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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:45

 

Aujourd'hui, je pars pour quelques jours dans la Drôme avec mes petits-enfants. Pas de problèmes de réseau là-bas, donc j'essaierai  de passer de temps en temps sur vos blogs et de répondre à vos gentils commentaires, mais je ne promets rien !

Vous trouverez ici tout de même quelques idées de recettes déjà publiées sur le blog mais trop peu consultées, pour préparer votre week-end de Pâques et quelques articles programmés que j'ai en réserve...  

 

Pour ceux qui ne partent pas en vacances, je vous propose aujourd'hui une petite balade, presque totalement en photos, au bord de la mer, toujours dans la baie de Sanary. 

 

Le port de Sanary...vue générale avec la Tour carrée au fond à droite

Le port de Sanary...vue générale avec la Tour carrée au fond à droite

 

Le port de Sanary est situé dans une baie abritée. Son originalité est d'être encore un port de pêche artisanale. Ainsi chaque matin, quand le temps le permet, les pêcheurs déchargent leur poisson sur le quai : rougets, baudroies, saupes...

Des plongeurs ramassent aussi des oursins pour le plus grand plaisir des amateurs.

 

Sur le port (en travaux en ce moment), il faut noter cet heureux mélange entre...

- les bateaux de pêche.

La plupart sont des "pointus" que vous verrez ici ou là au gré de mes photos. D'autres pêcheurs ont des embarcations plus modernes...

Les "pointus" sont des bateaux à voile typiquement provençaux qui ont la particularité d'être pointus à la proue (l'avant du bateau bien sûr) mais arrondis à la poupe à la différences des "barquettes" marseillaises qui sont pointues des deux côtés.  Les deux se retrouvent dans le port. 

La voile des "pointus" est une voile latine de forme triangulaire d'origine très ancienne.

Si vous êtes passionnés par ces embarcations je vous conseille de visiter le site de l'association "les pointus de Sanary" ICI.

A noter : les étals de pêcheurs se remplissent tous les matins. Là ce dimanche matin, un seul avait du poisson.  

 

Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var

 

- les bateaux proposant des balades en mer, location de voiliers avec skipper, bateaux école...à l'intention des touristes.

Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var

 

- et les bateaux du port de plaisance.

Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?

Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?

 

Sur le quai Charles de Gaulle, on tombe sous le charme du kiosque à musique.

Il a été construit au XIXe siècle. De forme octogonale, il est formé de 8 colonnes soutenant le toit. De nombreux concerts y sont donnés en saison.

Difficile de le prendre en photo sans personne autour...ce dimanche-là. 

On voit bien à droite, les barrières de protection installées pour les travaux !

 

Le kiosque à musique
Le kiosque à musique

Le kiosque à musique

 

Les enfants eux, rêvent  de faire un tour sur le carrousel...et pourquoi pas les grands, après tout !

J'adore ce manège ancien avec ces chevaux de bois, la réplique du célèbre Nautilus, une fusée de Jules Verne et bien d'autres attractions, renouvelées fréquemment...

Le carrousel
Le carrousel

Le carrousel

 

Et puis à Sanary, il y a la  mer telle qu'on peut la voir en se promenant sur le bord...et la vue panoramique sur les îles de la baie dont je vous donne un petit aperçu car bien sûr, avec mon vieil APN, c'est moins bien qu'en réalité.

 

La baie de Sanary avec vue jusqu'à l'île du Gaou au Brusc

La baie de Sanary avec vue jusqu'à l'île du Gaou au Brusc

Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité
Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité

Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité

L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)
L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez) L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)

L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)

Et puis la mer...certains vont même y plonger !
Et puis la mer...certains vont même y plonger !Et puis la mer...certains vont même y plonger !

Et puis la mer...certains vont même y plonger !

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:11
Le marché aux fleurs juste à côté du parking

Le marché aux fleurs juste à côté du parking

 

La promenade dans les rues nous apprend toujours beaucoup de choses sur une ville ou un village, que ce soit en regardant les noms de ces rues où en observant les monuments, les statues, ou tout autre patrimoine, petit ou grand, laissé par les habitants.

 

La première chose que l'on voit en arrivant à Sanary en dehors de la tour carrée...c'est la mer et bien sûr le port dont je vous parlerais un jour prochain.

 

Sanary et le port vu d'en-haut

Sanary et le port vu d'en-haut

 

La tour carrée appelée aussi Tour romane, a été érigée vers 1300 à l'époque où la ville s'appelait encore Saint-Nazaire et dépendait d'Ollioules comme je vous l'ai expliqué dernièrement. Elle est un exemple typique de l'architecture romane militaire. Elle mesure 21 mètres de hauteur et se voit donc de loin. 

Au départ, elle servait de tour de guet et était entourée d'un fossé de défense afin de protéger la garnison et surtout les armements. Vers 1507, des maisons sont construites à proximité et la tour cessera peu à peu de fonctionner comme tour de guet au cours du siècle. On l'utilisera ensuite comme une prison, puis un grenier pour les provisions et le fossé sera définitivement comblé au début du XVIIIe siècle. 

Au dernier étage se trouve encore l'ancien pigeonnier. 

 

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

 

Restaurée par la ville, elle est ouverte au public depuis 1990 et son musée se visite également. Il s'agit d'un musée international d'archéologie sous-marine. Ses collections proviennent de fouilles effectuées dans la baie de Sanary et la rade du Brusc. Il a été baptisé "Musée Frédéric Dumas" en hommage à un passionné de plongée.

Sanary est en effet la cité historique de la plongée sous-marine. Les trois "Mousquemers" que sont Frédéric Dumas, Jean-Yves Cousteau et Philippe Tailiez s'y sont rencontrés et y firent de nombreuses expérimentations. Ils ont testé ici leur matériel de plongée, parfois unique...

Le musée présente dans ses salles, toute une collection d'équipements de plongée et les amateurs peuvent y découvrir l'étendue des progrès réalisés dans ce domaine.

 A visiter un jour prochain donc lorsque je retournerai m'y balader...

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

 

En longeant le port, nous apercevons l'église Saint-Nazaire, appelée aussi l'église Saint Nazaire-Saint Celse.

Elle a été construite à la fin du XIXe siècle dans un style néoroman par Michel Pacha en remplacement de l'ancienne église du XVIe. 

Ce personnage célèbre à Sanary, de son vrai nom Marius Michel, était officier de marine et architecte. C'est lorsqu'il est devenu maire de la ville qu'il décida d'y faire des transformations importantes et de la moderniser pour en faire une station balnéaire. 

En 2000, l'intérieur a été décoré de fresques d'inspiration byzantine...que je ne vous montrerai pas car je ne l'ai pas visité. 

 

L'église Saint-Nazaire
L'église Saint-Nazaire

L'église Saint-Nazaire

 

La fontaine de l'agriculture, c'est son nom a été érigée en hommage à l'agriculture, car malgré les apparences, et la proximité de la mer, Sanary a toujours été un pôle important pour l'agriculture dans l'arrière-pays. 

Une autre statue est érigée en hommage à la marine. 

La fontaine de l'agriculture

La fontaine de l'agriculture

Statue et fontaine vues de prèsStatue et fontaine vues de près

Statue et fontaine vues de près

 

En se promenant sur le port on aperçoit aussi l'horloge située sur le fronton de la mairie...elle date de 1890. 

L'horloge

L'horloge

 

Tout près des travaux, l'hôtel-restaurant de la Tour tente d'attirer les touristes avec ses jolies tables colorées...mais ce n'est pas très drôle car personne ne peut voir le port à travers les grosses toiles tendues pour sécuriser les lieux. 

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

 

Dans les rues qui montent vers la petite Chapelle Notre-Dame de la Pitié dont je vous ai parlé cette semaine, on passe devant la maison Cousteau toujours habitée par son fils. 

L'entrée de la maison CousteauL'entrée de la maison Cousteau
L'entrée de la maison Cousteau

L'entrée de la maison Cousteau

 

De nombreux personnages célèbres ont vécu à Sanary et plusieurs plaques leur rendent hommage, ici ou là dans les rues. 

N'oublions pas non plus que durant le XXe siècle et la seconde guerre mondiale de nombreux écrivains exilés ont été accueillis par la ville. 

 

Petite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le VarPetite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le Var

 

Quelques grandes bâtisses richement ornées dominent la baie...ou se découvrent dans les rues au fil de la balade. Leur  style est parfois fort différent comme vous pouvez le voir sur ces deux photos. 

Quelques bâtisses...
Quelques bâtisses...

Quelques bâtisses...

 

Et puis il y a tout ce que nous ne pouvons voir et cette porte par exemple s'ouvre sur un mystérieux jardin qui domine la baie et les îles...La vue doit y être magnifique ! 

