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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 05:24
La couve crestoise

La couve crestoise

Restons encore un peu en Provence aujourd'hui, mais migrons un peu vers le "nord", jusque dans la vallée de la Drôme pour découvrir une recette familiale de Pâques, la couve crestoise.

Comme son nom l'indique, cette recette est typique de la région de Crest, dans la Drôme.

 

Le gâteau symbolise un nid de poules...

Normalement, j'aurais dû prévoir davantage de pâte pour réaliser la décoration sur le dessus. En principe, il faut façonner avec la pâte, des œufs plus gros que les miens et aussi une poule... mais cela ne vous étonnera pas si je vous dis que j'économise les ingrédients au maximum en ce moment, pour sortir le moins souvent possible. Alors cette année, je ne l'ai pas fait. 

 

Ce dessert qui date du XVIIIe siècle, se confectionnait pour Pâques dans  la plupart des familles.

Peu à peu, il a été remplacé par le Suisse dont je vous ai déjà parlé ici sur le blog.

 

Mais revenons à notre "couve" crestoise.

Les ingrédients (à doubler pour les grandes familles...):

300 g de farine

1 œuf

80 g de sucre fin

90 g de beurre à température ambiante

50 g d'écorces d'oranges confites hachées finement (ou le zeste râpé d'une orange)

1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger ou 1càc d'arôme orange pour pâtisserie

1 peu de confiture d'orange amère (facultatif)

La réalisation

- Dans un saladier ou un robot, battre le sucre et le beurre pour bien les émulsionner ensemble.

- Ajouter l’œuf, la farine, les écorces d'orange, le parfum et bien mélanger.

- La pâte doit être bien homogène !

 

Là, vous pouvez procéder de deux façons :

- Partager la pâte en trois parts inégales (2 égales +1).

- Avec les deux parts égales façonner deux disques de même diamètre.

- Placer le premier au fond de votre moule. Perso j'ai pris un plat en terre car je n'avais que ça à la bonne taille.

- Étaler la confiture d'orange.

Etaler la confiture d'oranges amères

Etaler la confiture d'oranges amères

- Recouvrir avec le second disque et bien souder les bords...en les roulant pour symboliser sommairement le bord d'un nid. 

- Entailler les bords avec le couteau pour faire plus joli.

- Avec la troisième part plus petite, former de petits oeufs que vous mettrez sur la pâte pour décorer. 

- Laisser reposer au frais une nuit...

Laisser reposer une nuit au frais

Laisser reposer une nuit au frais

Le lendemain...

- Étaler du lait sucré pour obtenir une jolie couleur dorée à la cuisson (ou un jaune d’œuf si vous n'en manquez pas et que vous avez des poules...)

- Cuire à 200 ° pendant 25 minutes environ pas plus pour que la couve reste moelleuse. 

 

Dans une autre version simplifiée, vous pouvez ne former qu'un seul disque de pâte sans confiture donc, que vous décorerez à l'envie et ferez cuire de la même manière après une nuit de repos... 

 

Et voilà le résultat !

Prêt à déguster !

Prêt à déguster !

Comme vous le voyez, c'est un gâteau sablé tout simple, sans fioriture, confectionné sans aucune levure. Il se conserve très bien et peut donc être réalisé à l'avance. 

 

Il se déguste en fin de repas, au moment du café, avec un verre de clairette de Die. On peut aussi le servir avec une boule de glace ou une salade de fruits, et quelques chocolats maison, comme ceux-ci par exemple faits cette année avec les moyens du bord, et pourquoi pas quelques brownies même s'ils n'ont rien de provençal (ma recette ICI)

C'est inenvisageable cette année que nous allions acheter des chocolats en ville, et nous exposer inutilement. Je réalise que finalement si on fête Pâques en famille chaque année, c'est surtout pour les petits et le plaisir de voir leurs yeux pétiller de bonheur. 

Un bon café et quelques chocolats

Un bon café et quelques chocolats

Joyeuses Pâques à tous,

même confinés

et loin de nos familles...

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 05:11
L'origan (Origanum vulgare)

L'origan (Origanum vulgare)

 

Pour moi qui aime particulièrement les plantes aromatiques, l'origan est la plante reine de l'été !

On trouve cette plante au bord des chemins jusqu'en altitude puisque je la ramasse aussi bien dans la Drôme qu'en Haute-Loire.

C'est une plante particulièrement résistante au gel. Ses tiges de couleur rougeâtre se voient de loin dans la garrigue où elle pousse souvent avec le thym, le romarin ou la sarriette en particulier dans le massif du Luberon. 

Ces petites fleurs roses lilas, s'ouvrent de juin à septembre. Elles dégagent une odeur bien agréable car elles contiennent des substances proches de celles du thym, une odeur que tout le monde connaît. 

 

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

Facile à faire sécher, l'origan parfumera tout l'hiver les plats italiens à base de sauce tomate. Son emploi est en effet incontournable dans les pizzas, les lasagnes ou autres préparations. 

Je l'aime aussi beaucoup en tisane. On l'appelle d'ailleurs le thé rouge et cette boisson est souvent consommée en Provence. 

 

L'origan a en effet de multiples vertus médicinales. 

C'est une plante à la fois stimulante douce et calmante pour le système nerveux. Elle calme en particulier les angoisses et permet de prendre du recul par rapport à nos soucis quotidiens. C'est donc la plante idéale de l'été pour bien profiter des vacances, retrouver un sommeil réparateur tout en profitant à fond des bons moments.

Elle calme aussi toutes les contractures liées à l'excès de sport que ce soit en applications locales ou en massages. 

Elle est digestive et vous aidera à supporter les trop nombreux repas entre amis ou famille, apéros dînatoires et autres plaisirs de saison.

C'est aussi un puissant antiseptique tant en application locale, qu'en tisane. 

De plus, c'est une plante très mellifère qui permet à de nombreux insectes de se nourrir. 

C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère
C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère

C'est une plante très mellifère

L'origan est très souvent confondu avec sa cousine cultivée, la marjolaine, appelée aussi marjolaine à coquilles, parce que ses petites feuilles arrondies ressemblent à de petites coquilles.

L'origan peut être cultivé lui-aussi, mais il perdra une partie de ses vertus par rapport aux plantes cueillies dans la nature.

La marjolaine par contre, se cultive facilement en pot ou en pleine terre dans les jardins. Elle a de petites fleurs discrètes de couleur blanche ou rosée. Son odeur est plus subtile et elle fera merveille pour ceux qui n'apprécient pas le goût trop prononcé des tisanes. 

Origan et marjolaine ont des propriétés communes mais bien entendu l'origan est plus efficace, parce qu'il concentre davantage d'huile essentielle dans la plante. 

Il existe aussi des cultivars à réserver au jardin d'ornement et à ne surtout pas consommer. 

 

Pour les différencier, j'avais fait en 2012 des fiches descriptives qui sont toujours d'actualité, pour ceux qui ont envie d'en savoir plus. 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 05:10
Le chemin de la clairette

Le chemin de la clairette

Comme promis, aujourd'hui nous allons faire un tour d'horizon de toutes les fleurs que nous avons eu plaisir à découvrir en nous baladant au cœur des cabanons de vigne de Châtillon-en-Diois.

Je n'ai pas cherché leur nom précis dans une flore et je vous montre donc mes photos juste pour le plaisir des yeux... 

 

Les paysages sont très méditerranéens et les coquelicots et les genêts étaient très présents (je vous rappelle que mes photos ont été prises il y a un mois lors du week-end de Pentecôte). 

Les paysages autour des champs de vigne
Les paysages autour des champs de vigne
Les paysages autour des champs de vigne

Les paysages autour des champs de vigne

Comme dans beaucoup de région viticole, des rosiers sont plantés au bout de chaque rangée de vignes. 

Ces rosiers agréables à l’œil ne sont pas plantés-là uniquement pour notre plaisir. Ils ont une fonction bien précise. 

 

En effet, les rosiers sont des plantes très sensibles à l'oïdium et au mildiou, deux maladies qui s'attaquent aussi aux vignes.

Ces deux maladies sont provoquées par des champignons microscopiques qui se développent en particulier quand il fait humide et doux et que la différence de température entre la nuit et le jour est élevée, ce qui n'est pas le cas cette année, mais fréquent habituellement.   

L'oïdium entraîne l'apparition d'un feutrage blanc sur les feuilles. Les feuilles se dessèchent et la plante dégénère. Plus tard dans la saison ce sont les grains qui vont être recouverts...puis la maladie atteint les sarments.

Le mildiou atteint lui-aussi les feuilles et les grains de raisin.

 

Ainsi, étant prévenu par l'apparition de ces maladies sur les rosiers (ou les pêchers de vigne qui étaient également plantés à cet effet), le viticulteur peut intervenir sur ses vignes avant que tout le vignoble ne soit atteint. 

 

Au début du XXe siècle, les viticulteurs plantaient aussi des rosiers pour aider le cheval à bien sillonner entre les rangs (car il évitait le rosier qui piquait).

Légende ou réalité ? Je ne sais pas... mais en tous les cas c'est une jolie explication je trouve...

Les rosiers
Les rosiersLes rosiers

Les rosiers

On trouve aussi des rosiers près des cabanons, comme vous avez pu le voir dans mon précédent article. Là je vous les montre d'un peu plus près. 

Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanonUn des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon
Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon

Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon

Un autre rosier bicolore
Un autre rosier bicoloreUn autre rosier bicolore

Un autre rosier bicolore

Les fleurs sauvages sont abondantes et variées le long du chemin de la clairette, en bordure des champs bio et le long du canal du Plan. 

Des marguerites des champs
Des marguerites des champsDes marguerites des champs

Des marguerites des champs

Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)
Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)
Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)

Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)

Des mauvesDes mauves

Des mauves

Des liseronsDes liserons

Des liserons

Un bourdon sur une inconnue
Un bourdon sur une inconnue

Un bourdon sur une inconnue

Autres fleurs sauvages...Autres fleurs sauvages...
Autres fleurs sauvages...

Autres fleurs sauvages...

Et voilà, notre balade dans la Drôme est terminée pour l'instant.

La semaine prochaine nous partirons en voyage, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

 

En attendant, bon week-end à tous...

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4 juillet 2019 4 04 /07 /juillet /2019 05:18
Un des cabanons de vigne de Châtillon

Un des cabanons de vigne de Châtillon

Comme je vous l'ai expliqué lors de mon dernier article, le sentier de la Clairette traverse le vignoble de Châtillon-en-Diois, pour nous permettre d'admirer à la fois le travail des hommes dans les vignes, mais aussi les cabanons de vigne qui ont été bâtis au XIXe siècle et sont aujourd'hui bien rénovés. 

Ce qui est vraiment agréable, c'est que chacun de ces cabanons a su garder son originalité. 

 

Les toitures sont majoritairement à deux pans. La couverture est le plus souvent en tuiles alors qu'à l'origine elle pouvait être en tôle, selon les moyens financiers des propriétaires. 

Les génoises qui agrémentent les toitures sont  à deux ou trois rangs. 

Les cabanons de vigne avec leur génoise
Les cabanons de vigne avec leur génoise
Les cabanons de vigne avec leur génoise

Les cabanons de vigne avec leur génoise

Nous avons découvert un superbe cabanon avec une toiture à quatre pans et une couverture de tuiles. 

Un cabanon avec une toiture à quatre pans
Un cabanon avec une toiture à quatre pans
Un cabanon avec une toiture à quatre pans
Un cabanon avec une toiture à quatre pans

Un cabanon avec une toiture à quatre pans

Les murs sont construits en pierres, en galets ou en tufs pour les plus anciens, en béton pour les plus récents. 

Ils sont construits en pierres
Ils sont construits en pierres

Ils sont construits en pierres

Les linteaux de porte sont le plus souvent en bois, tandis que les jambages sont en pierres de taille. Les fenêtres ont le plus souvent des encadrements de pierres de taille. 

Quelques portes : leurs linteaux et leurs jambages
Quelques portes : leurs linteaux et leurs jambages
Quelques portes : leurs linteaux et leurs jambages
Quelques portes : leurs linteaux et leurs jambages

Quelques portes : leurs linteaux et leurs jambages

Si la plupart des cabanons sont en pierres de tailles apparentes, certains ont été crépis ou simplement enduits au lait de chaux. 

Ils ont été crépis...
Ils ont été crépis...
Ils ont été crépis...
Ils ont été crépis...

Ils ont été crépis...

La caractéristique de certains cabanons est d'avoir un escalier extérieur pour atteindre facilement la pièce de vie à l'étage. Les marches sont monolithes donc composées d'une seule pièce de pierre ou de béton moulé. 

Les escaliers extérieursLes escaliers extérieurs
Les escaliers extérieursLes escaliers extérieurs

Les escaliers extérieurs

Tous avait une citerne comme je vous l'ai montré dans mon dernier article. 

En voilà encore quelques rares exemples...

La citerne à droite est bien visibleLa citerne à droite est bien visible

La citerne à droite est bien visible

La citerne est en partie enterréeLa citerne est en partie enterrée

La citerne est en partie enterrée

Enfin les cabanons sont entourés de vigne mais souvent largement fleuris, comme vous avez pu le constater sur mes photos. 

 

Voici quelques détails vus de plus près...

Quelques détails sur les façades...Quelques détails sur les façades...
Quelques détails sur les façades...Quelques détails sur les façades...

Quelques détails sur les façades...

Voici quelques objets utilisés par les paysans...

