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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:47
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

 

Revenons un instant à Graulhet, pour poursuivre la visite que nous avons commencé en nous promenant au bord du DadouComme beaucoup de petites villes et villages du Tarn, le patrimoine de la ville est d'une grande richesse. 

C'est, bien sûr, sur le blog de Nell, notre formidable guide local, qu'il vous faudra aller, si vous voulez en savoir plus !

Et puis, vous vous en doutez,  je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé plus de temps à papoter qu'à appuyer sur le déclencheur mais ça je vous l'ai déjà dit.

 

Le clou de la visite est, bien sûr, le vieux quartier médiéval et en particulier le quartier de Pan(n)essac, dont la rue principale nous invite à la balade, bien qu'elle soit assez sombre et étroite. 

On y voit des maisons qui ont traversé les siècles et qui, bien que remaniées pour la plupart, ont gardé leur caractère authentique : les menuiseries d'époque et les maisons à encorbellement et pans de bois.

L'esprit du quartier a été bien conservé et de nombreuses maisons ont été restaurées dans les règles de l'art. 

C'était un quartier très vivant, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui car beaucoup d'habitations sont vides. Mais c'est un quartier qui a une âme.

 

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

 

Vous pouvez comparer les lieux actuels avec ces quelques photos anciennes que j'ai découvert sur le site graulhétois ICI . Je les ai emprunté sans autorisation, mais je trouvais la comparaison intéressante. Pas vous ? 

Photos anciennes de la rue Panessac
Photos anciennes de la rue Panessac

Photos anciennes de la rue Panessac

 

Puis, pas très loin, se trouve l'hôtellerie du Lion d'Or.

C'est une des plus vieilles bâtisses du sud de la France. Elle est classée à l'inventaire des Monuments historiques et elle se visite mais encore une fois, Nell vous en dira plus ! 

Elle aurait été construite au début du XVIe siècle. Les chambres se trouvaient à l'étage et en regardant bien, je crois que la maison est toujours habitée... Non ? Vous voyez ce que je vois ?!

 

 

L'hôtellerie du Lion d'or
L'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'or

L'hôtellerie du Lion d'or

 

De l'autre côté de la place, se trouve l'église Notre-Dame d'amour dans laquelle nous avons pu entrer, mais les photos étaient interdites ! Et le gardien veillait... fier de pouvoir faire preuve d'autorité devant trois "touristes" pas si inoffensives que ça, car munies d'engins_avec flashes_susceptibles de détruire le patrimoine dont il devait se porter garant...

Du coup, j'ai même oublié de la photographier de l'extérieur, alors qu'il me suffisait de traverser la place, pour le faire ! 

 

Au fil de la balade, nous avons pu voir d'autres jolies maisons anciennes, ou plus récentes : un joyeux  méli mélo de style et d'époque différents...à découvrir.

 

Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...

Des maisons anciennes ou pas...

 

Enfin, en retournant vers notre parking, nous n'avons pas pu rater, un bâtiment beaucoup plus récent, celui de la Caisse d'Epargne.

Il a été inauguré en 1903 et en ce temps là, Graulhet était une ville riche...et cela se voit ! 

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

 

Et maintenant, c'est l'interro écrite : voici quelques détails pour stimuler un peu votre curiosité...retrouverez-vous à quelle maison, rue ou quartier, ils appartiennent ? Je ne les ai pas forcément montré sur mes photos...ce serait trop facile ! 

 

 

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

 

J'espère que la visite vous a plu...

Je vous invite à la compléter sur le blog de Nell, qui est un guide tout à fait exceptionnel, et qui connaît bien mieux la région et son histoire que moi !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !
La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:27
Lautrec vu du moulin

Lautrec vu du moulin

 

Etant donné que Nell vous a déjà fait visiter Lautrec, considéré comme un des plus beaux villages de Franceje ne vais faire qu'une visite rapide de ce joli petit village et plutôt la tête dans les nuages... car nous allons le visiter, le nez en l'air ! 

Attention toutefois de ne pas tomber dans les ruelles caladées en pente, en nous suivant, d'autant plus qu'en bavardant, comme nous l'avons fait, cela pourrait bien vous arriver. 

 

Etes-vous prêts à nous suivre dans Lautrec ?

 

Si vous êtes passionnés par l'Histoire, puisque vous n'avez pas la chance d'avoir Nell comme guide, il vous suffira de lire la publication ci-dessous. Pour la voir en grand, cliquez sur le rectangle qui apparaît au milieu lorsque vous passez votre souris sur l'image. 

 

 

Pour ceux qui n'ont pas eu le temps de lire cet historique, je vous donne quelques courts indices sur le village...

Le village de Lautrec a été habité par les Celtes, mais a connu sa période de gloire durant le Moyen Âge, d'où les nombreux vestiges médiévaux qui attirent les touristes. A l'époque, la cité servait de refuge à tous les habitants de la région grâce à ses fortifications et à son château. 

Elle est le berceau historique de la famille de Henri de Toulouse-Lautrec. Je rappelle que le célèbre artiste peintre, né à Albi en 1864, est mort en 1901 est le descendant d'une très vieille famille, originaire de la région.

L'ail rose de Lautrec, devenu lui-aussi célèbre, mais pour des raisons différentes, est apparu dans la région au Moyen Âge. Un marchand ambulant, par manque d'argent, donna, pour régler sa note, quelques-unes de ces jolies gousses roses, à un aubergiste du coin. Celui-ci aurait eu l'idée de les planter... Hélas, je ne vous dirai pas si l'histoire est vrai ou s'il s'agit d'une simple légende, car il n'est plus de ce monde pour en témoigner !

 

Mais revenons à notre visite...

Elle commence forcément par un retour au XIIIe siècle, puisque nos pas nous amènent, juste à côté du parking, vers la porte de la Caussade que nous franchissons pour admirer, le nez en l'air, ce qui reste des remparts et d'une très vieille maison construite en pisé...

La ruelle débouche sur un théâtre d'été en bordure duquel on peut apercevoir les anciens silos à grains enterrés. 

Du haut des remparts, un étrange cavalier protège l'entrée de la ville...

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !

La porte de la Caussade... le nez en l'air !

 

Ensuite, nous grimpons vers le haut du village par la rue de la Caussade et nous découvrons peu après les halles datant du XVIIe, et plusieurs maisons anciennes à colombage dont certaines datent du XVIe siècle. 

Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec

Les vieilles maisons à colombage de Lautrec

 

La collégiale Saint-Rémy, classée aux Monuments historiques depuis 1999, a été édifiée à la fin du XIVe siècle...

La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale

La collégiale

 

Il nous faut grimper encore pour atteindre le moulin à vent. Il a été construit sur son promontoire en 1688, puis totalement rénové en 1990. Vous pouvez visiter l'intérieur sur le blog de Nell, puis vous mettre au frais en vous baladant sur le sentier botanique. 

En poursuivant le chemin, on peut même monter encore jusqu'au Calvaire de la Salette et profiter de la vue sur toute la région : la vallée de l'Agoût, la Montagne Noire et même les Pyrénées se voient de là...

Le moulin
Le moulin
Le moulin

Le moulin

 

Parmi toutes les boutiques de la ville, ne pas manquer celles qui vous proposent des vêtements teintés au pastel ainsi que l'atelier du sabotier. Nell vous montre tout cela...

Si vous marchez le nez en l'air, vous découvrirez une foule de détails insolites, enseignes, noms de rues.

Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...

Les enseignes, noms de rues et autres détails...

 

Enfin, vous serez frappés en vous promenant de voir un petit bouquet de blé suspendu à toutes les portes des maisons...

La coutume veut qu'il soit accroché là, dès la Saint-Jean, date du solstice d'été, mais aussi date à laquelle les épis sont bien formés. Cette tradition de placer 7 épis de blés sur la cheminée ou bien accroché à la porte de la maison, descendrait tout droit des Celtes...

Le blé est symbole de prospérité, d'abondance et donc de bonheur. Ce bouquet est donc censé porter chance aux habitants ou au nouveau-né...

Mais attention ! Il faut le cueillir lors du solstice d'été et là, pour cette année, c'est raté...mais il est possible de se rattraper et de le cueillir le 7ème jour du 7ème mois de l'année et (si possible) à la 7ème heure, donc... aujourd'hui !

Me croirez-vous si je vous dis que je ne l'ai pas fait exprès et que j'ai découvert cette information alors que j'avais déjà décidé de programmer cet article à cette date... 

 

 

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

 

Voilà notre petite visite du village de  Lautrec est terminée.

Mais avant de partir, je ne peux faire autrement que de vous montrer une photo du joli lavoir, dont Nell vous parlera plus longuement sur son blog...

Complètement enseveli par la boue au cours des ans, ce lavoir-source a été récemment entièrement réhabilité, dans le cadre d'un chantier de jeunesse. L'eau jaillit du puits pour alimenter le lavoir.

