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20 octobre 2020 2 20 /10 /octobre /2020 05:17
Le chemin domine la plaine

Le chemin domine la plaine

Revenons un peu en Provence !

Voici une courte balade effectuée avant les pluies d'octobre qui nous a permis de nous aérer un peu. 

Le chemin part du village de Lamanon et borde au départ la route qui se dirige vers Eyguières. C'est le début d'une randonnée plus longue en boucle. 

Je vais aujourd'hui vous montrer le paysage et les quelques plantes qui permettent d'égayer un peu la fin d'été et le début de l'automne en Provence. 

En bordure du chemin (pins et cèdres)
En bordure du chemin (pins et cèdres)
En bordure du chemin (pins et cèdres)

En bordure du chemin (pins et cèdres)

Quelques champs d'oliviers bordent le chemin.

A noter que la commune produit de l'huile d'olive qui bénéficie de l'AOC de la vallée des Baux.

Quatre variétés d'olives bénéficient de cette appellation : la Salonenque, la Beruguette sont utilisées essentiellement pour les olives cassées, dont je vous ai donné la recette artisanale et familiale récemment. La  Grossanne sert à la préparation des olives noires de la Vallée des Baux.

Quand à la  Verdale je crois bien qu'elle n'est utilisée que pour l'huile d'olive mais comme je ne suis pas spécialiste, je peux me tromper. N'hésitez pas à me corriger en cas d'erreur.

Des champs d'oliviers
Des champs d'oliviers

Des champs d'oliviers

La seule différence avec d'autres endroits proches de chez moi c'est qu'ici il y a des moutons qui pâturent et cette année vous le savez bien, ils sont descendus beaucoup plus tôt qu'habituellement de l'estive...cependant ils sont restés invisibles le jour de notre balade. 

Les zones de pâturages sont clôturées, car trop proches d'une grande route et les barbelés peuvent être franchis grâce aux échaliers disposés à plusieurs endroits. 

Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées
Les zones de pâturages sont ici clôturées

Les zones de pâturages sont ici clôturées

On retrouve deux plantes sauvages que j'aime particulièrement croiser dans la nature de cette saison. 

Tout d'abord le Buplèvre arborescent (ou arbustif) qui est une plante de la famille des Ombellifères qui fleurit en plein été (même famille que le fenouil, l'aneth...)

En automne, ses fruits donnent une teinte dorée aux sous-bois et aux bords des chemins... 

 

N'oubliez pas d'agrandir les photos en cliquant sur la première ! 

Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)
Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)
Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum) Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)

Le buplèvre arborescent à l'automne (Bupleurum fruticosum)

Un autre arbuste provençal que j'aime aussi observer en automne, c'est le pistachier lentisque

Il se voit de loin grâce à ses baies rose foncé qui vireront au noir plus tard dans la saison. Elles sont comestibles mais très amères ! 

Avec la sève de l'arbuste on peut fabriquer du mastic, d'où son nom. Je vous en avais déjà parlé. En Grèce ce mastic est récolté et consommé. Il a des vertus très recherchées pour les gencives mais est aussi utilisé en confiserie et pâtisserie.  

Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au masticPistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic
Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au masticPistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic

Pistachier lentisque (Pistacia lentiscus) ou arbre au mastic

Comme je vous l'avais déjà montré l'arbuste est souvent parasité par un acarien et un puceron qui pondent dans les feuilles provoquant la formation de galles... 

Les deux sortes de galles du lentisque
Les deux sortes de galles du lentisqueLes deux sortes de galles du lentisque
Les deux sortes de galles du lentisque

Les deux sortes de galles du lentisque

Enfin, c'est la saison où nous retrouvons une modeste fleur du printemps, l'alysson (ou alysse) maritime qui aime notre climat sec et chaud de l'été et refleurit à la moindre pluie. On la trouve en touffes au bord des chemins secs. 

Alysse maritime (Lobularia maritima)
Alysse maritime (Lobularia maritima)

Alysse maritime (Lobularia maritima)

Ici ou là nous notons aussi la présence de lapins...ils ont laissé des traces. 

Il y a des lapins par ici !

Il y a des lapins par ici !

En revenant vers le village, nous tombons sur ces constructions qui ressemblent à des "enclos à moutons", mais je peux me tromper là aussi. 

Des enclos à moutons ??
Des enclos à moutons ??

Des enclos à moutons ??

Notre courte balade au soleil est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

A bientôt encore en Provence...si vous le voulez bien !

A bientôt encore en Provence...si vous le voulez bien !

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23 septembre 2020 3 23 /09 /septembre /2020 05:19
Fleurs d'été en Haute-Loire

Fleurs d'été en Haute-Loire

Mieux vaut tard que jamais, il était temps aujourd'hui, en ce début d'automne que je vous montre quelques fleurs sauvages de Haute-Loire qui fleurissent en été. 

Malgré le manque d'eau qui a perturbé leur floraison cette année, il y a eu de belles fleurs jusqu'à environ la mi-juillet, ensuite tout était brûlé par le soleil.  

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je vous ai déjà montré sur ce blog quelques éléments de la flore altiligérienne, lors de nos balades d'été comme ICI sur le Mont Mézenc, ICI l'été dernier, ou encore ICI

 

Voici tout d'abord celles que j'ai eu le plus de plaisir à découvrir durant cet été : des lys Martagon (une espèce protégée dans plusieurs régions de France !) et des Céphalanthères roses (ou rouges ?) que je n'avais pas vu dans la nature depuis très longtemps. 

Des lys martagon
Des lys martagon

Des lys martagon

Céphalanthère rouge (Orchidée d'été)

Céphalanthère rouge (Orchidée d'été)

Les autres sont moins rares et poussent partout au bord des champs.

Je vous les montre juste pour le plaisir des yeux.

 

Si vous le désirez vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus...

 

Campanules (deux espèces différentes)
Campanules (deux espèces différentes)Campanules (deux espèces différentes)

Campanules (deux espèces différentes)

Oeillets (trois espèces différentes)
Oeillets (trois espèces différentes)
Oeillets (trois espèces différentes)

Oeillets (trois espèces différentes)

Centaurées
Centaurées
Centaurées

Centaurées

Silène, ancolie, et mauve
Silène, ancolie, et mauve
Silène, ancolie, et mauve

Silène, ancolie, et mauve

Vipérine
Vipérine

Vipérine

Notre article du jour est terminé. J'espère que vous avez aimé la balade dans la nature et eu du plaisir à découvrir ces fleurs. 

 

L'été s'en est allé, alors...profitez bien de la douceur de l'automne !

A bientôt pour d'autres balades dans la région

A bientôt pour d'autres balades dans la région

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8 juin 2020 1 08 /06 /juin /2020 05:19

 

Nous allons finir aujourd'hui la découverte de la flore de mon petit coin de Provence en observant quelques fleurs... bleues  ! Elles sont moins fréquentes dans la garrigue ou au bord des champs que les fleurs jaunes ou roses mais n'en sont que plus belles. 

 

Dans les zones sèches et caillouteuses pousse dès le début du printemps, une jolie plante à fleurs bleues caractéristique de la garrigue provençale. 

C'est l'Aphyllante de Montpellier (Aphyllantes monspeliensis) encore appelée l'Oeillet bleu de Montpellier. Elle nous surprend toujours par ses fleurs en étoiles qui s'épanouissent au bout de tiges raides et dépourvues de feuilles. Les fleurs sont visitées par de nombreux insectes durant tout le printemps. 

L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier
L'Aphyllante de Montpellier

L'Aphyllante de Montpellier

On découvre aussi très souvent le lin bleu appelé Lin de Narbonne (Linum Narbonense). Il est facilement reconnaissable à ses tiges souples qui semblent danser au moindre souffle de vent et à ses grosses fleurs d'un beau bleu, légèrement veinées. 

Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne
Le Lin bleu de Narbonne

Le Lin bleu de Narbonne

La campanule raiponce (Campanula rapunculus) ou raiponce, est plus discrète mais pousse abondamment dans les champs en friche et les bords des chemins. Les racines, les jeunes tiges sont comestibles et se consomment cuites. Les feuilles en rosette et les fleurs, se dégustent en salade.

La raiponce était très consommée dans le passé en Provence et se cultive facilement au jardin bio. Elle revient même à la mode en ce moment, paraît-il...

La Campanule raiponce
La Campanule raiponce

La Campanule raiponce

Le mouron bleu à l'inverse est toxique comme son cousin de couleur rouge. Il est  particulièrement envahissant et pousse dans les sols riches et profonds. Attention donc s'il colonise votre jardin ! 

Le mouron bleu (Anagallis foemina)

Le mouron bleu (Anagallis foemina)

Cette plante mellifère typique de la région méditerranéenne est d'un bleu un peu violacé. Elle aime le soleil, la garrigue, les terrains caillouteux et son nom ne vous étonnera pas : c'est le Coris de Montpellier. C'est une plante médicinale aux vertus étonnantes qui a été très utilisée dans la pharmacopée des campagnes : elle avait la réputation d'aider à consolider les fractures. 

Le Coris de Montpellier en fleurs.
Le Coris de Montpellier en fleurs.

Le Coris de Montpellier en fleurs.

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer ces fleurs bleues que j'aime particulièrement et qui se cultivent aussi au jardin. Elles sont devenues rarissimes à l'état sauvage alors qu'enfant j'en voyais des parterres. Ce sont des nigelles de Damas. 

 

Nigelles de Damas dans la garrigue
Nigelles de Damas dans la garrigue

Nigelles de Damas dans la garrigue

Voilà, l'exploration des fleurs de ma campagne provençale est terminée pour le moment. Très bientôt, nous irons faire quelques courtes balades toujours en Provence, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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5 juin 2020 5 05 /06 /juin /2020 05:15

 

Nous allons poursuivre aujourd'hui notre (re)découverte de la flore de la garrigue provençale, en faisant le tour non exhaustif je vous rassure, des plantes à fleurs de couleur rose.  Ce sont celles que je préfère dans la nature, comme au jardin, avec les bleues dont je vous parlerai prochainement. 

Ceux qui ne veulent pas lire les explications peuvent tout simplement agrandir une photo en cliquant dessus et les faire ensuite toutes défiler, pour le simple plaisir de les regarder de plus près.

 

Commençons par les plus belles fleurs de la garrigue : les Orchidées. Cette année, elles ont été plus abondantes que d'habitude. En ce moment, c'est l'Orchis pyramidal et l'Ophrys abeille, qui abondent dans les champs incultes et au bord des chemins. 

L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)
L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

L'Orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)
L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)

L'Ophrys abeille (Ophrys apifera)

Ici ou là dans les champs en friche poussent les glaïeuls sauvages, appelés aussi glaïeuls des moissons ou glaïeuls d'Italie (Gladiolus italicus). Ils sont très sensibles à l'emploi des herbicides et disparaissent peu à peu du paysage provençal. 

Le glaïeul sauvage ou glaïeul des moissons  (Gladiolus italicus)

Le glaïeul sauvage ou glaïeul des moissons (Gladiolus italicus)

La vesce commune (Vicia sativa) est une plante toxique pour les chevaux (et les hommes). Elle pousse aussi dans les champs. Encore une plante appartenant à la famille des Fabacées (une famille dont je vous ai beaucoup parlé dans mon précédent article) que les hommes ont longtemps cultivé comme plante fourragère pour les ruminants. 

La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux
La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux

La Vesce commune (Vicia sativa) toxique pour les chevaux

Le sainfoin cultivé (Onobrychis viciifolia) s'est échappé des cultures pour envahir les champs secs et caillouteux surtout calcaires. Lui-aussi était autrefois très cultivé en Provence. 

Le sainfoin appartient au genre Onobrychis (Fabacées)

Le sainfoin appartient au genre Onobrychis (Fabacées)

Dans les champs secs, on trouve aussi la cicutaire.

C'est l'Erodium commun appelé aussi "Bec-de-grue à feuilles de ciguë" (Erodium cicutarium).

L'Erodium est de la même famille que les géraniums sauvages ou ceux de nos jardins. Son nom vient du grec "erôdios" qui signifie héron, à cause de la forme de son fruit qui ressemble à un long bec d'oiseau.

La Cicutaire en fleur et en fruit
La Cicutaire en fleur et en fruit
La Cicutaire en fleur et en fruit

La Cicutaire en fleur et en fruit

Enfin, dans les sous-bois, le chèvrefeuille des bois (Lonicera Periclymenum) embaume les chemins. C'est une variété non grimpante qui ressemble à un sous-arbrisseau. 

Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)
Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)

Chèvre-feuille des bois non grimpant (Lonicera periclymenum)

Le chardon est une plante typique du sud appartenant à la famille des Astéracées. Il y a beaucoup d'espèces différentes en Provence et je n'avais pas assez d'éléments pour différencier celui-ci, du coup je ne peux vous dire son nom exact. Il pousse en sous-bois. 

Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence
Un Chardon de Provence

Un Chardon de Provence

Cette jolie centaurée typiquement méditerranéenne appartient à la même famille que les chardons. Elle est dépourvue d'épines sauf sur chacune des bractées de l'involucre, comme vous pouvez le voir sur la dernière photo. Il y en a 5 bien raides ! 

Pour info : l'involucre est situé sous la corolle, formée par les pétales de couleurs, et les bractées sont les petites feuilles qui le forme et semblent soudées les unes aux autres. 

Celle-ci est la Centaurée rude (Centaurea aspera). 

La Centaurée rude
La Centaurée rude
La Centaurée rude

La Centaurée rude

Voilà notre balade botanique est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. Déjà la nature a bien changé car le soleil commence à beaucoup trop chauffer et nous manquons de pluie (sauf hier !).

N'hésitez pas à me corriger si vous connaissez le nom d'une de ces plantes et que j'ai fait une erreur sur son identification. J'aime apprendre de mes erreurs. 

 

Ce week-end encore je me mets en pause samedi (et comme d'habitude dimanche) et je vous retrouve donc dès lundi.

 

Bon week-end à tous...

et surtout une bonne fête

à toutes les mamans ce dimanche.

Elles le méritent bien ! 

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3 juin 2020 3 03 /06 /juin /2020 05:20
Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Profitons encore un peu du printemps, pour découvrir (ou revoir) quelques jolies fleurs de la garrigue provençale. Bientôt, avec la chaleur qui arrive déjà à grands pas, elles vont toutes disparaître...

Aujourd'hui nous allons observer d'un peu plus près les fleurs de couleur banche ou jaune. 

Pour ceux qui ne veulent pas entrer dans les détails, pensez tout simplement, à agrandir une photo en cliquant dessus pour les faire toutes défiler ...juste pour le plaisir des yeux ! 

 

Je vous ai déjà parlé du Spartium junceum, le genêt d'Espagne dont la floraison s'étale de longs mois jusqu'en juillet parfois et qui embaume les chemins. Ces tiges ressemblent à celles du jonc. Elles sont parsemées de feuilles alternes. Pendant longtemps les tiges ont été utilisées pour faire des cordelettes ou des semelles d'espadrilles. C'est une plante très toxique appartenant à la famille des Fabacées. 

 

Attention à cette famille de plante !

Vous connaissez tous cette famille qui comprend des plantes comestibles et même recommandées pour notre équilibre nutritionnel comme les légumineuses (lentille, soja, pois...) mais également de nombreuses plantes toxiques, comme les cytises, certains genêts et les lupins que nous cultivons aussi au jardin. Elles ont des fruits toujours en forme de gousses.

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

Le genêt d'Espagne (Spartium junceum)

La bugrane jaune (Ononis natrix) est assez rare dans la garrigue . Elle ne passe pas inaperçue avec ses grosses fleurs de couleur jaune, veinées de rouge, son aspect de sous-arbrisseau (de 30 à 50 cm de hauteur), ses feuilles et tiges velues et collantes, ainsi que son odeur pas très agréable d'où son nom de "bugrane fétide". On l'appelle aussi "Coqcigrue". Elle fait elle-aussi partie de la famille des Fabacées. C'est une plante médicinale qui soigne les rhumatismes. 

La bugrane jaune (Ononis natrix)
La bugrane jaune (Ononis natrix)La bugrane jaune (Ononis natrix)
La bugrane jaune (Ononis natrix)

La bugrane jaune (Ononis natrix)

Voici encore une plante appartenant à la famille des Fabacées : c'est la trigonelle officinale ou mélilot des champs (Trigonella officinalis ou Melilotus officinalis). Elle pousse dans les champs incultes  ou au bord des chemins.

La trigonelle officinale ou Mélilot des champs

La trigonelle officinale ou Mélilot des champs

Celle-ci appartient aussi à la famille des Fabacées très représentée dans le sud de la France. Elle forme de jolies touffes colorées. C'est la petite coronille (Coronilla minima). 

La petite Coronille (Coronilla minima)La petite Coronille (Coronilla minima)
La petite Coronille (Coronilla minima)La petite Coronille (Coronilla minima)

La petite Coronille (Coronilla minima)

Je vous ai déjà montré l'année dernière la Badasse ou Dorycnie à 5 feuilles (Nom scientifique : Lotus dorycnium ou encore Dorycnium pentaphyllum). C'est également une Fabacée ! 

La Badasse pousse en touffes denses dans les sols secs et caillouteux. Les feuilles sont assez caractéristiques car les cinq folioles qui forment chacune des feuilles sont insérés en un seul point. Les fleurs blanches sont minuscules et sans grand intérêt esthétique, mais attirent de nombreux insectes (dont des papillons et des Zygènes). C'est donc une plante à préserver, d'autant plus qu'elle pousse lentement.

Un papillon lui est presque exclusivement rattaché, l'azuré de la badasse qui comme son nom l'indique, est bleu. J'espère arriver à vous le montrer un jour mais il bouge tout le temps ! Il pond donc ses œufs sur la plante. Les chenilles en raffolent...Comme habituellement, elles vont elle-même servir de nourriture aux oiseaux, surtout aux mésanges, et ainsi participer à la chaîne alimentaire et au maintien de la biodiversité. 

La badasse (Lotus dorycnium)
La badasse (Lotus dorycnium)

La badasse (Lotus dorycnium)

L'Hélianthème forme aussi de jolies touffes jaunes dans les zones arides de la garrigue. On l'appelle "fleur de soleil" tant c'est une plante qui affectionne les endroits ensoleillés. Ses fleurs jaunes vifs tranchent avec l'aspect de la plante. Les feuilles sont un peu velues mais par contre le calice est très duveteux.

J'hésite entre deux espèces, l'hélianthème hérissé (Helianthemum hirtum) et l'Hélianthème commun (Helianthèmum nummularium) toutes deux se ressemblent beaucoup et elles cohabitent en Provence. 

Les Hélianthèmes font partie de la famille des Cistacées très présente dans la garrigue. 

L'hélianthème commun ou hirsute ?L'hélianthème commun ou hirsute ?
L'hélianthème commun ou hirsute ?L'hélianthème commun ou hirsute ?

L'hélianthème commun ou hirsute ?

Dans la même famille, le ciste à feuilles de sauge  (Cistus salviifolius) colonise aussi les bords des champs, mais en sous-bois. Il a des fleurs blanches et des feuilles vertes très légèrement recouvertes de duvet. 

Ciste à feuilles de sauge

Ciste à feuilles de sauge

Une autre plante assez fréquente en Provence est la Molène appartenant à la famille des Scrofulariacées. Je pense qu'il s'agit de la molène fausse-blattaire, car elle est peu ramifiée, peu velue, avec de petites feuilles à la base et des fleurs étalées sur la tige mais qui ne passent pas inaperçues, car elles sont assez grosses pour une molène, de couleur jaune vif avec des étamines de couleur pourpre, teintées de violet. 

La molène fausse-blattaire (?)
La molène fausse-blattaire (?)

La molène fausse-blattaire (?)

J'oublie chaque année le nom de celle-ci, alors qu'elle fleurit dans les prés secs et la garrigue en abondance en mai dans tout le sud et donc que je la rencontre très souvent. C'est l'Urospermum dalechampii (famille des Astéracées, ex Composées). Elle doit son nom à Jacques Daléchamps qui l'a découverte au XVIe siècle et à son fruit qui se termine par une sorte de queue ressemblant à un bec. 

Pour la plupart des plantes sauvages, le nom commun est parfois beaucoup plus facile à retenir et bien ce n'est pas son cas : c'est l'Urosperme de Daléchamps...en fait heureusement pour nous on l'appelle aussi la Lampistrelle commune. 

 

L'Urosperme de Daléchamps

L'Urosperme de Daléchamps

Et c'est avec cette plante que vous connaissez tous, l'églantier, ou rosier sauvage que je termine pour aujourd'hui cette balade botanique non exhaustive. Vous connaissez tous sa famille, les Rosacées, puisque nos roses des jardins en font partie !  

 

Fleurs d'églantier
Fleurs d'églantier

Fleurs d'églantier

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23 mai 2020 6 23 /05 /mai /2020 05:22
Le village de Rognes et au loin la Sainte Victoire

Le village de Rognes et au loin la Sainte Victoire

 

Voici aujourd'hui, pour ceux qui souhaitent me suivre, une promenade tranquille le long des chemins, pour bien terminer cette seconde semaine de liberté relative et découvrir quelques paysages printaniers bien de chez moi...

 

Je vous invite, si vous le souhaitez, à agrandir les photos en cliquant dessus.

Promenons-nous par les chemins...
Promenons-nous par les chemins...Promenons-nous par les chemins...
Promenons-nous par les chemins...Promenons-nous par les chemins...Promenons-nous par les chemins...

Promenons-nous par les chemins...

La nature resplendit ! La nature resplendit !
La nature resplendit ! La nature resplendit !
La nature resplendit ! La nature resplendit !

La nature resplendit !

Quelques coquelicots éclairent le bord des champsQuelques coquelicots éclairent le bord des champs
Quelques coquelicots éclairent le bord des champsQuelques coquelicots éclairent le bord des champs

Quelques coquelicots éclairent le bord des champs

Les bords de chemin invitent à la découverte...
Les bords de chemin invitent à la découverte...Les bords de chemin invitent à la découverte...
Les bords de chemin invitent à la découverte...Les bords de chemin invitent à la découverte...
Les bords de chemin invitent à la découverte...Les bords de chemin invitent à la découverte...

Les bords de chemin invitent à la découverte...

Vers la terre ou vers le ciel, la vie est  bien là !
Vers la terre ou vers le ciel, la vie est  bien là !

Vers la terre ou vers le ciel, la vie est bien là !

C'est bien vrai que l'ambiance est particulière cette année, car la pluie et la douceur du soleil ont rendu la nature radieuse.  

 

Merci pour votre visite et pour votre fidélité...

Bon week-end à tous ! 

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28 avril 2020 2 28 /04 /avril /2020 05:20

Aujourd'hui comme promis nous allons faire un petit tour des arbres de la garrigue, enfin ceux qui poussent spontanément au bord des chemins et des champs de vignes.

Pas tous cependant je vous rassure, car il me faudrait m'éloigner de plus d'un kilomètre pour vous les montrer...

 

Pour les non-provençaux, je ne crois pas me tromper en disant que les arbres qui symbolisent le plus le sud, ce sont les pins et en particulier les pins d'Alep (Pinus alepensis), le pin blanc de Provence, qui soit dit en passant ne pousse pas particulièrement à Alep. C'est une autre espèce qui pousse là-bas, le pin de Calabre (Pinus brutia). 

 

Bref le pin d'Alep aime le sud, le soleil et le sol sec et se plaît donc dans ma région, comme partout autour du bassin méditerranéen où il prolifère et a été beaucoup utilisé pour reboiser nos forêts. 

 

Très sensible au feu qu'il propage rapidement, il est aujourd'hui le plus souvent replanté en mélange avec d'autres espèces à croissance plus lente certes mais moins inflammables. 

Dernièrement les pins d'Alep ont déversé abondamment leur pollen dans nos jardins et sur nos voitures.

Gare à ceux qui sont sensibles.Tout était jaune !  

 

Le pin d'Alep dans les collines
Le pin d'Alep dans les collines

Le pin d'Alep dans les collines

Il faudra deux ans pour que le cône femelle se transforme en pommes de pin (nos pignes de Provence !) 

Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.
Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.  Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.  Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.

Le cône femelle en bout de rameau et des cônes mâles en grappe.

Les chênes pubescents (encore appelés chênes blancs chez moi) ont maintenant de grandes feuilles recouvertes encore de leur duvet. 