Un pressoir, une charrette et un râtelier
Un pressoir, une charrette et un râtelier
Un pressoir, une charrette et un râtelier

Un pressoir, une charrette et un râtelier

Deux cabanons ont été agrandis...

Ils ont été agrandisIls ont été agrandis

Ils ont été agrandis

Deux autres seront sans doute rénovés un jour prochain...

Ils ont besoin d'être rénovésIls ont besoin d'être rénovés

Ils ont besoin d'être rénovés

Et voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Prochainement je vous montrerai la variété de la flore découverte en faisant la balade, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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2 juillet 2019 2 02 /07 /juillet /2019 05:27
Le cabanon de Maupas

Le cabanon de Maupas

L'année dernière, je vous avais fait visiter le joli village médiéval de Châtillon-en Diois...

Mais je ne vous avais pas montré un des chemins de balade appelé "le chemin de la clairette" qui passe au milieu des cabanons de vigne.

Il y a environ 70 cabanons différents recensés sur le village, tous bâtis à la fin du XIXe siècle.

Le chemin de la Clairette parcours le vignoble entre la Drôme et les contreforts du Plateau du Vercors, où grâce aux sols marneux et argileux, les cépages produisent des crémants, de la clairette ainsi que les vins aromatiques de Châtillon.

Le départ de la balade
Le départ de la balade Le départ de la balade
Le départ de la balade

Le départ de la balade

 

Ces cabanons ont une histoire...

Vers 1870, une maladie dévaste les vignobles : c'est le phylloxéra. Toutes les vignes sont arrachées.

Les viticulteurs replantent alors des cépages différents demandant de nouveaux soins réguliers. Ce sont des plants de vigne greffés.

Il faut à présent de l'eau pour sulfater les vignes, et des outils que les paysans doivent stocker sur place car bien entendu, ils habitent tous le village. Les cabanons sont alors construits pour répondre à ces nouveaux besoins. On en trouvait un sur chacune des parcelles, soit implanté au milieu des terres, soit en bordure. 

Vues générales du vignoble et des cabanons de vigne
Vues générales du vignoble et des cabanons de vigneVues générales du vignoble et des cabanons de vigne
Vues générales du vignoble et des cabanons de vigne

Vues générales du vignoble et des cabanons de vigne

La plupart des cabanons avait un étage qui permettait au viticulteur de se reposer, de se restaurer, voire de passer la nuit, le rez-de chaussée étant utilisé pour mettre à l'abri le cheval et les outils. On trouve parfois une cheminée ou des aménagements plus élaborés comme des placards...

Certains possédaient un système de récupération des eaux pluviales grâce à des chenaux et gouttières et une citerne bâtie, les autres n'utilisant qu'un simple fût. 

Une citerne et son collecteur...non raccordés
Une citerne et son collecteur...non raccordés

Une citerne et son collecteur...non raccordés

Ces cabanons ont été utilisés jusque dans les années 60. Certains ont été démolis, d'autres sont tombés en ruine. 

Dans les années 80, alerté par la destruction de ce petit patrimoine, le Parc Naturel du Vercors tente de lancer un projet de réhabilitation pour en faire des gîtes. Ce projet ne peut aboutir à cause des difficultés d'approvisionnement en eau, mais aussi de l'assainissement et du raccordement au réseau électrique.

Une subvention va permettre tout de même, à un premier lot de cabanons, d'être rénovés. D'autres suivront...

En 2006, le Parc, en collaboration avec le village, édite un cahier de prescriptions que vous trouverez sur le site en lien en bas de page, pour ceux que ça intéresse.

A l'intérieur, de nombreux conseils sont donnés aux propriétaires pour rénover la toiture, la charpente, les portes anciennes...

Le canal du Plan délimite la zone des vignobles.  

Ce canal, construit en 1828 pour alimenter un moulin à farine et un pressoir à huile, permet d'irriguer aujourd'hui, la partie basse où se trouvent de nombreuses cultures. 

Au-dessus du canal, sur les coteaux, les vignes n'ont pas besoin d'être irriguées. 

Le canal est un milieu propice à la biodiversité, ses abords sont riches tant au point de vue de la flore que de la faune.  

Le canal du Plan
Le canal du Plan
Le canal du Plan
Le canal du Plan
Le canal du Plan

Le canal du Plan

Dans la zone cultivée, il y a bien entendu des champs de céréales, colza ou autres, et de nombreux noyers et arbres fruitiers. 

Dans la zone cultivée...
Dans la zone cultivée...Dans la zone cultivée...
Dans la zone cultivée...Dans la zone cultivée...
Dans la zone cultivée...Dans la zone cultivée...

Dans la zone cultivée...

Tout au long de la balade on trouve des panneaux explicatifs et des bancs...

Des bancs pour s'installer tout en s'instruisantDes bancs pour s'installer tout en s'instruisant

Des bancs pour s'installer tout en s'instruisant

On trouve aussi des informations sur les différents cépages plantés sur les parcelles. 

Les différents cépages
Les différents cépagesLes différents cépagesLes différents cépages

Les différents cépages

Un point de vue permet de voir l'ensemble des vignobles : c'est le Serre du Poët, "serre" signifiant "colline", "butte".

L'accès au Serre du Poët L'accès au Serre du Poët

L'accès au Serre du Poët

Au milieu des petits cabanons, que je vous montrerai plus en détails prochainement, se trouve une grosse exploitation.

Nous avons observé que les parcelles ne sont pas toutes exploitées de la même façon : certaines sont en Bio, alors que d'autres sont encore traitées au glyphosate...

La grosse exploitationLa grosse exploitation

La grosse exploitation

Il reste quelques vestiges d'habitations plus récentes. 

Vestige d'une ancienne ferme...

Vestige d'une ancienne ferme...

Voilà notre balade est terminée pour aujourd’hui. 

Pour ceux qui veulent en savoir plus dès à présent vous trouverez un lien ci-dessous, comme promis,  vers le site du patrimoine du village. 

Bientôt je vous montrerai en détails quelques cabanons vus sur le circuit, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 05:15
Vue sur les montagnes entourant la ville de Die

Vue sur les montagnes entourant la ville de Die

Le week-end de Pentecôte, nous sommes partis passer quelques jours dans la Drôme.

Je ne peux pas résister à partager, juste pour le plaisir des yeux, ces quelques photos prises à Die, lors des deux journées de soleil que nous avons eu, qui ont été suivies par de bonnes pluies, bien nécessaires pour la nature. 

 

C'est un petit circuit que nous faisons très souvent à deux pas de la ville. 

Le Vercors domine la ville, avec la montagne de Glandasse, qu'on appelle ici tout simplement, le Glandasse. Le Glandasse est un plateau de 1850 mètres d'altitude en moyenne. Son sommet le plus haut est situé à 2040 mètres seulement. Le plateau fait partie de la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux du Vercors. 

Le Glandasse

Le Glandasse

A gauche du Glandasse, on aperçoit où que l'on se trouve dans la ville, la célèbre dent de Die...

La Dent de Die
La Dent de Die
La Dent de Die

La Dent de Die

Autre lieu prisé de la ville, la rivière Drôme qui la traverse...

La rivière Drôme, avant les orages
La rivière Drôme, avant les orages
La rivière Drôme, avant les orages

La rivière Drôme, avant les orages

Il n'y avait pas un chat dans l'eau qui devait être glacée...

Pas un chat dans l'eau...

Pas un chat dans l'eau...

Par contre, nous avons passé un petit moment à admirer les prouesses d'un groupe de jeunes gens, accrochés à la passerelle du Pont Rompu.

Cette passerelle pour la petite histoire a gardé le nom de l'ancien pont construit par les Romains, et détruit par une crue au XIIIe siècle d'où son nom de Pont Rompu. Il ne reste de la construction des Romains, que les piliers rénovés. 

La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement
La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement
La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement

La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement

Plus loin, on peut traverser le camping municipal qui était déjà bien occupé pour la saison, puis on longe le stade.

Je vous montre juste le cadre, pas les gens...

Le camping municipal et le stade de la ville
Le camping municipal et le stade de la ville
Le camping municipal et le stade de la ville

Le camping municipal et le stade de la ville

On atteint ensuite les jardins du Perrier que je vous ai montré très souvent sur ce blog...ICI et ICI par exemple.

C'est toujours un bonheur de les parcourir !

Ils se situent en contrebas du cimetière et de la voie ferrée et bien entendu, ils sont bordés par la rivière. 

Les jardins du Perrier
Les jardins du Perrier
Les jardins du Perrier

Les jardins du Perrier

Ils sont très fleuris au printemps...

Les fleurs de printemps dans les jardins du PerrierLes fleurs de printemps dans les jardins du Perrier
Les fleurs de printemps dans les jardins du PerrierLes fleurs de printemps dans les jardins du Perrier

Les fleurs de printemps dans les jardins du Perrier

Le vieux noyer trône toujours dans un des jardins. 

Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer

Le vieux noyer

A noter il existe, chemin du Pont Rompu, des jardins familiaux.

Ce sont des jardins créés en partenariat avec la ville. Ils proposent des parcelles individuelles à cultiver, toutes proches du centre ville. Les outils sont partagés et des animations permettent d'aider les jardiniers débutants. 

Il y a des parties communes, comme par exemple la serre. L'eau de pluie récoltée est également mise en commun ainsi que le compost...

Une initiative fort sympathique quand on pense à tous ceux qui habitent dans la ville et n'ont pas de jardin. C'est de plus, un merveilleux moyen de se reconnecter à la terre et à la nature pour toute la famille... 

Petite balade à Die dans la Drôme

J'espère que cette courte visite vous a plu. Nous allons rester encore un peu dans la Drôme, si, comme d'habitude... vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 05:21
Dans les ruelles de Châtillon-en-Diois

Dans les ruelles de Châtillon-en-Diois

 

Pour terminer cette balade dans le village médiéval de Châtillon-en-Diois, je vais vous montrer aujourd'hui, quelques-uns des petits détails qui je l'espère vous plairont, comme...

Ces portes et fenêtres anciennes, rénovées ou pas. 

 

N'hésitez pas à cliquer sur les photos pour les agrandir !

Portes et fenêtres...Portes et fenêtres...
Portes et fenêtres...Portes et fenêtres...
Portes et fenêtres...Portes et fenêtres...
Portes et fenêtres...Portes et fenêtres...Portes et fenêtres...

Portes et fenêtres...

 

Ces linteaux de porte gravés...

Quelques dates de reconstruction...Quelques dates de reconstruction...
Quelques dates de reconstruction...Quelques dates de reconstruction...

Quelques dates de reconstruction...

 

Ces heurtoirs...

Quelques heurtoirs du villageQuelques heurtoirs du village
Quelques heurtoirs du village
Quelques heurtoirs du villageQuelques heurtoirs du village

Quelques heurtoirs du village

 

Et enfin, c'est sur ces petites notes tout à fait personnelles, mises en place ici ou là par les habitants, pour agrémenter leur village que se termine pour l'instant notre visite.  

Mais j'aurais un jour l'occasion de retourner dans ce village que je connais bien et qui mérite qu'on s'y attarde un peu....

Quelques touches très personnelles dans les rues...Quelques touches très personnelles dans les rues...
Quelques touches très personnelles dans les rues...Quelques touches très personnelles dans les rues...

Quelques touches très personnelles dans les rues...

 

Bon dimanche à tous !

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8 juin 2018 5 08 /06 /juin /2018 05:25
Un des viols du village

Un des viols du village

 

Les petites ruelles de Châtillon-en-Diois que l'on appelle des "viols" dans la région,  donnent tout leur charme au village médiéval et à la visite touristique.

Il faut dire aussi que les maisons sont toutes en pierre. Construites en hauteur sur deux étages au moins, beaucoup ont été rénovées en créant au grenier une terrasse.

 

Ces ruelles ne sont accessibles qu'à pied, ou à vélo car très étroites et vous imaginerez sans peine les difficultés que cela pose aux habitants du village.

On y accède souvent par une voûte...

 

Les voûtes...Les voûtes...
Les voûtes...Les voûtes...
Les voûtes...Les voûtes...

Les voûtes...

 

La plupart sont caladées, tandis que d'autres sont plus modernes... 

Caladées ou pas...
Caladées ou pas...
Caladées ou pas...
Caladées ou pas...
Caladées ou pas...

Caladées ou pas...

 

Dans ces viols nous croisons donc quelques jolies maisons, typiques des habitations anciennes de la région.

Certaines ont encore leur petit escalier extérieur, le "pésureau" qui permettait l'accès au 1er étage où se trouvait la pièce à vivre avec sa cheminée, puis au second, où se trouvaient les chambres et une petite magnanerie.

Les maisons avec l'escalier extérieur (le pésureau)
Les maisons avec l'escalier extérieur (le pésureau)
Les maisons avec l'escalier extérieur (le pésureau)

Les maisons avec l'escalier extérieur (le pésureau)

 

Le rez-de-chaussée était réservé à la bergerie où se trouvait le petit troupeau familial constitué de quelques moutons et chèvres, d'un âne ou d'un mulet. Là dormaient aussi les volailles, et dans un coin, bien sûr, le cochon.

En dessous, se trouvait la cave à vin avec parfois une trappe extérieure permettant de déverser le raisin directement dans la cuve !

Enfin sous la toiture, on gardait les réserves dont le foin, les noix, les céréales et autres denrées alimentaires sèches. 

On les montait là-haut dans un bourra (un sac de toile) grâce à une corde passée dans une poulie et tirée de la rue par un mulet.

