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15 octobre 2020 4 15 /10 /octobre /2020 05:21

 

Aujourd'hui je vous montre tout simplement quelques-unes des confitures et conserves que j'ai réalisées durant l'été et en ce début d'automne. 

 

En ce qui concerne les confitures, certaines ont déjà été distribuées aux enfants ou dégustées pendant les vacances par les gourmands.  

Après les confitures de fraises et d'abricots, et les abricots au naturel que je vous ai déjà montré cet été ICI et ICI j'ai confectionné des gelées de groseilles et des confitures de griottes avec les fruits de mon jardin de Haute-Loire. 

Abricots, fraises, groseilles et griottes...

Abricots, fraises, groseilles et griottes...

Puis le temps des confitures d'automne est arrivé mûres sauvages, quetsches du jardin de Haute-Loire et figues gentiment données par ma voisine, en Provence.

Mûres, prunes rouges et figues...

Mûres, prunes rouges et figues...

J'ai fait aussi, comme chaque année, des cornichons au vinaigre dont mes enfants raffolent. 

Cornichons au vinaigre

Cornichons au vinaigre

Puis une fois de retour en Provence, j'ai réalisé quelques bocaux de tomates au naturel et de ratatouille que nous serons bien contents de retrouver pour faire entre le soleil dans la cuisine et sur notre table en plein hiver.

Tomates au naturel et ratatouille
Tomates au naturel et ratatouille

Tomates au naturel et ratatouille

Et voilà pour ces quelques réalisations culinaires qui comme vous vous en doutez me prennent du temps, mais je les fais toujours avec grand plaisir !

C'est tellement agréable de les retrouver ensuite en cours d'année et surtout de les partager...

 

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9 octobre 2020 5 09 /10 /octobre /2020 05:15
Il est temps de ramasser les olives...

Il est temps de ramasser les olives...

Les olives vertes se ramassent très tôt en Provence bien avant que le soleil ne les fasse mûrir, c'est-à-dire selon les années dès la fin du mois de septembre. Je n'ai qu'un petit olivier dans mon jardin, trop petit pour en planter d'autres, du coup je ramasse les olives pour les préparer comme condiments, pas pour les mener au moulin. 

Cette année je n'ai fait que deux sortes de préparation.

 

Préparation 1 : Les olives cassées.

Elles sont préparées traditionnellement avec les variétés d'olives de la Vallée des Baux (la Salonenque en particulier). Il faut choisir de belles olives, bien rondes et exemptes de tout défaut. Les olives de mon jardin ne sont pas de la bonne variété, mais je les prépare tout de même de cette façon-là. 

 

Pour vous montrer comment nous les cassons traditionnellement dans la famille de manière artisanale, voici une petite vidéo.  Prévoir de se mettre de vieux vêtements car ça tâche, et de se placer en extérieur.

Une fois cassées, il faudra les  faire tremper dans de l'eau claire que l'on renouvellera tous les jours pendant 8 à 10 jours, pour en ôter l'amertume. Au bout de ce temps, une fois les olives prêtes, on les plongera dans une "tisane" (une saumure) refroidie à base d'herbes de Provence et surtout de fenouil.

Les olives seront bonnes à consommer au bout de deux semaines environ. 

Je vous explique tout en détails dans un article déjà publié sur le blog, dont voici le lien ci-dessous. 

Ce mode de préparation ne permet pas de conserver les olives dans la durée comme c'est le cas de la méthode suivante. Il faudra les manger avant noël et les conserver au frais. 

 

 

Préparation 2 : Les olives au sel.

Ce mode de préparation encore plus simple que le précédent, demande de la patience pour que vous puissiez déguster votre production. 

Je l'ai testé pour la première fois il y a deux ans, et j'ai fait exprès de garder un fond de bocal qui s'est très bien conservé depuis. 

Olives au sel...
Olives au sel...

Olives au sel...

Après avoir bien triées les olives pour enlever celles qui sont marquées ou piquées, il suffit de les rincer pour enlever la poussière et les débris de feuilles. 

 

Mettre ensuite les olives dans des bocaux à caoutchouc même vieux (car le sel fait rouiller les fermetures). Par contre prévoir des rondelles de caoutchouc neuves. 

Sortir la balance de cuisine et peser le sel. Il faut exactement :

- dans les bocaux d'un litre : 56 g de sel.

- dans les bocaux de 3/4 de litre : 42 g de sel. 

- dans les bocaux d'1/2 litre : 26 g de sel.

Recouvrir d'eau de bonne qualité à température ambiante, fermer les bocaux et les placer à l'obscurité.

Ne plus les ouvrir, ni les déplacer pendant...1 an ! 

Et déguster, tel quel ou après les avoir dessalées, dans la cuisine, ou bien macérées quelques jours dans de l'huile d'olive et des herbes.

Et à conserver au frais une fois les olives sorties de leur saumure. C'est une recette partagée par Jupi (La Cachina) sur son blog.

Et je vous explique tout en détails dans mon article ci-dessous ! 

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13 juillet 2020 1 13 /07 /juillet /2020 05:17
Que faire avec des abricots cet été ?

Que faire avec des abricots cet été ?

 

Gorgé de soleil et ramassé mûr, l'abricot est un fruit d'été plein de vitamines et de minéraux : c'est un excellent antioxydant.

Ses nutriments sont exceptionnels et favorables à la santé. Tout d'abord, il facilite la digestion et détoxifie le corps. Sa richesse en vitamines A et E le rend excellent pour booster notre immunité, prévenir les maladies des yeux et régénérer la peau, les cheveux et toutes nos cellules.  Sa richesse en vitamines B et C ainsi que la présence de fibres, aident à la prévention des maladies cardio-vasculaires et en particulier, à faire baisser le taux de "mauvais" cholestérol.

C'est un fruit également riche en magnésium, potassium, fer et cuivre. Il permet de lutter contre l'anémie, de remettre en forme un convalescent ou de lutter contre la fatigue musculaire liée à la pratique sportive intense. 

 

Alors pourquoi s'en priver... d'autant plus que consommé frais (à l'inverse des abricots secs), il est très peu calorique. 

Que pouvez-vous faire avec ce fruit gorgé de soleil ? 

 

Comme beaucoup d'entre vous, j'en fais régulièrement des compotes et des confitures qui régalent nos papilles tout l'hiver. Vous pouvez laisser les fruits en morceaux ou bien  les mixer. 

Une des utilisations les plus fréquentes est d'en faire des desserts comme des tartes, des gâteaux ou des clafoutis... 

Quand j'en ai beaucoup, je réalise aussi des conserves au naturel

Et si vous manquez d'idées, vous pouvez aussi aller visiter d'autres blogs. Vous y trouverez d'autres recettes toutes plus appétissantes les unes que les autres...

Pas besoin d'être de grands cuisiniers, ce fruit s'adapte parfaitement à l'été, aux desserts comme aux plats sucrés-salés et c'est la réussite assurée ! 

Et vous, que cuisinez vous avec les abricots ?

N'hésitez pas à laisser un lien vers votre blog et vos recettes préférées ! 

 

Pour info à partir d'aujourd'hui, le mois de juillet me trouvant bien plus occupée que prévue, je ne publierai plus que les lundis, mercredis et vendredis. Je viendrai donc vous voir de manière plus irrégulière ces prochains jours et certainement en décalé, en fonction de mes possibilités, mais je ne vous oublierai pas pour autant, c'est promis ! 

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3 juillet 2020 5 03 /07 /juillet /2020 05:15
Un régal pour les yeux (photo empruntée à mon mari...)

Un régal pour les yeux (photo empruntée à mon mari...)

Ici en Haute-Loire, c'est la fin de la saison pour les fraises, je suis donc allée directement chez un producteur pour en acheter. 

En Provence, ce printemps, j'avais déjà fait de la confiture de rhubarbe-fraise selon la recette que je vous ai déjà donné sur le blog ICI. Mais les fraise, employées toutes seules, donnent une confiture délicieuse que toute la famille adore. On peut aussi les mixer avant ou après cuisson pour en faire de la marmelade.  

Pour la réalisation de cette confiture de fraises, il vous faut garder les proportions suivantes : pour 1 kg de fruit trié, compter 700 g de sucre et 1/2 citron en jus. 

- Laver rapidement les fraises et les couper en morceaux.

- Les placer dans une grande jatte en alternant les fruits et le sucre.

- Verser le jus de citron au-dessus. 

- Laisser macérer ainsi toute une nuit. Perso j'aime bien remuer une fois pendant la soirée, ne serait-ce que pour sentir l'odeur délicieuse qui se dégage de la préparation ! 

Les fraises tirées, juste avant de les mettre à macérer...

Les fraises tirées, juste avant de les mettre à macérer...

- Le lendemain, remuer délicatement...

- Quand le sucre est fondu, passer la préparation à la passoire fine pour récupérer le jus.

- Le mettre à chauffer dans le faitout qui servira à cuire la confiture et le faire bouillir à gros bouillons pendant 10 à 15 minutes maximum. Cela permet de réduire le "sirop" et de diminuer d'autant la cuisson des fruits, donc leur goût. N'oublier pas d'écumer car cette confiture produit toujours beaucoup d'écume. 

Séparer les fraises et le jus...
Séparer les fraises et le jus...

Séparer les fraises et le jus...

- Quand le temps est écoulé, ajouter les fraises et laisser reprendre l'ébullition. Écumer à nouveau. 

- Faire cuire environ 25-30 minutes à feu vif, en remuant souvent. Les fruits deviennent translucides et s'écrasent facilement, mais gardent leur belle couleur rouge. 

Mettre à cuire pour environ 25 minutes

Mettre à cuire pour environ 25 minutes

La confiture de fraises ne "prend" pas toujours très bien et, avec cette méthode en deux temps, qui permet de réduire le jus, je trouve qu'elle est parfaite. 

Personnellement, j'aime bien mettre un petit coup de mixer plongeant, avant de mettre la confiture en pots, de retourner les pots, et de les laisser refroidir. Mais vous pouvez aussi la laisser en morceaux. 

Il ne reste plus qu'à étiqueter vos pots et à les distribuer aux gourmands qui vous entourent, en espérant qu'il en reste encore quelques pots pour cet hiver. 

A présent, les pots peuvent être rangés dans le confiturier !
A présent, les pots peuvent être rangés dans le confiturier !

A présent, les pots peuvent être rangés dans le confiturier !

Bon week-end à tous ! 

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15 mai 2020 5 15 /05 /mai /2020 05:14
Un délicieux goûter

Un délicieux goûter

Vous êtes partants j'espère aujourd'hui pour une petite gâterie ?