On accède au lavoir par une voie romaine pavée de laquelle, en levant le nez, on a une vue imprenable sur la porte de la Caussade par laquelle nous sommes entrées dans le village.

Allez, on y retourne ?!


 

Le lavoir et la voie romaine
Le lavoir et la voie romaineLe lavoir et la voie romaine

Le lavoir et la voie romaine

 

Bonne idée...mais je vous propose de refaire la visite en suivant d'autres photos de Lautrec, sur le joli blog de Nell. 

Rendez-vous ici lundi prochain pour la suite de notre périple dans le Tarn, enfin... si vous le voulez bien !

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 05:54
Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

 

Ah le Dadou ! Depuis le temps que j'en entends parler...il fallait bien que je commence à vous raconter notre visite tarnaise par là.

C'est LA rivière incontournable du Tarn. Ben oui, vous ne me croyez pas !

Regardez plutôt...

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet

 

Nous sommes donc allées visiter la jolie petite ville de Graulhet qui est traversée par le Dadou. Je vous reparlerai de la ville, elle-même, plus tard. 

Attention dans le Tarn, le "l" suivi de la lettre "h" se prononce comme le "ill"...

 

Vous savez déjà que cette petite ville charmante, que Nell nous a fait visiter maintes fois, possédait de nombreuses mégisseries et quelques tanneries. On la surnommait la "capitale de la basane", la basane étant la peau de mouton douce et souple qu'on utilisait souvent en doublure pour les chaussures. Cette petite ville était considérée comme  la capitale mondiale du cuir, rien que ça ! 

Et vous savez bien que l'eau était indispensable à la préparation des peaux, d'où l'importance du Dadou dans cette histoire.

 

Pour ceux qui l'ont oublié, la mégisserie ne traite que les peaux de chèvres et de moutons (et donc aussi de chevreaux et d'agneaux, hélas !). C'est ce qui la différencie de la tannerie qui, elle, traite toutes les peaux sans distinction.

D'où le nom de mégissier, attribué a celui qui travaille toutes ces peaux.

Pour Yann qui veut toujours tout savoir sur l'origine des mots, ce terme vient du mot "mégis", qui provient de "mégier", venant du mot latin "mege" provenant lui-même de "medicare" donc "médecin". Bizarre n'est-ce-pas ! Le verbe "mégier" indique donc les soins apportés aux peaux...

 

Les mégisseries dépendaient toujours d'ateliers de délainage, qui séparaient la laine de la peau avec minutie, donc sans l'abîmer. Je ne vous dirai donc pas lesquelles de ces "usines" situées au bord du Dadou étaient mégisseries, ou ateliers de délainage...

Celles qui présentent des sortes de claies dont j'ai oublié le nom (mais Nell le sait !) qui servaient à faire sécher les peaux, sont des mégisseries. 

 

Je vous laisse admirer ce qui reste de ce quartier...enfin d'une partie seulement, car on recense pas moins d'une centaine de friches industrielles dans la ville et je ne suis pas allée toutes les photographier...vous vous en doutez !

 

Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet

Le quartier des mégisseries de Graulhet

 

Pour se rendre sur les lieux, nous avons parcouru les bords du Dadou et traversé le Pont Vieux, classé monument historique depuis 1937. 

Je n'ai pas fait de photos de ce pont, vu du Pont neuf, car Nell nous le montre sur son blog. 

Il a été construit en 1244 pour relier la ville aux mégisseries, toutes situées sur l'autre rive. Au départ, il comportait trois arches. Des travaux au XVIIIe siècle l'ont modifié puisqu'il a été rehaussé et qu'une des arches a été supprimée. 

Sur la première photo, par derrière, on aperçoit très bien l'arche du Pont neuf, construit juste à côté. 

 

Le  Pont Vieux, un pont médiéval...
Le  Pont Vieux, un pont médiéval...Le  Pont Vieux, un pont médiéval...

Le Pont Vieux, un pont médiéval...

 

Au coeur de ces friches industrielles, un joli petit jardin a été aménagé au bord du Dadou à l'emplacement d'un ancien bâtiment. Il nous attendait toutes les trois pour une "pause papotage" bien méritée...

Comment qu'est-ce que j'entends... "vous auriez préféré que je vous montre davantage de photos !". Non mais j'y crois pas moi !

C'est vrai que j'aurais pu photographier les lavandes, les figuiers, les cognassiers, et autre plantations effectuées pour agrémenter le lieu, mais bon j'avais autre chose à faire...

 

Sur la première photo, on le voit bien ce jardin, même de loin. Il est implanté sur les berges derrière la mégisserie. 

 

Un aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou

Un aperçu du jardin au bord du Dadou

 

De ce jardin, le promeneur bénéficie d'un point de vue remarquable sur la ville : l'église toute proche, devenue mosquée depuis 1981 ; les deux tours de l'église Notre-Dame du Val d'amour, située au centre ville dans le quartier médiéval, tout proche, dont je vous reparlerai dans quelques jours et quelques autres maisons...sans parler bien sûr des mégisseries dont je vous ai déjà mis les photos plus haut. 

La ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin

La ville vue à partir du jardin

 

Voilà, notre première visite de Graulhet, est terminée pour aujourd'hui...(n'oubliez pas de prononcer "Grauillet" !).

J'espère que la balade vous a plu et je vous donne rendez-vous vendredi pour une autre visite de la région, celle de la jolie ville médiévale de Lautrec. 

En attendant, nous parlerons un peu de lecture...

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:10
L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

 

C'est une des plus belles églises velaves.

Il s'agit d'une église romane qui a été construite au XIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques depuis 1907.

 

Elle se trouve actuellement sur la commune de Vergezac dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Le hameau rural de Saint-Rémy est traversé par la départementale 906 qui relie Loudes au village de Bains, où se trouve aussi une jolie église que je vous montrerai un jour. Le hameau abrite une vingtaine de familles dont des éleveurs. 

 

Les environs de l'église
Les environs de l'égliseLes environs de l'église

Les environs de l'église

 

L'église a bien sûr été de nombreuses fois remaniée au cours des siècles mais elle garde son caractère particulier avec son clocher-peigne (ou clocher à peigne) qui date du XVIe siècle (la date de 1696 est indiquée sur l'escalier intérieur mais je ne l'ai pas vu). 

Le clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne

Le clocher-peigne

 

Elle aussi, comme l'église de Saint-Privat d'Allier, dépendait du prieuré de la Chaise-Dieu jusqu'à la Révolution. 

 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée, comme toutes les églises maintenant, mais nous essaierons de nous y rendre un jour un samedi après-midi, jour de messe. Peut-être est elle ouverte un peu avant ?

Je sais aussi que la commune organise des visites régulièrement. Il suffit juste que je me trouve là-bas au bon moment...

 

Son aspect extérieur est très lourd et massif et la pierre volcanique rouge sombre n'arrange rien. 

Sa façade se compose d'un portail à arc brisé encadré par deux colonnes, surmontées de chapiteaux d'inspiration antique.

 

Le portail d'entrée
Le portail d'entréeLe portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

Au-dessus, les arcatures reposent aussi sur des chapiteaux à têtes caractéristiques de l'architecture velave.

Au-dessus du porche d'entrée
Au-dessus du porche d'entrée

Au-dessus du porche d'entrée

 

A l'intérieur, elle se compose d'une nef aveugle centrale à trois travées et d'un choeur polygonal. C'est la partie romane de l'église. Les quatre chapelles latérales dateraient du Moyen-âge ou de la Renaissance et la sacristie ainsi que la tribune du XVIIIe. Elle contient les tombeaux de la famille Vergezac jusqu'au XVIIe siècle. 

 

A l'origine, l'église était entourée de son cimetière...

Maintenant il se situe à sa droite quand nous sommes face au porche. Nous avons trouvé des traces de l'ancien emplacement en nous promenant le long des murs extérieurs du côté gauche.  

 

Une trace de l'ancien cimetière

Une trace de l'ancien cimetière

 

L'église prend des airs encore plus mystérieux les jours de mauvais temps...ou à contre-jour, vous ne trouvez pas !

L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-LoireL'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:10
L'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Hier je vous ai montré l'église de Saint-Privat d'Allier de l'extérieur et le plain où elle se trouve.

Aujourd'hui je vais vous raconter son histoire, tout en vous montrant quelques photos de l'intérieur...

 

Un peu d'histoire

Cette église dépendait d'un ancien prieuré, fondé en 1046, qui était l'unique relais entre le Puy-en-Velay et Rodez. A partir de 1111, le prieuré et l'église deviennent dépendants de l'abbaye de la Chaise-Dieu et leur fonctionnement devient plus serein. 

Construite au XIIe siècle, entièrement en brèche volcanique locale, l'église a subi de nombreuses transformations. 

De tradition romane, elle présente en effet des éléments gothiques rajoutés lors des transformations successives.

