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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:10
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneurUn des premiers cabanons aperçu par le promeneur

Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur

 

Les "jardins du Perrier" qui devraient s'appeler plutôt les "jardins de Font Giraude" existaient déjà lors de la mise en place du cadastre en 1825. A l'origine, il s'agissait de grandes parcelles de prairies ou de terres maraîchères qui entouraient le grand "Mas du Perrier", une exploitation importante au point de vue économique dans la région. 

 

Au fil du temps et en particulier lors de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, des usines s'installent en ville : usines d'ameublement ou textile, meuneries ou tanneries, entreprises vinicoles...et de nombreux ouvriers y travaillent. La surface cultivée diminue au profit de terres plus petites qui deviennent des jardins ouvriers où les familles peuvent cultiver leur potager, prendre l'air ou profiter de leurs loisirs.

 

Bien sûr, tous les jardins sont irrigués soit par de petits canaux qui ont été mis en place au temps de l'exploitation du mas, soit par la nappe phréatique et des puits. Les premiers travaux d'irrigation auraient été mis en place dès 1750. 

 

De nombreux chemins privés mais ouverts aux promeneurs permettent de visiter les lieux...


 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Mon beau-père parlait souvent de ses souvenirs d'enfance et des soirées d'été passées au jardin, des pique-niques organisés le dimanche.

De nombreuses photos montrent toute la famille rassemblée dans le petit jardin. Il en était de même dans le jardin des voisins. 

 

Le Perrier est aujourd'hui constitué de plus de 200 parcelles appartenant toutes à des propriétaires différents...

Depuis 2003, l'espace proche du grand mas du Perrier est devenu un camping municipal très prisé en été, car situé au bord de la rivière et fréquenté hors saison par les Diois, petits et grands qui se promènent sur les chemins ou envahissent l'aire de jeux.

Et tout près de la ville, sur la route du Pont rompu, des jardins familiaux ont même vu le jour permettant aux familles qui ne possédaient pas de jardins au Perrier d'avoir leur petite parcelle à cultiver...  

 

 

Dans les jardins du Perrier, chacun vaque aujourd'hui à ses occupations : mise en place du potager ou du jardin d'agrément fleuri, jeux et apprentissages du jardinage avec les enfants, ou tout simplement farniente. Mais le partage et le lien social sont toujours de mises.

Tout dernièrement, de nombreuses serres ont vu le jour, attestant de la passion nouvelle pour sa propre production de plants ou de légumes.

 

Mais de ces temps reculés, de ces instants passés au jardin, subsistent de nombreux petits cabanons utilitaires dont voici un petit aperçu.

 

Ils peuvent être anciens et même habitables...

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou plus modernes et récents...
 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Certains ressemblent même à de simples cabanes à outils à peine améliorées...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

D'autres sont plus somptueux !

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou carrément à l'abandon...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Qu'importe...chaque parcelle a son cabanon !

Et ils attestent tous, comme les jardins, de la personnalité de leurs propriétaires. 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:11
Le marché aux fleurs juste à côté du parking

Le marché aux fleurs juste à côté du parking

 

La promenade dans les rues nous apprend toujours beaucoup de choses sur une ville ou un village, que ce soit en regardant les noms de ces rues où en observant les monuments, les statues, ou tout autre patrimoine, petit ou grand, laissé par les habitants.

 

La première chose que l'on voit en arrivant à Sanary en dehors de la tour carrée...c'est la mer et bien sûr le port dont je vous parlerais un jour prochain.

 

Sanary et le port vu d'en-haut

Sanary et le port vu d'en-haut

 

La tour carrée appelée aussi Tour romane, a été érigée vers 1300 à l'époque où la ville s'appelait encore Saint-Nazaire et dépendait d'Ollioules comme je vous l'ai expliqué dernièrement. Elle est un exemple typique de l'architecture romane militaire. Elle mesure 21 mètres de hauteur et se voit donc de loin. 

Au départ, elle servait de tour de guet et était entourée d'un fossé de défense afin de protéger la garnison et surtout les armements. Vers 1507, des maisons sont construites à proximité et la tour cessera peu à peu de fonctionner comme tour de guet au cours du siècle. On l'utilisera ensuite comme une prison, puis un grenier pour les provisions et le fossé sera définitivement comblé au début du XVIIIe siècle. 

Au dernier étage se trouve encore l'ancien pigeonnier. 

 

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

 

Restaurée par la ville, elle est ouverte au public depuis 1990 et son musée se visite également. Il s'agit d'un musée international d'archéologie sous-marine. Ses collections proviennent de fouilles effectuées dans la baie de Sanary et la rade du Brusc. Il a été baptisé "Musée Frédéric Dumas" en hommage à un passionné de plongée.

Sanary est en effet la cité historique de la plongée sous-marine. Les trois "Mousquemers" que sont Frédéric Dumas, Jean-Yves Cousteau et Philippe Tailiez s'y sont rencontrés et y firent de nombreuses expérimentations. Ils ont testé ici leur matériel de plongée, parfois unique...

Le musée présente dans ses salles, toute une collection d'équipements de plongée et les amateurs peuvent y découvrir l'étendue des progrès réalisés dans ce domaine.

 A visiter un jour prochain donc lorsque je retournerai m'y balader...

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

 

En longeant le port, nous apercevons l'église Saint-Nazaire, appelée aussi l'église Saint Nazaire-Saint Celse.

Elle a été construite à la fin du XIXe siècle dans un style néoroman par Michel Pacha en remplacement de l'ancienne église du XVIe. 

Ce personnage célèbre à Sanary, de son vrai nom Marius Michel, était officier de marine et architecte. C'est lorsqu'il est devenu maire de la ville qu'il décida d'y faire des transformations importantes et de la moderniser pour en faire une station balnéaire. 

En 2000, l'intérieur a été décoré de fresques d'inspiration byzantine...que je ne vous montrerai pas car je ne l'ai pas visité. 

 

L'église Saint-Nazaire
L'église Saint-Nazaire

L'église Saint-Nazaire

 

La fontaine de l'agriculture, c'est son nom a été érigée en hommage à l'agriculture, car malgré les apparences, et la proximité de la mer, Sanary a toujours été un pôle important pour l'agriculture dans l'arrière-pays. 

Une autre statue est érigée en hommage à la marine. 

La fontaine de l'agriculture

La fontaine de l'agriculture

Statue et fontaine vues de prèsStatue et fontaine vues de près

Statue et fontaine vues de près

 

En se promenant sur le port on aperçoit aussi l'horloge située sur le fronton de la mairie...elle date de 1890. 

L'horloge

L'horloge

 

Tout près des travaux, l'hôtel-restaurant de la Tour tente d'attirer les touristes avec ses jolies tables colorées...mais ce n'est pas très drôle car personne ne peut voir le port à travers les grosses toiles tendues pour sécuriser les lieux. 

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

 

Dans les rues qui montent vers la petite Chapelle Notre-Dame de la Pitié dont je vous ai parlé cette semaine, on passe devant la maison Cousteau toujours habitée par son fils. 

L'entrée de la maison CousteauL'entrée de la maison Cousteau
L'entrée de la maison Cousteau

L'entrée de la maison Cousteau

 

De nombreux personnages célèbres ont vécu à Sanary et plusieurs plaques leur rendent hommage, ici ou là dans les rues. 

N'oublions pas non plus que durant le XXe siècle et la seconde guerre mondiale de nombreux écrivains exilés ont été accueillis par la ville. 

 

Petite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le VarPetite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le Var

 

Quelques grandes bâtisses richement ornées dominent la baie...ou se découvrent dans les rues au fil de la balade. Leur  style est parfois fort différent comme vous pouvez le voir sur ces deux photos. 

Quelques bâtisses...
Quelques bâtisses...

Quelques bâtisses...

 

Et puis il y a tout ce que nous ne pouvons voir et cette porte par exemple s'ouvre sur un mystérieux jardin qui domine la baie et les îles...La vue doit y être magnifique ! 

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:11

 

Voilà une petite chapelle à laquelle on accède par un chemin qui domine la baie de Sanary. Il est sillonné d'oratoires et de jolies maisons devant lesquelles prolifèrent les plantes et les fleurs que je vous ai montré lundi dernier.

 

L'arrivée à la chapelle
L'arrivée à la chapelleL'arrivée à la chapelle

L'arrivée à la chapelle

 

Un peu d'histoire... 

 

Cette petite chapelle a été construite vers 1560 par les habitants eux-mêmes, sur la colline de "Port-yssol" qui était attachée alors à la commune d'Ollioules. 

C'était à l'époque non pas un quartier de Sanary, la ville n'existait pas encore, mais un petit hameau appelé Saint-Nazaire qui était habité presque entièrement  par des pêcheurs. 

Un ermite était chargé d'entretenir la chapelle mais surtout de prévenir les pêcheurs de l'arrivée du mauvais temps. Pour cela il sonnait la cloche afin de guider les bateaux vers le port. Il les prévenait de la même manière en cas d'éventuels envahisseurs. 

Abrité derrière la Tour Romane qui avait été érigée dès 1300, ce petit hameau s'étalait au bord de l'eau.

Dès le XVIIe siècle, Louis XIV accepte par décret de séparer le hameau de Saint-Nazaire de la commune d'Ollioules. En échange les habitants obtiennent le droit d'effectuer une procession annuelle et perpétuelle. 

Le hameau devient définitivement une commune indépendante en 1688 et se dote de ses armoiries. 

 

Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

 

Sanary était née : en effet San Nary, signifie  Saint-Nazaire en provençal ! 

Mais son nom ne lui sera officiellement attribué qu'en 1890. 

Au XVIIIe siècle, la chapelle servira, vue sa position en hauteur par rapport à la baie, de poste de garde face aux menaces d'invasion par la mer (on redoute le duc de Savoie), puis elle sera utilisée comme infirmerie à deux reprises, pour soigner les malades de la Grande Peste en 1720, puis à nouveau en 1870, plus d'un siècle plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. 

Entre temps, au moment de la Révolution française, elle va être vendue comme beaucoup de biens d'église à un commandant d'artillerie, le Capitaine Ferrati. Elle a été rendue au culte en 1805. 

Elle est aujourd'hui la propriété de la ville et a été entièrement restaurée en 2008. 

 

C'est une petite chapelle blanche, très sobrement décorée à l'intérieur.

On y découvre divers ex-voto dédiés à Sante-Marie, Sainte-Rita et Sainte- Thérèse. Une jolie peinture du Christ orne les murs et on peut y admirer des statues de Saint-Joseph et Saint-Antoine. 

 

L'intérieur sobre de l'église
L'intérieur sobre de l'égliseL'intérieur sobre de l'église

L'intérieur sobre de l'église

 

Désolée pour les passionnées, mais il y avait trop de monde ce dimanche-là pour que je réussisse à prendre des photos sans personne devant, or comme vous l'avez deviné, cette chapelle est toute petite.

