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9 juillet 2017 7 09 /07 /juillet /2017 05:48
Le Glandasse vu de Die (Drôme)

Le Glandasse vu de Die (Drôme)

 

Vous êtes nombreux à savoir qu'en milieu de semaine dernière, j'ai fait une courte escapade dans la Drôme...c'est bien la retraite pour ça, car c'est le week-end tous les jours, si on veut ! 

 

Les obligations diverses et la chaleur ne nous ont pas permis de promener en journée, mais le soir venu, nous avons fait une courte balade en bord de rivière et nous avons pu assister au coucher de soleil sur la montagne proche...

Le Glandasse était en feu ! 

Une bonne occasion de tester mon APN dans ce type de situation extrême.

 

 

Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...
Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...Le Glandasse en feu...

Le Glandasse en feu...

 

Bon dimanche à tous !

Bonnes vacances à ceux qui les prennent maintenant ! 

Le Glandasse éclairant la cathédrale

Le Glandasse éclairant la cathédrale

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17 mai 2017 3 17 /05 /mai /2017 06:10
Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

Le chemin là où nous l'avons laissé hier...

 

Poursuivons le chemin que nous avons laissé hier et dirigeons-nous vers les cascades. 

La première cascade est difficile à photographier car il aurait fallu descendre en contrebas dans une propriété privée...

Elle est pourtant bien là et l'eau s'engouffre dans une toute petite trouée dans les rochers. 

En bas la première vasque est peu accessible. Seuls les habitants du village y descendent en été en passant par le voisinage. 

 

La première cascade
La première cascadeLa première cascade
La première cascade

La première cascade

 

Un peu plus loin, nous devons traverser l'Aiguebelle pour poursuivre notre chemin en sous-bois et arriver à la seconde vasque.

De là, on a une vue magnifique sur la seconde cascade et le toboggan qui réunit la vasque supérieure à celle où nous nous trouvons. 

Il est conseillé à ceux qui ont de jeunes enfants de s'arrêter là.

Les petits pourront jouer à jeter des cailloux dans l'eau et en été, se rafraîchir dans une eau peu profonde et toujours un peu chauffée au soleil.

 

La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan
La vue sur le toboggan
La vue sur le tobogganLa vue sur le toboggan

La vue sur le toboggan

 

Soit vous avez le courage de grimper directement par la paroi. Mais oui regardez bien, il y a des marches creusées dans le rocher vers la droite du toboggan, soit comme moi, vous allez choisir de faire le tour par le chemin creusé dans le rocher...

Une sorte de rampe permet de sécuriser le lieu car à votre droite la falaise tombe à pic et  il faut marcher, courbé en deux à certains endroits. Il est conseillé de bien tenir les enfants...et de faire attention où vous mettez les pieds ! 

 

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher
Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

Le chemin d'accès à la dernière cascade, creusé en partie dans le rocher

 

Ce chemin vous mène tout droit au trou d'eau et à la dernière cascade...

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.
Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade. Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

Le trou d'eau au printemps et la dernière cascade.

 

Vous pourrez vous amuser à passer derrière la chute d'eau...un peu au-delà, la roche est creusée et forme un abri. 

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...
Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

Ces photos ont été prises par mon mari avec son super APN ! Moi je ne sais pas faire ça...

 

La vue d'en-haut est assez magique...

La vue vers la seconde cascade en contrebas.
La vue vers la seconde cascade en contrebas.

La vue vers la seconde cascade en contrebas.

 

En été, une halte baignade s'impose dans le trou d'eau toujours trop frais, mais entouré de verdure...

Le trou d'eau au mois d'août

Le trou d'eau au mois d'août

 

Un chemin, très ensoleillé, continue au delà vers les ruines du château...

Ce sera l'objet d'une prochaine balade ! 

 

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

Une autre famille, de retour de leur visite des ruines du château...

 

Cet article est l'occasion pour moi de rendre un bien modeste hommage à Pierre qui n'est plus parmi nous depuis peu.

Nous échangions souvent par blogs interposés, sur les plantes et les balades de la région drômoise où il avait vécu avec sa famille, mais aussi sur nos lectures. Je vous mets ici le lien vers la vidéo qu'il avait proposé dans son article sur les cascades de l'Aiguebelle

Il manque beaucoup à tous ceux qui le connaissaient. Je ne pourrais plus jamais me rendre dans ces lieux dont nous partagions la curiosité, sans penser à lui...

 

La vidéo de Pierre mise en ligne sur youtube et sur son blog

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16 mai 2017 2 16 /05 /mai /2017 06:10
Le village de Pontaix

Le village de Pontaix

 

Restons encore un peu dans la Drôme aujourd'hui et demain si vous le voulez bien ...

Je vous ai déjà emmené l'été dernier, visiter le village de Pontaix...

Dans ce petit village des bords de Drôme, il existe un lieu de baignade secret, enfin qui était secret avant que la célèbre émission de télévision diffusée sur FR3 le mercredi soir ne dévoile ses charmes.

Il s'agit des cascades de l'Aiguebelle.

 

De nombreux blogs parlent de cet endroit paradisiaque, alors je pense qu'il est inutile que je le garde jalousement pour moi, car bien sûr, il paraît évident que l'été venu, nous n'y serons plus jamais seuls désormais...

Lors de notre dernière visite, et alors que jusque-là il n'avait jamais été signalé par une quelconque indication, nous avons constaté que la petite rue venait de se voir baptisée par une jolie plaque moderne. 

 

 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En arrivant dans le village de Pontaix, en direction de Die, il suffit de se garer là où vous le pourrez, car heureusement pour les riverains, les parkings limitent le nombre de visiteurs...

Vous accéderez ensuite au vieux village. Autrefois on le traversait en voiture. Aujourd'hui les ruelles apparaissent si étroites que cela semble mission impossible. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

N'oubliez pas au passage de dire un petit mot aux habitants qui sont souvent installés devant leurs maisons sur un banc pour prendre le frais, et passent le temps tout en papotant et en observant les touristes. Certains sont même les garants du passé et fleurissent joliment les bornes incendies d'antan...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le petit ruisseau, l'Aiguebelle,  que nous allons remonter, se jette dans la Drôme à cet endroit.

Le confluent entre l'Aiguebelle et la DrômeLe confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme
Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

Le confluent entre l'Aiguebelle et la Drôme

 

En face de la jolie passerelle fleurie sur laquelle vous pouvez passer si vous voulez, la ruelle s'enfonce à travers les maisons pour rejoindre la nature "sauvage".  

Vous croyez vous être trompés et bien non, c'est bien par là ! 

Le sentier est creusé dans le rocher...et il faut emprunter le passage "secret" que vous voyez là-bas tout au fond.

Le passage secret recto-versoLe passage secret recto-verso
Le passage secret recto-verso

Le passage secret recto-verso

 

De part et d'autre du chemin, quelques accès ouvrent sur de vieilles maisons...

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Parfois, il faut descendre en contrebas vers la rivière.

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Ou au contraire, monter quelques marches pour accéder à un chemin pratiquement inutilisé aujourd'hui. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

Le sentier se poursuit par un escalier. On commence à apercevoir la barre rocheuse de la première cascade à notre gauche...et la rivière en contrebas. 

Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la DrômeLes cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme
Les cascades de Pontaix (1) / Balade dans la Drôme

 

En se retournant, on a une belle vue sur le village...qui n'est pas loin. 

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée
La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

La vue sur le village de Pontaix et la voie ferrée

 

Il faut poursuivre le chemin pour entendre le bruit de l'eau...

Nous approchons de la première cascade !

Mais pour faire durer le plaisir, je ne vous emmènerai au bord de l'eau que demain, si vous le voulez bien ! 

A demain !

A demain !

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:10
La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

 

La semaine dernière je vous ai emmené visiter la Cathédrale Notre-Dame de Die et je vous ai raconté un peu son histoire.

 

Son originalité réside en particulier dans son clocher-porche datant de la fin du XIIe siècle. Revenons un court instant vers ce clocher, pour le regarder de plus près.

Le visiteur peut pénétrer sous le porche par une des trois portes...ouvertes lorsque l'édifice est ouvert ce qui est le cas la plupart du temps.

 

Si nous entrons par la porte principale côté ouest, on peut observer au passage le  tympan en bois gravé. 

 

Le tympan de la porte ouest

Le tympan de la porte ouest

 

Si nous entrons par la porte sud, nous pouvons traverser le porche ou simplement observer la place du marché de l'autre côté quand la porte nord est ouverte, comme ici sur mes photos...

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché
La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

 

Mais il faut noter que ces portes latérales n'ont pas toujours été ouvertes par des portails et la photo suivante datant de 1887, le montre bien.

En effet sur cette photo, la porte nord est murée. Il faut dire qu'à cette date des maisons étaient attenantes à la cathédrale.

 

A l'intérieur, au rez-de-chaussée, le porche présente quatre colonnes antiques, supportant une belle voûte. On aperçoit trois de ces colonnes sur la photo ci-dessous. 

 

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

 

Sous le porche, dans un des coins, une inscription romaine est gravée sur une des pierres.

Elle nous rappelle les origines romaines de la ville et montre que les constructeurs du XIIe siècle ont réutilisé des matériaux disponibles sur place. 
 

L'inscription romaine

L'inscription romaine

 

L'entrée de la nef est surmontée par un tympan sculpté que tous les spécialistes déclarent comme exceptionnel pour cette période : un christ en croix, entouré de deux soldats romains, de la vierge, de Saint Jean et de quatre évangélistes...

Si vous voyez tout ça sur ma photo, vous êtes forts ! 

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté
L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

 

A l'extérieur du porche, de part et d'autres des portails, des colonnettes sont surmontées de chapiteaux richement sculptés, datant du XIIIe. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ces chapiteaux. Ceux du portail nord présenteraient l'offrande d'Abel et le sacrifice d'Isaac.

Les autres évoqueraient des combats, sans doute allégoriques et l'on voit ici ou là des griffons, des hommes, un crocodile et autres figures connues du XIIe siècle que l'on retrouve apparemment dans d'autres édifices religieux de la région, comme la cathédrale de Valence.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur leur interprétation... 

 

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

 

Voici d'autres détails de l'architecture extérieure de la cathédrale...

