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12 octobre 2017 4 12 /10 /octobre /2017 05:50

 

Tout le monde connaît la recette des acras de morue !

Chez nous, en Provence, la morue est un poisson très apprécié comme dans beaucoup de régions du sud et donc...j'en cuisine souvent.

Je ne sais pas pourquoi acra s'écrit aussi accra avec 2 "c"...si quelqu'un peut éclairer ma lanterne. Moi je l'ai toujours écrit avec 1 seul "c" ! 

 

Les acras que l'on appelait également "marinade" aux Antilles, sont originaires d'Afrique et le mot signifie "beignet de légumes". Donc il s'agit de simples beignets...

 

Voici ma recette. Elle contient des œufs alors que sur le net de nombreuses recettes n'en contiennent pas. Et la vôtre ?

 

Je vous préviens aujourd'hui, vous pouvez vous moquer de moi tant que vous le voulez, je ne me vexerai pas car, non seulement je n'ai jamais fait des beignets aussi ratés et raplapla comme moi en ce moment, mais en plus j'ai fait les photos avec mon téléphone portable...qui n'est pas un super iphone dernier cri. 

 

Bon de toute façon,  il n'en reste plus... c'est le principal n'est-ce pas ! 

 

Mon assiette !

Mon assiette !

 

Alors pour les acras, il vous faut :

 

- 200 g de morue salée

- 1 à 2 œufs selon la grosseur

- 130 g de farine environ

- 1 verre de lait (ou d'eau) ce qui fait 10 cl environ 

- PAS de SEL et du poivre

- de la ciboulette du jardin

- un petit oignon 

- un peu de persil

- 1 gousse d'ail (facultatif) 

- du piment frais (quantité selon votre goût) ou de la pâte de piment

- 1/2 sachet de levure chimique

1 citron vert de préférence 

Huile pour la friture

 

Comment faire ?

 

1- Dessalez la morue 12 heures avant (24 heures c'est idéal) en renouvelant l'eau fréquemment, au moins trois fois. 

Je me souviens que ma grand-mère laissait couler un filet d'eau au-dessus du saladier toute la nuit pour être sûre du dessalage.

 

2- Lavez les herbes et les émincer ; épluchez l'oignon et l'ail et les écraser finement...

 

3- Préparez la pâte à beignets en mélangeant la farine, la levure, les oeufs, le lait, puis ajouter les oignons, l'ail et les herbes, puis le piment et terminez en poivrant généreusement...

Je crois que je n'ai rien oublié ! 

Laissez reposer la pâte une bonne heure au frais.

 

4- Pendant ce temps, mettre la morue dans une casserole d'eau froide avec des herbes aromatiques. Personnellement je ne fabrique pas un véritable court bouillon. Je mets juste une feuille de laurier, une branche de fenouil et un brin de thym. 

 

5- Faire chauffer la casserole  et BIEN SURVEILLER...

Vous devez impérativement ôter la casserole du feu dès que l'eau frémit... car la morue ne doit JAMAIS bouillir. 

 

6- Couvrir et laisser pocher...10 minutes environ.

 

7- Dès que la morue se détache facilement, égouttez-la.  

La trier en enlevant peau restante et arêtes. C'est plus facile à faire quand c'est chaud mais bon à vous de voir si vous voulez vous brûler les doigts ou pas. 

 

8- Écrasez ensuite la morue à la fourchette pour l'effilocher et la mélanger à la pâte à beignets.


 

La pâte prête à cuire

La pâte prête à cuire

 

9- Cuire comme vous en avez l'habitude, dans de l'huile bien chaude...cuillère par cuillère : les beignets doivent gonfler, en principe.  

Les miens à cette étape ne l'ont pas fait et c'est là que j'ai réalisé que j'avais oublié de mettre... la levure chimique. 

Bon, je vous pardonne si vous riez... mais ne faites pas comme moi ! 

 

10- Et bien... ensuite, vous épongez ce qui ne ressemble plus du tout à des beignets sur du papier absorbant.

 

Un peu "raplapla" mais délicieux
Un peu "raplapla" mais délicieux

Un peu "raplapla" mais délicieux

 

11 - A servir avec une salade pour une entrée ou bien en apéro, avec juste un filet de citron vert.  Pour moi en été c'est un repas complet ! 

 


 

Avec une salade, c'est un repas complet pour moi...

Avec une salade, c'est un repas complet pour moi...

 

Pour d'autres recettes faciles à base de morue, vous pouvez jeter un oeil sur deux de mes autres articles ci-dessous...

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Published by manou - dans cuisine poisson
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10 octobre 2017 2 10 /10 /octobre /2017 05:49
Un bon goûter d'automne

Un bon goûter d'automne

 

C'est l'automne et nous sommes en pleine saison des pommes. De plus, cela fait longtemps que je  n'ai pas mis de recettes...

Alors aujourd'hui, je vous propose, un gâteau parfait pour le goûter des petits et des grands qui ressemble beaucoup au gâteau au yaourt classique.

Vite fait, vite cuit et vite mangé, c'est une recette riche en vitamines et en nutriments...et pas trop sucrée.

J'oublie souvent que j'ai un blog quand je cuisine et donc je fais peu de photos, en plus ma cuisine est située au nord, ce qui fait qu'elle est toujours éclairée artificiellement : c'est pas génial pour les photos !

 

 

Les ingrédients (la mesure de base est 1 verre à moutarde classique)

1 verre de lait fermenté (à défaut 1 yaourt ou du lait)

2 verres de farine + 2 verres de maïzena

1 verre et demi de sucre

3/4 de verre de beurre fondu (ou à défaut d'huile végétale au goût neutre)

3 œufs selon leur grosseur

1 sachet de levure chimique

3 à 4 pommes selon leur grosseur

Vous pouvez parfumer votre gâteau à la vanille ou à la cannelle si vous voulez changer le goût...

 

Réalisation 

 

C'est un gâteau parfait à réaliser avec les enfants car il suffit de mélanger les ingrédients dans un grand saladier.

 

1 - Préchauffer le four T5 environ. 

 

2- Mélanger dans le saladier : le lait fermenté, la farine, la maïzena, la levure, le sucre et le beurre fondu (ou l'huile).

 

3- Battre les œufs dans un bol en ajoutant éventuellement un parfum (vanille, cannelle) et les mélanger à la préparation précédente.

 

4- Éplucher les pommes et les couper en quartier, puis en dés. 

 

5- Verser la préparation dans un moule à manqué beurré, puis ajouter les pommes...

 

 

 Mettre la préparation dans le moule à manqué...

Mettre la préparation dans le moule à manqué...

 

6- Saupoudrer d'un peu de sucre...

 

7- Enfourner pour 40 minutes environ de cuisson...

Saupoudrer de sucre

Saupoudrer de sucre

 

Et c'est prêt par miracle, juste à l'heure du goûter !

Je suis sûre que vous faites vous aussi, ce type de gâteau très souvent...

Non ?

 

 

C'est prêt pour le goûter...
C'est prêt pour le goûter...

C'est prêt pour le goûter...

 

J'aime réaliser ce gâteau avec des pommes Reinettes car elles deviennent fondantes à la cuisson. Mais comme je n'en avais pas... j'ai mis un mélange de Golden et de Starking. 

En fait,  je crois que toutes les variétés de pommes conviennent pour cette recette ! 

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Published by manou - dans cuisine fruit
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19 septembre 2017 2 19 /09 /septembre /2017 05:50
Un bon goûter pour les amateurs de chocolat

Un bon goûter pour les amateurs de chocolat

 

Il faut pour des muffins forts en chocolat...

 

100 g de farine (ou moitié farine, moitié maïzena pour des muffins plus légers)

30 g de chocolat en poudre bien noir et amer 

120 à 130 g de sucre (selon votre goût)

3 oeufs

1 yaourt nature

1 pincée de sel

2 c à s de beurre fondu (ou d'huile)

2 c à s de crème fraîche 

1 sachet de levure

Pépites de chocolat (facultatif)

 

Préchauffer le four à 200°

 

Comme souvent pour les muffins, battre d'abord dans un saladier au fouet (ou au robot si vous êtes trop fatigués) le sucre et les oeufs jusqu'à ce que le mélange prenne du volume. 

Ajouter alors les ingrédients secs, donc farine, chocolat en poudre et levure plus la pincée de sel. 

Puis, ajouter les ingrédients liquides, le beurre fondu refroidi (là je reconnais que je le fais fondre au micro-onde), la crème, et le yaourt nature.

Bien mélanger.

Si vous aimez, vous pouvez ajouter des pépites de chocolat et mélanger à nouveau mais je n'en avais pas ! Il me manque toujours quelque chose et le village est à 4 km, alors...je m'en passe.

 

Faire cuire environ 15 minutes, pas plus en baissant le four à 180°.

Vérifier la cuisson au bout de 10-12 minutes. Souvent je coupe le four à ce moment-là et je laisse encore les muffins 3 à 5 minutes dans le four éteint, sinon je les trouve trop secs. Une astuce comme une autre mais il faut bien que j'en trouve des astuces avec mon vieux four, car ce n'est pas au programme de l'année de le changer !  

Démouler et déguster... 

 

A noter, si vous voulez faire ces muffins avec du chocolat au lait, pensez à diminuer la quantité de sucre. 

Je n'ai pas pris de photos en réalisant les muffins (et oui parfois ça m'arrive d'oublier que j'ai un blog !) alors je vous offre ces quelques vues, juste pour vous donner envie...

 

Pourquoi vous salivez ?Pourquoi vous salivez ?
Pourquoi vous salivez ?Pourquoi vous salivez ?

Pourquoi vous salivez ?

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13 septembre 2017 3 13 /09 /septembre /2017 05:52
Le cake est prêt à déguster

Le cake est prêt à déguster

 

Voilà une recette que nous apprécions beaucoup en été, en entrée ou à l'apéro, voire en pique-nique, et qui change un peu des tartes salées.

Il vous faut...

- 200 g de farine

- 1 càs de levure chimique

- 3 oeufs

- 100 g de tomates séchées

- 1 petit paquet de feta

- 50 g de gruyère

- 2 tomates fraîches de taille moyenne

- 7 cl d'huile olive (ou huile des tomates, au choix)

- 12 cl de lait

- sel et poivre 

- 1 bol d'herbes fraîches du jardin (basilic, persil, ciboulette)

 

 

La recette est très facile à réaliser...et en plus aujourd'hui je vous la détaille. 

 

0- Préchauffez votre four à 190-200°.

1- Laver les tomates et bien les sécher. Laver les herbes fraîches et les laisser égoutter.

 

2- Dans un saladier, mélanger la farine, la levure et le sel.

 

3- Casser les oeufs au milieu et les battre en mélangeant bien.

 

Casser les oeufs et les incorporer au mélange farine-levure

Casser les oeufs et les incorporer au mélange farine-levure

 

4- Ajouter en mélangeant bien, le lait et l'huile.  

Mélanger les éléments liquides...

Mélanger les éléments liquides...

 

5- Ciseler les herbes finement. Je suis vieux-jeu, je les cisèle avec des ciseaux. Les mélanger aux ingrédients dans le saladier.

