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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:10
L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

 

C'est une des plus belles églises velaves.

Il s'agit d'une église romane qui a été construite au XIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques depuis 1907.

 

Elle se trouve actuellement sur la commune de Vergezac dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Le hameau rural de Saint-Rémy est traversé par la départementale 906 qui relie Loudes au village de Bains, où se trouve aussi une jolie église que je vous montrerai un jour. Le hameau abrite une vingtaine de familles dont des éleveurs. 

 

Les environs de l'église
Les environs de l'égliseLes environs de l'église

Les environs de l'église

 

L'église a bien sûr été de nombreuses fois remaniée au cours des siècles mais elle garde son caractère particulier avec son clocher-peigne (ou clocher à peigne) qui date du XVIe siècle (la date de 1696 est indiquée sur l'escalier intérieur mais je ne l'ai pas vu). 

Le clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne

Le clocher-peigne

 

Elle aussi, comme l'église de Saint-Privat d'Allier, dépendait du prieuré de la Chaise-Dieu jusqu'à la Révolution. 

 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée, comme toutes les églises maintenant, mais nous essaierons de nous y rendre un jour un samedi après-midi, jour de messe. Peut-être est elle ouverte un peu avant ?

Je sais aussi que la commune organise des visites régulièrement. Il suffit juste que je me trouve là-bas au bon moment...

 

Son aspect extérieur est très lourd et massif et la pierre volcanique rouge sombre n'arrange rien. 

Sa façade se compose d'un portail à arc brisé encadré par deux colonnes, surmontées de chapiteaux d'inspiration antique.

 

Le portail d'entrée
Le portail d'entréeLe portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

Au-dessus, les arcatures reposent aussi sur des chapiteaux à têtes caractéristiques de l'architecture velave.

Au-dessus du porche d'entrée
Au-dessus du porche d'entrée

Au-dessus du porche d'entrée

 

A l'intérieur, elle se compose d'une nef aveugle centrale à trois travées et d'un choeur polygonal. C'est la partie romane de l'église. Les quatre chapelles latérales dateraient du Moyen-âge ou de la Renaissance et la sacristie ainsi que la tribune du XVIIIe. Elle contient les tombeaux de la famille Vergezac jusqu'au XVIIe siècle. 

 

A l'origine, l'église était entourée de son cimetière...

Maintenant il se situe à sa droite quand nous sommes face au porche. Nous avons trouvé des traces de l'ancien emplacement en nous promenant le long des murs extérieurs du côté gauche.  

 

Une trace de l'ancien cimetière

Une trace de l'ancien cimetière

 

L'église prend des airs encore plus mystérieux les jours de mauvais temps...ou à contre-jour, vous ne trouvez pas !

L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-LoireL'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:10
L'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Hier je vous ai montré l'église de Saint-Privat d'Allier de l'extérieur et le plain où elle se trouve.

Aujourd'hui je vais vous raconter son histoire, tout en vous montrant quelques photos de l'intérieur...

 

Un peu d'histoire

Cette église dépendait d'un ancien prieuré, fondé en 1046, qui était l'unique relais entre le Puy-en-Velay et Rodez. A partir de 1111, le prieuré et l'église deviennent dépendants de l'abbaye de la Chaise-Dieu et leur fonctionnement devient plus serein. 

Construite au XIIe siècle, entièrement en brèche volcanique locale, l'église a subi de nombreuses transformations. 

De tradition romane, elle présente en effet des éléments gothiques rajoutés lors des transformations successives.

 

La première travée qui constitue le porche d'entrée d'aujourd'hui, est la plus récente et a été ajoutée au XIXe siècle.

 

Le porche d'entrée tout simple
Le porche d'entrée tout simple

Le porche d'entrée tout simple

 

L'entrée se faisait auparavant par ce qui est devenu aujourd'hui une petite chapelle latérale, à gauche en entrant...juste après le bénitier. 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

Les voûtes intérieures sont très belles et je n'ai pas particulièrement réussies mes photos avec mon vieil APN. 

Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique

Les voûtes, piliers...en brèche volcanique

 

Pour plus de précisions concernant l'architecture, vous pouvez lire le panneau explicatif qui se trouve devant l'église et que j'ai eu la bonne idée de photographier. Inutile pour moi de le recopier...ce sont pourtant les seules informations complètes que j'ai trouvé sur cet édifice religieux ! 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

L'église a été entièrement rénovée en 1965, grâce aux dons des habitants de la commune. 

Ses vitraux sont modernes.

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

D'autres trésors sont à découvrir dans les chapelles latérales...

Dans les chapelles latéralesDans les chapelles latérales
Dans les chapelles latérales

Dans les chapelles latérales

 

ou en montant l'escalier pour accéder à la tribune...

des fresques et des statues
des fresques et des statues

des fresques et des statues

 

dont la statue de Saint-Roch...

Saint Roch

Saint Roch

 

J'espère que la visite vous a plu. Je vous promets d'autres photos plus détaillées et surtout d'autres explications quand j'en saurais un peu plus sur cette jolie église. 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:19
L'église de Saint-Privat d'Allier
L'église de Saint-Privat d'AllierL'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Comme je vous l'ai promis lors de la visite du château,  je vais vous faire visiter aujourd'hui l'église de Saint-Privat d'Allier.

On accède à l'église par le chemin de l'Espérou que nous avons déjà pris la dernière fois pour monter au château.

On peut aussi prendre la petite route qui part de la rue principale, traverse la placette et, juste en face la jolie fontaine, longer le château...

Tout en haut on  arrive à l'église.

 

 

La montée vers l'église
La montée vers l'égliseLa montée vers l'église
La montée vers l'église

La montée vers l'église

 

L'église se trouve sur le même  piton rocheux que le château sur ce que les habitants de la région appellent "le plain",  un belvédère qui domine le village et a toujours appartenu à la commune.

Une anecdote raconte que les villageois (les privadois) ayant surpris Jean Nicolas de Bouchard en train de planter des arbres sur le plain, décidèrent de profiter de son absence du château, pour tous les couper !

Cela se passait bien avant la révolution... 

Depuis toujours les habitants continuent à défendre ce lieu qui leur appartient ! 

 

Le plain et ses créneaux vu du village

Le plain et ses créneaux vu du village

 

Sur le plain et en regardant autour de nous, le paysage alentour est magnifique et je vous en donne un bref aperçu car l'horizon n'était pas très dégagé. A l'occasion, je ferai d'autres photos...

Le plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour

Le plain et la vue alentour

 

Le plain révèle d'autres trésors...

Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain

Quelques détails pris sur le plain

 

C'est ici sur le plain que se trouve l'ancien cimetière. On y accède par un porche surmonté d'une ancienne girouette.

L'ancien cimetièreL'ancien cimetière
L'ancien cimetière

L'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière
Dans l'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière

 

Sur le plain, on trouve deux enfeux (tombeaux) dont un avec une dalle à croix qui fut édifié au XVe siècle. 

Les enfeuxLes enfeux
Les enfeuxLes enfeux

Les enfeux

 

La croix de mission en fer forgé daterait de 1839. 

La croix de mission
La croix de mission

La croix de mission


Un monument aux morts domine la vallée. La statue datant de 1921, représentant Jeanne d'Arc est l'oeuvre d'un sculpteur né dans la région, le frère jésuite André Besqueut.

Le monument aux morts

Le monument aux morts

 

J'ai tiré certaines informations du site ci-dessous, écrit par une personne de la région, ainsi que des panneaux explicatifs se trouvant devant l'église et sur le plain.

Bientôt, si ça vous tente je vous montre quelques photos de l'intérieur...

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 06:27
Vergezac (Haute-Loire)

Vergezac (Haute-Loire)

 

A l'automne dernier, je vous avais fait visiter cette petite commune de Vergezac qui se trouve en Haute-Loire, à environ 13 km du Puy-en-Velay. Je vous avais montré quelques photos du chef-lieu de la commune.

Puis je vous avais montré la spécificité de ce petit village, pionnier en matière de culture de la cameline, associée à celle de la lentille et en plus en BIO.

Nous y sommes retournés pour acheter de la cameline et des lentilles au producteur bio. 

 

 

Nos achats...
Nos achats...

Nos achats...

 

Et... au moment de faire demi-tour à proximité de leur maison, nous avons vu un fléchage qui m'a attiré l'oeil tout de suite : "lavoir et abreuvoir de conche".

Je ne suis plus du tout sûre du nom (mais le mot "conche" veut dire bassin donc ça doit être ça...) et j'ai oublié de faire une photo de la pancarte ! Mais je vous promets que lors de ma prochaine visite dans le village, je le rectifierai si ma mémoire m'a joué des tours. 

Tout près du village en prenant ce chemin de terre, nous trouvons à notre droite ce que nous cherchons. 

 

Dans un pré, nous apercevons le lavoir, plutôt récent entouré de son mur cimenté (ce qui prouve qu'il s'agit d'une rénovation) et le système d'alimentation en eau....

 

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

 

L'abreuvoir a l'air plus ancien. Il est  bâti entièrement en granite.

 

L'abreuvoir
L'abreuvoir
L'abreuvoir

L'abreuvoir

 

L'eau circule facilement par simple gravité...

L'eau circule par gravitéL'eau circule par gravitéL'eau circule par gravité

L'eau circule par gravité

 

Puis elle passe dans un étroit conduit ouvert et gagne le lavoir. 

Le circuit de l'eau

Le circuit de l'eau

 

L'abreuvoir est alimenté grâce à l'action d'une jolie pompe qui, j'imagine, doit tirer l'eau à la source...

La pompe
La pompe
La pompe

La pompe

 

C'est la première fois que je vois un abreuvoir et un lavoir si proche et surtout alimentés par un seul circuit d'eau...Mais je ne connais pas son histoire et il vaut mieux que les gens lavent leur linge après que les animaux aient bu plutôt que de faire boire de l'eau savonneuse aux animaux !

 

Je sais qu'il existe un lavoir plus ancien dans la commune de Vergezac, bâti en basalte, mais peut-être est-il dans un des hameaux de la commune.

Je me renseignerai à ce sujet car je ne l'ai pas trouvé au bourg et je ne manquerai pas de vous le montrer à l'occasion...

 

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8 juin 2017 4 08 /06 /juin /2017 06:17
Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier
Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier

Vue générale du hameau en arrivant de Saint-Privat d'Allier

 

Le hameau du Villard dont je vais vous parler aujourd'hui est celui qui se trouve près de Saint-Privat d'Allier.

