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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 05:23

 

Nous allons aujourd'hui continuer la visite du salon chinois, commencée hier...

 

Du sol au plafond, une peinture tout en camaïeu de bleu sur fond ocre, recouvre les panneaux de bois, les enduits des murs et le plafond.

Il n'y a pas un espace qui ne soit recouvert de ce décor. 

N'oubliez-pas de cliquer sur une photo pour les voir en grand ! 

 

Sur les voûtes du plafond à arêtes...

 

 

Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central

Le plafond à arêtes et son macaron central

 

...des angelots évoquent les quatre saisons.

L'ornementaliste se serait inspiré des peintres du XVIIIe comme Antoine Watteau et François Boucher. 

Les quatre saisons...Les quatre saisons...
Les quatre saisons...Les quatre saisons...

Les quatre saisons...

 

Les angelots (des "puttis") sont entourés d'une multitude d'oiseaux, comme des chouettes et des grues, et de quelques papillons...

 

Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon

Les oiseaux et...un papillon

 

Sur la partie haute, en-dessous de la voûte, figurent des tableaux, des marines, des paysages, des scènes portuaires ou de chasse. Les tableaux représentent aussi bien l'orient que l'occident.

 

Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux

Les différents tableaux

 

Entre les différents personnages présentés hier, des panneaux intermédiaires font alterner, guirlandes de fleurs réunies par un anneau et pilastres en trompe-l'oeil.

 

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

 

Des frises agrémentent ça et là le dessus des fenêtres, de la bibliothèque ou de la cheminée.

 

Les frises...
Les frises...

Les frises...

 

Enfin, sur la partie basse, une frise simule des carreaux de Delft...

La frise située dans la partie basse

La frise située dans la partie basse

 

Le sol enfin, doit subir de sérieuses réparations.

Déjà, comme vous avez dû le constater sur certaines de mes photos, une sorte de tranchée a été creusée tout autour du salon pour assurer le drainage et assainir les murs de leur humidité.

La tranchée creusée pour drainer le sol...

La tranchée creusée pour drainer le sol...

 

 

La partie basse du décor est par endroit bien abîmée...

 

Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés
Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés

Des panneaux bien abîmés

 

Afin de réunir des fonds pour mettre hors remontées d'eau tout le sol, et restaurer la partie basse du décor, une souscription est ouverte par la Fondation du Patrimoine

Les habitants de Die et de la région sont bien sûr invités à y participer et à venir visiter le salon s'ils ne l'ont pas encore fait. J'espère qu'ils répondront nombreux à cet appel car ce petit salon chinois est une pure merveille...

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:23

 

Dans l'actuelle Cure de Die, située à 150 mètres de la cathédrale, où se trouve aussi la petite chapelle Saint-Vincent que je n'ai jamais visitée, se cache une des deux merveilles de la ville (je vous montrerai la seconde la semaine prochaine). 

 

C'est là, dans un ancien hôtel particulier de style Renaissance, appartenant aujourd'hui au Diocèse de Valence, qu'il existe entre cour et jardin une petite pièce cachée, pour ne pas dire secrète, que les habitants de Die et de la région ont découvert depuis peu...

 

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

 

C'est lors des journées du Patrimoine que j'ai pu visiter le salon chinois, dont j'avais beaucoup entendu parler.

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2005, une première phase de restauration a permis de le dévoiler au public.

 

 

 

L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die
L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die

L'entrée de la Cure de Die

 

Cet Hôtel particulier a appartenu à la famille Lagier de Vaugelas.

C'est un de leurs descendants, Gonzague de Chivré qui décide en 1905, de le céder à l'Evêché. Mais au XVIIIe siècle, c'est Jean-Pierre Lagier de Vaugelas (1722-1808) qui s'y installe avec sa famille. Il est avocat et c'est un personnage important de la ville d'autant plus qu'il devient à la Révolution, Président du Tribunal de district. 

Là, dans une petite salle voûtée en arêtes, donnant sur un jardin, il fait réaliser dans une petite pièce carrée, un décor peint. L'artiste recouvre l'enduit des murs, le plafond et les boiseries d'un décor de style chinois, tout en camaïeu de bleus sur fond ocre clair.

 

Dans ce qui devait être un petit cabinet d'étude, dans lequel l'avocat recevait sans nul doute ses visiteurs pour écouter leurs requêtes, il fallait un décor à la hauteur de la richesse et de la renommée familiale. Les "chinoiseries" étaient alors très en vogue, en Europe et en France, dans toutes les familles nobles et riches et, avoir un cabinet chinois était très prisé, car cela montrait que le propriétaire des lieux était capable, et surtout avait les moyens, de suivre la mode.   

Ce décor répondait aussi à un désir d'exotisme et de fantaisie. Les "chinoiseries" avaient été mises à la mode grâce à la littérature, au théâtre et aux idées philosophiques de l'époque. 

 

Au XXe siècle ce petit salon, excentré de la maison principale, est pour ainsi dire "oublié". Quand on le retrouve, il a souffert de l'humidité ambiante et de l'usage intensif de la cheminée qui, durant des décennies, a déposé sur les murs et le plafond une couche de suie. Mais sous la couche noire, une première restauration, prudente, permet de retrouver un décor presque intact : les boiseries et peintures murales n'ont presque pas souffert. 

Personne ne connaît l'artiste qui a réalisé ces décors.

Une signature est découverte sur un des tableaux et une date... 1767. 
 

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

 

Il s'agit de Louis Farjon, né à Crest, une ville proche de Die, en 1716. 

Né dans une famille de drapiers, Louis Farjon ne se destinait pas au départ à devenir artiste. Il se marie avec la fille de l'apothicaire de Die, qui était aussi chirurgien et habite la ville. 

Lorsqu'il devient "ornementaliste", il décore divers intérieurs de riches propriétaires de la région dioise, puis réalise des tableaux religieux.

Il semble s'être inspiré du lyonnais, Jean Pillement en particulier pour les oiseaux et les arbres que je vous montrerai demain. 

Il s'inspire aussi des faïenciers de Lyon et de Marseille surtout en ce qui concerne ses personnages, et c'est dans les ouvrages illustrés rapportés par les Jésuites, revenus de leur mission d'évangélisation en Chine, qu'il trouve source d'inspiration, pour les costumes de ses personnages. 

 

Si vous le voulez bien, nous allons commencer la visite du Salon chinois aujourd'hui et nous la poursuivrons demain...

 

La porte d'entrée est décorée recto et verso, et nous invite à entrer...

 

La porte d'entrée côté couloir

La porte d'entrée côté couloir

 

La pièce comporte deux grandes ouvertures, côté cour et côté jardin, qui sont aujourd'hui en verre dépoli pour filtrer le soleil, toutes deux donnent sur l'extérieur. 

Face à la porte, le mur est percé de deux placards de part et d'autres d'une grande bibliothèque, emplie d'ouvrages anciens. Sans nul doute, vu les frises qui l'encadrent, elle existait déjà au moment de la réalisation du décor...

 

La bibliothèque
La bibliothèque

La bibliothèque

 

Derrière la porte de gauche, s'ouvre sur un petit coin de rangement, une sorte de petite cuisine, pourvue d'une pile (d'un évier donc) qui existait peut-être avant que la pièce ne devienne un cabinet d'étude...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

 

A gauche de la porte d'entrée, la grande cheminée d'époque occupe presque toute la largeur du mur. Son linteau et les jambages sont en bois sculptés. C'est son usage intensif qui est la cause des dépôts de suie sur les décors...mais il fallait bien se chauffer car les hivers sont froids dans la région ! 

La cheminée
La cheminée

La cheminée

 

La cheminée est surmontée par un miroir qui devait refléter des porcelaines fines, posées en décoration sur le linteau.

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...
Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

 

Les décorations principales sont situées sur les portes et les panneaux de bois. Elles représentent des personnages hommes et femmes. Ils sont huit, vêtus à la mode chinoise.

 

A droite de la cheminée, un homme richement vêtu appartient sans doute possible à un rang social élevé. Son chapeau chinois, sa veste aux multiples boutons, ses chaussures, le fait qu'il fume la pipe et tienne un livre à la main, attestent de sa richesse. Il s'agit du "mandarin lettré".

 

Le mandarin lettré
Le mandarin lettré

Le mandarin lettré

 

De part et d'autre de la bibliothèque, deux musiciens sont représentés. 

L'un joue du "pipa" chinois...

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine
Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

 

...l'autre, sur la porte de droite, joue d'un "serpent" utilisé en Europe et totalement inconnu en extrême-orient.

 

Peut-être symbolisent-ils tous deux, les différences entre nos deux cultures. 

Le joueur de "serpent"
Le joueur de "serpent"

Le joueur de "serpent"

 

Au verso de la porte d'entrée et sur le mur de droite, deux paysans sont représentés, dont l'un est accompagné d'un jeune enfant...

Ils sont tous deux en habits traditionnels mais assez richement vêtus pour l'époque. L'homme à l'enfant semble cependant être d'un niveau social plus élevé. 

Les paysans
Les paysans
Les paysans

Les paysans

 

A côté du mandarin lettré, une femme fume également la pipe. Ses vêtements sont élégants et elle porte un chapeau chinois. Le fourneau de la pipe représente une tête d'homme... 

Est-elle son égale en droit ?

La femme du mandarin ?

Une représentation orientale des commanditaires du décor ?

 

Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme

 

Deux autres femmes se retrouvent sur les panneaux.

Elles portent des fruits et des fleurs. Toutes deux sont de condition sociale différente. Leur coiffure l'atteste. 

La plus riche porte un chapeau assez traditionnel pour les dames de cour et des bijoux. 

 

La dame de cour
La dame de cour

La dame de cour

 

La seconde est coiffée d'une simple résille. Elle a l'air beaucoup plus jeune et semble être une toute jeune fille.

La jeune fille
La jeune fille

La jeune fille

 

Tous ces personnages montrent une version de la Chine idéalisée, donnant l'idée d'un pays prospère bien éloigné de la réalité connue de l'époque. 

 

Certains personnages ont été bien abîmés par l'humidité dont je vous parlerai dans mon prochain article mais aussi par les termites qui ont attaqué au fil des ans les panneaux de bois. On voir bien sur ma dernière photo les dégâts occasionnées par les insectes.  

