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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 05:15
Il est temps de ramasser les olives...

Il est temps de ramasser les olives...

Les olives vertes se ramassent très tôt en Provence bien avant que le soleil ne les fasse mûrir, c'est-à-dire selon les années dès la fin du mois de septembre. Je n'ai qu'un petit olivier dans mon jardin, trop petit pour en planter d'autres, du coup je ramasse les olives pour les préparer comme condiments, pas pour les mener au moulin. 

Cette année je n'ai fait que deux sortes de préparation.

 

Préparation 1 : Les olives cassées.

Elles sont préparées traditionnellement avec les variétés d'olives de la Vallée des Baux (la Salonenque en particulier). Il faut choisir de belles olives, bien rondes et exemptes de tout défaut. Les olives de mon jardin ne sont pas de la bonne variété, mais je les prépare tout de même de cette façon-là. 

 

Pour vous montrer comment nous les cassons traditionnellement dans la famille de manière artisanale, voici une petite vidéo.  Prévoir de se mettre de vieux vêtements car ça tâche, et de se placer en extérieur.

Une fois cassées, il faudra les  faire tremper dans de l'eau claire que l'on renouvellera tous les jours pendant 8 à 10 jours, pour en ôter l'amertume. Au bout de ce temps, une fois les olives prêtes, on les plongera dans une "tisane" (une saumure) refroidie à base d'herbes de Provence et surtout de fenouil.

Les olives seront bonnes à consommer au bout de deux semaines environ. 

Je vous explique tout en détails dans un article déjà publié sur le blog, dont voici le lien ci-dessous. 

Ce mode de préparation ne permet pas de conserver les olives dans la durée comme c'est le cas de la méthode suivante. Il faudra les manger avant noël et les conserver au frais. 

 

 

Préparation 2 : Les olives au sel.

Ce mode de préparation encore plus simple que le précédent, demande de la patience pour que vous puissiez déguster votre production. 

Je l'ai testé pour la première fois il y a deux ans, et j'ai fait exprès de garder un fond de bocal qui s'est très bien conservé depuis. 

Olives au sel...
Olives au sel...

Olives au sel...

Après avoir bien triées les olives pour enlever celles qui sont marquées ou piquées, il suffit de les rincer pour enlever la poussière et les débris de feuilles. 

 

Mettre ensuite les olives dans des bocaux à caoutchouc même vieux (car le sel fait rouiller les fermetures). Par contre prévoir des rondelles de caoutchouc neuves. 

Sortir la balance de cuisine et peser le sel. Il faut exactement :

- dans les bocaux d'un litre : 56 g de sel.

- dans les bocaux de 3/4 de litre : 42 g de sel. 

- dans les bocaux d'1/2 litre : 26 g de sel.

Recouvrir d'eau de bonne qualité à température ambiante, fermer les bocaux et les placer à l'obscurité.

Ne plus les ouvrir, ni les déplacer pendant...1 an ! 

Et déguster, tel quel ou après les avoir dessalées, dans la cuisine, ou bien macérées quelques jours dans de l'huile d'olive et des herbes.

Et à conserver au frais une fois les olives sorties de leur saumure. C'est une recette partagée par Jupi (La Cachina) sur son blog.

Et je vous explique tout en détails dans mon article ci-dessous ! 

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8 octobre 2020 4 08 /10 /octobre /2020 05:21
Vue générale de l'église romane de Saint-Front

Vue générale de l'église romane de Saint-Front

Nous allons poursuivre aujourd'hui la découverte du petit village altiligérien de Saint-Front en visitant son église romane. 

 

Un peu d'histoire...

L'église a été construite au début du XIe siècle, sans doute à l'emplacement d'une bâtisse romaine, car des vestiges contenant des inscriptions romaines ont été mises au jour lors des campagnes de rénovations récentes. 

Elle est signalée pour la première fois dans le cartulaire du Monastier en 1039. Ce sont encore une fois les moines du Monastier-sur-Gazeille, qui ont décidé de sa construction, mais au départ elle appartient aux Seigneurs du Mézenc qui la cèdent à l'abbé du Monastier vers 1690 en échange de 1000 sous d'or qui leur permettront de partir en Terre Sainte. Elle dépendra alors du Monastier pendant plusieurs siècles.

Au XVe siècle c'est une église paroissiale. 

Son plan est classique formé d'un nef centrale à trois travées coupée par un transept, au milieu duquel s'ouvre l'abside encadrée par deux absidioles. 

 

Au XVI° siècle, l'église est agrandie par une nef latérale sud, empiétant en partie sur l'ancien cimetière contigu. Cette dernière s'ouvre sur l'extérieur par une petite porte surmontée d'un blason qui représente les armoiries de l'abbé Barry, où se lit distinctement la date de 1600.

La façade, fortement détériorée pendant la Révolution française, est reconstruite en 1806, et restaurée récemment dans les années 80. 

 

Vous remarquerez qu'au-dessus du portail d'entrée se trouve une jolie balustrade qui proviendrait de la Chartreuse de Bonnefoy dont je vous ai parlé dernièrement.  

La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry
La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry
La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry

La façade avec sa balustrade, et la porte de la nef latérale sud, surmontée du blason de l'abbé Barry

Au XIXe siècle, l'église  est agrandie par une seconde nef au nord et c'est sans doute à cette date également que le clocher qui se voit de loin dans le village, est érigé à son tour. Il porte trois cloches alignées, surmontées d'un clocheton, datées du XIXe siècle. 

Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton
Le clocher, les cloches et le clocheton

Le clocher, les cloches et le clocheton

L'église est très belle de l'extérieur. Nous pouvons en faire le tour en parcourant le jardin public (installé sur l'ancien cimetière dont il reste quelques tombes). Elle est bâtie en pierres volcaniques comme c'est le cas dans toute la région. 

L'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

L'église vue du jardin public
L'église vue du jardin public
L'église vue du jardin public

L'église vue du jardin public

Je vous propose de découvrir maintenant l'intérieur. Les pierres volcaniques donnent le plus souvent des intérieurs sombres. 

Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef
Vues générales de la nef

Vues générales de la nef

Je n'ai pas réussi les photos des vitraux mais en voici tout de même deux ! 

Deux des vitraux
Deux des vitraux

Deux des vitraux

Voici quelques vues des arcs, des colonnes et colonnettes qui les soutiennent. 

Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures
Les arcs et les colonnes intérieures

Les arcs et les colonnes intérieures

Autres détails pris dans l'église dont le bénitier datant de 1736. 

Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann
Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann

Autres détails pris dans l'église de Saint-Front et un petit clin d'oeil à Yann

Voilà, notre visite de Saint-Front et de son patrimoine est terminée, j'espère que la balade vous a plu. A bientôt pour d'autres découvertes ! 

A bientôt !

A bientôt !

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6 octobre 2020 2 06 /10 /octobre /2020 05:17

 

Nous allons aujourd'hui visiter un petit village situé à plus de 1200 mètres d'altitude tout près du Mézenc. 

Nous sommes passés à Saint-Front, un jour de canicule, par pur hasard, alors que nous rentrions par le Puy-en-Velay en revenant d'une de nos balades. 

 

A proximité, se trouve un lac d'origine volcanique, le lac de Saint- Front. Il s'est formé de la même manière que le Lac du Bouchet et comme lui, c'est  un maar de forme arrondi, puisqu'un cratère d'explosion.
Il ne mesure que sept mètres de profondeur, mais son fond vaseux épais de 47 mètres, a fait l'objet d'études scientifiques précises. Les chercheurs ont ainsi pu remonter dans l'histoire géologique de la région jusqu'à 130 000 ans avant notre ère. 

La baignade y est interdite mais des circuits de randonnées sont tracés sur son pourtour. Nous avons préféré visiter le village et faire juste une courte halte au bord du lac pour nous rafraichir car il faisait beaucoup trop chaud ce jour-là. Pour les balades ce sera une autre année ! 

Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)
Le Lac de Saint-Front (43)

Le Lac de Saint-Front (43)

Le village est bien entretenu et joliment rénové. J'apprécie toujours de trouver ces maisons en pierre apparentes et ces jolies toitures de lauzes. 

 

La mairie, rénovée dans les années 2000, se trouve sur une grande place qui sert de parking aux visiteurs et aux habitants. Elle a été construite en 1874 et a servi un temps d'école privée. Ravagée en 1881 par un incendie, qui détruisit une partie des archives de la commune, elle sera rapidement reconstruite et servira d'école municipale jusqu'en 1950. Le bâtiment sert aussi actuellement de bureau de poste. 

La mairie

La mairie

A proximité se trouve la bascule, que l'on appelle aussi "poids public".  C'est une petite maisonnette aujourd'hui inutilisée mais qui a beaucoup servi dans le passé lors des foires aux bestiaux

Elle est entièrement construite en basalte, et recouverte par une toiture de lauzes.

Voilà comment se déroulait une foire aux bestiaux.

Tout d'abord la vente entre l'éleveur et l'acheteur était conclue par la "pâche" qui scellait la vente. Ils se tapaient fort dans la main !

Je ne connaissais pas ce terme trouvé sur un des panneaux explicatifs. Je pense qu'il doit provenir du mot patois "pacha" qui se prononce "patsa" et qui signifie "vente", "marché". 

Une fois l'affaire conclue, les animaux étaient pesés. Le placier, qui comme aujourd'hui sur les marchés installait les éleveurs à un endroit donné, était chargé de la pesée de chacun des animaux. On les faisait entrer par une porte et sortir par l'autre. 

Je vous ai monté durant l'été, lors de ma visite à Landos, une autre bascule qui conservait encore à l'intérieur les précieuses balances. 

La bascule du village

La bascule du village

En nous baladant dans le village, nous avons fait d'autres belles découvertes comme cette vierge qui se trouve sur une placette proche de l'église romane que je vous ferai découvrir dans un prochain article.

La vierge de Saint-Front
La vierge de Saint-Front

La vierge de Saint-Front

Voici aussi l'école actuelle du village que j'ai trouvé adorable avec sa petite cour et son entrée décorée. 

L'école du village
L'école du village

L'école du village

Et quelques toitures de lauzes (plaques de phonolithes) vues de près...

Toitures de lauzes
Toitures de lauzes

Toitures de lauzes

Voici le jardin public, son entrée..et les jeux pour enfants. A noter le jardin est situé contre l'église dans l'ancien cimetière du village. 

Le jardin public
Le jardin public
Le jardin public

Le jardin public

Et cette croix datant du VIe siècle, qui se trouve à l'entrée du jardin public, sur la place de l'église. Elle est classée MH depuis 1906. Je n'ai pas réussi ma photo d'ensemble mais sachez qu'elle est beaucoup plus haute que la plupart des croix que j'ai pu observer jusqu'ici. 

Erigée sur une base composée de plusieurs gradins, la partie centrale de forme carrée est sculptée sur toutes ses faces (mais bien entendu je n'ai pas pu toutes les prendre en photos à cause du contre-jour). On y reconnaît (dans l'ordre de mes photos)  Adam et Eve au pied de l'arbre, puis la vierge surmontée d'une étoile et sur les deux autres faces, des personnages que je n'ai pas pu identifier. 

La croix au sommet comporte d'un côté la vierge, et de l'autre (non photographié) un christ couronné d'épines. 