En effet, je vous précise cela car ce toponyme est fréquemment employé dans les campagnes françaises. Ce nom de lieu "Villard" est issu du mot " Vilar". Il trouve son origine dans le mot "villa" (du latin "villare"),  qui signifierait "dépendance de la villa", "partie du domaine", simple dépendance donc devenue un hameau beaucoup plus tard...

 

Ce petit hameau n'est pas sur la route de Saint Jacques de Compostelle, et seuls les marcheurs qui, du "lac de l'oeuf" après Montbonnet, désirent faire une halte à Rougeac, un hameau dont il faudra aussi que je vous parle un jour, et qui possède un très joli gîte d'étape, auront à le traverser pour regagner Saint-Privat d'Allier en empruntant une partie du chemin que je vous ai montré lundi.

 

Il s'agit d'une variante pour ceux qui désirent marcher sur le chemin de Saint-Jacques en faisant de courtes étapes et en profitant de chacune...

C'est néanmoins un petit hameau rural tout à fait charmant dont beaucoup de maisons ont été rénovées à présent. Il y a encore des éleveurs en activité, dont un jeune couple, un qui possède des chevaux et quelques retraités qui s'occupent encore de quelques animaux.

Les autres maisons sont des résidences secondaires, rénovées depuis peu ou depuis des années. 

 

La première maison que l'on aperçoit à notre gauche possède une petite cloche. C'est l'assemblée, encore appelée "maison d'assemblée" parfois. Cette maison construite à la fin du XIXe siècle en Haute-Loire par les habitants du village servait à abriter la béate. En bas une grande salle commune permettait à de nombreuses personnes de s'installer autour de la cheminée et à l'étage, il y avait un logement succinct. Souvent la maison d'assemblée était située, près du four, de la source et au centre du village, ce qui est le cas de celle du Villard. 

 

Qui étaient les béates ?

On surnommait ainsi "les petites soeurs des campagnes". Il s'agissait de personnes qui se portaient volontaires pour aller dans les villages reculés de Haute-Loire enseigner le catéchisme aux enfants. Elles leurs apprenaient aussi à lire et à écrire ainsi que des rudiments de calcul. Elles-mêmes avaient été formées par des religieuses du Puy-en-Velay. Souvent durant les soirées, elles apprenaient aux femmes et aux jeunes filles à pratiquer la dentelle aux fuseaux, dentelle très recherchée qui leur permettait de gagner trois sous car elle se vendait à la ville, au mètre.  

Nées en Velay au cours de la seconde moitié du XVIIe siècle, 1200 maisons d'assemblée ont été recensées dans tout le département et il y en avait encore près de 900 en Haute-Loire et en particulier dans le Velay en 1880, date à laquelle celle du Villard a été construite, juste avant que les lois Jules Ferry interdisent  aux béates d'enseigner.

Ces demoiselles ont eu le mérite d'apporter l'instruction, bien avant l'école, dans des petites communes éloignées de la ville. Certaines béates étaient même formées à apporter les premiers soins. 

Dans certains lieux très reculés, elles ont existé jusqu'en 1960. 

 

La maison d'assemblée rénovée
La maison d'assemblée rénovéeLa maison d'assemblée rénovée
La maison d'assemblée rénovéeLa maison d'assemblée rénovée

La maison d'assemblée rénovée

 

En face la maison d'assemblée, se trouve le four du hameau (sans doute un four banal). La porte est ouverte et on voit que ce four a été rénové et est utilisé de temps en temps. 

Le four du hameauLe four du hameau
Le four du hameau
Le four du hameauLe four du hameau

Le four du hameau

 

En parcourant le hameau, nous découvrons quelques jolies maisons.

Je ne les ai pas toutes prises en photos, car les habitants étaient présents et c'était donc difficile de faire des photos discrètement. 

Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau
Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau
Un aperçu des différentes maisons du hameauUn aperçu des différentes maisons du hameau

Un aperçu des différentes maisons du hameau

 

Quelques granges proches des habitations...

Des granges en activité ou pasDes granges en activité ou pas
Des granges en activité ou pas

Des granges en activité ou pas

 

Une ruine est située en plein centre...

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

Je vous montre quelques détails...pris en me promenant au hasard dans les rues du hameau. 

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

En repartant nous croisons des animaux...

Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire
Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire Le hameau du Villard / Balade en Haute-Loire

 

Nous passons devant un abreuvoir sans doute encore utilisé et...un autre abandonné.

Et surprise ! En contrebas de la route, en retournant vers le bourg, un lavoir est là, abrité par un haut mur en pierres basaltiques, construit en demi-cercle. Il attendait notre visite...

Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)
Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)
Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)

Les abreuvoirs et le lavoir (sans toit)

 

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite de ce petit hameau rural (et montagnard) vous a plu. 

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5 juin 2017 1 05 /06 /juin /2017 06:06
Le moulin de Piquemeule derrière les arbres

Le moulin de Piquemeule derrière les arbres

 

Continuons la balade...si vous le voulez bien ! 

Elle est courte mais plaisante et nous la faisons souvent avec les enfants, en boucle ou pas, selon la chaleur et la saison. Il suffit d'emporter le goûter et de l'eau ou de prévoir un petit arrêt au village avant de repartir...

 

Nous nous sommes engagés samedi dernier, lors du week-end de l'Ascension sur le GR qui descend vers Saint-Privat d'Allier. L'environnement est très bucolique...

Nous avons croisé de nombreux marcheurs, certains faisaient une courte étape du chemin de Saint-Jacques, d'autres tout le chemin ou, comme nous, une simple promenade en famille. Tout le monde se croise toujours avec gentillesse sur ce GR, en toutes saisons et nous étions les seuls avec des enfants ce qui suscite toujours beaucoup de sympathie autour de nous.

 

Les abords du chemin avant de descendre vers le moulin
Les abords du chemin avant de descendre vers le moulinLes abords du chemin avant de descendre vers le moulin
Les abords du chemin avant de descendre vers le moulinLes abords du chemin avant de descendre vers le moulin

Les abords du chemin avant de descendre vers le moulin

 

Au moment où le chemin continue tout droit en remontant pour se diriger vers le hameau du Villard, que je vous ferai visiter un jour prochain, il faut plonger à gauche et prendre le tout petit sentier perpendiculaire qui descend au bord du ruisseau du Rouchoux. 

Nous y faisons une drôle de rencontre...une petite souris des champs, morte au bord du chemin. 

 

Le chemin pentuLe chemin pentu
Le chemin pentu
Le chemin pentuLe chemin pentu

Le chemin pentu

 

Comme vous le voyez, la pente est raide, traversée par de nombreuses racines apparentes et des rochers qui parfois peuvent servir de marches mais attention après la pluie car il y a de nombreux risques de chute dans cette partie-là du sentier surtout lorsque la fatigue se fait sentir (je parle là pour les randonneurs de Saint-Jacques de Compostelle qui sont en fin d'étape et compte faire une pause à Saint-Privat d'Allier). 

 

Le chemin est très ombragé et frais ce qui est un véritable délice en été. De plus assez vite, le bruit de l'eau se fait entendre.

Arrivés au ruisseau du Rouchoux, le moulin de Piquemeule apparaît sur la droite. J'ai été surprise de trouver une pancarte "propriété privée" qui n'existait pas l'année dernière ou que je n'avais jamais vu, ça m'arrive ! 

 

Le moulin de Piquemeule
Le moulin de PiquemeuleLe moulin de Piquemeule
Le moulin de Piquemeule

Le moulin de Piquemeule

 

Dehors, devant la porte, une jolie table ronde n'est autre qu'une des meules du moulin. 

La table qui est une ancienne meule
La table qui est une ancienne meuleLa table qui est une ancienne meule

La table qui est une ancienne meule

 

Le moulin fonctionnait grâce à l'eau du petit ruisseau du Rouchoux, qui descend tout droit des montagnes environnantes et va se jeter dans l'allier. Un peu plus en amont sur ce cours d'eau, il y a d'ailleurs un autre moulin qu'on voit en contrebas de la route, au lieu-dit du Pont du Diable, et qui a été totalement réhabilité récemment. 

 

L'été dans le Rouchoux, certains vacanciers font du canyoning avec combinaison obligatoire car l'eau y est très froide. Le cours d'eau présente paraît-il, de superbes cascades et toboggans entre le moulin de Piquemeule et l'allier. Mais au niveau du moulin, il est tout à fait tranquille...

 

Le ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule
Le ruisseau du Rouchoux au niveau de PiquemeuleLe ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule
Le ruisseau du Rouchoux au niveau de PiquemeuleLe ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule

Le ruisseau du Rouchoux au niveau de Piquemeule

 

Des petits ponts agrémentent son parcours ici ou là et permettent de le traverser ou d'entrevoir d'autres chemins, parfois barrés donc privés, ou pas. 

 

 

Les petits ponts sur le Rouchoux
Les petits ponts sur le RouchouxLes petits ponts sur le Rouchoux
Les petits ponts sur le RouchouxLes petits ponts sur le Rouchoux

Les petits ponts sur le Rouchoux

 

Après le moulin, nous passons devant une jolie maison aux volets bleus : c'est l'ancienne ferme de Piquemeule. Elle est souvent louée en été. Elle jouxte une partie privée devenue résidence secondaire. 

L'ancienne ferme de Piquemeule
L'ancienne ferme de Piquemeule
L'ancienne ferme de Piquemeule

L'ancienne ferme de Piquemeule

 

Le chemin qui s'est élargi à cet endroit-là passe au ras de la maison et nous avons un peu l'impression de marcher sur leur terrasse ! Les enfants sont invités à ne pas toucher à tout...

Ce jour-là, les volets sont fermés ce qui facilite l'observation des jolies fleurs qui parsèment la prairie de chaque côté : ce sont des ancolies.

Kri qui fait de superbes photos nous en a montré récemment en macro. Vous pouvez aller les admirer sur son site...

 

 

Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...
Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...
Les ancolies sont en fleurs...Les ancolies sont en fleurs...

Les ancolies sont en fleurs...

 

Peu après la maison se trouve la croix de Piquemeule, qui est une des plus anciennes croix de la commune et daterait du XIVe siècle.

Elle porte au revers l'agneau pascal...mais ma photo permet à peine de le distinguer. Je referais des photos lorsque le soleil le permettra car là, la lumière était beaucoup trop dure. 

Je n'ai pas trouvé d'informations plus détaillées sur cette croix. Depuis peu, certains randonneurs y déposent à la base un petit caillou noir, trouvé sur le chemin. 

