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1 septembre 2020 2 01 /09 /septembre /2020 05:20
Le Lac du Bouchet (43)

Le Lac du Bouchet (43)

Je ne peux m'empêcher aujourd'hui, de vous montrer à nouveau quelques photos prises à diverses périodes durant l'été, sur les rives de ce lac "célèbre" dont je vous ai déjà maintes fois parlé sur ce blog ICI, ICI ou bien encore ICI entre autre ! 

Que voulez-vous, je ne m'en lasse pas et je ne suis pas la seule. N'étant situé qu'à une vingtaine de minutes en voiture de notre lieu de vacances, nous y allons très souvent, de préférence le matin, sauf lorsqu'on veut s'y baigner. Mais attention si l'eau atteint 21° en surface, c'est un maximum, et encore cette température, c'est lors des périodes de canicule, en profondeur ce n'est pas la même chose, elle est carrément glacée, mais des courageux s'y baignent tous les jours avec combinaison ou pas. 

 

Voici un panel de tout ce que l'on peut faire autour de ce lac...

 

 

Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !
Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !
Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !
Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !

Activités sur l'eau...avec gilets conseillés !

On peut aussi tout simplement se balader sur les sentiers. Le plus court est celui qui fait le tour du lac. 

Le sentier du tour du lac
Le sentier du tour du lac
Le sentier du tour du lac

Le sentier du tour du lac

Le promeneur peut aussi arriver par un des GR ou PR, et profiter ainsi de la fraîcheur de la forêt et de la végétation. 

Dans la forêt autour du lac...
Dans la forêt autour du lac...
Dans la forêt autour du lac...

Dans la forêt autour du lac...

Je ne me lasse pas des paysages, souvent changeants en fonction de la météo du moment.

Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))
Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))

Paysages changeants selon la météo (le 16 juillet était bien gris comme vous le voyez sur la dernière photo))

Je ne me lasse pas non plus, des arbres et plantes qui aiment se refléter dans l'eau...

Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau
Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau
Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau
Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau
Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau

Soleil ou pas...les arbres et plantes se reflètent dans l'eau

Voilà, notre courte balade est terminée pour aujourd'hui. Très bientôt, bien que je sois rentrée en Provence, nous allons rester virtuellement encore un peu en Haute-Loire, entre deux lectures, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Je ne suis pas arrivée à choisir entre ces deux photos !
Je ne suis pas arrivée à choisir entre ces deux photos !

Je ne suis pas arrivée à choisir entre ces deux photos !

Ceux qui veulent en savoir plus, peuvent consulter un de mes liens mis en début d'article et aller visiter le blog de Steph, passionné par la randonnée et...altiligérien. Il fait lui-aussi très souvent de "courtes", mais non moins sportives, visites à ce lac.

Voici le lien vers son dernier article en date, nous avons d'ailleurs à un jour près failli y être le même jour et il a eu je crois bien, un temps encore plus pourri que moi et bien entendu il a fait comme à son habitude une très longue randonnée. 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 06:18
Nous n'étions pas seuls...

Nous n'étions pas seuls...

Nous n'étions pas seuls le dernier dimanche de décembre, pour aller admirer la Sorgue en crue. D'après les médias locaux, l'affluence était encore plus importante qu'en été, lorsque les touristes envahissent la région, c'est dire ! 

 

Et je peux vous l'assurer nous n'aimons pas les bains de foule, mais cela valait le coup d'emmener les enfants voir ce spectacle, car spectacle de la nature il y avait bel et bien, et voir la Sorgue aussi haute et avec un tel débit est chose rare. 

Il faut dire qu'avec les pluies exceptionnelles (et malheureusement dévastatrices) que nous avons eu en décembre dernier, ce n'était pas étonnant que la Sorgue atteigne un débit de plus de 80 mètres cubes par seconde au plus haut pour redescendre ces jours-ci à 60, ce qui est encore beaucoup.

L'eau atteignait les piles du pont comme vous pouvez le voir à droite sur ma photo. 

La Sorgue en crue à Fontaine-de-Vaucluse / Balade dans le Vaucluse

A droite, la vue vers l'amont, à partir du pont est déjà impressionnante...la roue à aube ne tournait pas. Elle aurait été détériorée par le courant trop fort. 

En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée
En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée
En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée

En amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée

A gauche du pont, vers l'aval, le restaurant en contre-bas est heureusement bien protégé. 

En aval du pont...
En aval du pont...
En aval du pont...

En aval du pont...

La Sorgue coule dans une vallée appelée "Vallis clausa" (=vallée close), une vallée qui se termine par une grande falaise rocheuse et qui a donné son nom au village depuis le Xe siècle puis ensuite plus récemment au département ("Vallée close" est devenue "Vaucluse"). En 1946, le village change de nom pour ne plus être confondu avec celui du département. Il s'appelle désormais "Fontaine de Vaucluse". 

La falaise dont une partie est éclairée par le soleil...

La falaise dont une partie est éclairée par le soleil...

De cette falaise magnifique surgit brutalement la plus belle rivière de Provence, toujours en eau quelle que soit la saison.

La Sorgue près du village

La Sorgue près du village

Elle débite en moyenne 630 millions de m3 par an, c'est dire pour une rivière provençale !

Dès que le débit de la rivière atteint 21 m3 /s, la vasque (le lac) déborde. L'été en basse eau, le niveau descend de 20 mètres dans la vasque permettant même aux touristes d'y descendre et aux spéléologues d'explorer le puits et le réseau.

 

L'eau émerge en effet, directement d'un réseau souterrain karstique qui a fait l'objet de multiples explorations depuis la fin du XIXe siècle. Le puits vertical dont on aperçoit la circonférence uniquement en été mesure 308 mètres de profondeur. Vous en avez un aperçu sur le dessin ci-dessous extrait de la publication mise en lien à découvrir pour les passionnés de géologie et d'hydrogéologie. 

D'après "Le Karst de la Fontaine de Vaucluse"  Jacques Mudry et Jean-Michel Puig

D'après "Le Karst de la Fontaine de Vaucluse" Jacques Mudry et Jean-Michel Puig

Vous l'aurez compris la "fontaine" n'est pas une source, mais bien une exsurgence, c'est à dire une rivière souterraine qui sort à l'air libre. 

De cette saison évidemment, c'est face à un lac que nous nous trouvons, un lac qui se déverse ensuite dans la vallée avec fracas et de nombreux jolis rapides que les kayakistes s'amusent à descendre quand la saison le permet.

Le lac et le premier "rapide"
Le lac et le premier "rapide"
Le lac et le premier "rapide"

Le lac et le premier "rapide"

Le parcours pour les kayakistes
Le parcours pour les kayakistes

Le parcours pour les kayakistes

Il faut dire qu'elle est toujours en eau cette rivière car le réseau collecte les eaux de tous les massifs environnants proches, mais aussi celles en provenance du Mont Ventoux ou de la Montagne de Lure. De nombreuses sources secondaires assurent donc un débit régulier. La surface de recueillement de ses eaux, qu'on appelle l'impluvium, atteint plus de 1100 km2. 

 

C'est d'ailleurs l'exsurgence la plus puissante de France et la cinquième au niveau mondial, d'où l'engouement touristique pour ce lieu magique à visiter de préférence un matin, tôt en semaine, ce que je n'ai pas pu faire ! 

Il vaut mieux ne pas trop s'approcher du bord !!

Il vaut mieux ne pas trop s'approcher du bord !!

Je ne peux terminer cette visite sans vous livrer le secret de la Fontaine...

 

"Parti pour faire danser les filles de l'Isle sur la Sorgue, le vieux ménétrier Basile s'endormit à l'ombre un chaud jour, sur le chemin de Vaucluse.

Apparut une nymphe qui, belle comme l'onde claire, prit la main du dormeur et le conduisit au bord de la vasque où s'épanouit la Sorgue.

