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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 05:30
Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

 

Aujourd'hui je vous invite à une courte balade en Haute-Loire où je pars ce matin pour 15 jours environ...

Que voulez-vous, je n'ai pas pu résister à l'appel de l'automne...et la semaine prochaine, c'est déjà les vacances de Toussaint et je vais garder mes petits-enfants à la montagne, avant que leurs parents prennent le relais : cela leur fera du bien avant l'hiver.

 

La bonne odeur des forêts, où j'espère trouver quelques champignons, me manque trop...

 

Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...
Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...

Hum ! La bonne odeur des forêts...

 

Je ne peux me passer non plus trop longtemps des paysages et des rencontres que nous faisons ici ou là...

J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...

J'aime ces rencontres...

 

Il faut aussi que je sache si ceux-là ont grandi ! 

Seront-ils encore là ?
Seront-ils encore là ?

Seront-ils encore là ?

 

Vous trouverez sur mon blog quelques articles programmés dont des chroniques de livres, car j'ai beaucoup de lectures en retard dont je désire vous parler...

 

Comme d'habitude, quand je suis en Haute-Loire, je n'ai pas de connexion internet et mon portable m'offre du réseau quand il veut, et jamais quand je suis à la maison.

Mais je suis si bien au coin du feu...avec un bon bouquin ! 

 

 

Au coin du feu...

Au coin du feu...

 

En attendant mon retour, et que je me décide à trouver une solution pour rester connectée quand je vais là-bas et ne pas vous abandonner chaque fois, prenez soin de vous et de vos proches, je viendrai vous voir sur vos blogs dès que possible...

C'est promis !

 

Bon week-end à tous !

 Une belle semaine à venir

et un bon début de vacances de Toussaint...

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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 05:42
Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

 

Aujourd'hui, je vous propose une courte balade au milieu de la flore sauvage de Haute-Loire, une flore aux mille vertus.

Nous voilà donc revenus en été, pour nous promener au bord des champs ou des chemins, et en lisière de la forêt. J'ai pris ces photos fin juillet, près du petit village de Rougeac dont je vous parlerai bientôt.

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

J'ai toujours été étonnée de voir en Haute-Loire, autant de variétés de chardons, toujours aussi difficiles à déterminer.

 

Le chardon laineux (ou cirse laineux) est le plus facile à reconnaître sur la première photo, avec son aspect blanchâtre dû au duvet qui recouvre les bractées et donne l'impression qu'elles ont été envahies par des toiles d'araignée.

 

Sur la seconde, un cardère qui était la plante des drapiers. Ce chardon a été cultivé durant tout le XIXe siècle, et utilisé pour carder les draps de laine qui servaient entre autre à fabriquer les uniformes de nos soldats.

 

Je ne connais pas le nom des autres chardons. Je n'avais pas apporté ma flore et donc je n'ai pu les déterminer. Si quelqu'un connaît leur nom ?! 

 

Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons

Différentes variétés de chardons

 

Les épilobes en épis appelées encore "laurier de Saint-Antoine" dans les campagnes, sont très fréquentes dans les clairières et en bordure des chemins. Ce sont des plantes qui ont été consommées pendant des décennies comme légumes. Les jeunes pousses se mangent comme des asperges ; les jeunes feuilles et les fleurs peuvent agrémenter un risotto. 

Une autre espèce européenne d'épilobe vivace, à petites fleurs rose pâle, fait l'objet de recherches scientifiques, les chercheurs ayant découvert qu'elle possédait des vertus médicinales très intéressantes.

 

Des épilobes en épis au bord d'un chemin
Des épilobes en épis au bord d'un cheminDes épilobes en épis au bord d'un chemin

Des épilobes en épis au bord d'un chemin

 

Je croyais que la plante ci-dessous était une aigremoine... C'est une plante médicinale bien connue dans la pharmacopée française. Elle est anti-inflammatoire, antivirale, anti-diabétique, et agit sur tous les problèmes circulatoires, gastro-intestinaux et infectieux. C'est une plante qui était très utilisée dans les campagnes pour traiter les morsures de serpent.

Il faut récolter les sommités fleuries en juillet, et utiliser la plante en tisane ou décoction. Récemment, on a découvert qu'elle avait en plus des propriétés hypotensives...

De plus, il s'agit d'une plante très utile si vous pensez que quelqu'un de malveillant vous a jeté un sort ! C'est toujours bon à savoir...D'ailleurs durant l'Inquisition, on utilisait la plante pour faire la chasse aux sorcières.

En tous les cas, je la croyais facile à reconnaître et je suis certaine que vous en avez déjà vu dans la nature car c'est une plante très commune. Elle ne passe pas inaperçue avec sa longue hampe couverte de petites fleurs jaune pâle qui fleurissent de bas en haut.

Bref, maintenant que je sais tout ça, je me demande bien pourquoi je n'en ai pas ramassé ! Et bien j'ai bien fait, figurez-vous car la plante que j'ai photographié n'en est pas une...

 

Le problème c'est que l'aigremoine peut se confondre avec la molène dans les régions où toutes deux cohabitent. La molène a des feuilles épaisses et duveteuses ce qui n'était pas le cas de la mienne...mais il existe différentes variétés de molène et Kri qui est naturaliste et photographe m'a fait remarqué dans les commentaires,  et je l'en remercie vivement, que mes photos correspondaient bien à une molène, mais pas du tout à celle que je connais et qui poussent fréquemment en Provence que nous appelons le "bouillon-blanc", qui est une plante médicinale très utile en cas de problèmes respiratoires et de toux passagères ou chroniques. 

Il s'agit en fait de la molène blattaire appelée aussi herbe aux mites. 

 

 

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine) Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

 

J'ai pris les photos suivantes, avec ces petits insectes très actifs vous ne trouvez pas... sur des fleurs roses qui bordent les chemins. Je pense que cette plante s'appelle, "l’armérie des Alpes". 

L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes
L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes

L'armérie des Alpes

 

Vous connaissez tous les bleuets, dont les fleurs sont très adoucissantes pour les yeux fragiles. On en voit de moins en moins dans les champs. Comme le coquelicot qui fleurit plus tôt en saison, c'est une adventice...donc une plante qui pousse dans les champs de céréales. Les adventices sont malheureusement en voie de disparition car les agriculteurs veulent un rendement maximum et font tout pour les détruire.

Des bleuets
Des bleuetsDes bleuets
Des bleuets

Des bleuets

 

Ces ronciers étaient particulièrement colonisés par les abeilles. Un peu plus loin nous avons en effet aperçu un rucher, ce qui est rare dans la région. 

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...
Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

 

Le millepertuis est abondant en Haute-Loire. Lui aussi était considéré comme une plante magique, un "chasse-diable". On l'appelait d'ailleurs ainsi, "chasse-diable" ou bien "herbe aux fées".

Cela fait près de 2500 ans que cette plante est utilisée comme calmant pour retrouver un sommeil réparateur, lutter contre la déprime passagère ou tout simplement arrêter de fumer. En application locale, macérée dans une huile naturelle, ou une huile sèche, la plante fait des miracles sur les coups de soleil, les brûlures ou autres plaies superficielles...

 

Le millepertuisLe millepertuis

Le millepertuis

 

J'ai pris ces photos de chardons déjà en fruits. Je les ai trouvé très beaux avec leurs graines aux longs poils blancs, prêtes à prendre leur envol. Mais, comme précédemment, je ne connais pas leur nom ! 

Des chardons en fruitsDes chardons en fruits
Des chardons en fruitsDes chardons en fruits

Des chardons en fruits

 

Voilà notre petite balade champêtre est terminée. J'espère qu'elle vous a plu ! 

 

Bon dimanche à tous...

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3 octobre 2017 2 03 /10 /octobre /2017 05:45
La Bête du Gévaudan grandeur nature :) à l'entrée de Saugues

La Bête du Gévaudan grandeur nature :) à l'entrée de Saugues

 

Aujourd'hui je vais vous raconter une histoire vraie, devenue au fil du temps une véritable légende, que certains d'entre vous connaissent déjà...

Je ne peux pas en effet clore la visite de la ville de Saugues sans vous parler de la Bête du Gévaudan. 

 

Il était une fois...

A la fin du XVIIIe siècle, entre 1764 et 1767, dans une zone géographique comprise entre le Cantal, la Lozère et la Haute-Loire, une Bête sauvage sanguinaire, responsable d'une série d'attaques contre des êtres humains qui terrorisa les populations locales.

 

Voici le territoire de la Bête (photo prise sur l'article de Papou Poustache)

Voici le territoire de la Bête (photo prise sur l'article de Papou Poustache)

 

Les attaques, le plus souvent mortelles, ont lieu dans l'ancien pays du Gévaudan où les élevages étaient nombreux et les bêtes gardées par des enfants ou des femmes qui seront les premières victimes. 

Jusque-là, les bergers n'avaient jamais eu peur des loups. Ils lançaient leur chien à leur trousse et les loups, plutôt timides et peureux prenaient la fuite... 

Mais cette année-là tout changea. C'est d'abord Jeanne, une jeune fille de 14 ans qui est retrouvée morte non loin de Langogne, puis une autre jeune fille de 15 ans, dans un autre village...et puis c'est le tour d'un jeune berger du même âge et d'encore d'un autre dans un autre village plus éloigné. Cela n'en finit plus...

Presque cent personnes seront victimes de la Bête et la population ne pourra que constater leurs atroces blessures.

 

Les nouvelles mettent du temps à atteindre les villages, éloignés les uns des autres, et lorsque les habitants font le rapprochement entre les différents accidents, une véritable psychose s'installe. 

La rumeur se propage à toute vitesse, accompagnée de détails de plus en plus violents. Le caractère sanguinaire et particulièrement monstrueux de la Bête ne fait plus de doute...

 

La chasse est ouverte et nous voici embarqués, bien malgré nous sur les pas de la bête...

 

Sur les pas de la Bête...

Sur les pas de la Bête...

 

Est-elle un loup monstrueux ? un loup-garou ? un tueur en série ?

Est-ce un animal qui a été dressé pour tuer ?

Tout le monde la décrit comme un animal aux crocs et aux pattes démesurées, ayant l'apparence d'un monstre et tout le pays est terrorisé !

Plus personne ne sort à la nuit tombée ou n'ose s'aventurer seul loin du village.  

Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)
Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)
Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)

Photos du net (http://www.dinosoria.com/bete_gevaudan.htm)

 

Des attaques similaires se produisent de temps en temps dans toutes les régions de France, peuplées à l'époque d'environ 20 000 loups en tout, mais elles ne sont jamais à ce point rapprochées dans le temps, ni géographiquement.  

Il n'en faut pas plus aux médias de l'époque pour s'emparer de cette manne et grossir l'histoire, en réalisant un véritable feuilleton à rallonge dans les journaux, se fiant sans vérifier leurs sources, aux simples témoignages de leurs courriers des lecteurs. 

 

L'évêque de Mende parle même de "fléau de Dieu" pour punir les hommes de leurs péchés et préconise 40 heures de prières trois dimanches de suite, tandis que le gouverneur du Gévaudan organise des opérations de chasse, sous les ordres du capitaine Duhamel.

Des centaines de paysans participent aux battues. Elles sont inefficaces car les dragons du roi ne sont pas habitués à la montagne et abandonnent vite. 

Louis XV s'en mêle et promet une récompense de 6 000 livres à celui qui tuera la Bête...

C'est à cette période-là, en 1765, que François Antoine, porte-arquebuse du Roi de France, tue un loup dans les gorges de l'Allier près du village des Chazes. Cet animal, disséqué puis conservé au Muséum à Paris a malheureusement été détruit au début du XXe siècle, ne permettant pas grâce aux études modernes sur l'ADN, d'en savoir plus sur sa lignée. 

 

Mais malgré le battage médiatique (!) fait autour de cette capture, les attaques continuent et il faut bien se rendre à l'évidence : la Bête sévit toujours...

 

Ses crocs sont démesurés...

Ses crocs sont démesurés...

 

En 1767, enfin un second animal, beaucoup plus gros est abattu près d'Auvers, par Jean Chastel, un enfant du pays.

Malgré la découverte dans son estomac de restes humains, il est considéré comme un simple loup et sera enterré sans plus de recherches...

Déjà à l'époque "on ne nous disait pas tout" et il ne fallait pas ébruiter cette seconde capture, car cela aurait discrédité le roi et tout ce qu'il avait mis en place ayant permis d'aboutir à la première ! 

C'est pourtant après cette date que les attaques cessent brusquement et c'est celui-ci qui est considéré par les habitants de la région, encore aujourd'hui, comme la véritable Bête du Gévaudan. 