 

La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle
La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle
La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle

La croix de Piquemeule datant du XIVe siècle

 

Puis une petite route, aujourd'hui goudronnée remonte jusqu'à la grande route (le Puy-en-Velay / Saugues) et la vue sur le village de Saint-Privat d'Allier se dégage, tandis que la ferme s'éloigne peu à peu...

 

On laisse derrière nous la ferme de Piquemeule
On laisse derrière nous la ferme de PiquemeuleOn laisse derrière nous la ferme de Piquemeule
On laisse derrière nous la ferme de PiquemeuleOn laisse derrière nous la ferme de Piquemeule

On laisse derrière nous la ferme de Piquemeule

 

Quelques publicités annoncent aux randonneurs, les gîtes où ils pourront être accueillis pour ceux qui désirent faire une halte au bourg...ou prèfèrent se rendre directement à Rochegude pour visiter la petite chapelle, avant de continuer le lendemain vers Monistrol, puis Saugues et ensuite...à eux la Margeride ! 

Du Hameau du Chier à Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
Du Hameau du Chier à Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

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30 mai 2017 2 30 /05 /mai /2017 06:35
Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

Vue générale de Saint-Privat d'Allier en arrivant par la route du Puy-en-Velay

 

Comme vous le savez peut-être, je rentre de quelques jours de "vacances" passés en Haute-Loire, et plus particulièrement dans le Velay, une région où je me rends très souvent car elle est le berceau de mes grands-parents paternels. 

Je vous ai déjà parlé de ce joli coin d'Auvergne sur mon blog et je vais donc dans les jours qui viennent compléter la visite de cette région.

J'espère que cela vous donnera envie de la connaître, car les touristes se font plutôt rares. En effet, en dehors des 25 000 randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint-Jacques de Compostelle et font une pause ici, à Saint-Privat d'Allier, première étape de la via Podiensis, peu de gens prennent le temps de s'y arrêter vraiment. 

 

Saint-Privat d'Allier est un petit village perché situé à environ 22 kilomètres du Puy-en-Velay. La commune est vaste et depuis le 1er janvier 2017, elle s'est agrandie encore car elle vient de fusionner avec celle limitrophe de Saint-Didier d'Allier. Elle se trouve aux portes du Gévaudan, pour ceux qui connaissent la bête...

La première des choses que l'on découvre en arrivant sur les lieux que l'on soit à pied, à vélo ou en véhicule motorisé, c'est le château ! 

 

Vue générale du château en arrivant de Saugues...
Vue générale du château en arrivant de Saugues...Vue générale du château en arrivant de Saugues...

Vue générale du château en arrivant de Saugues...

 

Dressé sur son éperon rocheux, le château a dû être en son temps, un bâtiment majestueux. Mais aujourd'hui, il n'en reste que certains éléments, qui font néanmoins leur effet sur les visiteurs. Pour y accéder et s'approcher de ses murs épais, construits en pierre basaltique, il suffit de grimper par un joli petit sentier escarpé, le chemin de l'Esperou, mot qui justement, veut dire en français "éperon". 


 

Le chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou
Le chemin de l'EspérouLe chemin de l'Espérou

Le chemin de l'Espérou

 

On peut aussi monter à l'église par la place de la fontaine, d'où part une petite route goudronnée, étroite mais qui permet de longer le château en contrebas...

En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...En montant par la place de la fontaine...
En montant par la place de la fontaine...

En montant par la place de la fontaine...

 

Le château domine les gorges de l'Allier. Il se dresse sur le même emplacement que l'église romane, construite en brèche volcanique, dont je vous parlerai bientôt. 

Selon l'endroit d'où le promeneur l'observe, des traces des anciennes fortifications, des murs, des tours sont bien visibles...

En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...En faisant le tour du château...
En faisant le tour du château...

En faisant le tour du château...

 

Comme la construction s'adapte à la forme de l'éperon, le château a une forme de pointe très marquée ce qui du village, lui donne un air d'autant plus austère et un peu impressionnant tout de même...d'autant plus que la pierre est sombre et les fenêtres plutôt étroites. 

La "pointe" du château

La "pointe" du château

 

Les deux ailes laissent l'espace pour une cour intérieure que je ne vous montrerai pas. En effet, le château est actuellement une propriété privée et ne se visite pas. 

J'ai eu la chance de pouvoir y pénétrer, il y a quelques années de cela car il servait de lieu d'exposition en été, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

Côté esplanade de l'église, on devine les habitations derrière un mur de clôture...

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église
Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

Le château, aperçu de l'esplanade de l'église

 

Un peu d'histoire...

A l'origine le domaine constituait une des baronnies d'Auvergne. Il appartenait aux Mercoeur, puis il passa au XIIIe aux Montlaur qui possédait déjà le château de Rochegude dont il ne reste qu'une seule tour et dont je vous ai parlé ICI et bien d'autres domaines... 

Ensuite, ce sont les Poitiers Saint-Vallier qui en deviennent propriétaires. Ils le réparent au mieux et le château sert alors d'abri pour les habitants en cas de danger.

Le château devient ensuite la propriété des Guitard qui sont les premiers à s'y installer vraiment au XVIe siècle. 

Suite au mariage malheureux de la fille d'un des héritiers avec François de Bouchard, la tranquillité des lieux prend fin. En effet, Jacques, leur fils,  provoque des problèmes relationnels graves avec la population environnante, mais aussi le clergé, les seigneurs voisins et même l'évêque.

Il sera condamné à mort en 1676, pour plusieurs assassinats. Une sentence qui ne sera jamais appliquée suite à sa mystérieuse disparition. Mais la population locale ne pardonnera pas les agissements de ce fauteur de troubles et le château est condamné à être raser...

En 1723, l'intendant d'Auvergne donnent son accord pour que les descendants de la famille Bouchard puissent le reconstruire. 

Il sera encore une fois dévasté et pillé durant la révolution...puis rénové. Chacun des propriétaires apporte modifications et aménagements. L'aspect actuel du château date donc du XVIIIe siècle. 


 

 

Photos anciennes
Photos anciennes Photos anciennes

Photos anciennes

 

Les héritages successifs vont permettre la transmission des biens par mariage, ou filiation, jusqu'en 1877, date de la vente du château aux religieuses de Saint-Joseph du Puy-en Velay qui en firent une école de filles ouverte jusqu'en 1988. Des générations de filles de la région y ont été scolarisées. Mais c'est une autre histoire que celle des écoles de Haute-Loire et je vous la conterai une autre fois ! 

[source : http://www.mairie-saintprivatdallier.fr/]

 

Notre balade est terminée pour aujourd'hui. Très bientôt, je vous ferai visiter l'église et d'autres lieux proches de ce village.

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:40

 

Hier je vous ai emmené sur la crête de Saint-Pons et je vous avais promis de franchir avec vous le joli passage entre deux murets, situé sur le plateau.

Pour aller là où je veux vous emmener, il faut d'abord suivre le chemin qui borde les falaises, avant de descendre sur une des restanques en contrebas par une sorte d'éboulis formé par des pierres écroulées.

Un petit cairn indique que le passage est fréquenté par les connaisseurs. Pas très facile d'accès, il faut bien le reconnaître, mais ce que nous avons découvert valait le coup d'oeil et les égratignures...

 

Nous voilà presque au bout du monde civilisé, devant une superbe construction qui servait de bergerie à l'époque où le Luberon était peuplé de nombreux troupeaux...

 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

Vous me croirez ou pas, mais je n'ai pas trouvé trace de cette construction ni sur les cartes, ni sur les blogs ou autre sites de randonnées, touristiques ou pas, de la région de Bonnieux.

Je ne sais même pas si le site a un nom précis car pour cela, il faudrait aller interroger les anciens...ou peut-être les chasseurs ! 

 

Une fois descendu en contrebas du chemin, et en suivant le sentier, on découvre une première construction, appuyée sur la falaise. Un homme n'y tiendrait pas debout : elle servait peut-être à isoler les brebis gestantes ou malades. 

 

On approche...On approche...
On approche...

On approche...

 

On découvre un peu plus loin, un mur exceptionnellement long, appuyé lui aussi à la falaise... dans un environnement envahi par les chênes verts. C'est le mur de la bergerie. 

Le mur de la bergerie

Le mur de la bergerie

 

Un peu plus loin, on aperçoit une ouverture mais le mur se prolonge au-delà. 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon
Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

La bergerie est bien là, certes un peu envahie par la végétation, sur cette restanque sans nul doute autrefois cultivée et qui aujourd'hui paraît être au bout du monde. 

Ses murs sont solides et encore debout ce qui la rend précieuse. On dirait presque un ermitage avec ses petites pièces attenantes...

Nous sommes juste en-dessous de la crête et nous apercevons en levant les yeux les rochers en surplomb. 

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous
La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

 

Aucun bruit de la civilisation n'arrive jusqu'à nous, car les voitures de la combe sont loin et nous sommes loin de toute habitation ! Quelques bruissements par-ci par-là, montrent que la vie est bien présente, mais elle sait se faire discrète ici et même les chants des oiseaux nous paraissent assourdis dans le silence qui nous entoure. 

 

Alors pas d'hésitation, nous nous approchons !

A notre gauche, c'est la grande bergerie et les restes de sa porte en bois aux clous forgés par des mains expertes...

Les gonds sont encore en place mais la porte a été enlevée.  

 

La bergerie
La bergerieLa bergerie
La bergerieLa bergerie

La bergerie

 

Nous observons des traces de ciment...

La porte a donc été renforcée assez récemment. 

Les traces de ciment

Les traces de ciment

 

En pénétrant à l'intérieur, nous découvrons que la bergerie est particulièrement grande. 

L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie

L'intérieur de la grande bergerie

 

Un peu plus loin, l'ouverture creusée dans le mur permet d'accéder à une autre partie de la construction. Peut-être les habitations du berger ?

Une petite pièce, bâtie elle-aussi contre le rocher, se trouve à gauche...

La petite pièce de gauche
La petite pièce de gauche

La petite pièce de gauche

 

...elle s'ouvre dans un long couloir éclairé par une fenêtre unique à barreau ce qui est surprenant ici. 

Le toit s'étant écroulé, nous apercevons la paroi rocheuse à travers les plaques calcaires qui remplaçaient les tuiles...

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse
La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

 

Au bout du couloir, une autre pièce de forme conique est elle-aussi bien conservée car bâtie entre le mur et la roche...

La pièce du fond...

La pièce du fond...

 

Si nous longeons encore un peu le mur extérieur, une autre construction, écroulée à présent nous laisse voir l'arrière de la  pièce et la façon dont le mur s'accroche à la paroi... 