Les jeunes feuilles des chênes pubescents
Les jeunes feuilles des chênes pubescents

Les jeunes feuilles des chênes pubescents

Un autre chêne caractéristique de notre garrigue est le chêne vert. Comme son nom l'indique il reste toujours vert toute l'année et ne perd jamais ses feuilles en hiver. Il les renouvelle peu à peu et donc ne se retrouve jamais rameaux nus. 

Il peut atteindre une belle taille lui-aussi. 

Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs
Le chêne vert en fleurs

Le chêne vert en fleurs

Plus rarement en Provence et au bord des petits ruisseaux qui descendent de la chaîne de collines, poussent des peupliers. Il y a des pieds mâles et femelles séparés,  l'espèce est dioïque. En ce moment, ils ne passent pas inaperçu car à leurs pieds, on dirait qu'il a neigé ! 

 

Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)
Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)

Les deux espèces mâle et femelle à côté (espèce dioïque)

Comme vous le voyez les graines de peuplier sont entourées par de la bourre ce qui va faciliter leur dispersion par le vent.

La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige
La bourre des peupliers ressemble à de la neige

La bourre des peupliers ressemble à de la neige

Enfin les arbustes les plus jolis en cette fin du mois d'avril sont les aubépines que l'on reconnaît facilement parce que la plupart ont encore leurs fruits d'automne accrochés aux branches alors que les fleurs s'épanouissent.

Les aubépines
Les aubépines
Les aubépines

Les aubépines

Pour terminer cet article non-exhaustif, sur les arbres qui poussent autour de chez moi, je voulais vous montrer un endroit que nous observons de près chaque année pour voir pousser les jeunes arbres plantés lors d'une des campagnes de reboisement commencées en 2015. Nous avions participé à ces opérations. 

 

Bien à l'abri à l'intérieur de leurs manchons de protection, certains commencent à émerger et composeront bientôt une zone forestière plurispécifique, véritable barrière anti-feu dans notre zone particulièrement fragile. 

 

Près de 600 jeunes arbres non résineux ont été plantés dans plusieurs zones ayant souffert des incendies de forêt. Parmi elles des espèces peu vulnérables aux incendies comme des sorbiers,  des cornouillers, des alisiers, des frênes à fleurs, des érables, des chênes blancs....et des espèces à fruits permettant de maintenir la diversité animale dans la région. 

Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement
Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement

Quelques jeunes arbres plantés lors du reboisement

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui.

Prochainement entre deux lectures nous irons voir les travaux des champs puis nous retournerons dans mon petit jardin, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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27 avril 2020 1 27 /04 /avril /2020 05:18
Un petit chemin sous les pins...

Un petit chemin sous les pins...

Nos vacances virtuelles en Haute-Loire étant terminées... nous voilà de retour comme promis en Provence, où nous sommes confinés comme vous vous en doutez pour encore un certain temps, et même je peux dire sans me tromper, une durée encore indéterminée...

Alors, vous êtes partants j'imagine, pour vous dégourdir les jambes et me suivre sur ce petit chemin qui passe entre les pins, puis au bord des champs pour une nouvelle petite balade autour de chez moi ? 

Comme je vous l'ai déjà dit je ne m'éloigne jamais de plus d'un kilomètre de mon petit hameau. 

 

Partout les fleurs explosent dans la garrigue mais aussi au bord des chemins. 

Les cistes blancs (Cistus albidus ou ciste cotonneux) n'ont pas encore terminés leur floraison. Les fleurs sont fragiles et leurs pétales jonchent le sol. En s'approchant j'ai découvert depuis peu , grâce à Plume qui en a parlé sur son blog et vous explique tout sur ces charmantes bestioles ICI, que les fleurs de cistes dans ma garrigue, servaient de nourriture à un petit insecte à pois blancs, la cétoine grise (Oxythyria funesta) encore appelée "cétoine funeste" ou "drap mortuaire". 

Jeune, la cétoine funeste est recouverte de poils et je ne l'avais jamais vu dans sa forme adulte à pois. Attention car elle est nuisible et peut causer des ravages dans les fruitiers.

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs
Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleursCiste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Ciste blanc avec des cétoines funestes sur les fleurs

Dans la garrigue, commence également à fleurir le ciste à feuilles de sauge, qui lui, a des fleurs blanches. 

Ciste à feuilles de sauge
Ciste à feuilles de saugeCiste à feuilles de sauge

Ciste à feuilles de sauge

Le genêt d'Espagne embaume les chemins. En fait, il s'agit du Spartium junceum (ou spartier à tiges de joncs) et non pas d'un véritable genêt. 

Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne
Le genêt d'EspagneLe genêt d'Espagne

Le genêt d'Espagne

Une nouvelle orchidée a fait son apparition ces jours-ci dans les sous-bois. C'est l'orchis pourpre

L'orchis pourpre
L'orchis pourpre

L'orchis pourpre

Au bord des champs, on trouve de nombreuses plantes.

Certaines sont comestibles ou médicinales, comme le plantain qui peut être utile une fois les feuilles séchées, en cas de fièvre, de problèmes respiratoires style bronchite et d'atteinte virale comme une grippe par exemple. 

Le plantain

Le plantain

On trouve aussi le brocoli sauvage une plante qu'on peut consommer sans danger quand les fleurs forment encore un bouton. Ne pas les ramasser en bordure des champs non cultivés en BIO !  

Le brocoli sauvage en fleursLe brocoli sauvage en fleurs
Le brocoli sauvage en fleurs

Le brocoli sauvage en fleurs

A proximité, nous avons eu la chance d'observer le papillon qui lui est associé : la piéride du chou. Je l'avais pris de loin pour un citron parce que chez nous ce dernier est plus vert que jaune ! Mais non apparemment c'est une piéride mâle. 

La Piéride du chou

La Piéride du chou

Ce printemps nous offre une profusion de fleurs...

Des CoquelicotsDes Coquelicots

Des Coquelicots

Une coronille
Une coronille
Une coronille

Une coronille

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

La Dame de onze heures (ou Ornithogale en ombelle)

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils
Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poilsLe lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le lotier hérissé qui comme son nom l'indique est couvert de poils

Le muscari à toupet (Muscari comosum) a fait son apparition. C'est une plante plus rare que le muscari à grappes et qui fleurit plus tardivement. 

Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs
Le muscari pousse au bord des champs

Le muscari pousse au bord des champs

Un muscari à toupets isolé

Un muscari à toupets isolé

J'espère que la balade vous a plu. Demain nous ferons le tour des arbres et arbustes proches de chez moi. Bon, je ne vais pas continuer à vous répéter que nous allons rester en Provence, parce que je crois bien que vous avez tous compris que comme vous, je suis confinée...chez moi ! 

A bientôt !
A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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15 avril 2020 3 15 /04 /avril /2020 05:17
Le Mont Mézenc en été avec ses deux sommets...

Le Mont Mézenc en été avec ses deux sommets...

Je vous propose aujourd'hui une balade nature, au pied du plus haut sommet de Haute-Loire : Le Mont Mézenc. Ce sommet fait partie du Massif du Mézenc, une chaîne de montagnes dont le sommet le plus connu est le Mont Gerbier de Jonc, où se situent les sources de la Loire. 

 

Le Mont Mézenc est un sommet montagneux d'origine volcanique situé à la limite de deux départements : la Haute-Loire et l'Ardèche. Nous ne sommes pas montés au sommet lors de notre balade car il y avait bien trop de touristes et nous retournerons faire la balade hors saison pour le plaisir peut-être de croiser les marmottes qui ont été introduites sur ses versants dans les années 80. 

Ce qui est amusant c'est qu'il est constitué de deux sommets distincts, distants de 500 mètres, comme vous le voyez sur ma première photo.

Le sommet le plus au sud est celui situé en Ardèche et culmine à 1753 mètres d'altitude, tandis que celui qui est le plus au nord, situé en Haute-Loire, se distingue par la présence d'une croix et ne culmine qu'à 1744 mètres.  

Pour info, la croix en fer a été installée à la fin de la guerre par les prisonniers français à leur retour des camps allemands. 

 

Nous nous sommes contentés de nous balader à ses pieds et de profiter des paysages. 

Différentes vues du Mont MézencDifférentes vues du Mont Mézenc
Différentes vues du Mont MézencDifférentes vues du Mont Mézenc

Différentes vues du Mont Mézenc

Le Mont Mézenc est entouré de plateaux basaltiques d'où émergent de nombreux rochers. 

 

De nombreux rochers parsèment le paysageDe nombreux rochers parsèment le paysage
De nombreux rochers parsèment le paysageDe nombreux rochers parsèment le paysage

De nombreux rochers parsèment le paysage

Au pied des rochers, le paysage est constitué de landes fleuries composées de genévriers nains, de séneçons argentés et de raisin d'ours.  

Les paysages
Les paysages
Les paysages
Les paysages

Les paysages

Le séneçon argenté
Le séneçon argenté

Le séneçon argenté

Les versants offrent des forêts de conifères très variées parcourues par des petits ruisseaux et des sentiers.

Les ruisseaux et  sentiers forestiers
Les ruisseaux et  sentiers forestiers
Les ruisseaux et  sentiers forestiers

Les ruisseaux et sentiers forestiers

Dans le sous-bois clair poussent des myrtilles, des framboisiers et des bruyères. 

Le sous-bois
Le sous-bois
Le sous-bois

Le sous-bois

Les bruyères
Les bruyèresLes bruyères

Les bruyères

C'est une zone très riche tant au niveau de la faune que de la flore, ce qui explique que la région soit classée "Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique" et "Natura 2000". 

 

Le Mont Mézenc est situé sur la ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et la Méditerranée. 

Ligne de partage des eaux...
Ligne de partage des eaux...Ligne de partage des eaux...

Ligne de partage des eaux...

Près du Mont Mézenc se trouve la petite station de ski des Estables et de très jolies fermes anciennes aux toitures basses qui sont adaptées aux hivers rigoureux et aux vents violents d'antan...

L'activité en dehors de la station est essentiellement agricole et en particulier, liée à l'élevage, un élevage qui bénéficie d'un AOC, "le Fin Gras du Mézenc"...pour ceux qui veulent en savoir plus. 

Les Estables et les zones d'élevage
Les Estables et les zones d'élevageLes Estables et les zones d'élevage
Les Estables et les zones d'élevageLes Estables et les zones d'élevage
Les Estables et les zones d'élevageLes Estables et les zones d'élevage

Les Estables et les zones d'élevage

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Prochainement nous continuerons nos vacances virtuelles en Haute-Loire, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

A bientôt pour d'autres balades

A bientôt pour d'autres balades

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 06:18
C'est le printemps !

C'est le printemps !

Ce printemps 2020 restera pendant longtemps gravé dans nos mémoires...car c'est un printemps bien triste pour la plupart d'entre nous qui vivons en ville, ou dans un village, et ne pouvons sortir que pour les besoins d'urgence, initiative que bien entendu je ne conteste pas et qui est seule capable de ralentir le développement du coronavirus et de préserver non seulement le plus grand nombre, mais aussi les plus fragiles d'entre nous. 

 

C'est un printemps bien triste qui nous tient éloigné de nos amis, de nos familles, de nos enfants et de nos petits-enfants et nous ne savons pas combien de temps tout cela va durer. 

Bien triste aussi quand on pense à tous ceux qui vivent dans la précarité et dont la situation ne pourra que s'aggraver.

 

Bien entendu cette liste peut être allongée à l'infini selon les soucis de chacun et ce qui touche nos proches...mais ce qui compte c'est de rester à la maison et de ne sortir qu'en cas d'extrême nécessité.

Illustration Mathieu Persan (http://www.barbudesign.com/)

Illustration Mathieu Persan (http://www.barbudesign.com/)

Alors bien entendu, comme j'ai la chance de vivre en campagne et de voir de la verdure de ma fenêtre, je vais aujourd'hui partager avec vous quelques fleurs de ma jolie Provence, que j'ai pris en photo je vous rassure, avant le confinement, car je ne suis plus autorisée désormais à aller aussi loin de la maison, même à pied...

 

Tout d'abord, les petits Iris des garrigues (Iris lutescens) qui peuvent avoir trois couleurs différentes à quelques variantes près. Ils poussent isolés ou en groupe. 

 

Iris des garrigues
Iris des garrigues
Iris des garrigues

Iris des garrigues

Iris des garrigues en groupe
Iris des garrigues en groupe

Iris des garrigues en groupe

A côté des iris, on trouve sur les bords des chemins du fumeterre (Fumaria officinalis), une plante médicinale parfaite pour faire une cure de printemps dépurative. 