Ciseler les herbes et les mélangerCiseler les herbes et les mélanger
Ciseler les herbes et les mélanger

Ciseler les herbes et les mélanger

 

6- Ajouter alors le gruyère râpé, poivrez et mélanger à nouveau.

Ajoutez gruyère et poivre

Ajoutez gruyère et poivre

 

7- Couper les tomates fraîches en petits dés après avoir ôter les parties dures et les graines. J'ai utilisé des tomates anciennes oranges très mûres. Les ajouter.

 

8- Couper finement les tomates séchées, bien égouttées et les ajouter.

 

9 -Couper la feta en petits dés et mélanger le tout avec une cuillère en bois en remuant doucement pour ne pas briser la feta.

 

10- Verser le tout dans un moule à cake légèrement huilé.

 

Derniers mélanges avant de glisser la préparation dans le moule à cakeDerniers mélanges avant de glisser la préparation dans le moule à cake
Derniers mélanges avant de glisser la préparation dans le moule à cake

Derniers mélanges avant de glisser la préparation dans le moule à cake

 

11- Enfourner pour 40 à 45 minutes de cuisson.

Dès que le cake commence à gonfler, baisser le four à 180°.

 

12- Vérifiez la cuisson en enfonçant une pointe de couteau, puis sortir le cake du four et le laisser refroidir avant de le démouler.

Et le voilà doré à point !
Et le voilà doré à point ! Et le voilà doré à point !

Et le voilà doré à point !

 

Ce cake se mange chaud ou froid. Il reste moelleux après cuisson donc fragile au découpage à chaud. 

Je ne sais pas pourquoi, mon cake a moins gonflé que d'habitude... peut-être parce que mes oeufs étaient trop gros aujourd'hui ?

Mais c'est un régal, car il est léger et très agréable à manger en été.

 

A déguster, au choix, avec une simple salade verte, une salade composée, quelques lamelles de melon, du jambon cru et même du fromage de chèvre frais, par exemple, pour un plat d'été complet et coloré...

 

 

Bon appétit !

Bon appétit !

 

Bon appétit !

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8 septembre 2017 5 08 /09 /septembre /2017 05:31
La cueillette...

La cueillette...

 

Cela fait longtemps que je n'avais pas fait de confiture de framboises sauvages. Il faut dire qu'il faut être sur place au bon moment quand elles commencent à mûrir et justement lorsque j'étais en Haute-Loire, c'était juste le bon moment !

 

Je ne peux pas dire que les petits soient fans de ramassage...

Comme tous les enfants, ils préfèrent jouer et picorer une framboise par-ci par-là. Mais nous avons un coin qui ne nous déçoit jamais où l'espace est là, les framboisiers pas trop hauts et où il y a assez d'humidité dans l'air pour que les framboises ne soient jamais desséchées, comme c'est le cas ailleurs, même les années de canicule et de sécheresse comme cette année. 

 

Ce coin se trouve à proximité d'une tourbière bien à sec, que les randonneurs de Saint-Jacques connaissent bien car le lieu s'appelle le "lac de l'oeuf".

 

La tourbière appelée le "Lac de l'oeuf"

La tourbière appelée le "Lac de l'oeuf"

 

A cet endroit, les enfants ramassent aussi des fraises des bois, abondantes au bord des chemins...

 

Hum les bonnes fraises des bois

Hum les bonnes fraises des bois

 

Le sous-bois est joli et ombragé et après la promenade, et le goûter, quand il fait plus frais...

Promenade en forêt au frais

Promenade en forêt au frais

 

Nous ramassons les framboises !

Un seau plein de framboises

Un seau plein de framboises

 

Parfois l'été, nous trouvons aussi des myrtilles comme ici l'année passée. Mais cette année, elles étaient dures et sèches à cause du manque d'eau. 

Les myrtilles dans la forêt
Les myrtilles dans la forêt

Les myrtilles dans la forêt

 

Les framboises poussent en abondance au bord des chemins et dans les clairières qui se referment de plus en plus.

C'est donc en bordure des trouées, pas toujours naturelles, que nous en ramassons le plus comme, ici par exemple, en lisière de la forêt...sous la ligne haute-tension.

Sous la ligne Haute-Tension "Les Deux-Loires"

Sous la ligne Haute-Tension "Les Deux-Loires"



Mais revenons un peu à notre confiture...

Bon pour la recette, c'est le bla bla habituel, je fais toujours pareil pour les fruits rouges ! 

Il faut procéder en tous points, comme il est dit dans la recette ci-dessous. Je pourrais faire un copié-collé...mais bon vous savez lire.  

 

 

 

Alors ce qui compte, finalement, c'est la balade, et que je vous montre mon coin et l'effet final, non ?

Et régalez-vous ! Et régalez-vous !
Et régalez-vous ! Et régalez-vous !
Et régalez-vous ! Et régalez-vous !

Et régalez-vous !

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6 septembre 2017 3 06 /09 /septembre /2017 06:04
Aubergines farcies végétariennes

Aubergines farcies végétariennes

 

Je ne suis pas carnivore de nature et lorsque je ne mets pas de poisson sur la table, je cuisine des recettes végétariennes. J'ai d'ailleurs acheté mon premier livre, édité chez Terres Vivantes en 1976, c'est dire... Cet été, avec la chaleur durable que nous avons eu, j'ai ressorti quelques recettes des années précédentes, pour faire des repas légers "spéciaux canicules". Si seulement je pensais plus souvent à les prendre en photo, je pourrais sans doute les partager davantage sur ce blog. Mais comme le dirait ma grand-mère, "on ne peut pas être au four et au moulin", n'est-ce pas ?!

 

Pour la recette que je vous propose aujourd'hui, je me suis inspirée, à la fois d'une recette familiale, et d'une recette d'Eglantine-Lilas, que beaucoup d'entre-vous connaissent et appellent d'ailleurs avec tendresse, "mère-grand". 

 

Bon d'accord, il faut tout de même utiliser le four, j'en conviens mais on ne peut pas se nourrir uniquement de salades, en tous les cas je ne peux pas nourrir mon homme uniquement de salades, parce que lui il est du nord c'est bien connu (puisqu'il est de la Drôme !) mais surtout il n'aime pas particulièrement manger froid.

Voici donc aujourd'hui, une façon simple de se régaler avec des aubergines, pour ceux qui les aiment.

 

Il vous faut pour (2 à 4 personnes selon l'appétit)

 

- 2 belles aubergines violettes

- 2 tomates rouges mûres

- du basilic

- 2 gousses d'ail

- 1 oignon

- 1 petite courgette (ou 1/2 selon la grosseur)

- 1/2 poivron (facultatif et aujourd'hui je n'en avais pas mais avec c'est meilleur !)

- sel, poivre

huile d'olive.

1 càc d'une épice de votre choix : curcuma, cumin ou curry par exemple (aujourd'hui pour moi c'est cumin !) 

1 peu de parmesan ou de gruyère râpé (ou pour les puristes, les "vegans" purs et durs... de la panure)

 

La recette ...

 

- Laver tous les légumes et conserver la peau des aubergines.

Éplucher les courgettes, les gousses d'ail et l'oignon. 

 

- Couper les aubergines en deux et les faire cuire à la vapeur douce 10 minutes environ. Vous pouvez aussi les mettre au four mais bon il fait chaud ! 

 

Les aubergines préparées pour cuire à la vapeur douce

Les aubergines préparées pour cuire à la vapeur douce

 

- Retirer du feu et laisser refroidir un instant. 

 

- Avec une petite cuillère, évider le milieu de l'aubergine et réserver la chair. Il faut opérer délicatement pour ne pas enlever trop de chair, ni percer la peau  ! 

 

- Les disposer ensuite dans un plat allant au four dans lequel vous aurez mis un bon filet d'huile d'olive. Les saler légèrement. 

 

Les aubergines prêtes à farcir (il y en a une que j'ai un peu trop raclé !) et ma photo est ratée !!

Les aubergines prêtes à farcir (il y en a une que j'ai un peu trop raclé !) et ma photo est ratée !!

 

Pendant ce temps...

 

- Préchauffer le four à 200° si vous ne l'avez pas utilisé...

 

- Couper en dés la courgette et la faire revenir dans de l'huile d'olive, avec l'oignon émincé et la moitié du basilic haché. 

La courgette...

La courgette...

 

- Quand la courgette commence à devenir translucide sans pour autant dorer, ajouter les tomates épépinées et coupées en dés (ou broyées légèrement au mixer)...

Le but est de pré-cuire la farce et de faire évaporer l'eau des légumes

Le but est de pré-cuire la farce et de faire évaporer l'eau des légumes

 

- Saler, poivrer et pour finir ajouter la chair des aubergines émincées, le cumin et l'ail écrasé. 

Il ne doit rester que très peu de liquide dans la poêle !

 

- Farcir les aubergines avec cette préparation en tassant bien.

Ajouter un filet d'huile d'olive et saupoudrer du basilic restant...

Le plat est prêt à enfourner ! Le plat est prêt à enfourner !

Le plat est prêt à enfourner !

 

- Ajouter, si vous le désirez, du fromage (ou de la panure). Et bien vous savez quoi, moi j'ai complètement oublié de le faire et je n'ai mis, ni l'un, ni l'autre...

 

- Cuire à four chaud 30 à 40 minutes environ, en les arrosant de temps en temps.

 

Et régalez-vous !

 

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

 

Je vous mets le lien vers la recette d'Églantine ci-dessous...

 

Églantine-Lilas fait partie de la petite communauté, que j'ai créé au mois de mai dernier sur overblog et qui s'appelle "Visages de la Provence".

Elle écrit des textes superbes avec des personnages hauts en couleurs, textes qu'elles publient sur son blog au milieu de ses recettes, de ses balades...

Son blog est truffé d'anecdotes toutes plus savoureuses les unes que les autres...

Un petit extrait de son savoir-faire ICI. 

Pour l'instant, nous ne sommes que 4 blogs dans cette communauté, y compris le mien bien sûr, mais je suis patiente, si j'ai une inscription par mois c'est déjà incroyable et je n'en demande pas tant, car comme je vous l'ai déjà dit, je préfère privilégier le partage à la quantité...

 

Rappel : Pour en faire partie, il faut avoir un blog sur overblog, y parler de temps en temps de la Provence, penser à y rattacher vos articles selon votre seul bon vouloir et, cliquer sur l'onglet..."rejoindre" pour ceux qui voudraient le faire. 

Je suis surprise du nombre de visiteurs anonymes qui accèdent à mon blog directement par la communauté. Je ne l'ai pas fait dans ce but mais uniquement pour mieux faire connaître ma région ! J'en profite pour les remercier ici...

Je vous présenterai les autres membres, de temps en temps.

 

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2 septembre 2017 6 02 /09 /septembre /2017 05:37
Les ingrédients

Les ingrédients

 

Pour profiter encore un peu des légumes de l'été... avant que les aubergines soient pleines de graines, ce que je n'aime pas trop, car elles prennent alors un goût trop amer,  il est encore temps de cuisiner un tian de légumes aromatisé au romarin frais ou sec et, bien sûr, à l'ail pour ceux qui aiment.