 

Voilà une recette qui, maintenant que nous sommes sortis du confinement, et que nous pouvons à nouveau nous balader et faire un peu de sport à l'extérieur, ne nous fera pas prendre de poids.

Ces muffins au chocolat sont un délice et changent de la recette que je fais habituellement et que je vous avais présenté ICI sur le blog.

Je les ai réalisé d'après une recette partagée par Calixte sur son blog. Je vous mets le lien en bas de l'article. 

Ingrédients pour 12 muffins (Calixte sur son blog donne les mêmes proportions pour 6...) 

 

- 150 g de farine

- 50 g de sucre blanc, roux ou complet

- 50 g de beurre

- 3 cuillères à soupe de cacao (amer pour moi)

- 1 oeuf

-  1 petit verre de lait

- 1/2 sachet de levure chimique

- 1 pincée de sel

 

La réalisation est vraiment rapide et facile...un véritable jeu d'enfant.

A noter ces muffins sont très peu sucrés comme j'aime. A vous d'adapter la recette !

- Préchauffer votre four à 180°.

- Dans un saladier mélanger : farine, sucre, levure, cacao, et le sel. C'est la préparation 1.

- Dans un grand bol, faire fondre le beurre (au micro-onde). Mélanger ensuite le lait peu à peu et l'oeuf battu. C'est la préparation 2. 

- Avec un fouet, incorporer peu à peu l'élément liquide de la préparation 2, au saladier contenant la préparation 1. 

On obtient une pâte lisse et sans grumeaux. 

 

Verser la pâte dans des moules à muffins en remplissant les moules au 3/4. 

Personnellement, je mets au fond de chaque empreinte un papier à bord ondulé, spécial pour les muffins parce que mon moule est très vieux et accroche un peu. 

Enfournez pour 15 minutes maximum, en baissant un peu le four dès que les muffins commencent à gonfler. 

Puis, vérifier la cuisson et retirer du four pour les laisser refroidir. 

Et régalez-vous ! 

 

Calixte sur son site donne d'autres conseils. N'hésitez pas à aller lui rendre visite.

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24 avril 2020 5 24 /04 /avril /2020 05:15
Un plat coloré et parfumé

Un plat coloré et parfumé

Je sais vous allez me dire que cette recette n'a rien à voir avec la Haute-Loire où nous sommes en ce moment en vacances virtuelles et vous aurez raison et tort, à la fois.

Raison... parce que cette recette qui est plutôt un classique que tout le monde cuisine aujourd'hui, nous arrive tout droit d'Italie et en particulier de Milan, où il s'écrit "Osso buco". C'est un plat connu depuis le XVIIIe siècle en Lombardie. Il a gagné la France dès le XIXe grâce aux travailleurs émigrés. Et en plus c'est la recette de ma grand-mère provençale. 

Mais tort... parce que je ne mange de veau que lorsque je suis en Haute-Loire parce que là-bas que voulez-vous c'est une région de production et la viande est délicieuse. D'ailleurs les photos de mon plat ont été prises, il y a presque un an, puisque le 26 avril 2019 exactement. 

De plus, le printemps vellave est encore frais et les plats mijotés s'imposent donc et mijotent tout en parfumant la maison sur un coin de la cuisinière...

Vous voyez ce que je veux dire ?

Les ingrédients

1 rouelle de veau prise dans le jarret par personne

1 boîte de tomates au naturel ou une sauce tomate maison (ou en été une tomate par personne) 

500 g de carottes coupées en lamelles fines

1 ou 2 oignons selon grosseur

1 gousse d'ail

1 peu de bouillon maison ou à défaut lyophilisé

Huile d'olive

1 cuillère à soupe de farine

1 verre de vin blanc

1 bouquet garni

1 morceau d'écorce d'orange séché

1 peu de persil plat pour saupoudrer dans l'assiette

 

J'insiste... la recette est très simple à réaliser mais la saveur du plat provient essentiellement des ingrédients donc du jarret et de l'os à moelle. Il est inutile d'acheter des tomates de cette saison, elles n'ont aucun goût. Mieux vaut donc une boîte à moins d'avoir comme moi quelques réserves personnelles en conserve ou au congélateur.  

La réalisation

- Si vous utilisez des tomates fraîches, plongez-les dans l'eau bouillante pour pouvoir les éplucher et réservez-les. Éplucher les légumes, bien les laver, les essuyer et les émincer...

- Fariner les rouelles de veau et les faire dorer à la poêle (ou dans un faitout en fonte) dans de l'huile d'olive des deux côtés et réservez-les.

- Dans la même poêle, faire revenir les oignons émincés, puis quand ils deviennent transparents, ajouter les carottes coupées en lamelles (dans certaines recettes proposées sur internet, elles sont râpées, personnellement je n'ai jamais vu faire ça dans ma famille). 

- Laisser prendre un peu de couleur mais pas trop, en remuant souvent. 

- Déglacer au vin blanc.

- Ajouter alors les tomates concassées ou votre sauce déjà prête, le bouillon, le bouquet garni, l'ail écrasé ou râpé et le morceau d'écorce d'orange. Saler et poivrer. 

- Placer alors les morceaux de viande au-dessus de cette sauce. Attention il est très important de choisir un plat dans lequel les morceaux seront côte à côte afin que chaque morceau s'imprègne bien de la sauce. 

 

Les morceaux doivent être côte à côte

Les morceaux doivent être côte à côte

Laisser cuire environ 1 heure à couvert, en retournant de temps en temps les morceaux de viande. 

Si au moment de servir vous trouvez votre sauce trop liquide, vous pouvez ajouter un peu de farine. 

Et n'oubliez pas de saupoudrer le plat d'un peu de persil directement dans l'assiette.

 

A la maison, nous aimons manger l'osso bucco avec des pâtes fraîches style tagliatelles, ou de la polenta. Mais c'est très bon aussi avec des pommes-de-terres juste cuites à l'eau ou à la vapeur, mais beaucoup moins italien ou méditerranéen.

 

En tous les cas, ne me parlez pas de la dernière mode qui est de faire de l'osso bucco de dinde, autant changer l’appellation du plat carrément, car cela n'a plus rien à voir. 

Evidemment ce plat est encore bien meilleur si vous le préparez la veille et si vous le faites réchauffer.

 

Bon appétit ! 

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11 avril 2020 6 11 /04 /avril /2020 05:24
La couve crestoise

La couve crestoise

Restons encore un peu en Provence aujourd'hui, mais migrons un peu vers le "nord", jusque dans la vallée de la Drôme pour découvrir une recette familiale de Pâques, la couve crestoise.

Comme son nom l'indique, cette recette est typique de la région de Crest, dans la Drôme.

 

Le gâteau symbolise un nid de poules...

Normalement, j'aurais dû prévoir davantage de pâte pour réaliser la décoration sur le dessus. En principe, il faut façonner avec la pâte, des œufs plus gros que les miens et aussi une poule... mais cela ne vous étonnera pas si je vous dis que j'économise les ingrédients au maximum en ce moment, pour sortir le moins souvent possible. Alors cette année, je ne l'ai pas fait. 

 

Ce dessert qui date du XVIIIe siècle, se confectionnait pour Pâques dans  la plupart des familles.

Peu à peu, il a été remplacé par le Suisse dont je vous ai déjà parlé ici sur le blog.

 

Mais revenons à notre "couve" crestoise.

Les ingrédients (à doubler pour les grandes familles...):

300 g de farine

1 œuf

80 g de sucre fin

90 g de beurre à température ambiante

50 g d'écorces d'oranges confites hachées finement (ou le zeste râpé d'une orange)

1 cuillère à soupe d'eau de fleur d'oranger ou 1càc d'arôme orange pour pâtisserie

1 peu de confiture d'orange amère (facultatif)

La réalisation

- Dans un saladier ou un robot, battre le sucre et le beurre pour bien les émulsionner ensemble.

- Ajouter l’œuf, la farine, les écorces d'orange, le parfum et bien mélanger.

- La pâte doit être bien homogène !

 

Là, vous pouvez procéder de deux façons :

- Partager la pâte en trois parts inégales (2 égales +1).

- Avec les deux parts égales façonner deux disques de même diamètre.

- Placer le premier au fond de votre moule. Perso j'ai pris un plat en terre car je n'avais que ça à la bonne taille.

- Étaler la confiture d'orange.

Etaler la confiture d'oranges amères

Etaler la confiture d'oranges amères

- Recouvrir avec le second disque et bien souder les bords...en les roulant pour symboliser sommairement le bord d'un nid. 

- Entailler les bords avec le couteau pour faire plus joli.

- Avec la troisième part plus petite, former de petits oeufs que vous mettrez sur la pâte pour décorer. 

- Laisser reposer au frais une nuit...

Laisser reposer une nuit au frais

Laisser reposer une nuit au frais

Le lendemain...

- Étaler du lait sucré pour obtenir une jolie couleur dorée à la cuisson (ou un jaune d’œuf si vous n'en manquez pas et que vous avez des poules...)

- Cuire à 200 ° pendant 25 minutes environ pas plus pour que la couve reste moelleuse. 

 

Dans une autre version simplifiée, vous pouvez ne former qu'un seul disque de pâte sans confiture donc, que vous décorerez à l'envie et ferez cuire de la même manière après une nuit de repos... 

 

Et voilà le résultat !

Prêt à déguster !

Prêt à déguster !

Comme vous le voyez, c'est un gâteau sablé tout simple, sans fioriture, confectionné sans aucune levure. Il se conserve très bien et peut donc être réalisé à l'avance. 

 

Il se déguste en fin de repas, au moment du café, avec un verre de clairette de Die. On peut aussi le servir avec une boule de glace ou une salade de fruits, et quelques chocolats maison, comme ceux-ci par exemple faits cette année avec les moyens du bord, et pourquoi pas quelques brownies même s'ils n'ont rien de provençal (ma recette ICI)

C'est inenvisageable cette année que nous allions acheter des chocolats en ville, et nous exposer inutilement. Je réalise que finalement si on fête Pâques en famille chaque année, c'est surtout pour les petits et le plaisir de voir leurs yeux pétiller de bonheur. 

Un bon café et quelques chocolats

Un bon café et quelques chocolats

Joyeuses Pâques à tous,

même confinés

et loin de nos familles...

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3 avril 2020 5 03 /04 /avril /2020 05:18
Une part pour un gourmand !

Une part pour un gourmand !

Afin de sortir le moins souvent possible comme nous le faisons tous, j'utilise mes provisions en particulier celles qui se trouvent dans le congélateur. En campagne, c'est indispensable d'en avoir un, tout comme d'avoir des provisions alors nous ne sommes pas inquiets pour les semaines à venir. 

Il me restait donc tous les ingrédients pour tenter la réalisation de ce gâteau au mascarpone et au citron.