 

L'abside a été décorée récemment d'un cadran solaire, élaboré par les élèves du GRETA.  Il est placé entre deux contreforts, bien visibles et juste en-dessous d'une des ouvertures. 

Le cadran solaire récent
Le cadran solaire récentLe cadran solaire récent

Le cadran solaire récent

 

Les ouvertures sont toutes différentes mais toutes bien réparties entre  la nef et l'abside...
 

Des ouvertures...dont une murée !
Des ouvertures...dont une murée !

Des ouvertures...dont une murée !

 

Il y a trois horloges sur le clocher-porche, chacune est placée au-dessus d'une des portes.  

Une des horloges

Une des horloges

 

Et pour terminer, je vous montre à nouveau le clocher qui surmonte le porche, pour ceux qui n'ont pas vu mon dernier article. Il faut dire que je ne peux pas résister à ce plaisir, toujours renouvelé pour moi à chacune de mes visites dans la ville, car nous avons la chance de l'apercevoir de la maison familiale, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Le clocher
Le clocher

Le clocher

 

Promis, d'ici cet été, je vous ferai  visiter l'intérieur de la cathédrale en détails, mais pour cela il faudra d'abord que je retourne à Die puis que je complète ma collection de photos en refaisant toutes celles que j'ai raté...

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:56

 

L'année dernière, je vous ai déjà emmené faire une Petite balade historique dans la ville de Die, intra-muros. Je me suis promis cette année de vous faire visiter plus en détails certains de ses monuments.

Aujourd'hui je vais vous parler de la Porte Saint-Marcel, la seule porte ancienne encore existante de nos jours dans les remparts. 

Et tout d'abord voici quelques photos ! 

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps


A l'origine, la ville fortifiée comprenait deux portes principales.

La première était la porte Saint-Pierre (ou Porte des Gaules) démolie en 1891. Elle se trouvait à l'entrée de la ville, côté Valence (tournée vers l'Ouest). Seuls quelques vestiges ont été conservés au musée de la ville. Et dans les caves de particuliers subsistent de gros blocs de grès : ce sont les fondations de la tour qui la flanquait au nord.

La seconde est la porte Saint-Marcel dont nous allons parler aujourd'hui: elle s'ouvre côté Est de la ville.

D'autres portes annexes permettaient l'accès à l'extérieur des remparts comme la porte Saint-Vincent par exemple au sud qui s'ouvrait vers la rivière en direction du Pont rompu qui surplombe la Drôme, un pont qui a conservé les culées et la pile centrale de la même époque.

Mais il y avait bien d'autres petites portes qui permettaient aux habitants d'avoir un accès plus facile vers les champs ou les points d'eau et qui en cas de problèmes, restaient fermées. 

 

La porte Saint- Marcel est le seul monument antique du département de la Drôme encore intact.

Elle est classée aux Monuments historiques depuis 1862. 

Elle a failli être détruite elle aussi car la ville nécessitait un agrandissement de sa voie principale qui a été fort heureusement déviée pour passer sur la rivière Meyrosse (un affluent de la Drôme) grâce à un viaduc construit en 1845. 

Elle a subi de nombreux remaniements et il est maintenant prouvé qu'il s'agit d'une porte essentiellement romaine dont l'originalité réside dans le fait qu'elle est intégrée dans des remparts médiévaux.   

En effet, s'il ne fait aucun doute qu'elle a bien été construite vers l'an 300, en même temps que les remparts, elle présente côté ville, un arc monumental du IIe siècle, qui pierre à pierre a été démonté de son ancien emplacement, puis déplacé pour être intégré dans la fortification. 

 

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle
Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

 

L'arc est surmonté par une tête de taureau qui se voit de loin...

La tête de taureau
La tête de taureau

La tête de taureau

 

En s'approchant le promeneur découvre d'autres sculptures...

Tout d'abord de chaque côté de la tête de taureau, les deux surfaces de forme triangulaire que l'on appelle des écoinçons sont gravés de centaures. C'est celui de droite qui est le mieux conservé. On distingue très bien la queue de dragon, les pattes de cheval, le buste humain, la trompette droite et sans doute d'autres détails que je ne visualise pas bien sur ma photo par manque de connaissances...

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

 

 

Ensuite au niveau de la voûte, on aperçoit des cercles contenant une rosace en leur centre. Ces cercles se superposent pour former des carrés...

Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte
Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte

Les rosaces de la voûte

 

Deux frises ornent encore cette partie de l'arc : une d'entre elles représente une procession religieuse ; l'autre en dessous, très altérée, un animal apprivoisé (un lion ?) et des danseurs...

A gauche, côté nord je n'ai pas réussi à photographier la frise très altérée qui représente deux chars face à face tirés par de gros animaux. 

Toutes ces sculptures ont une valeur symbolique car il n'y a jamais eu dans la ville de courses de chars...

 

Les deux frises situées sur l'arc

Les deux frises situées sur l'arc

 

Un couloir s'ouvrait sous la voûte et permettait de contourner la herse...il ne pouvait être emprunté qu'à pied. 

 

Du côté externe, la porte est encadrée par deux tours circulaires intégrées dans les remparts et datant de l'âge de la porte (voir les premières photos de l'article).  Les tours et la porte sont construits avec les même gros blocs de grès. 

La partie haute a été reconstruite en petits moellons, au Moyen Âge et on a ajouté à la porte à cette époque des mâchicoulis, une herse et un pont-levis qui n'existent plus aujourd'hui. 

 

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

 

La porte Saint -Marcel porte le nom d'un évêque de Die que les gens de Barjols dans le Var fête chaque année car ils en ont fait leur Saint Patron.

Marcel avait pris la succession de Pétrone, son propre frère, suite à la mort de ce dernier en 463. Il avait marqué la ville par son investissement religieux mais aussi par son action politique qui lui a valu d'être déporté pendant deux ans. Quand il reviendra d'exil, il sera vénéré jusqu'à sa mort survenue en l'an 510.

 

Pour rester dans le ton de mon article, je terminerai la visite sur une note artistique...

Voici une aquarelle représentant la Porte Saint-Marcel qui a été réalisée par Charles de Teisseire de Valdrôme (1872-1935). 

Cet aquarelliste était un artiste provençal impressionniste né à Die. Il était également musicien et a été premier violon à l'orchestre de Nice. Il a peint de nombreux paysages de Die et de la Provence. 

En 1928, son aquarelle a servi de couverture à la publication du guide touristique édité par le Syndicat d'initiative de l'époque. 


 

La Porte Saint-Marcel / Balade dans Die intra-muros

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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30 avril 2017 7 30 /04 /avril /2017 06:04
Un des jardins du Perrier

Un des jardins du Perrier

 

Encore une courte balade dans la Drôme juste histoire de vous montrer une autre facette des jardins du Perrier dont je vous ai parlé récemment et qui, je vous le rappelle, se trouvent à Die dans la Drôme.

 

Que cachent ces portails de toutes tailles ? 

J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...
J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...
J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...

J'adore ces portails qui laissent la place au rêve...

 

Des jardins bien sûr, bien cultivés ou fleuris...parfois bien soignés ou un peu fouillis. 

Des fleurs ou des légumes...Des fleurs ou des légumes...
Des fleurs ou des légumes...Des fleurs ou des légumes...
Des fleurs ou des légumes...Des fleurs ou des légumes...

Des fleurs ou des légumes...

 

Je pensais que de nombreux propriétaires y élevaient des volailles, mais il n'en est rien. C'est plutôt rare en fait ! Les gens préfèrent cultiver les parcelles pour couvrir leurs besoins en légumes ou comme jardin d'agrément. 

 

En vérité, je n'ai croisé qu'un seul couple d'oies que le propriétaire soignait précieusement car la femelle était en train de couver. 

J'ai appris que par rapport à la poule, l'oie commet beaucoup moins de dégâts dans les jardins. Elle aime vivre en groupe mais tolère très bien de vivre tout simplement en couple.

Il suffit de la laisser en semi-liberté et de lui aménager un coin d'eau pour qu'elle se sente à l'aise. 

Dans la région, les oies sont élevées d'abord pour les oeufs, les plumes et le duvet, ou tout simplement pour la reproduction et la consommation de la chair au moment de noël.

 

Autrefois, les oies étaient utilisées pour désherber naturellement les plantations de pommes-de-terre, les framboisiers, fraisiers  et groseilliers, les vignes et les vergers, ainsi que les noisetiers et les noyers nombreux dans la région. 

 

Le seul inconvénient de l'élevage est que ce sont des animaux bruyants qui savent très bien garder le cabanon et qui comme votre chien, une fois apprivoisés, vous suivront partout.

 

Le jars peut parfois devenir agressif lorsqu'il s'ennuie ou lorsqu'il protège la femelle en train de couver...

Ce dont nous avons fait les frais en passant à côté d'un des petits jardins !

Le mâle a ameuté tout le voisinage tant il poussait des cris stridents alors que nous ne nous étions même pas encore approchés du portail.

Mieux vaut ne pas se risquer à avancer la main à travers les barreaux...

Je n'ai bien sûr pas tenté de m'approcher de la femelle, bien cachée dans un recoin, nous nous serions fais pincer les mollets ! 


 

Un jars (la femelle était en train de couver...)
Un jars (la femelle était en train de couver...)Un jars (la femelle était en train de couver...)

Un jars (la femelle était en train de couver...)

 

Aujourd'hui mon blog fête ses 5 ans d'existence.  

 

A vous tous qui me suivez...

visiteurs anonymes ou pas

silencieux ou pas

 fidèles ou occasionnels

 je dis un grand MERCI pour ce que nous partageons ICI.

Merci d'être là...

 

Bon dimanche à tous ! 

 

Que cachent ces portails...pour #photodimanche / Balade dans la Drôme

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28 avril 2017 5 28 /04 /avril /2017 05:30

 

La source de Rays approvisionne  la ville de Die pour 90 % de ses besoins en eau. En fait, il serait plus juste de parler des sources de Rays, car il y a plusieurs résurgences. Les sources sont situées à environ 6 km de la ville.

L'eau descend du plateau du Vercors et en particulier de la partie du plateau appelée le Glandasse (2025m). Elle circule à l'intérieur de la montagne avant de resurgir à 780 mètres d'altitude seulement dans la commune de Romeyer.