 

La première travée qui constitue le porche d'entrée d'aujourd'hui, est la plus récente et a été ajoutée au XIXe siècle.

 

Le porche d'entrée tout simple
Le porche d'entrée tout simple

Le porche d'entrée tout simple

 

L'entrée se faisait auparavant par ce qui est devenu aujourd'hui une petite chapelle latérale, à gauche en entrant...juste après le bénitier. 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

Les voûtes intérieures sont très belles et je n'ai pas particulièrement réussies mes photos avec mon vieil APN. 

Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique

Les voûtes, piliers...en brèche volcanique

 

Pour plus de précisions concernant l'architecture, vous pouvez lire le panneau explicatif qui se trouve devant l'église et que j'ai eu la bonne idée de photographier. Inutile pour moi de le recopier...ce sont pourtant les seules informations complètes que j'ai trouvé sur cet édifice religieux ! 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

L'église a été entièrement rénovée en 1965, grâce aux dons des habitants de la commune. 

Ses vitraux sont modernes.

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

D'autres trésors sont à découvrir dans les chapelles latérales...

Dans les chapelles latéralesDans les chapelles latérales
Dans les chapelles latérales

Dans les chapelles latérales

 

ou en montant l'escalier pour accéder à la tribune...

des fresques et des statues
des fresques et des statues

des fresques et des statues

 

dont la statue de Saint-Roch...

Saint Roch

Saint Roch

 

J'espère que la visite vous a plu. Je vous promets d'autres photos plus détaillées et surtout d'autres explications quand j'en saurais un peu plus sur cette jolie église. 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:19
L'église de Saint-Privat d'Allier
L'église de Saint-Privat d'AllierL'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Comme je vous l'ai promis lors de la visite du château,  je vais vous faire visiter aujourd'hui l'église de Saint-Privat d'Allier.

On accède à l'église par le chemin de l'Espérou que nous avons déjà pris la dernière fois pour monter au château.

On peut aussi prendre la petite route qui part de la rue principale, traverse la placette et, juste en face la jolie fontaine, longer le château...

Tout en haut on  arrive à l'église.

 

 

La montée vers l'église
La montée vers l'égliseLa montée vers l'église
La montée vers l'église

La montée vers l'église

 

L'église se trouve sur le même  piton rocheux que le château sur ce que les habitants de la région appellent "le plain",  un belvédère qui domine le village et a toujours appartenu à la commune.

Une anecdote raconte que les villageois (les privadois) ayant surpris Jean Nicolas de Bouchard en train de planter des arbres sur le plain, décidèrent de profiter de son absence du château, pour tous les couper !

Cela se passait bien avant la révolution... 

Depuis toujours les habitants continuent à défendre ce lieu qui leur appartient ! 

 

Le plain et ses créneaux vu du village

Le plain et ses créneaux vu du village

 

Sur le plain et en regardant autour de nous, le paysage alentour est magnifique et je vous en donne un bref aperçu car l'horizon n'était pas très dégagé. A l'occasion, je ferai d'autres photos...

Le plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour

Le plain et la vue alentour

 

Le plain révèle d'autres trésors...

Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain

Quelques détails pris sur le plain

 

C'est ici sur le plain que se trouve l'ancien cimetière. On y accède par un porche surmonté d'une ancienne girouette.

L'ancien cimetièreL'ancien cimetière
L'ancien cimetière

L'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière
Dans l'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière

 

Sur le plain, on trouve deux enfeux (tombeaux) dont un avec une dalle à croix qui fut édifié au XVe siècle. 

Les enfeuxLes enfeux
Les enfeuxLes enfeux

Les enfeux

 

La croix de mission en fer forgé daterait de 1839. 

La croix de mission
La croix de mission

La croix de mission


Un monument aux morts domine la vallée. La statue datant de 1921, représentant Jeanne d'Arc est l'oeuvre d'un sculpteur né dans la région, le frère jésuite André Besqueut.

Le monument aux morts

Le monument aux morts

 

J'ai tiré certaines informations du site ci-dessous, écrit par une personne de la région, ainsi que des panneaux explicatifs se trouvant devant l'église et sur le plain.

Bientôt, si ça vous tente je vous montre quelques photos de l'intérieur...

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 06:27
Vergezac (Haute-Loire)

Vergezac (Haute-Loire)

 

A l'automne dernier, je vous avais fait visiter cette petite commune de Vergezac qui se trouve en Haute-Loire, à environ 13 km du Puy-en-Velay. Je vous avais montré quelques photos du chef-lieu de la commune.

Puis je vous avais montré la spécificité de ce petit village, pionnier en matière de culture de la cameline, associée à celle de la lentille et en plus en BIO.

Nous y sommes retournés pour acheter de la cameline et des lentilles au producteur bio. 

 

 

Nos achats...
Nos achats...

Nos achats...

 

Et... au moment de faire demi-tour à proximité de leur maison, nous avons vu un fléchage qui m'a attiré l'oeil tout de suite : "lavoir et abreuvoir de conche".

Je ne suis plus du tout sûre du nom (mais le mot "conche" veut dire bassin donc ça doit être ça...) et j'ai oublié de faire une photo de la pancarte ! Mais je vous promets que lors de ma prochaine visite dans le village, je le rectifierai si ma mémoire m'a joué des tours. 

Tout près du village en prenant ce chemin de terre, nous trouvons à notre droite ce que nous cherchons. 

 

Dans un pré, nous apercevons le lavoir, plutôt récent entouré de son mur cimenté (ce qui prouve qu'il s'agit d'une rénovation) et le système d'alimentation en eau....

 

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

 

L'abreuvoir a l'air plus ancien. Il est  bâti entièrement en granite.

 

L'abreuvoir
L'abreuvoir
L'abreuvoir

L'abreuvoir

 

L'eau circule facilement par simple gravité...

L'eau circule par gravitéL'eau circule par gravitéL'eau circule par gravité

L'eau circule par gravité

 

Puis elle passe dans un étroit conduit ouvert et gagne le lavoir. 

Le circuit de l'eau

Le circuit de l'eau

 

L'abreuvoir est alimenté grâce à l'action d'une jolie pompe qui, j'imagine, doit tirer l'eau à la source...

La pompe
La pompe
La pompe

La pompe

 

C'est la première fois que je vois un abreuvoir et un lavoir si proche et surtout alimentés par un seul circuit d'eau...Mais je ne connais pas son histoire et il vaut mieux que les gens lavent leur linge après que les animaux aient bu plutôt que de faire boire de l'eau savonneuse aux animaux !

 

Je sais qu'il existe un lavoir plus ancien dans la commune de Vergezac, bâti en basalte, mais peut-être est-il dans un des hameaux de la commune.

Je me renseignerai à ce sujet car je ne l'ai pas trouvé au bourg et je ne manquerai pas de vous le montrer à l'occasion...

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 06:17
Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier
Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier

Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier

 

Le hameau du Villard dont je vais vous parler aujourd'hui est celui qui se trouve près de Saint-Privat d'Allier.

En effet, je vous précise cela car ce toponyme est fréquemment employé dans les campagnes françaises. Ce nom de lieu "Villard" est issu du mot " Vilar". Il trouve son origine dans le mot "villa" (du latin "villare"),  qui signifierait "dépendance de la villa", "partie du domaine", simple dépendance donc devenue un hameau beaucoup plus tard...

 

Ce petit hameau n'est pas sur la route de Saint Jacques de Compostelle, et seuls les marcheurs qui, du "lac de l'oeuf" après Montbonnet, désirent faire une halte à Rougeac, un hameau dont il faudra aussi que je vous parle un jour, et qui possède un très joli gîte d'étape, auront à le traverser pour regagner Saint-Privat d'Allier en empruntant une partie du chemin que je vous ai montré lundi.

 

Il s'agit d'une variante pour ceux qui désirent marcher sur le chemin de Saint-Jacques en faisant de courtes étapes et en profitant de chacune...

C'est néanmoins un petit hameau rural tout à fait charmant dont beaucoup de maisons ont été rénovées à présent. Il y a encore des éleveurs en activité, dont un jeune couple, un qui possède des chevaux et quelques retraités qui s'occupent encore de quelques animaux.

Les autres maisons sont des résidences secondaires, rénovées depuis peu ou depuis des années. 

 

La première maison que l'on aperçoit à notre gauche possède une petite cloche. C'est l'assemblée, encore appelée "maison d'assemblée" parfois. Cette maison construite à la fin du XIXe siècle en Haute-Loire par les habitants du village servait à abriter la béate. En bas une grande salle commune permettait à de nombreuses personnes de s'installer autour de la cheminée et à l'étage, il y avait un logement succinct. Souvent la maison d'assemblée était située, près du four, de la source et au centre du village, ce qui est le cas de celle du Villard. 

 

Qui étaient les béates ?

