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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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5 janvier 2017 4 05 /01 /janvier /2017 07:40
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

Je vous ai parlé hier du site de Rochegude et je vous ai raconté son histoire.

Dans ce petit hameau, où se trouvent donc la petite chapelle Saint-Jacques et une tour, seul vestige de l'ancien château-rocher datant du Moyen Âge, se trouvent aussi des maisons habitées toute l'année et surtout deux entreprises très connues dans la région dont je vais un peu vous parler. 

 

Tout d'abord, place aux photos de quelques détails pittoresques autour des habitations. 

Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire
Le Hameau de Rochegude / Balade en Haute-Loire

 

A deux pas du hameau, la forêt nous attend avec sa verdure, ses chemins et ses points de vue...

Quelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée
Quelques chemins et points de vue sur la valléeQuelques chemins et points de vue sur la vallée

Quelques chemins et points de vue sur la vallée

 

Comme vous l'avez vu, il y a sur le hameau un éleveur de moutons noirs, Franck Pascal.

La "noire du Velay" comme on l'appelle ici est une race originaire du plateau volcanique du Velay, en Auvergne.

C'est une des plus anciennes races ovines connues, que les Celtes élevaient déjà.

Elle serait donc arrivée en Auvergne en même temps que les Celtes vers 1500 ans avant J.-C. Une autre hypothèse la fait venir du Moyen-Orient. 

Après avoir manqué disparaître, les élevages ont repris depuis les années 70, dans presque toute la région. 

Ce sont des brebis à peau noire et à la laine brunâtre presque noire. La race est caractérisée par la tache blanche sur la tête et sur la queue.

Les brebis sont très prolifiques et solides malgré leur petite taille et leur squelette fin. Elles s'adaptent aux conditions difficiles de la montagne et aux prairies parfois difficilement accessibles ou personne ne pourrait mener de vaches. Elles produisent un lait nourrissant et abondant. Elles peuvent aussi agneler en toutes saisons. 

La viande d'agneau est très recherché. Comme par hasard, le producteur vend la plupart de sa production sur Paris, à destination des grands restaurants étoilés...mais les habitants locaux peuvent aussi en profiter. 

 

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !
Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

Les brebis dans le pré avec leurs petits...il y avait aussi un bélier mais je n'ai réussi à le capturer !

 

Le producteur nous a gentiment ouvert les portes de la bergerie pour le plus grand plaisir des petits...

La naissance de triplés venaient d'avoir lieu la veille. Un des petits, déjà très autonome allait être nourri au biberon, car c'est très rare qu'une brebis fasse trois petits à la fois...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...On voit bien les trois petits sur la dernière photo...
On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

On voit bien les trois petits sur la dernière photo...

 

Ce producteur possède aussi quelques biquettes...

Les biquettes...
Les biquettes...

Les biquettes...

 

Et un gîte d'étape pour les randonneurs qui font le chemin de Saint Jacques de Compostelle...

Le gîte

Le gîte

 

Si vous passez par-là, vous pourrez trouver tous les renseignements sur son site...car, même si vous ne marchez pas sur le GR, vous pouvez venir passer quelques jours sur le hameau pour un petit séjour très bucolique, au calme.

 

Une deuxième entreprise "La pépinière du Haut-Allier" s'est installée sur ce petit hameau depuis trois ans déjà. Il s'agit d'une pépinière particulière.

Je ne peux pas vous montrer de photos des plantations, en hiver cela n'aurait pas tellement d'intérêt de montrer des arbres fruitiers alignés dans un pré, mais je peux vous dire, puisque je suis allée acheter quelques arbres fruitiers pour mon propre jardin de là-haut, que David Pascal qui la gère est spécialisé dans les  variétés rustiques adaptées à la montagne et donc aux hivers rudes.

Il fait lui même les greffes et n'a pas hésité à partir jusque dans l'Himalaya (et ailleurs) pour trouver les porte-greffes adaptés aux variétés qu'ils désiraient mettre sur le marché.

Avec lui, aucun échec, tous les arbres fruitiers en vente chez lui sont adaptés à la plantation et à la fructification en montagne !

Vous pouvez le retrouver sur des foires...un peu partout en France ou sur sa page Facebook Ici. 

Ou encore sur son site, en cliquant sur le lien plus haut. 

 

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23 décembre 2016 5 23 /12 /décembre /2016 07:07

 

Je vous fait remonter aujourd'hui cet article concernant les traditions en Provence, article que j'ai rédigé l'année dernière. Désolée pour ceux qui l'ont déjà lu...

 

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Le Gros Souper (musée Arlaten)

Il n'y a pas qu'en Alsace que les traditions de nöel se perpétuent.

 

Chaque région a ses propres traditions et la Provence ne fait pas exception à la règle, même si, il faut bien le reconnaître certaines coutumes tombent dans l'oubli ou bien se sont adaptées à la vie moderne et aux différents membres de la famille.

 

Car, avant, (je parle au début du XX° siècle pas au temps des dinosaures !), il était très rare de se marier en dehors de sa région. C'était donc plus facile de conserver les traditions qui se perpétuaient ainsi de génération en génération.

Aujourd'hui, c'est plutôt la mixité qui prime et cela est une bonne chose car elle apporte une ouverture et un mélange des cultures, bénéfiques à l'éducation des enfants, à notre vie familiale et à la société.

 

Comme je l'ai déjà dit dans ce blog : en Provence tout commence le 4 décembre à la Sainte Barbe en plantant le blé de la Sainte Barbe.

 

Mes plantations quinze jours aprèsMes plantations quinze jours après
Mes plantations quinze jours après

Mes plantations quinze jours après

 

Puis il faut décorer le sapin...

 

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

Attention si vous installez le sapin près de la cheminée...

 

Ensuite on montera la crèche provençale, dans laquelle on placera les santons que l'on soit croyant ou pas...

 

En principe, la crèche doit rester en place jusqu'à l'épiphanie, au moins, et la période calendale ne se terminer qu'à la chandeleur. Mais bon, j'ai bien dit "en principe"...

Quelques vues de la crècheQuelques vues de la crèche
Quelques vues de la crèche

Quelques vues de la crèche

Tout le mois de décembre on profitera de la douceur des dimanches en famille, pour faire  le tour des marchés de noël, plutôt nombreux dans la région.

Une façon d'attendre noël, car nous n'avons pas l'habitude dans nos contrées éloignées de la capitale, d'emmener les enfants faire le tour des grands magasins et il faut bien qu'ils rencontrent le père noël de temps en temps !

Sinon, comment ferait-il pour y croire ?

 

Entre temps, vous n'aurez pas oublié de bien arroser votre blé...

 

Le 13 décembre, à la sainte Luce, il faudra aller cueillir le houx et le gui pour en décorer la maison ou à défaut aller en acheter...

En Provence le houx est le plus souvent remplacé par du houx fragon (ou petit-houx) qui décore la maison grâce à ses boules rouges. Il était placé autrefois dans la maison pour conjurer le mauvais sort.  Aujourd'hui il est simplement mis en place pour décorer.

Le houx fragon

Le houx fragon

Vous suspendrez votre bouquet de gui au dessus de la porte d'entrée pour attirer la paix dans votre maison. Les Druides pensaient en effet que le gui avait un pouvoir miraculeux. L'inconvénient est qu'en cette période de l'année, le gui est plein de boules blanches qui se feront un malin plaisir à tomber sur le sol à chaque ouverture de la porte...

Donc en fait je l'accroche à côté !!

Le gui dans la nature

Le gui dans la nature


"A la Sainte-Luce, les jours s'allongent d'un saut de puce", dit le proverbe.  Ce n'est pas tout à fait exact...

En fait du point de vue astronomique, le soleil continue à se lever plus tard après le solstice d'hiver, donc les jours semblent raccourcir le matin, et le soleil commence à se coucher plus tard avant le solstice, ce qui donne l'impression que les jours rallongent et explique sans doute le proverbe.

Mais en fait les jours ne se mettent réellement à grandir qu'après le solstice...

Pour aider les jours à s'agrandir et fêter le renouveau du soleil, à partir de ce jour-là et jusqu'à noël on doit illuminer la maison, voire les façades... avec des bougies, des lampions, des guirlandes, ce que beaucoup de gens font aujourd'hui.

 

Mais bon en ces temps d'économies d'énergie, je ne vous cache pas que je trouve excessif, d'illuminer le moindre petit village même si je reconnais que cela est très festif et offre un peu plus de gaieté aux habitants au coeur de l'hiver. En tous les cas je n'illumine pas la façade de ma maison. Mais je pense à éclairer des bougies tous les soirs...sur ma cheminée. C'est déjà ça !

 

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

«A la Sainte Luce, les jours s’allongent d’un saut de puce» si l’on en croit le proverbe - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Puis vient le temps de la veillée de noël et du Gros Souper.

 

La veillée commençait dans les familles par le traditionnel cacho-fiò.

Si un jour vous allez visiter en Arles, le musée Arlaten, vous en verrez une représentation très imagée.

 

          lou cacho-fio

Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf
Lors de cette cérémonie, le plus âgé de la famille, le «papé» et le plus jeune, le «caganis» apportent ensemble la plus grosse bûche issue d’un arbre fruitier (le plus souvent celle d’un cerisier, olivier ou amandier) et font trois fois le tour de la table qui est recouverte de trois nappes (symbole de la Trinité) avant de bouter le feu. - See more at: http://www.bonjourdumonde.com/blog/grece/11/tradition/les-traditions-de-noel-en-provence#sthash.l7HhqN8K.dpuf

 

Le plus âgé de la famille, (lou papé) et le plus jeune enfant (lou caganis) apportent près de la cheminée une grosse bûche (d'olivier, d'amandier ou d'un des arbres fruitiers).

Tous deux devaient faire trois fois le tour de la table avant d'allumer le feu, d'y poser la bûche et de l'arroser de vin chaud (3 fois) en prononçant cette phrase :

"Alegre, Diou nous alegre, Cachofue ven, tout ben ven, Diou nous fague la graci di veïre l'an que ven Se sian pas mai que siguen pas men." en provençal bien sûr, ce qui signifie :

"Soyons joyeux, Dieu nous garde joyeux, Cacho feu vient, tout bien vient, Dieu nous fasse la grâce de voir l'an qui vient, Si nous sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins."

 

Je n'ai jamais vu cette coutume et mes grands-parents me disaient que c'était l'apanage des familles très croyantes et que chez eux non plus cela ne se faisait pas. Je ne connais personne d'ailleurs dans mon entourage qui ait vu cela en réalité.

 

Chez mes grands-parents maternels, qui sont nés un peu avant le XX° siècle, l'aieul se contentait d'allumer le feu...

Et tout le monde chantait ensemble en buvant le vin chaud (ou le vin cuit) en guise d'apéritif  avant de se mettre à table :

 l'an que vèn, se sian pas mai que siguen pas mens"

"A l'année prochaine" ! si nous ne sommes pas plus, que nous ne soyons pas moins...donc s'il n'y a pas de naissance, qu'il n'y ait pas de décès dans la famille.

 

Cette phrase se prononce encore aujourd'hui très fréquemment durant la période de fin d'année quand on quitte des amis ou de simples connaissances, nos voisins, nos collègues de travail et c'est une manière très provençale de se souhaiter de bonnes fêtes.

 

Cette phrase a marqué mon enfance. C'était toujours mon grand-père maternel qui la prononçait et ma mère a pris la suite...J'ai souvent encore les larmes aux yeux en y pensant car c'était un moment à la fois très solennel et emplie de mélancolie et de mystère. Bien sûr en grandissant j'ai très vite compris que ce n'était pas une formule magique...mais bien une façon de conjurer le mauvais sort et de se porter mutuellement chance, tout en étant contents d'être tous réunis. Mais je voyais bien que les anciens et même les autres adultes ressentaient toujours beaucoup d'émotion en la prononçant.

 

Puis tout le monde passait à table pour la veillée de noël...

La tradition de mettre la bûche dans la cheminée a été remplacée par le dessert bien connu dont tout le monde se régale !

 

Le repas du réveillon, s'il était bien un Gros Souper dans les temps anciens, est aujourd'hui plutôt un repas maigre...

 

Je vous livre rapidement les détails de l'organisation et de la déco du Gros Souper !

Chez les respectueux stricts de la tradition, sur la table, on devait disposer trois nappes blanches (une pour le repas du 24, une pour le 25 à midi et la troisième pour le 25 au soir), trois chandelles et les trois coupelles de blé germé et enfin tous les plats, y compris les treize desserts.

Le gros souper était obligatoirement composé de 7 plats maigres et  servi avec 13 petits pains, représentant la Cène avec les 12 apôtres et Jésus. Il était suivi avant ou après la messe par la dégustation des treize desserts. Puis bien sûr toute la famille se rendait à la messe de minuit (pour les croyants) ou allait voir une pastorale...et dégustait la soupe à l'oignon en rentrant !

 

Chez nous, durant mon enfance, on a toujours fait beaucoup plus simple.

Le Gros souper n'avait donc pas forcément 7 plats mais nous n'avons jamais fait l'entorse des 13 desserts.

 

Les plats et les recettes diffèrent selon les villes, les villages et les familles.

 

Il y a cependant des incontournables comme le céleri en anchoïade ou la carde en sauce blanche ou en sauce aux anchois, deux légumes vraiment traditionnels, la salade de jeunes pousses, les épinards le plus souvent en gratin (ou en omelette), un poisson (morue en tian ou à la sauce aux câpres,  dorade au four, parfois seulement de la brandade, des coquillages ou des escargots, enfin parfois une soupe comme l'aigo boulido remplaçait la soupe à l'oignon.

