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7 janvier 2019 1 07 /01 /janvier /2019 06:15
Photo internet

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Comme toutes les années, en début d'année civile ou scolaire, nous nous fixons des objectifs pour améliorer notre vie quotidienne. Ensuite, comme c'est humain, il faut bien reconnaître que nous ne les mettons pas forcément en application !

Parmi les idées que nous avons tous comme par exemple, se recentrer sur l'essentiel, passer moins de temps sur les écrans, se balader plus fréquemment dans la nature, être plus disponible pour nos proches, améliorer ou maintenir notre forme et notre santé, prendre du temps pour se ressourcer et penser aussi un peu à nous...il y  a toujours une idée concernant notre alimentation. 

 

Parmi toutes celles auxquelles on pense en général, j'ai apprécié de découvrir cette année, cette initiative largement médiatisée, mais dont je me fais aujourd'hui le modeste relais car elle me paraît tout à fait intéressante...

C'est le lundi vert.

C'est en lisant la revue en ligne "Psychologies" que je l'ai découverte. Quelle soit soutenue par plus de 500 personnalités ne me surprend pas.

Il me semble important de réfléchir sur les propositions, somme toute supers simples et de les mettre en pratique pour ceux d'entre nous qui ne sont pas déjà végétariens depuis longtemps. 

 

Le lundi vert, ça consiste en quoi ?

 

Comme plus de 40 pays le font déjà à travers le monde, les participants décident de ne mettre dans leur assiette ni viande, ni poisson... tous les lundis de 2019, et pourquoi pas au-delà !

C'est une "restriction" à la portée de tous, car œufs et produits laitiers ne sont pas exclus, ce qui permet de cuisiner des gratins de légumes ou de terminer le repas par un dessert lacté ou du fromage, pour ceux qui ont du mal à manger des fruits au cours d'un repas.

Comme d'habitude, il est conseillé de consommer local, bio et de saison...et de favoriser les achats en direct chez le producteur ou tout du moins en circuit court. 

S’engager à ne consommer aucune chair animale le lundi est la proposition en forme de manifeste que lancent des scientifiques, suivis par cinq cents personnalités, sous la houlette de Laurent Bègue, chercheur et professeur de psychologie sociale.

Psychologies

 

Le projet est soutenu par plusieurs ONG comme celles très connues pour leurs activités de protection de l'environnement, Greenpeace et Sea Shepherd.

 

Le but est de nous faire réfléchir à nos comportements alimentaires présents pour les améliorer et les modifier, afin de s'adapter aux nouvelles données scientifiques concernant la santé et l'environnement.

Vous ne pourrez pas dès à présent, mesurer l'impact de ces changements pour votre santé, pour l'environnement, pour la vie quotidienne des animaux d'élevage, mais vous pourrez par contre être heureux d'apporter votre pierre à l'édifice...

 

Le projet s'inscrit dans la dynamique internationale du "Meatless Monday", initié à l'Ecole de Santé Publique Johns Hopkins de Baltimore en 2003. Il est mené en France par des chercheurs du CNRS, de l'INRA et de plusieurs universités. 

 

Pourquoi c'est important pour nous et notre famille, de diminuer la consommation de viande (et de poisson) et de manger davantage de légumes et de céréales ?

 

Tout le monde le sait et encore plus, moi qui habite la Provence c'est, en Europe, le régime méditerranéen qui permet aux hommes de vivre en bonne santé le plus longtemps possible.

C'est ainsi, c'est dans notre culture ! Pour nous aucun problème pour consommer des légumes et des fruits en abondance, ainsi que des légumineuses et des céréales...

Il est prouvé que consommer 100 g de viande chaque jour, augmente de 30% les chances de voir se développer certaines maladies et en particulier, les cancers. Alors que seulement 40 g change tout. 

De plus, diminuer la quantité de viande permet aussi de réduire considérablement les risques de maladies cardiovasculaires, le surpoids, le diabète...

Evidemment tout cela doit être associé à une vie plus saine, davantage de sport (l'équivalent de 10 000 pas par jour sont préconisés), moins de stress...

 

 

Pourquoi c'est important pour les animaux ?

 

Tout simplement parce que cela permet de mettre en avant l'importance (je devrai dire l'urgence !) d'améliorer le système d'élevage en privilégiant la qualité à la quantité, les circuits courts qui permettent aux éleveurs d'être mieux rémunérés et d'avoir des retours valorisants sur leur production,...

Des associations dénoncent régulièrement la maltraitance animale autant au niveau de l'élevage que de l'abattage. Participer à cette opération "Lundi vert" c'est une façon de soutenir leur travail et de montrer que nous sommes tous d'accord pour que le bien-être animal soit respecté. 

Il ne s'agit pas de faire disparaître l'élevage qui modèle aussi nos paysages français et a son importance dans la vie économique de notre pays, mais de revenir à un système plus respectueux comme nos ancêtres savaient si bien le faire et de supprimer toutes ces usines à bétails qui voient le jour dans le monde...

 

Pourquoi c'est important pour la planète et notre environnement ?

 

A l'échelle mondiale, l'élevage serait responsable de l'augmentation des gaz à effets de serre (l'élevage représenterait à lui seul au niveau mondial 15% des émissions totales, soit plus que tous les transports de tous les pays réunis), de la déforestation comme c'est le cas en Amérique du Sud, de la pollution des sols et du gaspillage d'eau (1 kg de bœuf nécessite 15 000 litres d'eau ; 1 kg de porc, 6 000 litres). 

Mais le plus grave c'est que nourrir les animaux, implique que de grandes surfaces de cultures soient utilisées pour cultiver les céréales. Ces surfaces pourraient être utilisées pour nourrir les hommes et enrayer ainsi la malnutrition et la famine. 

Déjà ce constat était d'actualité dans les années 70 et nous n'avons jamais pu enrailler le phénomène, car ce sont nos politiques qui doivent prendre des décisions.

Mais à titre individuel vous saurez qu'en ne consommant plus de viande le lundi, vous économiserez environ 54 kilos de CO2 et 25 000 litres d'eau durant l'année. Vous pouvez donc vous amuser à calculer l'impact de votre changement alimentaire en multipliant ce chiffre par le nombre de personnes de votre famille.

Cela prouve pour ceux qui en doutaient, qu'en tant qu'individus, nous pouvons aussi agir sur la planète en changeant notre mode de vie et de consommation...

 

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter le site dédié à l'opération (lien ci-dessous). 

 

A chacun ensuite de décider : appliquer ces principes simples dans sa sphère privée cette année, en parler autour de lui  (pour ceux qui travaillent cela peut avoir un impact considérable), enfin s'engager ou pas en s'inscrivant...

Ceux qui sont déjà végétariens, peuvent aussi aller remplir le questionnaire anonyme (pas plus de 4 à 5 minutes pour le faire). 

 

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26 octobre 2018 5 26 /10 /octobre /2018 05:22
Pâtes de coings...

Pâtes de coings...

 

L'été et l'automne sont des saisons propices à faire quelques provisions pour l'hiver...

Tel l'écureuil qui engrange ses trouvailles, j'aime réaliser quelques conserves et douceurs que nous serons heureux de retrouver pendant la saison froide et pour noël. 

 

Ainsi le mois d'octobre m'a permis de réaliser des compotes de pommes reinettes, avec de l'aide bien appréciée depuis quelques années pour l'épluchage et le tri, car comme elles sont bio évidemment il y a souvent de petites bêtes qui décident d'y goûter avant nous.

 

Les pommes sont cuites à la vapeur douce dans mon vitaliseur de Marion que je possède depuis la fin des années 80 et dont je me sers tous les jours. Je ne suis pas sponsorisée par la marque, mais pour ceux que ça intéresse je vous mets le lien. C'est le seul investissement que je trouve vraiment utile dans une cuisine, le reste c'est du gadget...enfin ce n'est que mon avis et cela ne m'empêche pas de faire des plats mijotés par ailleurs.

 

Les pommes reinettes...

Les pommes reinettes...

 

Bon revenons à mes compotes ! Je ne les sucre pas du tout et je les mixe car c'est comme ça que nous les aimons. 

Puis je remplis les pots, les ferme hermétiquement et ensuite je stérilise 30 minutes à 90°.

Voilà c'est tout.

Il faut bien évidemment vérifier le flop qui doit se rétracter lors du refroidissement.

Cette année, j'ai fait des compotes de pommes reinettes seules et de pommes reinettes-quetches.

 

Avant la stérilisation...et après !
Avant la stérilisation...et après ! Avant la stérilisation...et après !
Avant la stérilisation...et après !

Avant la stérilisation...et après !

 

Bien sûr c'est aussi la saison des coings, et j'ai réalisé de la pâte de coings et de la gelée de coings comme chaque année ou presque...

J'ai découpé aussitôt une partie de la pâte de coings et je l'ai mise à sécher dans mon armoire à vaisselle qui protège ainsi les découpes de l'humidité ambiante de ma vieille maison.

Nos ancêtres savaient conserver ainsi leurs aliments !

Avec les coings...pâte et gelée
Avec les coings...pâte et geléeAvec les coings...pâte et gelée
Avec les coings...pâte et geléeAvec les coings...pâte et gelée
Avec les coings...pâte et geléeAvec les coings...pâte et gelée

Avec les coings...pâte et gelée

 

Vous retrouverez mes recettes ci-dessous...

 

Et vous, avez-vous fait des conserves durant ce mois d'octobre ?

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24 octobre 2018 3 24 /10 /octobre /2018 05:30

 

Cet article, paru précédemment sur mon blog en juin 2012, a reçu peu de visites...

J'ai donc décidé de le remettre à l'ordre du jour ! 

 

Qu'est-ce que la lactofermentation ?

Pour provoquer la lactofermentation, il suffit d'ajouter à des légumes (BIO de préférence) un peu de sel gris, ou de les plonger dans de la saumure, pour les conserver plusieurs mois. 

Il faut TOUJOURS fermer hermétiquement les bocaux dès le début de la lactofermentation car elle doit s'effectuer dans un milieu anaérobie (c'est--dire en l'absence d'air).

 

Légumes lactofermentés

Légumes lactofermentés

 

Comment procéder ?

 

Quelques précautions sont à prendre :

- Utiliser de l'eau pure (sans chlore).

- Utiliser du sel sans additifs (ni fluor, ni iode...)

- Tous les ingrédients et les ustensiles utilisés doivent être très très propres...

- Les bocaux style "le parfait" seront stérilisés au préalable et retournés sur un torchon. 

- Les légumes doivent être soigneusement lavés et BIO.  Par contre on peut décider de les éplucher ou non. 

Ils peuvent être coupés en bâtonnets, fines lamelles, dés ou tronçons (selon le légume et l'utilisation que l'on veut en faire) ou bien ils peuvent être râpés. On peut garder les petits légumes entiers (olives, câpres, radis, cornichons...). 

 

Méthode 1 : Alterner légumes et couches fines de sel si le légume est humide (courgettes, concombre...). Puis tasser et recouvrir d'une assiette et d'un poids. Le liquide extrait des légumes va bientôt tout recouvrir.

 

Méthode 2 (celle que je préconise pour débuter) :

Verser 30g de sel (environ 1 cuillère à soupe bombée) dans une bouteille en verre de contenance 1 litre. Remuer. La saumure est prête.


 

 

Recette 1 

Ingrédients : 1 betterave rouge, 1 gros oignon rouge, gingembre, 1 gousse ail 

- Éplucher et laver la betterave. Éplucher l'oignon et le morceau de gingembre. 

- Couper en fines lamelles. 

- Dans le bocal alterner des lamelles de betteraves, des lamelles d'oignons, de l'ail et du gingembre (râpé ou en fines pluches)...

 

Betteraves rouges en lamelles

Betteraves rouges en lamelles

 

Recette 2

Ingrédients : 1 betterave rouge, deux feuilles de laurier, coriandre, ou autre aromates...

- Éplucher et laver la betterave.

- La couper en dés. 

- Dans le bocal, empiler les dés sans tasser. Incorporer le laurier, la coriandre ou autre aromate de votre choix.

Betteraves rouges en cubes

Betteraves rouges en cubes

 

Recette 3 

Ingrédients : 1 carotte, 1 morceau de chou vert lisse, 1 oignon blanc ou rouge, 2 gousses d'ail, du curcuma, du gingembre... 

- Éplucher et laver la carotte et le chou.

- Éplucher l'oignon, le morceau de curcuma et de gingembre et les couper en fines lamelles. 

- Couper la carotte en lamelles, et le chou le plus finement possible...

- Dans le bocal, alterner les couches sans tasser. 

Si vous aimez vous pouvez ajouter de l'ail...

 

Carottes et chou blanc au gingembre et curcuma

Carottes et chou blanc au gingembre et curcuma

 

A faire dans tous les cas...

- Recouvrir les légumes de saumure jusqu'à un centimètre en-dessous du bord du bocal.

- Fermer le bocal et entreposer d'abord pendant 2 ou 3 jours à température ambiante en été, une semaine en hiver, puis mettre au frais et à l'obscurité...

 

Au bout d'un mois, le légume peut être consommé.

Il faudra attendre davantage pour les légumes entiers, les olives, les cornichons et les betteraves en dés. 

N'oublier pas de noter la date ! 

Ne pas ouvrir le bocal avant de le consommer donc pour débuter je vous conseille de ne faire que de petits bocaux...

Cette méthode est également parfaite par exemple pour des olives, des câpres ou des cornichons. 

 

 

Que se passe-t-il dans le pot hermétiquement fermé ?

Une flore bactérienne inoffensive se développe : c'est la flore lactique. Elle transforme les sucres contenus dans les légumes en acide lactique et leur donne leur goût caractéristique.

Le milieu de conservation étant acide, les bactéries anormales ne peuvent pas s'y développer et les légumes se conservent au frais plusieurs mois (dans une cave, un cellier frais, mais pas au frigo).

 

De plus, les légumes lactofermentés sont enrichis naturellement par le processus. Ils contiennent des enzymes facilitant la digestion et des vitamines (C, PP, B12).

En les consommant crus en petites quantités quotidiennes en hiver, ils nous maintiennent en bonne santé car ils possèdent des vertus antibiotiques naturelles et renforcent l'immunité de notre organisme en rééquilibrant la flore intestinale.

L'idéal est de consommer, une à deux cuillères à soupe de légumes lactofermentés dans vos crudités ou en accompagnement d'un poisson par exemple...

 

 

Cuits on peut les manger en plus grande quantité, mais ils perdent des vitamines.

Même les personnes allergiques au lactose peuvent en consommer  car le processus n'a rien à voir avec le lactose contenu dans les produits laitiers.

Au contraire, le processus appliqué au lait donne de nombreux produits très digestes et assimilables comme le lait fermenté, le yaourt, le lait caillé naturel sans présure... consommés dans de nombreux pays.

 

Dans certains pays, ce sont les céréales qui sont lactofermentés comme par exemple : le nuoc-man, le miso, le tamari...et bien d'autres produits.

Le pain au levain naturel relève du même procédé. C'est la transformation de l'amidon en acide lactique et gaz carbonique qui permet la levée de la pâte.