Le ruisseau de Rays traverse le hameau des Liotards pour se jeter ensuite dans la Meyrosse, une petite rivière qui va ensuite apporter ses eaux à la Drôme au coeur même de la ville. 

Les anciens prétendaient qu'après de fortes pluies, des crottes de moutons qui paissent en été sur le plateau du Vercors, auraient été retrouvées dans l'eau de la source... 

Mais sans doute n'est-ce qu'une rumeur, n'est-ce pas ?! 

 

Pour monter jusqu'à la source, il faut se garer à la sortie du petit hameau des Liotards et prendre le chemin qui part en direction du plateau du Vercors. La vue sur la montagne est magnifique ! 

 

 

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...
Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

Le chemin monte vers le plateau du Vercors après le hameau des Liotards...

 

En plus d'être belle, la montagne est utile car c'est elle qui rend les eaux qui la traversent pures et cristallines et pour comprendre pourquoi, il faut regarder de plus près comment l'eau circule au coeur du massif.

 

Un peu de géologie (d'hydrogéologie je devrais dire)...

La géologie du plateau du Vercors est complexe et je ne vais pas entrer dans les détails, mon article sera assez long comme ça aujourd'hui. 

Le massif du Vercors est un château d'eau naturel composé de calcaires datant du Crétacé. Il constitue à lui seul un immense réseau karstique et les randonneurs qui l'ont parcouru savent que sa surface est entaillée de lapiaz : le calcaire est creusé de nombreuses fissures, formées par la dissolution de la roche par l'eau, sur lesquelles il est plutôt difficile de marcher. 

De nombreux scialets (appellation régionale pour les avens) et autres cavités plus ou moins profondes, creusés par l'eau dans le calcaire, s'ouvrent aussi à la surface du sol et présentent un certain danger car ils peuvent être cachés par la végétation.

L'eau s'enfonce donc facilement dans ce réseau karstique et bien sûr élargit les fissures et agrandit les cavités au fur et à mesure, au cours du temps.

Les pluies pénètrent pour ressortir ensuite à de nombreux endroits tout autour du massif, des centaines de mètres plus bas. 

 

Ce sont les résurgences naturelles...donc, les sources.   

 

 

En poursuivant le chemin, le promeneur suit le ruisseau de Rays qui, à ce niveau, est assez large.

Le chemin suit le ruisseau de RaysLe chemin suit le ruisseau de Rays
Le chemin suit le ruisseau de Rays

Le chemin suit le ruisseau de Rays

 

L'environnement est très minéral...mais boisé. 

 

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...
Le Vercors au loin et l'environnement géologique...Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

Le Vercors au loin et l'environnement géologique...

 

Le chemin est en sous-bois par instant. 

C'est lorsque le large chemin arrive à un pont qu'il faut bifurquer pour monter par un tout petit sentier qui part au bord du ruisseau. 

 

Le ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pontLe ruisseau de chaque côté du pont
Le ruisseau de chaque côté du pont

Le ruisseau de chaque côté du pont

 

Une fois sur le sentier, la vue en surplomb du pont donne une idée de la grimpette qui nous attend...

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

On longe encore un bon moment le ruisseau qui devient de plus en plus étroit. La végétation se resserre et le ciel bleu où dansent quelques nuages, offre à travers les arbres un premier spectacle. Le sol est tapissé de fleurs printanières que je vous montrerai très bientôt.

La source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la DrômeLa source de Rays / Balade dans la Drôme
La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

Très vite, on aperçoit en contrebas le bassin de décantation avec un déversoir situé sur le côté opposé et plus proche de nous, on voit bien sur la quatrième photo, le petit ruisseau qui chute à travers les arbres. Il y a donc bien plusieurs arrivées d'eau. 

Le bassin de décantation Le bassin de décantation
Le bassin de décantation Le bassin de décantation

Le bassin de décantation

 

Un peu plus loin, nous arrivons à l'ancien captage.

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

L'eau suinte de partout...à travers les roches et la mousse. 

L'eau et la mousse envahissent les versants
L'eau et la mousse envahissent les versants

L'eau et la mousse envahissent les versants

 

Puis après avoir traversé le pierrier, nous touchons au but. Le chemin s'arrête-là, brusquement au bord de l'eau.

Impossible de continuer. Nous restons, assis sur la roche de bordure pour profiter du spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !
L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

L'eau s'écoule de la montagne...c'est un véritable spectacle !

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

Un peu d'histoire d'eau [extraite des Chroniques du Diois numéro 1]

La ville de Die dans la Drôme ainsi que les villages alentours sont depuis toujours alimentés par des eaux de source. Inutile d'acheter des eaux en bouteille, l'eau de source coule directement au robinet. Des contrôles, certes ont lieu mais aucune adjonction d'un quelconque produit.

Au départ, les Romains qui habitaient la ville, s'alimentaient en eau à partir de sources beaucoup plus proches. Dès la fin du Ier siècle, la ville de Die se développe, les besoins en eau se multiplient et les hommes construisent alors deux aqueducs pour aller rechercher l'eau à des kilomètres de la ville.

 

Au moyen d’aqueducs, ouvrages très répandus dans le monde gallo-romain, l’eau est acheminée vers la cité.
Arrivant dans un réservoir appelé castellum, situé sur un point haut de la ville, sûrement au-dessus du quartier de Chastel, l’eau était répartie dans des conduites en plomb ou en terre cuite jusqu’aux fontaines publiques, thermes ou branchements de riches particuliers.

http://mediascitoyens-diois.info

 

Les aqueducs amènent l'eau jusqu'au centre de la ville : celui de la source de Rays et celui du ruisseau de Valcroissant. Tous deux permettaient d'acheminer pas loin de 10 000 m3 d'eau chaque jour, ce qui est nettement supérieur à la consommation actuelle de la ville, même en été. 

Abandonnées faute de soin dès le Moyen Âge, il faudra attendre le XVe siècle pour que l'eau des alentours de la ville revienne approvisionner les fontaines et autres lieux de la ville.

Mais c'est surtout en 1859, quinze siècles plus tard donc, lorsque la source de Rays est achetée à la commune de Romeyer sur laquelle elle se trouve, que Die retrouve son eau saine, descendue tout droit de la montagne.

 

 

 

La source de Rays / Balade dans la Drôme

 

En 2011, des travaux importants ont été entrepris sur le captage de la source pour le modifier et le moderniser. Le captage a été déplacé pour se trouver directement sur la zone d'émergence, le bassin de dessablage a été agrandi et la conduite d'adduction datant des années 30, a été refaite en partie. L'autre partie fera l'objet d'une prochaine tranche de travaux. 

Une des résurgences...

Une des résurgences...

 

La zone entourant la source présentait des risques d'éboulement et la falaise a été sécurisée permettant aux promeneurs de se rendre sans danger jusqu'à la résurgence, par ce petit sentier que nous avons emprunté et qui n'est autre que l'ancien aqueduc romain remblayé et disparu depuis des centaines d'années...

A noter qu'en été la population de la ville passe aux environ de 15 000 personnes, pour seulement 4 629 habitants en hiver. Les besoins en eau sont donc considérables et cette source, vue son débit et sa situation particulière, apportera encore longtemps ses eaux pures et cristallines descendues tout droit de la montagne vers la ville.

 

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26 avril 2017 3 26 /04 /avril /2017 06:00
Quelques fleurs de mon jardin...

 

Pour contrer la grisaille ambiante, nous allons faire aujourd'hui, une petite balade en photos dans le jardin, non pas en Provence, mais dans la Drôme...

Le printemps est précoce cette année dans le jardin familial.

 

La première chose que l'on aperçoit de loin, c'est la glycine...

 

Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Puis les lilas...

Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Et cet arbuste jaune dont j'oublie toujours le nom !

Il pousse comme du chiendent et il faut le tailler très souvent car il est du style, envahissant.

L'avantage est qu'on peut en donner à tout le monde, la transplantation ne lui posant aucun problème...et il s'est même adapté à mon petit jardin provençal. 

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

Ensuite, il y a beaucoup de tulipes mais seulement quelques-unes étaient encore en fleurs pendant les vacances d'avril...

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...

 

A l'inverse, quelques roses étaient déjà écloses ce qui est plutôt rare pour la saison.

 

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...

 

Je ne résiste pas au plaisir de terminer la visite par quelques fleurs de cognassier, un arbre que j'adore.

Non seulement il est particulièrement décoratif au printemps, mais il permet de récolter des fruits délicieux à l'automne...

Quelques fleurs de mon jardin...
Quelques fleurs de mon jardin...Quelques fleurs de mon jardin...

 

J'espère que cette courte balade vous a plu et a apporté un peu de soleil chez vous. En Provence depuis hier soir, il pleut...enfin ! 

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25 avril 2017 2 25 /04 /avril /2017 06:10
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur
Un des premiers cabanons aperçu par le promeneurUn des premiers cabanons aperçu par le promeneur

Un des premiers cabanons aperçu par le promeneur

 

Les "jardins du Perrier" qui devraient s'appeler plutôt les "jardins de Font Giraude" existaient déjà lors de la mise en place du cadastre en 1825. A l'origine, il s'agissait de grandes parcelles de prairies ou de terres maraîchères qui entouraient le grand "Mas du Perrier", une exploitation importante au point de vue économique dans la région. 

 

Au fil du temps et en particulier lors de la révolution industrielle de la fin du XIXe siècle, des usines s'installent en ville : usines d'ameublement ou textile, meuneries ou tanneries, entreprises vinicoles...et de nombreux ouvriers y travaillent. La surface cultivée diminue au profit de terres plus petites qui deviennent des jardins ouvriers où les familles peuvent cultiver leur potager, prendre l'air ou profiter de leurs loisirs.

 

Bien sûr, tous les jardins sont irrigués soit par de petits canaux qui ont été mis en place au temps de l'exploitation du mas, soit par la nappe phréatique et des puits. Les premiers travaux d'irrigation auraient été mis en place dès 1750. 

 

De nombreux chemins privés mais ouverts aux promeneurs permettent de visiter les lieux...


 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Mon beau-père parlait souvent de ses souvenirs d'enfance et des soirées d'été passées au jardin, des pique-niques organisés le dimanche.

De nombreuses photos montrent toute la famille rassemblée dans le petit jardin. Il en était de même dans le jardin des voisins. 

