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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:40
Une boisson magique...

Une boisson magique...

 

Connaissez-vous le lait d'or ? 

Son nom déjà me fait rêver...pas vous ? Ce nom est donné à une préparation à base de curcuma, une épice que vous connaissez tous.

Il s'agit d'une boisson un peu "magique" car excellente pour la santé et qui pourrait changer notre vie. Vous en doutez ? Et bien essayez...

Je vous avais déjà dit que je pratiquais le yoga en toute modestie. En me promenant sur certains sites, j'ai découvert cette recette que je voulais partager aujourd'hui avec vous. 

Ce n'est pas nouveau pour moi, d'utiliser les épices et en particulier le curcuma, car on parle beaucoup de ses vertus aujourd'hui. J'en rajoute dans mes plats, dans le riz ou les potages, sur le poisson.

Cela fait longtemps aussi que je tente de me nourrir de la manière la plus équilibrée possible.

Mais c'est depuis peu que  j'ai découvert l'étendue des bienfaits du lait d'or sur la santé.

 

 

Les bienfaits du lait d'or sont bien sûr les bienfaits du curcuma.

Il serait : 

- anti-inflammatoire et soignerait en particulier les douleurs articulaires et les tendinites mais aussi les inflammations de toutes sortes.

- analgésique c'est-à-dire qu'il calmerait la douleur.

- antiseptique et stimulant de l'immunité, vous pourrez dire adieu aux méchantes bactéries, aux virus et autres indésirables...

- antioxydant : sans pour autant nous aider à retrouver notre jeunesse, les antioxydants sont indispensables pour rester en forme.

 

De plus...

- Il stimulerait la mémoire.

- Il favoriserait le métabolisme général. 

- Il réduirait l'hypertension, lutterait contre le cholestérol et serait donc un bon préventif des maladies cardiovasculaires.

- Il aiderait au fonctionnement du foie.

- Il aurait des vertus anti-cancer. 

Très vite, vous verrez aussi ses effets sur votre peau, vos cheveux.

Je vous l'ai dit... c'est une boisson magique ! 

 

Le curcuma
Le curcumaLe curcuma

Le curcuma

 

D'où viennent ces nombreux bienfaits ?

Le lait d'or est une boisson réalisée avec du curcuma. Cette épice à la belle couleur dorée contient de la curcumine qui agirait sur notre organisme comme la cortisone et les antibiotiques mais sans les effets secondaires. 

Ce qu'on a découvert depuis peu, c'est que le curcuma avait besoin d'être longuement chauffé à feu très doux pour être assimilé par notre corps. A froid, le curcuma râpé ou en poudre agit faiblement, et il  faudrait en consommer des quantités très importantes pour voir ses effets.

De plus, la curcumine a besoin d'être associée à du poivre ou du gingembre (qui sont aussi de puissants anti-oxydants) et des lipides car elle est liposoluble. Associée au poivre, l’absorption de la curcumine serait multipliée par 1000 ! 

 

 

Comment préparer le lait d'or ?

Il se prépare en deux étapes. 

 

La pâte d'or (1ère étape)

Ingrédients

5 cuillères à soupe de curcuma (environ 1/2 tasse)

1/2 càc de poivre moulu noir (ou de gingembre)

120 ml eau

 

Dans une petite casserole, faire chauffer tous les ingrédients à feu doux, pendant environ 8 minutes, jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. Au fur et à mesure que vous tournerez la préparation, elle s'épaissit. 
 

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant
Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

 

Au bout de ce temps, verser le contenu dans un petit bocal en verre et conserver la pâte au réfrigérateur environ 40 jours (le temps d'une cure).

La pâte d'or à conserver au frais

La pâte d'or à conserver au frais

 

Le lait d'or (2ème étape)

Ingrédients

1 verre de lait végétal (amande, noisette, riz, soja, ...)

1 càc d'huile (olive, coco, lin...)

1 càc de miel (ou sirop d'agave, stevia...)

1/2 cuillère à café de pâte de curcuma. 

 

Mélanger à chaud tous les ingrédients avec un fouet ou une fourchette et chauffer doucement l'ensemble (en évitant le micro-onde, censé détruire les nutriments). 

Variante : ajouter une pincée de cannelle. 

Il n'est pas interdit d'utiliser du lait de vache, de chèvre pour changer mais traditionnellement il est réalisé avec un lait végétal. 

 

Le lait d'or prêt à consommer

Le lait d'or prêt à consommer

 

Cette boisson est conseillée par le grand maître du kundalini Yoga, le yogi Bhajan.

Il faut en boire tous les matins (à jeun) ou le soir avant de se coucher (si vous avez des troubles du sommeil), chaude, tiède ou froide, pendant 30 à 40 jours pour voir ses effets.  

Vous n'avez pas eu le temps de préparer votre lait d'or.

Ce n'est pas grave : prélevez un peu de pâte d'or et la mélanger à votre plat, votre sauce de salade (avec des carottes râpées c'est délicieux) ; ajouter de l'eau bouillante, un peu de miel et du citron pour une boisson chaude réconfortante ; mélanger un peu de pâte d'or à votre tisane ou à votre thé chaud et bien infusé.

 

Bon dimanche !

 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:50

 

Aujourd'hui, je vous fais remonter un article, publié il y a déjà trois ans, à propos d'un potage très provençal... à prévoir pour se remettre des agapes qui vous attendent pour noël, ou pour contrer un méchant virus d'hiver...qui risquerait de vous gâcher la fête. 

L'aigo-boulido (ou si vous préférez "l'eau bouillie" !)

 

Ingrédients

-ail (3 gousses par personne)

-eau

-sel

- herbes de Provence (sauge, laurier, thym...)

- huile d'olive

- gruyère râpé

 

La recette

 

- Mettre dans une casserole environ 1 litre d'eau pour 3 personnes.

- Ajouter un peu de sel.

- Éplucher et écraser les gousses d'ail et les plonger dans l'eau frémissante.

- Ajouter les herbes.

- Arroser d'un filet d'huile d'olive

Faire bouillir 10 minutes. Couper le feu et laisser encore infuser la préparation 5 à 10 minutes.

Pendant ce temps dresser la table. Placer dans chaque assiette, une ou deux tranches de pain rassis (frotté d'ail si vous aimez), un peu de gruyère râpé.

Enlever les herbes du bouillon et le verser dans l'assiette...

Puis déguster !

 

Remarques

 

Dans certaines familles, on ne met pas de sauge (car elle donne un goût amer au bouillon) et seulement du laurier. Moi j'aime mieux avec beaucoup de sauge et seulement un brin de thym et une feuille de laurier.

Vous pouvez faire des essais et par exemple mettre la sauge hors du feu seulement à infuser.

 

Si vous voulez agrémenter le bouillon, vous pouvez aussi y incorporer un jaune d'oeuf cru battu au préalable. Mais moi je l'aime mieux tel quel.

 

Enfin si vous avez des enfants qui n'aiment pas les morceaux vous pouvez passer le bouillon pour ôter l'ail ou bien encore le mixer. Mais alors il faut savoir que vous vous priverez d'une partie des bienfaits de cette aigo- boulido !

 

Les vertus de l'aigo-boulido

 

Il est recommandé de consommer ce bouillon une fois par semaine, en prévention,  durant les périodes d'épidémies hivernales (grippes, gastro,...). Il est traditionnel de le consommer après les fêtes le 25 décembre au soir car il est très stomachique ce qui veut dire que c'est bon pour l'estomac et la digestion...

 

- La sauge est à la fois antiseptique, anti-inflammatoire et calmante. Pour plus de détails, cliquer ICI.

D'où l'adage "Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin de médecin" ... ce qui donne en provençal : qu’a de sauvi din soun jardin a pas besoun de médecin !

 

- Le thym est lui aussi antiseptique, calmant et surtout antispasmodique pour les voies digestives. Pour plus de détails, cliquer ICI.

 

Enfin, le laurier a également  des vertus particulièrement intéressantes pour la santé. Pour plus de détails cliquez ICI.

 

 

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Published by manou - dans cuisine santé
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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:00
Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

 

Avec les premiers froids qui arrivent un peu plus tôt en Provence que d'habitude, nous avons déjà envie de cuisiner des plats qui tiennent au corps.

La semaine dernière en plus, j'avais des travaux à la maison et les maçons ont été obligés de laisser la porte d'entrée largement ouverte une partie de la journée. Aussi, le soir, pour se réchauffer après avoir allumé un bon feu de bois dans la cheminée, j'ai cuisiné cette soupe paysanne que nous aimons manger de temps en temps. 

 

Ingrédients (pour 4 personnes)

100 g à 150 g  d'épeautre

2 carottes

1 poireau

1 navet

1 courgette

1 oignon

2 gousses d'ail

1 bouillon de volaille (type bouillon lyophilisé que j'achète BIO ou un bouillon conservé au congélateur)

bouquet garni (laurier et thym surtout)

gros sel, poivre

un morceau de petit salé fumé ou non 

Remarque 

Le petit salé peut être remplacé par un talon de jambon cru ou supprimé !

 

 

Réalisation...

0- Rincer l'épeautre et la laisser en attente. Certains la font tremper 12 heures pour gagner 10 minutes de cuisson mais moi je ne le fais jamais car je ne sais pas toujours d'avance que je vais en cuisiner ! 

1- Préparer les légumes : éplucher les carottes, l'oignon, les gousses d'ail  et le navet, trier le poireau. Laver tous les légumes y compris la courgette dont vous garderez la peau si vous aimez. 

2- Découpez tous les légumes en dés, émincer les oignons et écraser l'ail.

3- Version paysanne : faire revenir le petit salé découpé à votre convenance en lardons ou pas, puis ajouter tous les légumes ensembles et lorsqu'ils commencent à prendre couleur, verser 1 litre et demi d'eau environ, saler très modérément et ajouter le bouquet garni ET l'épeautre. 

Sinon, si vous êtes au régime, vous pouvez tout simplement plonger les légumes et l'épeautre dans l'eau bouillante légèrement salée. 

4- Laisser cuire une bonne heure 30 (40 minutes à l'autocuiseur) à petit bouillon. L'épeautre et tous les légumes doivent être fondants...S'il le faut vous rajouterez un peu d'eau en cours (ou en fin) de cuisson surtout si vous n'utilisez pas d'autocuiseur. 

5 - Avant de servir, ajouter un filet d'huile d'olive cru et un peu de poivre du moulin directement dans l'assiette. 

6- Et régalez-vous de cette soupe campagnarde...toute simple que l'on peut servir sur une tranche de pain sec comme le faisait mon grand-père.

Avec un peu de fromage sec en dessert...voilà un repas complet mais savoureux, comme nos ancêtres savaient si bien les faire. 

 

 

Un peu d'histoire ! 

L'épeautre en grains que j'achète est en fait une céréale qui s'appelle le petit épeautre (ou engrain) que l'on surnomme le "caviar des céréales" et que traditionnellement les provençaux consommaient abondamment. C'est une céréale qui ressemble à un blé tendre. 

Elle était déjà cultivée en Provence plus de 7000 ans avant J.-C. sur les terres pauvres et sèches, car elle nécessite peu d'eau pour sa culture, alors que les autres blés étaient cultivés sur les terres riches.  Elle arrivait tout droit du Moyen Orient où elle a fait partie des premières céréales domestiquées. On trouve des traces de sa culture 10 000 ans avant notre ère en Egypte ancienne !

Le petit épeautre est aujourd'hui cultivé surtout dans le Vaucluse, en particulier dans la région du Mont Ventoux pour ceux qui connaissent un peu la Provence, mais aussi dans les Alpes de Haute Provence.

C'est une céréale santé par excellence, très digeste, facile à cuisiner comme n'importe quelle céréale, on peut aussi s'en servir à la place du riz, comme céréale d'accompagnement d'une viande ou d'un poisson ou simplement agrémentée de légumes pour un repas totalement vegan (donc végétarien).

Elle est très pauvre en gluten ce qui permet aux intolérants de la consommer occasionnellement.

Sa richesse en bétacarotène est un plus, et donne à sa farine une couleur orangée !

C'est de plus une céréale qui a des propriétés détoxiquantes. 

Elle contient, ce qui est rare, les 8 acides aminés essentiels à notre santé qu'habituellement nous trouvons uniquement dans les protéines animales et que, pour certains nous ne savons pas synthétiser nous-même. Elle partage cette particularité avec le quinoa et l'amarante. 

On trouve le petit épeautre sous forme de grains à cuisiner comme le riz, de flocons à faire absolument cuire dans des galettes de céréales par exemple et de farine (non panifiable) qui sera  à mélanger avec de la farine de blé si vous voulez voir votre préparation lever...

 

Ne pas confondre le Petit épeautre avec le Grand épeautre, appelé simplement épeautre, qui va être utilisé comme le blé pour faire de la farine panifiable cette fois et fabriquer pain, pâtes ou gâteaux...

Il faut donc bien lire les étiquettes pour distinguer les deux car un amalgame est parfois fait, y compris dans les boutiques "bio" et ces deux céréales n'ont pas les mêmes vertus santé. 

 

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Published by manou - dans cuisine potage santé
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 06:30
Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

 

Saviez-vous que le lait de chamelle est le lait le plus bénéfique à la santé de l'être humain ?

Non je ne plaisante pas du tout...moi je ne le savais pas ! 

Mon mari qui rentre d'un voyage professionnel m'a ramené du fromage au lait de chamelle... Outre le goût légèrement sucré (car il existe une version salée et une version sucrée), la consistance est surprenante car proche du chèvre frais, non crémeuse mais très onctueuse.  Ce fromage se conserve très bien et se fait sécher facilement. Si on le garde trop, il devient très dur !

 

Bien sûr, vous me connaissez maintenant, j'ai immédiatement entrepris de faire des recherches sur internet car je ne savais rien sur ce lait très consommé par les bédouins et qui leur permet de survivre dans le désert malgré une nourriture souvent très pauvre. 

Et ce que j'ai appris est surprenant ! 

 

D'abord le lait de chamelle est un lait très digeste et moins gras qui est facilement assimilé et n’entraîne pas les problèmes connus d'allergie, parce qu'il ne contient pas de lactose.

Il contient par contre des protéines "à potentiel antimicrobien élevé", absentes du lait de vache. Il serait particulièrement riche en acide gras polyinsaturés (les bons !) en vitamine C (3 fois plus que le lait de vache) et en sels minéraux, et particulièrement en fer (10 fois plus)...

 

Bien sûr, la composition du lait varie selon l'alimentation des animaux qui parfois est très pauvre dans le désert, en période sèche.

Ce lait aurait des vertus curatives contre les maux d'estomac, les douleurs du foie, l'asthme, la jaunisse, l'anémie, le diabète...et jouerait un rôle préventif dans certains cancers. Pour les diabétiques, il aiderait à régulariser le taux de sucre et permettrait de limiter les injections d'insuline. Et bien sûr, comme tous les laits en général, il participe à la formation des os et favorise la croissance et le maintien en bonne santé des dents et des cheveux. 

 

Alors, vous vous mettez quand au lait de chamelle ?

Hélas ce n'est pas pour aujourd'hui, car à part dans les régions du grand sud, nous ne rencontrons pas fréquemment de chameaux par chez nous ! 

De plus le lait de chamelle a longtemps été protégé par les croyances et traditions locales. Le vendre était censé porter malchance et il fallait donc le consommer et donner ce qui était en surplus. Une belle tradition... je trouve. 

 

Beaucoup de nomades fabriquent depuis des décennies du fromage au lait de chamelle, en le laissant cailler naturellement à l'air libre comme on peut le faire chez nous pour le yaourt. Puis ils égouttent le lait longuement pour détacher le caillé du petit lait. La fabrication du fromage n'est pas facile, car c'est un lait qui contient peu de matières sèches. 

 

La Mauritanie est  un des pays producteurs le plus en avance sur ce sujet avec l'entreprise Tiviski qui existe depuis 1989 et embauche maintenant 200 employés, et qui a su développer plusieurs filières, à côté du lait de chamelle (chèvres, vaches...)

Enfin si vous désirez fabriquer votre propre fromage, je vous mets le lien vers un site qui vous indique comment faire. On ne sait jamais, cela peut être utile de connaître ces procédés ancestraux, si vous vous trouvez un jour démunis, en plein désert.

 

 

Il faut savoir que, vu ses vertus thérapeutiques...le lait de chamelle peut s'acheter en poudre (séché par pulvérisation et non à haute température, pour préserver ses qualités nutritionnelles) ou en gélules pour le bien-être de toute la famille. Bien sûr le produit est assez cher, car en provenance des pays étrangers mais cela peut être utile de le savoir si on a quelqu'un atteint de diabète ou d'une maladie grave parmi ses proches. 

 

Par contre, on ne peut le conditionner en brick (version UHT) car il ne supporte pas les très hautes températures et perdrait une grande partie de ses qualités nutritionnelles. 

 

Reste à savoir comment se fera l'élevage de ces adorables mammifères si un jour toute la planète désire consommer leur lait...pour préserver sa santé.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les vertus de ce lait "magique", je vous mets le lien vers ce site trouvé au hasard de mes recherches.

A suivre donc...

 

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15 octobre 2016 6 15 /10 /octobre /2016 06:06
C'était la Semaine du goût 2016...alors ici on a parlé cuisine toute la semaine !

 

Cette semaine, c'était  la semaine du goût sur le thème du "mieux manger pour vivre mieux", alors on a parlé cuisine et plaisir toute la semaine.

Un hasard en fait, car je l'ai découvert mercredi seulement ! 

 

C'est une opération qui a été créé en 1990, sponsorisée il faut le savoir et ne pas l'oublier, par les industriels du sucre ce qui m'a toujours profondément dérangée. 

Alors que la consommation de sucre ne fait qu'augmenter dans les pays occidentaux avec les conséquences pour la santé qu'on connaît, j'ai toujours trouvé cette semaine d'autant plus contradictoire qu'elle a depuis le début été largement relayée au sein de l'Education nationale dont j'ai fait partie. 

Heureusement dans beaucoup d'établissements scolaires, les éducateurs profitent de cet événement médiatique pour rappeler les règles élémentaires de nutrition, et proposer des petits déjeuners équilibrés ou des repas innovants à la cantine.

 

C'était la Semaine du goût 2016...alors ici on a parlé cuisine toute la semaine !

 

Sur le site dédié à cette opération médiatique, il y a bien sûr pleins d'idées. Il est intéressant de travailler là-dessus avec les enfants à un âge où ils sont curieux de tout et rapportent encore les infos à la maison. Mais qu'en reste-t-il ensuite lorsque les enfants grandissent, lorsque la société de consommation leur vante tel ou tel produit, pas forcément bons à la santé, et dont ils abusent ?

J'ai bien peur aussi que les labels qui doivent être mis en place bientôt (?) ne servent qu'à embrouiller davantage les consommateurs... 

 

Heureusement, les choses évoluent et actuellement cette semaine sert aussi à sensibiliser la population contre le gaspillage alimentaire. Il faut savoir que 20 à 40 kg de nourriture sont jetés par les supermarchés chaque jour alors que, je ne vous apprends rien, pleins de gens n'ont pas de quoi se nourrir convenablement et les particuliers ne sont pas en reste (79 kg  de nourriture jetés par an et par personne).

Mais là je l'avoue, je ne me sens pas du tout concernée car je ne jette jamais de nourriture, j'achète au fur et à mesure de mes besoins, je donne mon pain dur, je composte mes épluchures et j'accomode les restes... Mais je suis déjà de la vieille école n'est-ce pas ! 

Les sujets tels que la santé, l'origine des produits, les produits de saison, les différents métiers concernés sont également d'actualité. 

 

Je trouve que nous devrions surtout profiter de ce temps dédié à la nourriture (et donc à la consommation) pour méditer sur ce que nous pouvons changer au quotidien dans notre vie, notre façon de consommer...même pourquoi pas, remettre en question notre alimentation, pour nous et pour la bonne santé de notre planète.

 

Il ne faut pas oublier que c'est nous, par notre manière de consommer qui pouvons changer en profondeur les choses. Un simple exemple : si nous allons directement chez le producteur nous paierons les légumes moins chers et il n'y aura pas d'emballage superflu à jeter...en plus le produit sera frais et les légumes riches en vitamines. Le producteur sera payé à son juste prix au lieu de subir la pression des intermédiaires.

Je ne dis pas qu'il faut le faire tout le temps et pour tout, car nos journées entières n'y suffiraient pas surtout lorsque les deux parents travaillent et que les enfants sont petits, mais il faut réfléchir à tout ça...pour la planète et pour ceux qui nous survivront. Vous ne pensez-pas ?

 

Je vous mets les liens vers quelques articles que j'ai rédigé, il y a déjà pas mal de temps, et que beaucoup d'entre vous n'ont peut-être jamais lu.

 

Vous me donnerez votre avis sur le sujet...si vous en avez envie et le temps.

 

Bonne lecture !

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:14

 

Comme je vous l'ai dit avant-hier, le musée se trouve au coeur même de la savonnerie Marius Fabre. 

J'ai pris ces photos sans songer à demander l'autorisation. Si bien sûr quelqu'un du musée ou de l'entreprise Marius Fabre trouve à redire, je supprimerai cet article.

Mais ce serait dommage à mon sens car je veux juste faire connaître à mes nombreux lecteurs le patrimoine de ma région.

Hier par exemple, j'ai reçu plus de 1000 visiteurs sur le blog et je remercie tous ces visiteurs pour la plupart inconnus...Même s'ils ne vont pas tous forcément lire cette page, cela me paraît être une bonne raison de la conserver.

 

L'entrée du muséeL'entrée du musée
L'entrée du musée
L'entrée du muséeL'entrée du musée

L'entrée du musée

 

A l'époque où le savon était encore fabriqué de façon empirique, un entonnoir et un filtre à huile étaient utilisés pour filtrer l'huile et vérifier ainsi sa teneur et son dosage en acides gras. Une balance de précision permettait de peser les différents ingrédients... 