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:11

 

Voilà une petite chapelle à laquelle on accède par un chemin qui domine la baie de Sanary. Il est sillonné d'oratoires et de jolies maisons devant lesquelles prolifèrent les plantes et les fleurs que je vous ai montré lundi dernier.

 

L'arrivée à la chapelle
L'arrivée à la chapelleL'arrivée à la chapelle

L'arrivée à la chapelle

 

Un peu d'histoire... 

 

Cette petite chapelle a été construite vers 1560 par les habitants eux-mêmes, sur la colline de "Port-yssol" qui était attachée alors à la commune d'Ollioules. 

C'était à l'époque non pas un quartier de Sanary, la ville n'existait pas encore, mais un petit hameau appelé Saint-Nazaire qui était habité presque entièrement  par des pêcheurs. 

Un ermite était chargé d'entretenir la chapelle mais surtout de prévenir les pêcheurs de l'arrivée du mauvais temps. Pour cela il sonnait la cloche afin de guider les bateaux vers le port. Il les prévenait de la même manière en cas d'éventuels envahisseurs. 

Abrité derrière la Tour Romane qui avait été érigée dès 1300, ce petit hameau s'étalait au bord de l'eau.

Dès le XVIIe siècle, Louis XIV accepte par décret de séparer le hameau de Saint-Nazaire de la commune d'Ollioules. En échange les habitants obtiennent le droit d'effectuer une procession annuelle et perpétuelle. 

Le hameau devient définitivement une commune indépendante en 1688 et se dote de ses armoiries. 

 

Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

 

Sanary était née : en effet San Nary, signifie  Saint-Nazaire en provençal ! 

Mais son nom ne lui sera officiellement attribué qu'en 1890. 

Au XVIIIe siècle, la chapelle servira, vue sa position en hauteur par rapport à la baie, de poste de garde face aux menaces d'invasion par la mer (on redoute le duc de Savoie), puis elle sera utilisée comme infirmerie à deux reprises, pour soigner les malades de la Grande Peste en 1720, puis à nouveau en 1870, plus d'un siècle plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. 

Entre temps, au moment de la Révolution française, elle va être vendue comme beaucoup de biens d'église à un commandant d'artillerie, le Capitaine Ferrati. Elle a été rendue au culte en 1805. 

Elle est aujourd'hui la propriété de la ville et a été entièrement restaurée en 2008. 

 

C'est une petite chapelle blanche, très sobrement décorée à l'intérieur.

On y découvre divers ex-voto dédiés à Sante-Marie, Sainte-Rita et Sainte- Thérèse. Une jolie peinture du Christ orne les murs et on peut y admirer des statues de Saint-Joseph et Saint-Antoine. 

 

L'intérieur sobre de l'église
L'intérieur sobre de l'égliseL'intérieur sobre de l'église

L'intérieur sobre de l'église

 

Désolée pour les passionnées, mais il y avait trop de monde ce dimanche-là pour que je réussisse à prendre des photos sans personne devant, or comme vous l'avez deviné, cette chapelle est toute petite.

Je ne pourrais donc pas vous montrer davantage de détails pour aujourd'hui...Cela me donnera l'occasion d'y retourner.

 

Proche de Sanary, se trouve sur la commune de Six-Fours, une autre petite chapelle dont je vous ai parlé, il y a déjà presque deux ans : c'est Notre-Dame de (la) Pépiole. Je vous mets le lien vers mon article de l'époque pour ceux que ça intéresse.

 

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Published by manou - dans Provence patrimoine Var
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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:23
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

 

Ce mois-ci, Magda propose de partager nos photos sur le thème "animal". J'ai décidé de prolonger aujourd'hui le thème du mois de mars (sur le printemps) par ce clin d'oeil qui me permet de faire la jonction avec le thème du mois d'avril...

Comme vous le savez, le printemps est la saison des amours pour un bon nombre d'animaux.

 

Cette semaine, j'ai pu photographier un couple de crapauds communs (Bufo bufo) et je leur ai même sauvé la vie puisqu'ils étaient dangereusement en train de traverser une route à l'arrivée d'un camion.

De peur, ils se sont vite cachés dans les herbes en reculant. Ainsi j'ai bien vu qu'ils ne savaient pas sauter mais bien marcher, et en faisant de grandes enjambées, ce qui est une de leurs caractéristiques.

 

Pour en savoir plus sur ce joli petit animal...

 

J'entends de là les cris horrifiés de certain(e)s !

Le crapaud commun est le plus gros crapaud d'Europe. Il a la peau rugueuse et emplie de verrues. Seules celles qui sont en arrière de la nuque contiennent un venin. Sa couleur normalement brunâtre peut tirer sur le vert, voire le brique selon les régions, en particulier au nord et à l'est de la France. Il a quelques tâches sur le corps surtout dans les zones méditerranéennes. 

En été, j'en trouve souvent dans mes pots de fleurs, bien enfoncés dans la terre où ils me font des trous énormes. Ils ne laissent alors dépasser que les yeux et leur bout du nez pour respirer. Une fois la journée passée bien au frais, ils sortent au crépuscule et se baladent tranquillement dans le jardin, sur la terrasse, voire carrément dans la maison où ils recherchent la fraîcheur. Les chats ne les approchent jamais. 

Le pauvre crapaud commun n'a pas de chance car à cause de son aspect repoussant il faut bien le dire, et de ses glandes venimeuses, les hommes ne l'aiment pas du tout et le tuent souvent. Or c'est un animal très utile qui attrape pour se nourrir des limaces, des larves de moustiques, des chenilles, des vers de terre, des cloportes ou autres petits animaux du jardin.

 

La reproduction des crapauds...

Comme vous le savez sans doute, c'est le mâle qui est plus petit que la femelle. Il s'accroche à elle, parfois bien avant d'atteindre la mare où elle va aller pondre et où lui, pourra féconder le chapelet d'oeufs. Car, même s'ils squattent votre jardin et des endroits parfois secs, il leur faut de l'eau pour se reproduire, et en principe des plans d'eau permanents. 

Dès l'arrivée à la mare, la pauvre femelle se trouve souvent prise d'assaut par de nombreux mâles qui doivent se battre pour la conquérir et obtenir ses faveurs. Le plus malin est celui qui réussit à la conquérir avant, comme c'est le cas de celui que j'ai photographié. Bien installé sur son dos, c'est lui qui aura la priorité en arrivant près de l'eau ! 

Or, comme vous pouvez le constater, point d'étang à l'horizon dans cette zone de campagne largement fleurie...seulement des prairies car il y a des moutons à proximité et des cultures de céréales. 

 

 

L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...

L'environnement fleuri...

 

Une zone légèrement humide se trouve un peu plus loin car nous y voyons souvent des hérons mais j'ai trouvé que c'était bien loin pour ce couple amoureux. Or il paraît que le couple peut parcourir de très grandes distances, séparément ou ensemble...

 

Le crapaud commun est une espèce protégée en France. L'assèchement des marais, la présence de pesticides auxquels ils sont très sensibles ainsi que la circulation sur les routes, font que sa population est en nette diminution. Voilà pourquoi cette espèce est classée parmi les espèces à surveiller dans le livre rouge des vertébrés. 

Donc, même si vous ne les aimez pas, ne les tuez pas !

D'ailleurs il ne faut jamais tuer un animal, quel qu'il soit. Vous pouvez essayer de le transporter ailleurs...mais hélas, s'il aime votre jardin, il y reviendra ! 

 

 

Le printemps...c'est la saison des amours pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:19
C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Pour terminer en beauté ce mois de mars, et oublier le mauvais temps de ces derniers jours, voici une dernière série de photos illustrant le thème choisi par Magda, "Le retour du printemps".

Je vous propose aujourd'hui de découvrir des fleurs, typiques de notre garrigue provençale (mais pas uniquement) qui poussent sur les coteaux secs, sous les pins et dans les cailloux...ce sont les iris sauvages.

Comme leurs cousins des jardins, ils fleurissent en mars, à des dates différentes selon les années. Ainsi cette année, ils ont eu quasiment quinze jours d'avance par rapport à l'année dernière. Leur particularité est d'être petits et donc d'avoir une tige florale très courte.

Il en existe de plusieurs couleurs comme vous pouvez le voir sur mes photos.

 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Au départ, dès les pluies de janvier -février, on voit apparaître les feuilles.

Les feuilles des iris sauvages

Les feuilles des iris sauvages

 

Puis le bouton floral montre le bout de son nez...Voyez comme il est caché dans les feuilles ce qui n'est jamais le cas des iris des jardins. 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Et ensuite, place aux couleurs !