 

Il vous faut...

- 2 œufs

- 150 sucre semoule

- 150 g de farine 

- 5 cl huile

- 125 g de mascarpone

- 1 sachet de levure chimique

- 1 zeste de citron râpé ou deux gouttes d'HE de citron bio

- 1 sachet de sucre vanillé (facultatif) ou parfum vanille

Comment faire...

 

- Préchauffez votre four à 180° (thermostat 6).

- Battre les œufs, le sucre et le sucre vanillé (ou le parfum vanille).

- Incorporer le mascarpone.

- Continuer à battre en ajoutant l'huile, la farine et la levure chimique.

- Terminer avec le zeste de citron ou l'HE. 

 

Bien entendu vous pouvez faire ce mélange à la main ou au robot. 

 

- Verser ensuite dans un moule à manqué beurré ou enduit de papier sulfurisé.

Cuire 30 minutes. 

 

Nous avons trouvé ce gâteau léger, moelleux et délicieux pour un goûter, mais il doit être également délicieux pour un petit déjeuner. 

 

Évidemment n'en abusez pas car il ne s'agit pas de prendre des kilos superflus pendant le confinement qui seraient difficiles à perdre ensuite, mais il n'y a pas de mal à se faire un peu plaisir de temps en temps, n'est-ce pas et c'est bon pour le moral des troupes même si la troupe est bien réduite ces temps-ci...

 

N'en abusez pas !
N'en abusez pas !

N'en abusez pas !

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28 février 2020 5 28 /02 /février /2020 06:21
Biscuits au pavot et au citron

Biscuits au pavot et au citron

Cela fait longtemps que je ne vous ai pas mis de recettes sur le blog mais pourtant je passe beaucoup de temps en cuisine...

Aujourd'hui, je vous propose une recette de sablés, piquée sur un de mes blogs de cuisine préféré. Je vous mets son lien en fin d'article.

 

Les ingrédients

125 gr de sucre

100 gr de beurre mou

le zeste râpé  d'un citron + 2 cuillères à soupe de son jus

200 gr de farine 

50 gr de poudre d'amandes (je n'en avais pas alors j'ai mis de la poudre de noisette !)

œuf

15 gr de graines de pavot

1/2 cuillère à café de levure chimique

 

Réalisation...

 

Tout d'abord il faut penser à sortir le beurre à l'avance du frigo.

 

1- Commencer par râper le zeste de citron, puis en extraire le jus. 

2- Mettre les ingrédients dans le robot dans l'ordre indiqué :

- Mélanger d'abord le sucre et le zeste du citron râpé.

Remarque : Perso, au lieu de râper le zeste de citron, je le mixe dans mon moulin à café électrique avec un peu de sucre. 

- Ajoutez le beurre coupé en morceau et la poudre d'amande (pour moi de noisette aujourd'hui !).

- Ajoutez l’œuf et le jus de citron.

- Incorporez la farine, la levure et bien mélanger.

- Ajouter en dernier les graines de pavot.

3- Sur le plan de travail, travailler un peu la pâte et la rouler pour former plusieurs petits boudins de diamètre correspondant aux biscuits que vous voulez obtenir (option 1) ou alors un seul gros boudin (option 2).

- Les entourer d'un film étirable et le(s) placer au frigo au moins une heure.

- Préchauffer le four à 170°-180°.

- Découper des rondelles de pâte directement avec un couteau si vous avez opté pour les boudins de faible diamètre (option 1). 

Sinon, étaler la pâte sur le plan de travail fariné et découper des formes à l'emporte-pièce (option 2).

Comme je n'avais pas le temps j'ai choisi l'option 1.

Placer au fur et à mesure les biscuits sur une plaque recouverte de papier sulfurisé.

4- Enfourner pour 12 à 14 minutes selon votre four. Les biscuits se durcissent très peu en refroidissant. 

 

Remarque : Pour mon premier essai, je ne les ai pas trouvé assez croquants et je les laisserai donc un peu plus cuire ou je mettrais un peu moins de beurre. J'ai un vieux four et je dois souvent adapter les recettes.

 

Et il ne reste plus qu'à se régaler !

Et il ne reste plus qu'à se régaler !

Merci à Christine pour cette délicieuse recette réalisée avec de la poudre d'amande pour elle.

Voyez comme les siens sont beaucoup plus jolis et appétissants !

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31 janvier 2020 5 31 /01 /janvier /2020 06:18
La truffade auvergnate

La truffade auvergnate

Voilà pour changer un peu une recette auvergnate, très exactement d'ailleurs originaire du Cantal : la truffade !

C'est, je trouve, un bon plat d'hiver incontournable, rappelant un peu la tartiflette que tout le monde connait à présent. 

Il y a beaucoup de variantes, quasiment une par famille (j'exagère un peu, là!) et je ne prétends pas avoir la bonne, mais voilà comment moi, je la réalise...

 

Pour 4 à 5 personnes il vous faut :

1 kg de pommes-de-terre (choisissez une variété fondante)

400 g de tome fraîche à peine sortie du réfrigérateur

1 gousse d'ail

Quelques lardons ou un peu de lard coupé très fin qui fondra à la cuisson (facultatif)

Sel et poivre 

Huile neutre ou saindoux 

Je vous entends de là me demander "la tome fraîche c'est quoi" ? 

Il y a quarante ans, en Auvergne ce fromage était tout simplement appelée la tome (ou tomme car les deux orthographes sont justes). C'est mon mari qui appelait "tome fraîche" le fromage frais obtenu en caillant le lait de chèvre de sa Drôme natale, vendu à peine égoutté dans des faisselles et que l'on appelle aujourd'hui des faisselles...tout simplement ! 

Les temps changent et la tome d'Auvergne est appelée désormais "fraîche" pour bien indiquer qu'elle n'a pas subi de maturation. 

 

Elle provient du lait caillé de vache, pas salé, simplement égoutté et pressé. Elle est vendue sous-vide en grande surface, mais découpée sur place par le fromager dans sa région d'origine.

C'est la première étape de la fabrication du Cantal, du Salers et du Laguiole, fromages bien connus de nos terroirs. De sa fraîcheur dépend le filant de l'aligot et de la truffade. Elle présente le plus souvent une couleur jaune pâle et doit être moelleuse à souhait et surtout très fondante.

 

A noter à ce stade, ce fromage ne se consomme jamais tel quel avec du pain en fin de repas mais se déguste toujours fondu, dans l'aligot, la truffade, ou autres préparations, tartes, gratins...à vous de tester.

Je l'ai testé aussi sur des pizzas quand je viens à manquer de mozzarella...personne n'a rien dit, preuve que ce qui importe c'est le moelleux, pas le goût qui est compensé par le reste de la garniture. 

Par contre, j'ai vu que certaines personnes la consommaient sur les salades de tomates en été alors là, la provençale que je suis aussi... dit NON, rien ne remplacera sur de bonnes tomates, quelques tranches de mozzarella, quelques dés de feta ou de fromage de chèvre frais ! 

Deux sortes de tomes fraîches
Deux sortes de tomes fraîches

Deux sortes de tomes fraîches

Revenons à notre recette...

- Éplucher les pommes-de-terre, les laver et les essuyer.

- Les découper en dés ou en rondelles ce que je préfère.

- Faire fondre le lard ou les lardons coupés très très fins, on ne doit plus les voir à la fin...A défaut un peu d'huile neutre fait aussi l'affaire au fond de la poêle. Nos ancêtres utilisaient du saindoux.  

- Ajouter les pommes-de-terre et laisser cuire en remuant souvent, environ 30 à 40 minutes, mais vous n'oublierez pas de baisser le feu, de couvrir et de laisser cuire la majeure partie du temps à l'étouffée, car les pommes-de-terre doivent à peine se colorer. 

- Saler et poivrer en cours de cuisson. 

Faire cuire les pommes-de-terre

Faire cuire les pommes-de-terre

- Pendant ce temps, découper la tome en cubes et la laisser en attente. 

Découper la tome en cubes

Découper la tome en cubes

- Quand vous jugez vos pommes-de-terres cuites et prêtes à se déliter (certains les écrasent un peu à la fourchette), les recouvrir des morceaux de tome, remettre le couvercle sur la préparation, et laisser fondre, puis remuer pour faire filer le fromage. Pas besoin d'avoir de bons muscles comme avec l'aligot. 

Recouvrir de fromage et laisser fondre
Recouvrir de fromage et laisser fondre

Recouvrir de fromage et laisser fondre

- Servir aussitôt avec du jambon cru d'Auvergne et une bonne salade verte pour l'équilibre du repas. 

Et n'oubliez pas de vous régaler surtout et de boire avec ce plat rustique et tout simple, un petit verre de vin rouge ! 

La truffade et un bon verre de vin rouge

La truffade et un bon verre de vin rouge

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19 décembre 2019 4 19 /12 /décembre /2019 06:17
Bûche au chocolat

Bûche au chocolat

Malgré les apparences et la longueur de la recette cette bûche au chocolat est facile à réussir...et vous pouvez en plus l'adapter à l'infini ou presque à votre goût. 

Par exemple, vous pouvez remplacer la crème au beurre par un mélange à base de mascarpone plus facile à réaliser, ou par de la ganache au café ou au chocolat (dans ce cas, il faudra en faire davantage par rapport aux proportions que je vous donne). 

Enfin, la ganache qui est au café peut être remplacée par une ganache au chocolat blanc ou noir, selon vos goûts.

Pour réaliser le gâteau roulé au chocolat, il vous faut...

100 g de farine

125 g de sucre

4 œufs

1/2 sachet de levure

1 sachet de sucre vanillé

3 cuillères à soupe de cacao amer

 

La réalisation

- Séparer les blancs d’œufs de leur jaune.

- Dans une terrine, battre les jaunes avec le sucre et fouettez 1/4 d'heure.

- Ajouter la farine, la levure, le chocolat en poudre tamisé et bien mélanger. 

- Monter les blancs en neige avec une pincée de sel et les incorporer tout doucement au mélange. 

- Étaler sur une plaque de cuisson enduite d'un papier sulfurisé. 

- Cuire 8 minutes (10 max) comme d'habitude. Mais soyez vigilants car la couleur brune du chocolat peut vous induire en erreur et il ne faut surtout pas faire trop cuire cette génoise. 

- Démouler et enrouler le gâteau, comme expliqué dans la bûche aux marrons...

 

Pendant que le gâteau refroidi...préparer la ganache au café

Il vous faut : 

400 g de chocolat noir fort en chocolat

30cl de crème fraîche liquide

50 g de beurre 

1 tasse de café expresso très fort

et si vous voulez renforcer le goût du café, 1 cuillère à café d'extrait de café

 

La réalisation

1- Dans une casserole, faire bouillir la crème liquide, verser hors du feu le café et l'extrait de café.  Mettre à refroidir ce mélange. 