Devant eux, l'eau s'entrouvrit et les laissa descendre entre deux murailles de liquide cristal au fond du gouffre.

Après une longue course souterraine, la nymphe, au milieu d'une souriante prairie semée de fleurs surnaturelles, arrêta le ménétrier devant 7 gros diamants.

Soulevant l'un deux, elle fit jaillir un puissant jet d'eau.

Voilà, dit-elle, le secret de la source dont je suis la gardienne pour la gonfler je retire les diamants, au septième, l'eau atteint "le figuier qui ne boit qu'une fois l'an" et elle disparut en réveillant Basile."

 

Le secret de la Fontaine illustré par une photo ancienne

Le secret de la Fontaine illustré par une photo ancienne

 

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je suis allée maintes fois à Fontaine depuis mon enfance. J'ai vu les lieux se transformer pour les touristes, les parking devenir payants mais j'apprécie que l'accès à la source soit resté gratuit et j'espère qu'il le restera encore longtemps car c'est une merveille de la nature que je ne me lasse pas d'aller admirer en toutes saisons. 

Mes anciennes photos étant toutes des diapos, je ne pourrai vous montrer la source à sec en été, mais je vous montrerai très bientôt quelques détails du village de Fontaine de Vaucluse pris lors de ma visite, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt ! Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt !

Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt !

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4 janvier 2017 3 04 /01 /janvier /2017 07:18
La chapelle de Rochegude domine la vallée de l'Allier (photo prise en été)

La chapelle de Rochegude domine la vallée de l'Allier (photo prise en été)

 

A environ 3 km du petit village de Saint-Privat-d'Allier, se trouve un petit hameau du nom de Rochegude.

Le nom de Rochegude proviendrait de "rupes acuta" ou "roca aguda" (roche aïgue).

L'étymologie du lieu ne peut pas prêter à interprétation, celle de Rochegude est claire et constante dans le temps et correspond à la caractéristique du lieu (roche aiguë, pointue, acérée). Dés 1225, on reléve Castrum de Rocha Aguda, simplifié dans un texte de 1230 en Rochaguda, une variation du latin donne en 1317 Rupes Acuta. En 1418, la petite forteresse est identifiée sous le nom de Castrum Rupis Acutae. Un peu plus tard en 1511 le prêtre desservant la chapelle est qualifié de Vicarius S. Jacobi Rupis Acutae (Vicaire de Saint Jacques de Rochegude). La forme Française de Rochegude fait son apparition en 1658 et perdure depuis.

Mairie de Saint-Privat-d'Allier

 

Un peu d'histoire...

 

Au Moyen Âge vivait ici une famille puissante de la région d'Auvergne qui avait construit un château, je devrais dire une forteresse, sur le chemin de Saint Jacques.

La présence de ce château-forteresse appelé aussi château-rocher est attestée depuis 1255. Situé sur l'ancienne route des marchands permettant de joindre l'Espagne au Dauphiné, il permettait aux seigneurs de la famille Montlaur, de contrôler les gués, les bacs et les ponts les plus fréquentés de l'Allier et de faire payer les droits de passage. 

De nombreux châteaux-rochers existent tout le long des gorges escarpées de l'Allier, la rivière constituant une ancienne zone frontière entre l'Auvergne et le Gévaudan. Ils formaient tout un réseau de sites fortifiés permettant d'asseoir l'autorité des seigneurs. 

Au XVe siècle, le château de Rochegude devient la propriété des Chalençon, puis de la famille Matussières. Il appartient désormais à la commune de Saint-Privat-d'Allier.

 

Il ne reste de ce château qu'une tour circulaire isolée d'environ 6 mètres de hauteur et une petite chapelle romane du XIIe siècle dédiée à Saint-Jacques.

 

La petite chapelle et la tour...
La petite chapelle et la tour...La petite chapelle et la tour...

La petite chapelle et la tour...

 

La tour, construite au XIIIème siècle, à la cime d'un rocher, d'où l'on bénéficie d'une vue imprenable sur la vallée de l'Allier en contre-bas, servait donc à faire le guet. C'était la vigie du pays vellave.

Il était facile, vue sa position stratégique, 350 mètres au dessus des gorges,  de repérer un éventuel ennemi en provenance du Gévaudan !

 

 

 

La tour de l'ancien château
La tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien château
La tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien châteauLa tour de l'ancien château

La tour de l'ancien château

 

La chapelle Saint-Jacques de Rochegude est située elle-aussi sur le même piton rocheux qui domine la vallée de l'Allier.

Le site est traversé par la via podiensis, le-Puy-en-Velay/Conques, et situé sur l'étape incontournable du chemin de Saint Jacques de Compostelle qui permet d'aller de Saint-Privat-d'Allier à Saugues. 

 

La chapelle aurait été édifiée sur un sanctuaire païen. Elle porte sur son linteau la date de 1328.

Elle est depuis les années 90, classée aux Monuments Historiques. Enclavée dans le rocher, il faut la contourner par le coeur du hameau pour trouver l'entrée.

 

La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)
La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)

La chapelle...et son clocher à peigne (les photos avec le ciel bleu ont été prises l'été dernier)

 

L'intérieur de la chapelle est très simple et constitué d'une nef unique et d'un autel en pierre. 

Je vous montre donc quelques clichés, pris pendant ces dernières vacances de noël, donc hors saison, car en été, la chapelle est toujours emplie de pélerins ce qui ne permet pas de faire des photos...

Le vitrail (dernière photo) a été réalisé par Colette Bigay, une artiste et créatrice de la région installée depuis 2013 à Chadernac, près de Langeac. On parle d'elle dans la presse ICI, et vous pouvez la retrouver sur sa page Facebook ICI

 

L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle
L'intérieur de la chapelle

L'intérieur de la chapelle

 

Je le rappelle ici, pour ceux qui désirent emprunter le GR 65 pour descendre vers Monistrol d'Allier, il existe une variante du chemin de Saint-Jacques qui évite le hameau et rejoint directement la vallée de l'Allier, par la route dangereuse en été.

Mais c'est dommage d'éviter Rochegude car c'est un des sites remarquables de cette étape. De plus, si vous avez dormi à Saint-Privat-d'Allier comme beaucoup de randonneurs, vous y serez le matin tôt et c'est le meilleur moment pour visiter ce lieu et s'imprégner du calme et de la vue. Rien ne vous empêche d'ailleurs de prévoir une pause dans la randonnée et donc un aller-retour sur Saint-Privat, pour éviter la rude descente qui démarre en dessous de la chapelle et permet d'atteindre la vallée. 

Car il faut bien savoir que le passage au-delà de la chapelle de Rochegude qui descend dans la vallée de l'Allier, est abrupt et que de nombreux accidents sont à déplorer chaque année, nécessitant parfois des secours par hélitreuillage, tant le chemin est étroit, glissant et peu accessible surtout après les épisodes pluvieux.

Regardez-bien où vous mettez vos pieds ou changer d'itinéraire !

 

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9 septembre 2016 5 09 /09 /septembre /2016 06:21
Quelques vues du lacQuelques vues du lac
Quelques vues du lac
Quelques vues du lacQuelques vues du lac

Quelques vues du lac

 

Le lac du Bouchet est un des lieux de visite incontournable lorsqu'on se rend en Haute-Loire quelle que soit la saison.

Il est situé à 1205 mètres d'altitude au coeur de la forêt du Devès, à mi-chemin entre le petit village de Cayres et du Bouchet-Saint-Nicolas, et à 25 km à peine de la ville du Puy-en-Velay, ce qui explique les nombreux visiteurs en été, venus se balader en famille et profiter de la fraîcheur de la baignade.

 

C'est le site naturel le plus fréquenté du département durant la belle saison !

 

En suivant le sentier long d'environ 3 kilomètres, qui borde ses berges vous penserez avoir traversé l'atlantique car ce lac a un petit air de lac canadien.