 

Le Perrier est aujourd'hui constitué de plus de 200 parcelles appartenant toutes à des propriétaires différents...

Depuis 2003, l'espace proche du grand mas du Perrier est devenu un camping municipal très prisé en été, car situé au bord de la rivière et fréquenté hors saison par les Diois, petits et grands qui se promènent sur les chemins ou envahissent l'aire de jeux.

Et tout près de la ville, sur la route du Pont rompu, des jardins familiaux ont même vu le jour permettant aux familles qui ne possédaient pas de jardins au Perrier d'avoir leur petite parcelle à cultiver...  

 

 

Dans les jardins du Perrier, chacun vaque aujourd'hui à ses occupations : mise en place du potager ou du jardin d'agrément fleuri, jeux et apprentissages du jardinage avec les enfants, ou tout simplement farniente. Mais le partage et le lien social sont toujours de mises.

Tout dernièrement, de nombreuses serres ont vu le jour, attestant de la passion nouvelle pour sa propre production de plants ou de légumes.

 

Mais de ces temps reculés, de ces instants passés au jardin, subsistent de nombreux petits cabanons utilitaires dont voici un petit aperçu.

 

Ils peuvent être anciens et même habitables...

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou plus modernes et récents...
 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Certains ressemblent même à de simples cabanes à outils à peine améliorées...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

D'autres sont plus somptueux !

 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

ou carrément à l'abandon...

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la DrômeLes jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme
Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

 

Qu'importe...chaque parcelle a son cabanon !

Et ils attestent tous, comme les jardins, de la personnalité de leurs propriétaires. 

Les jardins du Perrier / Balade à Die dans la Drôme

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23 avril 2017 7 23 /04 /avril /2017 06:25
L'élevage LEVA NEVE

L'élevage LEVA NEVE

 

La semaine dernière, comme beaucoup d'entre vous le savent, je suis allée quelques jours dans la Drôme.

Nous avons pu observer lors de nos balades plusieurs élevages de chevaux qui se multiplient comme dans beaucoup de nos régions...

 

Il y a bien sûr les chevaux élevés pour les loisirs, l'apprentissage de l'équitation, la communication homme-cheval et les randonnées, qui sont de plus en plus proposées aux touristes.

J'ai pu prendre certaines de ces photos à proximité de l'élevage LEVA NEVE, où la plupart  des chevaux sont de la race "arabe shagyas". L'été, les chevaux montent en transhumance sur le plateau du Vercors mais de cette saison, ils sont heureux en semi-liberté au coeur de grandes prairies.  

Ne me demandez pas d'autres précisions car je n'y connais rien en ce qui concerne les différentes races de chevaux, ni les élevages. J'ai juste trouvé quelques éléments sur cet élevage diois, car l'entreprise propose aussi des gîtes à proximité de Die au pied du col du Bergu.

 

Je ne sais pas non plus si tous les chevaux photographiés appartiennent bien à cet élevage...mais qu'importe ! 

D'autres chevaux sont isolés dans des enclos, ici ou là...


 

Des chevaux dans la Drôme pour #photodimanche
Des chevaux dans la Drôme pour #photodimancheDes chevaux dans la Drôme pour #photodimanche
Des chevaux dans la Drôme pour #photodimancheDes chevaux dans la Drôme pour #photodimanche

 

Selon la saison on peut apercevoir des touts-petits dans des prairies un peu éloignées des chemins...

Des chevaux dans la Drôme pour #photodimanche

 

Dans d'autres secteurs autour de la ville, comme ici au coeur des jardins du Perrier, dont je vous parlerai bientôt, des chevaux profitent de la verdure. 

Des chevaux dans la Drôme pour #photodimanche

 

Nous avons pu aussi approcher ce couple de chevaux blancs près du village de Châtillon-en Diois...

Font-ils partie du renouveau autour du cheval de trait ?

Est-ce une autre race ?

Je n'ai absolument pas trouvé d'indication à leur sujet mais je les trouve très beaux et pas du tout sauvages en tous cas.

Un d'entre eux se grattait contre le bac d'eau ce qui a beaucoup amusé les petits...

 

Des chevaux dans la Drôme pour #photodimancheDes chevaux dans la Drôme pour #photodimanche
Des chevaux dans la Drôme pour #photodimancheDes chevaux dans la Drôme pour #photodimanche
Des chevaux dans la Drôme pour #photodimancheDes chevaux dans la Drôme pour #photodimanche

 

Le cheval a toujours été un animal important dans la Drôme. Il était utilisé en montagne pour franchir les cols et traverser le Vercors. Il servait aussi aux labours que ce soit des parcelles de vignobles ou des vergers. 

 

D'ailleurs n'existe-t-il pas un dicton qui parle de lui...et daterait du XVIe ou XVIIe siècle. 

Ce proverbe rappelle la dangerosité saisonnière de la rivière Drôme, impétueuse ou tranquille, qui chaque année emportait dans ses eaux, des hommes et des animaux.

Mais il nous rappelle aussi à quel point le cheval a toujours été important pour le travail quotidien et la survie de l'homme...

 

La rivière de Drôme,
A tous les ans, cheval ou homme

 

 

Bon dimanche à tous...

Des chevaux dans la Drôme pour #photodimanche

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 07:26
Des ravioles de Romans crues

Des ravioles de Romans crues

 

Aujourd'hui, je vais vous raconter la petite histoire d'un plat typique de la Drôme qui a su gagner peu à peu de plus en plus de régions, il s'agit des ravioles.

Je vous rappelle que les ravioles n'ont rien à voir avec les ravioli(s) italiens qui sont arrivés chez nous au XVème siècle.

D'ailleurs on dit "la raviole" au singulier, dans la Drôme et c'est un mot féminin. 

 

Un peu d'histoire...

 

Les ravioles sont originaires de la ville de Romans (Isère). On les appelle donc aussi bien raviole(s) de Romans, que raviole(s) de Royans, ou du Dauphiné. Ce dernier nom étant celui de l'IGP dont bénéficient les ravioles. 

Dans l'Antiquité, on les appelait des "rissoles".

Au XIIIème siècle, leur farce qui était jusque-là constituée de viande, est remplacée par des légumes et en particulier, au moment du Carême, par des feuilles de raves (d'où proviendrait le nom de raviole).

Vers le XIXème siècle, c'est un plat largement réalisé dans les campagnes avec comme variante, l'utilisation de différents légumes produits dans les fermes (épinards, bettes...)

Il faudra attendre le début du XXe siècle, pour que la farce évolue et ressemble de plus en plus à celle que l'on connaît aujourd'hui. 

 

Les jours de fête, des "ravioleuses" professionnelles allaient de ferme en ferme pour fabriquer sur place des ravioles à la main. Elles fabriquaient ce que l'on appelle des "grosses de ravioles". C'était une unité de mesure des ravioles. Cette unité, datant du Moyen Âge, était composée de douze douzaines (soit 3 plaques de 48 carrés) correspondant à la part pour une personne. Ils avaient de l'appétit à l'époque !

 

C'est Emile Truchet, un restaurateur renommé de Romans, qui mettra au point la première machine à fabriquer artisanalement les ravioles dans les années 30. Mais elle se sera présentée au public qu'en 1953, à la foire de Romans !

Dans les années 60, les restaurateurs s'emparent de ce plat populaire. Le début de la fabrication artisanale fait voyager les ravioles dans toute la France. 

Depuis une quinzaine d'années, on trouve des plaques de ravioles dans tous les supermarchés, au rayon frais, chez les fromagers ou certains charcutiers ainsi que sur les marchés. C'est donc aujourd'hui un plat ultra-facile à cuisiner mais, attention toutefois à la qualité qui est variable selon la marque et le mode de préparation. 

 

 

Comment les préparer ?

 

Aujourd'hui la farce des ravioles du Dauphiné est composée de persil revenu dans du beurre, de comté, d'oeufs et de fromage blanc du terroir et fait l'objet d'un Label Rouge. La pâte est constituée de blé tendre et d'oeufs frais uniquement (alors que celle des raviolis italiens est fabriquée avec du blé dur) 

 

Pour les préparer, il suffit de les plonger dans l'eau frémissante, contenant ou pas un bouillon de poule, les remuer délicatement pour ne pas les crever, puis de les égoutter rapidement avec une écumoire dès qu'elles remontent à la surface (1 minute suffit !). Ne pas les passer à travers une passoire sous peine de catastrophe.

Les consommer ensuite bien chaudes, avec la sauce de votre choix, pour obtenir un plat savoureux : sauce aux champignons, sauce au roquefort, sauce à la crème, au beurre ou tout simplement avec un filet d'huile d'olive et du gruyère râpé. C'est encore préparé tout simplement que je les préfère...

On peut les passer une quinzaine de minutes au congélateur, si on désire les détacher plus facilement, sinon en plongeant les plaques dans l'eau de cuisson, les ravioles se détachent toutes seules.

 

Un plat de ravioles préparé simplement avec un peu de beurre et sur lequel on mettra juste du gruyère râpé

Un plat de ravioles préparé simplement avec un peu de beurre et sur lequel on mettra juste du gruyère râpé

 

Une autre façon de les préparer est de les faire cuire en gratin...

 

Dans un plat beurré allant au four, disposer les plaques de ravioles crues.

Dans un bol... battre deux oeufs, un peu de crème fraîche et du lait (ou de la crème seule), sel et poivre, un peu de muscade et verser sur les ravioles. Ce mélange doit les recouvrir largement. Parsemer de gruyère râpé et de quelques lichettes de beurre et passer au four 20 minutes jusqu'à ce que le plat soit bien doré !

Inutile de faire cuire les ravioles à part avant de les mettre dans le plat.

En saison, vous pouvez intercaler des légumes cuits à la vapeur entre deux couches de ravioles : courgettes, tomates...

Pour changer, incorporer un peu de jambon coupé en lamelles entre les plaques. 

Ou bien pour un plat de fête, vous placerez quelques tranches de saumon fumé et du saumon cuit entre deux plaques et vous parfumerez la crème avec de l'aneth...

Un délice !

 

Gratin de ravioles tout simple
Gratin de ravioles tout simpleGratin de ravioles tout simple

Gratin de ravioles tout simple

 

A l'origine, quand elles étaient confectionnées dans les familles et bien sûr faute de machine, les ravioles étaient beaucoup plus grosses (aussi grosses que des raviolis).

