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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:26
Le lac de Peyrolles

Le lac de Peyrolles

 

Le Lac de Peyrolles que l'on appelle aussi le Plan d'eau de Plantain est un lac artificiel qui se situe à côté du village de Peyrolles-en-Provence. Il s'agit d'un plan d'eau creusé à l'emplacement d'une ancienne gravière. L'eau de grande qualité pour la baignade, provient de la nappe phréatique.

Ce lac a vu le jour en 1997, lorsqu'un projet de réaménagement, envisage de faire de la gravière une base de loisirs.

Cet espace naturel est géré depuis 2004 par la Communauté de Communes du Pays d'Aix ce qui a permis à de nombreux aménagements supplémentaires de voir le jour.

Il y a donc au milieu de zones restées plus sauvages, des espaces aménagés pour les grands et les petits que je vous montrerai bientôt...

 

Le parking n'est payant que l'été. Le reste de l'année, l'accès au site est libre, et il est possible de suivre le sentier qui fait le tour complet du lac pour une promenade en famille ou entre amis, facile et agréable d'une distance d'environ 4 km, facile à faire avec des enfants. 

 

Le seul bémol est que les jours de mistral, le vent souffle fort et les bruits de l'autoroute proche gâchent un peu le plaisir de la balade.

Autre nuisance visuelle, cette fois, le site est traversé par des pylônes électriques. Ceci dit,  je vous assure et vous pouvez me croire, qu'une fois sur le site, ces nuisances sont vite oubliées !

 

Pour vous donner un petit aperçu, je vais commencer aujourd'hui, par vous montrer la flore visible autour du lac. Mes photos ont été prises durant le mois de mai et début juin. 

Le chemin qui borde le tour du lac est peu ombragé ce qui rend la balade surtout agréable à la mi-saison ou les jours de grand soleil en hiver.

La flore est composée à la fois de plantes sauvages et de plantes cultivées qui ont été plantées lors de l'aménagement des abords du lac.

Le long du sentier, nous trouvons beaucoup de saules, de peupliers, des sumacs, des grenadiers et des cannes de Provence.

 

Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.

Le sentier en partie ombragé.

 

Des églantiers en fleurs nous attendent aussi au bord du chemin dans les espaces ensoleillés.

Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)

Un églantier (Rosa canina)

 

Le ciste ladanifère, arbuste méditerranéen typique, ressemble au ciste de Montpellier, mais ses fleurs blanches possèdent autour du jaune central des tâches de couleur pourpre. 

On appelle aussi cet arbuste, le ciste à gomme car il produit une gomme utilisée en parfumerie. Son huile essentielle est très utile pour la peau. Elle a des vertus cicatrisantes et c'est aussi un puissant anti-ride.

Des fleurs de ciste ladanifère
Des fleurs de ciste ladanifère

Des fleurs de ciste ladanifère

 

En avril dernier, quand nous avons fait la balade, le chemin par endroit était envahi par une sorte de duvet cotonneux. Nous avons vu que le duvet provenait d'un arbre.  Il s'agit tout simplement d'un peuplier

Cette bourre qui ressemble tant à du duvet, est composée de filaments très fins auxquels s'accrochent les graines. Cela facilite leur dispersion les jours de vent. C'est à cause de cette bourre, que les anglais, qui ont une langue souvent imagée, appellent certaines espèces de peupliers, les "cottonwoods". 

La bourre des peupliers
La bourre des peupliersLa bourre des peupliers
La bourre des peupliers

La bourre des peupliers

 

Les prairies au bord du chemin offrent une grande variété de plantes...

Une grande variété de plantes
Une grande variété de plantesUne grande variété de plantes
Une grande variété de plantes

Une grande variété de plantes

 

Quelques tamaris plantés ici ou là, nous rappellent que nous sommes bien dans le sud. Les abeilles s'en donnent à coeur joie dans les fleurs. 

Le tamaris est envahi par les abeillesLe tamaris est envahi par les abeilles
Le tamaris est envahi par les abeilles

Le tamaris est envahi par les abeilles

 

Début juin, nous avons pu photographier quelques bouquets secs...

Quelques jolis bouquets secs
Quelques jolis bouquets secsQuelques jolis bouquets secs

Quelques jolis bouquets secs

 

Mais n'oublions pas que nous sommes au bord d'un lac, et bien sûr l'eau est partout présente.

C'est toujours un bonheur d'apercevoir sa jolie couleur bleu à travers les plantes que ce soient de simples folles avoines, des baldingères (ou faux-roseaux) ou des mauves...et de se promener dans les odeurs de genêts.

Nous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes

Nous voyons le lac derrière les plantes

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je vous montrerai très bientôt d'autres jolies vues de ce lac artificiel...

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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3 mai 2017 3 03 /05 /mai /2017 06:16
Quelques fleurs sauvages de printemps / Balade dans la Drôme

 

La semaine dernière, je vous ai emmené aux sources de Rays dans la Drôme et je vous avais promis de vous montrer les fleurs que nous avons croisé sur le chemin. 

 

Quand nous sommes allés nous promener, nous avons été frappés par le peu de fleurs se trouvant dans le vallon par rapport à d'habitude. Pour donner un exemple les primevères n'étaient pas encore fleuries. Sans doute la présence de la rivière crée-t-elle un micro-climat plus froid et humide que sur les hauteurs ensoleillées. Et il y avait encore de la neige sur les hauteurs. Mais à l'inverse des fleurs que l'on voit beaucoup plus tard d'habitude étaient déjà là ! 

 

Les hellébores étaient en fruit...

L'hellébore fétide feuilles et fruitsL'hellébore fétide feuilles et fruits

L'hellébore fétide feuilles et fruits

 

Les arbustes printaniers étaient bien fleuris comme ce cytise faux-ébénier qui nous offre ses belles grappes de fleurs caractéristiques.

Cytise faux-ébénier
Cytise faux-ébénier

Cytise faux-ébénier

 

Nous avons vu un peu partout un autre arbuste, plus petit et à fleurs jaunes lui aussi, mais veinées de rouge qui ressemble beaucoup à un baguenaudier mais je ne reconnais celui-ci que lorsqu'il est en fruit, vous allez comprendre pourquoi en regardant les photos...

Un baguenaudier peut-être ?

Un baguenaudier peut-être ?

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

Voilà les fruits du baguenaudier à l'automne...

 

De délicates fleurs bleues (ou roses) poussaient le long des talus. Ce sont des polygalas. Je n'ai pas pu photographier ceux à fleurs roses...

Polygalas bleusPolygalas bleus
Polygalas bleus

Polygalas bleus

 

Mais les plus belles fleurs sont sans nul doute ces gentianes acaules qui au contraire de ce que nous indiquent leur jolis noms ont une petite tige toute courte.

J'adore leur couleur bleu profond. Elles sont légèrement veinées de vert, de mauve et tachées de sombre. Habituellement il faut attendre le mois de mai, voire juin selon les années pour les voir fleurir dans nos montagnes. Et cette année elles étaient déjà là. 

N'oubliez- pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler sur l'écran...

Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules
Gentianes acaulesGentianes acaules

Gentianes acaules

 

Voilà... ma petite balade botanique est terminée pour aujourd'hui.  

J'espère qu'elle vous a plu et vous a permis de changer d'air...

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:20
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"

Le sumac sauvage ou "fustet"

 

Le "sumac fustet", encore appelé "arbre à perruques", "sumac des teinturiers", "barbe de Jupiter", parfois "coquecigrue", "pompon", "bois jaune" dans certaines régions, ou tout simplement "fustet" ou "sumac" dans la Drôme, et autrefois "baisa-ma-mia" en Provence (Flore forestière française : Région méditerranéenne, 2008) est un arbuste qui adore les terrains et rochers calcaires secs mais qui préfère une atmosphère un peu humide.

Il devient majestueux à l'automne grâce à la superbe couleur rouge que prennent ses feuilles avant de tomber. 

 

Une belle couleur rouge

Une belle couleur rouge

 

Surtout fréquent dans le sud-est de la France, il est tout de même visible jusque dans l'Aveyron et sa présence peut être occasionnelle jusque dans l'Ain. Il préfère les Alpes maritimes, plus humides aux Bouches du Rhône où il fait trop sec à température égale. 

Son nom latin est "Cotinus coggygria" et selon les flores, il est apparenté au genre Rhus. Il serait originaire d'Eurasie et appartient à la famille des Anacardiaceae. 

 

Au printemps l'arbuste a une odeur de térébenthine.

Ses nombreuses fleurs sont visitées par les abeilles. Il doit d'ailleurs son nom commun à ses fleurs qui apparaissent dès le mois de juin et forment des panicules plumeuses, donnant l'impression que l'arbre est recouvert de perruques. Son nom anglais est "smoke tree" ou "arbre à fumée"...car de l'autre côté de la manche, les anglais pensent que ce ne sont pas des plumes mais de la fumée. 

 

Les "inflorescences" à l'automne
Les "inflorescences" à l'automneLes "inflorescences" à l'automne

Les "inflorescences" à l'automne

 

Son écorce était utilisée en tannerie pour colorer les laines et les cuirs, d'où son nom commun de "fustet" qui provient du mot occitan "feustel" ou "sorte de teinture" .

La décoction de son écorce et de ses racines donne une belle couleur jaune orangé. 

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

 

Son bois blanc, puis roux et veinés de veines brunes en vieillissant, était utilisé autrefois par les luthiers et les ébénistes.

 

C'est un arbuste sauvage très décoratif qui colore les collines calcaires en rouge orangé dès les premiers jours de l'automne. Il est cependant facile à acclimater au jardin et fleurira agréablement un coin ensoleillé. On le trouve d'ailleurs dans de nombreux parcs publics car il est d'un entretien facile.

 

Attention... car toutes les parties de la plante sont toxiques ce qui n'empêchait pas ma belle-mère de ramasser du "sumac sauvage" qu'elle appelait tout simplement "sumac" pour en faire des bouquets secs qui décoraient la maison tout l'hiver.

A peine rentrée à la maison, elle sortait la couverture de repassage, faisait chauffer son fer modérément et séchait une à une les feuilles en les aplatissant sous un papier journal... je l'ai vu faire une fois et je revois le fer passer et repasser avec patience et délicatesse sur chaque feuille pour qu'elle reste bien accrochée aux branches. Et mon mari a encore, dans ses narines l'odeur caractéristique des feuilles en train de sécher sous le fer...

Un beau souvenir de saison !

 

L'arbre à perruques, un arbuste fréquent sur terrain calcaire

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:03

 

Suite de mon périple du mois de juin en Camargue...

 

Il faut noter que le mois de juin n'est pas la période idéale pour observer la flore camarguaise...

Il faudrait venir au printemps car le soleil tape déjà fort !

J'ai pu cependant observer quelques-unes des plantes caractéristiques de la Camargue...ou de la bordure littorale. 

 

Tout d'abord la formation végétale la plus importante de la Camargue est la sansouire, un mot qui vient du latin "saumure". On pourrait la comparer aux prés salés mais elle est beaucoup plus sèche en été. 

Les sansouires forment des étendues inondées en hiver par l'eau de mer bien qu'elles se situent derrière le cordon sableux.

Le sol y est donc très salé et elles sont sèches en été à tel point que le sol est craquelé et recouvert le plus souvent d'une fine couche de sel...

 

On trouve pourtant sur ces terres inhospitalières un petit nombre de plantes parfaitement adaptées à la salinité du milieu...qui permettent l'installation de petits oiseaux, la prolifération des lapins, la venue des sangliers et des renards, hors saison d'inondation évidemment. 