L'arrière de la pièce

L'arrière de la pièce

 

Cette paroi calcaire est ouvragée comme de la dentelle : c'est l'action de l'eau...

La paroi rocheuse
La paroi rocheuse

La paroi rocheuse

 

Et maintenant que nous avons visité les lieux nous avons le choix : soit tenter de descendre par les restanques, un peu risqué je trouve car on ne sait pas trop à quelle distance se trouve le sentier par lequel nous sommes montés et peut-être faudra-t-il en plus sauter d'une restanque à l'autre au risque de ne plus pouvoir remonter si nous nous trompons de chemin... c'est ce que mon mari voudrait faire ! Soit remonter par la crête...Devinez lequel des deux a gagné ?!

Au retour, nous nous apercevons que le mur de la bergerie a lui aussi (comme la porte) été rénové en partie : le changement de couleur et l'agencement des pierres sur la gauche, en est une preuve que nous n'avions pas vu en arrivant. Je ne sais toujours pas aujourd'hui ni par qui, ni depuis quand.

 

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

 

La balade d'aujourd'hui est terminée, j'espère qu'elle vous a plu et que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

Promis, un de ces jours, nous irons à nouveau découvrir d'autres sentiers sauvages de ma chère Provence ou d'ailleurs...

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:38

 

Revenons pour deux jours en Provence et plus précisément dans le Luberon mais encore une fois dans une nature plutôt sauvage. 

Dimanche dernier, alors qu'il faisait une chaleur d'été, nous avons eu envie de nous balader au frais et nous avons choisi un petit vallon ombragé qui monte sur la crête de Saint-Pons dans le petit Luberon.

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

 

On atteint cette crête, soit en faisant un grand tour à partir du village de Bonnieux si on est courageux, ou bien pour les "petits" randonneurs du dimanche... en prenant un chemin qui se trouve  en haut de la combe de Bonnieux, combe qui prolonge celle de Lourmarin, seul passage possible entre les deux Luberon (le Grand et le Petit)...

 

Je vous rappelle pour ceux qui habitent loin, que le Luberon est une des montagnes qui "coupe" la Provence en deux et pourrait même servir de frontière aux deux départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Heureusement qu'il y a ce passage, cette combe donc, creusée par l'Aiguebrun, la rivière qui lui a donné son nom, car sinon nous n'irions pas souvent promener de l'autre côté : il faudrait faire tout le tour ! 

D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls car la circulation dans la combe est incessante quel que soit le jour de la semaine. 

 

Mais le vallon où nous avons promené est encore sauvage.

Lors de notre balade, nous n'avons rencontré tout au long de l'après-midi qu'un seul VTTiste, presque surpris de nous croiser sur le chemin étroit et seulement un jeune couple venu pique-niquer sur les hauteurs pour profiter de l'air et de la vue. 

 

Le chemin est très agréable et ombragé : il monte sous les arbres...

 

Le sentier est ombragé
Le sentier est ombragéLe sentier est ombragé

Le sentier est ombragé

 

Le ciel est bleu... 

Pas un nuage à l'horizon

Pas un nuage à l'horizon

 

Le chemin grimpe pas mal mais nous permet d'atteindre assez vite la crête...

Il y a toujours de l'air et la vue est remarquable, non seulement sur la combe et la route en contrebas, mais aussi dans toutes les directions...

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !
La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

 

Nous croisons bien ici et là quelques plantes des sous-bois...Vous reconnaîtrez au passage  dans l'ordre des photos, des mélittes à feuilles de mélisse de couleur rose (genre Melittis), des jeunes pousses de Houx fragon, des pousses de l'année de genévriers cade, des fougères dont je ne connais pas le nom exact et des gesses (Lathyrus), proches de nos petits pois...

Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore
Quelques éléments de la flore
Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore

Quelques éléments de la flore

 

En chemin, nous avons eu la surprise de tomber sur une jolie borie de forme carrée en état...

Une borie de forme carrée

Une borie de forme carrée

 

Puis de nombreuses restanques attestent de la présence humaine. Ces espaces étaient donc bien cultivés...

Les bancaous

Les bancaous

 

Le chemin est en contrebas d'une barre rocheuse : la crête de Saint Pons...

Le barre rocheuse

Le barre rocheuse

 

Et plus loin, une fois sur le plateau d'autres constructions nous attendent en état ou pas que je ne peux pas résister à vous montrer...

La lumière était si forte que les photos ne sont pas très réussies !  

Tout d'abord cette jolie borie habitée, avec des rideaux aux fenêtres en tous cas, son joli mur d'enceinte et un petit puits typique de la région...

 

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher
Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

 

Une autre en mauvais état...mais dégagée par la coupe des arbres, nous permet de voir le Mont Ventoux  par derrière !

 

Ruines de borie
Ruines de borie

Ruines de borie

 

Et encore plus loin sur le plateau, nous trouvons en contrebas du chemin une borie en très mauvais état mais l'aménagement extérieur avec ses petits bancs de pierre montre que des groupes s'y installent pour casse-croûter de temps en temps...

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

 

 

Les propriétaires du coin nous permettent de passer chez eux et d'emprunter les chemins...et le disent ouvertement aussi le promeneur est averti et se sent responsable de ses actes. J'aime beaucoup !

 

 

La signalétiqueLa signalétique

La signalétique

 

Demain... si vous le voulez bien, nous emprunterons ce joli petit passage, et je vous ferai découvrir une autre construction étonnante.

Les bories de la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:10
La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

 

La semaine dernière je vous ai emmené visiter la Cathédrale Notre-Dame de Die et je vous ai raconté un peu son histoire.

 

Son originalité réside en particulier dans son clocher-porche datant de la fin du XIIe siècle. Revenons un court instant vers ce clocher, pour le regarder de plus près.

Le visiteur peut pénétrer sous le porche par une des trois portes...ouvertes lorsque l'édifice est ouvert ce qui est le cas la plupart du temps.

 

Si nous entrons par la porte principale côté ouest, on peut observer au passage le  tympan en bois gravé. 

 

Le tympan de la porte ouest

Le tympan de la porte ouest

 

Si nous entrons par la porte sud, nous pouvons traverser le porche ou simplement observer la place du marché de l'autre côté quand la porte nord est ouverte, comme ici sur mes photos...

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché
La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

 

Mais il faut noter que ces portes latérales n'ont pas toujours été ouvertes par des portails et la photo suivante datant de 1887, le montre bien.

En effet sur cette photo, la porte nord est murée. Il faut dire qu'à cette date des maisons étaient attenantes à la cathédrale.

 

A l'intérieur, au rez-de-chaussée, le porche présente quatre colonnes antiques, supportant une belle voûte. On aperçoit trois de ces colonnes sur la photo ci-dessous. 

 

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

 

Sous le porche, dans un des coins, une inscription romaine est gravée sur une des pierres.

Elle nous rappelle les origines romaines de la ville et montre que les constructeurs du XIIe siècle ont réutilisé des matériaux disponibles sur place. 
 

L'inscription romaine

L'inscription romaine

 

L'entrée de la nef est surmontée par un tympan sculpté que tous les spécialistes déclarent comme exceptionnel pour cette période : un christ en croix, entouré de deux soldats romains, de la vierge, de Saint Jean et de quatre évangélistes...

Si vous voyez tout ça sur ma photo, vous êtes forts ! 

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté
L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

 

A l'extérieur du porche, de part et d'autres des portails, des colonnettes sont surmontées de chapiteaux richement sculptés, datant du XIIIe. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ces chapiteaux. Ceux du portail nord présenteraient l'offrande d'Abel et le sacrifice d'Isaac.

Les autres évoqueraient des combats, sans doute allégoriques et l'on voit ici ou là des griffons, des hommes, un crocodile et autres figures connues du XIIe siècle que l'on retrouve apparemment dans d'autres édifices religieux de la région, comme la cathédrale de Valence.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur leur interprétation... 

 

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

 

Voici d'autres détails de l'architecture extérieure de la cathédrale...

 

L'abside a été décorée récemment d'un cadran solaire, élaboré par les élèves du GRETA.  Il est placé entre deux contreforts, bien visibles et juste en-dessous d'une des ouvertures. 

Le cadran solaire récent
Le cadran solaire récentLe cadran solaire récent

Le cadran solaire récent

 

Les ouvertures sont toutes différentes mais toutes bien réparties entre  la nef et l'abside...
 

Des ouvertures...dont une murée !
Des ouvertures...dont une murée !

Des ouvertures...dont une murée !

 

Il y a trois horloges sur le clocher-porche, chacune est placée au-dessus d'une des portes.  

Une des horloges

Une des horloges

 

Et pour terminer, je vous montre à nouveau le clocher qui surmonte le porche, pour ceux qui n'ont pas vu mon dernier article. Il faut dire que je ne peux pas résister à ce plaisir, toujours renouvelé pour moi à chacune de mes visites dans la ville, car nous avons la chance de l'apercevoir de la maison familiale, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Le clocher
Le clocher

Le clocher

 

Promis, d'ici cet été, je vous ferai  visiter l'intérieur de la cathédrale en détails, mais pour cela il faudra d'abord que je retourne à Die puis que je complète ma collection de photos en refaisant toutes celles que j'ai raté...

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:56

 

L'année dernière, je vous ai déjà emmené faire une Petite balade historique dans la ville de Die, intra-muros. Je me suis promis cette année de vous faire visiter plus en détails certains de ses monuments.

Aujourd'hui je vais vous parler de la Porte Saint-Marcel, la seule porte ancienne encore existante de nos jours dans les remparts. 

Et tout d'abord voici quelques photos ! 

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps


A l'origine, la ville fortifiée comprenait deux portes principales.

La première était la porte Saint-Pierre (ou Porte des Gaules) démolie en 1891. Elle se trouvait à l'entrée de la ville, côté Valence (tournée vers l'Ouest). Seuls quelques vestiges ont été conservés au musée de la ville. Et dans les caves de particuliers subsistent de gros blocs de grès : ce sont les fondations de la tour qui la flanquait au nord.

La seconde est la porte Saint-Marcel dont nous allons parler aujourd'hui: elle s'ouvre côté Est de la ville.

D'autres portes annexes permettaient l'accès à l'extérieur des remparts comme la porte Saint-Vincent par exemple au sud qui s'ouvrait vers la rivière en direction du Pont rompu qui surplombe la Drôme, un pont qui a conservé les culées et la pile centrale de la même époque.

Mais il y avait bien d'autres petites portes qui permettaient aux habitants d'avoir un accès plus facile vers les champs ou les points d'eau et qui en cas de problèmes, restaient fermées. 