Vous connaissez tous des produits fabriqués de cette façon : les citrons confits, la choucroute (traditionnelle) ; le bortsch (soupe à base de légumes lactofermentés), le lait fermenté, le kéfir ...

 

Ce processus de conservation est connu depuis très longtemps et il permettait de conserver tous les légumes du jardin potager quand les réfrigérateurs n'existaient pas...

 

Vous trouverez de nouvelles idées sur le blog de Cardamome...

 

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29 mai 2018 2 29 /05 /mai /2018 05:25

 

Les plantes comestibles, médicinales, ou aromatiques ont été utilisées pendant des siècles, autant en ville qu'à la campagne.

Nos anciens en effet, connaissaient les plantes et les utilisaient déjà pour se soigner, pour se nourrir, ou tout simplement pour mieux vivre au quotidien.

 

Leur usage revient à la mode actuellement : beaucoup de personnes ont besoin de recréer du lien avec la nature. Se soigner par les plantes devient une nouvelle pratique plus respectueuse de notre corps et de notre planète. 

Les sorties botaniques, proposées dans de nombreux coins de France, sont aujourd'hui prises d'assaut. Et nous avons la chance que tout ce savoir soit contenu dans des livres de botanique ou de recettes qui regorgent d'idées, ou encore sur des sites en ligne.  

 

La connaissance et l'utilisation des plantes font partie de notre patrimoine et il serait regrettable de voir tomber tout ce savoir dans l'oubli.

 

Quelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santéQuelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santé
Quelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santéQuelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santé
Quelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santéQuelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santé

Quelques-unes des multiples plantes bénéfiques à la santé

 

L'herboristerie consiste en la cueillette, la préparation et la vente de plantes séchées et de tous produits dérivés (tisanes, décoctions, teintures-mères...). Par extension, elle devient le lieu où exerce l'herboriste. 

L'herboriste est à la fois un conseiller et un vendeur, un botaniste et un cueilleur, et souvent un producteur. C'est donc un spécialiste ! 

 

Un peu d'histoire...

 

C'est en Mésopotamie que le premier code médical régulant l'usage des plantes médicinales est apparu. Mais les hommes utilisaient déjà les simples dès la préhistoire.

 

 

Photo wikipedia

 

Au Moyen Âge, trois métiers sont en concurrence :

Les herbiers qui ont le droit de récolter et de vendre les plantes séchées par leurs soins. Ils deviendront les Herboristes

Les apothicaires qui deviendront au XIXe siècle les pharmaciens et seront d'après eux les seuls à posséder le savoir ancestral. 

Et bien sûr les médecins...

 

Le métier d'herboriste, en tant que tel, a été reconnu au XIVe siècle (en 1312 exactement pour la France). Mais le diplôme d'herboriste n'a été délivré par la faculté de médecine qu'à partir de 1778, et reconnu en tant que spécialisation, vers 1803. 

Au XIXe siècle dans les familles, on se soigne encore en majorité par les plantes.

Et en 1927, l'Ecole Nationale d'herboristerie est fondée à Paris.

 

Cependant, durant la Seconde Guerre Mondiale, en 1941, le régime de Vichy supprime la formation et le diplôme correspondant, cédant ainsi à la pression des pharmaciens qui souhaitent obtenir le monopole des ventes de plantes médicinales.

 

Depuis, le diplôme n'a jamais été rétabli et les herboristes continuent à avoir le droit d'exercer et de vendre leurs produits, mais ne peuvent plus les présenter comme des remèdes censés soigner ou guérir les malades. 

 

Herboristerie "Place de Clichy" à Paris (photo du net)

 

C'est donc maintenant aux pharmaciens que revient le droit de fournir des plantes médicinales.

Seulement 148 plantes ont le droit d'être vendues en dehors des pharmacies. Pour info, 1500 plantes sont considérées comme médicinales et pourraient donc être utilisées pour se soigner. 

 

Mais tout n'est pas perdu... le Sénat vient de décider début mai de lancer une mission d'information. Composée de 27 membres de différentes orientations politiques, cette mission a pour objectif de remettre à plat tous les enjeux de l'herboristerie afin de redonner un cadre légal à la profession. Des auditions sont prévues pour entendre les producteurs de plantes, les herboristes encore en activité et les pharmaciens. 

Est-ce un renouveau pour l'herboristerie ? Nous le saurons à l'automne prochain. 

C'est en tous les cas un premier pas... 

 

 

Il faut savoir que la France est le seul pays de l'Union Européenne à ne pas reconnaître la profession d'herboriste, en dehors des études faites en faculté de pharmacie. Cela devrait nous interpeller ! 

Des écoles existent dans différents pays d'Europe, mais aussi  au Canada. Des formations sont proposées et nombreux sont ceux qui y participent, mais les diplômes délivrés ne sont pas reconnus dans notre pays. 

La Chine, l'Inde et l'Afrique font partie des pays qui utilisent abondamment les plantes pour se soigner quotidiennement..

 

Pourquoi donc les herboristes français qui demandent depuis les années 80 la reconnaissance de la profession et la création d'un diplôme européen, n'obtiennent-ils pas gain de cause ? 

Tout simplement parce que les pharmaciens ont la main mise sur les produits confectionnés industriellement qui rapportent plus que les sachets de plantes pouvant être utilisés en tisane ou décoction.

Plus de 500 plantes sont ainsi proposées en ampoules, gélules, HE...et il faut savoir que 80 % des plantes utilisées sont importées. 

 

Les préparations pharmaceutiques

Les préparations pharmaceutiques

 

Il existe encore 50 herboristes en France. Ils se sont regroupés au sein d'un Syndicat appelé "Synaplante" qui organise un congrès annuel. 

 

En région PACA,  à Marseille, il existe une herboristerie qui permet à ceux qui le désirent de profiter des bienfaits des plantes : c'est l'Herboristerie du Père Blaise.

C'est la plus ancienne herboristerie de France car elle a été fondée en 1815.

 

 

 

Mais pour pouvoir exercer et perpétuer la tradition familiale, la propriétaire actuelle est bien sûr pharmacienne, vous vous en doutez.

La boutique offre un large panel de plantes (plus de 1000), seules ou en mélanges, ainsi que des épices. 

Pour vous faire une idée de l'étendue des préparations, vous pouvez aller visiter leur site ci-dessous...

 

 

La dernière herboriste diplômée connue, est décédée cette année à l'âge de 97 ans. C'est en apprenant cela que j'ai eu envie de me plonger dans l'histoire de cette discipline particulière. Elle s'appelait Marie Roubieu.

 

Attention ! Les plantes médicinales contiennent des substances actives bénéfiques à la santé mais qui peuvent être dangereuses si elles sont mal dosées ou mal utilisées. Ne pas les ramasser n'importe où, ni n'importe comment...c'est très important pour votre santé mais aussi pour préserver la biodiversité !  

 

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22 mars 2018 4 22 /03 /mars /2018 06:24
La cure d'Aubier de Tilleul sauvage....

La cure d'Aubier de Tilleul sauvage....

 

C'est le printemps et le bon moment pour l'organisme de faire une bonne cure de printemps. Alors aujourd'hui je vais vous parler...santé.  

 

Ce n'est pas trop tôt pour se défaire de l'hiver et commencer à penser à notre corps qui d'une façon ou d'une autre_ et même si vous ne voulez pas vous l'avouer_a subi quelques dommages durant la saison passée : quelques virus mal intentionnés vous ont attaqués, vous avez commis quelques excès de fin d'année, vous avez subi du stress. Et parfois à tout cela se rajoute un peu moins d'activité physique, à cause du mauvais temps ou de la flegme de sortir sous la pluie.

Inutile de vous culpabiliser ! C'est le moment d'agir et de se mettre au vert. 

Mais cela ne suffit pas !

 

Sans entrer dans des conseils ayurvédiques compliqués, prônés par nos enseignants de yoga, il y a à notre disposition plusieurs cures possibles, simples à réaliser et à intégrer dans notre vie quotidienne.

Aujourd'hui je vais vous parler en particulier de la cure d'Aubier de Tilleul sauvage du Roussillon.

 

C'est quoi l'aubier ?

L'aubier est récolté sur les tilleuls sauvages du Roussillon qui ont au moins 25 ans et qui poussent à partir de 1000 mètres d'altitude. 

L'aubier fait partie du bois vivant et tendre de l'arbre situé sous l'écorce. A l'intérieur circule la sève brute qui contient de l'eau et des sels minéraux.

Cette sève remonte de la terre par les racines pour nourrir l'arbre.

L'aubier est récolté en juin au moment précis où se produit la montée de la sève à cette altitude. Les arbres sont écorcés et les plaques d'aubier sont séchées puis coupées en fines lamelles.

Le seul bémol, c'est qu'il faut pour cela abattre les arbres...

 

Quelles sont les vertus de l'aubier ?

L'aubier de tilleul sauvage est avant tout un drainant naturel.

C'est aussi un antispasmodique puissant qui est préconisé quand on souffre de douleurs dorsales ou articulaires, ou en prévention de ces douleurs qui apparaissent souvent chez les sportifs, à cause de notre avancée en âge, ou d'une fatigue générale.

Ses vertus anti-inflammatoire font que l'aubier de tilleul est prescrit aujourd'hui par de nombreux thérapeutes, ostéopathes ou médecins, en cure d'attaque de 10 jours car il n'a pas les inconvénients des médicaments classiques.

L'aubier agit sur le foie en favorisant sa régénération. Il permet de fortifier notre métabolisme naturellement. Il peut aussi favoriser une meilleure tension artérielle si vous avez ce problème, vous permettre de retrouver un sommeil réparateur si vous avez du mal à dormir...et ramener vos paramètres sanguins à la norme. 

Et si vous n'avez rien de tout ça, ce que je vous souhaite bien entendu, la cure vous permettra de rester tout simplement en forme pendant le printemps qui est souvent la saison la plus fatigante de l'année et cela pour longtemps.  

 

L'aubier de tilleul se trouve à l'achat sous plusieurs formes...

- En bâtonnets à briser en morceaux pour préparer des décoctions ou à râper en copeaux. Assez onéreux mais très efficace ! Je ne le trouve qu'en ville dans les magasins bio. 

 

La recette :

- Pour 1 litre d'eau, prendre deux à trois bâtonnets selon leur grosseur qui est souvent inégale dans le paquets.

- Les briser en tous petits morceaux.

- Les faire bouillir (à petits bouillons) 15 minutes sans couvrir pour que l'eau s'évapore. 

- Il vous reste 3/4 de litre de décoction environ. 

La boisson obtenue a une belle couleur rouge. Elle est agréable au goût, sans amertume, légèrement boisée mais vous pouvez l'agrémenter d'un peu de citron si vous la préférez ainsi. 

Vous la boirez selon votre goût, tiède, froide ou chaude (mais pas glacée) entre les repas, et tout au long de la journée. 

Prévoir une cure d'au moins dix jours aux changements de saison.

Le printemps et l'automne sont  les deux périodes idéales. 

Il n'y a aucune contre-indication...

 


Photo du net

 

- En pharmacie, on trouve aussi de l'aubier déjà brisé en petits copeaux (comme sur ma photo). 

Deux cuillères à soupe vous permettent de réaliser votre décoction facilement.

 

 

 

- Une version plus moderne existe aussi en ampoules.

Quand on travaille ou pour ceux qui n'aiment pas boire, cette version est pratique ! 

 

 

Photo du net

 

Ce n'est pas la première fois que je vous parle de santé sur ce blog.

Et je le rappelle encore une fois ici, pour mes visiteurs...

Avant de consommer tisanes, décoctions, compléments alimentaires, ou de faire des cures de plantes, il faut toujours demander son avis à votre médecin traitant,  si vous avez un traitement médicamenteux en cours. 

 

J'ai déjà donné quelques pistes pour se remettre en forme au printemps, avec les plantes. Si ce sujet vous intéresse, vous pouvez lire mes articles précédents ci-dessous

 

 

Et mon article sur les vertus de la sève fraîche de bouleau.

Cette année, des amis m'en ont donné et je n'ai pas eu besoin d'en acheter. Elle se conserve très bien au réfrigérateur et peut même se congeler. 

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14 mars 2018 3 14 /03 /mars /2018 06:28
Chêne, 2017

Chêne, 2017

 

Est-il encore possible de sauver l'agriculture et donc nos terroirs ?

Faut-il arrêter de consommer de la viande, à la fois pour préserver le bien-être animal et notre planète ?

Quelles sont les alternatives actuelles ?

Comment échapper aux dérives des industries agro-alimentaires ?

Comment aller vers une agriculture durable et responsable ?

Comment nous nourrir convenablement aujourd'hui et nourrir notre famille tout en préservant à la fois notre santé et notre planète ?

 

Voilà une lecture enrichissante qui propose au lecteur des pistes de réflexion indispensables pour mieux comprendre et mieux appréhender les conséquences des réformes actuelles.

Dans ce livre documentaire, l'auteur donne la parole à de nombreux agriculteurs qui nous expliquent leurs difficultés, la façon dont ils se sont laissés prendre au piège d'un système de production qui ne leur permet plus de vivre décemment de leurs activités, et les endette pour des années, ce qui explique qu'ils n'arrivent plus à en sortir.

 

En plusieurs chapitres, l'auteur aborde : les crises actuelles, l'importance des terroirs qui apportent chacun leurs caractéristiques propres, le problème de l'appauvrissement des sols, notre pouvoir de consommateur (consommer c'est voter !), l'évolution de l'élevage aujourd'hui avec l'impératif de tenir compte du bien-être animal...

Il fait le bilan de la PAC "verte" et de ses conséquences pour notre avenir...et montre les problèmes liés à la dérégulation totale de l'agriculture mondiale avec les accords de libre-échange (CETA...)

 

De nombreux encadrés pointent des initiatives particulières : la coopérative Biolait, les "gueules cassées", les labels, les principes du bien-être animal...et autres sujets.

 

Chaque chapitre s'ouvre avec un témoignage...qui nous fait entrer de plein fouet dans la vie quotidienne de ces familles qui travaillent beaucoup pour un salaire de misère.

Le livre n'occulte pas les problèmes, les maladies qui touchent les agriculteurs, suite à l'emploi des pesticides, les suicides trop nombreux (600 par an environ) qui détruisent à jamais des familles entières.

 

L'auteur donne aussi la parole à ceux qui ont choisi une autre voie comme les agriculteurs bio ou ceux qui mettent en pratique la permaculture...

Le titre de l'ouvrage est d'ailleurs un pied de nez à la fameuse "ferme des 1000 vaches" dont personne ne voulait quand on voit les dégâts occasionnés par de telles structures sur l'environnement,  et donc les populations locales. 

Il nous parle des associations locales, les AMAP, les Ruches, et autres lieux fréquentées par de plus en plus de consommateurs.

 

Si cet ouvrage répond bien aux préoccupations actuelles en matière de consommation ou de meilleures conditions d'élevage par exemple, s'il présente les différents acteurs décisionnels d'aujourd'hui, il n'oublie pas pour autant de signaler que, sans des décisions fermes et sans appel de nos politiques, notre alimentation ne pourra que continuer à se dégrader.

