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20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:45

 

Pour clore ma série de l'été sur la Camargue, et compléter les quelques images que je vous ai montré ces jours derniers sur le Parc ornithologique de Pont de Gau, je vous propose de visionner une vidéo trouvée sur le site ci-dessous qui propose des reportages photographiques ou vidéos "engagés" sur ma région...

 

Cette vidéo, datant de 2012, vous montre avec des images fabuleuses, le Parc ornithologique de Pont de Gau et vous conte son histoire. Elle dure quatorze minutes et j'espère que vous aurez le temps de la visionner  en entier pour un dépaysement garanti...et un véritable voyage virtuel au coeur de la Camargue. 

 

 

Bon dimanche à tous !

Je vous retrouve dès demain pour des publications plus régulières...enfin, si j'y arrive, et si vous le voulez bien ! 

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19 août 2017 6 19 /08 /août /2017 05:57
Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid

Un couple de hérons cendrés avec un petit encore au nid


Le héron cendré est, avec le flamant rose, l'oiseau des marais le plus facilement identifiable.

On le rencontre dans les marais de Camargue mais aussi à l'intérieur des terres, comme l'aigrette garzette dont je vous ai parlé récemment.

 Je l'observe souvent près de chez moi dans un champ humide ou au bord de la Durance. Et parfois en hiver, nous en avons un qui vient jusqu'au hameau et qui se régale des poissons de l'étang artificiel de ma voisine. C'est véridique ! 

 

Le héron cendré est un oiseau de grande taille (95 cm environ) au long cou et aux longues pattes.

Il est totalement blanc et gris (d'où son nom de héron cendré) ; sa tête est blanche avec une large bande noire qui descend des yeux jusqu'à la nuque ; son cou est blanc et sa poitrine blanche tachée de noir. 

Seuls son bec et ses pattes sont jaunes. 

 

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian
En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

En compagnie d'autres oiseaux : cigogne, aigrette et gabian

 

En vol, on le reconnaît à son cou toujours replié et à son battement d'aile très lent et ses pattes pendantes.

 

Il pêche à l'affût et s'observe souvent alors qu'il est totalement immobile. Ses repas sont constitués de grenouilles et autres batraciens, de petits rongeurs et surtout de poissons. Il plonge le bec dans l'eau à la vitesse de l'éclair et peut même attraper des reptiles comme nous l'a montré encore une fois Brigitte (Ecureuil bleu) sur son blog...

 

Je ne pourrais pas vous en montrer en vol car, fin juin le jour de ma visite au parc, les hérons étaient tous occupés à surveiller de près leur progéniture encore au nid. 

 

Encore au nid !
Encore au nid !

Encore au nid !

 

Le héron cendré niche souvent en colonie dans des arbres proches de l'eau que l'on nomme des héronnières. Le nid est fabriqué avec des branchettes et des laîches entrelacés à la fois par le mâle et la femelle. La période de reproduction dure de février à juillet ce qui explique que les petits dans une même héronnière puisse avoir des âges différents.

 

Une héronnière

Une héronnière

 

Les jeunes n'ont pas de huppe et leur ventre est blanc tacheté de noir mais ils ont une allure plus terne, moins contrasté que les adultes. 

Ils ne savent bien voler qu'à 55 jours et je vous assure qu'ils sont déjà grands à cet âge-là.

 

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol
Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

Un juvénile qui voudrait bien prendre son envol

 

C'est une espèce protégée depuis 1974. 

Au parc, on peut observer facilement les oiseaux en se cachant dans les observatoires...

Un observatoire du parc

Un observatoire du parc

 

De là, beaucoup d'autres hérons peuvent être identifiés mais pas forcément bien photographiés comme ce héron bihoreau gris aux moeurs plutôt nocturnes et qui se cache dans les branches avant de nous tourner le dos, ou bien encore, le héron garde-boeuf qui se reconnaît en période nuptiale à ses plumes rousses qui éclairent son plumage blanc.

J'en ai vu à plusieurs reprises mais ils avaient un peu trop la bougeotte et mon zoom était loin d'être suffisant !  

Ce sera pour une autre fois...

 

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière
Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnièreLe héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

Le héron bihoreau et le garde-boeuf dans une héronnière

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17 août 2017 4 17 /08 /août /2017 06:20
Une aigrette garzette

Une aigrette garzette

 

Je vous avais déjà montré l'année dernière des photos d'aigrette garzette (Egretta garzetta), cet oiseau que l'on surnomme parfois le héron blanc, et qui appartient comme les hérons à la famille des Ardéidae. 

C'est la plus répandue des aigrettes et on en voit partout même en dehors de la Camargue puisque parfois je l'aperçois sur les bords de la Durance. Elle affectionne en effet autant les marais et lagunes que les lacs artificiels et les rivières. 

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologiqueUne aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

Une aigrette occupée à pêcher au Parc ornithologique

 

Elle est très gracieuse et se déplace avec des mouvements lents ce qui permet de l'observer longuement. 

Elle mesure environ 60 cm mais son envergure est de 90 cm en vol. 

Elle est toute blanche, sauf son bec qui est noir long et pointu, ses pattes qui sont noires,  mais qui se terminent par des doigts jaunes. Ce qu'on ne peut observer que si elle met les pattes hors de l'eau...

Ce qui la distingue et facilite son identification, c'est qu'elle présente en arrière de la tête deux longues plumes blanches, très fines de 20 cm environ (et qui peuvent donc se retrouver plaquées à son corps donc invisibles). Ces plumes jouent un rôle important lors de la parade nuptiale. 

 

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien ! Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !
Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

Elle est gracieuse et élancée et son aigrette se voit bien !

 

Elle vit parfois en colonie mélangée aux autres hérons, parfois plus isolée dans les zones humides et broussailleuses. Elle aime les eaux peu profondes, se nourrit de petits poissons, de grenouilles et de crustacés. 

Elle niche comme les membres de sa famille dans les arbres.  Souvent la femelle pond jusqu'à 5 oeufs entre fin avril et début mai. La couvée dure de 21 à 25 jours et les petits naissent et sont nourris une quarantaine de jours. Ils étaient donc déjà grands, quand j'ai pu photographier la mère en train de les nourrir, alors qu'ils avaient environ 5 semaines, car ils avaient déjà quitté le nid. 

 

 

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !Les petits piaillaient et se disputaient la première place !
Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

Les petits piaillaient et se disputaient la première place !

 

On peut voir des aigrettes garzettes, toute l'année au Parc ornithologique, bien que certains individus migrent en Afrique en hiver.

On en voit partout en France puisqu'elles vont même rendre visite à Brigitte (Ecureuil bleu) qui nous en montre de superbes photos sur son blog...

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11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

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9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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4 août 2017 5 04 /08 /août /2017 06:00
Partout il y a la mer

Partout il y a la mer

 

Quand on arrive au Grand Radeau, on peut explorer la plage de deux côtés...soit en marchant vers l'embouchure du Petit Rhône, soit en se dirigeant vers le Grau-du-Roi. 

 

Tout le long de la longue plage, des épis ont été construits dans les années 80, suite aux inondations de 1982. 

Ils sont positionnés perpendiculairement à la côte et leur rôle est de lutter contre l'érosion ce qui permet à la plage de se reconstituer naturellement en facilitant le dépôt de sédiment. Ils brisent aussi les courants latéraux importants, aggravés par l'embouchure du Rhône. 

Cependant cette plage, comme c'est le cas de beaucoup de plages situées sur notre littoral français,  continue de reculer et les épis se retrouvent enfouis dans le sable, donc inutiles.

 

Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plage
Les épis perpendiculaires à la plageLes épis perpendiculaires à la plage

Les épis perpendiculaires à la plage

 

Des brises-lames, parallèles à la côte, limitent aussi l'érosion naturelle. 

Les brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames
Les brises-lamesLes brises-lames

Les brises-lames

 

Grâce à ces aménagements, les plages sont superbes et maintenues à peu près en état. Si rien n'était fait, l'eau pénétrerait de plus en plus vers l'intérieur des terres : elle peut grignoter ainsi plusieurs centaines de mètres par an mettant en péril la côte, mais surtout la faune et la flore, et les rizicultures qui sont proches.   

C'est un problème bien réel que les communes environnantes et le Parc Naturel de Camargue ne prennent pas du tout à la légère. 

La plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau
La plage du Grand RadeauLa plage du Grand Radeau

La plage du Grand Radeau

 

Enfin pour fixer les dunes, ici pas besoin de ganivelles pour tenir le sable, puisque personne ou presque ne le foule : la végétation reprend ses droits et s'implante bien.

Interdire une plage s'avère être un moyen efficace de la préserver, puisque l'homme, par sa seule présence et par son activité même innocente, déséquilibre forcément la nature environnante. 


 

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé
Le cordon dunaire est efficace et bien fixéLe cordon dunaire est efficace et bien fixé

Le cordon dunaire est efficace et bien fixé

 

Parfois, ce sont les bois flottés qui sont utilisés par la nature pour fixer la dune.

C'est facile sur cette plage, car il y a des bois flottés partout, déposés durant l'hiver par la mer.

Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés
Les bois flottésLes bois flottésLes bois flottés

Les bois flottés

 

J'espère que la balade dans ce coin sauvage de la côte méditerranéenne, vous a plu.

 

Je vous rappelle que cet article est programmé ! Un grand MERCI pour votre visite et votre fidélité, et profitez-bien de votre été.

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
Un paradis sur terre, ça existe !

Un paradis sur terre, ça existe !

