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14 avril 2017 5 14 /04 /avril /2017 06:20
Un bon aïoli provençal

Un bon aïoli provençal

 

Autant les traditions de noël sont encore bien ancrées chez nous en Provence, que l'on soit croyants ou pas comme je l'ai souvent raconté ici, autant celles de Pâques sont tombées peu à peu dans l'oubli, à part bien sûr les traditionnels oeufs durs consommés en famille à l'époque, qui ont été remplacés pour le plus grand bonheur des gourmands, par des oeufs en chocolat ! 

 

Ma mère faisait tout de même un gros bouquet composé de branches de laurier (je parle du laurier sauce bien sûr) et d'olivier qui, même s'il n'était point béni le jour des Rameaux comme le voulait la tradition religieuse, était censé protéger les habitants de la maison toute l'année, donc nous, et avait le mérite à mes yeux de la décorer joliment. C'était d'ailleurs la seule décoration de la maison avec quelques bouquets de fleurs coupées du jardin.  

 

Au niveau alimentaire, dans ma famille, nous ne faisions rien de particulier non plus durant les quarante jours du carême, qui dure je le rappelle de mardi-gras au dimanche de Pâques, car nous avons toujours mangé en Provence beaucoup de poissons, de céréales et de légumes secs ou frais donc notre régime alimentaire ne changeait pas.

 

Mais il faut noter que certaines traditions ont tout de même la vie dure : c'est le cas de l'aïoli. Nous n'avons jamais oublié de le faire, le vendredi précédent Pâques, ce fameux vendredi saint (aujourd'hui donc). 

 

L'aïoli reste un des plats préférés des provençaux et se mange toute l'année ! 

Je vous mets le lien ci-dessous vers ma recette intemporelle que vous pouvez bien sûr agrémenter des légumes que vous aimez, car chez nous ce plat s'adapte à la saison.

Je vous en dis aussi un peu plus sur ce plat traditionnel dans ce même article.

Bon aïoli et bonne lecture ! 

 

Petite remarque à part concernant la remontée d'articles.

Remonter un article en changeant sa date supprime tous les liens qui ont été déjà fait soit sur les réseaux sociaux, soit dans des articles de blogueurs, ou autre. Par contre mettre le lien vers l'article ne modifie rien...Voilà pourquoi je préfère cette solution, car ce n'est pas parce que l'article n'a pas été commenté précédemment qu'il n'est pas lu, mis en lien dans des sites ou sur des réseaux sociaux ou simplement mis en favoris chez des particuliers.

Voilà pourquoi je ne fais jamais de remontée d'articles.

 

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13 avril 2017 4 13 /04 /avril /2017 06:08
Quelques idées aux fruits rouges
Quelques idées aux fruits rougesQuelques idées aux fruits rouges

Quelques idées aux fruits rouges

 

Nous restons dans les préparatifs de Pâques. 

 

Voici quelques idées de desserts légers (bon c'est vrai, pas tous, je le reconnais !) pour terminer le repas de fête. Vous pouvez les compléter avec une boule de glace et quelques fruits assortis.

Je vous rassure, je suis gourmande à mes heures, mais je ne les fais pas TOUS à la fois ! 

Vous accéderez aux recettes déjà publiées en cliquant sur les liens....

 

- Une charlotte aux amandes avec sa salade de fruits rouges ;

- Un gratin de framboise à la vanille ;

- Un crumble à la mûre et aux pommes ou à un autre fruit, rouge de préférence ;

- Un clafoutis... dans lequel, quel soit le fruit, la recette de base est la même. 

- Vous pouvez terminer le repas par une tarte au citron, meringuée ou pas. Tout le monde adore en principe.

 

Chez nous, il est incontournable pour Pâques de fabriquer ces petits sablés, typiques de la région drômoise (la région de mon mari) : les Suisses...je vous ai raconté leur histoire et je vous ai donné la recette, l'année dernière ICI.

En principe on les confectionne dès le dimanche des Rameaux. 

 

Les Suisses

Les Suisses

 

En Provence, on peut aussi agrémenter la table de petits biscuits comme ceux que l'on fait à noël...que l'on grignotera au moment du café ou dans l'après-midi. 

En particulier, les croquants aux amandes trouvent leur place ainsi que les navettes provençales... que l'on commence à fabriquer dès la chandeleur.

Les petits sablés au citron en forme de coeur ont aussi beaucoup de succès...

Des croquants aux amandes et des navettes maisonDes croquants aux amandes et des navettes maison

Des croquants aux amandes et des navettes maison

 

Enfin, les gourmands pourront aussi confectionner un  gâteau au chocolat, ou un moelleux, décorés ou pas, des brownies, dont je vous ai mis récemment la recette et qui s'invitent à toutes les fêtes ainsi que quelques muffins, au chocolat ou au citron...

Mes desserts légers préférés pour PâquesMes desserts légers préférés pour Pâques

 

Remarques 

En dehors de la traditionnelle salade de fruits rouges ou des oeufs à la neige que tout le monde sait faire, et dont je ne vous ai jamais mis la recette, il existe toute une série de desserts récemment apparus sur internet qui symbolisent aujourd'hui Pâques...

Ces desserts n'ont jamais été consommés dans les familles provençales ce qui ne les empêchent pas d'être délicieux, souvent originaux et d'amuser les enfants ! 

Je pense en particulier aux gâteaux en forme de nid par exemple ou autres desserts surmontés d'oeufs en sucre ou de poules en chocolat. 

Bien sûr je n'ai rien contre...puisque le but est que les gourmands se régalent. 

 

Et vous, qu'avez-vous prévu pour le dessert de dimanche ?

 

 

 

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Published by manou - dans cuisine dessert fruit
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12 avril 2017 3 12 /04 /avril /2017 06:11
Quelques recettes d'agneau
Quelques recettes d'agneauQuelques recettes d'agneau

Quelques recettes d'agneau

 

Que vous soyez croyant ou non l'agneau va se retrouver sur votre table de Pâques comme dans de nombreux pays.

Mais savez-vous au moins pourquoi ? 

Vous allez me dire c'est parce que c'est la viande que nous trouvons le plus souvent à acheter au meilleur prix au moment de Pâques et vous n'aurez pas tort ! 

De plus tout le monde sait que les agneaux naissent dès la fin de l'hiver et que Pâques est le moment où ils sont bons à manger...

 

Petit historique de cette tradition...

 

Pour les familles croyantes, l'agneau pascal a une place symbolique et en particulier dans les traditions juive et chrétienne. Cette tradition tire son origine de différents passages de la bible. 

Dans la religion juive, on retrouve l'origine de cette tradition dans l'ancien testament. L'agneau rappelle l'exode et la traversée de la mer Rouge. Dieu aurait donné l'ordre à Moïse que chaque famille tue un agneau mâle avant de traverser la mer. Le sang de l'agneau était répandu sur les portes des maisons avec une branche d'hysope afin de porter chance aux premiers-nés des familles, de sexe mâle et de les épargner de la mort, prédite par l'Ange Exterminateur. 

Dans la tradition chrétienne, la fête de Pâques symbolise la résurrection de Jésus. L'agneau pascal symbolise le Christ ressuscité et donc le passage de la mort à la vie. Il symbolise aussi l'innocence, la douceur et la bonté et donc la soumission à la volonté de Dieu. D'ailleurs le mot "agneau" est utilisé pour désigner le Christ. 

 

Que vous soyez donc croyant ou pas, il faudra bien trouver des idées pour le cuisiner...

Internet regorge de recettes qui vont du simple rôti d'agneau (au four ou en cocotte) agrémenté ou pas d'herbes, de petits légumes...à des recettes plus compliquées. 

Pour vous simplifier la vie, je vous rappelle trois recettes qui peuvent être préparées la veille et qui demandent peu de surveillance afin que les cuisiniers et cuisinières  profitent de leur famille.

 

Tout d'abord le gigot à la cuillère que je vous ai mis très récemment sur le blog...

 

 

Ensuite, plus exotique mais non moins goûteux, le tajine d'agneau aux épices et aux abricots moelleux dont je raffole. 

 

Vous pouvez aussi tester ma recette de Cuissot de sanglier aux herbes de Provence en cuisinant de cette façon-là votre gigot dans un four. La différence c'est qu'il faudra l'arroser souvent mais le faire cuire un peu moins longtemps...La cuisson peut être faite en deux temps (la veille et le jour même). 

A noter que cette recette est mon article le plus vu (ou lu) depuis que je l'ai publié. Chaque mois, cet article est en tête quelle que soit la saison. J'imagine que c'est parce quelqu'un l'a mis sur facebook d'une part et que le lien circule sur les réseaux sociaux, mais aussi parce que c'est une recette excellente (en toute modestie)...et je le crois, assez originale.

Vu que c'est une recette de ma grand-mère, il ne peut en être autrement car nos ancêtres savaient ce qu'étaient les bonnes choses... 

N'est-ce pas ? Et nous leur devons beaucoup en ce qui concerne les traditions culinaires !

 

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Published by manou - dans cuisine viande tradition
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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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9 février 2017 4 09 /02 /février /2017 06:59
De délicieux brownies

De délicieux brownies

 

Je viens de réaliser que je n'avais jamais mis sur ce blog ma recette de brownies au chocolat noir alors que j'en fais très souvent. 

 

Ingrédients

150 g de chocolat noir goût corsé

60 g de beurre

150 g de farine fluide 

100 à 120 g de sucre en poudre (selon le chocolat que vous utilisez et votre goût personnel)

2 gros oeufs (ou 3 petits) 

1/2 càc de levure chimique

1/2 càc de sel fin

90 g de noix décortiquées ou un mélange de noisettes, noix...

 

 

C'est très facile à réaliser ! 

 

0- Préchauffer le four thermostat 4 (180°) et beurrer un moule carré que vous recouvrirez de papier cuisson.

 

1- Faire fondre le chocolat au bain-marie ou au micro-onde avec 1 càs d'eau. Ajouter le beurre coupé en petits morceaux, vers la fin. Et bien mélanger.

 

Faire fondre le chocolat

Faire fondre le chocolat

 

2 -Pendant que le chocolat refroidit un peu, mélanger la farine, la levure et le sel dans un saladier à part.

 

3- Dans un autre saladier, battre les oeufs avec le sucre jusqu'à ce que le mélange blanchisse et mousse.

Battre les oeufs avec le sucreBattre les oeufs avec le sucre
Battre les oeufs avec le sucre

Battre les oeufs avec le sucre

 

4- Ajouter alors le mélange farine+levure+sel et bien mélanger.

 

Puis la farine...

Puis la farine...

 

5- Puis verser le chocolat.

 

6- En dernier ajouter les noix (ou le mélange), le tout haché plus ou moins finement selon votre goût personnel.

Brownies au chocolat noir

 

7- Etaler dans le moule et mettre à cuire 20 à 30 minutes max.

Pour que les brownies soient bien moelleux au centre,  j'éteins le four au bout de 20 minutes et je laisse reposer le gâteau 5 à 10 minutes max, puis je le sors du four.

 

 

Avant et après cuisson
Avant et après cuisson

Avant et après cuisson

 


8 - Démouler votre gâteau sur un plateau carré, un torchon posé sur la table ou une planche.

 

9 - Attendre le complet refroidissement pour découper en carrés ou rectangles selon votre désir.

 

Hummm...Hummm...
Hummm...

Hummm...

 

Les brownies au chocolat noir peuvent être décorés avec du chocolat blanc pour un aspect plus festif...

Nous, nous les préférons, nature sans fioriture et pas trop sucré, avec un bon goût de chocolat.

Ils se dégustent avec le café ou le thé, à la fin du repas ou bien pour le goûter et j'en connais même qui les finissent au petit déjeuner mais chut...je ne vous dirais pas qui.

 

 

 

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Published by manou - dans cuisine dessert goûter
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7 février 2017 2 07 /02 /février /2017 07:39

 

Tout le monde connaît les vertus de l'oignon que j'ai largement développé dans mon article sur l'oignon doux des Cévennes.