 

D'autres "viols" s'élargissent par endroit pour créer des placettes, comme la placette de la Concorde que je vous ai montré dernièrement...

Certains s'élargissent en placettes...
Certains s'élargissent en placettes...
Certains s'élargissent en placettes...

Certains s'élargissent en placettes...

 

D'autres se terminent en cul de sac, contre le rocher comme ici le "viol du four"...

Au bout du "viol du four"
Au bout du "viol du four"Au bout du "viol du four"

Au bout du "viol du four"

 

La balade est terminée pour aujourd'hui et je vous dis encore une fois,  à suivre...enfin, si vous le voulez bien ! 

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6 juin 2018 3 06 /06 /juin /2018 05:24

 

Le village comprend 17 fontaines...

Presque toutes ont un bassin taillé dans la pierre. 

Elles sont alimentées en eau par la source de l'Adoux, qui fournit au village une eau fraîche et cristalline (et potable) car elle descend tout droit de la montagne de Glandasse, donc du plateau du Vercors.

 

Les fontaines sont réparties dans le village, dans les ruelles ou sur des placettes, et le visiteur les découvre en parcourant le circuit patrimonial ou botanique. Sur chacune est apposée une petite "phrase-poème" style haïkus, qu'il faut parfois chercher sous le feuillage d'une plante grimpante.

 

En venant de Die, et en se garant à l'entrée du village sur le parking du champ de foire, nous tombons directement sur un lavoir couvert, rénové récemment. 

 

Quel dommage qu'il soit juste à côté du parking, donc entouré de voitures, lui-aussi. En plus, il a été tagué ! 

 

Le lavoir du champ de foire
Le lavoir du champ de foireLe lavoir du champ de foire
Le lavoir du champ de foireLe lavoir du champ de foire

Le lavoir du champ de foire

 

Puis lorsque le visiteur emprunte la Rue des Fours Chaux, il se retrouve dans l'ancienne artère principale du village médiéval, la rue des Rostangs. 

C'est dans cette rue que se trouve une belle bâtisse, la maison consulaire qui attire le regard grâce à sa fontaine extérieure, la plus ancienne du village.

La maison a été construite en 1533. Elle était le siège de l'assemblée des notables élus. Au rez-de chaussée se trouve le four banal (mais il faut entrer dans la maison pour le voir). Au premier, se trouvent une salle d'archives et une salle de délibération, qui accueillirent en son sein, de 1685 à 1738, la première école du village.

La fontaine de la maison consulaire, qui pendant longtemps a été l'unique point d'eau du village, a dû être déplacée lorsqu'au XIXe siècle, il a fallu élargir la rue des Rostangs. Elle a donné lieu à de nombreuses révoltes car les habitants devaient payer une sorte de taxe pour s'en servir...

 

La fontaine de la rue des RostangsLa fontaine de la rue des Rostangs
La fontaine de la rue des RostangsLa fontaine de la rue des Rostangs
La fontaine de la rue des RostangsLa fontaine de la rue des Rostangs

La fontaine de la rue des Rostangs

 

Ensuite, en passant sous le beffroi, on peut admirer la grande fontaine de la place du Reviron, dont nous avons déjà parlé quand je vous ai montré le beffroi. Elle est abritée par l'arbre de la liberté (un tilleul aujourd'hui). Le buste de Napoléon III qui couronnait autrefois la fontaine, est remplacé aujourd'hui par une Marianne...

 

Fontaine de la Place du Reviron
Fontaine de la Place du Reviron

Fontaine de la Place du Reviron

 

Dans les ruelles, sur les placettes, d'autres fontaines nous attendent.

Au coeur du village médiéval, la placette de la Concorde est un havre de paix...

Seule place du village jusqu'au XVIe siècle, elle était le lieu des principales festivités, des foires et marchés et de l'élection des consuls.

La fontaine est bâtie tout au fond devant une superbe demeure construite sur les remparts.

 

La fontaine de la placette de la ConcordeLa fontaine de la placette de la Concorde
La fontaine de la placette de la ConcordeLa fontaine de la placette de la Concorde
La fontaine de la placette de la ConcordeLa fontaine de la placette de la Concorde

La fontaine de la placette de la Concorde

 

Le long des ruelles, nous en découvrons d'autres que je vous laisse admirer...

Autres fontaines du village...Autres fontaines du village...
Autres fontaines du village...Autres fontaines du village...
Autres fontaines du village...Autres fontaines du village...

Autres fontaines du village...

 

Il m'en reste encore beaucoup à découvrir, mais ce sera pour une prochaine visite et c'est sur ces mots poétiques que se termine mon article du jour.

Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...
Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...
Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...

Quelques-unes des petites phrases apposées à côté des fontaines...

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4 juin 2018 1 04 /06 /juin /2018 05:23
Le beffroi de Châtillon-en-Diois côté "rue des Rostangs"

Le beffroi de Châtillon-en-Diois côté "rue des Rostangs"

 

Poursuivons aujourd'hui notre balade dans la Drôme et la visite du village de Châtillon-en-Diois...

 

La rue principale du village médiéval s'appelle la rue des Rostangs. Elle traverse le vieux village et, dans sa partie basse, se termine par la tour de l'horloge

Cette rue a peu changé depuis le XIIIe siècle, mais le Beffroi n'a été construit qu'en 1725, à l'emplacement exact d'une des deux anciennes portes médiévales.  

Depuis, cette tour est devenue l'emblème de la commune. 

 

Où que l'on se trouve dans le village, on reconnaît la tour de loin...

 

On aperçoit la tour de loin...
On aperçoit la tour de loin...

On aperçoit la tour de loin...

 

Dès sa construction, elle comportait déjà une horloge à une aiguille (le temps était une notion beaucoup plus vague qu'aujourd'hui et les minutes ne comptaient pas !), une cloche baptisée Marie-Marguerite et un campanile.

Le haut de la tour...Le haut de la tour...
Le haut de la tour...Le haut de la tour...

Le haut de la tour...

 

La toiture du campanile symbolise le siècle des Lumières et les Sciences. On peut y reconnaître, la lune, la terre et le soleil dans un parfait alignement. 

Le campanile
Le campanile Le campanile

Le campanile

 

Auparavant, on pouvait monter dans la tour par un escalier extérieur, qui a été démoli pour agrandir le passage sous la voûte. 

 

Dès que nous franchissons le porche, nous sommes en-dehors du village médiéval, sur la grande place du Reviron, construite en 1523. Son nom vient du fait que c'était le seul endroit où les charrettes avaient la place de "revirer", donc de faire demi-tour puisque aucune d'elles ne pouvaient entrer dans le village par cette porte trop étroite !

 

La place du Reviron

La place du Reviron

 

Accolé au beffroi se trouve l'hôtel de ville... 

C'est une bâtisse imposante qui se remarque de loin, avec sa toiture et ses façades classées aux Monuments Historiques depuis 2008, pour leurs décors peints qui viennent d'être consolidés récemment.

 

Cet ancien hôtel particulier a été construit à la fin du XVIe siècle selon les canons architecturaux de l'époque. Il bénéficie donc d'une architecture simple mais austère avec de grandes ouvertures à meneaux. Il appartenait au baron de l'Argentière qui en fait mention dans l'inventaire de ses biens, dès 1625.

 

L'hôtel de ville accolé au beffroi
L'hôtel de ville accolé au beffroi

L'hôtel de ville accolé au beffroi

 

Les façades gardent encore par endroit, la trace de faux décors peints représentant un agencement de briques, soulignés d'une frise dont le dessin est constitué d'un ornement de feuilles et de fleurs peintes entremêlés (un rinceau). A l'époque aucune surface n'était nue. Les pigments utilisés sont caractéristiques de la fin du XVIe siècle et le dessin a vraisemblablement été réalisé par des artisans venant du Piémont.

L'édifice a servi ensuite d'école en 1738. Puis la commune l'acquiert aux enchères en  1791. La maison devient donc "maison commune" puis mairie...

 

Les façades ornées (côté place et côté rue)
Les façades ornées (côté place et côté rue)Les façades ornées (côté place et côté rue)

Les façades ornées (côté place et côté rue)

 

Juste à côté de la mairie se trouve le temple construit en 1792, à l'emplacement exact de l'ancien temple détruit en 1683.

Il est tout simple et nous n'avons pas pu le visiter.

Le temple

Le temple

 

De cette place du Reviron, descend la rue neuve qui permet aux véhicules de circuler dans cette partie du village sans passer sous le beffroi et de rejoindre la route principale actuelle.

La rue neuve

La rue neuve

 

De cette place du Reviron, juste en face de la rue neuve, part la montée du tricot d'où nous avons une belle vue sur la fontaine de la place que je vous montrerai plus en détails très bientôt et les monument tous accolés...

La montée du Tricot : le temple à droite, puis l'hôtel de ville et le beffroi

La montée du Tricot : le temple à droite, puis l'hôtel de ville et le beffroi

 

A deux pas, en poursuivant dans la rue qui porte son nom, se trouve l'église Saint-Julien, construite entre 1688 et 1705 et qui remplace l'église Saint-Nicolas dont je vous ai montré les vestiges dans mon dernier article sur le village.

Elle présente un joli clocher-mur. Impossible de la visiter en ce week-end de la Pentecôte : il y avait un baptème. 

Ce sera peut-être pour une prochaine fois...

 

La rue de l'église et l'église
La rue de l'église et l'église La rue de l'église et l'église
La rue de l'église et l'église

La rue de l'église et l'église

 

A très bientôt, pour faire le tour des fontaines et du lavoir du village, enfin... si vous le voulez bien ! 

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3 juin 2018 7 03 /06 /juin /2018 05:29

 

Pour ce dimanche qui encore une fois, suit une semaine printanière et pluvieuse, je vous propose ces quelques photos prises dans la Drôme, à Die exactement, durant le week-end de Pentecôte dernier. 

 

La rivière Drôme était assez haute comme c'est souvent le cas au printemps puisqu'elle récolte l'eau de multiples affluents descendant de la montagne de Glandasse...et autres sommets. 

La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...
La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...
La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...

La rivière Drôme au niveau du Pont Rompu...

 

Le glandasse était caché dans les nuages...

Il fallait mieux ne pas se trouver là-haut sur le plateau avec l'orage. Mais un petit arc-en-ciel est venu éclairer le ciel. 

La Glandasse sous les nuages...La Glandasse sous les nuages...
La Glandasse sous les nuages...La Glandasse sous les nuages...

La Glandasse sous les nuages...

 

De l'autre côté, sur la montagne de Justin, ce n'était pas mieux... 

Sur la montagne de Justin...
Sur la montagne de Justin...

Sur la montagne de Justin...

 

Mais le soleil était bien présent dans les rues, avec ce petit message laissé par les riverains.

 

Un petit message sympathique Porte Saint Vincent à Die
Un petit message sympathique Porte Saint Vincent à DieUn petit message sympathique Porte Saint Vincent à Die

Un petit message sympathique Porte Saint Vincent à Die

" La nature ne fait rien en vain. "
Aristote

 

 

Bon dimanche à tous !

 

Info importante : Je m'absente pour 3 jours ...

mais surprise, vous saurez un jour prochain où je suis allée et qui j'ai retrouvé durant ces quelques jours de vacances.

 

Donc, bien que j'ai programmé des articles pour les trois prochains jours, je ne pourrais pas venir sur vos blogs avant...jeudi !

 

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31 mai 2018 4 31 /05 /mai /2018 05:23
Le village de Châtillon-en-DioisLe village de Châtillon-en-Diois
Le village de Châtillon-en-DioisLe village de Châtillon-en-Diois

Le village de Châtillon-en-Diois

 

Le village de Châtillon-en-Diois est un village médiéval situé au sud du Vercors, à 12 km de la ville de Die, dont je vous ai souvent parlé sur ce blog.

Blotti à l'abri des grandes falaises du Glandasse (2041m), le village bénéficie d'un ensoleillement particulièrement favorable à la culture de la vigne. Il est en plus quillé sur une butte.

En fait Châtillon-en-Diois est considéré comme une frontière entre la Provence au sud et le Dauphiné au nord, une frontière qui ne correspond à rien d'administratif mais qui se remarque aussi dans les constructions car ici se marient les charmes des montagnes et le style provençal...

 

Située en limite du Parc Naturel du Vercors, la commune se trouve au cœur d'un site géologique remarquable, la plate-forme urgonienne de la montagne de Glandasse, classé 3 étoiles à l'Inventaire du Patrimoine géologique. 

 

La Montagne de Glandasse qui culmine à 2041m au-dessus du village
La Montagne de Glandasse qui culmine à 2041m au-dessus du villageLa Montagne de Glandasse qui culmine à 2041m au-dessus du village

La Montagne de Glandasse qui culmine à 2041m au-dessus du village

 

Il existe deux circuits touristiques dans le village :

Le circuit botanique dont nous avons eu un bref aperçu en nous promenant dans les ruelles et qui permet d'admirer près de 150 plantes...
 

 

Un aperçu du circuit botanique
Un aperçu du circuit botaniqueUn aperçu du circuit botanique
Un aperçu du circuit botanique

Un aperçu du circuit botanique

 

...et le circuit patrimonial qui permet de faire le tour des vestiges et de découvrir l'ancienne cité médiévale laquelle était traversée depuis le Moyen-Âge et jusqu'au XIXe siècle par la rue des Rostangs. 

 

Ce dernier comprend 14 stations avec des panneaux explicatifs. Comme d'habitude, l'office de tourisme était fermé lorsque nous avons décidé de faire la balade entre deux orages et donc, je n'ai pas tout vu mais j'ai ramené tout de même assez de photos pour vous montrer la richesse du patrimoine local. 