 

La porte Saint- Marcel est le seul monument antique du département de la Drôme encore intact.

Elle est classée aux Monuments historiques depuis 1862. 

Elle a failli être détruite elle aussi car la ville nécessitait un agrandissement de sa voie principale qui a été fort heureusement déviée pour passer sur la rivière Meyrosse (un affluent de la Drôme) grâce à un viaduc construit en 1845. 

Elle a subi de nombreux remaniements et il est maintenant prouvé qu'il s'agit d'une porte essentiellement romaine dont l'originalité réside dans le fait qu'elle est intégrée dans des remparts médiévaux.   

En effet, s'il ne fait aucun doute qu'elle a bien été construite vers l'an 300, en même temps que les remparts, elle présente côté ville, un arc monumental du IIe siècle, qui pierre à pierre a été démonté de son ancien emplacement, puis déplacé pour être intégré dans la fortification. 

 

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle
Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

 

L'arc est surmonté par une tête de taureau qui se voit de loin...

La tête de taureau
La tête de taureau

La tête de taureau

 

En s'approchant le promeneur découvre d'autres sculptures...

Tout d'abord de chaque côté de la tête de taureau, les deux surfaces de forme triangulaire que l'on appelle des écoinçons sont gravés de centaures. C'est celui de droite qui est le mieux conservé. On distingue très bien la queue de dragon, les pattes de cheval, le buste humain, la trompette droite et sans doute d'autres détails que je ne visualise pas bien sur ma photo par manque de connaissances...

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

 

 

Ensuite au niveau de la voûte, on aperçoit des cercles contenant une rosace en leur centre. Ces cercles se superposent pour former des carrés...

Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte
Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte

Les rosaces de la voûte

 

Deux frises ornent encore cette partie de l'arc : une d'entre elles représente une procession religieuse ; l'autre en dessous, très altérée, un animal apprivoisé (un lion ?) et des danseurs...

A gauche, côté nord je n'ai pas réussi à photographier la frise très altérée qui représente deux chars face à face tirés par de gros animaux. 

Toutes ces sculptures ont une valeur symbolique car il n'y a jamais eu dans la ville de courses de chars...

 

Les deux frises situées sur l'arc

Les deux frises situées sur l'arc

 

Un couloir s'ouvrait sous la voûte et permettait de contourner la herse...il ne pouvait être emprunté qu'à pied. 

 

Du côté externe, la porte est encadrée par deux tours circulaires intégrées dans les remparts et datant de l'âge de la porte (voir les premières photos de l'article).  Les tours et la porte sont construits avec les même gros blocs de grès. 

La partie haute a été reconstruite en petits moellons, au Moyen Âge et on a ajouté à la porte à cette époque des mâchicoulis, une herse et un pont-levis qui n'existent plus aujourd'hui. 

 

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

 

La porte Saint -Marcel porte le nom d'un évêque de Die que les gens de Barjols dans le Var fête chaque année car ils en ont fait leur Saint Patron.

Marcel avait pris la succession de Pétrone, son propre frère, suite à la mort de ce dernier en 463. Il avait marqué la ville par son investissement religieux mais aussi par son action politique qui lui a valu d'être déporté pendant deux ans. Quand il reviendra d'exil, il sera vénéré jusqu'à sa mort survenue en l'an 510.

 

Pour rester dans le ton de mon article, je terminerai la visite sur une note artistique...

Voici une aquarelle représentant la Porte Saint-Marcel qui a été réalisée par Charles de Teisseire de Valdrôme (1872-1935). 

Cet aquarelliste était un artiste provençal impressionniste né à Die. Il était également musicien et a été premier violon à l'orchestre de Nice. Il a peint de nombreux paysages de Die et de la Provence. 

En 1928, son aquarelle a servi de couverture à la publication du guide touristique édité par le Syndicat d'initiative de l'époque. 


 

La Porte Saint-Marcel / Balade dans Die intra-muros

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:10
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneurUn des premiers cabanons aperçu par le promeneur

Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur

 

Les "jardins du Perrier" qui devraient s'appeler plutôt les "jardins de Font Giraude" existaient déjà lors de la mise en place du cadastre en 1825. A l'origine, il s'agissait de grandes parcelles de prairies ou de terres maraîchères qui entouraient le grand "Mas du Perrier", une exploitation importante au point de vue économique dans la région. 

 

Au fil du temps et en particulier lors de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, des usines s'installent en ville : usines d'ameublement ou textile, meuneries ou tanneries, entreprises vinicoles...et de nombreux ouvriers y travaillent. La surface cultivée diminue au profit de terres plus petites qui deviennent des jardins ouvriers où les familles peuvent cultiver leur potager, prendre l'air ou profiter de leurs loisirs.

 

Bien sûr, tous les jardins sont irrigués soit par de petits canaux qui ont été mis en place au temps de l'exploitation du mas, soit par la nappe phréatique et des puits. Les premiers travaux d'irrigation auraient été mis en place dès 1750. 

 

De nombreux chemins privés mais ouverts aux promeneurs permettent de visiter les lieux...


 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Mon beau-père parlait souvent de ses souvenirs d'enfance et des soirées d'été passées au jardin, des pique-niques organisés le dimanche.

De nombreuses photos montrent toute la famille rassemblée dans le petit jardin. Il en était de même dans le jardin des voisins. 

 

Le Perrier est aujourd'hui constitué de plus de 200 parcelles appartenant toutes à des propriétaires différents...

Depuis 2003, l'espace proche du grand mas du Perrier est devenu un camping municipal très prisé en été, car situé au bord de la rivière et fréquenté hors saison par les Diois, petits et grands qui se promènent sur les chemins ou envahissent l'aire de jeux.

Et tout près de la ville, sur la route du Pont rompu, des jardins familiaux ont même vu le jour permettant aux familles qui ne possédaient pas de jardins au Perrier d'avoir leur petite parcelle à cultiver...  

 

 

Dans les jardins du Perrier, chacun vaque aujourd'hui à ses occupations : mise en place du potager ou du jardin d'agrément fleuri, jeux et apprentissages du jardinage avec les enfants, ou tout simplement farniente. Mais le partage et le lien social sont toujours de mises.

Tout dernièrement, de nombreuses serres ont vu le jour, attestant de la passion nouvelle pour sa propre production de plants ou de légumes.

 

Mais de ces temps reculés, de ces instants passés au jardin, subsistent de nombreux petits cabanons utilitaires dont voici un petit aperçu.

 

Ils peuvent être anciens et même habitables...

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou plus modernes et récents...
 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Certains ressemblent même à de simples cabanes à outils à peine améliorées...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

D'autres sont plus somptueux !

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou carrément à l'abandon...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Qu'importe...chaque parcelle a son cabanon !

Et ils attestent tous, comme les jardins, de la personnalité de leurs propriétaires. 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:11
Le marché aux fleurs juste à côté du parking

Le marché aux fleurs juste à côté du parking

 

La promenade dans les rues nous apprend toujours beaucoup de choses sur une ville ou un village, que ce soit en regardant les noms de ces rues où en observant les monuments, les statues, ou tout autre patrimoine, petit ou grand, laissé par les habitants.

 

La première chose que l'on voit en arrivant à Sanary en dehors de la tour carrée...c'est la mer et bien sûr le port dont je vous parlerais un jour prochain.

 

Sanary et le port vu d'en-haut

Sanary et le port vu d'en-haut

 

La tour carrée appelée aussi Tour romane, a été érigée vers 1300 à l'époque où la ville s'appelait encore Saint-Nazaire et dépendait d'Ollioules comme je vous l'ai expliqué dernièrement. Elle est un exemple typique de l'architecture romane militaire. Elle mesure 21 mètres de hauteur et se voit donc de loin. 

Au départ, elle servait de tour de guet et était entourée d'un fossé de défense afin de protéger la garnison et surtout les armements. Vers 1507, des maisons sont construites à proximité et la tour cessera peu à peu de fonctionner comme tour de guet au cours du siècle. On l'utilisera ensuite comme une prison, puis un grenier pour les provisions et le fossé sera définitivement comblé au début du XVIIIe siècle. 

Au dernier étage se trouve encore l'ancien pigeonnier. 

 

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

 

Restaurée par la ville, elle est ouverte au public depuis 1990 et son musée se visite également. Il s'agit d'un musée international d'archéologie sous-marine. Ses collections proviennent de fouilles effectuées dans la baie de Sanary et la rade du Brusc. Il a été baptisé "Musée Frédéric Dumas" en hommage à un passionné de plongée.

Sanary est en effet la cité historique de la plongée sous-marine. Les trois "Mousquemers" que sont Frédéric Dumas, Jean-Yves Cousteau et Philippe Tailiez s'y sont rencontrés et y firent de nombreuses expérimentations. Ils ont testé ici leur matériel de plongée, parfois unique...

Le musée présente dans ses salles, toute une collection d'équipements de plongée et les amateurs peuvent y découvrir l'étendue des progrès réalisés dans ce domaine.

 A visiter un jour prochain donc lorsque je retournerai m'y balader...

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

 

En longeant le port, nous apercevons l'église Saint-Nazaire, appelée aussi l'église Saint Nazaire-Saint Celse.

Elle a été construite à la fin du XIXe siècle dans un style néoroman par Michel Pacha en remplacement de l'ancienne église du XVIe. 

Ce personnage célèbre à Sanary, de son vrai nom Marius Michel, était officier de marine et architecte. C'est lorsqu'il est devenu maire de la ville qu'il décida d'y faire des transformations importantes et de la moderniser pour en faire une station balnéaire. 

En 2000, l'intérieur a été décoré de fresques d'inspiration byzantine...que je ne vous montrerai pas car je ne l'ai pas visité. 

 

L'église Saint-Nazaire
L'église Saint-Nazaire

L'église Saint-Nazaire

 

La fontaine de l'agriculture, c'est son nom a été érigée en hommage à l'agriculture, car malgré les apparences, et la proximité de la mer, Sanary a toujours été un pôle important pour l'agriculture dans l'arrière-pays. 

Une autre statue est érigée en hommage à la marine. 

La fontaine de l'agriculture

La fontaine de l'agriculture

Statue et fontaine vues de prèsStatue et fontaine vues de près

Statue et fontaine vues de près

 

En se promenant sur le port on aperçoit aussi l'horloge située sur le fronton de la mairie...elle date de 1890. 

L'horloge

L'horloge

 

Tout près des travaux, l'hôtel-restaurant de la Tour tente d'attirer les touristes avec ses jolies tables colorées...mais ce n'est pas très drôle car personne ne peut voir le port à travers les grosses toiles tendues pour sécuriser les lieux. 