2- Pendant ce temps, casser le chocolat en morceaux et le faire fondre au bain-marie (ou au micro onde si vous en avez un).

Hors du feu, ajouter alors petit à petit le beurre en petits morceaux.

3- Bien mélanger  les deux préparations précédentes au fouet.

Vous obtenez une préparation bien lisse et légèrement brillante.

 

Il faut à présent monter la bûche avant que la ganache ne soit trop froide.

1- Dérouler délicatement le gâteau.

2- L'humecter avec un sirop REFROIDI de votre choix : du café fort un peu sucré, du chocolat liquide, une sirop de sucre, aromatisé ou pas avec l'alcool de votre choix.

3- Garnir le gâteau avec la ganache encore souple et onctueuse. Le rouler à nouveau mais bien serré cette fois.  Couper les deux extrémités que vous placerez ou non au-dessus du gâteau pour représenter un noeud de la bûche. 

4- Placer votre gâteau dan un plat de service, la jonction en-dessous. 

 

 

Le gâteau attend d'être garni

Le gâteau attend d'être garni

5- Décorer enfin le gâteau soit avec la ganache restante...soit avec une crème au beurre au chocolat.

Deux variantes de la bûche au chocolat...Deux variantes de la bûche au chocolat...

Deux variantes de la bûche au chocolat...

Voilà pour les plus courageux comment réaliser une crème au beurre au chocolat.

Il vous faut...

125 g de beurre

100 g de sucre

1 oeuf entier ou mieux, 2 jaunes la crème sera plus fine

20 g environ de chocolat noir fondu ou en poudre

 

Préparer un sirop en faisant bouillir le sucre dans un tout petit peu d'eau pendant 10 minutes.

Laisser refroidir.

Battre le beurre ramolli et les oeufs (donc soit l'oeuf entier, soit les deux jaunes). 
Verser peu à peu très doucement le sirop puis le chocolat et mettre au frais jusqu'à utilisation...

Et n'en mangez pas trop, ce serait trop bête d'être malades !

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18 décembre 2019 3 18 /12 /décembre /2019 06:23
Les mendiants au chocolat

Les mendiants au chocolat

L'année dernière, je vous avais parlé des quatre mendiants et raconté leur légende...ICI !

Les quatre mendiants sont, je vous le rappelle de simples fruits secs qui font partie des Treize desserts de noël en Provence. 

Noix (ou noisettes selon les régions), figues sèches, amandes et raisins pendus (ou secs) nous délivrent à eux tous un beau message de noël puisqu'ils représentent sur la table de fête, les quatre ordres religieux ayant fait vœu de pauvreté (Augustins, Franciscains, Carmes et Dominicains).

En plus de les disposer tels quels dans un simple panier sur ma table, comme c'était le cas durant mon enfance et encore le cas aujourd'hui, je réalise chaque année quelques gourmandises...

Ce sont les mendiants au chocolat ! 

 

Il vous faut...

- un moule à macarons en silicone ou une simple plaque en silicone. 

- 320 g environ de chocolat (noir, au lait ou blanc selon vos goûts)

- Une trentaine de fruits secs, raisins, noix, noisettes, figues...

 

Les ingrédientsLes ingrédients
Les ingrédients

Les ingrédients

La réalisation...

- Découper les figues en morceaux, ainsi que les noix et couper en deux les noisettes.

- Faire fondre séparément chaque sorte de chocolat au bain marie jusqu'à ce que la préparation soit bien lissée. 

- Avec l'aide d'une petite cuillère à café, remplir chacune des alvéoles de chocolat et disposer aussitôt les fruits secs de votre choix que vous enfoncerez du bout des doigts ou avec le dos de la cuillère. Si vous regardez bien mes photos, j'ai mis quelques cranberrys sur le chocolat blanc... pour la couleur ! 

- Vous pouvez les remplir deux par deux par exemple jusqu'à épuisement du chocolat. 

Disposez ensuite votre plaque au frais. 

Démouler vos mendiants au chocolat et les garder au frais jusqu'au moment de les déguster. 

Et voilà le résultat ! 

Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

Les enfants ont adoré et c'est simple comme tout à réaliser...

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17 décembre 2019 2 17 /12 /décembre /2019 06:16
La jolie carde fleurie dans le jardin de mon voisin en Haute-Loire

La jolie carde fleurie dans le jardin de mon voisin en Haute-Loire

Ce légume d'hiver, appelé carde ou cardon, est typique du Sud-Est.

Sa culture remonte dans le Dauphiné et jusqu'à Lyon. Il n'a rien à voir avec les blettes (ou bettes) à cardes avec lesquelles certaines personnes le confondent (google les confond aussi d'ailleurs soit dit en passant !) 

 

C'est un légume rare et tombé dans l'oubli qui appartient à la famille des artichauts. On l'appelle aussi "chardonnette" ou "chardonnerette".

 

Dans les jardins, il peut atteindre jusqu'à deux mètres de hauteur.

La première année, les jardiniers recouvrent la base de la plante, en la serrant bien, pour faire blanchir les côtes qui seront seules consommées. Ils buttent aussi la plante sur une vingtaine de centimètres.

 

Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)
Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)

Voilà comment faire blanchir les cardons (Photos prises à Die dans la Drôme en décembre 2018)


Les côtes épaisses et charnues prennent alors une couleur blanc-vert clair alors que les feuilles sont vertes légèrement grisées. Attention, les feuilles ne se mangent pas.

La deuxième année, si vous laissez des plants en terre, vous pourrez consommer les fleurs avant éclosion. Elles ressemblent à de petits artichauts. 

 

Un peu d'histoire...

 

La carde ou cardon (Cynara cardunculus) est une plante originaire du bassin méditerranéen et du nord de l'Afrique où elle poussait à l'état sauvage. 

Son nom dériverait du mot "chardon" car vous vous en doutez c'est une plante qui lui ressemble beaucoup !

Elle est cultivée depuis la Rome antique et a été très consommée jusqu'au Moyen Âge, avant de tomber dans l'oubli. Elle revient sur les tables de fête vers la fin du XVIe siècle puis retombe encore dans l'oubli, pour une raison inconnue...  

On la retrouve ensuite sur nos tables en Provence et dans toute la vallée du Rhône mais aussi jusqu'en Suisse.

Elle est consommée lors du Gros Souper, la veille de noël. 

Durant ce repas, ses propriétés digestives font merveille pour se préparer aux agapes du 25 décembre qui chez nous constituent le vrai repas de fête. 

 

C'est une plante bisannuelle qui se récolte donc la première année, avant la floraison qui aura lieu au printemps suivant.

C'est un aliment santé par excellence, peu calorique, riche en fibres et en inuline (un prébiotique favorisant le bon fonctionnement digestif), en minéraux et oligo-éléments (potassium, magnésium, calcium, fer, sélénium et zinc). Sa richesse en vitamines du groupe B n'est pas non plus négligeable. La carde contient une quantité importante d'acide folique (vitamine B9). La vitamine C par contre est partiellement détruite par la chaleur donc par la cuisson. 

La carde permettrait de réguler la tension artérielle, le cholestérol, la glycémie, et de maintenir un foie en bonne santé, rien que ça ! 

Ses propriétés antioxydantes permettraient aussi de lutter contre le vieillissement de nos cellules.

 

Les cardons...

Les cardons...

La préparation de ce légume est un peu longue... c'est son seul  inconvénient ! 

 

Il faut éplucher chacune des côtes pour enlever les bords souvent légèrement piquants, et les crêtes (comme pour le céleri en branches) puis les frotter pour ôter le duvet qui les recouvre (souvent il s'enlève comme une petite peau quand on tire doucement dessus). Puis plonger immédiatement les morceaux dans de l'eau citronnée pour éviter l'oxydation (Attention, les mains noircissent aussi !).

 

Ensuite, on fera cuire à feu modéré les morceaux de cardes pendant 1 heure 30 à deux heures selon les années, dans une grosse marmite d'eau citronnée et salée à laquelle on rajoute de la farine et un peu de beurre ou d'huile.  C'est ce qu'en cuisine on appelle un blanc... 

 

Une fois cuits ainsi, les égoutter et les préparer selon votre envie. 

Une des façons de le préparer...
Une des façons de le préparer...Une des façons de le préparer...

Une des façons de le préparer...

A consommer...

- avec une simple béchamel agrémentée de crème et de parmesan et  simplement gratinés au four. 

- à la moelle comme à Lyon, je ne l'ai jamais fait. 

- aux anchois dans la version provençale. Faire un roux en remplaçant le beurre par 1 cuillère d'huile d'olive, y ajouter 1 càs de farine et 7 à 8 anchois dessalées bien écrasées à la fourchette puis petit à petit en remuant, 1/4 de litre d'eau (ou de lait). Ajouter un peu de poivre et de noix muscade, recouvrir les cardons de la sauce et faire gratiner.

- à la truffe, si vous en avez sous le chêne du jardin, ou si vous êtes riches...

 

Ce légume a un goût subtil, très fin, rappelant les artichauts avec une légère amertume très agréable.

Si vous en trouvez dans votre région, n'hésitez-pas à le goûter ! 

 

Le cardon est aussi très joli une fois les fleurs séchées et vous pouvez alors vous amuser à récupérer les graines pour le planter au printemps suivant...

 

Les graines du cardon...
Les graines du cardon...Les graines du cardon...

Les graines du cardon...

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16 décembre 2019 1 16 /12 /décembre /2019 06:09

 

Voici une recette qui nous vient directement d'Allemagne, grâce à la nièce d'une amie, qui vit là-bas. Je la réalise depuis des années tant nous l'aimons en cette période de fêtes. Peut-être, se réalise-t-elle aussi dans l'Est de la France ? 

Pain de Belgrade avec glaçage

Pain de Belgrade avec glaçage

Ingrédients :

250 g de farine

250 g de sucre en poudre

3 œufs

250 g poudre amandes

+ Épices : clous de girofle (7 ou 8) + cannelle (2 c. à  s.) ou autres (à tester)

+ parfum : 1 zeste de citron râpé

La recette

 

1 - Commencer par réduire en poudre les épices. L'idéal est de disposer à la maison d'un moulin à café électrique réservé à ça. Placer dans le moulin un peu de farine (2 c. à s.) ou l'équivalent de sucre (ou de poudre d'amande). Y déposer les épices puis le parfum (zeste de citron). Mixer et réserver !

Réduire en poudre les épicesRéduire en poudre les épices
Réduire en poudre les épices

Réduire en poudre les épices

2- Dans le robot (ou à la main d'ailleurs) battre les œufs entiers avec le sucre jusqu'à ce que le mélange soit mousseux (j'ai oublié de prendre le mélange en photo ! )

Incorporer ensuite la farine, la poudre d'amande et la cannelle.