La première station nous montre le blason du village...mais je vous rassure, nous n'allons pas les suivre dans l'ordre ! 

 

Le blason du village et son origineLe blason du village et son origine

Le blason du village et son origine

 

Un peu d'histoire

 

Comme je vous l'ai dit pour la ville de Die,  la vallée de la Drôme était déjà habitée à l'époque préhistorique comme l'attestent les outils trouvés lors de fouilles effectuées dans les grottes proches.

Il reste également peu de chose de la période antique. Une villa romaine, quelques noms de lieux...

Il est vraisemblable que le village n'existait pas encore mais que se trouvait à son emplacement actuel un pont sur le Bez (la rivière qui le traverse), permettant de relier la vallée de la Drôme aux cols se trouvant à proximité (comme le col de Menée par exemple, pour n'en citer qu'un).

 

Sur le rocher dominant le pont, est édifié un petit fortin dès l'époque gallo-romaine.

Au XIIIe siècle, il se transforme en castellum pour le seigneur de la baronnie, et comprend une salle de justice, une cour fermée... 

Puis le château se développe jusqu'au XVe, date à laquelle il est occupé par de puissants seigneurs qui contrôlent toute la région et la vallée du Bez. 

 

Le nom du village provient du ce château féodal  bâti sur le rocher. Le village s'appelait encore en 1242, "Castrum Castillion". Il deviendra vers 1538, "Castillion en Dyois". 

 

C'est de cette époque également que date l'église Saint-Nicolas. Construite en partie en brèche locale et en calcaire du Glandasse, vers 1200, au pied du rocher du château. Adossée à la falaise, elle se trouve aujourd'hui au bout d'une impasse...

 

L'accès à l'ancienne église...
L'accès à l'ancienne église...

L'accès à l'ancienne église...

 

Il ne reste que la voûte romane du choeur, creusée en partie dans la roche, l'emplacement de la nef est marqué par les traces des anciennes poutres, creusées dans le rocher, et les vestiges d'une fenêtre côté sud dans un mur qui est devenu celui d'une maison récente...

Déclarée en mauvais état par l'évêque de Die dès 1549, elle est abandonnée en 1688 au profit du l'Église actuelle. 

Elle fut démolie en 1705. 

Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705
Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705
Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705
Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705

Les vestiges de l'ancienne église Saint-Nicolas détruite en 1705

 

Le village a connu  beaucoup de péripéties au cours des siècles.

D'abord frappé par la peste en 1347, puis détruit par les troupes d'Olivier du Guesclin (le frère de Bertrand), les habitants se protègent par de nouveaux remparts qui viennent renforcer l'enceinte déjà construite en 1242.

A la fin du XVe, le village subit l'assaut des soldats écossais et les remparts sont à nouveau surélevés. On aperçoit très bien ce qui reste des fortifications sur la photo ci-dessous...

Les remparts ont servi de soubassement aux maisons du village.

On voit aussi, sur mes photos suivantes, les vestiges du château sur le rocher. 

 

Les fortifications

Les fortifications

 

Le village est en première ligne durant les Guerres de Religion, les protestants y étant assez nombreux. Mais ce n'est pas la population du village qui est responsable des dégâts occasionnés dans la ville, car la bonne entente intramuros a toujours existé entre catholiques et protestants.

C'est le général catholique, Bertrand de Gordes qui fait abattre le château en 1573 par peur qu'il ne devienne le fief des Réformés ! 

Les vestiges du château sont situés désormais dans une propriété privée. 

Autrefois, on  montait au château par un petit escalier, aujourd'hui devenu un passage privé...

 

Les vestiges du château sur le rocher et la montée d'escalier...
Les vestiges du château sur le rocher et la montée d'escalier...Les vestiges du château sur le rocher et la montée d'escalier...

Les vestiges du château sur le rocher et la montée d'escalier...

 

Le village passe ensuite de main en main avant de redevenir le fief de l’évêché de Die. Mais l'intolérance religieuse perdurera jusqu'à la Révolution.

Le village médiéval connaît alors de grands changements : le pont de Baïn est construit à la fin du XVIIIe siècle, facilitant l'accès au vieux village par les charrettes. Au Moyen-Âge, les gens  pénétraient dans la cité en franchissant le torrent à gué, puis ensuite par une petite arche qui en limitait considérablement l'accès... 

 

Le pont de Baïn (en contre-jour !)

Le pont de Baïn (en contre-jour !)

 

La rue des Rostangs, principale artère du vieux village médiéval est élargie.  En 1856, une nouvelle route est tracée en contrebas du village : c'est elle qui permet aujourd'hui sa traversée. La voie ferrée ajoute aussi à l'attrait des quartiers modernes et la vieille ville haute est peu à peu abandonnée.

Le village médiéval, aujourd'hui en partie restauré, a conservé bon nombre de ses ruelles étroites,  appellées localement des "viols", du latin "Via" qui signifie "petites ruelles" et dont je vous parlerai prochainement.

A suivre, donc... si vous le voulez bien !

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4 février 2018 7 04 /02 /février /2018 06:38
Le Glandasse sortant de la brume

Le Glandasse sortant de la brume

 

Aujourd'hui, je ne vous montrerai que quelques photos du Vercors enneigé, au dessus de la ville de Die (dans la Drôme) où j'ai dû faire une très brève escapade cette semaine.

 

Le brouillard était bien présent toute la journée et la vallée plutôt sombre et sans soleil, mais il y a eu une courte accalmie qui m'a permis d'entrevoir quelques minutes seulement les sommets blancs.

 

Evidemment je n'ai pas pu résister !


 

Quelques sommets autour de Die (Drôme)
Quelques sommets autour de Die (Drôme)Quelques sommets autour de Die (Drôme)
Quelques sommets autour de Die (Drôme)

Quelques sommets autour de Die (Drôme)

 

Je sais que certains d'entre vous ont tout ça à côté de chez eux, mais je trouve que cela change de la grisaille ambiante pour ceux qui n'ont ni soleil, ni jolies sommets près de chez eux...depuis un certain temps déjà.

 

Bon dimanche à tous ! 

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20 janvier 2018 6 20 /01 /janvier /2018 06:15

 

Aujourd'hui je vais clore la visite de l'abbaye de Valcroissant, en vous faisant visiter le réfectoire des moines ainsi que le premier étage situé au-dessus des bâtiments privés.

Nous n'avons pas accès aux autres parties de l'abbaye, ce qui est bien normal ! Si vous voulez voir ce qu'il reste de l'intérieur du chœur, il ne vous restera plus qu'à venir séjourner dans le gîte d'étape. Il a, depuis la Révolution, toujours servi d'habitation...et nous n'avons pas pu le visiter bien sûr, puisqu'il était occupé. 

L'accès au réfectoire des moines vu du premier étage...
L'accès au réfectoire des moines vu du premier étage...L'accès au réfectoire des moines vu du premier étage...

L'accès au réfectoire des moines vu du premier étage...

 

Le réfectoire des moines est une grande salle, haute de 10 mètres environ, qui sert aujourd'hui de salle de concert, car elle a une acoustique exceptionnelle.

Il s'ouvre directement sur le cloître. Devant se trouvait le lavabo du cloître qui a aujourd'hui disparu (des traces des arrivées d'eau et autres canalisations ont cependant été retrouvées).

Le réfectoire est éclairé par une rosace et par deux fenêtres en lancettes, typiques de l'architecture gothique, ce que nous avions déjà vu lorsque nous avons visité les jardins et l'architecture extérieure. 

La rosace et les fenêtres qui éclairent le réfectoire des moines

La rosace et les fenêtres qui éclairent le réfectoire des moines

 

Dès l'entrée, le réfectoire offre à la vue du visiteur une superbe voûte de pierre, soutenues par des arcs décorés...

La voûte du réfectoire

La voûte du réfectoire

 

Toute la salle, en fait, était richement décorée et colorée, ce qui est peu conforme à l'austérité habituelle des abbayes cisterciennes.

Les historiens spécialisés dans cette période, pensent  que cette partie-là du bâtiment est plutôt d'influence gothique, par rapport à l'ensemble de la construction plus ancienne. 

 

Les décors dateraient en effet du XIVe siècle. Il en reste quelques traces ici ou là, sur les murs, les piliers, les culots ou la voûte, comme nous venons de le voir.

Toutes les couleurs sont encore là mais moins vives qu'à l'origine : le blanc du badigeon de lait de chaux date du XIIe siècle ; l'ocre rouge est caractéristique du début du XIIIe siècle ; et  la peinture polychrome date du XIVe siècle.

Mais en réalité, ces couleurs ne recouvraient que la partie supérieure des murs qui à la base, étaient peints en noir jusqu'aux bandeaux.

 

Sur les décors restants, on aperçoit des fleurs, des feuilles, ou des figures géométriques...

Les spécialistes distinguent deux périodes, et datent différemment les décors selon qu'ils se trouvent sur les piliers ou les murs, mais je ne peux vous en dire plus car, une fois n'est pas coutume, j'ai totalement oublié les commentaires pourtant très intéressants de notre guide à ce sujet.

 

N'oubliez-pas, comme d'habitude, de cliquer sur une photo pour les voir en grand et les faire défiler...

 

Les décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moinesLes décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moines
Les décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moinesLes décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moines
Les décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moinesLes décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moines

Les décors du XIVe à l'intérieur du réfectoire des moines

 

Sur un des murs se trouvent même des graffitis, gravés sur la peinture noire qui seraient eux-aussi très anciens puisque datés entre le XIVe et le XVIIIe siècle.

Il est prouvé qu'ils sont l'oeuvre des moines qui ont vécu et travaillé au sein de l'abbaye : certains ont laissé leur nom apposé au dessin.

Par contre, c'est très difficile de les prendre en photos sans grimper en hauteur.  Peut-être grimpaient-ils sur des bancs pour les réaliser ou bien le niveau du réfectoire était différent...

Quelques-uns des graffitis réalisés par des moines...
Quelques-uns des graffitis réalisés par des moines...Quelques-uns des graffitis réalisés par des moines...

Quelques-uns des graffitis réalisés par des moines...

 

En plus des décors, nous pouvons aussi observer l'ouverture vers la cuisine qui permettait de passer les plats ainsi qu'une ancienne pile (un évier donc).

Cet évier était aménagé pour ranger la vaisselle comme l'attestent les traces d'un support d'étagère, encore bien visible sous la voûte. 

 

L'accès à la cuisine et la pile...
L'accès à la cuisine et la pile...L'accès à la cuisine et la pile...

L'accès à la cuisine et la pile...

 

Pour terminer la visite, nous faisons le tour des bâtiments par l'extérieur, pour pénétrer, au premier étage, dans la partie privée utilisée par les propriétaires pour leur exploitation. 

 

C'est de là-haut que j'ai pu faire les photos du cloître, car de la fenêtre ouverte, nous avons une vue imprenable sur les bâtiments conventuels, les jardins et les toits...

Vues de la fenêtre sur les toits et les bâtiments
Vues de la fenêtre sur les toits et les bâtiments

Vues de la fenêtre sur les toits et les bâtiments

 

Ce qui est intéressant dans cette partie-là de la visite, c'est que plusieurs vitrines nous attendent.

Une d'entre elles, nous présente un plan général de l'abbaye, la montrant telle qu'elle devait être au moment de sa construction.

 

La restitution de l'abbaye...

La restitution de l'abbaye...

 

En plus du plan, des maquettes et des dessins nous montrent des reconstitutions des bâtiments à diverses périodes et selon plusieurs angles de vue différents.

Reconstitution sous forme de maquettes ou de dessins...Reconstitution sous forme de maquettes ou de dessins...
Reconstitution sous forme de maquettes ou de dessins...Reconstitution sous forme de maquettes ou de dessins...

Reconstitution sous forme de maquettes ou de dessins...

 

A l'étage, dans les murs nous trouvons de nombreuses traces de l'ancienne construction...

 

Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...
Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...
Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...
Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...

Des traces de l'ancienne abbaye, au premier étage des bâtiments privés...

 

Voilà, la visite de cette abbaye est terminée...

Nous retournerons sans doute dans la Drôme durant l'année pour d'autres découvertes !

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16 janvier 2018 2 16 /01 /janvier /2018 06:32
Le cloître vu de l'étage

Le cloître vu de l'étage

 

Pour faire suite à mes deux articles précédents dans lesquels je vous ai montré l'environnement de l'abbaye de Valcroissant et son architecture extérieure et ses jardins, je vais vous faire visiter l'intérieur, et en particulier le cloître, enfin je devrai plutôt dire, ce qu'il en reste...

Je sais que certains d'entre vous, seront déçus par la visite d'aujourd'hui car, si je vous ai bien précisé que l'abbaye avait été ruinée, et donc le cloître en même temps comme la plupart des bâtiments, durant les guerres de religion, je ne vous ai pas dit qu'il n'avait jamais été reconstruit. 

Seul son emplacement est préservé et toujours visible intramuros. 

Des travaux de rénovation ont permis en effet de consolider et de mettre en valeur ce qui restait des bâtiments, tout autour de l'ancien cloître, ce qui est déjà pas si mal. Il faut noter aussi que dans la mesure où l'abbaye est devenue une ferme, certaines salles ont été préservées en partie de l'usure du temps. 