 

La terre y est desséchée  et craquelée en été.

La terre y est desséchée et craquelée en été.

 

C'est la salicorne, verte en été et rouge en automne, qui occupe de 20 à 30 % de la surface de la sansouire.

 

 

La salicorne est une plante dite halophile (qui aime le sel). En fait, il en existe deux espèces difficiles à différencier qui poussent toutes les deux en Camargue.

Sa racine est solidement ancrée dans le sol. 

C'est une plante comestible qui contient un suc salé. On la trouve sur toutes les côtes françaises à proximité des marais salants et jusqu'en Norvège.

On la reconnaît à ses rameaux cylindriques gorgés d'eau, à sa tige charnue et translucide, sans feuilles apparentes (on dirait en fait des écailles) et à ses fleurs minuscules. 

 

"Ecureuil bleu" du blog "Une bonne nouvelle par jour" vous explique ICI comment la cultiver dans votre jardin. Vous pourrez ainsi, en suivant ses conseils astucieux, la déguster au printemps et en été pour agrémenter vos plats de poisson...

 

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

 

On y trouve aussi de l'Obione qui tapisse les berges...

L'Obione (genre Halimione ou Atriplex) constitue un buisson qui donne des reflets argentés à notre littoral. On l'appelle aussi le faux-pourpier et comme le pourpier, ses feuilles peuvent être consommées crues dans les salades ou cuites. Elles perdent alors leur saveur salée et leur texture croquante sauf si vous les faites frire en chips !

Elle peut être cultivée au jardin et pousse sur le littoral jusqu'en Baie de Somme. Elle n'a pas besoin, comme la salicorne d'être arrosée avec de l'eau salée car elle est simplement halophyte ce qui signifie qu'elle tolère le sel...mais n'en a pas besoin pour vivre.

 

 

 
L'Obione

L'Obione

 

On trouve aussi la Soude (Salsola soda), ainsi nommée car elle a été utilisée autrefois pour fabriquer de la soude, produit qui entrait entre autres usages, dans la confection du savon (vous avez tous entendu parler du savon de Marseille !!).

Ce sont les cendres de la plante qui contiennent jusqu'à 30 % de carbonate de sodium.

Je n'ai pas réussi ma photo...aussi j'en emprunte une à wikipedia.

En Italie, on la consomme en antipasti, cuites dans l'eau bouillante, puis refroidie et assaisonnée avec de l'huile d'olive, de l'ail et du citron.

On peut aussi la consommer crue en salade.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Enfin la saladelle (ou lavande de mer) se retrouve souvent au bord des chemins ou bien au milieu de la sansouire.

Elle fleurit en été et éclaire les champs de sa couleur rose ou violette. Elle rejette le sel en excès par la face inférieure de ses feuilles sur lesquelles on peut aisément observer des cristaux.

Cette fleur est l'emblème des gardians qui en ramènent des bouquets depuis toujours à l'élue de leur coeur...

J'ai réussi à en trouver un rameau fleuri qui a passé l'hiver sans perdre trop sa couleur...

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

 

On trouve ensuite dans le sable, au pied des dunes ou au bord des chemins sableux, le Chardon d’Espagne, ou Scolyme d’Espagne.

C'est une plante à feuilles et tiges épineuses, de la famille des Astéracées, assez commune en terrain secs sur tout le pourtour de la mer méditerranée. 

Cette plante qui est considérée comme une mauvaise herbe est pourtant, malgré ses nombreux piquants, une plante comestible !

En Algérie, les jeunes pousses sont cuites et consommées avec le couscous.

Il faut dire qu'elle possède de multiples vertus car, comme les artichauts, topinambours, pissenlit, chicorée..., elle contient de l'inuline qui joue le rôle de prébiotique et fait baisser le taux de diabète.

On peut donc consommer sans problème, les jeunes pousses en salade et cuire les racines dans les plats mijotés...

Mais bon, je ne vous conseille pas de la ramasser dans le Parc naturel où toutes les plantes sont protégées ! 

 

 

 

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)
Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

 

La criste marine ou fenouil marin porte aussi le nom de perce-pierre. Elle appartient à la famille des ombellifères comme le fenouil.

Elle résiste aux embruns et à la salinité élevée car elle est halophile et peut également pousser directement sur les rochers. Elle fleurit au coeur de l'été ce qui est plutôt rare pour une plante adaptée à la sècheresse. 

C'est également une plante comestible au goût de carotte.

On la trouve sur tout le littoral français. 

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

 

On trouve aussi en bordure des chemins sableux, l'immortelle des sables ou hélicrysum...

“Helichrysum” vient de “helios” qui signifie “soleil” en Grec, et de “chrysos” qui signifie “or”, allusion à la couleur jaune des fleurs. 

Tout le monde connaît cette plante que l'on peut ramasser pour en faire des bouquets secs et qui pousse abondamment sur tout le territoire français où elle est d'ailleurs protégée, ce que je ne savais pas.  

Je n'aime pas particulièrement l'odeur forte qui s'en dégage à la chaleur...

Elle aurait cependant entre autre, des vertus anti-inflammatoire et antibactérienne... et son HE est très chère mais précieuse. 

 

Selon les coutumes c'est une plante bénéfique ou pas...

En Belgique, on l'appelle "fleur de mort" sans doute parce qu'elle fleurit les cimetières sans crainte des intempéries.

En Chine, on en offre aux jeunes mariés !

En France dans les Landes, on met un bouquet d’immortelle sur les portes des maisons pour éloigner les mauvais sorts. 

...

 

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

 

Bien sûr tout le monde connaît aussi le Tamaris qui pousse dans toutes les régions au bord de la mer. Ses fleurs de couleur rose plus ou moins pâles apparaissent au printemps et durent jusqu'au début de l'été. 

Cet arbre a lui aussi des vertus médicinales. Son écorce et sa racine seraient diurétique et sudorifique. Il servirait aussi à soigner rhumes et angines.

 

 

Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

Les Tamaris. Il y en a aussi près de la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

 

Sagnes et autres roseaux...

 

La sagne (Phragmites australispourrait faire l'objet d'un article à part entière si j'en ai le courage un jour. En effet ce roseau très commun en Camargue a toujours été utilisé pour couvrir le toit des cabanes traditionnelles.

C'est dire comme il est abondant en tant que matière première dans la région. 

La sagne est le nom donné au roseau commun que l'on nomme aussi le roseau à balais. 

C'est une espèce qui pousse dans toutes les régions du monde dès qu'il y a un marécage...

Mais il prospère aussi le long des cours d'eau comme ci-dessous au bord du petit Rhône, et le long des roubines. 

Il peut devenir très envahissant car il forme très rapidement des zones végétales très denses où rien d'autre ne peut pousser. 

J'aurais sans doute l'occasion ultérieurement de développer toutes les facettes de ce "Trésor de Provence" !

 

 

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès
La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du VaccarèsLa sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

 

Les joncs (Juncus acutus ou maritimus) appelé aussi jonc piquant ou jonc maritime cohabitent en Camargue. On les trouve dans les mêmes zones humides que les roseaux.

Ils sont très fréquents. Ils mesurent environ 1 à 2 mètres de haut et forment de belles touffes facilement reconnaissables aux fleurs bruns rougeâtres qui terminent les grandes tiges.

Le jonc piquant à une sorte d'épine qui dépasse la fleur d'où son nom.

Ils ne doivent pas être confondus avec la sagne. Ils aiment eux-aussi les marais et les dunes où ils sont d'ailleurs souvent utilisés pour les fixer.

Toutes les espèces de joncs étaient utilisés autrefois pour s'éclairer. Les tiges bien serrées et enflammées permettaient de fabriquer une sorte de torche. 

 

 

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du VaccarèsUn parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

 

Et pour finir voici quelques paysages typiquement camarguais. 

Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:35
Un champ de bleuets et de coquelicots

Un champ de bleuets et de coquelicots

 

Comme vous le savez je viens de passer une belle semaine en Haute-Loire avec mes petits-enfants...

 

Malgré la grosse chaleur, nous avons fait de jolies promenades !

 

Voici donc quelques plantes sauvages fréquentes dans la région durant le mois de juillet...

 

Il y a d'abord les plantes à fleurs blanches ...

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

 

 

Les plantes à fleurs bleues ...

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

 

Les plantes à fleurs roses ou violettes...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

 

Les plantes à fleurs jaunes...

Millepertuis et molènes...Millepertuis et molènes...

Millepertuis et molènes...

 

Et quelques autres...

Une cardère et une fougère aigle
Une cardère et une fougère aigle

Une cardère et une fougère aigle

 

Bonne semaine !

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:35
Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

 

Lorsque nous sommes arrivés en Haute-Loire, toute la partie droite du jardin, longée par un petit chemin que les vaches empruntent régulièrement, était à nouveau envahie par les orties...et les fleurs sauvages.

Avant de passer la tondeuse à nouveau, ce que nous avions déjà fait il y a un mois, nous en avons profité pour couper les repousses et en faire une délicieuse tarte...

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

 

Pour cueillir les orties, ne pas oublier de se munir de gants !

 

J'ai fait il y a déjà un certain temps une petite fiche sur le blog à propos des orties. 

Elle font partie des plantes préconisées pour la cure de printemps et sont excellentes pour la santé. 

 

Les orties sont riches en nutriments et se cuisinent comme les épinards.

 

Voilà comment procéder !

 

0- Mettre de l'eau légèrement salée à bouillir dans un grand récipient.

 

1- Laver les orties à grande eau, plusieurs fois en gardant les gants ou en les plaçant dans une grande passoire que vous immergerez dans l'eau.

 

2- Lorsqu'elles sont propres, les plonger dans l'eau bouillante 8 à 10 minutes. 

 

3- Egoutter un long moment dans une passoire.

 

4- Ne pas hésiter à presser les orties pour en extraire le maximum d'eau.

 

5- Préchauffez votre four à 200°.

 

6- Les placer ensuite dans le robot ménager et les mixer.

 

7- Ajouter à la préparation, pour 4 personnes, trois oeufs entiers (selon leur grosseur) et trois cuillères à soupe de crème fraîche, sel, poivre et muscade. 

 

La préparation

La préparation

 

8- Sur un fond de pâte brisée (achetée toute prête ou maison) que vous aurez pris soin de piquer avec une fourchette, verser la préparation...La recouvrir de fromage si vous aimez.

Aujourd'hui j'ai fait la pâte moi-même dans le robot que je n'ai pas pris la peine de laver...

La préparation aux orties a donc légèrement coloré ma pâte en vert ce qui lui a donné une jolie couleur mais aussi un peu plus de goût...

 

 

 

 

 

 

Tarte aux orties du jardin

 

J'ai choisi comme fromage du comté râpé. J'en ai même mis un peu directement sur la pâte à tarte...comme vous le voyez sur la photo ci-dessus.

 

Puis j'ai versé la préparation et j'ai mis encore du fromage au dessus, mais si vous le préférez vous pouvez l'incorporer directement à la préparation ce que je fais quelquefois...

Voilà la tarte prête à passer au four

Voilà la tarte prête à passer au four

 

Vous pouvez comme avec les épinards, varier le fromage à l'infini : chèvre frais ou sec (râpé), roquefort ou bleu, cantal...

 

Et si vous n'aimez pas le fromage vous pouvez ajouter des oignons émincés légèrement passés à la pôele, de l'ail écrasé, ou carrément des petits lardons ou du jambon finement émincés.

 

10- Cuire environ 35 à 40 minutes selon votre four...en surveillant la cuisson et en baissant s'il le faut le thermostat à 180 ° en cours de cuisson. 