Ce lac de cratère de 44 hectares et de 2.8 km de circonférence est un site classé depuis le 21 septembre 1950. 

C'est le département de Haute-Loire qui le gère depuis 1863 avec l'aide de l'ONF.

 

 

 

Un peu de géologie

 

Il apparaît quasiment tout rond, vu du ciel !

 

Le lac du Bouchet vu d'en haut (photo empruntée sur le site : http://www.auvergnevacances.com/)

Le lac du Bouchet vu d'en haut (photo empruntée sur le site : http://www.auvergnevacances.com/)

 

Il s'est formé suite à l'activité volcanique de la région. En fait, il s'agit d'un gigantesque maar

Il y a 800 000 ans, la nappe phréatique située dans les profondeurs du vieux plateau volcanique, s'est mise à bouillir au contact de la lave remontant dans une fissure et chauffée à plus de 1 000 degrés...

La vapeur, ne pouvant pas s'échapper, a exercé une telle pression sur les roches que l'explosion était inévitable. 

Les dépôt résultant de plusieurs explosions successives forment des sortes d'anneaux autour du lac, faisant penser à des terrasses constituées de roches, plus ou moins surélevées.

 

Voilà comment ce lac de cratère circulaire s'est formé... 

Aujourd'hui il est rempli d'une eau pure et cristalline provenant de diverses sources, eaux de pluie, ruissellement... 

Une eau si claire et  propice à la baignable en été qu'elle est la seule du département à avoir obtenu le label "Pavillon bleu", témoignant de la qualité environnementale du site. 

Un sité préservé donc, et à préserver !

Les eaux cristallines du lac
Les eaux cristallines du lacLes eaux cristallines du lac
Les eaux cristallines du lac

Les eaux cristallines du lac

 

Un peu d'histoire 

 

Le site a été utilisé pendant longtemps et jusqu'à la fin du XIXème siècle, pour y faire paître les troupeaux en été,  l'eau permettant aux animaux de s'abreuver aisément.

Le parcours des bêtes passait sur les drailles bordant le lac et les paysages alentour étaient façonnés par les animaux qui ainsi l'entretenaient. La plage actuelle de baignade, servait de point d'eau naturel pour tous les animaux et le lac était intégré dans un système agro-pastoral comme beaucoup de nos sites naturels en France à cette époque.

 

En 1865 un Plan de Restauration des Terrains de Montagne (RTM), donc une phase de reboisement, est mise en place en France.  Les bords du lac sont reboisés avec des épicéas, pour éviter l'érosion trop importante.

Après une phase d'équilibre entre les pratiques d'élevage locales et la forêt, nous assistons aujourd'hui, à une fermeture des paysages : l'arrêt du pâturage tend à laisser la forêt gagner sur les espaces naturels.

Le lieu qui était avant ouvert sur le plateau et les villages alentour, est maintenant isolé, et la présence de la forêt renforce cette impression. 

 

L'auberge a été construite en 1899 et depuis, le succès du site ne se s'est jamais démenti ! 

C'est seulement au début du XXe siècle que le lac deviendra un lieu de promenade dominicale pour les citadins. Ils viennent y chercher fraîcheur et tranquillité dans une nature verdoyante et encore sauvage...

 

 

Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)
Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)

Photos et cartes postales anciennes empruntées sur le net (http://velay2012.cossieux.fr.)

 

La légende nous dit que ...

...Dieu aurait voulu éprouver les habitants d’un village situé à l’endroit même du lac. Il s’était présenté sous les traits d’un vieillard infirme, frappant à toutes les portes pour faire la mendicité. Mais aucune ne s’ouvrit.

Des habitants répondirent même par des injures à ses supplications. Hormis une pauvre femme abritée à l’écart dans la désolation d’une modeste cabane, qui avec un peu de farine confectionna du pain : elle partagea avec son invité un frugal repas, accompagné d’un doigt de lait de sa chèvre qu’elle venait de traire.

Le Créateur choisit alors de punir le pays et ses villageois. Mais avant, il demanda à la vieille paysanne de prendre sa biquette et de fuir sans se retourner, malgré les bruits qu’elle pourrait entendre.

Éblouie par son hôte qui venait de quitter son enveloppe de mortel, elle obéit. A peine était-elle parvenue au sommet du mont voisin que le ciel s’obscurcit, la terre trembla, et elle entendit des cris d’épouvante.
Mais la malheureuse avait oublié la consigne et se retourna, apercevant que les eaux bouillonnantes avaient englouti le village et toute sa population.
Effrayée, elle se hâta, mais fut punie de son geste de curiosité : les deux êtres restèrent figés dans le rocher.
C’est ainsi que les nouveaux habitants ont voulu perpétuer la mémoire de la vieille dame et de sa chèvre en édifiant une croix à l’endroit de la métamorphose : La croix de la chèvre.
Certains affirment que par beau temps, on peut, encore aujourd'hui , apercevoir au fond du lac les vestiges du village maudit.
Et que la nuit on entend parfois sonner le tocsin…

Le lac du Bouchet / Croix de la Chèvre.

La croix de la chèvre

La croix de la chèvre

 

Le lac aujourd'hui

 

En dehors de la baignade en été, le lac est aussi propice à la pêche : il mesure près de 28 mètres de profondeur et contient de nombreuses espèces. Les touristes peuvent y faire aussi du pédalo ainsi que de la plongée (avec un club local).

L'auberge (rénovée plusieurs fois depuis sa construction) accueille toujours les gourmands ou les gens du coin qui fêtent un événement important.  Vous pouvez y faire une simple halte les pieds dans l'eau quelle que soit la saison, ou y passer un week-end complet. 

L'hiver vous pourrez faire le tour du lac en raquettes ou en ski de fond...

 

Deux sentiers permettent de découvrir les particularités du lac :

 

- le premier (5 km) permet de faire connaissance avec le personnage de "Garou" de son vrai nom Pierre Brin, qui vécut ici dans un grand tonneau au cours des années 1960.

Le tonneau d'une capacité de 5 000 litres, posé sur le sol à la verticale, comporte une toiture, une porte et une fenêtre  ce qui lui a permis de vivre dans  cette forêt qu'il appelait "son paradis". 

Un lieu magique où cet "homme des bois" a vécu en ermite, mais heureux, dans une région aux hivers pourtant rigoureux. Pour survivre, il offrait ses bras aux fermiers du coin qui le connaissaient bien et le faisaient travailler en échange d'un peu d'argent ou de nourriture.

 

- le second sentier (3 km) grimpe beaucoup moins et fait tout simplement le tour du lac. Il est entièrement piétonnier et offre différents points de vue sur le lac au fur et à mesure de la balade.

Toutes mes photos personnelles sont prises de ce sentier...je ne vous ai mis qu'une toute petite sélection !

 

Le sentier au bord du lac...Le sentier au bord du lac...
Le sentier au bord du lac...Le sentier au bord du lac...

Le sentier au bord du lac...

 

Des aménagements récents ont permis d'agrandir le parking qui se faisait de manière tout à fait "sauvage" sur les bords de la route d'accès, ce qui personnellement ne me gênait pas du tout. Ces travaux ont donné lieu à de nombreuses polémiques...

Même un 14 juillet ou un 15 août, nous avons toujours trouvé une place pour descendre au bord de l'eau pour nous baigner ou nous promener, quitte à marcher un peu plus !

 

Le lac est entouré par la forêt et la végétation qui, tant au bord du lac que sur les rebords du cratère, est variée et même luxuriante par endroit...

La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...
La végétation est variée et luxuriante...La végétation est variée et luxuriante...

La végétation est variée et luxuriante...

 

A noter...

 

Une plante aquatique protégée, très rare qui ne se pousse que dans quelques lacs d'Auvergne ou des Pyrénées, l'Isoète des lacs (isoetes lacustris), s'est installée ici dans les eaux claires...