Chez nous c'était le soir du 25 décembre après les agapes qu'on la dégustait...

 

Vous voyez il n'y a pas de quoi en faire un plat : ce sont des mets simples très éloignés de ceux qu'on vous propose pour un réveillon aujourd'hui.

 

J'ai vu qu'à certains endroits (peut-être en montagne ?) on servait encore la soupe aux choux  lors de la veillée de noël. C'est une tradition dont je n'ai jamais entendu parler. Cette soupe était déjà servie tous les jours, je ne crois pas que dans les familles, on la servait aussi les jours de fête, sauf peut-être dans les familles très pauvres.

 

Noter que souvent la maîtresse de maison a enfin un peu de répit le soir de noël, une fois que tout le monde est rassasié !

C'est un soir où, en effet, non seulement tous les plats sont mis en même temps sur la grande table, ou à proximité, y compris les 13 desserts : personne n'a donc besoin de se lever pour servir. 

De plus, les miettes doivent rester sur la table toute la nuit (pour nourrir les ancêtres qui ne manqueront pas de venir participer à leur façon à la fête...). La table ne sera pas desservie jusqu'au lendemain matin où on pourra enfin enlever la première nappe pour le repas du 25  !

Personne n'indique où sera pris le petit  déjeuner ! Mais il est vrai que les enfants découvrent les cadeaux du père noël et en oublient de manger et que les adultes n'ont pas vraiment faim et se contentent d'un café !

 

A l'époque donc, la plupart du temps, encore au début du XX° siècle, les enfants dans les campagnes recevaient une simple orange en guise de cadeaux. Comme ce fruit était encore cher et rare, mon père qui est né en 1919, était heureux de recevoir un de ces fruits juteux dans ses souliers (ce n'est donc pas un mythe). Il avait le droit de le déguster aussitôt. Souvent il trouvait aussi un nouveau bonnet tricoté en cachette par sa soeur aînée ou une bonne paire de chaussettes bien épaisses et partait jouer dehors pour les essayer sans tarder ! Il savait ensuite qu'il y aurait un bon dîner de noël pour se réchauffer.

Plus tard les cadeaux ont évolué : un petit soldat de plomb, une voiture en bois ; les filles elles, reçoivent une poupée de chiffon ou une dînette...Mais c'est une autre histoire que celle des cadeaux de noël et je vous la raconterai une autre fois...sans doute l'année prochaine !

 

 

 

Très bonnes fêtes de noël à tous...en attendant quelques photos (si j'y pense... avant que tout soit mangé !)

 

 

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15 décembre 2016 4 15 /12 /décembre /2016 07:36
Chagall, songes d'une nuit d'été / Carrières de Lumières des Baux-de-Provence (1)

 

L'exposition permanente...

 

Cette année, les Carrières de Lumières offrent encore une fois un magnifique spectacle...intitulé "Chagall, songes d'une nuit d'été". Cette exposition réalisée par Gianfranci Iannuzzi, Renato Gatto, et Massimiliano Siccardi propose un voyage à travers les grandes étapes de la création de Marc Chagall (1887-1985).

Il était temps que j'aille la voir car elle se termine début janvier !

 

L'entrée de la salle de spectacles

L'entrée de la salle de spectacles


 

En 12 séquences, cette exposition nous présente les oeuvres, mais aussi la vie de cet immense artiste d'origine russe. 

On y retrouve les thèmes chers à l'artiste comme l'amour, la famille, les racines, le cirque, la guerre mais aussi des collages, des vitraux, des mosaïques. 

 

Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
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Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net
Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net

Quelques photos prises avec mon téléphone portable...vous en trouverez des bien plus belles sur le net

 

Le visiteur est libre dans l'enceinte des carrières, il peut aller où il veut, s'asseoir ou se déplacer pour choisir sa propre perspective et rester autant de temps qu'il le désire. C'est la magie de ce spectacle qui s'étend sur les 5 000 m2 de surface disponible...

 

Cent vidéoprojecteurs et 25 enceintes sont utilisés. 

Le spectateur découvre les oeuvres uniquement par l'image. Rien n'est expliqué ni sous-titré. C'est une immersion totale au coeur des tableaux du grand maître.

La bande-son répond comme un écho aux oeuvres de Chagall, ou aux moments de sa vie projetés sur les murs. C'est le pianiste Mikhaïl Rudy, ami de Chagall qui a conseillé les réalisateurs.

 

Par moment, j'ai presque attrapé le tournis surtout lorsqu'on arrive de l'extérieur. Quand on se déplace, on a l'impression d'être sur un bateau...

Les tableaux tournent dans un sens sur les murs, puis sur un autre mur un peu plus loin, ça défile vers le haut, et au sol une grande fresque tourne aussi à nos pieds.

Le spectateur ne sait plus où regarder. Mais n'ayez crainte, vous verrez tout...

C'est féerique et indescriptible ! 


 

Visite courte !

Visite plus complète...

 

Entre deux projections du spectacle sur Chagall, un court métrage intitulé "Au pays d'Alice, hommage à Lewis Carroll" est proposé au public. Il ne dure que 8 minutes...

 

Mais quelles minutes !

 

Au pays d'Alice...
Au pays d'Alice...Au pays d'Alice...

Au pays d'Alice...

 

Le spectacle nous fait entrer dans l'univers d'Alice au pays des merveilles.

Il fallait le voir pour y croire...des petits enfants présents sur les lieux couraient dans le noir pour tenter d'attraper le lapin blanc démultiplié à l'infini sur les parois. Trop drôle ! 

 

 

Une belle plongée dans l'enfance, le rêve et l'imaginaire....

 

 

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4 décembre 2016 7 04 /12 /décembre /2016 07:15
Voilà ce que j'obtiendrai dans quelques jours...C'est magique n'est-ce pas ?

Voilà ce que j'obtiendrai dans quelques jours...C'est magique n'est-ce pas ?

"Quand lou blad vèn bèn, tout vèn bèn !" Littéralement : quand le blé vient (=pousse) bien tout vient (=pousse) bien. Autrement dit : "blé bien germé c’est la prospérité pour toute l’année"…

 

En Provence, le jour de la Sainte Barbe est très important puisque c'est l'occasion de semer le blé et les lentilles...et de commencer ainsi la période sérieuse des préparatifs de noël. 

Il est impossible de rater ce moment car dans toutes les boulangeries, jardineries et tous les magasins de bricolage, des petits sachets de blés nous attendent près des caisses.

Quant aux lentilles, l'idéal est de "semer" les lentilles vertes du Puy-en-Velay, car ce sont les plus robustes ! 

Il suffit de placer les graines sur du coton humide dans 3 coupelles blanches comme le veut la tradition, puis de les maintenir toujours humide jusqu'à ce que les graines lèvent. Ensuite vous les arroserez régulièrement et en décorerez la table de fête et/ou la crèche...

Chez moi, j'en plante une pour chacun des membres de la famille et je choisis divers récipients ! Je plante aussi, dans une même coupelle, un mélange blé et lentilles.

J'aime la tradition mais je ne m'enferme pas pour autant dans son "carcan". Par exemple cette année j'ai planté dans des verrines pour faire observer à mes petits-enfants le système racinaire par transparence...mes plantations seront donc l'occasion d'un mini-cours de botanique.

 

Voilà mes plantations de cette année
Voilà mes plantations de cette annéeVoilà mes plantations de cette année

Voilà mes plantations de cette année

 

J'ai toujours trouvé importante cette coutume qui me relit directement à mes grands-parents et à mon enfance.

Le blé provençal, provenant de la récolte de l'année précédente symbolise pour moi mes origines provençales du côté de ma mère, et les lentilles celles du côté de mon père,  auvergnat.

Un sacré mélange, je vous l'assure !

 

Le jour de la Sainte-Barbe, ou les suivants, en plus de planter les grains de blé et les lentilles, symboles de prospérité (et donc de santé), on décore aussi le sapin de noël et on réalise la crèche, si on a eu le temps d'aller ramasser la mousse et de la faire un peu sécher.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces traditions, je vous invite à faire un petit tour sur mes anciens articles car je ne vais pas les faire remonter chaque année ! Ils sont toujours là en attente de quelques lectures...

 

A bientôt, pour d'autres préparatifs de noël en Provence et bon dimanche à toutes et à tous  !

 

Aujourd'hui c'est la Sainte Barbe...pour #photodimanche

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:10
Bories du Castillon

Bories du Castillon

Au mois d'octobre, le temps était encore beau, nous avons décidé de revenir nous promener vers le village de Rognes où nous avons vécu lorsque nos enfants étaient petits.

Près du village, que je vous ferai visiter sans nul doute prochainement, il y a une petite chaîne de collines que les habitants de la région appellent "les crêtes de Castillon".

Elle monte assez haut au-dessus du village pour avoir une vue dégagée à 180°  !

D'un côté vers le sud, on devine la plaine d'Aix-en Provence avec par devant, le plateau de la Quille près du Puy-Sainte-Réparade (un oppidum de l'âge du fer dont je vous parlerai un jour) et au loin la Montagne Sainte Victoire (sur les deux premières photos).

Si on se tourne vers le nord, on aperçoit d'abord la plaine de la Durance (troisième photo) et, vers le village de Rognes, la chaîne des Côtes où se situe la chapelle Saint-Anne de Goiron et les grottes de la Baume sont je vous ai parlé la semaine dernière avec, par devant, une petite colline pointu, le Collet pointu (quatrième photo)...

Je ne vous en dis pas plus, bien sûr il y a d'autres sommets que je connais !

 

Les panoramas
Les panoramasLes panoramas
Les panoramas

Les panoramas

 

On accède aux Crêtes du Castillon par un chemin de terre qui part dès la sortie du village de Rognes. Si vous le prenez, vous pourrez suivre toute la crête et descendre de l'autre côté sur le village du Puy-Sainte-Réparade...

Le chemin de crête
Le chemin de crête

Le chemin de crête

 

Ou alors on peut monter sur la crête par plusieurs vallons qui démarrent à gauche de la route départementale entre le village de Rognes et celui du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...
La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

 

De part et d'autres de cette crête, subsistent de jolies petites bories, encore préservées mais parfois envahies par la végétation. Elles ont été fortement endommagées, ainsi que la nature alentour, par un incendie qui a ravagé toute la région en août 1989...

Les habitants de Rognes les appellent tout simplement des "cabanes", le terme de bories étant plus usité dans le département du Vaucluse.

Les bories encore debout !Les bories encore debout !
Les bories encore debout !
Les bories encore debout !Les bories encore debout !Les bories encore debout !

Les bories encore debout !

 

Certaines ne sont plus qu'un tas de pierre ou bien n'existent plus car leurs pierres ont servi à fabriquer des murets...

Des tas de pierres au muret...
Des tas de pierres au muret...

Des tas de pierres au muret...

 

Quelle est leur histoire ?

 

On continue toujours à s'interroger sur l'origine de ces petites constructions...

En effet, les bories ou (bòri) sont fréquentes dans beaucoup de régions de France.

Je vous ai d'ailleurs montré sur ce blog, celles que j'avais découverte en Haute-Loire avec mes petits-enfants, les fameuses chibottes, ainsi que les cabanons de vigne, plus récents de la région de Die, dans la Drôme. 

 

Les bories provençales sont des cabanes de pierre sèche, construites sans mortier. Le matériau de base était pris dans les champs alentours, ce qui permettait en même temps de les épierrer pour en faciliter la culture.

 

Ces cabanes, parfois très petites, comme c'est le cas de celles du Castillon, servaient-elles essentiellement à entreposer du matériel agricole ?

Servaient-elles au contraire d'abris aux hommes ?

Elles sont formées d'une seule pièce et ont été construites par encorbellement d'assises posées en saillie vers l'intérieur, jusqu'à fermeture totale de l'ensemble, ce qui n'est pas toujours le cas. 

 

 

L'intérieur d'une borie
L'intérieur d'une borie

L'intérieur d'une borie

 

Leur restauration est très difficile car il faut s'approprier les techniques ancestrales de construction sans mortier, ce que plus personne ne sait faire aujourd'hui ou presque. 

Il faut dire que ces techniques existent depuis l'Antiquité et qu'on les retrouve dans tout le bassin méditerranéen mais aussi jusqu'en Irlande.

Les bories peuvent dater de toutes les époques mais, en Provence, elles ont essentiellement été construites à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, à l'époque où l'agriculture sur les coteaux battait son plein.

Sur les crêtes du Castillon, on trouve essentiellement des bories dont les voûtes sont en plein cintre (en demi-cercle) ce qui n'est pas le cas dans d'autres quartiers de Rognes. 

 

Pour terminer, voici un petit panorama que mon mari a réalisé avec son nouvel APN qui permet d'admirer la vue côté sud, c'est-à-dire vers Aix-en Provence et  la Montagne Sainte-Victoire. N'oubliez pas de cliquer dessus...

 

 

Un panorama sur la vallée...

Un panorama sur la vallée...

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25 octobre 2016 2 25 /10 /octobre /2016 06:20
Une étrange découverte

Une étrange découverte

 

La semaine dernière je vous ai parlé d'une belle balade que j'avais fait avec une amie, un dimanche du mois de septembre, à la forêt des Cèdres dans le Luberon.