 

La Plage du Grand radeau aux Saintes-Maries de la mer est une plage protégée qui offre de magnifiques étendues de sable. En effet, de mars à octobre, l'accès à la plage en voiture est réglementé, car cet endroit est une propriété privée.

Si vous avez la chance de payer vos impôts sur la ville, vous obtiendrez facilement un laisser-passer en vous rendant à la mairie des Saintes. Sinon, il vous faudra être accompagné de quelqu'un de la région (comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire).

Il vous reste encore la possibilité de laisser votre véhicule (auto ou vélo) près de la guérite du garde et de marcher trois kilomètres environ pour arriver à la plage...

 

Je ne sais pas exactement pourquoi,  la commune des Saintes a le droit de rendre cette plage inaccessible en saison.Je sais seulement que cette plage fait partie de la Petite Camargue, et que d'un côté (vers l'est) elle est inaccessible à cause du Petit Rhône quand de l'autre (vers l'ouest), elle se poursuit par la plage des Salins, et celle du Grau-du Roi. Mais bien sûr, tout le monde peut l'atteindre en bateau, à cheval ou à pied.

 

Le chemin le plus court pour atteindre cet endroit paradisiaque, est de traverser le petit Rhône en prenant le Bac du Sauvage. Ce bac, actionné par un câble, permet de traverser rapidement avec la voiture ou les vélos.

Mais lorsque je suis allée en Camargue en juin dernier, le bac du Sauvage était en panne sans que nous ayons pu savoir ni pourquoi, ni quand il serait réparé.

Le bac est indispensable aussi pour la traversée des animaux, chevaux ou taureaux.

 

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

 

Dès le passage de la barrière, il faut suivre à droite les pancartes indiquant clairement la plage, car sinon vous arrivez à une manade et risquez bien de croiser quelques taureaux même si ceux-ci sont censés rester en arrière des roubines, il vaut mieux ne pas trop s'en approcher...

 

Par contre vous pourrez, sans problème, faire une halte pour profitez des chevaux. Ils sont superbes et je vous assure que c'est un plaisir toujours renouvelé de les voir de si près. Ceux-là sont habitués aux hommes et bien traités, car ils viennent spontanément quémander des caresses...

 

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

 

Un peu plus loin, le chemin de terre fait un  brusque angle droit. Vous pouvez faire une seconde halte pour admirer l'étang de Rhée Longue face à vous, et ferez peut-être quelques rencontres imprévues. 
 

L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette

L'étang et une aigrette garzette

 

Pour rejoindre la plage, il faut suivre le chemin bien tracé en été, souvent inondé en hiver et longer  l'étang...

On suit le chemin...

On suit le chemin...

 

La mer est face à vous, cachée derrière la grande digue frontale de rochers construite dans les années 50, qui  protège les terres intérieures de l'avancée trop violente des eaux. La plage qui existait derrière, a totalement disparu. 

Vue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une laguneVue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

Vue de part et d'autres de la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

 

Les pêcheurs sont bien présents que ce soit le soir ou le matin. Ils s'installent sur la digue. 

Les pêcheurs de bon matin sur la digueLes pêcheurs de bon matin sur la digue

Les pêcheurs de bon matin sur la digue

 

Les familles à peine installées, les enfants s'amusent sans crainte car ils ont leur piscine personnelle bien délimitée. Ils pêchent de minuscules crevettes ou de petits poissons avec leurs grandes épuisettes. 

Des enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eau

Des enfants s'amusent dans l'eau

 

D'autres s'installent là pour pique-niquer, sans avoir peur des moustiques qui ne sortent pas les jours de vent, heureusement. 

Pique-nique du soir...
Pique-nique du soir...

Pique-nique du soir...

 

Quand le soir tombe, tout le monde profite en silence, des derniers rayons du soleil, puis le regarde se coucher, bercé par le seul bruit des vagues sur les rochers de la digue...

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)
Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

 

Cet article est programmé. 

Bientôt je vous montrerai plus en détail la plage, la mer et les dunes de sable...

Un grand MERCI pour votre visite, et profitez-bien de l'été.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:00
La jetée à une heure matinale

La jetée à une heure matinale

 

Comme je vous l'ai promis nous poursuivons notre balade en Camargue avec ce bref retour vers les Saintes-Maries de la mer où j'ai séjourné grâce à l'invitation d'une de mes amies.

Pour vous montrer que, parfois au bord de la mer, il y a ce qu'on appelle des "entrées maritimes", voici quelques photos prises le matin sur la plage des arènes.

On voit bien que les nuages assombrissent le ciel et empêchent le soleil de se montrer...

 

Le soleil a du mal à se montrer

Le soleil a du mal à se montrer

 

Les pêcheurs sont déjà là...

Mais il n'y a encore personne sur la plage !

Les pêcheurs sont déjà là...
Les pêcheurs sont déjà là...Les pêcheurs sont déjà là...

Les pêcheurs sont déjà là...

 

Et les gabians sont déjà en pleine action. 

Les goélands sont en actionLes goélands sont en action
Les goélands sont en actionLes goélands sont en action

Les goélands sont en action

 

Le soir, après une journée ensoleillée et pas trop chaude, le temps était le même...

La plage s'était déjà vidée et nous en avons profité pour faire une halte au "Farniente", un bar-restaurant qui porte bien son nom, et n'existe sur cette plage des Saintes qu'en été, car tout est démonté en hiver.

C'est très reposant de regarder la mer et de ne rien faire...Voici le cadre côté bar ! 

 

L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midiL'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi
L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midiL'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi

L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi

 

J'aurais bien voulu photographier la glace que nous avons dégusté mais trop tard, nous avons tout mangé... 

Alors à la place, j'ai photographié une jolie mouette rieuse qui ne riait pas du tout mais nous oui, car malgré les entrées maritimes, nous avons passé une superbe journée au Parc ornithologique de Pont de Gau que je vous ferai visiter prochainement.

Et je vous rassure, le soleil a même fait son apparition en cours de journée, une véritable chance pour les photos, vous verrez que je ne vous mens pas bientôt...

 

Une mouette rieuse sur la plage

Une mouette rieuse sur la plage

 

Si vous avez du temps, vous pouvez relire deux de mes articles écrits l'an passé lors de mon précédent séjour aux Saintes-Maries de la mer...

 

Comme je vous l'ai dit cet article est programmé.

Un grand MERCI pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été !

Mercredi et vendredi je vous emmène à la plage du Grand Radeau, un petit paradis sur terre...

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins d'Aigues-Mortes

Les Salins d'Aigues-Mortes

 

Lunid dernier, vous m'avez suivi en Petit Train à travers les Salins d'Aigues-Mortes et nous avons pu admirer le paysage.

Aujourd'hui, je vais être plus "technique" car nous allons voir comment les sauniers assurent la production de sel !

Ce n'est pas parce qu'une entreprise préserve l'environnement qu'elle ne réussit pas à bien fonctionner. 

Il faut juste qu'elle s'en donne les moyens. 

Le saunier est un agriculteur de la mer. Il doit suivre la météo de près, analyser la teneur en sel des différentes tables salantes, gérer les niveaux d'eau de mer et la circulation de l'eau en ouvrant ou fermant les portes-martelières (que nous appelons en Provence des martelières tout court). 

 

La production de sel

La production de sel

 

En résumé, la production du sel se fait en quatre étapes...

- La mise en eau des bassins :

L'eau est amenée de la mer vers les salines dès le mois de mars, grâce à un système de pompage de l'eau de mer. Et oui en méditerranée, il n'y a pas de marée, il faut donc pomper !

Le pompage a lieu à environ 12 km du salin et l'eau arrive par un canal...

Elle est d'abord stockée dans un premier bassin de partènement, puis va successivement, en circulant dans des canaux, passer de bassin en bassin en parcourant pas moins de 60 kilomètres au cours desquels son taux de salinité augmente peu à peu, avant d'arriver dans les tables salantes (ou cristallisoirs).

En chemin, l'eau est purifiée car les matières en suspension se déposent au fond des "carreaux" (qui ici sont de très grandes tailles par rapport à ceux de la côte atlantique).  Ils devront donc ensuite être curés durant l'hiver. 

L'eau entre et sort des bassins, et passe d'un bassin à un autre, ou d'un canal à un bassin ou vice versa, grâce à un système de martelières plus ou moins grosses...



 

Quelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des SalinsQuelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des Salins

Quelques vues sur les martelières des Salins

 

- La concentration en sel est une étape importante durant laquelle tout le savoir-faire du saunier est révélé. 

Au départ, l'eau de mer ne contient que 35 g de sel par litre en moyenne. Sous l'action du soleil et du vent, l'eau circulant dans le dédale du salin, entre les centaines de partènements et les canaux, atteint, lorsqu'elle arrive dans les tables salantes, le taux de 260 g de sel par litre nécessaire à la cristallisation.

Autant dire que saunier suit de près la météo ! 

 

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

 

- La cristallisation dure d'avril à septembre :

C'est donc une étape qui suit de près la précédente... 

Dans la cinquantaine de tables salantes rectangulaires, l'épaisseur de l'eau saturée en sel est très faible, ce qui va faciliter la cristallisation du sel et l'évaporation de l'eau grâce au soleil et au vent. 

Cette eau résiduelle, saturée en sel, s'appelle la saumure.

Les bassins sont alors vidangés du peu d'eau qui reste. Apparaît alors une couche de 8 à 15 centimètres de sel qui recouvre le fond de la table salante et va sécher au soleil jusqu'à la récolte : c'est le "gâteau de sel". 