On surnommait ainsi "les petites soeurs des campagnes". Il s'agissait de personnes qui se portaient volontaires pour aller dans les villages reculés de Haute-Loire enseigner le catéchisme aux enfants. Elles leurs apprenaient aussi à lire et à écrire ainsi que des rudiments de calcul. Elles-mêmes avaient été formées par des religieuses du Puy-en-Velay. Souvent durant les soirées, elles apprenaient aux femmes et aux jeunes filles à pratiquer la dentelle aux fuseaux, dentelle très recherchée qui leur permettait de gagner trois sous car elle se vendait à la ville, au mètre.  

Nées en Velay au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, 1200 maisons d'assemblée ont été recensées dans tout le département et il y en avait encore près de 900 en Haute-Loire et en particulier dans le Velay en 1880, date à laquelle celle du Villard a été construite, juste avant que les lois Jules Ferry interdisent  aux béates d'enseigner.

Ces demoiselles ont eu le mérite d'apporter l'instruction, bien avant l'école, dans des petites communes éloignées de la ville. Certaines béates étaient même formées à apporter les premiers soins. 

Dans certains lieux très reculés, elles ont existé jusqu'en 1960. 

 

La maison d'assemblée rénovée
La maison d'assemblée rénovéeLa maison d'assemblée rénovée
La maison d'assemblée rénovéeLa maison d'assemblée rénovée

La maison d'assemblée rénovée

 

En face la maison d'assemblée, se trouve le four du hameau (sans doute un four banal). La porte est ouverte et on voit que ce four a été rénové et est utilisé de temps en temps. 

Le four du hameauLe four du hameau
Le four du hameau
Le four du hameauLe four du hameau

Le four du hameau

 

En parcourant le hameau, nous découvrons quelques jolies maisons.

Je ne les ai pas toutes prises en photos, car les habitants étaient présents et c'était donc difficile de faire des photos discrètement. 

Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau
Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau
Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau

Un aperçu des différentes maisons du hameau

 

Quelques granges proches des habitations...

Des granges en activité ou pasDes granges en activité ou pas
Des granges en activité ou pas

Des granges en activité ou pas

 

Une ruine est située en plein centre...

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

Je vous montre quelques détails...pris en me promenant au hasard dans les rues du hameau. 

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

En repartant nous croisons des animaux...

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

Nous passons devant un abreuvoir sans doute encore utilisé et...un autre abandonné.

Et surprise ! En contrebas de la route, en retournant vers le bourg, un lavoir est là, abrité par un haut mur en pierres basaltiques, construit en demi-cercle. Il attendait notre visite...

Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)
Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)
Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)

Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)

 

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite de ce petit hameau rural (et montagnard) vous a plu. 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:06
Le moulin de Piquemeule derrière les arbres

Le moulin de Piquemeule derrière les arbres

 

Continuons la balade...si vous le voulez bien ! 

Elle est courte mais plaisante et nous la faisons souvent avec les enfants, en boucle ou pas, selon la chaleur et la saison. Il suffit d'emporter le goûter et de l'eau ou de prévoir un petit arrêt au village avant de repartir...

 

Nous nous sommes engagés samedi dernier, lors du week-end de l'Ascension sur le GR qui descend vers Saint-Privat d'Allier. L'environnement est très bucolique...

Nous avons croisé de nombreux marcheurs, certains faisaient une courte étape du chemin de Saint-Jacques, d'autres tout le chemin ou, comme nous, une simple promenade en famille. Tout le monde se croise toujours avec gentillesse sur ce GR, en toutes saisons et nous étions les seuls avec des enfants ce qui suscite toujours beaucoup de sympathie autour de nous.

 

Les abords du chemin avant de descendre vers le moulin
Les abords du chemin avant de descendre vers le moulinLes abords du chemin avant de descendre vers le moulin
Les abords du chemin avant de descendre vers le moulinLes abords du chemin avant de descendre vers le moulin

Les abords du chemin avant de descendre vers le moulin

 

Au moment où le chemin continue tout droit en remontant pour se diriger vers le hameau du Villard, que je vous ferai visiter un jour prochain, il faut plonger à gauche et prendre le tout petit sentier perpendiculaire qui descend au bord du ruisseau du Rouchoux. 

Nous y faisons une drôle de rencontre...une petite souris des champs, morte au bord du chemin. 

 

Le chemin pentuLe chemin pentu
Le chemin pentu
Le chemin pentuLe chemin pentu

Le chemin pentu

 

Comme vous le voyez, la pente est raide, traversée par de nombreuses racines apparentes et des rochers qui parfois peuvent servir de marches mais attention après la pluie car il y a de nombreux risques de chute dans cette partie-là du sentier surtout lorsque la fatigue se fait sentir (je parle là pour les randonneurs de Saint-Jacques de Compostelle qui sont en fin d'étape et compte faire une pause à Saint-Privat d'Allier). 

 

Le chemin est très ombragé et frais ce qui est un véritable délice en été. De plus assez vite, le bruit de l'eau se fait entendre.

Arrivés au ruisseau du Rouchoux, le moulin de Piquemeule apparaît sur la droite. J'ai été surprise de trouver une pancarte "propriété privée" qui n'existait pas l'année dernière ou que je n'avais jamais vu, ça m'arrive ! 

 

Le moulin de Piquemeule
Le moulin de PiquemeuleLe moulin de Piquemeule
Le moulin de Piquemeule

Le moulin de Piquemeule

 

Dehors, devant la porte, une jolie table ronde n'est autre qu'une des meules du moulin. 

La table qui est une ancienne meule
La table qui est une ancienne meuleLa table qui est une ancienne meule

La table qui est une ancienne meule

 

Le moulin fonctionnait grâce à l'eau du petit ruisseau du Rouchoux, qui descend tout droit des montagnes environnantes et va se jeter dans l'allier. Un peu plus en amont sur ce cours d'eau, il y a d'ailleurs un autre moulin qu'on voit en contrebas de la route, au lieu-dit du Pont du Diable, et qui a été totalement réhabilité récemment. 

 

L'été dans le Rouchoux, certains vacanciers font du canyoning avec combinaison obligatoire car l'eau y est très froide. Le cours d'eau présente paraît-il, de superbes cascades et toboggans entre le moulin de Piquemeule et l'allier. Mais au niveau du moulin, il est tout à fait tranquille...

 

Le ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule
Le ruisseau du Rouchoux au niveau de PiquemeuleLe ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule
Le ruisseau du Rouchoux au niveau de PiquemeuleLe ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule

Le ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule

 

Des petits ponts agrémentent son parcours ici ou là et permettent de le traverser ou d'entrevoir d'autres chemins, parfois barrés donc privés, ou pas. 

 

 

Les petits ponts sur le Rouchoux
Les petits ponts sur le RouchouxLes petits ponts sur le Rouchoux
Les petits ponts sur le RouchouxLes petits ponts sur le Rouchoux

Les petits ponts sur le Rouchoux

 

Après le moulin, nous passons devant une jolie maison aux volets bleus : c'est l'ancienne ferme de Piquemeule. Elle est souvent louée en été. Elle jouxte une partie privée devenue résidence secondaire. 

L'ancienne ferme de Piquemeule
L'ancienne ferme de Piquemeule
L'ancienne ferme de Piquemeule

L'ancienne ferme de Piquemeule

 

Le chemin qui s'est élargi à cet endroit-là passe au ras de la maison et nous avons un peu l'impression de marcher sur leur terrasse ! Les enfants sont invités à ne pas toucher à tout...

Ce jour-là, les volets sont fermés ce qui facilite l'observation des jolies fleurs qui parsèment la prairie de chaque côté : ce sont des ancolies.

Kri qui fait de superbes photos nous en a montré récemment en macro. Vous pouvez aller les admirer sur son site...

 

 

Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...
Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...
Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...

Les ancolies sont en fleurs...

 

Peu après la maison se trouve la croix de Piquemeule, qui est une des plus anciennes croix de la commune et daterait du XIVe siècle.

Elle porte au revers l'agneau pascal...mais ma photo permet à peine de le distinguer. Je referais des photos lorsque le soleil le permettra car là, la lumière était beaucoup trop dure. 

Je n'ai pas trouvé d'informations plus détaillées sur cette croix. Depuis peu, certains randonneurs y déposent à la base un petit caillou noir, trouvé sur le chemin. 

 

La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle
La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle
La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle

La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle

 

Puis une petite route, aujourd'hui goudronnée remonte jusqu'à la grande route (le Puy-en-Velay / Saugues) et la vue sur le village de Saint-Privat d'Allier se dégage, tandis que la ferme s'éloigne peu à peu...