En accompagnement des plats mijotés, on ne saurait s'en passer.

J'ai rapporté de mon dernier séjour en Auvergne un beau sac d'oignons jaunes et je viens de m'apercevoir que, même à l'abri et à l'obscurité dans mon petit cabanon extérieur, il fait encore  trop chaud pour que je puisse les conserver encore bien longtemps : certains ont déjà de petites pousses vertes.

Voilà une recette qui permet de les utiliser en quantité et en se régalant !

 

Une belle tarte prête à cuire

Une belle tarte prête à cuire

 

Ingrédients

- pâte brisée (toute faite ou maison) 

- environ 600 g d'oignons (je fais ça "au pif"!)

- crème fraîche épaisse (2 petits suisses dilués dans un peu de lait, si vous êtes au régime)

- 1 tranche de jambon (facultatif)

- 2 gros oeufs (ou 3 petits)

- 1 peu de gruyère ou de comté râpé (facultatif)

- sel poivre

- 1 pincée de muscade

 

La base de la tarte à l'oignon !

La base de la tarte à l'oignon !

 

Pour la pâte brisée, j'ai donné déjà plusieurs fois la recette sur ce blog ICI ou là...par exemple !

0- Dans un moule à tarte, étaler la pâte brisée et la piquer avec une fourchette. Si vous l'avez confectionné vous-même, placer le moule au réfrigérateur pendant au moins 30 minutes.

 

Pendant ce temps préparer la garniture...

 

1- Éplucher les oignons.

2- Les émincer finement (vous pouvez le faire au robot)

3- Les mettre à cuire à la vapeur douce environ 15 minutes : version light.

OU Bien les faire suer dans une sauteuse avec du beurre SANS DORER : version fête !

4 - Les laisser égoutter et tiédir un instant.

5- Pendant ce temps, préchauffer le four à 220°

6 - Dans un saladier battre les oeufs entiers et la crème. Ajouter sel poivre et muscade.

Remarque : j'utilise souvent un mélange lait concentré + petits suisses moins riche en graisse. Vous pouvez aussi si le plat est réservé à des adultes, faire un mélange vin blanc + petits suisses (ou crème épaisse). Le vin blanc donne un goût incomparable au plat et se marie bien avec les oignons.

 

7 - Sortir le moule contenant la pâte à tarte du réfrigérateur.

8- Avec une fourchette, étaler les oignons cuits et tiédis par-dessus.

9- Découper le jambon en lanières et le disposer au-dessus.

10 - Verser la préparation oeufs-crème : elle doit recouvrir totalement les oignons.

11 - Ajouter le fromage (facultatif). 

12 - Cuire à four chaud pendant environ 35 à 40 minutes.

 

Si la tarte dore trop vite, baisser le thermostat à 190-200° environ.

 

Et voilà le résultat !

A déguster toute l'année avec une simple salade verte...

 

La tarte prête à déguster...

La tarte prête à déguster...

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29 janvier 2017 7 29 /01 /janvier /2017 07:40
Une boisson magique...

Une boisson magique...

 

Connaissez-vous le lait d'or ? 

Son nom déjà me fait rêver...pas vous ? Ce nom est donné à une préparation à base de curcuma, une épice que vous connaissez tous.

Il s'agit d'une boisson un peu "magique" car excellente pour la santé et qui pourrait changer notre vie. Vous en doutez ? Et bien essayez...

Je vous avais déjà dit que je pratiquais le yoga en toute modestie. En me promenant sur certains sites, j'ai découvert cette recette que je voulais partager aujourd'hui avec vous. 

Ce n'est pas nouveau pour moi, d'utiliser les épices et en particulier le curcuma, car on parle beaucoup de ses vertus aujourd'hui. J'en rajoute dans mes plats, dans le riz ou les potages, sur le poisson.

Cela fait longtemps aussi que je tente de me nourrir de la manière la plus équilibrée possible.

Mais c'est depuis peu que  j'ai découvert l'étendue des bienfaits du lait d'or sur la santé.

 

 

Les bienfaits du lait d'or sont bien sûr les bienfaits du curcuma.

Il serait : 

- anti-inflammatoire et soignerait en particulier les douleurs articulaires et les tendinites mais aussi les inflammations de toutes sortes.

- analgésique c'est-à-dire qu'il calmerait la douleur.

- antiseptique et stimulant de l'immunité, vous pourrez dire adieu aux méchantes bactéries, aux virus et autres indésirables...

- antioxydant : sans pour autant nous aider à retrouver notre jeunesse, les antioxydants sont indispensables pour rester en forme.

 

De plus...

- Il stimulerait la mémoire.

- Il favoriserait le métabolisme général. 

- Il réduirait l'hypertension, lutterait contre le cholestérol et serait donc un bon préventif des maladies cardiovasculaires.

- Il aiderait au fonctionnement du foie.

- Il aurait des vertus anti-cancer. 

Très vite, vous verrez aussi ses effets sur votre peau, vos cheveux.

Je vous l'ai dit... c'est une boisson magique ! 

 

Le curcuma
Le curcumaLe curcuma

Le curcuma

 

D'où viennent ces nombreux bienfaits ?

Le lait d'or est une boisson réalisée avec du curcuma. Cette épice à la belle couleur dorée contient de la curcumine qui agirait sur notre organisme comme la cortisone et les antibiotiques mais sans les effets secondaires. 

Ce qu'on a découvert depuis peu, c'est que le curcuma avait besoin d'être longuement chauffé à feu très doux pour être assimilé par notre corps. A froid, le curcuma râpé ou en poudre agit faiblement, et il  faudrait en consommer des quantités très importantes pour voir ses effets.

De plus, la curcumine a besoin d'être associée à du poivre ou du gingembre (qui sont aussi de puissants anti-oxydants) et des lipides car elle est liposoluble. Associée au poivre, l’absorption de la curcumine serait multipliée par 1000 ! 

 

 

Comment préparer le lait d'or ?

Il se prépare en deux étapes. 

 

La pâte d'or (1ère étape)

Ingrédients

5 cuillères à soupe de curcuma (environ 1/2 tasse)

1/2 càc de poivre moulu noir (ou de gingembre)

120 ml eau

 

Dans une petite casserole, faire chauffer tous les ingrédients à feu doux, pendant environ 8 minutes, jusqu’à l’obtention d’une pâte lisse. Au fur et à mesure que vous tournerez la préparation, elle s'épaissit. 
 

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant
Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

Verser dans la casserole et laisser épaissir à feu très doux en remuant

 

Au bout de ce temps, verser le contenu dans un petit bocal en verre et conserver la pâte au réfrigérateur environ 40 jours (le temps d'une cure).

La pâte d'or à conserver au frais

La pâte d'or à conserver au frais

 

Le lait d'or (2ème étape)

Ingrédients

1 verre de lait végétal (amande, noisette, riz, soja, ...)

1 càc d'huile (olive, coco, lin...)

1 càc de miel (ou sirop d'agave, stevia...)

1/2 cuillère à café de pâte de curcuma. 

 

Mélanger à chaud tous les ingrédients avec un fouet ou une fourchette et chauffer doucement l'ensemble (en évitant le micro-onde, censé détruire les nutriments). 

Variante : ajouter une pincée de cannelle. 

Il n'est pas interdit d'utiliser du lait de vache, de chèvre pour changer mais traditionnellement il est réalisé avec un lait végétal. 

 

Le lait d'or prêt à consommer

Le lait d'or prêt à consommer

 

Cette boisson est conseillée par le grand maître du kundalini Yoga, le yogi Bhajan.

Il faut en boire tous les matins (à jeun) ou le soir avant de se coucher (si vous avez des troubles du sommeil), chaude, tiède ou froide, pendant 30 à 40 jours pour voir ses effets.  

Vous n'avez pas eu le temps de préparer votre lait d'or.

Ce n'est pas grave : prélevez un peu de pâte d'or et la mélanger à votre plat, votre sauce de salade (avec des carottes râpées c'est délicieux) ; ajouter de l'eau bouillante, un peu de miel et du citron pour une boisson chaude réconfortante ; mélanger un peu de pâte d'or à votre tisane ou à votre thé chaud et bien infusé.

 

Bon dimanche !

 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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25 janvier 2017 3 25 /01 /janvier /2017 07:15
Un plat qui change un peu

Un plat qui change un peu

 

Il vous faut...

- une volaille de votre choix : poulet, pintade, canard...entière et simplement vidée

(dimanche dernier pour moi, c'était pintade) 

- les abats de la volaille

- 1 tête d'ail dont vous aurez séparé les gousses, mais ne pas les éplucher

- 1 bouquet garni (thym en particulier ou romarin)

- sel et poivre

- 1 bâton de cannelle

- 1 verre de vin blanc

- 1 bon filet d'huile d'olive

 

Lors de la cuisson dans ma cocotte de verre...un des côtés a déjà bien doré.

Lors de la cuisson dans ma cocotte de verre...un des côtés a déjà bien doré.

 

- Préchauffer le four thermostat 180°. 

- Saler et poivrer votre volaille à l'intérieur et à l'extérieur.

- La fourrer d'une partie des gousses d'ail et d'un brin de thym.

- Dans un faitout allant au four, ou une cocotte en verre, placer la volaille, la cannelle, le reste du bouquet garni et de l'ail.

- Arroser d'un filet d'huile d'olive et mouiller avec le vin blanc.

- Enfourner et baisser le four à 150°.

- Laisser cuire pendant 3 heures à couvert en retournant et arrosant la volaille au bout d'une heure trente environ. Vous constaterez que seul le côté situé vers le haut a doré à point...

- Au bout de ce temps, découvrir la cocotte et arroser abondamment. Ajouter un peu de bouillon en particulier pour la pintade qui parfois est moins grasse que le poulet ou le canard et rend donc moins de jus.

- Mettre les légumes d'accompagnement tout autour, ici des choux de Bruxelles précuits à la vapeur douce dans mon vitaliseur.

- Laisser encore mijoter tout doux dans le four pendant les deux heures restantes en arrosant très fréquemment la volaille et les légumes et en les retournant si vous jugez que c'est nécessaire.

- La dernière demi-heure vous pouvez laisser cuire sans couvercle...mais ce n'est pas obligatoire car en principe la volaille est bien dorée. 

- Découper la volaille sans couteau (et oui, avec ce mode de cuisson, il devient inutile ou presque).

- Servir entourée des légumes choisis.

 

 

Au moment de l'ajout des légumes...le second côté a encore besoin de dorer.

Au moment de l'ajout des légumes...le second côté a encore besoin de dorer.

 

Remarques 

En réalité je n'ai fait cuire ma pintade que 4 heures car je trouvais qu'elle était bien petite et du coup assez fondante et bien dorée au bout de ce temps. 

Mais pour noël, j'ai cuisiné ainsi une canette qui était plus grosse et je l'ai laissé 5 heures sans problème. 

Cette recette est délicieuse et inratable ! C'est rassurant et vous pouvez faire ce que vous voulez pendant la cuisson qui est quasi sans surveillance quand vous avez du monde, ce qui est toujours appréciable pour la cuisinière, ou le cuisinier de service. 

En fait, vous pouvez même la réaliser avec un rôti de porc ou de veau. La préparation convient à toutes les viandes blanches et la cuisson tout doux, ne doit pas excéder 5 heures en tout. Vous varierez simplement les herbes (romarin avec du lapin, sauge avec du rôti de porc...).

Savez-vous que ce mode de cuisson tout en douceur, en plus d'être délicieux, préserve les nutriments ?

Par contre, pour les viandes rouges, vous pourrez vous inspirer de ma recette du gigot de sept heures ici. 

 

Bonne dégustation !

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17 janvier 2017 2 17 /01 /janvier /2017 07:30
Une belle portion de gratin

Une belle portion de gratin

 

Encore un plat d'hiver ! 

Je ne sais pas vous mais chez nous on adore les poireaux et on les mange à toutes les sauces...

Souvent je les cuisine en gratin, tous seuls ou alors, comme dans cette recette, accompagnés de pommes-de-terre. 

