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8 octobre 2017 7 08 /10 /octobre /2017 05:42
Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

Mon petit-fils n'a pas pu s'empêcher de me faire un bouquet !

 

Aujourd'hui, je vous propose une courte balade au milieu de la flore sauvage de Haute-Loire, une flore aux mille vertus.

Nous voilà donc revenus en été, pour nous promener au bord des champs ou des chemins, et en lisière de la forêt. J'ai pris ces photos fin juillet, près du petit village de Rougeac dont je vous parlerai bientôt.

 

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

J'ai toujours été étonnée de voir en Haute-Loire, autant de variétés de chardons, toujours aussi difficiles à déterminer.

 

Le chardon laineux (ou cirse laineux) est le plus facile à reconnaître sur la première photo, avec son aspect blanchâtre dû au duvet qui recouvre les bractées et donne l'impression qu'elles ont été envahies par des toiles d'araignée.

 

Sur la seconde, un cardère qui était la plante des drapiers. Ce chardon a été cultivé durant tout le XIXe siècle, et utilisé pour carder les draps de laine qui servaient entre autre à fabriquer les uniformes de nos soldats.

 

Je ne connais pas le nom des autres chardons. Je n'avais pas apporté ma flore et donc je n'ai pu les déterminer. Si quelqu'un connaît leur nom ?! 

 

Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardons
Différentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardonsDifférentes variétés de chardons

Différentes variétés de chardons

 

Les épilobes en épis appelées encore "laurier de Saint-Antoine" dans les campagnes, sont très fréquentes dans les clairières et en bordure des chemins. Ce sont des plantes qui ont été consommées pendant des décennies comme légumes. Les jeunes pousses se mangent comme des asperges ; les jeunes feuilles et les fleurs peuvent agrémenter un risotto. 

Une autre espèce européenne d'épilobe vivace, à petites fleurs rose pâle, fait l'objet de recherches scientifiques, les chercheurs ayant découvert qu'elle possédait des vertus médicinales très intéressantes.

 

Des épilobes en épis au bord d'un chemin
Des épilobes en épis au bord d'un cheminDes épilobes en épis au bord d'un chemin

Des épilobes en épis au bord d'un chemin

 

Je croyais que la plante ci-dessous était une aigremoine... C'est une plante médicinale bien connue dans la pharmacopée française. Elle est anti-inflammatoire, antivirale, anti-diabétique, et agit sur tous les problèmes circulatoires, gastro-intestinaux et infectieux. C'est une plante qui était très utilisée dans les campagnes pour traiter les morsures de serpent.

Il faut récolter les sommités fleuries en juillet, et utiliser la plante en tisane ou décoction. Récemment, on a découvert qu'elle avait en plus des propriétés hypotensives...

De plus, il s'agit d'une plante très utile si vous pensez que quelqu'un de malveillant vous a jeté un sort ! C'est toujours bon à savoir...D'ailleurs durant l'Inquisition, on utilisait la plante pour faire la chasse aux sorcières.

En tous les cas, je la croyais facile à reconnaître et je suis certaine que vous en avez déjà vu dans la nature car c'est une plante très commune. Elle ne passe pas inaperçue avec sa longue hampe couverte de petites fleurs jaune pâle qui fleurissent de bas en haut.

Bref, maintenant que je sais tout ça, je me demande bien pourquoi je n'en ai pas ramassé ! Et bien j'ai bien fait, figurez-vous car la plante que j'ai photographié n'en est pas une...

 

Le problème c'est que l'aigremoine peut se confondre avec la molène dans les régions où toutes deux cohabitent. La molène a des feuilles épaisses et duveteuses ce qui n'était pas le cas de la mienne...mais il existe différentes variétés de molène et Kri qui est naturaliste et photographe m'a fait remarqué dans les commentaires,  et je l'en remercie vivement, que mes photos correspondaient bien à une molène, mais pas du tout à celle que je connais et qui poussent fréquemment en Provence que nous appelons le "bouillon-blanc", qui est une plante médicinale très utile en cas de problèmes respiratoires et de toux passagères ou chroniques. 

Il s'agit en fait de la molène blattaire appelée aussi herbe aux mites. 

 

 

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine) Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

Molène blattaire (que j'ai confondu avec l'aigremoine)

 

J'ai pris les photos suivantes, avec ces petits insectes très actifs vous ne trouvez pas... sur des fleurs roses qui bordent les chemins. Je pense que cette plante s'appelle, "l’armérie des Alpes". 

L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes
L'armérie des AlpesL'armérie des Alpes

L'armérie des Alpes

 

Vous connaissez tous les bleuets, dont les fleurs sont très adoucissantes pour les yeux fragiles. On en voit de moins en moins dans les champs. Comme le coquelicot qui fleurit plus tôt en saison, c'est une adventice...donc une plante qui pousse dans les champs de céréales. Les adventices sont malheureusement en voie de disparition car les agriculteurs veulent un rendement maximum et font tout pour les détruire.

Des bleuets
Des bleuetsDes bleuets
Des bleuets

Des bleuets

 

Ces ronciers étaient particulièrement colonisés par les abeilles. Un peu plus loin nous avons en effet aperçu un rucher, ce qui est rare dans la région. 

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...
Sur les fleurs de ronces, des abeilles...Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

Sur les fleurs de ronces, des abeilles...

 

Le millepertuis est abondant en Haute-Loire. Lui aussi était considéré comme une plante magique, un "chasse-diable". On l'appelait d'ailleurs ainsi, "chasse-diable" ou bien "herbe aux fées".

Cela fait près de 2500 ans que cette plante est utilisée comme calmant pour retrouver un sommeil réparateur, lutter contre la déprime passagère ou tout simplement arrêter de fumer. En application locale, macérée dans une huile naturelle, ou une huile sèche, la plante fait des miracles sur les coups de soleil, les brûlures ou autres plaies superficielles...