 

On laisse derrière nous la ferme de Piquemeule
On laisse derrière nous la ferme de PiquemeuleOn laisse derrière nous la ferme de Piquemeule
On laisse derrière nous la ferme de PiquemeuleOn laisse derrière nous la ferme de Piquemeule

On laisse derrière nous la ferme de Piquemeule

 

Quelques publicités annoncent aux randonneurs, les gîtes où ils pourront être accueillis pour ceux qui désirent faire une halte au bourg...ou prèfèrent se rendre directement à Rochegude pour visiter la petite chapelle, avant de continuer le lendemain vers Monistrol, puis Saugues et ensuite...à eux la Margeride ! 

Du Hameau du Chier à Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
Du Hameau du Chier à Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:35
Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

 

Comme vous le savez peut-être, je rentre de quelques jours de "vacances" passés en Haute-Loire, et plus particulièrement dans le Velay, une région où je me rends très souvent car elle est le berceau de mes grands-parents paternels. 

Je vous ai déjà parlé de ce joli coin d'Auvergne sur mon blog et je vais donc dans les jours qui viennent compléter la visite de cette région.

J'espère que cela vous donnera envie de la connaître, car les touristes se font plutôt rares. En effet, en dehors des 25 000 randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et font une pause ici, à Saint-Privat d'Allier, première étape de la via Podiensis, peu de gens prennent le temps de s'y arrêter vraiment. 

 

Saint-Privat d'Allier est un petit village perché situé à environ 22 kilomètres du Puy-en-Velay. La commune est vaste et depuis le 1er janvier 2017, elle s'est agrandie encore car elle vient de fusionner avec celle limitrophe de Saint-Didier d'Allier. Elle se trouve aux portes du Gévaudan, pour ceux qui connaissent la bête...

La première des choses que l'on découvre en arrivant sur les lieux que l'on soit à pied, à vélo ou en véhicule motorisé, c'est le château ! 

 

Vue générale du château en arrivant de Saugues...
Vue générale du château en arrivant de Saugues...Vue générale du château en arrivant de Saugues...

Vue générale du château en arrivant de Saugues...

 

Dressé sur son éperon rocheux, le château a dû être en son temps, un bâtiment majestueux. Mais aujourd'hui, il n'en reste que certains éléments, qui font néanmoins leur effet sur les visiteurs. Pour y accéder et s'approcher de ses murs épais, construits en pierre basaltique, il suffit de grimper par un joli petit sentier escarpé, le chemin de l'Esperou, mot qui justement, veut dire en français "éperon". 


 

Le chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou

Le chemin de l'Espérou

 

On peut aussi monter à l'église par la place de la fontaine, d'où part une petite route goudronnée, étroite mais qui permet de longer le château en contrebas...

En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...

En montant par la place de la fontaine...

 

Le château domine les gorges de l'Allier. Il se dresse sur le même emplacement que l'église romane, construite en brèche volcanique, dont je vous parlerai bientôt. 

Selon l'endroit d'où le promeneur l'observe, des traces des anciennes fortifications, des murs, des tours sont bien visibles...

En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...

En faisant le tour du château...

 

Comme la construction s'adapte à la forme de l'éperon, le château a une forme de pointe très marquée ce qui du village, lui donne un air d'autant plus austère et un peu impressionnant tout de même...d'autant plus que la pierre est sombre et les fenêtres plutôt étroites. 

La "pointe" du château

La "pointe" du château

 

Les deux ailes laissent l'espace pour une cour intérieure que je ne vous montrerai pas. En effet, le château est actuellement une propriété privée et ne se visite pas. 

J'ai eu la chance de pouvoir y pénétrer, il y a quelques années de cela car il servait de lieu d'exposition en été, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Côté esplanade de l'église, on devine les habitations derrière un mur de clôture...

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église
Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

 

Un peu d'histoire...

A l'origine le domaine constituait une des baronnies d'Auvergne. Il appartenait aux Mercoeur, puis il passa au XIIIe aux Montlaur qui possédait déjà le château de Rochegude dont il ne reste qu'une seule tour et dont je vous ai parlé ICI et bien d'autres domaines... 

Ensuite, ce sont les Poitiers Saint-Vallier qui en deviennent propriétaires. Ils le réparent au mieux et le château sert alors d'abri pour les habitants en cas de danger.

Le château devient ensuite la propriété des Guitard qui sont les premiers à s'y installer vraiment au XVIe siècle. 

Suite au mariage malheureux de la fille d'un des héritiers avec François de Bouchard, la tranquillité des lieux prend fin. En effet, Jacques, leur fils,  provoque des problèmes relationnels graves avec la population environnante, mais aussi le clergé, les seigneurs voisins et même l'évêque.

Il sera condamné à mort en 1676, pour plusieurs assassinats. Une sentence qui ne sera jamais appliquée suite à sa mystérieuse disparition. Mais la population locale ne pardonnera pas les agissements de ce fauteur de troubles et le château est condamné à être raser...

En 1723, l'intendant d'Auvergne donnent son accord pour que les descendants de la famille Bouchard puissent le reconstruire. 

Il sera encore une fois dévasté et pillé durant la révolution...puis rénové. Chacun des propriétaires apporte modifications et aménagements. L'aspect actuel du château date donc du XVIIIe siècle. 


 

 

Photos anciennes
Photos anciennes Photos anciennes

Photos anciennes

 

Les héritages successifs vont permettre la transmission des biens par mariage, ou filiation, jusqu'en 1877, date de la vente du château aux religieuses de Saint-Joseph du Puy-en Velay qui en firent une école de filles ouverte jusqu'en 1988. Des générations de filles de la région y ont été scolarisées. Mais c'est une autre histoire que celle des écoles de Haute-Loire et je vous la conterai une autre fois ! 

[source : http://www.mairie-saintprivatdallier.fr/]

 

Notre balade est terminée pour aujourd'hui. Très bientôt, je vous ferai visiter l'église et d'autres lieux proches de ce village.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:40

 

Hier je vous ai emmené sur la crête de Saint-Pons et je vous avais promis de franchir avec vous le joli passage entre deux murets, situé sur le plateau.

Pour aller là où je veux vous emmener, il faut d'abord suivre le chemin qui borde les falaises, avant de descendre sur une des restanques en contrebas par une sorte d'éboulis formé par des pierres écroulées.

Un petit cairn indique que le passage est fréquenté par les connaisseurs. Pas très facile d'accès, il faut bien le reconnaître, mais ce que nous avons découvert valait le coup d'oeil et les égratignures...

 

Nous voilà presque au bout du monde civilisé, devant une superbe construction qui servait de bergerie à l'époque où le Luberon était peuplé de nombreux troupeaux...

 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

Vous me croirez ou pas, mais je n'ai pas trouvé trace de cette construction ni sur les cartes, ni sur les blogs ou autre sites de randonnées, touristiques ou pas, de la région de Bonnieux.

Je ne sais même pas si le site a un nom précis car pour cela, il faudrait aller interroger les anciens...ou peut-être les chasseurs ! 

 

Une fois descendu en contrebas du chemin, et en suivant le sentier, on découvre une première construction, appuyée sur la falaise. Un homme n'y tiendrait pas debout : elle servait peut-être à isoler les brebis gestantes ou malades. 

 

On approche...On approche...
On approche...

On approche...

 

On découvre un peu plus loin, un mur exceptionnellement long, appuyé lui aussi à la falaise... dans un environnement envahi par les chênes verts. C'est le mur de la bergerie. 

Le mur de la bergerie

Le mur de la bergerie

 

Un peu plus loin, on aperçoit une ouverture mais le mur se prolonge au-delà. 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon
Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

La bergerie est bien là, certes un peu envahie par la végétation, sur cette restanque sans nul doute autrefois cultivée et qui aujourd'hui paraît être au bout du monde. 

Ses murs sont solides et encore debout ce qui la rend précieuse. On dirait presque un ermitage avec ses petites pièces attenantes...

Nous sommes juste en-dessous de la crête et nous apercevons en levant les yeux les rochers en surplomb. 

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous
La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

 

Aucun bruit de la civilisation n'arrive jusqu'à nous, car les voitures de la combe sont loin et nous sommes loin de toute habitation ! Quelques bruissements par-ci par-là, montrent que la vie est bien présente, mais elle sait se faire discrète ici et même les chants des oiseaux nous paraissent assourdis dans le silence qui nous entoure. 

 

Alors pas d'hésitation, nous nous approchons !

A notre gauche, c'est la grande bergerie et les restes de sa porte en bois aux clous forgés par des mains expertes...

Les gonds sont encore en place mais la porte a été enlevée.  

 

La bergerie
La bergerieLa bergerie
La bergerieLa bergerie

La bergerie

 

Nous observons des traces de ciment...

La porte a donc été renforcée assez récemment. 

Les traces de ciment

Les traces de ciment

 

En pénétrant à l'intérieur, nous découvrons que la bergerie est particulièrement grande. 

L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie

L'intérieur de la grande bergerie

 

Un peu plus loin, l'ouverture creusée dans le mur permet d'accéder à une autre partie de la construction. Peut-être les habitations du berger ?

Une petite pièce, bâtie elle-aussi contre le rocher, se trouve à gauche...

