne, beaucoup plus proche de nous, est le plus grand pays producteur d'Europe, ensuite, ils sont cueillis sur une autre variété de pins qui n'a pas les même vertus. De plus de nombreux consommateurs se sont plaints, il y a une dizaine d'année, d'une amertume inhabituelle dans la bouche, lors de leur repas, après consommation de pignons chinois, sans pour autant parler d'intoxication... Voir article ICI. 

Attention bien entendu si vous êtes allergiques aux fruits à coques, vous pouvez l'être avec le pignon de pin.

 

Bonne dégustation ! 

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10 juin 2014 2 10 /06 /juin /2014 17:07
Le néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençal
Le néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençal
Le néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençal
Le néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençalLe néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençal

D'après le dictionnaire de Frederic Mistral "Lou tresor dou Felibrige" : le néflier a différentes appellations selon la région :

Nespoulié, nespié, gnespié, gnaspié (dans le Var), nespié, nespoulié (Nice), mespoulié, mesplié, nespouié (dans le Rouergue)...

De plus, en vieux français le mot s'écrivait avec 2 f , donc néfflier.

 

Le néflier du Japon (Eriobotrya japonica) dont le nom commun est aussi "bibacier" ou "bibassier", prospère dans les jardins du sud de la France et sur tout le pourtour méditerranéen où il est souvent cultivé comme arbre fruitier. On le retrouve aussi sur l'île de la Réunion et autres régions.

 

 

Il n'a rien à voir avec le néflier commun (Mespilus germanica) qui lui,  est un arbre plus petit (3 à 5 mètres) à feuilles caduques (qui perd ses feuilles) et dont les fruits brunâtres ne sont comestibles qu'après les premières gelées quand ils sont blets.

Il ne faut pas confondre les deux espèces qui se ressemblent beaucoup. Toutes deux appartiennent, comme la plupart de nos arbres fruitiers,  à la famille des Rosacées.

 

Le néflier du Japon est un très bel arbre d'ornement. Il est très décoratif et donne un aspect exotique au jardin.
Connu depuis l'Antiquité il est cultivé en Orient depuis des siècles. Il aurait été introduit au Jardin des Plantes à Paris en 1781. Il faudra attendre 1831 pour qu'il soit cultivé dans le sud de la France (au départ dans la région de Toulon).

 

A quoi ressemble cet arbre fruitier ?

Le néflier est un arbre fruitier de grande taille qui peut atteindre 6 à 8 mètres de hauteur.

 

 

 

Il a de grandes feuilles dentées coriaces, persistantes en hiver, d'un vert foncé brillant au dessus et très nervurées. En dessous elles sont plutôt duveteuses. Il fleurit à l'automne ou au tout début de l'hiver et embaume le jardin. Ses fleurs de couleur blanche sont réunies en grappe et recouvertes d'un fin duvet d'où le nom scientifique "Eriobotrya" qui signifie "grappes de laine". Elles sont très mellifères.

 

L'arbre est très résistant au gel, mais la température ambiante ne doit pas descendre en dessous de -5°au moment de la floraison sinon il ne produira pas de fruits.

 

Le néflier produit des fruits comestibles appelés "nèfles"  ("nèspo" ou "nespoulo" en provençal). Dans certaines régions on les appelle des bibaces (ou bibasses).

Les nèfles ressemblent à des prunes de couleur jaune d'or. Chaque fruit contient deux à cinq grosses graines à la coque lisse. 

Le fruit a un goût particulier, légèrement acidulé. Il est  très rafraichissant et  juteux mais attention, les noyaux sont toxiques car ils contiennent, comme les amandes amères, de l'acide cyanhydrique. Les fruits se récoltent début juin.

Comme pour tous les arbres fruitiers n'hésitez pas à faire tomber quelques fruits dès leurs formations pour que ceux qui restent sur l'arbre soient plus gros.

 

Le néflier peut être légèrement taillé après la récolte. Mais attention, si vous le taillez trop vous perdrez une partie ou la totalité de la fructification de l'année suivante, voire des deux années suivantes...Il est préférable d'attendre février pour tailler les branches intérieures ou gênantes : vous taillerez de préférence les rameaux qui n'ont pas de fruits.

 

Il est d'une culture très facile et peut se reproduire par simple germination d'un noyau ou bouturage d'un rameau. Il aime le soleil mais doit être planté à l'abri car il déteste le vent.

 

En dehors de la zone méditerranéenne, il faudra, soit le protéger soit le planter en serre ou une véranda.

 

Il est très sensible à la tavelure et il faudra le traiter au cuivre plusieurs fois au printemps. Heureusement tous les fruits ne sont pas atteints en même temps.

Le néflier du Japon, le nespié ou nespoulié en provençal

Il existe plusieurs cultivars qui diffèrent par  la forme, la couleur et la grosseur des fruits et des noyaux. L'ensemble des cultivars se divisent en deux groupes : les japonais aux fruits jaunes pâles contenant de gros noyaux et les chinois aux fruits orangés, moins juteux et contenant de petits noyaux.

 

Comment consommer les fruits ?

 

Les fruits se consomment crus tels quels sur l'arbre car ils ont du mal à se conserver une fois ramassés. Ils sont riches en calcium et en vitamines A et C.

On peut aussi les faire cuire en compote, les mettre dans une salade de fruit ou en faire des jus ou des marmelades.

Consommés crus, il est très important d'en manger la peau car elle est riche en tanins. Les tanins en effet sont très bons à la santé car ils sont antioxydants et préservent l'organisme des maladies cardio-vasculaires.  Ils ont des propriétés anti-virale, anti-inflammatoire, anti-diarréïque et antiseptique.

 

Sur l'île de la Réunion les noyaux servent à faire une liqueur à base de rhum appelée la bibasse. L'acide cyanhydrique contenu dans les noyaux lui donne un bon goût d'amande amère.

 

Dans la pharmacopée chinoise , les feuilles étaient utilisées pour soigner la toux ou en cataplasme sur les plaies.