 

Le cloître se situait au sud de la nef et était recouvert d'une structure charpentée. Il reste des traces ici ou là sur les murs, de l'ancienne construction entre le rez-de chaussée et le premier étage. Vous les verrez sur mes photos...

Bien sûr, nous ferons le tour de toutes les salles, non privées aujourd'hui, qui n'étaient accessibles par les moines qu'à partir du  cloître. 

On accède toujours au cloître par une porte située sous le bâtiment conventuel.

 

L'accès au cloître...

L'accès au cloître...

 

Dans ce bâtiment se trouvaient à l'étage, le dortoir commun, la salle des convalescents, la salle de travail des moines, la bibliothèque...ainsi que d'autres pièces nécessaires à la vie quotidienne. 

C'était le lieu de vie de la communauté des moines.

 

On voit bien sur la photo ci-dessous les restes de l'ancien cloître, dont la structure était accrochée, entre le rez-de-chaussée et l'étage...

Le bâtiment conventuel vu du jardin du cloître...

Le bâtiment conventuel vu du jardin du cloître...

 

Sous le bâtiment conventuel, se trouvait la salle du chapitre ou salle capitulaire. C'est là que se réunissaient quotidiennement les membres de la communauté religieuse. 

Cette salle s'ouvrait sur le cloître par une porte en arc brisé, qui n'était pas fermée à l'époque, encadrée par deux  baies géminées en plein cintre caractéristique de l'art roman, mais en retrait par rapport à la porte.

Les chapiteaux des deux baies diffèrent par leur sculpture bien qu'on y retrouve un motif de feuilles de roseaux.

On aperçoit sous une des baies (celle de gauche sur la photo), un enfeu qui n'a jamais été fouillé. 

 

La porte en arc brisé, entourée par deux baies géminées
La porte en arc brisé, entourée par deux baies géminéesLa porte en arc brisé, entourée par deux baies géminées

La porte en arc brisé, entourée par deux baies géminées

 

Le niveau de la salle capitulaire  était plus bas qu'aujourd'hui d'environ 1 mètre. Il en était de même pour le cloître. 

 

Le plafond de cette salle est formé d'une simple croisée d'ogives, caractéristique de l'art gothique le plus ancien. On retrouve souvent ce type de croisées dans le sud de la France, au XIIe siècle. La clef de voûte représente une fleur à 5 pétales. Le dallage est récent et date de la même époque que celui de la sacristie. Il a été construit lors d'une rénovation vers le XIXe siècle. 

La salle capitulaire (vues de l'intérieur) La salle capitulaire (vues de l'intérieur)
La salle capitulaire (vues de l'intérieur) La salle capitulaire (vues de l'intérieur)
La salle capitulaire (vues de l'intérieur) La salle capitulaire (vues de l'intérieur)

La salle capitulaire (vues de l'intérieur)

 

La salle capitulaire communique directement avec la sacristie. La sacristie, elle-même, permettait d'accéder directement au transept par une porte... 

A l'intérieur de la sacristie se trouve une piscine double, toujours préservée, incluse dans un mur. 

La porte d'accès au transept...

La porte d'accès au transept...

L'intérieur de la sacristie. L'intérieur de la sacristie. L'intérieur de la sacristie.

L'intérieur de la sacristie.

 

De la sacristie, une porte permettant de regagner directement le jardin du cloître, a été ouverte au XIXe siècle. Elle permet de passer par l'armarium, une minuscule pièce qui, dans l'architecture cistercienne, servait à ranger les livres liturgiques utilisés couramment par les moines qui les empruntaient pour les lire dans le cloître. 

C'était une pièce qui ne faisait pas concurrence à la bibliothèque, beaucoup plus vaste et riche en documents. L'armarium ne contenait qu'une vingtaine d'ouvrages et au départ n'aurait dû être qu'une simple armoire...mais l'architecture des lieux a permis d'en faire une pièce plus vaste. 

 

La sacristie et les jardins  vues de l'armarium
La sacristie et les jardins  vues de l'armarium

La sacristie et les jardins vues de l'armarium

 

 

Du cloître,  les moines pouvaient aussi regagner directement la nef par une porte qui aujourd'hui mène vers des locaux privés.


 

 

La porte d'accès à la nef et la porte de l'armarium à droite

La porte d'accès à la nef et la porte de l'armarium à droite

 

Au sud du cloître, s'ouvraient le chauffoir, transformé aujourd'hui en gîte familial...

Juste à côté se trouve le réfectoire des moines que je vous ferai visiter prochainement pour clore notre visite de l'abbaye...si vous le voulez bien ! 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour les faire toutes défiler en grand...

Le gîte (à gauche sur la photo) et le réfectoire des moines
Le gîte (à gauche sur la photo) et le réfectoire des moinesLe gîte (à gauche sur la photo) et le réfectoire des moines

Le gîte (à gauche sur la photo) et le réfectoire des moines

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13 janvier 2018 6 13 /01 /janvier /2018 06:28
Dès l'entrée, le visiteur tombe sous le charme du lieu...

Dès l'entrée, le visiteur tombe sous le charme du lieu...

 

Depuis qu'elle a été ruinée, l'abbaye cistercienne de Valcroissant, construite au XIIe siècle, n'a pas beaucoup évolué.

Les spécialistes y reconnaîtront facilement le plan "bernardin" des abbayes cisterciennes. Au point de vue architectural, c'est un mélange harmonieux d'art roman et gothique comme c'est le cas dans beaucoup d'édifices religieux de cette période, dans le sud-est de la France. 

Les sculptures sont conformes à l'austérité de l'ordre des cisterciens. 

Toutes les parties anciennes se distinguent facilement par leur solidité à toutes épreuves et l'utilisation de pierres de taille. Les brèches en particulier proviennent de la montagne de Glandasse toute proche.

 

La première chose qu'on aperçoit en arrivant sur les lieux, c'est le réfectoire des moines, éclairé par une grande rosace et deux ouvertures en lancettes caractéristiques de l'époque gothique. 

 

L'extérieur du réfectoire des moines
L'extérieur du réfectoire des moines

L'extérieur du réfectoire des moines

 

Puis, une fois la voiture garée sur le parking, il nous faut traverser le torrent de Valcroissant et se diriger vers le portail.

Là on ne peut que tomber sous le charme du lieu...même si nous ne sommes pas les seuls à attendre la visite guidée. 

Le jardin est plein de charme...
Le jardin est plein de charme...

Le jardin est plein de charme...

 

Le jardin est très romantique et  des éléments d'architecture se retrouvent disséminés ici ou là car n'ayant pas retrouvé leur emplacement d'origine.

 

Le jardin est très romantique...Le jardin est très romantique...
Le jardin est très romantique...Le jardin est très romantique...

Le jardin est très romantique...

 

On trouve également des traces d'un temps plus récent... 

Des traces des activités passées...Des traces des activités passées...

Des traces des activités passées...

 

Dès l'entrée, on aperçoit  les bâtiments conventuels avec le grand dortoir à l'étage...c'était les bâtiments d'habitation. 

 

Les bâtiments conventuels...

Les bâtiments conventuels...

 

A côté, le chevet de l'ancienne église est bien visible.

Cette partie-là de l'abbaye est aujourd'hui transformée en gîtes de groupe pour randonneurs, un gîte directement installé dans le choeur de l'ancienne église...

C'est grâce à un chantier école, qu'il a pu faire l'objet de la toute première rénovation du site, vers 1950. Dès le début, le gîte a été très vite utilisé par les alpinistes venus ouvrir des voies sur le Glandasse. 

 

Le gîte pour les randonneurs
Le gîte pour les randonneurs

Le gîte pour les randonneurs

Le gîte avant rénovation (photo du net)

Le gîte avant rénovation (photo du net)

 

En s'approchant, on peut observer les nombreuses ouvertures des portes ou fenêtres, toutes différentes...

Les ouvertures des bâtiments conventuelsLes ouvertures des bâtiments conventuels
Les ouvertures des bâtiments conventuelsLes ouvertures des bâtiments conventuels
Les ouvertures des bâtiments conventuelsLes ouvertures des bâtiments conventuels
Les ouvertures des bâtiments conventuelsLes ouvertures des bâtiments conventuels

Les ouvertures des bâtiments conventuels

 

On peut aussi voir de plus près les différentes pierres de la région utilisées dans la construction ou la rénovation, au cours des siècles...

 

Différentes pierres utilisées pour la construction...dont les fameuses brèches

Différentes pierres utilisées pour la construction...dont les fameuses brèches

 

Et d'autres détails, ici ou là...sur la façade. 

Autres détails...Autres détails...

Autres détails...

 

Si on fait le tour de la propriété (aux heures autorisées je le rappelle car il s'agit d'une propriété privée) nous pouvons voir à côté du réfectoire des moines, un second gîte qui accueille toute l'année, sauf en décembre, ceux qui veulent passer un séjour au calme en famille. 

 

 

 

 

Le second gîte

Le second gîte

 

En faisant le tour par le chemin qui borde la propriété, on accède à la bergerie, aux bâtiments annexes de la ferme, aux parties privées et  nous avons même en poursuivant le chemin, une vue d'ensemble de la construction et des aménagements qui ont permis de transformer l'abbaye en exploitation agricole.

L'ensemble des bâtiments vu de loin...
L'ensemble des bâtiments vu de loin...L'ensemble des bâtiments vu de loin...

L'ensemble des bâtiments vu de loin...

 

Toujours prêts pour continuer la visite ?

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10 janvier 2018 3 10 /01 /janvier /2018 06:31

 

Pour continuer à rêver en ce début d'année, je vous propose de visiter avec moi l'abbaye cistercienne de Valcroissant, appelée aussi Notre-Dame de Valcroissant, qui se trouve dans une petite vallée à 5 kilomètres environ de la ville de Die, au pied du Vercors et en particulier de la montagne de Glandasse. 

 

C'est là, au XIIe siècle, au coeur du pays diois et de ce qui devait devenir des centaines d'années plus tard, le Parc Régional du Vercors, que des moines en provenance de l'abbaye de Bonnevaux (située en Isère mais aujourd'hui disparue), s'installent pour fonder l'abbaye de Valcroissant.

 

L'abbaye de Valcroissant (26) dans son écrin de verdure, à l'automne

L'abbaye de Valcroissant (26) dans son écrin de verdure, à l'automne

 

Un peu d'histoire...

 

Il semble que cette abbaye connut une certaine notoriété jusqu'au XIVe siècle. Elle a en tous les cas, joué un rôle important dans la vie religieuse de Die. 

Pourtant, pendant des années, les moines vivent là dans une grande pauvreté. Ils deviennent de moins en moins nombreux et les terres cultivables arides, ne leur permettent pas de vivre correctement de leur travail. 

 

Déjà menacée durant la Guerre de Cent ans par les Routiers, l'abbaye est totalement pillée au XVe siècle. Elle sera saccagée et ruinée au moment des guerres de religions puis abandonnée par les moines. C'est à cette date que le cloître est détruit...et que l'abbaye devient une simple ferme. 

L'abbaye devient ensuite à la Révolution française, une propriété privée.

En 1893, elle est rachetée par Jules Dautheville, un pasteur réformé de Die qui s'y installe avec sa femme Pauline. Ils désirent y installer un orphelinat protestant mais sa mort prématurée ne permet pas au projet d'aboutir. 

Vers 1950, l'abbaye est rachetée par le philosophe Marcel Légaut, tombé amoureux du lieu. C'est son fils, Rémi qui organise maintenant avec sa femme et l'association des Amis de Valcroissant, les visites guidées, ainsi que les nombreuses animations culturelles, en particulier des concerts, qui emplissent ce lieu magique tout au long de l'année et permettent de le partager avec des amoureux de la nature. 

En parallèle, le couple exploite la ferme, spécialisée dans l'agriculture et l'élevage, mais aussi dans le tourisme vert. Un gîte rural et un gîte d'étape collectif accueillent les touristes et randonneurs en saison.

En parallèle, le couple mène à bien les travaux de rénovation, grâce au soutien de l’association. 

L'abbaye est classée Monument historique depuis 1971.

 

La visiter est un privilège rare...car vous vous en doutez, les propriétaires actuels sont très occupés et il faut être sur place à des heures bien précises.

Mais se rendre sur les lieux est déjà une belle découverte.

 

Il nous faut un instant quitter la civilisation et pénétrer dans une vallée étroite par une petite route  sinueuse qui monte vers la montagne. De là partent de nombreux chemins de randonnée...

 

La petite route de l'abbayeLa petite route de l'abbaye
La petite route de l'abbayeLa petite route de l'abbaye

La petite route de l'abbaye

 

Puis, laissant derrière nous, les premiers troupeaux et vergers, on arrive au bout de la vallée qui s'élargit pour nous laisser admirer les belles falaises du Glandasse...

La vallée s'élargit...La vallée s'élargit...
La vallée s'élargit...

La vallée s'élargit...

 

Au pied de la montagne, au milieu des bois et des champs, on aperçoit les bâtiments de l'abbaye, dont je vous montrerai plus en détails l'architecture très bientôt. 

L'abbaye n'a pas été construite dans cette vallée isolée, par hasard. Il y avait déjà des bâtiments à cet endroit dont les fondations remonteraient au Ier siècle de notre ère. 

Die, la ville la plus proche était une ancienne évêché. Mais l'isolement était nécessaire à l'installation des moines. Ils ont sans nul doute été séduits par la beauté du site, resté encore aujourd'hui sauvage. 