En nous promenant sur le plateau, nous avons fait une étrange découverte : trois figurines accrochées dans les arbres se balançaient devant nous...

En fait, une fois notre surprise passée, nous avons bien vu qu'elles dansaient véritablement dans les arbres.

Elles sont réalisées entièrement en fleur de laurier rose et de genêts collées sur un support de bois fin et bien sûr avec l'été les couleurs se sont fanées. 

Voilà à quoi elles ressemblaient au début de l'été !

 

Photo copiée à partir du site de l'artiste

Photo copiée à partir du site de l'artiste

 

Nous les avons donc regardé en détails, avant de repartir nous promener sur le chemin...

Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près
Les trois figurines vues de près

Les trois figurines vues de près

 

A côté pendait une pancarte nous donnant le nom de l'artiste... 

Arrivées à la maison, nous avons immédiatement cherché qui était l'auteur de cette oeuvre de Land'art. 

J'ai appris que ce tableau s'appelait "Danse dans le rêve d'un cèdre"

 

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

Les références de l'artiste écrites sur un bout de papier accroché dans l'arbre

 

L'artiste s'appelle Adrien Riegel. C'est un autodidacte. Il s'inspire des beautés de la nature et de son imagination pour créer des tableaux surprenants.

Une de ses spécialités est aussi de reproduire les "crop circles", ces sortes de dessins géométriques qui apparaissent spontanément dans les champs de céréales en Grande-Bretagne et dont on ne s'explique pas l'origine. Il les reproduit en utilisant divers matériaux, comme le cuir, l'argile et tout ce qu'il trouve dans la nature...

Pour en savoir plus sur lui, vous pouvez aller lire sa biographie et voir ses œuvres en cliquant sur le lien ci-dessous. 

 

 

Il a réalisé cette oeuvre, dans la forêt des Cèdres du Luberon, à l'occasion du Festival artistique organisé par Armonid, une association vauclusienne.

Ce festival qui s'appelle "Rêves de cèdres" a lieu tous les ans à la fin du mois de juin, depuis 4 ans déjà. Il était temps que j'apprenne son existence...Il est d'ailleurs regrettable que les informations ne franchissent pas la Durance qui sépare nos deux départements. C'est très fréquemment le cas !

Lors du festival, les artistes et le public se rencontrent au cœur de la forêt : funambules, conteurs, musiciens, créateurs d’œuvres d'art en plein air avec des écorces, des feuilles, des fleurs et des branches...pour le plus grand plaisir du public qui se balade dans la forêt le nez en l'air, ce qu'on ne fait jamais puisqu'en principe, nous regardons plutôt où nous mettons les pieds !

 

Les arbres ne sont pas le décor des artistes, ce sont les artistes qui s’efforcent à travers leur savoir-faire de magnifier l’arbre qu’ils se sont choisi.

 

J'espère que cette petite balade dans le Land'art vous a plu ! 

Voilà comment sont les arbres à présent que les artistes les ont quitté...

La Forêt des Cèdres

La Forêt des Cèdres

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Published by manou - dans découverte nature art
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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 06:30
Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

 

Saviez-vous que le lait de chamelle est le lait le plus bénéfique à la santé de l'être humain ?

Non je ne plaisante pas du tout...moi je ne le savais pas ! 

Mon mari qui rentre d'un voyage professionnel m'a ramené du fromage au lait de chamelle... Outre le goût légèrement sucré (car il existe une version salée et une version sucrée), la consistance est surprenante car proche du chèvre frais, non crémeuse mais très onctueuse.  Ce fromage se conserve très bien et se fait sécher facilement. Si on le garde trop, il devient très dur !

 

Bien sûr, vous me connaissez maintenant, j'ai immédiatement entrepris de faire des recherches sur internet car je ne savais rien sur ce lait très consommé par les bédouins et qui leur permet de survivre dans le désert malgré une nourriture souvent très pauvre. 

Et ce que j'ai appris est surprenant ! 

 

D'abord le lait de chamelle est un lait très digeste et moins gras qui est facilement assimilé et n’entraîne pas les problèmes connus d'allergie, parce qu'il ne contient pas de lactose.

Il contient par contre des protéines "à potentiel antimicrobien élevé", absentes du lait de vache. Il serait particulièrement riche en acide gras polyinsaturés (les bons !) en vitamine C (3 fois plus que le lait de vache) et en sels minéraux, et particulièrement en fer (10 fois plus)...

 

Bien sûr, la composition du lait varie selon l'alimentation des animaux qui parfois est très pauvre dans le désert, en période sèche.

Ce lait aurait des vertus curatives contre les maux d'estomac, les douleurs du foie, l'asthme, la jaunisse, l'anémie, le diabète...et jouerait un rôle préventif dans certains cancers. Pour les diabétiques, il aiderait à régulariser le taux de sucre et permettrait de limiter les injections d'insuline. Et bien sûr, comme tous les laits en général, il participe à la formation des os et favorise la croissance et le maintien en bonne santé des dents et des cheveux. 

 

Alors, vous vous mettez quand au lait de chamelle ?

Hélas ce n'est pas pour aujourd'hui, car à part dans les régions du grand sud, nous ne rencontrons pas fréquemment de chameaux par chez nous ! 

De plus le lait de chamelle a longtemps été protégé par les croyances et traditions locales. Le vendre était censé porter malchance et il fallait donc le consommer et donner ce qui était en surplus. Une belle tradition... je trouve. 

 

Beaucoup de nomades fabriquent depuis des décennies du fromage au lait de chamelle, en le laissant cailler naturellement à l'air libre comme on peut le faire chez nous pour le yaourt. Puis ils égouttent le lait longuement pour détacher le caillé du petit lait. La fabrication du fromage n'est pas facile, car c'est un lait qui contient peu de matières sèches. 

 

La Mauritanie est  un des pays producteurs le plus en avance sur ce sujet avec l'entreprise Tiviski qui existe depuis 1989 et embauche maintenant 200 employés, et qui a su développer plusieurs filières, à côté du lait de chamelle (chèvres, vaches...)

Enfin si vous désirez fabriquer votre propre fromage, je vous mets le lien vers un site qui vous indique comment faire. On ne sait jamais, cela peut être utile de connaître ces procédés ancestraux, si vous vous trouvez un jour démunis, en plein désert.

 

 

Il faut savoir que, vu ses vertus thérapeutiques...le lait de chamelle peut s'acheter en poudre (séché par pulvérisation et non à haute température, pour préserver ses qualités nutritionnelles) ou en gélules pour le bien-être de toute la famille. Bien sûr le produit est assez cher, car en provenance des pays étrangers mais cela peut être utile de le savoir si on a quelqu'un atteint de diabète ou d'une maladie grave parmi ses proches. 

 

Par contre, on ne peut le conditionner en brick (version UHT) car il ne supporte pas les très hautes températures et perdrait une grande partie de ses qualités nutritionnelles. 

 

Reste à savoir comment se fera l'élevage de ces adorables mammifères si un jour toute la planète désire consommer leur lait...pour préserver sa santé.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les vertus de ce lait "magique", je vous mets le lien vers ce site trouvé au hasard de mes recherches.

A suivre donc...

 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:00
La forêt des cèdres du Luberon

La forêt des cèdres du Luberon

Aujourd'hui, je vous emmène un peu balader en Provence...

 

Il y a trois semaines, il faisait encore beau temps et nous avons décidé un dimanche avec une amie (en fait c'est elle qui m'a décidé !), d'unir nos célibats provisoires et  d'aller passer la journée dans la forêts des Cèdres du Petit luberon, où je vous ai déjà emmené au mois de mai dernier, pour marcher...

- sur le Sentier du Portalas et voir le panorama sur la Durance.

- dans le Bois de Roustan.

- sur le chemin aménagé des Cèdres et le sentier botanique. 

Les cèdres

Les cèdres

 

Nous nous sommes garées au parking et nous avons pris la route piétonne jusqu'à la citerne (n° 41) qui se trouve sur la gauche.

Là en route pour le petit circuit de la Roque des Bancs !

Le plan de la balade...

Le plan de la balade...

 

Devant la citerne, un chemin qui n'a pas été récemment balisé, montre des marques anciennes bleu foncé : il  s'enfonce dans le sous-bois. Il est presque parallèle à la route au départ et il ne faut pas le rater...

 

Nous marchons au milieu des buis brûlés par la sècheresse de l'été. Je n'ai jamais vu la forêt aussi sèche...Il faut délaisser les petits sentiers à droite ou à gauche pour rester sur le chemin principal.

 

Au cairn, prendre à droite pour se diriger "au pif" vers la barre de rocher dominée par les cèdres...que nous ne voyons pas. Le chemin s'enfonce un peu plus, et ne présente aucune difficulté : ça descend bien sûr dans les cailloux, mais c'est facile et comme il fait chaud nous apprécions la fraîcheur des bois.

 

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

 

La vue est bouchée par les buis et les arbres (pins, chênes verts ou blancs, érables...)

La vue n'est pas très dégagée...

La vue n'est pas très dégagée...

 

Puis nous apercevons la barre calcaire que l'on appelle "la Roque des Bancs"...face à nous.

Un peu plus loin, le chemin oblique brusquement à gauche et passe au pied de la falaise. Nous sommes sous une voûte de chênes verts, très fraîche.

La route des cèdres que nous venons de quitter, se trouve à peu près parallèle à nous, juste au-dessus.

La Roque des Bancs
La Roque des Bancs

La Roque des Bancs

 

Nous apercevons alors une première grotte...

 

La première grotte...

La première grotte...

 

Un peu plus loin une seconde grotte...plus profonde. 

 Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

 

 

Du chemin, quel que soit le côté vers lequel on se tourne, la barre est magnifique !

La barre calcaire
La barre calcaireLa barre calcaire

La barre calcaire

 

Quelques vestiges d'anciens abris de berger...

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

 

Continuer sur le sentier qui descend toujours un peu, mais est bien marqué...

La vue se dégage !

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

 

Nous poursuivons le chemin qui longe toujours la paroi calcaire mais remonte un peu.

Cachée derrière le bosquet, il y a une ancienne bergerie troglodyte, que je connais déjà pour y être venue il y a des années...

Arrivée à la bergerie troglodyteArrivée à la bergerie troglodyte
Arrivée à la bergerie troglodyte

Arrivée à la bergerie troglodyte

 

Et voilà l'intérieur...certains viennent y faire des grillades, j'espère plutôt en hiver car en ce moment ce serait trop dangereux. 

L'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerieL'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerie

L'intérieur de la bergerie

 

Nous sommes reparties en prenant la première draille, une faille boisée qui monte à droite, juste après la bergerie. Nous avons dû marcher, pliées en deux !

Mais arrivées sur le plateau, il nous a fallu retrouver la route au jugé, car le chemin n'existait plus, et nous avons marché dans les branches coupées, ce qui n'était pas très agréable.

Mais, c'est bien connu maintenant, nous sommes deux aventurières, ceux qui en doutent, nous ne les écoutons pas ! 

 

En fait, si nous avions suivi tout simplement le chemin, nous aurions vu qu'il rejoint la route, un peu plus loin. On le saura pour la prochaine fois ! 

Nous aurions pu ainsi nous rendre à Baume-Rousse, où un superbe panorama au-dessus d'un petit à-pic nous attendait mais nous n'avions pas réellement prévue cette balade, donc comme d'habitude, quand on ne prépare pas, on rate des choses. 

A l'arrivée sur la route, prendre dans tous les cas de figure à droite pour revenir au parking...

 

Notre pique-nique nous attendait et l'après-midi nous avons repris certains des chemins empruntés au printemps dernier. 

Nous sommes en particulier retournées au point de vue du Portalas. Mais entre-temps, les nuages avaient caché le soleil.

On voit bien à l'horizon, la plaine de Durance mais ses nombreux "iscles" étaient plutôt assombris...

 

 

La vue sur la vallée de la Durance
La vue sur la vallée de la DuranceLa vue sur la vallée de la Durance

La vue sur la vallée de la Durance

 

Remarque 

C'est à peu près en face de la bergerie que part le chemin (anciennement balisé en bleu) qui plonge dans le vallon de l'Arc et permet d'atteindre les grottes de Font Scure...mais ce sera pour une autre fois car je n'ai jamais fait ce chemin-là et si la descente dans les éboulis ne présente pas de risques majeurs avec de bonnes chaussures, je n'ai pas encore trouvé d'itinéraire facile pour remonter sur le plateau et l'escalade... c'est pas pour moi ! 

 

J'aimerais beaucoup refaire ces balades en mars-avril lorsque les sommets alentours sont encore enneigés, alors peut-être que je vous y emmènerez encore une fois pour admirer d'autres paysages...

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7 octobre 2016 5 07 /10 /octobre /2016 05:57

 

Pour changer un peu des lectures, dont j'ai abusé ces derniers temps, je vous propose de vous emmener aujourd'hui découvrir une noria, qui se situe à proximité du village de Lambesc, petit village dont je vous ai déjà parlé récemment. 

Pour ceux de la région qui voudrait s'y rendre, cette noria est visible sur le sentier de randonnée qui permet de monter à pied, du village vers le hameau de la Couelle, puis vers le plateau de Manivert (situé sur la chaîne des Côtes), exactement, au début du chemin du Camp d’Eyguières. 

 

 

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

La noria du camp d'Eyguières à Lambesc (vue d'ensemble du puits)

 

Qu'est-ce qu'une Noria ?

 

Le mot "noria" désigne une machine hydraulique qui sert à remonter l'eau à la surface pour permettre d'irriguer des terres.