La croix classée aux MH
La croix classée aux MH
La croix classée aux MH
La croix classée aux MH

La croix classée aux MH

Et bien entendu, nous poursuivrons très bientôt la découverte de ce joli village en visitant l'église romane, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien. En voici un aperçu ! 

L'église romane de Saint-Front

L'église romane de Saint-Front

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1 octobre 2020 4 01 /10 /octobre /2020 05:22
Église Saint-Nicolas de Freycenet-la-Tour

Église Saint-Nicolas de Freycenet-la-Tour

Lorsque l'année dernière nous avions visité Le Monastier-sur Gazeille, nous avions choisi de faire une halte à Freycenet-la-Cuche, ICI.

Cette année en revenant d'une de nos balades dans le Mézenc, nous avons fait une halte dans un village tout proche, Freycenet-la Tour, juste le temps de visiter la superbe église, inscrite aux MH depuis 1969.

Lors d'un de nos prochains séjours dans la région, au printemps prochain peut-être, nous prendrons le temps de visiter le village, 130 habitants à peine, hameaux compris, et de nous rendre à l'étang de Barthes tout proche.

 

Le village est situé sur le Haut-plateau du Mézenc, une région aux hivers rudes et venteux. Il est devenu célèbre, grâce à un instituteur émérite, passionné de botanique qui a constitué un herbier rassemblant 293 espèces différentes toutes récoltées sur le plateau. Il s'agit de Théophile Chanal (1862-1937). Il est l'auteur d'un livre sur la région intitulé "Autrefois sur le plateau du Mézenc : Freycenet-la-Tour" dans lequel il décrit le rude climat du plateau, la faune et la flore bien entendu. Il dresse aussi un inventaire exhaustif du patrimoine et des coutumes des habitants du bourg et des alentours en matière de pêche, de chasse, d'agriculture et d'élevage. 

Un peu d'histoire...

 

L'Eglise Saint--Nicolas est un des rares édifices religieux datant du XVIe et XVIIe siècle. Elle a été bâtie sur un ancien édifice datant du IXe siècle qui dépendait déjà du Monastier-sur-Gazeille car avait été fondé par l'abbé.  Il ne reste de cet ancien édifice que quelques rares pierres volcaniques rouges qui ont été réemployées pour bâtir celui-ci. Trop exiguë la petite église est très rapidement agrandie par des chapelles latérales.

L'église actuelle est bâtie selon un plan rectangulaire avec des pierres locales provenant des carrières de Saint-Julien-Chapteuil. 

La nef daterait de 1520. Elle a été construite grâce au Baron de Freycenet, Charles de Sénecterre (ou Saint-Nectaire, ou Séneterre), lui-aussi, abbé du Monastier. 

En 1577, la façade monumentale voit le jour, ainsi que la chapelle sud grâce à son neveu, Antoine de Sénecterre, devenu évêque du Puy.

Un grand escalier permet d'accéder au portail d'entrée. 

Le porche d'entrée ne manque pas d'originalité. On retrouve au-dessus du portail, le blason de la famille Sénecterre : la crosse, la mitre et les cinq fuseaux. 

Deux colonnettes en trachyte gris, soutiennent un linteau surmonté par un tympan triangulaire. 

Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

Les colonnettes vues de prèsLes colonnettes vues de près

Les colonnettes vues de près

Le Blason de la famille de Sénecterre

Le Blason de la famille de Sénecterre

Au XIXe siècle, c'est le clocher-tour  actuel qui remplace l'ancien clocher à arcades. Il est surmonté d'une flèche octogonale recouverte d'ardoises tout comme l'ensemble de la toiture.

Le clocher renferme deux cloches. La première pesant 250 kg et datant de 1525 porte la mention : "Sainte-Barbe de la foudre et de la tempête, protégez-nous". Sur le plateau, la peur de la foudre était immense comme je vous l'ai dit lorsque nous avons visité le village de Moudeyres proche, les toitures étaient toutes en chaume de seigle... et le feu se propageait très vite d'une chaumière à l'autre. Un incendie ravagea d'ailleurs le village en 1699. 

Autre vue extérieurs de l'église, du clocher et de ses toitures en ardoises

Autre vue extérieurs de l'église, du clocher et de ses toitures en ardoises

L'église était ouverte, alors je vous invite à y pénétrer.

L'intérieur vu d'en-bas.
L'intérieur vu d'en-bas.

L'intérieur vu d'en-bas.

L'intérieur vu de la tribune
L'intérieur vu de la tribune

L'intérieur vu de la tribune

Le choeur
Le choeur
Le choeur
Le choeur

Le choeur

Les vitraux sont nombreux. Il y a des vitraux anciens.

Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens
Les vitraux anciens

Les vitraux anciens

Et des plus modernes.

Les vitraux modernesLes vitraux modernes
Les vitraux modernesLes vitraux modernes

Les vitraux modernes

Au XVIIe, la famille André de l'Arc, célèbre dans l'histoire du village y fait construire sa propre chapelle et bien entendue, une d'entre elle est destinée aussi à la famille Sénecterre. Mais je n'ai pas trouvé de laquelle il s'agissait ! 
 

Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.
Les chapelles latérales.

Les chapelles latérales.

L'intérieur est riche en statues.

Un aperçu des statues
Un aperçu des statues
Un aperçu des statues
Un aperçu des statues

Un aperçu des statues

Les informations utilisées ici, proviennent presque toutes d'un panneau explicatif situé dans l'église.

Je n'ai rien trouvé d'autres concernant l'édifice mais si j'avais eu le temps, je serais allée visiter dans le village, l'espace numérique et d'accueil, inauguré en 2017, au sein duquel des expos permanentes et des diaporamas retracent l'histoire du village et de la région. Ce sera peut-être pour une autre fois ! 

A bientôt pour de nouvelles balades en Haute-Loire !

A bientôt pour de nouvelles balades en Haute-Loire !

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29 septembre 2020 2 29 /09 /septembre /2020 05:17
La Chartreuse de Bonnefoy (07)

La Chartreuse de Bonnefoy (07)

Restons encore un peu en Ardèche pour poursuivre aujourd'hui la visite virtuelle de la Chartreuse de Bonnefoy, commencée ICI.

En regardant de plus près la façade, alors que nous pensions que les vitres montraient la verdure située derrière le bâtiment nous nous sommes aperçus qu'il n'en était rien ! 

 

En nous rapprochant des panneaux explicatifs, nous avons compris pourquoi...

La Chartreuse se situe sur la ligne de partage des eaux entre la Méditerranée et l'Atlantique, ligne que nous avons déjà pu observer au Mont Mézenc mais aussi au Col des Boutières. Je vous avais montré les mires en bois dans cet article ICI.

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Le panneau d'information sur la ligne de partage des eaux

Plusieurs sites ont été choisis pour intégrer une œuvre d'art contemporain. Ils font partie du Parcours artistique du Partage des Eaux.

 

Voici le lien pour découvrir ce parcours dans les Monts d'Ardèche. 

Ici, l'artiste, Stéphane Thidet est intervenu sur les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy, de manière très originale. 

A l'emplacement des portes et des fenêtres de la façade, il a conçu et inséré des miroirs sérigraphiés, inclinés selon des angles différents et de telle façon qu'ils reflètent tous, le ciel ou le paysage, donnant l'impression de loin, que derrière la façade il y a de la végétation, mais c'est bien celle où se trouve le visiteur qui s'y reflète. L'effet est étonnant et un peu irréel. 

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...
Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Reflets dans les vitres des fenêtres et de la porte...

Le mobilier design en châtaignier est lui, l'oeuvre d'Eric Benqué. 

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Mobilier, œuvre d'Eric Benqué

Enfin, pour terminer la visite du site de la Chartreuse, cette superbe ferme au toit de lauzes se trouve juste à côté. 

Une superbe ferme...

Une superbe ferme...

Et c'est avec ces sympathiques personnages, que je vous dis, à bientôt pour d'autres balades, en Haute-Loire cette fois, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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25 septembre 2020 5 25 /09 /septembre /2020 05:16
Les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy (07)

Les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy (07)

Retournons un bref instant en Ardèche, à deux pas du Mont Mézenc et du Gerbier de Jonc, pour découvrir les vestiges de la Chartreuse de Bonnefoy appelée aussi Notre-Dame de Bonnefoy. Elle est située sur la commune actuelle du Béage, dans une propriété privée et ne peut se voir que de l'extérieur sauf visite guidée organisée uniquement sur rendez-vous, entre le 14 juillet et le 15 août ce que nous avons découvert sur place. Donc ce sera pour une autre année. 

 

Un peu d'histoire...

 

La Chartreuse fut fondée en 1156 sur une terre donnée par Guillaume de Fay, alors Seigneur du Mézenc. C'est là, au cœur de la vallée de la Veyradeyre et de la forêt, que les Chartreux décident d'implanter un de leur monastère. C'est à cette époque la première abbaye implantée aussi haut en altitude (1310 mètres). Elle est soumise à un rude climat.

La Veyradeyre aujourd'huiLa Veyradeyre aujourd'hui
La Veyradeyre aujourd'huiLa Veyradeyre aujourd'hui

La Veyradeyre aujourd'hui

Le parc entourant la Chartreuse
Le parc entourant la Chartreuse

Le parc entourant la Chartreuse

Les moines y vivent en autarcie grâce à la culture et à l'élevage. Ils mettent aussi certaines terres en fermage, exploitent les zones forestières, installent des viviers dans la rivière pour y élever des poissons. Ainsi, ils restent fidèles à leur règle de solitude et de silence, dans un lieu propice à la méditation. 

 

Pillée par les Routiers en 1459 _véritables mercenaires qui sévissaient dans la région_ elle subira aussi de nombreux dégâts durant les Guerres de Religion.

Elle sera alors fortifiée en 1561 et pour cela le prieur utilise les pierres du grand cloître qu'il démantèle complètement. Cela n'empêchera en rien la Chartreuse d'être envahie en 1569 par les Huguenots et le prieuré d'être anéanti. Le cloître ne sera jamais reconstruit.

En 1606, une tour ronde est érigée pour soutenir l'église. 

C'est ensuite en 1653 qu'un incendie ravage les bâtiments. La reconstruction de l'ensemble sera achevée trop rapidement et la Chartreuse sera prête à s'écrouler en 1722...

En 1728, elle est cependant à nouveau rebâtie. Ce sont les ruines de ces bâtiments que le visiteur découvre aujourd'hui. 

Sous la Révolution, alors que les travaux de reconstruction sont inachevés et que la Chartreuse ne peut héberger que 9 prieurs, les bâtiments sont vendus comme biens nationaux.

 
La Chartreuse en 1818 (https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/bonnefoy.htm)

La Chartreuse en 1818 (https://www.patrimoine-ardeche.com/visites/bonnefoy.htm)

Vers 1840, les nouveaux propriétaires exploitent les terres mais laissent les bâtiments en ruine. Les pierres sont ensuite utilisées ailleurs ou vendues. La Chartreuse servit donc de carrière.

On peut encore admirer la façade principale du pavillon d'entrée...

Le pavillon d'entrée

Le pavillon d'entrée

Le clocher de l'église, surmonté d'une croix en bronze de 7 mètres, ainsi que les murs latéraux de l'ancien édifice... 

Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église
Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église

Le clocher, la croix en bronze et les murs latéraux de l'ancienne église

La maison du prieur est habitée par les propriétaires d'aujourd'hui. Elle a été un temps une colonie de vacances, d'où l'escalier extérieur (issue de secours).

La maison du prieur

La maison du prieur

Comme vous pouvez le voir en comparant mes photos avec la reconstitution datant de 1818 mise plus haut dans l'article, la maison des converts a totalement disparu ainsi que les autres bâtiments.

Des travaux de rénovation ont été entrepris depuis 2004 et sont toujours en cours. 

Il y a des travaux !

Il y a des travaux !

A noter à la fin du XXe siècle, le cartulaire de la Chartreuse  a été (re)découvert et a permis de préciser beaucoup d'éléments méconnus de son histoire, de l'époque de sa construction, à la fin du XIIIe siècle.

 

Si vous voulez en savoir davantage sur cette Chartreuse, vous pouvez consulter Wikipedia, mais aussi ce site d'un passionné (historien je pense ?) que j'ai découvert alors que je venais de programmer cet article. 

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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 05:23
Le village de Chaudeyrolles, le Mont Signon au loin et les Narces au premier plan

Le village de Chaudeyrolles, le Mont Signon au loin et les Narces au premier plan

Aujourd'hui, nous allons continuer la découverte de Chaudeyrolles.

Le bourg a été construit au bord d'un maar, un ancien cratère d'explosion, une formation géologique dont je vous parle souvent ici, car la Haute-Loire a eu une intense activité volcanique, comme tout le Massif Central, et le département est parsemé de ces zones particulièrement riches au point de vue de la biodiversité. 

 

Les Narces sont de vastes zones humides, qui se sont installées dans chacun de ces maars. On parle toujours des Narces, au pluriel, mais en fait celles de Chaudeyrolles se sont formées dans  un seul grand cratère d'explosion de 1500 mètres de diamètre. 

Aujourd'hui, les Narces ne sont plus remplies d'eau comme cela a été le cas dans le passé, et comme nous avons pu le voir en visitant le Lac du Bouchet, le maar du Péchay à Costaros, ou encore les Narces de la Sauvetat de Landos

Pourtant, dans le temps, l'eau était bien là : la tourbe a été exploitée pendant des décennies et servait de combustible aux habitants du plateau. 

 

Les Narces nous offrent un paysage verdoyant de prairies où paissent les troupeaux. Elles font partie du Site classé du Mézenc depuis 1997, une belle façon de conserver leur patrimoine naturel c'est-à-dire la flore et la faune locale. 

Les Narces de Chaudeyrolles
Les Narces de Chaudeyrolles
Les Narces de Chaudeyrolles

Les Narces de Chaudeyrolles

Le sentier de randonnée qui en fait le tour, part du village. Il suit un chemin de terre qui longe le cratère. Le promeneur y trouvera de nombreuses explications sur des panneaux pédagogiques qui agrémentent tout le parcours.

Quelques-uns des panneaux pédagogiques.
Quelques-uns des panneaux pédagogiques.
Quelques-uns des panneaux pédagogiques.

Quelques-uns des panneaux pédagogiques.

A proximité des Narces, se trouve une école de parapente "Chaud Eole". Leur site est grandiose !

Voilà à quoi ressemblent les drôles d'oiseaux vus d'en-bas... 

Photos prises du sentier qui borde les Narces...
Photos prises du sentier qui borde les Narces...

Photos prises du sentier qui borde les Narces...

Et bien entendu, je ne résiste pas à vous montrer le plateau, proche du Mont Mézenc, d'où s'élancent les sportifs. Du haut de la zone d'envol, on a une vue imprenable sur les Narces et Chaudeyrolles. 

Vu sur le bourg et les Narces

Vu sur le bourg et les Narces

Le chemin d'accès à la piste d'envol
Le chemin d'accès à la piste d'envol
Le chemin d'accès à la piste d'envol

Le chemin d'accès à la piste d'envol

La signalétique

La signalétique

La zone d'envol !
La zone d'envol !
La zone d'envol !

La zone d'envol !

Bien entendu, à cause de la présence de nombreux troupeaux, il faudra franchir cet échalier avec le matériel pour vous approcher plus près de la zone...

Un des échaliers installés sur les lieux

Un des échaliers installés sur les lieux

L'atterrissage est interdit dans les Narces, ce qui bien évidemment n'est pas facile à respecter, vu la proximité des deux zones.

Ce panneau le rappelle...

Mieux éviter de se poser dans les Narces !

Mieux éviter de se poser dans les Narces !

Ainsi se termine la visite de Chaudeyrolles. Très bientôt nous continuerons nos visites en Haute-Loire, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

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11 septembre 2020 5 11 /09 /septembre /2020 05:15
Vers une des sources de la Loire

Vers une des sources de la Loire

Nous voilà encore un peu en Ardèche, puisque après notre escapade au sommet du Mont Gerbier de Jonc, ICI nous avons choisi de nous éloigner un peu de la foule, pour aller voir une des trois sources connues de la Loire, évidemment nous avons choisi la plus proche : la source véritable, qui est celle mentionnée sur les anciens cadastres.

Il existe deux autres sources dans le même secteur en contrebas du Gerbier : la géographique et l'authentique, toutes deux très visitées, ce qui explique que je ne vous les montrerai pas aujourd'hui.

 

Bien entendu, du chemin en contrebas, on a une vue imprenable sur le Mont Gerbier. 

Le mont Gerbier vu du chemin
Le mont Gerbier vu du chemin

Le mont Gerbier vu du chemin

Le chemin longe le ruisseau et descend vers le village de Sainte-Eulalie. Mais inutile d'aller bien loin, très vite vous découvrirez ce qui est considéré comme la source officielle...signalée par une plaque. Elle était déjà signalée sur le plan cadastral n° 87 comme indiqué sur le panneau. 

L'eau sort de terre dans un pré et poursuit sa route naturellement vers le bas de la vallée.  

La signalétique : "ici commence ma course vers l'océan"

La signalétique : "ici commence ma course vers l'océan"

Plus bas, les eaux forment un petit plan d'eau. 

Le plan d'eau.

Le plan d'eau.

Le cadre est bucolique...

Le cadre où se situe la source

Le cadre où se situe la source

Je l'avoue, nous ne sommes pas allés plus loin, les petits commençaient à être fatigués et il faisait chaud.

Je vous invite donc à découvrir en images la source géographique sur le blog de Francette (=Chevrette ICI). Elle se trouve dans une étable et s'écoule dans un bac de basalte, typique de la région. Bizarre non ? 

Juste au-dessus, la source authentique, elle, ne nous a pas attiré vu le monde ce jour-là...elle est symbolisée par un monument qui a été érigé en 1938 par le Touring Club de France et vous la trouverez facilement en photo sur le net. 

 

Cependant, comme toutes trois se trouvent sur un chemin de randonnée, nous nous sommes promis de le parcourir lors de prochaines vacances avec les enfants, plus tranquillement, peut-être au printemps pour profiter aussi des fleurs qui, dans la région, doivent offrir de magnifiques paysages. 

Du haut du Gerbier, on voit très bien la zone très verte où s'écoulent les eaux qui vont se réunir plus bas pour former, la Loire. 

Vers la source authentique (photo prise du haut du Mont Gerbier)

Vers la source authentique (photo prise du haut du Mont Gerbier)

Si vous voulez en savoir plus sur la Loire, si vous êtes enseignants, passionnés de géographie ou bien tout simplement amoureux de ce fleuve et voulez connaître toutes les polémiques sur ses sources, afin de savoir quelle est la véritable...je vous invite à lire cet article édifiant ICI, ainsi que cet article du Journal "L'Eveil" Ici

Vous verrez qu'en fait, il n'y a pas seulement trois sources de la Loire, mais une quatrième et oui (!) qui est la préférée des géologues et que l'on surnomme, la source des savants que vous pouvez visualiser sur l'illustration ci-dessous. Seule la géographique n'y est pas mentionnée.  

La Loire n'a pas fini de faire parler d'elle, car bien entendu, les eaux qui s'écoulent à travers le Mont Gerbier des Joncs, passent à travers les roches fissurées et atteignent la nappe phréatique. De nombreuses sources en émergent qui sont toutes revendiquées par les différents propriétaires des terrains environnants qui pensent posséder la véritable, une mine d'or puisque les touristes affluent depuis des années sur les lieux. 

Empruntée sur le site (http://www.mezencexceptionnel.fr/richesse-naturelle-et-biodiversite/geologie-et-volcanologie/)

Empruntée sur le site (http://www.mezencexceptionnel.fr/richesse-naturelle-et-biodiversite/geologie-et-volcanologie/)

A bientôt, pour d'autres balades en Ardèche, ou en Haute-Loire, je ne sais pas encore, enfin, comme d'habitude...

si vous le voulez bien ! 

Bon week-end à tous ! 

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9 septembre 2020 3 09 /09 /septembre /2020 05:18
Vue prise du haut du Mont Gerbier de Jonc

Vue prise du haut du Mont Gerbier de Jonc

Le Mont Gerbier de Jonc est un ancien volcan situé en Ardèche, sur les communes de Saint Eulalie et de Saint-Martial, à deux pas de la limite avec le département de la Haute-Loire. Il est très connu depuis notre enfance car c'est à ses pieds que la Loire, le plus long fleuve de France (1012 km), prend sa source...en fait je devrais dire ses sources (mais ce sera l'objet d'un autre article à suivre). 

L'origine de son nom vient de deux mots "gar" qui signifie "rocher" et "jugum", qui signifie "montagne". 

Site classé depuis 1933, le Gerbier est un empilement de roches phonolithiques, des roches appelées plus souvent des lauzes, qui sont très utilisées dans la région pour recouvrir les toitures.  

Le Mont Gerbier de Jonc est moins élevé que le Mont Mézenc, 1551 mètres seulement, mais il témoigne lui-aussi de l'intense activité volcanique de la région, il y a 8 millions d'années. 

Le Mont Gerbier de Jonc
Le Mont Gerbier de JoncLe Mont Gerbier de Jonc

Le Mont Gerbier de Jonc

La montée au sommet de ce suc, (c'est ainsi qu'on appelle les volcans dans cette partie de l'Auvergne) est tout simplement inoubliable car la vue de là-haut est fantastique. Mais attention cependant car, si la balade est courte (150 mètres de dénivelé environ) le sentier est raide et surtout, certains passages sont assez techniques et ceux qui craignent le vertige feront bien de s'abstenir de prendre le sentier dans les rochers.  

Le plus souvent des marches, qui doivent être glissantes les jours de pluie, ont été creusées dans le rocher, et des cordes permettent de se rassurer en offrant une prise pour les mains, bien venue...

 

Il faut noter que l'ambiance est familiale et agréable et que tous les gens rencontrés se sont montrés sympathiques, patients, prêts à aider ceux qui se retrouvent en difficulté, prompts à plaisanter, voire à encourager ceux qui s'inquiètent de la suite du chemin... 

Mes petits-enfants ont adoré la balade. Nous avons été obligés de leur demander de nous attendre à maintes reprises, car bien entendu, j'ai pris mon temps pour monter, sous prétexte d'admirer la vue ! 