La petite pièce de gauche
La petite pièce de gauche

La petite pièce de gauche

 

...elle s'ouvre dans un long couloir éclairé par une fenêtre unique à barreau ce qui est surprenant ici. 

Le toit s'étant écroulé, nous apercevons la paroi rocheuse à travers les plaques calcaires qui remplaçaient les tuiles...

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse
La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

 

Au bout du couloir, une autre pièce de forme conique est elle-aussi bien conservée car bâtie entre le mur et la roche...

La pièce du fond...

La pièce du fond...

 

Si nous longeons encore un peu le mur extérieur, une autre construction, écroulée à présent nous laisse voir l'arrière de la  pièce et la façon dont le mur s'accroche à la paroi... 

L'arrière de la pièce

L'arrière de la pièce

 

Cette paroi calcaire est ouvragée comme de la dentelle : c'est l'action de l'eau...

La paroi rocheuse
La paroi rocheuse

La paroi rocheuse

 

Et maintenant que nous avons visité les lieux nous avons le choix : soit tenter de descendre par les restanques, un peu risqué je trouve car on ne sait pas trop à quelle distance se trouve le sentier par lequel nous sommes montés et peut-être faudra-t-il en plus sauter d'une restanque à l'autre au risque de ne plus pouvoir remonter si nous nous trompons de chemin... c'est ce que mon mari voudrait faire ! Soit remonter par la crête...Devinez lequel des deux a gagné ?!

Au retour, nous nous apercevons que le mur de la bergerie a lui aussi (comme la porte) été rénové en partie : le changement de couleur et l'agencement des pierres sur la gauche, en est une preuve que nous n'avions pas vu en arrivant. Je ne sais toujours pas aujourd'hui ni par qui, ni depuis quand.

 

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

 

La balade d'aujourd'hui est terminée, j'espère qu'elle vous a plu et que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

Promis, un de ces jours, nous irons à nouveau découvrir d'autres sentiers sauvages de ma chère Provence ou d'ailleurs...

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:38

 

Revenons pour deux jours en Provence et plus précisément dans le Luberon mais encore une fois dans une nature plutôt sauvage. 

Dimanche dernier, alors qu'il faisait une chaleur d'été, nous avons eu envie de nous balader au frais et nous avons choisi un petit vallon ombragé qui monte sur la crête de Saint-Pons dans le petit Luberon.

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

 

On atteint cette crête, soit en faisant un grand tour à partir du village de Bonnieux si on est courageux, ou bien pour les "petits" randonneurs du dimanche... en prenant un chemin qui se trouve  en haut de la combe de Bonnieux, combe qui prolonge celle de Lourmarin, seul passage possible entre les deux Luberon (le Grand et le Petit)...

 

Je vous rappelle pour ceux qui habitent loin, que le Luberon est une des montagnes qui "coupe" la Provence en deux et pourrait même servir de frontière aux deux départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Heureusement qu'il y a ce passage, cette combe donc, creusée par l'Aiguebrun, la rivière qui lui a donné son nom, car sinon nous n'irions pas souvent promener de l'autre côté : il faudrait faire tout le tour ! 

D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls car la circulation dans la combe est incessante quel que soit le jour de la semaine. 

 

Mais le vallon où nous avons promené est encore sauvage.

Lors de notre balade, nous n'avons rencontré tout au long de l'après-midi qu'un seul VTTiste, presque surpris de nous croiser sur le chemin étroit et seulement un jeune couple venu pique-niquer sur les hauteurs pour profiter de l'air et de la vue. 

 

Le chemin est très agréable et ombragé : il monte sous les arbres...

 

Le sentier est ombragé
Le sentier est ombragéLe sentier est ombragé

Le sentier est ombragé

 

Le ciel est bleu... 

Pas un nuage à l'horizon

Pas un nuage à l'horizon

 

Le chemin grimpe pas mal mais nous permet d'atteindre assez vite la crête...

Il y a toujours de l'air et la vue est remarquable, non seulement sur la combe et la route en contrebas, mais aussi dans toutes les directions...

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !
La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

 

Nous croisons bien ici et là quelques plantes des sous-bois...Vous reconnaîtrez au passage  dans l'ordre des photos, des mélittes à feuilles de mélisse de couleur rose (genre Melittis), des jeunes pousses de Houx fragon, des pousses de l'année de genévriers cade, des fougères dont je ne connais pas le nom exact et des gesses (Lathyrus), proches de nos petits pois...

Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore
Quelques éléments de la flore
Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore

Quelques éléments de la flore

 

En chemin, nous avons eu la surprise de tomber sur une jolie borie de forme carrée en état...

Une borie de forme carrée

Une borie de forme carrée

 

Puis de nombreuses restanques attestent de la présence humaine. Ces espaces étaient donc bien cultivés...

Les bancaous

Les bancaous

 

Le chemin est en contrebas d'une barre rocheuse : la crête de Saint Pons...

Le barre rocheuse

Le barre rocheuse

 

Et plus loin, une fois sur le plateau d'autres constructions nous attendent en état ou pas que je ne peux pas résister à vous montrer...

La lumière était si forte que les photos ne sont pas très réussies !  

Tout d'abord cette jolie borie habitée, avec des rideaux aux fenêtres en tous cas, son joli mur d'enceinte et un petit puits typique de la région...

 

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher
Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

 

Une autre en mauvais état...mais dégagée par la coupe des arbres, nous permet de voir le Mont Ventoux  par derrière !

 

Ruines de borie
Ruines de borie

Ruines de borie

 

Et encore plus loin sur le plateau, nous trouvons en contrebas du chemin une borie en très mauvais état mais l'aménagement extérieur avec ses petits bancs de pierre montre que des groupes s'y installent pour casse-croûter de temps en temps...

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

 

 

Les propriétaires du coin nous permettent de passer chez eux et d'emprunter les chemins...et le disent ouvertement aussi le promeneur est averti et se sent responsable de ses actes. J'aime beaucoup !

 

 

La signalétiqueLa signalétique

La signalétique

 

Demain... si vous le voulez bien, nous emprunterons ce joli petit passage, et je vous ferai découvrir une autre construction étonnante.

Les bories de la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:10
La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

 

La semaine dernière je vous ai emmené visiter la Cathédrale Notre-Dame de Die et je vous ai raconté un peu son histoire.

 

Son originalité réside en particulier dans son clocher-porche datant de la fin du XIIe siècle. Revenons un court instant vers ce clocher, pour le regarder de plus près.

Le visiteur peut pénétrer sous le porche par une des trois portes...ouvertes lorsque l'édifice est ouvert ce qui est le cas la plupart du temps.

 

Si nous entrons par la porte principale côté ouest, on peut observer au passage le  tympan en bois gravé. 

 

Le tympan de la porte ouest

Le tympan de la porte ouest

 

Si nous entrons par la porte sud, nous pouvons traverser le porche ou simplement observer la place du marché de l'autre côté quand la porte nord est ouverte, comme ici sur mes photos...

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché
La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

 

Mais il faut noter que ces portes latérales n'ont pas toujours été ouvertes par des portails et la photo suivante datant de 1887, le montre bien.

En effet sur cette photo, la porte nord est murée. Il faut dire qu'à cette date des maisons étaient attenantes à la cathédrale.

 

A l'intérieur, au rez-de-chaussée, le porche présente quatre colonnes antiques, supportant une belle voûte. On aperçoit trois de ces colonnes sur la photo ci-dessous. 

 

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

 

Sous le porche, dans un des coins, une inscription romaine est gravée sur une des pierres.

Elle nous rappelle les origines romaines de la ville et montre que les constructeurs du XIIe siècle ont réutilisé des matériaux disponibles sur place. 
 

L'inscription romaine

L'inscription romaine

 

L'entrée de la nef est surmontée par un tympan sculpté que tous les spécialistes déclarent comme exceptionnel pour cette période : un christ en croix, entouré de deux soldats romains, de la vierge, de Saint Jean et de quatre évangélistes...

Si vous voyez tout ça sur ma photo, vous êtes forts ! 

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté
L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

 

A l'extérieur du porche, de part et d'autres des portails, des colonnettes sont surmontées de chapiteaux richement sculptés, datant du XIIIe. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ces chapiteaux. Ceux du portail nord présenteraient l'offrande d'Abel et le sacrifice d'Isaac.

Les autres évoqueraient des combats, sans doute allégoriques et l'on voit ici ou là des griffons, des hommes, un crocodile et autres figures connues du XIIe siècle que l'on retrouve apparemment dans d'autres édifices religieux de la région, comme la cathédrale de Valence.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur leur interprétation... 

 

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

 

Voici d'autres détails de l'architecture extérieure de la cathédrale...

 

L'abside a été décorée récemment d'un cadran solaire, élaboré par les élèves du GRETA.  Il est placé entre deux contreforts, bien visibles et juste en-dessous d'une des ouvertures. 