Le fumeterre
Le fumeterre

Le fumeterre

La ficaire fausse-renoncule ( Ficaria ranunculoides) dont Calixte nous a parlé récemment sur son blog, est très fréquente dans les ruisseaux des bords de route. 

Ficaire fausse-renoncule
Ficaire fausse-renoncule

Ficaire fausse-renoncule

Dès qu'on monte dans les collines, on trouve aussi de nombreuses euphorbes dont l'Euphorbe characias (Euphorbia characias) ou Euphorbe des garrigues, qui forme des touffes impressionnantes pouvant atteindre un mètre de hauteur et qui, même si elle n'est pas colorée, décore joliment le paysage...enfin je trouve ! 

Aujourd'hui c'est le printemps...
Aujourd'hui c'est le printemps...

La Barlie de Robert (ou Orchis à longues bractées) termine à présent sa floraison qui a été abondante cette année. On la trouve partout au bord des chemins, des champs, dans la rocaille. Lorsque on enfonce le doigt dans une de ses fleurs (ici le doigt de mon petit-fils juste à la taille), les pollinies se collent au doigt comme elles le feraient sur la tête d'un insecte pollinisateur. Et ainsi le pollen migre d'une fleur à l'autre. 

Plus de détails sur ce site si vous voulez comprendre comment s'opère la fécondation de cette plante grâce aux insectes. 

La Barlie de Robert
La Barlie de Robert
La Barlie de Robert

La Barlie de Robert

Une autre orchidée la remplace peu à peu en ce moment...sans doute s'agit-il de l'ophrys abeille ? Mais je doute chaque année de son nom, il y en a tellement !  

Un Ophrys abeille ?

Un Ophrys abeille ?

Autres fleurs de la garrigue...

Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...
Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...

Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...

Enfin en ce moment, et depuis presque un mois à présent, nous ramassons de nombreuses asperges sauvages et nous nous régalons d'en faire des potages, brouillades et autres préparations parfumées de printemps. Il nous faudra à présent attendre l'année prochaine pour recommencer...

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller lire mon article ICI, sur les asperges sauvages. 

Deux de nos récoltes d'asperges sauvages
Deux de nos récoltes d'asperges sauvages

Deux de nos récoltes d'asperges sauvages

J'espère que cette balade virtuelle vous a plu et que cela vous a permis de prendre l'air sans risque.

 

A noter, j'ai quelques soucis pour mettre des commentaires sur certains blogs hébergés comme moi sur Overblog, mais pas sur tous. Le mien a apparemment connu le même problème ces jours derniers, vous êtes nombreux à m'en avoir fait part. J'en suis désolée mais je ne sais pas pourquoi... 

En tous les cas, sachez qu'en changeant de navigateur, je suis arrivée à venir vous voir presque tous et que pour les autres,  je ne vous oublie pas et cherche une solution. 

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21 février 2020 5 21 /02 /février /2020 06:17
La Provence en hiver

Vous êtes partants pour une petite balade dans la nature ? 

Alors si ça vous tente aujourd'hui, je vous invite à chausser les baskets et à me suivre par les chemins.

Nous sommes encore en hiver et déjà le printemps pointe le bout de son nez ! 

 

Les chênes pubescents ont perdu toutes leurs feuilles à présent...ou presque, tandis que les pins et les chênes verts et kermès, restant toujours verts, se voient de loin. 

 

Des chênes, pins et un mélange de tous...Des chênes, pins et un mélange de tous...
Des chênes, pins et un mélange de tous...Des chênes, pins et un mélange de tous...

Des chênes, pins et un mélange de tous...

Dans la plupart des champs, les vignes sont à présent taillées. 

Dans les vignesDans les vignes
Dans les vignesDans les vignes

Dans les vignes

Entre deux vignobles, de nombreux champs d'oliviers ont fait ces dernières années leur apparition...

Les champs d'oliviers
Les champs d'oliviers

Les champs d'oliviers

Par-ci, par-là, quelques champs sont plantés de chênes truffiers.  Ils sont clôturées...

Plantation de chênes truffiers
Plantation de chênes truffiers

Plantation de chênes truffiers

pour éviter la venue des sangliers qui bien entendu raffolent des truffes. 

Traces de sangliersTraces de sangliers

Traces de sangliers

Partout, au bord des chemins ou dans la garrigue, depuis déjà un mois, de nombreuses fleurs ont fait leur apparition : ajonc de Provence ou argeiras (ou argelas), romarin, fausse roquette, petite véronique, globulaire buissonnante et autres espèces dont je ne connais pas toujours les noms...

Argeiras
ArgeirasArgeiras

Argeiras

Le romarinLe romarin
Le romarinLe romarin
Le romarinLe romarin

Le romarin

Fausse roquette
Fausse roquette

Fausse roquette

Véronique autres fleurs...Véronique autres fleurs...
Véronique autres fleurs...Véronique autres fleurs...
Véronique autres fleurs...Véronique autres fleurs...

Véronique autres fleurs...

Globulaire buissonnante
Globulaire buissonnante

Globulaire buissonnante

Et plus récemment, une orchidée, la  Barlie de Robert en avance pour la saison. 

La Barlie de Robert (orchidée)
La Barlie de Robert (orchidée)
La Barlie de Robert (orchidée)

La Barlie de Robert (orchidée)

Les abeilles sont de sortie...

Les abeilles sont de sortie !
Les abeilles sont de sortie !Les abeilles sont de sortie !

Les abeilles sont de sortie !

Pour changer des fleurs, le promeneur peut choisir aussi de regarder où il pose ses pieds...

Quelques fossiles dans les roches du chemin
Quelques fossiles dans les roches du cheminQuelques fossiles dans les roches du chemin
Quelques fossiles dans les roches du cheminQuelques fossiles dans les roches du chemin

Quelques fossiles dans les roches du chemin

Ou bien... lever les yeux au ciel ! 

 

A bientôt !
A bientôt !
A bientôt !
A bientôt !

A bientôt !

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13 janvier 2020 1 13 /01 /janvier /2020 06:17
Un térébinthe dans son milieu naturel

Un térébinthe dans son milieu naturel

Le térébinthe encore appelé pistachier térébinthe (Pistacia terebinthus) est un arbuste à feuilles caduques (qui perd ses feuilles en hiver donc) poussant dans la garrigue provençale, appartenant à la famille des Anacardiacées. C'est le "pételin" cité par Marcel Pagnol dans ses romans !

 

On le retrouve sur tout le pourtour méditerranéen. Il peut atteindre 3 à 5 mètres de hauteur et pousser aussi au jardin. 

Ces dernières années, cet arbuste du sud s'est peu à peu installé jusque dans le Jura et même dans les vallées abritées des Alpes. Il reste cependant à basse altitude mais il résiste bien au gel. 

Ce qu'il aime avant tout, c'est  avoir du soleil et un sol calcaire.

C'est un arbuste à la longévité exceptionnelle qui peut vivre 100 ans !

 

Il se reconnaît facilement au printemps à ses fleurs en forme de panicules rouges (étonnamment je n'ai pas de photos) mais surtout à ses feuilles, d'abord jaunes ou orangées à l'automne, puis d'un rouge flamboyant dès le mois de décembre et qui perdurent jusqu'au cœur de l'hiver.

Cette année, elles sont restées exceptionnellement présentes sur les arbustes et éclairent les paysages provençaux de leur chaude couleur. 

Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver
Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver

Pistachier térébinthe à l'automne et en hiver

Les feuilles sont découpées en folioles (le plus souvent en nombre impair chez le térébinthe ce qui n'est bizarrement pas le cas sur mes photos). 

 

La particularité de cet arbuste est de produire une résine très odorante qui s'écoule par les blessures de son écorce. C'est la térébenthine !

Attention ! Ne pas la confondre avec l'essence de térébenthine produite à l'origine avec cet arbuste mais qui aujourd'hui est fabriquée à partir de certaines espèces de pins. C'est un solvant donc un produit non comestible !

 

En Grèce, sur l’île de Chios, on utilise le térébinthe et une autre espèce proche, le lentisque, pour fabriquer à partir de leur résine, une gomme à mâcher. On utilise aussi cette "térébenthine de Chios" (appelée aussi térébenthine de Chypre ou de Hongrie) dans les cosmétiques et en médecine populaire, pour soigner en particulier les problèmes pulmonaires. Utilisée depuis l'Antiquité pour parfumer les alcools, les pâtisseries et friandises, elle faisait encore partie de la pharmacopée maritime au XVIIIe siècle.

 

Pour la récolter, on entaille l'écorce à de nombreux endroits d'où va s'écouler la sève (la résine), sous forme de petites perles translucides, qui durcissent au contact de l'air. C'est le mastic (mastiha en grec). Ces boulettes peuvent se consommer telles quelles et se mastiquer comme du chewing-gum. 

Vous vous doutez bien que cet arbuste se reconnait donc à sa forte odeur, sa résine étant chargée en essence. 

 

J'ai appris en faisant des recherches sur le net, que les fruits, roses vifs à maturité, pouvaient s'utiliser comme des condiments, une fois mis au vinaigre ou au sel. Je l'ignorais et bien entendu, ils ne se retrouvent pas sur tous les arbustes car il existe des pieds mâles et des pieds femelles. C'est donc le cas aussi des graines...dont on extrayait de l'huile, une fois sèches. 

Le pistachier térébinthe est également utilisé en ébénisterie. 

Le térébinthe est souvent envahi par des galles qui sont des excroissances de la plante provoquées par un puceron. Cet insecte piqueur pond ses œufs dans une feuille qui devient difforme et prend l'aspect d'une corne.  Les oeufs se retrouvent ainsi bien à l'abri...

Les galles du térébinthe.
Les galles du térébinthe.
Les galles du térébinthe.

Les galles du térébinthe.

Son premier cousin, le lentisque (ou pistachier lentisque) qui pousse aussi dans la garrigue, mais reste cantonné à la bordure méditerranéenne, a des feuilles découpées en folioles mais ceux-ci sont plus étroits et le plus souvent en nombre pair. Les deux cousins peuvent s'hybrider dans la nature ce qui complique leur identification. Lui ne perd pas ses feuilles qui restent vertes toute l'année ce qui permet ainsi de distinguer sans se tromper les deux espèces en hiver, car elles poussent parfois à côté. 

Les deux arbustes produisent tous deux cette fameuse résine aromatique. On appelait d'ailleurs en Provence, le lentisque... "l'arbre à mastic". 

 

Son second cousin, le pistachier vrai qui produit les pistaches que vous connaissez, est aujourd'hui greffé, afin de s'acclimater plus facilement à nos latitudes, sur un pistachier térébinthe. C'est un arbuste originaire d'Orient qui a gagné le bassin méditerranéen grâce aux Romains. Il était autrefois cultivé en Provence, ce que j'ignorais.  

 

Et voilà à quoi ressemble le térébinthe après un bon coup de mistral...il se déplume ! 

Les feuilles tombent peu à peu...

Les feuilles tombent peu à peu...

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3 décembre 2019 2 03 /12 /décembre /2019 06:21
Jolies couleurs d'automne...

Jolies couleurs d'automne...

Aujourd'hui je vous propose une courte balade juste pour le plaisir des yeux et pour admirer les couleurs de l'automne en Haute-Loire (photos prises il y a un mois pendant les vacances de Toussaint). 

 

Au bord des champs...

Au bord des champsAu bord des champs
Au bord des champsAu bord des champs
Au bord des champsAu bord des champs

Au bord des champs

Ou au bord des chemins...

Au bord des cheminsAu bord des chemins

Au bord des chemins

Au cœur de la forêt...

Au coeur de la forêtAu coeur de la forêt
Au coeur de la forêtAu coeur de la forêt

Au coeur de la forêt

Ou bien en regardant la forêt de plus loin...

En regardant la forêt de loinEn regardant la forêt de loin
En regardant la forêt de loin

En regardant la forêt de loin

Et quand on se rapproche et que par chance il y a du soleil, le spectacle est une pure merveille...

Jaune ou vert, rose, orange ou rouge, lesquelles préférez-vous ?

Jaune et vert
Jaune et vert
Jaune et vert
Jaune et vert

Jaune et vert

Rose, orange ou rouge...
Rose, orange ou rouge...
Rose, orange ou rouge...

Rose, orange ou rouge...