Le Mont Gerbier de Jonc / Balade en Ardèche
Le Mont Gerbier de Jonc / Balade en Ardèche
Vues prises au cours de la montéeVues prises au cours de la montée
Vues prises au cours de la montée
Vues prises au cours de la montéeVues prises au cours de la montée

Vues prises au cours de la montée

Une fois là-haut, bien entendu, les nombreux visiteurs ne peuvent pas s'empêcher de dresser des cairns toujours plus hauts.

D'autres gravent leur nom sur une des plaques.

L'arrivée...

L'arrivée...

Sur le plateau...
Sur le plateau...
Sur le plateau...

Sur le plateau...

De là-haut, le spectacle est grandiose, la vue sur les Alpes et jusqu'au Mont Ventoux est indescriptible. De l'autre côté, toute la Haute-Loire s'étale sous nos yeux avec bien évidemment le Mont Mézenc, face à nous. 

Si vous le désirez, n'oubliez pas d'agrandir les photos en cliquant dessus. 

Vues prises du haut du Gerbier...Vues prises du haut du Gerbier...
Vues prises du haut du Gerbier...Vues prises du haut du Gerbier...
Vues prises du haut du Gerbier...Vues prises du haut du Gerbier...

Vues prises du haut du Gerbier...

Le Mont Mézenc
Le Mont Mézenc

Le Mont Mézenc

Les Trois Becs (dans la Drôme) et les Alpes au loin

Les Trois Becs (dans la Drôme) et les Alpes au loin

Le Mont Ventoux au loin...

Le Mont Ventoux au loin...

Il faut compter environ 30 minutes pour grimper tout en profitant du paysage et 45 minutes pour descendre tranquillement. Il suffit de se laisser guider par les marques bleues qui proposent les passages les plus aisés et les moins risqués, et qui indiquent un sens unique de montée et de descente, car lorsqu'il y a du monde, se croiser devient impossible et je vous assure que ce jour d'août où nous y sommes allés, il y avait beaucoup de monde et c'était difficile de s'isoler. 

Il avait du monde sur le chemin

Il avait du monde sur le chemin

Comment faire autrement pour s'isoler un peu ?
Comment faire autrement pour s'isoler un peu ?

Comment faire autrement pour s'isoler un peu ?

Une fois la balade terminée, vous pouvez aller visiter la maison de site, un espace en libre accès dédié aux connaissances avec expo permanente, diaporamas...ce que nous n'avons pas fait, vu le monde. 

La Maison de site du Gerbier

La Maison de site du Gerbier

A noter, le site est classé zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique, mais il doit falloir y aller hors période touristique pour en découvrir toute la richesse...  

 

A bientôt pour d'autres balades, encore en Ardèche, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

Il nous faut à présent rejoindre notre voiture...et c'est pas gagné !!

Il nous faut à présent rejoindre notre voiture...et c'est pas gagné !!

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27 juillet 2020 1 27 /07 /juillet /2020 05:12
L'église Notre-Dame de la nativité de Moudeyres (43)

L'église Notre-Dame de la nativité de Moudeyres (43)

Le village de Moudeyres attire surtout les visiteurs venus admirer les chaumières que je vous ai fait découvrir ICI. J'ai eu du plaisir à parcourir ses ruelles et à découvrir ses maisons aux toits de lauzes. Les lauzes sont des phonolites, c'est-à-dire des pierres volcaniques, fréquemment exploitées dans la région. 

Nous allons donc aujourd'hui, faire un petit tour dans le village et visiter l'église qui était ouverte. 

Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie
Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie
Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie

Des maisons aux toits de lauzes dont la mairie

L'assemblée, appelée aussi maison de la Béate est particulièrement reconnaissable à sa petite cloche. Elle est joliment rénovée et bien mise en valeur. Elle était fermée mais abrite de temps en temps des expositions. 

 

Pour rappel, car j'en ai déjà parlé sur ce blog...

C'est vers 1670, que sous l'impulsion d'Anne-Marie Martel, des jeunes filles sont formées pour enseigner le catéchisme aux enfants dans les petits hameaux éloignés des villes. Ce sont les Béates. Elles n'existent qu'en Haute-Loire, une région à l'habitat dispersé. Chaque Béate était hébergée dans une maison souvent modeste, car bâtie pour l'accueillir. Elle était nourrie par les habitants qui fournissaient aussi le bois de chauffage... 

Les Béates ont été les premières à apprendre à lire et écrire aux enfants. Elles enseignaient aussi la broderie et surtout l'art de la dentelle aux filles. Les dentelles du Puy devinrent célèbres et recherchées et leur vente rapportait un peu d'argent aux habitants de cette région de France, pauvre et isolée. 

Il y avait près de 900 béates dans les hameaux en 1880. Jules Ferry en 1881 rendit l'école publique obligatoire et peu à peu les Béates disparurent. Les dernières ont exercé jusqu'en 1960. 

Leurs maisons, propriétés de la commune, sont pour la plupart aujourd'hui devenues privées, ce qui n'est pas le cas à Moudeyres. 

L'assemblée (ou maison de la Béate) L'assemblée (ou maison de la Béate)
L'assemblée (ou maison de la Béate)
L'assemblée (ou maison de la Béate) L'assemblée (ou maison de la Béate)

L'assemblée (ou maison de la Béate)

Continuons à présent la visite du village avec la petite église Notre-Dame de la Nativité...

Elle est accolée à une maison de pierres aux volets rouges, comme vous pouvez le voir sur ma photo en début d'article. Elle se voit de loin avec son petit clocher carré moderne à deux étages, et sa flèche dont la toiture est recouverte d'ardoises. La nef, par contre, est recouverte de lauzes. La façade est en pierres de Beyssac. Le portail est simple, sans tympan.

 

C'est une église récente puisque le projet de sa construction n'a démarré qu'en 1840. Ce sont des habitants du village qui décidèrent de sa construction, avec leurs propres deniers, et cela malgré l'opposition de l'abbé de Laussonne dont la commune dépendait. Après bien des déboires, en 1859, la commune et l'état accordent enfin une subvention qui servira à ériger le clocher. Il sera  inauguré dès 1860. Les vitraux ne seront acquis qu'en 1894. 

Dans les années 90, l'église sera rénovée suite à des détériorations liées à la foudre.

L'église vue de différents côtés
L'église vue de différents côtés
L'église vue de différents côtés

L'église vue de différents côtés

A l'intérieur, le plan est tout simple et l'ensemble a un petit air vieillot, mais sobre et agréable. La nef se termine par une abside hémi-circulaire. Deux chapelles latérales l'agrandissent un peu car elle est de dimension réduite : la chapelle de la Vierge au nord et celle de Saint-Joseph au sud. Trois des vitraux sont signés E. de Chausse et les deux, plus modernes, de l'Abbé Richaud. 

L'Eglise vue de l'intérieur

L'Eglise vue de l'intérieur

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...
Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...
Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...

Saint Joseph et la Vierge dans leur chapelle...

Et c'est sur ces images paisibles mais qui montrent bien l'ambiance de ce village que se termine notre découverte du jour.

Très bientôt, nous prendrons un peu de hauteur, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...
A bientôt pour d'autres balades...

A bientôt pour d'autres balades...

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24 juillet 2020 5 24 /07 /juillet /2020 05:12
Une des chaumières habitées du village de Moudeyres (43)

Une des chaumières habitées du village de Moudeyres (43)

Situé à 1175 mètres d'altitude, le petit village de Moudeyres a su conserver ses chaumières traditionnelles typiques de la région du Mézenc. Le village est très agréable à découvrir. De plus, comme il est en dehors des grands axes routiers, il y a finalement peu de touristes car ceux qui y viennent, font un détour pour le visiter.  

Quelques chaumières du village de Moudeyres
Quelques chaumières du village de Moudeyres
Quelques chaumières du village de Moudeyres
Quelques chaumières du village de Moudeyres
Quelques chaumières du village de Moudeyres

Quelques chaumières du village de Moudeyres

La chaumière la plus ancienne datant du XVIIe siècle est la ferme des frères Perrel. Elle fut habitée par dix générations de paysans entre 1640 et 1974, date à laquelle la ferme a été rachetée par la commune et transformée en écomusée, un musée attestant de la rude vie des paysans de la région. Elle se visite et je me suis promis d'y retourner un jour avec mes petits-enfants pour la découvrir de l'intérieur, mais pas cette année en tous les cas. Je ne veux en aucun cas les exposer ni faire cette visite avec un masque...

La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur
La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur

La ferme des Frères Perrel vue de l'extérieur

Au départ simple pièce unique surmontée d'un fenil, la ferme a subi de nombreuses transformations au cours du temps. Vous pouvez avoir un aperçu de l'intérieur et un complément sur son histoire, en cliquant sur le lien ci-dessous... 

Toutes les maisons du village sont bâties en pierre volcanique. Seulement quelques-unes ont encore des toitures en chaume. Le chaume utilisé est celui du seigle, une graminée très cultivée dans la région.

Le chaume n'est rien d'autre que de la paille séchée. C'est un excellent isolant pour la saison froide comme pour la saison chaude, dont les hommes de tous temps ont su tirer partie. Les villages, au siècle dernier, sur le plateau du Mézenc, devaient être entourés de champs de seigle...

Les épis étaient coupés à la faucille et fournissaient en abondance de la paille de seigle, mise à sécher pour recouvrir les toitures. Pour 1 m2 de toiture il fallait planter 10 m2 de seigle. La paille contenue dans chaque m2 de toiture pèse en moyenne 20 kg. Vous voyez donc que les murs devaient être solides ! 

La technique ancestrale de construction de ce type de toiture, utilise de petites bottes de paille de seigle. Elles sont reliées entre elles par des liens de paille (les "clouassoux"). Une partie de la botte est fixée à la charpente, tandis que l'autre est reliée à la botte voisine. Je vous en dirai davantage si j'y retourne lors de prochaines vacances. 

 

 

Les autres maisons que je vous montrerai dans un prochain article ont des toitures de lauzes, plus résistantes dans le temps et surtout qui évitent la propagation des incendies.

En complément, je vous propose de lire les explications données par Papou Poustache sur son blog ci-dessous...

La semaine prochaine, nous poursuivrons la visite de ce petit village ainsi que la découverte de l'église, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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20 juillet 2020 1 20 /07 /juillet /2020 05:24
L'intérieur de l'église vu du haut de la tribune

L'intérieur de l'église vu du haut de la tribune

Nous allons poursuivre aujourd'hui la visite de l'Église Saint-Félix de Landos en pénétrant à l'intérieur. Ce n'est pas facile d'y faire des photos car il y a peu d'ouverture et les vitraux anciens ne laissent pas passer beaucoup de lumière. 

 

Comme dans beaucoup d'églises romanes, l'intérieur est sobre...

La caractéristique de cette église qui permet de la dater précisément est la voûte en arc brisé. La nef comprend quatre travées irrégulières éclairées côté sud par une fenêtre romane. Les murs étaient à l'origine totalement recouverts de peintures murales qui ont été ensuite recouvertes d'un badigeon au XIXe siècle puis, enlevées au XXe pour faire apparaître les pierres du bâti.