 

Le tian est un plat typiquement provençal qui se décline à l'envie. En Provence, ce nom est, je le rappelle encore ici, le nom donné au contenant, donc au plat en terre vernissé qui sert à cuisiner, et au contenu que vous allez déguster avec plaisir dans votre assiette...

 

 

 

L'intérêt numéro un de ce type de plat est que les différents légumes peuvent varier en proportion, en fonction de ce que vous avez à la maison. 

Le deuxième avantage est que le plat cuit au four, tranquillement, et n'a besoin d'être arrosé que deux ou trois fois ce qui réduit la surveillance.

En plus, il est encore meilleur réchauffé le lendemain tout doucement. 

 

 

La recette

 

Il vous faut...

2 à 3 courgettes selon la grosseur

2 à 3 aubergines

3 à 4 belles tomates

3 à 4 gousses d'ail

romarin frais ou sec

panure

sel, poivre

huile d'olive

 

0- N'oubliez pas de préchauffer votre four à 180°.

 

1- Laver les tomates.

Laver et éplucher les courgettes et les aubergines (un passage d'économe sur deux). S'ils sont Bio ou du jardin, vous pouvez laisser la peau en entier si vous aimez.

Éplucher les gousses d'ail.

 

2- Dans un saladier, couper les légumes en rondelles fines mais pas trop quand même. Je n'épépine pas les tomates car sinon le plat est trop sec.

 

3- Dans un tian (je parle du contenant, là !), dans lequel vous aurez mis un filet d'huile d'olive, arranger joliment vos légumes en alternant les tranches de courgettes, aubergines, et tomates.

 

Les légumes doivent être joliment arrangés dans le tian !

Les légumes doivent être joliment arrangés dans le tian !

 

4- Écraser les gousses d'ail et les insérer par-ci par-là dans le plat. N'oubliez pas de saler et de poivrer.

 

5- Saupoudrer de romarin, finement ciselé ou écrasé.

 

6- Parsemer de panure et d'un dernier filet d'huile d'olive.

 

N'oubliez pas le sel, l'huile d'olive et la panure

N'oubliez pas le sel, l'huile d'olive et la panure

 

7- Enfourner et laisser cuire tout doux au moins 1 heure...

Si vous trouvez que le tian grille trop, baisser la température et couvrez-le d'un papier alu. 

 

Attention ! Même si vous êtes plongé(e)s dans un bon bouquin, pensez à l'arroser deux ou trois fois, surtout au début...

Variante 1 : remplacer l'ail par de l'oignon, et le romarin, par de la marjolaine. 

Variante 2 : remplacer la panure par un bon fromage de chèvre frais de préférence ou de la mozzarella...

Ce tian est délicieux seul, ou bien en accompagnement d'un poisson grillé ou poché, d'une viande, ou bien pour les végétariens, d'un plat de céréales ou de pâtes complètes ou semi-complètes.

 

Bonne dégustation ! 

 

Et voilà le tian prêt à déguster...

Et voilà le tian prêt à déguster...

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30 août 2017 3 30 /08 /août /2017 06:05
Un flan facile à réaliser et à servir avec une simple salade verte

Un flan facile à réaliser et à servir avec une simple salade verte

 

Voilà une recette facile à réaliser, pour profiter encore un peu des courgettes avant qu'elles ne soient trop pleines de graines. 

 

Il vous faut... 

- 2 ou 3  belles courgettes selon la grosseur

- 3 oeufs

- 1 petit pot de crème fraîche

- 1 petit bol de gruyère râpé (environ 100 g) 

- du curry (environ 1  cuillère à soupe)

- gros sel (2 càs),  poivre

 

Les ingrédients

Les ingrédients

 

1- Éplucher partiellement les courgettes, un passage de l'économe sur deux dans le sens de la longueur.

 

2- Les laver soigneusement et les essuyer.

 

3- Les passer à la grosse râpe avec le robot.

 

4- Placer les courgettes râpées dans une passoire et les saupoudrer de 2 cuillères à soupe environ de gros sel.

 

5- Laisser-les dégorger une bonne heure, tout en les remuant de temps en temps : elles vont rendre du liquide dans le saladier que vous pourrez incorporer à un potage (mais penser à vérifier le sel !). 

 

6- Préchauffer le four à 200°.

 

7- Dans un saladier, battre les oeufs, la crème, le poivre et le curry ensemble. Ne saler pas ou faites-le très modérément ! 

 

8- Ajouter la moitié du gruyère râpé et bien mélanger. 

 

9- Bien éponger les courgettes dans un torchon, les mélanger à la préparation.

 

10- Mettre la préparation dans un plat allant au four, légèrement beurré et recouvrir du reste de fromage.

 

Le plat prêt à mettre au four

Le plat prêt à mettre au four

 

11 - Enfourner et laisser cuire trente minutes environ jusqu'à ce que la préparation soit bien dorée. 

 

Ce flan de courgettes peut se manger chaud, en accompagnement d'une viande ou d'un poisson...

 

Le flan à la sortie du four

Le flan à la sortie du four

 

Il peut aussi se manger froid ou tiède avec une simple salade verte, ce que j'ai fait. Et dans ce cas-là, vous pourrez même le préparer à l'avance...

 

Bonne dégustation !  

Flan de courgettes au curry

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26 août 2017 6 26 /08 /août /2017 05:21
Que faire avec des groseilles, des cassis (dont je n'ai pas de photos) et des mûres ?
Que faire avec des groseilles, des cassis (dont je n'ai pas de photos) et des mûres ?

Que faire avec des groseilles, des cassis (dont je n'ai pas de photos) et des mûres ?

 

Cette année la récolte de groseilles a été bien maigre ! Elles sont toutes tombées par terre dès la canicule de juin ou ont séché sur place ! 

Que faire avec une aussi petite récolte ?

J'ai cueilli les quelques cassis du jardin, et décongelé quelques mûres de l'année dernière qui me restaient en réserve et me voilà en train de confectionner une confiture maison spécial été 2017.

 

Et vous savez quoi, il faisait si chaud que j'ai même oublié de faire des photos sauf des pots, une fois terminés, aussi j'ai illustré mon article de photos prises les années précédentes. Bon, pour une fois, vous me pardonnerez...

 

Comment faire ?

 

Ma méthode est toujours la même...

1- Trier les fruits pour enlever les pécouts et les passer rapidement sous l'eau.

 

2- Faire décongeler à l'air libre les mûres.

 

3- Mettre tous les fruits dans un grand faitout avec 1 verre d'eau.

 

4- Laisser chauffer doucement jusqu'à ce que les fruits éclatent et soient faciles à écraser. 

 

5- Passer le mélange au moulin à légumes. Surtout pas de robot cela broierait les graines.

 

Passer au moulin à légumes (c'est une photo ancienne uniquement avec des groseilles)

Passer au moulin à légumes (c'est une photo ancienne uniquement avec des groseilles)

 

6- Passer ensuite le jus obtenu à travers le tamis.

Passer au tamis (même remarque que pour la photo précédente)

Passer au tamis (même remarque que pour la photo précédente)

 

7- Maintenant c'est facile puisqu'il s'agit de peser le jus obtenu.

Je mets exactement le même poids de sucre que de jus pour les confitures de fruits rouges. Inutile de tricher... la confiture mettrait plus de temps à cuire et aurait moins de goût.

 

8- Dans le faitout ou la bassine à confiture, mettre le jus des fruits , le sucre et un jus de citron.

Mettre le jus des fruits, le sucre et le jus de citron

Mettre le jus des fruits, le sucre et le jus de citron

 

9 - Laisser poser une bonne heure en remuant de temps en temps. Parfois je laisse poser toute la nuit ! 

Je n'emploie jamais de sucre spécial confiture, ou spécial gelée, uniquement du sucre blanc classique en sachet ou cristallisé (mais parfois il est plus cher que le sucre en sachet papier). 

 

10- Cuire 10 minutes pas plus, à partir du moment où la préparation bouillonne. 

Vérifier la cuisson en laissant tomber une goutte de préparation sur une assiette glacée. La goutte doit se figer instantanément.

 

La cuisson...là encore j'ai pris une photo de l'année dernière !

La cuisson...là encore j'ai pris une photo de l'année dernière !

 

11- Mettre alors en pot. 

Remarque : comme d'habitude, une fois le couvercle mis, je retourne les pots jusqu'à ce qu'ils soient totalement refroidis. 

 

12 - Étiqueter et ranger dans votre placard à confitures, à l'abri du soleil et idéalement au frais. 

Et... à nous les bonnes tartines durant l'hiver, les petits sablés à la confiture ou les tartes des Alpes dont je mettrais les recettes à l'occasion !

 

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

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23 août 2017 3 23 /08 /août /2017 06:06
Un goûter appétissant !

Un goûter appétissant !

 

Pour changer un peu, mais surtout parce que je n'avais pas grand chose d'autre dans mes placards, j'ai réalisé cette variante de la recette des muffins à la noix de coco, la semaine dernière.

Quand on fait des travaux à la maison, rien ne vaut un petit goûter sur la terrasse pour se requinquer et repartir d'un bon pied !

 

Pour cette recette, il vous faut... 

- 1 moule à muffins (ou 2) / 12 à 24 empreintes (selon leur grosseur)

- 150 g de farine

- 150 g de sucre blanc

- 2 oeufs

- 2 cuillères à soupe d'huile (ou l'équivalent en beurre fondu, c'est-à-dire 50 g)

- 1 Yaourt nature

- 1 sachet de levure

- 1 pincée de sel

- 100 g de poudre d'amande

- 1 cuillère à café d'arôme d'amande amère

- 2 poignées (au pif !) de canneberges séchées (ou cranberries pour les anglophones)

 

Préchauffer le four T6 (ou 180 °) pour moi c'est à 200°

 

1- Battre au fouet le sucre et les oeufs, puis ajouter la farine, la levure, le sel, le yaourt et enfin l'huile (ou le beurre fondu).

2- Bien mélanger.

3- Ajouter alors la poudre d'amande, l'arôme amande amère, les canneberges et bien mélanger.

4- Dans chaque empreinte de muffins, comme j'ai un vieux moule, je mets un papier spécial pâtisserie.

5- Verser ensuite la préparation dans les moules qui doivent être remplis au 3/4. 

6- Cuire environ 20', pas plus car sinon les muffins seraient trop secs. 

 

Ils doivent ressortir dorés à point mais pas trop, enfin c'est comme ça que je les aime !

 

 

Dorés à point !

Dorés à point !

 

Remarque (oui je sais je radote, je l'ai déjà dit plusieurs fois !)

Comme mon four est vieux...mais il marche encore, je le préchauffe un peu plus haut en température que ce qui est préconisé dans la recette classique de muffin, donc à 200°.

Lorsque j'enfourne les muffins, je baisse le thermostat sur 180°.

 

A noter !

Les cranberries ou canneberges sont les fruits secs les plus riches en antioxydants (dont potassium, phosphore, vitamine C, magnésium, zinc...), loin devant les raisins secs. J'adore leur goût légèrement acidulé qui n'accentue pas le goût de sucré de la préparation.

 

Bon goûter...