Heureusement la première restauration a fait des miracles.

 

 

 

On voit bien les trous des insectes...

On voit bien les trous des insectes...

 

A demain, si vous le voulez bien, pour la suite de notre visite !

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 05:45
La Bête du Gévaudan grandeur nature :) à l'entrée de Saugues

La Bête du Gévaudan grandeur nature :) à l'entrée de Saugues

 

Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire vraie, devenue au fil du temps une véritable légende, que certains d'entre vous connaissent déjà...

Je ne peux pas en effet clore la visite de la ville de Saugues sans vous parler de la Bête du Gévaudan. 

 

Il était une fois...

A la fin du XVIIIe siècle, entre 1764 et 1767, dans une zone géographique comprise entre le Cantal, la Lozère et la Haute-Loire, une Bête sauvage sanguinaire, responsable d'une série d'attaques contre des êtres humains qui terrorisa les populations locales.

 

Voici le territoire de la Bête (photo prise sur l'article de Papou Poustache)

Voici le territoire de la Bête (photo prise sur l'article de Papou Poustache)

 

Les attaques, le plus souvent mortelles, ont lieu dans l'ancien pays du Gévaudan où les élevages étaient nombreux et les bêtes gardées par des enfants ou des femmes qui seront les premières victimes. 

Jusque-là, les bergers n'avaient jamais eu peur des loups. Ils lançaient leur chien à leur trousse et les loups, plutôt timides et peureux prenaient la fuite... 

Mais cette année-là tout changea. C'est d'abord Jeanne, une jeune fille de 14 ans qui est retrouvée morte non loin de Langogne, puis une autre jeune fille de 15 ans, dans un autre village...et puis c'est le tour d'un jeune berger du même âge et d'encore d'un autre dans un autre village plus éloigné. Cela n'en finit plus...

Presque cent personnes seront victimes de la Bête et la population ne pourra que constater leurs atroces blessures.

 

Les nouvelles mettent du temps à atteindre les villages, éloignés les uns des autres, et lorsque les habitants font le rapprochement entre les différents accidents, une véritable psychose s'installe. 

La rumeur se propage à toute vitesse, accompagnée de détails de plus en plus violents. Le caractère sanguinaire et particulièrement monstrueux de la Bête ne fait plus de doute...

 

La chasse est ouverte et nous voici embarqués, bien malgré nous sur les pas de la bête...

 

Sur les pas de la Bête...

Sur les pas de la Bête...

 

Est-elle un loup monstrueux ? un loup-garou ? un tueur en série ?

Est-ce un animal qui a été dressé pour tuer ?

Tout le monde la décrit comme un animal aux crocs et aux pattes démesurées, ayant l'apparence d'un monstre et tout le pays est terrorisé !

Plus personne ne sort à la nuit tombée ou n'ose s'aventurer seul loin du village.  

Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)
Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)
Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)

Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)

 

Des attaques similaires se produisent de temps en temps dans toutes les régions de France, peuplées à l'époque d'environ 20 000 loups en tout, mais elles ne sont jamais à ce point rapprochées dans le temps, ni géographiquement.  

Il n'en faut pas plus aux médias de l'époque pour s'emparer de cette manne et grossir l'histoire, en réalisant un véritable feuilleton à rallonge dans les journaux, se fiant sans vérifier leurs sources, aux simples témoignages de leurs courriers des lecteurs. 

 

L'évêque de Mende parle même de "fléau de Dieu" pour punir les hommes de leurs péchés et préconise 40 heures de prières trois dimanches de suite, tandis que le gouverneur du Gévaudan organise des opérations de chasse, sous les ordres du capitaine Duhamel.

Des centaines de paysans participent aux battues. Elles sont inefficaces car les dragons du roi ne sont pas habitués à la montagne et abandonnent vite. 

Louis XV s'en mêle et promet une récompense de 6 000 livres à celui qui tuera la Bête...

C'est à cette période-là, en 1765, que François Antoine, porte-arquebuse du Roi de France, tue un loup dans les gorges de l'Allier près du village des Chazes. Cet animal, disséqué puis conservé au Muséum à Paris a malheureusement été détruit au début du XXe siècle, ne permettant pas grâce aux études modernes sur l'ADN, d'en savoir plus sur sa lignée. 

 

Mais malgré le battage médiatique (!) fait autour de cette capture, les attaques continuent et il faut bien se rendre à l'évidence : la Bête sévit toujours...

 

Ses crocs sont démesurés...

Ses crocs sont démesurés...

 

En 1767, enfin un second animal, beaucoup plus gros est abattu près d'Auvers, par Jean Chastel, un enfant du pays.

Malgré la découverte dans son estomac de restes humains, il est considéré comme un simple loup et sera enterré sans plus de recherches...

Déjà à l'époque "on ne nous disait pas tout" et il ne fallait pas ébruiter cette seconde capture, car cela aurait discrédité le roi et tout ce qu'il avait mis en place ayant permis d'aboutir à la première ! 

C'est pourtant après cette date que les attaques cessent brusquement et c'est celui-ci qui est considéré par les habitants de la région, encore aujourd'hui, comme la véritable Bête du Gévaudan. 

Légende ou réalité...

A vous de trancher ! 

 

Je vous rassure, si la Bête est toujours présente dans la région, c'est uniquement dans les esprits et parce qu'elle constitue aujourd'hui une manne touristique bienvenue. 

De nombreuses statues se retrouvent dans les villages. Des musées ouvrent leurs portes, des expositions circulent et beaucoup de livres sont publiés régulièrement pour petits et grands. 

 

Devant le musée de Saugues
Devant le musée de Saugues

Devant le musée de Saugues

 

Si vous voulez en savoir plus, il ne vous reste plus qu'à aller visiter le Musée de la Bête du Gévaudan à Saugues qui a ouvert ses portes en 1999.

Ce musée retrace son histoire, sous forme de 22 tableaux animés.

Il a été conçu par Lucien Gires dont je vous ai parlé récemment.

Les photographies y sont interdites, j'ai donc récupéré quelques-unes des rares photos que l'on peut trouver sur internet. 

 

 

 

Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)

Quelques-uns des tableaux (photos du net)

 

L'animation se tient dans une maison située derrière la Tour des anglais. Quatre ans de travaux ont été nécessaires, pour mettre en place les reconstitutions des paysages, les 68 mannequins très réalistes, vêtus avec des costumes d'époque, la musique...  car le spectacle est un montage sons et lumière. C'est le public qui se déplace, grimpe dans le noir les escaliers, redescend, traverse des couloirs et des salles, suit les lumières, et la terrible histoire se déroule sous ses yeux à chaque étape. 

Trente-cinq minutes dans le noir, avec frissons garantis, une plongée en plein coeur des montagnes du Gévaudan !

 

Vous pouvez vous rendre compte de l'ambiance en regardant la vidéo ci-dessous et surtout en écoutant l'extraordinaire voix du conteur et...la musique. 

 

 

Vous pouvez aussi lire l'article très complet sur le site de Papou Poustache dont j'ai extrait la carte du territoire présumé de la Bête...

 

Ou vous rendre sur le site ci-dessous pour tout savoir sur l'état actuel des recherches sérieuses autour de la Bête, car les recherches pour élucider le mystère continuent, documents d'époque et témoignages à l'appui, près de 250 ans après...

 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:00
Une des fresques de la Tour des Anglais

Une des fresques de la Tour des Anglais

 

Lucien Gires est un artiste peintre et sculpteur de la région de Saugues.

J'ai déjà cité son nom à plusieurs reprises dernièrement car il est l'auteur de nombreuses fresques, entre autres oeuvres.

 

Cet autodidacte, né en 1937, a consacré sa vie et son oeuvre à dépeindre des paysages et des scènes rurales. Il aimait aussi représenter des sujets religieux. Celui que tous surnommaient "Lulu", est le peintre de la mémoire de la ville. Pourtant, il ne se considérait pas comme un artiste, mais comme un simple artisan et l'art était pour lui une simple passion. 

De famille modeste, son père était sabotier, il est, tout jeune, sensibilisé à l'art. Il apprend entre autre à tailler la pierre avec son grand-père, mais aussi à peindre et à dessiner. 

Très attaché à la ville qu'il n'a jamais voulu quitter et à son terroir, lui qui savait si bien peindre la vie quotidienne des Sauguains a laissé à Saugues une oeuvre impressionnante. 

 

Sa première grande oeuvre a été le diorama de Saint-Bénilde. Je n'ai pas eu le temps d'aller visionner ce diorama dont l'accès est gratuit pour tous. Il se compose de plusieurs animations, faites de tableaux successifs, racontant la vie du Frère Bénilde, protecteur de la ville, qui exerça à Saugues en tant qu'instituteur et qui est le Saint-Patron des accordéonistes.

 

Un des tableaux du diorama de Saint-Benilde (photo internet)

Un des tableaux du diorama de Saint-Benilde (photo internet)

 

C'est Lucien Gires également qui a élaboré les fresques, peintes sur toile de jute, situées dans l'Eglise Saint-Médard que je vous ai montré récemment.

Pour ceux qui n'ont pas vu mon article, je vous remets une illustration ci-dessous...

Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues
Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues

Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues

 

Dans les années 70, Lucien Gires se consacre ensuite à la restauration et l'aménagement de la Tour des Anglais où il peint des fresques superbes relatant les anciens métiers et des scènes de la vie quotidienne dans le Gévaudan. 

Je n'ai pas pu toutes les photographier car il y avait une autre exposition d'artistes qui les cachaient en partie...

En voilà donc un petit aperçu !

Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)
Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)

Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)

 

Christian que beaucoup d'entre vous connaisse bien, propose sur son blog un complément très intéressant et une analyse fine de cette fresque qui montre le travail des scieurs de long...

Il a emprunté mes photos pour l'occasion et nous en apprend davantage sur ces métiers que je ne connaissais pas. 

Je vous invite à lire ce qu'il en dit sur son blog, en cliquant directement sur le lien ci-dessous...