A la fin des années 90, une première campagne de rénovation a permis de consolider la partie romane, puis la charpente qui datait de 1874.  Entre 2002 et 2004, d'autres travaux ont permis de remettre en valeur l'intérieur. Les vitraux ont été nettoyés et rénovés en atelier ; des vitraux modernes ont vu le jour pour remplacer ceux qui étaient trop dégradés ; des peintures ont été mises au jour et restaurées sur les murs mais aussi sur la voûte entre autres travaux de rénovation...

 

L'arc triomphal qui sépare le chœur de la nef repose de chaque côté sur des colonnettes géminées. On voit bien sur les photos lesquels sont les plus anciens. L'arc et le plafond sont superbement décorés. 

L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures
L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures
L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures

L'arc triomphal, ses colonnettes et ses peintures

Dès l'entrée, le visiteur remarque un petit baptistère décoré de 8 colonnettes dont vous pouvez admirer le plafond ci-dessous ainsi que les chapiteaux surmontant les colonnettes. 

Le plafond du baptistère.

Le plafond du baptistère.

Puis bien entendu nous remarquons les vitraux ainsi que les peintures murales rénovées. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Les peintures murales
Les peintures murales
Les peintures murales

Les peintures murales

Des fouilles archéologiques qui ont eu lieu en 2003, au moment du démontage du dallage ancien, ont permis de mettre au jour une fosse contenant différents fragments de mobiliers religieux et trois personnages en pierre polychrome, haut d'environ 40 cm. Personne ne sait encore à quelle époque ils ont été enterrés là, ni pourquoi, peut-être tout simplement pour être protégés lors des Guerres de religion ou à la Révolution... Les têtes ont disparu, les membres sont brisés mais deux d'entre eux étaient côte à côte et debout, soigneusement ensevelis. 

 

Le premier serait Saint-Roch dont nous avons déjà parlé. Revêtu d'une tunique bleu, il soulève son manteau rouge pour montrer son genou présentant un bubon. L'autre (saint ou sainte), n'est pas encore identifié(e) à ce jour. Près d'eux se trouvait un ange sans tête vêtu d'une robe blanche. Il est de taille un peu plus petite. 

Pour en savoir davantage sur ces trésors enfouis dans le sol, vous pouvez aller lire cet article sur le site de l'INRAP. 

Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)
Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)
Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)

Le trésor (de droite à gauche : Saint-Roch, l'ange, et le saint inconnu)

Une table d'autel d'origine médiévale était également ensevelie dans le sol, mais pas au même endroit que les statues. Elle a été rénovée et installée dans le chœur puis consacrée. 

Le choeur (photo au flash)

Le choeur (photo au flash)

Enfin comme autre trésor, l'église contient une piétà. Là voilà installée dans sa petite chapelle puis de plus près. 

La pietà de Landos
La pietà de Landos

La pietà de Landos

Tous les renseignements contenus dans cet article proviennent d'une brochure affichée dans l'église. Voici, pour compléter la visite, d'autres détails qui méritent également  notre attention. 

Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...
Autres détails pris dans l'église...

Autres détails pris dans l'église...

La visite de l'église Saint-Félix de Landos est maintenant terminée. Prochainement, nous continuerons nos visites en Haute-Loire, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

Je vous rappelle qu'en ce moment je ne publie que les lundis, mercredis et vendredis. Profitez bien de votre été ! 

 

Saint-Félix dans sa petite chapelle dédiée (photo au flash)

Saint-Félix dans sa petite chapelle dédiée (photo au flash)

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17 juillet 2020 5 17 /07 /juillet /2020 05:20
L'Église Saint-Félix de Landos (43)

L'Église Saint-Félix de Landos (43)

L'église Saint-Félix est une église romane classée aux Monuments Historiques depuis 1913. Elle est située au cœur du village de Landos en Haute-Loire. Pour ceux qui n'auraient pas vu mon précédent article, je vous présente le village ici. 

 

Un peu d'histoire...

L'église  a été construite au début du XIIe siècle. On retrouve sa trace dès 1120. 

A l'origine, c'était un simple sanctuaire dédié à Saint-Félix. Suite à une donation, des religieux Bénédictins s'y installent, et y établissent un petit prieuré. Plusieurs décennies plus tard,  en accord avec le prieur de Goudet et l'abbé de Tournus, les Bénédictins conçoivent les plans d'une petite église, sans doute comme cela se faisait à l'époque, avec l'aide d'un moine architecte. 

Au départ, la bâtisse est un simple rectangle sans transept, orienté à l'Est, avec une abside semi-circulaire à l'intérieur et pentagonale à l'extérieur. Plus tard, deux chapelles latérales lui seront ajoutées donnant à la petite église, sa forme caractéristique de croix latine. 

 

Aujourd'hui, je vous propose de découvrir cette église de l'extérieur. 

Elle est entièrement bâtie en pierres volcaniques de différentes couleurs. Vous remarquerez que les pierres diffèrent selon les époques et on distingue clairement l'ancienne construction romane et les parties rénovées plus récentes, en pierres grises. 

 

Le portail d'entrée, orienté à l'Ouest, est constitué de plusieurs arcs en pierres de taille de couleurs, dont un est joliment sculpté.

Deux colonnes encadrent le portail de chaque côté. Elles sont surmontées de chapiteaux sculptés, tout comme chacun des piliers. 

A gauche, un des chapiteaux (le plus proche de la porte en bois) représenterait le jardin d'Eden avec Adam et Eve cachant leur nudité d'une main et un vieillard à côté d'eux. Ceux de droite présentent essentiellement des sculptures de feuilles. 

Vue générale du portail de l'église

Vue générale du portail de l'église

Détails du portail

Détails du portail

Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail
Les chapiteaux sur le côté gauche du portail

Les chapiteaux sur le côté gauche du portail

Les chapiteaux sur le côté droit du portail
Les chapiteaux sur le côté droit du portail

Les chapiteaux sur le côté droit du portail

Le portail d'entrée est surmonté d'un clocher-mur (ou clocher à peignes). Les quatre baies renferment chacune une cloche ce qui est plutôt rare dans la région.

Ce clocher a été entièrement rénové au XVe et XVIe siècles. 

Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)
Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)
Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)

Le clocher-mur (ou clocher à peignes) et ses cloches (recto et verso en contre-jour)

De chaque côté de la façade, deux contreforts sont venus à cette époque (?) consolider l'ensemble. On voit bien qu'ils sont bâtis dans les même pierres. 

La fenêtre située au-dessus du portail est d'époque romane. 

La façade, le clocher, le portail et la fenêtre romane...

La façade, le clocher, le portail et la fenêtre romane...

Il est impossible de faire le tour de l'église car comme vous le voyez sur mes photos elle est accolée à des maisons. Mais voici quelques vues prises de l'extérieur en longeant la petite route qui la borde côté nord. 

Autres vues de l''extérieur...
Autres vues de l''extérieur...
Autres vues de l''extérieur...

Autres vues de l''extérieur...

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer ce repère de nivellement général fixé sur la façade de l'église. C'est mon mari qui a tout de suite remarqué ce petit médaillon métallique, parfaitement intégré dans les pierres. 

Ce point matérialisé avec précision, indique la longitude, la latitude et l'altitude du repère métallique. Chacun des milliers de repères situés dans l'hexagone (350 000 exactement), possède un matricule qui lui est propre et une fiche descriptive précise que l'on peut découvrir sur le site de l'IGN qui est aujourd'hui responsable de l'archivage des données collectées. Ces données et ces points de repères qui donnent des précisions indispensables sur le relief du sol, vont jouer un grand rôle pour les géomètres, les topographes, les entreprises d'aménagement du territoire, afin de caler précisément leurs projets. Ces points sont régulièrement et minutieusement contrôlés. 

Ainsi il est écrit sur celui de l'église de Landos cette altitude : 1103 mètres (+ ou - 1 mètre). 

 

Le médaillon = repère de nivellement

Le médaillon = repère de nivellement

Voilà notre visite de l'extérieur de l'église Saint-Félix de Landos est terminée pour aujourd'hui. La semaine prochaine, nous entrerons nous mettre au frais pour admirer l'intérieur, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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15 juillet 2020 3 15 /07 /juillet /2020 05:19
Les particularités de Landos

Les particularités de Landos

Landos est une petite commune dont le bourg se situe à 1100 mètres d'altitude. Pourtant terre d'origine de mon grand-père paternel, cela faisait des années que je n'y étais pas retournée.

En comptant les nombreux hameaux qui entourent le bourg, la commune ne possédait que 918 habitants au dernier recensement. Les ressources de la commune sont essentiellement agricoles. La lentille est la principale culture, la commune étant située sur le plateau du Devès, favorable à cette légumineuse qui je le rappelle bénéficie d'une AOP en plus d'une AOC. L'élevage en particulier en ce qui concerne les vaches laitières est encore très important également. 

 

Côté tourisme, le bourg est traversé par le chemin de Stevenson (GR 70) qui je le rappelle ici, permet aux randonneurs de marcher dans les pas du célèbre auteur, Robert Louis Stevenson parti en 1878 du Monastier-sur-Gazeille, pour traverser les Cévennes et atteindre Alès avec un âne, ou plus précisément, une ânesse. Son périple est raconté dans le célèbre ouvrage : "Voyage avec un âne à travers les Cévennes"que j'ai déjà lu plusieurs fois et qu'il faudra qu'un jour je vous présente et pour cela il faudra donc que je le relise. 

 

Dès l'arrivée sur la place du village, on découvre la jolie fresque qui présente les particularités du bourg. Elle mesure 60 m2 et a été réalisée avec des pigments naturels appliqués sur l'enduit frais selon la technique ancestrale dite "a fresca". 

Sauf erreur de ma part, elle est l'oeuvre de la mairie, en collaboration avec les ateliers de Chanteloube, une entreprise qui travaille dans la restauration de monuments historiques. Je ne connais pas le nom des artistes qui l'ont réalisé et je n'ai rien trouvé de précis à leur sujet. 

La fresque évoque les richesses naturelles et patrimoniales de la commune : la faune, la flore, la géologie, l'histoire et sa situation exceptionnelle sur le chemin de Stevenson. 

Je vous laisse admirer les détails.

Les détails de la fresque
Les détails de la fresque
Les détails de la fresque
Les détails de la fresque
Les détails de la fresque
Les détails de la fresque

Les détails de la fresque

La place de l'Hôtel de ville nous permet de découvrir la mairie, poste, ...un bâtiment daté des années 30.

L'hôtel de ville datant des années 30
L'hôtel de ville datant des années 30L'hôtel de ville datant des années 30
L'hôtel de ville datant des années 30L'hôtel de ville datant des années 30

L'hôtel de ville datant des années 30

Photo ancienne empruntée sur le site (https://www.annuaire-mairie.fr/mairie-landos.html#photo)

Photo ancienne empruntée sur le site (https://www.annuaire-mairie.fr/mairie-landos.html#photo)

Sur cette place qui est utilisée également lors de l'actuel marché hebdomadaire, une ancienne bascule atteste de la présence d'un marché aux bestiaux, aujourd'hui localisé à Costaros. Elle a donné son nom à un restaurant situé sur la place du village.

