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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 06:27
Les bancaus

Les bancaus

Voilà un petit village du Vaucluse, où je n'étais pas allée depuis longtemps (il est assez loin de chez moi) et c'est Martine qui m'a donné envie d'y retourner pour visiter avec mes petits-enfants pendant les vacances de noël, le Conservatoire des Terrasses de Cultures. Le site est très agréable car il est plein sud, bien ensoleillé et à l'abri du vent. Il se visite en libre accès toute l'année.

 

Le départ de la balade s'effectue à partir du moulin de Jérusalem, le moulin du village dont je vous reparlerai bientôt.

Le moulin du village de Goult

Le moulin du village de Goult

Il faut descendre par un grand chemin charretier, le chemin communal de la Carredone qui longe un superbe mur en pierre sèche.

Il y a beaucoup de murs ainsi construits en Provence. Le plus souvent ces murs étaient coiffés de pierres plates posées verticalement pour empêcher les animaux de les franchir.

Mais cette technique était aussi utilisée tout simplement pour marquer les limites entre deux propriétés. 

Le long du chemin communal de la CarredoneLe long du chemin communal de la Carredone
Le long du chemin communal de la CarredoneLe long du chemin communal de la Carredone

Le long du chemin communal de la Carredone

En chemin, des panneaux pédagogiques indiquent les différentes plantes qui aiment particulièrement y pousser. Les enfants s'amusent bien sûr à les chercher. 

Le Conservatoire des Terrasses de Cultures de Goult / Balade dans le Vaucluse
Quelques plantes qui aiment les vieux mursQuelques plantes qui aiment les vieux murs

Quelques plantes qui aiment les vieux murs

Sur la gauche, une trouée dans le mur permet d'entrer dans l'amphithéâtre de verdure qui abrite le Conservatoire. 

Il faut suivre les indications précises, disposées sur les panneaux, pour se repérer au sein de sa superficie de cinq hectares. 

Entrée du Conservatoire

Entrée du Conservatoire

Sur ces terres, à l'abri du vent et donc du mistral, les paysans ont cultivé pendant des décennies oliviers et amandiers après avoir aménagé de nombreuses terrasses, appelées encore restanques ou bancaus (prononcer le "u" comme "ou").

Ces restanques ont souvent été abandonnées puis reconstruites selon les besoins de la population.

Les hommes ont utilisé cette technique depuis la préhistoire...

Les bancaus
Les bancaus

Les bancaus

Comme nous l'avons déjà vu dans un précédent article, les murets des bancaus étaient aménagés pour pouvoir les franchir par des escaliers de pierres (ci-dessus et ci-dessous !) ou parfois des escaliers volants (ci-dessous) qui, je le rappelle, étaient constitués de pierres plates dépassant du mur. 

Les escaliers dans les murets
Les escaliers dans les murets

Les escaliers dans les murets

Lors de leur construction, selon la géologie du terrain, des arcs étaient aménagés dans les murets pour contourner les gros blocs  et parfois, les pierres étaient directement posées sur le rocher...

Les murs de soutènement bâtis sur les rochersLes murs de soutènement bâtis sur les rochers
Les murs de soutènement bâtis sur les rochersLes murs de soutènement bâtis sur les rochers

Les murs de soutènement bâtis sur les rochers

Les hommes creusaient aussi des puits et des citernes leur permettant de recueillir l'eau de ruissellement et d'arroser leurs plantations. Ici la citerne creusée directement dans le rocher permettait de conserver environ 20m3 d'eau. 

Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...
Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...
Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...

Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...

Bien sûr, pour s'abriter ou ranger leurs outils, ils savaient aussi utiliser les pierres du terrain pour bâtir des bories.

 

N'oubliez-pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand. 

Les bories Les bories
Les bories Les bories
Les bories Les bories

Les bories

Celle-ci est différente car plus récente, elle a été aménagée comme un petit cabanon et montre même la présence d'un petit jardinet à côté et d'une fenêtre assez grande, une ouverture plutôt rare dans les bories... 

Le petit cabanon
Le petit cabanon

Le petit cabanon

Les apiés bâtis dans les murs permettaient de mettre bien à l'abri les ruches en paille...

Les murs de pierre offraient une régulation thermique parfaite et permettaient la reprise de la ponte dès les beaux jours. 