 

Hum...allez, vous vous laisserez bien tenter par une autre petite moitié
Hum...allez, vous vous laisserez bien tenter par une autre petite moitié

Hum...allez, vous vous laisserez bien tenter par une autre petite moitié

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Published by manou - dans cuisine dessert goûter
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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:20
Un bon aïoli provençal

Un bon aïoli provençal

 

Autant les traditions de noël sont encore bien ancrées chez nous en Provence, que l'on soit croyants ou pas comme je l'ai souvent raconté ici, autant celles de Pâques sont tombées peu à peu dans l'oubli, à part bien sûr les traditionnels oeufs durs consommés en famille à l'époque, qui ont été remplacés pour le plus grand bonheur des gourmands, par des oeufs en chocolat ! 

 

Ma mère faisait tout de même un gros bouquet composé de branches de laurier (je parle du laurier sauce bien sûr) et d'olivier qui, même s'il n'était point béni le jour des Rameaux comme le voulait la tradition religieuse, était censé protéger les habitants de la maison toute l'année, donc nous, et avait le mérite à mes yeux de la décorer joliment. C'était d'ailleurs la seule décoration de la maison avec quelques bouquets de fleurs coupées du jardin.  

 

Au niveau alimentaire, dans ma famille, nous ne faisions rien de particulier non plus durant les quarante jours du carême, qui dure je le rappelle de mardi-gras au dimanche de Pâques, car nous avons toujours mangé en Provence beaucoup de poissons, de céréales et de légumes secs ou frais donc notre régime alimentaire ne changeait pas.

 

Mais il faut noter que certaines traditions ont tout de même la vie dure : c'est le cas de l'aïoli. Nous n'avons jamais oublié de le faire, le vendredi précédent Pâques, ce fameux vendredi saint (aujourd'hui donc). 

 

L'aïoli reste un des plats préférés des provençaux et se mange toute l'année ! 

Je vous mets le lien ci-dessous vers ma recette intemporelle que vous pouvez bien sûr agrémenter des légumes que vous aimez, car chez nous ce plat s'adapte à la saison.

Je vous en dis aussi un peu plus sur ce plat traditionnel dans ce même article.

Bon aïoli et bonne lecture ! 

 

Petite remarque à part concernant la remontée d'articles.

Remonter un article en changeant sa date supprime tous les liens qui ont été déjà fait soit sur les réseaux sociaux, soit dans des articles de blogueurs, ou autre. Par contre mettre le lien vers l'article ne modifie rien...Voilà pourquoi je préfère cette solution, car ce n'est pas parce que l'article n'a pas été commenté précédemment qu'il n'est pas lu, mis en lien dans des sites ou sur des réseaux sociaux ou simplement mis en favoris chez des particuliers.

Voilà pourquoi je ne fais jamais de remontée d'articles.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:08
Quelques idées aux fruits rouges
Quelques idées aux fruits rougesQuelques idées aux fruits rouges

Quelques idées aux fruits rouges

 

Nous restons dans les préparatifs de Pâques. 

 

Voici quelques idées de desserts légers (bon c'est vrai, pas tous, je le reconnais !) pour terminer le repas de fête. Vous pouvez les compléter avec une boule de glace et quelques fruits assortis.

Je vous rassure, je suis gourmande à mes heures, mais je ne les fais pas TOUS à la fois ! 

Vous accéderez aux recettes déjà publiées en cliquant sur les liens....

 

- Une charlotte aux amandes avec sa salade de fruits rouges ;

- Un gratin de framboise à la vanille ;

- Un crumble à la mûre et aux pommes ou à un autre fruit, rouge de préférence ;

- Un clafoutis... dans lequel, quel soit le fruit, la recette de base est la même. 

- Vous pouvez terminer le repas par une tarte au citron, meringuée ou pas. Tout le monde adore en principe.

 

Chez nous, il est incontournable pour Pâques de fabriquer ces petits sablés, typiques de la région drômoise (la région de mon mari) : les Suisses...je vous ai raconté leur histoire et je vous ai donné la recette, l'année dernière ICI.

En principe on les confectionne dès le dimanche des Rameaux. 

 

Les Suisses

Les Suisses

 

En Provence, on peut aussi agrémenter la table de petits biscuits comme ceux que l'on fait à noël...que l'on grignotera au moment du café ou dans l'après-midi. 

En particulier, les croquants aux amandes trouvent leur place ainsi que les navettes provençales... que l'on commence à fabriquer dès la chandeleur.

Les petits sablés au citron en forme de coeur ont aussi beaucoup de succès...

Des croquants aux amandes et des navettes maisonDes croquants aux amandes et des navettes maison

Des croquants aux amandes et des navettes maison

 

Enfin, les gourmands pourront aussi confectionner un  gâteau au chocolat, ou un moelleux, décorés ou pas, des brownies, dont je vous ai mis récemment la recette et qui s'invitent à toutes les fêtes ainsi que quelques muffins, au chocolat ou au citron...

Mes desserts légers préférés pour PâquesMes desserts légers préférés pour Pâques

 

Remarques 

En dehors de la traditionnelle salade de fruits rouges ou des oeufs à la neige que tout le monde sait faire, et dont je ne vous ai jamais mis la recette, il existe toute une série de desserts récemment apparus sur internet qui symbolisent aujourd'hui Pâques...

Ces desserts n'ont jamais été consommés dans les familles provençales ce qui ne les empêchent pas d'être délicieux, souvent originaux et d'amuser les enfants ! 

Je pense en particulier aux gâteaux en forme de nid par exemple ou autres desserts surmontés d'oeufs en sucre ou de poules en chocolat. 

Bien sûr je n'ai rien contre...puisque le but est que les gourmands se régalent. 

 

Et vous, qu'avez-vous prévu pour le dessert de dimanche ?

 

 

 

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Published by manou - dans cuisine dessert fruit
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:11
Quelques recettes d'agneau
Quelques recettes d'agneauQuelques recettes d'agneau

Quelques recettes d'agneau

 

Que vous soyez croyant ou non l'agneau va se retrouver sur votre table de Pâques comme dans de nombreux pays.

Mais savez-vous au moins pourquoi ? 

Vous allez me dire c'est parce que c'est la viande que nous trouvons le plus souvent à acheter au meilleur prix au moment de Pâques et vous n'aurez pas tort ! 

De plus tout le monde sait que les agneaux naissent dès la fin de l'hiver et que Pâques est le moment où ils sont bons à manger...

 

Petit historique de cette tradition...

 

Pour les familles croyantes, l'agneau pascal a une place symbolique et en particulier dans les traditions juive et chrétienne. Cette tradition tire son origine de différents passages de la bible. 

Dans la religion juive, on retrouve l'origine de cette tradition dans l'ancien testament. L'agneau rappelle l'exode et la traversée de la mer Rouge. Dieu aurait donné l'ordre à Moïse que chaque famille tue un agneau mâle avant de traverser la mer. Le sang de l'agneau était répandu sur les portes des maisons avec une branche d'hysope afin de porter chance aux premiers-nés des familles, de sexe mâle et de les épargner de la mort, prédite par l'Ange Exterminateur. 

Dans la tradition chrétienne, la fête de Pâques symbolise la résurrection de Jésus. L'agneau pascal symbolise le Christ ressuscité et donc le passage de la mort à la vie. Il symbolise aussi l'innocence, la douceur et la bonté et donc la soumission à la volonté de Dieu. D'ailleurs le mot "agneau" est utilisé pour désigner le Christ. 

 

Que vous soyez donc croyant ou pas, il faudra bien trouver des idées pour le cuisiner...

Internet regorge de recettes qui vont du simple rôti d'agneau (au four ou en cocotte) agrémenté ou pas d'herbes, de petits légumes...à des recettes plus compliquées. 

Pour vous simplifier la vie, je vous rappelle trois recettes qui peuvent être préparées la veille et qui demandent peu de surveillance afin que les cuisiniers et cuisinières  profitent de leur famille.

 

Tout d'abord le gigot à la cuillère que je vous ai mis très récemment sur le blog...

 

 

Ensuite, plus exotique mais non moins goûteux, le tajine d'agneau aux épices et aux abricots moelleux dont je raffole. 

 

Vous pouvez aussi tester ma recette de Cuissot de sanglier aux herbes de Provence en cuisinant de cette façon-là votre gigot dans un four. La différence c'est qu'il faudra l'arroser souvent mais le faire cuire un peu moins longtemps...La cuisson peut être faite en deux temps (la veille et le jour même). 

A noter que cette recette est mon article le plus vu (ou lu) depuis que je l'ai publié. Chaque mois, cet article est en tête quelle que soit la saison. J'imagine que c'est parce quelqu'un l'a mis sur facebook d'une part et que le lien circule sur les réseaux sociaux, mais aussi parce que c'est une recette excellente (en toute modestie)...et je le crois, assez originale.

Vu que c'est une recette de ma grand-mère, il ne peut en être autrement car nos ancêtres savaient ce qu'étaient les bonnes choses... 

N'est-ce pas ? Et nous leur devons beaucoup en ce qui concerne les traditions culinaires !

 

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Published by manou - dans cuisine viande tradition
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:59
De délicieux brownies

De délicieux brownies

 

Je viens de réaliser que je n'avais jamais mis sur ce blog ma recette de brownies au chocolat noir alors que j'en fais très souvent. 

 

Ingrédients

150 g de chocolat noir goût corsé

60 g de beurre

150 g de farine fluide 

100 à 120 g de sucre en poudre (selon le chocolat que vous utilisez et votre goût personnel)

2 gros oeufs (ou 3 petits) 

1/2 càc de levure chimique

1/2 càc de sel fin

90 g de noix décortiquées ou un mélange de noisettes, noix...

 

 

C'est très facile à réaliser ! 

 

0- Préchauffer le four thermostat 4 (180°) et beurrer un moule carré que vous recouvrirez de papier cuisson.

 

1- Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-onde avec 1 càs d'eau. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux, vers la fin. Et bien mélanger.

 

Faire fondre le chocolat

Faire fondre le chocolat

 

2 -Pendant que le chocolat refroidit un peu, mélanger la farine, la levure et le sel dans un saladier à part.

 

3- Dans un autre saladier, battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse.

Battre les oeufs avec le sucreBattre les oeufs avec le sucre
Battre les oeufs avec le sucre

Battre les oeufs avec le sucre

 

4- Ajouter alors le mélange farine+levure+sel et bien mélanger.

 

Puis la farine...

Puis la farine...

 

5- Puis verser le chocolat.

 

6- En dernier ajouter les noix (ou le mélange), le tout haché plus ou moins finement selon votre goût personnel.

Brownies au chocolat noir

 

7- Etaler dans le moule et mettre à cuire 20 à 30 minutes max.

Pour que les brownies soient bien moelleux au centre,  j'éteins le four au bout de 20 minutes et je laisse reposer le gâteau 5 à 10 minutes max, puis je le sors du four.

 

 

Avant et après cuisson
Avant et après cuisson

Avant et après cuisson

 


8 - Démouler votre gâteau sur un plateau carré, un torchon posé sur la table ou une planche.

 

9 - Attendre le complet refroidissement pour découper en carrés ou rectangles selon votre désir.

 

Hummm...Hummm...
Hummm...

Hummm...

 

Les brownies au chocolat noir peuvent être décorés avec du chocolat blanc pour un aspect plus festif...