 

Une des oeuvres ultimes de Lucien Gires est le Musée de la Bête du Gévaudan, dont je vous parlerai mardi et qui a ouvert ses portes en 1999. Ce musée retrace l'histoire de la Bête qui terrorisa la population locale entre 1764 et 1767. 

Photo internet

Photo internet

 

Enfin Lucien Gires a également illustré de nombreux ouvrages pour enfants ou adultes sur le Gévaudan. 

 

En 1997, il est fait chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.

Depuis sa mort en 2002, de nombreux hommages lui sont rendus par les Sauguains. La route du Puy porte désormais son nom et il est impossible de se promener dans la ville sans croiser une de ces nombreuses réalisations...

Même les chaines de télévision, régionale et nationale, lui ont consacré plusieurs émissions.

 

A l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, la municipalité de la ville, en partenariat avec l'Association des Amis de la Tour des Anglais, et La Croisée des Arts, ont souhaité lui rendre hommage en créant un concours de peinture et le "Prix Lucien Gires".

Depuis 15 ans maintenant, chaque année, peintres amateurs ou professionnels se retrouvent dans les rues du bourg pour immortaliser le quartier ancien, ou un moment de la vie de la cité.

 

Un bel hommage à ce peintre qui a su mettre en avant la vie dans le Gévaudan et charmer toute une région avec son art et sa modestie...

Il disait par exemple lors d'une de ses interviews télévisées : 

 

Moi, ma réussite, c’était de vivre à Saugues d’abord, et puis, si possible, de faire un peu de peinture. Le bonheur, c’est une forme de sagesse, ne pas être envieux des choses futiles.

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Published by manou - dans patrimoine Haute-Loire
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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 05:39
L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

 

Je vous ai présenté hier l'église Saint-Médard vue de l'extérieur. Je vous propose aujourd'hui de visiter l'intérieur.

 

Je n'ai malheureusement pas vraiment pu faire beaucoup de photos car d'une part, j'ai effectué cette visite rapidement au mois d'août dernier, avec ma petite fille, et j'ai donc passé plus de temps à répondre à ses questions (elle n'a que 8 ans) qu'à faire des photographies.

D'autre part, les pèlerins de Saint-Jacques étaient assez nombreux dans l'église en train de se recueillir, et j'ai trouvé (moi qui suis athée) que c'était très déplacé que de les prendre en photos. Donc la visite sera incomplète. C'est une visite à refaire hors saison ou lors des journées du patrimoine l'an prochain, si j'y arrive, pour capter quelques détails supplémentaires et en apprendre davantage sur l'histoire de cet édifice. 

 

L'orgue de tribune que vous pouvez apercevoir sur la première photo est situé au dessus du portail ouest que je vous ai montré hier (portail gothique). Il est classé aux monuments historiques comme beaucoup d'objets de cette église, elle-même, je le rappelle, monument classé.

 

Les vitraux font partie des plus beaux vitraux du département. Ce n'est pas moi qui le dit mais les guides touristiques ! La plupart représente la vie de Saint-Médard.

Ils sont si hauts qu'il faudrait pouvoir grimper sur les bancs ou carrément  sur des échelles pour les prendre en photos correctement. Bien sûr, vous vous en doutez, je ne l'ai pas fait !

 

Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux

Quelques-uns des vitraux

 

Au chevet, on trouve deux vitraux consacrés à la vie de Saint Noël Chabanel. Ils ont été élaborés par un peintre verrier du XIXe siècle, Charles Borie. On y voit entre autre, une des rares représentations dans l'art français, d'un amérindien (et plus particulièrement d'un Huron).

Natif de Saugues, Saint Noël Chabanel était un missionnaire jésuite devenu un des martyrs canadiens. Il fut envoyé très jeune en Nouvelle France et mouru, assassiné par un Huron.

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

 

En dehors des vitraux, on peut admirer certains objets de culte, statues et tableaux considérés comme des chefs-d'oeuvre.

 

Une Vierge en Majesté assise, en bois sculpté datant du XIIe siècle. Je n'ai pas réussi ma photo car cette vierge est en hauteur. J'ai donc emprunté une photo sur le net. D'aucun se demande s'il s'agit d'une copie exposée dans l'église, ou bien de l'original. Je ne vous donnerai pas la solution ! 

 

La vierge en Majesté (Photo du net)

La vierge en Majesté (Photo du net)

 

Face au portail d'entrée sud, deux chapelles latérales sont ornées de fresques murales (décor peint sur toile de jute). Elles ont été réalisées en 1975 par Lucien Gires, un artiste saugain dont je vous ai déjà cité le nom lorsque nous avons visité la Tour des Anglais et dont je reparlerai bientôt. 

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

 

Dans la chapelle de droite, se trouve une châsse, réalisée dans les années 50, où sont conservées les reliques de Saint-Bénilde, dont la vie est exposée dans l'édifice. Il est le protecteur des habitants de Saugues. Vous pouvez aussi en-dessous distinguer le gisant que je n'ai pas voulu photographier de plus près. D'abord je n'aime pas ça et ensuite ma petite fille était très impressionnée donc nous ne sommes restées devant qu'un bref instant.  

 

 

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

 

La fresque de la seconde chapelle représente l'histoire de Saint-Noël Chabanel dont je vous ai parlé plus haut. 

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

 

Dans le choeur, l'autel est entouré de statues...

Autour de l'autel
Autour de l'autelAutour de l'autel
Autour de l'autel

Autour de l'autel

 

Dans la salle des trésors, il y a bien sûr le trésor, placé dans des vitrines, comprenant des vêtements sacerdotaux dont des chasubles, des objets liturgiques et plusieurs croix de procession Renaissance, richement ciselées par des orfèvres du Puy.

Tous ces trésors sont, vous vous en doutez également classés. 

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)
Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

 

Dans les autres chapelles latérales sud, d'autres merveilles nous attendent, comme cette sculpture dorée dont je ne connais pas la signification (si un de mes lecteurs peut m'en dire plus !). 

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Cette Piéta tenant son fils mort sur les genoux, m'a beaucoup impressionnée. Elle est réalisée en bois polychrome et date du XVe siècle. Je l'ai trouvé magnifique !

La Pieta datant du XVe siècle

La Pieta datant du XVe siècle

 

Dans une autre chapelle, Saint-Jacques nous rappelle que l'église est sur le chemin de Compostelle. 

Une petite statue de Saint-Jacques

Une petite statue de Saint-Jacques


 

Voilà, notre découverte de l'église est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite vous a plu.

Je ne manquerai pas lors d'une visite future de la compléter éventuellement...

 

L'aigle de Saint-JeanL'aigle de Saint-Jean

L'aigle de Saint-Jean

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:45
L'église Saint-Médard de Saugues (43)

L'église Saint-Médard de Saugues (43)

 

Aujourd'hui, je vais encore vous parler d'un édifice religieux incontournable en Haute-Loire. C'est l'église Saint-Médard de Saugues.

Cette église est une ancienne collégiale qui dépendait du prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac. C'est un monument classé depuis 1831 au titre des monuments historiques. 

Aujourd'hui, elle sert de lieu de rencontre entre les Pèlerins qui viennent du Puy-en- Velay et ceux qui descendent du Puy-de-Dôme ou du Cantal. 

 

Toutes les églises ont une histoire et celle-ci ne déroge pas à la règle. Chaque siècle a apporté son lot de changement.

 

L'église actuelle se compose de trois parties.

 

L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...
L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

L'église vue de l'entrée de Saugues (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

 

Le clocher-porche, au sud du choeur, appartient dans sa partie basse à la première église implantée sur les lieux et datée du XIIe siècle. Il est donc entièrement de l'époque romane.

La partie haute du porche, par contre a été entièrement rénovée et consolidée vers 1920. Elle est surmontée par un clocher octogonal...

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais
Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

 

Le portail roman est d'une grande simplicité et date du XIIe. 

Cependant le porche actuel aurait été agrandi au XIVe siècle ce qui explique sa forme caractéristique avec un large et profond ébrasement, décoré de part et d'autres de trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. 

Le portail roman et les colonnettes du porche
Le portail roman et les colonnettes du porcheLe portail roman et les colonnettes du porche

Le portail roman et les colonnettes du porche

 

La nef et le choeur, montrent aussi sur la façade sud des vestiges de l'époque romane, en particulier au niveau de la salle des trésors que je vous montrerai prochainement.

La façade sud de l'église

La façade sud de l'église

 

Vers la partie nord, la nef et le choeur sont un mélange des genres car cette partie a été entièrement reconstruite, entre le XVIe et XVIIe siècle.

 

La façade nord de l'église...La façade nord de l'église...

La façade nord de l'église...

 

La façade ouest est de style néo-gothique. Entièrement bâtie au XIXe siècle, en pierre de Volvic, elle présente un porche d'entrée récent, auquel on accède par des escaliers. 

 

La façade ouest de l'église

La façade ouest de l'église

 

Son portail est lui aussi bien sûr de style néo-gothique...

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

 

Il est richement orné de sculptures. 

Les sculptures du portail d'entrée
Les sculptures du portail d'entréeLes sculptures du portail d'entrée

Les sculptures du portail d'entrée

 

Sur la façade, deux statues protègent l'entrée du portail : à gauche Saint-Roch et à droite Saint-Médard.

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Médard

Statue de Saint-Médard

 

Voilà, notre petite visite de l'extérieur de l'église Saint-Médard est terminée pour aujourd'hui.

Dès demain, je vous ferai visiter l'intérieur...si vous le voulez bien !

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:32

 

Aujourd'hui, nous quittons provisoirement la Drôme, sans changer pour autant de région administrative, pour poursuivre notre visite de la Haute-Loire...

Nous nous rendons à Saugues, pour découvrir une partie du patrimoine de la ville et aujourd'hui je vous propose de visiter, la Tour dite des "Anglais".

C'est un donjon datant du Moyen Âge, situé en plein coeur de la ville, juste à côté de l'église dont je vous parlerai un jour prochain. 

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

 

Saugues, est une petite ville de moyenne montagne (960 mètres environ) qui se situe à 45 km du Puy-en-Velay. C'est  un lieu bien connu des randonneurs qui font le chemin de Saint-Jacques de Compostelle car elle est située sur la via podensis. Les visites de la ville ne manqueront pas de rappeler des souvenirs à Roguidine et à Azalaïs qui ont fait le chemin...