 

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

 

Et s'il vous reste un peu de la préparation aux orties...faites comme moi, versez-la dans un petit plat à gratin beurré et passez-la au four une vingtaine de minutes : cela vous donnera un délicieux gratin d'orties à déguster chaud !

un délicieux gratin avec les restes de préparation

un délicieux gratin avec les restes de préparation

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:42
Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

 

Comme le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval est censé porter bonheur !

 

Tout ça parce qu'au temps des romains, l'empereur Néron ordonnait à ses forgerons de fabriquer pour ses chevaux, des fers à cheval en or. Lorsqu'on trouvait un fer à cheval perdu (qui s'était détaché tout seul du sabot d'un cheval) il suffisait de le porter chez un forgeron pour que celui-ci vous l'achète et vous voilà devenu riche...

Aujourd'hui vous pouvez toujours essayer de le faire, déjà vous aurez du mal à trouver un forgeron mais je ne pense pas que celui-ci vous achète votre trouvaille...

Il ne vous restera plus qu'à en décorer votre jardin en espérant que la chance vous sourit.

Mais est-ce qu'avoir plus d'argent est une chance ?

Les légendes se transforment et vous verrez très fréquemment en Provence, des fers à cheval apposés devant les maisons, les deux branches vers le haut (surtout pas à l'envers) afin de conjurer le mauvais sort et de porter chance aux habitants des lieux...

 

Quel rapport me direz-vous entre un fer à cheval (même en or) et la couleur jaune de ce 3ème #lundisoleil de Bernie ?

 

 

Et bien c'est tout simple... 

 

Saviez-vous que c'est aussi le nom d'une plante à fleur en forme de couronne et... de couleur jaune ?

 

Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !

Hippocrépide ou Fer à cheval !

 

 

Cette fleur qui appartient à la famille des Fabacées est commune dans toute la France et se distingue à ses fruits en forme de  fer à cheval...d'où son nom commun.

Son nom savant est Hippocrepis. On appelle aussi cette plante l'hippocrépide ou fer à cheval. 

 

En Provence, on en distingue deux espèces très proches qui se différencient au nombre de fleurs constituant la couronne.  

Je ne vais pas vous faire un cours de botanique, non bien sûr, mais vous savez maintenant que j'aime bien vous décrire un peu plus en détails ce que je découvre...

 

Cette plante vivace se retrouve fréquemment dans la garrigue provençale sèche et calcaire. Elle fleurit dès le mois d'avril ou mai selon les années. 

Elle forme des tapis jaunes très lumineux qui éclairent les autres plantes.

Ses fleurs sont regroupées en couronne possédant plus de 5 fleurs réunies (et parfois jusqu'à 12). Les fleurs sont parfois veinées de rouge comme on le voit bien sur la dernière photo. 

 

Oui vous pouvez vous amuser à les compter ! C'est un des critères de détermination de la plante...

La couronne de fleurs est portée par une tige plus haute que les feuilles, ce qui fait que toutes les fleurs sont les premières visibles quand on s'approche. 

Les feuilles sont formées de folioles en nombre impairs de forme un peu allongés. 

Et les fruits, dont je n'ai pas de photos car c'est trop tôt...ont une forme de fer à cheval, mais là je me répète !

Je vous en mettrais une, dès que possible, si j'y pense...

 

C'est une plante commune en France mais qui est tout de même protégée dans le Limousin (à savoir si vous habitez cette région ou si vous y allez en vacances). 

C'est en effet une plante très utile car très mellifère, comme beaucoup de plantes de couleur... jaune. Elle est donc indispensable non seulement aux abeilles mais aussi à différents papillons ou autres espèces se nourrissant de nectar. 

 

L'hippocrépide peut se confondre avec les lotiers aux vertus médicinales (dont la feuille ne comporte que 3 folioles arrondis) ou les coronilles toxiques très fréquentes dans la garrigue (qui ont des feuilles aux folioles plus nombreux mais également arrondis) et qui sont  également connues aussi au jardin, car...toutes deux ont également des fleurs de couleur jaune en forme de couronne ! 

 

Rejoignez- nous chez Bernie.

Rejoignez- nous chez Bernie.

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:00

 

La tulipe sauvage jaune  Tulipa sylvestris L., est  abondante dans le Diois et présente dans toute la France.

Mais devant la régression importante de la plante au niveau national, elle a été inscrite au livre rouge des espèces menacées et à la liste nationale des espèces protégées.

 

Voici quelques photos prises au mois d'avril dernier dans les champs...autour de la ville de Die.

Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.

Tulipa sylvestris L.

 

Cette espèce de tulipe fait partie du patrimoine local. Les différents acteurs locaux se mobilisent donc pour la préserver...

La tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L. est une plante à bulbe mais elle se multiplie aussi par graines ou par stolons souterrains qui donneront naissance à de nouveaux bulbes...donc elle est capable de gagner très vite tout un territoire si elle se plaît à cet endroit.

 

On peut l'observer surtout dans les cultures comme par exemple, les champs de luzerne et les céréales, mais aussi dans les plantations de lavande, fréquentes dans la région.

On la retrouve dans les cultures parce que les techniques culturales utilisées dans la Drôme sont douces et souvent encore traditionnelles.

Ce n'est pas pour rien qu'on appelle la vallée de la Drôme, la vallée verte !

 

Cette plante, bien que présente dans presque toute la France, est très rare.

Elle a fortement régressé dans les régions où les cultures intensives, utilisent abondamment des désherbants chimiques et des labours trop profonds, surtout avec des charrues à disques qui coupent les bulbes même implantés profondément dans le sol.

 

Cette tulipe est menacée aussi par les constructions comme les zones industrielles et les lotissements, implantés le plus souvent aux alentours des villes sur les sites qu'elle affectionne. La construction de routes impacte aussi son habitat naturel.

 

Ne vous fiez pas à sa relative abondance dans la région de Die : il est interdit de la cueillir, de l'arracher et de récupérer ses bulbes !

 

 

Pour la sauvegarder...

Les cultures et pratiques agricoles qui contribuent au maintien de la plante sont favorisées...

Le sarclage léger en surface, le labour d'automne ne dépassant pas 20 cm, la non-utilisation d'herbicides, l'absence de travail de la terre du premier novembre à fin mai font également partie des engagements prévus au programme. 

 

J'ai pris la plupart de ces infos sur le site du parc national du Vercors qui édite une plaquette très pédagogique  à ce sujet.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces tulipes et le plan de gestion mis en place dans la région, je vous invite à regarder la video ci-dessous...

 

 

Plan de gestion de la tulipe sauvage réalisée par Geneviève Rouillon.

 

Un bel exemple à suivre pour d'autres plantes à protéger car ne l'oublions pas, il n'y a pas que les monuments classés,  la faune et la flore font aussi partie de notre patrimoine !

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 07:16

 

Les chardons font partie des plantes que l'on trouve abondamment dans la garrigue provençale. Ils appartiennent presque tous à la famille des Asteraceae. Il en existe de multiples espèces, parfois difficiles à différencier même avec une flore. 

 

Le plus commun, qui fleurit dès les mois d'avril-mai, est le chardon noircissant. On l'appelle ainsi parce que la tige et les feuilles ont souvent une couleur grisâtre (voire noirâtre) parce qu'elles semblent recouvertes d'une toile d'araignée finement tissée...

 

Ce chardon n'est pas très grand (pas plus de 60 cm) et pousse au bord des chemins sur les terrains secs et calcaires, non loin de là où souvent en février, on a pu admirer les petits iris sauvages...

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour les faire défiler avec les flèches et les voir en grand !

 

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

 

Il est plutôt facile à reconnaître car ses fleurs en capitules ne mesurent que 2 à 3 cm et sont d'un rose-mauve tendre. 

 

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...
Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

 

 

Les bractées piquantes qui sont sous les fleurs, sont très recourbées vers le bas.

 
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...

Les bractées piquantes...

 

Bonne semaine à tous ! 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:59
Les fleurs étoilées de la bourrache

Les fleurs étoilées de la bourrache

 

 

Pour ce dimanche de mai, j'ai décidé de rester dans les fleurs...

 

Après tout c'est le printemps !

 

Aujourd'hui,  j'ai choisi de vous parler de la bourrache (Borrago officinalis), car c'est une plante sauvage originaire de Syrie, qui s'invite spontanément au jardin ou que l'on peut décider de cultiver (en la semant).

Elle est annuelle c'est-à-dire qu'elle ne reste pas en terre plusieurs années, mais se ressème spontanément (ou par vos soins). Plantez-la au soleil pour qu'elle soit couverte de fleurs. 

 

A savoir : au jardin potager, elle s'associera très bien à vos fraisiers qu'elle protège contre les limaces...et dont elle favorisera la pollinisation, car c'est une excellente plante mellifère qui attire les abeilles et autres suceurs de nectar !

 

La bourrache se reconnaît facilement à ses grands poils blanchâtres plus ou moins raides (c'est une Borraginacées) et à ses superbes fleurs bleues à 5 pétales formant une étoile...Les cinq sépales en forment une autre en quinconce...

 

La plante entière...

La plante entière...

 

La bourrache a mille vertus souvent inconnues...

Tout d'abord, au Moyen Âge, la plante était considérée, en décoction, comme une plante aphrodisiaque.

 

Mais attention, vous ne pouvez pas faire régulièrement, des décoctions avec la bourrache...

Vous n'ignorez pas que même avec les plantes il faut rester prudent et qu'il ne faut pas les consommer toute l'année régulièrement sans un avis médical. La bourrache n'échappe pas à la règle. Elle peut être nocive pour le foie, si vous la consommez en trop grandes quantités, car ses feuilles (et en moindre quantité, ses fleurs) contiennent des alcaloïdes !

 

Mais ponctuellement, la décoction de plantes (fleurs et feuilles) peut faire passer votre "gueule de bois" car c'est une plante très diurétique ! Il ne s'agit pas pour autant de prendre le volant ensuite, bien entendu...

 

 

Ce que vous pouvez faire sans danger c'est...

 

- mettre des fleurs fraîches dans votre salade verte : non seulement c'est décoratif mais les fleurs ont un goût légèrement épicé et en plus c'est bon pour le moral !

 

- mettre des fleurs sèches dans vos tisanes, associées avec des fleurs de mauve, coquelicot, bouillon-blanc, pour soigner rhumes, toux, bronchites...car elles sont pectorales. 

 

- consommer les jeunes feuilles en omelettes, en légumes d'accompagnement ou préparées comme des épinards (en chaussons, en tartes...), en potages, en salades...

Comme pour les orties, les poils des feuilles un peu âgées deviennent souples à la cuisson.

 

- les consommer sèches en tisanes : elles sont sudorifiques (elles font transpirer),  diurétiques (donc permettent d'éliminer les toxines), expectorantes (soignent les toux, bronchites, pneumonies...).

 

- utiliser les feuilles sèches en cataplasmes (bon je sais c'est plus la mode) à poser sur les articulations douloureuses (crise de goutte, arthrose, foulures...)...

 

- utiliser l'huile de bourrache (tirée des graines de la plante) sur les articulations douloureuses. Elle est rajeunissante car anti-rides et soigne toutes sortes de maux, les coups de soleil légers, les irritations, les piqûres d'insectes car en plus elle est cicatrisante. Elle renforce aussi les ongles et les cheveux.

Elle est présentée en flacons (usage externe) ou en gélules (usage interne).

En usage interne, elle est bonne pour le moral.

L'huile ne contient aucun alcaloïde : elle est  donc sans danger...

 

 

 

Bon dimanche à tous !!