Il pointe du doigt les contradictions actuelles (exemple avec le problème du glyphosate...véritable problème de santé publique plus qu'urgent à régler définitivement).

La commission européenne qui soutient la mondialisation à outrance ne joue-t-elle pas un jeu pervers dans l'histoire, ôtant toute liberté individuelle aux pays membres de gérer intelligemment ce problème majeur de notre société d'aujourd'hui ?

A méditer...et à suivre !

 

Ce livre est finalement bâti contre le système agricole actuel. Il explique comment on en est arrivé là. La crise agricole et économique rejoint une crise écologique majeure : l'effondrement des colonies d'abeilles suite à l'utilisation des néonicotinoïdes, la pollution de l'eau, la disparition de nombreuses populations d'insectes et donc par conséquence, d'oiseaux, l'appauvrissement des sols...

Il est urgent d'aller vers d'autres cultures : la Bio (21 nouvelles fermes par jour sont actuellement créées), les Labels (qui représentent 100 000 exploitations), les circuits courts, l'agro-écologie, les micro fermes...

En tout, cela représente 1/4 des exploitations actuelles, ce qui n'est pas rien et prouve que le système de l'agro business est aujourd'hui déstabilisé. 

 

S'il consacre tout un chapitre à LA (le) BIO c'est parce que pour lui, il est urgent de poursuivre cette évolution de notre façon de consommer ! 

D'après lui, le bio n'est pas que pour les "bobos", il doit être employé dans nos collectivités et nos cantines scolaires (1 milliard de repas par an et ces repas touchent toutes les classes sociales). Il note qu'il faut aussi soutenir les initiatives qui proposent dans les cantines un menu végétarien. L'auteur rappelle que le boom du bio a réussi à tout le monde : en faisant entrer le bio dans les supermarchés, on a permis de le rendre accessible au plus grand nombre.

 

Retrouver des chemins vers d'autres modèles dans lesquels les consommateurs ont leur mot à dire, c'est ce qui est important ! 

A la lecture de ce documentaire, illustré de nombreux chiffres concrets, vous aurez des clés pour comprendre et des arguments pour vous forger votre propre opinion et c'est important de le faire.

 

Si vous voulez vous faire une idée des propos de l'auteur, je vous invite à écouter la présentation ci-dessous (durée 37 minutes de présentation + débat intéressant). 

 

 

L'auteur est originaire d'un département rural, la Creuse, il connaît donc bien les problèmes de l'agriculture et des campagnes. Il pense qu'une des solutions d'avenir est de développer le lien entre la ville et les campagnes, d'où l'importance des AMAP qui se développent un peu partout.

Journaliste pour l'hebdomadaire "La Vie" depuis 1981, il est aussi chef des informations et chef de service chargé des questions d'environnement. 

Il rédige des articles sur l'écologie, couvre le sommet de Copenhague en 2009 et le Sommet de la Terre de Rio en 2012.

Il publie avec le climatologie Jean Jouzel, "Quel climat pour demain ?" chez Dunod en 2015, et "Le changement climatique pour les nuls" en 2014. 

Il a été également conférencier sur plusieurs croisières vers le Grand Nord, au Spitzberg et au Groenland. 

Il est actuellement vice-président de l'association des Journalistes et écrivains pour la nature et l'écologie. 

 

Je remercie BABELIO et l'éditeur de m'avoir fait confiance en m'envoyant de documentaire...

 

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20 février 2018 2 20 /02 /février /2018 06:35
Santé et alimentation...Connaissez-vous NutriNet-Santé ?

 

Lancée en mai 2009 en France et en 2013, en Belgique, NutriNet-Santé est une étude scientifique qui porte sur un groupe de personnes suivies pendant plusieurs années (cinq ans au moins pour que ce soit significatif), afin de découvrir et d'étudier les relations entre nutrition et santé.

C'est une des plus importantes études mondiales sur les comportements alimentaires !

Les critères mettent en relation l'âge, le sexe, les habitudes alimentaires, le niveau de vie, le lieu de résidence, l'environnement proche, les maladies fréquemment apparues dans la famille...entre autres. 

Toutes les personnes inscrites sont volontaires et on les appelle pour simplifier, des "nutrinautes". 

 

Je fais partie de cette expérience depuis février 2011 (sept ans déjà), grâce à ma collègue enseignante de sciences naturelles de l'époque, avec qui j'avais eu des discussions fort intéressantes à propos de l'alimentation.

Participer est très simple. Une fois inscrit sur le site, et pendant toute la durée de l'étude, des questionnaires sont proposés régulièrement. Vous devez les remplir de la façon la plus sincère possible.

En fonction de vos réponses, vous en recevrez d'autres.

Je ne sais pas si tous les questionnaires sont identiques ou pas. Ceux de départ le sont forcément, puisque vous devrez bien sûr fournir des renseignements personnels sur votre santé. Mais les questionnaires complémentaires sont à mon avis personnalisés. 

Moi qui n'aime pas parler de moi, j'ai tout de suite eu confiance dans ce programme qui est fiable quant aux données personnelles. L'interface est sécurisée et chaque internaute possède un code d'accès. 

 

Une ou deux fois par an vous aurez à remplir des questionnaires alimentaires. Pendant trois jours, vous devez noter tout ce que vous mangez et remplir en détails le contenu et la quantité de vos repas et boissons, sur le site. Les jours sont tirés au sort mais vous pouvez les modifier, si vous partez en voyage par exemple, et que vous n'avez pas ni l'envie, ni le temps d'avoir un accès internet. 

En plus de ces trois jours, vous avez environ cinq questionnaires à remplir et quelques questionnaires complémentaires qui peuvent être remplis quand vous le voulez, car ils restent en ligne plusieurs mois. 

 

Bref, si vous voulez en savoir plus, vous pouvez vous rendre directement sur leur site, ci-dessous, il contient déjà pour le simple visiteur une mine d'information...
 

 

Pourquoi je vous parle de ça aujourd'hui ?

Parce qu'on parle beaucoup d'alimentation et de scandales alimentaires dans les médias, et c'est le seul programme scientifique qui propose des données concrètes et fiables aux chercheurs. Encore faut-il que de nombreux volontaires acceptent de s'y inscrire, car sans données recueillies point de recherches exhaustives possibles.

Bien sûr, la nutrition n'est pas le seul facteur déterminant de la santé. Il y a l'hérédité (ce que nous ont transmis nos parents), l'environnement et l'exposition à la pollution, les facteurs de stress qui marquent ou ont marqué notre vie, l'activité physique régulière ou pas, adaptée ou pas, notre âge, notre sexe...

Vous savez tout cela !

Mais comme aucune étude n'a été faite, jusqu'à présent, et sur de nombreuses années, prenant en charge tous ces facteurs, aucune recommandation sérieuse ne peut être faite, ni aux malades, ni à ceux qui sont en bonne santé et veulent le rester, ni aux jeunes générations.

Le programme NutriNet-Santé est donc important pour cela puisqu'il va apporter aux chercheurs des chiffres précis. 

 

Dans la presse la semaine dernière, plusieurs médias ont mis en avant des découvertes directement issues de ce programme NutriNet-Santé et en particulier, une corrélation intéressante mais inquiétante : une consommation importante d'aliments préparés industriellement, induirait un risque accru de cancers. 

Cette catégorie d'aliments ultra-transformés comprend : les barres chocolatées, les soupes toutes prêtes, les plats surgelés ou prêts à consommer, tous les produits contenant des conservateurs, ceux contenant des édulcorants, les yaourts au fruits et autres desserts sucrés, biscuits apéritifs, céréales du petit déjeuner...(un tableau très clair est mis en ligne dans le Monde). Ce ne serait donc pas l'aliment en lui-même qui serait en cause, mais bien les conservateurs, l'excès de sel, de sucre...et la fréquence avec lequel vous l'incluez dans votre alimentation quotidienne.

Il ne faut pas confondre corrélation et conséquence et aller déguster une pizza toute faite, de temps en temps, ou vous faire plaisir avec une pâtisserie industrielle, ce n'est pas catastrophique pour autant si c'est de temps en temps. Il a en effet été établi que ceux qui consommaient une part importante de plats non cuisinés étaient aussi ceux qui abusaient le plus du tabac et avaient un mode de vie plutôt sédentaire...

Et bien sûr, je sais que bon nombre de gens malades n'ont jamais fait d'abus de la sorte. Je ne fais que relayer des informations. Les chercheurs sont les premiers à dire que plusieurs facteurs doivent être pris en compte pour comprendre la maladie et ils les étudient... 

 

Toute la semaine dernière, des médias comme The Guardian, ont fait un point à ce sujet. Ce journal dénonce en particulier le fait que la moitié des aliments achetés au Royaume-Unis appartiennent à cette catégorie d'aliments.

Le Journal La Croix, mais également Le Monde se sont également fait l'écho des observations des chercheurs. 

Vous pouvez vous faire votre propre avis sur la question en lisant un de ces médias. Je trouve l'article publié par Sciences et Avenir clair et bien expliqué. Le lien est  ci-dessous.

 

 

De nombreux résultats partiels, concernant le programme NutriNet-Santé, sont visibles sur le net.

Voici quelques réflexions suite à mes lectures. 

 

Je ne suis pas étonnée de lire qu'autant en Belgique qu'en France, le meilleur équilibre alimentaire est observé chez les personnes disposant d'un revenu suffisant pour vivre. C'est chez les plus jeunes (15-25 ans) qu'on peut observer les comportements alimentaires les plus néfastes à la santé car ils sont seulement 16% à appliquer les règles nutritionnelles préconisées, les autres boudant tous les conseils en matière de nutrition, ce qui ne cesse d'inquiéter les nutritionnistes et les chercheurs. Par contre, 52 % des plus de 65 ans les suivent à la lettre.

 

Je ne suis pas étonnée non plus d'apprendre que les femmes suivent davantage les préconisations nutritionnelles que les hommes et donc les répercutent dans leur famille quand c'est elles qui font les courses et la cuisine. Mais c'est aussi sur le pourtour méditerranéen que 35 % des personnes sont des bons élèves  et suivent les préconisations en matière d'équilibre alimentaire, puis dans le sud-ouest et en région parisienne (34%), un pourcentage qui diminue quand on monte dans le nord jusqu'en Belgique, pour être à peine supérieur à 25 % dans l'est de la France. 

 

Par contre, j'ai appris par exemple, que les consommateurs de produits bio (occasionnels ou réguliers) n'avaient pas un revenu plus important que ceux qui n'en consommaient pas, au contraire de ce que tout le monde croit. Ils ont en effet un revenu comparable aux non-consommateurs qui ne le font pas parce qu'ils n'y croient pas. Bien sûr là, je ne parle pas des plus faibles revenus qui ne peuvent pas en consommer parce que c'est trop cher pour eux (ce que je trouve scandaleux entre nous soit dit). 

Ils ont par contre un niveau d'études plus élevé, sont physiquement plus actifs, mangent davantage de fruits et de légumes frais de saison, de légumes secs, de céréales, et moins de boissons alcoolisées ou sucrées, de charcuteries et de fastfood...

Enfin pour un apport calorique identique aux autres, la quantité de vitamines et minéraux, de fibres ainsi que d'oméga 3 est de 10 à 20 % supérieure au moins...ce qui déjà permet d'avoir une meilleure santé.

D'autres études sont en cours concernant l'impact de l'environnement, les emballages, les compléments alimentaires...

A suivre donc ! 

Désolée si j'ai été longue, je trouvais important d'en parler.

 

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15 février 2018 4 15 /02 /février /2018 06:28
Millet aux champignons de Paris

Millet aux champignons de Paris

 

Voilà encore aujourd’hui un plat végétarien, tout simple, qui vous fera manger des céréales et vous apportera des nutriments indispensables à la santé.

Le millet est une céréale, peu consommée chez nous mais qui peu à peu gagne de plus en plus de foyers, grâce à la mode "vegan" d'une part, mais surtout au fait qu'elle est sans gluten, puisque plein de gens se découvrent intolérants... 

 

Perso, je consomme du millet depuis les années 80, date à laquelle je l'ai découvert. Nous faisions partie à l'époque d'un circuit bio local participatif (il fallait y faire une permanence le samedi matin de temps en temps et c'est mon mari qui s'y collait car moi à l'époque je travaillais le samedi...) et cela nous avait permis de découvrir beaucoup de céréales et de légumes oubliés que nous ne trouvions plus sur nos marchés depuis longtemps (et qui réapparaissent aujourd'hui). 

Pour ceux qui connaissent le millet des oiseaux, je vous rassure, nous ne sommes pas des oiseaux, oui je le sais bien, et celui que nous mangeons n'a rien à voir à celui que vous donnez à vos adorables hôtes des jardins. 

 

Un peu d'histoire...

 

Le millet fait partie de la famille des Poacées comme la plupart des graminées. Celui que l'on mange en France et que l'on trouve à l'achat dans la plupart des boutiques bio, mais maintenant aussi dans les rayons des supermarchés, est le millet perlé (ou petit mil). 

Cette céréale est apparue en Chine vers 5000 ans avant J.-C..

Les sites internet précisent que sa culture en Europe date du Moyen Âge. Or les dernières découvertes en paléobotanique, indiqueraient que nos ancêtres la cultivaient depuis à l'âge du bronze. 

Après avoir été très consommée jusqu'au XIXe siècle, elle a été peu à peu remplacée par le blé, puis par le riz, surtout en Provence où la culture du riz s'est développée en Camargue. 

 

Son avantage écologique est que le millet peut être cultivé dans des zones sèches et arides. 94 % de la production mondiale vient d'Asie et d'Afrique (source consoglobe).

En France, si vous voulez consommer local, et privilégier les circuits les plus courts possibles, il faut acheter le millet cultivé en Poitou-Charente (à vérifier donc sur vos paquets). 

 

Le millet en grains

Le millet en grains

 

Ma recette du jour

Prévoir une salade verte en entrée, des carottes râpées ou un plateau de crudité et, en dessert,  une salade de fruits ou un simple fruit de saison.

 

Ingrédients  (pour 4 personnes environ selon votre appétit)

1 verre de millet 

3 à 4 fois son volume d'eau salée

500 g de champignons de Paris

1 oignon, 2 gousses d'ail

1 épice au choix (cumin, gingembre)

huile d'olive (1 cà s)

1 peu de crème fraîche (ou de crème végétale si vous préférez)

persil, ciboulette, ou autre herbe du jardin

poivre et sel 

 

La réalisation...

 

- Dans une casserole faire bouillir l'eau salée et y jeter le millet dès l'ébullition. Cuire une vingtaine de minutes. Puis laisser reposer hors du feu au moins 10 minutes : le millet continue de gonfler.

- Pendant ce temps, trier les pieds de vos champignons, et les passer rapidement sous l'eau.

- Dans une poêle, verser l'huile, émincer l'oignon épluché...et le faire revenir tout doucement jusqu'à ce qu'il devienne transparent.

 - Couper les champignons en lamelles et ajouter l'ail écrasé, les épices et faire revenir au moins dix minutes. 