 

La ville de Saugues est une ancienne place forte du Gévaudan, qui s'est développée au XIIe siècle sous l'autorité des seigneurs de Mercoeur, dont je vous ai déjà parlé.  Autrefois elle se situait au milieu de gigantesques forêts où sévissaient des bêtes sauvages...dont la fameuse bête du Gévaudan, dont nous reparlerons ! 

 

La ville a été ravagée en 1788 par un terrible incendie, parti du four banal. Toutes les maisons, accolées les unes aux autres, ont pris feu rapidement. La population de la ville était constituée de tisserands, de chapeliers et de tanneurs. Elle était aussi spécialisée dans le tournage des sabots de bois (les esclops).

 

Le récit de l'incendie...

Le récit de l'incendie...

 

Les modernisations successives ont achevé de détruire ce qui restait de la vieille ville après l'incendie, mais il subsiste ça et là quelques veilles bâtisses et une ambiance particulière intra-muros.

 

Le donjon qui domine la cité, faisait partie du château ravagé par les flammes. Il constitue le seul vestige de l'ensemble des fortifications qui protégeaient la ville des pillards au Moyen Âge. 

La Tour des Anglais

La Tour des Anglais

 

Il aurait été construit à la toute fin du XIIe siècle.

C'est un des rares exemples d'architecture militaire en Haute-Loire. Il est d'ailleurs classé aux Monuments historiques depuis 1907 et a été rénové dans les années 70. 

 

Cette tour massive de 23 mètres de hauteur est de forme rectangulaire et mesure 8.20 mètres de largeur sur 12.50 mètres de longueur. 

Elle est construite en granit gris de la région et sur ses parois sont répartis dix contreforts d'un mètre de large.

Lors des rénovations, le haut de la tour a perdu ses créneaux d'origine, mais conservé sa couronne de mâchicoulis sur consoles. En fait, il s'agissait probablement d'un simple chemin de ronde, posé à l'extérieur de la construction. 


L'horloge de la commune a été installée entre deux contreforts.  

 

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

 

La Tour des Anglais aurait été baptisée ainsi à cause d'un épisode historique marquant.

En effet, en 1362, durant la guerre de Cent ans, la ville et la tour furent assiégées par une bande de "Routiers" que l'on appelait aussi des "Anglais", mais qui n'étaient pas tous anglais pour autant. Ces "Anglais" étaient des mercenaires, licenciés après le traité de Brétigny (signé en 1360). Ils vivaient de pillages et de brigandages et semaient la panique dans la région. C'est contre "monnaie sonnante et trébuchante", que les troupes royales envoyées par Charles V, réussirent à les déloger de la ville et de la tour.

(Informations d'après un panneau situé dans l'enceinte de la tour).

 

Bien sûr, un des intérêts de cette Tour des Anglais est de pouvoir monter au sommet pour admirer la vue sur la ville et les alentours. 

 

Au rez-de-chaussée, en plus de l'exposition dont je vous reparlerai se trouve une représentation de la bête du Gévaudan, et un escalier en bois permettant de monter à l'étage. 

 

 

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...
La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

 

L'ascension, à partir du premier étage, se fait par des escaliers étroits et abrupts en pierre qui ne sont pas praticables par tout le monde et dans lesquels on ne peut pas se croiser. 

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

 

En chemin, on peut admirer la construction en pierre, la voûte de la salle haute, une porte qui permettaient peut-être l'accès à des courtines, ainsi que quelques vestiges de la vie quotidienne...

 

 

La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-LoireLa Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire

 

De petits réduits ça et là, des passages, des arcs, la présence de mâchicoulis, tout indique une construction ancienne, avec bien sûr de nombreuses meurtrières puisque c'était une tour de guet...par lesquelles on aperçoit la ville. 

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

 

Au sommet, la vue est superbe ! 

Le temps n'était pourtant pas de mon côté ce jour-là, car très changeant. 

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours

 

Là-haut, impossible d'oublier que la tour avait un rôle défensif. Constructions défensives et couleuvrines vous attendent.

Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...

Les couleuvrines et les constructions défensives...

 

J'ai découvert les noms des vents en patois...

 

Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...

Les différents noms des vents...

 

La girouette n'a rien d'original mais elle a une utilité... 

La girouetteLa girouette

La girouette

 

La cloche marque les heures et les demi-heures...

Attention, de ne pas être en -dessous à ce moment-là sous peine d'en sortir... sonné ! 

La cloche

La cloche

 

L'intérieur de la tour permet d'abriter des expositions saisonnières ou pas, dont je vous reparlerai bientôt et en particulier les fresques de Lucien Gires, un artiste local qui a permis la rénovation de la Tour dans les années 70. 

La Tour des anglais et l'église

La Tour des anglais et l'église

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:25

 

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre balade dans la Drôme et grimper tout en haut du clocher par l'escalier de bois que je vous ai montré hier et qui se situe au-dessus des cloches...

 

Tout là-haut, la vue sur la ville et le plateau du Vercors est extraordinaire . Bien sûr, je suis consciente que pour ceux qui ne connaissent pas du tout le coin, cela présente moins d'intérêt, mais bon, je ne me lasse pas de voir ces paysages vus d'en haut.

 

Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale

Les paysages vus du clocher de la cathédrale

 

Le week-end dernier, lorsque nous sommes montés sur la terrasse du clocher, le samedi matin, il y avait du soleil et un beau ciel bleu avec presque pas de nuages et c'était jour de marché, donc la ville en -dessous de nous était déjà très animée, même tôt le matin...

La Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marchéLa Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marché

La Place de l'église un jour de marché

 

Du haut du clocher, les bâtiments de la nouvelle mairie et de ses services annexes ne passent pas inaperçus,  à cause de leurs façades jaunes canari.

La mairieLa mairie

La mairie

 

La sous-préfecture est située sur la place de l'Eglise. 

La sous-préfecture

La sous-préfecture

 

Sur les photos suivantes, le temple se voit très bien. De l'autre côté de la ruelle se dresse une petite tour située dans une maison du XVe siècle, la maison "Faure de Vercors".

La toiture du temple a été rénovée en 1990, terminant ainsi la série de travaux effectués durant les années 80. 

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

 

De l'autre côté de la ville, enchâssé dans les remparts, on aperçoit l'hôpital, menacé actuellement de fermeture.

Fondé au XVe siècle, c'était un établissement de charité appelé l'Hôpital de la Croix. 

Au XVIIIe siècle, l'hôpital est transféré dans le quartier de Beaume, un des plus anciens quartiers de la ville. Il est totalement reconstruit à cet endroit, accolé à une ancienne église de dominicains, aujourd'hui devenue chapelle de l'hôpital.

C'est elle que vous voyez au loin et les bâtiments de l'hôpital sont en partie cachés par la chapelle.

 

La chapelle de l'hôpital visible de loin

La chapelle de l'hôpital visible de loin

 

Dans le quartier de Beaume également, nous apercevons les vestiges  des remparts romains. 

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

 

Le viaduc construit pour dévier les véhicules qui passaient auparavant par la porte Saint-Marcel, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, se voit très bien. Il permet de franchir la Meyrosse, un petit affluent de la Drôme. Par derrière se trouve l'ancien quartier industriel de la ville. 

Le viaduc sur la Meyrosse

Le viaduc sur la Meyrosse

 

Au delà des maisons, ce sont les jardins du Perrier dont je vous ai déjà parlé. Ils sont situés dans la zone de verdure, au-delà du toit pointu à quatre pans d'un des petits cabanons, typique de la région. 

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

 

Auriez-vous deviné l'existence de ces quelques jardins intérieurs, en vous promenant dans  les rues ?

La première photo montre le jardin de la cure.  Dans ce bâtiment se cache une petite merveille, le Salon chinois... un petit salon que je vous ferai visiter bientôt.

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros
Le jardin de la cure et autres coins verts intra-murosLe jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

 

En regardant en bas, à l'inverse nous voyons des petits balcons et terrasses, où il doit faire bon vivre...

Quelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balcons

Quelques terrasses et balcons

 

La dernière fois, que mon mari était monté en haut du clocher, il était petit et c'est son grand-père qui l'avait emmené là-haut, ce qui fait... plus de 50 ans maintenant, c'est dire comme le temps passe vite, n'est-ce pas ?!

Du coup, il vous offre ce joli panoramique que je ne peux pas faire avec mon APN. N'oubliez-pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir ce que vous pouvez faire aussi pour toutes les photos de mes articles ! 
 

Un panorama de la ville...

Un panorama de la ville...

 

A bientôt pour d'autres visites, ici ou ailleurs et...

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:47

 

Le week-end dernier, pour les Journées du Patrimoine, je me suis rendue à Die, dans la Drôme, où je vais souvent...

Je vous ferai profiter dans les semaines à venir de nos visites.

Le clocher de la cathédrale

Le clocher de la cathédrale

 

Je désirai depuis longtemps monter au sommet du clocher de la cathédrale. C'est chose faite !

Je vous rappelle que le clocher-porche date de la fin du XIIe siècle. Sa terrasse d'origine a été remplacée par un étage supplémentaire. On voit bien sur la photo ancienne ci-dessous que je vous ai déjà montré dans un précédent article, que le campanile existait déjà. 

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

 

On accède au coeur du clocher, par une porte située à l'intérieur de la cathédrale et seulement lors des Journées du Patrimoine ou pour des visites organisées par l'Office du tourisme. 

Il faut grimper des escaliers en pierre assez raides, mais dans lesquels on peut croiser sans problème.

L'accès au clocher

L'accès au clocher

 

Au premier niveau, on a une vue sur la charpente où s'accrochent très fréquemment des chauve-souris...L'escalier tourne et on a le temps d'admirer la voûte de pierre... il faut encore grimper ! 

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocherLa voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

 

Au troisième étage du clocher-porche, se trouvent les cloches...

 

Les cloches...
Les cloches...Les cloches...

Les cloches...