Elle aime vivre de 50 cm à 1 mètre sous les eaux, mais peut s'installer davantage en profondeur, jusqu'à 7 mètres, dans les eaux claires et cristallines. 

Elle aime s'implanter sur les fonds constitués de petits graviers ou de sable, et aime particulièrement les eaux froides. 

Son rhizome, bien enterré dans le sol (et sous l'eau) ne doit en aucun cas être prélevé...

Si vous voulez en savoir plus je vous invite à lire l'article ci-dessous. 

 

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 07:44
Balade à Saint-Julien en Quint (Drôme)

 

 

Saint-Julien-en-Quint est une petite commune de la Drôme, située dans la Vallée de Quint et dans le Parc naturel du Vercors.

La vallée se termine au nord par le cirque de Quint, entouré par les falaises vertigineuses du Massif du Vercors, hautes de 400 à 600 mètres.

Plus au sud, la vallée rejoint la vallée de la rivière Drôme.

La vue du village et de la vallée côté sud...

La vue du village et de la vallée côté sud...

En 2013, la commune comprenait seulement 159 habitants, appelés les Quintous et les Quintounes, compte-tenu de ceux de la vingtaine de hameaux, appartenant à la commune et situés dans la vallée.

Les habitants sont pour la plupart des agriculteurs, mais aussi, pour les nouveaux venus, des amoureux de la nature et de la vallée verte, de toutes nationalités. 

Car verte, la vallée l'est à tous les sens du terme, la plupart des éleveurs et des agriculteurs étant en BIO.

 

C'est dire comme il est normal que nous ayons l'impression d'être au bout du monde quand nous arrivons dans ce petit village !

 

Il est normal aussi que le site soit recherché par beaucoup de clubs d'astronomie qui viennent y faire des stages pratiques dès les beaux jours, car c'est un site totalement préservé de la pollution lumineuse (peu de réverbères et de villes proches). 

 

La vallée de Quint est donc un lieu idéal pour se ressourcer et observer une nature préservée et authentique...

 

Mais ne vous y trompez pas, le village n'est pas isolé pour autant, car dans le cadre du programme "Vercors Haut débit",  il est devenu un site pilote et le siège d'une expérience, lui permettant d'avoir accès à l'internet à Haut débit par satellite et d'un maillage wifi sur le village, depuis juin 2004.

 

 

Pour se rendre à Saint-Julien-en Quint...

Pour se rendre à Saint-Julien-en Quint...

 

Bien avant notre arrivée, par la petite route de Marignac et le col du même nom, nous sommes accueillis par un paysage de forêt ou de larges zones dégagées, réservées à l'élevage et à la culture...

Les paysages aux alentours du village.
Les paysages aux alentours du village.

Les paysages aux alentours du village.

 

A notre arrivée au village, nous remarquons aussitôt sur la droite le petit parking de quelques places, situé devant l'église. Une placette équipée de bancs publics, sépare l'église, du temple, les deux édifices étant quasiment côte à côte...

Le lavoir du village s'adosse au mur du Temple. 

L'église au premier plan et le temple côte à côte.

L'église au premier plan et le temple côte à côte.

L'église

L'église

L'arrière de l'église vu du lavoir

L'arrière de l'église vu du lavoir

L'accès au Temple se fait par un petit escalier latéral au pied duquel se trouve une fontaine, donnant l'impression qu'il a été construit en hauteur.

En fait il n'en est rien. Le temple s'est tout simplement trouvé surélevé, lors de travaux de terrassement qui, vers 1870, ont permis la construction d'un chemin permettant de gagner Sainte-Croix (un village situé en bas de la vallée quasiment en bord de Drôme). Il a fallu pour cela construire un pont pour traverser la rivière que l'on passait encore à gué à l'époque.

Le petit escalier qui permet l'accès au Temple n'a été construit que dans les années 80...lorsque la place publique a été aménagée, donc presque 100 ans après !

 

Le Temple et le lavoir, adossé au mur

Le Temple et le lavoir, adossé au mur

Le lavoir du village

Le lavoir du village

 

 

De l'autre côté de la rue, en face de la placette, se trouve le grand bâtiment de la mairie...une construction entièrement rénovée. 

 

Derrière, adossée au bâtiment, une petite école accueille les 23 enfants de la commune.

Certains étaient encore là à 16h30, attendant leurs parents, tout en jouant au ballon dans la cour, heureux de passer dehors les derniers instants de ce vendredi après-midi d'avril, juste avant leurs vacances scolaires de printemps...

Nous leur avons rendu plusieurs fois leur ballon qui bien sûr avait déjà des envies de liberté et sautait par dessus le grillage... Mais je n'ai pas pris de photos de leur groupe, ni de l'école du coup !

 

Le petit chemin qui longe la rivière à côté de l'école, aboutit quelques mètres plus loin, directement dans une ferme, car c'est déjà la campagne.

Une ferme juste derrière l'école.

Une ferme juste derrière l'école.

 

En montant par une des rues du village, nous pouvons voir l'arrière du temple...

 

 

Le temple vu par derrière le bâtiment

Le temple vu par derrière le bâtiment

 

Puis nous découvrons une des plus jolies maisons rénovées depuis peu...

Un maison du village...
Un maison du village...
Un maison du village...

Un maison du village...

 

 

Juste en face, se trouve ce joli porche, ouvrant sur une cour intérieure.

Il est surmonté d'un coeur en relief, gravé de la date de la bâtisse et peut-être des noms des propriétaires ?

Le coeur gravé...et la petite courette
Le coeur gravé...et la petite courette

Le coeur gravé...et la petite courette

 

Nous continuons le chemin qui monte au-dessus du village et nous arrivons au captage.

 

En effet ici, inutile de faire le plein de bouteilles d'eau au supermarché : l'eau de source arrive en direct (ou presque),  du plateau du Vercors au robinet !

Le captage du village

Le captage du village

 

De là-haut, nous avons une vue superbe sur le fond de la vallée. Malheureusement le temps ne permet pas de voir les falaises du Vercors. 

Du petit chemin qui monte vers la forêt, on a une vue sur le fond de la vallée côté montagne.
Du petit chemin qui monte vers la forêt, on a une vue sur le fond de la vallée côté montagne.

Du petit chemin qui monte vers la forêt, on a une vue sur le fond de la vallée côté montagne.

 

 

De là-haut, on a aussi une vue sur le village, caché derrière un grand corps de ferme. 

La vue du village en montant vers la forêt
La vue du village en montant vers la forêt
La vue du village en montant vers la forêt

La vue du village en montant vers la forêt

 

Et voilà ! Notre balade est terminée...

 

Il reste encore beaucoup de choses à voir aux alentours et nous repartons par le col de Marignac pour rejoindre Die, en nous promettant de revenir cet été, pour avoir une belle vue sur les montagnes et le cirque de Saint-Julien-en-Quint et peut-être visiter quelques hameaux ou faire une randonnée plus longue vers le plateau...

 

Espérons que ce petit village restera longtemps préservé...

Un appel à projet a été lancé en octobre dernier, pour y installer un café-restaurant multiservice avec petit gîte de quelques chambres...

Heureux seront ceux qui viendront y passer leurs vacances, que nous croiserons peut-être un jour lors d'une de nos balades !

 

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3 mai 2016 2 03 /05 /mai /2016 06:31
Vue des remparts...

Vue des remparts...

Aujourd'hui je vous propose une petite balade intramuros pour visiter la ville de Die, au pays de la Clairette et du picodon !

 

Cette commune de la Drôme est une sous-préfecture et la capitale du Diois. Elle est blottie au pied du plateau calcaire du Vercors, et en particulier de l'imposante Montagne de Glandasse, et traversée par la Drôme, une superbe rivière tantôt torrent à la fonte des neiges, tantôt rivière tranquille, propice à la baignade ou plus turbulente pour offrir les plaisirs de la descente en kayak.