Le cadran solaire récent
Le cadran solaire récentLe cadran solaire récent

Le cadran solaire récent

 

Les ouvertures sont toutes différentes mais toutes bien réparties entre  la nef et l'abside...
 

Des ouvertures...dont une murée !
Des ouvertures...dont une murée !

Des ouvertures...dont une murée !

 

Il y a trois horloges sur le clocher-porche, chacune est placée au-dessus d'une des portes.  

Une des horloges

Une des horloges

 

Et pour terminer, je vous montre à nouveau le clocher qui surmonte le porche, pour ceux qui n'ont pas vu mon dernier article. Il faut dire que je ne peux pas résister à ce plaisir, toujours renouvelé pour moi à chacune de mes visites dans la ville, car nous avons la chance de l'apercevoir de la maison familiale, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Le clocher
Le clocher

Le clocher

 

Promis, d'ici cet été, je vous ferai  visiter l'intérieur de la cathédrale en détails, mais pour cela il faudra d'abord que je retourne à Die puis que je complète ma collection de photos en refaisant toutes celles que j'ai raté...

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:56

 

L'année dernière, je vous ai déjà emmené faire une Petite balade historique dans la ville de Die, intra-muros. Je me suis promis cette année de vous faire visiter plus en détails certains de ses monuments.

Aujourd'hui je vais vous parler de la Porte Saint-Marcel, la seule porte ancienne encore existante de nos jours dans les remparts. 

Et tout d'abord voici quelques photos ! 

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps


A l'origine, la ville fortifiée comprenait deux portes principales.

La première était la porte Saint-Pierre (ou Porte des Gaules) démolie en 1891. Elle se trouvait à l'entrée de la ville, côté Valence (tournée vers l'Ouest). Seuls quelques vestiges ont été conservés au musée de la ville. Et dans les caves de particuliers subsistent de gros blocs de grès : ce sont les fondations de la tour qui la flanquait au nord.

La seconde est la porte Saint-Marcel dont nous allons parler aujourd'hui: elle s'ouvre côté Est de la ville.

D'autres portes annexes permettaient l'accès à l'extérieur des remparts comme la porte Saint-Vincent par exemple au sud qui s'ouvrait vers la rivière en direction du Pont rompu qui surplombe la Drôme, un pont qui a conservé les culées et la pile centrale de la même époque.

Mais il y avait bien d'autres petites portes qui permettaient aux habitants d'avoir un accès plus facile vers les champs ou les points d'eau et qui en cas de problèmes, restaient fermées. 

 

La porte Saint- Marcel est le seul monument antique du département de la Drôme encore intact.

Elle est classée aux Monuments historiques depuis 1862. 

Elle a failli être détruite elle aussi car la ville nécessitait un agrandissement de sa voie principale qui a été fort heureusement déviée pour passer sur la rivière Meyrosse (un affluent de la Drôme) grâce à un viaduc construit en 1845. 

Elle a subi de nombreux remaniements et il est maintenant prouvé qu'il s'agit d'une porte essentiellement romaine dont l'originalité réside dans le fait qu'elle est intégrée dans des remparts médiévaux.   

En effet, s'il ne fait aucun doute qu'elle a bien été construite vers l'an 300, en même temps que les remparts, elle présente côté ville, un arc monumental du IIe siècle, qui pierre à pierre a été démonté de son ancien emplacement, puis déplacé pour être intégré dans la fortification. 

 

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle
Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

 

L'arc est surmonté par une tête de taureau qui se voit de loin...

La tête de taureau
La tête de taureau

La tête de taureau

 

En s'approchant le promeneur découvre d'autres sculptures...

Tout d'abord de chaque côté de la tête de taureau, les deux surfaces de forme triangulaire que l'on appelle des écoinçons sont gravés de centaures. C'est celui de droite qui est le mieux conservé. On distingue très bien la queue de dragon, les pattes de cheval, le buste humain, la trompette droite et sans doute d'autres détails que je ne visualise pas bien sur ma photo par manque de connaissances...

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

 

 

Ensuite au niveau de la voûte, on aperçoit des cercles contenant une rosace en leur centre. Ces cercles se superposent pour former des carrés...

Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte
Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte

Les rosaces de la voûte

 

Deux frises ornent encore cette partie de l'arc : une d'entre elles représente une procession religieuse ; l'autre en dessous, très altérée, un animal apprivoisé (un lion ?) et des danseurs...

A gauche, côté nord je n'ai pas réussi à photographier la frise très altérée qui représente deux chars face à face tirés par de gros animaux. 

Toutes ces sculptures ont une valeur symbolique car il n'y a jamais eu dans la ville de courses de chars...

 

Les deux frises situées sur l'arc

Les deux frises situées sur l'arc

 

Un couloir s'ouvrait sous la voûte et permettait de contourner la herse...il ne pouvait être emprunté qu'à pied. 

 

Du côté externe, la porte est encadrée par deux tours circulaires intégrées dans les remparts et datant de l'âge de la porte (voir les premières photos de l'article).  Les tours et la porte sont construits avec les même gros blocs de grès. 

La partie haute a été reconstruite en petits moellons, au Moyen Âge et on a ajouté à la porte à cette époque des mâchicoulis, une herse et un pont-levis qui n'existent plus aujourd'hui. 

 

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

 

La porte Saint -Marcel porte le nom d'un évêque de Die que les gens de Barjols dans le Var fête chaque année car ils en ont fait leur Saint Patron.

Marcel avait pris la succession de Pétrone, son propre frère, suite à la mort de ce dernier en 463. Il avait marqué la ville par son investissement religieux mais aussi par son action politique qui lui a valu d'être déporté pendant deux ans. Quand il reviendra d'exil, il sera vénéré jusqu'à sa mort survenue en l'an 510.

 

Pour rester dans le ton de mon article, je terminerai la visite sur une note artistique...

Voici une aquarelle représentant la Porte Saint-Marcel qui a été réalisée par Charles de Teisseire de Valdrôme (1872-1935). 

Cet aquarelliste était un artiste provençal impressionniste né à Die. Il était également musicien et a été premier violon à l'orchestre de Nice. Il a peint de nombreux paysages de Die et de la Provence. 

En 1928, son aquarelle a servi de couverture à la publication du guide touristique édité par le Syndicat d'initiative de l'époque. 


 

La Porte Saint-Marcel / Balade dans Die intra-muros

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:10
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneurUn des premiers cabanons aperçu par le promeneur

Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur

 

Les "jardins du Perrier" qui devraient s'appeler plutôt les "jardins de Font Giraude" existaient déjà lors de la mise en place du cadastre en 1825. A l'origine, il s'agissait de grandes parcelles de prairies ou de terres maraîchères qui entouraient le grand "Mas du Perrier", une exploitation importante au point de vue économique dans la région. 

 

Au fil du temps et en particulier lors de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, des usines s'installent en ville : usines d'ameublement ou textile, meuneries ou tanneries, entreprises vinicoles...et de nombreux ouvriers y travaillent. La surface cultivée diminue au profit de terres plus petites qui deviennent des jardins ouvriers où les familles peuvent cultiver leur potager, prendre l'air ou profiter de leurs loisirs.

 

Bien sûr, tous les jardins sont irrigués soit par de petits canaux qui ont été mis en place au temps de l'exploitation du mas, soit par la nappe phréatique et des puits. Les premiers travaux d'irrigation auraient été mis en place dès 1750. 

 

De nombreux chemins privés mais ouverts aux promeneurs permettent de visiter les lieux...


 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Mon beau-père parlait souvent de ses souvenirs d'enfance et des soirées d'été passées au jardin, des pique-niques organisés le dimanche.

De nombreuses photos montrent toute la famille rassemblée dans le petit jardin. Il en était de même dans le jardin des voisins. 

 

Le Perrier est aujourd'hui constitué de plus de 200 parcelles appartenant toutes à des propriétaires différents...

Depuis 2003, l'espace proche du grand mas du Perrier est devenu un camping municipal très prisé en été, car situé au bord de la rivière et fréquenté hors saison par les Diois, petits et grands qui se promènent sur les chemins ou envahissent l'aire de jeux.

Et tout près de la ville, sur la route du Pont rompu, des jardins familiaux ont même vu le jour permettant aux familles qui ne possédaient pas de jardins au Perrier d'avoir leur petite parcelle à cultiver...  

 

 

Dans les jardins du Perrier, chacun vaque aujourd'hui à ses occupations : mise en place du potager ou du jardin d'agrément fleuri, jeux et apprentissages du jardinage avec les enfants, ou tout simplement farniente. Mais le partage et le lien social sont toujours de mises.

Tout dernièrement, de nombreuses serres ont vu le jour, attestant de la passion nouvelle pour sa propre production de plants ou de légumes.

 

Mais de ces temps reculés, de ces instants passés au jardin, subsistent de nombreux petits cabanons utilitaires dont voici un petit aperçu.