 

La grand-mère de mon mari les faisait elle-même avec une farce constituée de poirées (un légume proche des blettes) cuites et hachées qu'elle faisait revenir dans du beurre (ou de l'huile). Puis elle y ajoutait du persil frais haché et un peu d'ail écrasé, de poivre et RIEN d'autre.

J'ignore malheureusement sa recette exacte. Peut-être ajoutait-elle de l'oeuf pour lier la farce. Je me souviens simplement qu'avant de hacher les légumes, elle les pressait fortement pour bien évacuer tout le liquide et que parfois en saison, l'épinard complétait le manque de poirée. 

Elle les faisait ensuite cuire dans un bouillon de murson ou murçon (une sorte de saucisson à cuire originaire du Dauphiné et aromatisé au carvi).

C'était un travail gigantesque et je me souviens des ravioles étalées sur des torchons sur toutes les surfaces planes de la cuisine.

Le plat était absolument délicieux.

On ne mettait du fromage qu'ensuite, sur le plat déjà cuit et non pas à l'intérieur de la farce comme aujourd'hui. 

 

A Nice leurs cousines, les rayolles, sont constituées d'une farce contenant des blettes, des courgettes, du blanc de poulet et de l'oeuf battu pour lier le tout. 

 

En conclusion de la petite histoire, il faut savoir que certains contestent l'origine dauphinoises des ravioles et pensent qu'elles seraient une variété de ravioli(s) en provenance d'Italie.

La légende nous dit même que ce serait les bûcherons piémontais qui, en venant travailler dans le Royans, auraient remplacé la farce de leurs raviolis italiens par une farce à base de légumes et de fromage parce qu'ils étaient trop pauvres pour s'acheter de la viande. 

Mais chut ce n'est qu'une légende...Ne la racontez surtout pas à des drômois de souche, j'ai bien peur qu'ils n'apprécient pas, car ils y tiennent à ce plat ! 

 

Quelques compléments en vidéos et idées de recettes ci-dessous...pour ceux qui ont le temps de les visionner ! 

 

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Published by manou - dans cuisine Drôme patrimoine
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12 novembre 2016 6 12 /11 /novembre /2016 07:13
La vue sur le plateau du Vercors

La vue sur le plateau du Vercors

 

Jours de flegme, ou jours où nous avons nos petits-enfants, jours de pluie ou de grand froid,  nous faisons souvent une courte balade autour de Die qui ne nous oblige pas à prendre la voiture...

Au départ du centre ville, il suffit de prendre la petite route qui grimpe devant l'office du tourisme et qui borde les remparts.

Au lieu de prendre à droite la route des Fondeaux, par laquelle nous reviendrons, nous compliquons un peu la balade en longeant les remparts...j'ai dit "un peu" ! 

 

La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts
La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les rempartsLa route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts

La route monte à partir du centre ville...c'est l'ENORME difficulté du parcours :) et borde les remparts

 

Juste en face les remparts, une petite route part à angle droit et descend tranquillement dans la campagne alentour avec une belle vue sur le Glandasse et la dent de Die.

Dans la descente, il y a un petit bois où en saison, on peut ramasser quelques champignons, et plus loin, la route se divise : à droite un joli cabanon totalement à l'abandon et quelques rares maisons.

La petite route qui descend à droite...
La petite route qui descend à droite...La petite route qui descend à droite...

La petite route qui descend à droite...

 

Au carrefour, un banc où parfois on fait une halte pour profiter du paysage.....

Prendre à droite pour rejoindre, la route des Fondeaux.

Le paysage quand on est assis sur le banc...

Le paysage quand on est assis sur le banc...

 

Si on continue tout droit, ce que nous faisons aussi avec les enfants, nous arrivons à des champs où se trouvent de nombreux chevaux, puis par le quartier de Piscigne, on peut revenir sur la ville qu'il faudra traverser au niveau des quartiers périphériques...

 

 

Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)
Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)
Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)

Si nous allons tout droit...(ces vues ont été prises au printemps 2016)

 

Mais le plus souvent, surtout lorsque le mauvais temps est là ou si nous disposons de peu de temps, nous bifurquons à droite pour descendre la petite route et arrivés sur le chemin des Fondeaux, nous remontons la rivière par la gauche.

Le long du chemin qui devient peu après, un petit chemin de terre, le paysage alentour est très champêtre...


 

Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016
Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016
Paysages champêtres à l'automne 2016Paysages champêtres à l'automne 2016

Paysages champêtres à l'automne 2016

 

Nous faisons aussi quelques rencontres qui plaisent aux enfants...

Impossible de décoller...
Impossible de décoller...
Impossible de décoller...

Impossible de décoller...

 

Nous remontons ensuite le long de la Meyrosse, qui descend tout droit de la montagne, jusqu'à la cascade qui se trouve au "Pas de la Roche" sur la route de Marignac et que l'on peut admirer du pont...

La Meyrosse
La Meyrosse La Meyrosse

La Meyrosse

 

Outre le spectacle de l'eau dont on ne se lasse pas, nous avons la vue sur les parois d'escalade où, par tous les temps, des grimpeurs aguerris (ou pas) s'entraînent sur les voies déjà tracées.

De cet endroit il y a aussi plusieurs départs de balades...plus longues.

Cliquez sur les photos pour les voir en grand !
Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand !
Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand ! Cliquez sur les photos pour les voir en grand !

Cliquez sur les photos pour les voir en grand !

 

Ensuite, il nous suffira de rentrer par le même chemin mais cette fois nous ne remontons pas vers les remparts, nous restons en bordure de la Meyrosse et de son canal pour la suivre jusqu'à la ville...et rentrer à la maison.

 

C'est un petit chemin très fréquenté en toutes saisons.

Les soirs d'été, il permet de se rafraîchir un peu ; au gros de l'hiver parce que le chemin est facile et très ensoleillé, on peut y prendre l'air en famille ; et les jours où le temps menaçant fait entrevoir que l'averse n'est pas loin, c'est bien commode de ne pas trop s'éloigner, mais cela ne vous empêchera pas de rentrer à la maison trempés des pieds à la tête ! 

 

La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)
La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)

La rivière dans la ville...(photos prises en juin 2016)

 

 

C'est une promenade "3ème âge" comme dit mon mari en plaisantant et sans aucune difficulté. Elle est bordée de nombreux bancs permettant de se reposer !

Il faut juste surveiller les enfants pour qu'ils ne tombent pas à l'eau, surtout à l'arrivée vers la cascade qui est assez escarpée avec de jeunes enfants.

C'est malheureusement la Meyrosse qui est la rivière la plus polluée du coin et comme elle se jette dans la Drôme, c'est à cause d'elle que les deux lieux de baignade de la ville de Die ont des eaux de qualité seulement moyenne chaque été, obligeant les amateurs d'eau propre à prendre la voiture pour s'éloigner de la ville.

Il serait temps que les communes en amont, prennent leur responsabilité. 

 

Longtemps les eaux de la Meyrosse ont servi à actionner les scies des usines d'ébénisterie et de menuiserie, entre autres, qui se trouvaient sur ses berges. Le canal de la Meyrosse amène toujours l'eau jusqu'à la ville...mais ce sera l'objet, peut-être d'un autre article !

 

Le canal dans la ville

Le canal dans la ville

 

Ses berges et les coteaux qui la bordent, abritent des espèces végétales protégées en France, comme par exemple la tulipe sauvage, dont je vous ai déjà parlé ce printemps, mais aussi sur les coteaux ensoleillés, le liseron cantabrique, la stipe pennée, des silènes à petites fleurs et de nombreuses orchidées (Ophrys de la Drôme et Ophrys abeille), flore dont je vous parlerai un jour... On y trouve aussi le Genévrier thurifère.

 

 

Vous voilà arrivés !

Vous voilà arrivés !

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9 novembre 2016 3 09 /11 /novembre /2016 06:52
La commune est habitée !

La commune est habitée !

 

La petite commune de Véronne est un minuscule village éclaté se situant à une vingtaine de kilomètres de Die, au fond d'une jolie vallée. Pour s'y rendre il faut traverser le village de Saillans.  

 

Pour tout vous dire, la commune compte seulement 40 habitants permanents et 42 avec l'unique résidence secondaire. Les habitants sont des Véronnois et des Véronnoises. 

La commune s'étend de 314 à  1109 mètres d'altitude, juste au pied du Vercors et la route s'enfonce et grimpe jusqu'au bout de la vallée pour se terminer par une piste que les VTTistes et les randonneurs peuvent emprunter.

 

C'est le bout du monde car personne, ou presque, n'a l'idée de tourner sur cette petite route de montagne.

C'est pourtant ce que nous avons fait...et de toute l'après-midi nous n'avons croisé que deux cyclistes et les gens du pays. Il faut dire que la vallée est sauvage, la route étroite et qu'il y a près de 2 kilomètres entre "Véronne village" où se trouve la mairie, moderne et entourée d'un joli petit parc, et l'église de Véronne. 

 

Voici tout d'abord quelques maisons du village...

Tout d'abord une jolie maison, bordée de son petit ruisseau, avec un escalier permettant de descendre se rafraîchir en été. Peut-être celle des heureux résidents saisonniers ?

 

Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau
Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseauUne jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau
Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseauUne jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau

Une jolie maison du village au lieu-dit "Clairet", bordée par son petit ruisseau

 

D'autres maisons du village sont habitées à l'année...

Quelques belles habitations...
Quelques belles habitations...Quelques belles habitations...
Quelques belles habitations...Quelques belles habitations...

Quelques belles habitations...

 

L'église est toute simple et je n'ai trouvé sur elle, aucun renseignement. On voit les traces de rénovation sur le mur latéral. Un ancien cadran solaire est encore visible surplombant une date "1953" et un nom "Martel P.", sans doute celui qui l'a rénové. 

 

La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)
La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)La petite église du village de Véronne (26)

La petite église du village de Véronne (26)

 

En contrebas de l'église, un joli petit cimetière d'un côté et un petit parc dont on peut sortir par une ouverture dans le muret de pierre...Beaucoup de tombes avait été fleuries en cette période de Toussaint. Je n'ai pas pu m'empêcher de photographier les plus anciennes. 

Par contre, nous n'avons pas pu visiter l'intérieur de l'église, car elle était fermée.