Inutile de vous dire que mes légumes sont BIO. J'ai la chance d'avoir un producteur à deux pas de chez moi. 

 

 

 

Il vous faut...

2 beaux poireaux

4 pommes-de-terre de taille moyenne

du fromage râpé (gruyère, comté)

du fromage fondant (saint nectaire, morbier ou raclette) / facultatif mais nous on adore !

sel, poivre

crème fraîche

2 pincées de muscade

 

 

- Éplucher les pommes-de-terre, les laver et les couper en lamelles.

- Trier les poireaux en privilégiant les blancs pour cette recette. Je garde le vert pour intégrer dans un potage. Les couper en tronçons.

- Cuire à la vapeur les pommes-de-terre une bonne quinzaine de minutes.

- Cuire de même les poireaux.

Quand je suis pressée par le temps, ce qui est fréquent (hi ! hi ! ces retraitées !!) je fais tout cuire ensemble dans mon vitaliseur. Je vous parlerai un jour de cet outil dont je ne peux me passer en cuisine depuis plus de 20 ans...

- Pendant ce temps, préchauffer le four à 200° et beurrer un plat à gratins.

 

La cuisson des légumes à la vapeur
La cuisson des légumes à la vapeur

La cuisson des légumes à la vapeur

 

- Alterner dans le plat pommes-de-terre et poireaux ce qui est facilité par la cuisson séparée des deux légumes.

- Terminer par des poireaux.

- Parsemer de gruyère râpé.

- Couper en lamelles l'autre type de fromage (facultatif) et les disposer sur le dessus. 

Le plat prêt à enfourner (j'ai triché car j'ai rajouté quelques lichettes de beurre...)

Le plat prêt à enfourner (j'ai triché car j'ai rajouté quelques lichettes de beurre...)

 

- Verser par dessus la crème que vous aurez pris le soin de saler, poivrer et parfumer avec la muscade. 

- Cuire au four à 200° pour 30 minutes sans oublier de baisser à 180° vers la fin de la cuisson pour ne pas faire trop griller le plat...

Et voilà le gratin prêt à être dégusté

Et voilà le gratin prêt à être dégusté

 

Comme je suis du style paresseuse, je me facilite la tâche...Vous ne me croyez pas ?

Regardez le résultat...

Hum...

Hum...

 

...et allez-donc voir un peu comment Steph que certains d'entre vous connaissent déjà, cuisine ce gratin pour le plus grand plaisir gustatif de sa grande famille.

En plus elle nous fait des photos de rêve...

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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 07:04
Sauté de porc au curry

 

Voilà encore une recette de saison et qui ne convient pas aux végétariens...Promis bientôt je vous donnerai mes recettes végétariennes car j'en ai plein et j'en fais souvent ! 

Même si vous achetez du porc d'excellente qualité, ce plat est économique et cela ne fait pas de mal pour équilibrer le budget...

 

Il vous faut (pour 4 à 5 personnes)

- 800 g de sauté de porc

- 2 cuillères à soupe de curry madras

- 1 ou 2 oignons selon la grosseur 

- 1 pomme ou tout autre fruit à votre convenance

- 2 gousses d'ail

- 1 verre de vin blanc (facultatif)

- 1 verre d'eau

- sel et poivre

- 2  feuilles de laurier

- 1 cuillère à soupe d'huile d'olive

- 1/2 yaourt

- 1 cuillère à soupe de maïzena

 

Sauté de porc au curry

 

- Dans une sauteuse, faire revenir dans l'huile d'olive, les morceaux de viande pour les faire dorer, les oignons émincés et les gousses d'ail coupées en deux.

 

- Ajouter la pomme, épluchée et coupée en dés.

Sauté de porc au curry

 

- Saler, poivrer et ajouter le curry.

 

- Bien remuer pour imprégner tous les ingrédients.

 

- Couvrir alors avec le vin blanc et l'eau. 

 

Sauté de porc au curry

 

- Ajouter le laurier et laisser mijoter tout doux pendant une bonne heure. Les morceaux de viande doivent être fondants...

 

- Pendant ce temps vous ferez cuire votre riz à votre convenance.

 

- Dans un bol, diluer un peu de sauce prélevée dans le plat avec le yaourt. Ajouter 1/2 à 1 cuillère à soupe de maïzena et bien mélanger pour éviter les grumeaux.

 

- Ajouter dans le plat et remuer tout doucement.

 

- Laisser au chaud jusqu'au moment de servir.

 

Sauté de porc au curry

 

C'est encore un plat qui se réchauffe très bien !

 

Variante : au lieu du yaourt qui donne un goût un peu acidulé à ce plat très légèrement sucré-salé, ajouter à la fin de la crème de coco...Il est alors inutile de rajouter de la maïzena.

La variante est un délice pour ceux qui aiment...

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11 janvier 2017 3 11 /01 /janvier /2017 07:35

 

Voilà un plat d'hiver que j'adore faire pour utiliser les restes d'une volaille rôtie, d'un rôti de porc ou simplement avec de la chair à saucisse.

Pour faire cuire ce plat, j'utilise une cocotte en verre qui comporte un couvercle. Mais bien sûr vous pouvez aussi utiliser un faitout ou tout autre ustensile allant au four. 

Chou farci aux châtaignes

 

Il vous faut...

 

1 chou vert frisé

1 boîte de marrons au naturel

1 reste de volaille (poulet, canard, pintade)

2 oignons 

3 ou 4 gousses d'ail

du thym

des baies de genièvre si vous aimez

du sel et du poivre

huile d'olive

1 gros bol de bouillon de volaille

1 verre de vin blanc (facultatif)

 

 

- Faire bouillir une grande quantité d'eau salée.

- Pendant ce temps, trier le chou en gardant le plus possible de feuilles vertes et en détachant bien toutes les feuilles, sans les couper.

- Lorsque l'eau bout, y plongez les feuilles de choux et les laisser cuire une bonne quinzaine de minutes à petits bouillons.

Chou farci aux châtaignes

 

- Pendant ce temps, si vous utilisez les restes d'une volaille, la dépiauter en enlevant la peau et les petits os.

- Éplucher oignons et ail.

- Mixer pas trop finement pour qu'il reste quelques morceaux. L'idéal c'est le hachoir de nos grands-mères. Mais oui vous savez bien de quoi je parle, celui que l'on utilisait sur une grosse planche ! 

- Préparer le bouillon de volaille avec de l'eau, du bouillon lyophilisé et un verre de vin blanc. Bien sûr si vous avez du bouillon de volaille maison, c'est encore mieux ! 

 

Chou farci aux châtaignes

 

- Égouttez le chou dans une passoire...

- Dans une sauteuse, faire revenir dans l'huile d'olive la farce en ajoutant quelques feuilles blanches du chou ciselée et une boite de marrons écrasés grossièrement à la fourchette (vous pouvez aussi les mixer légèrement).

- Parsemer de thym effeuillé, saler et poivrer.

Chou farci aux châtaignes

 

- dans votre grande cocotte, mettre un filet d'huile d'olive, et alterner les couches de feuilles de chou, et de farce jusqu'à terminer par des feuilles de choux (les plus vertes). Si vous aimez, intercaler quelques baies de genièvre. Nous on adore alors j'en mets beaucoup.  Mais les goûts diffèrent dans la famille : mon petit fils fait la grimace, il trouve ça trop fort, tandis que sa soeur les avale toutes...

- Recouvrir avec le bouillon, et un dernier filet d'huile d'olive.

Chou farci aux châtaignes
Chou farci aux châtaignes

 

- Refermer le couvercle et placer au four à 200° pendant 45 minutes environ. Puis baisser à 180° et cuire encore 15 minutes en ôtant le couvercle.

- Ne faites pas comme moi, pensez à baisser le four sinon le dessus du plat grillera un peu trop mais bon c'est ainsi quand j'ai du monde autour de moi, je fais des bêtises. J'aurais dû laisser le couvercle car le dessus dore quand même mais plus en douceur...

Le plat est un peu trop grillé dessus mais moelleux à l'intérieur...du coup ma photo est floue !

Le plat est un peu trop grillé dessus mais moelleux à l'intérieur...du coup ma photo est floue !

 

Vous pouvez aussi durant la cuisson ouvrir le couvercle et arroser avec le bouillon car comme le plat n'est pas hermétique, le dessus est parfois plus sec...

J'ai réalisé cette recette avec un reste de canard et c'était tout simplement...délicieux ! 

C'est un plat que vous pouvez décliner avec n'importe quel reste de viande, et en plus, en différentes quantités car il se congèle très bien et sera meilleur réchauffé tout doux. 

Vous pouvez aussi pour un aspect plus festif, confectionner des choux farcis individuels. Pour cela prendre trois feuilles de choux superposées, les farcir avec de la farce et ficeler les mini-choux. Vous les ferez cuire environ 30 minutes dans le bouillon, sur le feu ou au four. 

J'avoue que je ne prends jamais le temps de cuisiner ainsi ! Mais c'est à tester... 

 

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10 janvier 2017 2 10 /01 /janvier /2017 07:19
Galette des rois à la frangipane

Devinez un peu ce que j'ai mangé dimanche dernier comme dans toutes les familles...une galette des rois ! Original n'est-ce pas ?

Cette année je m'étais promis de refaire une couronne des rois aux fruits confits comme c'est la tradition en Provence. Mais nous avons quelques travaux de rénovation à la maison qui m'occupent beaucoup et j'ai trouvé plus rapide de refaire une galette à la frangipane. 

Une variante : j'ai pris la recette de Maryse (L'Espigaou) pour réaliser la frangipane, car ma recette habituelle contient du beurre. Je vous mets le lien vers son article à la fin et vous donnerais ma recette à une autre occasion...

 

Il vous faut donc pour cette recette...

2 rouleaux de pâte feuilletée

3 oeufs

150 g de sucre 

1 petite cuillère à café d'arôme amande amère

2 cuillères à café (ou à soupe) de rhum (facultatif)

200 g d'amandes en poudre

jaune d'oeuf, crème ou lait pour dorer la galette (au choix)

 

Comment faire ?

 

- Préchauffer votre four à 230°. La pâte feuilletée a besoin d'un contraste entre le froid du réfrigérateur et le chaud du four, pour bien lever.

- Préparer la frangipane :

Dans un saladier, battre les oeufs avec le sucre, puis ajouter la poudre d'amande et le parfum. 

- Sur une plaque allant au four, étaler un premier rouleau de pâte en gardant le papier sulfurisé. Mouiller les bords de la pâte et la replier légèrement sur tout le pourtour pour créer une sorte de "trottoir". 

- Verser au milieu la frangipane et bien l'étaler en la laissant plus mince sur les bords.

 

Galette des rois à la frangipane

 

- Mouiller les bords de la pâte à nouveau et poser le second rouleau de pâte afin de recouvrir l'ensemble. 

- Pincer les deux épaisseurs de pâte entre vos doigts tout autour de la galette, pour bien souder le bord, afin qu'à la cuisson, la frangipane se s'échappe pas hors de la galette.

- Dorer à l'oeuf battu ou à la crème fraîche (ce que j'ai fait)

Galette des rois à la frangipane

 

- Terminer votre galette en incisant légèrement avec un couteau la surface (j'ai bien dit légèrement...j'avais un peu trop de punch ce dimanche). Le mieux est de tracer un dessin, style croisillon, avec les dents d'une fourchette, c'est plus sûr ! 

- Piquer très légèrement votre pâte ici ou là pour qu'elle gonfle uniformément...

Oups j'allais oublier mais pas vous, heureusement ! Il faut mettre la fève et le sujet (le plus souvent à l'opposé l'un de l'autre, avant de souder la galette.

- Mettre au four très chaud pour 30 minutes max de cuisson, sans oublier de baisser à 200° dès que la galette gonfle...

L'idéal est de la placer sur une grille, le plus bas possible dans le four. 

Si votre four sèche trop les gâteaux, comme c'est le cas du mien qui est vieillissant, il faut mettre une petite coupelle d'eau à l'intérieur.