Il y a en particulier tout une variété de tons jaunes ou bleus. Les iris blancs sont plus rares et souvent teintés d'un peu de jaune. 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Voilà un des iris une fois ma photo, un peu agrandie...

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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25 mars 2017 6 25 /03 /mars /2017 07:13

 

Je vous ai parlé récemment du Canal de Marseille au bord duquel je me promène souvent. 

Sur un des tronçons de ce canal, se trouve un pont Eiffel sur lequel passait une voie ferrée, vestige de l'ancienne ligne de chemin de fer Salon-de-Provence / La Calade. C'est un témoignage de l'activité passée qui fait maintenant partie du petit patrimoine de la région.

 

A-t-il été réellement construit par l'homme célèbre ou bien est-ce parce qu'il utilise sa technique qu'il est nommé ainsi. Je ne pourrai vous donner de réponse précise...

Inaugurée en 1903, la ligne était utilisée aussi bien par les voyageurs que pour les marchandises. 

 

Le pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel
Le pont EiffelLe pont Eiffel

Le pont Eiffel

 

Quelques photos vues de près, montrent la technique d'assemblage utilisée...

Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...
Une belle construction métallique...Une belle construction métallique...

Une belle construction métallique...

 

Voilà aussi pour ceux qui n'ont pas le vertige, une vue imprenable du haut du pont Eiffel.

On voit bien que les rails ont été démontés...

Les rails ont été enlevés...
Les rails ont été enlevés...

Les rails ont été enlevés...

 

Pour vous faire une idée de l'environnement, nous terminerons par cette photo ancienne du pont, avec à droite une vue dégagée sur le Château de Bidaine dont je vous ai déjà parlé également sur le blog.

Il n'y avait pas beaucoup de végétation alentour, à l'époque où la voie ferrée était encore utilisée...

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

Le pont Eiffel dans le quartier de Bidaine

 

La gare du village est devenue aujourd'hui un restaurant de bord de route...

Elle avait été construite en 1903. Puis pendant la guerre, elle a été totalement rasée suite à un bombardement des alliés, visant à détruire un train de munitions allemands, stationné en gare.

Elle sera ensuite reconstruite et la ligne continuera à être utilisée jusqu'en 1954, date à laquelle les rails ont peu à peu été récupérés et les gares, vendues à des particuliers.

 

L'ancienne gare du village

L'ancienne gare du village

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Published by manou - dans Provence patrimoine pont
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24 mars 2017 5 24 /03 /mars /2017 07:23
Le canal de Marseille (suite) et l'aqueduc de Lambesc (Balade dans le 13)

 

Je vous ai déjà emmené cette semaine, au bord du canal de Marseille dont je vous ai raconté l'histoire.

Si nous poursuivons la balade, le canal est toujours aussi agréable...de temps en temps une petite route ou un chemin permettent de passer de l'autre côté et de marcher sur l'autre rive.

Notre route croise ainsi, un joli petit pont sur lequel il est recommandé de passer uniquement si vous n'avez pas le vertige...

Un petit pont sans parapet
Un petit pont sans parapetUn petit pont sans parapet

Un petit pont sans parapet

 

La campagne et la garrigue alentour nous offrent quelques découvertes...surprenantes pour au moins une d'entre elles. 

Les alentours du canal
Les alentours du canalLes alentours du canal
Les alentours du canal

Les alentours du canal

 

Puis, comme je vous l'ai déjà dit, le canal passe sous la colline pour ressortir un peu plus loin au milieu des pins...

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels
La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnelsLa sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

La sortie du canal au grand jour après un des longs tunnels

 

Il serpente ensuite tranquillement au milieu de la garrigue, à cet endroit loin des maisons. Rive droite ou rive gauche, vous avez le choix ! Les chemins sont larges et moins sauvages qu'à d'autres endroits mais la balade est le plus souvent ombragée et donc fraîche en été.

Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...Il serpente dans la colline...
Il serpente dans la colline...

Il serpente dans la colline...

 

Le canal est aménagé tout le long : quelques ponts utilitaires et pas forcément esthétiques, des échelles par ci-par là...

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu
Quelques éléments utiles à la sécurité du lieuQuelques éléments utiles à la sécurité du lieu

Quelques éléments utiles à la sécurité du lieu

 

Et pour franchir un vallon rocheux, un petit aqueduc_qui n'a pas de nom_ a été construit. Nous ne pouvons pas grimper dessus car les deux chemins de bordure sont fermés par des portails et des barrières mais nous avons pu tout de même l'explorer d'assez près.

 

L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près
L'aqueduc vu de prèsL'aqueduc vu de près

L'aqueduc vu de près

 

Un jour prochain, je vous emmènerai peut-être de l'autre côté...

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23 mars 2017 4 23 /03 /mars /2017 07:00
Inutile de venir frapper à ma porte...

Inutile de venir frapper à ma porte...

 

Cet article est programmé et je ne pourrais pas aujourd'hui venir sur vos blogs car je serais loin de chez moi et très occupée...

 

En effet, aujourd'hui est un jour exceptionnel où le virtuel rejoint pour moi la réalité puisque je vais rencontrer deux personnes qui me sont chères parmi mes amies virtuelles : il s'agit de Mimi et de Maryse que beaucoup d'entre vous connaissent déjà...

Si ce n'est pas le cas, je vous invite à aller les visiter. 

 

Que d'émotions en perspective ! 

 

Ne comptez tout de même pas sur moi pour vous mettre des photos de cette rencontre, vous savez que ce n'est pas mon style. Par contre si le temps le permet je vous montrerai où nous nous sommes retrouvées.

Ce jour, nous serons connectées toutes les trois en pensée à une merveilleuse blogueuse que beaucoup d'entre vous connaissent déjà ! Non seulement elle est douée de ses mains, nous fait visiter sa région, mais en plus elle écrit des poèmes.

 

C'est parce qu'elle va beaucoup nous manquer aujourd'hui que je tiens tout particulièrement à la mettre à l'honneur, en publiant dans mes pages, un de ses poèmes qui parle de ma Provence, comme je n'aurais jamais su (ni pu) le faire moi-même. 

A-t-elle vu ma maison en rêve ? 

 

Quelle me pardonne ici de lui avoir emprunter ce poème SANS son autorisation...cela m'était impossible car on ne prévient pas quelqu'un d'une mise à l'honneur, n'est-ce pas ? 

Voilà son poème pour celles et ceux qui ne l'ont pas encore lu.

 

Un mas en Provence


L’air s’est chargé d’odeurs, de thym et de garrigue,

Quand le soleil brûlant a surgi du coteau,

Seul dans le coin du ciel un fil d’argent navigue :

On croirait voir soudain l’écume d’un bateau.

Puis c’est l’or qui ruisselle et coule à la fontaine

D’une eau qui s’éclabousse en perles sur ma chair,

L’ombre de la cité me parait bien lointaine

Quand je demeure ici, dans ce monde si clair.

Les volets bleus sont clos et la porte est ouverte

Juste ceinte d’un voile où s’amuse le vent,

Pas un son, un écho, la cour semble déserte

Elle qui s’offre aux jeux, aux rires si souvent.

Ce petit mas perdu n’a qu’une seule route

Qui serpente et s’attarde à l’horizon vermeil,

Alors sans un regret ni sans l’ombre d’un doute

Venez donc recueillir l’instant de son éveil.

http://nell-touche-a-tout.over-blog.com/2015/09/un-mas-en-provence.html

 

N'hésitez pas à aller lui rendre  visite et à lire ses autres poèmes.

Pour cela, à partir de la page d'accueil du blog, il suffit de taper sur la catégorie "Poèmes"...et vous y êtes !

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:10

 

Nous nous sommes promenés, il y a quelques temps déjà, sur les bords de l'ancien canal du Verdon. 

Aujourd'hui, je vais vous emmener sur les bords d'un autre canal, plus large, qui se trouve aussi à proximité de chez moi, c'est le canal de Marseille.

Ses berges sont très agréables en été, car très ombragées et c'est un vrai bonheur de trouver ce canal sur mon chemin et de le traverser ici ou là selon les sentiers que j'emprunte.

 

Le canal de Marseille l'été dernier...
Le canal de Marseille l'été dernier...Le canal de Marseille l'été dernier...

Le canal de Marseille l'été dernier...

 

Le Canal de Marseille permet d'amener l'eau de la Durance jusqu'à Marseille depuis 1854.

La Durance est, je le dis pour ceux qui ne la connaisse pas, la plus belle rivière de Provence. Elle descend tout droit des Hautes-Alpes où elle prend sa source près de la frontière italienne à Montgenèvre, puis va se jeter dans le Rhône vers la ville d'Avignon. On oublie souvent que cette belle rivière dont je vous montrerai un jour les berges, permet de couvrir 70 % des besoins en eau de toute la région PACA.