 

3 - Puis ajouter le mélange mixé constitué des autres épices et du zeste de citron. Bien mélanger le tout...

On obtient une pâte consistante de couleur brune.

La pâte obtenue a une jolie couleur brune

La pâte obtenue a une jolie couleur brune

4 - La laisser reposer 1 heure au frais (ou au frigo) dans une terrine recouverte d'une assiette.

5- Former des boudins avec la pâte refroidie qui s'est durcie au frigo.

Puis abaisser la pâte sur la table farinée (ou saupoudrée de sucre glace) jusqu'à ce qu'elle atteigne 1 cm de hauteur environ.

Former des boudins et les étaler au rouleau
Former des boudins et les étaler au rouleau

Former des boudins et les étaler au rouleau

6 - Découper alors la pâte en lanières de 3 cm sur 10 cm puis les recouper en deux dans le sens de la longueur.

Découper la pâte à vous de choisir comment...
Découper la pâte à vous de choisir comment...
Découper la pâte à vous de choisir comment...

Découper la pâte à vous de choisir comment...

7- Placer ses lanières au fur et à mesure sur une plaque recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone.

Placez-les sur une plaque

Placez-les sur une plaque

8- Cuire  une quinzaine de minutes à 180 °. La durée de cuisson dépend de votre four. Il faut retirer les biscuits lorsqu'ils commencent à peine à dorer sur les bords et dessous sinon ils seront trop secs !

A la sortie du four !

A la sortie du four !

Laisser refroidir complètement.

Les pains de Belgrade peuvent se déguster tels quels ou avec du thé ou du café.

 

Pour les jours de fêtes, les lanières peuvent être recouvertes à moitié  d'un glaçage.

 

1- glaçage au chocolat : chocolat noir (ou blanc ou au lait) fondu avec 1 cuillère à café de lait ou de crème (pas plus). Etaler au pinceau et laisser sécher les biscuits sans les superposer. On peut rajouter au chocolat un peu de gelée de groseille pour que le chocolat brille une fois sec.

Pains de Belgrade

2- glaçage blanc : blanc d’œuf battu + sucre glace. Bien mélanger. Étaler au pinceau.

Pains de Belgrade

3- glaçage rose : ajouter à un glaçage blanc épais un peu de gelée de groseille ou de framboise. Je n'ai pas fait de photos de ce glaçage. 

 

Laisser sécher complètement le glaçage en écartant bien les biscuits (comme sur mes photos), avant de les ranger dans une boîte hermétique.

 

Ces biscuits peuvent se préparer une semaine avant noël et se conservent très bien 15 jours, à l'abri des gourmands.

 

Remarque : Article mis à jour en décembre 2019 !

Cet article a été diffusé pour la première fois en décembre 2012, au tout début de mon blog donc, et comme je n'avais aucun commentaire dessus, et que je réalise ces biscuits chaque année pour noël, j'ai pensé utile de mettre ma recette en avant cette année...

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13 décembre 2019 5 13 /12 /décembre /2019 06:18
Bûche aux marrons et au mascarpone

Bûche aux marrons et au mascarpone

Les bûches sont le dessert incontournable pour une fête de noël réussie.

Bien entendu, les pâtissiers rivalisent de créativité pour nous proposer chaque année de belles bûches alléchantes, mais il faut savoir qu'il s'agit à la base d'une simple génoise roulée et garnie, un dessert qui reste facile à réaliser soi-même la veille du jour où vous comptez la déguster, elle n'en sera que meilleure.

De plus, c'est un dessert qui est plutôt abordable côté prix, quand il est fait maison.

 

Pour 6 personnes il vous faut...

Pour le gâteau roulé (voir recette complète et détaillée ici):

100 g de farine tamisée

1/2 sachet de levure

4 œufs blancs et jaunes séparés

120 g de sucre

1 sachet de sucre vanillé

 

Pour la garniture :

- 200 g de crème de marrons à la vanille

- 200 g de mascarpone

- 50 g de sucre glace

- 50 g de marrons glacés

Pour le sirop et le montage de la bûche

- 50 g de sucre

-10cl d'eau

2 càs de Grand Marnier ou autre liqueur à votre goût

 

 

La réalisation...

 

Commencer la préparation du biscuit roulé telle que je l'explique ici en détails et le faire cuire sur une feuille de papier sulfurisé. 

Dès la sortie du four, démouler le gâteau sur une autre feuille de papier sulfurisé et le rouler de manière à ce qu'il refroidisse dans cette position.

Comme vous le voyez sur ma photo, je fixe la deuxième feuille au dessus du gâteau pour pouvoir le retourner sans encombre. 

Je décolle ensuite délicatement la feuille qui était dessous qui se retrouve du coup dessus, et je la remets en place ensuite avant de rouler le gâteau et de le mettre au frais.

Attention, il y a donc du papier sulfurisé dessus et dessous (ma mère faisait ça avec un torchon et dans le passé moi-aussi) 

Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...
Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...
Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...

Rouler le gâteau encore chaud, dès la sortie du four...

Pendant ce temps de refroidissement, préparer la garniture.

- Couper les marrons glacés en petits morceaux ou les écraser à la fourchette.

- Verser la crème de marrons dans un saladier, ajouter le mascarpone, le sucre et mélanger pour obtenir une crème onctueuse (vous pouvez réaliser cette partie au robot).

- Ajouter les morceaux de marrons glacés. Et mettre au frais. 

 

La garniture
La garniture

La garniture

Puis préparer le sirop 

- Porter l'eau à ébullition et ajouter le sucre. Remuer jusqu’à ce qu'il soit dissous et que le mélange épaississe un peu mais sans se colorer (sinon c'est du caramel !) .

- Ajouter alors hors du feu le Grand Marnier et laisser refroidir. 

 

Montage de la bûche

- Dérouler lentement votre biscuit.

- Le badigeonner de sirop.

- Le tapisser avec la moitié de la crème. 

 

Bûche de noël aux marrons et au mascarpone
Bûche de noël aux marrons et au mascarpone

- Le rouler à nouveau assez serré.

- Tapisser alors le dessus et les côtés du reste de crème. 

J'aime y tracer quelques raies avec une fourchette pour symboliser les stries naturelles de la bûche et si en le roulant il y a eu quelques fissures dans le gâteau, c'est encore plus joli !  

Moi, je fais simple et je la décore avec quelques marrons glacés entiers ou en morceaux.

Mais il m'est arrivé de la saupoudrer de noix de coco râpé pour symboliser la neige ou de cacao noir amer. 

Nature ou décorée de noix de coco râpée
Nature ou décorée de noix de coco râpée

Nature ou décorée de noix de coco râpée

Remarque : cette crème au mascarpone a le mérite d'être impossible à rater, par rapport à la crème au beurre que j'ai réalisé pendant des années, car avec cette dernière, s'il fait trop chaud dans la cuisine... il n'y a plus qu'à tout recommencer. 

 

Une fois réalisée, conservez votre bûche au frais. Vous la découperez au dernier moment, à table.

Vous pouvez la déguster avec une boule de glace à la vanille, au chocolat ou au nougat, si vous aimez...

Et régalez-vous ! 

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11 décembre 2019 3 11 /12 /décembre /2019 06:17
Étoiles de noël aux épices

Étoiles de noël aux épices

Voici une recette qui n'est pas du tout originaire de Provence, mais que tout le monde a adopté depuis quelques années dans la famille tant elle est parfumée.

Je ne sais plus où j'avais pris la recette donc si c'est sur votre blog, n'hésitez pas à me le signaler car je n'ai rien noté, je vous mettrais en lien sans problème. 

 

Ingrédients

350 g de farine

200g de beurre salé

150 g de sucre roux

2 jaunes d'oeufs

le zeste râpé d'un citron

1 càs d'épices pour pain d'épices tout prêt (ou plus si vous voulez des biscuits encore plus riches en goût)

C'est très simple à faire !

- Dans un saladier mélanger la farine tamisée, le sucre, et les épices pour pain d'épices. 

- Laver et essuyer le citron puis râper le zeste et l'incorporer au mélange.

- Ajouter le beurre juste sorti du frigo et coupé en petits morceaux et bien l'amalgamer avec les doigts.

- Ajouter enfin les jaunes d’œufs.

Bien mélanger et laisser reposer au froid pendant une heure.

 

- Préchauffer le four (180°)...

- Sortir la pâte du frigo.

- Étaler la pâte sur la table farinée et découper des biscuits avec un emporte-pièce en forme d'étoiles.

En fait vous pouvez choisir une autre forme mais pour noël les étoiles c'est plus joli, je trouve.

Poser vos biscuits au fur et à mesure sur une plaque allant au four recouverte de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone. 

Cuire 10 à 12 ' max.

 

Ma première fournée était trop cuite...

La seconde était plus conforme à ce que je voulais obtenir !

Les deux fournées de biscuits aux épices
Les deux fournées de biscuits aux épices

Les deux fournées de biscuits aux épices

Vous pouvez poser un glaçage de votre choix sur ces biscuits ou pas...

Ils se conservent très bien dans une boîte en fer jusqu'à noël comme la plupart des petits gâteaux de fête. Il suffit juste de cacher la boîte pour que les gourmands ne la vident pas avant ! 

 

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9 décembre 2019 1 09 /12 /décembre /2019 06:15
La Pompe à l'huile

Voici une recette très provençale, à ne pas confondre avec celle du gibassier moins brioché, et qui ressemble davantage à un gros sablé. Tous deux font partie des Treize desserts dont je vous ai déjà parlé sur ce blog maintes fois. 

Ce n'est pas facile de trouver de bonnes pompes à huile, alors que tous les boulangers ou presque en proposent dès le début du mois de décembre, à moins de se rendre à Marseille, sa ville d'origine !

Par contre, si je rate la réalisation de mon gibassier, ou si je suis prise de flemme, je peux aller à Lourmarin, pour en faire l'acquisition ce qui relie l'utile à l'agréable et nous donne un prétexte pour aller nous y promener au moment de noël... 

 

La recette a été empruntée sur le blog de Jupi, la Cachina. Je vous mets le lien vers son article en fin de page. 

Bien entendu, j'ai eu envie de la tester tout de suite (ou presque).

 

Voici donc comment réaliser une bonne pompe !

Les ingrédients pour 1 pompe (j'ai divisé les proportions de Jupi par deux)

190 g d'eau

1 sachet de levure déshydratée

420 g de farine 

2 càs de fleur d'oranger

50 g de sucre

1/2 pincée de sel

50 g d'huile d'olive ayant du goût

 

- Mélanger tous les ingrédients et pétrir longuement jusqu'à ce que la pâte ne colle plus aux mains. Bien entendu vous pouvez pétrir au robot. 