- Au moment de servir, ajouter un peu de crème (végétale de préférence) si vous aimez ou allonger le liquide qui reste au fond de la poêle avec du bouillon maison.

- Puis saupoudrer d'herbes du jardin : ciboulette, persil ou basilic (en été). 

- Poivrer directement dans l'assiette.

 

Le millet se cuisine finalement comme le riz et la semoule et vous pouvez l'accompagner de tous les légumes de votre choix : champignons de Paris ou des bois, comme je l'ai fait aujourd'hui, mais aussi carottes sautées, ratatouille, tomates à la provençale ou courgettes, en été, seuls ou en mélange selon vos goûts. 

 

J'aime aussi le servir avec une simple compotée de poireaux à l'huile d'olive, en hiver !

On trouve le millet en grains, mais aussi sous forme de flocons, et même de farine...mais je reconnais que je le consomme essentiellement en grains.

Et vous ?

 

Prêts à passer à table
Prêts à passer à table

Prêts à passer à table

 

Les vertus du millet

Le millet est sans gluten et donc conseillé aux allergiques. Mais comme il est riche en protéines, en fibres, en vitamines B (comme toutes les céréales) et en minéraux (phosphore, magnésium, calcium, zinc et fer) il est bon pour tous ! 

Il vous apporte tout ce qui est indispensable, car il contient en particulier 10 des 12 acides aminés nécessaires à notre santé.  

 

Il est important de prendre conscience que manger trop souvent de la viande est à la fois mauvais pour la planète et pour notre santé. De plus, à l'heure où le pouvoir d'achat de la plupart des ménages (et celui des retraités en particulier) se réduit comme peau de chagrin, modifier notre alimentation apparaît comme indispensable pour s'en sortir financièrement, tout en préservant notre santé. 

Ce type de plat végétarien permet tout en conservant une diversité importante dans nos assiettes et en conservant surtout le  plaisir de manger et de se mettre à table, de changer des repas traditionnels, prônés encore trop souvent par des nutritionnistes comme les seuls acceptables. 

Personnellement je suis pour la modération en toute chose...j'ai choisi de consommer avant tout local  et non transformé industriellement !!

Bonne dégustation...

 

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19 janvier 2018 5 19 /01 /janvier /2018 06:33
Un potage onctueux aux saveurs venues des Indes

Un potage onctueux aux saveurs venues des Indes

 

Je vous avais donné l'hiver dernier ma recette de potage courge-butternut, lentilles corail

Aujourd'hui, je vous propose une recette toute aussi simple, uniquement (ou presque) avec des lentilles, un bon potage au goût exotique riche en nutriments et qui va avec un dessert simple, constituer un repas du soir léger et nourrissant à la fois...

 

Les lentilles corail cuisent très vite ce qui permet de faire rapidement cuire ce délicieux potage, même en sortant du travail.

 

Il vous faut  pour 4 personnes :

- des lentilles corail (200 g environ) 

- un bouillon maison ou à défaut, un cube de bouillon de poule lyophilisé et de l'eau.

- 1 à 2 oignons selon votre goût.

- 3 cuillères à soupe de purée de tomate nature (ou 2 tomates fraîches en saison)

- 1 brick de lait de coco (20cl environ)

- 1 pincée de sel et poivre

- 1 peu de curcuma pour colorer.

- 1 peu de cumin (ou autre épice selon votre goût, comme vous le verrez dans la recette d'Amal en bas de page)

Désolée, je n'ai pas pensé à faire beaucoup de photos ! 

Les ingrédients

Les ingrédients

 

1- Commencer par éplucher les oignons et émincez-les.

 

2- Les faire revenir dans la casserole avec un filet d'huile d'olive.

 

3- Quand ils deviennent transparents, ajouter la tomate, et la laisser suer un instant.

 

4-  Verser ensuite les lentilles et les épices et bien remuer.

 

5- Ajouter alors le bouillon (ou bien le cube et de l'eau) jusqu'à bien recouvrir les lentilles.

 

6- Cuire 20- 25 minutes environ à feu doux. 

 

7- Au bout de ce temps, les lentilles sont bien cuites et fondantes, ajouter alors le lait de coco.

 

8- Laisser cuire à feu doux 10 minutes environ. 

 

A servir mixé ou pas, et saupoudré de coriandre, c'est un véritable délice ! 

 

Voilà un potage végétarien, agréable à manger, car très onctueux et excellent à la santé...

Les lentilles corail sont des légumineuses. Ce sont des lentilles rouges auxquelles on a enlevé la membrane extérieure, ce qui explique qu'elles cuisent plus vite que les autres lentilles. 

Elles sont principalement cultivées en Turquie, mais elles sont très consommées sur tout le pourtour méditerranéen, quoique plus récemment  dans le sud de la France, et jusqu'en Inde où elles sont la base d'un plat savoureux, le dhal.  

Leur belle couleur rose saumon vire au jaune en cuisant. Les enfants aiment leur couleur mais aussi leur goût, plus doux et légèrement sucré par rapport aux autres lentilles. 

Elles sont riches en nutriments et tout d'abord en protéines (jusqu'à 24 %), en minéraux (fer, phosphore, potassium, calcium, magnésium) mais aussi en vitamines du groupe B. Et elles sont aussi très riches en antioxydants, pauvres en lipides, parfaites pour la ligne, riches en fibres...bon j'arrête car vous retrouverez tout ça sur le net !

Elles sont donc parfaites pour les enfants en pleine croissance, les convalescents, les sportifs et pour conserver la santé, durant les longs mois d'hiver...

 

Une jolie couleur rose saumon

Une jolie couleur rose saumon

 

Amal vous présente ce potage, davantage épicé, comme en Inde.

J'ai testé récemment sa version et je l'ai également trouvé excellente.  Vous retrouverez sa recette et son joli blog culinaire en cliquant sur le lien ci-dessous

 

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5 janvier 2018 5 05 /01 /janvier /2018 06:26
Un bon plat d'hiver !

Un bon plat d'hiver !

 

Voici un plat d'hiver qui tient chaud au corps et peut être cuisiné par les végétariens sans problème. Les crozets sont une spécialité de Savoie. 

 

Ingrédients (pour 4 personnes)

2 Panais 

300 g de crozets au sarrasin

2 oignons

1 petit pot de crème fraîche (ou de soja...) 

1 tranche de jambon cru (facultatif)

150 g environ de reblochon ou autre fromage fondant

1 pincée de muscade

sel, poivre

 


 

Les ingrédients de baseLes ingrédients de base

Les ingrédients de base

 

0 - Éplucher et laver deux panais. Éplucher les oignons. 

 

1 - Faire cuire les crozets au sarrasin 5 minutes maximum.

 

2 - Pendant ce temps, cuire à la vapeur les panais coupés en petits dés.

Les crozets sont cuits !

Les crozets sont cuits !

 

3- Dans une poêle, faire revenir deux oignons émincés. 

 

4 - Dans un plat à four, beurré ou huilé, alterner les couches de panais et de crozets cuits. Saler légèrement...

Alterner les couches de panais et de crozets

Alterner les couches de panais et de crozets

 

5- Terminer par les oignons.

 

6- Si vous aimez, parsemer de lamelles de jambon cru (ou de poitrine roulée, coupée fin par exemple).

 

7- Verser votre petit pot de crème fraîche liquide.

 

8 - Poivrer et ajouter un peu de muscade.

 

8- Couper les lamelles de reblochon et les disposer sur le plat. 

 

Le plat est prêt à mettre au four

Le plat est prêt à mettre au four

 

10- Passer au four 20 à 25 minutes environ à 180°.

 

Et régalez-vous ! 

A table !

A table !

 

Pourquoi le sarrasin ? 

Parce que c'est une "céréale"qui est particulièrement bonne à la santé.

En fait, ce n'est pas le cas au niveau botanique mais on le considère comme tel au point de vue alimentaire. Il s'agit en effet d'une plante de la famille des Polygonacées. Et bien qu'on l'appelle communément le "blé noir", le sarrasin ne fait pas partie de la famille du blé, et ce n'est donc pas une Graminée, famille auxquelles appartiennent les céréales. 

C'est une plante qui participe à la biodiversité car elle est très mellifère. 

En ce qui concerne notre santé, le sarrasin est très riche en protéines, en fibres, en vitamines et en minéraux et c'est un puissant anti-oxydant.

Il est pauvre en gluten et donc très digeste pour les intolérants. 

Il a un index glycémique très bas et convient donc particulièrement aux diabétiques, et peut donc être utile pour régulariser notre métabolisme mis à mal après les fêtes.

L'idéal est de le consommer en graines et non transformé en farine, ou autre préparation, ce que je fais aussi. Je vous mettrais, si je pense à faire des photos, quelques-unes de mes autres recettes favorites durant l'hiver.

Bien sûr, les personnes allergiques resteront prudentes quand à sa consommation.

C'est une plante originaire d'Asie qui est arrivée jusqu'à nous au XIVe siècle. Il a été pendant des années abondamment cultivé en Auvergne, dans le Rouergue, dans les Pyrénées et tout le sud-ouest, ainsi qu'en Normandie et en Bretagne.

Seul bémol à sa consommation aujourd'hui... la plupart du sarrasin que nous consommons est importé. Il reste heureusement quelques 800 producteurs en Bretagne bénéficiant d'un IGP. 

 

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 06:27

 

Le cade (Juniperus oxycedrus) encore appelé genévrier cade, cadelle, cadenelle,  ou oxycèdre est un petit arbrisseau typique de la garrigue méditerranéenne. Il pousse dans tout le sud de la France et jusqu'en Iran.

Il est aussi fréquent dans la garrigue que son cousin, le genévrier commun, dont on ramasse les baies, appelées baies de genièvre et que le genévrier de Phénicie dont j'aurai sans doute un jour ou l'autre, l'occasion de vous parler. 

 

Le cade se rencontre dans les forêts de pins d'Alep et de pins parasol, de chênes verts et parfois blancs, de chênes kermès. Toutes ces espèces affectionnent en effet les plateaux calcaires provençaux et souvent les zones rocailleuses du midi. 

C'est un arbre qui peut devenir assez grand. Il a un port le plus souvent buissonnant ou alors légèrement pleureur, comme vous pouvez le voir sur ma première photo à gauche.. 

 

Plusieurs cades aux ports différentsPlusieurs cades aux ports différents
Plusieurs cades aux ports différents

Plusieurs cades aux ports différents

 

 

Ses feuilles persistantes de couleur vert-gris bleutées donnent à l'arbuste sa couleur caractéristique. Elles ont une forme d'aiguilles et sont très piquantes. Elles comportent sur leur face supérieure, deux bandes blanches (correspondant aux stomates), ce qui les différencie de celles du genévrier commun qui n'en a qu'une seule. 

Les feuilles du cade
Les feuilles du cade

Les feuilles du cade

 

Les baies sont d'abord vertes, puis changent de couleur pour devenir orangée ou rougeâtres, et enfin, brunâtres à maturité. En Provence, on ne consomme pas les baies du cade bien qu'elles soient parfaitement comestibles, mais uniquement celles du genévrier commun que tout le monde connaît et qui sont de couleur bleue. C'est en Corse et en Sardaigne que les baies du cade sont consommées en cuisine pour relever le gibier. Elles sont d'ailleurs deux fois plus grosses que celles du genévrier commun. 

Les cades sont dioïques ce qui veut dire qu'il y a des spécimens femelles et d'autres mâles, ce qui explique que certains arbustes dans une même zone soient dépourvus de baies. 

 

 

Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...
Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...

Des baies de cade, de maturités différentes...

 

Le cade a un bois très dur et quasiment imputrescible. Il a été longtemps utilisé en Provence pour fabriquer divers objets : du piquet de clôture aux sculptures d'art !

Il est très utilisé aussi comme anti-mite naturel.

La plupart des familles provençales en faisait brûler dans la cheminée pour désinfecter l'atmosphère et éloigner les insectes.

Le tronc du cade

Le tronc du cade

 

Du bois, et non des baies comme je l'ai longtemps cru, on extrait de l'huile de cade. C'est un produit très utile car fortement désinfectant. Ce produit n'a rien à voir avec l'huile essentielle de cade utilisée en aromathérapie, dont la préparation est toute autre.

 

L'huile de cade était fabriquée autrefois abondamment en Provence et cela jusqu'à la dernière guerre, dans des fours à cade en pierre, dans lesquels on faisait brûler les branches. Dans ces fours cylindriques, le bois se consumait très lentement. L'huile était récupérée ensuite à la base du four.

Le produit obtenu était un liquide très foncé (presque noir) à l'odeur forte de bois brûlé et de fumée. Cette odeur a marqué mon enfance. Mon père soignait ainsi son psoriasis et je le revois se passer le produit avec un coton tige pour bien cibler son problème. C'était radical mais odorant ! 

 

Ma grand-mère s'en servait aussi pour soigner ses poules (contre je ne sais quelle maladie).

Les bergers s'en servaient pour leurs moutons et les paysans, pour désinfecter les plaies sur les sabots des chevaux. En effet l'huile de cade entrait dans la composition de "l'onguent du maréchal" connue pour ses vertus antiseptiques et cicatrisantes. 

 

Au début du XXe siècle (source wikipedia), Michael Winburn, un riche homme d'affaire américain, achète à Paris, un baume censé guérir son eczéma, à base d'huile de cade. Surpris par son efficacité, il crée la marque Cadum qu'il va commercialiser dans le monde entier. Quelques années après, en plus du baume à l'huile de cade, d'une pommade et d'un dentifrice, la marque commercialisera un savon pour bébé. Je crois bien que nous nous souvenons tous de l'odeur de ce savon, enfin je parle bien sûr pour ceux de ma génération. Pas vous ? 

Le surnom de "bébé cadum" s'entend encore dans les cours de récréation...c'est dire ! 
 

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

 

Je suis tout à fait surprise qu'aujourd'hui on nous mette en garde contre ce produit naturellement désinfectant et qu'on le considère comme cancérigène (source wikipedia). Des cas d'intoxications graves ont été constatés au Maroc en particulier. 

En effet le goudron qui se forme de façon naturelle lors du chauffage du bois à haute température est dangereux pour la santé. 

 

Dans le doute, en attendant d'en savoir plus, il vaut mieux s'abstenir d'utiliser l'huile de cade telle quelle, et appliquer le principe de précaution. Mieux vaut aussi obtenir en pharmacie, l'huile de cade "vraie" fabriquée selon un procédé conforme au codex que de se procurer cette fameuse huile, n'importe où sur internet.

De toute façon il faut toujours employer cette huile de cade diluée... 

 

Nous pouvons aussi la remplacer par l'huile essentielle de cade, qui n'est pas fabriquée du tout de la même façon. Elle soignera aussi problèmes de peaux ou autres soucis de santé. Par contre chez les animaux, cette dernière est contre-indiquée.

C'est l'occasion de rappeler ici que tout médicament, même s'il est posé sur la peau et non absorbé directement, pénètre et passe dans la circulation générale. Prudence donc...