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:33
Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

 

Aujourd'hui, pour ma participation à #photodimanche (le numéro 2 pour moi), organisé par Magda, je vous offre ce bouquet de muguet virtuel en guise de porte-bonheur !

 

Le muguet est une plante qui pousse à l'état sauvage dans les forêts et qui embaume les sous-bois. J'en ai très rarement vu à l'état sauvage car, vous vous en doutez, il ne pousse pas dans les forêts provençales sous les pins et les chênes, sauf peut-être dans le massif de la Sainte-Beaume. 

 

Facile à cultiver, le muguet fleurit dès le printemps dans les zones ombragées du jardin pour notre plus grand plaisir.

Il est très rarement prêt, à la date exacte du 1er mai, souvent il fleurit en avance en Provence et en retard dans le nord de la France.

Vous savez tous, bien sûr, que le muguet est très utilisé en parfumerie...

 

Depuis toujours cette plante a été considérée comme ayant des pouvoirs magiques ! 

 

En Grèce, on pensait que le muguet avait été créé par Apollon pour en tapisser le sol devant ses muses, afin qu'elles ne s'abîment pas les pieds...

Les Romains célébraient déjà, au début du mois de mai, la déesse des Fleurs (Flora)...

Ce sont les larmes versées par la Vierge Marie qui auraient donné naissance aux fleurs de muguet, les clochettes symbolisant les larmes...

Dans le nord de l'Europe, l'équinoxe de printemps était elle-aussi associée au muguet...

 

Mais c'est Charles IX qui lança la tradition du muguet de mai. C'est lui, en effet qui en offrit le premier autour de lui, en guise de porte-bonheur en l'an 1561.

"La légende veut qu'en 1560Charles IX et sa mère Catherine de Médicis visitent le Dauphiné où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays.

Une autre version de la légende veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux, ville du département de la Drôme, d’une mission secrète auprès des Borghèse, ce dernier revient de chez cette riche famille italienne et, en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois."

[source wikipedia ]

 

C'est à partir de 1895, que la tradition d'offrir du muguet le 1er mai, s'ancre peu à peu en France. Il faudra encore attendre les années 30 pour que la vente dans les rues soit autorisée.

 

La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !

La dernière photo provient du site wikipedia !

Attention !

 

Il est toujours bon de rappeler que TOUTES LES PARTIES DE LA PLANTE SONT TOXIQUES y compris pour les animaux...et qu'il ne faut pas confondre, avant sa floraison, le muguet avec l'ail des ours, dans les régions où les deux plantes poussent ensembles.

Venez nous rejoindre pour la photo du dimanche #photodimanche !

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25 avril 2016 1 25 /04 /avril /2016 06:03
Un petit criquet sur une fleur de ciste cotonneux pour #lundisoleil17

Un petit criquet sur une fleur de ciste cotonneux pour #lundisoleil17

Si vous êtes comme moi, encore capables de vous émerveiller en observant la nature, vous ferez des découvertes quotidiennes.

 

Là, ce petit "criquet" silencieux prenant le soleil sur sa fleur de ciste en pleine garrigue m'a immédiatement conquise...

Je m'attendais à ce qu'il saute. Que nenni ! J'ai eu tout mon temps de sortir mon appareil photo du sac à dos, de chausser mes lunettes et de le prendre en photo...

Par contre, comme je n'y connais rien en insectes je suis incapable de vous dire son nom !

Alors en fait, je remercie ici Philippe Bizet (voir les commentaires en bas de page) qui m'indique très gentiment qu'il s'agit non pas d'un criquet mais d'une sauterelle verte juvénile...Voilà la rectification est faite !

Pour info et ceux qui n'ont pas la chance de vivre en dehors des villes,  la garrigue en ce moment est toute fleurie grâce, entre autre, à ce ciste cotonneux (Cistus albidus), encore appelé, ciste blanc , ciste à feuilles de sauge ou Rose du soleil dont vous pouvez admirer la fleur. 

 

Ce petit arbrisseau est facile à reconnaître grâce à ses feuilles persistantes recouvertes de poils duveteux et blancs des deux côtés, ce qui lui donne une couleur argentée. Les feuilles sont opposées (deux à deux) et n'ont pas de pétioles (elles sont dites "sessiles" en jargon botanique).

Ses fleurs roses aux pétales froissées, comme si la fleur venait à peine de s'ouvrir, sont caractéristiques. 

 

Les cistes commencent à fleurir dès les premiers jours du mois d'avril et chaque jour, on peut  voir s'ouvrir de nouvelles fleurs roses, rendant la garrigue de plus en plus belle. 

 

Ces arbrisseaux poussent en abondance et colonisent les zones qui ont été incendiées car leurs racines sont peu profondes. Ils se contentent de sols pauvres et secs, sur terrain calcaire de préférence, pour les cistes à fleurs roses. Ils adorent les environs de ma maison...et aiment les coteaux ensoleillés.

Ils aiment pousser au pied des chênes vert et des chênes kermès, parfois des pins et adorent le voisinage du thym, du romarin et du calycotome épineux (l'argeiras des provençaux). Mais vous pouvez néanmoins les planter au jardin où ils formeront des buissons vivaces mais à croissance lente, qu'il faudra renouveler par semis ou bouturage tous les cinq à six ans environ.

 

Le ciste a la particularité d'attirer énormément les insectes, abeilles, bourdons et papillons. Il est pollinifère et mellifère. Sa floraison peut durer les meilleures années, d'avril à août. 

Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne
Le ciste blanc du printemps à l'automne

Le ciste blanc du printemps à l'automne

Les racines du ciste sont très couramment parasitées par une plante très particulière : la cytinelle dont il n'existe que deux espèces en France et qui prolifère sous les cistes du sud de la France y compris en Corse.

-  Cytinus hypocistis subsp clusii (ou Cytinus ruber) appelée aussi cytinet ou cytinelle rouge a des feuilles- bractées rouge vif ressemblant à des écailles et des fleurs blanches.  Elle parasite les cistes à fleurs roses dans la garrigue provençale.

- Cytinus hypocistis subsp hypocistis, parasite des cistes à fleurs blanches...Ses fleurs sont jaunes et les bractées légèrement orangées. Vous pourrez donc l'observer plutôt dans le Languedoc ou le Var.

 

 

 

Cytinelle rouge avant la floraison ( on aperçoit la souche de ciste) avril 2016

Cytinelle rouge avant la floraison ( on aperçoit la souche de ciste) avril 2016

Pour ceux qui veulent en savoir plus...

 

Les cytinets (ou cytinelles) sont des plantes endoparasites qui vivent entièrement à l'intérieur des tissus du ciste sous forme de filaments.

Au printemps, au moment de la floraison, la plante parasite sort de terre. On voit alors apparaître, une tige inexistante portant des écailles (les feuilles). Puis les écailles s'écartent pour laisser sortir une inflorescence blanchâtre. 

J'essaierai de retourner dans quelques jours sur les lieux de ma photo pour prendre un cliché des fleurs de cette plante parasite du ciste. 

On dit également que ces plantes sont des holoparasites parce qu'elles prélèvent directement sur les racines des cistes, la sève, tant la sève brute riche en eau et éléments minéraux que la sève élaborée qui contient les éléments organiques (en particulier les glucides) fabriqués grâce à la photosynthèse.

 

La cytinelle, est donc une plante parasite qui n'a pas de couleur verte car elle n'a pas besoin de ce pigment responsable de la photosynthèse.

 

La cytinelle (ou cytinet) est une plante remarquable : c'est la seule représentante, dans toute la flore européenne, d'une famille tropicale de plantes endoparasites appartenant à la famille des Rafflésiacées.

 

Voilà vous savez tout (ou presque !). Bonne semaine...

Attention lundi prochain on change de couleur !

 

 
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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:11
La Dame de 11 heures  ou  Étoile de Bethléem pour Lundisoleil numéro 2 !

La Dame de 11 heures ou Étoile de Bethléem pour Lundisoleil numéro 2 !

La Dame de 11 heures est une superbe fleur blanche en forme d'étoile qui vit avec le soleil.

Pour voir cette fleur s'ouvrir (pour une fois ma photo n'est pas trop ratée...), il faut en effet que le soleil brille et qu'il soit déjà haut dans le ciel (vers 11 heures donc), sinon la fleur restera fermée tout le jour...Elle se refermera ensuite toute seule dans l'après-midi, dès que le soleil décline !

Elle a non seulement besoin du soleil mais aussi de sa chaleur.

C'est ce qu'on appelle une "plante horloge" et une thermophile, c'est-à-dire que comme nous tous, elle aime le soleil et sa chaleur !

 

Son nom commun est en fait "l'ornithogale en ombelle" (ornithogalum umbellatum). Dans certaines régions on l'appelle aussi "Belle de onze heures".

Vous pouvez la trouver au bord des rivières, dans les champs, les vignes et même parfois dans votre jardin où elle viendra s'installer sans vous demander votre avis et se reproduira si elle s'y plaît. Elle fleurit en avril ou en mai.

 

On la surnomme aussi (à tort) l"Étoile de Bethléem"...à tort car la véritable étoile de Bethléem a une fleur jaune. Elle est donc parfaite pour cette semaine puisque le 6 janvier dernier, c'était l'épiphanie.

Vous ne voyez pas le rapport ! L'épiphanie dans la tradition, est le Jour des Rois (sous-entendu des Rois Mages). Oui rappelez-vous...les Rois Mages, Gaspard, Melchior et Balthazar. Ils ont suivi cette fameuse étoile ; elle les a guidé puis a mystérieusement disparu, lorsqu'ils sont arrivés à Bethléem.

Puis après avoir déposé leurs présents auprès de l'enfant, ils sont rentrés tranquillement chez eux.

 

 

En Provence, lorsqu'on partage la galette des Rois, la tradition veut que le plus jeune de la famille se cache sous la table et cite pour chacune des parts, le nom de son destinataire. Bien sûr les adultes trichent pour que ce soit lui qui devienne le roi ou la reine :)

Ah que ce temps-là est bien loin !

 

Pour info : En Espagne, l'épiphanie est un jour férié et les enfants reçoivent des cadeaux.

En France, les croyants la fêtent le deuxième dimanche après noël. Les autres ont tout le mois de janvier pour le faire...

En Belgique et aux Pays-Bas, les enfants chantent dans les rues et on leur offre mandarines et bonbons.

D'autres pays ont des coutumes différentes ...mais tout ça c'est une autre histoire !

 

La Dame de 11 heures pour Lundisoleil numéro 2 !

Je rappelle que "Lundisoleil" est un événement à l'initiative de Bernard du blog Bernieshoot. [n'hésitez pas à cliquer sur le lien pour en savoir plus et visiter son blog].

Il s'agit de démarrer la semaine avec [je cite] "du soleil dans nos coeurs et dans nos esprits".

Pour participer, il suffit de proposer sur nos blogs tous les lundis (si on y arrive sinon la participation peut être épisodique), un article comprenant une photo, un poème, un livre, un film (ou toute autre idée) qui permettra à nos lecteurs de repartir le coeur plus léger.

 

Pour le mois de janvier, c'est la couleur blanche qui doit guider notre choix  !

A bientôt donc pour ce rendez-vous hebdomadaire...

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:31
La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

Quand j'étais enfant on disait, lorsque les mûres commençaient à apparaître dans les haies ou les forêts, que c'était bientôt la fin des vacances !

Mais "en ce temps là" (je sais c'était au temps des dinosaures !) la rentrée des classes était plus tardive...

Nous revenions de nos escapades, le visage barbouillé, le tee-shirt (ou la chemisette !) tâché, les jambes (nues) égratignées et les mains noires pour plusieurs jours car bien sûr nous en avions mangé autant que mis dans le panier.