 
La balance de précision

La balance de précision

 

Vous verrez au musée de nombreuses machines servant à découper et à mouler le savon...souvent à la force des bras. 

 

Pour découper, on utilise par exemple dès la fin du XIXème siècle, cette coupeuse mécanique avec un système à retour d'équerreElle sert à découper les gros pains de savon de 35 kg sortant juste des mises. Une fois découpés en barres, la machine les retourne à angle droit pour les découper en cubes plus petits qui seront ensuite marqués.

Ce type de machine est toujours en usage aujourd'hui. 

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

 

La mouleuse à bras, datant de la fin du XIXème siècle, était actionnée à la main. Le volant était tourné de façon à ouvrir complètement le moule à tulipe. Puis une fois lâché, il permettait au moule de se refermer et de marquer le cube de savon sur les deux faces...

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

 

Au début du XXème siècle, on utilise une machine électrique, appelée mouleuse frappeuse électique avec moule à tulipe qui remplacera petit à petit la mouleuse à bras. Elle sera utilisée jusque dans les années 1990.  

Une mouleuse frappeuse électriqueUne mouleuse frappeuse électrique

Une mouleuse frappeuse électrique

 

En plus des machines, vous trouverez des outils indispensables pour travailler la pâte de savon...

 

Pour mélanger la pâte à savon dans le chaudron, les savonniers utilisaient un madre (je ne connaissais pas ce nom) avec un manche aussi long que celui du pouadou. 

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main
Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

 

Le pouadou était utilisé pour enlever l'écume à la surface du savon directement dans le chaudron. 

Avant l'invention de la goulotte en bois qui sert à transporter le savon chaud vers les mises, c'est avec ce pouadou que le savonnier le transportait, chaud, pour le faire refroidir dans les mises. 

Le pouadou

Le pouadou

 

Un compas était utilisé pour marquer des repères dans les mises et ainsi découper des pains de taille identique (donc de même poids).

 

 

 

Le compas

Le compas

 

De nombreuses vitrines contiennent des moules, comme par exemple, le moule à tulipe très employé...

 

Un moule à tulipe

Un moule à tulipe

 

D'autres nous montrent des tampons en buis ou en laiton, et des médaillons utilisés toujours aujourd'hui pour marquer le savon.

 

Au XIXème siècle, les tampons étaient en buis et chaque savonnier détenait plusieurs marques déposées à l'Institut National de la Propriété Industrielle.

Chacune représentait un élément particulier : un objet, une plante, un animal et très souvent la vierge qui se trouvait dans chacune des salles de la savonnerie, au dessus de chaque chaudron, et qui veillait sur les maîtres savonniers et le secret de leur recette. 

Différents tampons et médaillonsDifférents tampons et médaillons
Différents tampons et médaillons

Différents tampons et médaillons

 

Enfin, d'autres vitrines nous présentent des anciens savons et leur emballage de l'époque...

Savons et emballages
Savons et emballagesSavons et emballages

Savons et emballages

 

La savonnette à ses débuts, était parfumée directement dans les mises.

Puis la fabrication a évolué : la pâte de savon parfumée qui va servir à la fabrication des savonnettes, est d'abord réduite en copeaux dès sa sortie du chaudron. Ensuite les copeaux sont agglomérés sous forme de boudin avec du beurre de karité. Et enfin, le boudin est découpé à la taille et à la forme désirées.

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettesSavonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

 

Une fois sec, le savon était transporté et stocké dans des caisses ce qui lui permettait de continuer à sécher. 

Le transportLe transport

Le transport

 

Et voilà un aperçu de quelques savons en train de sécher sur des claies...

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

 

J'espère que cette visite vous a plu !

 

Depuis mon enfance et une visite scolaire, je n'avais pas remis les pieds dans une savonnerie...sauf pour me rendre à la boutique.

Bien sûr, les écoles qui désirent profiter de la visite peuvent prendre contact avec la savonnerie qui se fera un plaisir d'accueillir les enfants au Musée.

Demain, si vous le voulez bien je vous emmène faire un tour dans le quartier des savonniers de la ville...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:21

 

Aujourd'hui je vous propose un petit retour en arrière pour vous raconter l'histoire du célèbre Savon de Marseille.

Car j'ai réalisé qu'hier, je vous avais certes parlé de sa fabrication artisanale, et fait découvrir La Savonnerie Marius Fabre de Salon-de-Provence, mais finalement je n'avais pas abordé du tout l'histoire, à proprement parlé (sans jeu de mots) du savon... 

 

L'histoire du savon de Marseille traverse les siècles...et dans ses origines rejoint celle du savon d'Alep (qui est parfumé aux baies de laurier).

Le savon est le produit d'un alcali (un sel extrait de cendres) avec un corps gras.

Dès l'Antiquité, on retrouve trace des premières recettes d'émulsions à base de graisse, d'eau et de cendres.  PLINE l'Ancien en donnait déjà la composition : il parle d'une pâte élaborée à partir de cendres de hêtre et de suif de chèvre...

Pendant longtemps en Orient,  les arabes aussi se servaient de graisses animales.

Mais à partir du VIIIe siècle, ils remplacent peu à peu les produits animaux par de l'huile d'olive, qui seule donne un savon à la consistance ferme, à l'odeur agréable et aux usages multiples...

 

On pense que la recette à base d'huile d'olive a probablement été introduite en Europe par les Croisés lors de leur voyage en Orient. 

Pendant des siècles, cette recette restera inchangée, le savon servira tour à tour d'onguent, de cosmétique ou de remède pour les problèmes de peau.
 

Dès le Moyen Âge,  le savon sera utilisé pour laver le linge et l'hygiène corporelle. 

C'est donc à cette date, que la Provence devient une région propice à la fabrication du savon.

C'est donc depuis le Moyen Âge, que la Provence est devenue une région propice à la fabrication du savon.
Quelques affiches anciennesQuelques affiches anciennes
Quelques affiches anciennes

Quelques affiches anciennes

 

A cette époque, il y a trois villes importantes qui fabriquent du savon en Provence.

Le premier fabricant de savon de la région est bien sûr Marseille, vu l'expansion de son port, et puisque c'est cette ville qui a donné son nom au savon !

Il y aussi Salon-de-Provence, lorsque la ligne de chemin de fer est construite, et enfin Toulon. 

 

Tous les ingrédients indispensables, qui entrent dans la composition du savon, se trouvent facilement en Provence.

Il faut en effet : 

- du sel et il y en a en Camargue.

- de l'huile d'olive. Jusqu'au XVIIIème siècle, les oliviers foisonnent dans la région et suffisent à la production du savon, à la consommation en huile d'olive des ménages et des conserveries locales. Ensuite il faudra importer de l'huile d'olive d'Espagne, d'Italie et des colonies. 

En fait, ce n'est pas de l'huile d'olive de première pression à froid qui est utilisée en savonnerie : elle est réservée pour l'alimentation. On utilise l'huile de grignons, une huile de deuxième catégorie, obtenue grâce à un broyat des noyaux et de la pulpe d'olives.

Au XIXème siècle, l'huile de coprah (extraite des noix de coco) et l'huile de palme (extraite du palmier à huile) arrivent des colonies. Elles remplaceront peu à peu, mais toujours à faible proportion, l'huile d'olive dans le savon. 

- enfin, il faut de la soude...

La plante dont est extraite la soude, pousse abondamment au bord de la mer et en particulier dans les salines de Camargue. Elle doit être d'abord réduite en cendres pour former du carbonate de soude, avant de pouvoir être utilisée.

 

Soude maritime

Soude maritime

 

Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant ses règles de fabrication, ce qui en même temps que le développement du trafic maritime, permet au savon de Marseille d'acquérir une renommée mondiale. 

L'Edit de Colbert impose même un tampon pour éviter les fraudes.

 

En 1791, le chimiste Nicolas Leblanc arrive à extraire la soude à partir du sel marin. Cette découverte révolutionne la fabrication du savon. Plus besoin de la plante ni de la longue préparation nécessaire pour obtenir la soude.

 

Il faudra attendre le seconde partie du XIXème siècle et les progrès en matière d'hygiène et de transport, pour que les villes de Marseille et de Salon-de-Provence s'enrichissent grâce aux savonniers et aux entreprises périphériques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la période faste connaît un déclin lié à la fin du colonialisme d'une part, mais surtout à l'apparition des détergents industriels censés apporter plein d'avantages aux ménagères...

Les années 70 voient apparaître au contraire un regain d'intérêt pour ce produit économique, biodégradable et excellent à la santé qui se poursuit aujourd'hui.  

 

Des 108 savonneries qui existaient encore à Marseille en 1924, il n'en reste plus que trois aujourd'hui.

Et sur les 14 qui se trouvaient à Salon-de-Provence, il n'en reste plus que deux.

A nous de les préserver... 

 

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive
La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessiveLa représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

 

Demain, je vous fais entrer au Musée et après-demain je vous emmène balader dans le quartier des savonniers afin de vous faire visiter leurs belles demeures... si vous le voulez bien !

 

C'est ma semaine culturelle :)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

 

 

Il y a deux savonneries encore en activité à Salon-de-Provence, ma ville natale.

 

Enfant, pour aller à l'école je passais tous les jours dans la rue Félix-Piat où se trouve la savonnerie Rampal-Latour, encore en activité aujourd'hui. Les odeurs de savon...je les ai encore dans les narines et, outre que c'était les seuls produits présents à la maison,  cela me rappelle de tendres souvenirs.

Cette savonnerie centenaire vient de déménager à l'extérieur de la ville mais a conservé sa boutique où je me rends souvent. Je me suis promise d'aller visiter leur nouvelle installation à l'occasion.

 

 

Depuis plus de 110 ans et quatre générations, la savonnerie familiale Marius Fabre (photo en tête d'article) perpétue la fabrication du savon de Marseille artisanal et du savon noir à l’huile d’olive, en plein coeur de la ville.

Le savon de Marseille n'est pas une appelation d'origine contrôlée et peut donc être sujet à des contrefaçons.

Quatre savonneries seulement en Provence, respectent la recette d'origine, 100% naturelle. Trois se situent à Marseille et la savonnerie Marius Fabre est la quatrième. 

 

Entrée de la fabrique

Entrée de la fabrique

 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de la savonnerie Marius Fabre qui est suffisamment expliquée sur leur site internet dont vous trouverez le lien ci-dessous. 

C'est donc  cette savonnerie que je suis allée visiter pour trois raisons :

 

- J'ai pu compléter la visite de la savonnerie par la visite du "Musée du savon de Marseille" qui se trouve dans les même locaux et dont je vous parlerai demain.
 
 
- A deux pas, la médiathèque proposait une conférence sur "L'épopée des savonniers" afin de découvrir le patrimoine lié à leur activité, conférence organisée par les Amis du Musée et du patrimoine de Salon et de la Crau. Cette conférence m'a permis de visiter virtuellement le quartier des savonniers, où se trouvent les plus belles demeures bourgeoises de la ville, datant donc du XIX ème siècle et encore habitées aujourd'hui et dont je vous parlerai plus tard...
 
 
- Enfin dans la cour de la savonnerie, des groupes de musique se succédaient dans le cadre du Festival "Une journée avec les Beatles". 
 
Pour ceux que ça intéresse voilà la page facebook de l'événement.
 
J'ai d'ailleurs assisté (par hasard)  à la fin du discours de Gérard Holz, venu dans la ville à cette occasion accompagné de son groupe "les beatlemaniaques"  et bien sûr ne pouvant pas assister aux 14 concerts consécutifs de 12 h à minuit,  je suis restée pour les écouter jouer dans la cour de la savonnerie ! 
 
 
Mais seule la presse avait le droit de faire des photos. C'est la raison pour laquelle je vous mets une petite video du groupe, trouvée sur youtube . 
 

 

Mais, revenons à notre savonnerie...

 

Sa visite m'a permis de comprendre les différentes étapes de la fabrication du savon de Marseille dans les règles de l'art c'est-à-dire en utilisant uniquement des produits naturels.

 

Le véritable savon de Marseille est fabriqué à partir de 100% d'huiles végétales sans colorant, sans parfum, sans conservateur, sans graisses animales et sans aucun produit issu de la pétrochimie. Il est débarrassé de toute impureté et doit contenir 72 % d'huile d'olive. C'est la raison pour laquelle il est très doux pour la peau (et le linge), respecte l'environnement car entièrement biodégradable et économique car plus il sèche plus vous en ferez d'usage.

Le savon de Marseille est donc un produit sans date de péremption ! 

 

Sa fabrication totale dure 14 jours.

N'ayant pas le droit de faire des photos à l'intérieur des locaux, j'ai emprunté toutes celles que je vous mets aujourd'hui sur le site internet de la savonnerie

 

Le savon résulte d'une réaction chimique que l'on appelle la saponification. Alors que jusque là, la fabrication du savon apparaissait comme une processus résultant de l'alchimie, dès 1823, Eugène Chevreul, émet sa théorie de la saponification, bientôt suivie des travaux du chimiste marseillais, François Marklen. 

 

Etape 1 : dans un grand chaudron, pouvant contenir jusqu'à 20 tonnes de mmatière première, les savonniers introduisent en même temps les huiles végétales et la lessive de soude. Le tout est agité et monté à 120°. La soude ne pouvant pas se mêler à l'huile, il en résulte une émulsion qui par la température se transforme en pâte de savon. C'est la phase de l'empâtage.

 

Dans le chaudron...

Dans le chaudron...

 

 

Etape 2 : La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l'eau salée pour éliminer la soude. En effet la soude se dissout facilement dans l'eau salée mais pas le savon. Le maître savonnier, que l'on appelait le "maître de feu"  n'hésite pas à goûter sa pâte pour en être sûr. C'est le lavage.

 

Etape 3 : le savon est cuit pendant 10 jours à 100° tout en étant surveillé constamment. C'est la phase de cuisson.

 

Etape 4 : Plusieurs lavages successifs à l'eau débarrassent le savon de ses impuretés. C'est la liquidation. Après cette phase le savon est considéré comme extra-pur. 

 

Etape 5 : La pâte de savon encore chaude (entre 50 et 70 °) est versée dans de grandes "mises" (moules) grâce à une goulotte en bois articulée. C'est la coulée de la cuite.

De la cuisson à la coulée de la cuite...

 

Etape 6 : Le savon sèche pendant 48 heures à l'air libre, fenêtres du nord ouvertes (d'autant plus vite les jours de mistral et de chaleur). C'est le séchage. 

 

Etape 7 : Une fois sec, le savon est découpé directement dans les moules en gros carrés d'une trentaine de kilos. Un treuil les transportera jusqu'à une machine, qui permettra de les tranformer en cubes de différentes tailles. C'est le découpage.

 

Etape 8 : Enfin le savon est d'abord séché à l'air libre pendant 48 heures puis marqué à la main ou moulé en machine, puis estampillé sur les 6 faces. C'est le séchage et le moulage. 

 

 

La levée des mises et le découpage

Le marquage à la main des pains de savon

Le marquage à la main des pains de savon

 

Il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour savoir-faire du savon. Le savoir-faire transmis de génération en génération est le plus important !

 

A quoi reconnaît-on un véritable savon de Marseille ?

 

Il est vendu sous forme de cube ou de pain, estampillé sur ses six faces.

Il ne doit contenir que des éléments naturels.

Sa couleur doit être verte pour le savon servant à la toilette et ne doit contenir que de l'huile d'olive et de l'huile de coprah !! 

Par contre le savon de Marseille de couleur blanche et contenant de l'huile de coprah et de palme est utilisé pour la lessive et en particulier aujourd'hui, le détachage du linge... 

 

 

Quels usages pour le savon de Marseille ?

 

Un cube de savon vert ou blancUn cube de savon vert ou blanc

Un cube de savon vert ou blanc

 

Le savon vert est surtout préconisé pour la toilette de toute la famille et pour le lavage des mains. Naturellement désinfectant et adoucissant il sera très utile pour désinfecter les petites plaies et les bobos de vos enfants. 

Il est conseillé par les dermatologues afin d'éviter allergies et problèmes de peau. 

Une astuce : si vous avez des crampes nocturnes, placez un petit morceau de savon sous les draps au pied du lit.

Vous craignez que les mites envahissent vos placards, faites de même...Elles n'aiment pas l'odeur du savon !

Enfin si vous n'avez que du savon vert dans vos placards, vous pouvez aussi vous en servir pour laver ou détacher du linge...

Plus vous le faites sécher, plus il vous fera de l'usage...

 

 

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Le savon blanc est préconisé pour les lessives, détachages difficiles, en copeaux ou en cube.

Il peut même servir à faire la vaisselle et servir de dentifrice surtout si vous désirez blanchir vos dents. 

Sa fabrication est plus courte (une dizaine de jours) que celle du savon vert. Il contient moins d'huile d'olive ce qui explique sa couleur blanche. 

 

Remarque : La glycérine contenue dans le savon n'est pas ajoutée mais est présente à l'état naturel dans l'huile : il en reste donc des traces. 

Affiche publicitaire d"époque

Affiche publicitaire d"époque

 

Le savon noir, fabriqué lui aussi à base d'huile d'olive (ou d'huile de lin), est cuit au chaudron pendant deux jours ce qui explique sa couleur foncé.

Il contient de la potasse au lieu de la soude ce qui lui donne sa texture souple et facile à délayer dans de l'eau chaude. 

Il est vendu liquide en bidon.

Il peut être utilisé non seulement pour le nettoyage de la maison, du sol au plafond, que vos sols soient en bois, en pierres cuites ou en carrelages...pour le lessivage des peintures, le nettoyage de vos pinceaux ou rouleaux à la place du white spirit, votre voiture...

Dans les années 1950-1960, la savonnerie Marius Fabre fournissait chaque année plus de 100 tonnes de savon noir à la Marine Nationale à Toulon pour nettoyer les ponts des bateaux...

A l'extérieur il sera parfait, dilué pour éloigner pucerons et autres parasites de vos plantes. 

Vous pouvez également vous en servir pour shampouiner votre chien ou votre cheval ! 

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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10 août 2016 3 10 /08 /août /2016 06:59
Un potage glacé rafraîchissant

Un potage glacé rafraîchissant

Rien de plus facile à réaliser que cette entrée d'été rafraîchissante et savoureuse...

 

Pour une personne

1 belle tomate d'une variété ancienne (naturellement goûteuse, juteuse et sucrée)

1/4 de concombre

2 lamelles de poivron rouge ou vert

1/3 verre d'eau (pour ajuster la consistance)

1/2 oignon doux ou 1 gousse d'ail

Sel poivre

4 feuilles de menthe fraîche dont 1 pour la déco

1 filet d'huile d'olive

1 pincée de piment d'espelette ou d'une autre épice (cumin, paprika, piment doux...)

Quelques gouttes de vinaigre de xérès au moment de servir

 

Dans le bol du mixer, placez tous les légumes lavés et coupés en gros dés avec l'assaisonnement.

Mixer selon votre goût...

Ajouter éventuellement un peu d'eau.

Chez nous, on aime pas trop fin et pas trop liquide.

Vérifier l'assaisonnement.

Mettre au frais au moins 2 heures directement dans les bols de service.

Au moment de servir, décorer avec une feuile de menthe fraîche et si vous aimez avec quelques petits dés de légumes... 

 

Vous pouvez essayer avec des épices différentes et mettre du basilic frais à la place de la menthe. 

Pour changer, je mets quelques lamelles d'oignons doux et pas de poivron...ou bien les deux. En fait j'utilise ce que j'ai dans le frigo !

 

Rien à voir avec le véritable gaspacho pour lequel on doit faire mariner les légumes 24 heures à l'avance avec huile d'olive et vinaigre de xeres avant de les mixer avec de la mie de pain et de les réfrigérer à nouveau.

 

Mais, comme beaucoup de recettes, il existe de multiples variantes, toutes indispensables pour s'hydrater en été et faire le plein de vitamines : chaque famille a la sienne !

 

 

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Published by manou - dans cuisine santé
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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 06:32
Quelques boissons d'été...

Quelques boissons d'été...

 

Pas besoin de dépenser des fortunes en boissons compliquées en été. Il suffit de fabriquer soi-même quelques boissons variées qui vont permettre de s'hydrater correctement et de préserver notre santé. 

 

Souvent en été, dès que la chaleur s'installe nous faisons une grande consommation de kéfir de fruits bien frais. C'est une boisson naturelle et bonne pour la santé. Elle est agréable, légèrement pétillante et a un goût légèrement citronné.

 

Il est facile également de préparer une bonne citronnade maison.

Dans une grande bouteille d'eau de source, je verse tout simplement le jus de deux citrons verts ou jaunes et 1 cuillère à soupe rase de sucre, de miel ou de stevia (selon le goût des futurs buveurs). Et voilà une citronnade bien rafraîchissante. A servir ou pas avec des glaçons et une tranche de citron pour la déco.

 

J'aime boire également du café glacé légèrement sucré au miel d'acacia et avec beaucoup de glaçons alors que je bois mon café noir chaud, sans sucre !

 
Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Souvent, je prépare aussi en été une boisson rafraîchissante à base de thé vert à la menthe et/ou au citron que je bois glacée.

Pour cela, je prépare mon thé comme pour le boire chaud en laissant infuser quelques minutes mes feuilles de thé vert dans de l'eau frémissante, avec quelques feuilles de menthe.

Une fois refroidie et passée, j'agrémente ma boisson de quelques glaçons et pour varier, d'un jus de citron.

Rafraichissement garanti !

 

Mais voilà que Cardamome propose une autre façon de procéder que j'ai testé récemment et que j'ai trouvé délicieuse...

 

Dans une bouteille en verre ayant une grande ouverture (je prends tout simplement une bouteille de jus de fruits vide)

- Mettre un litre d'eau de source à température ambiante.

- 2 cuillères à café de feuilles de thé vert.

- 10 feuilles de menthe fraîche du jardin. 

 

 

 

 

Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Laisser macérer une nuit au frais et jusqu'à 24 heures max.