Je ne pourrais donc pas vous montrer davantage de détails pour aujourd'hui...Cela me donnera l'occasion d'y retourner.

 

Proche de Sanary, se trouve sur la commune de Six-Fours, une autre petite chapelle dont je vous ai parlé, il y a déjà presque deux ans : c'est Notre-Dame de (la) Pépiole. Je vous mets le lien vers mon article de l'époque pour ceux que ça intéresse.

 

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Published by manou - dans Provence patrimoine Var
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29 mars 2017 3 29 /03 /mars /2017 06:15

 

Nous voilà sur le chemin de la vieille ville... Le plus court serait d'y entrer par le pont romain mais nous suivons Mimi qui nous fait traverser le Vidourle par le pont submersible que je vous montrerai demain : nous avons tout notre temps et le plaisir de la balade est partagé. 

De l'autre côté du pont, déjà de jolies maisons nous attendent...

Une jolie maison pour se mettre dans l'ambiance

Une jolie maison pour se mettre dans l'ambiance

 

Un fois le pont traversé, nous longeons une petite voie à sens unique. En chemin ici ou là nous avons déjà un aperçu de ce qui nous attend... 

Voici l'ambiance...Voici l'ambiance...
Voici l'ambiance...Voici l'ambiance...

Voici l'ambiance...

 

Nous arrivons sur une placette où se trouve l'entrée de la vieille ville : c'est la porte du Bourguet.

 

La porte du Bourguet

La porte du Bourguet

 

Cette porte est une ancienne porte médiévale qui est encore ornée de ses battants en bois cloutés.

L'ensemble a été restauré après les inondations de 2002. A cet endroit l'eau atteignait environ 4 mètres, soit le niveau du premier étage. 

La porte médiévale cloutéeLa porte médiévale cloutée

La porte médiévale cloutée

 

Nous voilà dans la rue principale. Cette rue est l'axe commerçant de la ville et attire de nombreux touristes. Elle est piétonne et très agréable.

Je n'ai pris en photo qu'un magasin de jouet de seconde main qui nous a attiré avec son pinocchio coloré. 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

A l'intérieur de la vieille ville, de nombreuses bâtisses sont anciennes. La plupart dateraient du XVIe ou XVIIe siècle. 

 

Une maison ancienne

Une maison ancienne

 

Voici quelques détails architecturaux : ce sont pour les trois premières photos, les fameux mascarons qui servaient à éloigner les mauvais esprits. Cathy, du blog "Virjaja"nous en a montré quelques-uns cette semaine, photographiés à Perpignan. 

Quelques détails architecturaux
Quelques détails architecturauxQuelques détails architecturaux
Quelques détails architecturaux

Quelques détails architecturaux

 

Une seconde rue commerçante débute sous le porche de la Tour de l'horloge exactement dans le prolongement du Pont romain. Je vous l'ai montré hier.

Elle débouche sur la place des Docteurs Dax. Cette place, anciennement place du marché, est aujourd'hui devenue un parking, inondable, à l'usage des habitants du vieux quartier. Chacune des arcades sert d'abri à une voiture. C'est amusant de savoir que certaines de ces arcades sont des arches du pont romain ensevelies dans les bâtiments. Il faisait beaucoup trop sombre, sans le soleil, pour que je vous montre les voûtes par-dessous. 

C'est surprenant de savoir que lorsqu'on est sur cette place, on est à peu près au niveau du lit de la rivière.

 

 

La place des Docteurs Dax
La place des Docteurs DaxLa place des Docteurs Dax

La place des Docteurs Dax

 

C'est sur cette place que se trouve l'entrée de l'escalier qui permet de monter sur la terrasse du beffroi, puis au clocher, dont je vous ai également parlé hier. 

L'accès à la terrasse du beffroiL'accès à la terrasse du beffroi

L'accès à la terrasse du beffroi

 

La place Jean Jaurès est aujourd'hui la place principale de la vieille ville. C'est l'ancienne place des Halles.

Elle est animée par de nombreux cafés et restaurants. Son côté piétonnier est bien agréable...ses pavés et ses arcades séculaires ajoutent au charme du lieu. 

Nous n'avons pas pu nous restaurer dehors sous les arcades car le temps ne le permettait pas, mais l'intérieur de la taverne où nous avons poursuivi nos bavardages était très agréable. 

 

La place Jean Jaures et l'intérieur du restaurantLa place Jean Jaures et l'intérieur du restaurant

La place Jean Jaures et l'intérieur du restaurant

 

Des rues anciennes et pour la plupart pavées, partent de nombreuses ruelles étroites qui soit, montent vers le haut du village et le château, soit redescendent vers la rivière. 

De nombreuses ruellesDe nombreuses ruelles
De nombreuses ruellesDe nombreuses ruelles

De nombreuses ruelles

 

Quelques balustrades très décoratives ici ou là...

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

Des noms des rues qui ne manquent pas de charme...et attestent des activités passées. 

 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard
La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

De nombreuses personnalités sont attachées à cette petite commune et nous retrouvons ça et là des plaques à leur mémoire. 

La vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le GardLa vieille ville médiévale (2) / Balade à Sommières dans le Gard

 

A demain... pour une balade au bord de l'eau, si vous le voulez bien !

Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !

Je ne sais pas pourquoi des chats noirs se promènent dans la ville !

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28 mars 2017 2 28 /03 /mars /2017 06:12

 

Comme je vous l'ai dit, jeudi dernier, j'ai eu la joie de rencontrer deux amies blogueuses pour une journée d'échanges et d'émotions partagées. 

A cette occasion, nous nous sommes retrouvées toutes les trois dans la petite ville de Sommières dans le Gard, entre Nîmes et Montpellier.

Nous avions choisi cet endroit pour que chacune puisse faire un bout du trajet qui nous séparait. 

 

Vous avez été très nombreux à penser à nous et à vous inquiéter de la météo.

Et bien je dois vous dire que vos pensées nous ont permis de ne pas avoir de pluie de la journée ! Bien que le temps ait été plutôt gris, nous ne l'avons même pas remarqué...

C'est seulement vers 16 heures que la pluie est arrivée pour de bon et le retour chez nous s'est donc effectué sous un véritable déluge et même de la grêle...histoire de marquer doublement cette belle journée chargée d'émotions ! 

Nous avons donc eu tout loisir non seulement de papoter et de faire plus ample connaissance, mais aussi de visiter la ville puisque nous avions un guide parfait, Mimi connaissant bien ce joli petit coin d'Occitanie.

 

Sommières, une petite ville médiévale au bord du VidourleSommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle
Sommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle

Sommières, une petite ville médiévale au bord du Vidourle


Sommières est une petite ville médiévale très agréable, à la frontière entre le Gard et l'Hérault.  Elle est traversée par le Vidourle, une jolie rivière bien connue pour ses crues mémorables et ses nombreux caprices, pas toujours prévisibles.

Le Vidourle est ce qu'on appelle un fleuve côtier. Il prend sa source dans les Cévennes et se jette en méditerranée. Or tout le monde a entendu parler de ce qu'on appelle en météo, un épisode cévenol, je pense...

Les vidourlades, ces crues mémorables sont donc malheureusement un phénomène qui existe depuis des décennies. 

 

Sommières et ses monuments(1) / Balade à Sommières dans le Gard

 

La dernière crue marquante date de 2002 et cette année-là, à deux reprises, l'eau a atteint la vieille ville et submergé le pont romain dont je vais vous parler, l'eau étant montée à une cote de plus de 8 mètres au dessus du niveau habituel.

Le niveau de l'eau est donc surveillé de très près par les habitants en période de pluies intenses, car l'eau peut monter très vite et envahir les habitations.

Carte des inondations

Carte des inondations

 

La ville a été construite au Moyen Âge vers le X°siècle et les rues de l'ancienne ville nous offrent de nombreuses merveilles que nous avons découvert avec plaisir tout en papotant.

Aujourd'hui, nous allons nous contenter de découvrir les principaux monuments de la ville...

Demain je vous montrerai les merveilles de la vieille ville...

Puis nous terminerons la balade par le bord de l'eau ! 

Une journée bien remplie comme vous pouvez le constater.

 

La tour carrée qui surplombe la ville

La tour carrée qui surplombe la ville

 

Tout d'abord, avant même d'apercevoir la rivière, le visiteur aperçoit de loin, la tour carrée. C'est un des vestiges de l'ancien château fort. Elle est haute de 25 mètres et domine la ville de plus de 50 mètres, ce qui explique qu'elle se voit de loin. Nous ne sommes pas allées visiter les ruines du château car nous avions tant de choses à nous dire qu'on ne pouvait pas tout faire...

A proximité le promeneur peut observer les restes de remparts et la Chapelle Royale de Castrale Saint-Sauveur que donc nous n'avons pas vu. La vue de là-haut est, paraît-il, magnifique. 

 

Les remparts vus de la vieille ville

Les remparts vus de la vieille ville

 

Puis lorsqu'on se rapproche de la rivière, on aperçoit le Pont romain dit Pont "de Tibère".  Comme son cousin le Pont-du-Gard, il est très bien conservé. Ce pont a pourtant été construit au Ier siècle de notre ère par l'Empereur Tibère qui désirait ainsi relier Nîmes à Toulouse. Le pont était à l'origine constitué d'une vingtaine d'arches. La ville s'est construite en partie sur le pont et les arches ont été englobées dans les habitations : aujourd'hui seulement sept d'entre elles, sont encore visibles.

Le pont fait partie des monuments qui ont été rénovés au XVIIIe siècle. Les parapets de pierre ont été remplacés par des rambardes en fonte.  A noter, comme je vous l'ai déjà dit, lorsque le Vidourle déborde, le pont est entièrement enseveli sous les eaux ainsi qu'une partie de la vieille ville.

Vous voyez la hauteur de l'eau ? Impressionnant, n'est-ce pas ?

 

Le Pont romain ou pont "de Tibère"
Le Pont romain ou pont "de Tibère"Le Pont romain ou pont "de Tibère"
Le Pont romain ou pont "de Tibère"Le Pont romain ou pont "de Tibère"

Le Pont romain ou pont "de Tibère"

 

Au Moyen Âge, le pont était fermé par deux portes à chacune de ses extrémités. Une seule subsiste aujourd'hui : c'est le beffroi, encore appelé Tour de l'horloge.

Le beffroi  aurait été construit vers le XIIIe ou XIVe siècle. Il s'agit d'une tour fortifiée située donc dans l'axe du pont romain. Il permet l'accès à la vieille ville. 

De l'autre côté du pont romain, la deuxième porte surnommée, la "gleizette" s'est effondrée lors d'une du crue au XVIIIe siècle. 

Le beffroi est inscrit aux monuments historiques depuis le 27 mars 1926. La mairie se trouve juste à côté. 

A noter la herse est toujours en place. 

 

Le beffroi vu du pont romain

Le beffroi vu du pont romain

 

Des canons gargouilles ornent la tour. Ils sont situés juste au-dessus de l'énorme cadran horloge sur la photo ci-dessous côté extérieur. On découvre aussi le blason de la ville. 
 