Avec celles du fond, un peu meurtries, ma mère faisait du sirop ou des confitures. Les plus jolies étaient mangées en tarte pour le goûter.

 

Maintenant si vous voulez profiter des mûres, il faudra faire l'école buissonnière ou aller obligatoirement vous promener le week-end en famille au lieu de courir les magasins.

Cela fera du bien à tout le monde pour la rentrée...

 

Un peu d'histoire

 

La mûre serait originaire des montagnes du Caucase.

 

Les premiers hommes, chasseurs-cueilleurs,  s'en délectaient déjà puisqu'on sait, grâce aux chercheurs, que des traces de cette consommation de "baies" ont été retrouvées.

 

Mais les premiers hommes, consommaient-ils des framboises ou des mûres ?

C'est difficile de trancher car les graines sont très proches. Tout ce que l'on peut dire c'est que les baies faisaient partie du régime alimentaire de nos chasseurs-cueilleurs et des hommes du néolithique...

 

La mûre sauvage est connue depuis l'Antiquité. Les Grecs la consommaient déjà en sirop et avaient découvert ses vertus thérapeutiques. Ils s'en servaient pour soigner la goutte et les maux de gorge.

D'après la mythologie grecque, elle serait d'ailleurs issue du sang des Titans, répandu lors de leurs combats contre les Dieux de l'olympe...

 

Selon Pline, elle "combat le venin des serpents les plus dangereux".

 

Les Celtes la considéraient comme une plante magique qui apportait la richesse et permettait de conserver la santé.

 

De l'Europe elle a ensuite gagné l'Amérique où elle était consommée, séchée, par les Amérindiens.

 

Dès le Moyen Âge, les moines fabriquent avec les fruits un vin délicieux, le moretum, ou "vin des moines" qu'ils consomment uniquement les jours de fête.

Le mot "moretum" vient du latin "mortarium" qui signifie "mortier".

Le "moretum" est aussi un plat traditionnel d'origine italienne, composé de fromage, d'herbes, de lait,  de vin, et de farine…le tout pilé dans un mortier).

 

Ce vin (le moretum) était aromatisé à la mûre mais aussi à la prune (ou tout autre fruit rouge). Il a été peu à peu remplacé par l'hypocras, qui utilisait des épices et se conservait plus longtemps.

 

Dès le XVe siècl, on retrouve la mûre en méditerrannée...

 

Un peu de botanique

 

La mûre des bois ne doit pas être confondue avec la mûre du mûrier, qui est également comestible. Le mûrier est un arbre qui servait autrefois à nourrir les vers à soie.

 

La mûre sauvage est le fruit de la ronce sauvage (Rubus fruticosus) appartenant à la famille des Rosacées. "Rubus" vient de "ruber" qui signifie "rouge", appelation directement en rapport avec la couleur des fruits...

La ronce est souvent considérée comme une mauvaise herbe, tant elle devient envahissante dans les haies, obligeant les agriculteurs à s'en débarasser.

C'est un arbrisseau ligneux et vivace qui se ramifie par des tiges souterraines. Chaque année de nouvelles tiges apparaissent : elles ne produiront que la deuxième année, c'est donc important de ne pas les couper !

Les tiges les plus longues se courbent et se marcottent c'est-à-dire qu'elles reprennent racine. La plante, ainsi, gagne peu à peu du terrain...

Le roncier devient impénétrable et il faut dire qu'il est bien protégé par les nombreuses épines de la plante !

D'ailleurs saviez-vous que "ronce" vient de "rumex" qui signifie "dard" ?

 

 

Les feuilles sont découpées en 5 à 7 folioles légèrement dentées.

Les fleurs sont de couleur blanche ou rose. Elles forment des grappes de mai à juillet (selon la région) et sont  visitées aussitôt par les insectes car ce sont des plantes très mellifères.

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)
La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

 

Le fruit est en réalité une multitude de petites baies collées les unes aux autres. Les fruits sont disposés en grappe et mûrissent en décalage. Il est normal de retrouver sur la même tige des fruits de maturité différente.

 

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

 

Les ronciers sont très importants pour l'écosystème des haies et des bois.

 

D'abord, ils servent de refuge à de nombreux oiseaux et à des petits animaux, comme les lapins et les lièvres par exemple.

Chez nous ce sont les sangliers qui se réfugient très souvent dans les ronciers en se glissant dessous...

C'est aussi dans les ronciers que certains oiseaux font leur nid (comme dans la plupart des haies naturelles ou cultivées d'où l'importance de les préserver).

 

L'enchevêtrement des branches ainsi que les racines profondes permettent de retenir la terre des talus, évitant l'érosion des sols.

Dans le sud-est on voit très nettement après les violents orages que nous avons eu en juin et fin août, que l'eau n'a creusé la terre que dans les zones où il n'y a pas de haies...

 

Les fleurs sont très mellifères et servent de nourriture non seulement aux abeilles mais aussi à de nombreux autres insectes.

Les mûres sont consommés par de nombreux oiseaux, par les sangliers et les renards.

En montagne ce sont les cerfs, les chevreuils et les ours qui se nourrissent des baies.

Tous ces animaux favorisent la dispersion des graines qui, n'étant pas digérées,  se retrouvent dans leurs excréments.

 

A noter : Il existe des variétés cultivées de mûres sans épines qui sont délicieuses...Seules la richesse en vitamines des fruits diffère de la variété sauvage (comme toujours !)

En Suisse romande, en Haute-Savoie, ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais, on appelle la mûre « mûron » ou « meuron ».

 

Les vertus de la mûre

 

Les fruits sont  très riches en  vitamine B (en particulier B9), vitamine E, vitamine C et en provitamine A. Ils contiennent aussi des minéraux (en particulier du potassium, du magnésium, du calcium et du fer) et des oligoéléments (zinc, cuivre et manganèse). De plus, malgré leur goût sucré, les mûres sont très peu caloriques mangées telles quelles.

Leur richesse en fibre est intéressante.

 

Pensez-y ! Dans la nature, les mûres sont gratuites et permettent de préparer des desserts variés.

Evitez toutefois de les cueillir près des routes ou au bord des vignes non cultivées en BIO.

Laisser donc vos enfants se salir et se piquer...car les pigments qui tachent abondamment mains et vêtements sont des anthocyanes, des antioxydants puissants protecteurs de la jeunesse !

 

Les éraflures et piqûres inévitables se trouveront amplement soulagées en appliquant quelques feuilles fraîches hâchées de roncier ou une lotion faites avec une décoction de feuilles.

N'oubliez pas d'en ramasser...

 

La mûre est un fruit fragile qui doit être consommée sur place et quelques heures maximum après la cueillette. Elle sera moins agréable à consommer le lendemain, même conservée au réfrigérateur et aura perdu sa saveur et sa vitamine C.

 

Par contre elle se conserve très bien au congélateur ce qui vous permettra de faire des desserts tout l'hiver. Vous pouvez en faire des confitures, du sirop, des crumbles, mélangée ou non à d'autres fruits rouges ou à des pommes, des tartes...

 

 

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

Les vertus des feuilles de ronce

 

Astringentes, les feuilles séchées sont consommées en tisane pour lutter contre les troubles intestinaux et les saignements trop abondants.

Elles soignent aussi tous les maux de gorge : enrouement, angine, rhinopharyngite...et les petits maux de la bouche et des gencives en bains de bouche ou gargarisme (dans ce cas préparez une décoction en faisant bouillir les feuilles 10 minutes, puis laisser tiédir et bien filtrer).

 

Les feuilles sont très riches en vitamines C et en tanins, et sont excellentes pour la circulation sanguine.

Elles sont aussi dépuratives et peuvent entrer dans la composition d'une tisane à conserver pour une cure de printemps.

Elles entrent aussi dans la préparation d'un "thé des familles" aux côtés des feuilles de framboisier, de cassis, de fraisier, et de menthe poivrée, ou de tilleul, voire encore de serpolet à proportion équivalente.

Ce n'est qu'un exemple car chaque famille avait sa propre recette de thé en fonction de la région. Certaines familles faisaient fermenter les feuilles...

 

Les jeunes pousses pelées et les bourgeons (dépourvus d'épines) peuvent être consommés dans des salades de printemps ou cuits à la vapeur comme de jeunes légumes.

 

Les racines de ronce mises à macérer dans de l'eau serviront d'hormone de bouturage "naturelles" pour vos boutures d'automne.

 

Mais attention la mûre doit être cueillie avant le 11 octobre (dans notre calendrier actuel) : cette date est appellée le "Jour de la mûre".

On dit que c'est un 11 octobre que le diable, chassé du paradis, s'est écrasé sur un roncier.

Chaque année à cette date, le diable cracherait (beurk !) sur les mûres pour qu'elles deviennent immangeables... qu'on se le dise, le diable est un rancunier !

 

A noter : Le jour de la mûre était, dans le calendrier républicain le 9e jour du mois de Thermidor, c'est-à-dire, sauf erreur de ma part, le 27 juillet exactement !

 

 

 

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:20
Les feuilles de plantain lancéolé.

Les feuilles de plantain lancéolé.

Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est une mauvaise herbe vivace qui pousse dans nos jardins.

Il est dommage de l'arracher sauf si vous êtes allergique à son pollen car c'est une plante remarquable au point de vue médicinal et très commune dans le midi de la France.


On l'appelle aussi : "oreille de lièvre", "queue de rat", "herbe à cinq coutures" ou "herbe à cinq côtes" car sa feuille possède exactement cinq nervures bien visibles (deux de chaque côté de la nervure centrale) et le pétiole a une forme caractéristique d'étoile à cinq branches formant cinq "côtes".

 

 

Le plantain appartient à la famille des Plantaginacées.

 

La plante peut mesurer de 15 à 50 cm selon le milieu où elle pousse (humidité, sol calcaire...).

On la trouve de 0 à 2000 mètres d'altitude au bord des chemins, dans les jardins incultes, et sur terrains secs et plutôt riche en calcaire, dans toute l'Europe et jusqu'au sud de l'Asie.

Les feuilles sont en forme de fer de lance d'où le nom de l'espèce "lancéolé". Elles sont épaisses et assez coriaces lorsque la plante fleurit.

Les hampes florales forment un épi qui dépasse la couronne de feuilles. Les corolles sont de couleur blanchâtre.

Son nom "plantago" viendrait du latin "plante qui agit" pour certains.

 

 

 

Le plantain lancéolé...une plante remarquable

Deux autres espèces vivaces de plantains communs en Europe ont également des vertus médicinales :

 

- Le "Plantain des oiseaux" ou "Grand plantain" (Plantago major).

Il a des feuilles ovales en forme de voûte plantaire, d'où son nom, pour certains (plantago = plante des pieds). Pour d'autres, "plantago" vient du latin et signifie "plante qui agit".

Ses feuilles larges forment une rosette basse. Ses fleurs sont de couleur grisâtre ou verdâtre. La hampe florale est dépourvue de feuilles et très allongée.

Vous pouvez récolter les graines mûres du grand plantain (par temps sec) : vous les donnerez (entre autres utilisations) à vos oiseaux en cage, ils en raffolent !

 

"À Saint-Justin, est à graines le plantain" = Ce qui doit vouloir dire qu'à la Saint-Justin, donc le 1er juin, le plantain a fini de fleurir et les graines se forment.

Ce qui est vrai dans le sud où le plantain est déjà en fleur en ce moment...