 

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:04
Aubergines farcies végétariennes

Aubergines farcies végétariennes

 

Je ne suis pas carnivore de nature et lorsque je ne mets pas de poisson sur la table, je cuisine des recettes végétariennes. J'ai d'ailleurs acheté mon premier livre, édité chez Terres Vivantes en 1976, c'est dire... Cet été, avec la chaleur durable que nous avons eu, j'ai ressorti quelques recettes des années précédentes, pour faire des repas légers "spéciaux canicules". Si seulement je pensais plus souvent à les prendre en photo, je pourrais sans doute les partager davantage sur ce blog. Mais comme le dirait ma grand-mère, "on ne peut pas être au four et au moulin", n'est-ce pas ?!

 

Pour la recette que je vous propose aujourd'hui, je me suis inspirée, à la fois d'une recette familiale, et d'une recette d'Eglantine-Lilas, que beaucoup d'entre-vous connaissent et appellent d'ailleurs avec tendresse, "mère-grand". 

 

Bon d'accord, il faut tout de même utiliser le four, j'en conviens mais on ne peut pas se nourrir uniquement de salades, en tous les cas je ne peux pas nourrir mon homme uniquement de salades, parce que lui il est du nord c'est bien connu (puisqu'il est de la Drôme !) mais surtout il n'aime pas particulièrement manger froid.

Voici donc aujourd'hui, une façon simple de se régaler avec des aubergines, pour ceux qui les aiment.

 

Il vous faut pour (2 à 4 personnes selon l'appétit)

 

- 2 belles aubergines violettes

- 2 tomates rouges mûres

- du basilic

- 2 gousses d'ail

- 1 oignon

- 1 petite courgette (ou 1/2 selon la grosseur)

- 1/2 poivron (facultatif et aujourd'hui je n'en avais pas mais avec c'est meilleur !)

- sel, poivre

huile d'olive.

1 càc d'une épice de votre choix : curcuma, cumin ou curry par exemple (aujourd'hui pour moi c'est cumin !) 

1 peu de parmesan ou de gruyère râpé (ou pour les puristes, les "vegans" purs et durs... de la panure)

 

La recette ...

 

- Laver tous les légumes et conserver la peau des aubergines.

Éplucher les courgettes, les gousses d'ail et l'oignon. 

 

- Couper les aubergines en deux et les faire cuire à la vapeur douce 10 minutes environ. Vous pouvez aussi les mettre au four mais bon il fait chaud ! 

 

Les aubergines préparées pour cuire à la vapeur douce

Les aubergines préparées pour cuire à la vapeur douce

 

- Retirer du feu et laisser refroidir un instant. 

 

- Avec une petite cuillère, évider le milieu de l'aubergine et réserver la chair. Il faut opérer délicatement pour ne pas enlever trop de chair, ni percer la peau  ! 

 

- Les disposer ensuite dans un plat allant au four dans lequel vous aurez mis un bon filet d'huile d'olive. Les saler légèrement. 

 

Les aubergines prêtes à farcir (il y en a une que j'ai un peu trop raclé !) et ma photo est ratée !!

Les aubergines prêtes à farcir (il y en a une que j'ai un peu trop raclé !) et ma photo est ratée !!

 

Pendant ce temps...

 

- Préchauffer le four à 200° si vous ne l'avez pas utilisé...

 

- Couper en dés la courgette et la faire revenir dans de l'huile d'olive, avec l'oignon émincé et la moitié du basilic haché. 

La courgette...

La courgette...

 

- Quand la courgette commence à devenir translucide sans pour autant dorer, ajouter les tomates épépinées et coupées en dés (ou broyées légèrement au mixer)...

Le but est de pré-cuire la farce et de faire évaporer l'eau des légumes

Le but est de pré-cuire la farce et de faire évaporer l'eau des légumes

 

- Saler, poivrer et pour finir ajouter la chair des aubergines émincées, le cumin et l'ail écrasé. 

Il ne doit rester que très peu de liquide dans la poêle !

 

- Farcir les aubergines avec cette préparation en tassant bien.

Ajouter un filet d'huile d'olive et saupoudrer du basilic restant...

Le plat est prêt à enfourner ! Le plat est prêt à enfourner !

Le plat est prêt à enfourner !

 

- Ajouter, si vous le désirez, du fromage (ou de la panure). Et bien vous savez quoi, moi j'ai complètement oublié de le faire et je n'ai mis, ni l'un, ni l'autre...

 

- Cuire à four chaud 30 à 40 minutes environ, en les arrosant de temps en temps.

 

Et régalez-vous !

 

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

 

Je vous mets le lien vers la recette d'Églantine ci-dessous...

 

Églantine-Lilas fait partie de la petite communauté, que j'ai créé au mois de mai dernier sur overblog et qui s'appelle "Visages de la Provence".

Elle écrit des textes superbes avec des personnages hauts en couleurs, textes qu'elles publient sur son blog au milieu de ses recettes, de ses balades...

Son blog est truffé d'anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres...

Un petit extrait de son savoir-faire ICI. 

Pour l'instant, nous ne sommes que 4 blogs dans cette communauté, y compris le mien bien sûr, mais je suis patiente, si j'ai une inscription par mois c'est déjà incroyable et je n'en demande pas tant, car comme je vous l'ai déjà dit, je préfère privilégier le partage à la quantité...

 

Rappel : Pour en faire partie, il faut avoir un blog sur overblog, y parler de temps en temps de la Provence, penser à y rattacher vos articles selon votre seul bon vouloir et, cliquer sur l'onglet..."rejoindre" pour ceux qui voudraient le faire. 

Je suis surprise du nombre de visiteurs anonymes qui accèdent à mon blog directement par la communauté. Je ne l'ai pas fait dans ce but mais uniquement pour mieux faire connaître ma région ! J'en profite pour les remercier ici...

Je vous présenterai les autres membres, de temps en temps.

 

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:39
En langue velave !

En langue velave !

 

Avant de vous emmener les jours prochains vers l'ouest, je vous propose de terminer provisoirement notre balade en Haute-Loire, et en particulier la visite du petit village du Vernet, commencée la semaine dernière...

 

 Alors, prêts pour un petit footing matinal ?

 

Je vous rassure, là-bas au Vernet il ne fait jamais trop chaud et le parcours de santé traverse les bois et les prairies. 

Je vous autorise exceptionnellement à me suivre en marchant, car vous êtes au coeur du Site de Pleine Nature du Vernet...alors autant en profiter. 

 

Après le plan d'eau, il faut franchir le petit pont qui mène directement en forêt. 

 

 

Le petit pont de bois

Le petit pont de bois

 

Déjà un premier exercice est proposé...

Allez, un peu de courage !
Allez, un peu de courage !

Allez, un peu de courage !

 

Mais vous pouvez choisir de profiter du paysage...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Le chemin grimpe ensuite à droite dans les bois...

 

Il faut grimper !
Il faut grimper !Il faut grimper !

Il faut grimper !

 

Mais heureusement une fois en haut, on doit comme indiqué, souffler...et marcher ou vice-versa ! 

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Pas trop fatigués ?

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Alors on continue...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et il y en a encore, je n'ai pas tout pris en photo, rassurez-vous !

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Mais le clou du parcours, ce que les enfants attendent impatiemment et qui les fait avancer, ce sont deux des derniers jeux : la tyrolienne et le filet !

Je peux vous dire que ces installations font des heureux...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et nous voilà arrivés...

L'arrivée peut aussi être le départ !

L'arrivée peut aussi être le départ !

 

Vous êtes fatigués ?

 

Et bien...pas eux car maintenant il reste encore l'aire de jeux située juste de l'autre côté du parking, mais heureusement des bancs ont été installés pour les plus grands ! 

L'aire de jeux du Vernet (43)

L'aire de jeux du Vernet (43)

 

Il existe également sur place des circuits permettant de pratiquer la course d'orientation et de nombreux circuits de randonnée...

 

Pour les fans de vélo_comme Domi_ le Tour de France sera en Haute-Loire du 16 au 18 juillet prochain, et passera au Puy-en-Velay.

Le Vernet, haut lieu du sport dans la région, a déjà préparé les festivités le 3 juin dernier. Il faut bien se préparer quand on a la chance que la Grande Boucle passe à proximité.  La "fête du Tour" a donc proposé parcours de VTT, randonnées et boucles de plusieurs niveaux à faire en vélo de route, seul ou en famille. Bien sûr animations diverses et producteurs locaux étaient aussi de la fête, mais pas moi, alors je ne pourrai pas vous en dire plus ! 

 

 

Le Vernet

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:40
Une boisson magique...

Une boisson magique...

 

Connaissez-vous le lait d'or ? 

Son nom déjà me fait rêver...pas vous ? Ce nom est donné à une préparation à base de curcuma, une épice que vous connaissez tous.

Il s'agit d'une boisson un peu "magique" car excellente pour la santé et qui pourrait changer notre vie. Vous en doutez ? Et bien essayez...

Je vous avais déjà dit que je pratiquais le yoga en toute modestie. En me promenant sur certains sites, j'ai découvert cette recette que je voulais partager aujourd'hui avec vous. 

Ce n'est pas nouveau pour moi, d'utiliser les épices et en particulier le curcuma, car on parle beaucoup de ses vertus aujourd'hui. J'en rajoute dans mes plats, dans le riz ou les potages, sur le poisson.

Cela fait longtemps aussi que je tente de me nourrir de la manière la plus équilibrée possible.

Mais c'est depuis peu que  j'ai découvert l'étendue des bienfaits du lait d'or sur la santé.

 

 

Les bienfaits du lait d'or sont bien sûr les bienfaits du curcuma.

Il serait : 

- anti-inflammatoire et soignerait en particulier les douleurs articulaires et les tendinites mais aussi les inflammations de toutes sortes.

- analgésique c'est-à-dire qu'il calmerait la douleur.

- antiseptique et stimulant de l'immunité, vous pourrez dire adieu aux méchantes bactéries, aux virus et autres indésirables...

- antioxydant : sans pour autant nous aider à retrouver notre jeunesse, les antioxydants sont indispensables pour rester en forme.

 

De plus...

- Il stimulerait la mémoire.

- Il favoriserait le métabolisme général. 

- Il réduirait l'hypertension, lutterait contre le cholestérol et serait donc un bon préventif des maladies cardiovasculaires.

- Il aiderait au fonctionnement du foie.

- Il aurait des vertus anti-cancer. 

Très vite, vous verrez aussi ses effets sur votre peau, vos cheveux.

Je vous l'ai dit... c'est une boisson magique ! 

 

Le curcuma
Le curcumaLe curcuma

Le curcuma

 

D'où viennent ces nombreux bienfaits ?

Le lait d'or est une boisson réalisée avec du curcuma. Cette épice à la belle couleur dorée contient de la curcumine qui agirait sur notre organisme comme la cortisone et les antibiotiques mais sans les effets secondaires. 

Ce qu'on a découvert depuis peu, c'est que le curcuma avait besoin d'être longuement chauffé à feu très doux pour être assimilé par notre corps. A froid, le curcuma râpé ou en poudre agit faiblement, et il  faudrait en consommer des quantités très importantes pour voir ses effets.

De plus, la curcumine a besoin d'être associée à du poivre ou du gingembre (qui sont aussi de puissants anti-oxydants) et des lipides car elle est liposoluble. Associée au poivre, l’absorption de la curcumine serait multipliée par 1000 ! 

 

 

Comment préparer le lait d'or ?

Il se prépare en deux étapes. 

 

La pâte d'or (1ère étape)

Ingrédients

5 cuillères à soupe de curcuma (environ 1/2 tasse)

1/2 càc de poivre moulu noir (ou de gingembre)

120 ml eau

 

Dans une petite casserole, faire chauffer tous les ingrédients à feu doux, pendant environ 8 minutes, jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. Au fur et à mesure que vous tournerez la préparation, elle s'épaissit. 
 

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant
Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

 

Au bout de ce temps, verser le contenu dans un petit bocal en verre et conserver la pâte au réfrigérateur environ 40 jours (le temps d'une cure).

La pâte d'or à conserver au frais

La pâte d'or à conserver au frais

 

Le lait d'or (2ème étape)

Ingrédients

1 verre de lait végétal (amande, noisette, riz, soja, ...)

1 càc d'huile (olive, coco, lin...)

1 càc de miel (ou sirop d'agave, stevia...)

1/2 cuillère à café de pâte de curcuma. 

 

Mélanger à chaud tous les ingrédients avec un fouet ou une fourchette et chauffer doucement l'ensemble (en évitant le micro-onde, censé détruire les nutriments). 

Variante : ajouter une pincée de cannelle. 

Il n'est pas interdit d'utiliser du lait de vache, de chèvre pour changer mais traditionnellement il est réalisé avec un lait végétal. 

 

Le lait d'or prêt à consommer

Le lait d'or prêt à consommer

 

Cette boisson est conseillée par le grand maître du kundalini Yoga, le yogi Bhajan.

Il faut en boire tous les matins (à jeun) ou le soir avant de se coucher (si vous avez des troubles du sommeil), chaude, tiède ou froide, pendant 30 à 40 jours pour voir ses effets.  

Vous n'avez pas eu le temps de préparer votre lait d'or.

Ce n'est pas grave : prélevez un peu de pâte d'or et la mélanger à votre plat, votre sauce de salade (avec des carottes râpées c'est délicieux) ; ajouter de l'eau bouillante, un peu de miel et du citron pour une boisson chaude réconfortante ; mélanger un peu de pâte d'or à votre tisane ou à votre thé chaud et bien infusé.

 

Bon dimanche !

 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:50

 

Aujourd'hui, je vous fais remonter un article, publié il y a déjà trois ans, à propos d'un potage très provençal... à prévoir pour se remettre des agapes qui vous attendent pour noël, ou pour contrer un méchant virus d'hiver...qui risquerait de vous gâcher la fête. 

L'aigo-boulido (ou si vous préférez "l'eau bouillie" !)

 

Ingrédients

-ail (3 gousses par personne)

-eau

-sel

- herbes de Provence (sauge, laurier, thym...)

- huile d'olive

- gruyère râpé

 

La recette

 

- Mettre dans une casserole environ 1 litre d'eau pour 3 personnes.

- Ajouter un peu de sel.

- Éplucher et écraser les gousses d'ail et les plonger dans l'eau frémissante.

- Ajouter les herbes.

- Arroser d'un filet d'huile d'olive

Faire bouillir 10 minutes. Couper le feu et laisser encore infuser la préparation 5 à 10 minutes.

Pendant ce temps dresser la table. Placer dans chaque assiette, une ou deux tranches de pain rassis (frotté d'ail si vous aimez), un peu de gruyère râpé.

Enlever les herbes du bouillon et le verser dans l'assiette...

Puis déguster !

 

Remarques

 

Dans certaines familles, on ne met pas de sauge (car elle donne un goût amer au bouillon) et seulement du laurier. Moi j'aime mieux avec beaucoup de sauge et seulement un brin de thym et une feuille de laurier.

Vous pouvez faire des essais et par exemple mettre la sauge hors du feu seulement à infuser.

 

Si vous voulez agrémenter le bouillon, vous pouvez aussi y incorporer un jaune d'oeuf cru battu au préalable. Mais moi je l'aime mieux tel quel.