 

Voici deux d'entre eux, photographiés sur le site. Les deux premières photos montrent le même apié, situé derrière le moulin sur le plateau. La seconde montre un apié accolé à une grande borie.  Il y en a un troisième plus grand sur le site, que nous n'avons pas trouvé. 

Les apiés
Les apiés
Les apiés

Les apiés

Enfin, les chemins caladés permettaient de retenir le terrain en cas de pluie et de faciliter les déplacements des hommes et des animaux. 

Le chemin caladé

Le chemin caladé

Ce site quillé en hauteur permet d'avoir une belle vue sur les alentours... et en particulier sur Notre-Dame de Lumières située en bordure de la route. 

Notre-Dame de Lumières
Notre-Dame de Lumières

Notre-Dame de Lumières

 

Il est temps de rentrer et de remonter par le chemin charretier pris au départ afin de regagner le moulin...en passant devant la Croix de la Roche Redon. 

Le retour...
Le retour...
Le retour...
Le retour...

Le retour...

Le site, cultivé depuis le XVIIe et XVIIIe siècle, a été entièrement rénové et mis en valeur par des bénévoles de la commune et le Parc Naturel régional du Luberon dans les années 80. Il est toujours aujourd'hui entretenu par une association, ce qui permet aux curieux de découvrir ce petit patrimoine rural qui ne manque pas de charme. 

 

Il a été abandonné comme beaucoup de sites ruraux au moment de l'exode rural qui a fait suite à la Première Guerre Mondiale. L'érosion et les animaux ont permis à la nature de reprendre ses droits, d'où l'importance de le préserver aujourd'hui.

 

Pour compléter cette visite, vous pouvez aller découvrir l'article de Martine qui a bénéficié d'une belle lumière lors de son passage. Je ne suis pas allée relire son article, mais je sais qu'en principe nous nous complétons le plus souvent. Comme elle, je vous ferai visiter le reste du village, mais je n'ai pas eu le temps de tout voir donc encore une fois, je vous mettrai les liens vers ses articles bien plus complets que les miens. 

Elle a eu la chance de prendre en photo le plus grand "apié" (rucher) que j'ai raté, mes pitchounets gambadant de-ci, de-là comme de jeunes cabris, mais je vous rassure...uniquement sur les chemins autorisés, je ne sais même pas où il était !

 

Mais... nous y retournerons un jour : je ne doute pas qu'en toute saison, ce circuit soit magnifique. 

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16 janvier 2019 3 16 /01 /janvier /2019 06:28
Une des bories du Tallagard

Une des bories du Tallagard

Poursuivons aujourd'hui, si vous le voulez bien, notre balade sur le Tallagard commencée la semaine dernière ICI

Malgré le froid, nous sommes descendus jusqu'à la ferme de la Pastorale qui a donné son nom au circuit. 

 

Cette grande ferme du XVIIe siècle est en ruine et ses vestiges sont interdits d'accès à cause des risques d'éboulements. Elle cache en son sein une bergerie voûtée qui a été récemment consolidée par un chantier de bénévoles. A l'étage se trouvait la partie habitable. 

Les vestiges de la ferme de la PastoraleLes vestiges de la ferme de la Pastorale
Les vestiges de la ferme de la PastoraleLes vestiges de la ferme de la Pastorale
Les vestiges de la ferme de la PastoraleLes vestiges de la ferme de la Pastorale

Les vestiges de la ferme de la Pastorale

Tout contre la ferme, se trouve comme dans beaucoup habitations provençales, une citerne qui servait à conserver les eaux de pluie en provenance du toit. Le système assez récent prouve que cette ferme a fonctionné sans nul doute jusqu'au début du XXe siècle. L'eau descendait de la toiture par un conduit emprisonné dans le mur de pierre et qui débouchait directement dans la citerne. 

A côté, se trouvent encore une pile provençale qui servait aux hommes, et un grand abreuvoir pour les animaux, taillés dans la pierre. 

La citerne et son système de récupération des eaux de la toitureLa citerne et son système de récupération des eaux de la toiture
La citerne et son système de récupération des eaux de la toitureLa citerne et son système de récupération des eaux de la toiture
La citerne et son système de récupération des eaux de la toitureLa citerne et son système de récupération des eaux de la toiture

La citerne et son système de récupération des eaux de la toiture

En poursuivant la balade, nous trouvons de nombreuses bories, typiques de la région et récemment rénovées. 