Nous, nous les préférons, nature sans fioriture et pas trop sucré, avec un bon goût de chocolat.

Ils se dégustent avec le café ou le thé, à la fin du repas ou bien pour le goûter et j'en connais même qui les finissent au petit déjeuner mais chut...je ne vous dirais pas qui.

 

 

 

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Published by manou - dans cuisine dessert goûter
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:39

 

Tout le monde connaît les vertus de l'oignon que j'ai largement développé dans mon article sur l'oignon doux des Cévennes.

En accompagnement des plats mijotés, on ne saurait s'en passer.

J'ai rapporté de mon dernier séjour en Auvergne un beau sac d'oignons jaunes et je viens de m'apercevoir que, même à l'abri et à l'obscurité dans mon petit cabanon extérieur, il fait encore  trop chaud pour que je puisse les conserver encore bien longtemps : certains ont déjà de petites pousses vertes.

Voilà une recette qui permet de les utiliser en quantité et en se régalant !

 

Une belle tarte prête à cuire

Une belle tarte prête à cuire

 

Ingrédients

- pâte brisée (toute faite ou maison) 

- environ 600 g d'oignons (je fais ça "au pif"!)

- crème fraîche épaisse (2 petits suisses dilués dans un peu de lait, si vous êtes au régime)

- 1 tranche de jambon (facultatif)

- 2 gros oeufs (ou 3 petits)

- 1 peu de gruyère ou de comté râpé (facultatif)

- sel poivre

- 1 pincée de muscade

 

La base de la tarte à l'oignon !

La base de la tarte à l'oignon !

 

Pour la pâte brisée, j'ai donné déjà plusieurs fois la recette sur ce blog ICI ou là...par exemple !

0- Dans un moule à tarte, étaler la pâte brisée et la piquer avec une fourchette. Si vous l'avez confectionné vous-même, placer le moule au réfrigérateur pendant au moins 30 minutes.

 

Pendant ce temps préparer la garniture...

 

1- Éplucher les oignons.

2- Les émincer finement (vous pouvez le faire au robot)

3- Les mettre à cuire à la vapeur douce environ 15 minutes : version light.

OU Bien les faire suer dans une sauteuse avec du beurre SANS DORER : version fête !

4 - Les laisser égoutter et tiédir un instant.

5- Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°

6 - Dans un saladier battre les oeufs entiers et la crème. Ajouter sel poivre et muscade.

Remarque : j'utilise souvent un mélange lait concentré + petits suisses moins riche en graisse. Vous pouvez aussi si le plat est réservé à des adultes, faire un mélange vin blanc + petits suisses (ou crème épaisse). Le vin blanc donne un goût incomparable au plat et se marie bien avec les oignons.

 

7 - Sortir le moule contenant la pâte à tarte du réfrigérateur.

8- Avec une fourchette, étaler les oignons cuits et tiédis par-dessus.

9- Découper le jambon en lanières et le disposer au-dessus.

10 - Verser la préparation oeufs-crème : elle doit recouvrir totalement les oignons.

11 - Ajouter le fromage (facultatif). 

12 - Cuire à four chaud pendant environ 35 à 40 minutes.

 

Si la tarte dore trop vite, baisser le thermostat à 190-200° environ.

 

Et voilà le résultat !

A déguster toute l'année avec une simple salade verte...

 

La tarte prête à déguster...

La tarte prête à déguster...

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:40
Une boisson magique...

Une boisson magique...

 

Connaissez-vous le lait d'or ? 

Son nom déjà me fait rêver...pas vous ? Ce nom est donné à une préparation à base de curcuma, une épice que vous connaissez tous.

Il s'agit d'une boisson un peu "magique" car excellente pour la santé et qui pourrait changer notre vie. Vous en doutez ? Et bien essayez...

Je vous avais déjà dit que je pratiquais le yoga en toute modestie. En me promenant sur certains sites, j'ai découvert cette recette que je voulais partager aujourd'hui avec vous. 

Ce n'est pas nouveau pour moi, d'utiliser les épices et en particulier le curcuma, car on parle beaucoup de ses vertus aujourd'hui. J'en rajoute dans mes plats, dans le riz ou les potages, sur le poisson.

Cela fait longtemps aussi que je tente de me nourrir de la manière la plus équilibrée possible.

Mais c'est depuis peu que  j'ai découvert l'étendue des bienfaits du lait d'or sur la santé.

 

 

Les bienfaits du lait d'or sont bien sûr les bienfaits du curcuma.

Il serait : 

- anti-inflammatoire et soignerait en particulier les douleurs articulaires et les tendinites mais aussi les inflammations de toutes sortes.

- analgésique c'est-à-dire qu'il calmerait la douleur.

- antiseptique et stimulant de l'immunité, vous pourrez dire adieu aux méchantes bactéries, aux virus et autres indésirables...

- antioxydant : sans pour autant nous aider à retrouver notre jeunesse, les antioxydants sont indispensables pour rester en forme.

 

De plus...

- Il stimulerait la mémoire.

- Il favoriserait le métabolisme général. 

- Il réduirait l'hypertension, lutterait contre le cholestérol et serait donc un bon préventif des maladies cardiovasculaires.

- Il aiderait au fonctionnement du foie.

- Il aurait des vertus anti-cancer. 

Très vite, vous verrez aussi ses effets sur votre peau, vos cheveux.

Je vous l'ai dit... c'est une boisson magique ! 

 

Le curcuma
Le curcumaLe curcuma

Le curcuma

 

D'où viennent ces nombreux bienfaits ?

Le lait d'or est une boisson réalisée avec du curcuma. Cette épice à la belle couleur dorée contient de la curcumine qui agirait sur notre organisme comme la cortisone et les antibiotiques mais sans les effets secondaires. 

Ce qu'on a découvert depuis peu, c'est que le curcuma avait besoin d'être longuement chauffé à feu très doux pour être assimilé par notre corps. A froid, le curcuma râpé ou en poudre agit faiblement, et il  faudrait en consommer des quantités très importantes pour voir ses effets.

De plus, la curcumine a besoin d'être associée à du poivre ou du gingembre (qui sont aussi de puissants anti-oxydants) et des lipides car elle est liposoluble. Associée au poivre, l’absorption de la curcumine serait multipliée par 1000 ! 

 

 

Comment préparer le lait d'or ?

Il se prépare en deux étapes. 

 

La pâte d'or (1ère étape)

Ingrédients

5 cuillères à soupe de curcuma (environ 1/2 tasse)

1/2 càc de poivre moulu noir (ou de gingembre)

120 ml eau

 

Dans une petite casserole, faire chauffer tous les ingrédients à feu doux, pendant environ 8 minutes, jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. Au fur et à mesure que vous tournerez la préparation, elle s'épaissit. 
 

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant
Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

 

Au bout de ce temps, verser le contenu dans un petit bocal en verre et conserver la pâte au réfrigérateur environ 40 jours (le temps d'une cure).

La pâte d'or à conserver au frais

La pâte d'or à conserver au frais

 

Le lait d'or (2ème étape)

Ingrédients

1 verre de lait végétal (amande, noisette, riz, soja, ...)

1 càc d'huile (olive, coco, lin...)

1 càc de miel (ou sirop d'agave, stevia...)

1/2 cuillère à café de pâte de curcuma. 

 

Mélanger à chaud tous les ingrédients avec un fouet ou une fourchette et chauffer doucement l'ensemble (en évitant le micro-onde, censé détruire les nutriments). 

Variante : ajouter une pincée de cannelle. 

Il n'est pas interdit d'utiliser du lait de vache, de chèvre pour changer mais traditionnellement il est réalisé avec un lait végétal. 

 

Le lait d'or prêt à consommer

Le lait d'or prêt à consommer

 

Cette boisson est conseillée par le grand maître du kundalini Yoga, le yogi Bhajan.

Il faut en boire tous les matins (à jeun) ou le soir avant de se coucher (si vous avez des troubles du sommeil), chaude, tiède ou froide, pendant 30 à 40 jours pour voir ses effets.  

Vous n'avez pas eu le temps de préparer votre lait d'or.

Ce n'est pas grave : prélevez un peu de pâte d'or et la mélanger à votre plat, votre sauce de salade (avec des carottes râpées c'est délicieux) ; ajouter de l'eau bouillante, un peu de miel et du citron pour une boisson chaude réconfortante ; mélanger un peu de pâte d'or à votre tisane ou à votre thé chaud et bien infusé.

 

Bon dimanche !

 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 07:15
Un plat qui change un peu

Un plat qui change un peu

 

Il vous faut...

- une volaille de votre choix : poulet, pintade, canard...entière et simplement vidée

(dimanche dernier pour moi, c'était pintade) 

- les abats de la volaille

- 1 tête d'ail dont vous aurez séparé les gousses, mais ne pas les éplucher

- 1 bouquet garni (thym en particulier ou romarin)

- sel et poivre

- 1 bâton de cannelle

- 1 verre de vin blanc

- 1 bon filet d'huile d'olive

 

Lors de la cuisson dans ma cocotte de verre...un des côtés a déjà bien doré.

Lors de la cuisson dans ma cocotte de verre...un des côtés a déjà bien doré.

 

- Préchauffer le four thermostat 180°. 

- Saler et poivrer votre volaille à l'intérieur et à l'extérieur.

- La fourrer d'une partie des gousses d'ail et d'un brin de thym.

- Dans un faitout allant au four, ou une cocotte en verre, placer la volaille, la cannelle, le reste du bouquet garni et de l'ail.

- Arroser d'un filet d'huile d'olive et mouiller avec le vin blanc.

- Enfourner et baisser le four à 150°.

- Laisser cuire pendant 3 heures à couvert en retournant et arrosant la volaille au bout d'une heure trente environ. Vous constaterez que seul le côté situé vers le haut a doré à point...

- Au bout de ce temps, découvrir la cocotte et arroser abondamment. Ajouter un peu de bouillon en particulier pour la pintade qui parfois est moins grasse que le poulet ou le canard et rend donc moins de jus.

- Mettre les légumes d'accompagnement tout autour, ici des choux de Bruxelles précuits à la vapeur douce dans mon vitaliseur.

- Laisser encore mijoter tout doux dans le four pendant les deux heures restantes en arrosant très fréquemment la volaille et les légumes et en les retournant si vous jugez que c'est nécessaire.

- La dernière demi-heure vous pouvez laisser cuire sans couvercle...mais ce n'est pas obligatoire car en principe la volaille est bien dorée. 

- Découper la volaille sans couteau (et oui, avec ce mode de cuisson, il devient inutile ou presque).

- Servir entourée des légumes choisis.

 

 

Au moment de l'ajout des légumes...le second côté a encore besoin de dorer.

Au moment de l'ajout des légumes...le second côté a encore besoin de dorer.

 

Remarques 

En réalité je n'ai fait cuire ma pintade que 4 heures car je trouvais qu'elle était bien petite et du coup assez fondante et bien dorée au bout de ce temps. 

Mais pour noël, j'ai cuisiné ainsi une canette qui était plus grosse et je l'ai laissé 5 heures sans problème. 

Cette recette est délicieuse et inratable ! C'est rassurant et vous pouvez faire ce que vous voulez pendant la cuisson qui est quasi sans surveillance quand vous avez du monde, ce qui est toujours appréciable pour la cuisinière, ou le cuisinier de service. 