 

A noter certaines données ont été empruntées :

- au site Jardin ! L'Encyclopédie dont vous pouvez prendre connaissance en cliquant   ICI

 

Bizarre je n'étais jamais tombée sur ce site auparavant pourtant, c'est une véritable encyclopédie très bien illustrée ce qui ne gâche rien...

- et au site que j'aime beaucoup aussi : Tela-Botanica ICI

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:04

 

Nom commun

Le Tilleul

tilleul

 

Nom latin

Tilia cordata

= Tilleul à petites feuilles

Tilia platyphyllos

= Tilleul à grandes feuilles

C’est un arbre imposant pouvant atteindre 30 à 40 mètres de hauteur souvent planté au cœur des villages ou dans les parcs publics.


Les feuilles sont en forme de cœur. Les fleurs apparaissent regroupées au milieu d’une bractée. Elles ont une odeur agréable et parfumée qui attirent de nombreux insectes dont les abeilles.

 

tilleul-1.jpg

On retrouve le tilleul en Europe jusqu’à 1800 m d’altitude car il aime les sols profond et frais.

C’est dans le sud-est (Drôme, Vaucluse, …) qu’on produit 250 tonnes de tilleul par an (80 % de la production française).

 

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Tilleul sauvage

 

 

Famille

Tiliaceae

 

Culture

Le genre « tilia » regroupe des espèces sauvages ou cultivées ayant toutes les mêmes propriétés médicinales.

Il en existe 45 « taxons » en France regroupés par le « Conservatoire des collections végétales spécialisées ».

Histoire

Arbre sacré des civilisations germaniques, le tilleul est chargé de légendes et d’histoire.

C’est sous ses branches que la justice était rendue autrefois !

 

Récolte

 

Le bois (ou aubier) se récolte sur les variétés « cordata » et « platyphyllos ». Il s’agit de la couche supérieure du bois.

On peut récolter aussi (comme pour le bouleau) de la sève fraîche au moment précis ou les bourgeons apparaissent.

 

tilleul2Les fleurs se récoltent dès le début de la floraison et sont séchées à l’ombre.

 

 

 

Vertus

médicinales

Antispasmodique, calmante, cholérétique, sédative, sudorifique mais aussi euphorisante (soigne les dépressions) pour les fleurs.

Hépato tonique, antispasmodique, hypotenseur, diurétique (dissout l’acide urique) pour le bois (en décoction).

 

 

Contre-indication

 Aucune mais il faut savoir que les fleurs en tisane à haute dose peuvent produire l’effet inverse de celui souhaité c’est-à-dire provoquer nervosité et insomnie.

 

Partie utilisée

Fleurs avant épanouissement total.

 

 

 

Conso

En tisane (fleurs + bractée) ou décoction (aubier).

 

Composants

Huile essentielle, tanin, flavonoïdes, manganèse et vitamines C.

 

Ne pas confondre

Les deux espèces peuvent se confondre. Seule la taille des feuilles les différencie. Il existe aussi un hybride de ces deux espèces (Tilia europea) ce qui complique encore la détermination de l’espèce.

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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:04

 

 

Nom commun

Le bouleau

 

Nom latin

Betula alba

Betula pendula

 

betula_alba.jpg

Il existe une trentaine d’espèces de bouleau réparties dans l’Hémisphère nord et jusqu’en Arctique.
En France on en trouve dans le Jura, en Sologne, dans la forêt de Fontainebleau mais aussi en montagne
jusqu’à 2 000 mètres.
Ils peuvent vivre jusqu’à 100 ans dans les pays d’Europe du Nord, 30 ans seulement chez nous.
C’est un arbre à l’écorce grise et lisse qui a tendance à se craqueler en vieillissant.  Ses feuilles sont caduques. Il peut atteindre 20 à 25 mètres. Il a la particularité de pousser beaucoup en hauteur sans s’étaler en largeur.

 

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Arbre de la sagesse

Bouleau blanc

Bouleau commun

Bouleau d’Europe

 

Famille

Betulaceae

 

Culture

 

Vous pouvez le planter dans votre jardin. Il aime les sols peu calcaires, profonds et frais. S’il prend trop de place, il peut être taillé en fin d’hiver.

Histoire

 

Les Celtes lui donnaient le même nom que le mois de mars et il symbolisait la sève qui permet le redémarrage du printemps.

 

Les amérindiens considéraient le bouleau comme un arbre sacré.

 

C’est l’arbre national en Russie qui est fêté en juin.

 

Récolte

 

Les feuilles doivent être récoltées à la fin du printemps.

 

 

La sève dès le début du printemps.

 bouleau.jpg

 

Vertus

médicinales

Très diurétique, antiscorbutique, antiseptique urinaire et rénal, anti-infectieux, cicatrisant, antispasmodique. Il soigne les calculs, la goutte, les rhumatismes, l’albumine et  permet de lutter contre la cellulite.

 

 

Contre-indication

 Certaines personnes peuvent être allergiques au bouleau.

 

Partie utilisée

Les feuilles

L’écorce (ou bois)

Les bourgeons.

 

 

Conso

Sève fraîche de bouleau  / Jus de bouleau /

Très utilisé comme bois de chauffage et par les boulanger pour chauffer le four à bois sans laisser de cendres/ Ébénisterie et autres usages…

 

Composants

Très riche en minéraux et vitamines surtout C,

 

Ne pas confondre

Il ne peut se confondre avec aucune autre plante cultivée.

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12 mars 2013 2 12 /03 /mars /2013 15:35

 

L'olivier est apparu, sous sa forme sauvage, il y a plus de 10 000 ans en Asie mineure où existent aujourd'hui encore d'immenses forêts d'oliviers sauvages.  

C'est maintenant un arbre typique du pourtour méditerranéen.  On le retrouve dans presque tous les paysages provençaux, sur les terrasses abandonnées, le long des chemins,  là où les anciens l'avaient installés, ou plus récemment dans des olivettes entretenues et irriguées qui supplantent la vigne, et aussi dans les jardins des particuliers où il est devenu un incontournable du paysage, même urbain.  