Le cimetière et le jolie muret
Le cimetière et le jolie muretLe cimetière et le jolie muret
Le cimetière et le jolie muret

Le cimetière et le jolie muret

 

 

Comme il pleuvait nous sommes montés à Véronne en voiture et au retour nous nous sommes arrêtés au bord de la route pour profiter d'une accalmie et aller à pied jusqu'à la maison forestière de Roury, une ancienne ferme dont les dépendances ont été conservées. 

Nous y retournerons au printemps prochain, car la pluie nous a obligé à rebrousser chemin et nous n'avons pas pu monter à pied jusqu'à la petite chapelle Saint Christophe qui appartient aussi à la commune, comme nous voulions tenter de le faire...

 


 

 

La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée
La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée
La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la valléeLa maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée

La maison forestière de Roury et la vue sur les trois Becs de l'autre côté de la vallée

 

Un itinéraire à refaire au départ de Saillans, la prochaine fois...d'autant plus que la route suit les gorges d'une jolie rivière, le Rieussec qui porte bien son nom car pas une goutte d'eau n'y coulait, mais où je sais que quelques amoureux de la nature viennent se baigner en été, loin de la foule, dans des marmites de géants magnifiques.

 

Le rieussec à sec...
Le rieussec à sec...Le rieussec à sec...

Le rieussec à sec...

 

Je vous invite à vous rendre sur le blog de Pierre, "FMarmotte5", un magnifique blog rando, si vous voulez voir le Rieussec "pas à sec" et admirer la beauté des lieux à la belle saison. 

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Published by manou - dans Drôme patrimoine nature
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6 novembre 2016 7 06 /11 /novembre /2016 07:00

 

Les vacances de la Toussaint n'ont pas été tous les jours ensoleillées et nous avons eu, lors de mon dernier séjour dans la Drôme, quelques jours de brouillard et de pluie qui nous ont caché en partie les montagnes...

 

Il se trouve que Magda propose comme thème de #photodimanche, le thème de la météo "chez nous". Cela tombe à pic en cette saison où le temps change d'un jour à l'autre ! 

 

En Provence, il y a très rarement du brouillard et c'est peut-être pour cela que j'aime particulièrement son côté feutré qui nous enveloppe et change la perception que nous avons du décor.

Voilà pourquoi aujourd'hui, j'ai choisi de vous mettre quelques photos de paysages des environs de Die...c'est un peu chez moi aussi puisque j'y vais souvent !

 

Quelques photos des alentours de  Die (Drôme)
Quelques photos des alentours de  Die (Drôme)Quelques photos des alentours de  Die (Drôme)
Quelques photos des alentours de  Die (Drôme)Quelques photos des alentours de  Die (Drôme)

Quelques photos des alentours de Die (Drôme)

 

Bon dimanche à tous ! 

Jours de brouillard et de pluie dans la Drôme pour #photodimanche

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23 octobre 2016 7 23 /10 /octobre /2016 06:15
Paysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche
Paysages d'automne / #photodimanchePaysages d'automne / #photodimanche

 

Voici quelques paysages d'automne, photographiés l'année dernière dans la Drôme ou en Haute-Loire...

 

Je pars d'ailleurs quelques jours, pour vérifier si les couleurs sont toujours aussi belles cette année !

 

Du coup, je ne serais moins présente sur vos blogs...et j'ai programmé tous les articles que vous verrez dans la semaine.

Mais je ne vous oublie pas !

 

Bon dimanche et bonne semaine si je n'arrive pas à passer vous voir !

 

Il est encore temps de venir nous rejoindre chez Magda

Il est encore temps de venir nous rejoindre chez Magda

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:06
Quelques vues générales du village en bord de Drôme
Quelques vues générales du village en bord de DrômeQuelques vues générales du village en bord de Drôme
Quelques vues générales du village en bord de DrômeQuelques vues générales du village en bord de Drôme

Quelques vues générales du village en bord de Drôme

 

Aujourd'hui je vous emmène à Pontaix, une petite commune du bord de Drôme qui fait partie des villages de caractère du département, située sur la route de Die où je vais souvent, vous le savez maintenant...

Ses habitants sont appelés des Pontaisons et des Pontaisonnes.

 

Jadis la départementale traversait une partie du village rive droite et passait par l'ancien pont devenu piétonnier. Pour preuve, les publicités qui se retrouvent au niveau de la placette. 

Aujourd'hui je vous emmène à Pontaix, une petite commune du bord de Drôme qui fait partie des villages de caractère du département, située sur la route de Die où je vais souvent, vous le savez maintenant...

 

Jadis la départementale traversait une partie du village rive droite et passait par l'ancien pont devenu piétonnier. Pour peuve les publicités qui se retrouvent au niveau de la placette. 

Quelques publicités peintes sur les murs...
Quelques publicités peintes sur les murs...Quelques publicités peintes sur les murs...

Quelques publicités peintes sur les murs...

 

La visite du village commence ici en passant sous l'arcade située sous une maison.

Comme dans beaucoup de villages de la région, on marche dans une rue principale de laquelle partent de minuscules ruelles ou impasses que l'on appelle des viols...

Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...

Quelques rues du village, rive droite...

 

 

Un peu d'histoire...

 

Ce lieu était déjà connu au temps des romains : on a découvert pour preuve des traces d'habitat et on sait que la voie romaine entre Valence et Die passait par là ! 

 

Puis au Moyen Âge, le passage de Pontaix qui correspond à un resserrement de la vallée de la Drôme, était défendu par un château installé sur un piton rocheux, dont les ruines dominent le village actuel : c'est le château de l'Aiguebelle. 

L'habitat dispersé de l'époque gallo-romaine se regroupe autour de ce château, bien à l'abri des remparts construits au bord de l'eau.

Le village occupe alors une place stratégique, car il est le seul accès possible vers le Diois. 

 

Les ruines de la tour médiévale du XIIe siècle se voient de loin. On peut y accéder à pied (mais ce sera l'objet d'une autre balade). Il reste une partie du donjon pentagonal et des pans de murs d'une double enceinte.

Le château a été détruit à la fin du XVIe siècle et jamais reconstruit.

 

 

 

Les ruines du château...
Les ruines du château...Les ruines du château...

Les ruines du château...

 

Pontaix, outre son château, se distingue aussi par ses ponts : le village en a quatre !

- le plus haut est le pont qui supporte la voie ferrée toujours en activité, : il permet aux trains de traverser la Drôme. 

 

Le pont pour la voie ferrée toujours en activité !

Le pont pour la voie ferrée toujours en activité !

 

- le second est le pont sur la Drôme où passe la départementale : il permet aux véhicules de faire de même. 

 

Le pont où passe la départementale

Le pont où passe la départementale

 

- puis on trouve l'ancien pont étroit transformé en passerelle fleurie et piétonnière qui relie les habitants des deux rives.

 

La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)
La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)

La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)

 

- enfin, le nouveau pont à double sens, construit entre l'église et le temple (...tout un symbole) : il facilite l'accès à plusieurs entreprises mais aussi aux habitants de la rive droite, sans traverser la rue principale devenue trop étroite, ni perturber la tranquillité des habitants.

Le pont reliant l'église et le temple
Le pont reliant l'église et le temple

Le pont reliant l'église et le temple

 

Au bout de la rue principale se trouve le temple que vous pouvez visiter si vous avez plus de chance que moi car il était fermé lors de mon passage. 

 

Un peu d'histoire...

 

Le temple a été sauvé de la démolition grâce à son retour au catholicisme avant la révocation de l'Edit de Nantes.

 

Son histoire est édifiante, tantôt église, tantôt temple, il illustre parfaitement les conflits qui ont agité et meurtri la région depuis le XVIe siècle...

Il s'agit en fait de l'ancienne chapelle des seigneurs du château construite dans le mur de défense du village vers le XIIe siècle. 

Au XVe siècle, l'édifice actuel est construit sur les vestiges de la chapelle...

C'est une église catholique qui sera détruite en partie une première fois au cours des guerres de religion.

De cette époque, datent les fresques murales médiévales (datant des XIIe et XIVe siècle), et une litre funéraire en l'honneur de seigneurs huguenots datant du XVIe siècle, grâce auxquelles, l'édifice est aujourd'hui classé monument historique.

 

Les fortifications seront démolies en 1581. L'église, alors reconstruite redevient un temple réformée au XVIe siècle. 

Puis la chapelle redevient catholique au XVIIe (on l'appelle alors l'église Saint Apollinaire) pour, après la Révolution, être rendue en 1803, aux protestants sous le Concordat.

L'édifice l'est resté depuis.  

 

Comme vous le voyez, les guerres de religion n'ont pas épargné la région. Mais la paix est revenue.

 

Le bâtiment surplombe les flots de la Drôme et nous montre deux belles fenêtres en bretèches (ou logettes à machicoulis) de l'extérieur, qui sont deux chapelles...à l'intérieur.

Le clocher datant du XVIIe siècle vient d'être rénové grâce à l'Association locale qui s'occupe de mettre en valeur ce superbe patrimoine.

 

Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome
Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome
Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome

Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome

 

L'Eglise Saint-Martin se trouve sur la rive gauche de la Drôme.

Le soir tombait...

Le soir tombait...

 

Aujourd'hui la commune a une activité essentiellement tournée vers la viticulture. Les cépages environnants permettent tous la fabrication de la fameuse clairette ou alors du crémant de Die. 

 

De nombreux touristes passent chaque jour, mais bien peu s'arrêtent sauf au restaurant du bord de route.

Pourtant une fois à l'intérieur des rues, on n'entend plus du tout le bruit des voitures et les habitants prennent encore le temps de vivre et de s'asseoir dans les rues devant leur porte pour prendre le frais, tandis que les plus jeunes vont se baigner...

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28 août 2016 7 28 /08 /août /2016 07:04
Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...
Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...Quelques vues du plateau à différents endroits...

Quelques vues du plateau à différents endroits...

 

Voici quelques photos prises au hasard des randos d'été sur le plateau du Vercors...côté diois. 

 

La pelouse est bien rasée par les moutons et par endroit, c'est plutôt sec au mois d'août !

 

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 06:35

 

Nous avons visité il y a quelques jours le village de Saint-Benoît-en-Diois. 