 

Voici leur histoire (extraite du panneau informatif élaboré par Christian Rey)

 

Il y a trois cloches en tout : les deux que je viens de vous montrer, de fabrication récente, et celle du campanile, plus ancienne, située plus haut et que l'on voit très bien sur la première photo du clocher.

 

L'histoire ces deux cloches est liée à l'histoire de la seconde guerre mondiale. Pour célébrer la signature des accords de Munich qui donnaient définitivement à Hitler la Tchécoslovaquie afin d'éviter ainsi une guerre qui apparaissait comme inévitable, le chanoine Rérolle de Die eut l'idée de lancer une souscription afin de fabriquer une cloche de la paix.

Les diois furent si enthousiastes, que les dons dépassèrent les espérances du chanoine et celui-ci, après une seconde souscription eut assez d'argent pour faire fabriquer non pas une mais, deux cloches.

Les cloches ont été fabriquées par la célèbre maison Paccard d'Annecy-le-vieux, maison qui existe toujours aujourd'hui.

 

La cloche principale dite "cloche de la paix", sonne le "fa"  et porte l'inscription "Je porte le nom de Marie, Reine de la paix..." Elle pèse 900 kilos.
 

 

La cloche de la paix est la plus grosse...
La cloche de la paix est la plus grosse...

La cloche de la paix est la plus grosse...

 

La seconde, plus petite, pèse tout de même 700 kg. Elle sonne le "la" bémol. Elle porte l'inscription "Je me nomme Marie du Rosaire, soeur cadette de la cloche de la Paix..."

Marie du Rosaire est au premier plan...
Marie du Rosaire est au premier plan...Marie du Rosaire est au premier plan...

Marie du Rosaire est au premier plan...

 

Au départ, les cloches étaient installées à l'entrée du choeur...

C'est là que chacune des cloches a été baptisée. Comme il est d'usage, elles avaient donc un parrain et une marraine. Après le baptême et la bénédiction des cloches,  en 1939, par l'évêque de l'époque, Monseigneur Pic, tous les diois purent faire sonner les cloches et on les entendit pendant plus d'une heure dans tout le canton...

 

 

De cet étage, on a déjà une vue intéressante sur la ville mais perçue à travers un grillage protecteur. Des colonnettes ornées de chapiteaux sculptés soutiennent les arcatures. 

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau
Les sculptures et les ouvertures à ce niveauLes sculptures et les ouvertures à ce niveau

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau

 

Ensuite on doit grimper par un escalier de bois assez raide pour atteindre la plate-forme.

L'escalier de bois

L'escalier de bois

 

Tout en haut se trouve le campanile, mais je trouve que finalement on le voit beaucoup mieux quand on est loin du clocher. C'est là que se trouve la sirène utilisée en cas de sinistre. 

Le campanile
Le campanileLe campanile

Le campanile

 

La cloche du campanile a aussi une histoire...

Le mot campanile provient du mot italien "campana" qui veut dire cloche.

Mais en Provence, où se situe la grande majorité des campaniles, il désigne à la fois la cloche proprement dite, la tour construite pour les abriter et la construction en fer forgé (ou en bois) qui l'entoure...

La cloche du campanile diois date de 1530 : c'est une des plus anciennes de la région. Elle sonne en "ré bémol". Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, au titre des objets, depuis 1943 seulement. 

On ignore encore si le campanile date de la même époque. Il est vraisemblablement antérieur au XVIIe siècle. 

 

Le campanile et la cloche datant de 1530

Le campanile et la cloche datant de 1530

 

 A bientôt... pour admirer la vue du haut du clocher, enfin, si vous le voulez bien !

A bientôt...

A bientôt...

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:00
L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

 

Je n'ai presque pas trouvé d'informations sur l'intérieur de l'église de la petite commune de Saint-Jean-Lachalm. 

 

Je vous rappelle que cette église, que je vous ai présenté récemment, est dédiée à Saint-Jean-Baptiste, le prophète, également appelé le "précurseur" ou "le caravaggio" en Italie, parce qu'il a annoncé la venue de Jésus. Elle dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac et fait donc partie aujourd'hui des sites clunisiens.

Elle appartient à l'ensemble paroissial "Saint-Jean du Velay volcanique" comme certaines églises de la région que je vous ai déjà fait visiter sur ce blog :  celle de Saint-Rémy de Vergezac, celle de Saint-Privat d'Allier ou encore celle du Vernet, ...et plus récemment celle de Saint-Christophe-sur-Dolaizon. Les croyants se rendent donc au culte alternativement dans l'une ou l'autre de ces églises...

 

Approchons-nous tout d'abord pour voir le porche d'entrée, située sur la place principale du village. 

Lorsque j'ai fait mes photos cet été, l'église était protégée par une barrière de sécurité. 

On voit bien qu'elle n'a pas beaucoup changé depuis la photographie ancienne que j'ai trouvé sur internet qui montre simplement la place, non goudronnée.

 

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)
L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

 

Le portail d'entrée est tout simple et s'ouvre directement sur la placette.

Il est formé de plusieurs arcs successifs décalés (qu'on appelle des voussures) et de chaque côté de la porte, ouverte pour une fois, se trouve une double colonnette surmontée de chapiteaux sculptés de têtes de personnages et feuilles d'acanthe, entre autres. Ces chapiteaux viennent d'être rénovés ce qui se voit bien sur mes photos. 

Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

La nef montre une voûte toute simple en pierre du pays...

Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...

Le nef vue du haut de la tribune...

 

Dans le choeur, le maître-autel datant du XIVe siècle est surmonté par un christ en croix du XVIe. 

Le choeur et l'autel
Le choeur et l'autel

Le choeur et l'autel

 

Voici deux des chapelles latérales...il y avait des visiteurs dans les autres ! J'y retournerai sans doute un jour faire d'autres photos...

Les chapelles latérales
Les chapelles latérales
Les chapelles latérales

Les chapelles latérales

 

Les vitraux sont par contre tout à fait modernes, ce que j'ai trouvé dommage dans ce contexte...

 

Les vitraux sont modernes
Les vitraux sont modernes

Les vitraux sont modernes

 

Dans une des chapelles latérales, se trouve un superbe bas-relief sculpté dont je ne connais ni l'origine ni la signification...

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Voici d'autres détails ornementaux vus à l'intérieur de l'église : de nombreux tableaux que je n'ai pas tous pris en photos et quelques chapiteaux gravés, tous de la même façon, avec un motif de feuilles simples (appelées feuilles d'eau, je crois ?).

De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...

De nombreux tableaux...

 

Les fonds baptismaux de l'entrée sont devenus simple bénitier...

Le village de Saint-Jean-Lachalm (3) : l'église vue de l'intérieur / Balade en Haute-Loire

 

Remarquables aussi ces petits fonds baptismaux apparemment en marbre, surmontés d'une armoire de petite taille à la porte gravée d'une croix pattée, symbole des Templiers. L'armoire est encastrée dans le mur et surmontée de la statue de Saint-Jean-Baptiste avec son éternel agneau couché à ses pieds et son doigt pointé.

Dans l'armoire, fermée à clé, étaient conservées les huiles saintes.

 

 

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...
Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

 

J'espère que la visite de cette petite église vous a plu !

Elle est toute simple mais méritait le détour, je trouve...

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 06:14

 

L'église de Saint-Jean-Lachalm, dédiée à Saint-Jean--Baptiste, est une église romane construite au 13e siècle et classée aux monuments historiques depuis 1908.

 

L'église de Saint-Lachalm

L'église de Saint-Lachalm

 

C'est une église voûtée, terminée par une abside carrée, ce qui est une de ses particularités.

La nef a été totalement rénovée en 1928 et elle est recouverte de lauzes. 

L'extrémité de la nef est surmontée par une petite cloche...

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

 

 

Les chapelles latérales ont été rajoutées ultérieurement comme c'est toujours le cas dans les églises romanes. Elles dateraient toutes du 15e siècle et ont une toiture couverte de tuiles.

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles
Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

 

Le clocher porte la date de 1790. Il repose sur une travée basse de la nef, renforcée par un arc et se situe au dessus du porche d'entrée. 

Il est surmonté par une girouette, avec le traditionnel coq que nous observons souvent sur les édifices religieux...


 

La girouette

La girouette

 

L'originalité du clocher est d'être recouvert de tuiles vernissées de plusieurs couleurs. Ces tuiles sont caractéristiques des édifices bourguignons. Domi nous a fait visiter cet été sur son blog, de jolis sites bourguignons ayant ce type de toiture...

La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie

La toiture vernissée en quadrichromie

 

Cette couverture vernissée particulière du clocher, est très rare dans la région.

Elle s'explique par le fait que cette petite église située à l'écart des routes touristiques, dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac.

 

Un peu d'histoire pour mieux comprendre...

 

Le célèbre Odilon de Cluny (de son nom de naissance Odilon de Mercoeur), d'abord chanoine à la collégiale de Saint-Julien de Brioude, puis 5ème abbé de Cluny, était né dans la région. Sa famille (les Mercoeur) était alors établie dans le château de Miramande situé à un kilomètre à peine de Saint-Jean-Lachalm. 

Odilon de Cluny fonde en 1025 le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.

A cette occasion, il offre à ce nouveau prieuré clunisien, l'église Sain-Jean-Baptiste située dans le fief de la famille Mercoeur, ainsi que la chapelle du château.

Le château de Miramande et sa chapelle ont été détruits au XVe siècle. Il ne reste plus, au bourg aujourd'hui que la jolie petite église... 

 

Depuis 2012, l'église fait partie des sites clunisiens, comme beaucoup d'autres monuments de la région qui attestent tous de la notoriété de l'ordre monastique de Cluny, fondé au Xe siècle par Guillaume Le Pieux, comte d'Auvergne. 

Durant sont abbatiat, Odilon de Cluny a considérablement participé à augmenter l'influence religieuse, politique et culturelle de Cluny. Le classement de cette petite église parmi les sites clunisiens est une façon de lui rendre un bel hommage. 

Je vous rappelle que l'abbaye bénédictine de Cluny est devenue après sa création et, jusqu'à la Révolution, un foyer de renaissance et d'influence dans tous les domaines, laissant dans son sillage un patrimoine remarquable qui s'est étendu jusqu'en Haute-Loire et bien delà, dans le sud-ouest, en Angleterre, en Suisse... 