 

Et voilà le résultat ! 

 

Galette des rois à la frangipane
Galette des rois à la frangipaneGalette des rois à la frangipane
Galette des rois à la frangipane

 

Une petite remarque...parfois il est nécessaire de remettre la galette durant 30 minutes au réfrigérateur avant de la cuire, surtout si comme moi, vous avez été obligée de répondre au téléphone ou à des textos, pendant sa confection. La pâte feuilletée doit être toujours très froide avant d'être placée au four...

C'est bon d'être gourmand n'est-ce pas ? Quand notre santé le permet autant en profiter...sans excès. 

 

Voici comme promis, le lien vers l'article de Maryse. Vous voyez comme la sienne est bien mieux réussie...et en plus elle vous donne sa recette de couronne des rois provençale, aux fruits confits d'Apt. Hum...

 

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7 janvier 2017 6 07 /01 /janvier /2017 07:20
Le plat en train de mijoter...

Le plat en train de mijoter...

 

Je sais ce que vous allez me dire : tout le monde connaît la recette de la daube et il en a autant de recettes différentes que de familles...

Et bien vous avez parfaitement raison !

Voilà celle que je prépare en hiver, le plus souvent avec du vin rouge...c'est la véritable daube provençale de ma grand-mère qui mijotait en tout pendant 4 à 5 heures au coin du fourneau. Je l'ai fait cuire ainsi lors de mes dernières vacances en Auvergne, puisque là-bas j'ai la chance d'avoir un fourneau dans ma cuisine.

Désolée pour les végétariens, ce plat n'est pas fait pour eux.

 

Pour 6 personnes, il faut...

1 kg 200 de boeuf spécial daube.

4 gousses d'ail minimum, selon votre goût

2 gros oignons blancs ou rouges + 2 petits

2 clous de girofle

1 bocal d'olives noires dénoyautées

1 peu de pulpe de tomates ( 1/2 boîte environ)

1 litre de vin rouge (+ 1 litre du même vin à boire en accompagnement)

de l'huile d'olive

des petits lardons (NON fumés en Provence)

1 écorce d'orange séchée

1 petite carotte (facultatif)

Du persil 

1 à 2 cuillères à soupe de farine ou maïzena (facultatif)

2 gros carrés de chocolat noir (facultatif)

 

 

Une partie des ingrédients

Une partie des ingrédients

 

Deux jours avant...

 

Mettre dans un grand saladier la viande, coupée en gros morceaux avec 1 cuillère à soupe d'huile d'olive, 1 petit oignon coupé morceaux, 2 gousses d'ail écrasée ou pas, des herbes (thym et laurier surtout), des grains de poivre. La recouvrir de vin rouge (en gros il faut le litre) et recouvrir d'un film transparent avant de placer le saladier au réfrigérateur jusqu'au lendemain. Ne pas oublier de remuer deux ou trois fois. 

Vous pouvez, ou non, y mettre un peu de persil et une petite carotte.

 

La veille...

 

- Égouttez longuement la viande dans une passoire placée au-dessus d'un saladier pour récupérer toute la marinade.

- Jeter les herbes et bien sécher les morceaux. 

 

La viande s'égoutte dans une passoire...

La viande s'égoutte dans une passoire...

 

- Dans une sauteuse faire revenir les morceaux de viande dans de l'huile d'olive, jusqu'à ce qu'ils soient bien dorés.

 

- Les placer au fur et à mesure dans un faitout, car il est nécessaire de faire dorer la viande en plusieurs fournées. 

Faire revenir la viande...

Faire revenir la viande...

 

Pendant ce temps, émincer les lardons le plus finement possible...

Émincer les lardons...

Émincer les lardons...

 

- Dans la même sauteuse, faire revenir les lardons, puis les mettre de côté dans le faitout.

 

- Faites revenir ensuite les deux oignons émincés. Je rajoute toujours celui de la marinade pour ne pas le gaspiller. Et je garde un des plus petits oignons pour le piquer de deux clous de girofle et le placer dans le plat tel quel.

 

- Ajouter ensuite les gousses d'ail, coupées en deux si elles sont trop grosses...De toute façon, elles vont fondre à la cuisson. 

 

- Placer le tout, viande, oignons, lardons et gousses d'ail dans le faitout sur feu doux. 

 

La daube, un bon plat mijoté bien de saison

 

Remarque : En fait, l'ordre n'est pas important car dans la même sauteuse, vous pouvez faire revenir d'abord les oignons et terminer par la viande...

 

- Verser ensuite dans la sauteuse votre marinade et la compléter pour que le liquide puisse recouvrir la viande.

Le fond de marinade à compléter avec le reste du vin rouge.

Le fond de marinade à compléter avec le reste du vin rouge.

 

- La faire réduire et la verser dans le faitout.

 

- Saler modérément, et poivrer.

 

- Ajouter l'écorce d'orange et un nouveau bouquet de thym frais ou sec.

 

- Mettre à mijoter au moins trois heures à couvert, le plus doucement possible, en remuant de temps en temps. 

 

- Au bout de ce temps, ajouter les tomates et les olives, rectifier éventuellement l'assaisonnement et éloigner le plat de la chaleur.

 

Le jour J...

 

- Faire réchauffer la daube tout doucement, pendant encore au moins une bonne heure, parfois plus si comme c'est toujours le cas chez moi, les convives font attendre le plat, cela n'a aucune importance il n'en sera que meilleur.

 

-Trente minutes avant la fin, le plus souvent, je prélève un peu de sauce dans laquelle je fais fondre les carrés de chocolat noir en fouettant puis je lui mélange minutieusement 1 à 2 cuillères à soupe de maïzena et je verse ensuite dans le faitout.

 

- Remuer délicatement pour bien homogénéiser l'ensemble et à partir de là, je ne mets plus de couvercle sur le faitout.

 

C'est un plat qui est toujours meilleur réchauffé et mijoté longuement ! 

A servir avec des pâtes fraîches, styles tagliatelles ou de petites pommes-de-terre, juste cuites à la vapeur. 

Ne me demandez pas une photo du plat mis en scène dans l'assiette, c'est trop tard, tout a été mangé...Promis ce sera pour une prochaine fois car je n'arrive jamais à faire des photos quand j'ai trop de monde autour de moi !

 

 

D'autres recettes de daubes sur ce blog...

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Published by manou - dans cuisine viande
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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 07:07

 

Je vous fait remonter aujourd'hui cet article concernant les traditions en Provence, article que j'ai rédigé l'année dernière. Désolée pour ceux qui l'ont déjà lu...

 

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Il n'y a pas qu'en Alsace que les traditions de nöel se perpétuent.

 

Chaque région a ses propres traditions et la Provence ne fait pas exception à la règle, même si, il faut bien le reconnaître certaines coutumes tombent dans l'oubli ou bien se sont adaptées à la vie moderne et aux différents membres de la famille.

 

Car, avant, (je parle au début du XX° siècle pas au temps des dinosaures !), il était très rare de se marier en dehors de sa région. C'était donc plus facile de conserver les traditions qui se perpétuaient ainsi de génération en génération.

Aujourd'hui, c'est plutôt la mixité qui prime et cela est une bonne chose car elle apporte une ouverture et un mélange des cultures, bénéfiques à l'éducation des enfants, à notre vie familiale et à la société.

 

Comme je l'ai déjà dit dans ce blog : en Provence tout commence le 4 décembre à la Sainte Barbe en plantant le blé de la Sainte Barbe.

 

Mes plantations quinze jours aprèsMes plantations quinze jours après
Mes plantations quinze jours après

Mes plantations quinze jours après

 

Puis il faut décorer le sapin...

 

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

 

Ensuite on montera la crèche provençale, dans laquelle on placera les santons que l'on soit croyant ou pas...

 

En principe, la crèche doit rester en place jusqu'à l'épiphanie, au moins, et la période calendale ne se terminer qu'à la chandeleur. Mais bon, j'ai bien dit "en principe"...

Quelques vues de la crècheQuelques vues de la crèche
Quelques vues de la crèche

Quelques vues de la crèche

Tout le mois de décembre on profitera de la douceur des dimanches en famille, pour faire  le tour des marchés de noël, plutôt nombreux dans la région.

Une façon d'attendre noël, car nous n'avons pas l'habitude dans nos contrées éloignées de la capitale, d'emmener les enfants faire le tour des grands magasins et il faut bien qu'ils rencontrent le père noël de temps en temps !

Sinon, comment ferait-il pour y croire ?

 

Entre temps, vous n'aurez pas oublié de bien arroser votre blé...

 

Le 13 décembre, à la sainte Luce, il faudra aller cueillir le houx et le gui pour en décorer la maison ou à défaut aller en acheter...

En Provence le houx est le plus souvent remplacé par du houx fragon (ou petit-houx) qui décore la maison grâce à ses boules rouges. Il était placé autrefois dans la maison pour conjurer le mauvais sort.  Aujourd'hui il est simplement mis en place pour décorer.

Le houx fragon

Le houx fragon

Vous suspendrez votre bouquet de gui au dessus de la porte d'entrée pour attirer la paix dans votre maison. Les Druides pensaient en effet que le gui avait un pouvoir miraculeux. L'inconvénient est qu'en cette période de l'année, le gui est plein de boules blanches qui se feront un malin plaisir à tomber sur le sol à chaque ouverture de la porte...

Donc en fait je l'accroche à côté !!

Le gui dans la nature

Le gui dans la nature


"A la Sainte-Luce, les jours s'allongent d'un saut de puce", dit le proverbe.  Ce n'est pas tout à fait exact...

En fait du point de vue astronomique, le soleil continue à se lever plus tard après le solstice d'hiver, donc les jours semblent raccourcir le matin, et le soleil commence à se coucher plus tard avant le solstice, ce qui donne l'impression que les jours rallongent et explique sans doute le proverbe.

Mais en fait les jours ne se mettent réellement à grandir qu'après le solstice...

Pour aider les jours à s'agrandir et fêter le renouveau du soleil, à partir de ce jour-là et jusqu'à noël on doit illuminer la maison, voire les façades... avec des bougies, des lampions, des guirlandes, ce que beaucoup de gens font aujourd'hui.

 

Mais bon en ces temps d'économies d'énergie, je ne vous cache pas que je trouve excessif, d'illuminer le moindre petit village même si je reconnais que cela est très festif et offre un peu plus de gaieté aux habitants au coeur de l'hiver. En tous les cas je n'illumine pas la façade de ma maison. Mais je pense à éclairer des bougies tous les soirs...sur ma cheminée. C'est déjà ça !

 

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Puis vient le temps de la veillée de noël et du Gros Souper.

 

La veillée commençait dans les familles par le traditionnel cacho-fiò.

Si un jour vous allez visiter en Arles, le musée Arlaten, vous en verrez une représentation très imagée.

 

          lou cacho-fio

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf
Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Le plus âgé de la famille, (lou papé) et le plus jeune enfant (lou caganis) apportent près de la cheminée une grosse bûche (d'olivier, d'amandier ou d'un des arbres fruitiers).

Tous deux devaient faire trois fois le tour de la table avant d'allumer le feu, d'y poser la bûche et de l'arroser de vin chaud (3 fois) en prononçant cette phrase :

"Alegre, Diou nous alegre, Cachofue ven, tout ben ven, Diou nous fague la graci di veïre l'an que ven Se sian pas mai que siguen pas men." en provençal bien sûr, ce qui signifie :

"Soyons joyeux, Dieu nous garde joyeux, Cacho feu vient, tout bien vient, Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient, Si nous sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins."

 

Je n'ai jamais vu cette coutume et mes grands-parents me disaient que c'était l'apanage des familles très croyantes et que chez eux non plus cela ne se faisait pas. Je ne connais personne d'ailleurs dans mon entourage qui ait vu cela en réalité.

 

Chez mes grands-parents maternels, qui sont nés un peu avant le XX° siècle, l'aieul se contentait d'allumer le feu...