 

 

- Enfin c'est le temps de la récolte !

Elle débute en juillet et dure jusqu'à la mi-septembre, toujours avant les fortes pluies d'automne, ce qui garantit un sel de qualité. 

Le levage se fait grâce à des pelles mécaniques, actionnées par des tracteurs qui ressemblent aux grosses moissonneuses utilisées en riziculture : ce sont les fameux "récolteurs". Nous sommes dans une véritable entreprise agricole.

Le sel récolté contient plus de 97 % de chlorure de sodium (NaCl), notre sel alimentaire. 

 

Voilà un petit aperçu des machines utilisées sur le site. Certaines sont fabriquées uniquement pour leur usage sur les Salins.

 

La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation

La mécanisation de l'exploitation

 

Le sel à destination de l'alimentation est acheminé jusqu'à la gerbeuse qui le dépose en tournant autour de la zone de stockage, formant ainsi de grosses "dunes" de sel, les camelles, caractéristiques du paysage autour d'Aigues-Mortes, pouvant atteindre les 15 à 20 mètres de hauteur et qui, par leur forme, s'égouttent de leur eau résiduelle. 

Lors des premières pluies, la couche superficielle de sel de la camelle fond, puis se recristallise et sèche, formant ainsi naturellement une couche protectrice et durcie sur laquelle on peut marcher. 

Seul le sel à destination de l'industrie est rincé puis essoré. 

 

Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site

Les camelles sur le site

 

L'originalité du circuit en train est de prévoir un arrêt pour monter sur une des camelles. Elle nous permet d'avoir une vue particulièrement impressionnante sur les salins. Beaucoup de mes photos prises sur le site viennent de là. 

La camelle aménagée pour les visiteurs...

La camelle aménagée pour les visiteurs...

 

Le sel récolté au fond des tables salantes est en gros cristaux. Les cristaux se sont déposés naturellement au fond de la mince couche d'eau saturée en sel.

 

Mais sur le site, les sauniers récoltent aussi la fleur de sel (le "caviar du sel") qui se dépose à la surface de l'eau, lorsque certaines conditions météorologiques sont favorables (en particulier le vent et une certaine amplitude de températures entre le jour et la nuit).

Les cristaux de la fleur de sel sont plus petits et se récoltent exclusivement à la main encore aujourd'hui, avec une pelle réservée à cet usage. Puis les cristaux "cueillis" sont mis à égoutter sur des clayettes disposées au bord des tables salantes, durant une journée environ, afin de maintenir un taux d'humidité supérieur au gros sel. 

Selon les années, les sauniers récoltent de 400 à 700 tonnes de fleur de sel.

 

Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous, si vous désirez en savoir plus sur cette récolte effectuée avec des méthodes ancestrales.

 

 

Le sel des camelles, bien égoutté, est prélevé au fur et à mesure des besoins, tamisé puis stocké dans de gros sacs qui partiront vers la zone de conditionnement.  

Vue de l'espace de stockageVue de l'espace de stockage

Vue de l'espace de stockage

 

Il sera ensuite commercialisé sous deux marques.

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

 

On peut donc dans les boutiques des Salins, comme dans celles de toute la France acquérir du gros sel, du sel fin, de la fleur de sel, nature ou agrémentée de piments, d'herbes de Provence, d'épices et même, pour les gourmands... des caramels à la fleur de sel qui eux seuls, ne sont pas fabriqués en Provence. 

Dans la boutique du siteDans la boutique du site
Dans la boutique du siteDans la boutique du site

Dans la boutique du site

 

Une petite halte (trop courte à mon goût) au musée des Salins nous a permis de visualiser l'évolution du travail de saunier au cours des siècles.

 

Ce sera l'objet de notre visite de vendredi...si vous le voulez bien. 

Cet article est programmé...

Merci pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été ! 

 

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

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17 juillet 2017 1 17 /07 /juillet /2017 05:30
La région de Saint-Cannat en Provence vers 17 heures (15/07/2017)

La région de Saint-Cannat en Provence vers 17 heures (15/07/2017)

 

La Provence revêt un triste visage durant l'été, comme beaucoup de région du sud, lorsque la sécheresse sévit et que la chaleur et le vent s'en mêlent...

J'avais déjà parlé de ce problème au tout début de mon blog, dans un article que vous pouvez lire ICI

 

Dans l'après-midi de samedi, plusieurs départs de feux se sont déclarés dans ma région, dont un à vol d'oiseau assez prêt de chez moi pour que je puisse voir les flammes.

 

La région samedi après-midiLa région samedi après-midi
La région samedi après-midiLa région samedi après-midi

La région samedi après-midi

 

Le vent soufflait fort depuis plusieurs jours et en rafales irrégulières mais pouvant aller jusqu'à 100 km à l'heure.

De nombreux moyens ont été déployés immédiatement et des renforts des autres départements sont arrivés rapidement.
 
 

 

Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée
Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fuméeLes canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée
Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée

Les canadairs sont à peine visible au milieu de la fumée

 

C'est le village de Saint-Cannat qui a été le plus touché, mais l'incendie, qui présentait un front de 7 km environ, a sauté pour se diriger vers le village d'Eguilles plus au sud, poussé par le vent violent. Il a démarré du bord d'une route et n'est sans doute pas lié au hasard mais plutôt à une cigarette négligemment jetée d'un véhicule dans un champ de blé. L'enquête est en cours et déterminera s'il s'agit d'une grave "incivilité" ou d'un acte volontaire donc criminel dans ce cas. 

L'incendie a beaucoup impressionné les habitants de la région car il se voyait de Marseille (au sud) et du Luberon (au nord) donc de tout le département, comme celui qui a eu lieu au nord de la région marseillaise en 2016. 

 

Malgré les renforts, dès la tombée de la nuit, les pompiers ont dû continuer seuls à oeuvrer au sol. Vous savez bien que les canadairs ne peuvent plus intervenir quand il fait nuit.

 

A la tombée de la nuit...
A la tombée de la nuit...A la tombée de la nuit...
A la tombée de la nuit...

A la tombée de la nuit...

 

Par précaution, comme le feu menaçait des habitations, de nombreux habitants ont dû être évacués ainsi qu'un haras proche et un élevage d'Autruche. Mais les installations des deux entreprises ont brûlé.

Une seule maison a été totalement sinistrée, heureusement inhabitée  depuis des années. 

La ligne TGV a dû être interrompue, car même une fois la nuit tombée, le feu était loin d'être maîtrisé et le vent ne se calmait pas. 

La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet
La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juilletLa région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet

La région de Saint-Cannat vers 23 heures samedi 15 juillet

 

Nous avons pensé à tous les sinistrés, car il y a des années (en 1995 et 2003) nous avions eu un feu violent très proche de chez nous. Et les pompiers (en 2003) nous avaient demandé de nous préparer à partir. Nos véhicules et tous les conducteurs étaient "réquisitionnés" pour aider à évacuer une des maisons de retraite du secteur, menacée elle aussi. Les pompiers nous avaient conseillé d'enfermer nos animaux à l'intérieur, de fermer les maisons (portes et volets) et d'asperger longuement les façades. Une fois tout cela exécuté et après avoir cherché longuement le chat de la voisine qui s'était caché, apeuré, nous attendions au dehors les consignes...tout en regardant le feu s'approcher.

Et puis nous avons eu beaucoup de chance : le vent a cessé brusquement et nous avons pu dormir chez nous ce soir-là.

 

L'odeur de brûlé était tenace ce dimanche matin et le feu, encore considéré comme "actif" par les pompiers, ne progressait plus : le vent a cessé et le travail des hommes n'a pas été vain. 

Le travail des pompiers a duré toute la nuit sans relâche et  la rotation des canadairs a repris dès le lever du jour. Mais la zone, sous haute surveillance, fumait encore hier soir à la tombée de la nuit. 

Je salue ici, tout simplement, le travail surhumain des pompiers, qu'ils soient professionnels ou volontaires. 

 

Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se leverVoilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever
Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se leverVoilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever

Voilà où on en était dimanche matin vers 9 heures...heureusement le vent n'a pas l'air de vouloir se lever

 

Si vous voulez en savoir plus sur les dégâts, humains et matériels, occasionnés par les incendies de forêts, la prévention mise en place et les causes de ces incendies, je vous propose de vous rendre sur le site ci-dessous...

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Published by manou - dans feu de forêt Provence
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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:10
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paixLe lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

 

Pour terminer la série sur le Lac de Peyrolles, commencée samedi dernier, je vais vous parler aujourd'hui des activités nautiques et sportives qui s'y déroulent ainsi que des jeux pour enfants et autres structures aménagées pour les loisirs...

 

Certaines activités sont des manifestations sportives de haut niveau, bien connues de tous les sportifs comme l'IRONMAN 70.3 dont la 7ème édition s'est déroulée à Aix-en-Provence en mai dernier.

J'ai appris en faisant des recherches sur cette manifestation, que l'appellation 70.3 venait de la distance totale en miles que les sportifs ont à parcourir : 1.9 km de natation dans les eaux du lac de Peyrolles, 90 km de vélo (de Peyrolles à Aix-en-Provence en faisant un joli détour car les deux lieux ne sont séparés que de 20 km). Puis les athlètes ont à traverser les ruelles de la ville pour effectuer le semi-marathon_21.1 kilomètres de course_ à pied en trois boucles.

D'autres activités sont plus "modestes" mais néanmoins suivies par de nombreuses personnes comme le Mud Day qui s'est déroulé pour la troisième année consécutive à Peyrolles en avril dernier en partie au bord du lac. Il y a eu près de 7000 participants ! 