 

oliviers 

 

Un peu d'histoire :

  

Dès la préhistoire, l'olivier existait en Provence et autour du bassin méditerranéen sous sa forme sauvage.

On a retrouvé des feuilles fossilisées d'oléastre datant de 8 000 ans avant J.-C. On pense qu'il a peut-être été cultivé dès le début du néolithique.    

 amphore grecque et olives

Les Grecs utilisaient déjà olives et huile dans leur alimentation ou pour leur éclairage (huile) comme en attestent les amphores montrant la cueillette des olives.

 

C'est eux qui le propagent dans les nouvelles cités construites autour de la Méditerranée comme par exemple à Massilia (Marseille) vers 600 ans avant J.-C. 

Puis lentement l'olivier gagne l'intérieur des terres...

 

 

Amphore grecque

 

 

 

Les romains l'utilisent à leur tour. Ils en recensaient déjà 4 variétés différentes. On a retrouvé dans la vallée de l'Arc, plusieurs pierres de pressoir prouvant l'existence de la culture de l'olivier.

 

                                                                         Pressoir à huile romainpressoir-a-huile-romain.jpg

 

Dans la région salonnaise et autour de l'Étang de Berre, à Calissanne, on retrouve la trace d'une huilerie datant du Ier siècle de notre ère. Des meules à huile ont été retrouvées dans le village de Velaux. A Lambesc, une huilerie aurait fonctionné dès le II° siècle. De nombreux vestiges ont également été retrouvés à Grans, à Pelissanne et à Lançon.  

A Arles, on retrouve la trace d'exportations d'huile datant du III° siècle de notre ère.  

Enfin, dans la région marseillaise et la région de Toulon, à Grasse, de nombreux vestiges prouvent l'existence d'huileries aussi importantes que celles d'Afrique du Nord.

 

Au Moyen âge, il semble que le commerce de l'huile soit bien présent en Provence. Il est difficile de trouver des traces de cette activité. S’agissait-il d'un commerce local ou d'importation ?

A cette époque l'huile est consommée dans l'alimentation et sert aussi pour l'éclairage.

 

Mais il faudra attendre le XVI° pour que la culture de l'olivier se répande vraiment dans toute la Provence. A cette époque, près de 18 espèces différentes étaient connues dans tout le sud de la France comme l'atteste l'abbé Couture dans son « Mémoire sur l'olivier » (1786).

L'huile d'olive devient à cette époque la base de la cuisine dans tous les pays du Bassin Méditerranéen.

Les olivettes sont majoritaires devant la vigne et les céréales.

La Provence exporte dans toute la France. Mais les gelées de 1768 et 1789 provoquent d'énormes dégâts dans les plantations, enlevant du même coup la ressource principale de la région. La zone de culture se réduit au pourtour méditerranéen et certaines variétés, plus résistantes au gel en remplacent d'autres.

 

Au XIX° siècle, l'huile d'olive en provenance d'Italie et d'Espagne fait son apparition sur le marché français. Le gel de 1870 provoque encore la réduction des cultures.  Beaucoup de petits producteurs retournent à la viticulture (après la crise du phylloxera et suite à l'apparition de plants de vignes américains plus vigoureux et productifs). On néglige les oliviers. Les oléiculteurs restants s'organisent en coopérative.



Il faudra attendre la deuxième guerre mondiale pour voir le renouveau de la culture. On manque de matières grasses donc l'huile produite localement est la bienvenue. Mais le gel de 1956 va encore tout remettre en question...

 

Un peu de botanique :

 

L’olivier fait partie de la famille des oléacées dans laquelle on retrouve le frêne, le lilas...

Le genre « Olea » comporte 30 espèces différentes réparties à la surface du globe. L’espèce cultivée sur le pourtour méditerranéen est l’ « Olea europea » dans laquelle on distingue l’oléastre, ou olivier sauvage, et Olea europea sativa, l’olivier cultivé.

 

L’arbre est toujours « vert » c’est-à-dire que ses feuilles sont persistantes. Elles se renouvelleraient tous les 3 ans environ.

Elles sont variables sur un même arbre au point de vue forme et taille. Leur couleur est vert grisé foncé sur le dessus  et argenté dessous.

 

Ce qui caractérise l’arbre, c’est sa longévité, dont il est d’ailleurs le symbole. On rencontre des arbres millénaires ou plusieurs fois centenaires.

Le plus vieil arbre de France est un olivier. On le trouve dans les Alpes maritimes à Roquebrune-Cap-Martin. Il aurait au moins 2 000 ans.

 

arbre_olivier_roquebrune.jpg

 

On le dit immortel. Si son tronc vient à disparaître, il émet des rejets à sa base qui formeront un nouvel arbre.

Autre fait remarquable, il commence à produire à l’âge de 7 ans environ, atteint sa maturité vers 35 ans et la pleine production dure jusqu’à ses 150 ans, ensuite seulement la production sera variable selon les années…

Il est très rustique et supporte les sols pauvres et une relative sècheresse.

Il aime les étés ensoleillés et chauds, les printemps et automnes pluvieux, les hivers doux ce qui correspond au climat méditerranéen.

Il supporte le gel de faible durée jusqu’à  -7°.

 

La culture de l’olivier

 

L’olivier se multiplie facilement par semis (mais il faut de la patience), par bouturage (de jeunes branches bien droites), en replantant les rejetons, par les souchets (ou drageonnage)  ou par suppression pure et simple du tronc ce qui ne manquera pas de provoquer la formation de rejets vigoureux.

L’olivier peut être greffé pour obtenir de nouvelles variétés ou implanter deux variétés sur le même arbre.

L’entretien est un travail qui dure plusieurs mois si on veut un certain rendement.

Un dicton dit « Qui laboure ses oliviers les prie de donner du fruit ; qui les fume, le demande ; qui les taille, l’exige ».