Et tout le monde chantait ensemble en buvant le vin chaud (ou le vin cuit) en guise d'apéritif  avant de se mettre à table :

 l'an que vèn, se sian pas mai que siguen pas mens"

"A l'année prochaine" ! si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins...donc s'il n'y a pas de naissance, qu'il n'y ait pas de décès dans la famille.

 

Cette phrase se prononce encore aujourd'hui très fréquemment durant la période de fin d'année quand on quitte des amis ou de simples connaissances, nos voisins, nos collègues de travail et c'est une manière très provençale de se souhaiter de bonnes fêtes.

 

Cette phrase a marqué mon enfance. C'était toujours mon grand-père maternel qui la prononçait et ma mère a pris la suite...J'ai souvent encore les larmes aux yeux en y pensant car c'était un moment à la fois très solennel et emplie de mélancolie et de mystère. Bien sûr en grandissant j'ai très vite compris que ce n'était pas une formule magique...mais bien une façon de conjurer le mauvais sort et de se porter mutuellement chance, tout en étant contents d'être tous réunis. Mais je voyais bien que les anciens et même les autres adultes ressentaient toujours beaucoup d'émotion en la prononçant.

 

Puis tout le monde passait à table pour la veillée de noël...

La tradition de mettre la bûche dans la cheminée a été remplacée par le dessert bien connu dont tout le monde se régale !

 

Le repas du réveillon, s'il était bien un Gros Souper dans les temps anciens, est aujourd'hui plutôt un repas maigre...

 

Je vous livre rapidement les détails de l'organisation et de la déco du Gros Souper !

Chez les respectueux stricts de la tradition, sur la table, on devait disposer trois nappes blanches (une pour le repas du 24, une pour le 25 à midi et la troisième pour le 25 au soir), trois chandelles et les trois coupelles de blé germé et enfin tous les plats, y compris les treize desserts.

Le gros souper était obligatoirement composé de 7 plats maigres et  servi avec 13 petits pains, représentant la Cène avec les 12 apôtres et Jésus. Il était suivi avant ou après la messe par la dégustation des treize desserts. Puis bien sûr toute la famille se rendait à la messe de minuit (pour les croyants) ou allait voir une pastorale...et dégustait la soupe à l'oignon en rentrant !

 

Chez nous, durant mon enfance, on a toujours fait beaucoup plus simple.

Le Gros souper n'avait donc pas forcément 7 plats mais nous n'avons jamais fait l'entorse des 13 desserts.

 

Les plats et les recettes diffèrent selon les villes, les villages et les familles.

 

Il y a cependant des incontournables comme le céleri en anchoïade ou la carde en sauce blanche ou en sauce aux anchois, deux légumes vraiment traditionnels, la salade de jeunes pousses, les épinards le plus souvent en gratin (ou en omelette), un poisson (morue en tian ou à la sauce aux câpres,  dorade au four, parfois seulement de la brandade, des coquillages ou des escargots, enfin parfois une soupe comme l'aigo boulido remplaçait la soupe à l'oignon.

Chez nous c'était le soir du 25 décembre après les agapes qu'on la dégustait...

 

Vous voyez il n'y a pas de quoi en faire un plat : ce sont des mets simples très éloignés de ceux qu'on vous propose pour un réveillon aujourd'hui.

 

J'ai vu qu'à certains endroits (peut-être en montagne ?) on servait encore la soupe aux choux  lors de la veillée de noël. C'est une tradition dont je n'ai jamais entendu parler. Cette soupe était déjà servie tous les jours, je ne crois pas que dans les familles, on la servait aussi les jours de fête, sauf peut-être dans les familles très pauvres.

 

Noter que souvent la maîtresse de maison a enfin un peu de répit le soir de noël, une fois que tout le monde est rassasié !

C'est un soir où, en effet, non seulement tous les plats sont mis en même temps sur la grande table, ou à proximité, y compris les 13 desserts : personne n'a donc besoin de se lever pour servir. 

De plus, les miettes doivent rester sur la table toute la nuit (pour nourrir les ancêtres qui ne manqueront pas de venir participer à leur façon à la fête...). La table ne sera pas desservie jusqu'au lendemain matin où on pourra enfin enlever la première nappe pour le repas du 25  !

Personne n'indique où sera pris le petit  déjeuner ! Mais il est vrai que les enfants découvrent les cadeaux du père noël et en oublient de manger et que les adultes n'ont pas vraiment faim et se contentent d'un café !

 

A l'époque donc, la plupart du temps, encore au début du XX° siècle, les enfants dans les campagnes recevaient une simple orange en guise de cadeaux. Comme ce fruit était encore cher et rare, mon père qui est né en 1919, était heureux de recevoir un de ces fruits juteux dans ses souliers (ce n'est donc pas un mythe). Il avait le droit de le déguster aussitôt. Souvent il trouvait aussi un nouveau bonnet tricoté en cachette par sa soeur aînée ou une bonne paire de chaussettes bien épaisses et partait jouer dehors pour les essayer sans tarder ! Il savait ensuite qu'il y aurait un bon dîner de noël pour se réchauffer.

Plus tard les cadeaux ont évolué : un petit soldat de plomb, une voiture en bois ; les filles elles, reçoivent une poupée de chiffon ou une dînette...Mais c'est une autre histoire que celle des cadeaux de noël et je vous la raconterai une autre fois...sans doute l'année prochaine !

 

 

 

Très bonnes fêtes de noël à tous...en attendant quelques photos (si j'y pense... avant que tout soit mangé !)

 

 

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22 décembre 2016 4 22 /12 /décembre /2016 06:48
Un gibassier prêt à déguster

Un gibassier prêt à déguster

 

Voilà la recette traditionnelle du 13ème dessert de noël en Provence.

C'est le seul dessert qui divise les provençaux. En effet selon les villes et villages, la recette subit des variations et le gibassier ressemble plus à une brioche qu'au biscuit croquant et dur qui se conserve très longtemps et que l'on vend dans la région de Lourmarin par exemple (dans le Luberon) et tout autour d'Aix-en-Provence. Ce biscuit, lorsqu'il est brioché s'appelle alors la pompe à huile et ne se conserve que quelques jours. On le retrouve à Marseille.

Là je sens que certains vont crier au scandale car encore aujourd'hui ce sujet est tout à fait délicat. Il y a ceux qui préfèrent la pompe et ceux qui ne jurent que par le gibassier.

Les diplomates dont je fais partie, servent aussi bien l'un que l'autre et mélangent les appellations...C'est ça la tolérance ! 

 

 

Pour confectionner le gibassier (lou gibassié)

 

Il faut 

300 g de farine

80 g de cassonade

10 càs de lait

10 càs d'huile d'olive

4 càs de fleur d'oranger

de la levure de boulanger (20 g) ou lyophilisée (1 sachet suffit)

Au choix vous aromatiserez votre biscuit avec soit le zeste râpé finement d'une orange BIO, soit des grains d'anis, soit mais cela est une variante moderne, avec un zeste de citron également BIO.

C'est très facile à faire !

 

La préparation

 

0- Délayer la levure dans le lait.

 

1- Mélanger tous les ingrédients et pétrir à la main. 

 

2- Former une boule (ou deux selon votre envie) que vous placerez sur une plaque recouverte de papier sulfurisé beurré ou de silicone.

 

3- Aplatir cette boule avec les paumes des mains jusqu'à former un biscuit ovale et jusqu'à ce que le gibassier ait une épaisseur de 8 mm environ / 1 cm max.

 

Voilà à quoi il ressemble avant cuisson (ici aux écorces d'orange)

Voilà à quoi il ressemble avant cuisson (ici aux écorces d'orange)

 

4- Avec un couteau (attention de ne pas trop appuyer ou vous couperez votre papier), inciser profondément le gibassier dans le sens de sa longueur.

 

5 - Enfourner environ 20 minutes jusqu'à ce qu'il soit blond.

La pâte se gonfle à la cuisson de façon irrégulière...on dit en provençal se "bonelle", "gibo". Voilà d'où provient son nom de gibassier (et non pas comme certains le pensent parce que les chasseurs l'emmenaient dans leur gibecière pour leur casse-croûte !).

 

6- Sortir du four et laisser refroidir.

Le gibassier durcit toujours en refroidissant. Attendre donc pour le manipuler et le déguster...

Pour le déguster, surtout il faut le rompre avec les mains, point de couteau, sinon vous seriez ruinés pour l'année à venir ! 

 

La pompe à huile est réalisée traditionnellement avec un levain, à préparer la veille (ou de la levure pour une version plus moderne et rapide) mais contient des oeufs. Ce qui fait toute la différence.  Elle a le moelleux d'une brioche forcément, puisque c'est une pâte levée au chaud avant d'être enfournée. 

Je vous donnerai ma recette quand j'en ferai car on peut la déguster toute l'année, comme une brioche.  

 

Pour comparaison, retrouver la recette du gibassier de Maryse ci-dessous...

 

 

Et l'adaptation faite par Nell, version "occitanie-ouest" ici ! 

 

Et voici le lien vers ma petite histoire des treize desserts, publiée sur ce blog l'an dernier...

Bons préparatifs de noël à tous ! 

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21 décembre 2016 3 21 /12 /décembre /2016 07:50

 

Aujourd'hui, je vous fais remonter un article, publié il y a déjà trois ans, à propos d'un potage très provençal... à prévoir pour se remettre des agapes qui vous attendent pour noël, ou pour contrer un méchant virus d'hiver...qui risquerait de vous gâcher la fête. 

L'aigo-boulido (ou si vous préférez "l'eau bouillie" !)

 

Ingrédients

-ail (3 gousses par personne)

-eau

-sel

- herbes de Provence (sauge, laurier, thym...)

- huile d'olive

- gruyère râpé

 

La recette

 

- Mettre dans une casserole environ 1 litre d'eau pour 3 personnes.

- Ajouter un peu de sel.

- Éplucher et écraser les gousses d'ail et les plonger dans l'eau frémissante.

- Ajouter les herbes.

- Arroser d'un filet d'huile d'olive

Faire bouillir 10 minutes. Couper le feu et laisser encore infuser la préparation 5 à 10 minutes.

Pendant ce temps dresser la table. Placer dans chaque assiette, une ou deux tranches de pain rassis (frotté d'ail si vous aimez), un peu de gruyère râpé.

Enlever les herbes du bouillon et le verser dans l'assiette...

Puis déguster !

 

Remarques

 

Dans certaines familles, on ne met pas de sauge (car elle donne un goût amer au bouillon) et seulement du laurier. Moi j'aime mieux avec beaucoup de sauge et seulement un brin de thym et une feuille de laurier.

Vous pouvez faire des essais et par exemple mettre la sauge hors du feu seulement à infuser.

 

Si vous voulez agrémenter le bouillon, vous pouvez aussi y incorporer un jaune d'oeuf cru battu au préalable. Mais moi je l'aime mieux tel quel.

 

Enfin si vous avez des enfants qui n'aiment pas les morceaux vous pouvez passer le bouillon pour ôter l'ail ou bien encore le mixer. Mais alors il faut savoir que vous vous priverez d'une partie des bienfaits de cette aigo- boulido !

 

Les vertus de l'aigo-boulido

 

Il est recommandé de consommer ce bouillon une fois par semaine, en prévention,  durant les périodes d'épidémies hivernales (grippes, gastro,...). Il est traditionnel de le consommer après les fêtes le 25 décembre au soir car il est très stomachique ce qui veut dire que c'est bon pour l'estomac et la digestion...

 

- La sauge est à la fois antiseptique, anti-inflammatoire et calmante. Pour plus de détails, cliquer ICI.

D'où l'adage "Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin de médecin" ... ce qui donne en provençal : qu’a de sauvi din soun jardin a pas besoun de médecin !

 

- Le thym est lui aussi antiseptique, calmant et surtout antispasmodique pour les voies digestives. Pour plus de détails, cliquer ICI.

 

Enfin, le laurier a également  des vertus particulièrement intéressantes pour la santé. Pour plus de détails cliquez ICI.