Se déroule aussi sur le lac de Peyrolles,  le championnat de France de VA'A. Je n'avais jamais entendu parler de ce sport : il s'agit de pirogue polynésienne.

 

Vous voilà prévenus...il y a des jours où faire le tour du lac, c'est profiter d'un havre de paix, d'autres pas !

 

En attendant le jour où nous serons fin prêts pour ce type d'épreuves_je plaisante vous l'avez compris _ je vais donc vous faire faire un petit tour sportif du lac...

En prenant le chemin qui fait le tour du lac, on croise d'abord le club aviron qui permet de s'entraîner en mode loisir ou compétition. 

 

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...
Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

 

Depuis peu, un téléski nautique a été mis en fonctionnement. Les pros l'appellent un "cable-park" si j'ai bien compris !


 

Le lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautiqueLe lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautique

Le lieu de départ du téléski nautique

 

Des gens s'entraînent régulièrement et c'est un vrai régal de les regarder faire, réussir quelques figures ou...tomber à l'eau toujours avec le sourire ! 

Pour voir le spectacle, pensez à cliquer sur les flèches du diaporama...

L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...

L'entrainement...

 

Vous pouvez aussi faire le tour du lac en vous promenant ou profiter du parcours sportif...

Le parcours sportif
Le parcours sportifLe parcours sportif

Le parcours sportif

 

Les petits trouveront en chemin d'autres raisons d'explorer, comme ces tuyaux neufs, qui ne seront certainement plus là la prochaine fois, mais qui ont fait la joie de mon pitchounet, après une première minute d'appréhension...

Le Lac de Peyrolles (4) : les activités nautiques et les jeux / Balade en Provence

 

La baignade est interdite autour du lac mais il y a une plage surveillée en juillet-août, très ombragée pour ceux qui ne veulent pas prendre le soleil.

Une pataugeoire a été aménagée pour les moins de six ans. 

La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...

La plage et la pataugeoire...

 

Derrière la plage, vous trouverez quelques panneaux pédagogiques qui expliquent la création du lac artificiel, la faune et la flore...tout ça pour ne pas bronzer idiot. 

Trois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifs

Trois des nombreux panneaux explicatifs

 

Il y a aussi pour les grands, un terrain de pétanque, des tables de ping-pong, terrain de beach-volley,  de beach soccer...enfin pour ceux qui aiment ces activités et le monde ! 

Une aire de jeux attend les enfants en toute saison : jeux d'eau en été, toboggans, bateau de pirate...

Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...

Quelques jeux pour les enfants...

 

C'est bientôt les vacances ! 

Vive la liberté !

Vive la liberté !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:57

 

A une vingtaine de minutes de la ville d'Aix-en-Provence, au bord du Lac de Peyrolles dont je vous ai déjà montré l'environnement, existe un petit paradis sur la presqu'île de Real Plantain.

La presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain

La presqu'île de Real Plantain

 

En exclusivité, je vous ai déjà montré sa plage privée dimanche dernier...

 

Aujourd'hui je vais vous présenter les chambres d'hôtes que j'ai eu la chance de visiter en partie avec l'agréable propriétaire des lieux, présent le jour de notre balade autour du lac.

A dire vrai nous nous étions aventurées sur la plage (je vous passe les détails) et nous avons donc trouvé plus poli de monter les quelques marches qui nous séparaient de la propriété pour remercier le propriétaire des lieux de sa tolérance.

C'est un homme charmant et très accueillant. 

Il faut dire aussi que la montée des marches nous tentait...

 

La montée des marchesLa montée des marches
La montée des marches
La montée des marchesLa montée des marches

La montée des marches

 

La maison, magnifiquement retapée, est une ancienne propriété viticole datant de 1850, entourée d'un havre de fraîcheur et de paix.

Vues de la maisonVues de la maison
Vues de la maison

Vues de la maison

 

Nous sommes accueillis par de nombreux animaux qui vivent là en toute liberté. 

Un cochon chinoisUn cochon chinois
Un cochon chinoisUn cochon chinois

Un cochon chinois

Des oies

Des oies

Des oiseaux d'eau sur le lac...Des oiseaux d'eau sur le lac...
Des oiseaux d'eau sur le lac...

Des oiseaux d'eau sur le lac...

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

 

A l'extérieur, une salle de réception permet de recevoir des groupes car le site se loue aussi pour des événements (mariage, anniversaire,...)

La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception

La salle de réception

 

Sur une grande terrasse ombragée se trouve une table permettant à environ 80 personnes de prendre des repas en extérieur.

Et des petites... pour les petits-déjeuners en amoureux. 

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

 

Le cadre est idyllique...

Le cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison

Le cadre autour de la maison

 

et très rafraîchissant quand il faut chaud. 

Le bassin...et ses hôtes !
Le bassin...et ses hôtes !Le bassin...et ses hôtes !

Le bassin...et ses hôtes !

 

De là on a une vue imprenable sur le lac et la plage privée.

Le lac et la plage privéeLe lac et la plage privée
Le lac et la plage privée

Le lac et la plage privée

 

Vous aurez le choix entre trois chambres d'hôtes aux noms exotiques de Carmina, Athéna et Hélianthès.  En plus des chambres bien sûr, même si vous venez là pour vous déconnecter du monde, vous trouverez connexion internet, TV, salle de loisirs, bibliothèque...

Mais pour tout savoir sur ce lieu enchanteur, en particulier l'adresse que vous avez été nombreux à me demander, je vous laisse découvrir le site internet... 

 

 

Je tiens à préciser que cet article, comme tous ceux de mon blog, d'ailleurs, n'est pas du tout sponsorisé.

Seules la gentillesse et l'amabilité du propriétaire, ainsi que le plaisir de partager ce petit paradis, m'ont incité à le faire. 

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...
Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

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19 juin 2017 1 19 /06 /juin /2017 05:46
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe
Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

Le moulin de Bertoire datant de la fin du XVIIIe

 

Hier, en plus de la fête des pères et de se rendre au bureau de vote, c'était aussi la Journée du Patrimoine de Pays et des Moulins et de nombreuses manifestations ont eu lieu dans nos régions.

Dans le cadre de ces Journées du Patrimoine de Pays et des Moulins qui existent depuis 20 ans déjà, les associations mettent à l'honneur le petit patrimoine local de la commune, les savoirs faire et les traditions d'antan.

L'accueil de la visite
L'accueil de la visiteL'accueil de la visite

L'accueil de la visite

 

Souvent méconnu, ce petite patrimoine n'est pas classé aux monuments historiques, mais il nous raconte avec simplicité la vie quotidienne de nos ancêtres. Ce qui fait son charme, c'est qu'il est le témoin d'un territoire donné, celui de notre enfance ou celui que l'on découvre en balade.

 

L'année dernière, je vous avais fait visiter une ancienne forge Ici et  car j'étais allée dans la Drôme pour ces journées.

 

Cette année, j'ai décidé de vous montrer à nouveau le Moulin de Bertoire qui se trouve en Provence, dans la petite ville de Lambesc.

Je vous avais déjà parlé de sa rénovation ICI et montré quelques photos dans le cadre d'un article général sur les moulins ICI, prises lors de ma première visite et durant l'inauguration en 2013.

Mais à chacune de mes visites je ne peux pas m'empêcher de faire de nouvelles photos que je vous présente aujourd'hui...

 

 

Comment ça marche...un moulin à vent ?

 

Pour que le vent puisse faire tourner les ailes du moulin il faut qu'il souffle suffisamment mais ne dépasse pas les 60 km/heure. Donc impossible de faire fonctionner le moulin, les jours de mistral ! 

Les ailes doivent être placées perpendiculairement à la direction du vent.

 

Les ailes font tourner l'arbre qui entraîne le rouet (la grosse roue !). Elle possède 40 dents que l'on appelle les alluchons.

Les dents font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

 

Vous n'y comprenez rien ? C'est normal ! Alors pour éclairer la vôtre (de lanterne...il faut suivre !) je vous mets ci-dessous un schéma que j'ai trouvé sur internet. 

Je le trouve beaucoup plus explicite que mes propres explications.
 

 

 

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

Le fonctionnement du moulin à vent provençal (photo du net)

 

A moins que vous préfériez celui de l'Encyclopédie de Diderot...

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

Extrait de l'encyclopédie de Diderot (photo du net)

 

Voilà maintenant les photos de ce mécanisme vue de dessous !

 

L'arbre entraîne donc le rouet (la grosse roue) à laquelle je n'ai pas compté les dents (il y en 40)...

 

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !
Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

Le rouet et ses alluchons recto verso...ou sens dessus dessous !

 

Les alluchons (les dents!) font tourner la meule par l'intermédiaire des fuseaux de la lanterne...

Vues de la lanterneVues de la lanterne
Vues de la lanterne

Vues de la lanterne

 

 

La meule dormante (ou couchée), elle, est située en dessous de celle qui tourne et ne bouge pas. 

Vue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard centralVue de la meule et de l'oeillard central

Vue de la meule et de l'oeillard central

 

De la trémie où il est placé...le grain tombe grâce à l'auget dans le gros trou central (l'oeillard que l'on voit ci-dessus) ce qui lui permet de glisser sous la meule et d'être écrasé. 

La mouture sera ensuite récupérée grâce à une goulotte pour être tamisée avant d'être mise en sac. 