Passer ensuite la préparation qui s'est colorée et a pris le goût des ingrédients.

Ajouter directement dans la bouteille le jus d'un demi-citron vert ou jaune.

Ajouter ensuite un peu de sucre ou alors du miel, de la stevia... selon votre goût.

Servir avec une tranche de citron pour décorer. 

 

Subtil et différent de ma préparation habituelle...

A tester absolument cet été !  

 

Bon rafraîchissement !

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9 mars 2016 3 09 /03 /mars /2016 07:48

 

Nous avons vu dans nos deux précédents articles, le développement particulier de la chenille et les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques...

 

Quels sont les prédateurs naturels de ces chenilles ? 

 

Les seuls prédateurs naturels des chenilles sont les oiseaux et certaines chauve-souris.

Les coucous les attaquent directement dans leur nid.

La huppe creuse la terre pour se nourrir des chenilles et des chrysalides. Mais c'est un oiseau que l'on voit de moins en moins dans nos contrées... 

Certaines espèces de chauve-souris s'attaquent aux papillons adultes... mais il y a de moins en moins de granges dans nos campagnes pour les héberger.

 

Ce sont les mésanges, et en particulier les mésanges bleues, qui restent les seuls prédateurs vivant dans nos contrées. 

 

Une petite mésange bleue sur mon figuier

Une petite mésange bleue sur mon figuier

 

Les mésanges s'attaquent directement aux nids et se nourrissent de chenilles en abondance, car elles en sont particulièrement friandes. Une seule nichée en mangerait jusqu'à 10 kg. 

Bien sûr, dès les beaux jours si vous "fidélisez" les mésanges en leur donnant des boules de graisse par exemple, il ne faudra plus les nourrir car sinon elles délaisseront les chenilles...

 

Certaines villes et villages ont donc décidé d'installer des nichoirs à mésange, un peu partout dans les parcs et jardins, pour attirer ces oiseaux et les inviter à nicher dans les zones infestées. Des nids à mésange ont également été installés dans certaines forêts domaniales dans le sud-ouest, permettant de diminuer de manière visible, la propagation des chenilles. 

 

Mais les mésanges sont menacées, elles aussi, par l'emploi de nombreux pesticides dans les campagnes.

Leur nombre tend à diminuer...il faut donc que les particuliers oeuvrent pour les protéger en créant les conditions favorables à leur installation et à la nidification dans les jardins. 

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

Voilà le nichoir à mésanges de mon jardin...Il est habité chaque année !

 

Comment lutter contre ces chenilles ?

 

A part installer des nichoirs à mésange, ce qui reste un des moyens le plus efficace de lutter contre leur propagation, il existe d'autres moyens de lutte contre ces envahisseuses.

 

- Bien sûr, il y a des moyens chimiques par pulvérisation massive d'insecticides que je ne cesse de déplorer car ils détruisent tout sur leur passage y compris les insectes utiles (coccinelles, abeilles...) d'où leur danger d'utilisation. 

 

- La lutte biologique existe : il s'agit de pulvériser les toxines produites par une bactérie (bacillus thuringiensis) directement sur les aiguilles de pins. Les larves meurent intoxiquées par ingestion directe de la substance. La pulvérisation en fin d'automne est donc utile car c'est le moment où les jeunes larves vont se nourrir hors du nid et surtout c'est le moment où les autres larves d'insectes non nuisibles sont absentes de l'environnement. mais par contre les mésanges risquent de quitter la région faute de nourriture. 

 

- En décembre et durant tout l'hiver, AVANT QUE LES CHENILLES NE SE METTENT EN PROCESSION, donc c'est trop tard pour cette année, il faut s'équiper correctement et détruire manuellement, un à un les nids. En Provence, ils sont le plus souvent brûlés.

 

- La deuxième solution est d'empêcher les chenilles de revenir à la terre, pour bloquer leur cycle de vie : pour cela il faut mettre des pièges mécaniques le long des troncs pour emprisonner les chenilles avant qu'elles n'atteignent le sol, comme l'écopiège ci-dessous. 

Écopiège

Écopiège

 

- Il existe également des pièges à phéromones qui attirent les papillons mâles (avec une fausse odeur de femelle).

 

Piège à phéromones

Piège à phéromones

 

- et des procédés ancestraux... comme par exemple mettre en bas du tronc (sous chaque arbre) du soufre et des branches d'eucalyptus ou du bouleau dont l'odeur ferait également fuir les chenilles.

 

- Enfin si vous voyez une procession de chenilles, il ne faut pas hésiter à la couper de la chenille de tête.

Les chenilles se mettent alors en boule ce qui vous laisse le temps de vous protéger, puis de les ramasser dans un sac avec une pelle à long manche et d'y mettre le feu. Bien sûr vous devez absolument détruire aussi la chenille de tête. 

 

Un de mes voisins arrose directement la procession avec de l'alcool et y met le feu en prenant soin d'utiliser des allumettes longues et de se mettre des gants et des lunettes de protection. Je ne saurais trop conseiller cette méthode qui certes est efficace, mais présente des risques pour vous et l'environnement. En effet il est plutôt déconseillé de faire du feu sous les pins et à cause de l'alcool, le feu est difficile à maîtriser !

Restez prudent donc...

 

Parmi les moyens de lutte respectueux de l’environnement contre la progression de la chenille processionnaire, l’Inra Paca teste une méthode originale et innovante basée sur la confusion sexuelle : le tir au paint-ball à base de phéromones.

Reportage ci-dessous dans les Bouches-du-Rhône avec Jean-Claude Martin, de l’unité Entomologie et forêt méditerranéenne.

<img alt="Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire" src="https://inra-dam-front-resources-cdn.brainsonic.com/ressources/media/photo-324592-le-paint-ball-contre-loinvasion-de-la-chenille-processionnaire.html" /><h2>Le paint-ball contre l’invasion de la chenille processionnaire</h2><p class="p1"><span class="s1">L’Inra Paca teste une méthode de lutte contre la progression de la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-chenille.html">CHENILLE</a> processionnaire, basée sur la <a href="https://inra-dam-front-pad.brainsonic.com/nom-confusion-sexuelle.html">CONFUSION SEXUELLE</a> : le tir au paint-ball à phéromones.</span></p>

Des balles de paintball pour éradiquer les chenilles

 

Vous pouvez lire le dossier complet sur le site de l'INRA.

 

Bien sûr les communes s'équipent aussi d'aspirateurs à nids, de pièges onéreux...en plus des tenues vestimentaires adéquates, indispensables pour entretenir les parcs et autres espaces publics.

 

Mais les particuliers sont souvent démunis par rapport à l'attaque surtout dans ma région ou ceux qui vivent en campagne ont souvent planté des pins. L'idéal dans le doute ou si l'invasion de votre jardin est réelle, c'est alors de faire appel à un professionnel.

 

Où trouver un professionnel près de chez vous ?

Consultez la carte ICI.

 

Mais en fait il faut savoir qu'il n'y a pas de véritable traitement et qu'il faudra recommencer chaque année. Car même si vous avez détruit les nids une année, les papillons peuvent revenir d'un autre endroit l'année suivante (les mâles peuvent voler jusqu'à 25 km de distance pour se reproduire avant de rencontrer une femelle qui elle, ira pondre dans un rayon de 3 kilomètres maximum).

 

 

Cette invasion de chenilles est-elle liée au réchauffement climatique ?

 

Il semblerait que non !

Déjà on parlait d'invasion de chenilles processionnaires au Moyen Age, or à cette époque on ne parlait pas encore ni d'industrialisation, ni de gaz à effets de serre, ni de réchauffement climatique...

 

La chenille processionnaire était donc déjà connue vers le 16ème siècle. 

Dans le département du Var en 1508, la région de Contes avait déjà été envahie par les chenilles. L'abbé Cauvin en parle dans ses mémoires éditées en 1885. 

A la fin du 16ème siècle, c'est aussi dans la région du Puy-en-Velay que les chenilles envahissent les récoltes.

Comme moyen de lutter contre elles, les hommes leur faisaient un procès !

C'est ce que raconte dans ses mémoires, Jean Burel, un bourgeois du Puy-en-Velay.

Non ce n'est pas une plaisanterie car on a retrouvé trace de ces procès. Il en était d'ailleurs de même pour tous les autres nuisibles menaçant les récoltes : rats, mulots, sauterelles… 

 

Actuellement la presque totalité de la France est envahie par les chenilles processionnaires du pin, comme nous l'avons vu dans notre article précédent.

Mais si vous habitez au nord et surtout au nord-est de la France, ne criez pas victoire trop vite car chez vous il y a la chenille processionnaire du...chêne qui peut vivre aussi sur le noyer. Et elle tend à gagner elle-aussi le territoire mais cette fois, vers...le sud. 

 

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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:42
Les chenilles processionnaires / 2 - Les dangers pour la santé

 

Nous avons vu dans mon article précédent, que les chenilles processionnaires avaient un cycle de vie particulier qui les amenaient à sortir de leur nid pour regagner la terre ferme et s'y enfouir.

Le problème avec ces chenilles, c'est qu'elles présentent un risque pour la santé non seulement pour les hommes, mais encore plus pour les animaux domestiques.

 

En effet, c'est lorsque la chenille sort du nid et parcourt le sol en procession, qu'elle présente le plus grand danger pour eux.

 

Quels sont les risques pour la santé ?

 

Leurs poils urticants légers et fragiles se cassent facilement ou se détachent du corps de la chenille dès qu'elle est "dérangée".

Ils contiennent  une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéïne) qui se libère au contact de la peau.

Attention car la colonie entière peut, en cas d'agression (donc si vous touchez le nid) libérer les poils urticants...

 

Chez l’homme, cette toxine provoque de simples irritations de la gorge, des conjonctivites, voire des boutons qui après avoir donné quelques démangeaisons sans gravité pendant un certain temps, vont disparaître spontanément en quelques jours.

Cependant il faudra surveiller de très près les enfants, les personnes fragiles et les personnes allergiques et les conduire à l'hôpital sans tarder en cas de réactions excessives, perte de connaissance, difficultés à respirer...

 

Les animaux domestiques, et en particulier les chevaux, chiens ou chats sont régulièrement exposés. Leur curiosité naturelle les incite à s'approcher des chenilles d'un peu trop près, pour les renifler.

Chez les chiens, qui sont les animaux les plus sensibles, elles peuvent provoquer des dégâts irréparables au niveau des yeux et de la langue (provoquant une nécrose). Il est parfois obligatoire de leur couper un bout de langue et, malheureusement, si c'est la totalité, le chien ne pouvant plus s'alimenter, il faudra l'euthanasier. Les chats sont plus méfiants, heureusement. 

 

Le problème est que morte ou vivante, la chenille représenterait le même danger : les poils urticants conserveraient leurs propriétés plusieurs mois, et parfois jusqu'à deux ans après la disparition du nid...

 

 

 

La propagation...

 

Ces chenilles sont nuisibles mais il ne faut pas oublier que si elles existent c'est qu'elles font partie de la chaîne alimentaire donc de la biodiversité.  

Il faut savoir que certains insectes, comme les guêpes et certains scarabées ont besoin de ces chenilles pour vivre.

Si on éradiquait complètement ces chenilles, nous ne verrions plus de mésanges dans nos jardins...

 

Le seul véritable ennui c'est que cette espèce de chenilles qui était à l'origine méditerranéenne, se développe actuellement (avec le réchauffement climatique ? l'absence d'hiver rigoureux ? ...) et gagne peu à peu le nord. 

 

Sa propagation est aussi liée aux nombreuses plantations de pins, le long des routes, qui favorisent son développement. En effet, à cause du trafic routier et de la chaussée de bitume, la température est augmentée de quelques degrés le long des routes : les chenilles trouvent donc dans cet environnement particulier, un milieu propice à leur développement. 

 

Voici donc a répartition actuelle des chenilles sur le territoire français...

 

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

 

 

Quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

 

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nues.

 

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires...mettre des gants et ramasser les chenilles dans un sac en plastique que vous brûlerez ensuite. 

 

- Bien laver les légumes et les fruits de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prenez d'urgence une douche et lavez-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

 

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

 

A SUIVRE...

 

 

En bref... quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nus.

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires... 

- Bien laver les légumes de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prendre d'urgence une douche et laver-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 10:20
Photo Futura-Sciences

Photo Futura-Sciences

Non ce n'est pas une plaisanterie... 

 

Un choc émotionnel intense peut provoquer le syndrome du "coeur brisé" appelé aussi TTS (ou Tako-tsubo) qui peut entrainer le décès du patient dans 1% des cas.

 

Cela peut être causé par un fort chagrin mais aussi, comme viennent de le découvrir les chercheurs par un événement heureux et une grande joie...comme devenir grand-mère !

 

Ce syndrome qui, comme vous l'avez deviné au vu de son nom, a été découvert pour la première fois au Japon dans les années 1980-1990, toucherait surtout des femmes après la ménopause et surtout après 65 ans.

Je ne vous décrirai pas les détails physiques ou physiologiques de ce syndrome qui ressemble parfois à un infarctus, mais qui est totalement réversible, sauf qu'ensuite le patient présente forcément des angoisses bien compréhensibles.   

 

D'après l'étude, 4 % des patientes venaient de vivre un événement heureux comme la naissance d'un petit-fils, le mariage d'un enfant, ou une fête d'anniversaire... Dans ce cas, il a été baptisé le syndrome du "coeur heureux"; les 96 % des autres cas se produisent après un choc émotionnel fort, une peur intense, l'hospitalisation d'un proche, ou un deuil...

 

Alors, mesdames qui avaient atteint l'âge d'être grand- mère, si vous vivez des événéments particulièrement intenses en ce moment...et même si vous n'avez pas encore atteint cet âge, un seul conseil ménagez-vous...ou apprenez à mieux  gérer vos émotions car c'est le stress à répétition tout au long de la vie qui ferait le lit de cette maladie bien singulière !

 

[Source : Futura-sciences]

 

En plus, pour illustrer cet article, comme nous sommes en plein Printemps des Poètes, je vous offre ci-dessous ce poème...bien à propos, vous ne trouvez pas ?

Tako Tsubo

L’amour est le sentiment suprême
Il est fait de patience, de tendresse et de haine
Tako Tsubo

Tu étais le printemps et moi, je suis l’automne
Ton cœur se prend alors que le mien se donne
Tako Tsubo

N’oublie jamais comme je t’aime, Stéphanie
Même si, loin de moi, peu à peu tu m’oublies
Tako Tsubo

Désormais, les parois de ma vie sont si lisses
Et plus je m’y accroche… et plus je glisse
Tako Tsubo

Sans plus aucune larme pour noyer mon chagrin
A petit feu, mon cœur brisé s’éteint
Tako Tsubo

Tako Tsubo…

 

 

[Source : http://tako-tsubo.com/]

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:16
Un nid de chenilles vu de près

Un nid de chenilles vu de près

Depuis quelques jours déjà, nous assistons dans la campagne provençale à une véritable invasion de chenilles processionnaires du pin. Le nom commun de cette chenille vient du fait que lorsqu'on peut les observer au sol, elles se déplacent toujours en file indienne, formant une sorte de procession.

 

Depuis plusieurs semaines, nous avons repéré en nous promenant, un plus grand nombre de nids, par rapport aux autres années.

Une de mes amies a même été obligée de conduire chez le vétérinaire, en urgence, sa jeune chienne de six mois qui avait reniflé les chenilles d'un peu trop près.

 

Cette invasion est-elle liée à l'hiver particulièrement doux que nous avons cette année ? En tous les cas, dans le midi, la descente des chenilles est avancée de trois semaines par rapport aux années précédentes et de près de 2 mois, dans la Loire et les régions les plus au nord.

 

Hier, au moment où je montais dans ma voiture, j'ai vu une ligne continue de chenilles processionnaires sur le sol...

 
Une ligne de chenilles en procession

Une ligne de chenilles en procession

 

Sur le parking de notre petit hameau, un de nos voisins avait voulu il y a quelques années planter deux pins... et bien sûr cette année, ils sont bourrés de nids de chenilles.

J'ai bien fait attention de ne pas marcher dessus car alors j'aurais transporté des chenilles sous mes semelles et j'aurais diffusé des poils jusque dans la maison. 

J'ai prévenu aussitôt ma jeune voisine qui a ses enfants qui jouent souvent dans le secteur...et mes nouveaux voisins qui laissent leur chienne se balader toute seule et qui viennent de la ville.

En effet peu de personnes sont au courant des réels dangers liés à ces chenilles. 

 

L'invasion de ces chenilles est un véritable fléau cette année, qui a obligé l'Agence régionale de la santé (ARS) d'émettre un bulletin d'alerte.

Les randonneurs sont également prévenus et invités à prendre des précautions. 

 

 

Comment repérer cette chenille ?

 

La chenille processionnaire du pin est celle d'un papillon de nuit. Son nom latin est "Thaumetopoea pityocampa". 

 

L'adulte pond sur les résineux, essentiellement des pins, entre 150 et 300 oeufs. Les oeufs sont déposés par paquets, directement sur les rameaux ou sur les aiguilles de pin. La ponte forme une sorte de manchon gris argenté, qui passe le plus souvent inaperçu, car il ne mesure que 2 à 5 centimètres.

Les oeufs vont éclore au bout de 5 à 6 semaines environ, selon la région et la température extérieure.  

 

Dans un premier temps, les petites chenilles vont se nourrir des aiguilles de l'arbre. Elles doivent muter trois fois durant l'automne et l'hiver avant de ressembler à la chenille telle que j'ai l'ai vu hier.  

 

Plus il fait froid, plus leur croissance est ralentie, et plus il y a de pertes aussi. Car, pour se protéger du froid hivernal, les chenilles s'enferment dans un "cocon-nid", toutes ensembles...en attendant des jours meilleurs.

Elles ne sortent alors que quelques heures par jour pour se nourrir d'aiguilles de pin et regagnent ensuite leur nid. Lors de leur sortie, elles sont vulnérables et peuvent mourir (ou être mangées par un prédateur)...

 

Au début, les premiers "nids" passent souvent inaperçus. On les repère surtout au jaunissement des aiguilles.

L'idéal serait d'intervenir à ce moment-là car les chenilles ne sont pas encore devenues urticantes.

 

 

Les petites larves migrent dès qu'elles n'ont plus assez à manger et rebâtissent un nid de plus en plus haut dans l'arbre et de plus en plus gros, souvent exposé au sud ou à l'est pour se mettre à l'abri des intempéries. Les chenilles le quittent uniquement pour se nourrir, les jours de grand soleil, en s'accrochant ensemble à un fil.

 

Les nids définitifs d'hiver sont facilement reconnaissables car ils sont formés de soie blanche bien visibles dans les branches.

 

Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires
Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires

Des nids de chenilles processionnaires

 

Lors de leur développement, et après ce que les scientifiques appellent le troisième stade larvaire, chaque chenille s'arme de poils urticants : chacune en aurait jusqu'à 600 000 sur le dos.

 

 

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

C'est aux beaux jours, mars-avril en principe, janvier-février cette année, selon les régions, que les chenilles sortent du nid, descendent le long des troncs et gagnent en procession la terre pour s'y enfouir jusqu'à 20 cm du sol. La procession est menée par une femelle et peut parcourir jusqu'à 40 mètres.

 

 

Une procession vue de près

Une procession vue de près

 

 

Mais je reste persuadée, pour les avoir souvent observé, qu'elles ne descendent pas forcément le long du tronc et se laissent  tomber parfois tomber directement à l'aplomb du nid. 

 

Ensuite, une fois au sol, le cycle de la vie reprend : dans la terre, chaque chenille va construire un cocon individuel, puis se tranformer en chrysalide, puis en papillon capable de se reproduire qui sortira de terre dès l'été suivant...si la météo le permet. 

 

Puis la femelle cherchera un pin de n'importe quelle espèce : pin noir d'Autriche, pin Laricio de Corse, pin maritime, pin d'alep dans le sud, pin sylvestre en montagne...pour pondre ses oeufs. Si elle ne trouve pas de pin, elle peut pondre éventuellement sur un cèdre.

 

Il faut savoir que la chrysalide peut survivre jusqu'à 5 ans dans la terre...

 

Si vous êtes intéressés, vous trouverez sur le site dédié aux chenilles processionnaires, de plus amples détails... 

 

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

 

A suivre...

 

Dans les jours qui viennent, je publierai deux autres articles concernant cette charmante petite bestiole...

- les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques. 

- la lutte biologique.

 

La chenille processionnaire du pin est un papillon de nuit. Son nom vient du fait qu’elles se déplacent en file indienne, formant ainsi des processions. Reconnaissables à leurs nids de soie blanche bien visibles dans les branches, elles peuvent présenter un risque pour les hommes et surtout, les animaux domestiques. Leurs poils contiennent en effet une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéine) qui se libère au contact de la peau.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:28
Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Il y a une semaine, l'émission télévisée présentée par Elise Lucet "Produits chimiques : nos enfants en danger" m'a fait froid dans le dos...

Pour une fois que je regarde la TV !

 

Voilà plus d'une semaine que je tente d'écrire cet article, me demandant ce qu'il est important de mettre en avant après avoir vu cette émission édifiante, mais terrifiante. 

Le mieux est peut-être, si vous l'avez ratée, que vous preniez le temps de la visionner...

 

Ce qui me choque plus que tout, c'est que les responsables refusent de répondre à des questions aussi importantes concernant notre santé mais surtout celle de nos enfants et petits-enfants. Pour moi, c'est forcément parce qu'il y a des choses à cacher aux citoyens et que les politiques ne veulent pas s'engager, jouer leur rôle et prendre les décisions qui s'imposent, car ils sont tous sous l'emprise des lobbies. 

 

 

Pour visionner l'émission en entier, cliquez sur le lien ci-dessous. De nombreux liens vers des extraits sont également disponibles sur Youtube. 

Cette diffusion est complétée par la parution du livre "TOXIC - Produits chimiques : nos enfants en danger" (Les Arènes) d'Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l'auteur du documentaire présenté par Elise Lucet. 