Plantago major

Plantago major

 

- Le "plantain langue d'agneau", ou "Plantain moyen" (Plantago media). Comme son nom l'indique, sa taille est intermédiare entre celle du "Plantain des oiseaux" et du "Plantain lancéolé".

Les feuilles sont ovales, en rosette sur des pétioles courts. Les fleurs sont sur des hampes allongées. Elles ont une couleur blanche tirant sur le violet.

 

 

 

 

Consommation

 

Les feuilles de ces trois plantains communs se récoltent dix mois par an. Les plantains sont des plantes assez communes et plutôt faciles à identifier.

N'ayez pas peur de vous tromper, aucun plantain présent en France, parmi la vingtaine d'espèces différentes, n'est toxique. Vous pouvez simplement tomber sur une espèce qui sera amère donc immangeable.

 

Les feuilles peuvent être consommées en salades, dans les potages, en gratin de "simples" ou bien séchées pour un usage médicinal.

Pour les salades, choisissez les jeunes feuilles. Elle seront tendres et légèrement amères. Ramassez-les loin des zones urbaines polluées, des champs de vigne traités...

Pour les gratins, vous pouvez utiliser des feuilles plus coriaces.

 

Je vous conseille de goûter tout simplement un petit bout de feuille avant d'en faire toute une salade ou tout un  gratin !

 

Propriétés médicinales du plantain

 

Les hommes connaissent et utilisent depuis l'Antiquité les vertus du plantain. Pline l'Ancien le prescrivait déjà pour traiter pas loin de vingt-quatre maladies différentes.

Jusqu'au début du XXe siècle, le plantain a été considéré comme une plante médicinale incontournable. Ces trois plantains communs sont très utilisés dans la pharmacopée familiale.

Mais le plus courant en phytothérapie est le plantain lancéolé. C'est justement celui qui pousse dans mon jardin et autour de chez moi.

 

La plante contient des glucides, du mucilage, des tanins, des sels minéraux (fer, calcium, phosphore), des vitamines du groupe B (B1, B2 et PP), des vitamines A et du soufre.

Elle a des vertus adoucissantes, cicatrisantes,  astringente, dépurative, diurétique, expectorante et résolutive.

De plus, c'est un anti-oxydant puissant qu'il faudrait consommer régulièrement.

 

 

Le plantain participe à la bonne santé générale car c'est une plante qui permet de :

- renforcer l'immunité.

- lutter contre la fatigue (convalescence, surmenage...).

- combattre l'anémie et le manque de fer en général.

- lutter contre les désordres intestinaux (constipation ou diarrhée).

-épurer le corps de ses toxines (ce qui permet aussi de soigner tous les problèmes de peaux).

- éliminer les métaux lourds contenus dans notre corps.

- améliorer la circulation du sang et éviter les phlébites.

- lutter contre virus et bactéries et éviter les complications en cas d'attaque hivernale.

En cas de grippe, par exemple, elle agira contre le virus et permettra d'éviter les complications respiratoires.

 

 

A noter : La plante peut être utilisée par tous les allergiques même ceux qui ont une allergie révélée au plantain car elle agit comme un anti-histaminique naturel et soigne aussi bien les allergies au niveau des yeux, que de la peau ou des voies respiratoires. Elle soigne également l'asthme.

L'idéal est d'en faire une cure dépurative un bon mois avant l'arrivée des pollens, chaque printemps.

 

 

Comment utiliser le plantain ?

 

Je cite la plupart du temps l'utilisation des feuilles car ce sont les plus commodes à ramasser, mais on peut utiliser la plante entière sans danger...

 

En usage externe...

 

- une décoction de feuilles repose les yeux fatigués et soigne les conjonctivites ou les allergies. Elle soigne également l'acné, les petites plaies (brûlures, morsures, piqûres d'insectes, ...).

 

- en cataplasme, les feuilles (et si possible la plante entière) hachées,  soignent bronchites, rhumes, coqueluche et toux sèches.

 

- le suc frais de la feuille écrasée soigne les démangeaisons ou les piqûres (d'ortie pas exemple). Le suc de la plante agit aussi sur les eczémas et les urticaires (la décoction aussi).

 

En usage interne...

 

- la tisane (à boire 3 à 4 fois par jour) soigne les toux rebelles comme les bronchites chroniques car elle aide à l'élimination des glaires grâce à la présence adoucissante de mucilage et possède une action anti-inflammatoire. Elle aide à guérir les rhumes sans complication.

Il suffit de faire infuser 5 minutes, 1 cuillère à café de feuilles séchées par tasse d'eau bouillante.

 

- la décoction de feuilles renforcera l'action de la plante et est à réserver à l'adulte. Faire bouillir 2 cuillères à soupe de plantes séchées dans un litre d'eau pendant 10 minutes. Infuser 10 minutes et filtrer. La décoction peur s'utiliser en gargarismes pour les maux de gorge, les petites plaies buccales (aphtes,...).

 

- le sirop  a les mêmes vertus : 2 à 3 cuillères à soupe par jour pour un adulte (à café pour un enfant) à consommer pur ou dilué dans une boisson chaude ou froide. Le sirop peut être préparé à l'automne et stocké pour l'hiver.

Il se prépare avec des feuilles fraiches : mixer ensemble des feuilles fraiches et leur même poids de sucre (ou de miel de préférence). Faire épaissir la préparation à feu très doux pendant 20 minutes environ. Laisser refroidir et mettre en flacon (à conserver au réfrigérateur).

 

 

Les graines sont comestibles : vous pouvez en faire des tisanes diurétiques qui vous aideront à lutter contre l'acide urique.

Leur mucilage vous permettra d'agir en douceur sur les problèmes intestinaux (en particulier la constipation).

Elles peuvent également être utilisées en cuisine et incorporées à de la pâte à pain ou des gâteaux, broyées ou entières.

Les plus faciles à ramasser sont celles du "grand plantain".

Un conseil : si vous n'habitez pas le midi, faites les sécher dans un four.

 

Anecdote : Les anciens plaçaient de la racine de plantain râpée, dans leur conduit auditif, pour supprimer un mal de dent...

Je n'ai pas testé :)

C'est le moment de ramasser les feuilles pour les faire sécher. De plus le plantain commence à fleurir et il est donc plus facile à identifier, d'autant plus que les feuilles restent entières et ne se fanent pas.

 

Munissez-vous d'une paire de ciseau ou d'un bon couteau et prélever quelques feuilles seulement sur chaque plant, si vous désirez les laisser fleurir et monter en graines.

N'oubliez pas que le plantain est une plante mellifère qui nourrit aussi les abeilles c'est donc nécessaire de la laisser fleurir.

Plus tard, durant l'été et jusqu'en automne, vous pourrez ramasser les graines et essayez de les semer directement en place dans votre jardin.

 

Si vous êtes allergique au plantain, laissez vos proches cueillir le plantain en fleurs, ne le manipulez pas tant qu'il ne sera pas complètement sec (mais attention car le pollen reste allergène) et ne vous privez pas pour autant de ses bienfaits.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 07:08

C'est le printemps et le moment de s'intéresser un peu plus aux plantes sauvages car la nature explose autour de nous.

Arrêtons-nous un moment de courir et prenons le temps de nous accroupir pour observer les merveilles que la nature nous réserve...

 

La cymbalaire des murs fait partie de ces petites plantes discrètes dont les graines se glissent dans un recoin obcur et humide des vieux murs pour s'y protéger tout l'hiver et attendre le printemps pour exploser au soleil.

 

Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !
Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !

Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !

Un peu de botanique...

 

La cymbalaire des murs appartenait selon la "classification classique" à la famille des Scrofulariacées (comme la gueule de loup que vous connaissez bien).

 

Mais depuis la troisième classification, appelée APG III, datant de 2009, elle appartient aujourd'hui à la famille des Plantaginacées.

Cette dernière classification phylogénétique met en avant les liens de parenté entre les espèces végétales, actuelles ou éteintes. Elle reflète mieux la réalité car elle est basée presque exclusivement sur l'étude de deux gènes. 

 

Nom latin : Cymbalaria muralis (avant dans ma jeunesse on l'appelait Linaria cymbalaria !) du latin cymba = nacelle, en référence à la forme un peu concave des feuilles et muralis, bien sûr = mur.

 

Noms communs : cymbalaire des murs,  linaire cymbalaire, ruine-de-Rome, linaire des murs, lierre des murailles...

 

 

Son histoire

 

Elle serait originaire de l'Italie d'où elle aurait gagné le sud de la France à partir du XV° siècle pour se répandre ensuite sur tous les vieux murs ensoleillés de France.

 

A-t-elle été importée pour ses vertus médicinales ? Sans nul doute...

Bien qu'un de ses noms communs soit "ruine-de-Rome" elle n'a rien à voir avec la chute de l'Empire romain...par contre comme elle envahit les vieux murs et s'infiltre dans les moindres fissures, elle participe sur le long terme à leur destruction.

Envahissante, elle peut, si elle se plaît, coloniser tout un pan de mur d'où il vous sera impossible de la déloger !

 

 

Ses particularités botaniques

 

Elle est typiquement méditerranéenne et bien adaptée au climat du sud de la France. Donc si vous n'habitez pas le sud, (trans)plantez-là en plein soleil.

Elle pousse en touffe, sur les vieux murs de préférence calcaires, en plein soleil ou mi-ombre (pour l'extrême sud de la France). Elle supporte bien des températures jusqu'à -15°. C'est donc une espèce vivace et rustique et bien adaptée à notre climat. L'hiver de toute façon la plante sèche et n'est presque plus visible.

 

Mais au printemps, la surprise toujours renouvelée vous attend !

 

Les tiges rampantes peuvent mesurer jusqu'à 60 cm de longueur et présenter quelques poils.

 

Les feuilles sont légèrement crassulantes et de forme arrondie ce qui se voit très bien sur les photos. Elles sont divisées en cinq à sept lobes. Elles sont luisantes, glabres (sans poils) et bordées de rougeâtres. Les nervures forment un éventail.

 

Le calice a cinq dents légèrement violacées.

 

Le calice

Le calice

Les fleurs blanches et légèrement violacées apparaissent en avril ou mai. Comme toutes les espèces de la famille, la fleur (ou corolle) est divisée en cinq lobes réparties en deux parties inégales :

- la partie supérieure (ou lèvre supérieure) forme un "casque". Il est divisé en deux lobes.

- la partie inférieure (ou lèvre inférieure) est découpée en trois lobes.

La partie qui se resserre, entre les deux lèvres, s'appelle la gorge. Elle est renflée et de couleur jaune.

La base de la fleur présente un éperon nectarifère.

 

La cymbalaire des murs est donc une plante mellifère.

 

Autre détail important : la fleur est unique sur un très long pédoncule.  Lorsque le fruit se forme, le pédoncule se recourbe pour le déposer dans une anfractuosité du rocher ou une fissure du mur... bien à l'abri et à l'humidité. On dit que la fleur est lucifuge (=elle fuit la lumière).

Les fruits sont des capsules rondes et glabres contenant les graines.

 

Source wikipedia

Source wikipedia

Les vertus médicinales de la cymbalaire des murs

 

 

Les feuilles et les fleurs de la cymbalaire contiennent du mucilage et des tanins, de la gomme et des acides.

 

Les feuilles employées fraîches sont hémostatiques. Appliquées directement sur une petite coupure ou une petite plaie, elles arrêteront immédiatement le saignement.

Elles sont riches en vitamine C, lorsqu'elles sont consommées crues dans une salade, mais on peut aussi les consommer cuites. Ainsi consommées, elles permettaient autrefois de soigner le scorbut.