- Laisser reposer dans un saladier à l'abri des courants d'air.

Laisser reposer à l'abri des courants d'air (photo avant la levée, j'ai oublié de la faire après)

Laisser reposer à l'abri des courants d'air (photo avant la levée, j'ai oublié de la faire après)

- Quand la pâte a bien gonflé (2 heures chez moi mais cela peut durer plus longtemps selon la température de votre maison).

- Déposer la boule de pâte sur la table farinée et la pétrir à nouveau quelques minutes.

- La disposer ensuite sur une tôle à pâtisserie recouverte d'une feuille de papier sulfurisé ou d'un tapis en silicone.

- Laisser lever encore une fois au moins 30 minutes mais perso je l'ai oublié ! 

- N'oubliez pas de lui faire quelques jolies entailles...euh les puristes me pardonneront (ou pas) je me suis trompée et je l'ai entaillé comme un gibassier...ben oui c'est après coup que je m'en suis aperçue.

 Ne prenez pas exemple sur moi du coup !

N'oubliez pas les entailles...mais ne faites pas comme moi !

N'oubliez pas les entailles...mais ne faites pas comme moi !

- Préchauffer le four à 240°. 

- Badigeonner votre pompe à l'eau ou au lait sucré. Certains le font au jaune d’œuf battu et dilué. Moi je choisis le lait ! 

- La cuire une vingtaine de minutes, en baissant le four à 200°.

 

C'est mon premier essai maison et elle était parfaite, enfin à mon goût...pas assez sucrée pour mon fils, et pas assez parfumée à la fleur d'oranger pour mon mari ! 

Vous l'aurez compris, il faut bien que je me félicite toute seule...mais bon il n'en reste pas une miette pour autant ! 

Elle était parfaite !

Elle était parfaite !

Ne pas oublier que cette recette est peu sucrée à l'origine.

Chez moi on la déguste le plus souvent trempée (ou pas pour moi) dans le café, le chocolat ou le thé pour un petit déjeuner sympa ou bien de retour de balade ! ​​​​​​​

Et voici comme promis le lien vers la recette de Jupi, nettement plus détaillée que la mienne...et entaillée comme une véritable pompe à l'huile ! C'est un pro lui, c'est sûr...n'hésitez pas à aller le voir. 

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6 décembre 2019 5 06 /12 /décembre /2019 06:21

 

Aujourd'hui je vais vous parler de cette pseudo-céréale qui n'en est pas une et qui est cultivée depuis plus de 5000 ans sur les hauts plateaux d'Amérique du Sud. 

Le mot "quinoa" est issu de l'espagnol... Les Incas l'appelaient "quechua" qui signifie "mère de tous les grains". 

Un plant de quinoa (photo wikipedia)

Un plant de quinoa (photo wikipedia)

C'est une plante qui appartient à la famille des Chénopodiacées, la famille des épinards ! 

Elle est arrivée chez nous dans les années 70 et je la consomme de temps en temps depuis les années 80. A l'époque on ne la trouvait que dans les magasins bio et elle était commercialisée dans le cadre du commerce équitable.

Elle est cultivée en France depuis la fin des années 2000. C'est une plante qui pousse toute seule sans traitement chimique, ce qui est à souligner. Elle a donc le plus souvent, le label Bio. 

 

Sa richesse nutritionnelle exceptionnelle et sa pauvreté en gluten expliquent son succès d'aujourd'hui. 

En effet, la "reine des Incas", est un aliment santé par excellence qui contient de nombreux minéraux, des vitamines et des fibres, et qui est particulièrement pauvre en lipides. Sa richesse en manganèse, fer, magnésium et phosphore rend sa consommation très importante tout au long de l'année, mais surtout en automne et en hiver. De plus sa richesse en protéines est exceptionnelle puisqu'elle contient tous les acides aminés essentiels et peut donc être consommée en remplacement de la viande. 

Quinoa avant et après cuisson (cuire 15' environ à l'eau salée puis le laisser gonfler)
Quinoa avant et après cuisson (cuire 15' environ à l'eau salée puis le laisser gonfler)

Quinoa avant et après cuisson (cuire 15' environ à l'eau salée puis le laisser gonfler)

On peut consommer le quinoa chaud ou froid, sucré ou salé, en flocons ou en grains, en salade ou en accompagnement de légumes ou de plats en sauce...

Vous pouvez l'agrémenter d'épices comme le cumin, le curry ou le curcuma. Et n'oubliez pas aussi pour changer le goût de ces plats simplissimes de le saupoudrer d'herbes aromatiques du jardin, persil, menthe, ciboulette ou basilic.

Son seul bémol est que la graine possède une enveloppe riche en saponine, un principe amer qu'il faudra donc éliminer en la rinçant avant sa cuisson.

Il existe cependant une variété douce qui n'a pas cet inconvénient. 

Quinoa accompagné de brocolis, carottes, petits pois ou courge butternut rôtie
Quinoa accompagné de brocolis, carottes, petits pois ou courge butternut rôtie
Quinoa accompagné de brocolis, carottes, petits pois ou courge butternut rôtie

Quinoa accompagné de brocolis, carottes, petits pois ou courge butternut rôtie

Pour conclure je tenais à souligner que la culture de cette plante et son exportation en occident, ont fait terriblement augmenter son coût d'achat sur place pour les populations locales pauvres. Sa culture a également modifié les habitudes de culture, au détriment des autres modes traditionnels.

Encore un effet pervers du commerce international ! 

 

Il faut donc consommer de préférence le quinoa cultivé en France, ou bien l'acheter dans le cadre du commerce équitable, en espérant qu'il le soit réellement, équitable, pour les agriculteurs d'Amérique du Sud, car vous le savez bien, hélas, on ne nous dit pas tout...

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19 novembre 2019 2 19 /11 /novembre /2019 06:16
Récoltes et productions d'automne

L'été et l'automne sont deux saisons propices à la confection de provisions...comme les écureuils, il nous faut remplir les placards en prévision des jours gris de l'hiver. Par chance, la nature et le jardin nous offrent de nombreux cadeaux !

 

Cette année, l'été est passé à toute vitesse et je n'ai finalement confectionné que quelques pots de confitures d'abricots. 

Les seules confitures d'abricots réalisées cet été...

Les seules confitures d'abricots réalisées cet été...

La canicule en Haute-Loire a eu raison des rhubarbes du jardin et ne nous a permis qu'une faible récolte de groseilles. J'ai donc préféré les mettre au congélateur pour confectionner des desserts d'hiver. Ensuite, nous avons quitté la Haute-Loire trop tôt pour ramasser des mûres qui étaient totalement desséchées et toutes dures à notre arrivée en Provence. De plus, ce n'était pas une année à myrtilles car les plantes avaient pris le gel tardif de début juin...et les framboises avaient manqué d'eau. 

 

Mais septembre est arrivé avec son lot de récoltes !

Tous d'abord, nous avons ramassé des pommes reinettes et en avons fait des compotes stérilisées pour toute la famille. 

Les pommiers Les pommiers

Les pommiers

Compotes de pommes nature, compotes de pommes-figues, et de pommes-abricots (j'en avais mis au congélateur à cet effet).

Je n'ai pas eu le temps de m'ennuyer dès le début de l'automne...

Et voilà le résultat !  

Les compotes stérilisées...
Les compotes stérilisées...Les compotes stérilisées...
Les compotes stérilisées...Les compotes stérilisées...

Les compotes stérilisées...

Nous avons ensuite ramassé les olives de notre unique olivier début octobre, et nous les avons préparées cassées, comme cela se fait dans ma région et en particulier, dans  la vallée des Baux. 

Elles sont prêtes à consommer à présent et nous allons nous en régaler une partie de l'hiver. 

Les quatre étapes pour démarrer les olives cassées... Les quatre étapes pour démarrer les olives cassées...
Les quatre étapes pour démarrer les olives cassées... Les quatre étapes pour démarrer les olives cassées...

Les quatre étapes pour démarrer les olives cassées...

A propos d'olives, j'ai eu la surprise d'être contactée par une journaliste de FR3 région qui désirait m'emprunter la photo où mon mari casse les olives avec le verre comme je l'ai toujours vu faire chez moi (méthode évidemment ancestrale mais toujours pratiquée dans les maisons à la campagne). Depuis quelques années, c'est toujours lui qui le fait et donc j'étais contente de le voir ainsi mis à l'honneur...

Cette photo qui se trouve dans mon ancien article ICI, a donc été intégrée dans le reportage FR3 sur les olives cassées de la vallée des Baux. 

Si vous voulez visionner le reportage c'est sur youtube. Il est très instructif car il montre bien, comment sont aujourd'hui préparées ces olives qui ont fait la réputation de ma région ! 

Ce n'est pas la première fois que je suis contactée par des personnes qui désirent mettre mon blog en lien, partager des ressources, ou emprunter des photos...mais le plus souvent je décline car ce sont des offres uniquement publicitaires. Enfin ce n'est que mon avis !

D'autres récoltes nous attendaient dans notre jardin de Haute-Loire où nous étions les derniers jours d'octobre.

Courges, butternut et potimarrons
Courges, butternut et potimarronsCourges, butternut et potimarrons

Courges, butternut et potimarrons

Carottes, raves d'Auvergne et betteraves rougesCarottes, raves d'Auvergne et betteraves rouges

Carottes, raves d'Auvergne et betteraves rouges

Les haricots du jardinLes haricots du jardin
Les haricots du jardin

Les haricots du jardin

Et avec les coings ramassés en Provence avant notre départ...devinez ce que j'ai concocté durant les jours de pluie ?

Quelques coings ramassés en Provence et ce qu'ils sont devenus...Quelques coings ramassés en Provence et ce qu'ils sont devenus...
Quelques coings ramassés en Provence et ce qu'ils sont devenus...Quelques coings ramassés en Provence et ce qu'ils sont devenus...

Quelques coings ramassés en Provence et ce qu'ils sont devenus...

Et bien je crois que vous avez deviné ! 


J'ai bien entendu réalisé de la pâte de coings selon ma recette traditionnelle. Il ne me reste plus qu'à la découper et rouler les morceaux dans le sucre et ce sera un de mes treize desserts de noël ! 

Et bien entendu j'ai fait aussi de la gelée de coing. Cette année elle a une jolie couleur rouge, comme j'aime...

Et comme j'avais beaucoup trop de purée de coings, et que je ne voulais pas faire encore de la pâte de coings, j'en ai mis au congélateur pour m'en servir durant l'hiver. 