 

Enfin si vous avez des enfants qui n'aiment pas les morceaux vous pouvez passer le bouillon pour ôter l'ail ou bien encore le mixer. Mais alors il faut savoir que vous vous priverez d'une partie des bienfaits de cette aigo- boulido !

 

Les vertus de l'aigo-boulido

 

Il est recommandé de consommer ce bouillon une fois par semaine, en prévention,  durant les périodes d'épidémies hivernales (grippes, gastro,...). Il est traditionnel de le consommer après les fêtes le 25 décembre au soir car il est très stomachique ce qui veut dire que c'est bon pour l'estomac et la digestion...

 

- La sauge est à la fois antiseptique, anti-inflammatoire et calmante. Pour plus de détails, cliquer ICI.

D'où l'adage "Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin de médecin" ... ce qui donne en provençal : qu’a de sauvi din soun jardin a pas besoun de médecin !

 

- Le thym est lui aussi antiseptique, calmant et surtout antispasmodique pour les voies digestives. Pour plus de détails, cliquer ICI.

 

Enfin, le laurier a également  des vertus particulièrement intéressantes pour la santé. Pour plus de détails cliquez ICI.

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:00
Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

 

Avec les premiers froids qui arrivent un peu plus tôt en Provence que d'habitude, nous avons déjà envie de cuisiner des plats qui tiennent au corps.

La semaine dernière en plus, j'avais des travaux à la maison et les maçons ont été obligés de laisser la porte d'entrée largement ouverte une partie de la journée. Aussi, le soir, pour se réchauffer après avoir allumé un bon feu de bois dans la cheminée, j'ai cuisiné cette soupe paysanne que nous aimons manger de temps en temps. 

 

Ingrédients (pour 4 personnes)

100 g à 150 g  d'épeautre

2 carottes

1 poireau

1 navet

1 courgette

1 oignon

2 gousses d'ail

1 bouillon de volaille (type bouillon lyophilisé que j'achète BIO ou un bouillon conservé au congélateur)

bouquet garni (laurier et thym surtout)

gros sel, poivre

un morceau de petit salé fumé ou non 

Remarque 

Le petit salé peut être remplacé par un talon de jambon cru ou supprimé !

 

 

Réalisation...

0- Rincer l'épeautre et la laisser en attente. Certains la font tremper 12 heures pour gagner 10 minutes de cuisson mais moi je ne le fais jamais car je ne sais pas toujours d'avance que je vais en cuisiner ! 

1- Préparer les légumes : éplucher les carottes, l'oignon, les gousses d'ail  et le navet, trier le poireau. Laver tous les légumes y compris la courgette dont vous garderez la peau si vous aimez. 

2- Découpez tous les légumes en dés, émincer les oignons et écraser l'ail.

3- Version paysanne : faire revenir le petit salé découpé à votre convenance en lardons ou pas, puis ajouter tous les légumes ensembles et lorsqu'ils commencent à prendre couleur, verser 1 litre et demi d'eau environ, saler très modérément et ajouter le bouquet garni ET l'épeautre. 

Sinon, si vous êtes au régime, vous pouvez tout simplement plonger les légumes et l'épeautre dans l'eau bouillante légèrement salée. 

4- Laisser cuire une bonne heure 30 (40 minutes à l'autocuiseur) à petit bouillon. L'épeautre et tous les légumes doivent être fondants...S'il le faut vous rajouterez un peu d'eau en cours (ou en fin) de cuisson surtout si vous n'utilisez pas d'autocuiseur. 

5 - Avant de servir, ajouter un filet d'huile d'olive cru et un peu de poivre du moulin directement dans l'assiette. 

6- Et régalez-vous de cette soupe campagnarde...toute simple que l'on peut servir sur une tranche de pain sec comme le faisait mon grand-père.

Avec un peu de fromage sec en dessert...voilà un repas complet mais savoureux, comme nos ancêtres savaient si bien les faire. 

 

 

Un peu d'histoire ! 

L'épeautre en grains que j'achète est en fait une céréale qui s'appelle le petit épeautre (ou engrain) que l'on surnomme le "caviar des céréales" et que traditionnellement les provençaux consommaient abondamment. C'est une céréale qui ressemble à un blé tendre. 

Elle était déjà cultivée en Provence plus de 7000 ans avant J.-C. sur les terres pauvres et sèches, car elle nécessite peu d'eau pour sa culture, alors que les autres blés étaient cultivés sur les terres riches.  Elle arrivait tout droit du Moyen Orient où elle a fait partie des premières céréales domestiquées. On trouve des traces de sa culture 10 000 ans avant notre ère en Egypte ancienne !

Le petit épeautre est aujourd'hui cultivé surtout dans le Vaucluse, en particulier dans la région du Mont Ventoux pour ceux qui connaissent un peu la Provence, mais aussi dans les Alpes de Haute Provence.

C'est une céréale santé par excellence, très digeste, facile à cuisiner comme n'importe quelle céréale, on peut aussi s'en servir à la place du riz, comme céréale d'accompagnement d'une viande ou d'un poisson ou simplement agrémentée de légumes pour un repas totalement vegan (donc végétarien).

Elle est très pauvre en gluten ce qui permet aux intolérants de la consommer occasionnellement.

Sa richesse en bétacarotène est un plus, et donne à sa farine une couleur orangée !

C'est de plus une céréale qui a des propriétés détoxiquantes. 

Elle contient, ce qui est rare, les 8 acides aminés essentiels à notre santé qu'habituellement nous trouvons uniquement dans les protéines animales et que, pour certains nous ne savons pas synthétiser nous-même. Elle partage cette particularité avec le quinoa et l'amarante. 

On trouve le petit épeautre sous forme de grains à cuisiner comme le riz, de flocons à faire absolument cuire dans des galettes de céréales par exemple et de farine (non panifiable) qui sera  à mélanger avec de la farine de blé si vous voulez voir votre préparation lever...

 

Ne pas confondre le Petit épeautre avec le Grand épeautre, appelé simplement épeautre, qui va être utilisé comme le blé pour faire de la farine panifiable cette fois et fabriquer pain, pâtes ou gâteaux...

Il faut donc bien lire les étiquettes pour distinguer les deux car un amalgame est parfois fait, y compris dans les boutiques "bio" et ces deux céréales n'ont pas les mêmes vertus santé. 

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 06:30
Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

 

Saviez-vous que le lait de chamelle est le lait le plus bénéfique à la santé de l'être humain ?

Non je ne plaisante pas du tout...moi je ne le savais pas ! 

Mon mari qui rentre d'un voyage professionnel m'a ramené du fromage au lait de chamelle... Outre le goût légèrement sucré (car il existe une version salée et une version sucrée), la consistance est surprenante car proche du chèvre frais, non crémeuse mais très onctueuse.  Ce fromage se conserve très bien et se fait sécher facilement. Si on le garde trop, il devient très dur !

 

Bien sûr, vous me connaissez maintenant, j'ai immédiatement entrepris de faire des recherches sur internet car je ne savais rien sur ce lait très consommé par les bédouins et qui leur permet de survivre dans le désert malgré une nourriture souvent très pauvre. 

Et ce que j'ai appris est surprenant ! 

 

D'abord le lait de chamelle est un lait très digeste et moins gras qui est facilement assimilé et n’entraîne pas les problèmes connus d'allergie, parce qu'il ne contient pas de lactose.

Il contient par contre des protéines "à potentiel antimicrobien élevé", absentes du lait de vache. Il serait particulièrement riche en acide gras polyinsaturés (les bons !) en vitamine C (3 fois plus que le lait de vache) et en sels minéraux, et particulièrement en fer (10 fois plus)...

 

Bien sûr, la composition du lait varie selon l'alimentation des animaux qui parfois est très pauvre dans le désert, en période sèche.

Ce lait aurait des vertus curatives contre les maux d'estomac, les douleurs du foie, l'asthme, la jaunisse, l'anémie, le diabète...et jouerait un rôle préventif dans certains cancers. Pour les diabétiques, il aiderait à régulariser le taux de sucre et permettrait de limiter les injections d'insuline. Et bien sûr, comme tous les laits en général, il participe à la formation des os et favorise la croissance et le maintien en bonne santé des dents et des cheveux. 

 

Alors, vous vous mettez quand au lait de chamelle ?

Hélas ce n'est pas pour aujourd'hui, car à part dans les régions du grand sud, nous ne rencontrons pas fréquemment de chameaux par chez nous ! 

De plus le lait de chamelle a longtemps été protégé par les croyances et traditions locales. Le vendre était censé porter malchance et il fallait donc le consommer et donner ce qui était en surplus. Une belle tradition... je trouve. 

 

Beaucoup de nomades fabriquent depuis des décennies du fromage au lait de chamelle, en le laissant cailler naturellement à l'air libre comme on peut le faire chez nous pour le yaourt. Puis ils égouttent le lait longuement pour détacher le caillé du petit lait. La fabrication du fromage n'est pas facile, car c'est un lait qui contient peu de matières sèches. 

 

La Mauritanie est  un des pays producteurs le plus en avance sur ce sujet avec l'entreprise Tiviski qui existe depuis 1989 et embauche maintenant 200 employés, et qui a su développer plusieurs filières, à côté du lait de chamelle (chèvres, vaches...)

Enfin si vous désirez fabriquer votre propre fromage, je vous mets le lien vers un site qui vous indique comment faire. On ne sait jamais, cela peut être utile de connaître ces procédés ancestraux, si vous vous trouvez un jour démunis, en plein désert.

 

 

Il faut savoir que, vu ses vertus thérapeutiques...le lait de chamelle peut s'acheter en poudre (séché par pulvérisation et non à haute température, pour préserver ses qualités nutritionnelles) ou en gélules pour le bien-être de toute la famille. Bien sûr le produit est assez cher, car en provenance des pays étrangers mais cela peut être utile de le savoir si on a quelqu'un atteint de diabète ou d'une maladie grave parmi ses proches. 

 

Par contre, on ne peut le conditionner en brick (version UHT) car il ne supporte pas les très hautes températures et perdrait une grande partie de ses qualités nutritionnelles. 

 

Reste à savoir comment se fera l'élevage de ces adorables mammifères si un jour toute la planète désire consommer leur lait...pour préserver sa santé.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les vertus de ce lait "magique", je vous mets le lien vers ce site trouvé au hasard de mes recherches.

A suivre donc...

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 06:06
C'était la Semaine du goût 2016...alors ici on a parlé cuisine toute la semaine !

 

Cette semaine, c'était  la semaine du goût sur le thème du "mieux manger pour vivre mieux", alors on a parlé cuisine et plaisir toute la semaine.

Un hasard en fait, car je l'ai découvert mercredi seulement ! 

 

C'est une opération qui a été créé en 1990, sponsorisée il faut le savoir et ne pas l'oublier, par les industriels du sucre ce qui m'a toujours profondément dérangée. 

Alors que la consommation de sucre ne fait qu'augmenter dans les pays occidentaux avec les conséquences pour la santé qu'on connaît, j'ai toujours trouvé cette semaine d'autant plus contradictoire qu'elle a depuis le début été largement relayée au sein de l'Education nationale dont j'ai fait partie. 

Heureusement dans beaucoup d'établissements scolaires, les éducateurs profitent de cet événement médiatique pour rappeler les règles élémentaires de nutrition, et proposer des petits déjeuners équilibrés ou des repas innovants à la cantine.

 

C'était la Semaine du goût 2016...alors ici on a parlé cuisine toute la semaine !

 

Sur le site dédié à cette opération médiatique, il y a bien sûr pleins d'idées. Il est intéressant de travailler là-dessus avec les enfants à un âge où ils sont curieux de tout et rapportent encore les infos à la maison. Mais qu'en reste-t-il ensuite lorsque les enfants grandissent, lorsque la société de consommation leur vante tel ou tel produit, pas forcément bons à la santé, et dont ils abusent ?

J'ai bien peur aussi que les labels qui doivent être mis en place bientôt (?) ne servent qu'à embrouiller davantage les consommateurs... 

 

Heureusement, les choses évoluent et actuellement cette semaine sert aussi à sensibiliser la population contre le gaspillage alimentaire. Il faut savoir que 20 à 40 kg de nourriture sont jetés par les supermarchés chaque jour alors que, je ne vous apprends rien, pleins de gens n'ont pas de quoi se nourrir convenablement et les particuliers ne sont pas en reste (79 kg  de nourriture jetés par an et par personne).

Mais là je l'avoue, je ne me sens pas du tout concernée car je ne jette jamais de nourriture, j'achète au fur et à mesure de mes besoins, je donne mon pain dur, je composte mes épluchures et j'accomode les restes... Mais je suis déjà de la vieille école n'est-ce pas ! 

Les sujets tels que la santé, l'origine des produits, les produits de saison, les différents métiers concernés sont également d'actualité. 

 

Je trouve que nous devrions surtout profiter de ce temps dédié à la nourriture (et donc à la consommation) pour méditer sur ce que nous pouvons changer au quotidien dans notre vie, notre façon de consommer...même pourquoi pas, remettre en question notre alimentation, pour nous et pour la bonne santé de notre planète.

 

Il ne faut pas oublier que c'est nous, par notre manière de consommer qui pouvons changer en profondeur les choses. Un simple exemple : si nous allons directement chez le producteur nous paierons les légumes moins chers et il n'y aura pas d'emballage superflu à jeter...en plus le produit sera frais et les légumes riches en vitamines. Le producteur sera payé à son juste prix au lieu de subir la pression des intermédiaires.

Je ne dis pas qu'il faut le faire tout le temps et pour tout, car nos journées entières n'y suffiraient pas surtout lorsque les deux parents travaillent et que les enfants sont petits, mais il faut réfléchir à tout ça...pour la planète et pour ceux qui nous survivront. Vous ne pensez-pas ?

 

Je vous mets les liens vers quelques articles que j'ai rédigé, il y a déjà pas mal de temps, et que beaucoup d'entre vous n'ont peut-être jamais lu.

 

Vous me donnerez votre avis sur le sujet...si vous en avez envie et le temps.

 

Bonne lecture !

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:14

 

Comme je vous l'ai dit avant-hier, le musée se trouve au coeur même de la savonnerie Marius Fabre. 

J'ai pris ces photos sans songer à demander l'autorisation. Si bien sûr quelqu'un du musée ou de l'entreprise Marius Fabre trouve à redire, je supprimerai cet article.

Mais ce serait dommage à mon sens car je veux juste faire connaître à mes nombreux lecteurs le patrimoine de ma région.

Hier par exemple, j'ai reçu plus de 1000 visiteurs sur le blog et je remercie tous ces visiteurs pour la plupart inconnus...Même s'ils ne vont pas tous forcément lire cette page, cela me paraît être une bonne raison de la conserver.

 

L'entrée du muséeL'entrée du musée
L'entrée du musée
L'entrée du muséeL'entrée du musée

L'entrée du musée

 

A l'époque où le savon était encore fabriqué de façon empirique, un entonnoir et un filtre à huile étaient utilisés pour filtrer l'huile et vérifier ainsi sa teneur et son dosage en acides gras. Une balance de précision permettait de peser les différents ingrédients... 

 
La balance de précision

La balance de précision

 

Vous verrez au musée de nombreuses machines servant à découper et à mouler le savon...souvent à la force des bras. 