 

L'abbaye est isolée et un peu perdue au milieu des arbres, au fin fond de la valléeL'abbaye est isolée et un peu perdue au milieu des arbres, au fin fond de la vallée
L'abbaye est isolée et un peu perdue au milieu des arbres, au fin fond de la vallée

L'abbaye est isolée et un peu perdue au milieu des arbres, au fin fond de la vallée

 

La vallée est traversée par un cours d'eau toujours actif, sans cesse alimenté par de nombreux affluents qui descendent de la montagne.

Le torrent de Valcroissant était déjà connu dans l'Antiquité. A cette époque, l'eau du torrent, était acheminée grâce à un aqueduc jusqu'à la ville gallo-romaine de Die.

L'abbaye est aujourd'hui toujours alimentée en eau par ce torrent.

 

L'eau est bien présente dans la valléeL'eau est bien présente dans la vallée
L'eau est bien présente dans la valléeL'eau est bien présente dans la vallée

L'eau est bien présente dans la vallée

 

On trouve à proximité des pierres permettant de bâtir sans problèmes. Elles ont été utilisées pour la construction des bâtiments. 

En fait il est reconnu que les moines s'installèrent dans les bâtiments déjà présents durant les travaux de construction de l'abbaye et que la construction a débuté par l'église, puis elle s'est poursuivie par les bâtiments conventuels, et enfin on ferma le cloître en bâtissant le chauffoir, la cuisine et le réfectoire des moines, ainsi que les bâtiments annexes...

[source : "L'abbaye cistercienne Notre Dame de Valcroissant" par Serge Durand, 1997]

Les pierres pour la construire se trouvaient à proximité...

Les pierres pour la construire se trouvaient à proximité...

 

Pendant des années, les moines ont exploité les bois alentours, ne tirant que de maigres ressources de la vallée, dont les terres arides et très pauvres ne permettent toujours aujourd'hui que de faire paître quelques troupeaux, d'exploiter la forêt ou de cultiver noyers, céréales et vignes...

 

 

 

Les bois

Les bois

 

L'isolement, le site grandiose et sauvage, la présence d'eau en abondance, de bois et de pierres de construction, ont fait de ce lieu un emplacement idéal pour l'implantation d'un monastère cistercien.

 

Alors... prêts pour la suite de la visite ?

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:33
La mosaïque des Quatre fleuves du paradis (Die)

La mosaïque des Quatre fleuves du paradis (Die)

 

Je vous ai fait visiter récemment la chapelle Saint-Nicolas qui se trouve à Die dans la Drôme. 

Je vous ai également montré ses peintures murales, ses papiers peints du XVIIIe et aujourd’hui, je termine la visite en vous montrant comme promis en détail, la mosaïque.

Elle a été réalisée au XIIe siècle...en même temps que la chapelle où elle se trouve et servait de tapis d'autel. On ne sait pas encore aujourd'hui, par quel évêque elle a pu être commanditée. 

Lors de ma visite de Die intramuros, je vous avais rapidement présenté cette mosaïque et renvoyé d'ailleurs vers le site qui lui est dédié et où vous trouverez tous les éléments importants pour son interprétation. Je vous remets le lien en fin d'article. Si vous êtes passionnés, n'hésitez pas à aller lire au moins l'interprétation de la mosaïque, secteur par secteur. 

J'ai eu la chance de pouvoir visiter à nouveau ce lieu magique lors des journées du patrimoine, en septembre dernier et depuis je n'avais pas pris le temps de vous la montrer...  

 

 

La mosaïque est constituée de tesselles de pierre, de terre cuite et de marbre de toutes couleurs et de toutes tailles.

C'est cette irrégularité des tesselles qui démontre qu'elles ont été vraisemblablement récupérées sur des monuments antiques de la région.

 

Cette mosaïque des quatre fleuves symbolise l'univers. Elle mêle la géographie, le cosmos et les croyances autour de la création. Elle représente les quatre fleuves qui abreuvaient le jardin d'Eden d'où son nom de "Mosaïque des Quatre fleuves du Paradis", ou bien encore "Mosaïque du paradis terrestre" que l'on retrouve parfois. 

Tous les éléments s'organisent autour d'une médaillon central d'où partent les quatre fleuves du paradis.

 

Le médaillon central
Le médaillon central

Le médaillon central

 

La partie centrale est une étoile à huit branches (l'étoile polaire ?).

L'étoile est entourée de douze cercles noirs qui pourraient être les signes du zodiaque ou bien les mois de l'année. 

Autour des cercles, une frise formée par de petits triangles de multiples couleurs représenterait les heures, mais en fait il n'y en a que 23 au lieu de 24. Un oubli, une erreur lors de la réalisation de la fresque, ou tout simplement un manque de place...Le mystère reste entier !

 

De l'élément central partent quatre fleuves qui prennent leur source autour de l'étoile centrale.

Chaque source est représentée par une tête de taureau, mi-animal, mi-humain crachant des filets d'eau. 


 

La source de l'Euphrate...

La source de l'Euphrate...

 

Les quatre fleuves sont facile à identifier car  leurs noms sont inscrits dans un double cercle et c'est d'ailleurs la façon dont ces noms sont écrits qui a permis de dater de façon précise la mosaïque.

Il y a l'Euphrate (Eufrates) que je vous ai déjà montré ci-dessus et le Tigre (Tigris) que nous connaissons encore aujourd'hui.

Puis deux fleuves mythiques : Phison (fison) et Gihon (geon) qui se rencontrent dans la bible mais ont peut-être réellement existé dans les temps anciens. 

 Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas) Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas)
 Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas) Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas)

Eufrates, Tigris, Fison et Geon (de gauche à droite et de haut en bas)

 

Trois des quatre fleuves se jettent dans la mer et l'océan est symbolisé par des ondulations, des vagues, des animaux marins comme des poissons...

Le quatrième (Phison) part vers un arbre gigantesque.

 

Les décors sont riches et je ne vais pas tous les décrire.

Chaque fleuve a son environnement propre : animaux réels ou fabuleux, comme des sirènes et des griffons qui se mêlent aux poissons, écrevisses, oiseaux et autres représentations aquatiques ou terrestres... 

 

Sirène et griffon...
Sirène et griffon...

Sirène et griffon...

 

Dix-sept motifs différents sont disposés dans des cercles et parsèment la mosaïque (des astres ?). 

En voici quelques-uns...

Motifs disposés dans des cerclesMotifs disposés dans des cercles
Motifs disposés dans des cerclesMotifs disposés dans des cercles

Motifs disposés dans des cercles

 

Les quatre fleuves sont les  symboles des quatre éléments !

L'eau est l'élément le mieux représenté par une faune et une flore aquatique, d'une part et par les ondulations qui partent de la bouche des quatre têtes que l'on voit bien sur la première photo de l'article. 

La faune marine ou d'eau douce...
La faune marine ou d'eau douce...

La faune marine ou d'eau douce...

 

La terre est surtout symbolisée par des animaux terrestres : ours (ou chien), oiseaux, mais aussi par des arbres, des feuilles...

 

La faune terrestre...La faune terrestre...
La faune terrestre...La faune terrestre...

La faune terrestre...

 

Le vent est symbolisé par deux têtes situées à deux coins différents de la mosaïque.

Le vent...Le vent...

Le vent...

 

Enfin le feu est symbolisé par l'étoile polaire au centre, que je vous ai déjà montré.

 

On trouve aussi d'autres symboles : une force (ciseaux spécial pour tondre les moutons), une clé, un couteau...

La force, la clé et le couteau
La force, la clé et le couteauLa force, la clé et le couteau

La force, la clé et le couteau

 

Enfin, la mosaïque est entourée d'une frise très riche et colorée qui change selon les secteurs...

En voici un petit aperçu. 

Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïque
Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïqueQuelques détails de la frise qui entoure la mosaïque
Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïqueQuelques détails de la frise qui entoure la mosaïque

Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïque

 

Au fond de la chapelle, face à la porte d'entrée actuelle, se trouve une zone également pavée mais dans laquelle est insérée une pierre d'origine romaine, montrant encore qu'à l'époque on n'hésitait pas à récupérer des matériaux existants.

Le pavage situé au fond de la chapelleLe pavage situé au fond de la chapelle
Le pavage situé au fond de la chapelle
Le pavage situé au fond de la chapelleLe pavage situé au fond de la chapelle

Le pavage situé au fond de la chapelle

 

Si vous voulez visiter la mosaïque, il faudra vous adresser à l'office de tourisme (ou au musée) de la ville car son accès est très réglementé. Il faut bien préserver cette petite merveille ! 

J'espère que la balade vous a plu...

En attendant pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le lien ci-dessous, régulièrement mis à jour et faisant état de l'avancée des recherches effectuées sur cette oeuvre d'art exceptionnelle.

 

Vous n'avez pas oublié de cliquer sur les photos pour les voir en grand ?

 

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 06:26
Les papiers peints du XVIIIe siècle

Les papiers peints du XVIIIe siècle

 

Comme je vous l'ai dit dernièrement, la Chapelle Saint Nicolas de Die renferme des merveilles qui ont été remarquablement bien conservées au fil du temps car la chapelle a servi de salle d'archives de la mairie et avait donc la température idéale pour la conservation des œuvres d'art. De plus ces œuvres d'art n'ont jamais été déplacées. 

Cette chapelle qui se trouvait dans l'ancien palais épiscopal de Die a été utilisée pour le culte avant d'être transformée en salle d'attente.

C'est à cette époque que des papiers peints sont apposés sur les enduits des murs de la chapelle. 

 

Ces papiers peints comptent parmi les plus importants de France. Ils sont datés du XVIIIe siècle et sont classés au titre des monuments historiques.

 

A cette époque, l'ancien accès à la chapelle était déjà fermé et le mur a donc été entièrement recouvert...de décorations. Mais deux "portes" sont symbolisées sur le dessin du papier comme on le voit très bien sur la première photo ci-dessous. 

 

Le mur recouvert de papier peint.
Le mur recouvert de papier peint.
Le mur recouvert de papier peint.

Le mur recouvert de papier peint.

 

Au-dessus de l'entrée actuelle de la chapelle, on retrouve aussi un papier peint identique à la partie haute du précédent. Il en est de même sur le mur à gauche de l'entrée comme on le devine sur ma toute première photo de l'article... 

Le papier peint au-dessus de la porte d'entrée actuelle...On voit à droite l'ancien accès aux remparts.

Le papier peint au-dessus de la porte d'entrée actuelle...On voit à droite l'ancien accès aux remparts.

 

Les photos au flash étant interdites, je n'ai pu réaliser que quelques rares clichés montrant quelques-uns des détails de cette tapisserie. Heureusement que de la lumière entrait par les ouvertures et que les lampes étaient éclairées dans la salle. 

 

Les papiers peints ont été réalisés sur mesure en plusieurs parties puis assemblés sur place.  On voit par endroit le décalage.

 

On aperçoit ici le décalage entre les différents panneaux...

On aperçoit ici le décalage entre les différents panneaux...

 

Les décors ont été peints à la gouache et au pochoir. 

Les motifs ont permis de dater les papiers peints sans erreur possible.

Sur les motifs répétitifs, on retrouve des mélanges de fleurs, de médaillons avec des "putti" ou encore des sphinx.

Des papillons...Des papillons...

Des papillons...

Un sphynx...

Un sphynx...

d'autres décors...

d'autres décors...

Un médaillon avec un putti

Un médaillon avec un putti

Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs
Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs

Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs

Autres détails des décors...

Autres détails des décors...


Le style est difficile à identifier. On y retrouve des influences baroques, classiques, et même orientales.

 

Pour en savoir plus,  vous pouvez consulter le site ci-dessous...qui m'a permis de vous en dire un peu plus sur ces papiers peints. 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:46
De l'autre côté de la place arborée, dans le bâtiment de l'ancienne mairie se trouve la chapelle...au premier plan, c'est le temple !

De l'autre côté de la place arborée, dans le bâtiment de l'ancienne mairie se trouve la chapelle...au premier plan, c'est le temple !

 

Retournons un peu dans la Drôme cette semaine, et en particulier dans l'ancien palais épiscopal de Die, situé place de l'Evêché, où se trouve une petite merveille cachée au fin fond d'une chapelle minuscule dont la surface totale ne dépasse pas 30 m2 : la mosaïque des quatre fleuves du paradis.

 

Mais avant de vous parler prochainement et en détail de cette mosaïque romane, j'ai bien dit romane (et je n'ai pas fait de fautes d'orthographe !) et histoire aussi de vous faire un peu languir, je vais vous montrer aujourd'hui, le cadre dans lequel elle a été retrouvée, oui je dis bien retrouvée, car elle était bien cachée sous le plancher en bois de la salle des archives de l'ancienne mairie, au 1er étage du bâtiment que l'on aperçoit derrière les arbres sur ma première photo. 

 

La Chapelle Saint-Nicolas est une chapelle qui était réservée à l'usage privé de l'évêque. Elle s'ouvre aujourd'hui sur la place de l'Evêché à l'emplacement où se trouvaient à l'époque les jardins du palais. 

 

La Chapelle Saint-Nicolas de Die / Balade dans la Drôme

 

La chapelle était accolée aux remparts de la ville qui n'existent plus à cet emplacement aujourd'hui. De l'autre côté des remparts, d'autres jardins descendaient jusqu'à la rivière (la Drôme). 

Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite
Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite

Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite

 

Sur les façades extérieures du palais, les évêques avaient fait insérer plusieurs inscriptions comme celle dédiée à Dea Andarta et un taurobole du culte de Cybèle.

Le taurobole sur la façade...

Le taurobole sur la façade...