On voit bien les canons gargouilles au-dessus de l'horloge...

On voit bien les canons gargouilles au-dessus de l'horloge...

 

On peut monter sur la tourelle qui surplombe le beffroi par un petit escalier en colimaçon visible de l'intérieur de la ville. Le campanile en fer forgé est surmonté par une girouette. Il paraît que la cloche est fêlée et émet un son particulier mais je vais vous dire un secret...si elle a sonné pendant notre balade, nous ne nous en sommes pas du tout aperçu !

Il y a un cadran-horloge énorme de chaque côté du beffroi. Tous deux ont été installés à la fin du XIXe siècle.

Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessusLe beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus
Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus

Le beffroi côté vieille ville...Penser à agrandir les photos en cliquant dessus

 

Un autre monument ne passe pas inaperçu : c'est l'église Saint Pons.

Je précise tout de suite, pour les adeptes, que nous n'avons pas eu le temps de la visiter. Il paraît que l'intérieur est splendide et surtout étrangement coloré. Cette église romane a été entièrement rénovée au XIXe siècle dans un style néo-gothique alors à la mode. 
 

L'Eglise Saint PonsL'Eglise Saint Pons
L'Eglise Saint Pons

L'Eglise Saint Pons

 

Elle est située sur une place très originale...dont je n'ai pas noté le nom. 

De cette place, part une série d'escaliers permettant de monter au château. Ces escaliers sont bordés de rambardes et en route, des bancs de pierre permettent de prendre un peu de repos.

La montée vers le château

La montée vers le château

 

En chemin, une autre église a attiré notre attention et en particulier la vierge qui se trouve en façade. 

La vierge sur la façade d'une autre église

La vierge sur la façade d'une autre église

 

Qu'importe ce qui n'a pas été vu cette fois-ci, nous essaierons de faire mieux lors d'une prochaine visite. 

A demain, si vous le voulez bien, pour visiter avec nous la vieille ville...

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:13

 

Je vous ai parlé récemment du Canal de Marseille au bord duquel je me promène souvent. 

Sur un des tronçons de ce canal, se trouve un pont Eiffel sur lequel passait une voie ferrée, vestige de l'ancienne ligne de chemin de fer Salon-de-Provence / La Calade. C'est un témoignage de l'activité passée qui fait maintenant partie du petit patrimoine de la région.

 

A-t-il été réellement construit par l'homme célèbre ou bien est-ce parce qu'il utilise sa technique qu'il est nommé ainsi. Je ne pourrai vous donner de réponse précise...

Inaugurée en 1903, la ligne était utilisée aussi bien par les voyageurs que pour les marchandises. 

 

Le pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel

Le pont Eiffel

 

Quelques photos vues de près, montrent la technique d'assemblage utilisée...

Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...

Une belle construction métallique...

 

Voilà aussi pour ceux qui n'ont pas le vertige, une vue imprenable du haut du pont Eiffel.

On voit bien que les rails ont été démontés...

Les rails ont été enlevés...
Les rails ont été enlevés...

Les rails ont été enlevés...

 

Pour vous faire une idée de l'environnement, nous terminerons par cette photo ancienne du pont, avec à droite une vue dégagée sur le Château de Bidaine dont je vous ai déjà parlé également sur le blog.

Il n'y avait pas beaucoup de végétation alentour, à l'époque où la voie ferrée était encore utilisée...

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

 

La gare du village est devenue aujourd'hui un restaurant de bord de route...

Elle avait été construite en 1903. Puis pendant la guerre, elle a été totalement rasée suite à un bombardement des alliés, visant à détruire un train de munitions allemands, stationné en gare.

Elle sera ensuite reconstruite et la ligne continuera à être utilisée jusqu'en 1954, date à laquelle les rails ont peu à peu été récupérés et les gares, vendues à des particuliers.

 

L'ancienne gare du village

L'ancienne gare du village

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Published by manou - dans Provence patrimoine pont
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:23
Le canal de Marseille (suite) et l'aqueduc de Lambesc (Balade dans le 13)

 

Je vous ai déjà emmené cette semaine, au bord du canal de Marseille dont je vous ai raconté l'histoire.

Si nous poursuivons la balade, le canal est toujours aussi agréable...de temps en temps une petite route ou un chemin permettent de passer de l'autre côté et de marcher sur l'autre rive.

Notre route croise ainsi, un joli petit pont sur lequel il est recommandé de passer uniquement si vous n'avez pas le vertige...

Un petit pont sans parapet
Un petit pont sans parapetUn petit pont sans parapet

Un petit pont sans parapet

 

La campagne et la garrigue alentour nous offrent quelques découvertes...surprenantes pour au moins une d'entre elles. 

Les alentours du canal
Les alentours du canalLes alentours du canal
Les alentours du canal

Les alentours du canal

 

Puis, comme je vous l'ai déjà dit, le canal passe sous la colline pour ressortir un peu plus loin au milieu des pins...

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels
La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnelsLa sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

 

Il serpente ensuite tranquillement au milieu de la garrigue, à cet endroit loin des maisons. Rive droite ou rive gauche, vous avez le choix ! Les chemins sont larges et moins sauvages qu'à d'autres endroits mais la balade est le plus souvent ombragée et donc fraîche en été.

Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...

Il serpente dans la colline...

 

Le canal est aménagé tout le long : quelques ponts utilitaires et pas forcément esthétiques, des échelles par ci-par là...

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu
Quelques éléments utiles à la sécurité du lieuQuelques éléments utiles à la sécurité du lieu

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu

 

Et pour franchir un vallon rocheux, un petit aqueduc_qui n'a pas de nom_ a été construit. Nous ne pouvons pas grimper dessus car les deux chemins de bordure sont fermés par des portails et des barrières mais nous avons pu tout de même l'explorer d'assez près.

 

L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près

L'aqueduc vu de près

 

Un jour prochain, je vous emmènerai peut-être de l'autre côté...

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:10

 

Nous nous sommes promenés, il y a quelques temps déjà, sur les bords de l'ancien canal du Verdon. 

Aujourd'hui, je vais vous emmener sur les bords d'un autre canal, plus large, qui se trouve aussi à proximité de chez moi, c'est le canal de Marseille.

Ses berges sont très agréables en été, car très ombragées et c'est un vrai bonheur de trouver ce canal sur mon chemin et de le traverser ici ou là selon les sentiers que j'emprunte.

 

Le canal de Marseille l'été dernier...
Le canal de Marseille l'été dernier...Le canal de Marseille l'été dernier...

Le canal de Marseille l'été dernier...

 

Le Canal de Marseille permet d'amener l'eau de la Durance jusqu'à Marseille depuis 1854.

La Durance est, je le dis pour ceux qui ne la connaisse pas, la plus belle rivière de Provence. Elle descend tout droit des Hautes-Alpes où elle prend sa source près de la frontière italienne à Montgenèvre, puis va se jeter dans le Rhône vers la ville d'Avignon. On oublie souvent que cette belle rivière dont je vous montrerai un jour les berges, permet de couvrir 70 % des besoins en eau de toute la région PACA.

C'est dire comme elle a toujours été importante dans une région où sévit souvent la sécheresse...

 

Un peu d'histoire

 

Suite aux terribles épidémies de choléra qui décimèrent les habitants de Marseille, le maire de la ville, Maximin-Dominique Consolat, décida en 1834 de faire descendre jusqu'à Marseille, par simple gravité, l'eau de la Durance, une rivière pourtant lointaine mais présentant toujours un débit important.  

C'est à l'ingénieur Jean-François Mayor de Monricher que les provençaux doivent la construction de ce canal. Débuté en 1838, les travaux ont duré 15 ans et se sont achevés en 1854. Cependant dès l'année 1849, l'eau arrivait à Marseille et coulait à flot dans la belle fontaine du Palais Longchamp. 

 

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui  (Photo du net)

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui (Photo du net)

 

Jusqu'en 1970, ce canal couvrait la totalité des besoins en eau de la ville ! Mais aujourd'hui, il en assure seulement les 3/4, le reste étant fourni par le Canal de Provence. 

 

Parce qu'il est long de plus de 180 kilomètres, dont 17 en souterrain, la construction du canal a nécessité 18 ponts dont le magnifique aqueduc de Roquefavour, bien connu en Provence que je vous montrerai un jour...

Au départ, la prise d'eau principale se situait près de Pertuis (dans le Vaucluse). Aujourd'hui, la prise d'eau se situe près du village de Saint-Estève-Janson, près de Rognes, sur le canal EDF alimenté directement par le barrage de Serre-Ponçon, construit sur la Durance en 1961 et que tout le monde connaît bien dans la région. 

 

Pas très loin de là, entre le village de Rognes et celui de la Roque d'Anthéron un bassin de retenue permet la décantation de l'eau que boiront bientôt les marseillais : c'est le bassin de Saint-Christophe, créé en 1882 quand les ingénieurs ont constaté que ceux qui avaient été creusés à Marseille s'avéraient inefficaces.  Tous les ans, ce grand bassin où s'est installée une faune importante, est entièrement vidé pour être nettoyé, un spectacle insolite, à ne pas rater ! 



 

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

 

Le canal traverse diverses communes, dont La Roque d'Anthéron, puis Lambesc pour se diriger ensuite vers le sud et en particulier vers un second bassin de décantation, celui du Rialtor qui est devenu une véritable réserve ornithologique...

 

Voilà quelques photos des bords du canal de Marseille...en hiver, cette fois tel qu'on le voit près de chez moi. 

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

 

Et voici d'autres photos au printemps, prises ces jours-ci à un autre endroit...avec le soleil et mon groupe de marche du jeudi.

Le long du canal de Marseille au printemps
Le long du canal de Marseille au printempsLe long du canal de Marseille au printemps

Le long du canal de Marseille au printemps

 

Un peu plus loin, le canal s'enfonce dans la colline puis ressort pour emprunter un aqueduc sur lequel nous ne pourrons pas monter car les portes d'accès sont fermées.

Promis, je vous montrerai ses abords très bientôt ! 

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:36
Les ruines
Les ruines

Les ruines

 

Retournons un bref instant à Vernègues où je vous ai déjà souvent emmené promener pour visiter plus en détails les ruines du vieux village.

 

Attention, cette visite doit être faite sans les enfants (ou sous haute surveillance) car de nombreux trous peuvent s'ouvrir sous vos pieds, étant donné que toutes les maisons possédaient des caves souterraines et, que seules celles-ci, subsistent encore après le terrible tremblement de terre qui a détruit le village en 1909.

Les pierres des maisons en ruine (et en partie du château) ont été récupérées par les habitants du village pour reconstruire leurs maisons dans la plaine et le nouveau village a été inauguré dès le 17 mai 1914, soit 5 ans après sa destruction quasi totale.