 

Pour découper, on utilise par exemple dès la fin du XIXème siècle, cette coupeuse mécanique avec un système à retour d'équerreElle sert à découper les gros pains de savon de 35 kg sortant juste des mises. Une fois découpés en barres, la machine les retourne à angle droit pour les découper en cubes plus petits qui seront ensuite marqués.

Ce type de machine est toujours en usage aujourd'hui. 

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

 

La mouleuse à bras, datant de la fin du XIXème siècle, était actionnée à la main. Le volant était tourné de façon à ouvrir complètement le moule à tulipe. Puis une fois lâché, il permettait au moule de se refermer et de marquer le cube de savon sur les deux faces...

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

 

Au début du XXème siècle, on utilise une machine électrique, appelée mouleuse frappeuse électique avec moule à tulipe qui remplacera petit à petit la mouleuse à bras. Elle sera utilisée jusque dans les années 1990.  

Une mouleuse frappeuse électriqueUne mouleuse frappeuse électrique

Une mouleuse frappeuse électrique

 

En plus des machines, vous trouverez des outils indispensables pour travailler la pâte de savon...

 

Pour mélanger la pâte à savon dans le chaudron, les savonniers utilisaient un madre (je ne connaissais pas ce nom) avec un manche aussi long que celui du pouadou. 

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main
Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

 

Le pouadou était utilisé pour enlever l'écume à la surface du savon directement dans le chaudron. 

Avant l'invention de la goulotte en bois qui sert à transporter le savon chaud vers les mises, c'est avec ce pouadou que le savonnier le transportait, chaud, pour le faire refroidir dans les mises. 

Le pouadou

Le pouadou

 

Un compas était utilisé pour marquer des repères dans les mises et ainsi découper des pains de taille identique (donc de même poids).

 

 

 

Le compas

Le compas

 

De nombreuses vitrines contiennent des moules, comme par exemple, le moule à tulipe très employé...

 

Un moule à tulipe

Un moule à tulipe

 

D'autres nous montrent des tampons en buis ou en laiton, et des médaillons utilisés toujours aujourd'hui pour marquer le savon.

 

Au XIXème siècle, les tampons étaient en buis et chaque savonnier détenait plusieurs marques déposées à l'Institut National de la Propriété Industrielle.

Chacune représentait un élément particulier : un objet, une plante, un animal et très souvent la vierge qui se trouvait dans chacune des salles de la savonnerie, au dessus de chaque chaudron, et qui veillait sur les maîtres savonniers et le secret de leur recette. 

Différents tampons et médaillonsDifférents tampons et médaillons
Différents tampons et médaillons

Différents tampons et médaillons

 

Enfin, d'autres vitrines nous présentent des anciens savons et leur emballage de l'époque...

Savons et emballages
Savons et emballagesSavons et emballages

Savons et emballages

 

La savonnette à ses débuts, était parfumée directement dans les mises.

Puis la fabrication a évolué : la pâte de savon parfumée qui va servir à la fabrication des savonnettes, est d'abord réduite en copeaux dès sa sortie du chaudron. Ensuite les copeaux sont agglomérés sous forme de boudin avec du beurre de karité. Et enfin, le boudin est découpé à la taille et à la forme désirées.

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettesSavonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

 

Une fois sec, le savon était transporté et stocké dans des caisses ce qui lui permettait de continuer à sécher. 

Le transportLe transport

Le transport

 

Et voilà un aperçu de quelques savons en train de sécher sur des claies...

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

 

J'espère que cette visite vous a plu !

 

Depuis mon enfance et une visite scolaire, je n'avais pas remis les pieds dans une savonnerie...sauf pour me rendre à la boutique.

Bien sûr, les écoles qui désirent profiter de la visite peuvent prendre contact avec la savonnerie qui se fera un plaisir d'accueillir les enfants au Musée.

Demain, si vous le voulez bien je vous emmène faire un tour dans le quartier des savonniers de la ville...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:21

 

Aujourd'hui je vous propose un petit retour en arrière pour vous raconter l'histoire du célèbre Savon de Marseille.

Car j'ai réalisé qu'hier, je vous avais certes parlé de sa fabrication artisanale, et fait découvrir La Savonnerie Marius Fabre de Salon-de-Provence, mais finalement je n'avais pas abordé du tout l'histoire, à proprement parlé (sans jeu de mots) du savon... 

 

L'histoire du savon de Marseille traverse les siècles...et dans ses origines rejoint celle du savon d'Alep (qui est parfumé aux baies de laurier).

Le savon est le produit d'un alcali (un sel extrait de cendres) avec un corps gras.

Dès l'Antiquité, on retrouve trace des premières recettes d'émulsions à base de graisse, d'eau et de cendres.  PLINE l'Ancien en donnait déjà la composition : il parle d'une pâte élaborée à partir de cendres de hêtre et de suif de chèvre...

Pendant longtemps en Orient,  les arabes aussi se servaient de graisses animales.

Mais à partir du VIIIe siècle, ils remplacent peu à peu les produits animaux par de l'huile d'olive, qui seule donne un savon à la consistance ferme, à l'odeur agréable et aux usages multiples...

 

On pense que la recette à base d'huile d'olive a probablement été introduite en Europe par les Croisés lors de leur voyage en Orient. 

Pendant des siècles, cette recette restera inchangée, le savon servira tour à tour d'onguent, de cosmétique ou de remède pour les problèmes de peau.
 

Dès le Moyen Âge,  le savon sera utilisé pour laver le linge et l'hygiène corporelle. 

C'est donc à cette date, que la Provence devient une région propice à la fabrication du savon.

C'est donc depuis le Moyen Âge, que la Provence est devenue une région propice à la fabrication du savon.
Quelques affiches anciennesQuelques affiches anciennes
Quelques affiches anciennes

Quelques affiches anciennes

 

A cette époque, il y a trois villes importantes qui fabriquent du savon en Provence.

Le premier fabricant de savon de la région est bien sûr Marseille, vu l'expansion de son port, et puisque c'est cette ville qui a donné son nom au savon !

Il y aussi Salon-de-Provence, lorsque la ligne de chemin de fer est construite, et enfin Toulon. 

 

Tous les ingrédients indispensables, qui entrent dans la composition du savon, se trouvent facilement en Provence.

Il faut en effet : 

- du sel et il y en a en Camargue.

- de l'huile d'olive. Jusqu'au XVIIIème siècle, les oliviers foisonnent dans la région et suffisent à la production du savon, à la consommation en huile d'olive des ménages et des conserveries locales. Ensuite il faudra importer de l'huile d'olive d'Espagne, d'Italie et des colonies. 

En fait, ce n'est pas de l'huile d'olive de première pression à froid qui est utilisée en savonnerie : elle est réservée pour l'alimentation. On utilise l'huile de grignons, une huile de deuxième catégorie, obtenue grâce à un broyat des noyaux et de la pulpe d'olives.

Au XIXème siècle, l'huile de coprah (extraite des noix de coco) et l'huile de palme (extraite du palmier à huile) arrivent des colonies. Elles remplaceront peu à peu, mais toujours à faible proportion, l'huile d'olive dans le savon. 

- enfin, il faut de la soude...

La plante dont est extraite la soude, pousse abondamment au bord de la mer et en particulier dans les salines de Camargue. Elle doit être d'abord réduite en cendres pour former du carbonate de soude, avant de pouvoir être utilisée.

 

Soude maritime

Soude maritime

 

Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant ses règles de fabrication, ce qui en même temps que le développement du trafic maritime, permet au savon de Marseille d'acquérir une renommée mondiale. 

L'Edit de Colbert impose même un tampon pour éviter les fraudes.

 

En 1791, le chimiste Nicolas Leblanc arrive à extraire la soude à partir du sel marin. Cette découverte révolutionne la fabrication du savon. Plus besoin de la plante ni de la longue préparation nécessaire pour obtenir la soude.

 

Il faudra attendre le seconde partie du XIXème siècle et les progrès en matière d'hygiène et de transport, pour que les villes de Marseille et de Salon-de-Provence s'enrichissent grâce aux savonniers et aux entreprises périphériques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la période faste connaît un déclin lié à la fin du colonialisme d'une part, mais surtout à l'apparition des détergents industriels censés apporter plein d'avantages aux ménagères...

Les années 70 voient apparaître au contraire un regain d'intérêt pour ce produit économique, biodégradable et excellent à la santé qui se poursuit aujourd'hui.  

 

Des 108 savonneries qui existaient encore à Marseille en 1924, il n'en reste plus que trois aujourd'hui.

Et sur les 14 qui se trouvaient à Salon-de-Provence, il n'en reste plus que deux.

A nous de les préserver... 

 

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive
La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessiveLa représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

 

Demain, je vous fais entrer au Musée et après-demain je vous emmène balader dans le quartier des savonniers afin de vous faire visiter leurs belles demeures... si vous le voulez bien !

 

C'est ma semaine culturelle :)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

 

 

Il y a deux savonneries encore en activité à Salon-de-Provence, ma ville natale.

 

Enfant, pour aller à l'école je passais tous les jours dans la rue Félix-Piat où se trouve la savonnerie Rampal-Latour, encore en activité aujourd'hui. Les odeurs de savon...je les ai encore dans les narines et, outre que c'était les seuls produits présents à la maison,  cela me rappelle de tendres souvenirs.

Cette savonnerie centenaire vient de déménager à l'extérieur de la ville mais a conservé sa boutique où je me rends souvent. Je me suis promise d'aller visiter leur nouvelle installation à l'occasion.

 

 

Depuis plus de 110 ans et quatre générations, la savonnerie familiale Marius Fabre (photo en tête d'article) perpétue la fabrication du savon de Marseille artisanal et du savon noir à l’huile d’olive, en plein coeur de la ville.

Le savon de Marseille n'est pas une appelation d'origine contrôlée et peut donc être sujet à des contrefaçons.

Quatre savonneries seulement en Provence, respectent la recette d'origine, 100% naturelle. Trois se situent à Marseille et la savonnerie Marius Fabre est la quatrième. 

 

Entrée de la fabrique

Entrée de la fabrique

 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de la savonnerie Marius Fabre qui est suffisamment expliquée sur leur site internet dont vous trouverez le lien ci-dessous. 

C'est donc  cette savonnerie que je suis allée visiter pour trois raisons :

 

- J'ai pu compléter la visite de la savonnerie par la visite du "Musée du savon de Marseille" qui se trouve dans les même locaux et dont je vous parlerai demain.
 
 
- A deux pas, la médiathèque proposait une conférence sur "L'épopée des savonniers" afin de découvrir le patrimoine lié à leur activité, conférence organisée par les Amis du Musée et du patrimoine de Salon et de la Crau. Cette conférence m'a permis de visiter virtuellement le quartier des savonniers, où se trouvent les plus belles demeures bourgeoises de la ville, datant donc du XIX ème siècle et encore habitées aujourd'hui et dont je vous parlerai plus tard...
 
 
- Enfin dans la cour de la savonnerie, des groupes de musique se succédaient dans le cadre du Festival "Une journée avec les Beatles". 
 
Pour ceux que ça intéresse voilà la page facebook de l'événement.
 
J'ai d'ailleurs assisté (par hasard)  à la fin du discours de Gérard Holz, venu dans la ville à cette occasion accompagné de son groupe "les beatlemaniaques"  et bien sûr ne pouvant pas assister aux 14 concerts consécutifs de 12 h à minuit,  je suis restée pour les écouter jouer dans la cour de la savonnerie ! 
 
 
Mais seule la presse avait le droit de faire des photos. C'est la raison pour laquelle je vous mets une petite video du groupe, trouvée sur youtube . 
 

 

Mais, revenons à notre savonnerie...

 

Sa visite m'a permis de comprendre les différentes étapes de la fabrication du savon de Marseille dans les règles de l'art c'est-à-dire en utilisant uniquement des produits naturels.

 

Le véritable savon de Marseille est fabriqué à partir de 100% d'huiles végétales sans colorant, sans parfum, sans conservateur, sans graisses animales et sans aucun produit issu de la pétrochimie. Il est débarrassé de toute impureté et doit contenir 72 % d'huile d'olive. C'est la raison pour laquelle il est très doux pour la peau (et le linge), respecte l'environnement car entièrement biodégradable et économique car plus il sèche plus vous en ferez d'usage.

Le savon de Marseille est donc un produit sans date de péremption ! 

 

Sa fabrication totale dure 14 jours.

N'ayant pas le droit de faire des photos à l'intérieur des locaux, j'ai emprunté toutes celles que je vous mets aujourd'hui sur le site internet de la savonnerie

 

Le savon résulte d'une réaction chimique que l'on appelle la saponification. Alors que jusque là, la fabrication du savon apparaissait comme une processus résultant de l'alchimie, dès 1823, Eugène Chevreul, émet sa théorie de la saponification, bientôt suivie des travaux du chimiste marseillais, François Marklen. 

 

Etape 1 : dans un grand chaudron, pouvant contenir jusqu'à 20 tonnes de mmatière première, les savonniers introduisent en même temps les huiles végétales et la lessive de soude. Le tout est agité et monté à 120°. La soude ne pouvant pas se mêler à l'huile, il en résulte une émulsion qui par la température se transforme en pâte de savon. C'est la phase de l'empâtage.

 

Dans le chaudron...

Dans le chaudron...

 

 

Etape 2 : La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l'eau salée pour éliminer la soude. En effet la soude se dissout facilement dans l'eau salée mais pas le savon. Le maître savonnier, que l'on appelait le "maître de feu"  n'hésite pas à goûter sa pâte pour en être sûr. C'est le lavage.

 

Etape 3 : le savon est cuit pendant 10 jours à 100° tout en étant surveillé constamment. C'est la phase de cuisson.

 

Etape 4 : Plusieurs lavages successifs à l'eau débarrassent le savon de ses impuretés. C'est la liquidation. Après cette phase le savon est considéré comme extra-pur. 

 

Etape 5 : La pâte de savon encore chaude (entre 50 et 70 °) est versée dans de grandes "mises" (moules) grâce à une goulotte en bois articulée. C'est la coulée de la cuite.

De la cuisson à la coulée de la cuite...

 

Etape 6 : Le savon sèche pendant 48 heures à l'air libre, fenêtres du nord ouvertes (d'autant plus vite les jours de mistral et de chaleur). C'est le séchage. 

 

Etape 7 : Une fois sec, le savon est découpé directement dans les moules en gros carrés d'une trentaine de kilos. Un treuil les transportera jusqu'à une machine, qui permettra de les tranformer en cubes de différentes tailles. C'est le découpage.

 

Etape 8 : Enfin le savon est d'abord séché à l'air libre pendant 48 heures puis marqué à la main ou moulé en machine, puis estampillé sur les 6 faces. C'est le séchage et le moulage. 

 

 

La levée des mises et le découpage

Le marquage à la main des pains de savon

Le marquage à la main des pains de savon

 

Il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour savoir-faire du savon. Le savoir-faire transmis de génération en génération est le plus important !

 

A quoi reconnaît-on un véritable savon de Marseille ?