Légende ou réalité...

A vous de trancher ! 

 

Je vous rassure, si la Bête est toujours présente dans la région, c'est uniquement dans les esprits et parce qu'elle constitue aujourd'hui une manne touristique bienvenue. 

De nombreuses statues se retrouvent dans les villages. Des musées ouvrent leurs portes, des expositions circulent et beaucoup de livres sont publiés régulièrement pour petits et grands. 

 

Devant le musée de Saugues
Devant le musée de Saugues

Devant le musée de Saugues

 

Si vous voulez en savoir plus, il ne vous reste plus qu'à aller visiter le Musée de la Bête du Gévaudan à Saugues qui a ouvert ses portes en 1999.

Ce musée retrace son histoire, sous forme de 22 tableaux animés.

Il a été conçu par Lucien Gires dont je vous ai parlé récemment.

Les photographies y sont interdites, j'ai donc récupéré quelques-unes des rares photos que l'on peut trouver sur internet. 

 

 

 

Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)
Quelques-uns des tableaux (photos du net)

Quelques-uns des tableaux (photos du net)

 

L'animation se tient dans une maison située derrière la Tour des anglais. Quatre ans de travaux ont été nécessaires, pour mettre en place les reconstitutions des paysages, les 68 mannequins très réalistes, vêtus avec des costumes d'époque, la musique...  car le spectacle est un montage sons et lumière. C'est le public qui se déplace, grimpe dans le noir les escaliers, redescend, traverse des couloirs et des salles, suit les lumières, et la terrible histoire se déroule sous ses yeux à chaque étape. 

Trente-cinq minutes dans le noir, avec frissons garantis, une plongée en plein coeur des montagnes du Gévaudan !

 

Vous pouvez vous rendre compte de l'ambiance en regardant la vidéo ci-dessous et surtout en écoutant l'extraordinaire voix du conteur et...la musique. 

 

 

Vous pouvez aussi lire l'article très complet sur le site de Papou Poustache dont j'ai extrait la carte du territoire présumé de la Bête...

 

Ou vous rendre sur le site ci-dessous pour tout savoir sur l'état actuel des recherches sérieuses autour de la Bête, car les recherches pour élucider le mystère continuent, documents d'époque et témoignages à l'appui, près de 250 ans après...

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:53

 

Aujourd'hui c'est dimanche, et je vous emmène à nouveau promener au jardin pour y observer quelques papillons.

Comme je ne suis pas spécialiste, ne vous gênez pas pour me dire si je commets des erreurs, car en plus mes photos ne sont pas très réussies et je n'ai pas toujours pu observer la face ventrale qui permet souvent de distinguer les différentes espèces. En plus, les papillons ça bouge tout le temps !

Je vous ai déjà montré la vanesse de l'ortie et le petit nacré que j'ai eu la chance de voir presque tous les jours. 

Aujourd'hui, je vais vous montrer d'autres espèces de papillons qui butinaient sur mes lavandes ou sur le Buddleia de ma voisine. 

 

Tout d'abord une piéride, petit papillon blanc caractéristique. Est-ce la piéride du navet ou celle du chou ? En Haute-Loire, les deux cohabitent sans problème dans les jardins vus que ces légumes sont cultivés abondamment !

 

La piéride du chou ou du navet
La piéride du chou ou du navet

La piéride du chou ou du navet

 

Le Moro-sphinx, que l'on appelle aussi en Haute-Loire (et peut-être ailleurs) le caille-lait, ou le sphinx colibri, ou encore le sphinx, tout simplement,  est difficile à photographier. Rose en a montré sur son blog récemment, des plus jolis que moi. Elle m'a donné comme conseil de les photographier en mode rafale la prochaine fois (j'avoue ne pas y avoir pensé !).

Ce papillon a une très longue trompe coudée et vole si vite et sur place, que ses ailes sont invisibles à l'oeil nu. Il adore les sauges et les lavandes. 

 

Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)

Un aperçu du sphinx :)

 

Le  tabac d'Espagne est un papillon assez commun en Haute-Loire. Le spécimen photographié était bien abîmé, et sans doute bien vieux... 

Quelques papillons de Haute-Loire
Quelques papillons de Haute-Loire

 

Le fadet commun est comme son nom l'indique un papillon commun...dans tous les départements. On l'appelle aussi le "procris" ou "petit papillon des foins" selon les régions. Il hiverne sous forme de chenilles. On peut le trouver en montagne jusqu'à 1800 mètres. Mais c'est en plaine et en moyenne montagne qu'on le voit le plus fréquemment en été. 

Le fadet commun

Le fadet commun

 

Le Paon du Jour, est une espèce que j'ai eu beaucoup de mal à photographier car il adorait butiner sur le buddleia de ma voisine, mais toujours sur les branches les plus hautes ! Comme me l'avait dit, dans un de ses commentaires,  Domi qui est un passionné de papillons lui aussi, entre autres,  le paon du jour pond sur les orties ce qui explique sa présence assez abondante en Haute-Loire. Les adultes peuvent également pondre sur le houblon dans les régions où il est cultivé. 

Leur particularité est que l'adulte peut entrer en diapause si les conditions météo ne sont pas favorables à une ponte, pour ensuite revenir à la vie active, pondre et permettre à une nouvelle génération de voir le jour à nouveau. Ce sont aussi des papillons qui hivernent dans les troncs d'arbre creux et les granges...

 

Un paon du jour

Un paon du jour

 

Surprenante a été cet été la découverte de cette grosse chenille que je n'avais jamais vu auparavant...

Il s'agit de la chenille du Grand Paon de nuit.

Pas étonnant que ce papillon de grande taille que je n'ai jamais observé, ait une aussi grosse chenille. Elle se reconnaît facilement à ses protubérances bleues turquoise d'où sortent des soies noires. 

La chenille du Grand Paon de nuit

La chenille du Grand Paon de nuit

 

Enfin pour terminer cette petite exploration dominicale, j'ai croisé durant ma balade autour du Lac du Bouchet, une espèce assez rare : il s'agit du Morio encore appelé Vanesse Morio.  J'ai appris non sans surprise que c'était un papillon univoltin. Je ne connaissais pas ce mot ! Et vous ?

Il signifie que le papillon n'a qu'une seule génération par an. 

De plus, c'est un papillon qui hiverne à l'état adulte. Il est donc capable de vivre de 10 à 11 mois ce qui est rarissime pour un papillon !

La nouvelle génération apparaît en été. Le spécimen que j'ai mal photographié, se trouvait sur les berges du lac, ce qui n'a rien d'étonnant vu que la larve se nourrit de saule, bouleau, orme, tous présents sur les lieux...

 

Vanesse Morio

Vanesse Morio

 

Bon dimanche à tous ! 

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30 septembre 2017 6 30 /09 /septembre /2017 06:00
Une des fresques de la Tour des Anglais

Une des fresques de la Tour des Anglais

 

Lucien Gires est un artiste peintre et sculpteur de la région de Saugues.

J'ai déjà cité son nom à plusieurs reprises dernièrement car il est l'auteur de nombreuses fresques, entre autres oeuvres.

 

Cet autodidacte, né en 1937, a consacré sa vie et son oeuvre à dépeindre des paysages et des scènes rurales. Il aimait aussi représenter des sujets religieux. Celui que tous surnommaient "Lulu", est le peintre de la mémoire de la ville. Pourtant, il ne se considérait pas comme un artiste, mais comme un simple artisan et l'art était pour lui une simple passion. 

De famille modeste, son père était sabotier, il est, tout jeune, sensibilisé à l'art. Il apprend entre autre à tailler la pierre avec son grand-père, mais aussi à peindre et à dessiner. 

Très attaché à la ville qu'il n'a jamais voulu quitter et à son terroir, lui qui savait si bien peindre la vie quotidienne des Sauguains a laissé à Saugues une oeuvre impressionnante. 

 

Sa première grande oeuvre a été le diorama de Saint-Bénilde. Je n'ai pas eu le temps d'aller visionner ce diorama dont l'accès est gratuit pour tous. Il se compose de plusieurs animations, faites de tableaux successifs, racontant la vie du Frère Bénilde, protecteur de la ville, qui exerça à Saugues en tant qu'instituteur et qui est le Saint-Patron des accordéonistes.

 

Un des tableaux du diorama de Saint-Benilde (photo internet)

Un des tableaux du diorama de Saint-Benilde (photo internet)

 

C'est Lucien Gires également qui a élaboré les fresques, peintes sur toile de jute, situées dans l'Eglise Saint-Médard que je vous ai montré récemment.

Pour ceux qui n'ont pas vu mon article, je vous remets une illustration ci-dessous...

Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues
Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues

Les fresques de l'Eglise Saint-Médard de Saugues

 

Dans les années 70, Lucien Gires se consacre ensuite à la restauration et l'aménagement de la Tour des Anglais où il peint des fresques superbes relatant les anciens métiers et des scènes de la vie quotidienne dans le Gévaudan. 

Je n'ai pas pu toutes les photographier car il y avait une autre exposition d'artistes qui les cachaient en partie...

En voilà donc un petit aperçu !

Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)
Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)

Vue partielle des fresques exposées dans la Tour des Anglais (à Saugues)

 

Christian que beaucoup d'entre vous connaisse bien, propose sur son blog un complément très intéressant et une analyse fine de cette fresque qui montre le travail des scieurs de long...

Il a emprunté mes photos pour l'occasion et nous en apprend davantage sur ces métiers que je ne connaissais pas. 

Je vous invite à lire ce qu'il en dit sur son blog, en cliquant directement sur le lien ci-dessous...

 

Une des oeuvres ultimes de Lucien Gires est le Musée de la Bête du Gévaudan, dont je vous parlerai mardi et qui a ouvert ses portes en 1999. Ce musée retrace l'histoire de la Bête qui terrorisa la population locale entre 1764 et 1767. 

Photo internet

Photo internet

 

Enfin Lucien Gires a également illustré de nombreux ouvrages pour enfants ou adultes sur le Gévaudan. 

 

En 1997, il est fait chevalier dans l'Ordre des Arts et des Lettres.

Depuis sa mort en 2002, de nombreux hommages lui sont rendus par les Sauguains. La route du Puy porte désormais son nom et il est impossible de se promener dans la ville sans croiser une de ces nombreuses réalisations...

Même les chaines de télévision, régionale et nationale, lui ont consacré plusieurs émissions.

 

A l'occasion du dixième anniversaire de sa mort, la municipalité de la ville, en partenariat avec l'Association des Amis de la Tour des Anglais, et La Croisée des Arts, ont souhaité lui rendre hommage en créant un concours de peinture et le "Prix Lucien Gires".

Depuis 15 ans maintenant, chaque année, peintres amateurs ou professionnels se retrouvent dans les rues du bourg pour immortaliser le quartier ancien, ou un moment de la vie de la cité.

 

Un bel hommage à ce peintre qui a su mettre en avant la vie dans le Gévaudan et charmer toute une région avec son art et sa modestie...

Il disait par exemple lors d'une de ses interviews télévisées : 

 

Moi, ma réussite, c’était de vivre à Saugues d’abord, et puis, si possible, de faire un peu de peinture. Le bonheur, c’est une forme de sagesse, ne pas être envieux des choses futiles.

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Published by manou - dans patrimoine Haute-Loire
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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 05:39
L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

 

Je vous ai présenté hier l'église Saint-Médard vue de l'extérieur. Je vous propose aujourd'hui de visiter l'intérieur.

 

Je n'ai malheureusement pas vraiment pu faire beaucoup de photos car d'une part, j'ai effectué cette visite rapidement au mois d'août dernier, avec ma petite fille, et j'ai donc passé plus de temps à répondre à ses questions (elle n'a que 8 ans) qu'à faire des photographies.

D'autre part, les pèlerins de Saint-Jacques étaient assez nombreux dans l'église en train de se recueillir, et j'ai trouvé (moi qui suis athée) que c'était très déplacé que de les prendre en photos. Donc la visite sera incomplète. C'est une visite à refaire hors saison ou lors des journées du patrimoine l'an prochain, si j'y arrive, pour capter quelques détails supplémentaires et en apprendre davantage sur l'histoire de cet édifice. 

 

L'orgue de tribune que vous pouvez apercevoir sur la première photo est situé au dessus du portail ouest que je vous ai montré hier (portail gothique). Il est classé aux monuments historiques comme beaucoup d'objets de cette église, elle-même, je le rappelle, monument classé.

 

Les vitraux font partie des plus beaux vitraux du département. Ce n'est pas moi qui le dit mais les guides touristiques ! La plupart représente la vie de Saint-Médard.