Die fait partie du Parc Naturel Régional du Vercors.

 

Une vue de la ville avec le Glandasse enneigé par derrière.

Une vue de la ville avec le Glandasse enneigé par derrière.

Nous allons tout simplement visiter le centre ancien (selon le circuit proposé par l'office du tourisme) pour en apprendre un peu plus sur l'histoire de la ville et pour cela nous allons suivre tout simplement le circuit fléché...

 

Pour la petite histoire, la ville doit son nom à une déesse, la déesse Andarta...déesse qui fut certainement adoptée par les romains. Die était alors la capitale des Voconces et portait le nom de Dea (= déesse) Antarta. Une fois conquise par les romains, elle fut rebaptisée Dea Augusta Vocontioriom au IIIe siècle. Puis seul le nom de Dea subsista qui se transforma en Dia, puis devint...Die. 

Le plan du centre ville et de la balade

Le plan du centre ville et de la balade

 

1 - Au départ de l'office du Tourisme, le premier vestige bien visible est une tour polygonale (à sept pans). Il n'y a pas d'autres exemples dans le monde romain de tour de ce style. 

 

Tour polygonale ...à sept pans

Tour polygonale ...à sept pans

 

2- En continuant sur le trottoir, on longe les remparts. A cet endroit, n'importe quelle pierre, taillée ou pas a servi à l'édifier. On trouve en particulier des dalles, des tambours de colonnes cannelées ou lisses...

Des vestiges romains dans les remparts : dalles et tambours de colonnes.
Des vestiges romains dans les remparts : dalles et tambours de colonnes.
Des vestiges romains dans les remparts : dalles et tambours de colonnes.

Des vestiges romains dans les remparts : dalles et tambours de colonnes.

 

3- Il faut ensuite quitter le boulevard, pour monter vers la ville. On arrive sur une petite place qui plaît beaucoup aux enfants. 

De cette place, la vue sur le Glandasse est magnifique. Il est tout à fait plaisant de s'installer près de la fontaine, rafraichissante en été et de laisser les petits jouer sur le toboggan coloré, tout en admirant la vue !

Au milieu de la fontaine, se trouve le buste en bronze de la Comtesse de Die, une des premières poétesses occitanes qui vécut au XIIe siècle et écrivit des poèmes d'amour, dédiés au plus ancien troubadour de Provence, Raimbaut d'Orange.

 

Le buste de la Comtesse "maquillée" (!) sera prochainement nettoyé...

Le buste de la Comtesse "maquillée" (!) sera prochainement nettoyé...

 

4 - A gauche de la fontaine de la Comtesse, une grande place, la place de l'Evêché sur laquelle se trouve l'ancien Palais épiscopal.

 

A l'intérieur du palais se trouve la Chapelle Saint-Nicolas, aménagée dans une tour du rempart qui ceinture la ville.

C'était une ancienne chapelle privée des Evêques. Elle se visite ponctuellement, uniquement lors des visites guidées ou des journées du patrimoine, car elle contient deux vestiges remarquables de l'histoire de la ville, qui sont d'une grande fragilité.

 

Tout d'abord, une mosaïque datant du XIIe siècle symbolisant l'univers...la mosaïque des Quatre Fleuves qui servait de tapis d'autel. 

Autour de l'étoile polaire, axe du monde se trouve les quatre fleuves du paradis terrestre, symbolisés par des têtes de taureaux. Ces fleuves irriguent les quatre points cardinaux. On y trouve des animaux du monde marin, des végétaux, des animaux fantastiques...

Je n'ai pu la voir qu'une seule fois, lors d'une journée du patrimoine, il y a déjà quelques années et c'est vrai qu'elle est très belle mais nous n'avions pas eu le droit de la photographier. 

Par contre, Solange Giolito nous en parle sur son site Secretdiois. Je ne la connaît pas personnellement mais je sais, qu'elle a étudié cette mosaïque en détail et a beaucoup de choses à nous en dire sur son site, que je vous invite à découvrir et en particulier dans les pages où elle nous décrit la mosaïque secteur par secteur...

 

 

 

La partie centrale de la Mosaïque des Quatre Fleuves

La partie centrale de la Mosaïque des Quatre Fleuves

 

La deuxième particularité de cette chapelle Saint-Nicolas est de présenter des peintures murales et des papiers peints du XVIIIe siècle, très bien conservés ce qui est assez rare en France. 

 

5- Enfin sur la façade du palais, on peut aisément voir un Autel taurobolique, encastré dans le bâtiment.

Sept en tout ont été retrouvé à Die et ses environs, mais un a disparu...

Ce sont des autels antiques commémorant des "tauroboles", c'est-à-dire des sacrifices de taureaux associés à des crioboles (sacrifices de béliers) en l'honneur de la déesse Cybèle, la grande mère des dieux, dont le culte dominait au IIIe siècle.

 

L'autel taurobolique

L'autel taurobolique

En poursuivant la balade par la petite rue qui mène au Temple, vous délaissez une superbe maison avec jardin intérieur, par-dessus lequel on commence, de la place, à admirer l'arrière du Temple et le clocher porche de la Cathédrale...

La cathédrale et l'arrière du Temple vus de la place de l’Évêché.

La cathédrale et l'arrière du Temple vus de la place de l’Évêché.

 

6 - Le temple protestant n'a été acheté par les protestants qu'en 1830. Auparavant, c'était une chapelle appartenant aux Jésuites.

Vous pouvez admirer sa porte à deux vantaux, style Louis XIV... et le détail d'un des angelots sculptés sur les vantaux en vis à vis...

La porte à deux vantaux du Temple

La porte à deux vantaux du Temple

Un des angelots sculptés

Un des angelots sculptés

 

7 - Face au Temple, la maison "Faure de Vercors" est une demeure écclésiastique du XVe siècle présentant une tourelle d'escalier à vis, une porte à accolade et des fenêtres à meneaux...

La maison "Faure de Vercors"
La maison "Faure de Vercors"

La maison "Faure de Vercors"

 

8 - Au bout de la rue on arrive à la Cathédrale Notre-Dame. 

De la partie existante au XIe siècle, il ne reste que la sacristie. Le reste a été entièrement rebâti au XIIe siècle comme par exemple le clocher porche. 

 

 

 

La Cathédrale Notre-Dame de Die vue de la rue du marché

La Cathédrale Notre-Dame de Die vue de la rue du marché

La cathédrale de Die vue de la rue Saint- Vincent

La cathédrale de Die vue de la rue Saint- Vincent

 

 

La porte d'entrée possède un tympan du XIIe siècle qui est très abîmé. On y voit le Christ sur la croix, entouré de la Vierge et de Saint Jean, puis de deux soldats romains et des symboles des quatre évangélistes...

 

Le tympan de la porte d'entrée datant du XIIe

Le tympan de la porte d'entrée datant du XIIe

 

 

Les chapiteaux nous montrent des combats acharnés entre le bien et le mal...

Les chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de DieLes chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de DieLes chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de Die
Les chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de DieLes chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de DieLes chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de Die

Les chapiteaux de la Cathédrale Notre Dame de Die

 

9- Il faut continuer la visite par la rue du marché où se trouvaient anciennement des halles, aujourd'hui détruites. Le marché se tient d'ailleurs plus près de la Cathédrale sauf l'été où il envahit encore cette rue.

A gauche, on peut admirer une des plus anciennes demeures de la ville, la maison Lagier La Condamine, un hôtel particulier datant du XVIe siècle construit avec des pierres de l'ancienne cathédrale...

 

10- Au carrefour il faut prendre tout de suite à gauche et franchir le joli passage de la rue des Cordeliers... 

Passage de la rue des Cordeliers.

Passage de la rue des Cordeliers.

Il débouche sur l'ancienne Église des Cordeliers, témoin de leur passage puis de leur implantation dans la ville entre le XIIIe et le XVe siècle. 