 

La bascule du village La bascule du village
La bascule du village La bascule du village
La bascule du village La bascule du village

La bascule du village

Voici quelques vues du bourg...comme vous le voyez il y a des petits jardinets potagers devant les maisons en pleine rue. Pour une fois, je n'ai pas fait beaucoup de photos.

Quelques vues du bourg
Quelques vues du bourgQuelques vues du bourg
Quelques vues du bourg

Quelques vues du bourg

Pour info, passe aussi par le bourg la voie Régordane (GR 700) peu connue mais bien fréquentée par les randonneurs, un chemin qui reliait l’île de France à la méditerranée. On l'appelle aussi le chemin de Saint-Gilles. 

 

Côté climat, ne vous fiez pas au soleil qui chauffe beaucoup en été, les hivers sont rigoureux avec la burle qui souffle sur le plateau, car le bourg est en bordure du plateau volcanique du Devès et la burle a eu tout le temps de se renforcer quand elle arrive dans le village. 

 

Pour ceux qui voudraient en savoir davantage sur la commune je vous rappelle que l'année dernière je vous ai fait visiter les Narces de la Sauvetat qui se trouve tout près...

Je ne suis pas descendue jusqu'au pont de la Castier, récemment rénové que vous pouvez apercevoir sur la fresque. Je n'ai pas non plus découvert la richesse du petit patrimoine des hameaux qui entourent le bourg.  Il faisait bien trop chaud ce jour-là, et cela me donnera l'occasion d'y revenir un jour à l'automne peut-être. 

En attendant, dans mon prochain article nous visiterons l'église romane (vous la voyez aussi sur la fresque...), enfin comme d'habitude si vous le voulez bien !

Au moins, à l'intérieur, il faisait frais...

A bientôt !

A bientôt !

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26 juin 2020 5 26 /06 /juin /2020 05:19
Le hameau d'Escluzels / Balade en Haute-Loire près de Monistrol-d'Allier

Le hameau d'Escluzels est surtout connu pour sa petite chapelle que je vous ai montré récemment et parce qu'il se situe sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle

 

Pour l'atteindre, après la visite de la chapelle, il faut grimper par le sentier, doublé d'un escalier aménagé qui permet de ne pas glisser par temps de pluie.

Le sentier
Le sentier

Le sentier

Les maisons sont traditionnelles et construites en pierre volcanique de diverses origines. Ce sont des fermes habitées à l'année ou des résidences secondaires. 

Les maisons du hameau
Les maisons du hameau
Les maisons du hameau
Les maisons du hameau
Les maisons du hameau
Les maisons du hameau
Les maisons du hameau

Les maisons du hameau

Toutes sont jolies mais une est vraiment originale car bâtie dans le rocher. Elle possède une petite grotte juste à côté.  

Une des maisons bâtie dans le rocher et sa grotte proche
Une des maisons bâtie dans le rocher et sa grotte proche

Une des maisons bâtie dans le rocher et sa grotte proche

Quelques détails ont retenu mon attention. 

Vous remarquerez les pierres et linteaux de porte qui sont taillés dans du granite à dents de cheval comme dans de nombreux hameaux du plateau. Je vous avais montré cette roche quand nous étions allés nous balader près de la Vialle d'Estours, l'année dernière

Et, sur la dernière photo, la barrière du jardin est de la récupération. On voit que la ligne de chemin de fer n'est pas bien loin ! 

Quelques détails...
Quelques détails...Quelques détails...
Quelques détails...Quelques détails...

Quelques détails...

Il y a un point d'eau potable comme à Monistrol et les randonneurs peuvent donc y remplir leur bouteille, mais l'eau du lavoir (des années 50 ?) et de la fontaine qui se côtoient, ne l'ai pas...

Le lavoir et la fontaine
Le lavoir et la fontaine

Le lavoir et la fontaine

Un travail à ferrer, bien conservé, est également visible comme dans de nombreux villages de la région.

Le hameau d'Escluzels / Balade en Haute-Loire près de Monistrol-d'Allier

Ainsi que de jolis jardins et murets fleuris...

Quelques jolies fleurs...Quelques jolies fleurs...
Quelques jolies fleurs...Quelques jolies fleurs...
Quelques jolies fleurs...Quelques jolies fleurs...
Quelques jolies fleurs...Quelques jolies fleurs...

Quelques jolies fleurs...

Et en redescendant par la petite route cette fois, on découvre que les falaises sont toutes équipées pour l'escalade...certaines voies étant plus difficiles car en surplomb que d'autres, comme cette dernière plus facile mais sur laquelle je n'aurai pas plus envie de grimper ! 

A bientôt pour d'autres balades...

A bientôt pour d'autres balades...

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19 juin 2020 5 19 /06 /juin /2020 05:15
L'environnement

L'environnement

Voici aujourd'hui un court article pour vous montrer une jolie fontaine découverte en passant au bord d'une petite route, dans un environnement très provençal, au cœur d'une exploitation de ma région. La végétation ne m'avait pas permis de la découvrir jusqu'à présent, en plus la propriété est dans un virage et on a plutôt tendance à cet endroit-là à regarder la route, n'est-ce pas ?

 

J'ai donc fait un petit arrêt exceptionnel pour la prendre en photo à deux reprises et à deux moments différents de la journée. 

Je précise que la fontaine est située dans une propriété privée, c'est donc impossible de la prendre en photo de plus près. Là voici telle qu'on l'aperçoit du bord de la route...à l'ombre d'un grand platane, hélas, la plupart du temps. 

La fontaine, entre ombre et lumière

La fontaine, entre ombre et lumière

Je ne connais pas son histoire (et  je n'ai rien trouvé sur elle) mais la date gravée sur le fronton au-dessus des deux mascarons, 1640, ne laisse aucun doute sur sa présence dans cette propriété depuis très longtemps.

La fontaine dans son cadre naturel
La fontaine dans son cadre naturel

La fontaine dans son cadre naturel

Rare est aussi l'inscription sur le fronton, écrite en latin, "sit nomen domini benedictum". Je ne l'avais jamais vu sur une fontaine. 

Cela signifie vous le savez tous "Béni soit le nom du Seigneur" ou "que le nom du seigneur soit béni pour l'éternité" selon les sources. 

La date et l'inscription sur le fronton

La date et l'inscription sur le fronton

Les mascarons...

Une fontaine provençale au bord de la route...
Une fontaine provençale au bord de la route...

On voit aussi grâce à la présence des tufs, que l'eau a coulé pendant un certain temps, le calcaire présent dans  l'eau s'est bien déposé en-dessous des sorties d'eau. Aujourd'hui la source doit être captée pour alimenter la maison.

 

Les tufs calcaires

Les tufs calcaires

A noter aussi la présence de deux bassins à proximité, dont un de l'autre côté de la route, ce qui laisse entrevoir une période où l'eau était conservée précieusement pour les besoins des habitants, et sans doute la route départementale actuelle un simple chemin de terre qui traversait la propriété... 

Les deux bassins à proximité
Les deux bassins à proximité

Les deux bassins à proximité

Voilà j'espère que ce bref arrêt en bord de route, au milieu des vignes vous a plu. Certaines merveilles sont sous nos yeux et nous ne les voyons pas forcément surtout quand on est en voiture...

 

Bon week-end à tous, comme je vous l'ai déjà dit, j'arrête mes publications du samedi jusqu'en septembre.

Je vous retrouve donc dès lundi, mais surprise...nous ne serons plus en Provence !

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17 juin 2020 3 17 /06 /juin /2020 05:23
Dans un champ au pied des Alpilles...

Dans un champ au pied des Alpilles...

Comme je vous l'ai dit lors de ma balade dans le vallon des Glauges ICI, à l'extrémité nord du vallon, se niche un site archéologique : la villa gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence. 

Ce site, situé au pied des Opies a été habité par les hommes dès l'Âge du fer, puis il s'est développé à l'époque romaine vers le IVe siècle, et a été occupé jusqu'au Xe siècle environ.

Sa situation est exceptionnelle car il est implanté sur la terrasse des Glauges, l'ancien lit de la Durance, et donc sur des terres excellentes pour la culture. A proximité se trouvent les vestiges d'un ancien moulin à huile, preuve irréfutable que dans l'antiquité les terres étaient déjà exploitées. 

De plus, le vallon des Glauges était à cette époque, une importante voie de communication terrestre. 

 

Cette exploitation agricole antique était organisée en quatre parties autour d'une cour centrale. Les ailes latérales servaient vraisemblablement de réserves pour le vin et l'huile. Au nord, se situaient les pièces d'habitation. 

Plan de la villa gallo-romaine (photo internet, la mienne était illisible)

Plan de la villa gallo-romaine (photo internet, la mienne était illisible)

La villa a été mise au jour grâce aux vestiges d'un pan de mur qui existe toujours aujourd'hui, et sortait seul de terre. Seule l'aile sud a été totalement fouillée. Les vestiges apparents correspondent aux thermes.

Au sol en regardant les emplacements des murs qui ont été aujourd'hui consolidés, on devine l'agencement en enfilade, des différentes pièces.

Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)
Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)

Le premier ensemble thermal de la villa Gallo-romaine de Saint-Pierre de Vence (13)

La particularité de ces thermes est d'être constitués d'un second ensemble thermal plus simple et plus récent car datant du VIe siècle

Le second ensemble thermal
Le second ensemble thermal
Le second ensemble thermal

Le second ensemble thermal

À deux pas du site fouillé, au pied du Mont Menu, se trouve un second site, appelé par les archéologues Saint-Pierre 2. Le vicus (=petite agglomération) comprend de nombreux bâtiments et une nécropole des IIe et IIIe siècle. Au sommet du Mont Menu, l'oppidum de Sainte-Cécile atteste aussi de la présence des hommes à la même époque.

En tout, le site comprendrait  une douzaine d'édifices répartis sur six hectares mais malgré les nombreuses prospections, tout n'a pas encore été mis au jour. 

Sur le site appelé Saint-Pierre 3 (et oui il existe aussi !) se trouvait une tuilerie, mentionnée sur la carte de Cassini.  

 

La villa et l'ensemble des autres vestiges découverts, semblent avoir été occupés de façon concomitante aux habitations romaines de la région d'Arles. La plupart des toitures étaient réalisées en dalles de pierre, identiques à celles qui seront retrouvées sur le site de Glanum.

Un peu plus loin sur le chemin qui monte aux Opies, se trouve d'autres vestiges autour d'un puits et des pans de murs. Il s'agirait si j'ai bien interprété mes sources, d'un enclos du Haut-Moyen âge (VIII°-X°siècle) avec silos de stockage.

[source :  https://archeomed.blog4ever.com/ ]

Enclos du Haut Moyen-âge ?
Enclos du Haut Moyen-âge ?

Enclos du Haut Moyen-âge ?

En-dessous de la villa gallo-romaine, lors des fouilles, certains vestiges ont été datés, comme je vous l'ai dit en début d'article, de l'âge du fer (II-Ier siècle avant notre ère) et d'autres correspondent à un habitat ancien, du Ier et IIème siècles.  Parmi les  vestiges les plus anciens, des objets datés de 75 à 50 avant J.-C ont été mis au jour.

La plupart des objets recueillis pendant les fouilles (amphores, lampes, monnaies, poteries, plats, fragments de tuiles...) sont encore à l'étude tandis que d'autres sont conservés dans le musée de la commune.