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

 

Dans les rues qui montent vers la petite Chapelle Notre-Dame de la Pitié dont je vous ai parlé cette semaine, on passe devant la maison Cousteau toujours habitée par son fils. 

L'entrée de la maison CousteauL'entrée de la maison Cousteau
L'entrée de la maison Cousteau

L'entrée de la maison Cousteau

 

De nombreux personnages célèbres ont vécu à Sanary et plusieurs plaques leur rendent hommage, ici ou là dans les rues. 

N'oublions pas non plus que durant le XXe siècle et la seconde guerre mondiale de nombreux écrivains exilés ont été accueillis par la ville. 

 

Petite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le VarPetite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le Var

 

Quelques grandes bâtisses richement ornées dominent la baie...ou se découvrent dans les rues au fil de la balade. Leur  style est parfois fort différent comme vous pouvez le voir sur ces deux photos. 

Quelques bâtisses...
Quelques bâtisses...

Quelques bâtisses...

 

Et puis il y a tout ce que nous ne pouvons voir et cette porte par exemple s'ouvre sur un mystérieux jardin qui domine la baie et les îles...La vue doit y être magnifique ! 

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:11

 

Voilà une petite chapelle à laquelle on accède par un chemin qui domine la baie de Sanary. Il est sillonné d'oratoires et de jolies maisons devant lesquelles prolifèrent les plantes et les fleurs que je vous ai montré lundi dernier.

 

L'arrivée à la chapelle
L'arrivée à la chapelleL'arrivée à la chapelle

L'arrivée à la chapelle

 

Un peu d'histoire... 

 

Cette petite chapelle a été construite vers 1560 par les habitants eux-mêmes, sur la colline de "Port-yssol" qui était attachée alors à la commune d'Ollioules. 

C'était à l'époque non pas un quartier de Sanary, la ville n'existait pas encore, mais un petit hameau appelé Saint-Nazaire qui était habité presque entièrement  par des pêcheurs. 

Un ermite était chargé d'entretenir la chapelle mais surtout de prévenir les pêcheurs de l'arrivée du mauvais temps. Pour cela il sonnait la cloche afin de guider les bateaux vers le port. Il les prévenait de la même manière en cas d'éventuels envahisseurs. 

Abrité derrière la Tour Romane qui avait été érigée dès 1300, ce petit hameau s'étalait au bord de l'eau.

Dès le XVIIe siècle, Louis XIV accepte par décret de séparer le hameau de Saint-Nazaire de la commune d'Ollioules. En échange les habitants obtiennent le droit d'effectuer une procession annuelle et perpétuelle. 

Le hameau devient définitivement une commune indépendante en 1688 et se dote de ses armoiries. 

 

Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

 

Sanary était née : en effet San Nary, signifie  Saint-Nazaire en provençal ! 

Mais son nom ne lui sera officiellement attribué qu'en 1890. 

Au XVIIIe siècle, la chapelle servira, vue sa position en hauteur par rapport à la baie, de poste de garde face aux menaces d'invasion par la mer (on redoute le duc de Savoie), puis elle sera utilisée comme infirmerie à deux reprises, pour soigner les malades de la Grande Peste en 1720, puis à nouveau en 1870, plus d'un siècle plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. 

Entre temps, au moment de la Révolution française, elle va être vendue comme beaucoup de biens d'église à un commandant d'artillerie, le Capitaine Ferrati. Elle a été rendue au culte en 1805. 

Elle est aujourd'hui la propriété de la ville et a été entièrement restaurée en 2008. 

 

C'est une petite chapelle blanche, très sobrement décorée à l'intérieur.

On y découvre divers ex-voto dédiés à Sante-Marie, Sainte-Rita et Sainte- Thérèse. Une jolie peinture du Christ orne les murs et on peut y admirer des statues de Saint-Joseph et Saint-Antoine. 

 

L'intérieur sobre de l'église
L'intérieur sobre de l'égliseL'intérieur sobre de l'église

L'intérieur sobre de l'église

 

Désolée pour les passionnées, mais il y avait trop de monde ce dimanche-là pour que je réussisse à prendre des photos sans personne devant, or comme vous l'avez deviné, cette chapelle est toute petite.

Je ne pourrais donc pas vous montrer davantage de détails pour aujourd'hui...Cela me donnera l'occasion d'y retourner.

 

Proche de Sanary, se trouve sur la commune de Six-Fours, une autre petite chapelle dont je vous ai parlé, il y a déjà presque deux ans : c'est Notre-Dame de (la) Pépiole. Je vous mets le lien vers mon article de l'époque pour ceux que ça intéresse.

 

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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:15

 

Nous voilà sur le chemin de la vieille ville... Le plus court serait d'y entrer par le pont romain mais nous suivons Mimi qui nous fait traverser le Vidourle par le pont submersible que je vous montrerai demain : nous avons tout notre temps et le plaisir de la balade est partagé. 

De l'autre côté du pont, déjà de jolies maisons nous attendent...

Une jolie maison pour se mettre dans l'ambiance

Une jolie maison pour se mettre dans l'ambiance

 

Un fois le pont traversé, nous longeons une petite voie à sens unique. En chemin ici ou là nous avons déjà un aperçu de ce qui nous attend... 

Voici l'ambiance...Voici l'ambiance...
Voici l'ambiance...Voici l'ambiance...

Voici l'ambiance...

 

Nous arrivons sur une placette où se trouve l'entrée de la vieille ville : c'est la porte du Bourguet.

 

La porte du Bourguet

La porte du Bourguet

 

Cette porte est une ancienne porte médiévale qui est encore ornée de ses battants en bois cloutés.

L'ensemble a été restauré après les inondations de 2002. A cet endroit l'eau atteignait environ 4 mètres, soit le niveau du premier étage. 

La porte médiévale cloutéeLa porte médiévale cloutée

La porte médiévale cloutée

 

Nous voilà dans la rue principale. Cette rue est l'axe commerçant de la ville et attire de nombreux touristes. Elle est piétonne et très agréable.

Je n'ai pris en photo qu'un magasin de jouet de seconde main qui nous a attiré avec son pinocchio coloré. 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

A l'intérieur de la vieille ville, de nombreuses bâtisses sont anciennes. La plupart dateraient du XVIe ou XVIIe siècle. 

 

Une maison ancienne

Une maison ancienne

 

Voici quelques détails architecturaux : ce sont pour les trois premières photos, les fameux mascarons qui servaient à éloigner les mauvais esprits. Cathy, du blog "Virjaja"nous en a montré quelques-uns cette semaine, photographiés à Perpignan. 

Quelques détails architecturaux
Quelques détails architecturauxQuelques détails architecturaux
Quelques détails architecturaux

Quelques détails architecturaux

 

Une seconde rue commerçante débute sous le porche de la Tour de l'horloge exactement dans le prolongement du Pont romain. Je vous l'ai montré hier.

Elle débouche sur la place des Docteurs Dax. Cette place, anciennement place du marché, est aujourd'hui devenue un parking, inondable, à l'usage des habitants du vieux quartier. Chacune des arcades sert d'abri à une voiture. C'est amusant de savoir que certaines de ces arcades sont des arches du pont romain ensevelies dans les bâtiments. Il faisait beaucoup trop sombre, sans le soleil, pour que je vous montre les voûtes par-dessous. 

C'est surprenant de savoir que lorsqu'on est sur cette place, on est à peu près au niveau du lit de la rivière.

 

 

La place des Docteurs Dax
La place des Docteurs DaxLa place des Docteurs Dax

La place des Docteurs Dax

 

C'est sur cette place que se trouve l'entrée de l'escalier qui permet de monter sur la terrasse du beffroi, puis au clocher, dont je vous ai également parlé hier. 

L'accès à la terrasse du beffroiL'accès à la terrasse du beffroi

L'accès à la terrasse du beffroi

 

La place Jean Jaurès est aujourd'hui la place principale de la vieille ville. C'est l'ancienne place des Halles.

Elle est animée par de nombreux cafés et restaurants. Son côté piétonnier est bien agréable...ses pavés et ses arcades séculaires ajoutent au charme du lieu. 

Nous n'avons pas pu nous restaurer dehors sous les arcades car le temps ne le permettait pas, mais l'intérieur de la taverne où nous avons poursuivi nos bavardages était très agréable. 

 

La place Jean Jaures et l'intérieur du restaurantLa place Jean Jaures et l'intérieur du restaurant

La place Jean Jaures et l'intérieur du restaurant

 

Des rues anciennes et pour la plupart pavées, partent de nombreuses ruelles étroites qui soit, montent vers le haut du village et le château, soit redescendent vers la rivière. 

De nombreuses ruellesDe nombreuses ruelles
De nombreuses ruellesDe nombreuses ruelles

De nombreuses ruelles

 

Quelques balustrades très décoratives ici ou là...

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

Des noms des rues qui ne manquent pas de charme...et attestent des activités passées. 

 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard
La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

De nombreuses personnalités sont attachées à cette petite commune et nous retrouvons ça et là des plaques à leur mémoire. 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

A demain... pour une balade au bord de l'eau, si vous le voulez bien !

Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !

Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:12

 

Comme je vous l'ai dit, jeudi dernier, j'ai eu la joie de rencontrer deux amies blogueuses pour une journée d'échanges et d'émotions partagées. 

A cette occasion, nous nous sommes retrouvées toutes les trois dans la petite ville de Sommières dans le Gard, entre Nîmes et Montpellier.

Nous avions choisi cet endroit pour que chacune puisse faire un bout du trajet qui nous séparait. 

 

Vous avez été très nombreux à penser à nous et à vous inquiéter de la météo.

Et bien je dois vous dire que vos pensées nous ont permis de ne pas avoir de pluie de la journée ! Bien que le temps ait été plutôt gris, nous ne l'avons même pas remarqué...

C'est seulement vers 16 heures que la pluie est arrivée pour de bon et le retour chez nous s'est donc effectué sous un véritable déluge et même de la grêle...histoire de marquer doublement cette belle journée chargée d'émotions ! 

Nous avons donc eu tout loisir non seulement de papoter et de faire plus ample connaissance, mais aussi de visiter la ville puisque nous avions un guide parfait, Mimi connaissant bien ce joli petit coin d'Occitanie.

 

Sommières, une petite ville médiévale au bord du VidourleSommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle
Sommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle

Sommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle


Sommières est une petite ville médiévale très agréable, à la frontière entre le Gard et l'Hérault.  Elle est traversée par le Vidourle, une jolie rivière bien connue pour ses crues mémorables et ses nombreux caprices, pas toujours prévisibles.