Ils sont si hauts qu'il faudrait pouvoir grimper sur les bancs ou carrément  sur des échelles pour les prendre en photos correctement. Bien sûr, vous vous en doutez, je ne l'ai pas fait !

 

Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux

Quelques-uns des vitraux

 

Au chevet, on trouve deux vitraux consacrés à la vie de Saint Noël Chabanel. Ils ont été élaborés par un peintre verrier du XIXe siècle, Charles Borie. On y voit entre autre, une des rares représentations dans l'art français, d'un amérindien (et plus particulièrement d'un Huron).

Natif de Saugues, Saint Noël Chabanel était un missionnaire jésuite devenu un des martyrs canadiens. Il fut envoyé très jeune en Nouvelle France et mouru, assassiné par un Huron.

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

 

En dehors des vitraux, on peut admirer certains objets de culte, statues et tableaux considérés comme des chefs-d'oeuvre.

 

Une Vierge en Majesté assise, en bois sculpté datant du XIIe siècle. Je n'ai pas réussi ma photo car cette vierge est en hauteur. J'ai donc emprunté une photo sur le net. D'aucun se demande s'il s'agit d'une copie exposée dans l'église, ou bien de l'original. Je ne vous donnerai pas la solution ! 

 

La vierge en Majesté (Photo du net)

La vierge en Majesté (Photo du net)

 

Face au portail d'entrée sud, deux chapelles latérales sont ornées de fresques murales (décor peint sur toile de jute). Elles ont été réalisées en 1975 par Lucien Gires, un artiste saugain dont je vous ai déjà cité le nom lorsque nous avons visité la Tour des Anglais et dont je reparlerai bientôt. 

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

 

Dans la chapelle de droite, se trouve une châsse, réalisée dans les années 50, où sont conservées les reliques de Saint-Bénilde, dont la vie est exposée dans l'édifice. Il est le protecteur des habitants de Saugues. Vous pouvez aussi en-dessous distinguer le gisant que je n'ai pas voulu photographier de plus près. D'abord je n'aime pas ça et ensuite ma petite fille était très impressionnée donc nous ne sommes restées devant qu'un bref instant.  

 

 

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

 

La fresque de la seconde chapelle représente l'histoire de Saint-Noël Chabanel dont je vous ai parlé plus haut. 

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

 

Dans le choeur, l'autel est entouré de statues...

Autour de l'autel
Autour de l'autelAutour de l'autel
Autour de l'autel

Autour de l'autel

 

Dans la salle des trésors, il y a bien sûr le trésor, placé dans des vitrines, comprenant des vêtements sacerdotaux dont des chasubles, des objets liturgiques et plusieurs croix de procession Renaissance, richement ciselées par des orfèvres du Puy.

Tous ces trésors sont, vous vous en doutez également classés. 

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)
Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

 

Dans les autres chapelles latérales sud, d'autres merveilles nous attendent, comme cette sculpture dorée dont je ne connais pas la signification (si un de mes lecteurs peut m'en dire plus !). 

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Cette Piéta tenant son fils mort sur les genoux, m'a beaucoup impressionnée. Elle est réalisée en bois polychrome et date du XVe siècle. Je l'ai trouvé magnifique !

La Pieta datant du XVe siècle

La Pieta datant du XVe siècle

 

Dans une autre chapelle, Saint-Jacques nous rappelle que l'église est sur le chemin de Compostelle. 

Une petite statue de Saint-Jacques

Une petite statue de Saint-Jacques


 

Voilà, notre découverte de l'église est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite vous a plu.

Je ne manquerai pas lors d'une visite future de la compléter éventuellement...

 

L'aigle de Saint-JeanL'aigle de Saint-Jean

L'aigle de Saint-Jean

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:45
L'église Saint-Médard de Saugues (43)

L'église Saint-Médard de Saugues (43)

 

Aujourd'hui, je vais encore vous parler d'un édifice religieux incontournable en Haute-Loire. C'est l'église Saint-Médard de Saugues.

Cette église est une ancienne collégiale qui dépendait du prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac. C'est un monument classé depuis 1831 au titre des monuments historiques. 

Aujourd'hui, elle sert de lieu de rencontre entre les Pèlerins qui viennent du Puy-en- Velay et ceux qui descendent du Puy-de-Dôme ou du Cantal. 

 

Toutes les églises ont une histoire et celle-ci ne déroge pas à la règle. Chaque siècle a apporté son lot de changement.

 

L'église actuelle se compose de trois parties.

 

L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...
L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

L'église vue de l'entrée de Saugues (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

 

Le clocher-porche, au sud du choeur, appartient dans sa partie basse à la première église implantée sur les lieux et datée du XIIe siècle. Il est donc entièrement de l'époque romane.

La partie haute du porche, par contre a été entièrement rénovée et consolidée vers 1920. Elle est surmontée par un clocher octogonal...

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais
Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

 

Le portail roman est d'une grande simplicité et date du XIIe. 

Cependant le porche actuel aurait été agrandi au XIVe siècle ce qui explique sa forme caractéristique avec un large et profond ébrasement, décoré de part et d'autres de trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. 

Le portail roman et les colonnettes du porche
Le portail roman et les colonnettes du porcheLe portail roman et les colonnettes du porche

Le portail roman et les colonnettes du porche

 

La nef et le choeur, montrent aussi sur la façade sud des vestiges de l'époque romane, en particulier au niveau de la salle des trésors que je vous montrerai prochainement.

La façade sud de l'église

La façade sud de l'église

 

Vers la partie nord, la nef et le choeur sont un mélange des genres car cette partie a été entièrement reconstruite, entre le XVIe et XVIIe siècle.

 

La façade nord de l'église...La façade nord de l'église...

La façade nord de l'église...

 

La façade ouest est de style néo-gothique. Entièrement bâtie au XIXe siècle, en pierre de Volvic, elle présente un porche d'entrée récent, auquel on accède par des escaliers. 

 

La façade ouest de l'église

La façade ouest de l'église

 

Son portail est lui aussi bien sûr de style néo-gothique...

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

 

Il est richement orné de sculptures. 

Les sculptures du portail d'entrée
Les sculptures du portail d'entréeLes sculptures du portail d'entrée

Les sculptures du portail d'entrée

 

Sur la façade, deux statues protègent l'entrée du portail : à gauche Saint-Roch et à droite Saint-Médard.

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Médard

Statue de Saint-Médard

 

Voilà, notre petite visite de l'extérieur de l'église Saint-Médard est terminée pour aujourd'hui.

Dès demain, je vous ferai visiter l'intérieur...si vous le voulez bien !

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:32

 

Aujourd'hui, nous quittons provisoirement la Drôme, sans changer pour autant de région administrative, pour poursuivre notre visite de la Haute-Loire...

Nous nous rendons à Saugues, pour découvrir une partie du patrimoine de la ville et aujourd'hui je vous propose de visiter, la Tour dite des "Anglais".

C'est un donjon datant du Moyen Âge, situé en plein coeur de la ville, juste à côté de l'église dont je vous parlerai un jour prochain. 

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

 

Saugues, est une petite ville de moyenne montagne (960 mètres environ) qui se situe à 45 km du Puy-en-Velay. C'est  un lieu bien connu des randonneurs qui font le chemin de Saint-Jacques de Compostelle car elle est située sur la via podensis. Les visites de la ville ne manqueront pas de rappeler des souvenirs à Roguidine et à Azalaïs qui ont fait le chemin...

 

La ville de Saugues est une ancienne place forte du Gévaudan, qui s'est développée au XIIe siècle sous l'autorité des seigneurs de Mercoeur, dont je vous ai déjà parlé.  Autrefois elle se situait au milieu de gigantesques forêts où sévissaient des bêtes sauvages...dont la fameuse bête du Gévaudan, dont nous reparlerons ! 

 

La ville a été ravagée en 1788 par un terrible incendie, parti du four banal. Toutes les maisons, accolées les unes aux autres, ont pris feu rapidement. La population de la ville était constituée de tisserands, de chapeliers et de tanneurs. Elle était aussi spécialisée dans le tournage des sabots de bois (les esclops).

 

Le récit de l'incendie...

Le récit de l'incendie...

 

Les modernisations successives ont achevé de détruire ce qui restait de la vieille ville après l'incendie, mais il subsiste ça et là quelques veilles bâtisses et une ambiance particulière intra-muros.

 

Le donjon qui domine la cité, faisait partie du château ravagé par les flammes. Il constitue le seul vestige de l'ensemble des fortifications qui protégeaient la ville des pillards au Moyen Âge. 

La Tour des Anglais

La Tour des Anglais

 

Il aurait été construit à la toute fin du XIIe siècle.

C'est un des rares exemples d'architecture militaire en Haute-Loire. Il est d'ailleurs classé aux Monuments historiques depuis 1907 et a été rénové dans les années 70. 

 

Cette tour massive de 23 mètres de hauteur est de forme rectangulaire et mesure 8.20 mètres de largeur sur 12.50 mètres de longueur. 

Elle est construite en granit gris de la région et sur ses parois sont répartis dix contreforts d'un mètre de large.

Lors des rénovations, le haut de la tour a perdu ses créneaux d'origine, mais conservé sa couronne de mâchicoulis sur consoles. En fait, il s'agissait probablement d'un simple chemin de ronde, posé à l'extérieur de la construction. 


L'horloge de la commune a été installée entre deux contreforts.  

 

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

 

La Tour des Anglais aurait été baptisée ainsi à cause d'un épisode historique marquant.

En effet, en 1362, durant la guerre de Cent ans, la ville et la tour furent assiégées par une bande de "Routiers" que l'on appelait aussi des "Anglais", mais qui n'étaient pas tous anglais pour autant. Ces "Anglais" étaient des mercenaires, licenciés après le traité de Brétigny (signé en 1360). Ils vivaient de pillages et de brigandages et semaient la panique dans la région. C'est contre "monnaie sonnante et trébuchante", que les troupes royales envoyées par Charles V, réussirent à les déloger de la ville et de la tour.

(Informations d'après un panneau situé dans l'enceinte de la tour).

 

Bien sûr, un des intérêts de cette Tour des Anglais est de pouvoir monter au sommet pour admirer la vue sur la ville et les alentours. 

 

Au rez-de-chaussée, en plus de l'exposition dont je vous reparlerai se trouve une représentation de la bête du Gévaudan, et un escalier en bois permettant de monter à l'étage. 

 

 

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...
La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

 

L'ascension, à partir du premier étage, se fait par des escaliers étroits et abrupts en pierre qui ne sont pas praticables par tout le monde et dans lesquels on ne peut pas se croiser. 

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

 

En chemin, on peut admirer la construction en pierre, la voûte de la salle haute, une porte qui permettaient peut-être l'accès à des courtines, ainsi que quelques vestiges de la vie quotidienne...

 

 

La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-LoireLa Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire

 

De petits réduits ça et là, des passages, des arcs, la présence de mâchicoulis, tout indique une construction ancienne, avec bien sûr de nombreuses meurtrières puisque c'était une tour de guet...par lesquelles on aperçoit la ville. 

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

 

Au sommet, la vue est superbe ! 

Le temps n'était pourtant pas de mon côté ce jour-là, car très changeant. 

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours

 

Là-haut, impossible d'oublier que la tour avait un rôle défensif. Constructions défensives et couleuvrines vous attendent.

Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...

Les couleuvrines et les constructions défensives...

 

J'ai découvert les noms des vents en patois...

 

Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...

Les différents noms des vents...

 

La girouette n'a rien d'original mais elle a une utilité... 

La girouetteLa girouette

La girouette

 

La cloche marque les heures et les demi-heures...

Attention, de ne pas être en -dessous à ce moment-là sous peine d'en sortir... sonné ! 

La cloche

La cloche

 

L'intérieur de la tour permet d'abriter des expositions saisonnières ou pas, dont je vous reparlerai bientôt et en particulier les fresques de Lucien Gires, un artiste local qui a permis la rénovation de la Tour dans les années 70. 

La Tour des anglais et l'église

La Tour des anglais et l'église

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18 septembre 2017 1 18 /09 /septembre /2017 06:00
Le parc éolien du Devès (vu de la voie romaine)

Le parc éolien du Devès (vu de la voie romaine)

 

Je ne peux terminer ma petite visite du bourg de Saint-Jean-Lachalm sans vous parler de l'implication de ce village de Haute-Loire dans les énergies renouvelables, d'ailleurs je vous l'avais promis. 

En effet, depuis les années 90, la commune s'est investie dans la protection de l'environnement... 

Aussi, ce petit bourg de seulement 282 habitants  fait figure de pionnier en Haute-Loire, en ce qui concerne les énergies nouvelles, et un parc éolien est implanté sur le site depuis 2008.