 

Et pour finir, nous avons aussi fait provision d'amandes jusqu'à ces derniers jours, il suffit de se baisser en se promenant sur les chemins et de les ramasser (je vérifie toujours qu'elles ne sont pas amères avant de les ramener à la maison)...

 

Nous voilà parés pour l'hiver !

Quelques-unes des amandes ramassées au bord des cheminsQuelques-unes des amandes ramassées au bord des chemins

Quelques-unes des amandes ramassées au bord des chemins

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4 novembre 2019 1 04 /11 /novembre /2019 06:18
Des pignons de pin dans leur coque

Des pignons de pin dans leur coque

Le pignon de pin est le "fruit" du pin pignon, appelé ainsi en Provence mais dont le véritable nom est le pin parasol (Pinus pinea). Ce n'est pas un fruit au point de vue botanique du terme. 

 

Le pin pignon est un conifère superbe et même majestueux, qui se reconnaît parfaitement dans les collines à sa forme de parasol ouvert quand il atteint un certain âge. 

Ceci permet de le distinguer aisément du pin d'Alep à côté duquel il aime pousser, recherchant comme lui les sols secs, surtout sur le pourtour méditerranéen. On peut le trouver sur terrain calcaire alors qu'il n'aime pas vraiment ça. C'est un arbre qui grandit vite et qui, adulte, peut atteindre 10 mètres de circonférence. 

Le pin parasol marquait à l'origine les tombes protestantes et c'est sous un de ces pins, qu'à Sète, Brassens a voulu être inhumé. 

Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement
Pins pignons dans leur environnement

Pins pignons dans leur environnement

L'écorce est caractéristique, car très craquelée et de couleur rougeâtre.

L'écorce du pin parasol
L'écorce du pin parasol

L'écorce du pin parasol

Comme pour tous les pins, il y a des cônes mâles et des cônes femelles sur le même arbre. Les cônes n'atteignent leur pleine maturité que tous les trois ans. 

Ces cônes que l'on appelle en Provence des pignes (mot dérivé de pinha en occitan) ont une forme globuleuse et peuvent être assez gros jusqu'à 8 à 10 cm parfois.

Une fois sèches, les écailles des cônes s'écartent et laissent apparaître les pignons, donc les graines, qui laissent leur empreinte noirâtre sur les écailles. 

Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons
Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons

Entre les écailles de la pigne apparaissent les pignons

Il faudra encore ôter la coque dure avant de pouvoir déguster "l'amande" qui se trouve à l'intérieur. Un vrai travail artisanal car, même si une fois sèche elle se divise en deux plus facilement, elle reste dure. 

Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amandeIl faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande
Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande

Il faut ôter la coque dure pour découvrir l'amande

Les pignons entrent dans de nombreuses recettes méditerranéennes, confitures (confiture de figues aux pignons de pin et au citron), desserts, biscuits, tajines...et dans la composition du célèbre pesto. Je mettrai un jour d'autres recettes sur ce blog, si je pense à faire des photos avant que tout soit mangé !  

 

Les "amandes" de pins pignons sont consommées par les hommes depuis la nuit des temps. Elles sont considérées par les chinois comme un aliment de longue vie. Les Romains et les Grecs les consommaient le soir avec du miel et des amandes, leur prêtant des vertus aphrodisiaques.

Riche en vitamines B, et en phosphore, fer, magnésium, zinc et potassium, le pignon est un aliment santé par excellent. Il contient des acides gras essentiels indispensables pour maintenir la bonne santé de notre cerveau et pour prévenir les maladies cardio-vasculaires. Il est riche en vitamine E et donc protecteur de nos parois cellulaires, et apporte des protéines végétales indispensables, comme tous les fruits à coques. De plus sa richesse en lutéine, lui donne des vertus protectrices pour les yeux. 

 

A l'inverse des amandes, il ne faut jamais consommer des pignons tous les jours, ça tombe bien car, quand on les achète, ils sont hors de prix. Mais je n'ai pas compris pourquoi, sans doute à cause de leur pouvoir calorique ! 

Encore faut-il vérifier qu'ils ne viennent pas de Chine car d'abord ils ont alors une empreinte écologique forte, alors que l'Espagne, beaucoup plus proche de nous, est le plus grand pays producteur d'Europe, ensuite, ils sont cueillis sur une autre variété de pins qui n'a pas les même vertus. De plus de nombreux consommateurs se sont plaints, il y a une dizaine d'année, d'une amertume inhabituelle dans la bouche, lors de leur repas, après consommation de pignons chinois, sans pour autant parler d'intoxication... Voir article ICI. 

Attention bien entendu si vous êtes allergiques aux fruits à coques, vous pouvez l'être avec le pignon de pin.

 

Bonne dégustation ! 

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2 août 2019 5 02 /08 /août /2019 05:25
Les calamars marinés

Les calamars marinés

Ingrédients

3 ou 4 calamars

3 gousses d'ail

1 oignon doux

huile d'olive douce

le jus d'1/2 citron

sel, poivre

Persil haché 

piment (facultatif)

 

Très faciles à cuisiner, agréables en été, et surtout beaucoup plus vite cuits que les poulpes, je fais de temps en temps des calamars en salade...

 

1- Prendre 3 ou 4 calamars FRAIS et les trier (ou les faire trier par le poissonnier)

Pour cela tirer délicatement la tête qui va se détacher du corps en entraînant avec elle les entrailles. Couper les tentacules au-dessus des yeux et jeter le reste. 

 

Ouvrir ensuite le manteau pour qu'il puisse tenir à plat, enlever le cartilage côté extérieur et la peau de couleur rose qui le recouvre. En enlevant la peau, on peut  détacher ou pas les ailerons qui eux aussi sont recouverts de cette fine peau rose. 

 

Finir le nettoyage en enlevant les filaments qui restent collés, côté interne.

 

2 -Rincer et bien sécher tous les morceaux.

 

3 - Placer les morceaux sur une plaque, le barbecue ou un plat allant au four et les badigeonner d'huile d'olive. Faire légèrement griller en les retournant. Il faut surveiller la cuisson selon la grosseur et l'épaisseur de la chair. Quand ils sont tendres les retirer du feu et les laisser refroidir.

Vous pouvez aussi les faire cuire à la vapeur pour un plat encore plus léger. 

 

4- Pendant ce temps, éplucher 2 à 3 gousses d'ail et un oignon doux.

Émincer l'oignon finement et écraser l'ail. 

 

5- Couper les morceaux de calamars en lamelles. 

 

6- Dans un saladier mélanger calamars, persil haché, ail et oignon, jus de citron et piment (facultatif).

Verser l'huile d'olive pour bien imprégner les morceaux. 

 

7- Laisser macérer au frais plusieurs heures avant de servir. En principe, je les fais la veille pour le lendemain. 

 

Pour un apéro, couper les morceaux assez petits...

Pour servir en salade, ajouter sur la table des petits bols contenant des tomates, de la salade verte, du concombre, du riz, du boulgour ou des pommes-de-terre cuites à la vapeur, et laisser les convives se régaler en composant eux-mêmes leur assiette.

Vous pouvez aussi déguster les calamars seuls avec une tranche de bon pain. C'est ainsi que je les préfère...

Promis, un jour je penserai à vous faire toutes les photos, pas à pas.

 

Bon appétit ! 

 

Une idée de salade

Une idée de salade

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27 juillet 2019 6 27 /07 /juillet /2019 05:13
Un bon yaourt maison naturel et sans conservateur, ni colorant !

Un bon yaourt maison naturel et sans conservateur, ni colorant !

Lorsque nous sommes en vacances en Haute-Loire, il est très facile pour nous de nous procurer du lait cru dans les fermes avoisinantes. Il reste encore des éleveurs dans la région, malgré les difficultés inhérentes à leur métier, et le scandale des prix anormalement bas d'achat du lait prodigués par les grandes firmes. 

 

Nous en profitons donc pour faire de très nombreux desserts à base de lait de vache. Il est tellement meilleur là-bas, et ce qui est bizarre tout de même, c'est que tout le monde le tolère très bien, ce qui nous invite à nous interroger sur le rôle joué par tous les traitements que le lait subi avant d'arriver dans nos rayons de supermarché. A noter que là-bas, tous les supermarchés vendent du lait cru, pour ceux qui, en ville, ne peuvent aller s'en procurer à la ferme d'à-côté. 

 

Les yaourts font partie de ces desserts dont on ne se lasse pas. 

Voilà comment je les réalise : 

Pour 1 litre de lait cru, il faut environ 2 à 3 cuillères à soupe de lait en poudre (facultatif mais ajoute de l'onctuosité) et bien entendu 1 yaourt nature ou 1 yaourt de la production précédente.

 

1- Faire d'abord bouillir le lait cru. C'est indispensable pour les yaourts car sinon les bactéries présentes dans le lait contrarient celles du ferment et le résultat n'est pas le même.

Faire bouillir doucement le lait cruFaire bouillir doucement le lait cru

Faire bouillir doucement le lait cru

2- Quand le lait commence à se boursoufler, puis à monter, le laisser bouillonner 2 minutes tout doux pour lui éviter de déborder.

 

3- Mettre le lait en poudre dans un saladier.

 

4- Versez du lait bouillant sur le lait en poudre (le volume d'un bon verre) pour bien le dissoudre en remuant avec un fouet, et placez en attente. 

 

5- Laisser refroidir le reste du lait. Pour hâter l'opération de refroidissement, vous pouvez mettre la moitié du lait au réfrigérateur. 

 

6- Quand votre lait est refroidi, mais encore tiède, mélanger le yaourt dans le saladier, puis verser peu à peu le lait en tournant avec le fouet. Je le passe à travers une petite passoire car vous n'ignorez pas qu'à la surface du lait cru, une fois bouilli, se forme une peau, mélange de crème et surtout de protéines que l'on peut utiliser dans des gâteaux, ou manger telle quelle saupoudrée tout simplement d'un peu de sucre, comme le faisait ma grand-mère. 

Bon, je suis sympa je ne vous la montre pas en photo car je sais que certaines personnes sont écœurées rien que de la voir ! 

 

Passer et bien mélanger...
Passer et bien mélanger...

Passer et bien mélanger...

7- Verser alors la préparation dans les pots de yaourt, fermer la yaourtière et la mettre aussitôt en marche.

 

Mettre en potsMettre en pots
Mettre en pots

Mettre en pots

8- Quand la yaourtière est éteinte...

Sortir vos yaourts, les recouvrir et les placer au frais. N'oubliez pas d'en mettre un de côté pour votre prochaine préparation ! 

Et voilà le résultat ! Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

Vous les dégusterez selon votre goût, natures ou agrémentés de fruits frais, d'un peu de sucre ou de confiture. 

Et voilà un bon dessert naturel...