Le terme de "borie" est provençal mais dans la région salonaise, on les appelait des "cabots".

Ce sont donc des cabanes servant d'abris temporaires aux bergers et paysans. Ils y laissaient parfois des outils lorsqu'ils cultivaient la terre, loin de la ferme. 

 

Voici donc une première borie simple et son mur accolé. Vu l'emplacement de cette borie en hauteur sur le plateau et donc très exposée au mistral, le mur devait servir d'abri au troupeau ou à une culture particulièrement fragile. 

Une borie simple et son mur
Une borie simple et son mur

Une borie simple et son mur

Pas très loin se trouve une borie double qui constitue un ensemble assez rare avec des ouvertures orientées différemment et une communication interne.

Personnellement je n'en avais jamais vu...

La borie double et ses ouvertures...La borie double et ses ouvertures...
La borie double et ses ouvertures...La borie double et ses ouvertures...

La borie double et ses ouvertures...

A l'arrière, un escalier permet d'accéder aux sommets des constructions pour les réparer...

L'arrière de la borie-double

L'arrière de la borie-double

 

Je n'ai pas pu prendre toutes les bories présentes sur le site en photos car il faisait trop froid ce jour-là et, comme je vous l'ai dit la semaine dernière, nous sommes redescendus plus tôt que prévu jusqu'au parking à cause du vent violent. 

 

Cela nous donnera l'occasion d'y retourner une autre fois, sans doute au printemps lorsque la garrigue sera en fleurs...enfin, si vous le voulez bien ! 

 

A bientôt pour d'autres balades...

A bientôt pour d'autres balades...

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11 janvier 2019 5 11 /01 /janvier /2019 06:27
Le Sentier de la Pastorale
Le Sentier de la Pastorale

Le Sentier de la Pastorale

 

Près de la ville de Salon-de-Provence, se trouve un massif de collines, propice aux randonnées pédestres ou en VTT, le Tallagard (que l'on trouve aussi parfois écrit "Talagard" avec un seul "l"). Cette petite "montagne" offre aux promeneurs de nombreux vestiges et, en saison, elle leur permet de découvrir la flore de la région mais aussi de magnifiques paysages et de belles vues sur les environs...

Il y a quatre sentiers de randonnées balisés. Pendant les vacances de noël, nous avons découvert une partie du Sentier de la Pastorale, mais comme il y avait trop de mistral et qu'il faisait froid malgré le soleil, nous avons écourté la balade...à cause de nos pitchounets qui étaient avec nous. Nous y retournerons donc un jour de printemps pour profiter de la flore de la garrigue.

 

Sur des chemins bien balisés, de nombreux panneaux explicatifs permettent de mieux comprendre la vie de nos ancêtres. Bories et restanques nous font découvrir l'importance du pastoralisme et de l'agriculture sur cette petite montagne de Provence.

 

La montée à partir du parking se fait à l'abri des pins et des chênes. Au départ le chemin est balisé comme un sentier botanique et de nombreuses pancartes montrent les plantes caractéristiques de la garrigue ou celles qui ont été pendant longtemps utilisées pour les cultures...comme ici l'olivier. 

 

 

 

Très vite en haut de la côte, nous découvrons un mur ancien, encore en bon état malgré quelques trouées. C'est le mur aux pierres percées. 

Le mur aux pierres percées
Le mur aux pierres percées

Le mur aux pierres percées

 

Ce mur de pierre sèche servait à protéger la culture de la vigne. Il est entièrement bâti en molasse, une roche à la couleur caractéristique, très utilisée pour les constructions en pierre. 

Tout le long du mur, des pierres plates percées sont insérées dans la construction à une certaine hauteur. Elles forment des saillies espacées. Elles permettaient de fixer des tuteurs, le long desquels les vignes pouvaient grimper.

Lorsqu'elles se trouvent isolées, ces pierres ont un usage différent. Près d'une construction, elles servaient à attacher l'âne ou le cheval, en pleine garrigue, à fermer un portail qui empêchait ainsi les bêtes de gambader librement dans les plantations. 

Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)
Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)

Les deux dernières photos sont de mon mari (il est beaucoup plus grand que moi !)