 

Depuis 2005, le réseau des Sites clunisiens est mis en valeur et de nombreux édifices religieux sont aujourd'hui reconnus et portent la mention d' Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe.

 

 

 

Pour poursuivre la visite de l'église,  et en faisant le tour complet de l'édifice, nous pouvons observer quelques détails, comme cette ouverture encadrée de deux colonnettes surmontées de deux chapiteaux décorés qui se trouve à la base du clocher. Sur la première photo ci-dessous, on voit bien que cette ouverture n'est pas une ancienne porte d'accès et ne touche pas le sol...

 

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes
L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes

L'ouverture encadrée de deux colonnettes

 

Puis au dessus, on peut apercevoir une petite statue de la vierge, et enfin en remontant le nez vers le ciel, on aperçoit les abat-sons et enfin la toiture vernissée et la girouette.

Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue

Zomm sur la petite statue

 

Accolée, au clocher se trouve une petite tour ronde qui comporte à sa base, une porte d'accès à l'escalier permettant de monter jusqu'au clocher...

 

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)
L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

 

On aperçoit aussi sur le mur de la nef, juste sous le toit de lauzes, des arcatures décoratives qui forment une frise, décoration typique de l'art roman. 

Les arcatures
Les arcaturesLes arcatures

Les arcatures

 

A côté de l'église, juste de l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école du Sacré-Coeur, une école privée dont j'ai découvert une photo ancienne sur le net.

Les locaux sont occupés actuellement par un cabinet d'endocrinologie. 

L'école privée
L'école privée

L'école privée

 

Très bientôt, je vous ferai visiter l'intérieur, enfin, si vous le voulez bien ! 

Le village de Saint-Jean-Lachalm (2) : l'église vue de l'extérieur / Balade en Haute-Loire

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 06:06
L'église de Saint-Jean-Lachalm

L'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Saint-Jean, comme l'appellent les habitants de la région, est un village éloigné des axes touristiques qui a su préserver son authenticité, tout en se modernisation. 

Il se situe lui-aussi, comme le village de Saint-Christophe-sur-Dolaizon, dont je vous ai parlé récemment, sur le grand plateau volcanique du Devès, à proximité d'une très belle forêt, bordée par une ancienne voie romaine, forêt dans laquelle se niche le superbe lac du Bouchet.

 

Comme dans toutes les communes de Haute-Loire, le nombre d'habitants peine à se maintenir. Il y a seulement 282 habitants en tout sur l'ensemble de la commune sur un territoire de 35 km2.

Pourtant, c'est une commune de moyenne montagne où il fait bon vivre. Elle se situe en dehors du chemin de Saint-Jacques de Compostelle et seuls, ceux qui font le chemin par petites étapes, en toute tranquillité, prennent la peine de faire le détour pour y passer la nuit.

Les petits hameaux qui la composent, sont des petites merveilles de tranquillité, habités pour la plupart par des éleveurs et des agriculteurs. N'oublions pas que nous sommes dans le secteur de l'AOC Lentilles vertes du Puy. 

 

Il ne faut pas oublier que les conditions de vie y était rude au début du XXe siècle et les hivers toujours rigoureux, ce qui est moins le cas aujourd'hui. 

 

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40
Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

 

Un peu d'histoire...

 

Sans avoir rien demandé, la commune a été mise sur le devant de la scène, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et a été le siège du premier combat de la Libération du Velay.

 

Je vous en fais un très bref résumé, car l'histoire est plus complexe.

Tout cela s'est passé non loin du bourg, à Rossignol, le petit hameau le plus haut en altitude de la commune, proche de la forêt.

La cache résistante du coin est découverte par les allemands le 7 juin 1944, le lendemain du débarquement en Normandie.

Au matin, les allemands encerclent le hameau. Ils ciblent seulement deux des fermes isolées qui abritent 120 maquisards depuis l'avant-veille. Personne ne sait encore aujourd'hui qui les a prévenu. Voyant qu'ils n'arrivent pas à bout de la résistance, les allemands repartent chercher du renfort.

Pendant ce temps le chef du maquis, Lucien Volle (dit le capitaine Lulu, responsable du groupe Lafayette) qui libérera la ville du Puy-en Velay deux mois plus tard, fait partir le gros des troupes et met les plus jeunes résistants à l'abri dans les hameaux voisins.

Lorsque les allemands reviennent avec un convoi impressionnant de 24 camions, et 400 hommes, ils s'en prennent à la population des fermes voisines, incendiant les maisons...dans lesquelles se trouvaient des blessés et des armes.  

Huit morts seront à déplorer côté français mais il aurait pu y en avoir davantage... Ce sont les allemands qui capituleront ce jour-là et qui auront le plus de perte.

En effet, il faut bien connaître le coin, les falaises, les forêts pour retrouver les maquisards qui se sont dispersés pour regagner la ville de Saugues, puis le maquis du Mont-Mouchet, le plus grand maquis d'Auvergne situé sur la Margeride, où ils sont attendus... 

 

 

Après ce bref aperçu historique et environnemental, je vous propose une petite visite du village.

Le bourg est habité essentiellement par des éleveurs et les fermes, typiques de la région, sont nombreuses à être encore en activité.  Elles sont toutes construites en basalte. 

Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg

Les nombreuses fermes du bourg

 

Certaines fermes conservent leur propre abreuvoir devant la maison...

 

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme
Un abreuvoir joliment décoré devant une fermeUn abreuvoir joliment décoré devant une ferme

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme

 

Un autre abreuvoir se trouve au centre du village et arbore une jolie tête. Je vous rappelle que nous sommes aux portes du Gévaudan et je vous parlerai un jour prochain de la Bête qui a sévi dans la région et reste dans toutes les mémoires...

L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg

L'abreuvoir au centre du bourg

 

D'autres détails par ci, par-là ont retenu mon attention...

Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...

Quelques détails dans le village...

 

Depuis une vingtaine d'années, à proximité du bourg, la via ferrata qui se trouve sur les rochers de Miramande (ou de Mirmande selon les sites) accueille les vacanciers désireux de connaître quelques sensations fortes, seuls ou accompagnés. 

Elle comporte trois voies qui se déploient dans le cadre magnifique des gorges, près de l'ancien château dont ne subsiste qu'un pan de mur difficile à voir, si on ne sait pas où il se trouve.

J'aurai l'occasion de vous en reparler...

Attention... j'ai pas dit que j'allais la faire !

 

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)
La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

 

Depuis presque dix ans maintenant, des éoliennes sont implantées sur le plateau du Devès et la maison du vent accueille stagiaires, visiteurs, écoliers et conférenciers tout au long de l'année. On voit très bien ces éoliennes du village.

Mais ce sera l'objet d'un autre article...

Les éoliennes, vues du bourg

Les éoliennes, vues du bourg

 

Pour les fans de vieilles cartes postales, d'autres photos anciennes, vous attendent sur le site de Papou Poustache.

 

A bientôt, si vous le voulez bien, pour visiter l'église romane du bourg, un site clunisien...

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:31
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au mortsL'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

 

Voilà longtemps que je voulais faire une halte à Saint-Christophe-sur-Dolaizon, une petite commune de Haute-Loire, située à quelques kilomètres seulement du Puy-en-Velay. Nous y sommes allés un vendredi soir, où il y a un petit marché qui regroupe quelques producteurs locaux. Sur internet, vous trouverez parfois l'orthographe "Dolaison" ce qui est étrange car sur les panneaux à l'entrée du village, il y a bien un Z et c'est le nom de la rivière qui passe à proximité ! 

C'est une commune qui se trouve en dehors des grands axes routiers. Elle est la troisième commune traversée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui empruntent la Via Podensis. 

On l'atteint après avoir traversé les chibottes que je vous ai montré l'année dernière et qui attestent de l'intense activité agricole passée de la région. 

 

 

La commune est surtout visitée pour son église romane et son petit patrimoine alentour. Le château par contre, visible de la grande route, est un domaine privé.  

Elle s'étend sur le plateau volcanique du Devès, sur 2734 hectares et compte moins de 1000 habitants en tout (hameaux compris). C'est une commune de moyenne montagne, située à 900 mètres d'altitude qui propose de nombreux gîtes et locations saisonnières à deux pas de la grande ville, mais aussi des vallées de la Loire et de l'Allier, riches en randonnées et découvertes patrimoniales diverses...

 

L'église Saint-Christophe

L'église Saint-Christophe

 

L'église Saint-Christophe aurait été construite vers le milieu du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1161, par les hospitaliers du Puy et, en 1204, par les Templiers. Elle est donc romane pour ses parties les plus anciennes, mais a subi de nombreux remaniements au cours des siècles comme la plupart des églises de la région. 

 

Classée aux Monuments historiques depuis 1907, elle présente le traditionnel clocher à peigne de la région et bien sûr, elle est construite en roches locales. 

Le clocher est percé de quatre ouvertures et porte la date de 1737. Il n'a cependant que trois cloches.

Il est surmonté de quatre gâbles, typiques de l'architecture gothique.  

 

Le clocher surmonté de quatre gâbles

Le clocher surmonté de quatre gâbles

 

Au sud, l'église présente trois enfeus qui s'ouvraient vraisemblablement sur l'ancien cimetière. 

La façade sud de l'église et les enfeus
La façade sud de l'église et les enfeus

La façade sud de l'église et les enfeus

 

Au nord, on retrouve des vestiges d'une église antérieure...

 

On voit bien aussi sur les photos, les différentes roches qui ont servi à son édification : la brèche volcanique de couleur verte, le basalte noir, l'arkose jaune (une sorte de grès) et les scories rouges...toutes issues de carrières locales dont certaines sont encore en exploitation aujourd'hui.    

La façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église

La façade nord de l'église

 

Côté Est, le portail est tout simple.

Les voussures sont sans fioritures et le "tympan" est formé par un vitrail, protégé par une ferronnerie et intégré à la porte en bois sculptée. 

Le portail
Le portail Le portail

Le portail

 

Voici d'autres détails, vus de l'extérieur...

Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.

Autres détails de l'extérieur de l'église.