En fait, vous pouvez même la réaliser avec un rôti de porc ou de veau. La préparation convient à toutes les viandes blanches et la cuisson tout doux, ne doit pas excéder 5 heures en tout. Vous varierez simplement les herbes (romarin avec du lapin, sauge avec du rôti de porc...).

Savez-vous que ce mode de cuisson tout en douceur, en plus d'être délicieux, préserve les nutriments ?

Par contre, pour les viandes rouges, vous pourrez vous inspirer de ma recette du gigot de sept heures ici. 

 

Bonne dégustation !

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:30
Une belle portion de gratin

Une belle portion de gratin

 

Encore un plat d'hiver ! 

Je ne sais pas vous mais chez nous on adore les poireaux et on les mange à toutes les sauces...

Souvent je les cuisine en gratin, tous seuls ou alors, comme dans cette recette, accompagnés de pommes-de-terre. 

Inutile de vous dire que mes légumes sont BIO. J'ai la chance d'avoir un producteur à deux pas de chez moi. 

 

 

 

Il vous faut...

2 beaux poireaux

4 pommes-de-terre de taille moyenne

du fromage râpé (gruyère, comté)

du fromage fondant (saint nectaire, morbier ou raclette) / facultatif mais nous on adore !

sel, poivre

crème fraîche

2 pincées de muscade

 

 

- Éplucher les pommes-de-terre, les laver et les couper en lamelles.

- Trier les poireaux en privilégiant les blancs pour cette recette. Je garde le vert pour intégrer dans un potage. Les couper en tronçons.

- Cuire à la vapeur les pommes-de-terre une bonne quinzaine de minutes.

- Cuire de même les poireaux.

Quand je suis pressée par le temps, ce qui est fréquent (hi ! hi ! ces retraitées !!) je fais tout cuire ensemble dans mon vitaliseur. Je vous parlerai un jour de cet outil dont je ne peux me passer en cuisine depuis plus de 20 ans...

- Pendant ce temps, préchauffer le four à 200° et beurrer un plat à gratins.

 

La cuisson des légumes à la vapeur
La cuisson des légumes à la vapeur

La cuisson des légumes à la vapeur

 

- Alterner dans le plat pommes-de-terre et poireaux ce qui est facilité par la cuisson séparée des deux légumes.

- Terminer par des poireaux.

- Parsemer de gruyère râpé.

- Couper en lamelles l'autre type de fromage (facultatif) et les disposer sur le dessus. 

Le plat prêt à enfourner (j'ai triché car j'ai rajouté quelques lichettes de beurre...)

Le plat prêt à enfourner (j'ai triché car j'ai rajouté quelques lichettes de beurre...)

 

- Verser par dessus la crème que vous aurez pris le soin de saler, poivrer et parfumer avec la muscade. 

- Cuire au four à 200° pour 30 minutes sans oublier de baisser à 180° vers la fin de la cuisson pour ne pas faire trop griller le plat...

Et voilà le gratin prêt à être dégusté

Et voilà le gratin prêt à être dégusté

 

Comme je suis du style paresseuse, je me facilite la tâche...Vous ne me croyez pas ?

Regardez le résultat...

Hum...

Hum...

 

...et allez-donc voir un peu comment Steph que certains d'entre vous connaissent déjà, cuisine ce gratin pour le plus grand plaisir gustatif de sa grande famille.

En plus elle nous fait des photos de rêve...

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 07:04
Sauté de porc au curry

 

Voilà encore une recette de saison et qui ne convient pas aux végétariens...Promis bientôt je vous donnerai mes recettes végétariennes car j'en ai plein et j'en fais souvent ! 

Même si vous achetez du porc d'excellente qualité, ce plat est économique et cela ne fait pas de mal pour équilibrer le budget...

 

Il vous faut (pour 4 à 5 personnes)

- 800 g de sauté de porc

- 2 cuillères à soupe de curry madras

- 1 ou 2 oignons selon la grosseur 

- 1 pomme ou tout autre fruit à votre convenance

- 2 gousses d'ail

- 1 verre de vin blanc (facultatif)

- 1 verre d'eau

- sel et poivre

- 2  feuilles de laurier

- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

- 1/2 yaourt

- 1 cuillère à soupe de maïzena

 

Sauté de porc au curry

 

- Dans une sauteuse, faire revenir dans l'huile d'olive, les morceaux de viande pour les faire dorer, les oignons émincés et les gousses d'ail coupées en deux.

 

- Ajouter la pomme, épluchée et coupée en dés.

Sauté de porc au curry

 

- Saler, poivrer et ajouter le curry.

 

- Bien remuer pour imprégner tous les ingrédients.

 

- Couvrir alors avec le vin blanc et l'eau. 

 

Sauté de porc au curry

 

- Ajouter le laurier et laisser mijoter tout doux pendant une bonne heure. Les morceaux de viande doivent être fondants...

 

- Pendant ce temps vous ferez cuire votre riz à votre convenance.

 

- Dans un bol, diluer un peu de sauce prélevée dans le plat avec le yaourt. Ajouter 1/2 à 1 cuillère à soupe de maïzena et bien mélanger pour éviter les grumeaux.

 

- Ajouter dans le plat et remuer tout doucement.

 

- Laisser au chaud jusqu'au moment de servir.

 

Sauté de porc au curry

 

C'est encore un plat qui se réchauffe très bien !

 

Variante : au lieu du yaourt qui donne un goût un peu acidulé à ce plat très légèrement sucré-salé, ajouter à la fin de la crème de coco...Il est alors inutile de rajouter de la maïzena.

La variante est un délice pour ceux qui aiment...

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:35

 

Voilà un plat d'hiver que j'adore faire pour utiliser les restes d'une volaille rôtie, d'un rôti de porc ou simplement avec de la chair à saucisse.

Pour faire cuire ce plat, j'utilise une cocotte en verre qui comporte un couvercle. Mais bien sûr vous pouvez aussi utiliser un faitout ou tout autre ustensile allant au four. 

Chou farci aux châtaignes

 

Il vous faut...

 

1 chou vert frisé

1 boîte de marrons au naturel

1 reste de volaille (poulet, canard, pintade)

2 oignons 

3 ou 4 gousses d'ail

du thym

des baies de genièvre si vous aimez

du sel et du poivre

huile d'olive

1 gros bol de bouillon de volaille

1 verre de vin blanc (facultatif)

 

 

- Faire bouillir une grande quantité d'eau salée.

- Pendant ce temps, trier le chou en gardant le plus possible de feuilles vertes et en détachant bien toutes les feuilles, sans les couper.

- Lorsque l'eau bout, y plongez les feuilles de choux et les laisser cuire une bonne quinzaine de minutes à petits bouillons.

Chou farci aux châtaignes

 

- Pendant ce temps, si vous utilisez les restes d'une volaille, la dépiauter en enlevant la peau et les petits os.

- Éplucher oignons et ail.

- Mixer pas trop finement pour qu'il reste quelques morceaux. L'idéal c'est le hachoir de nos grands-mères. Mais oui vous savez bien de quoi je parle, celui que l'on utilisait sur une grosse planche ! 

- Préparer le bouillon de volaille avec de l'eau, du bouillon lyophilisé et un verre de vin blanc. Bien sûr si vous avez du bouillon de volaille maison, c'est encore mieux ! 

 

Chou farci aux châtaignes

 

- Égouttez le chou dans une passoire...

- Dans une sauteuse, faire revenir dans l'huile d'olive la farce en ajoutant quelques feuilles blanches du chou ciselée et une boite de marrons écrasés grossièrement à la fourchette (vous pouvez aussi les mixer légèrement).

- Parsemer de thym effeuillé, saler et poivrer.

Chou farci aux châtaignes

 

- dans votre grande cocotte, mettre un filet d'huile d'olive, et alterner les couches de feuilles de chou, et de farce jusqu'à terminer par des feuilles de choux (les plus vertes). Si vous aimez, intercaler quelques baies de genièvre. Nous on adore alors j'en mets beaucoup.  Mais les goûts diffèrent dans la famille : mon petit fils fait la grimace, il trouve ça trop fort, tandis que sa soeur les avale toutes...

- Recouvrir avec le bouillon, et un dernier filet d'huile d'olive.

Chou farci aux châtaignes
Chou farci aux châtaignes

 

- Refermer le couvercle et placer au four à 200° pendant 45 minutes environ. Puis baisser à 180° et cuire encore 15 minutes en ôtant le couvercle.

- Ne faites pas comme moi, pensez à baisser le four sinon le dessus du plat grillera un peu trop mais bon c'est ainsi quand j'ai du monde autour de moi, je fais des bêtises. J'aurais dû laisser le couvercle car le dessus dore quand même mais plus en douceur...

Le plat est un peu trop grillé dessus mais moelleux à l'intérieur...du coup ma photo est floue !

Le plat est un peu trop grillé dessus mais moelleux à l'intérieur...du coup ma photo est floue !

 

Vous pouvez aussi durant la cuisson ouvrir le couvercle et arroser avec le bouillon car comme le plat n'est pas hermétique, le dessus est parfois plus sec...

J'ai réalisé cette recette avec un reste de canard et c'était tout simplement...délicieux ! 

C'est un plat que vous pouvez décliner avec n'importe quel reste de viande, et en plus, en différentes quantités car il se congèle très bien et sera meilleur réchauffé tout doux. 

Vous pouvez aussi pour un aspect plus festif, confectionner des choux farcis individuels. Pour cela prendre trois feuilles de choux superposées, les farcir avec de la farce et ficeler les mini-choux. Vous les ferez cuire environ 30 minutes dans le bouillon, sur le feu ou au four. 

J'avoue que je ne prends jamais le temps de cuisiner ainsi ! Mais c'est à tester... 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:19
Galette des rois à la frangipane

Devinez un peu ce que j'ai mangé dimanche dernier comme dans toutes les familles...une galette des rois ! Original n'est-ce pas ?

Cette année je m'étais promis de refaire une couronne des rois aux fruits confits comme c'est la tradition en Provence. Mais nous avons quelques travaux de rénovation à la maison qui m'occupent beaucoup et j'ai trouvé plus rapide de refaire une galette à la frangipane. 

Une variante : j'ai pris la recette de Maryse (L'Espigaou) pour réaliser la frangipane, car ma recette habituelle contient du beurre. Je vous mets le lien vers son article à la fin et vous donnerais ma recette à une autre occasion...

 

Il vous faut donc pour cette recette...

2 rouleaux de pâte feuilletée

3 oeufs

150 g de sucre 

1 petite cuillère à café d'arôme amande amère

2 cuillères à café (ou à soupe) de rhum (facultatif)

200 g d'amandes en poudre

jaune d'oeuf, crème ou lait pour dorer la galette (au choix)

 

Comment faire ?

 

- Préchauffer votre four à 230°. La pâte feuilletée a besoin d'un contraste entre le froid du réfrigérateur et le chaud du four, pour bien lever.

- Préparer la frangipane :

Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre, puis ajouter la poudre d'amande et le parfum. 