La trémie
La trémie

La trémie

 

Le meunier modifie le grain de la mouture grâce à cet appareil, la trempure, situé à côté des meules, dont l'action est présentée en réduction à l'extérieur. Il permet de réduire ou d'augmenter l'écartement entre les deux meules qui ne doivent jamais se toucher. 

La trempure et sa miniature.
La trempure et sa miniature.

La trempure et sa miniature.

 

Le grain moulu est donc récupéré par cette manche en tissu au rez-de -chaussée. La mouture sera ensuite plus ou moins finement tamisée, puis devenue farine, mise en sac.  

La récupération du grain moulu

La récupération du grain moulu

 

Sur les murs du moulin, au premier étage, des petites sculptures dont je ne connais pas l'origine, nous racontent l'histoire des vents à leur manière...

Nous retrouvons leurs noms sur la rose des vents que les provençaux connaissent tous (car c'est celle qui nous sert de repère, pour savoir d'où souffle le vent, quand on se promène sur le plateau de Vernègues).

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à VernèguesLes représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

Les représentations des différents vents, accrochées au mur...et la rose des vents située sur le plateau du Grand Puech à Vernègues

 

Pour sortir du moulin, il nous faut redescendre par le petit escalier par lequel nous sommes montés. Il remplace aujourd'hui l'échelle du meunier. 

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

L'escalier qui permet d'accéder au 1er étage

 

Un bref arrêt au rez-de-chaussée, encore en cours d'aménagement, nous permet de voir la partie basse de la trempure.

La partie basse de la trempure
La partie basse de la trempure

La partie basse de la trempure

 

Et pour finir (en beauté !) un petit aperçu de la toiture et de la girouette...

Sur la première photo, en bordure du toit on retrouve les noms des vents gravés nous indiquant la bonne direction ! 

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette
Le toit du moulin, ses ailes et sa girouetteLe toit du moulin, ses ailes et sa girouette

Le toit du moulin, ses ailes et sa girouette

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18 juin 2017 7 18 /06 /juin /2017 04:56
Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

Vue générale de la plage en promenant sur le chemin qui fait le tour du lac...

 

Aujourd'hui c'est la fête des pères...alors, prêt pour une balade en amoureux ?!

 

Je vous invite sur la presqu'île de Real Plantain où vous pourrez passer un week-end de rêve et vous baigner dans une eau turquoise, qui peut dépasser les 25 degrés en été jusqu'en septembre. 

Je suis tombée sous le charme de cette presqu'île que j'ai découvert en faisant le tour du Lac de Peyrolles avec mes amies.

Déjà hier, je vous ai montré l'environnement fleuri.

 

Aujourd'hui, c'est dimanche, alors je ne vous montre que la plage et ses abords immédiats, pour vous faire un peu rêver.

Sachez que les amateurs de pêche sont les bienvenus en saison dans cet endroit tranquille. 

 

Si vous venez en Provence, vous pourrez vous ressourcer dans ce lieu magique et authentique situé à deux pas des zones touristiques. Le site est en effet proche du Luberon, entouré de petits villages provençaux pittoresques, comme Jouques et à 20 minutes de la grande ville d'Aix-en-Provence.

 

Vous voulez voir mes autres photos ? N'oubliez-pas de les agrandir en cliquant dessus.

 

D'abord la plage vu du gîte !

 

La plage vue du gîte
La plage vue du gîte
La plage vue du gîte

La plage vue du gîte

 

Ensuite, un petit îlot de charme, où en été vous pourrez bénéficier d'un petit massage...

L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage
L'îlot et sa table de massage

L'îlot et sa table de massage

 

Puis, la plage elle-même...

La plage
La plageLa plage
La plageLa plage
La plageLa plage

La plage

 

On s'y croirait n'est-ce pas ?

Alors, en attendant que je vous montre la suite de la visite dans la semaine...

 

Bonne fête à tous les papas !

Une plage de rêve sur la presqu'île de Réal Plantain / Le lac de Peyrolles (2) / Balade en Provence

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:26
Le lac de Peyrolles

Le lac de Peyrolles

 

Le Lac de Peyrolles que l'on appelle aussi le Plan d'eau de Plantain est un lac artificiel qui se situe à côté du village de Peyrolles-en-Provence. Il s'agit d'un plan d'eau creusé à l'emplacement d'une ancienne gravière. L'eau de grande qualité pour la baignade, provient de la nappe phréatique.

Ce lac a vu le jour en 1997, lorsqu'un projet de réaménagement, envisage de faire de la gravière une base de loisirs.

Cet espace naturel est géré depuis 2004 par la Communauté de Communes du Pays d'Aix ce qui a permis à de nombreux aménagements supplémentaires de voir le jour.

Il y a donc au milieu de zones restées plus sauvages, des espaces aménagés pour les grands et les petits que je vous montrerai bientôt...

 

Le parking n'est payant que l'été. Le reste de l'année, l'accès au site est libre, et il est possible de suivre le sentier qui fait le tour complet du lac pour une promenade en famille ou entre amis, facile et agréable d'une distance d'environ 4 km, facile à faire avec des enfants. 

 

Le seul bémol est que les jours de mistral, le vent souffle fort et les bruits de l'autoroute proche gâchent un peu le plaisir de la balade.

Autre nuisance visuelle, cette fois, le site est traversé par des pylônes électriques. Ceci dit,  je vous assure et vous pouvez me croire, qu'une fois sur le site, ces nuisances sont vite oubliées !

 

Pour vous donner un petit aperçu, je vais commencer aujourd'hui, par vous montrer la flore visible autour du lac. Mes photos ont été prises durant le mois de mai et début juin. 

Le chemin qui borde le tour du lac est peu ombragé ce qui rend la balade surtout agréable à la mi-saison ou les jours de grand soleil en hiver.

La flore est composée à la fois de plantes sauvages et de plantes cultivées qui ont été plantées lors de l'aménagement des abords du lac.

Le long du sentier, nous trouvons beaucoup de saules, de peupliers, des sumacs, des grenadiers et des cannes de Provence.

 

Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.

Le sentier en partie ombragé.

 

Des églantiers en fleurs nous attendent aussi au bord du chemin dans les espaces ensoleillés.

Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)

Un églantier (Rosa canina)

 

Le ciste ladanifère, arbuste méditerranéen typique, ressemble au ciste de Montpellier, mais ses fleurs blanches possèdent autour du jaune central des tâches de couleur pourpre. 

On appelle aussi cet arbuste, le ciste à gomme car il produit une gomme utilisée en parfumerie. Son huile essentielle est très utile pour la peau. Elle a des vertus cicatrisantes et c'est aussi un puissant anti-ride.

Des fleurs de ciste ladanifère
Des fleurs de ciste ladanifère

Des fleurs de ciste ladanifère

 

En avril dernier, quand nous avons fait la balade, le chemin par endroit était envahi par une sorte de duvet cotonneux. Nous avons vu que le duvet provenait d'un arbre.  Il s'agit tout simplement d'un peuplier

Cette bourre qui ressemble tant à du duvet, est composée de filaments très fins auxquels s'accrochent les graines. Cela facilite leur dispersion les jours de vent. C'est à cause de cette bourre, que les anglais, qui ont une langue souvent imagée, appellent certaines espèces de peupliers, les "cottonwoods". 

La bourre des peupliers
La bourre des peupliersLa bourre des peupliers
La bourre des peupliers

La bourre des peupliers

 

Les prairies au bord du chemin offrent une grande variété de plantes...

Une grande variété de plantes
Une grande variété de plantesUne grande variété de plantes
Une grande variété de plantes

Une grande variété de plantes

 

Quelques tamaris plantés ici ou là, nous rappellent que nous sommes bien dans le sud. Les abeilles s'en donnent à coeur joie dans les fleurs. 

Le tamaris est envahi par les abeillesLe tamaris est envahi par les abeilles
Le tamaris est envahi par les abeilles

Le tamaris est envahi par les abeilles

 

Début juin, nous avons pu photographier quelques bouquets secs...

Quelques jolis bouquets secs
Quelques jolis bouquets secsQuelques jolis bouquets secs

Quelques jolis bouquets secs

 

Mais n'oublions pas que nous sommes au bord d'un lac, et bien sûr l'eau est partout présente.

C'est toujours un bonheur d'apercevoir sa jolie couleur bleu à travers les plantes que ce soient de simples folles avoines, des baldingères (ou faux-roseaux) ou des mauves...et de se promener dans les odeurs de genêts.

Nous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes

Nous voyons le lac derrière les plantes

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je vous montrerai très bientôt d'autres jolies vues de ce lac artificiel...

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19 mai 2017 5 19 /05 /mai /2017 05:40

 

Hier je vous ai emmené sur la crête de Saint-Pons et je vous avais promis de franchir avec vous le joli passage entre deux murets, situé sur le plateau.

Pour aller là où je veux vous emmener, il faut d'abord suivre le chemin qui borde les falaises, avant de descendre sur une des restanques en contrebas par une sorte d'éboulis formé par des pierres écroulées.

Un petit cairn indique que le passage est fréquenté par les connaisseurs. Pas très facile d'accès, il faut bien le reconnaître, mais ce que nous avons découvert valait le coup d'oeil et les égratignures...

 

Nous voilà presque au bout du monde civilisé, devant une superbe construction qui servait de bergerie à l'époque où le Luberon était peuplé de nombreux troupeaux...

 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

Vous me croirez ou pas, mais je n'ai pas trouvé trace de cette construction ni sur les cartes, ni sur les blogs ou autre sites de randonnées, touristiques ou pas, de la région de Bonnieux.