Ce terme vient de l’Arabe : "Na-urah", signifiant « la première machine à eau ».

 

Déjà connue chez les Romains, les grecs et encore utilisée en Orient, la noria est de deux sortes :

- Soit c'est une grande roue à ailettes installée sur un cours d'eau et actionnée par la force du courant. 

- Soit il s'agit d'une noria de campagne (ou roue persane) qui permet de remonter l'eau des puits. 

C'est le cas de celle de Lambesc. 

 

La noria de campagne était toujours actionnée par un animal, souvent un mulet, un âne, un cheval ou un bœuf à qui l'on bandait les yeux et qui était attelé à une barre d'entraînement.

En tournant autour du puits, l'animal entraînait la barre et actionnait ainsi le mécanisme, ce qui permettait de remonter l'eau jusqu'à la surface, grâce à une série de godets reliés à des engrenages et une vis sans fin.

 

C'est plus facile de comprendre le mécanisme en regardant les photos !! 

 

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin
L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans finL'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

L'engrenage permettant la remontée de l'eau et, au centre, la vis sans fin

 

Les godets déversaient ensuite l'eau dans une auge, prévue à cet effet, puis de là, elle était dirigée vers le réseau d'irrigation.

Vous voyez cette auge sur la première des photos ci-dessous.

 

 

Les godets
Les godets Les godets
Les godets

Les godets

 

J'imagine, sans doute à tort, que située si près du village, les champs alentours ainsi irrigués, servaient sans doute à des cultures maraîchères, les vignes et les oliviers étant plutôt cultivés plus haut sur les côteaux secs et éloignés du village. 

 

En fait, au point de vue technique, pour les connaisseurs, la noria combine les principes de la roue à aubes et de la roue à augets.

 

La noria peut, selon les régions s'appeler "moulin" (et avoir plusieurs mètres de hauteur) ou encore "roue à eau", quand elle est placée en bordure d'une rivière...mais dans ce cas-là, il n'y a jamais intervention d'un animal, car seule la force du courant actionne le mécanisme. 

 

Ce type de construction est très fréquent dans la région d'Aix-en-Provence où l'eau venait souvent à manquer. Il en existait déjà au Moyen Âge dans la région...comme l'atteste la noria du Palais Monclar, découverte au coeur de la ville d'Aix-en-Provence, dans les années 90. 

 

La noria de Lambesc est particulièrement bien conservée.

Je ne sais pas en quelle année elle a été mise en oeuvre (peut-être au XIXème ?), mais on voit bien que les pièces ont été forgées dans la région, dans une usine d'Aix-en-Provence, appelée l'entreprise "Freissinnier", sur laquelle je n'ai malheureusement trouvé aucun renseignement sur internet. 

 

 

La marque du fabricant

La marque du fabricant

 

Cette noria doit avoir toute une histoire et je viens d'apprendre après avoir fait mes photos et en recherchant quelques indices sur internet pour écrire cet article, qu'un projet de rénovation était en cours.

Une sacrée coïncidence, vous ne trouvez pas ?!

 

Espérons que ce projet saura la mettre en valeur, sans lui enlever pour autant ce côté "sauvage" et "authentique" qui en fait tout son charme, car lorsqu'on la découvre, cachée en partie sous son grand arbre, on a l'impression qu'elle a cessé de fonctionner, hier à peine.

 

J'imagine que j'en apprendrai davantage sur sa construction et son usage dans quelques temps.

 

Le paysage d'aujourd'hui...

Le paysage d'aujourd'hui...

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3 octobre 2016 1 03 /10 /octobre /2016 06:47
Editions Ulmer, 2014

Editions Ulmer, 2014

De temps en temps, pour compléter les informations que je trouve sur les sites internet, j'emprunte en médiathèque un livre documentaire sur un sujet qui m'intéresse...

 

Cela fait quelques temps que toute la famille s'intéresse à la permaculture. N'ayant pas toujours le temps de nous occuper comme il faut du jardin, ce nouveau mode de plantation peut apporter une véritable solution dans les petits jardins et les zones où la culture est plus difficile, à cause des conditions climatiques extrêmes.

Il y a des principes de base que j'emploie depuis des années et que ma mère et mes grands-mères utilisaient aussi car ils font partie de la sagesse populaire d'antan, comme couvrir les sols pour éviter l'évaporation, quand on a beaucoup de difficultés à lutter contre la sècheresse de l'été en Provence, utiliser les "mauvaises herbes" comme les orties par exemple, dans la cuisine ou comme engrais au jardin. 

Mais il est toujours intéressant de confronter ses actes avec une expérience extérieure...même lorsqu'on a la réputation d'avoir la "main verte."

 

 

Mais d'abord, peut-être, ne savez-vous pas ce qu'est la permaculture ?

Ce concept existe depuis les années 70 en Australie. Les fondateurs, Mollison et Holmgren participent à l'émergence de la conscience écologiste. Ils partent du constat que l'agriculture industrielle menace la fertilité des sols, leur durabilité et la biodiversité donc à terme la nature et la planète. Ils cherchent donc à créer des systèmes agricoles nouveaux et durables...D'où le terme de Perma-culture, devenu permaculture.

 

C'est donc une notion à la fois concrète et philosophique, une nouvelle façon d'aborder la culture de son balcon, de sa terrasse, de son jardin potager, ou de ses champs totalement en accord avec la nature mais, c'est aussi une philosophie de vie puisqu'il s'agit de préserver la vie, l'environnement et à plus grande échelle, la planète en limitant notre empreinte écologique. Donc vous le voyez bien, c'est un beau programme qui peut s'étendre à l'agriculture en général.

 

Il existe en ce moment pour approfondir cette nouvelle façon de voir la vie, de nombreuses formations vidéos en ligne et de nombreux livres dont celui que je vous présente aujourd'hui...car on parle de plus en plus de cette façon d'appréhender la culture.

 

Dans ce livre, l'auteur nous parle uniquement de son cas personnel, mais nous indique quelques grands principes sans toutefois entrer dans les détails.

En permaculture, il s'agit d'imiter la nature et donc... 

- de tenir compte des conditions extérieures existantes (climat, nature du sol, atmosphère...) 

- de créer un véritable écosystème entre les plantes donc d'étager les cultures par exemple.

- de maximiser les espaces en utilisant, par exemple les murs du jardin ou de la maison.

- de favoriser l'interaction et les associations de plantes pour limiter les maladies.

- de recycler tout ce qui n'est pas consommé et d'utiliser l'eau de pluie. 

- et bien sûr de n'utiliser aucun traitement chimique pour préserver la vie biologique et l'intégrité de ce qui sera consommé. 

 

Si vous n'avez jamais rien lu sur la permaculture, ce livre ne vous servira concrètement à rien sauf à passer un agréable moment. Un débutant pourra cependant se faire une idée générale de ce que peut apporter ce concept dans son jardin, mais moi-même je n'ai rien appris que je ne sache déjà alors que je ne m'y intéresse que depuis très peu de temps.

 

L'auteur parle trop de son expérience personnelle et le lecteur apprend avec bonheur que sa famille arrive à vivre quasiment en autharcie. Son jardin fait 700 m2 avec une serre de 50 m2 et se situe à 800 mètres d'altitude. Son expérience paraît donc utilisable uniquement pour des cas similaires. 

Je ne peux pas comparer son jardin au mien car en Provence les conditions climatiques sont totalement différentes. Et d'après moi, son expérience n'est absolument pas transférable dans la plupart des jardins d'aujourd'hui, plus petits, et souvent en ville. 

Ce qui m'a beaucoup surpris c'est d'apprendre que l'auteur enseigne la permaculture depuis des années en Allemagne, Autriche et Suisse car je n'ai pas trouvé son livre spécialement pédagogique.  Peut-être est-ce là un simple problème de traduction ? 

Le positif est que ce documentaire est très bien illustré. On y voit de multiples photos de son jardin, ainsi que des photos prises ailleurs dont certaines m'ont fait rêver ! Le côté sauvage de son jardin a un charme fou et je comprends qu'il ressente un véritable bien-être quand il s'y repose...

 

Mais j'attendais de ce documentaire plus de schémas concrets, de photos du jardin en cours de réalisation par exemple et de choix de plantes adaptées aux différents climats comme me le laissait croire le sous-titre, "créer un jardin autosuffisant". 

 

Donc si vous cherchez vraiment à cultiver votre jardin autrement, n'hésitez pas à rechercher d'autres ouvrages plus concrets. Si j'en trouve un, je ne manquerai pas de vous en informer et si vous en connaissez un, n'hésitez pas à nous en faire part dans les commentaires.

Je vous en remercie par avance !

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 06:14

 

Comme je vous l'ai dit avant-hier, le musée se trouve au coeur même de la savonnerie Marius Fabre. 

J'ai pris ces photos sans songer à demander l'autorisation. Si bien sûr quelqu'un du musée ou de l'entreprise Marius Fabre trouve à redire, je supprimerai cet article.

Mais ce serait dommage à mon sens car je veux juste faire connaître à mes nombreux lecteurs le patrimoine de ma région.

Hier par exemple, j'ai reçu plus de 1000 visiteurs sur le blog et je remercie tous ces visiteurs pour la plupart inconnus...Même s'ils ne vont pas tous forcément lire cette page, cela me paraît être une bonne raison de la conserver.

 

L'entrée du muséeL'entrée du musée
L'entrée du musée
L'entrée du muséeL'entrée du musée

L'entrée du musée

 

A l'époque où le savon était encore fabriqué de façon empirique, un entonnoir et un filtre à huile étaient utilisés pour filtrer l'huile et vérifier ainsi sa teneur et son dosage en acides gras. Une balance de précision permettait de peser les différents ingrédients... 

 
La balance de précision

La balance de précision

 

Vous verrez au musée de nombreuses machines servant à découper et à mouler le savon...souvent à la force des bras. 

 

Pour découper, on utilise par exemple dès la fin du XIXème siècle, cette coupeuse mécanique avec un système à retour d'équerreElle sert à découper les gros pains de savon de 35 kg sortant juste des mises. Une fois découpés en barres, la machine les retourne à angle droit pour les découper en cubes plus petits qui seront ensuite marqués.

Ce type de machine est toujours en usage aujourd'hui. 

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

Coupeuse mécanique avec système à retour d'équerre

 

La mouleuse à bras, datant de la fin du XIXème siècle, était actionnée à la main. Le volant était tourné de façon à ouvrir complètement le moule à tulipe. Puis une fois lâché, il permettait au moule de se refermer et de marquer le cube de savon sur les deux faces...

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

Mouleuse à bras avec moule à tulipes

 

Au début du XXème siècle, on utilise une machine électrique, appelée mouleuse frappeuse électique avec moule à tulipe qui remplacera petit à petit la mouleuse à bras. Elle sera utilisée jusque dans les années 1990.  

Une mouleuse frappeuse électriqueUne mouleuse frappeuse électrique

Une mouleuse frappeuse électrique

 

En plus des machines, vous trouverez des outils indispensables pour travailler la pâte de savon...

 

Pour mélanger la pâte à savon dans le chaudron, les savonniers utilisaient un madre (je ne connaissais pas ce nom) avec un manche aussi long que celui du pouadou. 

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main
Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

Le madre et son extrémité qui servait à remuer la pâte à savon à la main

 

Le pouadou était utilisé pour enlever l'écume à la surface du savon directement dans le chaudron. 

Avant l'invention de la goulotte en bois qui sert à transporter le savon chaud vers les mises, c'est avec ce pouadou que le savonnier le transportait, chaud, pour le faire refroidir dans les mises. 

Le pouadou

Le pouadou

 

Un compas était utilisé pour marquer des repères dans les mises et ainsi découper des pains de taille identique (donc de même poids).

 

 

 

Le compas

Le compas

 

De nombreuses vitrines contiennent des moules, comme par exemple, le moule à tulipe très employé...

 

Un moule à tulipe

Un moule à tulipe

 

D'autres nous montrent des tampons en buis ou en laiton, et des médaillons utilisés toujours aujourd'hui pour marquer le savon.

 

Au XIXème siècle, les tampons étaient en buis et chaque savonnier détenait plusieurs marques déposées à l'Institut National de la Propriété Industrielle.

Chacune représentait un élément particulier : un objet, une plante, un animal et très souvent la vierge qui se trouvait dans chacune des salles de la savonnerie, au dessus de chaque chaudron, et qui veillait sur les maîtres savonniers et le secret de leur recette. 

Différents tampons et médaillonsDifférents tampons et médaillons
Différents tampons et médaillons

Différents tampons et médaillons

 

Enfin, d'autres vitrines nous présentent des anciens savons et leur emballage de l'époque...

Savons et emballages
Savons et emballagesSavons et emballages

Savons et emballages

 

La savonnette à ses débuts, était parfumée directement dans les mises.

Puis la fabrication a évolué : la pâte de savon parfumée qui va servir à la fabrication des savonnettes, est d'abord réduite en copeaux dès sa sortie du chaudron. Ensuite les copeaux sont agglomérés sous forme de boudin avec du beurre de karité. Et enfin, le boudin est découpé à la taille et à la forme désirées.

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettesSavonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

Savonnettes de marque "la planète" et moules et timbres à savonnettes

 

Une fois sec, le savon était transporté et stocké dans des caisses ce qui lui permettait de continuer à sécher. 

Le transportLe transport

Le transport

 

Et voilà un aperçu de quelques savons en train de sécher sur des claies...