L'Ancienne Église des Cordeliers.
L'Ancienne Église des Cordeliers. L'Ancienne Église des Cordeliers.

L'Ancienne Église des Cordeliers.

 

Il faut ensuite continuer jusqu'à la rue des quatre cantons, puis à gauche prendre la rue Emile Laurens, pour admirer les maisons anciennes qui comprennent toutes des jardins intérieurs magnifiques...

 

Un repère pour ne pas se perdre dans le dédale des rues étroites mais pleines de charme

Un repère pour ne pas se perdre dans le dédale des rues étroites mais pleines de charme

 

 

11- Les plus belles demeures de la ville se situent là...dont la Maison Engilboud de Saint Laurent, dont la façade date de la fin du XVIIe.

 

 

 

Une des petites rues du quartier.

Une des petites rues du quartier.

 

 

12- A la sortie de la rue du Four, nous arrivons sur la rue principale (piétonne tout l'été) où se trouve un hôtel particulier du XVIIIe siècle, qui abrite le Musée d'Histoire et d'Archéologie de la ville. 

Le Musée de Die contient de nombreux vestiges de l'époque romaine mais aussi de la préhistoire et du Moyen Âge répartis sur 8 salles.

 

Les indices pour trouver le Musée de la ville...
Les indices pour trouver le Musée de la ville...

Les indices pour trouver le Musée de la ville...

 

A partir de là, en longeant la rue Camille Buffardel, nous voilà au centre ville...

Cette rue principale est l'ancien Decumanus, l'un des deux axes principaux de la ville romaine. Pour rappel, la ville romaine de Die était le seul accès pour atteindre Grenoble par le plateau du Vercors. 

Nous la continuons pour prendre sur la gauche la petite rue de Chastel qui monte dans les quartiers anciens et piétons de la ville...une petite balade adorable dans des rues tranquilles et fleuries. 

Une charmante petite rue pavée déjà fleurie en ce mois d'avril 2016.
Une charmante petite rue pavée déjà fleurie en ce mois d'avril 2016.
Une charmante petite rue pavée déjà fleurie en ce mois d'avril 2016.
Une charmante petite rue pavée déjà fleurie en ce mois d'avril 2016.

Une charmante petite rue pavée déjà fleurie en ce mois d'avril 2016.

 

13- Puis le retour se fait à droite par la rue des remparts (dont nous ferons le tour une autre fois!) et nous permet d'arriver à la porte Saint Marcel située à l'Est de la ville.

Elle est le seul monument romain encore entier dans le département de la Drôme. Il s'agit de la porte fortifiée de l'enceinte antique des IIIe et IVe siècle. Les remparts de Die ont en effet été construits entre 285 et 305. Ils occupent environ 2 kilomètres de longueur. 

 

Côté ville, on trouve un arc municipal, jadis érigé sur un autre lieu, et transporté là, lors de la construction de la porte. Ses décorations sont bien visibles et en particulier sa tête de taureau.

Côté externe, (côté place), la porte est flanquée de deux tours semi-circulaires formés de gros blocs.

C'est au Moyen Âge, que la partie supérieure en petits moellons réguliers, a été édifiée.

 

 

La descente par la rue des remparts

La descente par la rue des remparts

La porte saint Marcel (vue extérieure, puis intérieure)
La porte saint Marcel (vue extérieure, puis intérieure)
La porte saint Marcel (vue extérieure, puis intérieure)

La porte saint Marcel (vue extérieure, puis intérieure)

 

Voilà... la visite est terminée. Il reste encore beaucoup à découvrir ! Je n'ai pas pu tout photographier : le temps maussade ne permettait pas de mettre les pierres en valeur dans les rues étroites et souvent sombres.

Nous aurons, sans nul doute, l'occasion de revenir plus en détails sur certains de ces monuments...dans le futur et par beau temps !

Nous aurons l'occasion de revenir plus en détails sur certains de ses monuments...dans le futur !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:46

 

Début avril, nous étions en vacances et, nous avons profité du beau temps relatif pour faire quelques balades sympathiques dans la Drôme avec nos petits-enfants âgés de 7 et 4 ans, donc à la portée de tous !!

 

En voici une en détail...Si vous avez l'occasion de passer par là, même en famille, le site est remarquable et facile d'accès.

 

 

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

 

Nous voilà au coeur du Parc du Vercors...

 

Sur la commune de Glandage, dans la Drôme, les Sucettes de Borne (1090m) offrent une randonnée en bordure d'un ruisseau, tranquille et facile à réaliser en famille surtout avec des enfants.

 

Après la ville de Die, prendre la direction de Châtillon-en-Diois c'est-à-dire la route du col de Grimone, puis après le village, prendre la direction de Glandage par les Gorges des Gâts.

 

 

L'entrée dans les gorges

L'entrée dans les gorges

La petite route serpente au fond des gorges.

Elle est taillée par endroit dans le rocher.

Attention, car il n'y a que quelques arrêts possibles...et certains endroits, où il est difficile de se croiser.

 

Ne pas aller jusqu'au village de Glandage mais à la sortie des Gorges, dès que vous êtes passés devant l'usine hydro-électrique, prendre à gauche la petite départementale qui monte au hameau de Borne...en suivant le ruisseau comme vous pouvez le voir sur la carte. 

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

 

Vous savez que vous arrivez au hameau, car peu de temps après avoir pris la petite départementale, vous sortez des gorges et vous apercevez le Moulin de Borne en contrebas...près du ruisseau. 

 

 

Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.

Vues sur le Moulin de Borne.

 

Il faut traverser le charmant petit hameau dont je n'ai pas fait de photos (ce sera pour une prochaine fois !)

Puis, dès que la route goudronnée devient une piste, il y a le parking : impossible de se tromper car il n'y a qu'une seule route.

A gauche, vous êtes accueillis par des chevaux noirs. 

 

Il est possible de monter jusqu'au site avec un véhicule tout-terrain : la piste est carrossable mais quel dommage de ne pas profiter de la balade et de gâcher le calme de la nature !

 

Les chevaux à la sortie du hameau.

Les chevaux à la sortie du hameau.

Deux solutions se présentent à vous : soit vous montez directement par la piste d'environ 2 km, soit vous prenez le charmant petit chemin en sous-bois et vous redescendez par la piste pour faire un circuit.

 

Nous avons choisi de prendre le chemin en sous-bois de l'autre côté du ruisseau.

De toute façon, juste avant les Sucettes, les deux chemins se rejoignent et une passerelle permet de traverser le ruisseau à sec.

 

Avant de commencer la balade nous prenons le temps de lire le panneau expliquant la formation des sucettes. Nous y reviendrons...en fin d'article. 

 

Le parking est situé à environ 920 mètres d'altitude.

Avec les petits, nous avons mis environ 45 à 50 minutes pour monter jusqu'au site.

Il faut dire qu'ils s'arrêtent sans cesse pour regarder des petits insectes, cueillir des fleurs (NON SURTOUT PAS : NOUS SOMMES DANS LE PARC...ON REGARDE SEULEMENT !)...parce qu'ils entendent un bruit dans les feuillages ou bien pour ramasser un joli caillou.

Bref ils sont déjà "déformés" par leurs grands-parents, pour lesquels se promener tout simplement n'est jamais suffisant !

 

Il est indiqué sur le panneau : 2 km 100 et 30 minutes, temps prévu par la piste plus directe, pour un bon marcheur adulte.

C'est donc bien une balade familiale

 

Prévoir tout de même une petite laine et un coupe-vent à la demi-saison, car on monte à plus de 1000 mètres. 

 

 

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

 

Dès l'approche du ruisseau de Puscle, les fleurs sont bien présentes partout...

Nous sautons par-dessus des populages des marais qui se reflètent dans l'eau et franchissons le ruisseau. 