Il ne faut pas tailler trop souvent les oliviers sauf pour les mettre en forme. Quand la taille de formation a permis de lui donner son port général il faut pratiquer la taille de fructification (du centre vers l’extérieur). Il faut supprimer le bois qui a porté les fruits l’année d’avant. Car la fructification aura lieu sur le bois de l’année.

Enfin il peut être utile de pratiquer la taille de régénération pour faire reprendre un arbre devenu improductif. C’est une taille sévère.

 

Les oléiculteurs entretiennent les sols pour améliorer la perméabilité du terrain, supprimer les végétaux indésirables, aérer ou au contraire conserver l’humidité en cas de sècheresse. Ils nourrissent et fertilisent l’arbre avec des ingrédients différents selon que la culture est BIO ou traditionnelle.

 

L’arbre peut être sujet à certaines maladies : la principale est la mouche de l’olivier (ou chiron). Elle dépose ses œufs sous l’écorce. Il faut cueillir les fruits très tôt pour que le ver n’ait pas le temps de se développer et de devenir mouche.

L’arbre peut être atteint par la teigne de l’olivier ou des champignons…

 

La cueillette des olives (l'olivado) entre tradition et modernité.

 

Traditionnellement la cueillette était effectuée à la main et par les femmes uniquement. Des draps ou des filets étaient étendus sous les arbres et les femmes raclaient à la main les rameaux pour faire tomber les fruits.

 

olivado.jpg

 

Actuellement la récolte est de plus en plus mécanisée pour le ramassage des olives à huile.

Les olives vertes, plus fragiles se récoltent toujours à la main en famille ou entre amis le plus souvent pour les petites exploitations.

Au lieu des mains, on utilise des râteaux à olive en bois ou en plastique, ou des machines vibrantes.

Il faut grimper dans l’arbre pour ramasser les plus hautes branches en évitant les jours humides où l’arbre est plus fragile et les branches cassantes.

    

Production et utilisation

 

Un olivier cultivé produit en moyenne de 15 à 30 kg d’olives.

Il faut 100 kg pour faire 20 litres d’huile d’olive.

La France produit environ 2 000 tonnes d'olive de table par an (pour 29 000 tonnes consommés) donc 10% de sa consommation. On garde la même proportion en ce qui concerne l'huile.

 

Quatre terroirs oléicoles français ont obtenus l'Appellation d'Origine Contrôlée : Nyons(1995), La Vallée des Baux (1997), Alpes-de-Haute-Provence (1999), Aix-en-Provence (1999). 

 

L'olive a deux utilisations selon sa variété : soit on la consomme confite, soit on en fabrique de l'huile.

Pour la confire il faut des variétés à chair grosse et ferme (sauf pour la variété de Nice).

 

Les différentes variétés d’olive de table (d’après « Le livre de l’olivier » Edition Edisud).

 

Pour les olives vertes…

 

- La Picholine qui se récolte fin septembre. On la cultive surtout dans le Gard et la région d’Arles.

- La Lucques originaire d’Italie. Elle se récolte fin octobre pour la confire et fin décembre pour l’huile. On la trouve dans tout le sud-ouest.

- L’Amellau qui se reconnaît grâce à son olive caractéristique en forme d’amande. Elle se récolte fin septembre et on la retrouve surtout dans l’Hérault.

- La Belgentiéroise cultivée dans le Var peut être préparée dès la fin août.

-La Salonenque que l’on cultive surtout dans la région de Salon-de-Provence. On la consomme sous forme d’olives cassées et peut être ramassée dès le début octobre.

 

Pour les olives noires…

 

- La Tanche ou "olive de Nyons" (ou de Carpentras). On la cultive dans le sud de la Drôme et le nord Vaucluse. On la récolte de fin décembre à janvier. Les plus grosses sont confites et prennent un aspect fripé caractéristique. Les plus petites vont au moulin.

- La Cailletier ou "olive de Nice" est toute petite. On la cultive dans le Var et les Alpes Maritimes. Elle se récolte de janvier à avril.

- Enfin, la Grossanne ou "olive de la Vallée des Baux". Très rustique elle donne un fruit gros et rond.

 

Pour les olives à huile toutes les variétés ci-dessus sont utilisées. Il existe un très grand nombre de variétés à huile. Chacune a son aire de culture parfois très locale. Les techniques de pressage de l'huile ont considérablement évoluées...mais c'est une autre histoire que je vous raconterai plus tard !!

 

 

 Les bienfaits de l’huile d’olive

 

« L’huile d’olive fait fuir tous les maux » dit le proverbe !

Toutes les parties de l’arbre peuvent servir : l’écorce, les feuilles, les fleurs et l’olive bien sûr.

Les Grecs anciens se servaient de l’huile comme onguent pour soigner les courbatures, assouplir et détendre les muscles en les chauffant après l’effort. Elle était consommée pour soigner les ulcères et prévenir le choléra.

Les Égyptiens se massaient le corps après le bain.

L’huile est émolliente, adoucit la peau et évite son dessèchement. Elle adoucit aussi et fortifie les cheveux.

Astringentes et dépuratives, les feuilles servaient de base à des préparations anti inflammatoires.

 

Aujourd’hui on sait que l’huile d’olive est cholagogue. Elle contient des vitamines A, B, K et E

En tisane ou décoction, les feuilles sont astringentes, hypoglycémiantes  et hypotensives. Elles sont de plus fébrifuges (font tomber la fièvre).

La consommation régulière d’huile d’olive permet de prévenir les maladies cardiovasculaires. Elle entre dans le régime crétois et le régime méditerranéen.

 

Depuis l’Antiquité on fabrique à Alep un savon (le savon d’Alep) à base d’huile d’olive et de laurier. Les savonneries se sont surtout développées vers le VII° siècle et la formule ne fabrication n'a pas évolué.

 

marius-fabre-savon_1.jpg

 

Enfin, depuis le IX° siècle on fabrique en Provence, le savon de Marseille. Mais c'est une autre histoire...que je vous raconterai, elle aussi, plus tard !

 

 

 

 

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26 février 2013 2 26 /02 /février /2013 15:09

 

L'amandier (Prunus amygdalus var.dulci) est un arbre de la famille des Rosacées (comme le pêcher, le prunier, l'abricotier...) dont les fleurs apparaissent avant les feuilles...