Je ne sais même pas si le site a un nom précis car pour cela, il faudrait aller interroger les anciens...ou peut-être les chasseurs ! 

 

Une fois descendu en contrebas du chemin, et en suivant le sentier, on découvre une première construction, appuyée sur la falaise. Un homme n'y tiendrait pas debout : elle servait peut-être à isoler les brebis gestantes ou malades. 

 

On approche...On approche...
On approche...

On approche...

 

On découvre un peu plus loin, un mur exceptionnellement long, appuyé lui aussi à la falaise... dans un environnement envahi par les chênes verts. C'est le mur de la bergerie. 

Le mur de la bergerie

Le mur de la bergerie

 

Un peu plus loin, on aperçoit une ouverture mais le mur se prolonge au-delà. 

Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon
Une bergerie rupestre sous la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

 

La bergerie est bien là, certes un peu envahie par la végétation, sur cette restanque sans nul doute autrefois cultivée et qui aujourd'hui paraît être au bout du monde. 

Ses murs sont solides et encore debout ce qui la rend précieuse. On dirait presque un ermitage avec ses petites pièces attenantes...

Nous sommes juste en-dessous de la crête et nous apercevons en levant les yeux les rochers en surplomb. 

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous
La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

La crête de Saint-Pons au-dessus de nous

 

Aucun bruit de la civilisation n'arrive jusqu'à nous, car les voitures de la combe sont loin et nous sommes loin de toute habitation ! Quelques bruissements par-ci par-là, montrent que la vie est bien présente, mais elle sait se faire discrète ici et même les chants des oiseaux nous paraissent assourdis dans le silence qui nous entoure. 

 

Alors pas d'hésitation, nous nous approchons !

A notre gauche, c'est la grande bergerie et les restes de sa porte en bois aux clous forgés par des mains expertes...

Les gonds sont encore en place mais la porte a été enlevée.  

 

La bergerie
La bergerieLa bergerie
La bergerieLa bergerie

La bergerie

 

Nous observons des traces de ciment...

La porte a donc été renforcée assez récemment. 

Les traces de ciment

Les traces de ciment

 

En pénétrant à l'intérieur, nous découvrons que la bergerie est particulièrement grande. 

L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerie
L'intérieur de la grande bergerieL'intérieur de la grande bergerie

L'intérieur de la grande bergerie

 

Un peu plus loin, l'ouverture creusée dans le mur permet d'accéder à une autre partie de la construction. Peut-être les habitations du berger ?

Une petite pièce, bâtie elle-aussi contre le rocher, se trouve à gauche...

La petite pièce de gauche
La petite pièce de gauche

La petite pièce de gauche

 

...elle s'ouvre dans un long couloir éclairé par une fenêtre unique à barreau ce qui est surprenant ici. 

Le toit s'étant écroulé, nous apercevons la paroi rocheuse à travers les plaques calcaires qui remplaçaient les tuiles...

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse
La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

La fenêtre et le toit effondré qui laisse entrevoir la paroi rocheuse

 

Au bout du couloir, une autre pièce de forme conique est elle-aussi bien conservée car bâtie entre le mur et la roche...

La pièce du fond...

La pièce du fond...

 

Si nous longeons encore un peu le mur extérieur, une autre construction, écroulée à présent nous laisse voir l'arrière de la  pièce et la façon dont le mur s'accroche à la paroi... 

L'arrière de la pièce

L'arrière de la pièce

 

Cette paroi calcaire est ouvragée comme de la dentelle : c'est l'action de l'eau...

La paroi rocheuse
La paroi rocheuse

La paroi rocheuse

 

Et maintenant que nous avons visité les lieux nous avons le choix : soit tenter de descendre par les restanques, un peu risqué je trouve car on ne sait pas trop à quelle distance se trouve le sentier par lequel nous sommes montés et peut-être faudra-t-il en plus sauter d'une restanque à l'autre au risque de ne plus pouvoir remonter si nous nous trompons de chemin... c'est ce que mon mari voudrait faire ! Soit remonter par la crête...Devinez lequel des deux a gagné ?!

Au retour, nous nous apercevons que le mur de la bergerie a lui aussi (comme la porte) été rénové en partie : le changement de couleur et l'agencement des pierres sur la gauche, en est une preuve que nous n'avions pas vu en arrivant. Je ne sais toujours pas aujourd'hui ni par qui, ni depuis quand.

 

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

Le mur de la bergerie : on voit bien le changement de couleur et l'agencement différent des pierres à gauche

 

La balade d'aujourd'hui est terminée, j'espère qu'elle vous a plu et que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

Promis, un de ces jours, nous irons à nouveau découvrir d'autres sentiers sauvages de ma chère Provence ou d'ailleurs...

 

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18 mai 2017 4 18 /05 /mai /2017 05:38

 

Revenons pour deux jours en Provence et plus précisément dans le Luberon mais encore une fois dans une nature plutôt sauvage. 

Dimanche dernier, alors qu'il faisait une chaleur d'été, nous avons eu envie de nous balader au frais et nous avons choisi un petit vallon ombragé qui monte sur la crête de Saint-Pons dans le petit Luberon.

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

Le sentier est balisé de vert par endroit et domine la combe

 

On atteint cette crête, soit en faisant un grand tour à partir du village de Bonnieux si on est courageux, ou bien pour les "petits" randonneurs du dimanche... en prenant un chemin qui se trouve  en haut de la combe de Bonnieux, combe qui prolonge celle de Lourmarin, seul passage possible entre les deux Luberon (le Grand et le Petit)...

 

Je vous rappelle pour ceux qui habitent loin, que le Luberon est une des montagnes qui "coupe" la Provence en deux et pourrait même servir de frontière aux deux départements du Vaucluse et des Bouches-du-Rhône. Heureusement qu'il y a ce passage, cette combe donc, creusée par l'Aiguebrun, la rivière qui lui a donné son nom, car sinon nous n'irions pas souvent promener de l'autre côté : il faudrait faire tout le tour ! 

D'ailleurs nous ne sommes pas les seuls car la circulation dans la combe est incessante quel que soit le jour de la semaine. 

 

Mais le vallon où nous avons promené est encore sauvage.

Lors de notre balade, nous n'avons rencontré tout au long de l'après-midi qu'un seul VTTiste, presque surpris de nous croiser sur le chemin étroit et seulement un jeune couple venu pique-niquer sur les hauteurs pour profiter de l'air et de la vue. 

 

Le chemin est très agréable et ombragé : il monte sous les arbres...

 

Le sentier est ombragé
Le sentier est ombragéLe sentier est ombragé

Le sentier est ombragé

 

Le ciel est bleu... 

Pas un nuage à l'horizon

Pas un nuage à l'horizon

 

Le chemin grimpe pas mal mais nous permet d'atteindre assez vite la crête...

Il y a toujours de l'air et la vue est remarquable, non seulement sur la combe et la route en contrebas, mais aussi dans toutes les directions...

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !
La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

La vue du haut de la crête...n'hésitez pas à agrandir les photos !

 

Nous croisons bien ici et là quelques plantes des sous-bois...Vous reconnaîtrez au passage  dans l'ordre des photos, des mélittes à feuilles de mélisse de couleur rose (genre Melittis), des jeunes pousses de Houx fragon, des pousses de l'année de genévriers cade, des fougères dont je ne connais pas le nom exact et des gesses (Lathyrus), proches de nos petits pois...

Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore
Quelques éléments de la flore
Quelques éléments de la floreQuelques éléments de la flore

Quelques éléments de la flore

 

En chemin, nous avons eu la surprise de tomber sur une jolie borie de forme carrée en état...

Une borie de forme carrée

Une borie de forme carrée

 

Puis de nombreuses restanques attestent de la présence humaine. Ces espaces étaient donc bien cultivés...

Les bancaous

Les bancaous

 

Le chemin est en contrebas d'une barre rocheuse : la crête de Saint Pons...

Le barre rocheuse

Le barre rocheuse

 

Et plus loin, une fois sur le plateau d'autres constructions nous attendent en état ou pas que je ne peux pas résister à vous montrer...

La lumière était si forte que les photos ne sont pas très réussies !  

Tout d'abord cette jolie borie habitée, avec des rideaux aux fenêtres en tous cas, son joli mur d'enceinte et un petit puits typique de la région...

 

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher
Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

Une borie habitée dont nous n'avons pas osé nous approcher

 

Une autre en mauvais état...mais dégagée par la coupe des arbres, nous permet de voir le Mont Ventoux  par derrière !

 

Ruines de borie
Ruines de borie

Ruines de borie

 

Et encore plus loin sur le plateau, nous trouvons en contrebas du chemin une borie en très mauvais état mais l'aménagement extérieur avec ses petits bancs de pierre montre que des groupes s'y installent pour casse-croûter de temps en temps...

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte
La seconde ruine aménagée pour le casse-croûteLa seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

La seconde ruine aménagée pour le casse-croûte

 

 

Les propriétaires du coin nous permettent de passer chez eux et d'emprunter les chemins...et le disent ouvertement aussi le promeneur est averti et se sent responsable de ses actes. J'aime beaucoup !

 

 

La signalétiqueLa signalétique

La signalétique

 

Demain... si vous le voulez bien, nous emprunterons ce joli petit passage, et je vous ferai découvrir une autre construction étonnante.

Les bories de la crête de Saint-Pons / Balade en Provence dans le Luberon

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:49
Le  vallon de Ponserot vue générale du bassin

Le vallon de Ponserot vue générale du bassin

 

Aujourd'hui nous allons revenir en Provence, pour terminer la visite du vallon de Ponserot...