 


Bien évidemment, un vendredi soir, l'église était fermée et je n'ai pas pu visiter l'intérieur, ce qui ne m'a pas permis de découvrir son décor, ni son plan original et rare dans la région, paraît-il, puisque l'église est constituée d'une nef de deux travées voûtées en berceau, d'un transept et d'une abside en cul-de-four, percée de cinq baies...

J'ai donc emprunté une photo sur le site visorando, afin de vous en donner un bref aperçu. 

 

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

 

Voilà, la visite de cette petite église est terminée !

Bien sûr, si j'ai un jour l'occasion de la visiter, je vous la montrerai plus en détails. 

 

Le château de Saint-Christophe, comme je vous l'ai dit, n'est pas visible car il est situé dans une grande propriété privée et dans un parc arboré qui le met bien à l'abri des regards, surtout en été. 

Si je retourne me promener dans le village, j'aurai sans doute d'autres détails à vous montrer. Il y a, paraît-il, des moulins en ruine et des grottes, à proximité, et de jolis balades à faire.

 

Un jour prochain sans doute...

 

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:47
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

 

Revenons un instant à Graulhet, pour poursuivre la visite que nous avons commencé en nous promenant au bord du DadouComme beaucoup de petites villes et villages du Tarn, le patrimoine de la ville est d'une grande richesse. 

C'est, bien sûr, sur le blog de Nell, notre formidable guide local, qu'il vous faudra aller, si vous voulez en savoir plus !

Et puis, vous vous en doutez,  je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé plus de temps à papoter qu'à appuyer sur le déclencheur mais ça je vous l'ai déjà dit.

 

Le clou de la visite est, bien sûr, le vieux quartier médiéval et en particulier le quartier de Pan(n)essac, dont la rue principale nous invite à la balade, bien qu'elle soit assez sombre et étroite. 

On y voit des maisons qui ont traversé les siècles et qui, bien que remaniées pour la plupart, ont gardé leur caractère authentique : les menuiseries d'époque et les maisons à encorbellement et pans de bois.

L'esprit du quartier a été bien conservé et de nombreuses maisons ont été restaurées dans les règles de l'art. 

C'était un quartier très vivant, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui car beaucoup d'habitations sont vides. Mais c'est un quartier qui a une âme.

 

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

 

Vous pouvez comparer les lieux actuels avec ces quelques photos anciennes que j'ai découvert sur le site graulhétois ICI . Je les ai emprunté sans autorisation, mais je trouvais la comparaison intéressante. Pas vous ? 

Photos anciennes de la rue Panessac
Photos anciennes de la rue Panessac

Photos anciennes de la rue Panessac

 

Puis, pas très loin, se trouve l'hôtellerie du Lion d'Or.

C'est une des plus vieilles bâtisses du sud de la France. Elle est classée à l'inventaire des Monuments historiques et elle se visite mais encore une fois, Nell vous en dira plus ! 

Elle aurait été construite au début du XVIe siècle. Les chambres se trouvaient à l'étage et en regardant bien, je crois que la maison est toujours habitée... Non ? Vous voyez ce que je vois ?!

 

 

L'hôtellerie du Lion d'or
L'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'or

L'hôtellerie du Lion d'or

 

De l'autre côté de la place, se trouve l'église Notre-Dame d'amour dans laquelle nous avons pu entrer, mais les photos étaient interdites ! Et le gardien veillait... fier de pouvoir faire preuve d'autorité devant trois "touristes" pas si inoffensives que ça, car munies d'engins_avec flashes_susceptibles de détruire le patrimoine dont il devait se porter garant...

Du coup, j'ai même oublié de la photographier de l'extérieur, alors qu'il me suffisait de traverser la place, pour le faire ! 

 

Au fil de la balade, nous avons pu voir d'autres jolies maisons anciennes, ou plus récentes : un joyeux  méli mélo de style et d'époque différents...à découvrir.

 

Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...

Des maisons anciennes ou pas...

 

Enfin, en retournant vers notre parking, nous n'avons pas pu rater, un bâtiment beaucoup plus récent, celui de la Caisse d'Epargne.

Il a été inauguré en 1903 et en ce temps là, Graulhet était une ville riche...et cela se voit ! 

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

 

Et maintenant, c'est l'interro écrite : voici quelques détails pour stimuler un peu votre curiosité...retrouverez-vous à quelle maison, rue ou quartier, ils appartiennent ? Je ne les ai pas forcément montré sur mes photos...ce serait trop facile ! 

 

 

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

 

J'espère que la visite vous a plu...

Je vous invite à la compléter sur le blog de Nell, qui est un guide tout à fait exceptionnel, et qui connaît bien mieux la région et son histoire que moi !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !
La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:27
Lautrec vu du moulin

Lautrec vu du moulin

 

Etant donné que Nell vous a déjà fait visiter Lautrec, considéré comme un des plus beaux villages de Franceje ne vais faire qu'une visite rapide de ce joli petit village et plutôt la tête dans les nuages... car nous allons le visiter, le nez en l'air ! 

Attention toutefois de ne pas tomber dans les ruelles caladées en pente, en nous suivant, d'autant plus qu'en bavardant, comme nous l'avons fait, cela pourrait bien vous arriver. 

 

Etes-vous prêts à nous suivre dans Lautrec ?

 

Si vous êtes passionnés par l'Histoire, puisque vous n'avez pas la chance d'avoir Nell comme guide, il vous suffira de lire la publication ci-dessous. Pour la voir en grand, cliquez sur le rectangle qui apparaît au milieu lorsque vous passez votre souris sur l'image. 

 

 

Pour ceux qui n'ont pas eu le temps de lire cet historique, je vous donne quelques courts indices sur le village...

Le village de Lautrec a été habité par les Celtes, mais a connu sa période de gloire durant le Moyen Âge, d'où les nombreux vestiges médiévaux qui attirent les touristes. A l'époque, la cité servait de refuge à tous les habitants de la région grâce à ses fortifications et à son château. 

Elle est le berceau historique de la famille de Henri de Toulouse-Lautrec. Je rappelle que le célèbre artiste peintre, né à Albi en 1864, est mort en 1901 est le descendant d'une très vieille famille, originaire de la région.

L'ail rose de Lautrec, devenu lui-aussi célèbre, mais pour des raisons différentes, est apparu dans la région au Moyen Âge. Un marchand ambulant, par manque d'argent, donna, pour régler sa note, quelques-unes de ces jolies gousses roses, à un aubergiste du coin. Celui-ci aurait eu l'idée de les planter... Hélas, je ne vous dirai pas si l'histoire est vrai ou s'il s'agit d'une simple légende, car il n'est plus de ce monde pour en témoigner !

 

Mais revenons à notre visite...

Elle commence forcément par un retour au XIIIe siècle, puisque nos pas nous amènent, juste à côté du parking, vers la porte de la Caussade que nous franchissons pour admirer, le nez en l'air, ce qui reste des remparts et d'une très vieille maison construite en pisé...

La ruelle débouche sur un théâtre d'été en bordure duquel on peut apercevoir les anciens silos à grains enterrés. 

Du haut des remparts, un étrange cavalier protège l'entrée de la ville...

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !

La porte de la Caussade... le nez en l'air !

 

Ensuite, nous grimpons vers le haut du village par la rue de la Caussade et nous découvrons peu après les halles datant du XVIIe, et plusieurs maisons anciennes à colombage dont certaines datent du XVIe siècle. 

Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec

Les vieilles maisons à colombage de Lautrec

 

La collégiale Saint-Rémy, classée aux Monuments historiques depuis 1999, a été édifiée à la fin du XIVe siècle...

La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale

La collégiale

 

Il nous faut grimper encore pour atteindre le moulin à vent. Il a été construit sur son promontoire en 1688, puis totalement rénové en 1990. Vous pouvez visiter l'intérieur sur le blog de Nell, puis vous mettre au frais en vous baladant sur le sentier botanique. 

En poursuivant le chemin, on peut même monter encore jusqu'au Calvaire de la Salette et profiter de la vue sur toute la région : la vallée de l'Agoût, la Montagne Noire et même les Pyrénées se voient de là...

Le moulin
Le moulin
Le moulin

Le moulin

 

Parmi toutes les boutiques de la ville, ne pas manquer celles qui vous proposent des vêtements teintés au pastel ainsi que l'atelier du sabotier. Nell vous montre tout cela...

Si vous marchez le nez en l'air, vous découvrirez une foule de détails insolites, enseignes, noms de rues.

Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...

Les enseignes, noms de rues et autres détails...

 

Enfin, vous serez frappés en vous promenant de voir un petit bouquet de blé suspendu à toutes les portes des maisons...

La coutume veut qu'il soit accroché là, dès la Saint-Jean, date du solstice d'été, mais aussi date à laquelle les épis sont bien formés. Cette tradition de placer 7 épis de blés sur la cheminée ou bien accroché à la porte de la maison, descendrait tout droit des Celtes...

Le blé est symbole de prospérité, d'abondance et donc de bonheur. Ce bouquet est donc censé porter chance aux habitants ou au nouveau-né...

Mais attention ! Il faut le cueillir lors du solstice d'été et là, pour cette année, c'est raté...mais il est possible de se rattraper et de le cueillir le 7ème jour du 7ème mois de l'année et (si possible) à la 7ème heure, donc... aujourd'hui !

Me croirez-vous si je vous dis que je ne l'ai pas fait exprès et que j'ai découvert cette information alors que j'avais déjà décidé de programmer cet article à cette date... 

 

 

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

 

Voilà notre petite visite du village de  Lautrec est terminée.

Mais avant de partir, je ne peux faire autrement que de vous montrer une photo du joli lavoir, dont Nell vous parlera plus longuement sur son blog...

Complètement enseveli par la boue au cours des ans, ce lavoir-source a été récemment entièrement réhabilité, dans le cadre d'un chantier de jeunesse. L'eau jaillit du puits pour alimenter le lavoir.

On accède au lavoir par une voie romaine pavée de laquelle, en levant le nez, on a une vue imprenable sur la porte de la Caussade par laquelle nous sommes entrées dans le village.

Allez, on y retourne ?!