 

 

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Published by manou - dans cuisine santé
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19 décembre 2016 1 19 /12 /décembre /2016 07:22
Le pâté en croûte

Le pâté en croûte

 

Voilà une recette qui me vient de la famille de mon mari.

C'est sa grand-mère d'origine ardéchoise et drômoise qui le cuisinait chaque noël.

Je ne sais pas si cette recette provenait de l'Ardèche ou de la Drôme car je n'ai jamais pensé à le lui demander !

Tout simplement, pour nous, c'était le pâté en croûte de "Maman Blanche", comme nous aimions tendrement l'appeler...

 

Il faut impérativement vous y prendre à l'avance...et acheter d'abord 4 à 5 jours avant noël les ingrédients pour la farce...

 

1 kg de grillade de porc sans os (ou 800 g de filet + 200 g de grillade)
200 g de veau dans l’épaule (ou pour changer du lapin)
150 g de lard gras taillé en lamelles fines
12 à 15 g de sel [10 g de sel par kg de viande]

½ verre de rhum (ou cognac)


1 bol (environ) de gelée au madère salée (à préparer  au dernier moment)
1 petit verre de Madère.
12 olives vertes dénoyautées + 12 olives noires de Nyons dénoyautées

1 truffe (facultatif)

 

Prévoir un bouquet garni, carotte, clous de girofle, herbes de Provence…

 

et de quoi confectionner une Pâte brisée maison...Allez, je vous l'accorde exceptionnellement, vous pouvez en acheter de la toute prête à étaler vous-même de préférence...si vous en trouvez ! 

600 g de farine
1 tasse huile
2 tasses eau
beurre coupée en petits morceaux
sel

 

Trois jours avant le 24 décembre, faire une marinade avec...


-  ½ verre de rhum
- ½ verre huile olive
- 1 verre de vin blanc sec
- 1 carotte coupée en fines lamelles
- 1 petit morceau de poireau
-1 oignon
- persil
- 3 clous de girofle
- le sel (12 à 15 g)
- thym, laurier, girofle (x 3 clous)

- Couper la viande et le lard en lanières fines longitudinalement.

- Placer la viande et le lard au fur et à mesure dans un grand saladier.

- Verser dessus le rhum, l'huile d'olive, le vin blanc sec, les légumes, les épices, aromates et le sel.

- Bien remuer.

- Laisser macérer au frigo dans la marinade pendant 48 heures en la remuant de temps en temps.

 

Les préparatifsLes préparatifs
Les préparatifs

Les préparatifs

 

La veille (ou l’avant-veille)

 

- Égoutter la viande.


- Faire la pâte brisée et la laisser reposer 1 heure au frais. Bon je ne vous remets pas ma recette ! 


- Étaler une partie de la pâte et en tapisser un moule à cake enduit de papier sulfurisé.


- Placer les bandes de viande et y intercaler des tranches d’olives dénoyautées et éventuellement la truffe coupée en lamelles fines.


- Bien tasser.


- Recouvrir de pâte et bien appuyer sur les soudures pour bien les sceller.


- Faire sur le chapeau une cheminée en carton et entourez-la de pâte.

 

Cuire 2 heures au four thermostat 6 (idéal 200 ° puis baisser le four à 180°).

 

Dès la sortie du four verser avec un entonnoir par la cheminée la gelée au madère préparée au dernier moment.

Laisser refroidir 24 heures au réfrigérateur avant de démouler, de découper et de servir pour une entrée festive, le jour de noël par exemple. 

 

Je vous promets de faire davantage de photos mais vous savez bien comment c'est, quand je suis aux fourneaux avec les petits-enfants autour...je n'y pense jamais ! 

 

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29 novembre 2016 2 29 /11 /novembre /2016 07:26
Des ravioles de Romans crues

Des ravioles de Romans crues

 

Aujourd'hui, je vais vous raconter la petite histoire d'un plat typique de la Drôme qui a su gagner peu à peu de plus en plus de régions, il s'agit des ravioles.

Je vous rappelle que les ravioles n'ont rien à voir avec les ravioli(s) italiens qui sont arrivés chez nous au XVème siècle.

D'ailleurs on dit "la raviole" au singulier, dans la Drôme et c'est un mot féminin. 

 

Un peu d'histoire...

 

Les ravioles sont originaires de la ville de Romans (Isère). On les appelle donc aussi bien raviole(s) de Romans, que raviole(s) de Royans, ou du Dauphiné. Ce dernier nom étant celui de l'IGP dont bénéficient les ravioles. 

Dans l'Antiquité, on les appelait des "rissoles".

Au XIIIème siècle, leur farce qui était jusque-là constituée de viande, est remplacée par des légumes et en particulier, au moment du Carême, par des feuilles de raves (d'où proviendrait le nom de raviole).

Vers le XIXème siècle, c'est un plat largement réalisé dans les campagnes avec comme variante, l'utilisation de différents légumes produits dans les fermes (épinards, bettes...)

Il faudra attendre le début du XXe siècle, pour que la farce évolue et ressemble de plus en plus à celle que l'on connaît aujourd'hui. 

 

Les jours de fête, des "ravioleuses" professionnelles allaient de ferme en ferme pour fabriquer sur place des ravioles à la main. Elles fabriquaient ce que l'on appelle des "grosses de ravioles". C'était une unité de mesure des ravioles. Cette unité, datant du Moyen Âge, était composée de douze douzaines (soit 3 plaques de 48 carrés) correspondant à la part pour une personne. Ils avaient de l'appétit à l'époque !

 

C'est Emile Truchet, un restaurateur renommé de Romans, qui mettra au point la première machine à fabriquer artisanalement les ravioles dans les années 30. Mais elle se sera présentée au public qu'en 1953, à la foire de Romans !

Dans les années 60, les restaurateurs s'emparent de ce plat populaire. Le début de la fabrication artisanale fait voyager les ravioles dans toute la France. 

Depuis une quinzaine d'années, on trouve des plaques de ravioles dans tous les supermarchés, au rayon frais, chez les fromagers ou certains charcutiers ainsi que sur les marchés. C'est donc aujourd'hui un plat ultra-facile à cuisiner mais, attention toutefois à la qualité qui est variable selon la marque et le mode de préparation. 

 

 

Comment les préparer ?

 

Aujourd'hui la farce des ravioles du Dauphiné est composée de persil revenu dans du beurre, de comté, d'oeufs et de fromage blanc du terroir et fait l'objet d'un Label Rouge. La pâte est constituée de blé tendre et d'oeufs frais uniquement (alors que celle des raviolis italiens est fabriquée avec du blé dur) 

 

Pour les préparer, il suffit de les plonger dans l'eau frémissante, contenant ou pas un bouillon de poule, les remuer délicatement pour ne pas les crever, puis de les égoutter rapidement avec une écumoire dès qu'elles remontent à la surface (1 minute suffit !). Ne pas les passer à travers une passoire sous peine de catastrophe.

Les consommer ensuite bien chaudes, avec la sauce de votre choix, pour obtenir un plat savoureux : sauce aux champignons, sauce au roquefort, sauce à la crème, au beurre ou tout simplement avec un filet d'huile d'olive et du gruyère râpé. C'est encore préparé tout simplement que je les préfère...

On peut les passer une quinzaine de minutes au congélateur, si on désire les détacher plus facilement, sinon en plongeant les plaques dans l'eau de cuisson, les ravioles se détachent toutes seules.

 

Un plat de ravioles préparé simplement avec un peu de beurre et sur lequel on mettra juste du gruyère râpé

Un plat de ravioles préparé simplement avec un peu de beurre et sur lequel on mettra juste du gruyère râpé

 

Une autre façon de les préparer est de les faire cuire en gratin...

 

Dans un plat beurré allant au four, disposer les plaques de ravioles crues.

Dans un bol... battre deux oeufs, un peu de crème fraîche et du lait (ou de la crème seule), sel et poivre, un peu de muscade et verser sur les ravioles. Ce mélange doit les recouvrir largement. Parsemer de gruyère râpé et de quelques lichettes de beurre et passer au four 20 minutes jusqu'à ce que le plat soit bien doré !

Inutile de faire cuire les ravioles à part avant de les mettre dans le plat.

En saison, vous pouvez intercaler des légumes cuits à la vapeur entre deux couches de ravioles : courgettes, tomates...

Pour changer, incorporer un peu de jambon coupé en lamelles entre les plaques. 

Ou bien pour un plat de fête, vous placerez quelques tranches de saumon fumé et du saumon cuit entre deux plaques et vous parfumerez la crème avec de l'aneth...

Un délice !

 

Gratin de ravioles tout simple
Gratin de ravioles tout simpleGratin de ravioles tout simple

Gratin de ravioles tout simple

 

A l'origine, quand elles étaient confectionnées dans les familles et bien sûr faute de machine, les ravioles étaient beaucoup plus grosses (aussi grosses que des raviolis).

 

La grand-mère de mon mari les faisait elle-même avec une farce constituée de poirées (un légume proche des blettes) cuites et hachées qu'elle faisait revenir dans du beurre (ou de l'huile). Puis elle y ajoutait du persil frais haché et un peu d'ail écrasé, de poivre et RIEN d'autre.

J'ignore malheureusement sa recette exacte. Peut-être ajoutait-elle de l'oeuf pour lier la farce. Je me souviens simplement qu'avant de hacher les légumes, elle les pressait fortement pour bien évacuer tout le liquide et que parfois en saison, l'épinard complétait le manque de poirée. 

Elle les faisait ensuite cuire dans un bouillon de murson ou murçon (une sorte de saucisson à cuire originaire du Dauphiné et aromatisé au carvi).

C'était un travail gigantesque et je me souviens des ravioles étalées sur des torchons sur toutes les surfaces planes de la cuisine.

Le plat était absolument délicieux.

On ne mettait du fromage qu'ensuite, sur le plat déjà cuit et non pas à l'intérieur de la farce comme aujourd'hui. 

 

A Nice leurs cousines, les rayolles, sont constituées d'une farce contenant des blettes, des courgettes, du blanc de poulet et de l'oeuf battu pour lier le tout. 

 

En conclusion de la petite histoire, il faut savoir que certains contestent l'origine dauphinoises des ravioles et pensent qu'elles seraient une variété de ravioli(s) en provenance d'Italie.

La légende nous dit même que ce serait les bûcherons piémontais qui, en venant travailler dans le Royans, auraient remplacé la farce de leurs raviolis italiens par une farce à base de légumes et de fromage parce qu'ils étaient trop pauvres pour s'acheter de la viande. 

Mais chut ce n'est qu'une légende...Ne la racontez surtout pas à des drômois de souche, j'ai bien peur qu'ils n'apprécient pas, car ils y tiennent à ce plat ! 

 

Quelques compléments en vidéos et idées de recettes ci-dessous...pour ceux qui ont le temps de les visionner ! 

 

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Published by manou - dans cuisine Drôme patrimoine
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24 novembre 2016 4 24 /11 /novembre /2016 07:00
Hum que c'est bon !

Hum que c'est bon !

 

Je réalise très souvent des croquettes de légumes pour agrémenter des restes...

Hier, il me restait du chou-fleur cuit à la vapeur, et deux petites pommes-de-terre, car j'en ajoute toujours, lorsque je fais du chou-fleur que nous mangeons simplement avec un filet d'huile d'olive et un peu de sel.

Vous pouvez sans problème, utiliser des courgettes, des carottes ou un autre légume cuit de votre choix !

 

Comment faire ?

 

- Écraser grossièrement à la fourchette tous les légumes dans une assiette creuse ou un saladier selon la quantité de reste que vous avez.

- Incorporer un oignon finement émincé, quelques lamelles de jambon, 1 oeuf  battu avec une cuillère à soupe de crème fraîche (ou de crème de soja) et du persil haché.

- 1/2 cuillère à café d'un épice de votre choix. Là j'ai mis de l'épice 5 parfums.

- Saler très modérément et poivrer

 

Parfois il est nécessaire d'ajouter un petite cuillère de farine, parfois non car cela dépend de la grosseur de la pomme-de-terre et de l'oeuf. 