Il se compose de 9 éoliennes, faites-moi confiance, malgré le fait que sur mes photos, il en manque toujours au moins une !  

 

Un projet parfaitement intégré dans l'environnement
Un projet parfaitement intégré dans l'environnement

Un projet parfaitement intégré dans l'environnement

 

Le projet, mené par le groupe Valeco de Montpellier, en totale concertation avec la commune, est un exemple d'intégration parfaite dans l'environnement.

 

Déboiser le site, créer les accès, amener le matériel en morceaux, ferrailler et couler le plateau pour chacune des éoliennes et enfin, faire le montage, a été un travail de titan qui a mobilisé pendant plusieurs mois de nombreuses entreprises. 

Rappelons qu'une éolienne mesure 120 mètres de hauteur, on joue pas aux LÉGO...là ! 

 

Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteurChaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur
Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur

Chaque éolienne mesure 120 mètres de hauteur

 

Elles sont en effet parfaitement intégrées au paysage...surtout les jours de brouillard !

Et elles ont bien entendu leurs détracteurs, car c'est vrai que pour les oiseaux, les éoliennes constituent un danger potentiel, mais bien réel.  

Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...
Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...

Jours de pluie et de brouillard sur le parc éolien...

 

Par contre, dans la neige, elles ne dénotent pas du tout...

 

Jours de neige sur le parc éolien de Saint-Jean-Lachalm

Jours de neige sur le parc éolien de Saint-Jean-Lachalm

 

En parallèle de la construction et de la mise en fonctionnement des éoliennes, un Centre des Energies Renouvelables, appelé aussi "La Maison du vent" a été construit à l'entrée de la commune (à droite en venant du Puy-en-Velay), dans un  but de promotion auprès du public. C'est là aussi que se situe, le local technique du parc. 

De nombreux étudiants viennent y faire des stages et les enfants des écoles des communes environnantes viennent s'initier aux nouvelles énergies.

Le plus : sa toiture est équipée de modules photovoltaïques. 

 

Photo empruntée sur internet

Photo empruntée sur internet

 

Le hangar communal bénéficie du même type de toiture. Car en effet, en parallèle du projet de parc éolien, tous les bâtiments publics de la commune sont pensés en termes d'énergies renouvelables. L'école a un chauffage géothermique et est construite en bois de mélèze, à l'extérieur et en châtaignier à l'intérieur. Les logements locatifs sont chauffés au bois. L'isolement est effectué avec des isolants à base de plumes de canards et de laine de moutons... 

 

Et aujourd'hui...encore une fois la commune se distingue par son modernisme !

Une usine de méthanisation vient de voir le jour au printemps 2017...une première dans la région. La commune travaille sur ce projet, en association avec cinq éleveurs locaux, depuis 2010. 

L'usine produit de l'électricité,  24 h sur 24, à partir des déchets laitiers et agricoles : du fumier donc, mais aussi du lactosérum, des déchets agricoles et communaux. Elle produit jusqu'à 150kw/h qui seront revendus à EDF. Pour nous faire une idée concrète, cela correspond à 8 400 heures de consommation, ce qui est beaucoup plus que l'éolien ou le photovoltaïque.  

 

Comment ça marche ?

Le biogaz est un gaz issu de la méthanisation des matières organiques capables de fermenter. Il est composé de méthane (donc de gaz naturel), mais aussi de dioxyde de carbone. Ce type de fabrication est très développé en Allemagne et comptait déjà 2.2 % de la production d'énergie renouvelable en France, en 2014.

Il est aussi source d'emplois locaux et va permettre au bourg de conserver sa population.

 

Pour en savoir plus, vous pouvez lire l'article du journal local sur la méthanisation...en espérant qu'il reste assez longtemps accessible en ligne pour que tout ceux que ça intéresse puisse le consulter...

 

 

Je n'oublie pas que je vous ai promis de vous montrer à l'occasion d'autres aspects de ce village ou des hameaux environnants. Il faudra donc que j'y retourne plus longuement...

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:30
La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas admiré ce joli papillon coloré, peu fréquent en Provence. 

Mais cet été, encore une fois en Haute-Loire, mes lavandes étaient envahies par toutes sortes de papillons et j'ai eu tout loisir de les observer et de les photographier...

 

La Petite Tortue (Aglais urticae) a un nom bien mystérieux.

Si "Aglais", provient bien d'Aglaé, la messagère d'Aphrodite, déesse de la beauté, et fait bien référence à la beauté de ce papillon, et "urticae" au fait que la larve se nourrit exclusivement de feuilles d'orties, c'est beaucoup plus difficile de comprendre son surnom.

En effet, on ne voit pas très bien d'où provient ce surnom de "petite tortue". Les anglais l'appellent "small tortoiseshell" ce qui signifie "petite écaille de tortue". Les allemands eux surnomment ce papillon "Kleine Fuchs" ce qui signifie "Petit-renard" faisant très significativement référence  à la couleur de ses ailes.

Quoi qu'il en soit, c'est un papillon qui ne passe pas inaperçu, car il mesure tout de même 4 à 5 cm et sa couleur orangé est superbe. C'est vrai que les dessins sur ses ailes font penser à des écailles...

 

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

 

Quand on s'approche, on distingue bien les bords des ailes, agrémentés de lunules bleues, chacune entourées de noir.

On voit bien les lunules bleues

On voit bien les lunules bleues

 

Vers l'avant, les ailes antérieures présentent une bordure jaune et noir et à l'extrémité, une grosse tache blanche qui se voit même sur les individus âgés. 

Un spécimen âgé...

Un spécimen âgé...

 

Le revers des ailes est beaucoup plus terne et j'ai mis quelques jours à comprendre qu'il s'agissait du même papillon ! 

Ces couleurs noirâtres lui permettraient de se cacher dans les feuilles mortes. Ainsi les prédateurs passent leur chemin... 

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloréL'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

 

Le bout des antennes est blanc. J'ai appris récemment que le bout des antennes était très important pour faire la différence entre certaines espèces de papillons. Donc dorénavant, je leur demanderai de me les montrer ! 

L'extrémité des antennes est blanc

L'extrémité des antennes est blanc

 

 

La Petite Tortue butine toutes sortes de plantes herbacées, en particulier les centaurées et les valérianes,  et même quelques plantes arbustives, comme les aubépines.

 

J'ai été très surprise d'apprendre que ce papillon commun était en voie de disparition dans certaines régions ouest de la France. Il a aussi quasiment disparu en Grande-Bretagne, alors qu'il était abondant, il y a une dizaine d'années.

 

Il faut dire aussi que ce joli papillon très coloré et que l'on ne peut confondre qu'avec la grande tortue, a la particularité de pondre sur les orties. Oui vous avez bien compris, les orties, vous savez bien ces plantes urticantes, abondantes près des fermes et des bergeries et dont nous cherchons tous à nous débarrasser car elles deviennent un peu trop envahissantes dans nos jardins. 

Nous sommes donc nous aussi responsables de la disparition de cette espèce car ce ne sont pas nos agriculteurs qui luttent contre les orties, en employant des pesticides, mais bien nous, les jardiniers amateurs...

Enfin moi, en Haute-Loire, j'ai choisi de les arracher et il en repousse toujours assez pour que je les cuisine en gratin, en potage ou en tartes, ou que je les mette au compost, ou autres usages...mais du coup, je participe aussi, à ma manière, même sans produit chimique, à la destruction massive de ce joli papillon et de l'habitat de ses larves !

 

Le problème n'est pas si simple et les chercheurs ont observé récemment que même lorsque des orties subsistent abondamment dans la région, ces papillons peuvent disparaître.

Alors... évitons de nous culpabiliser, il y a certainement d'autres causes, les étés trop secs ? les hivers trop doux puisque c'est un papillon qui vient du nord ? un prédateur plus agressif car en manque de nourriture ? 

 

En tous les cas c'est une espèce à surveiller de près...

 

Certains spécimens, en ville ou dans les jardins s'observent sur le Buddleia, l'arbuste aux papillons. Mais je n'ai pas trouvé d'indication pour savoir où les adultes vont pondre, s'il n'y a pas de friches aux alentours, ni d'orties pour nourrir les larves, ni de granges abandonnées pour que certains adultes de la dernière génération y passent l'hiver pour hiberner, ce qui est encore une de ses particularités...

A savoir donc, si en fin d'hiver, vous en trouvez un dans votre garage ou la remise du fond du jardin. Ne l'écrasez pas et ne le jetez pas non plus à la poubelle, même si vous pensez qu'il est mort et que vous le trouvez bien mal en point. Mettez-le au soleil. Vous serez peut-être surpris de le voir s'envoler et il ira se reproduire pour fonder la première génération de l'année, c'est prouvé ! 

 

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12 septembre 2017 2 12 /09 /septembre /2017 06:00
L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

L'église Saint-Jean-Baptiste de Saint-Jean-Lachalm (43)

 

Je n'ai presque pas trouvé d'informations sur l'intérieur de l'église de la petite commune de Saint-Jean-Lachalm. 

 

Je vous rappelle que cette église, que je vous ai présenté récemment, est dédiée à Saint-Jean-Baptiste, le prophète, également appelé le "précurseur" ou "le caravaggio" en Italie, parce qu'il a annoncé la venue de Jésus. Elle dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac et fait donc partie aujourd'hui des sites clunisiens.

Elle appartient à l'ensemble paroissial "Saint-Jean du Velay volcanique" comme certaines églises de la région que je vous ai déjà fait visiter sur ce blog :  celle de Saint-Rémy de Vergezac, celle de Saint-Privat d'Allier ou encore celle du Vernet, ...et plus récemment celle de Saint-Christophe-sur-Dolaizon. Les croyants se rendent donc au culte alternativement dans l'une ou l'autre de ces églises...

 

Approchons-nous tout d'abord pour voir le porche d'entrée, située sur la place principale du village. 

Lorsque j'ai fait mes photos cet été, l'église était protégée par une barrière de sécurité. 

On voit bien qu'elle n'a pas beaucoup changé depuis la photographie ancienne que j'ai trouvé sur internet qui montre simplement la place, non goudronnée.

 

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)
L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

L'église Saint-Jean-Baptiste (Saint-Jean-Lachalm)

 

Le portail d'entrée est tout simple et s'ouvre directement sur la placette.

Il est formé de plusieurs arcs successifs décalés (qu'on appelle des voussures) et de chaque côté de la porte, ouverte pour une fois, se trouve une double colonnette surmontée de chapiteaux sculptés de têtes de personnages et feuilles d'acanthe, entre autres. Ces chapiteaux viennent d'être rénovés ce qui se voit bien sur mes photos. 

Le portail d'entrée
Le portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

La nef montre une voûte toute simple en pierre du pays...

Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...
Le nef vue du haut de la tribune...

Le nef vue du haut de la tribune...

 

Dans le choeur, le maître-autel datant du XIVe siècle est surmonté par un christ en croix du XVIe. 

Le choeur et l'autel
Le choeur et l'autel

Le choeur et l'autel

 

Voici deux des chapelles latérales...il y avait des visiteurs dans les autres ! J'y retournerai sans doute un jour faire d'autres photos...

Les chapelles latérales
Les chapelles latérales
Les chapelles latérales

Les chapelles latérales

 

Les vitraux sont par contre tout à fait modernes, ce que j'ai trouvé dommage dans ce contexte...

 

Les vitraux sont modernes
Les vitraux sont modernes

Les vitraux sont modernes

 

Dans une des chapelles latérales, se trouve un superbe bas-relief sculpté dont je ne connais ni l'origine ni la signification...

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

Bas-relief sculpté de l'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Voici d'autres détails ornementaux vus à l'intérieur de l'église : de nombreux tableaux que je n'ai pas tous pris en photos et quelques chapiteaux gravés, tous de la même façon, avec un motif de feuilles simples (appelées feuilles d'eau, je crois ?).

De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...De nombreux tableaux...

De nombreux tableaux...

 

Les fonds baptismaux de l'entrée sont devenus simple bénitier...

Le village de Saint-Jean-Lachalm (3) : l'église vue de l'intérieur / Balade en Haute-Loire

 

Remarquables aussi ces petits fonds baptismaux apparemment en marbre, surmontés d'une armoire de petite taille à la porte gravée d'une croix pattée, symbole des Templiers. L'armoire est encastrée dans le mur et surmontée de la statue de Saint-Jean-Baptiste avec son éternel agneau couché à ses pieds et son doigt pointé.

Dans l'armoire, fermée à clé, étaient conservées les huiles saintes.

 

 

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...
Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

Fonds baptismaux de l'église Saint-Jean-Baptiste ...