Aujourd'hui, nous allons continuer la route qui borde la Roanne jusqu'au petit hameau des Gleizolles, départ ou étape de nombreuses randonnées.

Ce petit hameau se situe au bord d'un affluent de la Roanne, cette rivière aux eaux bleue turquoise dont je vous ai déjà parlé et dont vous avez vu quelques photos dimanche dernier.

 

Le hameau des Gleizolles

Le hameau des Gleizolles

 

La vallée de la Roanne ne fait qu'une vingtaine de kilomètres en tout. Elle démarre au Pont d'Espenel et aboutit au village de Saint-Nazaire-le-désert. 

Dès la sortie de Saint-Benoît, la route serpente en longeant la rivière.

 

 

Le Hameau des Gleizolles / Balade dans la Drôme

 

Vous avez sur votre gauche une vue superbe sur les strates creusées par la rivière qui est encontrebas. 

Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne
Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne
Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne

Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne

 

Il faut poursuivre la route jusqu'à un premier pont qui permet de traverser la Roanne où un petit parking vous permet de faire une halte pour profiter du paysage et éventuellement de la baignade...

Le tout est de trouver le bon chemin pour descendre ! 

A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.
A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.

A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.

 

La route continue ensuite en laissant sur votre gauche la montée vers les hameaux de Rimon et Savel que je compte bien vous faire visiter un jour.

Elle est parfois creusée dans le rocher. 

Puis nous arrivons au deuxième pont. Il faut le franchir et continuer sur la petite route pendant environ 1 km.

Le second pont sur la Roanne (photo empruntée sur le net)

Le second pont sur la Roanne (photo empruntée sur le net)

 

Nous découvrons un charmant petit hameau au coeur d'une vallée verdoyante.

Il est conseillé de prendre la piste de gauche qui permet d'accéder à un parking (oui vous avez bien entendu un parking !).

Les résidents l'ont aménagé dans un pré en fait, d'une part pour leur tranquilité, d'autre part parce que la rue principale est très étroite et qu'il impossible de se croiser. 

 

La piste continue d'ailleurs au delà du parking, le long de la Courance,  un petit affluent de la Roanne. 

Cet affluent est bien connu par les amateurs de canyoning. Un autre parking les attend au bout de la piste. De là, ils peuvent pratiquer un parcours "facile" qui peut être fait même avec des enfants de 8-9 ans et sachant nager.

N'ayant jamais pratiqué le canyoning, je ne pourrais que vous conseillez de vous renseigner avant d'y aller !

 

Nous voilà arrivés...

Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.

Le hameau, la rue principale et le paysage.

 

C'est une courte balade que je vous ai proposé aujourd'hui !

Mais elle nous a permis de découvrir un petit coin de paradis pour les amoureux de la nature...et quelques lieux de baignade magnifiques où nous reviendrons.  

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Published by manou - dans découverte Drôme p
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 06:19

 

Voici la suite (et la fin) de notre visite de Saint-Benoît-en-Diois.

Nous avons déjà visité le village actuel et abordé l'histoire du village en visitant son église...

Nous allons aujourd'hui, monter jusqu'aux vestiges du vieux château.

 

Au dessus du village, on retrouve les ruines de l'ancien château, château qui au moment des guerres de religion fût assiégé et pris par les protestants en 1574. Ils creusèrent même une sape sous le château pour le faire sauter !

 

Pour accéder aux ruines, il faut d'abord atteindre la plus haute maison du village...derrière laquelle on aperçoit le sommet rocheux appelée "l'aiguille de Saint-Benoît", au pied duquel coule la Roanne.

 

La plus haute maison du village

La plus haute maison du village

 

La montée aux ruines est très agréable : elle se fait par un petit sentier qui longe un vieux muret de pierre, bâti comme seuls nos ancêtres savaient les faire.

Le long du sentier...
Le long du sentier...Le long du sentier...
Le long du sentier...

Le long du sentier...

 

Ce château a appartenu, successivement depuis sa construction, à plusieurs familles dont la première était originaire de Crest.

 

Il n'a jamais été reconstruit et on retrouve ici ou là quelques pans de murs...

 

Les ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du châteauLes ruines du château

Les ruines du château

 

Mais cela vaut le coup d'y monter même pour n'y trouver que des ruines car la vue d'en haut est absolument magnifique !

Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !
Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !

Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !

 

Jusqu'à la Révolution, les habitants de Saint Benoît et de Rimon ne formaient qu'une seule communauté. Ils cultivaient la vigne et filaient la laine, activités qui perdureront après la Révolution.

La pauvreté des sols ne leur permettait pas de varier les cultures. Pendant longtemps, ils n'ont pu y cultiver que des pommes-de-terre !

 

Mais au XIXe siècle, le village comptait près de 200 habitants et on y cultivait aussi des noix, du seigle et de l'avoine.

De nombreux troupeaux de moutons permettaient de fournir la laine indispensable pour faire tourner les manufactures textiles de la vallée comme celles de Saillans ou de Pontaix, deux villages de bord de Drôme dont je vous parlerai plus tard. Les habitants passaient alors l'hiver à carder la laine...

 

Puis ils se sont mis à exploiter les lavandes qui poussaient natuellement sur les coteaux ensoleillées et secs. Il y a trente ans le village en était encore entouré, paraît-il !

 

Maintenant ce sont les vignes qui dominent le paysage et en particulier les cépages qui entrent dans la fabrication de la célèbre Clairette de Die. 

 

Les vignes sont cultivées sur les replatsLes vignes sont cultivées sur les replats

Les vignes sont cultivées sur les replats

 

Vous aimez la tranquilité et les lieux authentiques, loin des sentiers battus, je suis sûre que ce petit coin de France vous a plu...
 

Pour les grands randonneurs, il faut juste savoir que Saint-Benoît-en-Diois n'est pas en reste. Le village se situe sur le chemin des Huguenots, un itinéraire culturel européen intitulé "Sur les pas des Huguenots", moins connu et pratiqué que le chemin de Saint Jacques de Compostelle, mais non moins intéressant...

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 06:09

 

 

Nous voilà à nouveau à Saint-Benoît-en-Diois pour poursuivre notre visite. 

 

Et pour commencer, un peu d'histoire...

 

On retrouve une trace de ce village dès 1145. Saint-Benoît n'était alors que l'annexe d'un autre lieu stratégique : le castrum de Betton situé un peu plus haut dans la montagne. Ce castrum contrôlait le passage entre Saillans et la région de Luc-en-Diois par Rimon.

  

Saint-Benoît avait été implanté pour contrôler le gué sur la rivière, juste avant la montée à Rimon. 

On comprend mieux sa position en hauteur sur un piton rocheux !

C'était donc un ancien poste d'observation et de défense, situé stratégiquement juste à l'entrée des gorges de la Roanne.

 

Le site de Betton aurait été abandonné avant la fin du Moyen-Age, pour celui de Saint-Benoît, déjà implanté près de la rivière.

 

L'église daterait de cette époque, donc du 13e siècle environ. Elle est située sur un petit promontoire au coeur du village, promontoire qu'elle partage avec un charmant petit cimetière qui l'entoure.

Elle domine le village et c'est elle qu'on aperçoit en premier de la route.

 
 
L'église vue de la route
L'église vue de la route

L'église vue de la route

 

Des rues du village, la vue sur l'église se précise...elle nous apparaît en hauteur ! 

L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)
L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)

L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)

 

 

Ce n'est pas qu'un effet d'optique : on accède au promontoire par un long escalier de pierre bordé de jolies maisons qui démarre presque directement du parking...

L'escalier de pierre...L'escalier de pierre...

L'escalier de pierre...

 

Il se poursuit ensuite par sept marches qui permettent d'accéder au clocheton-porche... qui fait toute l'originalité de cette construction.

Le clocher est appuyé sur deux grosses colonnes en brèche.

Le clocheton-porche et l'escalier d'accès

Le clocheton-porche et l'escalier d'accès

 

A droite du porche, un petit portail permet d'accéder au cimetière et le promeneur peut ainsi faire le tour de la bâtisse...

Comme vous le voyez sur la photo, un autre couple de touristes nous devancent ! 

 

Je suis toujours gênée de faire des photos dans un cimetière, comme si j'allais déranger ceux qui y reposent mais je suis tombée sous le charme de cet ancien coeur gravé il y a si longtemps, qu'on ne peut plus y lire le nom de celui (ou celle) qui repose-là, sous nos pieds, face à la montagne qu'il (ou elle) a dû aimer...

Le petit cimetière...
Le petit cimetière...Le petit cimetière...

Le petit cimetière...

 

L'église a été entièrement rénovée. On voit bien à son architecture qu'elle-même est une ancienne tour fortifiée.

 

Elle a été modifiée à plusieurs reprises à partir de sa structure romane d'origine. 

Des chapelles latérales ont été ajoutées et le fameux clocher-porche est plus récent. 

L’intérieur est tout simple. 

 

La cloche est ornée de trente cinq effigies de saints ce que, vous vous en doutez, je n'ai pas pu aller vérifier...

 

Elle a été modifiée à plusieurs reprises à partir de sa structure romane d'origine. Des chapelles latérales ont été ajoutées et le fameux clocher-porche est plus récent. L’intérieur est tout simple. 

 

La cloche est ornée de trente cinq effigies de saints ce que, vous vous en doutez je n'ai pas pu aller vérifier...

 
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'égliseQuelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'égliseQuelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église

Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église

 

L'église ainsi que le village entier, ont été classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques dès 1926. 

 

Vous êtes partants pour poursuivre notre petite visite ?

Alors je vous dis encore à demain pour la suite de l'histoire de ce joli village diois...

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:05
Plaque de cocher et signalétique modernePlaque de cocher et signalétique moderne
Plaque de cocher et signalétique moderne

Plaque de cocher et signalétique moderne

 

Le village de Saint-Benoît (devenu Saint-Benoît-en-Diois en 1936), se situe dans la vallée de la Roanne. Ses trente-trois habitants sont appelés les Saint-Bénédictins et les Saint-Bénédictines.

Les résidents permanents cultivent des petits jardins que vous pouvez voir en contrebas du village.

 
Le village de Saint-Benoît-en-Diois
Le village de Saint-Benoît-en-DioisLe village de Saint-Benoît-en-Diois
Le village de Saint-Benoît-en-DioisLe village de Saint-Benoît-en-Diois

Le village de Saint-Benoît-en-Diois

 

C'est un des plus beaux villages perchés de la région.