Et c'est sur ce paysage d'automne que se termine notre article du jour, ainsi que nos balades en Haute-Loire, mais je vous rassure, nous les continuerons l'année prochaine, car comme je vous l'ai déjà dit, il me reste encore beaucoup de choses à vous montrer, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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30 août 2019 5 30 /08 /août /2019 05:15
La mauve musquée (Malva moschata)

La mauve musquée (Malva moschata)

Cette année, à cause de la sécheresse et des fortes chaleurs, la flore de Haute-Loire était moins variée et moins abondante qu'habituellement en été. 

De plus, dès la fin du mois de juillet, beaucoup de plantes étaient déjà fanées et donc en fruits, comme dans nos jardins d'ailleurs.

Mais, juste pour le plaisir, je ne résiste pas à vous montrer tout de même quelques photos, prises au cours de l'été lors de nos balades nature, au bord des chemins...

 

Tout d'abord la mauve musquée qui est une espèce beaucoup moins commune que la mauve sylvestre. Il faut savoir que toute la plante est comestible et que vous pouvez donc agrémenter vos salades avec ses fleurs ou ses jeunes feuilles, ou bien les consommer en tisanes. 

La mauve musquée (autres photos)
La mauve musquée (autres photos)
La mauve musquée (autres photos)

La mauve musquée (autres photos)

A l'inverse, la digitale est une plante toxique. Elle contient de la digitaline. La plus fréquente en Haute-Loire est la digitale jaune :  il y en a partout au bord des chemins. 

La digitale jaune (Digitalis lutea)
La digitale jaune (Digitalis lutea)
La digitale jaune (Digitalis lutea)

La digitale jaune (Digitalis lutea)

Sur les murs de pierre, nous avons souvent des sedums, des joubarbes et autres crassulacées. En juillet les sedums jaunes étaient abondamment fleuris. 

Un sedum que je n'ai pas déterminéUn sedum que je n'ai pas déterminé

Un sedum que je n'ai pas déterminé

Le long des sentiers mais aussi dans les jardins et les clairières, on croise aussi l'achillée millefeuille dont les fleurs sont de couleur blanche, mais parfois elles peuvent être rosées...

 

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et roseL'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et rose
L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et rose
L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et roseL'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et rose

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) blanche et rose

En lisière des forêts, nous avons souvent de vastes étendues colonisés par cette belle épilobe à la floraison abondante. On l'appelle aussi le laurier de Saint-Antoine. Il en existe plusieurs variétés reconnues pour leurs vertus médicinales et utilisées par les phytothérapeutes. 

L'épilobe (Épilobium parviflorum)
L'épilobe (Épilobium parviflorum)

L'épilobe (Épilobium parviflorum)

Une autre espèce d'épilobe, l'Epilobe hirsute (Epilobium hirsutum) colonise les bords des ruisseaux, les lisières humides et les fossés...

L'épilobe hirsute
L'épilobe hirsute

L'épilobe hirsute

Enfin au bord des champs de céréales, on trouve une plante semi-parasite dont les racines sucent celles des autres plantes : c'est le rhinanthe crête de coq (sans nul doute le Rhinanthus alectorolophus au calice velu).  Il suffit de regarder de près la fleur pour comprendre d'où vient son nom. 

Le rhinanthe (Rhinanthus...)
Le rhinanthe (Rhinanthus...)Le rhinanthe (Rhinanthus...)

Le rhinanthe (Rhinanthus...)

Et bien entendu, les bleuets sont toujours là pour notre plus grand plaisir...

Les bleuets au milieu des champs de céréales
Les bleuets au milieu des champs de céréales
Les bleuets au milieu des champs de céréales

Les bleuets au milieu des champs de céréales

Autres fleurs présentes en Haute-Loire, en été...

Plusieurs espèces de campanules, des centaurées, des œillets, et des inconnues dont je vous montre un  petit aperçu ci-dessous. 

 

N'oubliez pas que vous pouvez toujours agrandir les photos en cliquant dessus ! 

Une des campanules de Haute-Loire

Une des campanules de Haute-Loire

Des centaurées...
Des centaurées...

Des centaurées...

Un oeillet non déterminé

Un oeillet non déterminé

La Jacobée (ou Séneçon de Jacob). Merci à Marine de m'avoir dit son nom...

La Jacobée (ou Séneçon de Jacob). Merci à Marine de m'avoir dit son nom...

A bientôt pour d'autres découvertes !

A bientôt pour d'autres découvertes !

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1 août 2019 4 01 /08 /août /2019 05:11
L'origan (Origanum vulgare)

L'origan (Origanum vulgare)

 

Pour moi qui aime particulièrement les plantes aromatiques, l'origan est la plante reine de l'été !

On trouve cette plante au bord des chemins jusqu'en altitude puisque je la ramasse aussi bien dans la Drôme qu'en Haute-Loire.

C'est une plante particulièrement résistante au gel. Ses tiges de couleur rougeâtre se voient de loin dans la garrigue où elle pousse souvent avec le thym, le romarin ou la sarriette en particulier dans le massif du Luberon. 

Ces petites fleurs roses lilas, s'ouvrent de juin à septembre. Elles dégagent une odeur bien agréable car elles contiennent des substances proches de celles du thym, une odeur que tout le monde connaît. 

 

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

L'origan (Origanum vulgare) ou marjolaine sauvage

Facile à faire sécher, l'origan parfumera tout l'hiver les plats italiens à base de sauce tomate. Son emploi est en effet incontournable dans les pizzas, les lasagnes ou autres préparations. 

Je l'aime aussi beaucoup en tisane. On l'appelle d'ailleurs le thé rouge et cette boisson est souvent consommée en Provence. 

 

L'origan a en effet de multiples vertus médicinales. 

C'est une plante à la fois stimulante douce et calmante pour le système nerveux. Elle calme en particulier les angoisses et permet de prendre du recul par rapport à nos soucis quotidiens. C'est donc la plante idéale de l'été pour bien profiter des vacances, retrouver un sommeil réparateur tout en profitant à fond des bons moments.

Elle calme aussi toutes les contractures liées à l'excès de sport que ce soit en applications locales ou en massages. 

Elle est digestive et vous aidera à supporter les trop nombreux repas entre amis ou famille, apéros dînatoires et autres plaisirs de saison.

C'est aussi un puissant antiseptique tant en application locale, qu'en tisane. 

De plus, c'est une plante très mellifère qui permet à de nombreux insectes de se nourrir. 

C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère
C'est une plante très mellifèreC'est une plante très mellifère

C'est une plante très mellifère

L'origan est très souvent confondu avec sa cousine cultivée, la marjolaine, appelée aussi marjolaine à coquilles, parce que ses petites feuilles arrondies ressemblent à de petites coquilles.

L'origan peut être cultivé lui-aussi, mais il perdra une partie de ses vertus par rapport aux plantes cueillies dans la nature.

La marjolaine par contre, se cultive facilement en pot ou en pleine terre dans les jardins. Elle a de petites fleurs discrètes de couleur blanche ou rosée. Son odeur est plus subtile et elle fera merveille pour ceux qui n'apprécient pas le goût trop prononcé des tisanes. 

Origan et marjolaine ont des propriétés communes mais bien entendu l'origan est plus efficace, parce qu'il concentre davantage d'huile essentielle dans la plante. 

Il existe aussi des cultivars à réserver au jardin d'ornement et à ne surtout pas consommer. 

 

Pour les différencier, j'avais fait en 2012 des fiches descriptives qui sont toujours d'actualité, pour ceux qui ont envie d'en savoir plus. 

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6 juillet 2019 6 06 /07 /juillet /2019 05:10
Le chemin de la clairette

Le chemin de la clairette

Comme promis, aujourd'hui nous allons faire un tour d'horizon de toutes les fleurs que nous avons eu plaisir à découvrir en nous baladant au cœur des cabanons de vigne de Châtillon-en-Diois.

Je n'ai pas cherché leur nom précis dans une flore et je vous montre donc mes photos juste pour le plaisir des yeux... 

 

Les paysages sont très méditerranéens et les coquelicots et les genêts étaient très présents (je vous rappelle que mes photos ont été prises il y a un mois lors du week-end de Pentecôte). 

Les paysages autour des champs de vigne
Les paysages autour des champs de vigne
Les paysages autour des champs de vigne

Les paysages autour des champs de vigne

Comme dans beaucoup de région viticole, des rosiers sont plantés au bout de chaque rangée de vignes. 

Ces rosiers agréables à l’œil ne sont pas plantés-là uniquement pour notre plaisir. Ils ont une fonction bien précise. 

 

En effet, les rosiers sont des plantes très sensibles à l'oïdium et au mildiou, deux maladies qui s'attaquent aussi aux vignes.

Ces deux maladies sont provoquées par des champignons microscopiques qui se développent en particulier quand il fait humide et doux et que la différence de température entre la nuit et le jour est élevée, ce qui n'est pas le cas cette année, mais fréquent habituellement.   

L'oïdium entraîne l'apparition d'un feutrage blanc sur les feuilles. Les feuilles se dessèchent et la plante dégénère. Plus tard dans la saison ce sont les grains qui vont être recouverts...puis la maladie atteint les sarments.

Le mildiou atteint lui-aussi les feuilles et les grains de raisin.

 

Ainsi, étant prévenu par l'apparition de ces maladies sur les rosiers (ou les pêchers de vigne qui étaient également plantés à cet effet), le viticulteur peut intervenir sur ses vignes avant que tout le vignoble ne soit atteint. 

 

Au début du XXe siècle, les viticulteurs plantaient aussi des rosiers pour aider le cheval à bien sillonner entre les rangs (car il évitait le rosier qui piquait).

Légende ou réalité ? Je ne sais pas... mais en tous les cas c'est une jolie explication je trouve...

Les rosiers
Les rosiersLes rosiers

Les rosiers

On trouve aussi des rosiers près des cabanons, comme vous avez pu le voir dans mon précédent article. Là je vous les montre d'un peu plus près. 

Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanonUn des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon
Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon

Un des rosiers à fleurs simples près d'un cabanon

Un autre rosier bicolore
Un autre rosier bicoloreUn autre rosier bicolore

Un autre rosier bicolore

Les fleurs sauvages sont abondantes et variées le long du chemin de la clairette, en bordure des champs bio et le long du canal du Plan. 

Des marguerites des champs
Des marguerites des champsDes marguerites des champs

Des marguerites des champs

Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)
Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)
Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)

Des buglosses (cette fois-ci, la fleur a bien 5 pétales)

Des mauvesDes mauves

Des mauves

Des liseronsDes liserons

Des liserons

Un bourdon sur une inconnue
Un bourdon sur une inconnue

Un bourdon sur une inconnue

Autres fleurs sauvages...Autres fleurs sauvages...
Autres fleurs sauvages...

Autres fleurs sauvages...

Et voilà, notre balade dans la Drôme est terminée pour l'instant.

La semaine prochaine nous partirons en voyage, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

 

En attendant, bon week-end à tous...

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8 juin 2019 6 08 /06 /juin /2019 05:14
Un paysage typiquement provençal

Un paysage typiquement provençal

Pour bien terminer la semaine, je vous propose aujourd'hui une petite visite presque totalement en images, pour découvrir la flore provençale...

Les photos ont toutes été prises lors de notre balade sur la chaîne de la Trévaresse, présentée sur le blog ICI

 

Comme d'habitude si vous désirez zapper le texte, il suffit de cliquer sur la première photo et de les faire toutes défiler...c'est un des très grands avantages d'être sur Overblog !

 

Tout d'abord des orchidées...

La plus fréquente au mois de mai est l'orchis pyramidal ("orchis pyramidalis", appelée aujourd'hui "anacamptis pyramidalis"). Les premières photos montrent sa forme caractéristique. Sur la dernière photo, l'épi floral est beaucoup plus allongé qu'habituellement (un hybride peut-être ?). 

L'orchis pyramidal
L'orchis pyramidal
L'orchis pyramidal
L'orchis pyramidal

L'orchis pyramidal

La seconde orchidée est peu connue : c'est la "limodore à feuilles avortées" (Limodorum abortivum). Elle est assez fréquente en Provence, dans les sous-bois car elle aime l'ombre. C'est une plante très originale car dépourvue de chlorophylle. A noter, il y a seulement deux espèces d'orchidées en France qui ne possèdent pas de chlorophylle.

On la voit de loin car elle peut mesurer jusqu'à 80 cm !