 

Ils peuvent être anciens et même habitables...

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou plus modernes et récents...
 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Certains ressemblent même à de simples cabanes à outils à peine améliorées...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

D'autres sont plus somptueux !

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou carrément à l'abandon...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Qu'importe...chaque parcelle a son cabanon !

Et ils attestent tous, comme les jardins, de la personnalité de leurs propriétaires. 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:11
Le marché aux fleurs juste à côté du parking

Le marché aux fleurs juste à côté du parking

 

La promenade dans les rues nous apprend toujours beaucoup de choses sur une ville ou un village, que ce soit en regardant les noms de ces rues où en observant les monuments, les statues, ou tout autre patrimoine, petit ou grand, laissé par les habitants.

 

La première chose que l'on voit en arrivant à Sanary en dehors de la tour carrée...c'est la mer et bien sûr le port dont je vous parlerais un jour prochain.

 

Sanary et le port vu d'en-haut

Sanary et le port vu d'en-haut

 

La tour carrée appelée aussi Tour romane, a été érigée vers 1300 à l'époque où la ville s'appelait encore Saint-Nazaire et dépendait d'Ollioules comme je vous l'ai expliqué dernièrement. Elle est un exemple typique de l'architecture romane militaire. Elle mesure 21 mètres de hauteur et se voit donc de loin. 

Au départ, elle servait de tour de guet et était entourée d'un fossé de défense afin de protéger la garnison et surtout les armements. Vers 1507, des maisons sont construites à proximité et la tour cessera peu à peu de fonctionner comme tour de guet au cours du siècle. On l'utilisera ensuite comme une prison, puis un grenier pour les provisions et le fossé sera définitivement comblé au début du XVIIIe siècle. 

Au dernier étage se trouve encore l'ancien pigeonnier. 

 

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

 

Restaurée par la ville, elle est ouverte au public depuis 1990 et son musée se visite également. Il s'agit d'un musée international d'archéologie sous-marine. Ses collections proviennent de fouilles effectuées dans la baie de Sanary et la rade du Brusc. Il a été baptisé "Musée Frédéric Dumas" en hommage à un passionné de plongée.

Sanary est en effet la cité historique de la plongée sous-marine. Les trois "Mousquemers" que sont Frédéric Dumas, Jean-Yves Cousteau et Philippe Tailiez s'y sont rencontrés et y firent de nombreuses expérimentations. Ils ont testé ici leur matériel de plongée, parfois unique...

Le musée présente dans ses salles, toute une collection d'équipements de plongée et les amateurs peuvent y découvrir l'étendue des progrès réalisés dans ce domaine.

 A visiter un jour prochain donc lorsque je retournerai m'y balader...

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

 

En longeant le port, nous apercevons l'église Saint-Nazaire, appelée aussi l'église Saint Nazaire-Saint Celse.

Elle a été construite à la fin du XIXe siècle dans un style néoroman par Michel Pacha en remplacement de l'ancienne église du XVIe. 

Ce personnage célèbre à Sanary, de son vrai nom Marius Michel, était officier de marine et architecte. C'est lorsqu'il est devenu maire de la ville qu'il décida d'y faire des transformations importantes et de la moderniser pour en faire une station balnéaire. 

En 2000, l'intérieur a été décoré de fresques d'inspiration byzantine...que je ne vous montrerai pas car je ne l'ai pas visité. 

 

L'église Saint-Nazaire
L'église Saint-Nazaire

L'église Saint-Nazaire

 

La fontaine de l'agriculture, c'est son nom a été érigée en hommage à l'agriculture, car malgré les apparences, et la proximité de la mer, Sanary a toujours été un pôle important pour l'agriculture dans l'arrière-pays. 

Une autre statue est érigée en hommage à la marine. 

La fontaine de l'agriculture

La fontaine de l'agriculture

Statue et fontaine vues de prèsStatue et fontaine vues de près

Statue et fontaine vues de près

 

En se promenant sur le port on aperçoit aussi l'horloge située sur le fronton de la mairie...elle date de 1890. 

L'horloge

L'horloge

 

Tout près des travaux, l'hôtel-restaurant de la Tour tente d'attirer les touristes avec ses jolies tables colorées...mais ce n'est pas très drôle car personne ne peut voir le port à travers les grosses toiles tendues pour sécuriser les lieux. 

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

 

Dans les rues qui montent vers la petite Chapelle Notre-Dame de la Pitié dont je vous ai parlé cette semaine, on passe devant la maison Cousteau toujours habitée par son fils. 

L'entrée de la maison CousteauL'entrée de la maison Cousteau
L'entrée de la maison Cousteau

L'entrée de la maison Cousteau

 

De nombreux personnages célèbres ont vécu à Sanary et plusieurs plaques leur rendent hommage, ici ou là dans les rues. 

N'oublions pas non plus que durant le XXe siècle et la seconde guerre mondiale de nombreux écrivains exilés ont été accueillis par la ville. 

 

Petite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le VarPetite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le Var

 

Quelques grandes bâtisses richement ornées dominent la baie...ou se découvrent dans les rues au fil de la balade. Leur  style est parfois fort différent comme vous pouvez le voir sur ces deux photos. 

Quelques bâtisses...
Quelques bâtisses...

Quelques bâtisses...

 

Et puis il y a tout ce que nous ne pouvons voir et cette porte par exemple s'ouvre sur un mystérieux jardin qui domine la baie et les îles...La vue doit y être magnifique ! 

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:11

 

Voilà une petite chapelle à laquelle on accède par un chemin qui domine la baie de Sanary. Il est sillonné d'oratoires et de jolies maisons devant lesquelles prolifèrent les plantes et les fleurs que je vous ai montré lundi dernier.

 

L'arrivée à la chapelle
L'arrivée à la chapelleL'arrivée à la chapelle

L'arrivée à la chapelle

 

Un peu d'histoire... 

 

Cette petite chapelle a été construite vers 1560 par les habitants eux-mêmes, sur la colline de "Port-yssol" qui était attachée alors à la commune d'Ollioules. 

C'était à l'époque non pas un quartier de Sanary, la ville n'existait pas encore, mais un petit hameau appelé Saint-Nazaire qui était habité presque entièrement  par des pêcheurs. 

Un ermite était chargé d'entretenir la chapelle mais surtout de prévenir les pêcheurs de l'arrivée du mauvais temps. Pour cela il sonnait la cloche afin de guider les bateaux vers le port. Il les prévenait de la même manière en cas d'éventuels envahisseurs. 

Abrité derrière la Tour Romane qui avait été érigée dès 1300, ce petit hameau s'étalait au bord de l'eau.

Dès le XVIIe siècle, Louis XIV accepte par décret de séparer le hameau de Saint-Nazaire de la commune d'Ollioules. En échange les habitants obtiennent le droit d'effectuer une procession annuelle et perpétuelle. 

Le hameau devient définitivement une commune indépendante en 1688 et se dote de ses armoiries. 

 

Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

 

Sanary était née : en effet San Nary, signifie  Saint-Nazaire en provençal ! 

Mais son nom ne lui sera officiellement attribué qu'en 1890. 

Au XVIIIe siècle, la chapelle servira, vue sa position en hauteur par rapport à la baie, de poste de garde face aux menaces d'invasion par la mer (on redoute le duc de Savoie), puis elle sera utilisée comme infirmerie à deux reprises, pour soigner les malades de la Grande Peste en 1720, puis à nouveau en 1870, plus d'un siècle plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. 

Entre temps, au moment de la Révolution française, elle va être vendue comme beaucoup de biens d'église à un commandant d'artillerie, le Capitaine Ferrati. Elle a été rendue au culte en 1805. 

Elle est aujourd'hui la propriété de la ville et a été entièrement restaurée en 2008. 

 

C'est une petite chapelle blanche, très sobrement décorée à l'intérieur.

On y découvre divers ex-voto dédiés à Sante-Marie, Sainte-Rita et Sainte- Thérèse. Une jolie peinture du Christ orne les murs et on peut y admirer des statues de Saint-Joseph et Saint-Antoine. 

 

L'intérieur sobre de l'église
L'intérieur sobre de l'égliseL'intérieur sobre de l'église

L'intérieur sobre de l'église

 

Désolée pour les passionnées, mais il y avait trop de monde ce dimanche-là pour que je réussisse à prendre des photos sans personne devant, or comme vous l'avez deviné, cette chapelle est toute petite.

Je ne pourrais donc pas vous montrer davantage de détails pour aujourd'hui...Cela me donnera l'occasion d'y retourner.

 

Proche de Sanary, se trouve sur la commune de Six-Fours, une autre petite chapelle dont je vous ai parlé, il y a déjà presque deux ans : c'est Notre-Dame de (la) Pépiole. Je vous mets le lien vers mon article de l'époque pour ceux que ça intéresse.

 

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