 

"Depuis 1980, les cancers infantiles augmentent de 1% par an en France, soit environ 2 500 cas supplémentaires chaque année. C’est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant. Existe-t-il un lien entre ces maladies et l’exposition aux pesticides ? Pour les scientifiques du monde entier, il n’y a plus guère de doute." nous explique l'émission.

 

Ce sont les six multinationales, Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow, BASF et Dupont, qui se partagent le marché des pesticides. Insecticides, fongicides ou herbicides, ces produits sont tous utilisés dans l'agriculture alors qu'ils devraient être interdits.

 

Ensuite, ces produits se retrouvent dans nos aliments, dans les nappes phréatiques donc dans l'eau que nous buvons, et même dans l'air que nous respirons.

 

Certaines de ces substances sont cancérigènes à faible dose. D'autres provoquent des troubles neurologiques et enfin certaines sont de véritables bombes à retardement car elles perturbent le système endocrinien et modifient l'équilibre de l'organisme, ce qui est particulièrement dangereux pour les enfants et les foetus qui ne sont pas protégés parce qu'ils sont dans le ventre de leur mère...

Ainsi certains enfants naissent déjà "prépollués", ce qui peut avoir des incidences graves sur leur développement cérébral, comme c'est le cas lorsque la mère fume ou consomme trop d'alcool. 

 

L'exposition aux pesticides touche d'abord la santé des utilisateurs. En effet les agriculteurs sont les premiers exposés. Ils ne savent pas toujours exactement les dangers des produits utilisés. Le lien entre le développement de la maladie de Parkinson et les pesticides a été officiellement reconnue. L'article du monde du 9 mai 2012 est édifiant à ce sujet. 

 

Les jardiniers du dimanche qui utilisent les produits dans leur jardin aussi, d'autant plus qu'ils ne se protègent pas suffisamment pendant l'usage des produits et ne respectent pas toujours les quantités préconisés. 

 

Bien sûr le danger concerne  aussi la population en entier car elle est exposée à des risques majeurs sans être correctement informée des dangers.

Et même l'exposition à des faibles doses quotidiennes n'est pas sans danger d'autant plus que lorsque plusieurs substances se mélangent, le risque s'accroit.

C'est ce que les chercheurs appellent "l'effet coktail". "Le principe général est que deux substances, prises isolément peuvent être inoffensives ou très faiblement actives, mais qu'elles peuvent devenir toxiques une fois mélangées." explique William Bourguet, chercheur au Centre de biochimie structurale de Montpellier (CNRS, Institut national de la Santé et de la recherche biomédicale, Université de Montpellier).

 

En savoir plus sur Le monde.

 

Toutes ces substances chimiques joueraient un rôle dans certaines maladies modernes qui se développent de façon inquiétante, comme le diabète de type 2, l'obésité, les cancers hormonodépendants, les troubles de l'attention ou autres troubles neuro-comportementaux comme par exemple l'hyperactivité, l'inattention et même l'autisme. 

 

Une remarque : 

Saviez-vous par exemple que certains produits comme des phtalates, interdits dans les jouets, se retrouvent dans les plastiques alimentaires, mais aussi dans le shampoing, le rouge à lèvre, ou le vernis à ongles, et peuvent passer dans le sang d'une femme enceinte et perturber le développement cérébral du foetus... 

Ce n'est pas hors sujet puisqu'il s'agit d'un produit simplement en contact externe avec notre peau.

Imaginez les dégâts pour les produits ingérés... 

 

De plus, au delà des soucis immédiats ou à venir pour notre santé, c'est tout l'équilibre de notre environnement et de notre planète qui est touché ce qui porte atteinte à la biodiversité...

 

Source : Le monde-Planète.

 

Est-ce que le profit sera toujours plus important que notre santé et la préservation de notre environnement ?

A quand une véritable prise de conscience ?

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 11:51
Distribution de pastilles d'iode...est-ce suffisant ?

 

Depuis début janvier 2016, une nouvelle campagne de distribution de pastilles d'iode a commencé. Il s'agit de la cinquième campagne de distribution en France depuis 1997, la première ayant été motivée par l'accident de la centrale de Tchernobyl en Ukraine (1986).

Cette distribution concernera 400 000 foyers français et 2000 établissements recevant du public. En effet si vous n'habitez pas dans la zone mais que vous y travaillez vous êtes en principe concernés. 

 

Les habitants situés dans un rayon de 10 km autour des 19 centrales nucléaires françaises ont déjà reçu ou vont recevoir dès le mois de février prochain, un courrier leur demandant de se rendre dans une pharmacie proche pour retirer gratuitement des comprimés à avaler en cas de menace nucléaire. 

La dernière campagne avait eu lieu en 2009 : elle n'avait pas touché toute la population puisque seulement 50 % des habitants avaient récupéré leurs comprimés d'iode en pharmacie. De plus, 80 % seulement avait "entendu parler" de la campagne. (source France Inter ).   

 

Le Ministère espère que la campagne 2016 saura convaincre la population de l'importance de prendre ce médicament en cas d'accident nucléaire. 

 

 

A quoi ça sert de prendre ces comprimés ?

 

En cas d'accident nucléaire, de l'iode radioactif est rejeté dans l'atmosphère et va se fixer directement sur la glande thyroïde pouvant provoquer à terme des cancers.

 

Si on ingère le comprimé d'iode AVANT l'accident nucléaire, l'iode stable (iodure de potassium) du comprimé va saturer la thyroïde et empêcher que l'iode radioactif (iode 131) ingéré par les voies respiratoires, s'installe dans la glande, impliquant de nombreux désordres cellulaires irréversibles. Il sera alors éliminé par les voies naturelles, car devenu inutile.

Si on l'ingère après, l'efficacité est réelle, mais moindre.

Dans l'idéal il faut le prendre au plus tard dans les 24 heures.  

Ceci est particulièrement important pour les bébés et jeunes enfants ainsi que pour les femmes enceintes (car le foetus n'est pas protégé). 

 

En effet la thyroïde est une petite glande située sur le cou qui fabrique des hormones essentielles chez l'être humain. Ces hormones interviennent dans la croissance, le développement du cerveau et le fonctionnement de l'organisme.

 

Ingérer les comprimés reste donc le seul moyen simple et efficace de protéger la thyroïde, d'autant plus que l'iode radiactif peut aussi pénétrer dans l'organisme et passer dans le sang en ingérant des aliments contaminés (légumes, lait,...) et en quantitié moindre, par la peau.

Et à part prendre une douche si vous avez marché sous une pluie chargée en radioactivité, c'est pas gagné.

Quant aux aliments, je me souviens de l'accident de Tchernobyl, il y a eu trop peu d'information à  ce sujet.  

 

 

Quels sont les consignes en cas d'accident  nucléaire ?

 

Le signal donné aux habitants est une sirène. Trois signaux d'une minute 40 répétés trois fois... (source : https://www.francebleu.fr)

 

Les consignes de confinement en cas d'accident sont claires et tout le monde doit les connaître qu'on soit pour ou contre le nucléaire car le risque ZERO n'existe pas.

Mais ces consignes concernent seulement les habitants vivant ou travaillant à proximité.  

Ce sont les mêmes consignes de confinement pour ceux qui habitent ou travaillent près d'usines accidentogènes.

J'ai plusieurs fois dans ma vie professionnelle, vécu des simulacres de catastrophe sur mon lieu de travail. Ces techniques de prévention ont le mérite de sensibiliser les populations, y compris les enfants, même très jeunes... 

 

Il est conseillé aux habitants d'avoir préparé un kit d'urgence contenant leurs papiers d'identité (une photocopie suffit pour vous identifier), quelques vêtements, une bouteille d'eau et quelques aliments non périssables et si vous avez un bébé...tout ce qu'il lui faut : biberon, lait...

 

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont un sac à dos prêt à emporter en cas d'urgence, de procédure d'évacuation, d'incendie, de séisme,  à côté de la porte d'entrée ?

 

 

Ce qu'il faut retenir des consignes...

 

1 - Rester enfermé. Couper la ventilation. Colmater fortement les ouvertures, les portes et les fenêtres avec des linges, des couvertures, voires des serpillères humides, du gros scotch...

2- Ne pas aller chercher les enfants à l’école, ni sauter dans sa voiture pour quitter les lieux. 

3 - Ecouter les radios du réseau France Bleu et France Inter qui donneront des conseils sur la conduite à tenir. Ils indiqueront quand et comment il faut prendre les comprimés. 

4- Il est indispensable de laisser libre cours aux secouristes sur les routes mais aussi sur les réseaux téléphoniques.

 

Mais en  cas d’accident qu'elle sera la réaction des gens ?

Ils prendront tous leur téléphone portable, de ça j'en suis sûre et satureront les réseaux.

Puis ils se précipiteront pour aller chercher les enfants ou rentrer chez eux : c'est humain, d'autant plus s'ils n'habitent pas la zone concernée, car alors qui s'occupera des enfants !

 

TOUT EST EXPLIQUÉ en détails ICI. 

 

Vous trouverez aussi de plus amples renseignements sur le site de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, sur lequel vous trouverez aussi des détails concernant les deux catastrophes nucléaires les plus récentes : Tchernobyl (Ukraine, 1986) et Fukushima (Japon, 2013). 

 

Et sur la vidéo ci-dessous, vous avez les consignes précises à suivre en cas d'accident...

Quels sont les problèmes suscités par la campagne ?

 

- Certaines personnes sont allergiques à l'iode. Ceci est rare mais il faut donc en parler avec votre médecin traitant. 

Plus grave, au delà de 40 ans, la prise systématique d'iode peut s'avérer dangereuse pour la santé, occasionner des troubles cardiaques...ou autres affections pouvant mettre la vie des personnes en danger. 

 

- S'il y a du vent le jour d'un accident nucléaire, les habitants au delà des 10 km seront également concernés et n'auront pas de cachets pour se protéger, ni le moyen d'en disposer...Les autorités rassurent en estimant que des cachets supplémentaires sont disponibles en cas d'accident plus grave, et qu'il est prévu d'évacuer la population. Certes c'est prévu mais est-ce que cela a été fait lors des derniers accidents nucléaires dans le monde ? Ben malheureusement la réponse est NON ou beaucoup trop tard...

 

- s'il n'y a pas de vent cette périphérie qui est un cercle parfait, ne correspondra de toute façon pas aux besoins réels de la population. Pour info, la zone de protection est de 20 km en Belgique et de 50 km en Suisse. Or il se trouve que selon certaines conditions climatiques, des doses de radioactivité anormalement hautes ont pu être observées jusqu'à 200 km des lieux d'une catastrophe.

Vu la répartition des centrales en France, il faudrait donc que tous les habitants possèdent ces fameux comprimés. 

Rappelons qu'après la catastrophe de Tchernobyl, pourtant situé à plus de 2 000 km de la France, des cas de dysfonctionnements de la thyroïde ont été observés en Corse et dans certaines régions des Alpes. 

On observe que la fréquence des maladies thyroidiennes (hypo et hyper thyroidie et cancer) a augmenté au cours des trente dernières années, ce qui peut être dû à une amélioration du dépistage ou à un meilleur diagnostic (puisque les médecins sont eux aussi sensibilisés davantage au problème). Mais bon le doute existe...

 

Voir ci-dessous la carte de répartition des radionucléides en Europe. (source : site sortir du nucleaire).

La dispersion réelle des particules nucléaires en Europe après l'accident de Tchernobyl (1986)

La dispersion réelle des particules nucléaires en Europe après l'accident de Tchernobyl (1986)

- Enfin et surtout l'inquiétude que nous devons tous avoir, c'est que l'iode radioactif n'est pas le seul produit radioactif à craindre lors d'un accident nucléaire. 

D'autres radio-isotopes sont susceptibles d'être eux aussi libérés dans l'atmosphère : le césium 137, le plutonium, ...et bien d'autres.

Et de ceux-là on ne peut pas se protéger, ce qui explique que certaines personnes n'aient pas voulu se rendre dans les pharmacies pour récupérer leurs comprimés d'iode lors de la dernière campagne de distribution. 

 

 

Donc en conclusion

On peut dire que la prise de comprimés d'iode est une mesure nécessaire mais insuffisante. 

 

Alors quelle est la solution, me direz-vous ?

Puisque tout le monde nous le dit et que nous savons que le risque ZERO n'existe pas, et puisque tous les habitants de métropole sont concernés vu la concentration de centrales nucléaires sur le territoire...il est urgent, pour les générations futures, de réfléchir à une solution écologique et fiable et de favoriser la recherche pour développer les énergies renouvelables (mais bien sûr il faut aussi envisager la sortie du nucléaire). 

 

Je n'habite pas à côté d'une centrale mais en cas de mistral violent, le risque pour les provençaux est quasiment le même que pour les habitants de la région de Montélimar...

Le Tricastin est à 85.7 km de chez moi, donc en cas de mistral, c'est à deux pas, d'autant plus que Green Peace a placé cette centrale nucléaire parmi les plus dangereuses du territoire. 

Lorsque je pars en vacances dans la Drôme je ne suis plus qu'à 49,4 km de la centrale de Cruas et à plus de 90 km de la même centrale lorsque je vais en Auvergne. 

 

Vous pouvez évaluer votre risque vous-même en tapant votre code postal sur le site de Sciences et Avenir.

 

Pour vous faire votre propre opinion sur la question, vous trouverez davantage de détails sur le site Sortir du nucleaire

 

En attendant, l'IRNS (Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire) surveille l'environnement sur tout le territoire, que ce soit au niveau de l'atmosphère, des rivières, de l'alimentation...C'est déjà ça.

Mais en cas de catastrophe, nous dira-t-on la vérité ? 

Au moment de Tchernobyl on nous a affirmé qu'il n'y avait aucun risque concernant les aliments et pendant ce temps, en Allemagne on disait le contraire aux habitants.

Puis les mesures de radioactivité, effectués sur les champignons, les légumes, les plantes aromatiques, le lait qui nous donnions à nos enfants, ont montré que le nuage radioactif ne s'était pas arrêté aux frontières...

 

Enfin, pour terminer, l'Association CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la radioactivité), née suite à l'accident de Tchernobyl et présidée par un ingénieur en physique nucléaire, assure elle aussi une surveillance et propose de nombreux dossiers.

Elle ne dépend d'aucun organisme d'état, ni parti politique. N'hésitez pas à vous rendre sur leur site. 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:56
Les racines de scorsonère telles qu'on les trouve au marché

Les racines de scorsonère telles qu'on les trouve au marché

 

On regroupe sous le nom de "scorsonère" (genre botanique scorzonera) diverses plantes de la famille des Asteraceae.

 

L'espèce la plus connue et consommée est la "Scorzonera hispanica", ou "scorsonère d'Espagne" qui ne vient pas du tout d'Espagne, soit dit en passant.

On l'appelle aussi le salsifis noir, bien qu'il n'ait rien avoir avec les salsifis et soit supérieure en goût.

 

Ce légume viendrait du Caucase.

 

Il est connu depuis très lontemps en Europe.

La Quintinie (jardinier du Roi Soleil) disait de lui "[...] c'est une de nos principales racines, admirable cuite, soit pour le plaisir du goût, soit pour la santé du corps".

 

La médecine populaire conseillait la racine de scorsonère en cas de vertiges, de problèmes cardiaques, contre la peste,  et comme antidote en cas de morsure de serpent (la vipère se dit "scorzone" en italien)...

 

Le nom de scorsonère (scorzonera) vient de l'italien : scorza = écorce et nera = noire en italien  ; ou bien du castillan "escorzonera" (escorço = vipère en castillan)

 

C'est une plante bisannuelle et un légume de culture facile qui n'est quasiment plus cultivé aujourd"hui.

Les racines se récoltent d'octobre à mars. Seul l'arrachage est délicat vu la longueur de la racine et son diamètre.

On la retrouve souvent dès l'automne et jusqu'en mars chez les producteurs BIO.

 

 

Deux photos de la plante "empruntées" sur le netDeux photos de la plante "empruntées" sur le net

Deux photos de la plante "empruntées" sur le net

La scorsonère en cuisine

 

Achetez les racines non lavées. Elles sont recouvertes de terre sèche. Il suffit de les brosser sous l'eau courante.

Certaines personnes les épluchent après cuisson.

 

Sinon, il faudra les éplucher avec un économe, bien les laver puis gratter les points noirs restants après épluchage.

 

Après le passage de l'économe, il reste des points noirs...

Après le passage de l'économe, il reste des points noirs...

Vous mettrez au fur et à mesure, les racines épluchées, lavées et grattées, dans de l'eau citronnée (ou vinaigrée) afin qu'elles gardent leur couleur claire et ne s'oxydent pas à l'air.

Le trempage

Le trempage

 

Pensez à porter des gants sinon, à la fin de l'opération, vous aurez les mains noires et poisseuses, mais le suc laiteux qui s'écoule de la racine est la preuve de sa fraîcheur !

 

 

Si vous avez oublié les gants, frotter-vous les mains avec du citron : les taches partiront aussitôt.

 

Couper ensuite les scorsonères en tronçons ou en dés selon l'usage que vous allez en faire ou votre goût personnel.

 

Vous pouvez les cuire :

- soit à la vapeur pour qu'elles se tiennent bien.

- soit les blanchir dans de l'eau salée dans laquelle vous aurez mis (comme pour les cardes) une cuillère à soupe de farine ou du citron, si vous voulez en faire une purée par exemple.

 

Vous les préparerez ensuite simplement sautées à la poële dans du beurre (ou de l'huile d'olive) avec une persillade.

 

Les scorsonères sautées et persillées

Les scorsonères sautées et persillées

Elle sont délicieuses aussi, tout simplement rôties au four (après un blanchiment rapide à l'eau),  en accompagnement d'une viande.

Vous pourrez en faire de délicieux gratins (avec une simple béchamel et un peu de fromage râpé) ou des potages savoureux, simplement cuites avec des pommes-de-terre et servis avec une pointe de crème...

Enfin, une fois cuites, elles peuvent être mangées en salade, avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron et des oeufs durs par exemple, ou en mélange avec d'autres légumes cuits.

 

 

Qualités nutritionnelles

 

 

 

Les racines de scorsonère sont excellentes pour la santé.

Elles contiennent de l'allantoïne, un composé aux propriétés médicinales bien connues qui est utilisé abondamment dans la cosmétique car il possède des propriétés désinfectantes et favorise le renouvellement cellulaire et la cicatrisation.

 

Les scorsonères sont riches en  vitamine E et en vitamines B et C.

Elles contiennent aussi des minéraux comme le potassium, ainsi que du fer et du calcium,  du manganèse, du cuivre et du zinc en quantités non négligeables.

Sa richesse en fibre stimule la digestion.

 

Les racines de scorsonère sont riches en glucides et en particulier en inuline (comme l'artichaut et le topinambour). Elles peuvent donc être consommées par les diabétiques.

L'inuline jouerait un rôle préventif dans certains cancers mais aussi dans les maladies cardiovasculaires.

En effet l'inuline est un sucre particulier, connu pour faire baisser le taux de lipides sanguins (et en particulier du cholestérol).

Ce sucre n'est qu'en partie digestible et appartient à la famille des  fructanes.

Il est considéré comme un prébiotique.

Il agirait sur les "bonnes" bactéries présentes dans les voies digestives (bifidobactéries)  qui peuvent ainsi jouer pleinement  leur rôle sur le plan de la santé et en particulier agir sur le système immunitaire.

Cependant l'inuline est responsable des ballonnements excessifs dont certaines personnes sensibles peuvent souffrir après la consommation de scorsonère (comme pour les topinambours).

Pour pallier à ce problème lié au fait que ces personnes ne possèdent pas dans leur organisme l'enzyme nécessaire à l'assimilation de ce sucre...il suffit de faire cuire les scorsonères à l'eau et d'ajouter lors de la cuisson une ou deux pommes de terre, un peu de sauge et du bicarbonate alimentaire (comme on le fait pour les légumes secs).

L'autre astuce est de les cuire dans deux eaux différentes : les blanchir quelques minutes dans de l'eau citronnée ou vinaigrée et jeter cette eau. Puis, poursuivre ensuite la cuisson, soit dans de l'eau bouillante farinée, soit à la vapeur...

 

 

Attention toutefois...au delà de ces désagréments digestifs passagers, certaines (rares) personnes peuvent être allergiques à l'inuline. Elles peuvent voir apparaître des rougeurs sur leur peau, voire des oedèmes ou avoir des problèmes respiratoires graves...

 

Dans ce cas-là les personnes seront également allergiques aux artichauts, aux topinambours, à la chicorée, aliments ayant tous une grande richesse en inuline.

 

Les racines de scorsonère contiendraient aussi des substances ayant un potentiel antioxydant. De plus elles sont très peu caloriques.

 

La scorsonère est donc un aliment santé par excellence.

 

Si vous la cultivez dans votre jardin, vous pourrez au printemps consommer aussi les jeunes feuilles en salade ou dans vos potages. Elle sont riches en vitamines et minéraux comme la plupart des légumes verts feuillus.

Vous pourrez aussi décorer vos salades avec les fleurs puisqu'il faut les supprimer afin de favoriser le développement des racines...

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 08:24
Dattes Medjool en provenance de Jordanie

Dattes Medjool en provenance de Jordanie

Les dattes appelées communément "fruits des rois" ont été pendant longtemps des fruits symboles de prospérité et offerts aux rois...

Le mot «datte» vient du grec ancien «dáktylos» qui signifie «doigt». Vous l'aurez deviné, ce nom provient tout simplement de la forme du fruit !

 

Un peu de botanique

 

La datte est le fruit du palmier-dattier (Phoenix dactylifera).

Cet arbre est originaire du Proche et Moyen-Orient. On le cultive depuis plus de 7000 ans dans des palmeraies.

On appelle phoeniculteurs, les personnes qui cultivent les palmiers-dattiers.