 

Les fleurs et les feuilles fraîches ou sèches, étaient jusqu'au siècle dernier,  très utilisées en infusion pour leur vertu diurétique.

 

La plante est aussi :

- astringente : elle soigne les blessures, en appliquation locale,  resserre les vaisseaux sanguins et diminue la sécrétion de sérum.

- vulnéraire : elle aide à la guérison des plaies.

- hémostatique : elle arrête les saignements.

- antiscorbutique : elle soigne le scorbut grâce à sa richesse en vitamine C.

 

En plus du scorbut et des plaies superficielles, elle a été longtemps utilisée pour soigner la gale et ses lésions plus graves, puis ses vertus sont tombées dans l'oubli.

 

Aucune contre-indication ou effet secondaire n'est connu à ce jour...

 

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20 août 2013 2 20 /08 /août /2013 12:40
Les noix de lavage... vraiment écolos ?

Un peu de botanique

 

Les "noix de lavage" proviennent d'un arbre appelé savonnier du genre Sapindus. C'est un petit arbre de la famille des Sapindacées qui ne dépasse pas 10 à 12 mètres de hauteur.

 

Il est très décoratif et a été implanté avec succès par l' lNRA dans le jardin botanique de la villa Thuret à Antibes (Centre de Recherche Scientifique, consacré à la Botanique et à l'acclimatation des espèces végétales).

 

Vous pouvez, si vous aimez la Botanique, vous connectez sur leur superbe site, dont j'ai extrait les photos ci-dessous (sans autorisation), en cliquant  ICI .

Je vais peut-être me faire gronder mais, d'un autre côté, c'est l'occasion de mettre en avant leur remarquable travail pas toujours connu. En tous cas j'espère aller visiter un jour ce jardin botanique car je ne l'ai pas encore fait et il a l'air très beau...

 

 

Il existe une grande variété d'espèces de savonniers qui poussent dans les régions tempérées et tropicales surtout en Inde, au Pakistan, au Népal mais aussi en Amérique du Nord et au Mexique. Ses feuilles, très caractéristiques, sont découpées en folioles dont celui de l'extrémité est manquant. 

 

 

 

Ses fleurs jaunes, disposées en panicules, donnent ensuite des fruits ronds réunis en grappe, les noix.

Chaque noix mesure 1 à 2 centimètres de diamètre et contient plusieurs graines. Elles deviennent brun foncé en vieillissant.

 

 

Les noix sont récoltées en automne puis elles sont séchées et décortiquées car les graines contenues dans les noix peuvent être toxiques en cas d'ingestion et c'est la coque qui, seule, est utilisée.

 

Les fruits du savonnier contiennent une substance appelée saponine qui est un détergent naturel et qui protège naturellement l'arbre contre les insectes. Toutes les espèces en contiennent mais la quantité de saponine peut varier d'une espèce à l'autre. Le Sapindus mukorossi est particulièrement riche en composés et il est donc le plus utilisé. Il pousse en Inde dans les contreforts de l'Himalaya.

 

Depuis toujours les peuples anciens ont utilisé des produits naturels provenant de la nature pour laver leur linge...Les Indiens utilisent les noix de "l'arbre à savon", encore aujourd'hui, comme détergent mais aussi comme savon pour la peau et comme shampoing. La médecine ayurvédique s'en sert pour soigner les problèmes de peau.

 

Comment agissent les noix ?

 

En contact avec l'eau, la saponine entre en émulsion et nettoie le linge en profondeur comme le ferait une lessive traditionnelle mais sans mousser.

 

Les noix de lavage sont aujourd'hui une alternative économique et écologique aux lessives traditionnelles à tester et à utiliser au moins pour les lainages et textiles délicats, comme le linge de bébé par exemple. Cependant, elles ne peuvent pas à elles seules enlever des taches rebelles.

 

Ce que j'en pense

 

Je ne ferai pas de pub pour ce produit et je ne vous donnerai pas de conseils pour l'utiliser : on trouve abondance en ce domaine partout sur le net !

Je suis tout simplement fascinée par ce que la nature nous offre...mais n'en reste pas moins prudente !

 

En effet, je suis plutôt d'accord avec la polémique concernant ce produit qui dure depuis un certain temps déjà. Elle a le mérite de nous faire réfléchir.

 

Actuellement les transports coûtent chers économiquement et écologiquement parlant : je me méfie donc d'un produit qui traverse la planète pour atteindre l'Europe en provenance de l'Himalaya, même s'il vient en bateau !

 

Pour l'instant, nous dit-on,  il n'y a pas de plantations de savonniers : tous les arbres exploités poussent à l'état naturel mais, en sera-t-il toujours ainsi ?

 

Les populations qui utilisent ces noix en ont absolument  besoin pour leur vie quotidienne. Faire exploser le marché occidental entrainerait sur place un déséquilibre certain, car il deviendrait nécessaire de faire des plantations et, cela se ferait peut-être, au détriment des cultures ou des autres espèces végétales nécessaires à l'écosystème. La surexploitation du savonnier ne serait donc pas sans conséquence pour les populations et pour l'écologie locale.

 

De plus, avons-nous la garantie que ces produits soient correctement rémunérés aux producteurs locaux ? Quelles sont les conditions de travail des populations concernées ? Acheter les noix de lavage avec le label "commerce équitable" et BIO (comme je l'ai fait) suffit-il à avoir toutes les garanties ?

 

Je comprend que la commercialisation de ce produit, qui ne date pas d'hier, amène un revenu supplémentaire aux populations locales, mais, il me semble que nous devons réfléchir absolument à nos choix de consommation ? N'existe-t-il pas d'autres produits écologiques fabriqués plus près de chez nous ?

 

Pour ma part, je préfère rester vigilante et ne pas suivre les "modes" même écologiques les yeux fermés. J'utilise donc les "noix de lavage" avec modération...

 

Une alternative intéressante serait d'acclimater le savonnier dans nos jardins, car c'est une espèce très résistante, paraît-il, et de se donner "rendez-vous dans 10 ans" : ce sera le temps nécessaire à une première production vraiment écologique !

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 16:42

Connue depuis les temps préhistoriques, la myrtille (Vaccinium myrtillus) était consommée par les peuples d'amérindiens qui la faisaient sécher pour l'utiliser en hiver. Souvent appelée bleuet, elle est utilisée en Europe pour ses vertus médicinales depuis le Xe siècle.

Elle pousse à l'état spontané en Amérique du Nord et dans toute l'Europe septentrionale. On en dénombre près de 400 espèces différentes.

 

C'est une plante de la famille des Ericacées. Le plant forme un arbrisseau de 20 à 50 cm  de hauteur, aux feuilles ovales légèrement dentées et d'un vert tendre au printemps virant au roux sous l'action du soleil d'été, lors de la maturité des fruits. La tige est finement ailée. Les fleurs apparaissent sous les feuilles. De couleur blanc rosée, elles deviennent des baies bleues-violacées recouvertes d'une pruine blanche.

La couleur bleue provient de la présence d'anthocyane, pigment qui varie du rouge au bleu selon l'acidité de la plante que l'on retrouve aussi dans le raisin.

 

 

On utilise les feuilles, ramassées avant l'automne, pour leurs vertus médicinales et les baies fraîches, séchées ou congelées pour faire confitures, tartes, sorbets, muffins ou autres desserts. Un délice !

 

D'abord, il faut connaître les coins à myrtilles pour aller les ramasser dans les bois. Elles aiment les sols acides. En principe, les plants de myrtilles sauvages colonisent les zones de coupes de bois et les sous-bois clairs entre 600 et 1 600 mètres d'altitude. En effet c'est une plante héliophile c'est à dire qu'elle aime le soleil.  Elle craint le gel surtout lorsqu'il n'y a pas de neige mais aussi la sécheresse d'été. Il y aura donc moins de fruit ou des fruits plus petits, les années sans pluie. Au bout de quelques années, lorsque les arbres prennent plus de place et mettent à l'ombre le sous-bois, les plantes dégénèrent...la forêt reprend ses droits !

 

Il faut se munir de bonnes chaussures et de pantalons longs, voire d'un produit anti moustiques comme il a fallu le faire cette année.

 

Les myrtilles sauvages se ramassent au peigne ou à la main.

 

Attention ! le ramassage au peigne est réglementé en France afin de préserver les plants et de limiter l'usage commercial que certains riverains en font (vente aux restaurateurs ou autres...). Il faut se renseigner à la mairie ou à la préfecture, la date variant selon les années en fonction de l'avancée de la végétation.

 

Dans certaines régions comme les Vosges, c'est la quantité par personne et par jour qui est limitée (pas le mode de ramassage).

 

Il faut savoir que l'usage du peigne demande aussi aux récolteurs du savoir faire. Les myrtilles sont situées sous les feuilles, il faut donc les soulever puis les  "peigner" et non pas tirer fort en arrachant les feuilles, en cassant les tiges et ou en arrachant les plants !

 

La modération est de mise et le respect de la nature une priorité : il faut donner l'habitude aux enfants très tôt de ne prélever sur la nature que la quantité dont on a réellement besoin.

 

Il faut savoir que si on utilise un peigne,  il faudra trier les myrtilles et enlever les feuilles. Le plus simple est quand même d'utiliser une planche  humide sur laquelle vous faites glisser les fruits. Les feuilles y restent collées. Bien sûr il faudra mouiller régulièrement la planche plusieurs fois...

 

Dans le cas d'un ramassage à la main, c'est bien sûr plus long dans les bois, mais il n'y aura rien à faire à la maison...L'idéal est d'attacher votre petit seau autour de la taille avec une ceinture pour avoir les mains libres : une main soulève le plant l'autre ramasse ! Et votre cerveau fait le vide...

 

Quoi qu'il en soit en Haute-Loire cette année, le ramassage au peigne était autorisé à partir du 15 août. En nous enfonçant dans la forêt, les plants étaient davantage chargés en fruits et plus facile à ramasser.

Et voilà notre récolte à 2 !

La myrtille des bois
La myrtille des bois

Vertus médicinales

 

La myrtille est la plante santé par excellence. Elle est très riche en antioxydants et en oligoéléments comme le chrome, le manganèse, le cuivre, le magnésium et le zinc et en vitamines (A, B, C et P).  Les baies, comme les feuilles soignent colites, diarrhées infectieuses, troubles digestifs et urinaires. Les feuilles ont en plus un pouvoir hypoglycémiant et jouent un rôle important dans la prévention du diabète.

 

Les baies, consommées de préférence fraîches, quand à elles, auraient le pouvoir de reconstituer la rétine (plus exactement, les pigments rouges appelés "pourpre rétinien" contenus dans les cellules à bâtonnets de la rétine) et d'améliorer ainsi la vision nocturne et diurne.

 

Enfin les racines en décoction soigneraient les infections de la peau et les troubles digestifs. Mais je pense qu'il vaut mieux ne pas arracher les plants sauvages...

 

Risques pour la santé

 

Les myrtilles poussent dans les zones où se trouve un parasite, "l'échinococcus multilocularis". C'est un petit ver parasite des renards (et des chiens) qui peut être transmis à l'homme par voie directe (c'est a dire ingestion directe par l'absorption) là où les animaux ont fait leurs besoins (que vous ne voyez pas toujours).

 

La maladie provoquée, l'échinococcose, est très grave et peut entrainer la mort mais elle est heureusement très rare (15 à 20 cas par an environ). Ce qui n'empêche pas d'être prudent. A chacun de mesurer les risques surtout avec les jeunes enfants, car cette maladie est incurable et la seule thérapeutique définitive est l'ablation du foie (ou d'un lobe) où se loge le parasite et / ou  la greffe.