Le Vidourle est ce qu'on appelle un fleuve côtier. Il prend sa source dans les Cévennes et se jette en méditerranée. Or tout le monde a entendu parler de ce qu'on appelle en météo, un épisode cévenol, je pense...

Les vidourlades, ces crues mémorables sont donc malheureusement un phénomène qui existe depuis des décennies. 

 

Sommières et ses monuments(1) / Balade à Sommières dans le Gard

 

La dernière crue marquante date de 2002 et cette année-là, à deux reprises, l'eau a atteint la vieille ville et submergé le pont romain dont je vais vous parler, l'eau étant montée à une cote de plus de 8 mètres au dessus du niveau habituel.

Le niveau de l'eau est donc surveillé de très près par les habitants en période de pluies intenses, car l'eau peut monter très vite et envahir les habitations.

Carte des inondations

Carte des inondations

 

La ville a été construite au Moyen Âge vers le X°siècle et les rues de l'ancienne ville nous offrent de nombreuses merveilles que nous avons découvert avec plaisir tout en papotant.

Aujourd'hui, nous allons nous contenter de découvrir les principaux monuments de la ville...

Demain je vous montrerai les merveilles de la vieille ville...

Puis nous terminerons la balade par le bord de l'eau ! 

Une journée bien remplie comme vous pouvez le constater.

 

La tour carrée qui surplombe la ville

La tour carrée qui surplombe la ville

 

Tout d'abord, avant même d'apercevoir la rivière, le visiteur aperçoit de loin, la tour carrée. C'est un des vestiges de l'ancien château fort. Elle est haute de 25 mètres et domine la ville de plus de 50 mètres, ce qui explique qu'elle se voit de loin. Nous ne sommes pas allées visiter les ruines du château car nous avions tant de choses à nous dire qu'on ne pouvait pas tout faire...

A proximité le promeneur peut observer les restes de remparts et la Chapelle Royale de Castrale Saint-Sauveur que donc nous n'avons pas vu. La vue de là-haut est, paraît-il, magnifique. 

 

Les remparts vus de la vieille ville

Les remparts vus de la vieille ville

 

Puis lorsqu'on se rapproche de la rivière, on aperçoit le Pont romain dit Pont "de Tibère".  Comme son cousin le Pont-du-Gard, il est très bien conservé. Ce pont a pourtant été construit au Ier siècle de notre ère par l'Empereur Tibère qui désirait ainsi relier Nîmes à Toulouse. Le pont était à l'origine constitué d'une vingtaine d'arches. La ville s'est construite en partie sur le pont et les arches ont été englobées dans les habitations : aujourd'hui seulement sept d'entre elles, sont encore visibles.

Le pont fait partie des monuments qui ont été rénovés au XVIIIe siècle. Les parapets de pierre ont été remplacés par des rambardes en fonte.  A noter, comme je vous l'ai déjà dit, lorsque le Vidourle déborde, le pont est entièrement enseveli sous les eaux ainsi qu'une partie de la vieille ville.

Vous voyez la hauteur de l'eau ? Impressionnant, n'est-ce pas ?

 

Le Pont romain ou pont "de Tibère"
Le Pont romain ou pont "de Tibère"Le Pont romain ou pont "de Tibère"
Le Pont romain ou pont "de Tibère"Le Pont romain ou pont "de Tibère"

Le Pont romain ou pont "de Tibère"

 

Au Moyen Âge, le pont était fermé par deux portes à chacune de ses extrémités. Une seule subsiste aujourd'hui : c'est le beffroi, encore appelé Tour de l'horloge.

Le beffroi  aurait été construit vers le XIIIe ou XIVe siècle. Il s'agit d'une tour fortifiée située donc dans l'axe du pont romain. Il permet l'accès à la vieille ville. 

De l'autre côté du pont romain, la deuxième porte surnommée, la "gleizette" s'est effondrée lors d'une du crue au XVIIIe siècle. 

Le beffroi est inscrit aux monuments historiques depuis le 27 mars 1926. La mairie se trouve juste à côté. 

A noter la herse est toujours en place. 

 

Le beffroi vu du pont romain

Le beffroi vu du pont romain

 

Des canons gargouilles ornent la tour. Ils sont situés juste au-dessus de l'énorme cadran horloge sur la photo ci-dessous côté extérieur. On découvre aussi le blason de la ville. 
 

On voit bien les canons gargouilles au-dessus de l'horloge...

On voit bien les canons gargouilles au-dessus de l'horloge...

 

On peut monter sur la tourelle qui surplombe le beffroi par un petit escalier en colimaçon visible de l'intérieur de la ville. Le campanile en fer forgé est surmonté par une girouette. Il paraît que la cloche est fêlée et émet un son particulier mais je vais vous dire un secret...si elle a sonné pendant notre balade, nous ne nous en sommes pas du tout aperçu !

Il y a un cadran-horloge énorme de chaque côté du beffroi. Tous deux ont été installés à la fin du XIXe siècle.

Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessusLe beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus
Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus

Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus

 

Un autre monument ne passe pas inaperçu : c'est l'église Saint Pons.

Je précise tout de suite, pour les adeptes, que nous n'avons pas eu le temps de la visiter. Il paraît que l'intérieur est splendide et surtout étrangement coloré. Cette église romane a été entièrement rénovée au XIXe siècle dans un style néo-gothique alors à la mode. 
 

L'Eglise Saint PonsL'Eglise Saint Pons
L'Eglise Saint Pons

L'Eglise Saint Pons

 

Elle est située sur une place très originale...dont je n'ai pas noté le nom. 

De cette place, part une série d'escaliers permettant de monter au château. Ces escaliers sont bordés de rambardes et en route, des bancs de pierre permettent de prendre un peu de repos.

La montée vers le château

La montée vers le château

 

En chemin, une autre église a attiré notre attention et en particulier la vierge qui se trouve en façade. 

La vierge sur la façade d'une autre église

La vierge sur la façade d'une autre église

 

Qu'importe ce qui n'a pas été vu cette fois-ci, nous essaierons de faire mieux lors d'une prochaine visite. 

A demain, si vous le voulez bien, pour visiter avec nous la vieille ville...

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:13

 

Je vous ai parlé récemment du Canal de Marseille au bord duquel je me promène souvent. 

Sur un des tronçons de ce canal, se trouve un pont Eiffel sur lequel passait une voie ferrée, vestige de l'ancienne ligne de chemin de fer Salon-de-Provence / La Calade. C'est un témoignage de l'activité passée qui fait maintenant partie du petit patrimoine de la région.

 

A-t-il été réellement construit par l'homme célèbre ou bien est-ce parce qu'il utilise sa technique qu'il est nommé ainsi. Je ne pourrai vous donner de réponse précise...

Inaugurée en 1903, la ligne était utilisée aussi bien par les voyageurs que pour les marchandises. 

 

Le pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel

Le pont Eiffel

 

Quelques photos vues de près, montrent la technique d'assemblage utilisée...

Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...

Une belle construction métallique...

 

Voilà aussi pour ceux qui n'ont pas le vertige, une vue imprenable du haut du pont Eiffel.

On voit bien que les rails ont été démontés...

Les rails ont été enlevés...
Les rails ont été enlevés...

Les rails ont été enlevés...

 

Pour vous faire une idée de l'environnement, nous terminerons par cette photo ancienne du pont, avec à droite une vue dégagée sur le Château de Bidaine dont je vous ai déjà parlé également sur le blog.

Il n'y avait pas beaucoup de végétation alentour, à l'époque où la voie ferrée était encore utilisée...

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

 

La gare du village est devenue aujourd'hui un restaurant de bord de route...

Elle avait été construite en 1903. Puis pendant la guerre, elle a été totalement rasée suite à un bombardement des alliés, visant à détruire un train de munitions allemands, stationné en gare.

Elle sera ensuite reconstruite et la ligne continuera à être utilisée jusqu'en 1954, date à laquelle les rails ont peu à peu été récupérés et les gares, vendues à des particuliers.

 

L'ancienne gare du village

L'ancienne gare du village

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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:23
Le canal de Marseille (suite) et l'aqueduc de Lambesc (Balade dans le 13)

 

Je vous ai déjà emmené cette semaine, au bord du canal de Marseille dont je vous ai raconté l'histoire.

Si nous poursuivons la balade, le canal est toujours aussi agréable...de temps en temps une petite route ou un chemin permettent de passer de l'autre côté et de marcher sur l'autre rive.

Notre route croise ainsi, un joli petit pont sur lequel il est recommandé de passer uniquement si vous n'avez pas le vertige...

Un petit pont sans parapet
Un petit pont sans parapetUn petit pont sans parapet

Un petit pont sans parapet

 

La campagne et la garrigue alentour nous offrent quelques découvertes...surprenantes pour au moins une d'entre elles. 

Les alentours du canal
Les alentours du canalLes alentours du canal
Les alentours du canal

Les alentours du canal

 

Puis, comme je vous l'ai déjà dit, le canal passe sous la colline pour ressortir un peu plus loin au milieu des pins...

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels
La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnelsLa sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

 

Il serpente ensuite tranquillement au milieu de la garrigue, à cet endroit loin des maisons. Rive droite ou rive gauche, vous avez le choix ! Les chemins sont larges et moins sauvages qu'à d'autres endroits mais la balade est le plus souvent ombragée et donc fraîche en été.

Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...

Il serpente dans la colline...

 

Le canal est aménagé tout le long : quelques ponts utilitaires et pas forcément esthétiques, des échelles par ci-par là...

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu
Quelques éléments utiles à la sécurité du lieuQuelques éléments utiles à la sécurité du lieu

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu

 

Et pour franchir un vallon rocheux, un petit aqueduc_qui n'a pas de nom_ a été construit. Nous ne pouvons pas grimper dessus car les deux chemins de bordure sont fermés par des portails et des barrières mais nous avons pu tout de même l'explorer d'assez près.

 

L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près

L'aqueduc vu de près

 

Un jour prochain, je vous emmènerai peut-être de l'autre côté...

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:10

 

Nous nous sommes promenés, il y a quelques temps déjà, sur les bords de l'ancien canal du Verdon. 

Aujourd'hui, je vais vous emmener sur les bords d'un autre canal, plus large, qui se trouve aussi à proximité de chez moi, c'est le canal de Marseille.

Ses berges sont très agréables en été, car très ombragées et c'est un vrai bonheur de trouver ce canal sur mon chemin et de le traverser ici ou là selon les sentiers que j'emprunte.

 

Le canal de Marseille l'été dernier...
Le canal de Marseille l'été dernier...Le canal de Marseille l'été dernier...