 

La palmeraie de Dûmat Al-Jandal en Arabie Saoudite

La palmeraie de Dûmat Al-Jandal en Arabie Saoudite

 

Les principaux pays producteurs, au niveau mondial, sont actuellement : l'Égypte, l'Arabie Saoudite et l'Iran.

 

Mais on produit des dattes dans plus de 30 pays différents à travers le monde et en particulier en Syrie, en Jordanie, en Israël, dans tout le Maghreb et jusqu'en Californie.

 

Le palmier-dattier est l'emblème des oasis du désert saharien car il ne peut pousser que sous un climat chaud et sec.

 

On le repère de loin avec sa tige haute dépourvue de feuilles et de branches à sa base. Toutes les feuilles sont situées au sommet et forment un plumet plus ou moins volumineux selon la taille du palmier.

 

Cet arbre a besoin d'une température élevée pour que les fruits atteignent leur maturité. Mais le soleil ne lui suffit pas : il a besoin de beaucoup d'eau d'où sa culture dans les oasis. Il doit donc avoir "les pieds dans l'eau".

 

Irrigation de la palmeraie de Palmyre (Syrie)

Irrigation de la palmeraie de Palmyre (Syrie)

Le palmier-dattier est un arbre qui peut atteindre 20 mètres de hauteur et produire des dattes jusqu'à l'âge de 200 ans, s'il ne contracte aucune maladie et s'il ne subit pas de sècheresse, capable d'anéantir des palmeraies vieilles de plusieurs décennies.

 

Les palmiers-dattiers ont des pieds mâles et des pieds femelles.

 

Dans les oasis c'est surtout les pieds femelles que l'on voit en nombre car un seul pied mâle suffit normalement à féconder, grâce au vent,  une centaine de pieds femelles.

 

Quelquefois, pour que la fécondation se produise de manière optimale, la récolte du pollen se fait à la main. Il faut grimper dans les palmiers à une bonne hauteur pour récupérer une grappe de fleurs mâles. Le pollen récolté dans un sac, sera ensuite diffusé directement sur les fleurs femelles.

 

Récolte du pollen au Maroc / photo empruntée au blog : http://lesdgimis.eklablog.com/

Récolte du pollen au Maroc / photo empruntée au blog : http://lesdgimis.eklablog.com/

Un palmier-dattier en âge de produire, c'est-à-dire âgé de plus de 10 ans pourra donner en moyenne une trentaine de Kg de dattes.

 

Chaque fruit mesure en principe de 4 à 6 cm et contient un noyau allongé. Les fruits sont regroupés en grappes bien visibles sur les pieds femelles.

La datte, &quot;fruit des rois&quot; ou &quot;fruit du paradis&quot; ?

Le palmier-dattier, comme le figuier et l'olivier est le symbole de la région méditerranéenne.

En Afrique du Nord et au Moyen Orient  la datte change de nom à chaque étape de sa maturation, c'est dire son importance ! Et elle sert encore de monnaie d'échange au Mali...

 

Pendant longtemps le palmier-dattier a été utile aux hommes non seulement comme nourriture mais aussi pour fabriquer des meubles ou comme bois de chauffage (partie fibreuse des palmes), pour les habitations (le tronc) pour fabriquer des cordages (les fibres), des éventails ou des paniers (fibres courtes des folioles).

Et, comme rien ne se perd, les noyaux étaient donnés aux animaux. Je ne sais pas si c'est toujours le cas aujourd'hui.

 

 

Les premières dattes apparaissent à la fin de l'hiver : elles sont regroupées en grappes (=régimes) sous les feuilles.

 

Elles sont alors de couleur verte ou noire et il faudra attendre l'été pour qu'elles murissent au soleil et deviennent jaunes ou rouges...

 

C'est à maturité que les dattes prennent leur goût si particulier et leur saveur sucrée.

 

 

La datte, &quot;fruit des rois&quot; ou &quot;fruit du paradis&quot; ?

On les cueille en octobre ou en novembre selon les espèces. Elles sont ensuite soit commercialisées fraîches, soit mises à sécher...

 

 

Un magasin à Palmyre (Syrie)

Un magasin à Palmyre (Syrie)

Puis elles sont rigoureusement triées et sélectionnées pour la vente sur place ou l'expédition.

 

 

Tri des dattes dans un magasin de Palmyre (Syrie)

Tri des dattes dans un magasin de Palmyre (Syrie)

La France est le plus gros consommateur de dattes en Europe.

Nous trouvons en France plusieurs variétés de dattes provenant de différentes régions. Chacune apporte des saveurs particulières, car leur texture, leur taille, leur forme diffèrent.

Certaines sont plus moelleuses, d'autres plus sèches. Certaines peuvent se consommer fraîches, d'autres toujours sèches.

 

La plus fréquente sur le marché français c'est la Deglet Nour (Deglet en-nour ou "doigt de lumière" en arabe). Cette datte a une chair fondante très appréciée et un goût de miel, de vanille et de fleur d'oranger (de rhum diront les connaisseurs). De forme allongée, elle a une couleur dorée légèrement translucide, d'où son nom. On devine presque son noyau par transparence.  Elle provient  essentiellement de Tunisie ou d'Algérie. Sèche elle a un petit côté craquant très agréable.

Elle est commercialisée depuis 1870, parfois sous forme de branchettes. C'est la reine des dattes ! Celle que nous mangeons en Provence depuis des années car la première à être présente sur nos marchés.

Mais elle dispute actuellement en France,  la première place à la Medjool...

 

La Medjool (ou Medjoul qui veut dire "inconnu" en arabe) est grosse et charnue. Elle a un goût extraordinaire tirant sur le caramel. Elle n'a pas le croquant de la Deglet Nour mais elle est tendre, moelleuse et parfumée.

 

Elle provient de Jordanie où elle est cultivée dans des "Arars farms". Elle est aussi cultivée en Israël et au Maroc (la Mejhoula).

On la retrouve également en Californie où elle est cultivée depuis le XIX° siècle.

 

La Kenta nous vient de Tunisie. Elle a une couleur dorée. Son goût est peu sucré (c'est la moins sucrée des dattes) et sa texture est semi-sèche mais tendre. On la cueille dès septembre. C'est au sein des palmeraies situées dans le gouvernorat (équivalent des départements français) de Kébili qu'elle est surtout cultivée.

 

L'Allig (ou Ftimi)  nous vient d'Algérie ou de Tunisie. Elle est savoureuse et sucrée. On la cueille en octobre ou novembre. Sa couleur est acajou foncé. Elle a une texture semi-molle et est surtout utilisée pour fabriquer la pâte de dattes utilisée dans les pâtisseries orientales, pour par exemple confectionner les makrouds.

Sa "soeur", la Khouet (Khuwat) allig est plus fine et moins sucrée que l'Allig mais lui ressemble beaucoup. D'ailleurs je suis incapable de les distinguer. Elle est essentiellement produite en Tunisie en particulier à Tozeur.

 

 

D'autres variétés de "dattes dures" ou "dattes molles" sont cultivées mais pas forcément exportées en France. En voici quelques unes (liste non exhaustive !)parmi celles que vous avez le plus de chance de consommer un jour...une petite goutte d'eau parmi les 300 variétés qui existent dans le monde !

 

La Hayani qui se consomme plutôt fraîche, est une petite datte de couleur foncée et à peau luisante ; La Bahri provient de Californie. Elle est récoltée et séchée à basse température. Très crémeuse, elle reste tendre longtemps. Son arôme est renforcé par une fermentation à température douce ce qui lui donne un goût de moka et de nougatine. On la trouve le plus souvent fraîche et en branche.

La mazafati ou datte fraîche d'Iran qui, comme son nom l'indique se consomme plutôt fraîche !

L'Ammari (ou El hmira) vient d'Algérie. Elle est cultivée dans une région désertique du sud-ouest, la Saoura. De nombreuses palmeraies ont malheureusement été détruites par la sécheresse de ces dernières années et, sauf si vous allez là-bas vous aurez peu de chance de la trouver en France.

La variété Ghars qui pousse dans les oasis du Sud-constantinois. C'est une datte de petite taille, molle et charnue et de couleur sombre. Elle sert à fabriquer les makrouds.

Mechi degla et Degla beïda sont des variétés de dattes blanche, à pâte dure, très consommées par les nomades car elles se conservent très longtemps. Elles deviennent si dures qu'il faut les piler au mortier pour les consommer...

Je les mentionne car j'ignorai qu'il existait des dattes blanches !

Comment les consommer ?

 

Les dattes se consomment sèches ou fraîches.

Ne jamais les acheter enduites de sirop de glucose : elles sont alors gluantes et trop sucrées.

 

Fraîches on peut les acheter en grappe. On en trouve fréquemment sur nos marchés. Elles doivent avoir une belle couleur ambrée. Elle se conservent quelques jours simplement protégées sous un torchon épais. Au delà il faudra les mettre au frigo car elles sont plus fragiles et bien sûr, elles ont tendance à se dessécher.

 

Sèches vous pouvez les conserver longtemps et les transporter partout.

 

Pour pouvez manger des dattes en en-cas, pour un goûter savoureux et riche en vitamines mais aussi les incorporer dans la cuisine : tajines à base de viande blanche ou d'agneau, gâteaux, fruits déguisés de noël ou autres préparations. N'hésitez pas à en donner à vos enfants en guise de sucreries. Cela leur fera beaucoup plus de bien que des bonbons...

 

La datte n'aime pas cuire, il faut donc l'incorporer à vos plats au dernier moment, dix minutes avant la fin de la cuisson du tajine.

 

Elles sont très faciles à dénoyauter avec un simple couteau pointu, pratiquer une incision longitudinale et retirer le noyau, puis les mixer, les couper ou les laisser entière selon votre recette.

 

Elles contiennent (pour 100 g) environ 247 calories ET...

69 % de sucre naturel des fruits ; 23 % d'eau ; 2.2 % de protéines ; 2.3 % de fibres ; 0.7 % de potassium, du phosphore, du magnésium, du calcium, du fer, du manganèse et du zinc + des vitamines A, B et C et des antioxydants.

Pas de graisse et ni de cholestérol et surtout pas de mauvais sucre !

 

En Afrique ainsi qu'au Moyen et Proche-Orient les dattes sont encore la base de l'alimentation des nomades, des bergers et de la population rurale.

 

Par tradition, c'est avec elle que les musulmans rompent le jeûne du Ramadan. D'ailleurs les musulmans surnomment  la datte, le "fruit du paradis".

 

En Provence, elle fait partie, avec la figue sèche et les raisins, des fruits secs les plus consommés durant l'hiver depuis toujours.

Elle fait partie des treize desserts traditionnels de noël et reste un mets très consommé dans les familles.

 

Chez moi, je l'ai toujours trouvé dans le placard familial comme un mets de consommation courante et plus tard j'ai perpétué cette tradition avec mes enfants...

Enfant, ma mère m'en donnait pour le goûter ou j'en apportais comme en-cas à l'école. L'hiver lorsqu'il faisait froid (he oui cela arrive en Provence !), elle cuisinait une compote de fruit sec. Un goûter énergétique en revenant de l'école. Mais en ce temps-là, personne ne venait nous chercher en voiture...Et ce goûter-là, on le méritait !

 

Manger une datte, c'est un délice dont je serais incapable de me passer.

 

D'ailleurs, mon tendre époux le sait bien puisque, lui qui n'aime pas les dattes et n'en a jamais consommé dans sa famille, m'a ramené de ses voyages professionnels, non seulement des dattes délicieuses, mais aussi les photos que je viens de mettre en ligne sur cet article (sauf une que j'ai empruntée à un blogueur voyageur...).

 

Si vous voulez en savoir beaucoup plus et que que vous vous sentez une âme de scientifique, d'ethnologue ou d'archéologue, n'hésitez pas à consulter les articles ayant pour thème, le palmier-dattier, sur la Revue d'Ethnoécologie.

Pour cela, cliquez sur le lien ci-dessous.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 07:22
Betula pubescens appelé aussi Betula alba (Bouleau blanc)

Betula pubescens appelé aussi Betula alba (Bouleau blanc)

Le bouleau  commun (Betula alba) fait partie de la famille des Bétulacées.

 

C'est un arbre précieux car depuis des millénaires, il est utilisé pour ses vertus médicinales, mais aussi pour son bois (en ébénisterie, on l'appelle le merisier). On vantait déjà ses mérites avant le Moyen-âge.

On l'appelait d'ailleurs "arbre de la sagesse" ou "arbre aux néphrétiques".

 

La plupart de nos contemporains ont totalement oublié qu'il y a cinquante ans encore, dans le nord de la France, de l'Europe et jusqu'en Russie, les habitants des campagnes recueillaient encore, chaque printemps, la précieuse sève dans les forêts. Avec un couteau, ils pratiquaient des entailles dans l'écorce et y enfonçaient un tube, lequel était relié à un récipient dans lequel s'écoulait la sève.

 

Jus de bouleau et sève de bouleau, quelles différences ?

 

Avec les feuilles de bouleau, on fabrique le jus de bouleau.

 

Le meilleur des jus de bouleau (et le plus connu) est celui de la marque Weleda qui contient de l'extrait aqueux de jeunes feuilles de bouleau de qualité biologique (94 %) et du jus de citron de qualité biodynamique (6 %). Il est concentré et doit être dilué dans de l'eau.

 

En cure, il permet d'activer les fonctions d'élimination et de faire une cure détox peu chère et facile à faire. Il suffit de diluer la quantité quotidienne nécessaire (3 cuillères à soupe pour un adulte) dans votre bouteille d'eau et de le boire tout au long de la journée ou, si vous préférez, de le consommer en diluant un cuillère à soupe dans un grand verre d'eau, trois fois par jour en dehors des repas.

A faire chaque année, en cure de trois semaines, au printemps et à l'automne.

 

Très utile pour la cure de printemps, dépuratif et détoxiquant pour le corps, le jus de bouleau est également recommandé pour les personnes souffrant d’arthrite ou d’arthrose, de calculs rénaux et d’eczéma. Il permet de lutter contre la rétention d'eau car il est très diurétique.

 

On utilise pour cela deux espèces de bouleau : le bouleau commun et le bouleau verruqueux (betula verrucosa). Ces deux espèces sont cultivées, pour Weleda dans la région de bohème en République Tchéque. Très contrôlée, la zone de culture est éloignée des zones polluées.

 

Les feuilles sont récoltés à la fin du printemps. Puis après le tri, on en fait une décoction. C'est pour en améliorer le goût que Weleda ajoute du jus de citron.

 

Si vraiment vous êtes rebutés par le goût, la préparation existe aussi en sirop, donc sucrée. Le sirop peut être très utile pour fortifier les enfants, soigner l'eczéma par exemple et guérir les préados de leur  acné juvénile. Par contre, il faut les habituer le plus tôt possible à consommer le jus, plus efficace mais beaucoup moins agréable à boire.

 

A noter le jus de bouleau est aussi proposé en ampoules chez "Superdiet".Vous pouvez le trouver en pharmacie et points de vente BIO. Il doit en exister d'autres marques...

 

Le deuxième produit extrait du bouleau est la sève fraiche.

 

 

La sève est riche en minéraux, oligo-éléments, acides aminés, anti-oxydants... Elle a les mêmes propriétés que le jus mais apporte de nombreux minéraux naturels en plus.

 

Elle contient du magnésium et du lithium (bon pour le moral), du silicium (bon pour les os et les articulations), du potassium (bon pour la circulation et le coeur), du calcium et du phosphore (bon pour les os et les dents), de la vitamine C et des antioxydants.

 

Après une cure de jus de Bouleau, pour nettoyer le corps, vous pouvez faire une cure de sève pour le reminéraliser...Vous en sortirez en pleine forme !

 

La sève de bouleau permet de lutter contre les calculs urinaires, l'eczéma, et les douleurs articulaires quelles que soient leur origine.

 

 

Qu'est-ce que la sève au point de vue botanique ?

 

La sève de bouleau est au départ l’eau contenue dans le sol de la forêt. L'eau contenue dans la terre est absorbée au niveau des racines grâce aux poils situés à l'extérieur du système racinaire et aux radicelles, par un phénomène appelé  "capillarité".

L'eau est en effet capable de monter naturellement dans les vaisseaux de l'arbre malgré la force de gravité qui aurait tendance à la faire redescendre naturellement vers le bas.

A l’intérieur de ses racines, la plante aspire l’eau de la terre dans ses cel­­lules par osmo­­se, c'est-à-dire que l'eau passe naturellement à travers les parois des cellules parce que la pression hydrométrique de chaque côté de la paroi cellulaire est différente au point de vue chimique. [je simplifie !!]

Cette as­­pira­tion exer­­ce une poussée qui fait monter la sève vers le haut.

 

De là, elle est poussée (on parle de poussée racinaire) vers le tronc (on dit qu'elle monte) et circule dans des sortes de vaisseaux, appelés "vaisseaux du bois" ou en terme botanique le "xylème". On l'appelle la sève brute.

 

Plus tard lorsque les jeunes feuilles se formeront et commenceront à "transpirer" donc à évaporer de l'eau, une sorte d'aspiration vers le haut supplémentaire, permettra à la sève de continuer à monter de 20 ou 30 mètres jusqu'à la cime des grands arbres.

 

Les botanistes ont remarqué que plus l'hiver était froid, plus la sève montait vite au printemps, donc plus la poussée racinaire était importante. Cela est dû au fait que lorsqu'il y a des périodes de gel et de dégel, des bulles de gaz se forment dans la sève. Le même phénomène peut se produire après une longue période de sècheresse. Nous le voyons chaque année dans le sud de la France : les arbres refont des jeunes pousse en automne ou refleurissent...

 

La sève monte au printemps pour nourrir l'arbre, les jeunes bourgeons qui se transformeront en feuille, assurer la floraison et la fructification, bref fournir les éléments vitaux nécessaires pour assurer la croissance de l'arbre et sa reproduction.

 

Ne pas confondre la sève brute (qui monte) avec la sève descendante qui circule directement sous l'écorce (dans le phloème) et qui s'appelle la sève élaborée. Elle provient des feuilles et, après la photosynthèse, contient surtout des acides aminés et du sucre.

Le vin de palme extrait du palmier à sucre est fabriqué à partir de cette sève là.

 

Image extraite de http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/seve.html#105

Image extraite de http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/seve.html#105

 

Comment la sève est-elle récoltée ?

 

 

C'est au printemps, lorsque la sève monte dans l'arbre qu'elle est récoltée.

Le producteur draine la sève en perçant un trou horizontalement et directement dans l'arbre (aujourd'hui avec une simple perceuse).

Le trou doit avoir une profondeur de 4 à 5 cm pour atteindre la sève montante (sève brute) et un diamètre de 6 à 8 mm.

Il enfonce alors dans le tronc, un tuyau bisauté de même diamètre que le trou, qui sera relié à une bouteille fixée à l'extérieur.

La sève s'écoule goutte à goutte en continue dès que le trou est formé.

Bien sûr il faut un peu colmater le pourtour pour que la sève ne coule pas à côté.

 

On peut en récolter de deux à sept litres par jour ce qui n'épuisera pas l'arbre qui en produit 200 litres par jour !

Le récolteur ne prélève chaque arbre qu'une fois par an pendant une durée de trois semaines environ.

Les trous sont effectués de 50 cm à 2 mètres du sol. Plus le trou est bas, plus la sève récoltée est riche en minéraux.

A la fin de la saison, il faut reboucher consciencieusement les trous pour éviter les maladies (champignons, infections bactériennes...). L'arbre cicatrise tout seul.

 

Les anciens récoltaient la sève juste après la nouvelle lune de mars. C'est la première nouvelle lune après Pâques.

 

 

 

La sève récoltée par Les Etablissements Gayral dans la Vallée du Champsaur ( Hautes-Alpes)

Comment la consommer ?

 

Boire un verre par jour, à jeun, pendant 3 semaines au printemps.

Si vous avez des problèmes graves de santé, recommencez à l'automne.

Son goût est neutre et beaucoup plus agréable que celui du jus.

Elle a l'aspect de l'eau pure légèrement trouble mais jamais opaque ce qui signifierait qu'elle a commencé à fermenter.

 

Un verre de sève de bouleau prêt à consommer

Un verre de sève de bouleau prêt à consommer

 

Comment la conserver ?

 

Il faut conserver la sève de bouleau au frigo car elle contient une faible quantité de sucre qui peut se mettre à fermenter si on la laisse à température ambiante.

 

La sève s'achète en magasin biologique et elle doit être stockée au frais tout le long de la chaîne, dès la récolte journalière chez le récolteur, pendant le transport, puis entre le magasin et l'arrivée chez vous.

 

Elle se conservera très bien le temps de la cure.

 

On la trouve aujourd'hui, emballée sous vide (comme le vin) et pourvu d'un robinet très pratique pour remplir le verre. Pensez à préparer votre verre un peu à l'avance pour ne pas boire la sève trop froide.

Mais je ne crois pas que ce soit très bon de préparer la boisson la veille au soir, comme cela est conseillé sur certains sites car, dans la nuit, la préparation peut commencer à fermenter...

J'ai acheté cette année la marque du producteur Gayral.

 

Je ne suis pas sponsorisée !! C'est simplement la marque que je trouve près de chez moi...

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 18:45
Tisane Zhourat en provenance de la Jordanie

Tisane Zhourat en provenance de la Jordanie

La tisane "Zhourat" est originaire de Syrie où on l'appelle aussi "thé de fleurs" ou "boisson de fleurs". C'est un mélange de plantes aux vertus multiples qui contient comme son nom l'indique, beaucoup de fleurs.

Pas besoin d'herboriste pour la prescrire, on la trouve en vrac dans tous les souks et en sachets dans tous les supermarchés du Moyen-Orient. Le bien-être est à la portée de tous !

 

Cette tisane est une boisson traditionnelle et joue un rôle très important au point de vue culturel car elle est offerte dans toutes les maisons, à chacun des invités.