J'avoue que je n'avais jamais vu ce genre de mur ! Pourtant je me suis souvent baladée sur le Tallagard lorsque j'étais enfant. Il est vrai qu'à l'époque, le Tallagard était nettement plus sauvage et que sans doute la végétation masquait ces vestiges, ou bien nous sommes passés à côté sans les voir...

De l'autre côté du mur, des plantations de jeunes cèdres commencent à prendre du volume.

Les cèdres

Les cèdres

Un peu plus haut sur le chemin, nous retrouvons d'anciennes calades et plusieurs bancaus (=terrasses, restanques) superposés. Ils ont été replantés en oliviers récemment. 

 

En Provence, les calades se retrouvent aussi bien dans les villages qu'en campagne. Elles servent à tenir les sols en pente et à éviter leur érosion ce qui facilite le passage des hommes et des animaux. Les calades des campagnes sont faites avec des pierres grossièrement taillées. Je le rappelle ici, les pierres sont disposées sur chant.

 

Les bancaus, ou restanques permettaient de cultiver plus facilement les terrains en pente. De plus lors des pluies, l'eau au lieu de ruisseler, inondait les parcelles cultivées.

 

 

Ces terrasses de culture ont été exploitées jusqu'au XIXe siècle. Lors de l'essor démographique de la ville, il a bien fallu augmenter les surfaces cultivables. Oliviers, amandiers, vignes, arbres fruitiers, légumineuses étaient ainsi abondamment plantés sur ces sols secs. 

Les calades et les bancaus
Les calades et les bancaus
Les calades et les bancaus

Les calades et les bancaus

Nous trouvons aussi à proximité des puits et abreuvoirs qui étaient utilisés pour les animaux. 

Les puits sont construits en pierre sèche ce qui leur permet d'être directement en lien avec les nappes souterraines. 

A noter que les puits ne sont quasiment plus alimentés de nos jours. Les sources ont été détournées et l'arrêt des cultures et du pastoralisme, a entraîné la repousse abondante de la végétation. Les racines des arbres pompent l'eau de la nappe qui s'assèche. 

Sur les photos ci-dessous, le dernier puits présente à côté un abreuvoir directement creusé dans la roche en place...

Les puits et abreuvoirsLes puits et abreuvoirs
Les puits et abreuvoirs
Les puits et abreuvoirsLes puits et abreuvoirs

Les puits et abreuvoirs

Partout le sentier longe des murs en pierre sèche, et de temps en temps dans les murs des bancaus, on trouve des escaliers volants qui comme leur nom l'indique ne servaient pas à s'envoler, mais bien à franchir le mur pour passer plus rapidement à pied d'un bancau à l'autre évitant ainsi de piétiner certaines cultures. 

Les escaliers sont formés d'une pierre plate plus longue, bien insérée dans le muret de pierre lors de la construction. Si une marche était cassée, elle ne pouvait pas être remplacée. 

Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants
Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants
Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants

Quelques murs de construction différente, et des escaliers volants

Enfin, sur le plateau, au sommet du rocher de l'Enclume, une table d'orientation nous permet d'avoir une vue aérienne sur la ville de Salon-de-Provence, sur le massif des Alpilles et jusqu'à Fos-sur mer en direction du sud.

 

Vues de la table d'orientation
Vues de la table d'orientation
Vues de la table d'orientation

Vues de la table d'orientation

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui et, comme d'habitude, si vous le voulez bien...nous continuerons la balade la semaine prochaine. En attendant, je vous montre le tracé de cette courte randonnée. 

Le tracé du Sentier de la Pastorale

Le tracé du Sentier de la Pastorale

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 06:25
Un des plus jolies bories de Cornillon-Confoux (13)
Un des plus jolies bories de Cornillon-Confoux (13)

Un des plus jolies bories de Cornillon-Confoux (13)

 

Les bories sont des constructions en pierres sèches qui servaient autrefois de lieux de repos pour les bergers. On les appelait autrefois "cabanes"en Provence mais chaque région les baptise différemment.

 

La commune de Cornillon-Confoux en a recensé une cinquantaine sur le plateau qui surplombe le village.

Les bories servaient d'abris mais permettaient également d'épierrer les champs pour les préparer à la culture, une culture qui s'étageait sur les restanques afin que les plantations profitent du soleil dès les beaux jours.