Le canal de Marseille l'été dernier...

 

Le Canal de Marseille permet d'amener l'eau de la Durance jusqu'à Marseille depuis 1854.

La Durance est, je le dis pour ceux qui ne la connaisse pas, la plus belle rivière de Provence. Elle descend tout droit des Hautes-Alpes où elle prend sa source près de la frontière italienne à Montgenèvre, puis va se jeter dans le Rhône vers la ville d'Avignon. On oublie souvent que cette belle rivière dont je vous montrerai un jour les berges, permet de couvrir 70 % des besoins en eau de toute la région PACA.

C'est dire comme elle a toujours été importante dans une région où sévit souvent la sécheresse...

 

Un peu d'histoire

 

Suite aux terribles épidémies de choléra qui décimèrent les habitants de Marseille, le maire de la ville, Maximin-Dominique Consolat, décida en 1834 de faire descendre jusqu'à Marseille, par simple gravité, l'eau de la Durance, une rivière pourtant lointaine mais présentant toujours un débit important.  

C'est à l'ingénieur Jean-François Mayor de Monricher que les provençaux doivent la construction de ce canal. Débuté en 1838, les travaux ont duré 15 ans et se sont achevés en 1854. Cependant dès l'année 1849, l'eau arrivait à Marseille et coulait à flot dans la belle fontaine du Palais Longchamp. 

 

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui  (Photo du net)

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui (Photo du net)

 

Jusqu'en 1970, ce canal couvrait la totalité des besoins en eau de la ville ! Mais aujourd'hui, il en assure seulement les 3/4, le reste étant fourni par le Canal de Provence. 

 

Parce qu'il est long de plus de 180 kilomètres, dont 17 en souterrain, la construction du canal a nécessité 18 ponts dont le magnifique aqueduc de Roquefavour, bien connu en Provence que je vous montrerai un jour...

Au départ, la prise d'eau principale se situait près de Pertuis (dans le Vaucluse). Aujourd'hui, la prise d'eau se situe près du village de Saint-Estève-Janson, près de Rognes, sur le canal EDF alimenté directement par le barrage de Serre-Ponçon, construit sur la Durance en 1961 et que tout le monde connaît bien dans la région. 

 

Pas très loin de là, entre le village de Rognes et celui de la Roque d'Anthéron un bassin de retenue permet la décantation de l'eau que boiront bientôt les marseillais : c'est le bassin de Saint-Christophe, créé en 1882 quand les ingénieurs ont constaté que ceux qui avaient été creusés à Marseille s'avéraient inefficaces.  Tous les ans, ce grand bassin où s'est installée une faune importante, est entièrement vidé pour être nettoyé, un spectacle insolite, à ne pas rater ! 



 

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

 

Le canal traverse diverses communes, dont La Roque d'Anthéron, puis Lambesc pour se diriger ensuite vers le sud et en particulier vers un second bassin de décantation, celui du Rialtor qui est devenu une véritable réserve ornithologique...

 

Voilà quelques photos des bords du canal de Marseille...en hiver, cette fois tel qu'on le voit près de chez moi. 

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

 

Et voici d'autres photos au printemps, prises ces jours-ci à un autre endroit...avec le soleil et mon groupe de marche du jeudi.

Le long du canal de Marseille au printemps
Le long du canal de Marseille au printempsLe long du canal de Marseille au printemps

Le long du canal de Marseille au printemps

 

Un peu plus loin, le canal s'enfonce dans la colline puis ressort pour emprunter un aqueduc sur lequel nous ne pourrons pas monter car les portes d'accès sont fermées.

Promis, je vous montrerai ses abords très bientôt ! 

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:36
Les ruines
Les ruines

Les ruines

 

Retournons un bref instant à Vernègues où je vous ai déjà souvent emmené promener pour visiter plus en détails les ruines du vieux village.

 

Attention, cette visite doit être faite sans les enfants (ou sous haute surveillance) car de nombreux trous peuvent s'ouvrir sous vos pieds, étant donné que toutes les maisons possédaient des caves souterraines et, que seules celles-ci, subsistent encore après le terrible tremblement de terre qui a détruit le village en 1909.

Les pierres des maisons en ruine (et en partie du château) ont été récupérées par les habitants du village pour reconstruire leurs maisons dans la plaine et le nouveau village a été inauguré dès le 17 mai 1914, soit 5 ans après sa destruction quasi totale.

 

Dès le départ, juste après le parking, on voit des pans de murs encore accrochés au rocher et une cave que je vous ai déjà montré (celle où tout le monde se prend en photo!). Le vieux village était exactement là. 

 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

Le site est tout à fait praticable mais il est recommandé de suivre les chemins caladés, tracés entre deux ruines afin de ne pas dégrader davantage le site. Et n'oubliez pas de regarder où vous mettez les pieds !  Essayer aussi de résister à l'attrait des profondeurs souterraines et de ne pas vous aventurer trop en avant dans les caves. 

Le chemin principal part à gauche juste avant les piliers, et monte vers le château.

L'accès aux ruines
L'accès aux ruinesL'accès aux ruines
L'accès aux ruines

L'accès aux ruines

 

Ce qui est remarquable et troublant c'est de découvrir encore aujourd'hui, un peu de la vie des habitants de l'époque.

Les nombreuses voûtes de pierre attestent de la présence de nombreuses caves et montrent le travail de patience des bâtisseurs, et le pouvoir destructeur du séisme, car au-dessus de chacune des voûtes, il y avait une maison. 

Les nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre

Les nombreuses voûtes de pierre

 

Un ancien escalier menait au château. Il est aujourd'hui condamné et à moment donné, il faudra rebrousser chemin car l'accès au-delà est définitivement fermé par sécurité. 

 

L'escalier qui menait au château

L'escalier qui menait au château

 

De nombreuses cuves attestent des techniques de conservation de l'époque. Celles qui sont carrelées contenaient en principe du vin. N'oublions pas qu'à cette époque, les restanques (ce qu'on appelle en Provence des bancaus) étaient toutes plantées de vignes, d'amandiers ou d'oliviers, les plus grandes richesses de notre région provençale.

Des cuves...et des traces de carrelages
Des cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelages

Des cuves...et des traces de carrelages

 

D'autres vues sur les caves s'offrent à nous...

Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves
Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves

Quelques vues à l'intérieur des caves

 

Parfois des escaliers permettent d'y descendre...Prudence ! 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

On peut voir des pans de murs isolés, un peu partout et quelques voûtes bouchées...

Pans de murs...
Pans de murs...Pans de murs...
Pans de murs...

Pans de murs...

 

Ici et là, des ouvertures dans le sol, cachées plus ou moins par la végétation au bord desquelles, il vaut mieux ne pas trop s'aventurer.

Quelques trous plus ou moins cachés
Quelques trous plus ou moins cachés

Quelques trous plus ou moins cachés

 

Certains carrelages montrent que seul le sol de la maison a subsisté. Une habitation se trouvait là et une famille y vivait...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

A d'autres endroit, c'est seulement une fenêtre creusée dans le rocher...celle d'une maison ? d'une dépendance du château ? Je ne vous donnerai pas la réponse...

Une fenêtre subsiste

Une fenêtre subsiste

 

Enfin, plus on monte dans cette partie du  vieux village, plus on a une vue remarquable sur les ruines du château, une vue que l'on ne peut admirer que de là. 

 

 

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

 

Et une petite dernière, pour terminer en beauté cette petite balade dans le passé qui j'espère vous a plu...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:22
La chapelle Saint Denys de Calès

La chapelle Saint Denys de Calès

 

Avant-hier, je vous ai emmené visiter le site des grottes de Calès à Lamanon. 

Aujourd'hui, je vais vous mener jusqu'à une petite chapelle médiévale qui était fréquentée au temps de l'occupation des habitats troglodytes.

Le chemin le plus court pour y accéder est celui qui traverse le site des grottes. Il faut sortir par le porche nord et descendre la calade pour poursuivre le chemin pendant environ 800 mètres, la chapelle est là dans son écrin de verdure...

 

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus courtL'accès par le site des grottes...le chemin le plus court
L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

 

Mais nous, nous avons choisi de passer par la colline pour faire un grand tour sous les chênes et les pins...Nous avons pris un chemin qui monte en face du grand parc situé sous des platanes, face au château. Le chemin est très ombragé et doit être plutôt frais en été.

Le chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragéLe chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragé

Le chemin le plus long est très ombragé

 

De là-haut, une belle vue sur la ville de Salon-de-Provence nous attend. 

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

 

Ainsi que sur les collines alentours avec leurs rochers de molasse...

Les collines

Les collines

 

En route, nous croisons quelques vestiges anciens...une ancienne borie écroulée, une grotte creusée par les hommes et un muret de pierre perdu dans la nature.

Quelques vestiges dispersés ça et là...
Quelques vestiges dispersés ça et là...Quelques vestiges dispersés ça et là...

Quelques vestiges dispersés ça et là...

 

Arrivés sur le plateau, on suit par moment le GR et une partie de la piste plus large qui va nous mener directement à la chapelle Saint Denys de Calès. 

La chapelle a été construite vers 1150. C'est une superbe chapelle romane qui, à l'origine, comprenait une nef centrale et une abside semi-circulaire, couvertes de tuiles romanes.

Elle servait de lieu de culte aux habitants des maisons troglodytes. 

Au XVe siècle, elle est restaurée par la famille De Roux de Lamanon. Elle est surélevée et recouverte entièrement d'un toit de lauzes après avoir été agrandie d'une petite chapelle gothique côté nord, dédiée à Saint-Denys qui lui donne son nom définitif. 

Elle a été rénovée au XVIIIe et XIXe siècle, puis plus récemment dans les années 90. 

La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...

La chapelle médiévale...

 

Quelques détails de son architecture...dont le clocher sans cloches et des traces d'anciennes ouvertures. 

Quelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture

Quelques détails de l'architecture

 

Côté sud, on peut voir gravé dans la pierre, un cadran solaire ancien.

C'est grâce à lui que le curé de l'époque sonnait l'heure des messes et rythmait les travaux quotidiens, aux champs en particulier. 

Je n'ai pas réussi ma photo faute de lumière, aussi je vous en mets une trouvée sur le site randomania, où vous pourrez d'ailleurs découvrir un complément d'information sur le site et la chapelle. 

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

 

Depuis, la petite chapelle a été entièrement aménagée et chaque année, un concert gratuit a lieu dans ses murs au mois de mai. Elle est ouverte à la visite lors des journées du patrimoine.  

 

 

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