 

De la Syrie, elle a gagné le Liban, l'Arabie Saoudite, la Jordanie et tout le Proche-Orient, pays où les habitants consomment, par tradition, beaucoup de plantes médicinales pour favoriser la santé et le bien-être quotidien de toute la famille.

 

Peu à peu, mais à petits pas, elle arrive en Europe et c'est une bonne chose car cette tisane est délicieuse, très parfumée et excellente pour la santé.

 

 

Composition du mélange "Zhourat"

 

La tisane "Zhourat" (“Zuhurat”, "Zhoorat", “Zhurat” ou encore “Zahraa” selon les régions) se compose d'un mélange de fleurs, de parties aériennes, de feuilles, de fruits, de graines, d'écorces et  de racines de plantes sauvages, poussant spontanément dans l'environnement immédiat, ou de plantes cultivées, toutes médicinales et bien connues pour leurs multiples vertus.

 

Ses ingrédients de base sont bien définis, mais au fur et à mesure de sa diffusion, le mélange a connu de nombreuses modifications tant au point de vue du nombre d'ingrédients qu'il contient, qu'au point de vue des proportions de plantes utilisées.

 

Selon les pays, il y aurait donc, la vraie tisane "Zhourat" et celle, vendue comme telle mais qui n'est plus du "zhourat" traditionnel !

 

J'ai beaucoup appris en lisant l'article suivant écrit par Concepción Obón, Diego Rivera, Francisco Alcaraz et Latiffa Attieh :

"Boisson et culture : "Zhourat", une analyse multivariée de la mondialisation d'une tisane du Moyen-Orient.

 

Dans cet article, les chercheurs ont découvert 77 ingrédients de base pouvant se trouver dans la tisane, correspondant à 71 espèces différentes de plantes. Tous les ingrédients ont été identifiés et quantifiés.

Les chercheurs ont développé une méthode pour décrire et analyser les variations en ce qui concerne l'emploi des ingrédients clés, ces ingrédients déterminant les effets attendus de la tisane, sur la santé.

Parmi les 71 espèces de plantes, certaines fournissent plus qu'un seul ingrédient : des fleurs et des feuilles par exemple, des fleurs et des fruits...

 

Les ingrédients de base d'un mélange de tisane sont en principe au nombre de 15 plantes différentes  maximum. Le zhourat fait exception à la règle car il en contient beaucoup plus.

 

Parmi les espèces représentées, on peut trouver dans le zhourat 12 espèces différentes de Lamiées, 7 espèces d'Apiacées, 4 espèces de Malvacées, de Poacées et de Rosacées.

 

 

 

En principe, le mélange de plantes composant la tisane Zhourat devrait contenir les ingrédients suivants...

 

- des Fleurs de Rosa damascena x Herrm.

On l'appelle la Rose de Damas (Famille des Rosacées).

C'est un hybride entre Rosa gallica, une des plus anciennes espèces de rosiers, déjà cultivée par les grecs anciens et les romains, qui est protégée en France, et Rosa moschata (la rose musquée).

 

 

           

               Rosa gallica                                                       Rose musquée

 

La Rose de Damas est considérée comme un type très important de rose ancienne. Elle était déjà cultivée dans les Jardins de Babylone.

C'est donc une espèce encore cultivée aujourd'hui. Elle est très utilisée en parfumerie car elle a une fragrance délicate et particulièrement agréable.

 

Son HE essentielle, extraite de ses pétales a des vertus incomparables et agit sur le système nerveux, permettant de lutter contre la mélancolie et l'excès de nervosité, tout en stimulant l'organisme, en régularisant les fonctions digestives et respiratoires. Elle est le premier produit utilisé pour la beauté de la peau, qu'elle éclaircit tout en la cicatrisant...

 

Ses boutons floraux séchés sont consommés en tisane pour aider les digestions difficiles, calmer les spasmes et la nervosité (2 boutons de rose suffisent pour une tasse d'eau frémissante). Le thé à la rose  (donc la tisane de pétale ou de boutons) permettrait de retrouver le sommeil. De plus, grâce à leur action diurétique, finit la rétention d'eau !

 

 

Rose de Damas
Rose de Damas Rose de Damas

Rose de Damas

- des Fleurs d'Alcea damascena (Mouterde)

On l'appelait précédemment "Althaea damascena". C'est une plante proche de notre rose trémière (Famille des Malvacées).

 

Ces pétales et boutons floraux sont comestibles et ses feuilles se mangent crus en salade ou cuites dans les potages.

 

C'est une plante vivace, endémique de la flore libano-syrienne (= originaire du Liban et de la Syrie), qui est aujourd'hui cultivée pour ses vertus médicinales mais aussi comme plante ornementale.

 

La fleur a longtemps été utilisée en teinturerie pour obtenir le violet.

 

Je ne sais pas s'il existe encore aujourd'hui des specimens qui poussent spontanément à l'état sauvage.

Je n'ai trouvé aucune photo de cette plante mais je présume qu'elle ressemble à nos roses trémières ?!

 

 

Une fleur de rose trémière appartenant à une espèce proche (Alcea rosa)

Une fleur de rose trémière appartenant à une espèce proche (Alcea rosa)

C'est donc les fleurs séchées de l'alcéa damascena qui sont utilisées dans la tisane Zhourat.

 

Les vertus des "roses trémières" sont presque totalement méconnues en Occident.

 

L'infusion des fleurs (pétales ou boutons floraux) est excellente pour lutter contre la toux et adoucir les irritations de la peau.

 

Les feuilles se mangent cuites comme la plupart des Malvacées.

De plus, grâce à la richesse de la plante en mucilages, elle est une aide précieuse pour réguler le transit intestinal.

 

- des Fleurs d'Alcea setosa

Parfois on retrouve, dans le mélange, cette espèce qui peut remplacer ou compléter la précédente. Dans ce cas se sont les fleurs, mais aussi les feuilles ou les fruits qui sont utilisés.

 

 

En médecine populaire, la plante est utilisée pour soigner les brûlures, les petits bobos et les petites plaies. Elle calme la toux et les inflammations de la gorge et du nez.

 

Les pétales et les boutons de fleurs sont comestibles, cuits ou crus dans les salades.

- des Fleurs d'Althaea

Cette espèce peut également être présente en remplacement ou en complément de l'actea damascena.

Sans doute s'agit-il des fleurs de la guimauve officinale (Altheae officinalis) qui appartient à une espèce proche...

La plante est cultivée pour sa racine très utilisée en confiserie.

- des Fleurs de  Matricaria chamomilla L.

Il s'agit de la camomille sauvage appelée aussi camomille vraie. 

Son ancien nom était la matricaire tronquée = Matricaria recutita L. (Famille des Astéracées).

 

Elle est au point de vue médicinal :

- anti-inflammatoire

- antispasmodique

- antifongique

- antibactérienne

- sédative.

 

Elle est donc utile pour soigner les troubles digestifs légers et stimuler l'appétit. On l'utilise aussi pour soigner les troubles du sommeil.

Grâce à son action diurétique et calmante, les troubles de la peau, comme l'eczéma par exemple s'améliorent considérablement (en usage interne ou externe).

La camomille
La camomilleLa camomille

La camomille

- des Feuilles d'Aloysia citrodora.

 

Il s'agit de la verveine citronnelle (Famille des Verbénacées).

Cette plante est très commune dans les jardins du sud car elle supporte mal le gel et les hivers longs et froids. Il faut toutefois, soit la planter en pot, la placer au soleil et bien l'arroser, puis la rentrer dans la maison en hiver, soit la planter en pleine terre, au pied d'un mur ensoleillé et pailler son pied pour l'hiver.

 

On l'appelle aussi :

Verveine du Pérou, Verveine à trois feuilles, Verveine des Indes, Herbe Louise, Thé arabe, Aloyse citronnée, et quelquefois citronnelle (à tort).

 

Ses feuilles sèchent très facilement. Il faut les couper avant la floraison, les étaler à l'ombre et dans un endroit aéré. Elles se conservent bien en bocal pendant deux ans environ.

 

Son infusion est apaisante et calmante pour les voies digestives et permet de retrouver un sommeil réparateur.

Elle est aussi fébrifuge (elle fait tomber la fièvre) et antispasmodique.

 

La verveine citronnelle

La verveine citronnelle

- des Fleurs et Feuilles d'Elaeagnus angustifolia (Famille des Eleagnacées)

 

On l'appelle l'Olivier de Bohême ou arbre d'argent, chalef à feuilles étroites ou encore arbre de paradis.

 

C'est un petit arbre rustique aux feuilles argentées, aux rameaux épineux et aux fleurs jaunes très mellifères.

 

 

 

Ses fruits sucrés et charnus ressemblent à des olives (d'où son nom) et sont comestibles. On les utilise comme ceux des jujubes, crus, cuits, en confitures et en sorbets.

 

Il soignerait la toux et les infections intestinales de l'hiver.

 

- des Soies de Zea Mays (Graminées)

 

Le maïs est une plante particulière qui possède sur le même pied des fleurs mâles, qui sont les premières à apparaître, et des fleurs femelles.

 

Au sommet des fleurs femelles, qui forment une inflorescence, apparaît très vite une sorte d'épi. Ce sont les soies  (appelées aussi "barbe de maïs").

 

Elles ont des propriétés médicinales. Elles sont :

 

- cholagogues = elles aident à l'évacuation de la bile donc facilitent la digestion.

- cholérétiques = elles augmentent la production de bile.

- diurétiques = favorisent le travail d'élimination du rein.

- antilithiasiques = empêchent la formation de calculs.

- antihémmoragiques car riches en vitamines K = empêchent les hémorragies.

- Hypotensives = facilitent la baisse de la tension artérielle.

 

Riche en Potassium, comme la queue de cerise, la barbe de Maïs nettoie les reins et favorise l'élimination urinaire.

Sa consommation permet donc d'éviter les crises de gouttes, de cystites, les néphrites et autres inflammations de l'appareil urinaire chez les hommes et chez les femmes.

Leur consommation permettrait aussi d'éviter les rhumatismes.

 

Les soies se consomment sèches en infusion ou en décoction.

Mettre une petite poignée de barbe de maïs dans un litre d'eau froide. Amener la préparation à ébullition et retirer aussitôt du feu. Laisser infuser 5 minutes et filtrer, puis boire entre les repas.

C'est pas très bon et peut se boire frais en été agrémenté d'un jus de citron.

Pour la décoction, il faut faire bouillir le mélange 10 minutes avant de le passer et de le consommer.

 

 

Soies sur un épis de maïs

Soies sur un épis de maïs

 

- Des Parties aériennes de Micromeria Myrtifolia (Labiées).

 

Elle pousse uniquement dans les régions à L'Est de la méditerranée.

 

Appelée précédemment, "satureia myrtifolia", c'est donc une sorte de sarriette vivace. On l'appelle "Zoufa" au Liban.

 

Elle aime les lieux secs, les rochers et les vieux murs.

 

Elle contiendrait plus de 100 composés aromatiques dépourvus de toxicité.

 

D'après "Chimiotypes de plantes communes au Liban du Genre Origanum et du genre Micromeria (Lamiacées)" in Lebanese Science Journal, Vol. 12, No. 1, 201 / Christo Hilan, Rabiha Sfeir et Souad Aitour / Institut de Recherches Agronomiques Libanais (IRAL)

 

 

Dans certaines régions, on l'appelle aussi le "zaatar", un nom que l'on peut employer pour toutes sortes de plantes : de l'origan, du thym, de la marjolaine, du calament...toutes aromatiques, ce qui complique énormément l'identification des plantes en question !

 

On peut trouver aussi dans la tisane "Zhourat".

 

- Des feuilles de  "Melissa officinalis" (Lamiacées).

- Des fleurs de "Sambucus nigra" L. = Sureau noir (Caprifoliacées).

- Des fleurs de "Citrus limone" = le limonier (Famille des Rutacées).

- Des fleurs de "Spartium junceum" L. (Leguminosae)= On l'appelle le faux genêt d'Espagne, genêt d'Espagne, geneste, gineste, joncier, spartier faux jonc ou spartion.

- Des fleurs de "Crataegus azarolus" variété aronia (Rosaceae) = On l'appelle l’Azarolier, Azérolier ou Épine d'Espagne ou pommette (appellation fréquente dans le sud de la France).

La variété aronia est cultivée au Liban. Les fruits ressemblent à des petite nèfles (ou de toutes petites pommes).

- Des feuilles de Cymbopogon citratus (DC.) = C'est la citronnelle vraie ou verveine des Indes.

- Les parties aériennes de "Salvia fruticosa" Mill. (Labiées) = Sauge de Crète, la plus grande des sauges officinales.

- Des fruits de "Prunus dulcis" = l'amandier.

 

 

 

 

De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande
De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande
De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande

De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande

- Des fleurs de "Cercis siliquastrum" L. = l'arbre de judée (Fabacées).

- L'écorce de Cinnamomum verum  =  la cannelle (Cannelier de Ceylan).

- Les parties aériennes de "Paronychia argentea" (Famille des Caryophyllacées) = la paronyque.

-Des feuilles de "Camellia sinensis" (L.) Kuntze  = le thé vert.

-Des feuilles de "Mentha spicata" L. = appelée menthe verte, menthe douce ou menthe marocaine (Labiées). On l'appelle aussi "Mentha tomentosa".

- Les parties aériennes de Lavandula angustifolia =la lavande.

- Des feuilles de Laurus nobilis L.  = Le laurier noble.

- Les parties aériennes "d'Origanum syriacum" L., appelé aussi "Origanum maru" ou "Majorana syriaca" (Famille des Lamiacées) = on appelle l'origan libanais, l'hysope bible ou encore l'origan syrien. C'est l'ingrédient principal du "zaatar", un délicieux mélange d'épices. Au départ ramassé dans la nature il est aujourd'hui cultivé pour répondre à la demande croissante.

 

Arbre de Judée, canelle, paronyque, thé vert, menthe verte, lavande, laurier noble et origan libanais.Arbre de Judée, canelle, paronyque, thé vert, menthe verte, lavande, laurier noble et origan libanais.
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On peut trouver également...

 

Les parties aériennes

 

- de plusieurs espèces de menthes dont en particulier Mentha longifolia (= menthe sylvestre) variété du Moyen-Orient ssp noeana;

- de la mauve comme Malva parviflora  à petites fleurs blanches ;

- d'Helichrysum stoechas (L.) Moench. ssp. barrelieri (Ten.) Nyman =  une variété d' immortelle ;

- de Phlomis syriaca Boiss.= un phlomis aux vertus stimulantes et toniques. C'est un diurétique très utile en cas d'allergie. Il est aussi anti diabétique, antipyrétique et riche en antioxydants. PAS DE PHOTO !

- de Rosmarinus officinalis = le romarin ;

-  d'Equisetum telmateia = la grande prêle ;

- de Styrax officinalis (Famille des Styracacées)= l'aliboufier ;

et les parties aériennes d'Origanum majorana L. = appelé aussi origan des jardins, marjolaine à coquilles, marjolaine officinale et au Moyen-Orient Zaatar !

 

On peut trouver également des fleurs de Fraxinus angustifolia Vahl. ssp.syriaca (Boiss.) Yalt. = Le Frêne de Syrie et des graines (les fruits en fait !) de Coriandrum sativum = la coriandre.

 

Je m'arrête là car la liste pourrait être beaucoup plus longue...

Menthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardinsMenthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardinsMenthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardins
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Variantes

 

Il existe des variations importantes dans la composition selon le pays d'origine.

 

En Syrie, le mélange qui compose le zhourat se rapproche de la formule traditionnelle. Il contient deux ingrédients de base :

- Fleurs de Rosa damascena  (jusqu'à 22 % du poids total);

- Fleurs d'Alcea damascena (10 à 17 % du poids total).

Les herboristes qui composent la tisane, mélangent de 7 à 15 ingrédients seulement en plus des deux ingrédients de base.

 

Au Liban,  les mélanges sont les plus riches en ingrédients variés (de 22 à 32 plantes différentes) mais ceux-ci sont présents en plus faible proportion. Ils ne contiennent que 10 % maximum de rose de Damas. Souvent on retrouve aussi des cristaux de saccharose dans le mélange.

 

Enfin, les zhourat que l'on trouve en Europe sont très simplifiés par rapport à la formule de base traditionnelle.

 

Bien sûr les étiquetages peuvent être mal traduits et comporter des erreurs concernant les espèces utilisées.

 

En Palestine,  le mélange se compose de roses, fleurs de Guimauve, Camomille, Anis, Fenouil, Thym, et plantes sauvages qui sont réputés pour leurs multiples vertus médicinales.

 

Vous pouvez faire le mélange vous même en faisant sécher vos propres plantes.

Faire de tous petits bouquets et les suspendre à l'abri du soleil dans un endroit bien aéré.

Chauffer ensuite le four à 75 ° environ pour ne pas abîmer les plantes.  Y placer les plantes séchées environ 5 à 10 minutes pour tuer tous les parasites indésirables et prolonger la conservation.

Laisser complètement refroidir les plantes dans le four.

Stocker ensuite dans des bocaux secs et propres, soit les plantes séparément soit en effectuant le mélange au prélable selon vos goûts.

 

Conseil de préparation et consommation

 

Pour un litre d’eau bouillante, il faut une cuillère à soupe de zhourat. Choisir de préférence une eau de source pure.

 

- Verser l’eau frémissante sur les plantes.

- Laisser infuser environ 3 à 5 minutes puis filtrez.

- Sucrer à volonté avec du miel ou du sucre. La tisane est consommée très sucrée comme c'est souvent le cas pour le thé au Moyen-Orient.

 

La tisane est souvent prise en y ajoutant des gouttes d'eau de rose de Damas ou d'eau de fleur d'oranger, surtout lorsqu'elle est donnée aux enfants. On peut aussi laisser infuser avec un baton de cannelle.

 

Comme elle ne contient pas de caféine, elle peut être absorbée dans l'après-midi ou le soir avant de se coucher et permet, en plus des autres bénéfices pour la santé, de se relaxer et de bien dormir.

 

Parce que le zhourat est très riche en vitamine C, d'autres préfèrent la consommer le matin au réveil pour stimuler en douceur l'organisme et lui permettre de mieux lutter contre les épidémies saisonnières ou, pour stimuler la circulation sanguine. 

 

D'autres encore préfèrent la consommer après le repas pour ses vertus digestives.

 

Ses vertus médicinales

 

Parmi les 77 ingrédients utilisés dans la tisane zhourat, environ 52 soignent la sphère digestive, entre 30 et 45 soignent les troubles respiratoires et problèmes de peaux.

Les autres ingrédients agissent sur les maladies du système circulatoire, les maladies du système locomoteur et du tissu conjonctif et les maladies du système génito-urinaires.

Enfin un grand nombre d'ingrédients agit sur le système nerveux, la nervosité passagère, l'anxiété et les troubles de l'humeur ou du sommeil.

 

Cette tisane est utile aussi en cas de surpoids : elle calme le système nerveux, stimule la circulation sanguine et l'élimination des toxines, draine l'organisme et améliore la digestion.

A l'inverse et pour les mêmes raisons, elle permettra au convalescent de retrouver son appétit en stimulant l'organisme en douceur.

 

En bref ce mélange est un sédatif doux qui permet de rééquilibrer l'organisme.

Il est carminatif, antispasmodique, calmant et anti douleur, anti viral, anti bactérien, stimulant de l'immunité et anti-inflammatoire.

Il permet de traiter en douceur et de prévenir de nombreuses maladies. Grâce à sa richesse en anti-oxydant, il jouerait un rôle non négligeable en prévention du cancer et des maladies cardio-vasculaires.

 

L'utilisation régulière de ce mélange aiderait donc à maintenir la santé et la longévité.

La sensation d'équilibre intérieur qu'elle procure contribue au bien être général de l'organisme.



 

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Published by manou - dans découverte tisane santé
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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:06
Les vertus des fleurs d'Hibiscus

Attention ! Toutes les fleurs d'hibiscus ne sont pas comestibles. Il existe dans le monde environ 30 000 espèces d'hibiscus et seulement quelques-unes sont cultivées. Il y a les plantes d'ornement d'un côté que nous cultivons pour le plaisir des yeux et les plantes médicinales de l'autre. Ne confondez pas les deux.

 

Un peu de botanique

 

L'hibiscus qui a des vertus médicinales s'appelle "Hibiscus sabdariffa".

 

 

Nom commun :  Oseille de Guinée, Roselle, bissap, thé rose, karkadé, folère, selon les régions d'Afrique mais aussi flor de Jamaica (au Mexique) et "groseille pays" (aux Antilles) où elle sert à parfumer le ti-punch à Noël.

 

C'est un arbuste originaire de Guinée qui s'est peu à peu propagé dans toute Afrique de l'Ouest et jusqu'en Egypte. On le retrouve aussi au Mexique. Il appartient à la famille des Malvacées. On pense que cette plante viendrait en fait du sud-est asiatique et en particulier de l'Inde...

 

C'est une plante qui peut pousser très près du désert, car elle tolère très bien la grosse chaleur. Elle est donc cultivée toute l'année.

 

"Hibiscus sabdariffa" est subdivisée en deux variétés botaniques : "sabdariffa" et "altissima". 

 

- La variété "Sabdariffa" a une utilisation plutôt alimentaire. Elle peut mesurer 1 à 2 mètres de hauteur. 

Elle est divisée, elle aussi, en deux types botaniques distingués par la couleur de leurs fibres :  une variété rouge (les fleurs sont colorées par des anthocyanes)  et  une variété blanche et verte, cultivée pour les feuilles qui sont consommées comme des épinards. Les pousses sont consommées crues ou cuites.

 

- La variété "altissima" est, comme son nom l'indique, un arbuste plus grand qui peut atteindre 3 à 4 mètres. On l'utilise pour ses fibres.

 

C'est la variété rouge qui nous intéresse ici.

 

Récolte :

 

Ce sont les calices rouges et charnus qui sont récoltés et séchés. Ces calices qui mesurent 3 à 4 cm de longueur entourent le fruit qui libèrera les graines à maturité.