Il fleurit dès la fin de l'hiver alors que les nuits sont encore fraîches et que les gelées sont encore là. Dans un même lieu, la date de sa floraison varie donc selon les années.

C'est alors un plaisir renouvelé à chaque printemps, d'abord pour les yeux tant les fleurs rosées sont magnifiques, mais aussi parce que tous les alentours sentent le miel !

 

 

 

Un peu d'histoire :

 

L'amandier existerait depuis 5 à 6000 ans en Asie Centrale d'où il est originaire.  La variété sauvage produisait des amandes amères.

Les Grecs ont, semble-t-il, été les premiers à le cultiver dès l'Antiquité. C'est eux qui ont introduit l'amandier en Europe puis les Romains qui appelleront d'ailleurs l'amande, la "noix grecque", l'apporteront en Italie d'où il gagnera la Provence. Au VII° siècle, les arabes lors de leurs conquêtes le diffusent sur tout le pourtour méditerranéen.

Il gagnera ensuite l'est où il atteindra la Chine vers le X° siècle environ.  

 

Introduit en Provence dès le V° siècle après J.C.,  l'amandier s'est développé car sa culture a  été encouragée par Charlemagne. 

  

Enfin, l'amandier sera implanté aux États-Unis seulement au XIXème siècle.  

 

Un arbre légendaire et symbolique :

   

L'amandier est cité dans la Bible. Il était le symbole de l'éveil et donc de la vigilance.

 

C'est aussi un symbole de virginité car toutes ses fleurs s'ouvrent presque en même temps couvrant ses rameaux de blanc comme une robe de mariée.

 

Une légende, dans la Grèce ancienne...raconte que Phyllis, princesse de Thrace, était amoureuse du fils de Thésée, Acamas. Mais il dut partir à la guerre (de Troie) et promit à Phyllis de revenir bientôt. Lorsque le retour de la flotte fut annoncé, Phyllis attendit le navire sur le rivage. Ne le voyant pas débarquer, elle mourut de chagrin. Héra, pris de pitié pour cet amour immense, la transforma en amandier. Lorsque Acamas revint, il embrassa l'écorce et pleura contre le tronc en écoutant le cœur de sa bien-aimée. A chacun de ses baisers (ou selon les versions à chacune de ses larmes) des fleurs apparurent sur l'arbre qui ne portait pas encore de feuilles.

 

La floraison de l'amandier est depuis considérée comme un cadeau du ciel et la preuve de l'amour éternel !

 

Pour les grecs, le lait d'amande était comparé à la semence de Zeus.

Un autre mythe raconte qu'une nuit, pendant son sommeil, Zeus laissa tomber au sol sa semence. Il en naquit un monstre hermaphrodite : Agditis.

Les dieux effrayés décidèrent de le châtrer rapidement. Il devint Cybèle.

De son sang naquirent un amandier et un grenadier.

Mais Nana, fille du fleuve Sangaros, alors vierge mangea un de ces fruits (une amande ? une grenade ?). Elle conçut alors Attis.

 

Dans le même ordre d'idée, la légende dit que le fruit seul peut même féconder une vierge.  Attention jeune fille...il ne faut pas s'endormir sous un amandier en rêvant à ton amoureux sous peine de te retrouver enceinte de lui au petit matin. Cette croyance a longtemps été véhiculée en Europe...

 

Dans les chants des troubadours, la fleur d'amandier était symbole de pureté.

 

Mais l'arbre est surtout aujourd'hui symbole de la re-naissance car il annonce le printemps !

 

Plus près de nous, savez-vous pourquoi on offre des dragées lors des baptêmes ? L'amande symbolise l'immortalité, la solidité, car elle est capable de devenir un arbre superbe comme le petit enfant dont elle commémore le baptême...

   

L'Amandier et les Arts  :

 

L'amande et l'amandier ont été abondamment cités dans les arts :

   

- Cités par les poètes et écrivains comme Henri Bosco ; Lamartine ("La branche d'amandier") ; Théophile Gautier ("Premier sourire du printemps")...



- Cités dans les proverbes :



"Quand l'amandier est en fleur il n'est plus temps de veiller"

ce qui donne en langue d'oc "Quand l'ametlièr es en flor la velhada passa sason".



OU



"Le mois de février vaut bien peu s'il ne fait fleurir l'amandier"

ce qui donne en langue d'oc " Vau plan pauc le mes de heurèr se he pas florir l'amerlièr".

 

- Immortalisés par les peintres comme Edouard Manet ("Amandes"), Yves Brayer ("Les vieux amandiers, en février", Vincent Van Gogh ("Branches d'amandier en fleurs").

 

 

Vincent Van Gogh 

 

 

Pierre Bonnard ("L'amandier en fleurs") et Léo Lélée ("Danse provençale sous les amandiers").

 

Léo Lélée 

 

- Imprimé sur les tissus provençaux ;

 

- Gravé sur des timbres ;

Les quatre saisons de l'amandier

 

 

 

Timbre-poste originaire de Roumanie

 

 

Timbre-poste tunisien

 

 

 

De la cueillette à la vente :

Le mot amande proviendrait du latin amandula et du grec amugdalé.

La récolte d'amandes fraîches (encore vertes) appelées amandons qui se croquent telles quelles, s'effectue en mai-juin.

 

Un dicton :

Pour la Sainte-Berthe [4 juillet],
Se cueille l'amande verte,
Si elle n'est pleine que de lait,
Il faut laisser mûrir le blé.

 

Pour ramasser les amandes à conserver,  il faut attendre le mois de septembre (ou octobre) lorsque la partie verte (qu'on appelle comme pour la noix, le brou) a bien séché et se détache toute seule de la coque.

 

Autrefois, le ramassage étant effectué à la main, on étalait sous les branches dès la fin du mois d'août,  des toiles constituées de chanvre (les bourras), puis on tapait sur les branches avec une gaule pour faire tomber les fruits.