Populage des marais (Catha palustris)

Populage des marais (Catha palustris)

 

Le chemin traverse une prairie, puis serpente ensuite à travers la forêt. Il monte parfois assez haut au-dessus du ruisseau...

 

 

 

 

Le ruisseau de Puscle
Le ruisseau de Puscle

Le ruisseau de Puscle

 

...et permet d'observer des rochers taillés par l'érosion dans la falaise qui se trouve de l'autre côté 

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...
Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

 

Il n'y aucun danger avec les enfants, mais attention tout de même aux glissades par temps humide. 

 

En approchant de la passerelle qui permet de traverser le ruisseau, nous avons quelques points de vue remarquables sur les sommets encore enneigés en avril et les sucettes que nous commençons à apercevoir...au loin.

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

 

 

Une fois la passerelle franchie, nous rejoignons la piste et nous ne sommes plus qu'à 10 minutes du site...

Les Sucettes de Borne / Une randonnée familiale dans la Drôme

 

Et nous voilà arrivés ! 

 

Les enfants sont ravis de prendre leur goûter assis sur les rochers.

 

 

N'oubliez-pas de faire défiler les photos en cliquant sur les flèches...

 

Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...

Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...

 

A noter pour les amateurs : certaines de ces sucettes sont équipées pour y faire de l'escalade. 

 

La piste continue pour les randonneurs, vers le refuge de La Tour qui permet de faire un circuit par le col de Jiboui.

 

Bien sûr nous ne pouvons envisager pareille randonnée avec les enfants de cette saison où les sommets sont encore enneigés et où le temps est incertain !

 

 

La piste continue vers les hauteurs...

La piste continue vers les hauteurs...

 

Il est temps de redescendre car le temps se couvre...

Juste le temps d'admirer à droite de la piste plusieurs champs fleuris de coucous...avant de retrouver les chevaux noirs, la pluie... et la voiture.

Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant

Quelques champs de coucous en redescendant

 

Le retour en voiture se fait par le même itinéraire. 

On laisse à notre droite le moulin, et on entre dans les gorges...

 

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

 

Puis après l'usine Hydro-électrique...

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

 

...il faut penser à s'arrêter devant le Rio Sourd, une très étroite gorge qui permet aux amoureux de canyoning de bien s'amuser l'été.

 

L'hiver, le Rio Sourd se transforme en cascade de glace, pour ceux qui aiment les escalader...

Le Rio Sourd

Le Rio Sourd

 

Un peu plus loin, vers la sortie des gorges, on peut admirer cette superbe maison adossée à la falaise. 

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.
Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

 

Comment se sont formées ces sucettes ?

 

Pendant le Crétacé, des couches de sédiments se sont déposées par strates au fond d'une mer chaude.

Les sédiments, meubles au départ, sont devenues des couches plus ou moins dures de roches...

A terme, les couches dures (des calcaires) alternaient avec des couches plus tendres (des marnes).

 

Au moment de la formation des Alpes, il y a 65 millions d'années, les couches se sont pliées, plissées ou redressées quasi à la verticale. 

 

Puis l'érosion, le gel et le dégel ont fait leur oeuvre, en dégageant les couches dures qui seules sont encore en place, et forment ces étranges "aiguilles" que les habitants appellent des Sucettes, pour le plus grand plaisir des enfants et des grands !

 

Le panneau explicatif

Le panneau explicatif

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30 septembre 2015 3 30 /09 /septembre /2015 09:29
Vue générale de la chapelle (source Wikipedia)

Vue générale de la chapelle (source Wikipedia)

Cette petite chapelle est située dans la commune de Six-Fours, proche de Sanary, une petite ville touristique du Var où Aldous Huxley écrivit son livre "Le meilleur des mondes" en 1930 (!).

 

C'est un des plus vieux monuments paléochrétiens de France datant de l'époque mérovingienne. Elle est de style préroman.

Ce serait même la plus vieille chapelle d'Europe. 

 

 

Histoire

 

Sur le site de la chapelle, au moment de sa rénovation, ont été retrouvées les traces d'une activité gréco-romaine, activité connue dans toute la région de Six-Fours jusqu'au Hameau du Brusc situé sur la commune.

 

Puis au VIe siècle, des moines venus de l’abbaye de Saint-Victor de Marseille, construisent une chapelle.

De cet ancien prieuré,  il  ne reste presque rien...

Sagit-il de l'ancien prieuré appelé Sancta Maria de Sexti Furni, ou Sainte-Marie de Six-Fours, plusieurs fois mentionné sur le cartulaire de Saint-Victor de Marseille au XIème siècle ? Rien n'est moins sûr !

 

L’édifice a ensuite été rebâti et agrandi au VIIIe siècle, puis au XIème et au XIIème siècle.

 

Puis la chapelle a été plus ou moins abandonnée. Elle aurait été utilisée comme forteresse.

Tombée en ruine, elle a été redécouverte dans les années 50 et restaurée sous l'impulsion du père bénédictin Paul-Célestin Charlier, un moine de l'Abbaye de Maredsous (en Belgique).

 

Lors de sa réfection, des fouilles ont pu être réalisées : les archéologues ont mis à jour des sépultures contenant des débris de céramiques  pouvant être datés du VIIIe au XVIIe siècle.

Ce sont ces fouilles entreprises durant la rénovation qui ont permis également de trouver des restes attestant d'une occupation grecque du site.

 

D'autres vestiges datant du VIIIe siècle attesteraient une influence d'origine musulmane et espagnole.

C'est peut-être Saint Cassien, fondateur de l'abbaye de Saint-Victor de Marseille et natif  de Provence, qui les aurait ramené d'Orient. Il serait parti en Orient afin de s'initier à la vie des ascètes orientaux vers la fin du IVe siècle, puis se serait fixé à Marseille. C'est vers l'an 414 qu'il aurait fondé à Marseille, le monastère de Saint-Victor, auquel la chapelle de Notre-Dame de Pépiole appartint très longtemps.

C'est le "liant végétal" dont j'ignore la composition, ayant permis d'édifier la voûte centrale et le cul-de-four de l'abside, qui serait apparenté à celui des édifices orientaux...

 

Depuis 1989, la chapelle est gérée par une association.

 

 

 

Description

 

La particularité architecturale de la chapelle est qu'elle est  constituée de trois nefs juxtaposées, voûtées en berceau, orientées est-ouest, disposant chacune d’une abside,  ou voûte en cul-de-four.

 

 Vue extérieure des trois absides (côté EST).  On aperçoit aussi le clocher et le campanile.Source Wikipedia

Vue extérieure des trois absides (côté EST). On aperçoit aussi le clocher et le campanile.Source Wikipedia

A l'intérieur, les nefs communiquent entre elles par deux arcs en plein cintre.

Au départ ces trois nefs étaient sans nul doute distinctes, puis elles ont été réunies lors de transformations ultérieures, grâce à ces deux arcs de construction plus récentes.

 

La taille des pierres est différente et montre que les arcs, régulièrement taillés, ont été réalisés avec davantage de maîtrise et de savoir-faire dans une pierre différente de celles des absides, bâties en pierre brute grossièrement taillées.

 

 

 

Un des arcs (photo perso)

Un des arcs (photo perso)

 

Seule l'abside centrale paraît plus soignée.

Devant chaque abside se trouve un autel en pierre.

Je n'ai pu les photographier car il y avait beaucoup de monde à l'intérieur lors de ma visite.

 

La construction ne laisse apparaître aucune colonne, pas de chapiteaux et de toutes petites ouvertures de hauteur différente.

 

Le porche d'entrée fait partie des constructions les plus récentes.

Le porche d'entrée  (photo wikipedia)

Le porche d'entrée (photo wikipedia)

 

La chapelle est ornée d'un clocher et d'un campanile du XIIème siècle.

Le campanile (photo perso)

Le campanile (photo perso)

 

La chapelle est aussi jolie vue côté sud que côté nord...