 

Dès le départ, juste après le parking, on voit des pans de murs encore accrochés au rocher et une cave que je vous ai déjà montré (celle où tout le monde se prend en photo!). Le vieux village était exactement là. 

 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

Le site est tout à fait praticable mais il est recommandé de suivre les chemins caladés, tracés entre deux ruines afin de ne pas dégrader davantage le site. Et n'oubliez pas de regarder où vous mettez les pieds !  Essayer aussi de résister à l'attrait des profondeurs souterraines et de ne pas vous aventurer trop en avant dans les caves. 

Le chemin principal part à gauche juste avant les piliers, et monte vers le château.

L'accès aux ruines
L'accès aux ruinesL'accès aux ruines
L'accès aux ruines

L'accès aux ruines

 

Ce qui est remarquable et troublant c'est de découvrir encore aujourd'hui, un peu de la vie des habitants de l'époque.

Les nombreuses voûtes de pierre attestent de la présence de nombreuses caves et montrent le travail de patience des bâtisseurs, et le pouvoir destructeur du séisme, car au-dessus de chacune des voûtes, il y avait une maison. 

Les nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre

Les nombreuses voûtes de pierre

 

Un ancien escalier menait au château. Il est aujourd'hui condamné et à moment donné, il faudra rebrousser chemin car l'accès au-delà est définitivement fermé par sécurité. 

 

L'escalier qui menait au château

L'escalier qui menait au château

 

De nombreuses cuves attestent des techniques de conservation de l'époque. Celles qui sont carrelées contenaient en principe du vin. N'oublions pas qu'à cette époque, les restanques (ce qu'on appelle en Provence des bancaus) étaient toutes plantées de vignes, d'amandiers ou d'oliviers, les plus grandes richesses de notre région provençale.

Des cuves...et des traces de carrelages
Des cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelages

Des cuves...et des traces de carrelages

 

D'autres vues sur les caves s'offrent à nous...

Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves
Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves

Quelques vues à l'intérieur des caves

 

Parfois des escaliers permettent d'y descendre...Prudence ! 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

On peut voir des pans de murs isolés, un peu partout et quelques voûtes bouchées...

Pans de murs...
Pans de murs...Pans de murs...
Pans de murs...

Pans de murs...

 

Ici et là, des ouvertures dans le sol, cachées plus ou moins par la végétation au bord desquelles, il vaut mieux ne pas trop s'aventurer.

Quelques trous plus ou moins cachés
Quelques trous plus ou moins cachés

Quelques trous plus ou moins cachés

 

Certains carrelages montrent que seul le sol de la maison a subsisté. Une habitation se trouvait là et une famille y vivait...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

A d'autres endroit, c'est seulement une fenêtre creusée dans le rocher...celle d'une maison ? d'une dépendance du château ? Je ne vous donnerai pas la réponse...

Une fenêtre subsiste

Une fenêtre subsiste

 

Enfin, plus on monte dans cette partie du  vieux village, plus on a une vue remarquable sur les ruines du château, une vue que l'on ne peut admirer que de là. 

 

 

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

 

Et une petite dernière, pour terminer en beauté cette petite balade dans le passé qui j'espère vous a plu...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:22
La chapelle Saint Denys de Calès

La chapelle Saint Denys de Calès

 

Avant-hier, je vous ai emmené visiter le site des grottes de Calès à Lamanon. 

Aujourd'hui, je vais vous mener jusqu'à une petite chapelle médiévale qui était fréquentée au temps de l'occupation des habitats troglodytes.

Le chemin le plus court pour y accéder est celui qui traverse le site des grottes. Il faut sortir par le porche nord et descendre la calade pour poursuivre le chemin pendant environ 800 mètres, la chapelle est là dans son écrin de verdure...

 

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus courtL'accès par le site des grottes...le chemin le plus court
L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

 

Mais nous, nous avons choisi de passer par la colline pour faire un grand tour sous les chênes et les pins...Nous avons pris un chemin qui monte en face du grand parc situé sous des platanes, face au château. Le chemin est très ombragé et doit être plutôt frais en été.

Le chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragéLe chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragé

Le chemin le plus long est très ombragé

 

De là-haut, une belle vue sur la ville de Salon-de-Provence nous attend. 

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

 

Ainsi que sur les collines alentours avec leurs rochers de molasse...

Les collines

Les collines

 

En route, nous croisons quelques vestiges anciens...une ancienne borie écroulée, une grotte creusée par les hommes et un muret de pierre perdu dans la nature.

Quelques vestiges dispersés ça et là...
Quelques vestiges dispersés ça et là...Quelques vestiges dispersés ça et là...

Quelques vestiges dispersés ça et là...

 

Arrivés sur le plateau, on suit par moment le GR et une partie de la piste plus large qui va nous mener directement à la chapelle Saint Denys de Calès. 

La chapelle a été construite vers 1150. C'est une superbe chapelle romane qui, à l'origine, comprenait une nef centrale et une abside semi-circulaire, couvertes de tuiles romanes.

Elle servait de lieu de culte aux habitants des maisons troglodytes. 

Au XVe siècle, elle est restaurée par la famille De Roux de Lamanon. Elle est surélevée et recouverte entièrement d'un toit de lauzes après avoir été agrandie d'une petite chapelle gothique côté nord, dédiée à Saint-Denys qui lui donne son nom définitif. 

Elle a été rénovée au XVIIIe et XIXe siècle, puis plus récemment dans les années 90. 

La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...

La chapelle médiévale...

 

Quelques détails de son architecture...dont le clocher sans cloches et des traces d'anciennes ouvertures. 

Quelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture

Quelques détails de l'architecture

 

Côté sud, on peut voir gravé dans la pierre, un cadran solaire ancien.

C'est grâce à lui que le curé de l'époque sonnait l'heure des messes et rythmait les travaux quotidiens, aux champs en particulier. 

Je n'ai pas réussi ma photo faute de lumière, aussi je vous en mets une trouvée sur le site randomania, où vous pourrez d'ailleurs découvrir un complément d'information sur le site et la chapelle. 

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

 

Depuis, la petite chapelle a été entièrement aménagée et chaque année, un concert gratuit a lieu dans ses murs au mois de mai. Elle est ouverte à la visite lors des journées du patrimoine.  

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:30

 

 

Lamanon, petit village de Provence, situé près de la ville de Salon-de-Provence garde dans ses collines, un lieu presque secret que peu de gens connaissent finalement.

Il s'agit d'une antique cité troglodyte, creusée dans la molasse...

Rien de tel qu'une petite visite dans ce lieu magique et mystérieux pour faire un saut dans le passé et se retrouver en plein Moyen Âge.

 

 

 

Le site de Calès

Le site de Calès

 

Un peu d'histoire

 

Le village de Lamanon était déjà occupé par les hommes préhistoriques. Des traces d'habitats néolithiques ont été retrouvées. Le site a ensuite servi d'habitat ligure. Il a d'ailleurs été un des plus importants de la région avant d'être occupé à nouveau par les Romains. 

Mais c'est au XIIe siècle, que les carrières sont exploitées et permettent l'extraction des pierres qui vont servir à bâtir le château fort.

Lamanon devient le haut lieu de la diplomatie du Moyen-Âge dans le sud de la France. On y signe en présence de pas moins de 26 seigneurs, la donation du Comté de Forcalquier au Comté de Provence en 1209.

Le château, dont il reste un pan de mur encore visible, et quelques vestiges que je vous montrerai à l'occasion, a été entièrement détruit en 1586, lors des guerres de religions.

Nous ne sommes pas montés à cause des enfants vers la partie ouest du site, là où se trouvent les ruines du château féodal, car le chemin passe tout au bord d'une falaise et juste dans la zone où des éboulements ont eu lieu tout récemment.

Souvent téméraire Manou, mais pas folle...j'y retournerai un de ces jours sans eux !  

 

Un pan de mur de l'ancien château

Un pan de mur de l'ancien château

 

Les grottes 
 

Dans les carrières, l'exploitation n'a pas été faite au hasard et le découpage des pierres a permis aux hommes de sculpter la roche. Sur le site, 200 personnes s'installent dans les 116 grottes recensées dans la petite vallée dont 58 se trouvent à l'intérieur du Cirque de Calès, bien protégées par les falaises à l'est et à l'ouest et par les portes au nord et au sud. Il est très difficile de préciser les différentes périodes d'occupation du site. Seules les traces et l'évolution des habitations permettent d'y voir un peu plus clair. Tout ce qu'on peut affirmer c'est que des hommes auraient vécu là, du XIIe siècle au XVIe siècle...  

Les grottes auraient en particulier servi d'abris lors des invasions sarrasines à un dénommé Kalès et ses hommes...d'où le nom du site.

Mais peut-être n'est-ce qu'une légende ?

 

Alors... prêts pour la visite du site de Calès ?

 

 

L'accès par le village est le plus rapide (15 minutes environ de grimpette) par un chemin caladé, ancienne voie romaine creusée par les roues des charrettes.

Les deux accès nord et sud... se font chacun par un porche à ogive, bâti au sein d'une muraille médiévale. 

 

L'accès au site et les porches d'entrée sud et nordL'accès au site et les porches d'entrée sud et nord
L'accès au site et les porches d'entrée sud et nord
L'accès au site et les porches d'entrée sud et nordL'accès au site et les porches d'entrée sud et nord

L'accès au site et les porches d'entrée sud et nord

 

Dans les carrières, de nombreuses habitations troglodytes sont bien visibles et certaines ont même parfois un étage.

Des maisons à étageDes maisons à étage
Des maisons à étage

Des maisons à étage

 

Les hommes accédaient aux étages, soit par des escaliers, aujourd'hui usés par le temps, soit par des trous de boulins creusés dans le mur vertical dans lesquels on fixait des échelles (fabriquées en branchages).

Des escaliers plus ou moins usésDes escaliers plus ou moins usésDes escaliers plus ou moins usés

Des escaliers plus ou moins usés

 

Au cours du temps, les hommes se sont organisés et ont installés sur le site : 

des silos à grains, des auges pour le bétail, des cuves à eau...puis plus récemment des cheminées, des placards, des tasseaux pour accrocher des étagères...

 

Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...
Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...
Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...

Quelques aménagements intérieurs...

 

Des rigoles de ruissellement permettaient de recueillir l'eau dans des citernes ou des aiguiers et protégeaient parfois les avancées en bois, dont on voit encore les emplacements des poutres, creusés dans les parois. 

Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées
Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancéesLes emplacements des poutres qui soutenaient les avancées
Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées

Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées

 

Au centre du cirque, quelques maisons isolées dont un espace communautaire...constitué d'une vaste salle, à ciel ouvert aujourd'hui, mais qui devait être entièrement couverte. On voit bien les cavités qui permettaient d'implanter des poteaux verticalement.

La salle est bordée par des salles plus petites.

 

L'espace communautaire et ses petites salles attenantes
L'espace communautaire et ses petites salles attenantesL'espace communautaire et ses petites salles attenantes

L'espace communautaire et ses petites salles attenantes

 

Sous cette construction, six petites habitations troglodytes sont bien visibles lorsqu'on en fait le tour. 
 

Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire
Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaireUne partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire

Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire

 

Au milieu du site, il y a aussi une construction bâtie sur un gros bloc (une redoute ?). Un muret est bien visible et  surplombe la partie encore en état qui devait supporter un toit.

Ce lieu était sans doute un lieu de stockage de denrées ou d'objets précieux.

Je n'ai rien trouvé d'autre à ce sujet.

La redoute...

La redoute...

 

Et voici  d'autres demeures dispersées ici et là et souvent cachées à présent dans les arbres. 

D'autres habitations troglodytes sur le site
D'autres habitations troglodytes sur le siteD'autres habitations troglodytes sur le site
D'autres habitations troglodytes sur le site

D'autres habitations troglodytes sur le site

 

Les grottes sont aujourd'hui classées, depuis 1918, au titre des Monuments naturels et, depuis 1994, à l'inventaire général du patrimoine culturel. Des travaux de consolidation ont été réalisés dans les années 80.

La molasse est en effet une roche tendre qui s'altère facilement sous l'action des eaux de ruissellement.

Et malheureusement aujourd'hui, cela fait mal à voir pour moi qui aie connu le lieu en état, des éboulements fréquents rendent le site dangereux (un arrêté en limite d'ailleurs la visite). 

 

Les éboulements récentsLes éboulements récents
Les éboulements récents
Les éboulements récentsLes éboulements récents

Les éboulements récents

 

Un site sous haute protection donc, fermé l'été à cause des risques d'incendie mais que j'ai voulu montrer à mes petits-enfants avant qu'il ne soit trop tard...

L'accès au cirque de Calès est libre et gratuit. Les enfants sont sous notre haute surveillance : une occasion rêvée de leur expliquer la fragilité de ce site naturel où il n'est pas question de faire n'importe quoi.

 

Voilà un lieu où je n'étais pas allée depuis longtemps alors que c'était une de mes balades dominicales préférées lorsque j'étais enfant...et je suis heureuse de vous le faire visiter aujourd'hui.  
 

 

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:30
Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

 

Je vous ai déjà expliqué que le mot château, en Provence, était celui que l'on donnait aux belles bâtisses. Celle-ci n'échappe pas à la règle et ce château est souvent appelé le Pavillon de Bidaine. Il a donné son nom à la petite route du même nom que les promeneurs dont je fais partie, sont nombreux à fréquenter...

Ce domaine ne peut donc pas passer inaperçu ! 

Il s'agit encore une fois d'un domaine privé qui ne se visite pas aussi, par respect pour la tranquillité de ses habitants, je ne vous montrerai que quelques photos.

C'est donc une visite très courte que je vous propose aujourd'hui...mais non moins importante car ce grand pavillon, daté du XVIIème siècle, fait partie du patrimoine classé de la Région. Pourtant je n'ai rien trouvé sur son histoire, à mon grand regret. 

 

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

 

Les jardins à la française, qui sont également protégés depuis 1949, se laissent entrevoir à travers le portail ainsi que le verger en contrebas de la propriété. 
 

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949
Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

 

Quelquefois nous y faisons même quelques rencontres magnifiques...comme celle-ci faite au printemps dernier alors que je me promenais avec mes amies. 

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !
Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

 

Ou bien c'est la nature alentour qui nous ravit et nous offre ses premières fleurs pour notre plus grand plaisir...

 

 

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

 

Et pour finir la balade, voilà une photo ancienne du domaine...

Le domaine de Bidaine à Lambesc

Le domaine de Bidaine à Lambesc

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:21
Deux fermes anciennes
Deux fermes anciennes

Deux fermes anciennes

 

Près de la maison de retraite dont je vous ai conté l'histoire hier, se trouve un petit hameau de quelques maisons toutes accolées et privées. 

Et autour de ce hameau, on peut admirer deux anciennes fermes que je trouve bien typiques de ma région.

 

Tout d'abord, la ferme au cochonnier...qui est située au bord d'une petite route. 

La ferme au cochonnier
La ferme au cochonnierLa ferme au cochonnier
La ferme au cochonnier

La ferme au cochonnier

 

Et cette jolie ferme, dont une partie seulement est en ruine et dont le jardin est toujours en culture...

Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée

Une ferme ancienne dont une partie est rénovée

 

Dans le jardin, ça et là, nous pouvons voir des stigmates du passé.

Un puits bouché...et son abreuvoir transformé en bac à fleurs. 

Le puits
Le puits

Le puits

 

Et pour terminer cette visite, quelques rouleaux à dépiquer le grain...une aire de battage devait se trouver dans le secteur proche. 

Rouleaux à dépiquer le grainRouleaux à dépiquer le grain
Rouleaux à dépiquer le grain

Rouleaux à dépiquer le grain

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:31
La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

 

Cette petite chapelle romane datant du XII° siècle se trouve dans la campagne proche du village de Rognes sur une petite route qui s'appelle le chemin de traspigut...C'est joli n'est-ce pas comme nom ?

L'endroit est superbe et très calme car c'est une route minuscule empruntée seulement par les riverains pour monter au village de Rognes que l'on aperçoit au loin.

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

 

Nous nous y sommes rendues en partant de la maison de retraite de la MGEN, anciennement nommée, Institut Bouquet, située au coeur de la forêt départementale de Caire-Val. 

Un sentier bordé de champs de vignes et d'un joli muret de pierres permet d'arriver facilement à une petite route départementale, qu'il faudra traverser, pour prendre le chemin de traspigut.  Un chemin nous mène ensuite à la petite chapelle cachée en été par des chênes magnifiques.

Le lieu est libre d'accès et ouvert à tous...mais la chapelle et l'ermitage sont fermés pour éviter les dégradations. 

 

Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle

Le chemin et l'arrivée à la chapelle

 

Presque entièrement détruite lors du tremblement de terre de juin 1909, dont je vous ai déjà parlé et qui a ravagé ma région, la chapelle Saint-Marcellin a été restaurée totalement grâce à l'intervention de l'association locale, les Amis du Vieux Rognes. La campagne de rénovation a débuté en 1988 et s'est achevée en 1996. Par la suite un enduit a été apposée sur les murs...

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

 

La chapelle dont il ne subsistait qu'un seul mur, a pu être entièrement reconstruite. Une nouvelle cloche a été installée en 1994.

Et la croix dont seul le soubassement subsistait...a été remise à sa place d'origine. 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

L'ermitage qui avait été accolé à la chapelle dès le XVII° siècle, a été lui aussi entièrement rénové, et l'enclos qui l'entoure est bordé d'un  joli muret de pierres.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Voici quelques détails de l'architecture de cette jolie chapelle.

Saint-Marcellin d'abord...une sculpture moderne en hommage à Saint-Marcellin, le premier évêque d'Embrun, qui vivait au IIIème siècle et est devenu un saint populaire au Moyen Âge. D'ailleurs plusieurs chapelles de Provence portent son nom.

Saint-Marcellin

Saint-Marcellin

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Les gargouilles...qui ont été sculptées, elles aussi, au moment de la rénovation mais ne manquent pas de charme pour autant.

Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...
Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...

Les deux gargouilles...

 

Le cadran solaire...qui "jure" un peu avec l'ensemble mais s'améliore avec les années car il se patine.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Quelques pierres d'encadrement...

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

et une magnifique pierre sculptée d'une croix dans laquelle se trouve une croix plus petite (pas facile à photographier car très haute sur le fronton de l'ermitage)...

La croix sculptée ancienne

La croix sculptée ancienne

 

Depuis, chaque année le troisième dimanche de septembre,  une bénédiction des vendanges attirent les habitants du village. Un pique-nique géant est organisé dans le parc et un concert anime la journée.

 

 

 

Juste à côté se trouvent deux anciens cabanons...de style différent. 

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Et une borie en très mauvais état, cachée dans la végétation.

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:09
Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

 

Merci infiniment pour vos réponses avisées et vos nombreux commentaires...

Je comprends que certains d'entre vous se perdent un peu en visionnant ces cartes car quand on ne connaît pas la région, c'est plus difficile mais vous comprenez bien que durant ma longue vie, je n'avais jamais vu une demeure du XVIIIème INVISIBLE sur des cartes du XIXème et du début du XXème siècle.

En principe il est au moins fait mention d'une ruine.

 

Une erreur est toujours possible sur une carte, en effet, mais là je vous l'assure, il ne s'agit pas d'une erreur. Une photographie aérienne peut être truquée...mais là encore ce n'est pas le cas !

Ce qui est sûr, c'est qu'au moment du tremblement de terre de 1909, cette maison n'existait pas dans la plaine de Vernègues. Elle n'existait pas non plus dans les années 50-60 comme l'atteste la photographie aérienne. Ce que vous êtes très nombreux à avoir vu tout de suite...

Et là alors cela me fait énormément plaisir de voir que comme moi, vous avez trouvé ça bizarre.

 

Pour comparaison...

Pour comparaison...

 

Alors comment expliquer que cette maison apparaisse mystérieusement sur les plans et les photographies aériennes d'aujourd'hui...

A-t-elle été construite dans le style ? La réponse est incroyable, vous allez voir ! 

Le bâtiment aurait été transplanté pierre à pierre du pied du Ventoux où il se trouvait (mais où exactement je ne le sais toujours pas) jusqu'à Vernègues. Et il s'agit réellement d'une maison du XVIIIème. 

 

Comment j'ai pu trouver l'info ?

Je pense que les propriétaires ne seront pas contents que je dévoile leur secret mais...après tout j'ai trouvé l'info sur internet. 

Je ne vois pas pourquoi cette info n'est pas donnée sur les guides touristiques et les brochures de l'office du tourisme local. Cela n'enlève rien au domaine, ni à sa situation dans ce parc arboré et protégé. Je comprends que le propriétaire veuille conserver sa tranquillité et que son domaine soit devenu une réserve naturelle car le cadre est magnifique et tout cela n'enlève rien, bien sûr à son charme. 

 

Grâce à mes ressources professionnelles passées, mais pas encore oubliées, j'ai trouvé une trace de cette demeure sur la base de Canopé qui est une base de documentation de l'ex-CRDP, à visée éducative et pédagogique, accessible uniquement aux enseignants en activité, toutes disciplines confondues.

Il s'agit d'une prouesse technique ce qui explique sa présence dans cette base documentaire. Il y a aussi une trace de l'exploit dans la base de l'Université Paris III.

Il s'agit aussi sans nul doute d'une prouesse financière... D'autant plus que la propriété entière a été plantée d'arbres, comme des chênes par exemple et parsemées de petites bâtisses annexes. 

 

Un film a été tourné par Louis Guilbert en 1971. Il est disponible uniquement sur ce réseau pédagogique Canopé dont je ne fais plus partie aujourd'hui. Je ne peux donc plus emprunter ce film pour vous parler de son contenu mais si vous avez un enseignant en activité dans votre entourage, lui le pourra si cela vous intéresse d'en savoir plus. 