 

On a considéré pendant longtemps cette plante comme une plante saprophyte (se nourrissant de matières organiques en décomposition) mais il se trouve qu'elle installe son rhizome sur les racines des arbres dont elle va utiliser les réserves pour vivre. Elle est donc plutôt parasite !

Elle aime particulièrement le sol acide des pinèdes du sud-est, mais peut disparaître pendant quelques saisons puis réapparaître. 

La limodore à feuilles avortées
La limodore à feuilles avortées
La limodore à feuilles avortées

La limodore à feuilles avortées

La badasse ou "dorycnie à cinq folioles", (Dorycnium suffruticosum) qui aime particulièrement le soleil du sud de la France, est une plante très mellifère. 

La badasse (dorycnie à 5 folioles)
La badasse (dorycnie à 5 folioles)

La badasse (dorycnie à 5 folioles)

D'autres fleurs poussent également en touffes...

un hélianthème
un hélianthème

un hélianthème

Aphyllante de Montpellier, saponaire, et le petit genêt d'Espagne (genista hispanica)
Aphyllante de Montpellier, saponaire, et le petit genêt d'Espagne (genista hispanica)
Aphyllante de Montpellier, saponaire, et le petit genêt d'Espagne (genista hispanica)

Aphyllante de Montpellier, saponaire, et le petit genêt d'Espagne (genista hispanica)

Il y a souvent des églantiers dans les haies...

L'églantierL'églantier
L'églantierL'églantier

L'églantier

Et voilà une belle inconnue aux fleurs bleues...

Je pensais que c'était une buglosse, mais je me suis aperçue que la fleur n'avait que 4 pétales au lieu des 5 habituelles chez les plantes de la famille des Borraginacées. 

Mystère donc ! 

Une belle inconnue (une buglosse ?)Une belle inconnue (une buglosse ?)
Une belle inconnue (une buglosse ?)Une belle inconnue (une buglosse ?)
Une belle inconnue (une buglosse ?)Une belle inconnue (une buglosse ?)

Une belle inconnue (une buglosse ?)

Voilà pour terminer, quelques plantes fréquemment observées dans la campagne provençale...

Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii) Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii)
Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii)
Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii) Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii)

Autres plantes : pastel, fruit de salsifis sauvage, centaurée étoilée (Centaurea calcitrapa), un polygala et la Lampistrelle commune (Urospermum dalechampii)

L'orge des rats, le célèbre spigaou, ou espigaou, à l'épillet... si dangereux pour les animaux

L'orge des rats, le célèbre spigaou, ou espigaou, à l'épillet... si dangereux pour les animaux

Et quelques petites bébêtes surprises par la photographe...

Des cétoines et une abeille...une sauterelle
Des cétoines et une abeille...une sauterelleDes cétoines et une abeille...une sauterelle

Des cétoines et une abeille...une sauterelle

J'espère que cette balade vous a plu. Je ne publierai pas lundi, puisque c'est le week-end de Pentecôte...

 

La semaine prochaine, nous resterons en Provence, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

 

Bon week-end à tous et à mardi...

 

Et un grand merci à Daniel qui m'a donné le nom de quatre inconnues (dans les commentaires ci-dessous) ! 

 

A bientôt !

A bientôt !

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20 mars 2019 3 20 /03 /mars /2019 06:19
C'est le printemps !

C'est le printemps !

Aujourd'hui c'est le printemps et la nature se pare de couleurs...

Voici un petit aperçu des fleurs de la garrigue, photographiées dimanche dernier, lors d'une courte balade entre les villages de La Barben et de Lambesc, dans les Bouches-du-Rhône.. 

 

Les iris sauvages sont déjà en fleurs, mais cette année pour l'instant, nous n'avons vu quasiment que des jaunes...

Les iris sauvages sont en fleursLes iris sauvages sont en fleurs
Les iris sauvages sont en fleursLes iris sauvages sont en fleurs

Les iris sauvages sont en fleurs

Le romarin parfume la garrigue depuis bientôt un mois. C'est le moment de le ramasser pour en faire des tisanes ou l'utiliser en cuisine...

Le romarin en fleurs...
Le romarin en fleurs...
Le romarin en fleurs...

Le romarin en fleurs...

D'ailleurs les abeilles s'en régalent aussi...

Les abeilles se régalent
Les abeilles se régalentLes abeilles se régalent

Les abeilles se régalent

Comme elles se régalent aussi du thym qui commence déjà à fleurir avec un mois d'avance, à certains endroits de la garrigue bien abrités. 

Le thym commence à fleurir...

Le thym commence à fleurir...

Dans le sous-bois, dès que pointe un peu d'humidité, comme là au fond du vallon, les violettes forment de beaux tapis...

Les violettesLes violettes
Les violettesLes violettes

Les violettes

Les orchidées commencent à apparaître et à s'ouvrir...

Ici l'orchis de couleur pourpre qui s'appelle la Barlie de Robert (ou "Orchis géant" ou encore "à longues bractées"), typique de la garrigue. Nous la voyons apparaître dès le mois de mars dans notre garrigue.  

 

La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)
La Barlie de Robert (ou Orchis géant)

La Barlie de Robert (ou Orchis géant)

Les premiers narcisses ont également un bon mois d'avance...

Premiers narcisses

Premiers narcisses

L'Euphorbe characias appelée aussi "Euphorbe des garrigues", est également en fleurs, même si celles-ci ne sont pas colorées...

L'euphorbe des garriguesL'euphorbe des garrigues

L'euphorbe des garrigues

D'autres petites plantes pointent le bout de leur nez ici ou là  : globulaires et hélianthème. 

La globulaire
La globulaire

La globulaire

La première fleur d'hélianthème

La première fleur d'hélianthème

Enfin, au bord du Lavaldenan, qu'il va nous falloir traverser sur quelques pierres et un tronc mis en travers, car ce n'est pas encore la saison de se mouiller les pieds...

Le Lavaldenan
Le Lavaldenan

Le Lavaldenan

...quelques buissons de prunelliers apportent leur touche de lumière au fond du vallon...

Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan
Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan
Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan

Le prunellier en fleurs au bord du Lavaldenan

A bientôt pour d'autres balades nature ! 

Aujourd'hui c'est le printemps !

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9 mars 2019 6 09 /03 /mars /2019 06:23
Le printemps approche à grands pas au jardin et dans la nature...

Le printemps approche à grands pas au jardin et dans la nature...

La douceur de ces dernières semaines a été bénéfique pour tous, mais anormale pour un mois de février, tout le monde est d'accord là-dessus. Bizarrement, la nature n'est pas en avance pour autant, en tous les cas chez moi, en Provence. 

Pour que la nature s'éveille tout à fait, il faut davantage de douceur la nuit et surtout de la pluie. Elle est très attendue car cette semaine nous n'avons eu droit qu'à trois petites gouttes ! 

 

Les amandiers sont en fleurs et c'est toujours un grand plaisir de les découvrir au bord des chemins...

Les amandiers en fleurs au bord des chemins
Les amandiers en fleurs au bord des chemins

Les amandiers en fleurs au bord des chemins

En m'approchant, je ne me lasse pas de voir leurs fleurs légèrement rosées...

Fleurs d'amandiers...
Fleurs d'amandiers...
Fleurs d'amandiers...
Fleurs d'amandiers...

Fleurs d'amandiers...

Nous allons profiter aussi des quelques  fleurs qui commencent à s'épanouir au jardin. 

D'abord les violettes qui comme chaque année ont été les premières. Elles formaient de jolis parterres jusqu'à présent dans mon petit jardin, mais cette année, après deux étés de canicule à la suite, ces parterres se sont considérablement réduits. 

Les violettes
Les violettes

Les violettes

Jonquilles et jacinthes se sont ouvertes en quelques jours à peine.

 

Jonquilles et jacinthes
Jonquilles et jacinthes
Jonquilles et jacinthes
Jonquilles et jacinthes

Jonquilles et jacinthes

L'abricotier reprend du poil de la bête après avoir dépéri...

Quelques rameaux, bourgeons et fleurs d'abricotier
Quelques rameaux, bourgeons et fleurs d'abricotier
Quelques rameaux, bourgeons et fleurs d'abricotier

Quelques rameaux, bourgeons et fleurs d'abricotier

Les oiseaux s'en donnent à cœur joie tous les matins, et la période de reproduction est proche, car les mangeoires se vident à toute vitesse.

Malgré la douceur, le rouge-gorge est toujours là et tant qu'il ne sera pas parti, c'est que l'hiver sera encore à nos portes...en tous les cas c'est ce que l'on dit chez moi ! 

Le rouge-gorge du jardin

Le rouge-gorge du jardin

La lumière est toujours très douce et il est temps de tailler mon unique laurier rose : je n'avais même pas coupé les fleurs fanées à l'automne dernier...mais finalement je ne l'ai pas regretté car cela a donné de jolis plumets, très décoratifs au jardin en hiver. 

Ce qui reste des fleurs de laurier rose...

Ce qui reste des fleurs de laurier rose...

Le printemps s'annonce aussi en poésie et en "beauté" puisque c'est le thème du Printemps des poètes 2019 qui fête cette année ses 20 ans d'existence, et s'ouvre aujourd'hui. L'affiche a été réalisée par Enki Bilal. 

Si vous voulez en savoir plus, vous trouverez tous les renseignements utiles en suivant le lien ci-dessous. 

Bon week-end à tous ! 

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 05:18
La reine-des-près le long du ruisseau...

La reine-des-près le long du ruisseau...

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'une plante qui abonde encore en Haute-Loire et que je connaissais déjà, mais sur laquelle j'ai fait des découvertes intéressantes.

Il s'agit de la Reine-des-près (Filipendula ulmaria) appelée aussi fausse-spirée, ou ulmaire. Belle des près, barbe des chênes, herbe aux abeilles, vignette...font aussi partie de ses petits noms. Et en anglais, c'est la "meadowsweet".

 

La reine-des-prés est une plante élégante, visible dans les zones humides, le long des petits ruisseaux ou des marécages.

 

C'est une plante élégante...
C'est une plante élégante...

C'est une plante élégante...

 

Elle est originaire d'Europe et peut pousser jusqu'à 1 700 mètres d'altitude. Elle est visible dans toute la France mais par contre, on ne la rencontre ni en Provence, ni en Corse. Il y fait beaucoup trop chaud pour elle et surtout beaucoup trop sec car elle pousse les pieds dans l'eau !  

La Reine-des-prés est une plante vivace appartenant à la famille des Rosacées. Elle peut atteindre 1m50 de hauteur. La tige de couleur rougeâtre, est robuste et ne ploie pas facilement. Les feuilles sont duveteuses en-dessous et le nom de spirée vient des fruits en forme de spirale.

 

N'hésiter pas à agrandir ma photo en cliquant dessus...pour voir les fruits. 

 

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

 

La plante se reconnaît de loin quand elle fleurit en juillet, car ses hampes florales de couleur blanc crème ressortent sur la verdure du feuillage et des prés. Les fleurs sont en fait de fausses ombelles. 

De plus en s'approchant, on découvre qu'elle est fortement mellifère.

Et en la ramassant, nos sens sont aussitôt en éveil : elle a une odeur douce qui rappelle celle des amandes. C'est donc aussi une plante aromatique.

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre
Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

 

Les vertus de la Reine-des-prés...

Utilisée depuis la nuit des temps, cette plante sacrée chez les Druides, et offerte aux jeunes mariés au Moyen Age en guise de porte-bonheur (et sans doute aussi comme gage de bonne santé), n'a vu ses propriétés médicinales reconnues qu'à la Renaissance.

La plante fraîche contient en effet de l'acide salicylique (le composant de l'aspirine) ce qui lui donne le pouvoir de calmer les douleurs en douceur, mais sans les effets secondaires du véritable médicament.

 

Elle a aussi des vertus drainantes ce qui permet de soulager les rhumatismes chroniques et toutes les douleurs articulaires.

Elle agirait aussi contre l'hypertension, car elle a une action vasodilatatrice. 

On a découvert plus récemment qu'elle était très riche en flavonoïdes, de puissants anti-oxydants. 

Elle contient aussi du soufre, du fer, du calcium, des tanins et de la vitamine C...entre autres substances. 

 

Ses vertus médicinales seraient amoindries par le séchage, mais c'est le cas je pense, pour beaucoup de plantes. 

 

Par contre, ses vertus aromatiques seraient maximales après un an de séchage, au moins ! 