 

J'espère que la visite de cette petite église vous a plu !

Elle est toute simple mais méritait le détour, je trouve...

 

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 06:14

 

L'église de Saint-Jean-Lachalm, dédiée à Saint-Jean--Baptiste, est une église romane construite au 13e siècle et classée aux monuments historiques depuis 1908.

 

L'église de Saint-Lachalm

L'église de Saint-Lachalm

 

C'est une église voûtée, terminée par une abside carrée, ce qui est une de ses particularités.

La nef a été totalement rénovée en 1928 et elle est recouverte de lauzes. 

L'extrémité de la nef est surmontée par une petite cloche...

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

 

 

Les chapelles latérales ont été rajoutées ultérieurement comme c'est toujours le cas dans les églises romanes. Elles dateraient toutes du 15e siècle et ont une toiture couverte de tuiles.

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles
Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

 

Le clocher porte la date de 1790. Il repose sur une travée basse de la nef, renforcée par un arc et se situe au dessus du porche d'entrée. 

Il est surmonté par une girouette, avec le traditionnel coq que nous observons souvent sur les édifices religieux...


 

La girouette

La girouette

 

L'originalité du clocher est d'être recouvert de tuiles vernissées de plusieurs couleurs. Ces tuiles sont caractéristiques des édifices bourguignons. Domi nous a fait visiter cet été sur son blog, de jolis sites bourguignons ayant ce type de toiture...

La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie

La toiture vernissée en quadrichromie

 

Cette couverture vernissée particulière du clocher, est très rare dans la région.

Elle s'explique par le fait que cette petite église située à l'écart des routes touristiques, dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac.

 

Un peu d'histoire pour mieux comprendre...

 

Le célèbre Odilon de Cluny (de son nom de naissance Odilon de Mercoeur), d'abord chanoine à la collégiale de Saint-Julien de Brioude, puis 5ème abbé de Cluny, était né dans la région. Sa famille (les Mercoeur) était alors établie dans le château de Miramande situé à un kilomètre à peine de Saint-Jean-Lachalm. 

Odilon de Cluny fonde en 1025 le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.

A cette occasion, il offre à ce nouveau prieuré clunisien, l'église Sain-Jean-Baptiste située dans le fief de la famille Mercoeur, ainsi que la chapelle du château.

Le château de Miramande et sa chapelle ont été détruits au XVe siècle. Il ne reste plus, au bourg aujourd'hui que la jolie petite église... 

 

Depuis 2012, l'église fait partie des sites clunisiens, comme beaucoup d'autres monuments de la région qui attestent tous de la notoriété de l'ordre monastique de Cluny, fondé au Xe siècle par Guillaume Le Pieux, comte d'Auvergne. 

Durant sont abbatiat, Odilon de Cluny a considérablement participé à augmenter l'influence religieuse, politique et culturelle de Cluny. Le classement de cette petite église parmi les sites clunisiens est une façon de lui rendre un bel hommage. 

Je vous rappelle que l'abbaye bénédictine de Cluny est devenue après sa création et, jusqu'à la Révolution, un foyer de renaissance et d'influence dans tous les domaines, laissant dans son sillage un patrimoine remarquable qui s'est étendu jusqu'en Haute-Loire et bien delà, dans le sud-ouest, en Angleterre, en Suisse... 

 

Depuis 2005, le réseau des Sites clunisiens est mis en valeur et de nombreux édifices religieux sont aujourd'hui reconnus et portent la mention d' Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe.

 

 

 

Pour poursuivre la visite de l'église,  et en faisant le tour complet de l'édifice, nous pouvons observer quelques détails, comme cette ouverture encadrée de deux colonnettes surmontées de deux chapiteaux décorés qui se trouve à la base du clocher. Sur la première photo ci-dessous, on voit bien que cette ouverture n'est pas une ancienne porte d'accès et ne touche pas le sol...

 

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes
L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes

L'ouverture encadrée de deux colonnettes

 

Puis au dessus, on peut apercevoir une petite statue de la vierge, et enfin en remontant le nez vers le ciel, on aperçoit les abat-sons et enfin la toiture vernissée et la girouette.

Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue

Zomm sur la petite statue

 

Accolée, au clocher se trouve une petite tour ronde qui comporte à sa base, une porte d'accès à l'escalier permettant de monter jusqu'au clocher...

 

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)
L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

 

On aperçoit aussi sur le mur de la nef, juste sous le toit de lauzes, des arcatures décoratives qui forment une frise, décoration typique de l'art roman. 

Les arcatures
Les arcaturesLes arcatures

Les arcatures

 

A côté de l'église, juste de l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école du Sacré-Coeur, une école privée dont j'ai découvert une photo ancienne sur le net.

Les locaux sont occupés actuellement par un cabinet d'endocrinologie. 

L'école privée
L'école privée

L'école privée

 

Très bientôt, je vous ferai visiter l'intérieur, enfin, si vous le voulez bien ! 

Le village de Saint-Jean-Lachalm (2) : l'église vue de l'extérieur / Balade en Haute-Loire

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 06:06
L'église de Saint-Jean-Lachalm

L'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Saint-Jean, comme l'appellent les habitants de la région, est un village éloigné des axes touristiques qui a su préserver son authenticité, tout en se modernisation. 

Il se situe lui-aussi, comme le village de Saint-Christophe-sur-Dolaizon, dont je vous ai parlé récemment, sur le grand plateau volcanique du Devès, à proximité d'une très belle forêt, bordée par une ancienne voie romaine, forêt dans laquelle se niche le superbe lac du Bouchet.

 

Comme dans toutes les communes de Haute-Loire, le nombre d'habitants peine à se maintenir. Il y a seulement 282 habitants en tout sur l'ensemble de la commune sur un territoire de 35 km2.

Pourtant, c'est une commune de moyenne montagne où il fait bon vivre. Elle se situe en dehors du chemin de Saint-Jacques de Compostelle et seuls, ceux qui font le chemin par petites étapes, en toute tranquillité, prennent la peine de faire le détour pour y passer la nuit.

Les petits hameaux qui la composent, sont des petites merveilles de tranquillité, habités pour la plupart par des éleveurs et des agriculteurs. N'oublions pas que nous sommes dans le secteur de l'AOC Lentilles vertes du Puy. 

 

Il ne faut pas oublier que les conditions de vie y était rude au début du XXe siècle et les hivers toujours rigoureux, ce qui est moins le cas aujourd'hui. 

 

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40
Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

 

Un peu d'histoire...

 

Sans avoir rien demandé, la commune a été mise sur le devant de la scène, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et a été le siège du premier combat de la Libération du Velay.

 

Je vous en fais un très bref résumé, car l'histoire est plus complexe.

Tout cela s'est passé non loin du bourg, à Rossignol, le petit hameau le plus haut en altitude de la commune, proche de la forêt.

La cache résistante du coin est découverte par les allemands le 7 juin 1944, le lendemain du débarquement en Normandie.

Au matin, les allemands encerclent le hameau. Ils ciblent seulement deux des fermes isolées qui abritent 120 maquisards depuis l'avant-veille. Personne ne sait encore aujourd'hui qui les a prévenu. Voyant qu'ils n'arrivent pas à bout de la résistance, les allemands repartent chercher du renfort.

Pendant ce temps le chef du maquis, Lucien Volle (dit le capitaine Lulu, responsable du groupe Lafayette) qui libérera la ville du Puy-en Velay deux mois plus tard, fait partir le gros des troupes et met les plus jeunes résistants à l'abri dans les hameaux voisins.

Lorsque les allemands reviennent avec un convoi impressionnant de 24 camions, et 400 hommes, ils s'en prennent à la population des fermes voisines, incendiant les maisons...dans lesquelles se trouvaient des blessés et des armes.  

Huit morts seront à déplorer côté français mais il aurait pu y en avoir davantage... Ce sont les allemands qui capituleront ce jour-là et qui auront le plus de perte.

En effet, il faut bien connaître le coin, les falaises, les forêts pour retrouver les maquisards qui se sont dispersés pour regagner la ville de Saugues, puis le maquis du Mont-Mouchet, le plus grand maquis d'Auvergne situé sur la Margeride, où ils sont attendus... 

 

 

Après ce bref aperçu historique et environnemental, je vous propose une petite visite du village.

Le bourg est habité essentiellement par des éleveurs et les fermes, typiques de la région, sont nombreuses à être encore en activité.  Elles sont toutes construites en basalte. 

Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg

Les nombreuses fermes du bourg

 

Certaines fermes conservent leur propre abreuvoir devant la maison...

 

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme
Un abreuvoir joliment décoré devant une fermeUn abreuvoir joliment décoré devant une ferme

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme

 

Un autre abreuvoir se trouve au centre du village et arbore une jolie tête. Je vous rappelle que nous sommes aux portes du Gévaudan et je vous parlerai un jour prochain de la Bête qui a sévi dans la région et reste dans toutes les mémoires...

L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg

L'abreuvoir au centre du bourg

 

D'autres détails par ci, par-là ont retenu mon attention...

Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...

Quelques détails dans le village...

 

Depuis une vingtaine d'années, à proximité du bourg, la via ferrata qui se trouve sur les rochers de Miramande (ou de Mirmande selon les sites) accueille les vacanciers désireux de connaître quelques sensations fortes, seuls ou accompagnés. 

Elle comporte trois voies qui se déploient dans le cadre magnifique des gorges, près de l'ancien château dont ne subsiste qu'un pan de mur difficile à voir, si on ne sait pas où il se trouve.

J'aurai l'occasion de vous en reparler...

Attention... j'ai pas dit que j'allais la faire !

 

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)
La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

 

Depuis presque dix ans maintenant, des éoliennes sont implantées sur le plateau du Devès et la maison du vent accueille stagiaires, visiteurs, écoliers et conférenciers tout au long de l'année. On voit très bien ces éoliennes du village.

Mais ce sera l'objet d'un autre article...

Les éoliennes, vues du bourg

Les éoliennes, vues du bourg

 

Pour les fans de vieilles cartes postales, d'autres photos anciennes, vous attendent sur le site de Papou Poustache.

 

A bientôt, si vous le voulez bien, pour visiter l'église romane du bourg, un site clunisien...

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31 août 2017 4 31 /08 /août /2017 05:31
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au mortsL'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts
L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

L'église en contre-jour et la placette principale avec la fontaine et le monument au morts

 

Voilà longtemps que je voulais faire une halte à Saint-Christophe-sur-Dolaizon, une petite commune de Haute-Loire, située à quelques kilomètres seulement du Puy-en-Velay. Nous y sommes allés un vendredi soir, où il y a un petit marché qui regroupe quelques producteurs locaux. Sur internet, vous trouverez parfois l'orthographe "Dolaison" ce qui est étrange car sur les panneaux à l'entrée du village, il y a bien un Z et c'est le nom de la rivière qui passe à proximité ! 

C'est une commune qui se trouve en dehors des grands axes routiers. Elle est la troisième commune traversée par les pèlerins de Saint-Jacques de Compostelle qui empruntent la Via Podensis. 

On l'atteint après avoir traversé les chibottes que je vous ai montré l'année dernière et qui attestent de l'intense activité agricole passée de la région. 

 

 

La commune est surtout visitée pour son église romane et son petit patrimoine alentour. Le château par contre, visible de la grande route, est un domaine privé.  

Elle s'étend sur le plateau volcanique du Devès, sur 2734 hectares et compte moins de 1000 habitants en tout (hameaux compris). C'est une commune de moyenne montagne, située à 900 mètres d'altitude qui propose de nombreux gîtes et locations saisonnières à deux pas de la grande ville, mais aussi des vallées de la Loire et de l'Allier, riches en randonnées et découvertes patrimoniales diverses...

 

L'église Saint-Christophe

L'église Saint-Christophe

 

L'église Saint-Christophe aurait été construite vers le milieu du XIIe siècle. Elle est mentionnée dès 1161, par les hospitaliers du Puy et, en 1204, par les Templiers. Elle est donc romane pour ses parties les plus anciennes, mais a subi de nombreux remaniements au cours des siècles comme la plupart des églises de la région. 

 

Classée aux Monuments historiques depuis 1907, elle présente le traditionnel clocher à peigne de la région et bien sûr, elle est construite en roches locales. 

Le clocher est percé de quatre ouvertures et porte la date de 1737. Il n'a cependant que trois cloches.

Il est surmonté de quatre gâbles, typiques de l'architecture gothique.  

 

Le clocher surmonté de quatre gâbles

Le clocher surmonté de quatre gâbles

 

Au sud, l'église présente trois enfeus qui s'ouvraient vraisemblablement sur l'ancien cimetière. 