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

Savons de différentes formes et couleurs en cours de séchage

 

J'espère que cette visite vous a plu !

 

Depuis mon enfance et une visite scolaire, je n'avais pas remis les pieds dans une savonnerie...sauf pour me rendre à la boutique.

Bien sûr, les écoles qui désirent profiter de la visite peuvent prendre contact avec la savonnerie qui se fera un plaisir d'accueillir les enfants au Musée.

Demain, si vous le voulez bien je vous emmène faire un tour dans le quartier des savonniers de la ville...

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21 septembre 2016 3 21 /09 /septembre /2016 06:21

 

Aujourd'hui je vous propose un petit retour en arrière pour vous raconter l'histoire du célèbre Savon de Marseille.

Car j'ai réalisé qu'hier, je vous avais certes parlé de sa fabrication artisanale, et fait découvrir La Savonnerie Marius Fabre de Salon-de-Provence, mais finalement je n'avais pas abordé du tout l'histoire, à proprement parlé (sans jeu de mots) du savon... 

 

L'histoire du savon de Marseille traverse les siècles...et dans ses origines rejoint celle du savon d'Alep (qui est parfumé aux baies de laurier).

Le savon est le produit d'un alcali (un sel extrait de cendres) avec un corps gras.

Dès l'Antiquité, on retrouve trace des premières recettes d'émulsions à base de graisse, d'eau et de cendres.  PLINE l'Ancien en donnait déjà la composition : il parle d'une pâte élaborée à partir de cendres de hêtre et de suif de chèvre...

Pendant longtemps en Orient,  les arabes aussi se servaient de graisses animales.

Mais à partir du VIIIe siècle, ils remplacent peu à peu les produits animaux par de l'huile d'olive, qui seule donne un savon à la consistance ferme, à l'odeur agréable et aux usages multiples...

 

On pense que la recette à base d'huile d'olive a probablement été introduite en Europe par les Croisés lors de leur voyage en Orient. 

Pendant des siècles, cette recette restera inchangée, le savon servira tour à tour d'onguent, de cosmétique ou de remède pour les problèmes de peau.
 

Dès le Moyen Âge,  le savon sera utilisé pour laver le linge et l'hygiène corporelle. 

C'est donc à cette date, que la Provence devient une région propice à la fabrication du savon.

C'est donc depuis le Moyen Âge, que la Provence est devenue une région propice à la fabrication du savon.
Quelques affiches anciennesQuelques affiches anciennes
Quelques affiches anciennes

Quelques affiches anciennes

 

A cette époque, il y a trois villes importantes qui fabriquent du savon en Provence.

Le premier fabricant de savon de la région est bien sûr Marseille, vu l'expansion de son port, et puisque c'est cette ville qui a donné son nom au savon !

Il y aussi Salon-de-Provence, lorsque la ligne de chemin de fer est construite, et enfin Toulon. 

 

Tous les ingrédients indispensables, qui entrent dans la composition du savon, se trouvent facilement en Provence.

Il faut en effet : 

- du sel et il y en a en Camargue.

- de l'huile d'olive. Jusqu'au XVIIIème siècle, les oliviers foisonnent dans la région et suffisent à la production du savon, à la consommation en huile d'olive des ménages et des conserveries locales. Ensuite il faudra importer de l'huile d'olive d'Espagne, d'Italie et des colonies. 

En fait, ce n'est pas de l'huile d'olive de première pression à froid qui est utilisée en savonnerie : elle est réservée pour l'alimentation. On utilise l'huile de grignons, une huile de deuxième catégorie, obtenue grâce à un broyat des noyaux et de la pulpe d'olives.

Au XIXème siècle, l'huile de coprah (extraite des noix de coco) et l'huile de palme (extraite du palmier à huile) arrivent des colonies. Elles remplaceront peu à peu, mais toujours à faible proportion, l'huile d'olive dans le savon. 

- enfin, il faut de la soude...

La plante dont est extraite la soude, pousse abondamment au bord de la mer et en particulier dans les salines de Camargue. Elle doit être d'abord réduite en cendres pour former du carbonate de soude, avant de pouvoir être utilisée.

 

Soude maritime

Soude maritime

 

Louis XIV institutionnalise le savon de Marseille en fixant ses règles de fabrication, ce qui en même temps que le développement du trafic maritime, permet au savon de Marseille d'acquérir une renommée mondiale. 

L'Edit de Colbert impose même un tampon pour éviter les fraudes.

 

En 1791, le chimiste Nicolas Leblanc arrive à extraire la soude à partir du sel marin. Cette découverte révolutionne la fabrication du savon. Plus besoin de la plante ni de la longue préparation nécessaire pour obtenir la soude.

 

Il faudra attendre le seconde partie du XIXème siècle et les progrès en matière d'hygiène et de transport, pour que les villes de Marseille et de Salon-de-Provence s'enrichissent grâce aux savonniers et aux entreprises périphériques.

Après la Seconde Guerre Mondiale, la période faste connaît un déclin lié à la fin du colonialisme d'une part, mais surtout à l'apparition des détergents industriels censés apporter plein d'avantages aux ménagères...

Les années 70 voient apparaître au contraire un regain d'intérêt pour ce produit économique, biodégradable et excellent à la santé qui se poursuit aujourd'hui.  

 

Des 108 savonneries qui existaient encore à Marseille en 1924, il n'en reste plus que trois aujourd'hui.

Et sur les 14 qui se trouvaient à Salon-de-Provence, il n'en reste plus que deux.

A nous de les préserver... 

 

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive
La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessiveLa représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

La représentation de la femme et les outils indispensables à la lessive

 

Demain, je vous fais entrer au Musée et après-demain je vous emmène balader dans le quartier des savonniers afin de vous faire visiter leurs belles demeures... si vous le voulez bien !

 

C'est ma semaine culturelle :)

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20 septembre 2016 2 20 /09 /septembre /2016 06:41
L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

L'entrée principale, côté avenue Paul Bourret

 

 

Il y a deux savonneries encore en activité à Salon-de-Provence, ma ville natale.

 

Enfant, pour aller à l'école je passais tous les jours dans la rue Félix-Piat où se trouve la savonnerie Rampal-Latour, encore en activité aujourd'hui. Les odeurs de savon...je les ai encore dans les narines et, outre que c'était les seuls produits présents à la maison,  cela me rappelle de tendres souvenirs.

Cette savonnerie centenaire vient de déménager à l'extérieur de la ville mais a conservé sa boutique où je me rends souvent. Je me suis promise d'aller visiter leur nouvelle installation à l'occasion.

 

 

Depuis plus de 110 ans et quatre générations, la savonnerie familiale Marius Fabre (photo en tête d'article) perpétue la fabrication du savon de Marseille artisanal et du savon noir à l’huile d’olive, en plein coeur de la ville.

Le savon de Marseille n'est pas une appelation d'origine contrôlée et peut donc être sujet à des contrefaçons.

Quatre savonneries seulement en Provence, respectent la recette d'origine, 100% naturelle. Trois se situent à Marseille et la savonnerie Marius Fabre est la quatrième. 

 

Entrée de la fabrique

Entrée de la fabrique

 

Je ne vais pas vous raconter l'histoire de la savonnerie Marius Fabre qui est suffisamment expliquée sur leur site internet dont vous trouverez le lien ci-dessous. 

C'est donc  cette savonnerie que je suis allée visiter pour trois raisons :

 

- J'ai pu compléter la visite de la savonnerie par la visite du "Musée du savon de Marseille" qui se trouve dans les même locaux et dont je vous parlerai demain.
 
 
- A deux pas, la médiathèque proposait une conférence sur "L'épopée des savonniers" afin de découvrir le patrimoine lié à leur activité, conférence organisée par les Amis du Musée et du patrimoine de Salon et de la Crau. Cette conférence m'a permis de visiter virtuellement le quartier des savonniers, où se trouvent les plus belles demeures bourgeoises de la ville, datant donc du XIX ème siècle et encore habitées aujourd'hui et dont je vous parlerai plus tard...
 
 
- Enfin dans la cour de la savonnerie, des groupes de musique se succédaient dans le cadre du Festival "Une journée avec les Beatles". 
 
Pour ceux que ça intéresse voilà la page facebook de l'événement.
 
J'ai d'ailleurs assisté (par hasard)  à la fin du discours de Gérard Holz, venu dans la ville à cette occasion accompagné de son groupe "les beatlemaniaques"  et bien sûr ne pouvant pas assister aux 14 concerts consécutifs de 12 h à minuit,  je suis restée pour les écouter jouer dans la cour de la savonnerie ! 
 
 
Mais seule la presse avait le droit de faire des photos. C'est la raison pour laquelle je vous mets une petite video du groupe, trouvée sur youtube . 
 

 

Mais, revenons à notre savonnerie...

 

Sa visite m'a permis de comprendre les différentes étapes de la fabrication du savon de Marseille dans les règles de l'art c'est-à-dire en utilisant uniquement des produits naturels.

 

Le véritable savon de Marseille est fabriqué à partir de 100% d'huiles végétales sans colorant, sans parfum, sans conservateur, sans graisses animales et sans aucun produit issu de la pétrochimie. Il est débarrassé de toute impureté et doit contenir 72 % d'huile d'olive. C'est la raison pour laquelle il est très doux pour la peau (et le linge), respecte l'environnement car entièrement biodégradable et économique car plus il sèche plus vous en ferez d'usage.

Le savon de Marseille est donc un produit sans date de péremption ! 

 

Sa fabrication totale dure 14 jours.

N'ayant pas le droit de faire des photos à l'intérieur des locaux, j'ai emprunté toutes celles que je vous mets aujourd'hui sur le site internet de la savonnerie

 

Le savon résulte d'une réaction chimique que l'on appelle la saponification. Alors que jusque là, la fabrication du savon apparaissait comme une processus résultant de l'alchimie, dès 1823, Eugène Chevreul, émet sa théorie de la saponification, bientôt suivie des travaux du chimiste marseillais, François Marklen. 

 

Etape 1 : dans un grand chaudron, pouvant contenir jusqu'à 20 tonnes de mmatière première, les savonniers introduisent en même temps les huiles végétales et la lessive de soude. Le tout est agité et monté à 120°. La soude ne pouvant pas se mêler à l'huile, il en résulte une émulsion qui par la température se transforme en pâte de savon. C'est la phase de l'empâtage.

 

Dans le chaudron...

Dans le chaudron...

 

 

Etape 2 : La pâte de savon est lavée plusieurs fois à l'eau salée pour éliminer la soude. En effet la soude se dissout facilement dans l'eau salée mais pas le savon. Le maître savonnier, que l'on appelait le "maître de feu"  n'hésite pas à goûter sa pâte pour en être sûr. C'est le lavage.

 

Etape 3 : le savon est cuit pendant 10 jours à 100° tout en étant surveillé constamment. C'est la phase de cuisson.

 

Etape 4 : Plusieurs lavages successifs à l'eau débarrassent le savon de ses impuretés. C'est la liquidation. Après cette phase le savon est considéré comme extra-pur. 

 

Etape 5 : La pâte de savon encore chaude (entre 50 et 70 °) est versée dans de grandes "mises" (moules) grâce à une goulotte en bois articulée. C'est la coulée de la cuite.

De la cuisson à la coulée de la cuite...

 

Etape 6 : Le savon sèche pendant 48 heures à l'air libre, fenêtres du nord ouvertes (d'autant plus vite les jours de mistral et de chaleur). C'est le séchage. 

 

Etape 7 : Une fois sec, le savon est découpé directement dans les moules en gros carrés d'une trentaine de kilos. Un treuil les transportera jusqu'à une machine, qui permettra de les tranformer en cubes de différentes tailles. C'est le découpage.

 

Etape 8 : Enfin le savon est d'abord séché à l'air libre pendant 48 heures puis marqué à la main ou moulé en machine, puis estampillé sur les 6 faces. C'est le séchage et le moulage. 

 

 

La levée des mises et le découpage

Le marquage à la main des pains de savon

Le marquage à la main des pains de savon

 

Il ne suffit pas de connaître les ingrédients pour savoir-faire du savon. Le savoir-faire transmis de génération en génération est le plus important !

 

A quoi reconnaît-on un véritable savon de Marseille ?

 

Il est vendu sous forme de cube ou de pain, estampillé sur ses six faces.

Il ne doit contenir que des éléments naturels.

Sa couleur doit être verte pour le savon servant à la toilette et ne doit contenir que de l'huile d'olive et de l'huile de coprah !! 

Par contre le savon de Marseille de couleur blanche et contenant de l'huile de coprah et de palme est utilisé pour la lessive et en particulier aujourd'hui, le détachage du linge... 

 

 

Quels usages pour le savon de Marseille ?

 

Un cube de savon vert ou blancUn cube de savon vert ou blanc

Un cube de savon vert ou blanc

 

Le savon vert est surtout préconisé pour la toilette de toute la famille et pour le lavage des mains. Naturellement désinfectant et adoucissant il sera très utile pour désinfecter les petites plaies et les bobos de vos enfants. 

Il est conseillé par les dermatologues afin d'éviter allergies et problèmes de peau. 

Une astuce : si vous avez des crampes nocturnes, placez un petit morceau de savon sous les draps au pied du lit.

Vous craignez que les mites envahissent vos placards, faites de même...Elles n'aiment pas l'odeur du savon !

Enfin si vous n'avez que du savon vert dans vos placards, vous pouvez aussi vous en servir pour laver ou détacher du linge...