- Sur une plaque allant au four, étaler un premier rouleau de pâte en gardant le papier sulfurisé. Mouiller les bords de la pâte et la replier légèrement sur tout le pourtour pour créer une sorte de "trottoir". 

- Verser au milieu la frangipane et bien l'étaler en la laissant plus mince sur les bords.

 

Galette des rois à la frangipane

 

- Mouiller les bords de la pâte à nouveau et poser le second rouleau de pâte afin de recouvrir l'ensemble. 

- Pincer les deux épaisseurs de pâte entre vos doigts tout autour de la galette, pour bien souder le bord, afin qu'à la cuisson, la frangipane se s'échappe pas hors de la galette.

- Dorer à l'oeuf battu ou à la crème fraîche (ce que j'ai fait)

Galette des rois à la frangipane

 

- Terminer votre galette en incisant légèrement avec un couteau la surface (j'ai bien dit légèrement...j'avais un peu trop de punch ce dimanche). Le mieux est de tracer un dessin, style croisillon, avec les dents d'une fourchette, c'est plus sûr ! 

- Piquer très légèrement votre pâte ici ou là pour qu'elle gonfle uniformément...

Oups j'allais oublier mais pas vous, heureusement ! Il faut mettre la fève et le sujet (le plus souvent à l'opposé l'un de l'autre, avant de souder la galette.

- Mettre au four très chaud pour 30 minutes max de cuisson, sans oublier de baisser à 200° dès que la galette gonfle...

L'idéal est de la placer sur une grille, le plus bas possible dans le four. 

Si votre four sèche trop les gâteaux, comme c'est le cas du mien qui est vieillissant, il faut mettre une petite coupelle d'eau à l'intérieur.

 

Et voilà le résultat ! 

 

Galette des rois à la frangipane
Galette des rois à la frangipaneGalette des rois à la frangipane
Galette des rois à la frangipane

 

Une petite remarque...parfois il est nécessaire de remettre la galette durant 30 minutes au réfrigérateur avant de la cuire, surtout si comme moi, vous avez été obligée de répondre au téléphone ou à des textos, pendant sa confection. La pâte feuilletée doit être toujours très froide avant d'être placée au four...

C'est bon d'être gourmand n'est-ce pas ? Quand notre santé le permet autant en profiter...sans excès. 

 

Voici comme promis, le lien vers l'article de Maryse. Vous voyez comme la sienne est bien mieux réussie...et en plus elle vous donne sa recette de couronne des rois provençale, aux fruits confits d'Apt. Hum...

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 07:20
Le plat en train de mijoter...

Le plat en train de mijoter...

 

Je sais ce que vous allez me dire : tout le monde connaît la recette de la daube et il en a autant de recettes différentes que de familles...

Et bien vous avez parfaitement raison !

Voilà celle que je prépare en hiver, le plus souvent avec du vin rouge...c'est la véritable daube provençale de ma grand-mère qui mijotait en tout pendant 4 à 5 heures au coin du fourneau. Je l'ai fait cuire ainsi lors de mes dernières vacances en Auvergne, puisque là-bas j'ai la chance d'avoir un fourneau dans ma cuisine.

Désolée pour les végétariens, ce plat n'est pas fait pour eux.

 

Pour 6 personnes, il faut...

1 kg 200 de boeuf spécial daube.

4 gousses d'ail minimum, selon votre goût

2 gros oignons blancs ou rouges + 2 petits

2 clous de girofle

1 bocal d'olives noires dénoyautées

1 peu de pulpe de tomates ( 1/2 boîte environ)

1 litre de vin rouge (+ 1 litre du même vin à boire en accompagnement)

de l'huile d'olive

des petits lardons (NON fumés en Provence)

1 écorce d'orange séchée

1 petite carotte (facultatif)

Du persil 

1 à 2 cuillères à soupe de farine ou maïzena (facultatif)

2 gros carrés de chocolat noir (facultatif)

 

 

Une partie des ingrédients

Une partie des ingrédients

 

Deux jours avant...

 

Mettre dans un grand saladier la viande, coupée en gros morceaux avec 1 cuillère à soupe d'huile d'olive, 1 petit oignon coupé morceaux, 2 gousses d'ail écrasée ou pas, des herbes (thym et laurier surtout), des grains de poivre. La recouvrir de vin rouge (en gros il faut le litre) et recouvrir d'un film transparent avant de placer le saladier au réfrigérateur jusqu'au lendemain. Ne pas oublier de remuer deux ou trois fois. 

Vous pouvez, ou non, y mettre un peu de persil et une petite carotte.

 

La veille...

 

- Égouttez longuement la viande dans une passoire placée au-dessus d'un saladier pour récupérer toute la marinade.

- Jeter les herbes et bien sécher les morceaux. 

 

La viande s'égoutte dans une passoire...

La viande s'égoutte dans une passoire...

 

- Dans une sauteuse faire revenir les morceaux de viande dans de l'huile d'olive, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.

 

- Les placer au fur et à mesure dans un faitout, car il est nécessaire de faire dorer la viande en plusieurs fournées. 

Faire revenir la viande...

Faire revenir la viande...

 

Pendant ce temps, émincer les lardons le plus finement possible...

Émincer les lardons...

Émincer les lardons...

 

- Dans la même sauteuse, faire revenir les lardons, puis les mettre de côté dans le faitout.

 

- Faites revenir ensuite les deux oignons émincés. Je rajoute toujours celui de la marinade pour ne pas le gaspiller. Et je garde un des plus petits oignons pour le piquer de deux clous de girofle et le placer dans le plat tel quel.

 

- Ajouter ensuite les gousses d'ail, coupées en deux si elles sont trop grosses...De toute façon, elles vont fondre à la cuisson. 

 

- Placer le tout, viande, oignons, lardons et gousses d'ail dans le faitout sur feu doux. 

 

La daube, un bon plat mijoté bien de saison

 

Remarque : En fait, l'ordre n'est pas important car dans la même sauteuse, vous pouvez faire revenir d'abord les oignons et terminer par la viande...

 

- Verser ensuite dans la sauteuse votre marinade et la compléter pour que le liquide puisse recouvrir la viande.

Le fond de marinade à compléter avec le reste du vin rouge.

Le fond de marinade à compléter avec le reste du vin rouge.

 

- La faire réduire et la verser dans le faitout.

 

- Saler modérément, et poivrer.

 

- Ajouter l'écorce d'orange et un nouveau bouquet de thym frais ou sec.

 

- Mettre à mijoter au moins trois heures à couvert, le plus doucement possible, en remuant de temps en temps. 

 

- Au bout de ce temps, ajouter les tomates et les olives, rectifier éventuellement l'assaisonnement et éloigner le plat de la chaleur.

 

Le jour J...

 

- Faire réchauffer la daube tout doucement, pendant encore au moins une bonne heure, parfois plus si comme c'est toujours le cas chez moi, les convives font attendre le plat, cela n'a aucune importance il n'en sera que meilleur.

 

-Trente minutes avant la fin, le plus souvent, je prélève un peu de sauce dans laquelle je fais fondre les carrés de chocolat noir en fouettant puis je lui mélange minutieusement 1 à 2 cuillères à soupe de maïzena et je verse ensuite dans le faitout.

 

- Remuer délicatement pour bien homogénéiser l'ensemble et à partir de là, je ne mets plus de couvercle sur le faitout.

 

C'est un plat qui est toujours meilleur réchauffé et mijoté longuement ! 

A servir avec des pâtes fraîches, styles tagliatelles ou de petites pommes-de-terre, juste cuites à la vapeur. 

Ne me demandez pas une photo du plat mis en scène dans l'assiette, c'est trop tard, tout a été mangé...Promis ce sera pour une prochaine fois car je n'arrive jamais à faire des photos quand j'ai trop de monde autour de moi !

 

 

D'autres recettes de daubes sur ce blog...

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Published by manou - dans cuisine viande
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 07:07

 

Je vous fait remonter aujourd'hui cet article concernant les traditions en Provence, article que j'ai rédigé l'année dernière. Désolée pour ceux qui l'ont déjà lu...

 

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Il n'y a pas qu'en Alsace que les traditions de nöel se perpétuent.

 

Chaque région a ses propres traditions et la Provence ne fait pas exception à la règle, même si, il faut bien le reconnaître certaines coutumes tombent dans l'oubli ou bien se sont adaptées à la vie moderne et aux différents membres de la famille.

 

Car, avant, (je parle au début du XX° siècle pas au temps des dinosaures !), il était très rare de se marier en dehors de sa région. C'était donc plus facile de conserver les traditions qui se perpétuaient ainsi de génération en génération.

Aujourd'hui, c'est plutôt la mixité qui prime et cela est une bonne chose car elle apporte une ouverture et un mélange des cultures, bénéfiques à l'éducation des enfants, à notre vie familiale et à la société.

 

Comme je l'ai déjà dit dans ce blog : en Provence tout commence le 4 décembre à la Sainte Barbe en plantant le blé de la Sainte Barbe.

 

Mes plantations quinze jours aprèsMes plantations quinze jours après
Mes plantations quinze jours après

Mes plantations quinze jours après

 

Puis il faut décorer le sapin...

 

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

 

Ensuite on montera la crèche provençale, dans laquelle on placera les santons que l'on soit croyant ou pas...

 

En principe, la crèche doit rester en place jusqu'à l'épiphanie, au moins, et la période calendale ne se terminer qu'à la chandeleur. Mais bon, j'ai bien dit "en principe"...

Quelques vues de la crècheQuelques vues de la crèche
Quelques vues de la crèche

Quelques vues de la crèche

Tout le mois de décembre on profitera de la douceur des dimanches en famille, pour faire  le tour des marchés de noël, plutôt nombreux dans la région.

Une façon d'attendre noël, car nous n'avons pas l'habitude dans nos contrées éloignées de la capitale, d'emmener les enfants faire le tour des grands magasins et il faut bien qu'ils rencontrent le père noël de temps en temps !

Sinon, comment ferait-il pour y croire ?

 

Entre temps, vous n'aurez pas oublié de bien arroser votre blé...

 

Le 13 décembre, à la sainte Luce, il faudra aller cueillir le houx et le gui pour en décorer la maison ou à défaut aller en acheter...

En Provence le houx est le plus souvent remplacé par du houx fragon (ou petit-houx) qui décore la maison grâce à ses boules rouges. Il était placé autrefois dans la maison pour conjurer le mauvais sort.  Aujourd'hui il est simplement mis en place pour décorer.

Le houx fragon

Le houx fragon

Vous suspendrez votre bouquet de gui au dessus de la porte d'entrée pour attirer la paix dans votre maison. Les Druides pensaient en effet que le gui avait un pouvoir miraculeux. L'inconvénient est qu'en cette période de l'année, le gui est plein de boules blanches qui se feront un malin plaisir à tomber sur le sol à chaque ouverture de la porte...

Donc en fait je l'accroche à côté !!

Le gui dans la nature

Le gui dans la nature


"A la Sainte-Luce, les jours s'allongent d'un saut de puce", dit le proverbe.  Ce n'est pas tout à fait exact...

En fait du point de vue astronomique, le soleil continue à se lever plus tard après le solstice d'hiver, donc les jours semblent raccourcir le matin, et le soleil commence à se coucher plus tard avant le solstice, ce qui donne l'impression que les jours rallongent et explique sans doute le proverbe.