 

La page de Canopé

La page de Canopé

 

Il est bien entendu possible d'explorer les journaux locaux de ces années-là qui sans aucun doute doivent aussi parler longuement de la transplantation...

Incroyable non ?

Peut-être avez-vous des exemples similaires dans votre région ?

Ou quelqu'un de la région a-t-il eu accès à plus d'informations que moi...

Quant à la végétation plus abondante aujourd'hui qu'avant, c'est très bien observé aussi ! C'est le cas dans beaucoup de régions françaises...Il suffit d'arrêter de cultiver certaines parcelles et d'empêcher le berger de pâturer pour que la nature reprenne ses droits.

 

Notre petite visite de Vernègues se termine aujourd'hui...

Nous allons visiter d'autres villages de ma belle région, à présent, si vous le voulez bien. 

 

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Published by manou - dans patrimoine Provence
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:10
Le pavillon Victoire de Vernègues...

Le pavillon Victoire de Vernègues...

 

Le Pavillon Victoire est une immense propriété privée qui daterait du XVIIIème siècle. On accède à son entrée principale par une grande allée bordée de chênes centenaires qui est un véritable havre de paix et de fraîcheur en été, mais reste magnifique, même en hiver...

Ce chemin de randonnée nous amène directement en face de Château-bas dont je vous ai déjà parlé et au temple de Diane

L'allée de chênes centenaires...

L'allée de chênes centenaires...

 

De son côté face, on aperçoit la demeure et les jardins à la française, dont une belle allée de cyprès, tous taillés en pointe. Ces jardins sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel de France. 

La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...

La propriété côté face...

 

Son côté pile réserve des surprises car toutes sortes d'animaux sont hébergés là, des chevaux, des poneys, des oiseaux qui varient selon les saisons et qu'on n'aperçoit pas toujours du bord du chemin tant la propriété est gigantesque. Lorsque je suis passée le coin était désert, il faisait froid et seuls au loin quelques poneys montraient le bout de leur nez, mais beaucoup trop loin pour mon APN...

La propriété côté pile...
La propriété côté pile...

La propriété côté pile...

 

Le domaine en entier est une "Réserve Naturelle Libre" agréée par la Société Nationale de Protection de la Nature. Si vous voulez vous aussi transformer votre jardin en réserve libre, vous trouverez tous les renseignements ICI pour le faire. J'ai appris beaucoup de choses en me rendant sur ce site car je ne savais pas que de telles réserves libres existaient.

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

 

Je n'ai rien trouvé d'autres sur ce domaine...

Je comprends bien que les propriétaires souhaitent avoir la tranquillité car la demeure se trouve juste sur le passage des randonneurs qui sont nombreux dans la région de Vernègues, à parcourir les chemins pour découvrir les vestiges. 

Mais c'est dommage, car j'aurais aimé en savoir plus...Car rien n'est expliqué sur cette maison, aucune trace dans l'histoire de la région, sur aucune brochure touristique, aucune photo ancienne, en particulier au moment du terrible tremblement  de terre. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

 

C'est donc en fouillant dans certains plans anciens comme les cartes de Cassini de la région, puis en comparant deux cartes d'époques différentes, avec géoportail, que j'ai découvert un sacré mystère concernant cette bâtisse...qui je vous le rappelle ici daterait du XVIIIème siècle. 

Ce n'est pas dans mes habitudes de vous proposer une énigme sur ce blog, mais ce que j'ai découvert est si invraisemblable, que je n'en suis pas encore revenue moi-même.

 

Alors ça vous dit de jouer un peu aux historiens (et aux détectives) et de me donner votre avis après avoir bien observé les cartes ci-dessous...juste histoire de me prouver que je ne rêve pas et que ce que j'en ai déduit fait partie du possible. 

Tout d'abord je vous montre la carte de Cassini de la région où on retrouve certains lieux-dits, comme Saint-Cézaire (avec un Z ici), dont je vous ai parlé récemment : c'est la petite église qui se trouve accolée au temple de Diane et à deux pas du domaine Victoire. Elle va vous servir de repère sur la carte... 

Bien sûr moi, déjà là, cela m'a sauté aux yeux parce que je connais la région !

 

La carte de Cassini de Vernègues

La carte de Cassini de Vernègues

 

Pour vous aider,  je vous montre la carte actuelle de la région légendée. Vous voyez bien en bas à droite le domaine de Château-bas et le temple de Diane dont je vous ai parlé la semaine dernière, ainsi que l'emplacement du domaine Victoire. Jusque-là tout semble normal...

 

Le plan actuel des lieux...

Le plan actuel des lieux...

 

Puis, je vous propose deux cartes des mêmes lieux, comparant la région entre deux périodes de l'histoire récente ...

Attention ! A gauche une photographie aérienne prise entre 1950 et 1965 et, à droite, la même photo aérienne prise... aujourd'hui.

Alors...quel est votre verdict ? 

Voyez-vous quelque chose de bizarre...comme moi. Promis, je vous donne la réponse dès demain ! 

 

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

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26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:06
Le domaine de Château-Bas
Le domaine de Château-BasLe domaine de Château-Bas

Le domaine de Château-Bas

 

Château-Bas est un château construit sur l'emplacement d'une cité gallo-romaine à vocation agricole et viticole. 

C'est au XVème siècle qu'un riche habitant d'Avignon en fait l'acquisition. Le château était alors semi-fortifié et possédait quatre tours, un fossé et un pont mobile encore présents sur un inventaire du lieu au XVIIIème siècle.

En 1750 la seigneurie est vendue aux enchères par décision judiciaire et achetée par l'ancien trésorier des États de Provence qui la gérera jusqu'à la Révolution, date à laquelle la propriété est divisée.

 

Ensuite, comme beaucoup de domaines agricoles de la région, Château-Bas devient un lieu d'élevage d'ovins et de polyculture :  céréales, vignes, oliviers sont plantés dans la plaine et sur les coteaux. 

Des traces de ces différentes activités ont été retrouvées : pressoirs, tonneaux, troncs d'oliviers plus que centenaires, bergeries...

 

Aujourd'hui, le château abrite une exploitation viticole biologique, renommée dans la région et qui possède une AOP / Côteaux d'Aix-en-Provence.

Elle a été acquise dans les années 80 par l'actuel propriétaire des lieux et 72 hectares de vignes  sont exploités. 

 

De la propriété, le promeneur a une vue parfaite sur le château de Vernègues et le plateau du Grand Puech dont je vous ai déjà parlé, ainsi que sur la ligne TGV qui s'intègre finalement très bien dans le paysage...

On aperçoit sur la seconde photo quelques vestiges gallo-romains. 

 

 

La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV
La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV

La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV

 

Voici quelques photos du domaine tel qu'il apparaît au visiteur aujourd'hui, avec ses anciennes fortifications...

L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine

L'extérieur du domaine

 

En faisant le tour du château pour se rendre au temple de Diane, nous avons une vue remarquable sur la bâtisse et son grand parc arboré de chênes centenaires.

Château-Bas vu du temple de Diane
Château-Bas vu du temple de DianeChâteau-Bas vu du temple de Diane
Château-Bas vu du temple de Diane

Château-Bas vu du temple de Diane

 

 

Vous pouvez prendre le temps d'admirer au passage les toitures en tuiles vernissées des tours...

Les toitures vernissées des tours
Les toitures vernissées des toursLes toitures vernissées des tours
Les toitures vernissées des tours

Les toitures vernissées des tours

 

Quelques éléments aux alentours du domaine... font partie du charme du lieu, comme par exemple la fontaine accolée au mur est.

 

La fontaine
La fontaine La fontaine

La fontaine

 

Ce vieux tonneau en bois...

Un vieux tonneau accueille le visiteur.

Un vieux tonneau accueille le visiteur.

 

Ce puits ancien...mais rénové et très provençal. 

Un puits ancien
Un puits ancien

Un puits ancien

 

Et, au bout de l'allée d'oliviers...

Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)
Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)

Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)

 

Ce joli oratoire...à l'abri d'un grand chêne.

L'oratoire de Château-Bas
L'oratoire de Château-Bas
L'oratoire de Château-Bas

L'oratoire de Château-Bas

 

On ne sait pas de quand date exactement la construction de ce château...sans nul doute du Moyen Âge ! 

Mais des découvertes ont été faites sur le domaine et à proximité du temple, qui enrichissent encore l'histoire du lieu, puisque bien avant la construction du temple de Diane, le site était déjà occupé. Un aqueduc et tout le réseau hydraulique associé a été découvert et daterait du IIème siècle avant notre ère. Il serait typique de la période helléniste. 

De plus, lors de la construction de la ligne TGV, en 1995, des fouilles ont permis de découvrir des nécropoles datant du Ier au IIIème siècle. 

Depuis de nombreuses campagnes de fouilles ont permis de découvrir d'autres merveilles, y compris lors de l'agrandissement de la cave où un "dolium" en excellent état (une jarre à vin ou à huile) a été mis à jour...

A suivre donc !

 

 

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24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:22
Le temple de Diane et la petite chapelle Saint-Césaire accolée (photo monumentum.fr)

Le temple de Diane et la petite chapelle Saint-Césaire accolée (photo monumentum.fr)

 

La Provence conserve dans sa campagne de nombreux vestiges romains. C'est le cas du village de Vernègues où je vous emmène une fois de plus pour visiter le site le plus romantique qui soit...enfin, je trouve !

 

Il existe beaucoup de vestiges romains sur le territoire français mais seulement trois temples qui ont été inscrits sur la première liste des monuments historiques en 1840, et qui sont encore en état aujourd'hui. ce que je viens d'apprendre avec surprise en faisant quelques recherches complémentaires sur internet.

Pourtant ce type de petits temples étaient très répandus dans l'empire romain. 

 

Ces trois temples sont :

- Le temple d'Auguste et de Livi, situé à Vienne en plein centre ville et qui date du début du Ier siècle de notre ère.

- Le temple de Janus, situé à Autun en Saône et Loire, dans un quartier périphérique de la ville, datant lui aussi du Ier siècle de notre ère.

- Et le temple de Diane, situé à Vernègues, au coeur de la Provence dont je vais vous parler aujourd'hui et qui serait le plus ancien car daté du Ier siècle AVANT notre ère. On l'appelle aussi le temple de Château-Bas ou bien encore le Temple de Maison-Basse.

A noter : ce temple est situé dans une propriété privée, Château-Bas, aujourd'hui devenue une cave renommée.

 

L'accès au temple et aux chemins de randonnée est libre, mais il est absolument interdit de prévoir de pique-niquer sur les lieux bien que vous soyez en pleine campagne.

Toutefois lorsque je m'y suis rendue avec mon amie, nous avons bu le thé, bien installées au chaud sur les pierres du temple, chauffées au soleil, sans être du tout inquiétées. Si chacun respecte les lieux, les propriétaires sont très tolérants.