Plus vous le faites sécher, plus il vous fera de l'usage...

 

 

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Séchage des cubes de savon vert à l'air libre

Le savon blanc est préconisé pour les lessives, détachages difficiles, en copeaux ou en cube.

Il peut même servir à faire la vaisselle et servir de dentifrice surtout si vous désirez blanchir vos dents. 

Sa fabrication est plus courte (une dizaine de jours) que celle du savon vert. Il contient moins d'huile d'olive ce qui explique sa couleur blanche. 

 

Remarque : La glycérine contenue dans le savon n'est pas ajoutée mais est présente à l'état naturel dans l'huile : il en reste donc des traces. 

Affiche publicitaire d"époque

Affiche publicitaire d"époque

 

Le savon noir, fabriqué lui aussi à base d'huile d'olive (ou d'huile de lin), est cuit au chaudron pendant deux jours ce qui explique sa couleur foncé.

Il contient de la potasse au lieu de la soude ce qui lui donne sa texture souple et facile à délayer dans de l'eau chaude. 

Il est vendu liquide en bidon.

Il peut être utilisé non seulement pour le nettoyage de la maison, du sol au plafond, que vos sols soient en bois, en pierres cuites ou en carrelages...pour le lessivage des peintures, le nettoyage de vos pinceaux ou rouleaux à la place du white spirit, votre voiture...

Dans les années 1950-1960, la savonnerie Marius Fabre fournissait chaque année plus de 100 tonnes de savon noir à la Marine Nationale à Toulon pour nettoyer les ponts des bateaux...

A l'extérieur il sera parfait, dilué pour éloigner pucerons et autres parasites de vos plantes. 

Vous pouvez également vous en servir pour shampouiner votre chien ou votre cheval ! 

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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29 août 2016 1 29 /08 /août /2016 07:06
Quelques vues générales du village en bord de Drôme
Quelques vues générales du village en bord de DrômeQuelques vues générales du village en bord de Drôme
Quelques vues générales du village en bord de DrômeQuelques vues générales du village en bord de Drôme

Quelques vues générales du village en bord de Drôme

 

Aujourd'hui je vous emmène à Pontaix, une petite commune du bord de Drôme qui fait partie des villages de caractère du département, située sur la route de Die où je vais souvent, vous le savez maintenant...

Ses habitants sont appelés des Pontaisons et des Pontaisonnes.

 

Jadis la départementale traversait une partie du village rive droite et passait par l'ancien pont devenu piétonnier. Pour preuve, les publicités qui se retrouvent au niveau de la placette. 

Aujourd'hui je vous emmène à Pontaix, une petite commune du bord de Drôme qui fait partie des villages de caractère du département, située sur la route de Die où je vais souvent, vous le savez maintenant...

 

Jadis la départementale traversait une partie du village rive droite et passait par l'ancien pont devenu piétonnier. Pour peuve les publicités qui se retrouvent au niveau de la placette. 

Quelques publicités peintes sur les murs...
Quelques publicités peintes sur les murs...Quelques publicités peintes sur les murs...

Quelques publicités peintes sur les murs...

 

La visite du village commence ici en passant sous l'arcade située sous une maison.

Comme dans beaucoup de villages de la région, on marche dans une rue principale de laquelle partent de minuscules ruelles ou impasses que l'on appelle des viols...

Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...
Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...Quelques rues du village, rive droite...

Quelques rues du village, rive droite...

 

 

Un peu d'histoire...

 

Ce lieu était déjà connu au temps des romains : on a découvert pour preuve des traces d'habitat et on sait que la voie romaine entre Valence et Die passait par là ! 

 

Puis au Moyen Âge, le passage de Pontaix qui correspond à un resserrement de la vallée de la Drôme, était défendu par un château installé sur un piton rocheux, dont les ruines dominent le village actuel : c'est le château de l'Aiguebelle. 

L'habitat dispersé de l'époque gallo-romaine se regroupe autour de ce château, bien à l'abri des remparts construits au bord de l'eau.

Le village occupe alors une place stratégique, car il est le seul accès possible vers le Diois. 

 

Les ruines de la tour médiévale du XIIe siècle se voient de loin. On peut y accéder à pied (mais ce sera l'objet d'une autre balade). Il reste une partie du donjon pentagonal et des pans de murs d'une double enceinte.

Le château a été détruit à la fin du XVIe siècle et jamais reconstruit.

 

 

 

Les ruines du château...
Les ruines du château...Les ruines du château...

Les ruines du château...

 

Pontaix, outre son château, se distingue aussi par ses ponts : le village en a quatre !

- le plus haut est le pont qui supporte la voie ferrée toujours en activité, : il permet aux trains de traverser la Drôme. 

 

Le pont pour la voie ferrée toujours en activité !

Le pont pour la voie ferrée toujours en activité !

 

- le second est le pont sur la Drôme où passe la départementale : il permet aux véhicules de faire de même. 

 

Le pont où passe la départementale

Le pont où passe la départementale

 

- puis on trouve l'ancien pont étroit transformé en passerelle fleurie et piétonnière qui relie les habitants des deux rives.

 

La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)
La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)

La passerelle piétonne fleuri (ancienne route !!)

 

- enfin, le nouveau pont à double sens, construit entre l'église et le temple (...tout un symbole) : il facilite l'accès à plusieurs entreprises mais aussi aux habitants de la rive droite, sans traverser la rue principale devenue trop étroite, ni perturber la tranquillité des habitants.

Le pont reliant l'église et le temple
Le pont reliant l'église et le temple

Le pont reliant l'église et le temple

 

Au bout de la rue principale se trouve le temple que vous pouvez visiter si vous avez plus de chance que moi car il était fermé lors de mon passage. 

 

Un peu d'histoire...

 

Le temple a été sauvé de la démolition grâce à son retour au catholicisme avant la révocation de l'Edit de Nantes.

 

Son histoire est édifiante, tantôt église, tantôt temple, il illustre parfaitement les conflits qui ont agité et meurtri la région depuis le XVIe siècle...

Il s'agit en fait de l'ancienne chapelle des seigneurs du château construite dans le mur de défense du village vers le XIIe siècle. 

Au XVe siècle, l'édifice actuel est construit sur les vestiges de la chapelle...

C'est une église catholique qui sera détruite en partie une première fois au cours des guerres de religion.

De cette époque, datent les fresques murales médiévales (datant des XIIe et XIVe siècle), et une litre funéraire en l'honneur de seigneurs huguenots datant du XVIe siècle, grâce auxquelles, l'édifice est aujourd'hui classé monument historique.

 

Les fortifications seront démolies en 1581. L'église, alors reconstruite redevient un temple réformée au XVIe siècle. 

Puis la chapelle redevient catholique au XVIIe (on l'appelle alors l'église Saint Apollinaire) pour, après la Révolution, être rendue en 1803, aux protestants sous le Concordat.

L'édifice l'est resté depuis.  

 

Comme vous le voyez, les guerres de religion n'ont pas épargné la région. Mais la paix est revenue.

 

Le bâtiment surplombe les flots de la Drôme et nous montre deux belles fenêtres en bretèches (ou logettes à machicoulis) de l'extérieur, qui sont deux chapelles...à l'intérieur.

Le clocher datant du XVIIe siècle vient d'être rénové grâce à l'Association locale qui s'occupe de mettre en valeur ce superbe patrimoine.

 

Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome
Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome
Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la DromeLe temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome

Le temple vu du village, du pont ou de l'autre côté de la Drome

 

L'Eglise Saint-Martin se trouve sur la rive gauche de la Drôme.

Le soir tombait...

Le soir tombait...

 

Aujourd'hui la commune a une activité essentiellement tournée vers la viticulture. Les cépages environnants permettent tous la fabrication de la fameuse clairette ou alors du crémant de Die. 

 

De nombreux touristes passent chaque jour, mais bien peu s'arrêtent sauf au restaurant du bord de route.

Pourtant une fois à l'intérieur des rues, on n'entend plus du tout le bruit des voitures et les habitants prennent encore le temps de vivre et de s'asseoir dans les rues devant leur porte pour prendre le frais, tandis que les plus jeunes vont se baigner...

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26 août 2016 5 26 /08 /août /2016 06:35

 

Nous avons visité il y a quelques jours le village de Saint-Benoît-en-Diois. 

Aujourd'hui, nous allons continuer la route qui borde la Roanne jusqu'au petit hameau des Gleizolles, départ ou étape de nombreuses randonnées.

Ce petit hameau se situe au bord d'un affluent de la Roanne, cette rivière aux eaux bleue turquoise dont je vous ai déjà parlé et dont vous avez vu quelques photos dimanche dernier.

 

Le hameau des Gleizolles

Le hameau des Gleizolles

 

La vallée de la Roanne ne fait qu'une vingtaine de kilomètres en tout. Elle démarre au Pont d'Espenel et aboutit au village de Saint-Nazaire-le-désert. 

Dès la sortie de Saint-Benoît, la route serpente en longeant la rivière.

 

 

Le Hameau des Gleizolles / Balade dans la Drôme

 

Vous avez sur votre gauche une vue superbe sur les strates creusées par la rivière qui est encontrebas. 

Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne
Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne
Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne

Le paysage à la sortie de Saint-Benoît au dessus des gorges de la Roanne

 

Il faut poursuivre la route jusqu'à un premier pont qui permet de traverser la Roanne où un petit parking vous permet de faire une halte pour profiter du paysage et éventuellement de la baignade...

Le tout est de trouver le bon chemin pour descendre ! 

A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.
A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.

A gauche puis à droite de la route en traversant le pont.

 

La route continue ensuite en laissant sur votre gauche la montée vers les hameaux de Rimon et Savel que je compte bien vous faire visiter un jour.

Elle est parfois creusée dans le rocher. 

Puis nous arrivons au deuxième pont. Il faut le franchir et continuer sur la petite route pendant environ 1 km.

Le second pont sur la Roanne (photo empruntée sur le net)

Le second pont sur la Roanne (photo empruntée sur le net)

 

Nous découvrons un charmant petit hameau au coeur d'une vallée verdoyante.

Il est conseillé de prendre la piste de gauche qui permet d'accéder à un parking (oui vous avez bien entendu un parking !).

Les résidents l'ont aménagé dans un pré en fait, d'une part pour leur tranquilité, d'autre part parce que la rue principale est très étroite et qu'il impossible de se croiser. 

 

La piste continue d'ailleurs au delà du parking, le long de la Courance,  un petit affluent de la Roanne. 

Cet affluent est bien connu par les amateurs de canyoning. Un autre parking les attend au bout de la piste. De là, ils peuvent pratiquer un parcours "facile" qui peut être fait même avec des enfants de 8-9 ans et sachant nager.

N'ayant jamais pratiqué le canyoning, je ne pourrais que vous conseillez de vous renseigner avant d'y aller !

 

Nous voilà arrivés...

Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.
Le hameau, la rue principale et le paysage.  Le hameau, la rue principale et le paysage.

Le hameau, la rue principale et le paysage.

 

C'est une courte balade que je vous ai proposé aujourd'hui !

Mais elle nous a permis de découvrir un petit coin de paradis pour les amoureux de la nature...et quelques lieux de baignade magnifiques où nous reviendrons.  

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Published by manou - dans découverte Drôme p
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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 06:19

 

Voici la suite (et la fin) de notre visite de Saint-Benoît-en-Diois.

Nous avons déjà visité le village actuel et abordé l'histoire du village en visitant son église...

Nous allons aujourd'hui, monter jusqu'aux vestiges du vieux château.

 

Au dessus du village, on retrouve les ruines de l'ancien château, château qui au moment des guerres de religion fût assiégé et pris par les protestants en 1574. Ils creusèrent même une sape sous le château pour le faire sauter !

 

Pour accéder aux ruines, il faut d'abord atteindre la plus haute maison du village...derrière laquelle on aperçoit le sommet rocheux appelée "l'aiguille de Saint-Benoît", au pied duquel coule la Roanne.

 

La plus haute maison du village

La plus haute maison du village

 

La montée aux ruines est très agréable : elle se fait par un petit sentier qui longe un vieux muret de pierre, bâti comme seuls nos ancêtres savaient les faire.

Le long du sentier...
Le long du sentier...Le long du sentier...
Le long du sentier...

Le long du sentier...

 

Ce château a appartenu, successivement depuis sa construction, à plusieurs familles dont la première était originaire de Crest.

 

Il n'a jamais été reconstruit et on retrouve ici ou là quelques pans de murs...

 

Les ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du château
Les ruines du châteauLes ruines du châteauLes ruines du château

Les ruines du château

 

Mais cela vaut le coup d'y monter même pour n'y trouver que des ruines car la vue d'en haut est absolument magnifique !

Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !
Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !

Vue sur les sommets : le massif du Grand Barry, les rochers des Blaches ; et la vallée de la Roanne de l'autre !

 

Jusqu'à la Révolution, les habitants de Saint Benoît et de Rimon ne formaient qu'une seule communauté. Ils cultivaient la vigne et filaient la laine, activités qui perdureront après la Révolution.

La pauvreté des sols ne leur permettait pas de varier les cultures. Pendant longtemps, ils n'ont pu y cultiver que des pommes-de-terre !

 

Mais au XIXe siècle, le village comptait près de 200 habitants et on y cultivait aussi des noix, du seigle et de l'avoine.