 

Consommation :

 

Les habitants  fabriquent avec ces calices une boisson très rafraichissante, le karkadé (en Egypte) ou bissap (ailleurs en Afrique).

Le bissap est la boisson nationale en Guinée, mais aussi au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso et dans le Nord du Bénin.

On fait infuser une poignée de calices dans un sirop fabriqué avec de l'eau bouillante et du sucre. Le sirop obtenu est ensuite dilué avec de l'eau très fraîche. Cela donne une boisson très agréable, avec un goût acidulé et une couleur caractéristique.

C'est une boisson très prisée et qui est devenue indispensable lors de la rupture du jeûne pendant le ramadan.

 

En Europe, les fleurs d'hibiscus servent aussi de colorant alimentaire. On en importe environ 3000 tonnes par an.

 

En Afrique, en plus du sirop et de la tisane, on en fait aussi des confitures.

 

Pour obtenir une tisane, faire infuser quelques fleurs séchées dans de l'eau en ébullition. Laisser reposer le breuvage 5 minutes. L'eau est devenue d'un beau rouge pourpre. Sucrer au miel et déguster...

On l'appelle le thé rose d'Abyssinie.

En Mauritanie, on ajoute à la tisane d'hibiscus quelques feuilles de menthe. Dans d'autres régions, comme en Arabie Saoudite, c'est de la cannelle. Ailleurs c'est tout simplement du citron.

 

 

Vertus médicinales

 

La plante contient des acides organiques, des anthocyanosides, responsables de la couleur rouge de l’infusion, des flavonoïdes, des mucilages, de la pectine et de l'eugénol (une huile essentielle).

 

Tous ces composants expliquent l’action anti-inflammatoire, adoucissante, antiasthénique (anti fatigue), antispasmodique et légèrement laxative de l’hibiscus.

Elle serait particulièrement utile en cas de fièvre modérée.

 

La fleur consommée en tisane ferait baisser de façon significative la tension artérielle. Elle agirait sur l'inflammation des voies respiratoires.

 

On lui prête aussi des vertus amincissantes car elle est diurétique et bénéfique pour le foie. Ses vertus drainantes, dépuratives, détoxifiantes et toniques (grâce à sa richesse en vitamine C) en font une plante anti fatigue intéressante pour les cures de printemps.

 

Elle agit aussi bien sur les spasmes intestinaux que sur les douleurs menstruelles. C'est donc une plante utile pour les femmes, d'autant plus qu'elle a aussi des vertus galactogènes, c'est à dire qu'elle facilite la production de lait des jeunes mamans.

 

C'est donc bien le moment d'en consommer. Vous éviterez ainsi la fatigue du printemps en douceur.

 

Par voie externe, en application, l'application des feuilles guérit les plaies, l'eczéma, les dermatites...

 

 

Autres espèces

 

- Hibiscus esculentus ou gombo consommé dans de nombreux plat asiatiques, africains, ou en Amérique du sud et au Mexique.

 

 

- Hibiscus syriacus (althéa) : la fleur seule serait comestible et permettrait, utilisée en médecine traditionnelle, de guérir la toux et les angines

 

En Europe, les espèces les plus cultivées sont l’hibiscus rosa-sinensis, aussi appelée « rose de Chine » et l'hibiscus syriacus.

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 12:18
Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...
Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...

 

Trois espèces de dorades sont pêchées et commercialisées en Europe : la daurade royale (Sparus Aurata), la dorade grise ou griset (Spondyliosoma cantharus) et la dorade rose ou pageot rose (Pagellus bogaraveo).

Elles appartiennent toutes trois à la famille des Sparidés.

 

 

La daurade royale (Sparus Aurata)

 

Elle s'appelait à l'origine, Chrysophrys aurata. "Chrysophrys" en grec signifie "sourcil d'or" et "aurata" signifie "doré" en latin.

Cette appellation lui a été donnée à cause de la bande dorée, en forme de croissant qu'elle a entre les deux yeux, formant une sorte de couronne...d'où son nom actuel "royale".

Source IFREMER

Source IFREMER

 

L'appelation daurade avec AU est à réserver à la daurade royale  que l'on peut donc appeler simplement "Daurade" (en France uniquement) car l'associer au mot "royale" constitue ce qu'on appelle en langue française, un pléonasme. Ce terme de daurade viendrait du provençal daurada (qui signifie dorée). En provençal on appelle la daurade, l'Aurado.

 

La daurade royale a une jolie couleur gris argenté. Elle possède une grosse tâche noire au-dessus des ouïes qui se voit très bien sur la photo empruntée au site de IFREMER (que je vous invite à consulter si vous aimez la mer).

 

Comme beaucoup d'espèces de sa famille, elle est hermaphrodite protandrique, ce qui veut dire en clair qu'elle change de sexe au cours de sa vie. Au début de sa vie elle est mâle, puis qu'elle devient au bout de 3 ans, femelle.

Elle se nourrit de crustacées et de mollusques dont elle broie les coquilles grâce à sa forte mandibule et à ses molaires puissantes.

Elle vit dans la zone littorale et fait de fréquents va-et-viens entre la côte et les étangs côtiers où on peut aussi la pêcher.

 

La daurade sauvage est pêchée essentiellement en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne, de mai à octobre mais elle a tendance à remonter vers le nord de l'Atlantique selon la température de la mer.

Elle peut mesurer de 20 à 70 cm pour un poids maximum de 5 kg.

 

Sa chair est fine, ferme et fondante à la fois. Son goût est exquis ce qui explique son prix. A noter que la daurade royale est beaucoup plus chère que les autres espèces de la famille.

 

Vous trouverez sur les marchés des daurades royales d'élevage moins chères que les sauvages, car l'aquaculture est actuellement parfaitement maîtrisée : c'est la première espèce marine d'aquaculture en Méditerranée. La région PACA est la première région française pour la pisciculture marine. On peut compter plus de 20 fermes d'élevage en Méditerranée (daurades royales, bars, maigres...)

Les daurades royales sont délicieuses simplement grillées au four ou au barbecue avec des herbes aromatiques, fenouil ou thym par exemple.

 

 

Sous l'appellation dorade avec un O, se cachent plusieurs espèces de poissons de la même famille des Sparidés dont :

 

- La dorade grise ou griset (Spondyliosoma cantharus).

On l'appelle aussi brême de mer (en Normandie) mais aussi pageot en Bretagne et Tanuda en Corse.

Source IFREMER

Source IFREMER

 

La dorade grise  a, comme son nom l'indique, des écailles grises avec des reflets bleutés et présente quelques lignes sur le corps. La nuit, des bandes verticales sombres et larges apparaissent sur son corps. Ces poissons vivent en groupe.

 

Les mâles ont un front de forme concave par rapport aux femelles.

Le dos est aussi bombé que le ventre.

Sauvage, le griset mesure de 25 à 40 cm.

Cette dorade se nourrit d'algues, de petits crustacés et d'oeufs de poissons qui abondent dans la zone littorale.

 

Hermaphrodite comme la plupart des espèces de sa famille, elle devient d'abord femelle vers l'âge de deux ans, puis devient mâle vers l'âge de 7-8 ans lorsqu'elle mesure 35 cm. Elle se reproduit de janvier à mai. Pendant cette période ses écailles changent de couleur et les lignes latérales sont plus marquées.

 

La dorade grise est essentiellement pêchée en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne de janvier à mai mais on peut la retrouver jusque dans la Manche et au large de l'Ecosse.

Sa taille légale de capture est de 23 cm en Atlantique mais n'est pas fixée en Méditerranée.

 

Pour la protéger, il vaut mieux ne pas la pêcher durant la période de reproduction si elle mesure moins de 22-23 cm.

Au delà de cette taille, on est sûr qu'elle a pu se reproduire au moins une fois. Il faut savoir que toute l'année se sont plutôt les jeunes qui se rapprochent des côtes. En été par contre les adultes qui vivaient en bancs dans des zones plus profondes peuvent aussi se rapprocher des côtes.

 

Sa chair est plus fade que celle de la daurade royale : il faut donc la faire braiser au four avec des ingrédients et des aromates qui lui donneront plus de goût.

A noter cette dorade ne se trouve pas en aquaculture pour l'instant.

 

 

- La dorade rose / dorade commune (pour l'UE) ou pageot rose (Pagellus bogaraveo) / synonyme : Pagellus centrodontus au Quebec.

 

Source IFREMER

Source IFREMER

 

Sa couleur peut varier du brun-roux au rougeâtre.

Elle a une grande tâche noirâtre au dessus des ouïes, comme la daurade royale, mais son ventre est plus clair.

Ses yeux paraissent immenses par rapport aux autres dorades d'où son surnom localement de "beaux yeux" ou de "gros yeux". On l'appelle d'ailleurs "lou bèl uei" en provençal.

 

L'intérieur de sa bouche est rougeâtre voire orangé. Ses nageoires sont également de couleur rosée.

 

Elle mesure de 30 à 50 cm. Elle est omnivore c'est-à-dire qu'elle mange aussi bien des algues que des petits crustacés, des vers et des petits poissons.

 

Elle est d'abord mâle et atteint sa maturité sexuelle à deux ans, puis elle devient femelle lorsqu'elle atteint l'âge de 7 ans environ et qu'elle mesure de 20 à 30 cm.  Mais il vaut mieux éviter de la pêcher de février à mai qui correspond à la période de reproduction.

 

On la pêche toute l'année comme sa cousine la dorade grise, en Méditerranée mais aussi sur les côtes africaines en particulier près de la Mauritanie. Elle aime les fonds profonds jusqu'à 700 mètres.

Sa chair est très goûteuse et ferme.

 

La dorade rose est très souvent confondue avec le pageot acarné (Pagellus acarne) qui appartient lui aussi à la même famille.

Il a lui aussi une tâche près des ouïes mais elle est de couleur rouge- noirâtre.

Il est lui aussi omnivore. C'est une espèce démersale c'est-à-dire qu'elle se nourrit au fond et aime vivre près du fond, mais n'y reste pas exclusivement.

Il aime particulièrement les fonds marins profonds de 40 à 100 mètres bien qu'on puisse le trouver jusqu'à 500 m de profondeur. Comme la dorade rose commune, ce pageot est d'abord mâle puis vers 7 ans, femelle. On le pêche en Méditerranée et dans le sud de l'Atlantique.

Pageot acarné

Pageot acarné

 

ou avec le pageot à tâche rouge ou fausse dorade (Pagellus bellottii) que l'on pêche en Atlantique jusqu'aux îles Canaries.

Il a une tâche rouge près de l'opercule. Elle est prolongée par une ligne latérale, elle- même bordée de points bleus au-dessus et au-dessous.

Il est également omnivore mais privilégie les petits mollusques, crustacés et vers, lui aussi.

Il aime les sols durs et sableux jusqu'à 100 m de profondeur.

C'est l'espèce de pageot la plus commune.

 

 
Pageot à tâche rouge

Pageot à tâche rouge

 

ou avec le pageot commun ou pageot rose (Pagellus erythrinus)

Il présente une ligne rouge foncée à la place de la tâche près des opercules et une tâche rouge sous la nageoire dorsale.

Il vit dans des milieux différents : rochers, sable, graviers. Il se nourrit d'algues et également comme ses cousins de crustacés, de vers et de petits poissons.

D'abord femelles, ils deviennent mâles dans leur troisième année alors qu'ils mesurent 17 cm.

Pageot commun ou pageot rose

Pageot commun ou pageot rose

 

D'autres espèces appartenant à la famille des Sparidés (38 genres en tout répartis dans le monde !) se retrouvent aussi sur nos étals...

 

Les Sparidés sont des poissons osseux à la nageoire dorsale unique, avec un corps plutôt ovale et plat, et une nageoire caudale fourchue. Cette famille regroupe en dehors des dorades et parmi les poissons les plus connus, les sars, les saupes, les dentés, les bogues, les pagres, ... 

 

- Sar commun (Diplodus sargus)

On le retrouve en Atlantique (sous-espèce "cadenati", le long des dôtes africaines jusqu'au Sénégal ainsi qu'en Méditerranée (sous-espèce "sargus").

Il est facile à identifier grâce à ses marques noires verticales qui zèbre son corps aplati.

Le bord de sa nageoire caudale est souligné de noir ainsi que les bords des opercules.

C'est une espèce plus petite que la dorade (25 à 30 cm). Il vit au milieu des herbiers et aime les côtes rocheuses. Il est grégaire et se déplace en bancs. Comme ses cousins il est d'abord mâle puis devient femelle. Les petits ont un régime omnivore mais les adultes sont essentiellement carnivores (moules, petits céphalopodes, petits poissons...).

 

- Oblade (Oblada melanura), la Blado des provençaux

 

L'oblade se reconnaît aisément à sa tâche noire située près de la nageoire caudale.

Il est très fréquent en Méditerranée et on le trouve aussi en abondance près du détroit de Gibraltar.

Il s'est adapté à des milieux variés de profondeur différente. Il se rapproche des côtes rocheuses mais peut se trouver en pleine mer bien qu'il préfère les fonds jusqu'à 40 mètres.

 

 

- Sar à tête noire (Diplodus vulgaris)

 

 

Il mesure 25 à 30 cm. Il est facile à identifier grâce à ses deux bandes noires, la première derrière la tête en arrière des opercules, la seconde près de la nageoire caudale. Le reste du corps est grisâtre avec des reflets argenté et des bandes jaunes dorées.

C'est une espèce méditerranéenne mais on peut aussi la pêcher dans l'Atlantique sud jusqu'aux îles du Cap Vert.

Il aime les herbiers à posidonies et les fonds rocheux. Il aime les moules, les crustacés et les vers.

 

 

 

- Sar à museau pointu, Pointu (Diplodus puntazzo)

 

Cette espèce de sar peut mesurer juqu'à 60 cm. Il a la particularité d'être complètement rayé et d'avoir une nez très pointu comme son nom l'indique !

C'est également une espèce méditerranéenne.

 

 

 

 

- Saupe (Sarpa salpa), "la Sàupo" des provençaux.

 

C'est un poisson très fréquent en méditerranée. Il peut mesurer de 35 à 50 cm. Son corps est strié d'une dizaine de fines rayures dorées qui vont de la tête jusqu'à la nageoire caudale. Ses écailles sont de couleur argentée et légèrement doré. Ils vivent en bancs dans les herbiers de posidonies près des fonds rocheux.

 

Hermaphrodites comme les autres membres de la famille des Sparidés, ils changent de sexe au cours de leur vie (ils sont d'abord mâles puis femelles) d'où l'importance de laisser les petits specimens, car trop jeunes et pas encore en âge de se reproduire.

Ce poisson est rare et peu commercialisé. Pourtant sa chair est ferme, mais c'est son goût fort, quasiment amer, qui peut gêner certaines personnes.

 

Attention  ! En fait ce poisson très joli, que l'on peut apercevoir sans forcément faire de plongée sous-marine, mais avec un simple masque et tout près du bord en été, a la réputation d'être toxique et de provoquer des hallucinations chez le consommateur, à cause d'une algue qu'il consomme en abondance : la Caulerpa taxifolia, introduite accidentellement en Méditerranée à partir de l'aquarium de Monaco et qui a pour surnom "l'algue tueuse".

 

Ces symptômes, bien connus depuis les Romains, et parfois recherchés, sont regroupés sous le terme savant d'ichthyoalleinotoxisme qui fait partie des cas d'ichtyosarcotoxisme (intoxications alimentaires dues à l'ingestion de poissons ayant accumulés des toxines dans leurs corps).

 

Cependant ce poisson ne serait pas toxique toute l'année et les pêcheurs prennent simplement la précaution de trier ses viscères et de lever la peau noirâtre qui les entourent dès sa sortie de l'eau.

 

Ne pas confondre ce poisson avec la dorade rayée ou dorade marbrée (Lithognathus mormyrus) appelée aussi "marbré de méditerranée", ou "morme" bien présent en bord de mer. Ce poisson appartient aussi à la familles des Sparidés.

Vous voyez clairement sur les photos que les rayures sont différentes car elles ne sont pas dans le même sens !

Ces dorades se rapprochent du bord lorsque les eaux se réchauffent pour chercher leurs proies, essentiellement des vers, dans le sable qu'elles retournent du bout de leur nez...

 

 

 

 

- Denté commun, Denti (Dentex dentex) est lou Dénti des provençaux.

 

C'est un grand prédateur aimant vivre près des côtes méditerranéennes mais aussi sur les côtes atlantiques jusqu'au Sénégal.

Il aime en particulier les fonds rocheux et les herbiers à posidonies où il se nourrit de petits crustacés, céphalopodes et poissons en particuliers de petites sardines et d'anchois.

Il a d'ailleurs d'énormes canines faites pour broyer aisément ses proies...

Sa couleur est superbe : gris rosée tachetée de noir et virant vers le bleuté en vieillissant.

 

Le jeune denti vit en groupe mais devenu adulte, il est plutôt solitaire. C'est un poisson intelligent et méfiant qui ne se laisse pas attraper facilement par un pêcheur amateur même seul et discret !

Il est parfois confondu à tort  avec le pagre.

 

- Le pagre (Pagrus pagrus) / "lou Pagre" des provençaux.

 

 

On l'appelle souvent Pagre rouge, pagre commun, brême de mer (comme le griset) en Normandie, ou tout simplement dorade.

En plus de le confondre avec le denti, on le confond parfois avec le pageot commun !

 

Il est de couleur gris argenté avec des reflets roses sur le dos et une série de points bleutés sur les côtés. Entre les deux yeux, il présente souvent une tâche bleuâtre. Deux tâches de même couleur sont également bien visibles sur la nageaoire caudale (en haut et en bas).

 

Sa taille peut atteindre 60 cm et il peut peser jusqu'à 6 kg. On le pêche toute l'année en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne.

C'est un poisson prédateur très vorace aux mâchoires très puissantes. "Pagre" vient du grec "phagros" qui signifie "vorace". Il se nourrit de petits poissons, de mollusques et de crustacés.

 

Il aime vivre sur les fonds sablonneux et rocheux mais en solitaire. Comme tous les Sparidés, il migre vers les fonds jusqu'à 250 m pendant l'hiver et s'approche des côtes en été.

 

Sa période de reproduction est courte. Il est comme tous ceux de sa famille, hermaphrodite mais lui est protogyne, c'est-à-dire qu'il est d'abord femelle avant de devenir mâle.

C'est un poisson à protéger car vulnérable à la surpêche. Il faut donc éviter de le consommer.

 

Enfin d'autres espèces appartenant à d'autres familles peuvent à tort être appelés des dorades.

 

C'est le cas du (de la) :

 

-  Beryx commun ou dorade rose  (Beryx decadactylus).

 

 

Il appartient à une autre famille (Bérycidae) mais on le confond souvent avec la vraie dorade rose comme l'atteste son nom commun. On le pêche près des côtes espagnoles méditerranéennes ou atlantiques.

 

 

 

- dorade-sebaste appelée encore sébaste ou sebaste atlantique,  regroupe deux espèces proches (sebastes norvegicus, de couleur orangé et sebastes mentella, de couleur rosé).

Ces poissons appartiennent à la famille des Sebastidae et sont pêchés en atlantique.

Ce ne sont ni des dorades, ni des rascasses.

Ils ont une longévité étonnante pourvant atteindre 60 à 75 ans.

Ils vivent jusqu'à 1000 mètres de profondeur.

Vu leur longévité, leur croissance lente et leur maturité sexuelle tardive, c'est une espèce fragile et sensible à la surpêche, d'autant plus qu'elle est souvent servie dans la restauration scolaire.

Voir à ce sujet le dossier de Futurasciences.

 

 

 

 

- dorade coryphène ( ou mahi-mahi).

 

C'est une espèce beaucoup plus grosse qui peut atteindre 1 m maximum en méditerranée (le double sous les tropiques).

Sa couleur vert turquoise teintée de doré ne passe pas inaperçue.

C'est un poisson qui a une croissance très rapide et ne vit pas plus de 4 ans. Il peut peser jusqu'à 5 kg.

Il vit souvent en couple et présente un dimorphisme sexuel marqué, permettant de différencier le mâle de la femelle. Le mâle présente une bosse sur la tête lui donnant une forme carrée, alors que la femelle est bien ronde et de taille plus petite.

 

 

Cette espèce vit dans les mers tropicales, mais on la trouve aussi en Méditerranée et au Sud de l'Atlantique. Elle est carnivore et se nourrit de petits maquereaux, de céphalopodes et de crustacés.

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 18:08
Sauge, romarin et thym le trio gagnant !
Sauge, romarin et thym le trio gagnant !Sauge, romarin et thym le trio gagnant !

Sauge, romarin et thym le trio gagnant !

La saison froide apporte son lot de maux d'origine virale ou bactérienne...Dès les premiers symtômes, les plantes peuvent vous aider à vous soigner en douceur.

Mais attention, la consommation de plantes n'est pas toujours anodine. Les plantes peuvent en effet interagir entre elles et les conséquences peuvent alors être pires que le mal...Il faut donc rester prudents. Attention aussi, si vous avez des traitements médicamenteux réguliers.

Malgré tout il vaut mieux consulter un médecin pour avoir son avis si vous êtes de nature fragile, si les symtômes persistent plus de deux jours sans amélioration, ou si la fièvre (ou tout autre complication) survient...

Vous avez fait le plein de plantes médicinales pendant la belle saison ?

Alors n'hésitez plus...foncez  !

 

Comment utiliser les plantes ?

 

Pour une préparation familiale...

 

- En tisane : La tisane sucrée au miel aux mille vertus fera merveille dès les premiers signes de refroidissement. Dans une petite casserole, faire bouillir 1/2 litre d'eau. Dès l'ébullition, plonger une cuillère à soupe de la plante choisie (ou une branche pour le thym, romarin...) et couper le feu. Laisser infuser 5 minutes sous couvert. Boire chaud avec une petite cuillère de miel entre les repas deux à trois tasses par jour.