A noter, ce parasite peut également se trouver sur les fraises des bois.

 

Pour ma part et cela n'engage que moi, j'ai toujours consommé les baies sauvages crues sans y penser.

Le plaisir du ramassage dans les bois, celui de la dégustation, puis les bienfaits de la plante, me paraissent plus positif et important pour ma santé physique et psychologique que les risques d'atteinte parasitaire.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:09
La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

Tout au long de l'année, il ne faut pas hésiter à cueillir au bord des chemins les plantes médicinales qui vous seront utiles durant l'hiver (et bien d'autres saisons) et vous  permettront d'être en bonne santé ou de la conserver.

 

L'été est un bon moment pour cueillir certaines plantes parce que vous avez du temps et vous pouvez profiter de vos vacances pour aller promener. De plus, il fait chaud et les plantes sècheront vite ce qui préservera leurs propriétés médicinales.

 

Attention ! Ne cueillez pas de plantes que vous ne connaissez pas !

 

Les anciens disaient qu'il fallait se soigner avec les plantes du coin ou celles de son jardin.

Sans doute avaient-ils, comme bien souvent, raison !!

 

Quelques précautions pour la cueillette :

 

- Il ne faut pas cueillir après la pluie. Choisir un matin tôt (ou un soir) de préférence au plein soleil.

 

- Il faut cueillir la plante au bon moment selon un calendrier bien précis qui correspond au moment où la plante a le plus de vertus, donc le plus de chance de les conserver après séchage.

 

- Ne jamais cueillir au bord des routes, ni au bord des champs cultivés et traités (maïs, vignes...) sauf si vous êtes sûrs que l'agriculteur est en BIO. En effet les plantes médicinales absorbent les polluants des sols et les concentrent.

 

- Ne cueillir que quelques branches sur chaque plant pour préserver les plantes vivaces. Ne jamais arracher la plante sauf s'il est indispensable d'utiliser la racine ce qui est rare pour une consommation familiale.

 

Quelques précautions pour le séchage :

 

- trier les plantes en retirant les parties sèches ou jaunies.

 

- bien les étaler dans un panier (ou une cagette), sur un torchon propre.

 

- ne pas utiliser de papier journal car l'encre d'imprimerie peut contenir des éléments nocifs. De plus le torchon permet le passage de l'air.

 

La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation
La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation

- les mettre à sécher dehors (sur le balcon, sous la tonnelle) ou au courant d'air (devant une fenêtre ouverte) et à la chaleur mais surtout pas au soleil !!

 

- lorsque la plante est bien sèche, la ranger en bocaux ou dans des sachets ou boîtes de votre choix et les stocker à l'ombre.

 

Conservation :

 

La plupart des plantes se gardent bien au delà de l'année mais, personnellement je ne les garde jamais au delà de deux ans...

La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

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22 juin 2013 6 22 /06 /juin /2013 18:02

La vanille est  une épice très utilisée en cuisine.

La plante serait originaire d'Amérique centrale ou du Mexique et aurait été introduite en Europe par les Espagnols.

Les Aztèques la consommaient déjà pour aromatiser le chocolat et en supprimer l'amertume, ou pour améliorer le goût du café.

Dès la fin du XVIe siècle, les usines espagnoles fabriquaient du chocolat à la vanille très prisé en Europe.

 

La culture de la vanille demande des soins constants.

La pollinisation qui permet la fécondation et la formation des gousses est faite à la main.

La  préparation des gousses de vanille  pour les rendre comestibles  est longue et coûteuse.

Tout ceci explique que cette épice est la plus chère au monde juste derrière le safran... 

Elle se présente sous forme de bâtonnets noirs et brillants : les "gousses de vanille". C'est ainsi qu'elle est commercialisée.

Un peu de Botanique

 

 

Les gousses de vanille que l'on utilise en cuisine proviennent d'une plante-liane tropicale, appartenant au genre vanilla  (vanillia planifolia) et à la famille des Orchidées.

Le nom de vanille signifie "petite gaine" en référence à la forme de la gousse.

 

La plante que l'on nomme vanille ou vanillier, est la seule espèce d'orchidées que l'on cultive pour sa consommation, les autres espèces étant cultivées pour l'ornement. Il en existerait une cinquantaine d'espèces cultivées dans la plupart des pays tropicaux. La meilleure proviendrait du Mexique. La vanille se suspend aux arbres (ou à tout autre support) par des tiges longues qui peuvent grimper jusqu'à 30 mètres. Trois ans après a lieu la première récolte de fruits.

 

Les plantes vivent dans les sous-bois des zones tropicales humides. Elles se reproduisent très facilement par simple bouturage.

 

La pollinisation manuelle de la fleur de vanille

 

La fécondation naturelle ne peut pas exister en dehors des zones tropicales où des insectes particuliers jouent le rôle de pollinisateurs. Il s'agit d'abeilles spécialisées dans le butinage des orchidées. Ce sont des abeilles Euglossines appelées aussi "abeilles à orchidées"...

 

Hors de la zone naturelle de la vanille, comme par exemple sur l'île de la Réunion ou en Polynésie, la fécondation doit être effectuée manuellement.

 

C'est le procédé découvert en 1841 par Edmond Albius, un jeune esclave créole âgé de 12 ans, qui est toujours utilisé aujourd'hui.  La pollinisation doit être pratiquée par temps sec et très tôt le matin car les fleurs ont une durée de vie très faible durant la journée.

 

Il faut tenir la fleur d'une main. Avec un objet pointu, on déchire le capuchon qui protège les organes sexuels mâles. On redresse le rostellum (voir dessin ci-dessus) qui sépare les organes femelles de la partie mâle puis on rapproche avec les doigts, l'étamine (qui porte le pollen) et le stigmate, qui permet de capturer le pollen puis de le transporter vers l'ovaire de la plante via le gynostème.

Il suffit de presser légèrement la fleur en soulevant la cloison mobile qui sépare les étamines des stigmates.

La préparation de la gousse

 

C'est encore un réunionnais, Ernest Loupy, qui découvre en 1851 le procédé de maturation des gousses.

 

- La gousse est  ramassée verte. Elle est alors inodore et ressemble à un haricot de 10 à 12 cm de longueur environ. Elle contient une pulpe aromatique et de petites graines.

 

- Les gousses de vanille sont placées dans de grands paniers, puis ébouillantées dans un bain à 65 ° pendant environ 3 minutes. C'est l'étape de l'ébouillantage (ou échaudage). Ce processus stoppe la maturation des gousses.

 

- Les gousses sont ensuite égouttées encore chaudes et placées dans des couvertures où elles vont pendant plusieurs heures se déshydrater au chaud.. C'est l'étuvage. Dans les grands bacs doublés de tissus de laine, la vanille change de couleur, passant du vert au brun.

 

- Ensuite vient le processus de séchage ou dessiccation.  Pour cela les gousses sont déposées sur des séchoirs pendant un mois et demi.

On peut aussi les sécher au soleil plusieurs heures par jour pendant 1 semaine.

Une autre technique consiste à les faire sécher à l'ombre pendant 2 mois.

Certains alternent les deux techniques.

 

- Ensuite vient l'affinage... pendant 8 mois les gousses sont placées dans des malles fermées et tapissées de papier sulfurisé. 

 

Une année s'est écoulée entre la cueillette et la commercialisation de la vanille. Les gousses de vanille ont alors pris une couleur brun foncé et sont recouvertes de petits cristaux de vanilline qui lui donnent sa saveur caractéristique.

 

La consommation

La vanille est commercialisée en gousse, en liquide, en poudre ou en sachet de sucre vanillé. La seule forme difficile à falsifier est la gousse. Sinon des mélanges frauduleux peuvent être effectués.

 

Elle est très utilisée en pâtisserie mais aussi pour les glaces, la confiserie, la chocolaterie, les entremets, les compotes...On l'utilise aussi dans certaines boissons, comme le punch, le vin chaud, la sangria, les apéritifs maison.

 

Il faut fendre en deux la gousse longitudinalement avant de l'incorporer entière ou en morceaux dans le dessert. S'il s'agit d'une crème ou d'un entremet, la laisser infuser dans le liquide froid avant d'amener le liquide à la température désirée. On peut réutiliser les gousses entières ou simplement fendues dans le sens de la longueur  pour quatre préparations successives... Les retirer en fin de cuisson, les rincer et les sécher avant de les réutiliser.

La vanille a des vertus médicinales.  Tonique, digestive et antiseptique, elle serait aussi aphrodisiaque.

 

Pour aromatiser à peu de frais du sucre blanc en poudre,  introduire une gousse de vanille dans le bocal contenant le sucre.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 11:04
Le câpre

Nom latin : Capparis spinosa

Famille : Capparidacées

 

 

Le  câprier est un arbrisseau épineux et vivace originaire du bassin méditerranéen.

Il est cultivé dans la région méditerranéenne et en Afrique du Nord. On le retrouve aussi à Chypre et en Sicile, et jusqu'en Arménie.

 

C'est un arbuste très décoratif. Ses feuilles sont vertes, petites et luisantes. Ses fleurs sont magnifiques avec leurs grands pétales blancs teintés de rose. Les étamines sont de couleur violette. La fleur a une durée de vie très courte de l'ordre d'une journée seulement.

C'est un arbuste grimpant qui s'accroche aux murs et aux rochers et peut atteindre 1 mètre de hauteur.

 

 

 

Les câpres sont les boutons floraux cueillis avant la floraison. Ils ont alors une belle couleur verte, proche de celle des olives.

 

Le câpre

Les câpres étaient déjà connus au temps des Romains et des Grecs.  Ils étaient utilisés pour relever les sauces qui accompagnaient les plats de poisson.  Il a fallu attendre le XVe siècle pour que l'utilisation culinaire des câpres soit mentionnée en France.

 

Les anciens médecins utilisaient l'écorce de sa racine pour ses vertus médicinales. Elle était considérée comme diurétique, tonique, astringente et antispasmodique. Les médecins donnaient cette écorce à boire en décoction aux malades du foie, aux dépressifs. On l'utilisait aussi pour laver plaies et ulcères.

Les câpres contiennent de la capparirutine qui a des vertus, toniques et diurétiques, reconnues. Comme condiment, ils ont aussi des vertus apéritives et digestives.

On peut piler les feuilles avec de l'eau et badigeonner les piqûres d'insectes ou autres affections de la peau.

 

Pour les conserver, il faut les confire au vinaigre. C'est d'ailleurs sous cette forme que les câpres sont commercialisés. Leur prix varient en fonction de leur taille. Plus ils sont petits, plus ils sont chers car goûteux et fins.

On peut remplacer les boutons de câpres par ceux de soucis, de pissenlit ou de capucines.

 

 

 

 

Câpres de capucine  (extrait du site : http://ecoute-les-fleurs.blogspot.fr/2010/10/les-capres-de-capucine.html)

Câpres de capucine (extrait du site : http://ecoute-les-fleurs.blogspot.fr/2010/10/les-capres-de-capucine.html)

 

En cuisine, les câpres relèvent le goût de la mayonnaise, des salades et des sauces froides comme la sauce rémoulade. Ils font partie des ingrédients du steak tartare. Ils aromatisent les sauces, les hors-d’œuvre, la moutarde, les sandwichs, les pizzas, le riz et les pâtes, les viandes en particulier les volailles, et aussi les poissons.

Toujours ajouter les câpres en fin de cuisson.

Ils entrent aussi dans la composition de la fameuse tapenade.

 

A noter : Si vous laissez votre câprier produire des fruits, les câprons, vous pourrez aussi les déguster car ils sont comestibles.

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