De nombreux troupeaux de moutons permettaient de fournir la laine indispensable pour faire tourner les manufactures textiles de la vallée comme celles de Saillans ou de Pontaix, deux villages de bord de Drôme dont je vous parlerai plus tard. Les habitants passaient alors l'hiver à carder la laine...

 

Puis ils se sont mis à exploiter les lavandes qui poussaient natuellement sur les coteaux ensoleillées et secs. Il y a trente ans le village en était encore entouré, paraît-il !

 

Maintenant ce sont les vignes qui dominent le paysage et en particulier les cépages qui entrent dans la fabrication de la célèbre Clairette de Die. 

 

Les vignes sont cultivées sur les replatsLes vignes sont cultivées sur les replats

Les vignes sont cultivées sur les replats

 

Vous aimez la tranquilité et les lieux authentiques, loin des sentiers battus, je suis sûre que ce petit coin de France vous a plu...
 

Pour les grands randonneurs, il faut juste savoir que Saint-Benoît-en-Diois n'est pas en reste. Le village se situe sur le chemin des Huguenots, un itinéraire culturel européen intitulé "Sur les pas des Huguenots", moins connu et pratiqué que le chemin de Saint Jacques de Compostelle, mais non moins intéressant...

 

 

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 06:09

 

 

Nous voilà à nouveau à Saint-Benoît-en-Diois pour poursuivre notre visite. 

 

Et pour commencer, un peu d'histoire...

 

On retrouve une trace de ce village dès 1145. Saint-Benoît n'était alors que l'annexe d'un autre lieu stratégique : le castrum de Betton situé un peu plus haut dans la montagne. Ce castrum contrôlait le passage entre Saillans et la région de Luc-en-Diois par Rimon.

  

Saint-Benoît avait été implanté pour contrôler le gué sur la rivière, juste avant la montée à Rimon. 

On comprend mieux sa position en hauteur sur un piton rocheux !

C'était donc un ancien poste d'observation et de défense, situé stratégiquement juste à l'entrée des gorges de la Roanne.

 

Le site de Betton aurait été abandonné avant la fin du Moyen-Age, pour celui de Saint-Benoît, déjà implanté près de la rivière.

 

L'église daterait de cette époque, donc du 13e siècle environ. Elle est située sur un petit promontoire au coeur du village, promontoire qu'elle partage avec un charmant petit cimetière qui l'entoure.

Elle domine le village et c'est elle qu'on aperçoit en premier de la route.

 
 
L'église vue de la route
L'église vue de la route

L'église vue de la route

 

Des rues du village, la vue sur l'église se précise...elle nous apparaît en hauteur ! 

L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)
L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)

L'église de Saint-Benoît sur son promontoire (vues des rues du village)

 

 

Ce n'est pas qu'un effet d'optique : on accède au promontoire par un long escalier de pierre bordé de jolies maisons qui démarre presque directement du parking...

L'escalier de pierre...L'escalier de pierre...

L'escalier de pierre...

 

Il se poursuit ensuite par sept marches qui permettent d'accéder au clocheton-porche... qui fait toute l'originalité de cette construction.

Le clocher est appuyé sur deux grosses colonnes en brèche.

Le clocheton-porche et l'escalier d'accès

Le clocheton-porche et l'escalier d'accès

 

A droite du porche, un petit portail permet d'accéder au cimetière et le promeneur peut ainsi faire le tour de la bâtisse...

Comme vous le voyez sur la photo, un autre couple de touristes nous devancent ! 

 

Je suis toujours gênée de faire des photos dans un cimetière, comme si j'allais déranger ceux qui y reposent mais je suis tombée sous le charme de cet ancien coeur gravé il y a si longtemps, qu'on ne peut plus y lire le nom de celui (ou celle) qui repose-là, sous nos pieds, face à la montagne qu'il (ou elle) a dû aimer...

Le petit cimetière...
Le petit cimetière...Le petit cimetière...

Le petit cimetière...

 

L'église a été entièrement rénovée. On voit bien à son architecture qu'elle-même est une ancienne tour fortifiée.

 

Elle a été modifiée à plusieurs reprises à partir de sa structure romane d'origine. 

Des chapelles latérales ont été ajoutées et le fameux clocher-porche est plus récent. 

L’intérieur est tout simple. 

 

La cloche est ornée de trente cinq effigies de saints ce que, vous vous en doutez, je n'ai pas pu aller vérifier...

 

Elle a été modifiée à plusieurs reprises à partir de sa structure romane d'origine. Des chapelles latérales ont été ajoutées et le fameux clocher-porche est plus récent. L’intérieur est tout simple. 

 

La cloche est ornée de trente cinq effigies de saints ce que, vous vous en doutez je n'ai pas pu aller vérifier...

 
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'égliseQuelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église
Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'égliseQuelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église

Quelques détails de l'extérieur et de l'intérieur de l'église

 

L'église ainsi que le village entier, ont été classés à l'inventaire supplémentaire des Monuments Historiques dès 1926. 

 

Vous êtes partants pour poursuivre notre petite visite ?

Alors je vous dis encore à demain pour la suite de l'histoire de ce joli village diois...

 

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 07:05
Plaque de cocher et signalétique modernePlaque de cocher et signalétique moderne
Plaque de cocher et signalétique moderne

Plaque de cocher et signalétique moderne

 

Le village de Saint-Benoît (devenu Saint-Benoît-en-Diois en 1936), se situe dans la vallée de la Roanne. Ses trente-trois habitants sont appelés les Saint-Bénédictins et les Saint-Bénédictines.

Les résidents permanents cultivent des petits jardins que vous pouvez voir en contrebas du village.

 
Le village de Saint-Benoît-en-Diois
Le village de Saint-Benoît-en-DioisLe village de Saint-Benoît-en-Diois
Le village de Saint-Benoît-en-DioisLe village de Saint-Benoît-en-Diois

Le village de Saint-Benoît-en-Diois

 

C'est un des plus beaux villages perchés de la région.

Il est implanté sur un éperon rocheux qui domine la Roanne, fortement encaissée à cet endroit, une rivière magnifique, aux eaux bleue turquoise, parfaite pour tous les amoureux de la nature et les pêcheurs où les habitants n'hésitent pas à descendre pour se baigner...

Tant pis pour la remontée !

 

 

La "piscine" municipale des habitants de Saint-Benoît !

La "piscine" municipale des habitants de Saint-Benoît !

 

Les maisons sont charmantes, toutes collées les unes aux autres...le long d'une rue unique !

L'éperon rocheux est si étroit que certaines maisons sont construites dans la pente. Mieux vaut ne pas avoir le vertige sur le balcon...

 

La rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages
La rue principale et autres passagesLa rue principale et autres passages

La rue principale et autres passages

 

Des portes anciennes s'ouvrent sur des maisons, des remises, des cours ou des jardins privés...

N'hésitez pas à actionner le diaporama pour les visualiser. 

 

Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village
Quelques portes anciennes du village

Quelques portes anciennes du village

 

De temps en temps, nous tombons sur quelques vestiges des travaux d'antan...

Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...
Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...
Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...

Tonneaux, banastes (ou comportes), rouleau pour le dépiquage des céréales et même un traîneau pour l'hiver...

 

Sur une placette, nous découvrons ce lavoir datant de 1877 et qui a été rénové récemment...

Le lavoirLe lavoir

Le lavoir

 

Enfin la petite école se cache derrière la mairie qui sert aussi de gîte ! Le maire nous apprend qu'hélas, il n'y a plus aucun enfant scolarisé sur la commune. 

Quel dommage ! 

Mais ce petit village est trop loin des grands axes permettant de se rendre facilement sur un lieu de travail (surtout en hiver). 

 

Il a pourtant pleins de projets comme celui de réhabiliter une ancienne remise pour la transformer en salle communale, juste en face de la mairie (projet en cours de réalisation)...

La cour de la petite école derrière la mairie

La cour de la petite école derrière la mairie

 

Alors, à demain pour la suite de la visite, si vous êtes d'accord...

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 06:01

 

Voici pour ce dimanche, quelques photos de coins de baignade, tous situés près de Die dans la Drôme. Il y en a beaucoup d'autres !

 

Trous d'eau, cascades ou plans d'eau peu profonds pour simplement se rafraîchir...Il y en a pour tous les goûts ! 

 

Ceux qui n'aiment pas se baigner, peuvent profiter de la balade car pour atteindre ces trous d'eau, au bord des rivières, il faut toujours marcher...et oui, ce sont ces coins-là que nous préférons.

 

 

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Quelques coins de baignade au bord de la Drôme...il y en a plein d'autres !

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

Cascades de l'Aiguebelle près de Pontaix, uniques en leur genre quand il y a de l'eau :)

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !
La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

La vallée de la Roanne...tous les sentiers mènent à un coin de baignade : il suffit de trouver le bon !

 

Parfois même une aire de pique-nique fraîche et ombragée, où les enfants ont de l'espace pour jouer même au ballon, vous attend, puis un chemin vous mène au bord de la rivière, comme par exemple sur l'aire de Fomoranche à Saint-Benoît-en-Diois, petit village perché, dont je vous parle dès demain. 

Promis !

 
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-DioisAire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois
Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

Aire de Fomoranche près de Saint-Benoît-en-Diois

 

Et une fois allongé sur la plage (en fait dans les galets et sur le sable grossier), voilà ce que vous verrez en regardant le ciel ! 

Avouez qu'il y a de quoi être zen...et penser encore à l'été puisqu'il est encore là pour quelque temps. 

 

 

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !
Un ciel d'été vu du bord de l'eau !Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

Un ciel d'été vu du bord de l'eau !

 

J'espère vous avoir fait un peu rêver, car je sais que pour certains d'entre vous les vacances ont été bien courtes ou inexistantes.

 

Bon dimanche...

 

C'est ma participation à #photodimanche. Vous pouvez retrouver les autres participations sur le blog de Magda.

Petits coins de baignades d'été pour #photodimanche !

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19 août 2016 5 19 /08 /août /2016 06:49
Le petit village oublié d'Espenel / Balade dans la Drôme

 

Voilà des années que pour nous rendre à Die dans la Drôme, nous traversons un village situé, pour ceux qui connaissent, entre Vercheny et Saillans et qui s'appelle Espenel. 

Les habitants sont les espenélois et espenéloises. 

Au Pont d'Espenel, au bord de la route, la Drôme reçoit un de ses affluents, la Roanne. Quelques maisons et un camping indiquent que le village est habité. Il y avait dans le temps, une gare à cet endroit.

 

Comme souvent dans les communes de bord de route, le vieux village se trouve éloigné de la départementale et nous oublions de prendre le temps de mettre le clignotant pour aller le visiter...à seulement un kilomètre de là !

C'est que nous avons fait finalement en ce début du mois d'août. 

 

Cette petite commune ne comptait que 147 habitants en 2013 pour une superficie de la commune de 1506 hectares !  Or ce petit village est d'une importance capitale pour la région car il est situé au coeur du vignoble de la Clairette de Die. 

 
L'ancienne plaque de cocher...

L'ancienne plaque de cocher...

 

Pour la petite histoire...

 

Le village d'Espenel était au Moyen Âge, un village fortifié avec une vue imprenable sur la vallée de la Drôme.

On y pénétrait par quatre portes qui permettaient d'accéder à des ruelles étroites (que l'on nomme dans la région des viols).

Il y avait 324 habitants en 1724 (source INSEE) donc davantage qu'aujourd'hui.

Au début du XXe siècle, la plupart des habitants travaillait, qu'ils soient propriétaires ou simples ouvriers agricoles, à la vigne ou à l'élevage des vers à soie, ou encore aux travaux des champs comme par exemple le ramassage des noix, de la lavande...

 

Mais voilà, cette vie tranquille et paisible a pris fin le 21 juillet 1944.  Le village a été totalement détruit et brûlé par les nazis durant la Seconde Guerre Mondiale.

Pourquoi me direz-vous ?

Parce que comme beaucoup de villages de la Drôme de nombreux résistants, très actifs dans la région s'y cachaient...et la population entière soutenait le maquis. 

 

Pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le site du Musée de la Résistance en ligne ICI. 

 

La plaque commémorative au coeur du villageLa plaque commémorative au coeur du village

La plaque commémorative au coeur du village

Ce soir-là, la colonne allemande remonte de Crest vers Die et le Vercors par la départementale 93. Accrochée au pont des Grands Chêneaux, entre Aouste et Blacons, elle est encore sur la défensive quand elle arrive par les deux rives de la Drôme chez nos amis de Saillans. Elle fouille les rues, et se dirige vers le détroit où les résistants placés sur les rochers de la rive droite et à la sortie du tunnel sur la rive gauche, déclenchent le tir avec des armes automatiques. C'est la bataille, les maquisards tirent et tiennent leurs positions, autant qu'ils le peuvent. Les Allemands appuyés par leur matériel et leurs petits avions de reconnaissance, gagnent du terrain. Ils incendient les fermes et les cabanons au fur et à mesure qu'ils progressent. Ils tuent les personnes qui tentent de fuir. Les Résistants se replient souvent dans des conditions périlleuses lorsque l'encerclement devient inévitable. Après plusieurs heures de lutte inégale, les Allemands qui ont déjà beaucoup tué, beaucoup brûlé, arrivent dans le village.
Aussitôt, dans le bruit des grenades et des fusils, s'allument les incendies. En quelques heures, la moitié des maisons sont en feu. En fin d'après-midi, un immense nuage de fumée plane sur la vallée. Un détachement de soldats allemands, resté sur place, achèvera au cours des jours suivants, de piller et de détruire ce qui n'a pas brûlé le premier jour. La rapidité des événements est telle, que les habitants quittent leurs maisons au dernier moment, emportant avec eux de menus objets et la dernière vision du village debout. Les femmes, les enfants, les personnes âgées, se réfugient dans les cabanons de Barbou, des Prés, des Peyrouses, à proximité des bois et de la montagne. La nuit venue, et les nuits suivantes, quelques hommes volontaires et courageux, s'approchent des ruines fumantes, en évitant les sentinelles Allemandes et viennent secourir les blessés...