 

- En décoction (pour inhalation ou gargarisme) : Faire bouillir 1/2 litre d'eau. A ébullition plonger votre plante et laisser bouillir en baissant légèrement le feu pendant 10 minutes. Laisser tiédir ou refroidir complètement selon vos besoins.

Si vous n'avez pas d'appareil spécial...Verser la décoction encore chaude mais pas bouillante dans un grand bol. Le liquide doit émettre de la vapeur chaude... Poser le récipient sur une table et placer vous au-dessus, la tête recouverte d'une grande serviette (ou torchon). Respirez lentement les vapeurs produites en fermant les yeux...

Attention de ne pas renverser le liquide, vous risqueriez de vous brûler...

Renouvelez l'opération plusieurs fois par jour.

Si vous avez mal à la gorge, vous pouvez utiliser la même décoction (mais sucrée au miel) pour effectuer des gargarismes. Dans ce cas attendre le complet refroidissement !

 

- En cataplasme : Il n'est pas obligatoire d'être vieux ou porté sur la sorcellerie pour en fabriquer !! On peut faire des cataplasmes avec toutes les plantes sauvages ou cultivées qui ont des propriétés médicinales, certains légumes (le chou par exemple mais aussi l'oignon, les blettes) et l'argile (pour soigner les articulations).

Le cataplasme permet tout simplement de réchauffer la partie atteinte (bronches, gorge, articulations, foie) et doit être appliqué soit directement sur la peau (argile), soit à travers un linge fin que vous réserverez à cet usage (morceaux de vieux draps ou petite taie d'oreiller de bébé). Bien sûr il faudra surveiller la température avant d'appliquer les feuilles hachées.

Le soulagement est souvent spectaculaire et ce remède de grand-mère revient en force malgré son côté peu commode à appliquer ! Son avantage : il vous oblige à faire un break et à vous dorloter un moment...

Une simple précaution : toujours jeter la préparation après usage : elle ne peut servir qu'une seule fois.

 

- En sirop préparé en avance  avec du thym, du serpolet, de la lavande, de l'origan...Presque toutes les plantes qui peuvent être consommées par voie orale peuvent être intégrer dans un sirop. Il faudra en consommer deux cuillères à soupe par jour pour un adulte, à café pour un enfant. Le sirop peut servir à sucrer une tisane ou être mélangé à de l'eau plate ou gazeuse et but entre les repas.

 

Pour une préparation pharmaceutique :

- En HE.

- En gélules d' HE.

- En gouttes.

Suivre les conseils de votre pharmacien ou de votre médecin phytothérapeute.

 

 

Les maux de l'hiver...

 

Rhume, laryngite, toux et grippe hivernale

 

- Le thym est le numéro 1 en Provence. Il permettra de dégager le nez et de prévenir l'apparition d'une complication (sinusite ou toux). Si la complication est déjà là, il agira en désinfectant toute la sphère ORL : la toux se calme, les maux de gorge disparaissent... La tisane de thym agira efficacement en prévention si vous êtes en contact avec des personnes malades. En cas de grippe, ajouter un bâton de cannelle et quelques clous de girofle à votre tisane de thym. La grippe se sauvera à grands pas ou ne vous atteindra pas !


Le romarin, antibactérien surtout, antispasmodique et antiseptique, remontera en plus votre moral. Il agira aussi sur le fonctionnement du foie et du système digestif souvent mis à mal lorsqu'on est malade et facilitera l'élimination des toxines.

 

La sauge est un anti-inflammatoire et un antiseptique qui calmera les irritations de la gorge, la toux et aidera à faire tomber la fièvre.

 

La lavande vous fera transpirer si vous avez de la fièvre, calmera votre toux et facilitera un sommeil réparateur.

 

 

Gastro entérite et autres troubles digestifs

 

La menthe poivrée est surtout antibactérienne. Elle peut être utilisée en tisanes ou, pour les enfants de plus de 6 ans, les ados et les adultes en H.E. (quelques gouttes sur un mouchoir). Elle est à prendre loin des traitements homéopathiques (ou carrément à éviter).

 

La mélisse calmera efficacement les nausées et les spasmes.

 

La sarriette est un bon antiseptique et désinfectant des voies digestives.

 

Essayez les tisanes mixtes : sarriette - thym - romarin ou bien thym-menthe poivrée. N'hésitez pas à ajouter de la lavande (calmante et antispasmodique) et de l'anis vert  ou étoilé (antispasmodique puissant des voies digestives).

 

 

Autres plantes utiles en hiver ...

 

Le serpolet pourra remplacer le thym si vous habitez en montagne. Il vous aidera en cas de rhume, de toux ou de grippe.

 

L'origan et la marjolaine sont calmantes, antispasmodiques et antibactériennes. Elles sont très utiles si votre toux est bien installée et traîne en longueur, si vous avez du mal à trouver le sommeil et si vous manquez d'appétit lors de votre convalescence.

 

Le tilleul, très utile en cas de fièvre et pour calmer l'agitation des enfants malades, sera aussi un précieux allié pour lutter contre la toux. Il peut être utilisé en tisanes, en décoctions, en sirop mais aussi en bain.

 

La mauve pourra être utilisée pour adoucir la gorge ou en cas de troubles intestinaux liés à la fièvre.

 

Le plantain lancéolé est connu pour ses propriétés expectorantes (c'est-à-dire) qu'il permet de décongestionner la sphère ORL. Anti-inflammatoire et anti spasmodique, il permet de désinfecter puis de calmer la toux. Il faut penser à le ramasser au bon moment car en hiver vous n'en trouverez pas dans la nature.

 

Le sureau noir (ou remède du pauvre) se trouve facilement. Fébrifuge et diurétique il est très utile en cas de fièvre, toux, bronchite ou sinusite. On le consomme en tisane, décoction ou sirop.

 

Troubles du sommeil, déprime, nervosité

 

Depuis le début de l'hiver, vous vous sentez stressé(e), énervé(e), voire dépressif (ve)... il est temps de vous prendre en main et d'avoir recours à des tisanes calmantes le soir.

L'idéal est de remplacer le thé de 17 heures (et bien sûr le café !) par une tisane qui vous mettra en condition pour passer une soirée sereine à la maison. Puis vous en boirez une deuxième tasse juste après le repas du soir ou avant de vous coucher, si vous préférez.

 

Avant tout il faudra choisir les plantes que vous aimez le plus et essayer des mélanges de plantes.

 

L'idéal est de sucrer celle du soir avec une petite cuillère de miel de lavande.

Les plantes utiles sont : le tilleul bien sûr, la mélisse, l'origan, la verveine, la lavande, la sauge et le basilic tous deux indispensables pour les femmes (insommies lors des règles, inquiétudes de la grossesse, bouffées de chaleur nocturnes de la ménopause...).

 

Si vous avez la chance d'avoir pu ramasser des fleurs d'aubépine, ajouter une petite cuillère à café à votre mélange qui n'en sera que plus parfumé. Personnellement j'adore mais les aubépines ne poussent pas chez moi !

 

La valériane et la passiflore peuvent se trouver dans toutes les bonnes herboristeries et vous rendront de grands services surtout si votre insomnie est bien installée.

 

Si ces plantes n'agissent pas au bout d'une semaine, consulter obligatoirement un médecin. Il n'est jamais bon de laisser s'installer une insomnie, la peur de ne pas dormir et la fatigue engendrée, l'aggravent bien souvent et compliquent le processus de guérison. 

 

L'ostéopathie ou l'acupuncture peuvent en plus de l'homéopathie et de la phytothérapie vous aider à vous remettre sur pied.

 

Que faire en prévention ?

 

En prévention contre tous les maux de l'hiver vous devez modifier votre alimentation et prendre l'air tous les jours (en marchant par exemple...). Votre alimentation doit contenir des légumes bon pour la santé comme les choux.

 

L'ail a des vertus antibiotiques et sera très utile pour vaincre une bronchite ou des maux de gorge. En cas de toux vous pouvez en confectionner des sirops. Mais en prévention, vous devez en consommer tous les jours, cru ou cuit, dans votre alimentation.

L'oignon peut aussi être utilisé en sirop, en décoction, en cataplasme.. Mais comme l'ail il doit être introduit, cru ou cuit, dans tous les plats, les salades, les potages...

 

Il est recommandé d'introduire dans votre alimentation des probiotiques  sous forme de boisson.  Il faut donc consommer du kéfir ou/et du Kombucha, appelé aussi champignon de longue vie...que vous pouvez facilement fabriquer vous-même. Le Kombucha se trouve aussi en boutique BIO.

 

Autres plantes utiles en prévention

 

- l'euleuthérocope est une plante originaire de Sibérie et de Chine. Vous ne la trouverez donc pas dans la nature (!) mais en pharmacie et en herboristerie. Elle se consomme en tisane, en gélules... Elle améliorerait le tonus et stimulerait les défenses immunitaires. Elle jouerait aussi un rôle dans la mémoire en facilitant la concentration.

 

- le ginseng (blanc ou rouge) améliorerait les défenses de l'organisme en stimulant l'énergie vitale en général, d'où sa réputation d'être aphrodisiaque. Il aide à lutter entre autre, contre les états dépressifs et la fatigue des convalescents. Vous le trouverez en ampoules ou en gélules, souvent en mélange.

 

- Le gingembre pourra être incorporé dans vos tisanes ou décoction. Il peut aussi être utilisé dans l'alimentation car il donne un goût délicieux à des plats variés. Vous trouverez la racine de gingembre facilement dans la plupart des magasins. Contre les maux de gorge et la toux, vous pouvez confectionner un sirop de gingembre très efficace. Vous pouvez aussi ajouter une petite tranche de racine directement dans vos tisanes.

 

- L'acérola  est un arbre dont le fruit, qui ressemble à une petite cerise, est très riche en vitamine C. Cette vitamine indispensable toute l'année a des propriétés stimulantes, anti-infectieuses et reminéralisantes...Elle est donc indispensable en hiver tant à titre préventif qu'en cas de maladie déclarée ou lors d'une convalescence.

 

En dehors des plantes vous pouvez aussi  faire des cure de chlorure de magnésium...qui se vend en sachet en pharmacie et coûte trois fois rien. Le sachet de 20 g est à diluer dans 1 litre d'eau et doit être consommé à raison d'un petit verre tous les matins à jeun. A titre préventif, le litre doit être consommé en 15 jours environ.  

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:32
Tisane, infusion, décoction ou autres préparations mode d'emploi...

Définition

 

La tisane est une boisson aux propriétés thérapeutiques obtenue par macération, décoction ou infusion de plantes dans de l'eau chaude (ou froide). Il peut s'agir de fleurs fraîches ou séchées, de feuilles, de tiges, d'écorce ou alors de racines.

Dans le Trésor de la Langue Française Informatisé (appelé plus simplement le TLF) nous trouvons  la définition suivante : une tisane est une "boisson obtenue par macération, infusion ou décoction dans l'eau de plantes ayant souvent des vertus médicinales".

 

Important Les plantes doivent être de bonne qualité. Ne ramassez jamais une plante au bord d'une route !

Si vous utilisez une plante sèche, elle doit avoir conservée tous les principes actifs, donc avoir été mise à sécher dans les règles de l'art. Voir mon article à ce propos ICI !

 

Un peu d'histoire

 

Les tisanes sont  connues depuis l'Antiquité. N'oublions pas que l'homme utilise les plantes dans son alimentation depuis des millénaires. La tisane est donc le plus vieux remède connu ! Même les animaux savent très bien utiliser les plantes pour se nourrir ou se soigner...

Le premier témoignage de l'utilisation des plantes pour se soigner est gravé dans une plaquette d'argile datée des Sumériens (soit 3000 ans environ avant J.-C.).

Les Grecs, les Égyptiens et les Romains utilisaient aussi les plantes pour se soigner comme l'attestent de nombreux vestiges. Le premier recueil consacré aux plantes est un papyrus datant de 1500 ans avant J.-C !

Au Moyen Âge, les médecins se servaient des plantes et les apothicaires effectuaient des mélanges particuliers selon des recettes tenues secrètes et qu'ils se transmettaient de génération en génération. Souvent accusés de sorcellerie, ils étaient les cibles de nombreuses représailles...

Les tisanes étaient aussi connues en Chine, où elles remplaçaient le thé, en Inde où les médecins ayurvediques ont toujours utilisé les plantes, mais aussi en Occident où les "simples" étaient employées dans toutes les familles.

Aujourd'hui, la pharmacopée française recense et utilise pas moins de 333 plantes médicinales différentes !

 

Comment utiliser au mieux les plantes ?

 

Nos grands-mères savaient le faire et la phytothérapie étaient présentes dans toutes les maisons sans pour autant être nommée.

Les dictons et proverbes autour des plantes le prouvent bien...Ils nous parlent des vertus des plantes mais aussi des soins que nous devons leur apporter pour les cultiver ou les protéger et s'avèrent pleins de bon sens...

 

En voici quelques-uns extrait du livre de Bernard Leduc "Les dictons et les proverbes, c'est malin".

 

-Prends la bourrache mais ne l'arrache ; des maux de coeur guérit sa fleur.

-Jus de buglose dans le vin, contre la bile est souverain.

-Fenouil et rue rendent la vue perçante.

-Sauge et lavande, je te dis, guérissent toute maladie.

-La mauve a pour fonction, prise en décoction, à ton ventre resserré de rendre la liberté.

-Si tu as de l'insomnie, prends un bouillon d'ortie.

-Valériane et pimprenelle guérissent la maladie la plus rebelle.

-Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin.

-La fleur des veuves scabieuse sous l'estomac est précieuse.

-Quand le serpolet fleurit, la brebis tari.

-Si Dieu le veut, un malade rien que de toucher au sureau se porte mieux.

-L'herbe de la véronique au médecin fait la nique.

-La première violette que tu trouves au printemps, mange-la et l'an devant tu n'auras jamais la fièvre.

 

Nos grands-mères savaient donc sans hésitation utiliser les plantes à bon escient pour leurs vertus connues ou présumées.

 

Il existe trois sortes de préparation thérapeutique familiale appelées "tisane" : l'infusion, la décoction et la macération.

 

Comment préparer une infusion (méthode "grand-mère") ?

 

Souvent on appelle à tort cette préparation une tisane. Dans le langage populaire tisane et infusion se confondent...

 

Que vous employiez un mot ou l'autre, prendre le temps de préparer sa propre infusion, c'est déjà en ressentir les bienfaits dans notre monde d'aujourd'hui, où tout le monde court, il est tellement plus simple de choisir un sachet tout prêt dans un supermarché... Je l'avoue je le fais aussi de temps en temps  ! Il faut avouer qu'il y a des mélanges intéressants et que la tisane bio, seule garante de la qualité des plantes, est facile à trouver partout maintenant. Toutes les marques d'aujourd'hui ont leur game BIO.

 

Recette pour une "vraie" infusion

- Recette 1 (version ancienne et familiale) :  Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition (ne pas attendre qu'elle bout à gros bouillon !), verser dans la cassserole une à deux cuillères à soupe de plantes séchées environ et couper immédiatement le feu puis placer la casserole couverte à l'écart !

Laisser infuser 5 minutes avant de filter à l'aide d'une simple passoire directement dans les tasses. Chacun sucrera ou non la préparation avec du miel de préférence.

 

- Recette 2 (version moderne et conviviale) : Vous utiliserez une tisanière, vous versez de l'eau chaude frémissante directement de votre bouilloire sur la plante que vous placerez (ou non) dans une boule à thé. Laisser infuser 5 minutes et servir comme précédemment.

 

- Recette 3 (version rapide et solitaire) : Remplir une boule à thé avec la plante choisie de préférence réduite en petits fragments. La placer dans un mug et verser dessus l'eau frémissante. Laisser infuser avec une petite soucoupe au dessus cinq minutes avant de sucrer au miel.

 

En fait la quantité de plante dépend de la plante, de la quantité d'eau et du nombre de personnes. Un brin de thym pour 1/2 litre d'eau, suffira pour 3 personnes, alors qu'il faudra mettre une petite poignée de tilleul pour la même quantité d'eau et le même nombre de personnes. Si vous avez effeuillé le romarin, il faudra en mettre une toute petite cuillère à soupe (sinon, une branche de 10 cm de long suffira).

Donc faites des essais selon votre goût personnel et celui de vos proches. Dans tous les cas, faites une tisane plus légère si vous la destinez à un jeune enfant.

 

Plante unique ou mélange de plantes ?

Faire une tisane avec une seule plante permet de connaître vos goûts et de savoir si cette plante convient à votre bien-être.

C'est seulement ensuite que vous pourrez tester les mélanges de plantes en tenant compte des synergies.  En effet certaines plantes ne font pas bon ménage ensemble, certains mélanges peuvent produire l'effet inverse que celui attendu. D'autres assemblages agissent de concert...

Restez prudent surtout si vous en donnez à vos enfants. Le tilleul par exemple sera calmant pour les uns et...énergisants pour les autres !

 

Voilà quelques idées :

 

- avec le thym : thym + menthe ; thym + écorce de citron ; thym+cannelle ; thym + mélisse ; thym + verveine par exemple...

Mélanges qui agissent pour stimuler la digestion, renforcer l'immunité et qui peuvent bloquer un refroidissement (début de rhume, de toux ou de grippe).

 

- avec le romarin : romarin + menthe ; romarin + sauge (avec écorce de citron ou d'orange). Mélanges qui stimulent la digestion après un bon repas.

 

OU bien : romarin + pissenlit ; romarin + reine des près ; romarin + queue de cerise ; romarin + badiane (ou anis vert). Mélanges excellents pour la cure de printemps car ce sont des plantes diurétiques, dépuratives du foie, détoxicantes...

 

OU bien :  romarin + cassis ; romarin + aubépine. Mélanges qui agissent sur la circulation.

 

A noter : le romarin tout seul aide à lutter contre le stress. C'est un anti dépresseur naturel.

 

- avec la sauge : sauge + citron ;  sauge + menthe ; sauge + tilleul. Mélanges calmants aidant à la relaxation et à la venue du sommeil.

 

- avec la mélisse citronnelle : mélisse + verveine ; mélisse + tilleul ; mélisse + sauge ; mélisse + anis vert (ou badiane) ; mélisse + menthe.  Ce sont des mélanges calmants et de grands secours pour soigner les spasmes de tous types surtout digestifs.

 

- avec l'aubépine (fleurs) : aubépine + mélisse ; aubépine + camomille ; aubépine + tilleul. Mélanges calmants très parfumés.

 

- avec la verveine : verveine + tilleul ; verveine + camomille ; verveine + menthe. Ces mélanges aideront votre digestion tout en calmant les spasmes ou les maux d'estomacs.

 

L'origan, la marjolaine et le serpolet peuvent remplacer le thym, la sarriette ou le romarin.

 

La lavande peut aussi parfumer une tisane calmante. Elle sera un bon adjuvant en cas de tension légère dûe à des contrariétés et permettra de trouver le sommeil après une journée agitée ou en cas de fièvre si  le sommeil est agité (adultes ou enfants).

...

Certains phytothérapeuthes préconisent de mettre la plante dans l'eau froide...Bon j'ai jamais vu faire ça chez moi, ni chez les autres...

Je n'ai pas trouvé de raison particulière à ce mode d'emploi original.Donc, soit, j'ai zappé une découverte cruciale qui explique pourquoi...ou alors nos grands-mères étaient toutes des idiotes !

 

Comment préparer une décoction ?

 

Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition, plonger la plante dans l'eau et laisser bouillir 10 minutes. Laisser ensuite infuser (hors du feu) pendant au moins 15 minutes (30 minutes si vous voulez une décoction très concentrée). Puis filtrer et consommer chaud, froid ou tiède.

La décoction s'utilise surtout pour consommer racines, écorce, bourgeons...Je pense en particulier à l'aubier de tilleul du Roussillon particulièrement utile pour détoxiquer le corps aux changements de saison ou à la décoction de queues de cerises très utiles au printemps en tant que diurétique.

Les décoctions peuvent donc être bues (ne pas en donner aux enfants !).

On peut aussi s'en servir, une fois refroidie, de lotion pour la peau : thym, romarin, origan, lavande soigneront boutons, rougeurs, piqûres d'insectes ou petits bobos.

La décoction de bleuet fera merveille pour les yeux fatigués et irrités.

Celle de sarriette (sucrée au miel) fera un excellent gargarisme pour votre début d'angine.

On peut utiliser une décoction très concentrée dans un bain.

 

Exemple de décoction en mélange :

Lavande + eucalyptus ; Lavande + romarin ; lavande + thym. Mélanges utilisés en inhalation en particulier pour soigner un rhume, une pharyngite ou une sinusite.

 

Comment faire une macération ?

 

La macération d'une plante peut se faire de plusieurs façons selon l'utilisation que l'on veut en faire :

- dans l'eau (froide) : par exemple, l'eau de pétale de rose ; l'eau de bleuet ;

- dans l'huile : par exemple, huile de millepertuis, huile de laurier ou de lavande.

- dans le vin : par exemple, vin de mélisse, vin de sauge, vin de romarin, vin de genièvre ou d'origan, vin de cerise...

- dans le vinaigre : par exemple le vinaigre de lavande, de rose rouge...

- dans l'alcool : ce sont les teintures (plantes séchées en poudre ou fragments macérées dans de l'alcool) ou les alcoolats (plantes fraîches macérées dans de l'alcool) qui se prennent, par voie interne, sous forme de gouttes diluées dans une boisson ou, par voie externe, en compresse : par exemple, la teinture de citron, teinture d'arnica, d'anis vert ou de sauge.

Attention car la forte concentration en principes actifs peut être dangereuse. Mieux vaut demander conseil à un phytothérapeute : il s'agit en effet de préparations galéniques, c'est-à-dire de remèdes qui doivent être soigneusement dosés par un herboriste ou un pharmacien qualifié.

 

Vous trouverez des recettes simples à réaliser sur ce site très bientôt ! C'est promis...L'hiver arrive !

 

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