 

Il est vendu sous forme de cube ou de pain, estampillé sur ses six faces.

Il ne doit contenir que des éléments naturels.

Sa couleur doit être verte pour le savon servant à la toilette et ne doit contenir que de l'huile d'olive et de l'huile de coprah !! 

Par contre le savon de Marseille de couleur blanche et contenant de l'huile de coprah et de palme est utilisé pour la lessive et en particulier aujourd'hui, le détachage du linge... 

 

 

Quels usages pour le savon de Marseille ?

 

Un cube de savon vert ou blancUn cube de savon vert ou blanc

Un cube de savon vert ou blanc

 

Le savon vert est surtout préconisé pour la toilette de toute la famille et pour le lavage des mains. Naturellement désinfectant et adoucissant il sera très utile pour désinfecter les petites plaies et les bobos de vos enfants. 

Il est conseillé par les dermatologues afin d'éviter allergies et problèmes de peau. 

Une astuce : si vous avez des crampes nocturnes, placez un petit morceau de savon sous les draps au pied du lit.

Vous craignez que les mites envahissent vos placards, faites de même...Elles n'aiment pas l'odeur du savon !

Enfin si vous n'avez que du savon vert dans vos placards, vous pouvez aussi vous en servir pour laver ou détacher du linge...

Plus vous le faites sécher, plus il vous fera de l'usage...

 

 

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Le savon blanc est préconisé pour les lessives, détachages difficiles, en copeaux ou en cube.

Il peut même servir à faire la vaisselle et servir de dentifrice surtout si vous désirez blanchir vos dents. 

Sa fabrication est plus courte (une dizaine de jours) que celle du savon vert. Il contient moins d'huile d'olive ce qui explique sa couleur blanche. 

 

Remarque : La glycérine contenue dans le savon n'est pas ajoutée mais est présente à l'état naturel dans l'huile : il en reste donc des traces. 

Affiche publicitaire d"époque

Affiche publicitaire d"époque

 

Le savon noir, fabriqué lui aussi à base d'huile d'olive (ou d'huile de lin), est cuit au chaudron pendant deux jours ce qui explique sa couleur foncé.

Il contient de la potasse au lieu de la soude ce qui lui donne sa texture souple et facile à délayer dans de l'eau chaude. 

Il est vendu liquide en bidon.

Il peut être utilisé non seulement pour le nettoyage de la maison, du sol au plafond, que vos sols soient en bois, en pierres cuites ou en carrelages...pour le lessivage des peintures, le nettoyage de vos pinceaux ou rouleaux à la place du white spirit, votre voiture...

Dans les années 1950-1960, la savonnerie Marius Fabre fournissait chaque année plus de 100 tonnes de savon noir à la Marine Nationale à Toulon pour nettoyer les ponts des bateaux...

A l'extérieur il sera parfait, dilué pour éloigner pucerons et autres parasites de vos plantes. 

Vous pouvez également vous en servir pour shampouiner votre chien ou votre cheval ! 

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 06:59
Un potage glacé rafraîchissant

Un potage glacé rafraîchissant

Rien de plus facile à réaliser que cette entrée d'été rafraîchissante et savoureuse...

 

Pour une personne

1 belle tomate d'une variété ancienne (naturellement goûteuse, juteuse et sucrée)

1/4 de concombre

2 lamelles de poivron rouge ou vert

1/3 verre d'eau (pour ajuster la consistance)

1/2 oignon doux ou 1 gousse d'ail

Sel poivre

4 feuilles de menthe fraîche dont 1 pour la déco

1 filet d'huile d'olive

1 pincée de piment d'espelette ou d'une autre épice (cumin, paprika, piment doux...)

Quelques gouttes de vinaigre de xérès au moment de servir

 

Dans le bol du mixer, placez tous les légumes lavés et coupés en gros dés avec l'assaisonnement.

Mixer selon votre goût...

Ajouter éventuellement un peu d'eau.

Chez nous, on aime pas trop fin et pas trop liquide.

Vérifier l'assaisonnement.

Mettre au frais au moins 2 heures directement dans les bols de service.

Au moment de servir, décorer avec une feuile de menthe fraîche et si vous aimez avec quelques petits dés de légumes... 

 

Vous pouvez essayer avec des épices différentes et mettre du basilic frais à la place de la menthe. 

Pour changer, je mets quelques lamelles d'oignons doux et pas de poivron...ou bien les deux. En fait j'utilise ce que j'ai dans le frigo !

 

Rien à voir avec le véritable gaspacho pour lequel on doit faire mariner les légumes 24 heures à l'avance avec huile d'olive et vinaigre de xeres avant de les mixer avec de la mie de pain et de les réfrigérer à nouveau.

 

Mais, comme beaucoup de recettes, il existe de multiples variantes, toutes indispensables pour s'hydrater en été et faire le plein de vitamines : chaque famille a la sienne !

 

 

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 06:32
Quelques boissons d'été...

Quelques boissons d'été...

 

Pas besoin de dépenser des fortunes en boissons compliquées en été. Il suffit de fabriquer soi-même quelques boissons variées qui vont permettre de s'hydrater correctement et de préserver notre santé. 

 

Souvent en été, dès que la chaleur s'installe nous faisons une grande consommation de kéfir de fruits bien frais. C'est une boisson naturelle et bonne pour la santé. Elle est agréable, légèrement pétillante et a un goût légèrement citronné.

 

Il est facile également de préparer une bonne citronnade maison.

Dans une grande bouteille d'eau de source, je verse tout simplement le jus de deux citrons verts ou jaunes et 1 cuillère à soupe rase de sucre, de miel ou de stevia (selon le goût des futurs buveurs). Et voilà une citronnade bien rafraîchissante. A servir ou pas avec des glaçons et une tranche de citron pour la déco.

 

J'aime boire également du café glacé légèrement sucré au miel d'acacia et avec beaucoup de glaçons alors que je bois mon café noir chaud, sans sucre !

 
Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Souvent, je prépare aussi en été une boisson rafraîchissante à base de thé vert à la menthe et/ou au citron que je bois glacée.

Pour cela, je prépare mon thé comme pour le boire chaud en laissant infuser quelques minutes mes feuilles de thé vert dans de l'eau frémissante, avec quelques feuilles de menthe.

Une fois refroidie et passée, j'agrémente ma boisson de quelques glaçons et pour varier, d'un jus de citron.

Rafraichissement garanti !

 

Mais voilà que Cardamome propose une autre façon de procéder que j'ai testé récemment et que j'ai trouvé délicieuse...

 

Dans une bouteille en verre ayant une grande ouverture (je prends tout simplement une bouteille de jus de fruits vide)

- Mettre un litre d'eau de source à température ambiante.

- 2 cuillères à café de feuilles de thé vert.

- 10 feuilles de menthe fraîche du jardin. 

 

 

 

 

Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Laisser macérer une nuit au frais et jusqu'à 24 heures max.

Passer ensuite la préparation qui s'est colorée et a pris le goût des ingrédients.

Ajouter directement dans la bouteille le jus d'un demi-citron vert ou jaune.

Ajouter ensuite un peu de sucre ou alors du miel, de la stevia... selon votre goût.

Servir avec une tranche de citron pour décorer. 

 

Subtil et différent de ma préparation habituelle...

A tester absolument cet été !  

 

Bon rafraîchissement !

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:48

 

Nous avons vu dans nos deux précédents articles, le développement particulier de la chenille et les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques...

 

Quels sont les prédateurs naturels de ces chenilles ? 

 

Les seuls prédateurs naturels des chenilles sont les oiseaux et certaines chauve-souris.

Les coucous les attaquent directement dans leur nid.

La huppe creuse la terre pour se nourrir des chenilles et des chrysalides. Mais c'est un oiseau que l'on voit de moins en moins dans nos contrées... 

Certaines espèces de chauve-souris s'attaquent aux papillons adultes... mais il y a de moins en moins de granges dans nos campagnes pour les héberger.

 

Ce sont les mésanges, et en particulier les mésanges bleues, qui restent les seuls prédateurs vivant dans nos contrées. 

 

Une petite mésange bleue sur mon figuier

Une petite mésange bleue sur mon figuier

 

Les mésanges s'attaquent directement aux nids et se nourrissent de chenilles en abondance, car elles en sont particulièrement friandes. Une seule nichée en mangerait jusqu'à 10 kg. 

Bien sûr, dès les beaux jours si vous "fidélisez" les mésanges en leur donnant des boules de graisse par exemple, il ne faudra plus les nourrir car sinon elles délaisseront les chenilles...

 

Certaines villes et villages ont donc décidé d'installer des nichoirs à mésange, un peu partout dans les parcs et jardins, pour attirer ces oiseaux et les inviter à nicher dans les zones infestées. Des nids à mésange ont également été installés dans certaines forêts domaniales dans le sud-ouest, permettant de diminuer de manière visible, la propagation des chenilles. 

 

Mais les mésanges sont menacées, elles aussi, par l'emploi de nombreux pesticides dans les campagnes.

Leur nombre tend à diminuer...il faut donc que les particuliers oeuvrent pour les protéger en créant les conditions favorables à leur installation et à la nidification dans les jardins. 

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

 

Comment lutter contre ces chenilles ?

 

A part installer des nichoirs à mésange, ce qui reste un des moyens le plus efficace de lutter contre leur propagation, il existe d'autres moyens de lutte contre ces envahisseuses.

 

- Bien sûr, il y a des moyens chimiques par pulvérisation massive d'insecticides que je ne cesse de déplorer car ils détruisent tout sur leur passage y compris les insectes utiles (coccinelles, abeilles...) d'où leur danger d'utilisation. 

 

- La lutte biologique existe : il s'agit de pulvériser les toxines produites par une bactérie (bacillus thuringiensis) directement sur les aiguilles de pins. Les larves meurent intoxiquées par ingestion directe de la substance. La pulvérisation en fin d'automne est donc utile car c'est le moment où les jeunes larves vont se nourrir hors du nid et surtout c'est le moment où les autres larves d'insectes non nuisibles sont absentes de l'environnement. mais par contre les mésanges risquent de quitter la région faute de nourriture. 

 

- En décembre et durant tout l'hiver, AVANT QUE LES CHENILLES NE SE METTENT EN PROCESSION, donc c'est trop tard pour cette année, il faut s'équiper correctement et détruire manuellement, un à un les nids. En Provence, ils sont le plus souvent brûlés.

 

- La deuxième solution est d'empêcher les chenilles de revenir à la terre, pour bloquer leur cycle de vie : pour cela il faut mettre des pièges mécaniques le long des troncs pour emprisonner les chenilles avant qu'elles n'atteignent le sol, comme l'écopiège ci-dessous. 

Écopiège

Écopiège

 

- Il existe également des pièges à phéromones qui attirent les papillons mâles (avec une fausse odeur de femelle).

 

Piège à phéromones

Piège à phéromones

 

- et des procédés ancestraux... comme par exemple mettre en bas du tronc (sous chaque arbre) du soufre et des branches d'eucalyptus ou du bouleau dont l'odeur ferait également fuir les chenilles.

 

- Enfin si vous voyez une procession de chenilles, il ne faut pas hésiter à la couper de la chenille de tête.

Les chenilles se mettent alors en boule ce qui vous laisse le temps de vous protéger, puis de les ramasser dans un sac avec une pelle à long manche et d'y mettre le feu. Bien sûr vous devez absolument détruire aussi la chenille de tête. 

 

Un de mes voisins arrose directement la procession avec de l'alcool et y met le feu en prenant soin d'utiliser des allumettes longues et de se mettre des gants et des lunettes de protection. Je ne saurais trop conseiller cette méthode qui certes est efficace, mais présente des risques pour vous et l'environnement. En effet il est plutôt déconseillé de faire du feu sous les pins et à cause de l'alcool, le feu est difficile à maîtriser !

Restez prudent donc...

 

Parmi les moyens de lutte respectueux de l’environnement contre la progression de la chenille processionnaire, l’Inra Paca teste une méthode originale et innovante basée sur la confusion sexuelle : le tir au paint-ball à base de phéromones.

Reportage ci-dessous dans les Bouches-du-Rhône avec Jean-Claude Martin, de l’unité Entomologie et forêt méditerranéenne.

<img alt="Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire" src="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/media/photo-324592-le-paint-ball-contre-loinvasion-de-la-chenille-processionnaire.html" /><h2>Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire</h2><p class="p1"><span class="s1">L’Inra Paca teste une méthode de lutte contre la progression de la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-chenille.html">CHENILLE</a> processionnaire, basée sur la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-confusion-sexuelle.html">CONFUSION SEXUELLE</a> : le tir au paint-ball à phéromones.</span></p>

Des balles de paintball pour éradiquer les chenilles

 

Vous pouvez lire le dossier complet sur le site de l'INRA.

 

Bien sûr les communes s'équipent aussi d'aspirateurs à nids, de pièges onéreux...en plus des tenues vestimentaires adéquates, indispensables pour entretenir les parcs et autres espaces publics.

 

Mais les particuliers sont souvent démunis par rapport à l'attaque surtout dans ma région ou ceux qui vivent en campagne ont souvent planté des pins. L'idéal dans le doute ou si l'invasion de votre jardin est réelle, c'est alors de faire appel à un professionnel.

 

Où trouver un professionnel près de chez vous ?

Consultez la carte ICI.

 

Mais en fait il faut savoir qu'il n'y a pas de véritable traitement et qu'il faudra recommencer chaque année. Car même si vous avez détruit les nids une année, les papillons peuvent revenir d'un autre endroit l'année suivante (les mâles peuvent voler jusqu'à 25 km de distance pour se reproduire avant de rencontrer une femelle qui elle, ira pondre dans un rayon de 3 kilomètres maximum).

 

 

Cette invasion de chenilles est-elle liée au réchauffement climatique ?

 

Il semblerait que non !

Déjà on parlait d'invasion de chenilles processionnaires au Moyen Age, or à cette époque on ne parlait pas encore ni d'industrialisation, ni de gaz à effets de serre, ni de réchauffement climatique...

 

La chenille processionnaire était donc déjà connue vers le 16ème siècle. 

Dans le département du Var en 1508, la région de Contes avait déjà été envahie par les chenilles. L'abbé Cauvin en parle dans ses mémoires éditées en 1885. 

A la fin du 16ème siècle, c'est aussi dans la région du Puy-en-Velay que les chenilles envahissent les récoltes.

Comme moyen de lutter contre elles, les hommes leur faisaient un procès !

C'est ce que raconte dans ses mémoires, Jean Burel, un bourgeois du Puy-en-Velay.

Non ce n'est pas une plaisanterie car on a retrouvé trace de ces procès. Il en était d'ailleurs de même pour tous les autres nuisibles menaçant les récoltes : rats, mulots, sauterelles… 

 

Actuellement la presque totalité de la France est envahie par les chenilles processionnaires du pin, comme nous l'avons vu dans notre article précédent.

Mais si vous habitez au nord et surtout au nord-est de la France, ne criez pas victoire trop vite car chez vous il y a la chenille processionnaire du...chêne qui peut vivre aussi sur le noyer. Et elle tend à gagner elle-aussi le territoire mais cette fois, vers...le sud. 

 

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