Le bourras permettait de rassembler la récolte. Il était noué pour le transport et posé sur la charrette. Il fallait ensuite chercher toutes les amandes éparpillées alentour. C'était souvent les enfants qui s'attelaient à cette tâche aidant ainsi leur famille !

Maintenant on utilise une vibreuse et une corolle se déploie automatiquement autour de l'arbre. C'est plus facile.



Ensuite toute la famille se réunissait pour écaler les amandes (lever la partie verte qui entoure la coque). Parfois il fallait s'aider d'un petit couteau. Les coques étaient jetées dans des paniers, les amandes dans d'autres.

Une fois l'écalage terminé, les amandes étaient mises à sécher au soleil. L'amande est en général seule dans sa coque.

Mais il peut arriver qu'elles soient deux : c'est les amandes philippines ! Un jeu traditionnel consiste à partager les deux jumelles avec son voisin ou sa voisine. Celle (ou celui) qui dira la première après minuit (ou lors de leur prochaine rencontre) "Bonjour Philippine !" ou "Philippine !" à celui qui n'y pensait plus, aura gagné, obtiendra un petit cadeau (ou un baiser ?) et l'autre aura un gage ! 

 

Ensuite avait lieu le criblage. Puis le calibrage. Les amandes restant dans le tamis étant celles qui avaient le bon calibre pour être vendues.

Certains doraient les amandes en les plaçant dans une pièce où on faisait brûler du soufre.

Puis la délicate opération de cassage pouvait commencer. Elle durait de la Toussaint jusqu'au 19 mars...dans un pièce froide, réchauffée par les coques qui brûlaient !! Ce travail fait par les femmes étaient souvent effectué avec une pierre ou un galet. Ensuite il fallait trier et bien séparer les amandes des coques. Ce qui demandait beaucoup de concentration. 

 

Ensuite venait le mondage qui consiste en l'élimination du tégument extérieur brun. L'amande a alors la couleur de l'ivoire.

 

Puis les appareils mécaniques, casseuses, trieuses, calibreuses, firent leur apparition.

 

Mais  ce travail n'était pas triste. Il était l'occasion de rencontres inter- génération. Les chants, les récits, les jeux occupaient la journée pendant que les mains travaillaient.

 

Culture :



L'amandier est un arbre facile à cultiver si on connaît sa variété. Il aime les sols calcaires et caillouteux, les expositions plein soleil, la lumière, et les sols aérés et profonds dans lesquels il pourra plonger ses racines et garder un peu d'humidité, en cas de sécheresse. Dans le cas contraire,  il  faudra l'arroser. Il peut atteindre de 6 à 12 mètres de hauteur.

 

Il est nécessaire de le tailler les premières années en janvier pour le mettre en forme. Puis il faudra effectuer régulièrement des tailles de nettoyage pour supprimer branches mortes ou entrecroisées et bois blessés (souvent par le mistral trop fort) pouvant favoriser l'apparition de maladies.

Puis il faudra éclaircir, en coupant les branches qui poussent vers l'intérieur. Cela permettra à la lumière d'atteindre cette zone centrale.

Enfin, pour favoriser la croissance des branches latérales, proches des branches maîtresses, il faudra rabattre les branches principales.

 

Bien que l'amandier actuel soit greffé sur des pêchers, il faudra attendre environ cinq ans après la plantation pour le voir produire, mais il produira encore à 80 ans car il peut vivre 100 ans !

 

Ce sont les abeilles qui dès le printemps permettent la pollinisation des fleurs, car l'amandier est très mellifère.

 

Aujourd'hui, c'est la Californie (50 % de la production mondiale) qui fournit plus d'une centaine de variétés d'amandes, puis l'Espagne, l'Italie et la Grèce qui sont les plus gros producteurs d'amandes dans le monde. Mais on la cultive aussi en Australie.

 

Quelques variétés d'amandes

 

 

En France, c'est dans les Bouches-du-Rhône, les Alpes-de-Haute-Provence et en Corse que 80% de la production nationale est réalisée. Mais celle-ci ne correspond qu'à 10 % de nos besoins. La France importe donc 90% de sa consommation.

 

L'INRA tente de relancer la culture avec de nouvelles variétés plus productives, moins exigeantes, plus résistantes à la sécheresse d'été et aux gelées tardives de printemps.

 

 

Utilisation :



En médecine, elle était considérée comme la panacée. Fortifiante, pour la vue et le système digestif, l'amande est aussi adoucissante pour la gorge et les poumons.

Anti-anémiante et anti-fatigue, elle favorise la croissance des enfants. Recommandée chez la femme enceinte et les convalescents, elle permet la récupération rapide de la santé.

 

En cosmétologie, l'huile d'amande douce a une large place à côté de celle d'amande amère.  L'huile est adoucissante et hydratante pour la peau. Elle entre dans les crèmes (la fameuse cold crème), les savons, les dentifrices, les shampoings...Le lait d'amande atténuerait les tâches de rousseur et les rides.

 

En alimentation, elle entre dans la composition de nombreuses recettes sous forme de poudre d'amandes, d'amandes entières, décortiquées (sans sa coque mais avec la peau brune), mondées (sans la peau) ou effilées (coupées en fines lamelles). On peut aussi la déguster tout simplement nature.

On la retrouve dans beaucoup de recettes provençales traditionnelles.

 

On l'utilise toujours dans le cœur des dragées (inventées à Verdun en 1220), pour la fabrication des pralines, en pâte dans les fruits déguisés (à noël),  dans la frangipane de la galette des rois et pour la fabrication du nougat noir ou blanc, et des calissons.

On l'utilise enfin en liqueur (l'amandine) ou en sirop (le célèbre sirop d'orgeat).

On utilise l'amande amère provenant du "Prunus amygdalus var. amara" pour fabriquer l'amaretto (une liqueur d'origine italienne) ou  une fois débarrassée de ses composants toxiques (l'acide cyanhydrique en particulier) pour fabriquer de l'essence d'amande qui sera utilisée pour parfumer des gâteaux ou autres préparations culinaires.