Ce petit vallon que je vous ai montré plusieurs fois depuis la semaine dernière débouche dans la vallée de la Durance. 

 

Là, à l'embouchure (ou presque) et pendant plusieurs décennies, l'extrémité du vallon de Ponserot a servi de bassin de décantation aux eaux du canal de Marseille.

 

Je vous ai déjà raconté le problème de l'eau en Provence et en particulier celui de l'alimentation en eaux de la ville de Marseille. Ces problèmes d'eau ont été résolus durant le XIXe siècle grâce à la construction du Canal de Marseille, dont je vous ai déjà parlé.

Mais subsistent encore pendant ce siècle, les problèmes liés aux boues charriées par les eaux. Les bassins de décantation situées près de Marseille ne suffisent pas.

Des bassins secondaires, plus petits, sont pourtant en activité dont celui qui nous intéresse : le bassin ou déversoir de Ponserot

 

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'huiL'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)


 

Construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau. Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles. 

L'eau était retenue par une levée, une sorte de barrage de 36 mètres d'épaisseur à la base et de 120 m de longueur, pour 19 mètres de hauteur. La levée était  munie de vannes permettant aux boues de se déverser par un chenal, directement dans la Durance..

L'eau arrivait directement de la Durance en amont, par un canal latéral et débouchait dans le réservoir par une énorme buse que l'on peut encore observer car elle est en parfait état. 

 

 

Plan du bassin de décantation

Plan du bassin de décantation

Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse

Le canal d'introduction de l'eau...et la buse

 

La surface faible  de ce bassin de décantation, permettait à l'eau de le traverser seulement en trois heures. Mais ce temps très court ne permettait pas une décantation suffisante (seulement 45 % des boues).

 

Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon.

Site du Canal de Marseille

Le déversoir ?

Le déversoir ?

 

En 1864, on construit des canaux latéraux à gauche et à droite, ouvert par des "vanettes" de 0.40m de large. En tout 81 "vanettes" se situent rive gauche et 72, rive droite. Elles permettaient le nettoyage automatique du bassin.

Jean François Mayor de Montricher, l'ingénieur suisse qui en avait assuré la conception, mourut l'année de la mise en route de ce réservoir. Il ne sut jamais que son bassin était si bien conçu (bien que trop petit) qu'il ne s'envasait jamais, ne nécessitant ainsi ni vidange totale, ni curage régulier...  

 

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

 

En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux. Un tuyau de vidange s'est bouché, empêchant l'évacuation des eaux boueuses.

Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...

Depuis la nature a repris ses droits mais la construction est bien visible partout. Bien que  je n'ai pas trouvé d'accès pour descendre au fond du bassin...nous avons fait une belle balade...

 

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

 

C'est depuis la fin du XIXe siècle, le bassin de décantation de Saint-Christophe, beaucoup plus vaste, qui est désormais en fonctionnement.  

Tout le monde peut l'observer en se rendant de Rognes dans le Vaucluse (ou vice versa). Je vous en parlerai plus en détails un jour prochain, mais en attendant que je vous conte son histoire, je vous donne un petit aperçu de ce grand réservoir d'eau. 

La bassin de Saint-ChristopheLa bassin de Saint-Christophe
La bassin de Saint-Christophe

La bassin de Saint-Christophe

 

Et pour terminer, voici à quoi ressemble le canal de Marseille à ce niveau, juste avant l'arrivée à ce nouveau bassin de décantation.

Pour ceux de la région que cela intéresse, je vous mets une carte pour que vous puissiez situer les différents lieux dont je vous ai parlé ! 

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 05:57

 

Le thème est libre ce mois-ci chez Magda et elle nous propose de suivre le dicton suivant bien connu de tous : "au mois de mai, fais ce qu'il te plaît", que je vais mettre en application aujourd'hui dimanche...

 

Je vous emmène donc à nouveau sur le sentier que nous avons déjà parcouru hier...sur le chemin de Ponserot près de Rognes (dans le 13) où les collines provençales offrent de belles prairies entre deux coins de garrigue fleurie. 

Le paysage est verdoyant en cette saison. Le chemin s'aperçoit à gauche... 

 

Le paysage...

Le paysage...

 

Il n'est pas rare de rencontrer le jeune berger du coin. Il mène un troupeau bien de chez nous avec brebis et chèvres mélangées. 

 

Lundi 1er mai, lorsque nous avons fait la balade, nous avons pu discuter un long moment avec lui de ses conditions de travail souvent difficiles, de sa première montée à l'estive qui allait bientôt l'amener à passer tout un été dans les montagnes, de ses brebis qui allaient bientôt mettre bas et qu'il menait par les sentiers faciles pour ne pas trop les fatiguer...et d'écologie.

Mais il nous a aussi parlé de quelques-uns de ses problèmes : des motos tout terrain qui font peur aux brebis et des gens qui viennent la nuit voler les clôtures électriques laissant les bêtes partir où bon leur semble. 

 

En bref, un jeune berger passionné et ouvert au monde, mais inquiet de l'avenir et du devenir de son métier...

 

C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence

C'est vert mais nous sommes bien en Provence

 

Un bel exemple d'harmonie entre l'homme et l'animal.

Des animaux heureux de vivre en liberté au lieu d'être enfermés dans une bergerie, ce qui se pratique de plus en plus souvent pour les chèvres.

Un paysage façonné par les bêtes mais sous contrôle. 

Et de bons produits à la clé pour les consommateurs que l'on peut trouver sur les marchés locaux donc en circuits courts.

 

Aurons-nous encore tout cela demain ?

Voilà le troupeau vu de près...

 

Voilà le troupeau vu de près
Voilà le troupeau vu de près

Voilà le troupeau vu de près

 

Et d'encore plus près... puisque j'ai fait cette petite vidéo que j'ai mise en ligne sur Youtube, une première pour moi.

Vous pardonnerez quelques erreurs à la camerawoman débutante !

 

Bon dimanche à tous ! 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (2) / Balade en Provence pour #photodimanche

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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11 avril 2017 2 11 /04 /avril /2017 05:45

 

Aujourd'hui, je pars pour quelques jours dans la Drôme avec mes petits-enfants. Pas de problèmes de réseau là-bas, donc j'essaierai  de passer de temps en temps sur vos blogs et de répondre à vos gentils commentaires, mais je ne promets rien !

Vous trouverez ici tout de même quelques idées de recettes déjà publiées sur le blog mais trop peu consultées, pour préparer votre week-end de Pâques et quelques articles programmés que j'ai en réserve...  

 

Pour ceux qui ne partent pas en vacances, je vous propose aujourd'hui une petite balade, presque totalement en photos, au bord de la mer, toujours dans la baie de Sanary. 

 

Le port de Sanary...vue générale avec la Tour carrée au fond à droite

Le port de Sanary...vue générale avec la Tour carrée au fond à droite

 

Le port de Sanary est situé dans une baie abritée. Son originalité est d'être encore un port de pêche artisanale. Ainsi chaque matin, quand le temps le permet, les pêcheurs déchargent leur poisson sur le quai : rougets, baudroies, saupes...

Des plongeurs ramassent aussi des oursins pour le plus grand plaisir des amateurs.

 

Sur le port (en travaux en ce moment), il faut noter cet heureux mélange entre...

- les bateaux de pêche.

La plupart sont des "pointus" que vous verrez ici ou là au gré de mes photos. D'autres pêcheurs ont des embarcations plus modernes...

Les "pointus" sont des bateaux à voile typiquement provençaux qui ont la particularité d'être pointus à la proue (l'avant du bateau bien sûr) mais arrondis à la poupe à la différences des "barquettes" marseillaises qui sont pointues des deux côtés.  Les deux se retrouvent dans le port. 

La voile des "pointus" est une voile latine de forme triangulaire d'origine très ancienne.

Si vous êtes passionnés par ces embarcations je vous conseille de visiter le site de l'association "les pointus de Sanary" ICI.

A noter : les étals de pêcheurs se remplissent tous les matins. Là ce dimanche matin, un seul avait du poisson.  

 

Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var

 

- les bateaux proposant des balades en mer, location de voiliers avec skipper, bateaux école...à l'intention des touristes.

Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var
Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var Le port et le bord de mer / Balade à Sanary dans le Var

 

- et les bateaux du port de plaisance.

Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?
Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?

Des bateaux au port...reconnaîtrez-vous les "pointus" ?

 

Sur le quai Charles de Gaulle, on tombe sous le charme du kiosque à musique.

Il a été construit au XIXe siècle. De forme octogonale, il est formé de 8 colonnes soutenant le toit. De nombreux concerts y sont donnés en saison.

Difficile de le prendre en photo sans personne autour...ce dimanche-là. 

On voit bien à droite, les barrières de protection installées pour les travaux !

 

Le kiosque à musique
Le kiosque à musique

Le kiosque à musique

 

Les enfants eux, rêvent  de faire un tour sur le carrousel...et pourquoi pas les grands, après tout !

J'adore ce manège ancien avec ces chevaux de bois, la réplique du célèbre Nautilus, une fusée de Jules Verne et bien d'autres attractions, renouvelées fréquemment...

Le carrousel
Le carrousel

Le carrousel

 

Et puis à Sanary, il y a la  mer telle qu'on peut la voir en se promenant sur le bord...et la vue panoramique sur les îles de la baie dont je vous donne un petit aperçu car bien sûr, avec mon vieil APN, c'est moins bien qu'en réalité.