Elle peut être utilisée pour aromatiser de nombreux desserts à base de lait, des crèmes, des yaourts ou des flans, mais aussi des confitures auxquelles elle donne un goût subtil de vanille.

Les anciens la faisaient macérer dans du vin rouge, de l'hydromel ou dans la bière. 

Associée avec le cassis, elle fait merveille pour soigner les douleurs chroniques.

Elle agirait de plus, comme un dépolluant naturel de l'organisme et permettrait même d'éliminer certaines des substances toxiques que nous absorbons dans notre alimentation, mais cela est encore à l'étude...

 

Attention cependant ! Les femmes enceintes ne doivent pas en consommer car elle peut provoquer (à fortes doses) des hémorragies.

N'oubliez-pas non plus qu'avec les plantes, il faut toujours demander conseil à votre médecin. Il peut en effet y avoir des interactions avec votre traitement si vous en avez un...

 

 

Pour profiter au maximum de ses vertus médicinales, il faut la consommer de préférence en tisane : versez 1 à 2 càs de plante sèche (fleurs et feuilles ensemble ou séparément) dans 1/4 de litre d'eau frémissante. Laisser infuser 10 minutes. On peut en boire trois tasses par jour, pas plus et en faire des cures de trois semaines en été quand elle est fraîche, puis aux changements de saison...

Bonne dégustation !

Bonne dégustation !

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 05:15
La campanule à grandes fleurs (échappées des jardins ??)

La campanule à grandes fleurs (échappées des jardins ??)

 

Aujourd'hui pour bien commencer la semaine, je vous propose une petite balade au milieu de ces quelques fleurs d'été sauvages ou cultivées qui ne manqueront pas de nous (et vous) rappeler les beaux jours. 

Toutes mes photos ont été prises durant mon séjour de juillet-août dans le Velay.

 

Au bord des chemins, on trouve beaucoup la mauve musquée (Malva moschata), une mauve que je ne croise jamais en Provence, où je rencontre plus fréquemment la mauve sylvestre (Malva sylvestris).

 

La mauve musquée (Malva moschata)
La mauve musquée (Malva moschata)
La mauve musquée (Malva moschata)

La mauve musquée (Malva moschata)

 

Le millepertuis sauvage (Hypericum perforatum) envahit les bords de chemin mais sa variété cultivée (Hypericum calycinum) s'installe aussi facilement dans les jardins...et éclaire les coins ombragés. 

Millepertuis sauvage et cultivé
Millepertuis sauvage et cultivé

Millepertuis sauvage et cultivé

 

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) pousse un peu partout (le "ch" se prononce "k"). Les plus fréquentes sont de couleur blanche mais de temps en temps nous en trouvons des roses. 

Achillée millefeuille de couleur rose
Achillée millefeuille de couleur rose

Achillée millefeuille de couleur rose

 

Roses aussi sont les épilobes dont il existe plusieurs variétés...

Epilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum)

Epilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum)

Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)
Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)

Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)

 

Au bord des chemins, on croise aussi souvent la cardère sauvage (Dipsacus fullonum), ou "cabaret des oiseaux" ...

Sa cousine cultivée Dipsacus sativus, était utilisée pour "lainer" les tissus et non pas carder comme je le croyais auparavant. Les capitules secs, plus allongés que ceux de la plante sauvage, étaient enfilés sur des peignes. Ces peignes servaient à "lainer" les tissus c'est-à-dire à les frotter pour en faire ressortir les fibres ce qui donnait alors aux tissus, un aspect duveteux. Elle a été cultivée pendant tout le XIXe siècle et jusqu'en 1980...en France et en Belgique entre autres.

 

Cardère sauvage

Cardère sauvage

 

La digitale à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) est la plus fréquente.

Attention car non seulement cette plante est protégée en Auvergne mais en plus elle est très toxique car toute la plante contient de la digitaline, une substance utilisée pour soigner les problèmes cardiaques, certes mais qu'il vaut mieux s'abstenir de consommer quand on n'en a pas besoin... 

Digitale à grandes fleurs

Digitale à grandes fleurs

 

Centaurée, vipérine et chardon à la belle couleur bleue, œillet, et campanule aux hampes de toutes tailles se rencontrent aussi en été, ici ou là...

Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanuleCentaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule
Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule
Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanuleCentaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule

Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule

 

Et nous avons même croisé une belle inconnue au bord du chemin...

Je vous ai donc demandé : "Peut-être connaissez-vous son nom ?"

Merci à Maryline, Cathy (Virjaja)et à Cathyrose de m'avoir donné la réponse : il s'agit d'une eupatoire à feuilles de chanvre. Une plante qui aime fleurir en fin d'été au bord des forêts humides et dans les marais. 

Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)
Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)

Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)

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24 juin 2018 7 24 /06 /juin /2018 05:20
Les coquelicots terminent tranquillement leur floraison
Les coquelicots terminent tranquillement leur floraison

Les coquelicots terminent tranquillement leur floraison

 

Pour ce premier dimanche de l'été, je vous propose une balade dans la garrigue provençale afin de profiter encore un peu des fleurs, avant que la chaleur, qui est arrivée cette semaine chez nous n'assèche tout, et que les directives préfectorales locales, nous en interdisent l'accès à cause des risques d'incendies.

 

De nombreuses fleurs se retrouvent dans les sous-bois et au bord des chemins, car la nature a particulièrement aimé les pluies abondantes et quotidiennes du printemps.

Je n'avais jamais vu autant de coquelicots en fleurs. Habituellement, ils sont au bord des routes et dans la plaine, mais cette année, ils ont colonisé la moindre trouée dans la garrigue.

 

En grimpant un peu plus vers la colline, nous trouvons d'autres fleurs dans les sous-bois.

 

Le chèvrefeuille (Lonicera implexa) pousse au milieu des cistes cotonneux. 

 

Le chèvrefeuilleLe chèvrefeuille

Le chèvrefeuille

 

A côté, nous trouvons de jolies fleurs qui ressemblent à des marguerites et qui sont plutôt rares chez nous. Sauf erreur de ma part, il s'agit de Tanaisie en Corymbe (Tanacetum corymbosum).

 

Tanaisie en CorymbeTanaisie en Corymbe

Tanaisie en Corymbe

 

De temps en temps nous croisons une orchidée peu commune qui fleurit toujours à la fin du printemps, et parfois jusqu'en juillet, l'orchis pyramidal...

L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

L'orchis pyramidal (Anacamptis pyramidalis)

 

Au bord du chemin, en continuant notre ascension, des lins bleus commencent à apparaître. Ils sont plus fréquents que les blancs. 

Lin de Narbonne  (bleu)
Lin de Narbonne  (bleu)Lin de Narbonne  (bleu)

Lin de Narbonne (bleu)

 

Les lins côtoient des plantes herbacées variées, typiques de la garrigue...bien que moins spectaculaires. 

Le brachypode rameux (Brachypodium retusum) pousse en touffes et colonise les bords de chemin.

C'est une plante typiquement méditerranéenne qui fait partie du patrimoine local. C'est l'herbe à moutons, la "baouque"... 

Ce brachypode se reproduit en émettant des stolons sous terre et forme rapidement un couvre-sol, résistant à la sécheresse et au piétinement. Ces touffes sont précieuses car ce sont les premières à coloniser les lieux après un incendie, à empêcher la fermeture des zones de garrigues, et donc à préserver une biodiversité nécessaire à son équilibre. 

A côté, pousse le dactyle pelotonné (dactylus glomerata variété hispanica) et l'Egilope (Aegilops), une plante échappée des champs de céréales...

 

Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.
Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.
Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.

Au bord du chemin...touffes de brachypode rameux ; dactyle pelotonné ; et l'égilope.

 

Les immortelles (Hélicrysum stoekas) commencent à fleurir : elles pourront être bientôt ramassées pour faire quelques bouquets secs.

Mêlées aux touffes d'immortelles,  on retrouve souvent des plantes discrètes mais qui sont abondantes et fleurissent en blanc, les Dorycnium ou "badasse". On les voit sur ma troisième photo. 

Les immortelles
Les immortellesLes immortelles

Les immortelles

 

Plus haut dans les rochers, des pins et des chênes verts s'accrochent comme ils peuvent pour survivre. Des sedums poussent également dans la moindre anfractuosité ou en bas des falaises

Quelques arbustes et sedums s'accrochent au rocherQuelques arbustes et sedums s'accrochent au rocher
Quelques arbustes et sedums s'accrochent au rocherQuelques arbustes et sedums s'accrochent au rocher

Quelques arbustes et sedums s'accrochent au rocher

 

Dans le vallon, ce sont des arbustes épineux en fleurs, qui attirent notre attention.

Leurs rameaux forment des zigzags et leur floraison discrète en jaune est abondante. Les fruits sont caractéristiques. Ils ressemblent à de petits chapeaux chinois et restent  longtemps sur les rameaux de l'année précédente.

Ce sont des épines-du-Christ, encore appelés paliures, ou porte-chapeau en Provence. 

Paliurus spina-ChristiPaliurus spina-Christi
Paliurus spina-ChristiPaliurus spina-Christi

Paliurus spina-Christi

 

Et, tout à fait par hasard en s'approchant pour identifier une plante,  nous découvrons une empuse (Empusa pennata) appelée aussi "le diablotin de Provence" que nous avions pris au départ pour une simple brindille.

C'est notre première rencontre avec cette petite bête étonnante ! 

Elle était accrochée à une plante légèrement buissonnante, une bugrane si je ne me trompe pas (appartenant au genre Ononis).

 

Je vous invite à aller la voir de plus près chez Pascale ICI ou, par exemple, car elle lui a consacré plusieurs séries de macros. N'hésitez-pas à utiliser le moteur de recherche interne de son blog pour les retrouver si besoin.  

 

Une empuse... femelle (?)
Une empuse... femelle (?)

Une empuse... femelle (?)

 

Bon dimanche à tous ! 

Le salsifis de Provence en fruit (Tragopogon porrifolius)

Le salsifis de Provence en fruit (Tragopogon porrifolius)

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18 mai 2018 5 18 /05 /mai /2018 05:29
Les haies au mois d'avril

Les haies au mois d'avril

 

Pour faire suite à mon article d'hier, je vais vous montrer aujourd'hui la floraison printanière des haies que nous trouvons le long des chemins. En avril, elles commençaient tout juste à se réveiller et n'offraient pas un spectacle très impressionnant.

 

Les haies sont très importantes dans le paysage agricole français.

Récemment, il a été découvert que la disparition quasi totale des petits oiseaux de nos campagnes avait entre autre pour cause, la disparition d'endroit pour nicher (les arbustes des haies donc) et l'absence de nourriture (larves, insectes,...) lié à l'emploi massif des produits insecticides et pesticides qui vont de pair avec la culture intensive à grande échelle qui sévit dans certaines de nos régions.

Heureusement ce n'est pas le cas en Haute-Loire ! 

 

Les haies sont encore bien présentes. Conçues à l'origine comme clôtures naturelles pour maintenir les troupeaux ou marquer des limites de propriété, les haies ont été bien préservées.

Elles bordent aussi bien les petites routes de campagne, que les cours d'eau et les petits ruisseaux...

Qu'elles soient hautes ou basses, elles préservent la biodiversité et tiennent les sols. Les oiseaux peuvent s'y nourrir, s'y cacher ou y nicher. De plus, elles protègent une quantité non négligeables d'animaux pendant l'hiver. 

 

Que trouve-t-on dans ces haies ?

En avril, ce qui se voit de loin dans les haies basses, ce sont les prunelliers (ou épines noires, ou pruneliers avec un seul "l").

C'est leur floraison blanche qui attire le regard et leur odeur sucrée qui embaume les chemins. Ils forment grâce à leurs épines une belle protection aux oiseaux. Ils poussent rapidement et construisent en quelques années une barrière infranchissable pour les troupeaux...
 

 

 

Des prunelliers en fleurs

Des prunelliers en fleurs

 

Plus tard ce seront les églantiers,  les aubépines, les sureaux, les ronciers...

 

En blanc aussi, nous avons les merisiers, encore appelés cerisiers des oiseaux, cerisiers sauvage ou cerisiers des bois.  Comme son nom l'indique, cet arbre qui peut être assez grand, produit au début de l'été des fruits qui sont parfaitement comestibles et qui ressemblent à de toutes petites cerises.

Les merisiers poussent aussi bien au coeur des haies hautes, qu'à la lisière des forêts. Ce sont les premiers arbres à fleurir dans les haies alors que les arbres proches sont souvent encore dépourvus de feuilles.