 

La place de l'évêché est bien connue des habitants de Die, car elle sert de parking en toutes saisons et d'extension du marché en été. Elle est entourée de belles demeures anciennes.

Une des maisons de l'autre côté de la place

Une des maisons de l'autre côté de la place

 

Juste à côté se trouve la Fontaine de la Comtesse...et le square du même nom. 

Réalisée en 1888, par Jeanne Royannez, épouse de Clovis Hugues, la statue représentant la comtesse de Die (ou Béatrice de Die) se dresse au centre d'une fontaine dans un minuscule parc. La comtesse de Die était une poétesse ayant vécu dans la ville au XIIIe siècle. Elle a écrit tous ses poèmes, comme c'était souvent le cas à l'époque, uniquement en occitan. 

 

Le square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse

Le square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse


 

Mais revenons à notre petite chapelle...

On aperçoit le bâtiment où elle se trouve, sur la dernière photo ci-dessus.

On pénètre dans la chapelle par le portail en fer forgé et il faut grimper par des escaliers pour accéder à la petite terrasse fleurie. 

La chapelle Saint-Nicolas a été construite sur l'une des tours du rempart gallo-romain, une tour édifiée vers la fin du IIIe siècle. La chapelle elle-même daterait du XIIe siècle. On trouve mention de son existence dès 1194. Elle a été construite dans l'emplacement existant et possédait un accès aux remparts. 

Dès l'entrée de la chapelle, on trouve des traces de sculptures anciennes sans doute récupérées sur une partie des anciens remparts.

 

Sculpture apposée à côté de la porte d'entrée et visible sur la terrasse...

Sculpture apposée à côté de la porte d'entrée et visible sur la terrasse...

 

L'intérieur est celui d'une chapelle. On trouve différentes ouvertures en forme d'arc, et même des traces de passages plus anciens qui ont été comblés au cours des temps et de l'évolution du palais...

L'architecture à l'intérieur de la petite chapelleL'architecture à l'intérieur de la petite chapelle
L'architecture à l'intérieur de la petite chapelleL'architecture à l'intérieur de la petite chapelle

L'architecture à l'intérieur de la petite chapelle

 

Vers le XIVe siècle, le palais épiscopal s'étend vers l'extérieur sur l'emplacement des jardins.

 

C'est à cette époque que les enduits qui décorent les murs de la chapelle et ceux qui ornent la salle d'audience de l'évêque sont peints.

Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs
Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs
Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs

Les enduits peints sur les murs

 

C'est également à cette époque qu'a été réalisée en guise de pavement, une superbe mosaïque qui faisait office de tapis d'autel. Je vous en parle bientôt plus en détails.  

 

Plus tard, au XVIIIe siècle, seront posés sur les murs de la chapelle, des papiers peints que je vous montrerai également très bientôt. Ils sont classés au titre des monuments historiques et remarquablement bien conservés. 

Ils comptent parmi les plus importants de France.

 

Un aperçu en attendant davantage de détails...

Un aperçu en attendant davantage de détails...

 

A cette époque, la chapelle était désaffectée du culte et on l'utilisait comme salle de justice de paix. Sans doute s'agissait-il d'une simple salle d'attente...

La salle a ensuite servi à entreposer les archives municipales de la ville, ce qui explique l'exceptionnelle conservation des merveilles qui se trouvent en ce lieu protégé. 

 

Alors, prêts à continuer la visite bientôt ?

 

La Chapelle Saint-Nicolas de Die / Balade dans la Drôme

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 05:23

 

Nous allons aujourd'hui continuer la visite du salon chinois, commencée hier...

 

Du sol au plafond, une peinture tout en camaïeu de bleu sur fond ocre, recouvre les panneaux de bois, les enduits des murs et le plafond.

Il n'y a pas un espace qui ne soit recouvert de ce décor. 

N'oubliez-pas de cliquer sur une photo pour les voir en grand ! 

 

Sur les voûtes du plafond à arêtes...

 

 

Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central

Le plafond à arêtes et son macaron central

 

...des angelots évoquent les quatre saisons.

L'ornementaliste se serait inspiré des peintres du XVIIIe comme Antoine Watteau et François Boucher. 

Les quatre saisons...Les quatre saisons...
Les quatre saisons...Les quatre saisons...

Les quatre saisons...

 

Les angelots (des "puttis") sont entourés d'une multitude d'oiseaux, comme des chouettes et des grues, et de quelques papillons...

 

Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon

Les oiseaux et...un papillon

 

Sur la partie haute, en-dessous de la voûte, figurent des tableaux, des marines, des paysages, des scènes portuaires ou de chasse. Les tableaux représentent aussi bien l'orient que l'occident.

 

Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux

Les différents tableaux

 

Entre les différents personnages présentés hier, des panneaux intermédiaires font alterner, guirlandes de fleurs réunies par un anneau et pilastres en trompe-l'oeil.

 

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

 

Des frises agrémentent ça et là le dessus des fenêtres, de la bibliothèque ou de la cheminée.

 

Les frises...
Les frises...

Les frises...

 

Enfin, sur la partie basse, une frise simule des carreaux de Delft...

La frise située dans la partie basse

La frise située dans la partie basse

 

Le sol enfin, doit subir de sérieuses réparations.

Déjà, comme vous avez dû le constater sur certaines de mes photos, une sorte de tranchée a été creusée tout autour du salon pour assurer le drainage et assainir les murs de leur humidité.

La tranchée creusée pour drainer le sol...

La tranchée creusée pour drainer le sol...

 

 

La partie basse du décor est par endroit bien abîmée...

 

Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés
Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés

Des panneaux bien abîmés

 

Afin de réunir des fonds pour mettre hors remontées d'eau tout le sol, et restaurer la partie basse du décor, une souscription est ouverte par la Fondation du Patrimoine

Les habitants de Die et de la région sont bien sûr invités à y participer et à venir visiter le salon s'ils ne l'ont pas encore fait. J'espère qu'ils répondront nombreux à cet appel car ce petit salon chinois est une pure merveille...

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:23

 

Dans l'actuelle Cure de Die, située à 150 mètres de la cathédrale, où se trouve aussi la petite chapelle Saint-Vincent que je n'ai jamais visitée, se cache une des deux merveilles de la ville (je vous montrerai la seconde la semaine prochaine). 

 

C'est là, dans un ancien hôtel particulier de style Renaissance, appartenant aujourd'hui au Diocèse de Valence, qu'il existe entre cour et jardin une petite pièce cachée, pour ne pas dire secrète, que les habitants de Die et de la région ont découvert depuis peu...

 

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

 

C'est lors des journées du Patrimoine que j'ai pu visiter le salon chinois, dont j'avais beaucoup entendu parler.

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2005, une première phase de restauration a permis de le dévoiler au public.

 

 

 

L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die
L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die

L'entrée de la Cure de Die

 

Cet Hôtel particulier a appartenu à la famille Lagier de Vaugelas.

C'est un de leurs descendants, Gonzague de Chivré qui décide en 1905, de le céder à l'Evêché. Mais au XVIIIe siècle, c'est Jean-Pierre Lagier de Vaugelas (1722-1808) qui s'y installe avec sa famille. Il est avocat et c'est un personnage important de la ville d'autant plus qu'il devient à la Révolution, Président du Tribunal de district. 

Là, dans une petite salle voûtée en arêtes, donnant sur un jardin, il fait réaliser dans une petite pièce carrée, un décor peint. L'artiste recouvre l'enduit des murs, le plafond et les boiseries d'un décor de style chinois, tout en camaïeu de bleus sur fond ocre clair.

 

Dans ce qui devait être un petit cabinet d'étude, dans lequel l'avocat recevait sans nul doute ses visiteurs pour écouter leurs requêtes, il fallait un décor à la hauteur de la richesse et de la renommée familiale. Les "chinoiseries" étaient alors très en vogue, en Europe et en France, dans toutes les familles nobles et riches et, avoir un cabinet chinois était très prisé, car cela montrait que le propriétaire des lieux était capable, et surtout avait les moyens, de suivre la mode.   

Ce décor répondait aussi à un désir d'exotisme et de fantaisie. Les "chinoiseries" avaient été mises à la mode grâce à la littérature, au théâtre et aux idées philosophiques de l'époque. 

 

Au XXe siècle ce petit salon, excentré de la maison principale, est pour ainsi dire "oublié". Quand on le retrouve, il a souffert de l'humidité ambiante et de l'usage intensif de la cheminée qui, durant des décennies, a déposé sur les murs et le plafond une couche de suie. Mais sous la couche noire, une première restauration, prudente, permet de retrouver un décor presque intact : les boiseries et peintures murales n'ont presque pas souffert. 

Personne ne connaît l'artiste qui a réalisé ces décors.

Une signature est découverte sur un des tableaux et une date... 1767. 
 

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

 

Il s'agit de Louis Farjon, né à Crest, une ville proche de Die, en 1716. 

Né dans une famille de drapiers, Louis Farjon ne se destinait pas au départ à devenir artiste. Il se marie avec la fille de l'apothicaire de Die, qui était aussi chirurgien et habite la ville. 

Lorsqu'il devient "ornementaliste", il décore divers intérieurs de riches propriétaires de la région dioise, puis réalise des tableaux religieux.

Il semble s'être inspiré du lyonnais, Jean Pillement en particulier pour les oiseaux et les arbres que je vous montrerai demain. 

Il s'inspire aussi des faïenciers de Lyon et de Marseille surtout en ce qui concerne ses personnages, et c'est dans les ouvrages illustrés rapportés par les Jésuites, revenus de leur mission d'évangélisation en Chine, qu'il trouve source d'inspiration, pour les costumes de ses personnages. 

 

Si vous le voulez bien, nous allons commencer la visite du Salon chinois aujourd'hui et nous la poursuivrons demain...

 

La porte d'entrée est décorée recto et verso, et nous invite à entrer...

 

La porte d'entrée côté couloir

La porte d'entrée côté couloir

 

La pièce comporte deux grandes ouvertures, côté cour et côté jardin, qui sont aujourd'hui en verre dépoli pour filtrer le soleil, toutes deux donnent sur l'extérieur. 

Face à la porte, le mur est percé de deux placards de part et d'autres d'une grande bibliothèque, emplie d'ouvrages anciens. Sans nul doute, vu les frises qui l'encadrent, elle existait déjà au moment de la réalisation du décor...

 

La bibliothèque
La bibliothèque

La bibliothèque

 

Derrière la porte de gauche, s'ouvre sur un petit coin de rangement, une sorte de petite cuisine, pourvue d'une pile (d'un évier donc) qui existait peut-être avant que la pièce ne devienne un cabinet d'étude...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

 

A gauche de la porte d'entrée, la grande cheminée d'époque occupe presque toute la largeur du mur. Son linteau et les jambages sont en bois sculptés. C'est son usage intensif qui est la cause des dépôts de suie sur les décors...mais il fallait bien se chauffer car les hivers sont froids dans la région ! 

La cheminée
La cheminée

La cheminée

 

La cheminée est surmontée par un miroir qui devait refléter des porcelaines fines, posées en décoration sur le linteau.

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...
Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

 

Les décorations principales sont situées sur les portes et les panneaux de bois. Elles représentent des personnages hommes et femmes. Ils sont huit, vêtus à la mode chinoise.

 

A droite de la cheminée, un homme richement vêtu appartient sans doute possible à un rang social élevé. Son chapeau chinois, sa veste aux multiples boutons, ses chaussures, le fait qu'il fume la pipe et tienne un livre à la main, attestent de sa richesse. Il s'agit du "mandarin lettré".

 

Le mandarin lettré
Le mandarin lettré

Le mandarin lettré

 

De part et d'autre de la bibliothèque, deux musiciens sont représentés. 

L'un joue du "pipa" chinois...

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine
Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

 

...l'autre, sur la porte de droite, joue d'un "serpent" utilisé en Europe et totalement inconnu en extrême-orient.

 

Peut-être symbolisent-ils tous deux, les différences entre nos deux cultures. 

Le joueur de "serpent"
Le joueur de "serpent"

Le joueur de "serpent"

 

Au verso de la porte d'entrée et sur le mur de droite, deux paysans sont représentés, dont l'un est accompagné d'un jeune enfant...

Ils sont tous deux en habits traditionnels mais assez richement vêtus pour l'époque. L'homme à l'enfant semble cependant être d'un niveau social plus élevé. 

Les paysans
Les paysans
Les paysans

Les paysans

 

A côté du mandarin lettré, une femme fume également la pipe. Ses vêtements sont élégants et elle porte un chapeau chinois. Le fourneau de la pipe représente une tête d'homme... 

Est-elle son égale en droit ?

La femme du mandarin ?

Une représentation orientale des commanditaires du décor ?

 

Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme

 

Deux autres femmes se retrouvent sur les panneaux.

Elles portent des fruits et des fleurs. Toutes deux sont de condition sociale différente. Leur coiffure l'atteste. 

La plus riche porte un chapeau assez traditionnel pour les dames de cour et des bijoux. 

 

La dame de cour
La dame de cour

La dame de cour

 

La seconde est coiffée d'une simple résille. Elle a l'air beaucoup plus jeune et semble être une toute jeune fille.

La jeune fille
La jeune fille

La jeune fille

 

Tous ces personnages montrent une version de la Chine idéalisée, donnant l'idée d'un pays prospère bien éloigné de la réalité connue de l'époque. 

 

Certains personnages ont été bien abîmés par l'humidité dont je vous parlerai dans mon prochain article mais aussi par les termites qui ont attaqué au fil des ans les panneaux de bois. On voir bien sur ma dernière photo les dégâts occasionnées par les insectes.  