 

Le lavoir et la voie romaine
Le lavoir et la voie romaineLe lavoir et la voie romaine

Le lavoir et la voie romaine

 

Bonne idée...mais je vous propose de refaire la visite en suivant d'autres photos de Lautrec, sur le joli blog de Nell. 

Rendez-vous ici lundi prochain pour la suite de notre périple dans le Tarn, enfin... si vous le voulez bien !

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 05:54
Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

 

Ah le Dadou ! Depuis le temps que j'en entends parler...il fallait bien que je commence à vous raconter notre visite tarnaise par là.

C'est LA rivière incontournable du Tarn. Ben oui, vous ne me croyez pas !

Regardez plutôt...

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet

 

Nous sommes donc allées visiter la jolie petite ville de Graulhet qui est traversée par le Dadou. Je vous reparlerai de la ville, elle-même, plus tard. 

Attention dans le Tarn, le "l" suivi de la lettre "h" se prononce comme le "ill"...

 

Vous savez déjà que cette petite ville charmante, que Nell nous a fait visiter maintes fois, possédait de nombreuses mégisseries et quelques tanneries. On la surnommait la "capitale de la basane", la basane étant la peau de mouton douce et souple qu'on utilisait souvent en doublure pour les chaussures. Cette petite ville était considérée comme  la capitale mondiale du cuir, rien que ça ! 

Et vous savez bien que l'eau était indispensable à la préparation des peaux, d'où l'importance du Dadou dans cette histoire.

 

Pour ceux qui l'ont oublié, la mégisserie ne traite que les peaux de chèvres et de moutons (et donc aussi de chevreaux et d'agneaux, hélas !). C'est ce qui la différencie de la tannerie qui, elle, traite toutes les peaux sans distinction.

D'où le nom de mégissier, attribué a celui qui travaille toutes ces peaux.

Pour Yann qui veut toujours tout savoir sur l'origine des mots, ce terme vient du mot "mégis", qui provient de "mégier", venant du mot latin "mege" provenant lui-même de "medicare" donc "médecin". Bizarre n'est-ce-pas ! Le verbe "mégier" indique donc les soins apportés aux peaux...

 

Les mégisseries dépendaient toujours d'ateliers de délainage, qui séparaient la laine de la peau avec minutie, donc sans l'abîmer. Je ne vous dirai donc pas lesquelles de ces "usines" situées au bord du Dadou étaient mégisseries, ou ateliers de délainage...

Celles qui présentent des sortes de claies dont j'ai oublié le nom (mais Nell le sait !) qui servaient à faire sécher les peaux, sont des mégisseries. 

 

Je vous laisse admirer ce qui reste de ce quartier...enfin d'une partie seulement, car on recense pas moins d'une centaine de friches industrielles dans la ville et je ne suis pas allée toutes les photographier...vous vous en doutez !

 

Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet

Le quartier des mégisseries de Graulhet

 

Pour se rendre sur les lieux, nous avons parcouru les bords du Dadou et traversé le Pont Vieux, classé monument historique depuis 1937. 

Je n'ai pas fait de photos de ce pont, vu du Pont neuf, car Nell nous le montre sur son blog. 

Il a été construit en 1244 pour relier la ville aux mégisseries, toutes situées sur l'autre rive. Au départ, il comportait trois arches. Des travaux au XVIIIe siècle l'ont modifié puisqu'il a été rehaussé et qu'une des arches a été supprimée. 

Sur la première photo, par derrière, on aperçoit très bien l'arche du Pont neuf, construit juste à côté. 

 

Le  Pont Vieux, un pont médiéval...
Le  Pont Vieux, un pont médiéval...Le  Pont Vieux, un pont médiéval...

Le Pont Vieux, un pont médiéval...

 

Au coeur de ces friches industrielles, un joli petit jardin a été aménagé au bord du Dadou à l'emplacement d'un ancien bâtiment. Il nous attendait toutes les trois pour une "pause papotage" bien méritée...

Comment qu'est-ce que j'entends... "vous auriez préféré que je vous montre davantage de photos !". Non mais j'y crois pas moi !

C'est vrai que j'aurais pu photographier les lavandes, les figuiers, les cognassiers, et autre plantations effectuées pour agrémenter le lieu, mais bon j'avais autre chose à faire...

 

Sur la première photo, on le voit bien ce jardin, même de loin. Il est implanté sur les berges derrière la mégisserie. 

 

Un aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou

Un aperçu du jardin au bord du Dadou

 

De ce jardin, le promeneur bénéficie d'un point de vue remarquable sur la ville : l'église toute proche, devenue mosquée depuis 1981 ; les deux tours de l'église Notre-Dame du Val d'amour, située au centre ville dans le quartier médiéval, tout proche, dont je vous reparlerai dans quelques jours et quelques autres maisons...sans parler bien sûr des mégisseries dont je vous ai déjà mis les photos plus haut. 

La ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin

La ville vue à partir du jardin

 

Voilà, notre première visite de Graulhet, est terminée pour aujourd'hui...(n'oubliez pas de prononcer "Grauillet" !).

J'espère que la balade vous a plu et je vous donne rendez-vous vendredi pour une autre visite de la région, celle de la jolie ville médiévale de Lautrec. 

En attendant, nous parlerons un peu de lecture...

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:10
L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

 

C'est une des plus belles églises velaves.

Il s'agit d'une église romane qui a été construite au XIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques depuis 1907.

 

Elle se trouve actuellement sur la commune de Vergezac dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Le hameau rural de Saint-Rémy est traversé par la départementale 906 qui relie Loudes au village de Bains, où se trouve aussi une jolie église que je vous montrerai un jour. Le hameau abrite une vingtaine de familles dont des éleveurs. 

 

Les environs de l'église
Les environs de l'égliseLes environs de l'église

Les environs de l'église

 

L'église a bien sûr été de nombreuses fois remaniée au cours des siècles mais elle garde son caractère particulier avec son clocher-peigne (ou clocher à peigne) qui date du XVIe siècle (la date de 1696 est indiquée sur l'escalier intérieur mais je ne l'ai pas vu). 

Le clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne

Le clocher-peigne

 

Elle aussi, comme l'église de Saint-Privat d'Allier, dépendait du prieuré de la Chaise-Dieu jusqu'à la Révolution. 

 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée, comme toutes les églises maintenant, mais nous essaierons de nous y rendre un jour un samedi après-midi, jour de messe. Peut-être est elle ouverte un peu avant ?

Je sais aussi que la commune organise des visites régulièrement. Il suffit juste que je me trouve là-bas au bon moment...

 

Son aspect extérieur est très lourd et massif et la pierre volcanique rouge sombre n'arrange rien. 

Sa façade se compose d'un portail à arc brisé encadré par deux colonnes, surmontées de chapiteaux d'inspiration antique.

 

Le portail d'entrée
Le portail d'entréeLe portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

Au-dessus, les arcatures reposent aussi sur des chapiteaux à têtes caractéristiques de l'architecture velave.

Au-dessus du porche d'entrée
Au-dessus du porche d'entrée

Au-dessus du porche d'entrée

 

A l'intérieur, elle se compose d'une nef aveugle centrale à trois travées et d'un choeur polygonal. C'est la partie romane de l'église. Les quatre chapelles latérales dateraient du Moyen-âge ou de la Renaissance et la sacristie ainsi que la tribune du XVIIIe. Elle contient les tombeaux de la famille Vergezac jusqu'au XVIIe siècle. 

 

A l'origine, l'église était entourée de son cimetière...

Maintenant il se situe à sa droite quand nous sommes face au porche. Nous avons trouvé des traces de l'ancien emplacement en nous promenant le long des murs extérieurs du côté gauche.  

 

Une trace de l'ancien cimetière

Une trace de l'ancien cimetière

 

L'église prend des airs encore plus mystérieux les jours de mauvais temps...ou à contre-jour, vous ne trouvez pas !

L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-LoireL'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:10
L'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Hier je vous ai montré l'église de Saint-Privat d'Allier de l'extérieur et le plain où elle se trouve.

Aujourd'hui je vais vous raconter son histoire, tout en vous montrant quelques photos de l'intérieur...

 

Un peu d'histoire

Cette église dépendait d'un ancien prieuré, fondé en 1046, qui était l'unique relais entre le Puy-en-Velay et Rodez. A partir de 1111, le prieuré et l'église deviennent dépendants de l'abbaye de la Chaise-Dieu et leur fonctionnement devient plus serein. 

Construite au XIIe siècle, entièrement en brèche volcanique locale, l'église a subi de nombreuses transformations. 

De tradition romane, elle présente en effet des éléments gothiques rajoutés lors des transformations successives.

 

La première travée qui constitue le porche d'entrée d'aujourd'hui, est la plus récente et a été ajoutée au XIXe siècle.

 

Le porche d'entrée tout simple
Le porche d'entrée tout simple

Le porche d'entrée tout simple

 

L'entrée se faisait auparavant par ce qui est devenu aujourd'hui une petite chapelle latérale, à gauche en entrant...juste après le bénitier. 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

Les voûtes intérieures sont très belles et je n'ai pas particulièrement réussies mes photos avec mon vieil APN. 

Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique

Les voûtes, piliers...en brèche volcanique

 

Pour plus de précisions concernant l'architecture, vous pouvez lire le panneau explicatif qui se trouve devant l'église et que j'ai eu la bonne idée de photographier. Inutile pour moi de le recopier...ce sont pourtant les seules informations complètes que j'ai trouvé sur cet édifice religieux ! 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

L'église a été entièrement rénovée en 1965, grâce aux dons des habitants de la commune. 

Ses vitraux sont modernes.

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

D'autres trésors sont à découvrir dans les chapelles latérales...

Dans les chapelles latéralesDans les chapelles latérales
Dans les chapelles latérales

Dans les chapelles latérales

 

ou en montant l'escalier pour accéder à la tribune...

des fresques et des statues
des fresques et des statues

des fresques et des statues

 

dont la statue de Saint-Roch...

Saint Roch

Saint Roch

 

J'espère que la visite vous a plu. Je vous promets d'autres photos plus détaillées et surtout d'autres explications quand j'en saurais un peu plus sur cette jolie église. 

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