Et voilà un bon dessert naturel...

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26 juillet 2019 5 26 /07 /juillet /2019 05:19
Stock, avril 2019

Stock, avril 2019

L'auteur, journaliste culinaire à "Libération" et tous les samedis matin sur "France culture", nous livre ici un premier roman émouvant et gourmand, qui se lit d'une seule traite. 

Je compte les heures égrenées par la collégiale. Je décrète qu'avant la prochaine, je te demanderai pourquoi maman est partie sans me dire au revoir. Je suis orphelin de ses explications qui me rassuraient. Elle-même disait qu'il y avait une raison à tout.

...il n'y a pas de place pour l'imprévu.
Je voudrais que notre vie ressemble aux westerns. Tu serais éclaireur en pays comanche, chasseur de primes, chercheur d'or, trappeur...Nous chevaucherions dans l'inconnu, à la conquête de l'ouest. Il y aurait des embuscades dans les collines, des duels, dans le désert, des tempêtes de neige dans le Grand Nord...

Maman notait ta recette de poulet de Bresse. Elle utilisait un crayon à papier avec une gomme afin de pouvoir effacer quand tu hésitais.
- Il faut faire friller les morceaux de poulet dans une grande poêle.
- Friller ? avait demandé maman.
- Dorer quoi ! t'étais-tu exclamé avec une pointe d'ironie qui semblait dire : " C'est agrégée de français et ça ne sait pas ce que veut dire "friller".
Vous aviez ri et j'étais rassuré. Ce cahier de recettes, c'était peut-être une bonne idée.

Dans un restaurant de province, le "Relais fleuri", Henri attire sa clientèle quotidienne, par des plats simples mais savoureux, concoctés avec amour et mijotés pendant des heures avec des produits naturels. 

Il s'est installé-là à son retour d'Algérie et n'a plus jamais envisagé d'en partir. Sa seule aide en cuisine, c'est Lucien, un compagnon de régiment qui comme lui a fait la guerre et est devenu un ami...et Nicole qui sert en salle.

En dehors du restaurant, Henri ne se consacre qu'à sa famille, à Hélène, sa femme qu'il admire et gâte beaucoup et à Julien, son fils. 

Un jour pourtant, alors que tout semble aller à merveille, Hélène le quitte, le laissant seul avec Julien.

 

La vie continue pourtant, rythmée par le travail quotidien au restaurant et les dimanches solitaires et silencieux. Julien ne comprend pas pourquoi sa mère est partie mais ne pose pas de question.

Malgré la confection des repas qui laisse peu de place au farniente, et le savoir-faire culinaire extraordinaire qu'Henri aime partager avec sa clientèle, Julien sent que son père n'est pas heureux. Il semble encombré par un lourd secret qu'il ne veut partager avec personne.

 

Le lecteur cherche à comprendre pourquoi, alors qu'Henri a tant aimé cuisiner avec Julien, il refuse que celui-ci devienne cuisinier à son tour, et rêve de le voir devenir ingénieur, médecin ou enseignant...au risque de rater sa vie. 

 

Alors que son père est à présent en fin de vie, et que Julien a repris depuis quelques temps le "Relais fleuri", il revient sur ses souvenirs d'enfance, le départ de sa mère, son adolescence solitaire, et le silence qui régnait dans la maison.

Il va chercher à retrouver ce fameux cahier, où Hélène avait, par amour, voulu consigner toutes les recettes du chef_avant que son père continue à le remplir lui-même de son écriture hésitante_un cahier mystérieusement disparu, qui était le seul lien qui reliait Julien... à sa mère. 

C'est un roman émouvant qui m'a beaucoup touchée. Il parle d'amour filial, de l'importance de la transmission et du partage... mais aussi de cette difficulté qu'ont certains pères à dire "je t'aime".

Il parle aussi de la difficulté de réaliser nos propres rêves sans décevoir ceux qui en ont fait d'autres pour nous. 

Il se lit d'une traite et sonne toujours juste...car c'est Julien qui parle et nous livre ses réflexions et ses souvenirs, qui restitue les odeurs et les saveurs des plats préparés avec amour par son père, et nous donne envie de nous installer à la table du "Relais fleuri" pour partager un instant convivial et simple. 

Au passage, le lecteur apprendra telle ou telle recette et un bon nombre de termes culinaires qui risquent fort de tomber un jour dans l'oubli. 

 

Même si le sujet est triste, puisque le père n'est plus que l'ombre de lui-même, c'est une belle lecture de vacances, bien écrite et à partager en famille autour d'un bon plat, cuisiné tous ensemble et peut-être que ce sera l'occasion de se dire qu'on s'aime... avant qu'il ne soit trop tard. 

Pour moi, tu es le maître du feu; un magicien quand tu fais gonfler la brioche ; un perceur de coffre-fort quand tu ouvres les huîtres ; un roi mage quand tu fouettes la crème Chantilly et que tu fais fondre pour moi du chocolat noir. La cuisine embaume la brioche qui dore et l’orange pressée. C’est la saison des sanguines. Tu les pèles à vif et me laisses placer les tranches sur une assiette. Tu ajoutes quelques gouttes d’eau de fleur d’oranger. Tu dis que ça te rappelle l’Algérie.

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25 juillet 2019 4 25 /07 /juillet /2019 05:22
Salade de raie aux câpres

Salade de raie aux câpres

Je fais souvent cette salade agréable à manger en été quand il fait chaud. Elle représente à elle seule un plat complet. 

 

1- Acheter une aile de raie pour deux personnes (selon grosseur)

La rincer et la faire cuire soit au court bouillon, soit à la vapeur alors qu'elle est très fraîche. La raie prend un goût fort quand on la fait attendre. 

2- La trier alors qu'elle est encore tiède en détachant des filets de chair du cartilage. Puis laisser refroidir.

3- Pendant ce temps préparer les ingrédients qui composeront votre salade, au choix. 

- Faire cuire 1 pomme-de-terre par personne à la vapeur (ou un peu de riz).

- Laver et couper les tomates et le concombre. Je ne mets jamais de poivrons. 

- Laver le persil et l'émincer grossièrement avec des ciseaux. 

- Trier et émincer un oignon doux. 

- Faire cuire des œufs durs éventuellement...

 

Préparer ensuite la sauce aux câpres et aux anchois. 

- Écraser à la fourchette deux ou trois filets d'anchois à l'huile, les allonger d'huile d'olive, d'un peu de citron (ou de vinaigre de cidre) et 1 bonne cuillère à soupe de câpres (vous pouvez utiliser le vinaigre des câpres). Saler peu (à cause des anchois) et poivrer. 

- Agrémenter avec du persil de préférence (mais la coriandre convient très bien si vous aimez).

La sauce peut se servir froide ou tiède, personnellement je la préfère froide en été. 

Vous pouvez laisser libre choix aux convives de rajouter ou pas un filet  de citron.

Sauce aux anchois et aux câpres

Sauce aux anchois et aux câpres

Vous dresserez ensuite les assiettes si vous le désirez ou bien vous présenterez cette salade dans un plat unique. 

Et en Provence, on n'oublie jamais quelques olives pour le plaisir des yeux et ouvrir l'appétit quand il fait chaud (j'ai fait les photos avant de les mettre)...

 

Bon appétit ! 

Vous avez le choix...​​​​​​​Bon appétit ! 
Vous avez le choix...​​​​​​​Bon appétit ! 

Vous avez le choix...​​​​​​​Bon appétit ! 

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19 juillet 2019 5 19 /07 /juillet /2019 05:19
Morue en raïto

Morue en raïto

Voilà un plat bien provençal que je cuisine souvent en été car il est bien meilleur quand on le prépare avec les tomates mûries au soleil. 

 

La raïte (ou raïto en provençal) qui peut s'écrire aussi "rayte", comme c'est le cas dans le REBOUL, est en fait un ragoût composé de poisson frit, mijoté dans une sauce au vin rouge assaisonnée de câpres. 

Si vous supprimez le vin et les câpres, la recette deviendra de la morue aux tomates et c'est également excellent en été avec un peu de safran.

Voici la recette à ma façon et ce n'est pas forcément la recette traditionnelle ! 

 

Les ingrédients (pour 4 personnes environ).

800 g de morue salée 

1 gros oignon (ou 2 petits)

4 gousses d'ail écrasées

3 tomates fraîches pas trop grosses (ou une boîte au naturel hors saison ou du concentré de tomates dilué)

50 g de câpres

100 g d'olives noires dénoyautées (ou pas)

1/2 bouteille de vin rouge corsé

1 càc d'origan séché, 2 à 3  feuilles de laurier, 2  càs de persil, du thym si vous aimez

1 càs de farine pour la sauce et un peu de farine pour dorer la morue

huile olive

sel et poivre

 

1 - L'avant- veille...

- Couper la morue en 4 morceaux .

- Placer les morceaux dans un grand saladier que vous pourrez garder au frais et recouvrir d'eau.

- Vous renouvellerez l'eau au moins 4 fois durant 48 heures.

 

 

2 Le jour même..

Préparer la sauce...

- Faire bien dorer les oignons émincés dans de l'huile d'olive. 

- Ajouter les tomates coupées en tous petits morceaux épluchées ou pas selon votre goût personnel (moi je laisse la peau). Puis ajouter les gousses d'ail écrasées à la fourchette ou au presse-ail, les herbes de Provence, et le persil.

- Quand les tomates commencent à bien réduire et risquent d'accrocher au fond de  la poêle, mouillez avec le vin rouge. 

- Lier la sauce avec la farine. Vous voyez sur ma photo que je ne l'ai pas fait.

- Saler, poivrer. 

Laisser mijoter à feu tout doux.

 

Pendant ce temps...

- Bien égoutter et sécher la morue.

- La fariner et la faire dorer dans de l'huile d'olive dans une poêle bien chaude. Le plus facile est de la faire cuire côté peau. 

- Quand elle est bien dorée, je coupe le feu, je ne la retourne pas mais je place un couvercle sur ma poêle et je laisse reposer quelques minutes. 

- Ajouter alors à la sauce, les câpres et les olives, puis la morue. Si besoin compléter avec un peu de bouillon ou d'eau car les morceaux de morue doivent être complètement recouverts. 

- Laisser mijoter un bon quart d'heure, en surveillant de près pour que le plat n'attache pas. 

Ce plat est délicieux avec de la polenta (comme en Italie) ou des pommes-de-terre vapeur. Parfois aussi je le sers avec du riz blanc. 

 

Patrick (alias Jupiter) sur son blog "La Cachina" vous explique tout ça bien mieux que moi en détails, galéjades en plus...

N'hésitez pas à lui rendre visite, vous ne regretterez pas le voyage en Provence ! 

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