Heureusement la première restauration a fait des miracles.

 

 

 

On voit bien les trous des insectes...

On voit bien les trous des insectes...

 

A demain, si vous le voulez bien, pour la suite de notre visite !

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24 septembre 2017 7 24 /09 /septembre /2017 05:54
Les jardins du Perrier en septembre (Die)

Les jardins du Perrier en septembre (Die)

 

Je vous ai déjà emmené plusieurs fois en balade dans les jardins du Perrier.

Que voulez-vous, je ne peux pas résister à une promenade dans ce joli quartier de Die ! Les petits cabanons qui sont disséminés dans ces jardins sont tous adorables et les fleurs sont partout du printemps à l'automne, pour notre plus grand plaisir.

Après tout, ces jardins font partie du patrimoine puisqu'ils appartiennent à l'histoire de la ville !

 

Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier
Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier

Deux petits cabanons typique des jardins du Perrier

 

Nous y avons fait à nouveau de jolies rencontres !

Deux oies qui gardaient un jardin !
Deux oies qui gardaient un jardin ! Deux oies qui gardaient un jardin !

Deux oies qui gardaient un jardin !

 

Et au cours de la balade, nous avons croisé des éléments de la flore sauvage ou cultivée qui sont caractéristiques de la fin d'été et de l'automne.

 

La clématite sauvage (clematis vitalba) est une plante grimpante qui colonise facilement les bords des chemins et des jardins (grillages, murets de pierre). Elle a une floraison abondante au printemps. Ses fleurs blanches sont très mellifères.

Les fruits persistent une bonne partie de l'hiver et se reconnaissent facilement, à la fin de l'été et à l'automne, grâce à leur petite plume accrochée à la graine.

Attention à cette plante car le feuillage est irritant. Il vaut mieux ne pas trop s'y frotter. Je ne savais pas que son surnom de "bois de pipe" venait du fait que son bois était fumé. 

Il existe de nombreuses variétés horticoles grimpantes que bien sûr vous connaissez tous. 

 

 

 

 

Des clématites en fruitsDes clématites en fruits
Des clématites en fruits
Des clématites en fruitsDes clématites en fruits

Des clématites en fruits

 

Le houblon est une autre plante grimpante bien connue de tous !

Il existe un plant mâle et un plant femelle. C'est le pied femelle qui est utile. Ce sont en effet les inflorescences femelles, les cônes, qui sont utilisées depuis le XIIe siècle pour aromatiser la bière, lui donner son goût amer (que je déteste !) et permettre sa conservation...

Je n'aime pas la bière, mais j'aime bien la plante ! 

Le houblon
Le houblonLe houblon

Le houblon

 

Les asters sont les soleils de l'automne. Il en existe différentes variétés sauvages et horticoles et beaucoup s'échappent des jardins comme ceux que j'ai photographié au bord d'un chemin.

Ce sont des fleurs qui annoncent la fin de l'été et peuvent embellir un coin de jardin jusqu'en novembre. 

Des asters bleusDes asters bleus
Des asters bleus

Des asters bleus

 

Les Hélianthus, dont les fleurs peuvent parfois être aussi grosses que celles des tournesols, sont des plantes vivaces parfois envahissantes car elles ont des racines traçantes. Elles fleurissent dès la fin de l'été et offrent une floraison abondante et très gaie dans les jardins, les bords de chemin ou de ruisseaux (en Provence).

Je pense que j'ai photographié l'hélianthus microcephalus, qui a une fleur de taille modeste.

Mais je peux me tromper...n'hésitez pas à me le dire car je connais mal cette plante qui aime les sols calcaires mais pas la sécheresse. 

 

Des hélianthus des jardins
Des hélianthus des jardins

Des hélianthus des jardins

 

Enfin, je n'ai pas pu m'empêcher de photographier des cosmos des jardins. J'adore ces fleurs de fin d'été ! Pas vous ?

Des cosmos
Des cosmosDes cosmos
Des cosmosDes cosmos

Des cosmos

 

C'est l'automne, pensez-aux oiseaux...

Remisez vos épouvantails et installez vos nichoirs !

C'est l'automne !
C'est l'automne !

C'est l'automne !

 

 

Bon dimanche à tous ! 

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 05:25

 

Aujourd'hui, nous allons poursuivre notre balade dans la Drôme et grimper tout en haut du clocher par l'escalier de bois que je vous ai montré hier et qui se situe au-dessus des cloches...

 

Tout là-haut, la vue sur la ville et le plateau du Vercors est extraordinaire . Bien sûr, je suis consciente que pour ceux qui ne connaissent pas du tout le coin, cela présente moins d'intérêt, mais bon, je ne me lasse pas de voir ces paysages vus d'en haut.

 

Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédrale
Les paysages vus du clocher de la cathédraleLes paysages vus du clocher de la cathédrale

Les paysages vus du clocher de la cathédrale

 

Le week-end dernier, lorsque nous sommes montés sur la terrasse du clocher, le samedi matin, il y avait du soleil et un beau ciel bleu avec presque pas de nuages et c'était jour de marché, donc la ville en -dessous de nous était déjà très animée, même tôt le matin...

La Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marchéLa Place de l'église un jour de marché
La Place de l'église un jour de marché

La Place de l'église un jour de marché

 

Du haut du clocher, les bâtiments de la nouvelle mairie et de ses services annexes ne passent pas inaperçus,  à cause de leurs façades jaunes canari.

La mairieLa mairie

La mairie

 

La sous-préfecture est située sur la place de l'Eglise. 

La sous-préfecture

La sous-préfecture

 

Sur les photos suivantes, le temple se voit très bien. De l'autre côté de la ruelle se dresse une petite tour située dans une maison du XVe siècle, la maison "Faure de Vercors".

La toiture du temple a été rénovée en 1990, terminant ainsi la série de travaux effectués durant les années 80. 

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle
Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

Le Temple et la maison "Faure de Vercors"avec sa tourelle

 

De l'autre côté de la ville, enchâssé dans les remparts, on aperçoit l'hôpital, menacé actuellement de fermeture.

Fondé au XVe siècle, c'était un établissement de charité appelé l'Hôpital de la Croix. 

Au XVIIIe siècle, l'hôpital est transféré dans le quartier de Beaume, un des plus anciens quartiers de la ville. Il est totalement reconstruit à cet endroit, accolé à une ancienne église de dominicains, aujourd'hui devenue chapelle de l'hôpital.

C'est elle que vous voyez au loin et les bâtiments de l'hôpital sont en partie cachés par la chapelle.

 

La chapelle de l'hôpital visible de loin

La chapelle de l'hôpital visible de loin

 

Dans le quartier de Beaume également, nous apercevons les vestiges  des remparts romains. 

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

Les remparts romains que les diois appellent la citadelle

 

Le viaduc construit pour dévier les véhicules qui passaient auparavant par la porte Saint-Marcel, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, se voit très bien. Il permet de franchir la Meyrosse, un petit affluent de la Drôme. Par derrière se trouve l'ancien quartier industriel de la ville. 

Le viaduc sur la Meyrosse

Le viaduc sur la Meyrosse

 

Au delà des maisons, ce sont les jardins du Perrier dont je vous ai déjà parlé. Ils sont situés dans la zone de verdure, au-delà du toit pointu à quatre pans d'un des petits cabanons, typique de la région. 

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

Les jardins du Perrier au-delà de la ville

 

Auriez-vous deviné l'existence de ces quelques jardins intérieurs, en vous promenant dans  les rues ?

La première photo montre le jardin de la cure.  Dans ce bâtiment se cache une petite merveille, le Salon chinois... un petit salon que je vous ferai visiter bientôt.

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros
Le jardin de la cure et autres coins verts intra-murosLe jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

Le jardin de la cure et autres coins verts intra-muros

 

En regardant en bas, à l'inverse nous voyons des petits balcons et terrasses, où il doit faire bon vivre...

Quelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balconsQuelques terrasses et balcons

Quelques terrasses et balcons

 

La dernière fois, que mon mari était monté en haut du clocher, il était petit et c'est son grand-père qui l'avait emmené là-haut, ce qui fait... plus de 50 ans maintenant, c'est dire comme le temps passe vite, n'est-ce pas ?!

Du coup, il vous offre ce joli panoramique que je ne peux pas faire avec mon APN. N'oubliez-pas de cliquer sur la photo pour l'agrandir ce que vous pouvez faire aussi pour toutes les photos de mes articles ! 
 

Un panorama de la ville...

Un panorama de la ville...

 

A bientôt pour d'autres visites, ici ou ailleurs et...

 

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:47

 

Le week-end dernier, pour les Journées du Patrimoine, je me suis rendue à Die, dans la Drôme, où je vais souvent...

Je vous ferai profiter dans les semaines à venir de nos visites.

Le clocher de la cathédrale

Le clocher de la cathédrale

 

Je désirai depuis longtemps monter au sommet du clocher de la cathédrale. C'est chose faite !

Je vous rappelle que le clocher-porche date de la fin du XIIe siècle. Sa terrasse d'origine a été remplacée par un étage supplémentaire. On voit bien sur la photo ancienne ci-dessous que je vous ai déjà montré dans un précédent article, que le campanile existait déjà. 

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

 

On accède au coeur du clocher, par une porte située à l'intérieur de la cathédrale et seulement lors des Journées du Patrimoine ou pour des visites organisées par l'Office du tourisme. 

Il faut grimper des escaliers en pierre assez raides, mais dans lesquels on peut croiser sans problème.

L'accès au clocher

L'accès au clocher

 

Au premier niveau, on a une vue sur la charpente où s'accrochent très fréquemment des chauve-souris...L'escalier tourne et on a le temps d'admirer la voûte de pierre... il faut encore grimper ! 

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocherLa voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

 

Au troisième étage du clocher-porche, se trouvent les cloches...

 

Les cloches...
Les cloches...Les cloches...

Les cloches...

 

Voici leur histoire (extraite du panneau informatif élaboré par Christian Rey)

 

Il y a trois cloches en tout : les deux que je viens de vous montrer, de fabrication récente, et celle du campanile, plus ancienne, située plus haut et que l'on voit très bien sur la première photo du clocher.

 

L'histoire ces deux cloches est liée à l'histoire de la seconde guerre mondiale. Pour célébrer la signature des accords de Munich qui donnaient définitivement à Hitler la Tchécoslovaquie afin d'éviter ainsi une guerre qui apparaissait comme inévitable, le chanoine Rérolle de Die eut l'idée de lancer une souscription afin de fabriquer une cloche de la paix.

Les diois furent si enthousiastes, que les dons dépassèrent les espérances du chanoine et celui-ci, après une seconde souscription eut assez d'argent pour faire fabriquer non pas une mais, deux cloches.

Les cloches ont été fabriquées par la célèbre maison Paccard d'Annecy-le-vieux, maison qui existe toujours aujourd'hui.

 

La cloche principale dite "cloche de la paix", sonne le "fa"  et porte l'inscription "Je porte le nom de Marie, Reine de la paix..." Elle pèse 900 kilos.
 

 

La cloche de la paix est la plus grosse...
La cloche de la paix est la plus grosse...

La cloche de la paix est la plus grosse...

 

La seconde, plus petite, pèse tout de même 700 kg. Elle sonne le "la" bémol. Elle porte l'inscription "Je me nomme Marie du Rosaire, soeur cadette de la cloche de la Paix..."

Marie du Rosaire est au premier plan...
Marie du Rosaire est au premier plan...Marie du Rosaire est au premier plan...

Marie du Rosaire est au premier plan...

 

Au départ, les cloches étaient installées à l'entrée du choeur...

C'est là que chacune des cloches a été baptisée. Comme il est d'usage, elles avaient donc un parrain et une marraine. Après le baptême et la bénédiction des cloches,  en 1939, par l'évêque de l'époque, Monseigneur Pic, tous les diois purent faire sonner les cloches et on les entendit pendant plus d'une heure dans tout le canton...

 

 

De cet étage, on a déjà une vue intéressante sur la ville mais perçue à travers un grillage protecteur. Des colonnettes ornées de chapiteaux sculptés soutiennent les arcatures. 

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau
Les sculptures et les ouvertures à ce niveauLes sculptures et les ouvertures à ce niveau

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau

 

Ensuite on doit grimper par un escalier de bois assez raide pour atteindre la plate-forme.

L'escalier de bois

L'escalier de bois

 

Tout en haut se trouve le campanile, mais je trouve que finalement on le voit beaucoup mieux quand on est loin du clocher. C'est là que se trouve la sirène utilisée en cas de sinistre. 

Le campanile
Le campanileLe campanile

Le campanile

 

La cloche du campanile a aussi une histoire...

Le mot campanile provient du mot italien "campana" qui veut dire cloche.

Mais en Provence, où se situe la grande majorité des campaniles, il désigne à la fois la cloche proprement dite, la tour construite pour les abriter et la construction en fer forgé (ou en bois) qui l'entoure...

La cloche du campanile diois date de 1530 : c'est une des plus anciennes de la région. Elle sonne en "ré bémol". Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, au titre des objets, depuis 1943 seulement. 

On ignore encore si le campanile date de la même époque. Il est vraisemblablement antérieur au XVIIe siècle. 

 

Le campanile et la cloche datant de 1530

Le campanile et la cloche datant de 1530

 

 A bientôt... pour admirer la vue du haut du clocher, enfin, si vous le voulez bien !

A bientôt...

A bientôt...

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