La façade sud de l'église et les enfeus
La façade sud de l'église et les enfeus

La façade sud de l'église et les enfeus

 

Au nord, on retrouve des vestiges d'une église antérieure...

 

On voit bien aussi sur les photos, les différentes roches qui ont servi à son édification : la brèche volcanique de couleur verte, le basalte noir, l'arkose jaune (une sorte de grès) et les scories rouges...toutes issues de carrières locales dont certaines sont encore en exploitation aujourd'hui.    

La façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église
La façade nord de l'égliseLa façade nord de l'église

La façade nord de l'église

 

Côté Est, le portail est tout simple.

Les voussures sont sans fioritures et le "tympan" est formé par un vitrail, protégé par une ferronnerie et intégré à la porte en bois sculptée. 

Le portail
Le portail Le portail

Le portail

 

Voici d'autres détails, vus de l'extérieur...

Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.
Autres détails de l'extérieur de l'église.

Autres détails de l'extérieur de l'église.

 


Bien évidemment, un vendredi soir, l'église était fermée et je n'ai pas pu visiter l'intérieur, ce qui ne m'a pas permis de découvrir son décor, ni son plan original et rare dans la région, paraît-il, puisque l'église est constituée d'une nef de deux travées voûtées en berceau, d'un transept et d'une abside en cul-de-four, percée de cinq baies...

J'ai donc emprunté une photo sur le site visorando, afin de vous en donner un bref aperçu. 

 

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

Photo de l'intérieur de l'église empruntée sur le site Visorando.

 

Voilà, la visite de cette petite église est terminée !

Bien sûr, si j'ai un jour l'occasion de la visiter, je vous la montrerai plus en détails. 

 

Le château de Saint-Christophe, comme je vous l'ai dit, n'est pas visible car il est situé dans une grande propriété privée et dans un parc arboré qui le met bien à l'abri des regards, surtout en été. 

Si je retourne me promener dans le village, j'aurai sans doute d'autres détails à vous montrer. Il y a, paraît-il, des moulins en ruine et des grottes, à proximité, et de jolis balades à faire.

 

Un jour prochain sans doute...

 

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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 05:45
La croix de la chèvre

La croix de la chèvre

 

Comme je vous l'ai dit récemment lorsque nous retournons nous promener en famille au Lac du Bouchet, situé entre la commune de Cayres et celle du Bouchet -Saint-Nicolas, en Haute-Loire, nous nous garons très fréquemment, surtout en été quand il y a du monde, au parking de la Croix de la chèvre. 

La vue d'en-haut sur le lac est magnifique, un peu moins dégagée cependant en été ! 


 

 

La vue sur le Lac

La vue sur le Lac

 

Je vous ai déjà raconté dans mon article de septembre dernier, une version de la légende qui a précédé l'édification de cette croix dans les années 50. Elle se retrouve résumée, sur ce panneau informatif.

La légende de la croix de la chèvre...

La légende de la croix de la chèvre...

 

J'ai trouvé une autre version, plus complète sur un blog...si vous avez envie de la lire jusqu'au bout ! 

Francisque Mandet, dans l’Ancien Velay, nous donne une variante de cette légende qui diffère de la précédente sur quelques points essentiels, notamment la métamorphose en pierre de la vieille femme et de sa chèvre.

Dieu voulant un jour éprouver les habitants d’une ville, autrefois bâtie à l’endroit où se trouve le lac du Bouchet-Saint-Nicolas, descendit sur la terre et revêtit la forme d’un vieillard infirme et malheureux. Appuyé sur un grand bâton, le mendiant frappa aux portes de toutes les maisons de cette ville sans qu’une seule s’ouvrît, sans qu’une main charitable lui tendit une aumône; au contraire, on répondait à ses pleurs, à ses humbles supplications par de grossières injures.
Aussi, Dieu s’éloignait-il, décidé à la plus terrible vengeance, lorsqu’il aperçut une modeste cabane à laquelle il ne s’était point adressé. Il frappe, une femme pauvre et courbée sous le poids des années vient lui ouvrir. « Vous souffrez, lui dit-elle, je souffre aussi; vous avez faim, voyez ma profonde misère, n’importe; entrez, mon hôte, j’ai là une chèvre dont j’ai vendu les chevreaux, j’ai un peu de farine et, tandis que vous vous reposerez sur ce banc, je pétrirai un pain, je trairai ma chèvre, puis nous partagerons ce frugal repas. – Eh quoi ! s’écria le vieillard, est-ce donc ici, dans cette chaumière dénudée, que se trouve la seule âme accessible à la pitié ! Méchantes gens, malheur à vous ! Femme, ajouta-t-il, ne perds pas un instant, prends ta chèvre, suis ce chemin sans te retourner, quelque bruit que tu puisses entendre, et fuis ces maudites contrées que Dieu va punir… » A ces mots, le vieillard, dépouillant son enveloppe mortelle, disparaît dans une éblouissante clarté.
– Encore toute émue de cette miraculeuse apparition, le vieille de la montagne se hâte d’obéir; mais, à peine est-elle arrivée au sommet du pic voisin, que sa chèvre pousse des cris lamentables, la terre tremble, le ciel s’obscurcit, les nuages tombent du ciel comme de noirs rideaux, un bruit affreux emplit l’air et glace d’épouvante la malheureuse femme. En ce moment terrible, elle oublie la défense que Dieu vient de lui faire; la curiosité la pousse, elle se retourne : ô prodige ! la ville a disparu; un lac immense, noir, bouillonnant, est à la place et vient d’engloutir toute une population maudite… Effrayée de ce qu’elle vient de voir, la fugitive veut hâter le pas; il est trop tard, ses pieds sont à jamais fixés au rocher; elle et sa chèvre sont changées en pierre.
– Ce fut pour perpétuer la mémoire d’un aussi grand prodige que les nouveaux habitants élevèrent une croix à l’endroit de cette métamorphose et lui donnèrent le nom de Croix de la Chèvre.

http://leblogdeviviane.free.fr/index.php/2016/09/02/la-croix-de-la-chevre/

 

Donc pour résumer l'histoire à ceux qui ont eu la flegme de lire jusqu'au bout...le village du "Petit-Puy" qui se trouvait à l'emplacement actuel du lac, aurait été englouti par les eaux... et les jours de grand beau temps, on pourrait voir les habitations au fond de l'eau et même entendre le tocsin. 

Il faut en conclure que la curiosité est un vilain défaut...en effet, on raconte aussi aux alentours du lac, mais peut-être est-ce aussi une légende, qu'un jour un villageois voulut s'approcher un peu trop près du village englouti : il se rendit au milieu du lac et immergea une marmite accrochée à une longue corde.  Elle remonta emplie de sang. Le pauvre fut sauvé de la noyade par Saint-Nicolas lui-même, le protecteur et patron du village proche.

Dans une autre version, la marmite est remontée rougie par les flammes qui se consument toujours au fond du lac... 

 

Quoi qu'il en soit, en 1950, l'abbé Pharisier et un groupe de jeunes agriculteurs décidèrent de tailler une croix en hommage à cette légende.

Les jeunes creusèrent le socle dans la pierre du Bouchet (d'origine volcanique), et la croix fut inaugurée en 1950 ce qui donna lieu à de nombreuses réjouissances.

 

 

Voici donc, quelques photos de cette croix. Côté chèvre d'abord, bien sûr !

La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?
La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?
La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?

La chèvre puis, au-dessus, la croix gravée d'un personnage, peut-être la vieille femme ?

 

Puis côté... colombes, symboles de paix. 

Deux colombes se font face de l'autre côté de la croix...

Deux colombes se font face de l'autre côté de la croix...

 

Le lac du Bouchet a toujours inspiré de la crainte. Les femmes avaient peur d'y plonger leur linge.

Il y a trente ans encore, les gens du pays nous mettaient en garde quand on y emmenait nos enfants patauger. Même les nageurs de haut niveau hésitaient à le traverser à la nage et de nombreux pêcheurs et baigneurs y ont péri noyés. C'est vrai que l'eau y est souvent très froide, ce qui explique sans doute les noyades. De plus, certains corps n'ont jamais été retrouvés à cause de la vase et de la profondeur du lac (28 mètres).

 

Il n'en fallait pas plus pour que la plupart des gens aient la crainte de cette eau cristalline d'une couleur de rêve, mais dont les profondeurs s'avéraient menaçantes...Tous, y compris les pêcheurs, avaient peur d'être emportés par un tourbillon, s'ils s'aventuraient par mégarde au centre du lac !

Personne n'ose encore aujourd'hui s'aventurer loin des rives et ceux qui tentent la traversée courageusement ne sont pas forcément suicidaires (800 mètres de longueur seulement !). Par contre ils redoutent encore de la faire en passant par le centre...

 

Mais le plus grand secret du lac ne réside pas dans ce village englouti comme nous le dit la légende, ni dans un mystérieux et inexplicable tourbillon.

En fait, malgré les recherches et les nombreux travaux des géologues, personne ne s'explique d'où proviennent les eaux du lac. Aucun ruisseau ne s'y déverse et aucune source connue ne l'alimente. 

L'eau qui alimente le lac provient-elle uniquement des eaux de pluie et de ruissellement ? Y aurait-il des remontées d'eau le long de fissures souterraines ?

Nul ne le sait encore avec certitude...

 

D'où viennent les poissons, me direz-vous ? Et c'est une bonne question !

Ils sont le résultat d'une implantation humaine...et comme ils se sont plu dans ces eaux cristallines, ils se reproduisent pour le plus grand plaisir des pêcheurs. 

 

Seuls les paysans du coin, qui pourtant ne savent pas nager pour la plupart, sont sereins car "plus les eaux du lac sont basses, plus la moisson sera abondante" et c'est le cas cette année ! 

 

Le lac du Bouchet n'a peut-être pas encore livré tous ces mystères...et à l'échelle géologique, il deviendra sans doute un jour une simple tourbière, comme beaucoup de lacs de la région.

Nos descendants verront bien alors, si un village se cache vraiment au fond de l'eau...comme nous le dit la légende mais nous ne serons plus là pour qu'ils nous le racontent ! 

 

La croix vu de l'autre côté

La croix vu de l'autre côté

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 05:30
Le petit nacré

Le petit nacré

 

Aujourd'hui,  je vais vous montrer un papillon que j'ai observé tous les jours dans mon jardin de Haute-Loire, en train de butiner sur les lavandes. 

C'est une espèce de papillon très répandue en France et vous en avez sûrement vu près de chez vous ou dans votre jardin !

 

Au départ, je pensais qu'il s'agissait du Tabac d'Espagne, car il lui ressemble beaucoup, mais en l'observant de plus près, j'ai vu qu'il avait sous ses ailes postérieures, de jolies taches de couleur blanc nacré, d'où son nom...

Le nom savant de l'espèce est "Issoria lathonia" et il appartient à la famille des Nymphalidae. Je vous rassure, ça, je vais l'oublier tout de suite comme vous d'ailleurs !

 

C'est un papillon qui ne passe pas inaperçu car il mesure tout de même 3 à 4 cm, ce qui le classe dans les papillons de taille moyenne.

Le dessus de ses ailes est de couleur orangé et comporte des tâches noires de forme ronde. 

 

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

 

Le revers des ailes comporte de grandes taches nacrées brillantes. 

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

 

Je n'ai pas vu de chenilles mais elles aiment en particulier se nourrir de feuilles de violettes sauvages ou de pensées, d'où la présence abondante du papillon en Haute-Loire, région de forêts où abondent ces plantes à l'état sauvage. Quand l'environnement lui plaît, le papillon peut se reproduire plusieurs fois durant l'été, donc j'aurais très bien pu en observer.

 

L'adulte, lui, butine sur toutes sortes de fleurs du jardin, comme par exemple, l'arbuste aux papillons (appelé aussi le Buddleia de David), les lavandes...

Il recherche aussi bien sûr les fleurs sauvages présentes dans les friches agricoles ou au bord des champs, comme les centaurées par exemple ...

 

A noter : Le petit nacré est une espèce de papillon abondante et bien installée en France, mais protégée en Belgique et surveillée étroitement en Allemagne.

 

Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !
Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !

Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:21
Le lac du Bouchet
Le lac du BouchetLe lac du Bouchet
Le lac du Bouchet

Le lac du Bouchet

 

Je vous ai déjà fait visiter le Lac du Bouchet, ce lac de cratère formé il y a environ 800 000 ans, et classé depuis 1950 parmi les sites et monuments naturels exceptionnels (au titre de sa formation géologique particulière et du paysage qui l'entoure).  