C'est dire comme elle a toujours été importante dans une région où sévit souvent la sécheresse...

 

Un peu d'histoire

 

Suite aux terribles épidémies de choléra qui décimèrent les habitants de Marseille, le maire de la ville, Maximin-Dominique Consolat, décida en 1834 de faire descendre jusqu'à Marseille, par simple gravité, l'eau de la Durance, une rivière pourtant lointaine mais présentant toujours un débit important.  

C'est à l'ingénieur Jean-François Mayor de Monricher que les provençaux doivent la construction de ce canal. Débuté en 1838, les travaux ont duré 15 ans et se sont achevés en 1854. Cependant dès l'année 1849, l'eau arrivait à Marseille et coulait à flot dans la belle fontaine du Palais Longchamp. 

 

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui  (Photo du net)

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui (Photo du net)

 

Jusqu'en 1970, ce canal couvrait la totalité des besoins en eau de la ville ! Mais aujourd'hui, il en assure seulement les 3/4, le reste étant fourni par le Canal de Provence. 

 

Parce qu'il est long de plus de 180 kilomètres, dont 17 en souterrain, la construction du canal a nécessité 18 ponts dont le magnifique aqueduc de Roquefavour, bien connu en Provence que je vous montrerai un jour...

Au départ, la prise d'eau principale se situait près de Pertuis (dans le Vaucluse). Aujourd'hui, la prise d'eau se situe près du village de Saint-Estève-Janson, près de Rognes, sur le canal EDF alimenté directement par le barrage de Serre-Ponçon, construit sur la Durance en 1961 et que tout le monde connaît bien dans la région. 

 

Pas très loin de là, entre le village de Rognes et celui de la Roque d'Anthéron un bassin de retenue permet la décantation de l'eau que boiront bientôt les marseillais : c'est le bassin de Saint-Christophe, créé en 1882 quand les ingénieurs ont constaté que ceux qui avaient été creusés à Marseille s'avéraient inefficaces.  Tous les ans, ce grand bassin où s'est installée une faune importante, est entièrement vidé pour être nettoyé, un spectacle insolite, à ne pas rater ! 



 

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

 

Le canal traverse diverses communes, dont La Roque d'Anthéron, puis Lambesc pour se diriger ensuite vers le sud et en particulier vers un second bassin de décantation, celui du Rialtor qui est devenu une véritable réserve ornithologique...

 

Voilà quelques photos des bords du canal de Marseille...en hiver, cette fois tel qu'on le voit près de chez moi. 

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

 

Et voici d'autres photos au printemps, prises ces jours-ci à un autre endroit...avec le soleil et mon groupe de marche du jeudi.

Le long du canal de Marseille au printemps
Le long du canal de Marseille au printempsLe long du canal de Marseille au printemps

Le long du canal de Marseille au printemps

 

Un peu plus loin, le canal s'enfonce dans la colline puis ressort pour emprunter un aqueduc sur lequel nous ne pourrons pas monter car les portes d'accès sont fermées.

Promis, je vous montrerai ses abords très bientôt ! 

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

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19 mars 2017 7 19 /03 /mars /2017 07:07
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche

 

Chez Madga, tout le mois de mars, le thème à développer (sans obligation) est : "le retour du printemps".

Je vous ai déjà montré des fleurs de mon jardin, des amandiers, et la campagne qui s'éveille autour de chez moi.

Aujourd'hui j'ai choisi de vous montrer un verger en fleurs. Ce sont des pêchers qui sont en ce moment les seuls vergers roses de ma région.

Voici d'abord à quoi ressemble ce verger...
 

 

C'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche

 

Puis les fleurs vues d'un peu plus près...

 

 

C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (3) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (3) pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre le dimanche chez Magda

Venez nous rejoindre le dimanche chez Magda

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1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 07:15

 

En me promenant dans la campagne autour de chez moi en Provence, je fais souvent de belles rencontres en pleine nature, loin du village.

Ici ou là, subsistent en effet encore quelques élevages dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. 

Que ce soit à des fins de loisirs ou, parce que situés dans des fermes traditionnelles, c'est toujours un plaisir de croiser les animaux que l'on soit avec les enfants ou pas.

 

Les animaux que l'on rencontre partout, sont le plus souvent des ânes.

Dans la région, en effet il y a depuis quelques années, un engouement pour cet adorable animal et une nouvelle activité : les balades organisées avec les ânes. D'autres personnes en possèdent pour le plaisir : ils remplacent agréablement la tondeuse pour entretenir le jardin et ne font pas de dégâts comme les chèvres...
 

Quelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout
Quelques ânes pas sauvages du toutQuelques ânes pas sauvages du tout

Quelques ânes pas sauvages du tout

 

Ensuite nous croisons beaucoup de chevaux. Ce sont la plupart du temps sur des lieux de gardiennage ou bien chez des particuliers et dans ce cas, ils sont plus difficiles à observer car pas question de pénétrer dans des propriétés privées ! 

Quelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieuxQuelques chevaux...parfois curieux
Quelques chevaux...parfois curieux

Quelques chevaux...parfois curieux

 

Nous avons aussi un endroit où j'aime beaucoup aller me promener car un troupeau de chèvres est en liberté et elles ne sont pas sauvages pour deux sous !

Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...
Des chèvres pas farouches du tout...Des chèvres pas farouches du tout...

Des chèvres pas farouches du tout...

 

Enfin, des moutons, il y en a encore beaucoup dans ma région qui se retrouvent ici ou là en hiver, car bien sûr en été, ils sont emmenés au frais à l'estive, dans les hauteurs.

Ce n'est pas facile de les photographier car ils sont souvent assez éloignés. J'ai pu surprendre un troupeau d'un peu plus près. On voit bien que de cette saison, ils ont un manteau laineux bien épais.

Quelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moiQuelques animaux domestiques près de chez moi
Quelques animaux domestiques près de chez moi

 

Cette brebis isolée dans un champ venait à peine mettre au monde son petit, une photo pas terrible car je n'avais que mon téléphone portable ce jour-là...mais que j'ai trouvé émouvante ! 

 

A suivre donc ! 

Il vient de naître !

Il vient de naître !

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25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:36
Les ruines
Les ruines

Les ruines

 

Retournons un bref instant à Vernègues où je vous ai déjà souvent emmené promener pour visiter plus en détails les ruines du vieux village.

 

Attention, cette visite doit être faite sans les enfants (ou sous haute surveillance) car de nombreux trous peuvent s'ouvrir sous vos pieds, étant donné que toutes les maisons possédaient des caves souterraines et, que seules celles-ci, subsistent encore après le terrible tremblement de terre qui a détruit le village en 1909.

Les pierres des maisons en ruine (et en partie du château) ont été récupérées par les habitants du village pour reconstruire leurs maisons dans la plaine et le nouveau village a été inauguré dès le 17 mai 1914, soit 5 ans après sa destruction quasi totale.

 

Dès le départ, juste après le parking, on voit des pans de murs encore accrochés au rocher et une cave que je vous ai déjà montré (celle où tout le monde se prend en photo!). Le vieux village était exactement là. 

 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

Le site est tout à fait praticable mais il est recommandé de suivre les chemins caladés, tracés entre deux ruines afin de ne pas dégrader davantage le site. Et n'oubliez pas de regarder où vous mettez les pieds !  Essayer aussi de résister à l'attrait des profondeurs souterraines et de ne pas vous aventurer trop en avant dans les caves. 

Le chemin principal part à gauche juste avant les piliers, et monte vers le château.

L'accès aux ruines
L'accès aux ruinesL'accès aux ruines
L'accès aux ruines

L'accès aux ruines

 

Ce qui est remarquable et troublant c'est de découvrir encore aujourd'hui, un peu de la vie des habitants de l'époque.

Les nombreuses voûtes de pierre attestent de la présence de nombreuses caves et montrent le travail de patience des bâtisseurs, et le pouvoir destructeur du séisme, car au-dessus de chacune des voûtes, il y avait une maison. 

Les nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre

Les nombreuses voûtes de pierre

 

Un ancien escalier menait au château. Il est aujourd'hui condamné et à moment donné, il faudra rebrousser chemin car l'accès au-delà est définitivement fermé par sécurité. 

 

L'escalier qui menait au château

L'escalier qui menait au château

 

De nombreuses cuves attestent des techniques de conservation de l'époque. Celles qui sont carrelées contenaient en principe du vin. N'oublions pas qu'à cette époque, les restanques (ce qu'on appelle en Provence des bancaus) étaient toutes plantées de vignes, d'amandiers ou d'oliviers, les plus grandes richesses de notre région provençale.

Des cuves...et des traces de carrelages
Des cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelages

Des cuves...et des traces de carrelages

 

D'autres vues sur les caves s'offrent à nous...

Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves
Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves

Quelques vues à l'intérieur des caves

 

Parfois des escaliers permettent d'y descendre...Prudence ! 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

On peut voir des pans de murs isolés, un peu partout et quelques voûtes bouchées...

Pans de murs...
Pans de murs...Pans de murs...
Pans de murs...

Pans de murs...

 

Ici et là, des ouvertures dans le sol, cachées plus ou moins par la végétation au bord desquelles, il vaut mieux ne pas trop s'aventurer.

Quelques trous plus ou moins cachés
Quelques trous plus ou moins cachés

Quelques trous plus ou moins cachés

 

Certains carrelages montrent que seul le sol de la maison a subsisté. Une habitation se trouvait là et une famille y vivait...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

A d'autres endroit, c'est seulement une fenêtre creusée dans le rocher...celle d'une maison ? d'une dépendance du château ? Je ne vous donnerai pas la réponse...

Une fenêtre subsiste

Une fenêtre subsiste

 

Enfin, plus on monte dans cette partie du  vieux village, plus on a une vue remarquable sur les ruines du château, une vue que l'on ne peut admirer que de là. 

 

 

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

 

Et une petite dernière, pour terminer en beauté cette petite balade dans le passé qui j'espère vous a plu...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

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24 février 2017 5 24 /02 /février /2017 07:22
La chapelle Saint Denys de Calès

La chapelle Saint Denys de Calès

 

Avant-hier, je vous ai emmené visiter le site des grottes de Calès à Lamanon. 

Aujourd'hui, je vais vous mener jusqu'à une petite chapelle médiévale qui était fréquentée au temps de l'occupation des habitats troglodytes.

Le chemin le plus court pour y accéder est celui qui traverse le site des grottes. Il faut sortir par le porche nord et descendre la calade pour poursuivre le chemin pendant environ 800 mètres, la chapelle est là dans son écrin de verdure...

 

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus courtL'accès par le site des grottes...le chemin le plus court
L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

L'accès par le site des grottes...le chemin le plus court

 

Mais nous, nous avons choisi de passer par la colline pour faire un grand tour sous les chênes et les pins...Nous avons pris un chemin qui monte en face du grand parc situé sous des platanes, face au château. Le chemin est très ombragé et doit être plutôt frais en été.

Le chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragéLe chemin le plus long est très ombragé
Le chemin le plus long est très ombragé

Le chemin le plus long est très ombragé

 

De là-haut, une belle vue sur la ville de Salon-de-Provence nous attend. 

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

La vue sur la ville de Salon-de-Provence

 

Ainsi que sur les collines alentours avec leurs rochers de molasse...

Les collines

Les collines

 

En route, nous croisons quelques vestiges anciens...une ancienne borie écroulée, une grotte creusée par les hommes et un muret de pierre perdu dans la nature.

Quelques vestiges dispersés ça et là...
Quelques vestiges dispersés ça et là...Quelques vestiges dispersés ça et là...

Quelques vestiges dispersés ça et là...

 

Arrivés sur le plateau, on suit par moment le GR et une partie de la piste plus large qui va nous mener directement à la chapelle Saint Denys de Calès. 

La chapelle a été construite vers 1150. C'est une superbe chapelle romane qui, à l'origine, comprenait une nef centrale et une abside semi-circulaire, couvertes de tuiles romanes.

Elle servait de lieu de culte aux habitants des maisons troglodytes. 

Au XVe siècle, elle est restaurée par la famille De Roux de Lamanon. Elle est surélevée et recouverte entièrement d'un toit de lauzes après avoir été agrandie d'une petite chapelle gothique côté nord, dédiée à Saint-Denys qui lui donne son nom définitif. 

Elle a été rénovée au XVIIIe et XIXe siècle, puis plus récemment dans les années 90. 

La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...
La chapelle médiévale...

La chapelle médiévale...

 

Quelques détails de son architecture...dont le clocher sans cloches et des traces d'anciennes ouvertures. 

Quelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture
Quelques détails de l'architectureQuelques détails de l'architecture

Quelques détails de l'architecture

 

Côté sud, on peut voir gravé dans la pierre, un cadran solaire ancien.

C'est grâce à lui que le curé de l'époque sonnait l'heure des messes et rythmait les travaux quotidiens, aux champs en particulier. 

Je n'ai pas réussi ma photo faute de lumière, aussi je vous en mets une trouvée sur le site randomania, où vous pourrez d'ailleurs découvrir un complément d'information sur le site et la chapelle. 

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

Le cadran solaire gravé dans la pierre côté sud (photo randomania)

 

Depuis, la petite chapelle a été entièrement aménagée et chaque année, un concert gratuit a lieu dans ses murs au mois de mai. Elle est ouverte à la visite lors des journées du patrimoine.  

 

 

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22 février 2017 3 22 /02 /février /2017 07:30

 

 

Lamanon, petit village de Provence, situé près de la ville de Salon-de-Provence garde dans ses collines, un lieu presque secret que peu de gens connaissent finalement.

Il s'agit d'une antique cité troglodyte, creusée dans la molasse...

Rien de tel qu'une petite visite dans ce lieu magique et mystérieux pour faire un saut dans le passé et se retrouver en plein Moyen Âge.

 

 

 

Le site de Calès

Le site de Calès

 

Un peu d'histoire

 

Le village de Lamanon était déjà occupé par les hommes préhistoriques. Des traces d'habitats néolithiques ont été retrouvées. Le site a ensuite servi d'habitat ligure. Il a d'ailleurs été un des plus importants de la région avant d'être occupé à nouveau par les Romains. 

Mais c'est au XIIe siècle, que les carrières sont exploitées et permettent l'extraction des pierres qui vont servir à bâtir le château fort.

Lamanon devient le haut lieu de la diplomatie du Moyen-Âge dans le sud de la France. On y signe en présence de pas moins de 26 seigneurs, la donation du Comté de Forcalquier au Comté de Provence en 1209.

Le château, dont il reste un pan de mur encore visible, et quelques vestiges que je vous montrerai à l'occasion, a été entièrement détruit en 1586, lors des guerres de religions.

Nous ne sommes pas montés à cause des enfants vers la partie ouest du site, là où se trouvent les ruines du château féodal, car le chemin passe tout au bord d'une falaise et juste dans la zone où des éboulements ont eu lieu tout récemment.

Souvent téméraire Manou, mais pas folle...j'y retournerai un de ces jours sans eux !  

 

Un pan de mur de l'ancien château

Un pan de mur de l'ancien château

 

Les grottes 
 

Dans les carrières, l'exploitation n'a pas été faite au hasard et le découpage des pierres a permis aux hommes de sculpter la roche. Sur le site, 200 personnes s'installent dans les 116 grottes recensées dans la petite vallée dont 58 se trouvent à l'intérieur du Cirque de Calès, bien protégées par les falaises à l'est et à l'ouest et par les portes au nord et au sud. Il est très difficile de préciser les différentes périodes d'occupation du site. Seules les traces et l'évolution des habitations permettent d'y voir un peu plus clair. Tout ce qu'on peut affirmer c'est que des hommes auraient vécu là, du XIIe siècle au XVIe siècle...  

Les grottes auraient en particulier servi d'abris lors des invasions sarrasines à un dénommé Kalès et ses hommes...d'où le nom du site.

Mais peut-être n'est-ce qu'une légende ?

 

Alors... prêts pour la visite du site de Calès ?

 

 

L'accès par le village est le plus rapide (15 minutes environ de grimpette) par un chemin caladé, ancienne voie romaine creusée par les roues des charrettes.

Les deux accès nord et sud... se font chacun par un porche à ogive, bâti au sein d'une muraille médiévale. 

 

L'accès au site et les porches d'entrée sud et nordL'accès au site et les porches d'entrée sud et nord
L'accès au site et les porches d'entrée sud et nord
L'accès au site et les porches d'entrée sud et nordL'accès au site et les porches d'entrée sud et nord

L'accès au site et les porches d'entrée sud et nord

 

Dans les carrières, de nombreuses habitations troglodytes sont bien visibles et certaines ont même parfois un étage.

Des maisons à étageDes maisons à étage
Des maisons à étage

Des maisons à étage

 

Les hommes accédaient aux étages, soit par des escaliers, aujourd'hui usés par le temps, soit par des trous de boulins creusés dans le mur vertical dans lesquels on fixait des échelles (fabriquées en branchages).

Des escaliers plus ou moins usésDes escaliers plus ou moins usésDes escaliers plus ou moins usés

Des escaliers plus ou moins usés

 

Au cours du temps, les hommes se sont organisés et ont installés sur le site : 

des silos à grains, des auges pour le bétail, des cuves à eau...puis plus récemment des cheminées, des placards, des tasseaux pour accrocher des étagères...