Mais en fait les jours ne se mettent réellement à grandir qu'après le solstice...

Pour aider les jours à s'agrandir et fêter le renouveau du soleil, à partir de ce jour-là et jusqu'à noël on doit illuminer la maison, voire les façades... avec des bougies, des lampions, des guirlandes, ce que beaucoup de gens font aujourd'hui.

 

Mais bon en ces temps d'économies d'énergie, je ne vous cache pas que je trouve excessif, d'illuminer le moindre petit village même si je reconnais que cela est très festif et offre un peu plus de gaieté aux habitants au coeur de l'hiver. En tous les cas je n'illumine pas la façade de ma maison. Mais je pense à éclairer des bougies tous les soirs...sur ma cheminée. C'est déjà ça !

 

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Puis vient le temps de la veillée de noël et du Gros Souper.

 

La veillée commençait dans les familles par le traditionnel cacho-fiò.

Si un jour vous allez visiter en Arles, le musée Arlaten, vous en verrez une représentation très imagée.

 

          lou cacho-fio

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf
Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Le plus âgé de la famille, (lou papé) et le plus jeune enfant (lou caganis) apportent près de la cheminée une grosse bûche (d'olivier, d'amandier ou d'un des arbres fruitiers).

Tous deux devaient faire trois fois le tour de la table avant d'allumer le feu, d'y poser la bûche et de l'arroser de vin chaud (3 fois) en prononçant cette phrase :

"Alegre, Diou nous alegre, Cachofue ven, tout ben ven, Diou nous fague la graci di veïre l'an que ven Se sian pas mai que siguen pas men." en provençal bien sûr, ce qui signifie :

"Soyons joyeux, Dieu nous garde joyeux, Cacho feu vient, tout bien vient, Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient, Si nous sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins."

 

Je n'ai jamais vu cette coutume et mes grands-parents me disaient que c'était l'apanage des familles très croyantes et que chez eux non plus cela ne se faisait pas. Je ne connais personne d'ailleurs dans mon entourage qui ait vu cela en réalité.

 

Chez mes grands-parents maternels, qui sont nés un peu avant le XX° siècle, l'aieul se contentait d'allumer le feu...

Et tout le monde chantait ensemble en buvant le vin chaud (ou le vin cuit) en guise d'apéritif  avant de se mettre à table :

 l'an que vèn, se sian pas mai que siguen pas mens"

"A l'année prochaine" ! si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins...donc s'il n'y a pas de naissance, qu'il n'y ait pas de décès dans la famille.

 

Cette phrase se prononce encore aujourd'hui très fréquemment durant la période de fin d'année quand on quitte des amis ou de simples connaissances, nos voisins, nos collègues de travail et c'est une manière très provençale de se souhaiter de bonnes fêtes.

 

Cette phrase a marqué mon enfance. C'était toujours mon grand-père maternel qui la prononçait et ma mère a pris la suite...J'ai souvent encore les larmes aux yeux en y pensant car c'était un moment à la fois très solennel et emplie de mélancolie et de mystère. Bien sûr en grandissant j'ai très vite compris que ce n'était pas une formule magique...mais bien une façon de conjurer le mauvais sort et de se porter mutuellement chance, tout en étant contents d'être tous réunis. Mais je voyais bien que les anciens et même les autres adultes ressentaient toujours beaucoup d'émotion en la prononçant.

 

Puis tout le monde passait à table pour la veillée de noël...

La tradition de mettre la bûche dans la cheminée a été remplacée par le dessert bien connu dont tout le monde se régale !

 

Le repas du réveillon, s'il était bien un Gros Souper dans les temps anciens, est aujourd'hui plutôt un repas maigre...

 

Je vous livre rapidement les détails de l'organisation et de la déco du Gros Souper !

Chez les respectueux stricts de la tradition, sur la table, on devait disposer trois nappes blanches (une pour le repas du 24, une pour le 25 à midi et la troisième pour le 25 au soir), trois chandelles et les trois coupelles de blé germé et enfin tous les plats, y compris les treize desserts.

Le gros souper était obligatoirement composé de 7 plats maigres et  servi avec 13 petits pains, représentant la Cène avec les 12 apôtres et Jésus. Il était suivi avant ou après la messe par la dégustation des treize desserts. Puis bien sûr toute la famille se rendait à la messe de minuit (pour les croyants) ou allait voir une pastorale...et dégustait la soupe à l'oignon en rentrant !

 

Chez nous, durant mon enfance, on a toujours fait beaucoup plus simple.

Le Gros souper n'avait donc pas forcément 7 plats mais nous n'avons jamais fait l'entorse des 13 desserts.

 

Les plats et les recettes diffèrent selon les villes, les villages et les familles.

 

Il y a cependant des incontournables comme le céleri en anchoïade ou la carde en sauce blanche ou en sauce aux anchois, deux légumes vraiment traditionnels, la salade de jeunes pousses, les épinards le plus souvent en gratin (ou en omelette), un poisson (morue en tian ou à la sauce aux câpres,  dorade au four, parfois seulement de la brandade, des coquillages ou des escargots, enfin parfois une soupe comme l'aigo boulido remplaçait la soupe à l'oignon.

Chez nous c'était le soir du 25 décembre après les agapes qu'on la dégustait...

 

Vous voyez il n'y a pas de quoi en faire un plat : ce sont des mets simples très éloignés de ceux qu'on vous propose pour un réveillon aujourd'hui.

 

J'ai vu qu'à certains endroits (peut-être en montagne ?) on servait encore la soupe aux choux  lors de la veillée de noël. C'est une tradition dont je n'ai jamais entendu parler. Cette soupe était déjà servie tous les jours, je ne crois pas que dans les familles, on la servait aussi les jours de fête, sauf peut-être dans les familles très pauvres.

 

Noter que souvent la maîtresse de maison a enfin un peu de répit le soir de noël, une fois que tout le monde est rassasié !

C'est un soir où, en effet, non seulement tous les plats sont mis en même temps sur la grande table, ou à proximité, y compris les 13 desserts : personne n'a donc besoin de se lever pour servir. 

De plus, les miettes doivent rester sur la table toute la nuit (pour nourrir les ancêtres qui ne manqueront pas de venir participer à leur façon à la fête...). La table ne sera pas desservie jusqu'au lendemain matin où on pourra enfin enlever la première nappe pour le repas du 25  !

Personne n'indique où sera pris le petit  déjeuner ! Mais il est vrai que les enfants découvrent les cadeaux du père noël et en oublient de manger et que les adultes n'ont pas vraiment faim et se contentent d'un café !

 

A l'époque donc, la plupart du temps, encore au début du XX° siècle, les enfants dans les campagnes recevaient une simple orange en guise de cadeaux. Comme ce fruit était encore cher et rare, mon père qui est né en 1919, était heureux de recevoir un de ces fruits juteux dans ses souliers (ce n'est donc pas un mythe). Il avait le droit de le déguster aussitôt. Souvent il trouvait aussi un nouveau bonnet tricoté en cachette par sa soeur aînée ou une bonne paire de chaussettes bien épaisses et partait jouer dehors pour les essayer sans tarder ! Il savait ensuite qu'il y aurait un bon dîner de noël pour se réchauffer.

Plus tard les cadeaux ont évolué : un petit soldat de plomb, une voiture en bois ; les filles elles, reçoivent une poupée de chiffon ou une dînette...Mais c'est une autre histoire que celle des cadeaux de noël et je vous la raconterai une autre fois...sans doute l'année prochaine !

 

 

 

Très bonnes fêtes de noël à tous...en attendant quelques photos (si j'y pense... avant que tout soit mangé !)

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 06:48
Un gibassier prêt à déguster

Un gibassier prêt à déguster

 

Voilà la recette traditionnelle du 13ème dessert de noël en Provence.

C'est le seul dessert qui divise les provençaux. En effet selon les villes et villages, la recette subit des variations et le gibassier ressemble plus à une brioche qu'au biscuit croquant et dur qui se conserve très longtemps et que l'on vend dans la région de Lourmarin par exemple (dans le Luberon) et tout autour d'Aix-en-Provence. Ce biscuit, lorsqu'il est brioché s'appelle alors la pompe à huile et ne se conserve que quelques jours. On le retrouve à Marseille.

Là je sens que certains vont crier au scandale car encore aujourd'hui ce sujet est tout à fait délicat. Il y a ceux qui préfèrent la pompe et ceux qui ne jurent que par le gibassier.

Les diplomates dont je fais partie, servent aussi bien l'un que l'autre et mélangent les appellations...C'est ça la tolérance ! 

 

 

Pour confectionner le gibassier (lou gibassié)

 

Il faut 

300 g de farine

80 g de cassonade

10 càs de lait

10 càs d'huile d'olive

4 càs de fleur d'oranger

de la levure de boulanger (20 g) ou lyophilisée (1 sachet suffit)

Au choix vous aromatiserez votre biscuit avec soit le zeste râpé finement d'une orange BIO, soit des grains d'anis, soit mais cela est une variante moderne, avec un zeste de citron également BIO.

C'est très facile à faire !

 

La préparation

 

0- Délayer la levure dans le lait.

 

1- Mélanger tous les ingrédients et pétrir à la main. 

 

2- Former une boule (ou deux selon votre envie) que vous placerez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé beurré ou de silicone.

 

3- Aplatir cette boule avec les paumes des mains jusqu'à former un biscuit ovale et jusqu'à ce que le gibassier ait une épaisseur de 8 mm environ / 1 cm max.

 

Voilà à quoi il ressemble avant cuisson (ici aux écorces d'orange)

Voilà à quoi il ressemble avant cuisson (ici aux écorces d'orange)

 

4- Avec un couteau (attention de ne pas trop appuyer ou vous couperez votre papier), inciser profondément le gibassier dans le sens de sa longueur.

 

5 - Enfourner environ 20 minutes jusqu'à ce qu'il soit blond.

La pâte se gonfle à la cuisson de façon irrégulière...on dit en provençal se "bonelle", "gibo". Voilà d'où provient son nom de gibassier (et non pas comme certains le pensent parce que les chasseurs l'emmenaient dans leur gibecière pour leur casse-croûte !).

 

6- Sortir du four et laisser refroidir.

Le gibassier durcit toujours en refroidissant. Attendre donc pour le manipuler et le déguster...

Pour le déguster, surtout il faut le rompre avec les mains, point de couteau, sinon vous seriez ruinés pour l'année à venir ! 

 

La pompe à huile est réalisée traditionnellement avec un levain, à préparer la veille (ou de la levure pour une version plus moderne et rapide) mais contient des oeufs. Ce qui fait toute la différence.  Elle a le moelleux d'une brioche forcément, puisque c'est une pâte levée au chaud avant d'être enfournée. 

Je vous donnerai ma recette quand j'en ferai car on peut la déguster toute l'année, comme une brioche.  

 

Pour comparaison, retrouver la recette du gibassier de Maryse ci-dessous...

 

 

Et l'adaptation faite par Nell, version "occitanie-ouest" ici ! 

 

Et voici le lien vers ma petite histoire des treize desserts, publiée sur ce blog l'an dernier...

Bons préparatifs de noël à tous ! 

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