 

La baie de Sanary avec vue jusqu'à l'île du Gaou au Brusc

La baie de Sanary avec vue jusqu'à l'île du Gaou au Brusc

Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité
Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité

Vue sur l'île des Embiez...je devrais dire l'archipel des Embiez et son port abrité

L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)
L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez) L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)

L'île du Grand Rouveau, bien visible avec son phare (à sa gauche les Embiez)

Et puis la mer...certains vont même y plonger !
Et puis la mer...certains vont même y plonger !Et puis la mer...certains vont même y plonger !

Et puis la mer...certains vont même y plonger !

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7 avril 2017 5 07 /04 /avril /2017 06:11
Le marché aux fleurs juste à côté du parking

Le marché aux fleurs juste à côté du parking

 

La promenade dans les rues nous apprend toujours beaucoup de choses sur une ville ou un village, que ce soit en regardant les noms de ces rues où en observant les monuments, les statues, ou tout autre patrimoine, petit ou grand, laissé par les habitants.

 

La première chose que l'on voit en arrivant à Sanary en dehors de la tour carrée...c'est la mer et bien sûr le port dont je vous parlerais un jour prochain.

 

Sanary et le port vu d'en-haut

Sanary et le port vu d'en-haut

 

La tour carrée appelée aussi Tour romane, a été érigée vers 1300 à l'époque où la ville s'appelait encore Saint-Nazaire et dépendait d'Ollioules comme je vous l'ai expliqué dernièrement. Elle est un exemple typique de l'architecture romane militaire. Elle mesure 21 mètres de hauteur et se voit donc de loin. 

Au départ, elle servait de tour de guet et était entourée d'un fossé de défense afin de protéger la garnison et surtout les armements. Vers 1507, des maisons sont construites à proximité et la tour cessera peu à peu de fonctionner comme tour de guet au cours du siècle. On l'utilisera ensuite comme une prison, puis un grenier pour les provisions et le fossé sera définitivement comblé au début du XVIIIe siècle. 

Au dernier étage se trouve encore l'ancien pigeonnier. 

 

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

La Tour carrée cachée en partie par l'hôtel qui porte son nom

 

Restaurée par la ville, elle est ouverte au public depuis 1990 et son musée se visite également. Il s'agit d'un musée international d'archéologie sous-marine. Ses collections proviennent de fouilles effectuées dans la baie de Sanary et la rade du Brusc. Il a été baptisé "Musée Frédéric Dumas" en hommage à un passionné de plongée.

Sanary est en effet la cité historique de la plongée sous-marine. Les trois "Mousquemers" que sont Frédéric Dumas, Jean-Yves Cousteau et Philippe Tailiez s'y sont rencontrés et y firent de nombreuses expérimentations. Ils ont testé ici leur matériel de plongée, parfois unique...

Le musée présente dans ses salles, toute une collection d'équipements de plongée et les amateurs peuvent y découvrir l'étendue des progrès réalisés dans ce domaine.

 A visiter un jour prochain donc lorsque je retournerai m'y balader...

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

L'entrée du musée dont une partie se trouve dans la tour

 

En longeant le port, nous apercevons l'église Saint-Nazaire, appelée aussi l'église Saint Nazaire-Saint Celse.

Elle a été construite à la fin du XIXe siècle dans un style néoroman par Michel Pacha en remplacement de l'ancienne église du XVIe. 

Ce personnage célèbre à Sanary, de son vrai nom Marius Michel, était officier de marine et architecte. C'est lorsqu'il est devenu maire de la ville qu'il décida d'y faire des transformations importantes et de la moderniser pour en faire une station balnéaire. 

En 2000, l'intérieur a été décoré de fresques d'inspiration byzantine...que je ne vous montrerai pas car je ne l'ai pas visité. 

 

L'église Saint-Nazaire
L'église Saint-Nazaire

L'église Saint-Nazaire

 

La fontaine de l'agriculture, c'est son nom a été érigée en hommage à l'agriculture, car malgré les apparences, et la proximité de la mer, Sanary a toujours été un pôle important pour l'agriculture dans l'arrière-pays. 

Une autre statue est érigée en hommage à la marine. 

La fontaine de l'agriculture

La fontaine de l'agriculture

Statue et fontaine vues de prèsStatue et fontaine vues de près

Statue et fontaine vues de près

 

En se promenant sur le port on aperçoit aussi l'horloge située sur le fronton de la mairie...elle date de 1890. 

L'horloge

L'horloge

 

Tout près des travaux, l'hôtel-restaurant de la Tour tente d'attirer les touristes avec ses jolies tables colorées...mais ce n'est pas très drôle car personne ne peut voir le port à travers les grosses toiles tendues pour sécuriser les lieux. 

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

L'ambiance est là mais personne n'est assis au-dehors.

 

Dans les rues qui montent vers la petite Chapelle Notre-Dame de la Pitié dont je vous ai parlé cette semaine, on passe devant la maison Cousteau toujours habitée par son fils. 

L'entrée de la maison CousteauL'entrée de la maison Cousteau
L'entrée de la maison Cousteau

L'entrée de la maison Cousteau

 

De nombreux personnages célèbres ont vécu à Sanary et plusieurs plaques leur rendent hommage, ici ou là dans les rues. 

N'oublions pas non plus que durant le XXe siècle et la seconde guerre mondiale de nombreux écrivains exilés ont été accueillis par la ville. 

 

Petite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le VarPetite balade dans les rues de Sanary / Balade dans le Var

 

Quelques grandes bâtisses richement ornées dominent la baie...ou se découvrent dans les rues au fil de la balade. Leur  style est parfois fort différent comme vous pouvez le voir sur ces deux photos. 

Quelques bâtisses...
Quelques bâtisses...

Quelques bâtisses...

 

Et puis il y a tout ce que nous ne pouvons voir et cette porte par exemple s'ouvre sur un mystérieux jardin qui domine la baie et les îles...La vue doit y être magnifique ! 

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...
Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

Qu'y a-t-il derrière cette porte ? Mystère...

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5 avril 2017 3 05 /04 /avril /2017 06:11

 

Voilà une petite chapelle à laquelle on accède par un chemin qui domine la baie de Sanary. Il est sillonné d'oratoires et de jolies maisons devant lesquelles prolifèrent les plantes et les fleurs que je vous ai montré lundi dernier.

 

L'arrivée à la chapelle
L'arrivée à la chapelleL'arrivée à la chapelle

L'arrivée à la chapelle

 

Un peu d'histoire... 

 

Cette petite chapelle a été construite vers 1560 par les habitants eux-mêmes, sur la colline de "Port-yssol" qui était attachée alors à la commune d'Ollioules. 

C'était à l'époque non pas un quartier de Sanary, la ville n'existait pas encore, mais un petit hameau appelé Saint-Nazaire qui était habité presque entièrement  par des pêcheurs. 

Un ermite était chargé d'entretenir la chapelle mais surtout de prévenir les pêcheurs de l'arrivée du mauvais temps. Pour cela il sonnait la cloche afin de guider les bateaux vers le port. Il les prévenait de la même manière en cas d'éventuels envahisseurs. 

Abrité derrière la Tour Romane qui avait été érigée dès 1300, ce petit hameau s'étalait au bord de l'eau.

Dès le XVIIe siècle, Louis XIV accepte par décret de séparer le hameau de Saint-Nazaire de la commune d'Ollioules. En échange les habitants obtiennent le droit d'effectuer une procession annuelle et perpétuelle. 

Le hameau devient définitivement une commune indépendante en 1688 et se dote de ses armoiries. 

 

Les armoiries de la ville

Les armoiries de la ville

 

Sanary était née : en effet San Nary, signifie  Saint-Nazaire en provençal ! 

Mais son nom ne lui sera officiellement attribué qu'en 1890. 

Au XVIIIe siècle, la chapelle servira, vue sa position en hauteur par rapport à la baie, de poste de garde face aux menaces d'invasion par la mer (on redoute le duc de Savoie), puis elle sera utilisée comme infirmerie à deux reprises, pour soigner les malades de la Grande Peste en 1720, puis à nouveau en 1870, plus d'un siècle plus tard, lors de la guerre franco-prussienne. 

Entre temps, au moment de la Révolution française, elle va être vendue comme beaucoup de biens d'église à un commandant d'artillerie, le Capitaine Ferrati. Elle a été rendue au culte en 1805. 

Elle est aujourd'hui la propriété de la ville et a été entièrement restaurée en 2008. 

 

C'est une petite chapelle blanche, très sobrement décorée à l'intérieur.

On y découvre divers ex-voto dédiés à Sante-Marie, Sainte-Rita et Sainte- Thérèse. Une jolie peinture du Christ orne les murs et on peut y admirer des statues de Saint-Joseph et Saint-Antoine. 

 

L'intérieur sobre de l'église
L'intérieur sobre de l'égliseL'intérieur sobre de l'église

L'intérieur sobre de l'église

 

Désolée pour les passionnées, mais il y avait trop de monde ce dimanche-là pour que je réussisse à prendre des photos sans personne devant, or comme vous l'avez deviné, cette chapelle est toute petite.

Je ne pourrais donc pas vous montrer davantage de détails pour aujourd'hui...Cela me donnera l'occasion d'y retourner.

 

Proche de Sanary, se trouve sur la commune de Six-Fours, une autre petite chapelle dont je vous ai parlé, il y a déjà presque deux ans : c'est Notre-Dame de (la) Pépiole. Je vous mets le lien vers mon article de l'époque pour ceux que ça intéresse.

 

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Published by manou - dans Provence patrimoine Var
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