Je vous ai déjà expliqué sa formation dans mon précédent article de septembre dernier, que vous pouvez lire ci-dessous... 

 

C'est un site incontournable et que je trouve magnifique. On se croirait au Canada !

Comme chaque fois que nous allons en Haute-Loire, et cela en toutes saisons, nous allons faire le tour du lac. Les enfants adorent ça et réclament la balade. Ils savent qu'à la moitié du parcours, nous ferons une halte aux jeux.

C'est plutôt rare par contre que nous allions nous y baigner, car l'eau est plutôt froide, mais c'est un lieu prisé par les habitants du Puy-en-Velay qui fuient la canicule. On les comprend !

Nous aimons nous garer au petit parking situé à côté de la Croix de la chèvre dont je vous parlerai bientôt.

De là, un chemin (maintenant un escalier) permet de descendre à la plage.

 

 

L'arrivée à la plage

L'arrivée à la plage

 

Le sentier qui fait le tour du lac ne manque pas de charme...

Les bords du lacLes bords du lac
Les bords du lacLes bords du lac

Les bords du lac

 

On y fait de jolies rencontres...

Faune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lacFaune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lac

Faune et flore autour du lac

 

De nombreux pêcheurs sont bien présents en toute saison.

La pêche
La pêcheLa pêche

La pêche

 

Ils côtoient de nombreux pédalos où s'activent des vacanciers, désireux de se rafraîchir...

De nouveaux aménagements ont été faits autour de l'hôtel-restaurant, qui offre à ceux qui le désirent une pause gastronomique ou rafraîchissante.

Une passerelle a été construite pour préserver les herbiers à Isoètes, espèce protégée rarissime, dont je vous ai parlé dans mon précédent article, et poursuivre le tour du lac, sans passer par le parking. Des pontons facilitent également la mise à l'eau des bateaux tout en évitant le piétinement, néfaste à ces fameux herbiers. 

 

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle
L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelleL'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

 

Petite parenthèse qui mérite réflexion...

Aujourd'hui le Lac du Bouchet est le second site, le plus visité du département (200 000 personnes par an toutes saisons et activités confondues dont 100 000 uniquement les deux mois d'été). 

Un programme d'aménagement des abords du lac, appelé pompeusement comme on sait si bien le faire aujourd'hui "projet d'écodévelopement du lac", est en cours depuis 2013 et crée beaucoup de polémique dans la région.

Les premières phases d'aménagement ne posent pas trop de problèmes : réorganisation de la plage (surveillée en saison) ; refonte totale des jeux pour enfants ; rénovation du parcours de santé qui vient d'être complété par un parcours sportif de 4.75 km ;  entretien du chemin qui fait le tour du lac, maintenant recouvert de pouzzolane pour le rendre accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite ;  transformation des divers chemins de descente, plus ou moins glissants en escaliers, construits en matériaux naturels...

 

Un des escaliers d'accès au lac

Un des escaliers d'accès au lac

 

Mais les habitants de la région sont inquiets : ils ont peur que ce site sauvage ne deviennent plus qu'un seul lieu touristique ayant perdu son âme. Ils se sentent comme "dépossédés" de leur propre patrimoine et je les comprend...

Le calme et la douceur des lieux, le dépaysement ressenti à deux pas de la ville, attirent de plus en plus de touristes. Toutes les générations tombent amoureuses du site et s'y côtoient. 

Car si le lac lui-même est classé, donc protégé et qu'on ne peut y faire n'importe quoi, les abords sont gérés par la région. Plusieurs associations locales se battent donc pour conserver le site dans l'état actuel encore quasi sauvage...sans faire d'autres aménagements jugés coûteux et inutiles. 

En effet, quand on voit à quel point le cadre est merveilleux, est-il nécessaire d'accroître sa notoriété en l'aménageant encore davantage ? Pour quel type de tourisme ?

Je n'ai pas la réponse, mais il faut nous poser la question pour éviter que notre nature encore préservée et sauvage, ne devienne, partout en France, plus qu'un gigantesque parc aménagé, où plus personne n'aura le droit de sortir des sentiers prévus...et où tous les parking deviendront payants. 

Le bon équilibre des choses serait de rigueur !

 

Retour au Lac du Bouchet / Balade en Haute-Loire

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:07

 

Vous savez que dernièrement, j'ai eu la chance de passer une quinzaine de jours en Haute-Loire, où je vais très souvent en vacances.

Nous avons été étonnés, en arrivant, de trouver le jardin aussi florissant, malgré le manque d'eau évident qui a touché la région, comme beaucoup d'endroits en France. 

 

Quelques passages nuageux par-ci, par-là, quelques gouttes d'eau quasi quotidiennes, moins de fortes chaleurs qu'au Sud, ont suffit à préserver les jardins et même si certaines fleurs étaient bien fanées pour la saison, le plaisir était bien là de retrouver un véritable jardin, encore fleuri, et de constater que les multiples boutures et plantations, faites seulement au mois de mai dernier, avaient résisté. 

 

Je vous invite donc aujourd'hui à visiter avec moi mon jardin auvergnat...

 

Le devant de la maison est un petit jardin d'ornement où nous avons  planté des vivaces pour avoir le moins d'entretien possible quand nous venons en vacances.

 

 

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

 

Les roses trémières, roses ou rouges la plupart du temps, ne se laissent pas facilement domptées : elles poussent tellement où elles veulent que je suis obligée d'en arracher certains plants qui nous empêcheraient d'entrer dans la maison...

Les roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses

Les roses trémières roses

Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges

Les roses trémières rouges

 

Malgré les hivers rudes et la neige, les lavandes aiment particulièrement le coin et sont visitées par de nombreux insectes, dont des papillons, dont je vous donnerai un aperçu prochainement.

Les lavandesLes lavandes
Les lavandesLes lavandes

Les lavandes

 

Ma petite clématite a pris, même si c'est encore un bébé et j'en suis très contente car je ne savais pas où la planter pour qu'elle se sente bien. Mon problème est qu'elle n'a le soleil que l'après-midi et je ne sais pas si cela va lui suffire.

Mon bébé clématite

Mon bébé clématite

 

Les cosmos, semés trop tard n'étaient pas encore fleuris...

Dommage, car je n'aurais pas la chance de les voir en fleurs cette année. Mais je tenterai pour l'année prochaine le semis d'automne, pour voir si cela leur convient mieux. 

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

 

Mes boutures d'hortensias, faites à l'automne et plantées en mai dernier, ont bien fleuries, bien qu'elles soient encore toutes petites... Ici pas besoin de les arroser tous les jours comme les hortensias de mon jardin provençal.

Mes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleursMes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleurs

Mes boutures d'hortensias en fleurs

 

Et, ce qui nous a fait un immense plaisir, c'est que les graines de courges (Butternut et musquée) que nous avions planté au jardin potager pour faire un essai, ont presque toutes donné des pousses et quelques fleurs...

Nous les avons donc taillé. Aurons-nous pour autant de belles courges cet automne...suspense ! 

 

Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges

Les plants de courges

 

Pour terminer notre petite balade au jardin, je vous montre quelques photos d'une plante sauvage qui envahit les bords des chemins et également mon jardin et que je trouve très fine et aérienne, mais dont je ne connais pas le nom.

Si quelqu'un connaît, je suis preneuse...

Peut-être Virjaja ? Rose ? ou alors Papou Poustache ? Si vous passez par là ?

Merci d'avance !

 

Mise à jour du 22/08...

Un grand merci à Cathyrose de m'avoir donné le nom de la plante qui s'appelle donc la Balsamine de Balfour...C'est une plante originaire de l'Himalaya, qui devient envahissante quand elle se plaît à quelque part. J'ai lu sur internet qu'elle était typique des jardins de grand-mère...donc ceux qui ne sont pas forcément bien entretenus ! 

Merci aussi à Azalaïs qui m'a donné le surnom de la plante "ne me touchez pas"!

 

 

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente
Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

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1 juillet 2017 6 01 /07 /juillet /2017 06:39
En langue velave !

En langue velave !

 

Avant de vous emmener les jours prochains vers l'ouest, je vous propose de terminer provisoirement notre balade en Haute-Loire, et en particulier la visite du petit village du Vernet, commencée la semaine dernière...

 

 Alors, prêts pour un petit footing matinal ?

 

Je vous rassure, là-bas au Vernet il ne fait jamais trop chaud et le parcours de santé traverse les bois et les prairies. 

Je vous autorise exceptionnellement à me suivre en marchant, car vous êtes au coeur du Site de Pleine Nature du Vernet...alors autant en profiter. 

 

Après le plan d'eau, il faut franchir le petit pont qui mène directement en forêt. 

 

 

Le petit pont de bois

Le petit pont de bois

 

Déjà un premier exercice est proposé...

Allez, un peu de courage !
Allez, un peu de courage !

Allez, un peu de courage !

 

Mais vous pouvez choisir de profiter du paysage...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Le chemin grimpe ensuite à droite dans les bois...

 

Il faut grimper !
Il faut grimper !Il faut grimper !

Il faut grimper !

 

Mais heureusement une fois en haut, on doit comme indiqué, souffler...et marcher ou vice-versa ! 

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Pas trop fatigués ?

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Alors on continue...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et il y en a encore, je n'ai pas tout pris en photo, rassurez-vous !

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-LoireLe village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Mais le clou du parcours, ce que les enfants attendent impatiemment et qui les fait avancer, ce sont deux des derniers jeux : la tyrolienne et le filet !

Je peux vous dire que ces installations font des heureux...

Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire
Le village du Vernet (3) : le parcours sportif et les jeux / Balade en Haute-Loire

 

Et nous voilà arrivés...

L'arrivée peut aussi être le départ !

L'arrivée peut aussi être le départ !

 

Vous êtes fatigués ?

 

Et bien...pas eux car maintenant il reste encore l'aire de jeux située juste de l'autre côté du parking, mais heureusement des bancs ont été installés pour les plus grands ! 

L'aire de jeux du Vernet (43)

L'aire de jeux du Vernet (43)

 

Il existe également sur place des circuits permettant de pratiquer la course d'orientation et de nombreux circuits de randonnée...

 

Pour les fans de vélo_comme Domi_ le Tour de France sera en Haute-Loire du 16 au 18 juillet prochain, et passera au Puy-en-Velay.

Le Vernet, haut lieu du sport dans la région, a déjà préparé les festivités le 3 juin dernier. Il faut bien se préparer quand on a la chance que la Grande Boucle passe à proximité.  La "fête du Tour" a donc proposé parcours de VTT, randonnées et boucles de plusieurs niveaux à faire en vélo de route, seul ou en famille. Bien sûr animations diverses et producteurs locaux étaient aussi de la fête, mais pas moi, alors je ne pourrai pas vous en dire plus ! 

 

 

Le Vernet

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27 juin 2017 2 27 /06 /juin /2017 05:54
L'église Saint-Roch située au Vernet

L'église Saint-Roch située au Vernet

 

Poursuivons notre petite balade dans le village du Vernet. 

Aujourd'hui, je vous fais visiter l'église et le four à pain, situés sur la même placette. 

L'église est typique des édifices velaves (de la région du Velay, donc) avec son clocher-peigne, dont il ne reste qu'une seule cloche, et son cimetière attenant.

 

Je regrette de n'avoir rien trouvé sur cette petite église, ni panneau expliquant son histoire,  ni renseignement sur internet.

J'ai juste appris qu'elle s'appelait l'église Saint-Roch.  Il y a de nombreux édifices religieux qui portent ce nom en France et même au Québec et de nombreux établissements de santé parce que Saint-Roch était le patron des pèlerins et de nombreux autres corps de métiers.

Ici nous sommes encore à deux pas du chemin de Saint-Jacques de Compostelle.

Dès le parking, nous avons une vue sur l'église...

 

Vue du parking

Vue du parking

 

En arrivant de Saint-Privat d'Allier, l'église se voit aussi de la route...

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier
L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

L'arrivée par la route de Saint-Privat d'Allier

 

A pied à partir du parking, il vous faudra traverser le village ce qui vous prendra à peu près 5 minutes...si vous rêvez ! 

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

L'arrivée sur la placette de l'église : l'église et le four à droite

 

Bien sûr, elle était  fermée mais nous avons pu admirer sa simplicité, ses petites ouvertures et son clocher-peigne pourvu d'une seule cloche et surmonté de sa croix en pierre. 

La cloche, gravée de la date de 1627, protégerait les habitants du village des catastrophes naturelles. Elle a été offerte aux habitants par l'hôpital du Puy. Baptisée Marie-Roch, elle est également gravée des noms du chanoine Vachon et du maître de l'hôpital Eyraud.