 

Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...
Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...
Quelques aménagements intérieurs...Quelques aménagements intérieurs...

Quelques aménagements intérieurs...

 

Des rigoles de ruissellement permettaient de recueillir l'eau dans des citernes ou des aiguiers et protégeaient parfois les avancées en bois, dont on voit encore les emplacements des poutres, creusés dans les parois. 

Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées
Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancéesLes emplacements des poutres qui soutenaient les avancées
Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées

Les emplacements des poutres qui soutenaient les avancées

 

Au centre du cirque, quelques maisons isolées dont un espace communautaire...constitué d'une vaste salle, à ciel ouvert aujourd'hui, mais qui devait être entièrement couverte. On voit bien les cavités qui permettaient d'implanter des poteaux verticalement.

La salle est bordée par des salles plus petites.

 

L'espace communautaire et ses petites salles attenantes
L'espace communautaire et ses petites salles attenantesL'espace communautaire et ses petites salles attenantes

L'espace communautaire et ses petites salles attenantes

 

Sous cette construction, six petites habitations troglodytes sont bien visibles lorsqu'on en fait le tour. 
 

Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire
Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaireUne partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire

Une partie des habitations troglodytes situées sous la salle communautaire

 

Au milieu du site, il y a aussi une construction bâtie sur un gros bloc (une redoute ?). Un muret est bien visible et  surplombe la partie encore en état qui devait supporter un toit.

Ce lieu était sans doute un lieu de stockage de denrées ou d'objets précieux.

Je n'ai rien trouvé d'autre à ce sujet.

La redoute...

La redoute...

 

Et voici  d'autres demeures dispersées ici et là et souvent cachées à présent dans les arbres. 

D'autres habitations troglodytes sur le site
D'autres habitations troglodytes sur le siteD'autres habitations troglodytes sur le site
D'autres habitations troglodytes sur le site

D'autres habitations troglodytes sur le site

 

Les grottes sont aujourd'hui classées, depuis 1918, au titre des Monuments naturels et, depuis 1994, à l'inventaire général du patrimoine culturel. Des travaux de consolidation ont été réalisés dans les années 80.

La molasse est en effet une roche tendre qui s'altère facilement sous l'action des eaux de ruissellement.

Et malheureusement aujourd'hui, cela fait mal à voir pour moi qui aie connu le lieu en état, des éboulements fréquents rendent le site dangereux (un arrêté en limite d'ailleurs la visite). 

 

Les éboulements récentsLes éboulements récents
Les éboulements récents
Les éboulements récentsLes éboulements récents

Les éboulements récents

 

Un site sous haute protection donc, fermé l'été à cause des risques d'incendie mais que j'ai voulu montrer à mes petits-enfants avant qu'il ne soit trop tard...

L'accès au cirque de Calès est libre et gratuit. Les enfants sont sous notre haute surveillance : une occasion rêvée de leur expliquer la fragilité de ce site naturel où il n'est pas question de faire n'importe quoi.

 

Voilà un lieu où je n'étais pas allée depuis longtemps alors que c'était une de mes balades dominicales préférées lorsque j'étais enfant...et je suis heureuse de vous le faire visiter aujourd'hui.  
 

 

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19 février 2017 7 19 /02 /février /2017 07:15
Le temps était de notre côté...

Le temps était de notre côté...

 

Les vacances scolaires sont un temps privilégié pour les grands-parents lorsqu'on a la chance d'être à la retraite (et encore en forme).

En plus, il faisait super beau cette semaine...

Alors autant en profiter pour faire de belles balades et engranger de beaux souvenirs que l'on ressortira dans quelques années avec émotion !

Prudence !

Prudence !

 

Voici quelques photos  d'un temps heureux de l'enfance... à préserver.

C'est l'âge d'or... des découvertes, des jeux et des rêves, un temps précieux où l'aventure est partout ! 

 

Se croire seule au monde...

Se croire seule au monde...

Découvrir la nature...

Découvrir la nature...

Retourner au Moyen Age...

Retourner au Moyen Age...

ou au temps des hommes préhistoriques...ou au temps des hommes préhistoriques...

ou au temps des hommes préhistoriques...

Escalader...prudemment quand même !Escalader...prudemment quand même !
Escalader...prudemment quand même !

Escalader...prudemment quand même !

Et voilà notre nouvelle maison...

Et voilà notre nouvelle maison...

 

 

Bon dimanche à tous ! 

Le temps des grands-parents pour #photodimanche

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16 février 2017 4 16 /02 /février /2017 07:30
Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

Le Pavillon de Bidaine, au bord de la petite route du même nom

 

Je vous ai déjà expliqué que le mot château, en Provence, était celui que l'on donnait aux belles bâtisses. Celle-ci n'échappe pas à la règle et ce château est souvent appelé le Pavillon de Bidaine. Il a donné son nom à la petite route du même nom que les promeneurs dont je fais partie, sont nombreux à fréquenter...

Ce domaine ne peut donc pas passer inaperçu ! 

Il s'agit encore une fois d'un domaine privé qui ne se visite pas aussi, par respect pour la tranquillité de ses habitants, je ne vous montrerai que quelques photos.

C'est donc une visite très courte que je vous propose aujourd'hui...mais non moins importante car ce grand pavillon, daté du XVIIème siècle, fait partie du patrimoine classé de la Région. Pourtant je n'ai rien trouvé sur son histoire, à mon grand regret. 

 

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"
Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

Quelques vues de la maison côté "chemin de Bidaine"

 

Les jardins à la française, qui sont également protégés depuis 1949, se laissent entrevoir à travers le portail ainsi que le verger en contrebas de la propriété. 
 

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949
Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

Un aperçu discret des jardins protégés depuis 1949

 

Quelquefois nous y faisons même quelques rencontres magnifiques...comme celle-ci faite au printemps dernier alors que je me promenais avec mes amies. 

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !
Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

Il est venu tout de suite nous quémander des caresses...une merveille !

 

Ou bien c'est la nature alentour qui nous ravit et nous offre ses premières fleurs pour notre plus grand plaisir...

 

 

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée
Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidéeLes premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

Les premières fleurs sauvages d'argeiras du printemps (ou ajonc de provence) et la première orchidée

 

Et pour finir la balade, voilà une photo ancienne du domaine...

Le domaine de Bidaine à Lambesc

Le domaine de Bidaine à Lambesc

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15 février 2017 3 15 /02 /février /2017 07:30
La Font d'Arles

La Font d'Arles

 

Voilà une balade hivernale parfaite car elle permet de marcher sur de petites routes, fréquentées uniquement par les riverains, abritées du vent et ensoleillées toute la journée sauf pour les passages dans les sous-bois.

L'arrivée à la Font d'Arles, située sur la petite route du même nom ne peut pas se rater car il s'agit de quitter la route au niveau de deux piliers...pour suivre dans l'herbe, le petit chemin. 

 

L'entrée de la Font d'ArlesL'entrée de la Font d'Arles
L'entrée de la Font d'Arles

L'entrée de la Font d'Arles

 

Là, derrière une haie de cyprès se cache un petit bassin envahi par la végétation et que je n'ai encore jamais vu empli d'eau, la Font d'Arles. Il serait alimenté par la source du Coulet.

 

Le bassin
Le bassin Le bassin

Le bassin

 

C'est un ancien bassin entièrement construit en pierres verticales.

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)
La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13) La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Le mot "Font" je vous le rappelle est un mot d'origine provençale qui signifie fontaine, c'est-à-dire, source naturelle. On retrouve souvent ce mot dans des noms de lieux, même si les sources n'y coulent plus depuis longtemps...

 

La source a permis dans le passé de nombreuses cultures, sur les restanques encore bien visibles sous les arbres...

 

De nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visiblesDe nombreuses restanques sont encore visibles
De nombreuses restanques sont encore visibles

De nombreuses restanques sont encore visibles

 

Les arbres qui entourent le bassin et le petit cabanon attenant, contribuent au charme du lieu.

Le cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour
Le cabanon et la forêt alentourLe cabanon et la forêt alentour

Le cabanon et la forêt alentour

 

Le village de Lambesc, que l'on aperçoit au loin du bord du bassin, possède en tout, pas moins de quatre petites rivières qui le traversent, et une bonne vingtaine de sources, certaines encore actives ce qui est plutôt rare dans la région provençale.

La plupart se trouve dans des propriétés privées qu'elles alimentent en eau.
 

 

La Font d'Arles, une source naturelle en pleine campagne / Balade près de Lambesc (dans le 13)

 

Nous quittons ce lieu paisible presque à regret en nous promettant d'y revenir, mais la balade peut se poursuivre et pour cela il suffit tout simplement de continuer sur le chemin...