L'accès au temple se fait par un chemin qui contourne la demeure et la cave. Nous n'avons pas profité du grand parking, car nous avions décidé toutes les deux de nous rendre au temple à pied, à partir de la Chapelle Saint-Symphorien dont je vous ai déjà parlé. 

L'entrée du chemin d'accès est marqué par la margelle monolithique d'un ancien puits antique que vous pouvez observer sur la photo ci-dessous. De l'autre côté du chemin la pierre est semble-t-il un contrepoids utilisé avec un pressoir et daterait de la même époque. 

 

Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieuxLe chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux
Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux

Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux

 

Un peu d'histoire pour les passionnés...

 

Le temple de Diane faisait partie d'une agglomération antique composée de bâtiments et de thermes. Il était dédié aux divinités protectrices de la source voisine, les nymphes déesses des eaux. Il est d'ailleurs tourné vers l'est, où cette source aujourd'hui tarie, se trouvait. 

De nombreux vestiges sont disséminés ça et là dans la propriété de Château-Bas et ne sont visibles qu'au moment des Journées du Patrimoine ou en visitant le caveau.

Le temple se trouve miraculeusement bien conservé, bien qu'en ruines. Un seul mur est cependant toujours debout.

Il s'agit d'un temple corinthien tétrastyle, c'est à dire comportant deux rangées de colonnes, quatre en façades et deux à l'arrière, dont celle cannelée visible encore aujourd'hui et surmontée d'un chapiteau en feuilles d'acanthe.

J'ai appris (ce que j'ignorai) que le temple avait pu être daté entre autres grâce à ces feuilles d'acanthe et les dimensions des colonnes et des chapiteaux. 

Derrière, devait se trouver la cella, la pièce réservée aux prêtres, encadrée de pilastres aux quatre coins. Un pilastre lisse qui était donc situé à l'angle de la partie close du temple et surmonté, lui aussi, d'un chapiteau carré à feuilles d'acanthe, est encore visible. 

 

 

La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.
La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré. La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.
La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré. La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.

La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.

 

Les murs de soubassement du temple sont encore bien conservés...

 

Vue de l'endroit où nous avons bu le thé
Vue de l'endroit où nous avons bu le thé

Vue de l'endroit où nous avons bu le thé

 

Au XIème siècle, une petite chapelle dédiée à Saint-Césaire, est construite sur les lieux, accolée au mur oriental du temple. 

Elle est typique de l'architecture romane provençale et a été consacrée par l'archevêque d'Arles en 1054.

Entièrement construite en pierres de taille locales, c'est-à-dire avec les pierres du temple, elle est  couverte de dalles calcaires, soutenues par une corniche.

Le sol de la chapelle est 60 cm en-dessous du niveau du temple.

Des traces d'un escalier, encore existant au XVIème siècle et permettant de descendre dans la chapelle, ont été découvertes ainsi qu'une ouverture, pratiquée dans le mur latéral du temple, à l'époque mérovingienne ou carolingienne.

A l'origine cette ouverture était encadrée par deux colonnettes dont une, déplacée lors d'une rénovation, subsiste encore et est visible au-dessus de la chapelle. Elle ressemble étrangement à la colonne cannelée romaine, en miniature. 

La porte actuelle s'ouvre côté nord contre le mur du temple. La nef de forme carrée est obscure et seule l'abside en cul-de-four est éclairée par deux fenêtres basses, situées au ras du sol et surmontées chacune d'un superbe arc monolithe.

 

 

L'église Saint-Césaire
L'église Saint-CésaireL'église Saint-Césaire
L'église Saint-Césaire

L'église Saint-Césaire

 

La face ouest est percée de deux baies ouvertes dans le mur du temple. Par une des fenêtres basses j'ai pu observer à l'intérieur une statue.

L'intérieur ne se visite pas. 

La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église
La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église

La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église

 

Sur le site Monumentum.fr qui recense l'ensemble des monuments historiques français, et que vous connaissez sans doute, j'ai découvert de multiples photos anciennes de ce temple de Diane avant la rénovation qui a permis au site de résister aux décennies.

Les photos n'étant pas toujours datées, je présume que certaines montrent les dégâts dû au tremblement de Terre de 1909. Toutes les photos sont de T. Valérian ou de Médéric Mieusement, un photographe. Elles ont été prises entre 1851 et 1914. Vous pouvez aller en voir d'autres sur le site. 

 

Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône
Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône
Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône

 

Certains vestiges découverts lors de fouilles successives aux alentours sont visibles à l'intérieur du château dans une sorte de musée, que je ne suis pas allée visiter. 

Je vous reparlerai dans les prochains jours de Château-Bas et de son histoire... si vous le voulez bien ! 

Une dernière remarque : Saint-Césaire s'écrit parfois Saint-Cézaire. Je n'ai pas réussi à savoir quelle était l'orthographe exacte de ce monument...

 

 

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20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:15
La vue du haut des bords du Plateau du Grand Puech

La vue du haut des bords du Plateau du Grand Puech

 

Un peu plus loin sur le plateau où se trouve le château de Vernègues, que je vous ai montré cette semaine ICI, un vieux moulin a été transformé en table d'orientation...

D'en haut, le promeneur a un point de vue élargi sur la vallée de la Durance, au nord, et vers le sud, jusqu'à l'Etang de Berre, les jours de temps clair. 

La vue peut également être admirée des bords du plateau, si le temps le permet...

Le moulin transformé en table d'orientation
Le moulin transformé en table d'orientation

Le moulin transformé en table d'orientation

 

En suivant un sentier qui part du vieux moulin, à l'opposé du château, vous découvrirez les nécropoles de Saint Saëns et Saint Abdon. Elles attestent de la présence humaine sur le lieu, dès le bas Moyen Age.

Il y aurait en tout, plus de 70 tombes creusées dans la roche sur le site, entourant les ruines d'une petite chapelle, Saint Saëns, qu'on ne voit plus aujourd'hui tant elle est enfoncée dans la végétation.

Certaines des tombes étaient recouvertes par un sarcophage comme l'atteste la bordure creusée dans la roche qui est une rigole de détournement des eaux pluviales.

Les tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres

Les tombes rupestres

 

De nombreux trous de poteaux criblent le plateau ça et là et en marchant il faut faire attention de ne pas y mettre les pieds. Il y avait donc des habitations ici aussi. 

Les nécropoles seraient datées essentiellement des IV et Vème siècle de notre ère et auraient été définitivement abandonnées au XIVème siècle. 

Le lieu est empli de mystère et c'est émouvant de s'y promener, surtout quand on sait que la nature a repris ses droits et masque la plupart des vestiges qui ont été fouillés dans les années 70. 

 

Et quand le soir tombe sur le plateau...  voilà la vue que nous avons de là-haut ! 

Le Plateau du Grand Puech et les tombes rupestres / Balade à Vernègues (dans le 13 )

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18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:03
Le château de Vernègues

Le château de Vernègues

 

Je vous ai déjà parlé de Vernègues, ce petit village de Provence où enfant, en famille, nous allions souvent nous promener le dimanche pour admirer la vue du haut du Plateau du Grand Puech. Je vous ai montré, en particulier sur ce plateau, le plus vieil amandier d'Europe qui avait résisté à l'hiver 1956 ici.

Je vous ai également déjà parlé la semaine dernière de la chapelle Saint-Symphorien qui se trouve dans la plaine. 

Nous poursuivons aujourd'hui, notre petite visite de Vernègues...

 

 

Sur ce grand plateau, vaste espace dégagé qui domine vers le nord, la vallée de la Durance et le Luberon, se trouvent les ruines du château féodal et celles de l'ancien village de Vernègues, perchées à presque 400 mètres d'altitude.

L'histoire de Vernègues a débuté là, sur ce plateau du Grand Puech, battu par les vents.

On accède aux ruines du château par de nombreux petits chemins qui permettent de monter facilement sur le plateau...

Un d'entre eux passe à côté d'un joli lavoir, d'autres au milieu des bois...

 

De nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateauDe nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateau

De nombreux chemins montent sur le plateau

 

D'en haut la vue de tous côtés est magnifique. On aperçoit la vallée de la Durance, le Petit Luberon et en contrebas le village d'Alleins. On voit aussi vers l'Ouest le massif des Alpilles et vers le sud la plaine arborée ! 

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sudLa vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

 

Dès le néolithique, des hommes se sont installés ici mais aussi dans la plaine environnante. Depuis, ils ne l'ont plus quitté, comme l'attestent les traces importantes retrouvées ici ou là et datant de toutes les époques historiques. 

Au XIème siècle, on trouvait deux castrum sur le Grand Puech, le castrum de Avallone et le castrum Avernicum. Mais au XIIème siècle, seul ce dernier subsistait. Il était naturellement fortifié et inaccessible car construit sur le piton rocheux. Le vieux village de Vernègues s'installe à ses côtés, protégé par des remparts qui existaient encore au XIXème siècle.

 

Voici quelques vues du château à l'arrivée dans le village...

 

 

 

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

 

Et quelques vues, une fois montés sur le plateau...

Le château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateauLe château vu du plateau

Le château vu du plateau

 

Mais au soir du 11 juin 1909, un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter, ravage toute la région. La quasi totalité du vieux château est alors détruite, ainsi que toutes les maisons du village qui se trouvaient à proximité.

Les ondes sismiques se propageant sous terre, ont été en quelque sorte emprisonnées et amplifiées par la butte (je simplifie car c'est dû aussi à la particularité des couches géologiques qui forment le plateau)....ce qui explique les dégâts plus considérables encore ici. 

La région entière est traumatisée par ce séisme dont l'épicentre se situait dans la chaîne de la Trévaresse, près du village de Rognes, également détruit ainsi que bien d'autres de la région.

 

Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909

Les photos du tremblement de terre de 1909

 

Encore aujourd'hui, ce séisme est considéré comme le tremblement de terre de magnitude la plus élevée, enregistré en France métropolitaine depuis 1564. Il fut ressenti dans tout le Sud de la France jusqu'à Perpignan et jusqu'à Gênes en Italie.

Après avoir sécurisé les lieux en faisant écrouler certains pans de murs, les habitants de Vernègues reconstruisent leur village en contrebas, dans le quartier du Jas, là où le village se trouve aujourd'hui.

 

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

 

 

Enfant, nous avions encore le droit de nous promener dans le vieux village. Aujourd'hui c'est interdit de se rendre au milieu du château et des ruines, à cause des risques d'effondrement... seul le plateau est accessible aux promeneurs. Cependant, un jour prochain j'essaierai de retourner sur les lieux car je me souviens de passages dans le rocher et d'escaliers taillés dans la pierre et je ne les ai pas retrouvé, or je suis sûre que mes souvenirs d'enfant ne sont pas erronés.

 

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce terrible tremblement de terre, vous pouvez lire aussi l'article de Maryse. 

Moi-même je vous en reparlerai car il y a de nombreux vestiges et stigmates visibles ici et là dans ma région...