Son tintement argentin apaiserait les âmes sensibles dès le début d'un orage...

C'est à voir, enfin je veux dire, à entendre donc !

 

L'église Saint-Roch du Vernet (43)
L'église Saint-Roch du Vernet (43)

L'église Saint-Roch du Vernet (43)

 

Juste à côté se trouvent le cimetière du village et une vieille croix en pierre... 

L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre
L'entrée du cimetière et la croix en pierre

L'entrée du cimetière et la croix en pierre

 

Voilà quelques détails de l'église vue de l'extérieur, puisqu'elle était fermée.

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !
Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

Quelques détails architecturaux...N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir !

 

Sur la placette se trouve aussi une joie fontaine (vide lorsque j'ai pris mes photos).

La fontaineLa fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Et comme promis, je vous montre un peu plus en détail, le four à pain...

On voit bien que la construction a été rénovée et que la toiture conserve une seule partie ancienne, couverte de dalles de basalte.

Le four vu de l'extérieur
Le four vu de l'extérieur

Le four vu de l'extérieur

 

L'intérieur nous montre qu'il est de temps en temps utilisé par la petite commune. 

L'intérieur du fourL'intérieur du four
L'intérieur du fourL'intérieur du four

L'intérieur du four

 

Voilà, notre petite découverte du village du Vernet est terminée pour aujourd'hui. 

J'espère que la balade vous a plu car dès demain je vous montre la suite. 

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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15 juin 2017 4 15 /06 /juin /2017 06:10
L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

L'église romane Saint-Rémy de Vergezac (43)

 

C'est une des plus belles églises velaves.

Il s'agit d'une église romane qui a été construite au XIIe siècle et qui est classée aux Monuments historiques depuis 1907.

 

Elle se trouve actuellement sur la commune de Vergezac dont je vous ai déjà parlé plusieurs fois. Le hameau rural de Saint-Rémy est traversé par la départementale 906 qui relie Loudes au village de Bains, où se trouve aussi une jolie église que je vous montrerai un jour. Le hameau abrite une vingtaine de familles dont des éleveurs. 

 

Les environs de l'église
Les environs de l'égliseLes environs de l'église

Les environs de l'église

 

L'église a bien sûr été de nombreuses fois remaniée au cours des siècles mais elle garde son caractère particulier avec son clocher-peigne (ou clocher à peigne) qui date du XVIe siècle (la date de 1696 est indiquée sur l'escalier intérieur mais je ne l'ai pas vu). 

Le clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne
Le clocher-peigneLe clocher-peigne

Le clocher-peigne

 

Elle aussi, comme l'église de Saint-Privat d'Allier, dépendait du prieuré de la Chaise-Dieu jusqu'à la Révolution. 

 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée, comme toutes les églises maintenant, mais nous essaierons de nous y rendre un jour un samedi après-midi, jour de messe. Peut-être est elle ouverte un peu avant ?

Je sais aussi que la commune organise des visites régulièrement. Il suffit juste que je me trouve là-bas au bon moment...

 

Son aspect extérieur est très lourd et massif et la pierre volcanique rouge sombre n'arrange rien. 

Sa façade se compose d'un portail à arc brisé encadré par deux colonnes, surmontées de chapiteaux d'inspiration antique.

 

Le portail d'entrée
Le portail d'entréeLe portail d'entrée
Le portail d'entrée

Le portail d'entrée

 

Au-dessus, les arcatures reposent aussi sur des chapiteaux à têtes caractéristiques de l'architecture velave.

Au-dessus du porche d'entrée
Au-dessus du porche d'entrée

Au-dessus du porche d'entrée

 

A l'intérieur, elle se compose d'une nef aveugle centrale à trois travées et d'un choeur polygonal. C'est la partie romane de l'église. Les quatre chapelles latérales dateraient du Moyen-âge ou de la Renaissance et la sacristie ainsi que la tribune du XVIIIe. Elle contient les tombeaux de la famille Vergezac jusqu'au XVIIe siècle. 

 

A l'origine, l'église était entourée de son cimetière...

Maintenant il se situe à sa droite quand nous sommes face au porche. Nous avons trouvé des traces de l'ancien emplacement en nous promenant le long des murs extérieurs du côté gauche.  

 

Une trace de l'ancien cimetière

Une trace de l'ancien cimetière

 

L'église prend des airs encore plus mystérieux les jours de mauvais temps...ou à contre-jour, vous ne trouvez pas !

L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-LoireL'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire
L'église Saint-Rémy de Vergezac / Balade en Haute-Loire

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13 juin 2017 2 13 /06 /juin /2017 06:10
L'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Hier je vous ai montré l'église de Saint-Privat d'Allier de l'extérieur et le plain où elle se trouve.

Aujourd'hui je vais vous raconter son histoire, tout en vous montrant quelques photos de l'intérieur...

 

Un peu d'histoire

Cette église dépendait d'un ancien prieuré, fondé en 1046, qui était l'unique relais entre le Puy-en-Velay et Rodez. A partir de 1111, le prieuré et l'église deviennent dépendants de l'abbaye de la Chaise-Dieu et leur fonctionnement devient plus serein. 

Construite au XIIe siècle, entièrement en brèche volcanique locale, l'église a subi de nombreuses transformations. 

De tradition romane, elle présente en effet des éléments gothiques rajoutés lors des transformations successives.

 

La première travée qui constitue le porche d'entrée d'aujourd'hui, est la plus récente et a été ajoutée au XIXe siècle.

 

Le porche d'entrée tout simple
Le porche d'entrée tout simple

Le porche d'entrée tout simple

 

L'entrée se faisait auparavant par ce qui est devenu aujourd'hui une petite chapelle latérale, à gauche en entrant...juste après le bénitier. 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

Les voûtes intérieures sont très belles et je n'ai pas particulièrement réussies mes photos avec mon vieil APN. 

Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique
Les voûtes, piliers...en brèche volcaniqueLes voûtes, piliers...en brèche volcanique

Les voûtes, piliers...en brèche volcanique

 

Pour plus de précisions concernant l'architecture, vous pouvez lire le panneau explicatif qui se trouve devant l'église et que j'ai eu la bonne idée de photographier. Inutile pour moi de le recopier...ce sont pourtant les seules informations complètes que j'ai trouvé sur cet édifice religieux ! 

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

L'église a été entièrement rénovée en 1965, grâce aux dons des habitants de la commune. 

Ses vitraux sont modernes.

L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire
L'église de Saint-Privat d'Allier (2) / Balade en Haute-Loire

 

D'autres trésors sont à découvrir dans les chapelles latérales...

Dans les chapelles latéralesDans les chapelles latérales
Dans les chapelles latérales

Dans les chapelles latérales

 

ou en montant l'escalier pour accéder à la tribune...

des fresques et des statues
des fresques et des statues

des fresques et des statues

 

dont la statue de Saint-Roch...

Saint Roch

Saint Roch

 

J'espère que la visite vous a plu. Je vous promets d'autres photos plus détaillées et surtout d'autres explications quand j'en saurais un peu plus sur cette jolie église. 

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12 juin 2017 1 12 /06 /juin /2017 06:19
L'église de Saint-Privat d'Allier
L'église de Saint-Privat d'AllierL'église de Saint-Privat d'Allier

L'église de Saint-Privat d'Allier

 

Comme je vous l'ai promis lors de la visite du château,  je vais vous faire visiter aujourd'hui l'église de Saint-Privat d'Allier.

On accède à l'église par le chemin de l'Espérou que nous avons déjà pris la dernière fois pour monter au château.

On peut aussi prendre la petite route qui part de la rue principale, traverse la placette et, juste en face la jolie fontaine, longer le château...

Tout en haut on  arrive à l'église.

 

 

La montée vers l'église
La montée vers l'égliseLa montée vers l'église
La montée vers l'église

La montée vers l'église

 

L'église se trouve sur le même  piton rocheux que le château sur ce que les habitants de la région appellent "le plain",  un belvédère qui domine le village et a toujours appartenu à la commune.

Une anecdote raconte que les villageois (les privadois) ayant surpris Jean Nicolas de Bouchard en train de planter des arbres sur le plain, décidèrent de profiter de son absence du château, pour tous les couper !

Cela se passait bien avant la révolution... 

Depuis toujours les habitants continuent à défendre ce lieu qui leur appartient ! 

 

Le plain et ses créneaux vu du village

Le plain et ses créneaux vu du village

 

Sur le plain et en regardant autour de nous, le paysage alentour est magnifique et je vous en donne un bref aperçu car l'horizon n'était pas très dégagé. A l'occasion, je ferai d'autres photos...

Le plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour
Le plain et la vue alentourLe plain et la vue alentour

Le plain et la vue alentour

 

Le plain révèle d'autres trésors...

Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain
Quelques détails pris sur le plain

Quelques détails pris sur le plain

 

C'est ici sur le plain que se trouve l'ancien cimetière. On y accède par un porche surmonté d'une ancienne girouette.

L'ancien cimetièreL'ancien cimetière
L'ancien cimetière

L'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière
Dans l'ancien cimetière

Dans l'ancien cimetière

 

Sur le plain, on trouve deux enfeux (tombeaux) dont un avec une dalle à croix qui fut édifié au XVe siècle. 

Les enfeuxLes enfeux
Les enfeuxLes enfeux

Les enfeux

 

La croix de mission en fer forgé daterait de 1839. 

La croix de mission
La croix de mission

La croix de mission


Un monument aux morts domine la vallée. La statue datant de 1921, représentant Jeanne d'Arc est l'oeuvre d'un sculpteur né dans la région, le frère jésuite André Besqueut.

Le monument aux morts

Le monument aux morts

 

J'ai tiré certaines informations du site ci-dessous, écrit par une personne de la région, ainsi que des panneaux explicatifs se trouvant devant l'église et sur le plain.

Bientôt, si ça vous tente je vous montre quelques photos de l'intérieur...

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10 juin 2017 6 10 /06 /juin /2017 06:27
Vergezac (Haute-Loire)

Vergezac (Haute-Loire)

 

A l'automne dernier, je vous avais fait visiter cette petite commune de Vergezac qui se trouve en Haute-Loire, à environ 13 km du Puy-en-Velay. Je vous avais montré quelques photos du chef-lieu de la commune.

Puis je vous avais montré la spécificité de ce petit village, pionnier en matière de culture de la cameline, associée à celle de la lentille et en plus en BIO.

Nous y sommes retournés pour acheter de la cameline et des lentilles au producteur bio. 

 

 

Nos achats...
Nos achats...

Nos achats...

 

Et... au moment de faire demi-tour à proximité de leur maison, nous avons vu un fléchage qui m'a attiré l'oeil tout de suite : "lavoir et abreuvoir de conche".

Je ne suis plus du tout sûre du nom (mais le mot "conche" veut dire bassin donc ça doit être ça...) et j'ai oublié de faire une photo de la pancarte ! Mais je vous promets que lors de ma prochaine visite dans le village, je le rectifierai si ma mémoire m'a joué des tours. 

Tout près du village en prenant ce chemin de terre, nous trouvons à notre droite ce que nous cherchons. 

 

Dans un pré, nous apercevons le lavoir, plutôt récent entouré de son mur cimenté (ce qui prouve qu'il s'agit d'une rénovation) et le système d'alimentation en eau....

 

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir
Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

Le lavoir, son système d'approvisionnement en eau et l'abreuvoir

 

L'abreuvoir a l'air plus ancien. Il est  bâti entièrement en granite.

 

L'abreuvoir
L'abreuvoir
L'abreuvoir

L'abreuvoir

 

L'eau circule facilement par simple gravité...

L'eau circule par gravitéL'eau circule par gravitéL'eau circule par gravité

L'eau circule par gravité

 

Puis elle passe dans un étroit conduit ouvert et gagne le lavoir. 

Le circuit de l'eau

Le circuit de l'eau

 

L'abreuvoir est alimenté grâce à l'action d'une jolie pompe qui, j'imagine, doit tirer l'eau à la source...

La pompe
La pompe
La pompe

La pompe

 

C'est la première fois que je vois un abreuvoir et un lavoir si proche et surtout alimentés par un seul circuit d'eau...Mais je ne connais pas son histoire et il vaut mieux que les gens lavent leur linge après que les animaux aient bu plutôt que de faire boire de l'eau savonneuse aux animaux !

 

Je sais qu'il existe un lavoir plus ancien dans la commune de Vergezac, bâti en basalte, mais peut-être est-il dans un des hameaux de la commune.

Je me renseignerai à ce sujet car je ne l'ai pas trouvé au bourg et je ne manquerai pas de vous le montrer à l'occasion...

 

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