 

 

Voilà la consistance idéale de la préparation...

Voilà la consistance idéale de la préparation...

 

Il faut que la consistance vous permette de prendre avec une cuillère à soupe, un peu de cette préparation et que vous puissiez la faire glisser facilement dans l'huile bouillante avec une autre cuillère.

Si la préparation est trop collante, vous n'y arriverez pas facilement ! 

 

Cuisson 

 

- Faire chauffer de l'huile dans votre poêle. 

- Prendre dans une cuillère à soupe un peu de préparation et la faire glisser à l'aide d'une seconde cuillère dans l'huile.

Si l'huile est bien chaude, le tour de votre croquette commence à prendre très vite.

- Les aplatir délicatement avec une fourchette, puis lorsque cette face est bien dorée, les retourner avec une spatule...

 

La cuisson ...
La cuisson ...
La cuisson ...

La cuisson ...

 

- S'il le faut, les retourner encore une fois ! Moi je fais ça un peu "au pif"...je le reconnais et je n'ai pas minuté le temps ! Je regarde tout simplement si c'est assez doré. 

- Au fur et à mesure, placer les croquettes cuites sur du papier absorbant.

- Continuer à faire cuire ainsi le reste de votre préparation jusqu'à épuisement !

 

Avant de servir je les saupoudre légèrement de fleur de sel de Camargue qui ne fondra pas en totalité et croquera sous la dent.

Servir, pour un repas léger, avec un simple mesclun de saison, assaisonné avec une sauce à l'ail et à l'huile d'olive.

Je fais très rarement des fritures, mais ces croquettes ne font pas un pli.

C'est délicieux !

 

 

Croquettes de légumes
Croquettes de légumes

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Published by manou - dans cuisine légume
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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 07:30
Ma photo n'est pas très réussie...

Ma photo n'est pas très réussie...

 

Voilà un classique de la cuisine française ! 

C'est un plat qui marque bien l'arrivée du froid dans la famille...un plat mijoté comme j'aime en faire et que tout le monde aime. Je n'ai pas bien réussi mes photos donc j'en mettrai d'autres la prochaine fois que j'en cuisinerai dans l'hiver.

 

Ingrédients (pour 4 à 6 personnes)

1 Kg de collier et épaule d'agneau en mélange, ou de collier seul

400 g de pommes de terre 

300 g de carottes

200 g de navets

3 beaux oignons

3 gousses d'ail

bouquet garni (laurier, thym en particulier)

huile d'olive

1 càs d'épice Rabelais (INDISPENSABLE !)

1 bâton de cannelle

2 càs de coulis de tomates (facultatif)

 

 

La recette...

 

1- Faire revenir dans l'huile d'olive la viande de tous côtés et réserver.

2- Dans la même sauteuse ou bien dans le faitout faire revenir les oignons émincés et les laisser devenir translucide sans prendre couleur, tout doucement.

3- Écraser les gousses d'ail (ou pas selon votre goût personnel) et les ajouter dans la préparation.

4 - Remettre la viande par-dessus.

5- Ajouter la tomate si vous aimez, les épices, saler, poivrer et recouvrir de bouillon ou d'eau.

6- Laisser mijoter la viande environ 45 minutes.

7- Pendant ce temps, éplucher et laver les carottes, les navets et les pommes-de-terre. Égouttez-les et séchez-les. 

8- Les détailler en gros morceaux...et réserver.

9- Au bout de 45 minutes, ajouter tous les légumes dans le faitout et laisser mijoter à nouveau à couvert, 45 minutes supplémentaires.

 

Encore une photo pas très réussie !!

Encore une photo pas très réussie !!

 

10- Au bout d'une heure et demi environ, selon la grosseur de vos légumes, le plat est prêt.

11- Servir la viande entourée de légumes et arrosée de jus de cuisson...

 

Il est inutile de vous dire que ce plat est encore meilleur réchauffé, si vous le cuisinez la veille ou s'il vous en reste pour le lendemain.

Au printemps, je me souviens que ma mère incorporait des petits pois frais dans le faitout, 20 minutes environ avant de servir. Avec des navets nouveaux et des petites carottes entières le plat était particulièrement délicieux.

En hiver, je le fais aussi parfois, avec des petits pois surgelés mais comme je n'en avais pas cette fois-ci, je n'en ai pas mis. 

 

Bon mijotage ! 

 

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Published by manou - dans cuisine viande légume
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18 novembre 2016 5 18 /11 /novembre /2016 07:20
Une confiture d'automne

Une confiture d'automne

 

J'aime réaliser de temps en temps cette confiture en morceaux, délicieuse en dessert avec une boule de glace à la vanille, ou sur une tartine pour le goûter des gourmands...

 

Il faut... pour environ 4 pots de 375 g

500 g de coings triés, épépinés, épluchés et coupés en lamelles fines.

600 g de poires triées, un peu ferme et coupées en lamelles fines.

800 g de sucre 

le jus d'un beau citron

1 verre d'eau environ max

Épices : 2 bâtons de cannelle, 3 étoiles de badiane, 2 gousses de vanille fendues dans le sens de la longueur.

 

Le premier jour

 

1- Préparer les fruits et les arroser au fur et à mesure que vous les couperez en lamelles avec le jus de citron.

 

2- Les placer dans une terrine, en alternant fruits et sucre.

 

3- Laisser reposer au moins deux heures. 

 

Alterner fruits et sucre

Alterner fruits et sucre

 

4- Lorsque le sucre est bien fondu et que les fruits ont lâché un peu de jus, bien remuer.

 

5- Mettre la préparation dans le faitout à confiture et donner un bouillon. Si vous constatez que l'ensemble manque de liquide, ajouter un verre d'eau.

 

6- Ajouter les épices et laisser la préparation refroidir dans le faitout (ou transvaser dans une terrine si vous préférez).

 

 

Ajouter les épices...

Ajouter les épices...


 

Le deuxième jour ...

 

7- 24 heures après donc, vous mettrez le faitout sur le feu et vous laisserez cuire 15 à 20 minutes, en remuant de temps en temps, jusqu'à ce que les fruits deviennent translucides. 

 

8- Retirer ou pas les épices avant de mettre en pot et couvrir. Moi j'aime mieux les laisser ! 

 

9- Retourner les pots un instant, puis laissez-les refroidir en les redressant.

 

La confiture se fige au bout de quelques heures...

A déguster sans modération tant cette confiture est parfumée !

 

Mettre en pot

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17 novembre 2016 4 17 /11 /novembre /2016 07:02
Potage d'automne courge butternut et lentilles corail

 

Voilà la saison des potages (enfin) revenue...

Enfin... en tous les cas chez nous (!), car nous les aimons beaucoup !

Nous préférons de loin les potages et soupes faits maison aux préparations en brick toutes faites. Question de génération sans doute ! Mais surtout ce que nous aimons, c'est varier les compositions de nos potages.

Ainsi pour consommer un peu plus de légumineuses, si bonnes à la santé j'ai testé ce mélange de lentilles corail et de courge.

J'aime particulièrement ce potage avec de la courge butternut, mais elle peut être remplacée par de la courge musquée de PROVENCE, ou du potimarron. 

 

Les ingrédients

1 courge butternut (400 g environ)

140 g environ de lentilles corail

1 oignon

2 c. à c. de curry

1 bouillon de poule lyophilisé (ou maison)

crème fraîche ou crème de coco (si vous aimez)

sel, poivre

environ 3/4 de litre d'eau

1 peu d'huile d'olive ou d'huile neutre si vous préférez

 

Préparation 

 

1- Rincer les lentilles corail et les laisser égoutter.

2- Préparer vos légumes. Les laver et les découper en gros dés. Plus les dés sont petits, plus la soupe cuira vite.

3- Émincer l'oignon et le faire revenir dans la cocotte avec un filet d'huile d'olive. Ajouter les dés de courges, les épices et bien remuer.

4- Verser l'eau pour qu'elle recouvre tous les ingrédients largement. Plus vous en mettez moins votre potage sera velouté. Il vaut parfois mieux en rajouter à la fin. 

5- Ajouter vos lentilles (en fait l'ordre importe peu) et saler ! 

6- Quand l'eau commence à frémir, émietter le bouillon lyophilisé et remuer jusqu'à ce qu'il soit complètement dissous. 

 

Potage d'automne courge butternut et lentilles corail

 

7 - Laisser cuire 30 à 40 minutes doucement en remuant de temps en temps...

8- Mixer votre potage qui doit être velouté à point. Vérifier l'assaisonnement et poivrer juste au moment de servir.

9- Dans l'assiette, vous servirez votre potage avec un peu de crème fraîche OU pour ceux qui aiment (et moi j'adore !), un peu de crème de coco. 

 

Variantes (déjà testées pour vous)

- Remplacer le curry par du gingembre, mais personnellement je n'aime pas mélanger les deux dans ce plat.

- Le remplacer par du curcuma lorsque vous avez vos petits-enfants car c'est plus doux. "Encore manou !" me dit alors mon pitchounet, en me tendant son assiette. 

- Changer de courge, vous changerez le goût du potage ! 

- Ajoutez quelques carottes en même temps que la courge.  

 

Et surtout régalez-vous de ce potage riche en antioxydants et en minéraux qui vous donnera bonne mine pour tout l'hiver ! 

 

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16 novembre 2016 3 16 /11 /novembre /2016 07:10

 

Comme tous les ans en automne, je fais des provisions pour l'hiver...

J'ai un petit côté écureuil parfois, qui amuse beaucoup mes proches et mes placards débordent. Mon fils aîné a attrapé ce virus et prend le temps de faire des confitures et pleins d'autres gâteries...

Je récolte pommes, noisettes et parfois noix quand c'est possible ainsi que des châtaignes. 

Cette année, je ne vous parlerai pas de champignons car je n'en ai pas ramassé ! 

Par contre, j'ai fait une belle production de noisettes dans le jardin de Die.

 

 

 

Quelques récoltes d'automne...
Quelques récoltes d'automne...Quelques récoltes d'automne...
Quelques récoltes d'automne...Quelques récoltes d'automne...Quelques récoltes d'automne...

Quelques récoltes d'automne...

 

Avec les pommes reinettes du jardin du grand-père, outre que cette année il y en a très peu et que déjà elles se conservent mal, j'ai fait des desserts aux pommes mais surtout des compotes que je stérilise et que nous retrouvons avec plaisir pour des desserts d'hiver.

 

 

Les compotes de pommes

Les compotes de pommes

 

Avec les châtaignes, j'ai fait (pour la deuxième année consécutive) de la crème de marrons que moi, j'appelle "confiture de châtaignes à la vanille".

Le plus difficile est d'éplucher les châtaignes...si vous avez un truc, je suis preneuse car je n'ai pas la chance d'avoir une grand-mère cévenole !

 

Le cru 2016 !
Le cru 2016 !

Le cru 2016 !

 

Avec les coings j'ai fait comme d'habitude de la pâte de coings et de la gelée de coing.

 

 

 

La pâte de coings 2016

La pâte de coings 2016

 

 

Comme pour Maryse du blog L'espigaou, la confection de la pâte de coings à la maison est le premier préparatif de noël en Provence, car cette gâterie servira, non seulement aux goûters des enfants tout au long de l'hiver mais fait partie des Treize desserts de la veillée sur lesquels j'avais publié un petit article l'année dernière. 

Vous pouvez voir la recette de Maryse ci-dessous...et la comparer à la mienne (si vous avez le temps) !  

Je trouve Maryse bien courageuse car elle sépare avant cuisson la chair, des pépins, ce que personnellement je trouve fastidieux à faire. Moi je préfère passer les coings cuits, au moulin à légume "à l'ancienne" pour les récupérer après cuisson...

 

 

 

 

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15 novembre 2016 2 15 /11 /novembre /2016 07:00
Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

Une assiette santé qui tient lieu de plat complet

 

Avec les premiers froids qui arrivent un peu plus tôt en Provence que d'habitude, nous avons déjà envie de cuisiner des plats qui tiennent au corps.