Les merisiers en fleurs...Les merisiers en fleurs...

Les merisiers en fleurs...

 

Les merisiers cohabitent souvent avec les frênes communs.

En avril, les frênes s'éveillent à peine. Leurs fleurs en panicules apparaissent avant les feuilles, donnant aux arbres une couleur rougeâtre caractéristique. 

Le feuillage est encore très souvent utilisé comme fourrage aussi bien pour les vaches, que pour les moutons et les chevaux. Il constitue donc un complément alimentaire apprécié, ce qui explique que les agriculteurs laissent proliférer ces arbres ! 

En tisane, les feuilles étaient souvent utilisées dans les campagnes pour leurs propriétés médicinales.

 

La floraison du frêneLa floraison du frêne
La floraison du frêneLa floraison du frêne

La floraison du frêne

 

Les saules sont fréquemment présents dans les haies lorsque les prés sont bordés par des ruisseaux.

Un des plus fréquents en Haute-Loire est le saule Marsault, ou saule des chèvres, car comme son nom l'indique, elles raffolent de ses feuilles.

Les pieds mâles et femelles sont séparés. Les chatons attirent de nombreux insectes dès le début de printemps : les saules sont des arbres très mellifères. 

 

Le saule Marsault (fleurs femelles) Le saule Marsault (fleurs femelles)
Le saule Marsault (fleurs femelles)
Le saule Marsault (fleurs femelles) Le saule Marsault (fleurs femelles)

Le saule Marsault (fleurs femelles)

Le saule Marsault (fleurs mâles)
Le saule Marsault (fleurs mâles)

Le saule Marsault (fleurs mâles)

 


Enfin, on trouve aussi des tilleuls, des aulnes, des noisetiers parfois...donc, toute une panoplie d'arbustes et d'arbres qui au printemps s'éveillent doucement avant de nous montrer leurs jolies feuilles vertes aux couleurs tendres...

 

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17 mai 2018 4 17 /05 /mai /2018 05:24
Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

Une prairie fleurie en avril (en avant-plan une haie de prunelliers)

 

Voilà un billet fleuri pour vous montrer  les quelques fleurs de printemps que j'ai observé en Haute-Loire (donc faisant partie de la flore "altiligérienne"...) lors de mon dernier séjour... 

Aujourd'hui  et demain, nous allons en effet nous balader sur des chemins qui bordent les prairies.

 

Je vous ai déjà montré récemment quelques fleurs des forêts. Il faut savoir que dans le département de Haute-Loire, les forêts représentent environ 40 % de la surface totale agricole. Les prairies sont de toute beauté au printemps et représentent près de 50 % de la surface totale des terres. Le reste est constitué de céréales, de légumineuses et autres cultures...

Voilà pourquoi c'est une région si verte ! 

 

Au contraire de ce que l'on pense, les prairies ne sont pas toutes naturelles. Depuis une dizaine d'années certains éleveurs sèment des prairies temporaires en ray-grass, une plante vivace fourragère qui ressemble beaucoup au gazon...et qui devra être resemées régulièrement. Ces prairies constituent un milieu artificiel pauvre au niveau de la biodiversité car elles contiennent peu de plantes mellifères. Le fourrage est abondant mais ces prairies sont fauchées assez tôt dans la saison car elles résistent mal aux températures d'été. Les éleveurs les cultivent souvent pour fabriquer de l'ensilage qui complétera la nourriture hivernale de leur bétail. 

 

Les prairies naturelles sont au contraire implantées depuis des années. Elles ont été le résultat du défrichage des forêts au cours des temps. Enrichies naturellement par le pâturage régulier des animaux, elles constituent un milieu naturel riche au point de vue de la biodiversité. Le fourrage est moins abondant, certes,  mais qualitativement meilleur et la prairie résiste mieux aux aléas du climat, en particulier lors des sécheresses d'été.  

Loin de moi l'idée de critiquer les pratiques des éleveurs. Je connais leurs difficultés financières et je n'ignore pas que leurs revenus sont en moyenne 30 à 35% plus faibles, comparés au salaire moyen d'un agriculteur au niveau national. Je suis proche d'eux lorsque je suis en Haute-Loire, et je vois bien comment ils vivent... mais il faut tout de même savoir que la FNSEA les pousse à remplacer les prairies naturelles pour avoir un meilleur rendement.

Toujours ce rendement, on n'entend parler que de lui, au détriment de la qualité et de la préservation des milieux naturels et de notre planète... Alors qu'il suffirait d'aider les éleveurs en achetant leur lait au juste prix et en les incitant plutôt à diversifier leurs ressources et à produire de la qualité. 

 

Mais revenons à nos jolies fleurs de printemps !

Voici quelques-unes des fleurs que l'on trouve dans les prairies naturelles donc, en avril...

 

- la cardamine des prés (ou cresson des près) est une plante fréquente dans les prairie humides. Elle est la plante hôte de quelques chenilles et joue donc un rôle important pour préserver ces espèces... 

 

La cardamine des près

La cardamine des près

 

Les pissenlits envahissent les prairies, donnant une tonalité jaune au paysage. Souvent, ils poussent aussi en bordure des chemins et près des maisons.

  

Les pissenlits
Les pissenlits Les pissenlits

Les pissenlits

 

Les coucous sont bien présents et presque envahissants ! 

Les coucous

Les coucous

 

Très fréquemment, les champs d'altitude sont éclairés par de superbes jonquilles (du genre narcissus). Ce qui est surprenant c'est que cette espèce "montagnarde", a une très grande fleur par rapport à celle que nous trouvons dans la garrigue provençale, et bien plus grande que celle de nos jardins puisqu'elle peut atteindre 6 cm. 

 

Les jonquilles...
Les jonquilles...Les jonquilles...
Les jonquilles...

Les jonquilles...

 

Très fréquentes aussi sont ces fleurs jaunes qui poussent le long des ruisseaux et dans les creux naturels des champs plus humides.

Il s'agit des populages des marais (Caltha palustris). C'est une plante que l'on peut confondre aisément avec la ficaire qui pousse en Provence et que je vous ai déjà montré. Toutes deux ont une feuille en forme de coeur et des fleurs jaunes. 

Mais le populage possède un petit nombre de pétales (5 en principe) alors que la ficaire en a au moins 10, entre autres différences... 

 

Le populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais
Le populage des maraisLe populage des marais

Le populage des marais

 

Encore jaunes sont les fleurs de nos petits boutons d'or.

Nous en avons fait tant de bouquets lorsque nous étions enfants, que c'est une des fleurs parmi les plus connues de nos campagnes...

Des boutons d'or
Des boutons d'or

Des boutons d'or

 

C'est beaucoup plus rare de rencontrer ici ou là quelques touffes de pensées sauvages...jaune et blanche. Pensées des champs ou pensées tricolores, je n'ai pas réussi à trancher ! 

Une touffe de pensées sauvages
Une touffe de pensées sauvages Une touffe de pensées sauvages

Une touffe de pensées sauvages

 

Dans le Massif Central la plupart des prairies naturelles ont été mises en place pour la première fois durant le Néolithique. Puis elles ont été façonnées pendant des millénaires et la diversité de la flore a évolué au cours des temps pour s'adapter aux pratiques agropastorales. 

Au point de vue agricole, on distingue en fait plusieurs types de prairies : les prairies de fauche qui seront utiles pour produire du foin pour l'hiver et seront donc coupées d'un coup en été en totalité ; les prairies pâturées où les troupeaux sont parfois laissés toute l'année mais qui sont broutées donc coupées au rythme naturel des animaux.

Ces espaces naturels sont le premier maillon de la chaîne alimentaire et permettent à de nombreux insectes de se nourrir et de se développer, eux-même servant à leur tour de nourriture aux oiseaux...et aux petits mammifères. 

N'oublions pas qu'elles évitent aussi l'érosion des sols ce que ne font pas les cultures intensives. 

 

Pensez à laisser un coin de prairie sauvage dans votre jardin, où que vous habitiez, c'est très important pour notre planète ! 

 

Avez-vous pensé à agrandir les photos en cliquant dessus ?

 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 05:26
Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

 

Aujourd'hui je vous propose une courte balade, que nous avons faite avec les petits durant les dernières vacances...

 

Entre deux périodes de pluie, nous avons voulu monter jusqu'à la table d'orientation pour admirer la vue du haut du Mont Recours

Un circuit court qui ne fait que 100 mètres de dénivelé mais qui permet, comme nous aimons le faire, de découvrir de nouvelles choses et d'apprendre aux enfants à observer et à aiguiser leur curiosité naturelle dans la nature...

 

Le départ se fait au niveau de la route forestière qui traverse la forêt pour rejoindre Cayres en partant de Saint-Jean-Lachalm, un village dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

On peut se garer, soit au niveau de l'ancienne "Voie Romaine", soit au départ du chemin.

 

Le sentier monte rapidement dans la forêt et nous sommes à l'ombre de grands sapins et épicéas.

Le chemin est assez boueux en cette saison, puis en atteignant le plateau, il s'élargit, et devient plus verdoyant. 

 

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt
Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

 

Dans le sous-bois, une seule fleur tapisse les bords du chemin, c'est l'anémone Sylvie.

Il s'agit d'une plante toxique qui appartient à la famille des Renonculacées. Elle peut former des parterres importants car le rhizome souterrain se développe rapidement.

Les feuilles à 3 à 5 pétales restent assez proches du sol et les fleurs, solitaires se dressent assez haut sur le pétiole. Elles peuvent être blanches comme ici en Haute-Loire ou légèrement rosées. 

 

En fait, les anémones apparaissent très tôt dans la saison, avant que les feuillus mettent leurs feuilles, et lorsque le sous-bois est encore inondé par les rayons du soleil. 

 

J'ai été contente d'apprendre que cette plante est un bio-indicateur d'ancienneté de la forêt, qu'elle prouve sa biodiversité et sa préservation naturelle, car je ne le savais pas.

 

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

 

Au coeur de la forêt, dans sa partie la plus obscure, une drôle de petite bête rouge déambule sur les souches d'arbres morts.

 

Nous prenons de nombreuses photos (sans lumière c'est pas évident) et nous les observons longtemps. Ce sont des Arachnides car elles ont 4 paires de pattes (et non pas 3 comme les Insectes).

De retour à la maison nous découvrons que ce sont des trombidions soyeux. C'est vrai que leur corps donne l'impression d'être recouvert d'un fin duvet.

Je n'en avais jamais vu et je ne savais même pas que ça existait ! 

Il s'agit en fait d'un gros acarien de couleur rouge qui mesure un peu moins d'un demi centimètre. La couleur rouge permet de lui éviter d'être dévoré par ses prédateurs en informant le consommateur potentiel de sa toxicité... 

 

Ils sont sans danger pour l'homme, mais s'attaquent aux insectes (sauterelles, mouches) et aux araignées. Ils s'accrochent à eux et les piquent pour sucer leur liquide intracorporel...mais ne les tuent pas, c'est rassurant ! 

 

Le proche cousin du trombidion, appelé "aoutât" est davantage connu car il provoque des piqûres graves et particulièrement irritantes chez l'homme et tous les animaux à sang chaud, qu'il attaque.

 

 

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??
Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

 

Enfin, après un passage dans la forêt plus pentu et sombre, où nous n'avons pu observer que quelques lichens sur les arbres et au sol...

Encore une petite grimpette ! Encore une petite grimpette !
Encore une petite grimpette !

Encore une petite grimpette !

 

Nous débouchons au sommet...

Des petites potentilles s'épanouissent au soleil et forment des touffes au pied des rochers. 

Les potentillesLes potentilles

Les potentilles

 

Nous découvrons, qu'il y a en fait deux tables d'orientation (il y a bien un "s" sur la pancarte au bord de la route, nous le vérifierons au retour !).

La première donne sur la Margeride et la Lozère, mais les arbres ont poussé et nous ne voyons presque rien des sommets sauf si nous nous mettons debout sur la table !

La vue est moins claire que ce que l'on espérait, mais nous apercevons tout de même de la seconde, la petite ville de Costaros et les sommets qui cachent le superbe Lac du Bouchet, dont je vous ai encore parlé récemment.

 

Le sommet ! Le sommet !
Le sommet !
Le sommet ! Le sommet !

Le sommet !

 

Il ne nous reste plus qu'à redescendre...

J'espère que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

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