Au revoir pour une autre balade

Au revoir pour une autre balade

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:21
Deux fermes anciennes
Deux fermes anciennes

Deux fermes anciennes

 

Près de la maison de retraite dont je vous ai conté l'histoire hier, se trouve un petit hameau de quelques maisons toutes accolées et privées. 

Et autour de ce hameau, on peut admirer deux anciennes fermes que je trouve bien typiques de ma région.

 

Tout d'abord, la ferme au cochonnier...qui est située au bord d'une petite route. 

La ferme au cochonnier
La ferme au cochonnierLa ferme au cochonnier
La ferme au cochonnier

La ferme au cochonnier

 

Et cette jolie ferme, dont une partie seulement est en ruine et dont le jardin est toujours en culture...

Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée

Une ferme ancienne dont une partie est rénovée

 

Dans le jardin, ça et là, nous pouvons voir des stigmates du passé.

Un puits bouché...et son abreuvoir transformé en bac à fleurs. 

Le puits
Le puits

Le puits

 

Et pour terminer cette visite, quelques rouleaux à dépiquer le grain...une aire de battage devait se trouver dans le secteur proche. 

Rouleaux à dépiquer le grainRouleaux à dépiquer le grain
Rouleaux à dépiquer le grain

Rouleaux à dépiquer le grain

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:02
L'ancien canal du Verdon (près du village de Rognes) et son chemin de garde

L'ancien canal du Verdon (près du village de Rognes) et son chemin de garde

 

Je vous emmène aujourd'hui pour une courte balade bucolique et historique sur les routes de l'eau en Provence...au bord de l'ancien canal du Verdon. 

 

Un peu d'histoire...

 

L'ancien canal du Verdon a été construit pour amener les eaux vives du Verdon jusqu'à la ville d'Aix-en-Provence puis vers les communes environnantes comme  Rognes, Saint-Cannat, Lambesc, Venelles...ma région donc. 

L'eau est transportée du barrage de Quinson jusqu'à la fontaine de la Rotonde bien connue de ceux qui visitent la Provence. Cette fontaine a été construite en plein coeur d'Aix-en-Provence, ce que peu de provençaux savent, uniquement pour accueillir l'arrivée dans la ville des eaux du Verdon !

 

La fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence (photo wikipedia)

La fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence (photo wikipedia)

 

La canal du Verdon traversait plus de 80 km de massifs montagneux et permettait l'irrigation de plus de 3000 hectares de terres agricoles.

Commandé par Napoléon III, il a été construit entre 1857 et 1878, par Théophile de Tournadre, un ingénieur remarquable.  C'est un des plus grands ouvrages construits depuis les Romains en Provence, permettant d'amener l'eau vers une ville.

Ce gigantesque ouvrage qui a constitué en son temps un exploit technique, reconnu d'ailleurs comme tel, lors de l'Exposition Universelle de 1878, a été entièrement construit par des bagnards_pas moins de 500 nous disent les archives_ des bagnards condamnés aux travaux forcés...

 

Au moment de la seconde guerre mondiale, le Canal du Verdon devient vétuste et surtout insuffisant pour alimenter en eau la région d'Aix-en-Provence. Il est cédé au département puis peu à peu remplacé par le Canal de Provence qui gère aujourd'hui les ressources en eau de la plupart des communes dont la mienne.

Depuis 1970, le canal du Verdon a donc été peu à peu désaffecté...

 

Dans les gorges du Verdon, le canal alterne avec des parties à ciel ouvert, des galeries souterraines, des parties où il se retrouve accroché aux rochers à pic, ou bien encore celles où il traverse les vallons...

Une grande partie du canal est désormais engloutie dans le lac d'Esparron et, le chemin de garde resté à l'air libre, est devenu un des principaux chemins de randonnée du Parc du Verdon. 

En attendant que j'y retourne un jour, pour y faire des photos, j'en ai emprunté une sur le net sur laquelle, on voit bien le chemin de randonnée au bord du canal vide. 
 

 

Photo empruntée sur le net...On aperçoit à gauche entre les arbres, le Verdon

Photo empruntée sur le net...On aperçoit à gauche entre les arbres, le Verdon

 

En dehors de son tracé remarquable dans les gorges, le canal comprend pas moins de 20 tunnels, 3 ponts-aqueducs, 4 grands siphons, 66 aqueducs et 8 branches de dérivation dont on retrouve des stigmates ici ou là en se baladant. 

 

Dans sa partie située vers Aix-en-Provence, nous pouvons encore promener sur le chemin de garde élargi, le long d'une des branches de dérivation de l'ancien canal toujours en eau, car réutilisée par la Société du Canal de Provence qui gère aujourd'hui l'eau d'une partie de la région... Nous voilà donc, entre le village de Saint-Cannat et celui de Rognes, sur une partie du canal appelé, la branche de la Trévaresse.

L'eau y circule encore de façon gravitaire (d'un point haut à un point bas). Tout du moins c'est ce qu'on a pu observer...mais nous pouvons nous tromper puisque pas très loin se trouve une station de pompage. Je n'ai trouvé aucune autre information sur ce lieu où je vais souvent promener...

 

Quelques vues du canal et du chemin
Quelques vues du canal et du cheminQuelques vues du canal et du chemin
Quelques vues du canal et du chemin

Quelques vues du canal et du chemin

 

Le canal est aménagé pour que les animaux puissent remonter en cas de chute inopinée...

Une grille permet aux animaux de remonter

Une grille permet aux animaux de remonter

 

Plus loin une barrière nous ferme l'accès au réservoir de la Barounette et à la station de pompage.  

Photo empruntée sur le site de Société du Canal de Provence

Photo empruntée sur le site de Société du Canal de Provence

Mes photos du site...Mes photos du site...
Mes photos du site...

Mes photos du site...

 

Le long du canal, la promenade est paisible et très bucolique...mais normalement interdite au public. Pourtant nous y sommes rarement seules, et nous croisons souvent des randonneurs, des VTTistes et, en saison, sur le chemin du retour...quelques chasseurs.

Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...
Le cadre est bucolique...
Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...

Le cadre est bucolique...

 

Toutes mes photos ont été prises en novembre 2016, un jour de grand vent et de soleil...

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:31
La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

 

Cette petite chapelle romane datant du XII° siècle se trouve dans la campagne proche du village de Rognes sur une petite route qui s'appelle le chemin de traspigut...C'est joli n'est-ce pas comme nom ?

L'endroit est superbe et très calme car c'est une route minuscule empruntée seulement par les riverains pour monter au village de Rognes que l'on aperçoit au loin.

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

 

Nous nous y sommes rendues en partant de la maison de retraite de la MGEN, anciennement nommée, Institut Bouquet, située au coeur de la forêt départementale de Caire-Val. 

Un sentier bordé de champs de vignes et d'un joli muret de pierres permet d'arriver facilement à une petite route départementale, qu'il faudra traverser, pour prendre le chemin de traspigut.  Un chemin nous mène ensuite à la petite chapelle cachée en été par des chênes magnifiques.

Le lieu est libre d'accès et ouvert à tous...mais la chapelle et l'ermitage sont fermés pour éviter les dégradations. 

 

Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle

Le chemin et l'arrivée à la chapelle

 

Presque entièrement détruite lors du tremblement de terre de juin 1909, dont je vous ai déjà parlé et qui a ravagé ma région, la chapelle Saint-Marcellin a été restaurée totalement grâce à l'intervention de l'association locale, les Amis du Vieux Rognes. La campagne de rénovation a débuté en 1988 et s'est achevée en 1996. Par la suite un enduit a été apposée sur les murs...

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

 

La chapelle dont il ne subsistait qu'un seul mur, a pu être entièrement reconstruite. Une nouvelle cloche a été installée en 1994.

Et la croix dont seul le soubassement subsistait...a été remise à sa place d'origine. 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

L'ermitage qui avait été accolé à la chapelle dès le XVII° siècle, a été lui aussi entièrement rénové, et l'enclos qui l'entoure est bordé d'un  joli muret de pierres.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Voici quelques détails de l'architecture de cette jolie chapelle.

Saint-Marcellin d'abord...une sculpture moderne en hommage à Saint-Marcellin, le premier évêque d'Embrun, qui vivait au IIIème siècle et est devenu un saint populaire au Moyen Âge. D'ailleurs plusieurs chapelles de Provence portent son nom.

Saint-Marcellin

Saint-Marcellin

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Les gargouilles...qui ont été sculptées, elles aussi, au moment de la rénovation mais ne manquent pas de charme pour autant.

Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...
Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...

Les deux gargouilles...

 

Le cadran solaire...qui "jure" un peu avec l'ensemble mais s'améliore avec les années car il se patine.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Quelques pierres d'encadrement...