 

Elles sont nombreuses dans toute la France et souvent encore bien conservées. Je vous avais déjà montré celles du Castillon près du village de Rognes.

Mais je vous en avais montré aussi en Haute-Loire juste à côté de la ville du Puy-en-Velay. Là-bas on les appelle des Chibottes.

 

La plupart des bories ont été construites vers la fin du XVIIe et durant le XVIIIe siècle et ont été utilisées jusqu'à la fin du XIXe siècle. 

Elles n'ont jamais servies d'habitations, sauf occasionnellement. 

Elles ont été construites lors des périodes de défrichements à la fin de l'Ancien Régime, ou après la Révolution. De nombreuses terres ont été données aux paysans à la condition qu'elles soient cultivées. Les paysans qui étaient souvent loin de chez eux, avaient besoin d'y déposer leur matériel, de s'y mettre à l'abri ou de s'en servir de petite bergerie pour les agneaux nouveaux-nés. 

 

Les pierres sont assemblées sans mortier puisque toute la construction est faite de pierres sèches.

Ces pierres plates que l'on appelle des lauzes sont savamment assemblées. Chaque rangée avance légèrement par rapport à la précédente et appuie de son propre poids sur l'édifice. Les pierres sont légèrement inclinées vers l'extérieur du mur.  

C'est la technique de la voûte en encorbellement qui donne à la toiture sa forme caractéristique pointue ou arrondie selon les régions.

 

Le toit d'une borie

Le toit d'une borie

 

Parfois à l'extérieur, était prévu une sorte d'escalier pour aider le bâtisseur à monter les pierres jusqu'en haut...

Borie avec escalier en pierre extérieur...
Borie avec escalier en pierre extérieur...Borie avec escalier en pierre extérieur...

Borie avec escalier en pierre extérieur...

 

D'autres fois, les murs étaient doublés d'un deuxième mur, à la base permettant de monter dessus pour placer les pierres de la toiture mais aussi de consolider l'assise. 

Borie dont le mur de base est doublé

Borie dont le mur de base est doublé

 

L'entrée, toujours placée au sud en Provence,  est toujours basse et  formée par un simple linteau en pierre taillée et la plupart du temps il n'y a aucune porte. Souvent, l'agencement des pierres au-dessus du linteau est décoratif.

Agencement des pierres au dessus du linteauAgencement des pierres au dessus du linteau

Agencement des pierres au dessus du linteau

 

Parfois un puits se trouve devant la porte de la borie...

 

Borie avec un puits devant la porte
Borie avec un puits devant la porteBorie avec un puits devant la porte
Borie avec un puits devant la porte

Borie avec un puits devant la porte

 

Souvent la borie est constituée d'une seule pièce mais parfois une petite annexe se trouve juxtaposée comme c'est le cas sur la première borie que je vous ai montré.  

Une annexe juxtaposée à la borie

Une annexe juxtaposée à la borie

 

L'intérieur est souvent aménagé avec une cheminée, des placards, des niches et parfois de minuscules ouvertures tiennent lieu de fenêtres.

Les formes sont toutes différentes.

Les bories carrées et des bories rondes sont les plus fréquentes en Provence.

Borie de forme carréeBorie de forme carrée

Borie de forme carrée

Borie de forme rondeBorie de forme ronde

Borie de forme ronde

 

A Cornillon, il existe un circuit des bories avec plusieurs variantes possibles. Il démarre du village, passe à côté du Mur des Abeilles, s'approche d'une ancienne voie romaine et monte sur le plateau.

L'ancienne voie romaineL'ancienne voie romaine

L'ancienne voie romaine

 

Vu le mistral froid qui soufflait lorsque nous y sommes allés, après avoir vu le mur des abeilles dont je vous ai parlé récemment,  nous n'avons fait qu'une toute petite partie de la randonnée, histoire de prendre l'air, de voir quelques-unes des bories et de profiter des paysages alentours. 

Je vous en donne un bref aperçu...

Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...
Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...
Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...

Un aperçu des paysages sur le chemin des bories...

 

Nous referons certainement le circuit complet au printemps prochain. Il ne fait qu'un peu plus de 11 km.

J'espère que vous avez aimé la balade malgré le vent et le froid ! 

 

 

 

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