 

Attention, elle est très calorique car elle contient 50 % de lipides. Mais ce sont des acides gras excellents pour la santé. Elle contient aussi des protéines, des glucides et des vitamines (E, B1 et B2), du calcium, du fer, du potassium, du magnésium, et du phosphore.

 

En ébénisterie, de nombreux objets ou meubles sont fabriqués en bois d'amandier.

 

Conservation des amandes :

 

Pour ceux qui ont la chance de pouvoir cueillir eux-même des amandes. Elles se conservent environ 1 an dans leur coque, rangées  simplement dans un panier aéré.  Si vous les avez écalé, vous pourrez les garder  6 mois au  réfrigérateur dans un sachet hermétique. Je n'ai pas essayé le congélateur mais j'imagine que la poudre doit se conserver au moins 1 an.

 

Il est assez facile d'émonder les amandes en les plongeant dans de l'eau bouillante. Laisser reposer hors du feu 2 à 3 minutes. Les égoutter puis les rafraîchir sous l'eau froide. La peau brune s'enlève alors facilement en la pinçant entre le pouce et l'index.

Ensuite les amandes seront séchées avant d'être rangées soit telles quelles, soit, réduites en poudre au mixer.

Si vous les mixez fraîches, vous obtiendrez une sorte de "beurre" d'amandes à tartiner ou à mélanger à vos sauces (poissons, poulet à l'indienne...) ou à vos crèmes et gâteaux.

 

Le lait d'amande se fabrique en versant de l'eau chaude sur la poudre (ou la purée d'amande). Laisser infuser 30 minutes sur feu très doux. Filtrer et conserver au frais  !

 

Vous pouvez aussi avant de les consommer les faire griller à sec (ou à l'huile) dans une poêle ou au four en les retournant fréquemment pour les faire dorer uniformément.

 

 

L'amandier est l'arbre provençal par excellence !  Il a connu son heure de gloire. Mais sa cueillette longue et difficile, les gelées intenses de printemps, le changement dans le mode d'alimentation ont amené les paysans à l'abandon des cultures.

Quelques amandiers ont cependant été conservés ici ou là, près des maisons, le long des chemins ou au milieu des champs de lavande ou de vigne.

 

Ils participent au charme des paysages provençaux... 

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15 décembre 2012 6 15 /12 /décembre /2012 17:47

 

Au moment des fêtes de fin d'année, c'est difficile de ne pas suivre les traditions et rares sont les familles et les lieux où on ne trouve pas un sapin décoré.

 

Mais savez-vous depuis quand cette tradition existe et d'où elle provient ?

 

A l'origine, la décoration d'un arbre au moment de noël, était une tradition païenne et non pas chrétienne comme beaucoup de personnes le croient...

 

En 2000 avant J.-C., le 24 décembre était le jour de la renaissance. Cette date correspondait  au solstice d'hiver avant la réforme du calendrier par Jules César. Pour faire simple, c'était le jour le plus court de l'année et la nuit du 24 au 25 décembre était la nuit la plus longue de l'année.

Dès le 25 décembre en effet, les jours commençaient à rallonger et les nuits à raccourcir...jusqu'au solstice d'été !

Remarque : aujourd'hui dans notre calendrier actuel, le solstice d'hiver dans l'hémisphère nord  tombe le 21 décembre et celui d'été le 21 juin et vice versa dans l'hémisphère sud.

 

Les Celtes avaient pour tradition d'associer un arbre à chaque "mois" (en fait à cette époque on parlait de "cycle lunaire").  

C'est l'épicéa qui était associé au mois de décembre. On le considérait comme l'arbre de l'enfantement (donc de la renaissance) et on le  décorait de fruits, de blé et de fleurs...

 

Avant l'ère chrétienne, les romains fêtaient entre le 16 et le 25 janvier, les saturnales en l'honneur de Saturne (dieu des semailles et de l'agriculture).

 

 

A l'occasion de cette fête, ils décoraient déjà leurs maisons de branches de houx, de lierre, d'olivier ou autres feuillages.

 

Le 25 décembre les romains fêtaient aussi le dieu de la lumière, Mithra. Cette fête païenne était répandue dans toute l'Europe.

 

Vers 354, l'Église romaine instaure le 25 décembre comme jour de célébration de la nativité donc de la naissance du Christ, afin peut-être de rivaliser avec ces fêtes païennes car en ce temps là, la naissance du Christ était plutôt célébrée le 6 janvier, pour l'épiphanie.

 

Au XI° siècle, on retrouve  un arbre décoré par des fidèles qui avaient coutume de représenter des scènes appelées "Mystères" comme par exemple celle du Paradis qui était fort populaire durant l'Avent. C'était le plus souvent un sapin garni de pommes rouges qui représentait et symbolisait l'arbre du Paradis.

A cette date, des sapins ornaient le parvis des églises. Toujours verts, ils symbolisaient la vie au coeur de l'hiver.

  

L'arbre du paradis

L'arbre du paradis

Le message du sapin de Noël est donc que la vie reste verte et qu'elle est un don, non matériel mais d'elle-même, dans l'amitié et l'affection, dans l'entraide fraternelle et le pardon, dans le partage et l'écoute de l'autre.

 

Puis en Alsace apparut au XII° siècle la tradition du sapin. On le décorait toujours de pommes mais aussi de petits gâteaux...

 

Il faudra attendre 1521 dans le village de Sélestat  (entre Colmar et Strasbourg) pour qu'un édit officialise l'arbre de noël en donnant l'autorisation au peuple de découper un petit sapin dans la forêt pour le décorer ! Il est alors couvert de pommes mais aussi de petites lanternes et symbolise la nativité et la vie éternelle (car il ne perd pas ses aiguilles pendant l'hiver).

 

Au moment de la Réforme, à la fin du XVI° siècle, les protestants, désireux de s'opposer aux catholiques, et ne voulant pas représenter la nativité par une crèche auraient préféré cette tradition d'origine païenne. Le sapin représente pour eux l'arbre de vie du paradis d'Adam et Eve. 