A visiter donc un jour ! 

En attendant, j'espère que vous avez pris plaisir à la balade. 

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12 juin 2020 5 12 /06 /juin /2020 05:20
Quelques fossiles de Provence

 

En nous promenant dans la campagne, nous avons découvert par hasard un petit passage entre deux champs qui avait été surcreusé pour permettre l'écoulement des eaux qui descendent de la colline lors des violents orages qui savent si bien nous surprendre en Provence. 

Les roches ainsi mises au jour, étaient truffées de fossiles de belle taille ! Vue la géologie de la région, il s'agit de fossiles datant du Miocène.

 

C'est incroyable mais à cet endroit, il y a une vingtaine de millions d'années, la mer était présente. Il y avait un golfe peu profond et sur les fonds sableux, de nombreux organismes marins. Toutes les conditions étaient réunies pour que les sédiments se transforment en roches calcaires riches en débris et coquilles de toutes sortes_ les calcaires coquilliers.

Ces roches, d'origine marine, affleurent à la surface ici ou là, mais en particulier dans le sud-est de la France (Bouches-du-Rhône, Vaucluse, Gard...). Elles sont souvent regroupées sous l'appellation de "Pierres du midi" et ont été utilisées dans la construction (et le sont encore), comme c'est le cas par exemple de la Pierre de Rognes ou de la pierre de Fontvieille. De nombreuses carrières ont permis leur exploitation, dès l'Antiquité. 

 

Les fossiles présents dans les roches sont souvent identifiables, ce qui permet aux paléontologues de dater précisément les roches, mais aussi de comprendre les conditions dans lesquelles s'est effectuée la sédimentation (ici les coquilles presque entières montrent par exemple que les conditions de sédimentation se sont produites dans une mer peu agitée), et donc d'en apprendre davantage sur les formations géologiques de la région. 

 

Ne comptez pas sur moi pour vous dire leurs noms précis car bien entendu je ne les connais pas mais cela ne nous empêche pas de les admirer, n'est-ce-pas ?

Bien entendu, si quelqu'un peut mettre des noms sur ces fossiles je suis preneuse, car lorsque j'ai vu la liste des divers noms possibles, je n'ai pas cherché à approfondir... Si vous voulez en savoir plus, n'hésitez pas à cliquer ICI, vous comprendrez pourquoi !  

 

Les plus fréquents des fossiles découverts ici, sont des pectens. Sont regroupés sous ce terme aujourd'hui les Mollusques bivalves des genres Chlamys et Pecten, que nous connaissons tous et appelons tout simplement des Coquilles Saint-Jacques ! Mais parmi les fossiles d'autres genres de pectens aujourd'hui disparus sont présents. 

Vous remarquerez que sur certains on voit encore la nacre. 

Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène
Des pectens datant du Miocène

Des pectens datant du Miocène

En promenant le long de ce petit "canyon", on découvre aussi des huîtres presque entières. 

Des huîtres datant du Miocène
Des huîtres datant du Miocène

Des huîtres datant du Miocène

Les fossiles que je vous ai montré font partie de la macrofaune, mais n'oublions pas que dans ces sédiments, il existe aussi de la microfaune qui peut en apprendre autant aux spécialistes, même si elle est moins spectaculaire ou visible à l’œil nu. 

 

Ce modeste article est l'occasion de rappeler ici que la plupart des sites paléontologiques sont protégés par la loi. Collecter les fossiles est donc passible d'amende et même d'emprisonnement car c'est considéré comme un vol. Dans des zones non protégées,  comme ici, la collecte de faible quantité doit être effectuée après autorisation du propriétaire.

Alors le mieux si vous êtes passionnés c'est de faire des photos et non pas de collecter pour mettre dans une vitrine, le plaisir est le même, je vous l'assure ! 

Et n'oubliez pas de respecter le patrimoine géologique et de prendre connaissance de la charte qui régit sa découverte ICI.

J'espère que cet article vous a plu !

 

Comme depuis deux semaines à présent, j'ai décidé de ne plus publier le samedi (et donc tous les week-ends puisque je ne publie plus le dimanche non plus) et cela jusqu'à la rentrée de septembre.

Je vous souhaite donc à tous un excellent week-end !

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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 05:19
La célèbre fontaine de Mirabeau

La célèbre fontaine de Mirabeau

Nous allons aujourd'hui, terminer la visite de Mirabeau dans le Luberon.

Le village est devenu célèbre dans la région depuis que Claude Berri y a tourné en 1985, "Jean de Florette" et "Manon des Sources", deux films adaptés des romans de Marcel Pagnol.

 

 

Un des principaux lieux de tournage est bien sûr la place de la fontaine. 

Evidemment, la fontaine est depuis devenue célèbre, avec son bassin circulaire, sa colonne cylindrique qui semble grimper jusqu'au cœur du platane et ses mascarons cracheurs. 

L'eau étant très calcaire, celui-ci se dépose et recouvre les sorties d'eau et les tritons d'une couche de tufs, des tufs qui, pour la petite histoire, avaient été enlevés lors du tournage et remis en place ensuite.

Les mascarons cracheurs
Les mascarons cracheurs
Les mascarons cracheurs

Les mascarons cracheurs

Une statue en bronze a été installée-là en hommage au film et en souvenir du tournage. Elle représente Manon assise au bord du bassin, vide dans le film car l'eau n'y coule plus. La statue est l'oeuvre d'un artiste de Cucuron, Jean-Jacques Mancardi. Elle a été inaugurée en 2018. 

Manon des Sources...
Manon des Sources...
Manon des Sources...
Manon des Sources...

Manon des Sources...

La fontaine au début du XXe siècle (photo wikipedia)

La fontaine au début du XXe siècle (photo wikipedia)

Pas très loin de la fontaine, se trouve sur le trottoir, un vestige ancien qui date du temps où, sur la commune, se trouvait un bac pour traverser la Durance. Il s'agit d'un cabestan. 

C'est un treuil qui aidait les bateaux à passer d'une rive à l'autre quelle que soit la force du courant. Un câble était entouré autour de l'axe vertical et tractait les embarcations. 

A cet endroit de la Durance, appelé Pont de Mirabeau (et oui il n'y en a pas un qu'à Paris ) où depuis le XVe siècle les hommes ont tenté à plusieurs reprises de construire un pont, régulièrement emporté par les crues de la rivière, il y a maintenant un pont solide qu'un jour je vous montrerai peut-être. 

Le cabestan

Le cabestan

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer la superbe noria, très bien conservée, qui se trouve en contrebas du village.

Elle permettait de tirer l'eau d'un puits grâce à des animaux de traits afin d'irriguer les terres alentour.

J'ai déjà vu des norias, mais jamais avec à côté, cette sorte de "moulin" à vent (?) qui apparemment servait lui-aussi à extraire l'eau d'un second puits.

Je n'ai rien trouvé expliquant comment ce "moulin" fonctionnait. Si vous le savez, n'hésitez pas à me le dire dans votre commentaire. 

En attendant, je vous laisse admirer l'ingéniosité des hommes pour concevoir ces deux systèmes hydrauliques différents et astucieux. 

 

La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits

La noria et le mystérieux puits

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu !

Lorsque j'y retournerai, l'église sera peut-être ouverte et je pourrai alors vous montrer d'autres détails de ce charmant village et obtenir des renseignements supplémentaires. 

 

Vous voyez comme il fait bon vivre à Mirabeau !

Vous voyez comme il fait bon vivre à Mirabeau !

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 05:19
Le village de Mirabeau (84)

Le village de Mirabeau (84)

En attendant d'avoir d'autres balades plus récentes à vous proposer, je vous emmène aujourd'hui dans un autre village du Luberon :  Mirabeau.

 

Mirabeau vient du provençal "Mirabeù" (Mirabel) qui signifie "voir ce qui est beau ! Tout un programme...

Au XIIe siècle le village qui s'appelait encore Mirabel, était bien un lieu élevé (330 mètres) d'où on pouvait voir de loin (...ce qui est beau donc).  J'y suis allée en juin 2019 avec Nell et Mimi. Nell vous l'a d'ailleurs fait déjà visité sur son blog ICI, en automne dernier.  

La commune est située dans le Vaucluse mais jouxte trois autres départements : les Bouches-du-Rhône, les Alpes de Haute-Provence et le Var et elle fait partie du Parc Naturel Régional du Luberon. 

 

Comme vous le voyez sur ma première photo, le village est dominé par un grand château. Il fût bâti à la fin du XVIe par Jean Riqueti. Embelli et modifié les deux siècles suivants, il devint propriété de Victor Riqueti de Mirabeau, économiste de renom, puis de son fils le célèbre écrivain, journaliste et homme politique français, Honoré Gabriel Riqueti qui choisit le nom de Mirabeau comme nom de plume. 

Lorsque son arrière-petite-nièce en fît l'acquisition en 1895, elle se ruina pour le remettre en état et dût le vendre à Maurice Barrès. Il est aujourd’hui propriété privée et ne se visite pas. 

 

Voici quelques vues sur le château découvertes en faisant le tour de ses hautes murailles. Il est toujours dominant où que nous soyons dans le village...

En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château
En faisant le tour du château
En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château

En faisant le tour du château

L'église Saint-Pierre est quillée elle-aussi en hauteur sur une placette. Elle date de la fin du XVIIe siècle et a été remaniée au cours des siècles.

Cependant elle serait bâtie à l'emplacement d'un ancien édifice roman d'où la présence d'un porte romane visible de l'extérieur et de la base du clocher datant aussi de cette époque. Tout le reste a été construit entre le XVIIe (le portail) et le XIXe siècle (le campanile, les génoises de la toiture, les fenêtres). En 1812, un séisme fragilise l'édifice et seule la nef est consolidée par manque d'argent et la toiture réparée.

L'église a été consolidée dans les années 60. 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée le jour de notre balade. 

L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau

L'église Saint-Pierre de Mirabeau

Elle est située sur une placette agréable où se trouvent une maison ancienne (1777) et une petite fontaine.

Le visiteur accède à l'église par une draille c'est-à-dire une ruelle pentue, sans doute un ancien chemin de passage des troupeaux. 

Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...

Sur la placette de l'église...

Voici quelques ruelles et maisons du village...

Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village

Quelques maisons dans les ruelles du village

Et voici quelques détails pris au hasard de nos pas. 

Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs

Portes anciennes et heurtoirs

Voilà la première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

Prochainement, nous continuerons notre découverte, et je vous expliquerai pourquoi ce village est célèbre dans la région, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien.

En attendant je vous laisse admirer l'ancien bureau de poste. 

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 05:17
Maison ancienne du village

Maison ancienne du village

Aujourd'hui, nous allons terminer la visite d'Ansouis, commencée en début de semaine ICI et ICI.  

Tout d'abord je vous laisse admirer les terrasses.

 

N'oubliez pas que vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus...

Les terrasses
Les terrassesLes terrasses
Les terrassesLes terrassesLes terrasses

Les terrasses

Découvrons maintenant quelques-unes des portes anciennes souvent encadrées de jolies pierres de taille, d'un linteau et de sculptures. Sur la première photo la porte ancienne qui permettait d'entrer dans la Maison des Consuls (côté habitation si j'ai bien compris). Je vous ai déjà montré l'autre côté dans mon premier article. 

Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis

Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis

Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village

Autres portes du village

Au détour d'une ruelle, nous découvrons une maison d'hôtes sympathique avec son joli patio très frais. 

Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...

Un gîte où il doit faire bon séjourner...

Quelques autres détails...

Autres détailsAutres détails
Autres détailsAutres détails

Autres détails

Voilà notre visite d'Ansouis est terminée. J'espère que la découverte de ce village vous a plu et que vous aurez un jour envie de le visiter !

Personnellement, j'y retournerai au moins pour visiter le château.

En attendant la semaine prochaine, où nous resterons encore un peu dans le Vaucluse, je vous souhaite de passer un bon "dernier" week-end de confinement.  

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 05:16

 

Continuons, aujourd'hui comme promis en flânant dans les ruelles, la découverte du village perché d'Ansouis dans le Luberon, commencée ICI.

 

Mais avant de débuter la balade, je vous propose d'observer le paysage que l'on peut découvrir, lorsqu'on se trouve sur le parvis de l'Eglise.

Là, du-haut de la muraille du Barri, la vue est magnifique sur le Luberon, sur la plaine et sur les toits des maisons en contrebas. 

 

Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...

Quelques vues du haut des murailles...

Je vous rappelle que le village est bâti en hauteur et entouré de murailles posées directement sur la roche à certains endroits.

La muraille posée sur la roche.
La muraille posée sur la roche.

La muraille posée sur la roche.

Nous traversons des placettes. 

Placettes du village
Placettes du village
Placettes du village

Placettes du village

Puis le beffroi du village se dresse devant nous avec son horloge.

Il est situé au-dessus d'une maison du village qui abritait au départ la Confrérie du Saint-Esprit vers 1540. Cette maison devint ensuite propriété de la commune et son premier hôtel de ville. Le beffroi fut construit sans doute vers la fin du XVIe siècle.

Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi

Diverses vues du beffroi

Au fil des ruelles, nous découvrons un petit village tranquille typiquement provençal, fleuri, chaleureux avec ses maisons en pierres apparentes de couleur claire.  

Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village

Quelques-unes des ruelles du village

On descend par les ruelles jusqu'au petit portail, la seule porte encore en état des trois qui perçaient à l'origine les remparts.

Le petit portail
Le petit portail
Le petit portail

Le petit portail

Nous découvrons dans la rue en contre-bas, l'ancien bureau de poste. 

L'ancien bureau de poste
L'ancien bureau de poste
L'ancien bureau de poste

L'ancien bureau de poste

Voici quelques détails pris ici ou là dans le village...

Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village

Quelques détails dans le village

La visite est terminée pour aujourd'hui. 

Très bientôt, je vais vous montrer d'autres découvertes faites au fil de ma balade et en particulier les portes, fenêtres et terrasses du village, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien.  

 

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 05:16
Le cœur du village

Le cœur du village

Cette semaine, je vous propose la visite d'un village perché vauclusien, faisant partie des plus beaux villages de France : Ansouis, une commune située au sud du Massif du Luberon. 

Je comptais y retourner ce printemps pour visiter l'intérieur du château avec mes petits-enfants, et poursuivre ma (re)découverte du village dont je n'ai pu visiter que la partie haute, et bien comme vous vous en doutez ce sera pour plus tard...

 

Habité dès la préhistoire, le village est surtout connu dès le Moyen Âge car comme beaucoup de villages perchés en Provence, il constituait un poste d'observation particulièrement privilégié.

 

C'est au Xe siècle qu'est bâti le château. C'est alors une forteresse militaire qui domine le village et la vallée. 

Comme beaucoup de châteaux en Provence, il changera de propriétaire au fil des siècles, passant de la première famille bien connue dans ma région, les Forcalquier, à la famille Sabran (au XIIIe siècle), aux Escalis (au XVIIe), puis aux Villeneuve (au XVIIIe).

Les Sabran-Pontevès qui en feront l'acquisition au XIXe siècle,  le feront inscrire aux Monuments Historiques dès 1948.

Il connaîtra de nombreux aménagements au fil des ans, comme par exemple, sa transformation en château de plaisance après les Guerres de religion. Il est donc un mélange entre architecture médiévale et renaissance. 

Depuis 2008, le château a de nouveaux propriétaires qui poursuivent activement sa restauration et assurent des visites en saison.  

 

Voici quelques vues extérieures prises de la placette : l'entrée, l'enceinte, une des échauguettes ainsi que quelques détails volés à travers la grille, comme l'escalier ou, en levant les yeux au ciel, les mâchicoulis. 

L'entrée du château

L'entrée du château

L'enceinte du château et une des échauguettes
L'enceinte du château et une des échauguettes

L'enceinte du château et une des échauguettes

Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis

Vues de l'intérieur et mâchicoulis

A côté du château et, comme insérée à l'intérieur de ses enceintes, se trouve l'Eglise Saint Martin, bâtie elle-aussi sur le rocher. L'église servit un temps de cour de Justice. 

Elle daterait du XIIIe siècle. Sa toiture est faite de lauze. Elle est composée d'une nef unique. 

Le clocher est un clocher-mur à 4 baies. Je ne vous le montrerai pas, car il est impossible à photographier. Nous sommes toujours positionnées trop bas pour cela, et en contre-bas, sans recul possible. De plus, il est toujours caché par une des échauguettes du château ou par la muraille qui est très haute. Par contre, on doit très bien le voir de l'intérieur du château et des jardins. 

Comme vous le voyez sur mes photos, on entre dans l'église par un escalier imposant en demi-cercle.

 

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vues extérieures
Vues extérieuresVues extérieures

Vues extérieures

L'intérieur est très sombre et je n'ai fait que quelques photos et une visite très rapide. L'église est classée aux Monuments historiques depuis 1988. J'espère un jour prendre plus de temps pour la découvrir en détails. 

A noter : c'est à l'intérieur de cette église qu'a été filmé le mariage de Manon, dans le film de Claude Berri, adapté du roman de Marcel Pagnol, "Manon des Sources". La scène de la sortie de l'église, en extérieur_rappelez-vous_ a été filmé devant l'église de Vaugines

 

Vous pouvez actionner le diaporama pour voir mes photos. Vous verrez au passage le chœur, la chapelle dédiée à la vierge et celle dédiée à la famille Sabran (avec les bustes de la famille) ainsi que quelques autres détails. 

Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur

Quelques vues de l'intérieur

Enfin, pour clore la visite de cette partie du village, près du château se trouve la maison des Consuls. Comme son nom l'indique cette maison  a été durant le XVe et le XVIe siècle, le siège du Conseil de la Cité. 

La maison du Consul.
La maison du Consul.
La maison du Consul.

La maison du Consul.

Voilà, notre première visite du village d'Ansouis est terminée pour aujourd’hui. Prochainement, nous découvrirons d'autres détails dans les ruelles du village, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Et en attendant, je vous laisse admirer cette jolie sculpture située sur la place du château. 

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

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25 avril 2020 6 25 /04 /avril /2020 05:14
La fontaine de Cayres

La fontaine de Cayres

Une très très courte balade aujourd'hui, juste pour le plaisir des yeux et pour clore nos vacances virtuelles en Haute-Loire. Et oui, il faut bien faire nos valises et retourner en Provence puisque nous y sommes toujours confinés ! 

Je vous ai fait visiter l'église du village ICI, et aujourd'hui nous allons juste prendre le temps de regarder d'un peu plus près une des jolies fontaines du village, située sur une minuscule placette tout près de l'église. 

 

Je n'ai rien trouvé de précis sur cette fontaine et j'ignore quand elle a été construite mais je l'ai toujours vu là, sur cette placette, depuis plus de 45 ans.

S'il y a une date, elle doit être masquée par la mousse qui s'est déposée au fil du temps autour des arrivées d'eau.

Le bassin est tout simple mais je trouve que la statue qui surmonte les quatre têtes de lion est plutôt gracieuse surtout avec ce ciel bleu qui éclairait les lieux en ce jour d'été 2019...

Autres vues de la fontaine
Autres vues de la fontaine

Autres vues de la fontaine

Détails de la statue et des sculptures
Détails de la statue et des sculptures
Détails de la statue et des sculptures

Détails de la statue et des sculptures

Voilà, j'espère avoir l'occasion de poursuivre avec vous la visite du village lors de mon prochain séjour en Haute-Loire, évidemment je ne sais pas quand, cet été peut-être ?   

Une des croix du village

Une des croix du village

La semaine prochaine nous retournerons donc en Provence, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

Bon week-end à tous et surtout...

Bon week-end !

Bon week-end !

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22 avril 2020 3 22 /04 /avril /2020 05:18
L'Église Saint-Pierre dans le village de Cayres

L'Église Saint-Pierre dans le village de Cayres

Cayres est un village situé à 17 km du Puy en Velay sur le Plateau volcanique du Devès dont je vous ai déjà parlé souvent. Il a été bâti à l'emplacement où des moines cisterciens avaient eux-même construits un ermitage. 

C'est un village essentiellement agricole. Il est fréquenté toute l'année par de nombreux randonneurs. 

 

L'Église Saint-Pierre de Cayres, inscrite aux MH depuis 1935, était totalement en ruine en 1803 lorsque l'abbé  Achard décide de la reconstruire. Les travaux seront terminés en 1873. De style néogothique, elle domine le village et se voit de loin. A l'origine située à l'extérieur du bourg, ce n'est bien évidemment plus le cas aujourd'hui. 

Vue sa situation, elle est surnommée la "cathédrale du Plateau". La voici telle qu'on l'aperçoit lorsqu'on arrive du village de Saint-Jean-Lachalm. Au détour d'un virage, elle apparaît dans le paysage...et parfois dans la brume. 

En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm
En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm

En arrivant par la petite route de Saint-Jean-Lachalm

L'extérieur de l'Église vient d'être rénové très récemment. En plus de la restauration des murs, de la façade et du clocher, un drainage a été effectué au pied des murs avec raccordement des descentes d'eau du toit.

La façade est superbe et toute simple, entièrement bâtie en pierre volcanique, comme tout l'édifice d'ailleurs, et elle est richement décorée. 

La façade de l'église avec son clocher-porche à peigne

La façade de l'église avec son clocher-porche à peigne

Le portail d'entrée est en chêne massif, joliment sculpté, surmonté d'un tympan également sculpté et entouré de chapiteaux décorés. 

Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

Le clocher-porche à peigne est flanqué de deux tours polygonales de 35 mètres de hauteur. Il a été mis en lumière lors de la rénovation. 

Le clocher à peigne
Le clocher à peigne

Le clocher à peigne

Voici deux vues arrière et latérale de l'église...

Autres vues extérieures
Autres vues extérieures

Autres vues extérieures

Des travaux à venir (ou en cours) doivent permettre de restaurer l'intérieur, en particulier, les socles des autels et les boiseries intérieures que j'espère bien vous montrer un jour car je n'ai jamais pu pénétrer dans cette église, même en été. Elle est toujours fermée quand je traverse ce village. Mais j'ai vu que des visites guidées pouvaient avoir lieu sur demande...

 

Voilà notre découverte de cette église est terminée pour aujourd’hui. Très bientôt, nous nous arrêterons un bref instant pour voir une jolie fontaine, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

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