La semaine dernière en plus, j'avais des travaux à la maison et les maçons ont été obligés de laisser la porte d'entrée largement ouverte une partie de la journée. Aussi, le soir, pour se réchauffer après avoir allumé un bon feu de bois dans la cheminée, j'ai cuisiné cette soupe paysanne que nous aimons manger de temps en temps. 

 

Ingrédients (pour 4 personnes)

100 g à 150 g  d'épeautre

2 carottes

1 poireau

1 navet

1 courgette

1 oignon

2 gousses d'ail

1 bouillon de volaille (type bouillon lyophilisé que j'achète BIO ou un bouillon conservé au congélateur)

bouquet garni (laurier et thym surtout)

gros sel, poivre

un morceau de petit salé fumé ou non 

Remarque 

Le petit salé peut être remplacé par un talon de jambon cru ou supprimé !

 

 

Réalisation...

0- Rincer l'épeautre et la laisser en attente. Certains la font tremper 12 heures pour gagner 10 minutes de cuisson mais moi je ne le fais jamais car je ne sais pas toujours d'avance que je vais en cuisiner ! 

1- Préparer les légumes : éplucher les carottes, l'oignon, les gousses d'ail  et le navet, trier le poireau. Laver tous les légumes y compris la courgette dont vous garderez la peau si vous aimez. 

2- Découpez tous les légumes en dés, émincer les oignons et écraser l'ail.

3- Version paysanne : faire revenir le petit salé découpé à votre convenance en lardons ou pas, puis ajouter tous les légumes ensembles et lorsqu'ils commencent à prendre couleur, verser 1 litre et demi d'eau environ, saler très modérément et ajouter le bouquet garni ET l'épeautre. 

Sinon, si vous êtes au régime, vous pouvez tout simplement plonger les légumes et l'épeautre dans l'eau bouillante légèrement salée. 

4- Laisser cuire une bonne heure 30 (40 minutes à l'autocuiseur) à petit bouillon. L'épeautre et tous les légumes doivent être fondants...S'il le faut vous rajouterez un peu d'eau en cours (ou en fin) de cuisson surtout si vous n'utilisez pas d'autocuiseur. 

5 - Avant de servir, ajouter un filet d'huile d'olive cru et un peu de poivre du moulin directement dans l'assiette. 

6- Et régalez-vous de cette soupe campagnarde...toute simple que l'on peut servir sur une tranche de pain sec comme le faisait mon grand-père.

Avec un peu de fromage sec en dessert...voilà un repas complet mais savoureux, comme nos ancêtres savaient si bien les faire. 

 

 

Un peu d'histoire ! 

L'épeautre en grains que j'achète est en fait une céréale qui s'appelle le petit épeautre (ou engrain) que l'on surnomme le "caviar des céréales" et que traditionnellement les provençaux consommaient abondamment. C'est une céréale qui ressemble à un blé tendre. 

Elle était déjà cultivée en Provence plus de 7000 ans avant J.-C. sur les terres pauvres et sèches, car elle nécessite peu d'eau pour sa culture, alors que les autres blés étaient cultivés sur les terres riches.  Elle arrivait tout droit du Moyen Orient où elle a fait partie des premières céréales domestiquées. On trouve des traces de sa culture 10 000 ans avant notre ère en Egypte ancienne !

Le petit épeautre est aujourd'hui cultivé surtout dans le Vaucluse, en particulier dans la région du Mont Ventoux pour ceux qui connaissent un peu la Provence, mais aussi dans les Alpes de Haute Provence.

C'est une céréale santé par excellence, très digeste, facile à cuisiner comme n'importe quelle céréale, on peut aussi s'en servir à la place du riz, comme céréale d'accompagnement d'une viande ou d'un poisson ou simplement agrémentée de légumes pour un repas totalement vegan (donc végétarien).

Elle est très pauvre en gluten ce qui permet aux intolérants de la consommer occasionnellement.

Sa richesse en bétacarotène est un plus, et donne à sa farine une couleur orangée !

C'est de plus une céréale qui a des propriétés détoxiquantes. 

Elle contient, ce qui est rare, les 8 acides aminés essentiels à notre santé qu'habituellement nous trouvons uniquement dans les protéines animales et que, pour certains nous ne savons pas synthétiser nous-même. Elle partage cette particularité avec le quinoa et l'amarante. 

On trouve le petit épeautre sous forme de grains à cuisiner comme le riz, de flocons à faire absolument cuire dans des galettes de céréales par exemple et de farine (non panifiable) qui sera  à mélanger avec de la farine de blé si vous voulez voir votre préparation lever...

 

Ne pas confondre le Petit épeautre avec le Grand épeautre, appelé simplement épeautre, qui va être utilisé comme le blé pour faire de la farine panifiable cette fois et fabriquer pain, pâtes ou gâteaux...

Il faut donc bien lire les étiquettes pour distinguer les deux car un amalgame est parfois fait, y compris dans les boutiques "bio" et ces deux céréales n'ont pas les mêmes vertus santé. 

 

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3 novembre 2016 4 03 /11 /novembre /2016 07:03
Et voilà le résultat !

Et voilà le résultat !

 

Cela ne vous a pas échappé... 

Je viens de passer quelques jours de vacances dans la Drôme !

Et bien sûr dès notre arrivée, nous nous sommes précipités dans le jardin du grand-père, que nous appellerons toujours ainsi car c'est décidé maintenant : c'était le jardin du grand-père de mon mari, puis ensuite il a été celui du grand-père de mes enfants et est devenu celui du grand-père de mes petits-enfants...qui est donc mon mari. En fait il le partage avec sa soeur mais bon je vais pas vous raconter tous les détails ! 

Je vous perds là, je le sens...mais bon, vacances de Toussaint oblige, c'est un temps consacré à nos ancêtres et chacun fait comme il peut pour s'y retrouver.

Donc voici ce beau jardin de Die, au coeur des jardins du Perrier...et ses pommiers. 

 

Les pommiers

Les pommiers

 

Et voici le genre de spécimens que nous y trouvons... 

De belles pommes reinettes non traitées...

De belles pommes reinettes non traitées...

 

Donc pour en revenir à ma recette, il se trouve que j'avais un paquet de feuilles filo (phyllo ?), du beurre mais pas de pinceau, des pommes reinettes, du sucre roux et du miel mais ni noix, ni amandes, ni pistaches...

Et comme je ne me sentais pas de réaliser un véritable baklava dans la plus pure tradition comme celui que nous avions dégusté, il y a des années maintenant, chez nos amis vauclusiens, une recette où il faut tremper chaque feuille de filo dans de l'eau sucrée...

Le baklava est un dessert long à réaliser car constitué de fines feuilles de pâte beurrées ou huilées une à une, superposées dans un plat rond ou carré, ou enroulées sur elles-mêmes.
Un mélange de fruits secs finement moulus et concassés est déposé entre les feuilles, lesquelles sont ensuite cuites puis trempées dans de l'eau sucrée (avec du jus de citron pour éviter de caraméliser), du miel ou encore de l'eau de fleur d'oranger ou de rose. On y ajoute quelquefois des clous de girofle moulus.

wikipedia

 

...j'ai donc réalisé une version allégée à ma façon.

 

Pour 2 personnes, il faut :

- des pommes (1 ou 2 selon la grosseur),

du beurre,

- du miel (ça je n'en manque jamais !) 

- de la fleur d'oranger,

- du sucre roux

- et bien sûr des feuilles de filo donc 3 pour 2 personnes dans l'idéal (les autres m'ont servi à faire des friands aux légumes dont j'ai oublié de faire des photos).

Déjà pour les baklavas, c'était moins une...j'ai failli oublier la photo mais une intuition comme vous le verrez en fin d'article, m'a titillé mes méninges ramollies par les vacances et le voyage. 

 

Comment faire ? 

 

1- Faire fondre du beurre et armez-vous d'un pinceau à pâtisserie. Là je vous donne la marche à suivre dans l'idéal. Comme moi je n'avais pas de pinceau, j'ai découpé mon beurre en tous petits morceaux.

 

2- Éplucher les pommes et les détailler en dés.

Les faire légèrement revenir dans une poêle avec du beurre et du sucre roux.

 

Les pommes dans la poêle...

Les pommes dans la poêle...

 

Lorsqu'elles ont une belle coloration, sans pour autant être caramélisées...les laisser en attente tiédir un peu.

 

3- Ouvrir le paquet de feuilles de filo et prélever vos feuilles (enfermer bien celles que vous n'utiliserez pas !)

Comme nous n'étions que tous les deux, je vous rappelle que je n'en ai utilisé que 3.

 

4- Dans un plat à four faisant la moitié de la surface d'une feuille, parsemer bien régulièrement de petites lichettes de beurre pour moi (du beurre fondu pour vous qui avez un joli pinceau dans votre main droite ou gauche...). 

 

5- Y placer une série de 3 feuilles en positionnant la moitié sur le plat et l'autre moitié en dehors du plat. Parsemer encore la partie dans le plat, de lichettes de beurre pour moi , et de beurre fondu, pour vous. 

 

6- Y déposer une partie des pommes cuites ou la totalité (si vous n'êtes que deux).

 

7- Saupoudrer de noix pilées, d'amandes décortiquées et grossièrement hachées, ou de pistaches...ce que je n'ai pas fait car je n'en avais pas ! 

et de cannelle si vous aimez mais chez moi, il y en a un qui trouve toujours, que "ça gâche le bon goût des pommes" alors...je mets du sucre roux ! 

 

8- Replier vos 3 feuilles, les parsemer de lichettes de beurre (vous, vous les badigeonnerez de beurre  fondu). 

Si vous n'êtes que deux... arrêtez-vous là ! 

 

Sinon continuer le feuilletage en superposant un étage supplémentaire (ou prévoir un plat plus grand !) 

Le principe est toujours le même...

On alterne feuilles de filo, badigeonnées de beurre fondu (dans l'idéal) et couches de pommes sucrées saupoudrées de noix, amandes, pistaches hachées. 

 

9- Donc mettre au four pour environ 20 minutes après avoir badigeonné le dessus de beurre . 

Comme j'étais dans la lune, j'ai oublié de pré-découper la pâte à l'avance mais vous, n'oubliez pas de le faire en dessinant de jolis losanges ou carrés ! 

 

10- Sortir le plat du four et verser par-dessus un mélange de miel et d'eau de fleur d'oranger que vous aurez pris le soin de faire chauffer ensemble pour liquéfier davantage le miel, même si vous utilisez du miel d'acacia toujours liquide, seul, il serait trop épais pour pénétrer dans le dessert.   

 

11- Remettre au four pour faire caraméliser quelques instants...5 à 10 minutes maximum. 

 

Bon c'est vrai que j'ai dû sortir mon opinel bien aiguisé pour découper des parts dans ce baklava improvisé... mais il n'a pas fait un pli alors qu'il est bien meilleur quand il attend pour être dégusté car alors tous les ingrédients s'imprègnent plus longtemps. Humm comme c'est bon d'être gourmands...

Et puis, comme vous le voyez... c'est très léger !

 

Mais quelle n'a pas été ma surprise, de constater quelques jours après, que mon aminaute Nell, que beaucoup d'entre vous connaissent, avait fait une recette presque identique, ce même dimanche...

Vous comprenez pourquoi mes méninges me dictaient de faire une photo de ce dessert tout à fait improvisé pour moi, puisque... 

1- je n'en avais jamais fait auparavant !

2- je comptais ne faire que des friands aux légumes, avec mes feuilles filo.

3 - je n'avais pas tous les ingrédients pour faire ce dessert.

4 - je n'avais pas de réseau pour consulter la recette sur le net, alors que celle de mes amis était restée à la maison. 

Moi je crois tout simplement qu'un fil télépathique m'a relié à Nell ce dimanche matin-là...

Non ? Vous ne croyez pas ?! 

Découvrez sa recette, bien mieux expliquée que la mienne ci-dessous, et avec pleins de photos mais je ne vous apprend rien car vous savez-bien que Nell est parfaite et surtout... régalez-vous !! 

 

 

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