Côté Sud et côté nord (photos perso)
Côté Sud et côté nord (photos perso)
Côté Sud et côté nord (photos perso)
Côté Sud et côté nord (photos perso)

Côté Sud et côté nord (photos perso)

 

L'originalité de la chapelle est que les vitraux ont été réalisés avec des fonds de bouteilles de toutes les couleurs.

 

La lumière du soleil filtrant à travers les vitraux est magnifique.

 

A l'intérieur, la pierre plutôt foncée et par endroit légèrement bleutée invite au  repos et crée une ambiance particulière.

 

 

 

 

Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos
Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos
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Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos
Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos
Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos

Les vitraux (photos perso) / Cliquer sur les flèches pour faire défiler les photos

 

Derrière l’autel Nord, une statue de la vierge à l'enfant en bois doré de sorbier est vraiment magnifique.

 

Elle porte cependant des traces de brûlures datant de la Révolution française. Les fidèles la vénèrent depuis le XVIe siècle.

 

La vierge à l'enfant. On distingue un peu l'autel en pierre...(photo perso)

La vierge à l'enfant. On distingue un peu l'autel en pierre...(photo perso)

 

La chapelle est inscrite à l’inventaire des Monuments historiques depuis 1967.

 

 

Accès

 

Un parking est situé à proximité mais on peut aussi y venir à pied au départ de Sanary ou de Six-Fours par un très joli sentier pédestre ombragé.

 

L'arrivée à la chapelle est très jolie : le chemin d'accès est bordé d'oliviers.

 

Les oliviers (photo perso)

Les oliviers (photo perso)

 

On retrouve aussi près de la batisse, les cyprès, symboles de la vie éternelle mais aussi de l'élévation spirituelle, ou simple porte-bonheur qui, en Provence, étaient souvent placés près des chapelles, des oratoires, des cimetières et des habitations.

 

Vue générale à l'arrivée (photo wikipedia)

Vue générale à l'arrivée (photo wikipedia)

 

Vous pouvez visiter la chapelle en famille presque tous les après-midi à partir de 15 heures. Hors saison c'est un lieu très agréable et très calme.

 

La balade est très agréable et montre la richesse de notre patrimoine architectural provençal dans un joli parc arboré. C'est un bel exemple de la simplicité de l'art pré-roman !

 

 

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25 juin 2015 4 25 /06 /juin /2015 09:02
Cette photo est extraite du site officiel des Plus beaux villages de France [http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/montclus]

Cette photo est extraite du site officiel des Plus beaux villages de France [http://www.les-plus-beaux-villages-de-france.org/fr/montclus]

Le petit village médiéval de Montclus existait déjà avant le XIII° siècle et fait partie des "Plus beaux villages de France" depuis 2012.

Il est encerclé par la Cèze, une belle rivière qui a creusé des gorges magnifiques.

 

 

Petite balade à Montclus dans le Gard...

 

Un peu d'histoire

 

 

Des fouilles archéologiques à proximité de Montclus ont permis de mettre en évidence en 1957, la présence de l'homme entre 8000 à 2000 avant J-C. Ces premiers "habitants" vivaient essentiellement de la pêche. 

 

Bien plus tard, en 1263 fut fondée une abbaye du nom de Mons Serratus.

Un document datant de 1275, parle du village sous sa forme latine "Castrum Montecluso", nom lié à sa situation sur une colline entourée de montagnes.

 

Puis un château fort, classé aujourd'hui "Monument Historique", et dont il ne reste que le donjon carré qui domine le village, a été construit en 1275.

 

Il est certain que ce château fort ainsi que toute la localité appartenaient au 13e siècle  aux comtes de Sabran.

 

Au 15e siècle, les frères Philippe et Cathelin de Combes entrent en possession du comté de Sabran, puis en l’an 1510, Montclus échoie à Philippe.

 

Par le mariage de sa fille, le château fort de Montclus passe à la famille Montcalm.

 

Au 17e siècle, il passe à la famille Vivet et en 1750, par mariage, à la famille de Vogüé à laquelle il appartient encore aujourd’hui. Mais le château est probablement inhabité depuis la Révolution française.

 

Guillaume de Vogüé a pu effectuer une première tranche de travaux dans les années 70, lorsqu'il a hérité du château. La bâtisse est actuellement en cours de rénovation grâce à l'action efficace d'une association locale qui vous la fera visiter tous les mardis matins, jour de marché.

 

La tour du château fort a été sécurisée en 1977, mais on ne peut pas encore la visiter. Haute de 32 mètres, elle surplombe le village. La plupart des pierres effondrées au cours des temps ont comme ailleurs été utilisées pour retaper les maisons du village...

 

Le château fort de Montclus fait partie des édifices les plus importants du Moyen-Âge dans la région. Il est exceptionnellement bien conservé et toutes les phases de sa construction restent bien visibles ce qui est rare.

Il permet donc de déchiffrer les caractéristiques de l'architecture défensive de toute la région, en un seul édifice.

Si vous voulez en savoir plus sur ce château consulter le site qui lui est dédié ICI.

 

Une salle de l'ancien monastère bénédictin troglodyte, édifié par les Templiers, est bien conservée. Elle est creusée dans le roc et se situe au Lieu-dit "Les Beaumes". Elle a servi de chapelle aux Templiers.

 

L'église et la place du village accueille le marché hebdomadaire de producteurs de la région ainsi que les jeux de boules et les animations du village.

 

Petite balade à Montclus dans le Gard...

Le village est entouré de vignes et de lavandes. Les ruelles fraîches et fleuries ont conservé leur charme : passages voûtés, escaliers, maisons de pierre blanche...

Une placette en pierres blanches

Une placette en pierres blanches

La porte d'entrée du village (vue de l'intérieur)

La porte d'entrée du village (vue de l'intérieur)

Une ruelle qui débouche sur une placette. On se croirait en Italie !

Une ruelle qui débouche sur une placette. On se croirait en Italie !

 

Le magnifique Pont du moulin enjambe la Cèze. Il a été construit en 1870. Avant lui un bac payant permettait aux habitants de franchir la rivière.

Il s'agit d'un pont sans parapet permettant à l'ouvrage de résister aux crues exceptionnelles, l'eau passant carrément par dessus...

Attention ! Ne pas traverser ni à pied ni avec un véhicule si la crue est forte, vous pourriez être emportés.

Petite balade à Montclus dans le Gard...

Si vous vous sentez l'âme aventurière vous pourrez en profiter pour vous rendre à pied jusqu'à la source de la Marnade.

Il s'agit d'une rivière souterraine qui n'a pas encore délivrée tous ces secrets. Elle est toujours en cours d'exploration. 

Le premier siphon a été découvert en 1955 et depuis cette date, les équipes internationales de plongée s'y succèdent.

Si vous voulez en savoir plus visitez  les deux sites :

Pour faire une randonnée jusqu'à la source, rendez-vous sur le site randomania.

Si vous êtes fans de plongée, suivez les recommandations des spécialistes qui connaissent bien la rivière souterraine ICI.

 

Enfin si vous voulez une visite virtuelle plus tranquille du village à 360°...cliquez sur le lien ICI !

 

Après avoir exploré toute la vallée de la Cèze, moins connue et plus tranquille que les Gorges de l'Ardèche, vous pourrez, à proximité (5 km de Montclus)  visiter l'aven d'Orgnac.

 

Vous trouverez d'autres photos du village, prises par un habitant "amoureux de sa région" ICI.

 

 

 

Bonne visite et bonne baignade dans la Cèze...

 

C'est de saison !

 

 

Mais...même en vacances ou en week-end, pensez à préserver l'environnement. Quelques espèces protégées ou rares dans la région se trouvent sur les berges : castors, martinet alpin, cincle plongeur...et pour la flore, lys martagon, osmonde royale et pivoine sauvage.

 

 

 

 

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