Texte écrit par Suzanne Bompart et André Brun

L'histoire d'Espenel

 

 

En 1999, un mémorial a été construit et inauguré au bord de la départementale à la hauteur du Pont d'Espenel.

Photo empruntée sur le site du Musée de la Résistance

Photo empruntée sur le site du Musée de la Résistance

 

Les habitants rescapés ont bien sûr reconstruit le village.

La vie depuis a bien changé...

 

Mais sur les côteaux, il y a toujours des vignes cultivées par six vignerons passionnés qui permettent de faire vivre le lieu et de participer à la fabrication de la fameuse "Cuvée impériale" de la Clairette de Die qui fait la renommée de la région. 

Les vignobles vus du villageLes vignobles vus du village

Les vignobles vus du village

 

Il y a aussi quelques vestiges des travaux anciens...

Une ancienne presse

Une ancienne presse

 

Le vieux village a été reconstruit peu à peu dans les années 60. Certaines constructions sont encore en cours de rénovation.

 

De là-haut (à 400 mètres environ d'altitude), la vue sur la vallée de la Drôme est magnifique.  On aperçoit aussi les contreforts du Vercors et les montagnes de la régions de Saoû. 

Vue sur la vallée et les montagnes
Vue sur la vallée et les montagnesVue sur la vallée et les montagnes
Vue sur la vallée et les montagnes

Vue sur la vallée et les montagnes

 

Le temple datant de 1848 a été entièrement rénové.

 

 

Le temple

Le temple

 

Depuis, il sert de salle d'exposition (ou de concert) attirant ainsi quelques touristes. Pendant que nous y étions, il y avait une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten intitulée "Pigment". 

"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.
"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten."Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.
"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.

"Pigment" une exposition de peinture et sculpture de Hans Van Kooten.

 

De nombreuses maisons du village sont habitées en permanence et un ramassage scolaire est même organisé pour conduire les enfants scolarisés à Saillans.

D'autres maisons sont des résidences secondaires qui ne s'ouvrent plus qu'en été...ou occasionnellement.

 

 

Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre
Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivreDes maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre
Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivreDes maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre

Des maisons toutes en hauteur, où il fait bon vivre

 

Quelques jolies portes fermées...et escaliers déserts, mais non moins charmants. 

Quelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village
Quelques portes et escaliers dans le villageQuelques portes et escaliers dans le village

Quelques portes et escaliers dans le village

 

Une jolie fontaine à trois bassins...

La fontaine
La fontaine La fontaine

La fontaine

 

Mais ne vous y trompez pas,  il y a des habitants...

La preuve !

Le courrier est levé tous les jours à 8 heures !

Le courrier est levé tous les jours à 8 heures !

 

 

Plusieurs hameaux entourent le petit village et nous nous sommes promis d'aller les visiter à pied, mais ce sera pour une autre fois et en dehors de l'été, car il fait bien trop chaud dans ces vallées, c'est pour cela que la vigne et les arbres fruitiers y prospèrent et y sont depuis longtemps cultivés...

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9 août 2016 2 09 /08 /août /2016 07:21

 

Les Chibottes sont des petites "huttes" de pierre sèche qui étaient utilisées comme abris par les bergers et comme cabanons de paysans, pour ceux qui cultivaient les alentours...

 

Elles étaient construites avec les pierres trouvées dans les champs ce qui, par la même occasion, permettait de les épierrer et facilitait la culture. 

 

Le sentier des Chibottes se situe tout près du Puy-en-Velay (43).

Le départ prévu sur la fiche du site Visorando que nous avions téléchargée, se fait normalement de la petite ville périphérique de Vals-près-le-Puy.

 

Vu que nous avons fait la balade avec nos petits-enfants et que le temps de début juillet était très chaud, nous avons choisi de partir de la Croix de Pouvignac où nous avons garé la voiture, près de l'aire de pique-nique située sur le GR65 sur le Chemin de Saint-Jacques de Compostelle. 

Le parcours initialement prévu de 6 km environ a donc été raccourci.

 

Les marques du GR et du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

Les marques du GR et du Chemin de Saint-Jacques de Compostelle

 

 

De la Croix, on bénéficie déjà d'un point de vue remarquable sur les alentours de la ville du Puy-en-Velay. En particulier sur le château de Polignac qui est en hauteur...car il s'agit d'une forteresse. 

 

Le château de Polignac

Le château de Polignac

 

Le sentier des Chibottes est très bien expliqué sur la fiche du site de Visorando : il s'agit de faire une boucle dans la vallée de Saint-Christophe sur Dolaizon et de revenir à la croix en empruntant au retour un bout du GR qui part du Puy-en-Velay en direction de Saugues. 

Nous découvrirons en chemin qu'un autre départ est possible du bord de la route de Vals à Saint-Christophe-sur-Dolaizon...A tester une autre fois ! 

 

Autre Itinéraire conseillé au départ de la route entre Vals et Saint-Christophe...

Autre Itinéraire conseillé au départ de la route entre Vals et Saint-Christophe...

 

Nous avons donc suivi point par point la fiche de visorando et elle est très bien faite...car tous les détails y sont !

Nous n'avons qu'un seul regret : ne pas avoir prévu un pique-nique car, il faisait frais dans la forêt et de nombreuses chibottes ou autres lieux du parcours permettaient un pique-nique à l'ombre.

Ce détail n'est pas à négliger !

 

Nous avons pris notre temps et fait une halte à chacune des chibottes donc il ne me paraît pas possible d'évaluer notre temps de marche.

 

Je ne vais pas reprendre les détails de la rando (si vous êtes intéressés, télécharger la fiche). 

Il faut noter qu'à chaque étape, il est possible de rejoindre la première chibotte par des raccourcis, au lieu de revenir sur nos pas. Ceci permet d'écourter la balade pour ceux qui sont fatigués ou en cas de mauvais temps. Bien sûr les distraits risquent de se tromper et de revenir trop vite à la croix !!

 

Seul bémol...

A mon avis, il vaut mieux ne pas envisager la balade avec des jeunes enfants par temps de pluie ou à la fonte des neiges : il y a des montées et des descentes qui ne peuvent qu'être glissantes et le passage dans les éboulis risque d'être davantage délicat.

 

 

Voici quelques-uns des repères visuels que vous trouverez sur les lieux...

Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !
Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !

Pancartes, indications, chicanes...des repères indispensables !

 

Voilà un aperçu de la variété des paysages que vous rencontrerez dans la forêt et en marchant sur les sentiers...

 

Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysages
Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysagesUne grande variété de paysages
Une grande variété de paysagesUne grande variété de paysagesUne grande variété de paysages

Une grande variété de paysages

 

Sur le parcours nous n'avons trouvé qu'une seule chibotte privée...

C'est celle des Vignerons de Vals. Sa porte n'est pas pour autant fermée...et vous pouvez visiter les lieux.  

A proximité bien sûr vous retrouvez quelques vignes !

 

Chibotte des vignerons de Vals
Chibotte des vignerons de ValsChibotte des vignerons de Vals
Chibotte des vignerons de Vals

Chibotte des vignerons de Vals

 

Voilà (enfin !) quelques-unes de ces petites merveilles de construction...qu'on nomme par là-bas les chibottes ! 

Ce sont donc des constructions en pierre de différentes formes.

Une soixantaine ont été recensées dans la vallée du Dolaizon et près de 30 aux alentours du sentier.

Bien sûr nous ne les avons pas toutes trouvées, d'autant plus que certaines sont en ruine ou perdues au milieu de la végétation. 

Les plus anciennes dateraient du XVIIIe siècle ce qui explique leur bonne conservation. 

Certaines plus récentes, construites au XIXe siècle ont même deux niveaux de constructions...

 

Toutes ont servi d'abri et ont permis l'épierrage des parcelles cultivées sur les terrasses retenues par des murets de pierre sèche que là-bas, dans la vallée du Dolaizon on appelle, les "chambées" l'équivalent donc de nos restanques et nos bancaous provençaux !

 

Ailleurs, on appelle ces constructions en pierre sèche...capitelle (Gard et Ardèche), cadolle (Aube et Beaujolais), caselle (Lot), caborne (Lyonnais), orri (Ariège) et borie en Provence !

J'ai trouvé tous ces noms sur le site ICI qui recense les différentes appellations de ces cabanes en pierre sèche toujours construites sans mortier...

 

Seules les techniques de construction diffèrent et les matériaux utilisés. A chaque région, sa pierre et sa technique ! 

 

 

Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon
Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon
Quelques-unes des Chibottes de la vallée du DolaizonQuelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon

Quelques-unes des Chibottes de la vallée du Dolaizon

 

Aux alentours vous rencontrerez quelques ruines...

Vous pourrez entrer dans les chibottes et photographier l'intérieur.

N'oubliez pas d'éclairer les murs avec votre portable car certaines n'ont aucune ouverture à part la porte. 

Certaines chibottes ont des aménagements extérieurs : escalier d'accès, petite niche, murets fermant une courette... 

 

Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieur
Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieurQuelques vues de l'intérieur et de l'extérieurQuelques vues de l'intérieur et de l'extérieur

Quelques vues de l'intérieur et de l'extérieur

 

Voici les deux seules "difficultés" du parcours...

 

1- Le sentier en escalier disposant d'un câble dans sa partie supérieure...

Petit parcours dans les escaliersPetit parcours dans les escaliers

Petit parcours dans les escaliers

 

Le pierrier à franchir avec prudence car évidemment il vaut mieux ne pas mettre les pieds entre deux rochers...mais la vue du haut du pierrier est magnfique !

 

A noter... mes petits-enfants (4 ans 1/2 et 7 ans) ont adoré et l'ont franchi sans aucune difficulté !!

 

Le pierrier...Le pierrier...
Le pierrier...Le pierrier...

Le pierrier...

 

Voilà, pour terminer la balade, les paysages que vous retrouverez en remontant sur le plateau...puis la vue au sommet du belvédère et enfin, sur le GR de retour.

C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...
C'est le retour vers la Croix...C'est le retour vers la Croix...

C'est le retour vers la Croix...

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7 août 2016 7 07 /08 /août /2016 06:20

 

 

Vous allez me dire... ENFIN !

 

Ne criez pas trop vite victoire... car lorsque je retournerai aux Saintes Maries de la Mer, j'aurais sûrement d'autres photos à vous montrer et d'autres sujets à aborder !

 

En attendant, je vous laisse rêver sur ces quelques couchers de soleil d'été sur l'étang des Launes...dont je ne me lasse pas !

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour toutes les voir en grand !
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Bon week-end à tous ! 

 

Voilà ma participation à #photodimanche 

sur le thème de l'été...

 

Venez vous rejoindre chez Magda !!

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6 août 2016 6 06 /08 /août /2016 07:09
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Pour notre dernier "reportage-découverte" sur les Saintes Maries de la Mer, je vous embarque à bord du Tiki III, un bateau à roue à aube qui part de l'embouchure du Petit Rhône et remonte jusqu'au Bac du sauvage puis fait demi-tour.

 

Vous voilà en plein coeur de la Camargue pour 1 heure 30 de découverte. De quoi s'en mettre plein les yeux ! 

 

L'embouchure du petit Rhône ...

 

Côté mer et côté fleuve...Côté mer et côté fleuve...

Côté mer et côté fleuve...

 

L'arrivée du Tiki III...

 

 

 
Le Tiki IIILe Tiki III
Le Tiki III

Le Tiki III

 

Ripisylves typiquement camarguaises : végétation méditerranéenne, sagnes, joncs, tamaris et bois flottés... 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Quelques oiseaux s'approchent un peu du bateau...gabians sur un banc de sable, héron cendré ou garde-boeuf, aigrette...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
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Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Les enganes où paissent les taureaux...ce sont des paturages plus verdoyants que les sansouires mais on y trouve le même type de végétation ! 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

D'autres taureaux au bord de l'eau...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Petite animation touristique bien synchronisée, en cours de parcours !

Arrivée au bord de l'eau d'une jeune gardiane, accompagnée de son troupeau et tenant son trident.. 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
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Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Quelques charmants cabanons au bord du fleuve, un petit paradis pour les pêcheurs amateurs de pêche au carreau...certains sont loués aux vacanciers, d'autres sont des résidences secondaires ! 

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Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Un petit port de plaisance...dont l'entrée est bien cachée et dont je ne connais pas le nom ! 

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Le Bac du sauvage...un bac gratuit qui permet aux chevaux, véhicules, VVTistes et piétons de passer sur l'autre rive.

Le Bac du Sauvage

Le Bac du Sauvage

 

Retour à contre-jour...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
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Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Après 1 heure 30 de balade sur le petit Rhône, il faut bien se décider à accoster...

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)

 

Demain le bateau repartira avec d'autres touristes, heureux de découvrir comme nous l'avons fait, le petit Rhône et la Camargue... de l'intérieur.

Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)Croisière sur le Petit Rhône / Les Saintes Maries de la Mer (13)
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