On retrouve l'arbre de noël dans tous les pays protestants comme la Scandinavie et l'Allemagne du nord.

 

Au début du XVII° siècle, à Strasbourg on place en pleine ville, un vrai sapin et on le décore de papiers, de fruits, de friandises et de fleurs...

Auparavant les maisons étaient déjà décorées (comme en Allemagne) de branches, de fleurs, de houx, de gui et d'épicéa ou de sapin et dans certaines régions, d'olivier, d'aubépine...ou de buis.

 

On l'illumine ensuite au XVIII° avec des coquilles de noix emplies d'huile contenant une mèche qui était enflammée.

 

Maria Leszczyńska, la femme polonaise de Louis XV, a tenté d'importer la tradition à Versailles sans succès. Puis c'est au tour de la duchesse Hélène de Mecklembourg d'installer un sapin dans le Palais des Tuileries en 1837.

 

Depuis quand fait-on le sapin de noël dans les maisons provençales ?
Depuis quand fait-on le sapin de noël dans les maisons provençales ?Depuis quand fait-on le sapin de noël dans les maisons provençales ?

 

Mais c'est surtout après la guerre de 1870, que la tradition de décorer un sapin de noël s'est généralisée dans tout le pays. Les Alsaciens, fuyant leurs régions et refusant de devenir prussiens,  ont migré dans toute la France et ont fait découvrir cette coutume aux autres français. Cette coutume avait déjà été introduite en Angleterre dès 1840.

 

C'est donc à la fin du XIX° siècle qu'apparaissent en Provence les premiers sapins de noël décorés. 

 

A cette date-là aussi, dans le dictionnaire Littré apparaît la définition de "l'arbre de noël" : "Arbre de Noël, se dit, dans quelques pays, d'une grosse branche de sapin ou de houx diversement ornée, garnie surtout de bonbons ou de joujoux pour donner aux enfants, qui s'en font une fête"

 

Il a fallu attendre le début du XX° siècle pour que l'Église reconsidère cette tradition et l'intègre dans ses pratiques car jusque là les catholiques jugeaient cette coutume païenne condamnable !

Le sapin de noël fait son entrée dans les églises.

En Provence, il trône à côté de la crèche.

 

On accroche alors en haut de l'arbre une étoile qui symbolise l'étoile de Bethléem qui guida les Rois mages et luit même la nuit. Le sapin s'illumine pour symboliser la vie que le Christ apporte à ses fidèles et la lumière qui éclaire leur existence.

Vers 1930, tous les foyers français décorent leurs maisons avec un sapin de noël. Celui-ci est orné de petits gâteaux ou de friandises, de guirlandes de couleur en papier, de pommes de pin recouvertes de papier aluminium ou peintes par les enfants...et selon les moyens financiers de chacun on y accroche de petits cadeaux.

 

Voilà comment le sapin de noël est arrivé chez nous...

 

Aujourd'hui, heureusement des plantations spécialement prévues pour la coupe permettent aux enfants de décorer un vrai sapin sans détruire les forêts.

 

La plupart des familles en Europe achètent d'ailleurs un épicéa en guise de sapin (Picea abies). C'est l'arbre traditionnel que nous avions dans nos maisons lorsque nous étions petits...

Il vous ravira par ses petites aiguilles fines légèrement piquantes et sa bonne odeur de forêt. Malheureusement ses aiguilles tombent très vite car il a du mal à résister à la chaleur de nos maisons. 

 

L'épicéa L'épicéa

L'épicéa

 

Depuis quelques années,  le vrai sapin, le sapin nordmann,  fait son apparition (Abies normanniana). Il est plus résistant et peut si on l'achète en pot, être replanté facilement dans le jardin...

Son odeur est moins forte que celle de l'épicéa mais ses aiguilles résisteront mieux à la chaleur. Par contre comme il pousse plus lentement, il coûte plus cher. 

Le sapin NordmannLe sapin Nordmann

Le sapin Nordmann

       

Normalement, vous trouverez aussi sur les marchés, le sapin Pungens, à la jolie couleur bleutée et aux senteurs de pins, ainsi que le sapin Grandis, rare mais original qui provient de l'Oregon et que l'on peut trouver en Corse.

 

Dans les familles chrétiennes, le sapin doit être réalisé la veille de noël et rester en place jusqu'à l'épiphanie. Mais rares sont les familles (et les communes) qui respectent cette tradition !!

 

Il y a de plus en plus de familles qui achètent des sapins artificiels, pliables, faciles à ranger et pouvant durant des années. C'est la version la plus économique même si la plupart sont fabriqués en Chine.

On peut placer à proximité du sapin artificiel, un diffuseur d'arômes contenant de l'essence de sapin (ou une petite coupelle sur un radiateur par exemple). L'odeur est agréable et, respirer les senteurs de sapin, fera du bien à toute la famille.

 

 

Et voilà, le 25 décembre, que vous soyez croyants (et que vous fêtiez la nativité)  ou pas (dans ce cas-là vous fêtez noël), donc adeptes des coutumes chrétiennes ou païennes,  il ne vous reste plus qu'à  laisser libre cours à votre imagination pour décorer votre vrai sapin ou votre sapin artificiel avec des boules, symboles des pommes, et des guirlandes qui rappellent le temps où l'arbre était "enguirlandé" c'est-à-dire "couvert d'éloges" puisque vénéré par les païens !

 

Quelques sapins décorésQuelques sapins décorés
Quelques sapins décorésQuelques sapins décorés

Quelques sapins décorés

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3 juin 2012 7 03 /06 /juin /2012 14:00
Les nèfles sont presque prêtes à être ramassées

Les nèfles sont presque prêtes à être ramassées

 

 

Dans le verger au mois de mai il y a...

 

...le grenadier en fleur, mais il faudra attendre l'automne pour ramasser les grenades !

 

 

...des pêches et des nectarines qui attendent l'été pour être mangées !

 

 

 

 

 

ET des cerises...HUM...

 

 

 

 

 

 

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