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

et une magnifique pierre sculptée d'une croix dans laquelle se trouve une croix plus petite (pas facile à photographier car très haute sur le fronton de l'ermitage)...

La croix sculptée ancienne

La croix sculptée ancienne

 

Depuis, chaque année le troisième dimanche de septembre,  une bénédiction des vendanges attirent les habitants du village. Un pique-nique géant est organisé dans le parc et un concert anime la journée.

 

 

 

Juste à côté se trouvent deux anciens cabanons...de style différent. 

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Et une borie en très mauvais état, cachée dans la végétation.

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

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31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:09
Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

 

Merci infiniment pour vos réponses avisées et vos nombreux commentaires...

Je comprends que certains d'entre vous se perdent un peu en visionnant ces cartes car quand on ne connaît pas la région, c'est plus difficile mais vous comprenez bien que durant ma longue vie, je n'avais jamais vu une demeure du XVIIIème INVISIBLE sur des cartes du XIXème et du début du XXème siècle.

En principe il est au moins fait mention d'une ruine.

 

Une erreur est toujours possible sur une carte, en effet, mais là je vous l'assure, il ne s'agit pas d'une erreur. Une photographie aérienne peut être truquée...mais là encore ce n'est pas le cas !

Ce qui est sûr, c'est qu'au moment du tremblement de terre de 1909, cette maison n'existait pas dans la plaine de Vernègues. Elle n'existait pas non plus dans les années 50-60 comme l'atteste la photographie aérienne. Ce que vous êtes très nombreux à avoir vu tout de suite...

Et là alors cela me fait énormément plaisir de voir que comme moi, vous avez trouvé ça bizarre.

 

Pour comparaison...

Pour comparaison...

 

Alors comment expliquer que cette maison apparaisse mystérieusement sur les plans et les photographies aériennes d'aujourd'hui...

A-t-elle été construite dans le style ? La réponse est incroyable, vous allez voir ! 

Le bâtiment aurait été transplanté pierre à pierre du pied du Ventoux où il se trouvait (mais où exactement je ne le sais toujours pas) jusqu'à Vernègues. Et il s'agit réellement d'une maison du XVIIIème. 

 

Comment j'ai pu trouver l'info ?

Je pense que les propriétaires ne seront pas contents que je dévoile leur secret mais...après tout j'ai trouvé l'info sur internet. 

Je ne vois pas pourquoi cette info n'est pas donnée sur les guides touristiques et les brochures de l'office du tourisme local. Cela n'enlève rien au domaine, ni à sa situation dans ce parc arboré et protégé. Je comprends que le propriétaire veuille conserver sa tranquillité et que son domaine soit devenu une réserve naturelle car le cadre est magnifique et tout cela n'enlève rien, bien sûr à son charme. 

 

Grâce à mes ressources professionnelles passées, mais pas encore oubliées, j'ai trouvé une trace de cette demeure sur la base de Canopé qui est une base de documentation de l'ex-CRDP, à visée éducative et pédagogique, accessible uniquement aux enseignants en activité, toutes disciplines confondues.

Il s'agit d'une prouesse technique ce qui explique sa présence dans cette base documentaire. Il y a aussi une trace de l'exploit dans la base de l'Université Paris III.

Il s'agit aussi sans nul doute d'une prouesse financière... D'autant plus que la propriété entière a été plantée d'arbres, comme des chênes par exemple et parsemées de petites bâtisses annexes. 

 

Un film a été tourné par Louis Guilbert en 1971. Il est disponible uniquement sur ce réseau pédagogique Canopé dont je ne fais plus partie aujourd'hui. Je ne peux donc plus emprunter ce film pour vous parler de son contenu mais si vous avez un enseignant en activité dans votre entourage, lui le pourra si cela vous intéresse d'en savoir plus. 

 

La page de Canopé

La page de Canopé

 

Il est bien entendu possible d'explorer les journaux locaux de ces années-là qui sans aucun doute doivent aussi parler longuement de la transplantation...

Incroyable non ?

Peut-être avez-vous des exemples similaires dans votre région ?

Ou quelqu'un de la région a-t-il eu accès à plus d'informations que moi...

Quant à la végétation plus abondante aujourd'hui qu'avant, c'est très bien observé aussi ! C'est le cas dans beaucoup de régions françaises...Il suffit d'arrêter de cultiver certaines parcelles et d'empêcher le berger de pâturer pour que la nature reprenne ses droits.

 

Notre petite visite de Vernègues se termine aujourd'hui...

Nous allons visiter d'autres villages de ma belle région, à présent, si vous le voulez bien. 

 

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Published by manou - dans patrimoine Provence
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30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:10
Le pavillon Victoire de Vernègues...

Le pavillon Victoire de Vernègues...

 

Le Pavillon Victoire est une immense propriété privée qui daterait du XVIIIème siècle. On accède à son entrée principale par une grande allée bordée de chênes centenaires qui est un véritable havre de paix et de fraîcheur en été, mais reste magnifique, même en hiver...

Ce chemin de randonnée nous amène directement en face de Château-bas dont je vous ai déjà parlé et au temple de Diane

L'allée de chênes centenaires...

L'allée de chênes centenaires...

 

De son côté face, on aperçoit la demeure et les jardins à la française, dont une belle allée de cyprès, tous taillés en pointe. Ces jardins sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel de France. 

La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...

La propriété côté face...

 

Son côté pile réserve des surprises car toutes sortes d'animaux sont hébergés là, des chevaux, des poneys, des oiseaux qui varient selon les saisons et qu'on n'aperçoit pas toujours du bord du chemin tant la propriété est gigantesque. Lorsque je suis passée le coin était désert, il faisait froid et seuls au loin quelques poneys montraient le bout de leur nez, mais beaucoup trop loin pour mon APN...

La propriété côté pile...
La propriété côté pile...

La propriété côté pile...

 

Le domaine en entier est une "Réserve Naturelle Libre" agréée par la Société Nationale de Protection de la Nature. Si vous voulez vous aussi transformer votre jardin en réserve libre, vous trouverez tous les renseignements ICI pour le faire. J'ai appris beaucoup de choses en me rendant sur ce site car je ne savais pas que de telles réserves libres existaient.

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

 

Je n'ai rien trouvé d'autres sur ce domaine...

Je comprends bien que les propriétaires souhaitent avoir la tranquillité car la demeure se trouve juste sur le passage des randonneurs qui sont nombreux dans la région de Vernègues, à parcourir les chemins pour découvrir les vestiges. 

Mais c'est dommage, car j'aurais aimé en savoir plus...Car rien n'est expliqué sur cette maison, aucune trace dans l'histoire de la région, sur aucune brochure touristique, aucune photo ancienne, en particulier au moment du terrible tremblement  de terre. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

 

C'est donc en fouillant dans certains plans anciens comme les cartes de Cassini de la région, puis en comparant deux cartes d'époques différentes, avec géoportail, que j'ai découvert un sacré mystère concernant cette bâtisse...qui je vous le rappelle ici daterait du XVIIIème siècle. 

Ce n'est pas dans mes habitudes de vous proposer une énigme sur ce blog, mais ce que j'ai découvert est si invraisemblable, que je n'en suis pas encore revenue moi-même.

 

Alors ça vous dit de jouer un peu aux historiens (et aux détectives) et de me donner votre avis après avoir bien observé les cartes ci-dessous...juste histoire de me prouver que je ne rêve pas et que ce que j'en ai déduit fait partie du possible. 

Tout d'abord je vous montre la carte de Cassini de la région où on retrouve certains lieux-dits, comme Saint-Cézaire (avec un Z ici), dont je vous ai parlé récemment : c'est la petite église qui se trouve accolée au temple de Diane et à deux pas du domaine Victoire. Elle va vous servir de repère sur la carte... 

Bien sûr moi, déjà là, cela m'a sauté aux yeux parce que je connais la région !

 

La carte de Cassini de Vernègues

La carte de Cassini de Vernègues

 

Pour vous aider,  je vous montre la carte actuelle de la région légendée. Vous voyez bien en bas à droite le domaine de Château-bas et le temple de Diane dont je vous ai parlé la semaine dernière, ainsi que l'emplacement du domaine Victoire. Jusque-là tout semble normal...

 

Le plan actuel des lieux...

Le plan actuel des lieux...

 

Puis, je vous propose deux cartes des mêmes lieux, comparant la région entre deux périodes de l'histoire récente ...

Attention ! A gauche une photographie aérienne prise entre 1950 et 1965 et, à droite, la même photo aérienne prise... aujourd'hui.

Alors...quel est votre verdict ? 

Voyez-vous quelque chose de bizarre...comme moi. Promis, je vous donne la réponse dès demain ! 

 

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

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