Mais avant je continuerai avec vous, la visite de Vernèques car il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir ensemble, si vous le voulez bien...

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13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:03
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)

 

Voilà une petite chapelle romane qui vient d'être totalement rénovée et qui attire de nombreux touristes et pèlerins. Il s'agit de la chapelle Saint-Symphorien de Vernègues, un petit village provençal dont je vous parlerai encore souvent car il est riche en histoire et petit patrimoine.

En fait la chapelle se situe entre deux villages, celui de Vernègues et celui de Cazan (situé sur la nationale 7).

La partie la plus ancienne du bâtiment date du XIIème siècle. Elle a été ensuite agrandie et différentes parties ont été accolées à la chapelle d'origine en fonction des besoins et ce jusqu'au XVIIème siècle. Elle est construite dans un style très provençal et d'ailleurs de loin, on pourrait presque la prendre pour un grand mas. 

 

Qui était Symphorien ?

 

Symphorien vient du grec "sumphoros" qui signifie "porte"

Saint Symphorien était un jeune chrétien appartenant à une famille noble d'Autun. Il fut condamné à la décapitation pour avoir refusé de s'agenouiller devant la statue de Cybèle, la déesse romaine de la Terre qui était vénérée dans sa ville natale d'Autun. C'était en l'an 178 environ, sous le règne de Marc Aurèle. Ayant refusé de renier sa foi en Dieu, son seul maître, il devint un martyr. De nombreuses communes françaises et des édifices religieux portent son nom.


 

Le Martyre de saint Symphorien (1834) /  tableau peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres

Le Martyre de saint Symphorien (1834) / tableau peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres

 

En Provence, il était censé protéger contre les crues du Rhône ou de la Durance, ou simplement contre les noyades. Il était aussi imploré pour faire tomber la pluie. Il était aussi invoqué par les malades et les handicapés. 

Je n'ai pas pu visiter la chapelle depuis sa rénovation et je vous mettrai des photos de l'intérieur dès que j'y retournerai.

La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)

 

Elle sert aujourd'hui de lieu d'exposition. En été, elle est le siège de nombreuses soirées musicales. 

Aujourd'hui, les croyants continuent à vénérer Saint-Symphorien et organisent deux fois par an un pèlerinage au cours duquel sa statue est déplacée de la chapelle Saint Symphorien à l'église de Vernègues (le 21 août) puis de l'église du village à la chapelle, le 3ème dimanche d'octobre. En octobre, la messe chantée en provençal suit la bénédiction des chevaux, attelages et cavaliers, un spectacle à voir...

Chaque année, en plus des deux pèlerinages, tous les lundis de Pâques, il y a une messe en provençal qui attire les foules. 

 

A côté de la chapelle, dans l'ancien ermitage, c'est la maison du gardien. 

 

La petite maison du gardien accolée à la bâtisse

La petite maison du gardien accolée à la bâtisse

 

Retrouvez d'autres articles sur le village de Vernègues très bientôt. 

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:18
La chapelle de Rochegude domine la vallée de l'Allier (photo prise en été)

La chapelle de Rochegude domine la vallée de l'Allier (photo prise en été)

 

A environ 3 km du petit village de Saint-Privat-d'Allier, se trouve un petit hameau du nom de Rochegude.

Le nom de Rochegude proviendrait de "rupes acuta" ou "roca aguda" (roche aïgue).

L'étymologie du lieu ne peut pas prêter à interprétation, celle de Rochegude est claire et constante dans le temps et correspond à la caractéristique du lieu (roche aiguë, pointue, acérée). Dés 1225, on reléve Castrum de Rocha Aguda, simplifié dans un texte de 1230 en Rochaguda, une variation du latin donne en 1317 Rupes Acuta. En 1418, la petite forteresse est identifiée sous le nom de Castrum Rupis Acutae. Un peu plus tard en 1511 le prêtre desservant la chapelle est qualifié de Vicarius S. Jacobi Rupis Acutae (Vicaire de Saint Jacques de Rochegude). La forme Française de Rochegude fait son apparition en 1658 et perdure depuis.

Mairie de Saint-Privat-d'Allier

 

Un peu d'histoire...

 

Au Moyen Âge vivait ici une famille puissante de la région d'Auvergne qui avait construit un château, je devrais dire une forteresse, sur le chemin de Saint Jacques.

La présence de ce château-forteresse appelé aussi château-rocher est attestée depuis 1255. Situé sur l'ancienne route des marchands permettant de joindre l'Espagne au Dauphiné, il permettait aux seigneurs de la famille Montlaur, de contrôler les gués, les bacs et les ponts les plus fréquentés de l'Allier et de faire payer les droits de passage. 

De nombreux châteaux-rochers existent tout le long des gorges escarpées de l'Allier, la rivière constituant une ancienne zone frontière entre l'Auvergne et le Gévaudan. Ils formaient tout un réseau de sites fortifiés permettant d'asseoir l'autorité des seigneurs. 

Au XVe siècle, le château de Rochegude devient la propriété des Chalençon, puis de la famille Matussières. Il appartient désormais à la commune de Saint-Privat-d'Allier.

 

Il ne reste de ce château qu'une tour circulaire isolée d'environ 6 mètres de hauteur et une petite chapelle romane du XIIe siècle dédiée à Saint-Jacques.

 

La petite chapelle et la tour...
La petite chapelle et la tour...La petite chapelle et la tour...

La petite chapelle et la tour...

 

La tour, construite au XIIIème siècle, à la cime d'un rocher, d'où l'on bénéficie d'une vue imprenable sur la vallée de l'Allier en contre-bas, servait donc à faire le guet. C'était la vigie du pays vellave.

Il était facile, vue sa position stratégique, 350 mètres au dessus des gorges,  de repérer un éventuel ennemi en provenance du Gévaudan !

 

 

 

La tour de l'ancien château
La tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien château
La tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien château

La tour de l'ancien château

 

La chapelle Saint-Jacques de Rochegude est située elle-aussi sur le même piton rocheux qui domine la vallée de l'Allier.

Le site est traversé par la via podiensis, le-Puy-en-Velay/Conques, et situé sur l'étape incontournable du chemin de Saint Jacques de Compostelle qui permet d'aller de Saint-Privat-d'Allier à Saugues. 

 

La chapelle aurait été édifiée sur un sanctuaire païen. Elle porte sur son linteau la date de 1328.

Elle est depuis les années 90, classée aux Monuments Historiques. Enclavée dans le rocher, il faut la contourner par le coeur du hameau pour trouver l'entrée.

 

La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)

La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)

 

L'intérieur de la chapelle est très simple et constitué d'une nef unique et d'un autel en pierre. 

Je vous montre donc quelques clichés, pris pendant ces dernières vacances de noël, donc hors saison, car en été, la chapelle est toujours emplie de pélerins ce qui ne permet pas de faire des photos...

L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle

L'intérieur de la chapelle

 

Je le rappelle ici, pour ceux qui désirent emprunter le GR 65 pour descendre vers Monistrol d'Allier, il existe une variante du chemin de Saint-Jacques qui évite le hameau et rejoint directement la vallée de l'Allier, par la route dangereuse en été.

Mais c'est dommage d'éviter Rochegude car c'est un des sites remarquables de cette étape. De plus, si vous avez dormi à Saint-Privat-d'Allier comme beaucoup de randonneurs, vous y serez le matin tôt et c'est le meilleur moment pour visiter ce lieu et s'imprégner du calme et de la vue. Rien ne vous empêche d'ailleurs de prévoir une pause dans la randonnée et donc un aller-retour sur Saint-Privat, pour éviter la rude descente qui démarre en dessous de la chapelle et permet d'atteindre la vallée. 

Car il faut bien savoir que le passage au-delà de la chapelle de Rochegude qui descend dans la vallée de l'Allier, est abrupt et que de nombreux accidents sont à déplorer chaque année, nécessitant parfois des secours par hélitreuillage, tant le chemin est étroit, glissant et peu accessible surtout après les épisodes pluvieux.

Regardez-bien où vous mettez vos pieds ou changer d'itinéraire !

 

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17 décembre 2016 6 17 /12 /décembre /2016 07:02
Dernière visite aux Baux-de-Provence

 

Afin de compléter et terminer ma petite visite aux Baux-de-Provence, classé parmi les plus beaux villages de France, que certains connaissent déjà bien sûr, je vous propose quelques photos prises dans le village samedi dernier...

Je n'ai pas tout (re)vu dans le village car le soir tombait et nous venions de passer un long moment dans les Carrières de Lumières, dont je vous ai parlé hier et avant-hier.

 

Tout d'abord une vue du village...un peu à contre-jour avec les couleurs rousses du soleil couchant ! 

 

 

 

Vue générale du village

Vue générale du village

 

Quelques photos du château tel qu'on l'aperçoit du village car je ne l'ai pas visité depuis mon enfance... C'est lui qu'on voit de loin sur son piton rocheux lorsqu'on arrive au Baux-de-Provence. Je vous l'ai déjà montré ! 

Le château vu du village
Le château vu du villageLe château vu du village
Le château vu du village

Le château vu du village

 

Ensuite, l'église Saint-Vincent, de style roman...dont je ne vous montre que l'extérieur. 

L'église Saint-Vincent vue de tous côtés
L'église Saint-Vincent vue de tous côtésL'église Saint-Vincent vue de tous côtés
L'église Saint-Vincent vue de tous côtésL'église Saint-Vincent vue de tous côtés
L'église Saint-Vincent vue de tous côtésL'église Saint-Vincent vue de tous côtésL'église Saint-Vincent vue de tous côtés

L'église Saint-Vincent vue de tous côtés

 

Puis l'église des Pénitents ...devant laquelle on peut admirer la vue vers le val d'enfer dont je vous ai parlé hier et montré des photos.  

L'église des Pénitents
L'église des PénitentsL'église des Pénitents

L'église des Pénitents

 

Quelques détails architecturaux...glanés ça et là dans les rues, devant de belles demeures anciennes. 

Quelques détails architecturaux
Quelques détails architecturauxQuelques détails architecturaux
Quelques détails architecturauxQuelques détails architecturauxQuelques détails architecturaux
Quelques détails architecturauxQuelques détails architecturauxQuelques détails architecturaux

Quelques détails architecturaux

 

 Le lavoir... 

Le lavoirLe lavoir

Le lavoir

 

Et enfin quelques vitrines pour les touristes, autant de clichés de la Provence...dans lesquels je ne reconnais pas "ma" Provence, celle où je suis née en tous les cas. 

Pour les touristes !!
Pour les touristes !! Pour les touristes !!
Pour les touristes !!

Pour les touristes !!

 

Et la porte par laquelle vous pourrez vous enfuir...s'il y a trop de monde lors de votre visite ! 

Dernière visite aux Baux-de-Provence

 

A bientôt...pour d'autres visites en Provence ou ailleurs...

Dernière visite aux Baux-de-Provence

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