Il est implanté sur un éperon rocheux qui domine la Roanne, fortement encaissée à cet endroit, une rivière magnifique, aux eaux bleue turquoise, parfaite pour tous les amoureux de la nature et les pêcheurs où les habitants n'hésitent pas à descendre pour se baigner...

Tant pis pour la remontée !

 

 

La "piscine" municipale des habitants de Saint-Benoît !

La "piscine" municipale des habitants de Saint-Benoît !

 

Les maisons sont charmantes, toutes collées les unes aux autres...le long d'une rue unique !

L'éperon rocheux est si étroit que certaines maisons sont construites dans la pente. Mieux vaut ne pas avoir le vertige sur le balcon...

 

La rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages

La rue principale et autres passages

 

Des portes anciennes s'ouvrent sur des maisons, des remises, des cours ou des jardins privés...

N'hésitez pas à actionner le diaporama pour les visualiser. 

 

Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village

Quelques portes anciennes du village

 

De temps en temps, nous tombons sur quelques vestiges des travaux d'antan...

Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...
Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...
Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...

Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...

 

Sur une placette, nous découvrons ce lavoir datant de 1877 et qui a été rénové récemment...

Le lavoirLe lavoir

Le lavoir

 

Enfin la petite école se cache derrière la mairie qui sert aussi de gîte ! Le maire nous apprend qu'hélas, il n'y a plus aucun enfant scolarisé sur la commune. 

Quel dommage ! 

Mais ce petit village est trop loin des grands axes permettant de se rendre facilement sur un lieu de travail (surtout en hiver). 

 

Il a pourtant pleins de projets comme celui de réhabiliter une ancienne remise pour la transformer en salle communale, juste en face de la mairie (projet en cours de réalisation)...

La cour de la petite école derrière la mairie

La cour de la petite école derrière la mairie

 

Alors, à demain pour la suite de la visite, si vous êtes d'accord...

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 06:01

 

Voici pour ce dimanche, quelques photos de coins de baignade, tous situés près de Die dans la Drôme. Il y en a beaucoup d'autres !

 

Trous d'eau, cascades ou plans d'eau peu profonds pour simplement se rafraîchir...Il y en a pour tous les goûts ! 

 

Ceux qui n'aiment pas se baigner, peuvent profiter de la balade car pour atteindre ces trous d'eau, au bord des rivières, il faut toujours marcher...et oui, ce sont ces coins-là que nous préférons.

 

 

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

 

Parfois même une aire de pique-nique fraîche et ombragée, où les enfants ont de l'espace pour jouer même au ballon, vous attend, puis un chemin vous mène au bord de la rivière, comme par exemple sur l'aire de Fomoranche à Saint-Benoît-en-Diois, petit village perché, dont je vous parle dès demain. 

Promis !

 
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-DioisAire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

 

Et une fois allongé sur la plage (en fait dans les galets et sur le sable grossier), voilà ce que vous verrez en regardant le ciel ! 

Avouez qu'il y a de quoi être zen...et penser encore à l'été puisqu'il est encore là pour quelque temps. 

 

 

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

 

J'espère vous avoir fait un peu rêver, car je sais que pour certains d'entre vous les vacances ont été bien courtes ou inexistantes.

 

Bon dimanche...

 

C'est ma participation à #photodimanche. Vous pouvez retrouver les autres participations sur le blog de Magda.

Petits coins de baignades d'été pour #photodimanche !

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 06:49
Le petit village oublié d'Espenel / Balade dans la Drôme

 

Voilà des années que pour nous rendre à Die dans la Drôme, nous traversons un village situé, pour ceux qui connaissent, entre Vercheny et Saillans et qui s'appelle Espenel. 

Les habitants sont les espenélois et espenéloises. 

Au Pont d'Espenel, au bord de la route, la Drôme reçoit un de ses affluents, la Roanne. Quelques maisons et un camping indiquent que le village est habité. Il y avait dans le temps, une gare à cet endroit.

 

Comme souvent dans les communes de bord de route, le vieux village se trouve éloigné de la départementale et nous oublions de prendre le temps de mettre le clignotant pour aller le visiter...à seulement un kilomètre de là !

C'est que nous avons fait finalement en ce début du mois d'août. 

 

Cette petite commune ne comptait que 147 habitants en 2013 pour une superficie de la commune de 1506 hectares !  Or ce petit village est d'une importance capitale pour la région car il est situé au coeur du vignoble de la Clairette de Die. 

 
L'ancienne plaque de cocher...

L'ancienne plaque de cocher...

 

Pour la petite histoire...

 

Le village d'Espenel était au Moyen Âge, un village fortifié avec une vue imprenable sur la vallée de la Drôme.

On y pénétrait par quatre portes qui permettaient d'accéder à des ruelles étroites (que l'on nomme dans la région des viols).

Il y avait 324 habitants en 1724 (source INSEE) donc davantage qu'aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, la plupart des habitants travaillait, qu'ils soient propriétaires ou simples ouvriers agricoles, à la vigne ou à l'élevage des vers à soie, ou encore aux travaux des champs comme par exemple le ramassage des noix, de la lavande...

 

Mais voilà, cette vie tranquille et paisible a pris fin le 21 juillet 1944.  Le village a été totalement détruit et brûlé par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi me direz-vous ?

Parce que comme beaucoup de villages de la Drôme de nombreux résistants, très actifs dans la région s'y cachaient...et la population entière soutenait le maquis. 

 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site du Musée de la Résistance en ligne ICI. 

 

La plaque commémorative au coeur du villageLa plaque commémorative au coeur du village

La plaque commémorative au coeur du village

Ce soir-là, la colonne allemande remonte de Crest vers Die et le Vercors par la départementale 93. Accrochée au pont des Grands Chêneaux, entre Aouste et Blacons, elle est encore sur la défensive quand elle arrive par les deux rives de la Drôme chez nos amis de Saillans. Elle fouille les rues, et se dirige vers le détroit où les résistants placés sur les rochers de la rive droite et à la sortie du tunnel sur la rive gauche, déclenchent le tir avec des armes automatiques. C'est la bataille, les maquisards tirent et tiennent leurs positions, autant qu'ils le peuvent. Les Allemands appuyés par leur matériel et leurs petits avions de reconnaissance, gagnent du terrain. Ils incendient les fermes et les cabanons au fur et à mesure qu'ils progressent. Ils tuent les personnes qui tentent de fuir. Les Résistants se replient souvent dans des conditions périlleuses lorsque l'encerclement devient inévitable. Après plusieurs heures de lutte inégale, les Allemands qui ont déjà beaucoup tué, beaucoup brûlé, arrivent dans le village.
Aussitôt, dans le bruit des grenades et des fusils, s'allument les incendies. En quelques heures, la moitié des maisons sont en feu. En fin d'après-midi, un immense nuage de fumée plane sur la vallée. Un détachement de soldats allemands, resté sur place, achèvera au cours des jours suivants, de piller et de détruire ce qui n'a pas brûlé le premier jour. La rapidité des événements est telle, que les habitants quittent leurs maisons au dernier moment, emportant avec eux de menus objets et la dernière vision du village debout. Les femmes, les enfants, les personnes âgées, se réfugient dans les cabanons de Barbou, des Prés, des Peyrouses, à proximité des bois et de la montagne. La nuit venue, et les nuits suivantes, quelques hommes volontaires et courageux, s'approchent des ruines fumantes, en évitant les sentinelles Allemandes et viennent secourir les blessés...

Texte écrit par Suzanne Bompart et André Brun

L'histoire d'Espenel

 

 

En 1999, un mémorial a été construit et inauguré au bord de la départementale à la hauteur du Pont d'Espenel.

Photo empruntée sur le site du Musée de la Résistance

Photo empruntée sur le site du Musée de la Résistance

 

Les habitants rescapés ont bien sûr reconstruit le village.

La vie depuis a bien changé...

 

Mais sur les côteaux, il y a toujours des vignes cultivées par six vignerons passionnés qui permettent de faire vivre le lieu et de participer à la fabrication de la fameuse "Cuvée impériale" de la Clairette de Die qui fait la renommée de la région. 

Les vignobles vus du villageLes vignobles vus du village

Les vignobles vus du village

 

Il y a aussi quelques vestiges des travaux anciens...

Une ancienne presse

Une ancienne presse

 

Le vieux village a été reconstruit peu à peu dans les années 60. Certaines constructions sont encore en cours de rénovation.

 

De là-haut (à 400 mètres environ d'altitude), la vue sur la vallée de la Drôme est magnifique.  On aperçoit aussi les contreforts du Vercors et les montagnes de la régions de Saoû. 

Vue sur la vallée et les montagnes
Vue sur la vallée et les montagnesVue sur la vallée et les montagnes
Vue sur la vallée et les montagnes

Vue sur la vallée et les montagnes

 

Le temple datant de 1848 a été entièrement rénové.

 

 

Le temple

Le temple

 

Depuis, il sert de salle d'exposition (ou de concert) attirant ainsi quelques touristes. Pendant que nous y étions, il y avait une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten intitulée "Pigment". 

"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.
"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten."Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.
"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.

"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.

 

De nombreuses maisons du village sont habitées en permanence et un ramassage scolaire est même organisé pour conduire les enfants scolarisés à Saillans.

D'autres maisons sont des résidences secondaires qui ne s'ouvrent plus qu'en été...ou occasionnellement.

 

 

Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre
Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivreDes maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre
Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivreDes maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre

Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre

 

Quelques jolies portes fermées...et escaliers déserts, mais non moins charmants. 

Quelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village

Quelques portes et escaliers dans le village

 

Une jolie fontaine à trois bassins...

La fontaine
La fontaine La fontaine

La fontaine

 

Mais ne vous y trompez pas,  il y a des habitants...

La preuve !

Le courrier est levé tous les jours à 8 heures !

Le courrier est levé tous les jours à 8 heures !

 

 

Plusieurs hameaux entourent le petit village et nous nous sommes promis d'aller les visiter à pied, mais ce sera pour une autre fois et en dehors de l'été, car il fait bien trop chaud dans ces vallées, c'est pour cela que la vigne et les arbres fruitiers y prospèrent et y sont depuis longtemps cultivés...

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