 

Le millepertuisLe millepertuis

Le millepertuis

 

J'ai pris ces photos de chardons déjà en fruits. Je les ai trouvé très beaux avec leurs graines aux longs poils blancs, prêtes à prendre leur envol. Mais, comme précédemment, je ne connais pas leur nom ! 

Des chardons en fruitsDes chardons en fruits
Des chardons en fruitsDes chardons en fruits

Des chardons en fruits

 

Voilà notre petite balade champêtre est terminée. J'espère qu'elle vous a plu ! 

 

Bon dimanche à tous...

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24 août 2017 4 24 /08 /août /2017 05:21
Le lac du Bouchet
Le lac du BouchetLe lac du Bouchet
Le lac du Bouchet

Le lac du Bouchet

 

Je vous ai déjà fait visiter le Lac du Bouchet, ce lac de cratère formé il y a environ 800 000 ans, et classé depuis 1950 parmi les sites et monuments naturels exceptionnels (au titre de sa formation géologique particulière et du paysage qui l'entoure).  

Je vous ai déjà expliqué sa formation dans mon précédent article de septembre dernier, que vous pouvez lire ci-dessous... 

 

C'est un site incontournable et que je trouve magnifique. On se croirait au Canada !

Comme chaque fois que nous allons en Haute-Loire, et cela en toutes saisons, nous allons faire le tour du lac. Les enfants adorent ça et réclament la balade. Ils savent qu'à la moitié du parcours, nous ferons une halte aux jeux.

C'est plutôt rare par contre que nous allions nous y baigner, car l'eau est plutôt froide, mais c'est un lieu prisé par les habitants du Puy-en-Velay qui fuient la canicule. On les comprend !

Nous aimons nous garer au petit parking situé à côté de la Croix de la chèvre dont je vous parlerai bientôt.

De là, un chemin (maintenant un escalier) permet de descendre à la plage.

 

 

L'arrivée à la plage

L'arrivée à la plage

 

Le sentier qui fait le tour du lac ne manque pas de charme...

Les bords du lacLes bords du lac
Les bords du lacLes bords du lac

Les bords du lac

 

On y fait de jolies rencontres...

Faune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lacFaune et flore autour du lac
Faune et flore autour du lac

Faune et flore autour du lac

 

De nombreux pêcheurs sont bien présents en toute saison.

La pêche
La pêcheLa pêche

La pêche

 

Ils côtoient de nombreux pédalos où s'activent des vacanciers, désireux de se rafraîchir...

De nouveaux aménagements ont été faits autour de l'hôtel-restaurant, qui offre à ceux qui le désirent une pause gastronomique ou rafraîchissante.

Une passerelle a été construite pour préserver les herbiers à Isoètes, espèce protégée rarissime, dont je vous ai parlé dans mon précédent article, et poursuivre le tour du lac, sans passer par le parking. Des pontons facilitent également la mise à l'eau des bateaux tout en évitant le piétinement, néfaste à ces fameux herbiers. 

 

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle
L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelleL'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

L'hôtel-restaurant, les activités nautiques et la passerelle

 

Petite parenthèse qui mérite réflexion...

Aujourd'hui le Lac du Bouchet est le second site, le plus visité du département (200 000 personnes par an toutes saisons et activités confondues dont 100 000 uniquement les deux mois d'été). 

Un programme d'aménagement des abords du lac, appelé pompeusement comme on sait si bien le faire aujourd'hui "projet d'écodévelopement du lac", est en cours depuis 2013 et crée beaucoup de polémique dans la région.

Les premières phases d'aménagement ne posent pas trop de problèmes : réorganisation de la plage (surveillée en saison) ; refonte totale des jeux pour enfants ; rénovation du parcours de santé qui vient d'être complété par un parcours sportif de 4.75 km ;  entretien du chemin qui fait le tour du lac, maintenant recouvert de pouzzolane pour le rendre accessible aux poussettes et aux personnes à mobilité réduite ;  transformation des divers chemins de descente, plus ou moins glissants en escaliers, construits en matériaux naturels...

 

Un des escaliers d'accès au lac

Un des escaliers d'accès au lac

 

Mais les habitants de la région sont inquiets : ils ont peur que ce site sauvage ne deviennent plus qu'un seul lieu touristique ayant perdu son âme. Ils se sentent comme "dépossédés" de leur propre patrimoine et je les comprend...

Le calme et la douceur des lieux, le dépaysement ressenti à deux pas de la ville, attirent de plus en plus de touristes. Toutes les générations tombent amoureuses du site et s'y côtoient. 

Car si le lac lui-même est classé, donc protégé et qu'on ne peut y faire n'importe quoi, les abords sont gérés par la région. Plusieurs associations locales se battent donc pour conserver le site dans l'état actuel encore quasi sauvage...sans faire d'autres aménagements jugés coûteux et inutiles. 

En effet, quand on voit à quel point le cadre est merveilleux, est-il nécessaire d'accroître sa notoriété en l'aménageant encore davantage ? Pour quel type de tourisme ?

Je n'ai pas la réponse, mais il faut nous poser la question pour éviter que notre nature encore préservée et sauvage, ne devienne, partout en France, plus qu'un gigantesque parc aménagé, où plus personne n'aura le droit de sortir des sentiers prévus...et où tous les parking deviendront payants. 

Le bon équilibre des choses serait de rigueur !

 

Retour au Lac du Bouchet / Balade en Haute-Loire

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22 août 2017 2 22 /08 /août /2017 06:07

 

Vous savez que dernièrement, j'ai eu la chance de passer une quinzaine de jours en Haute-Loire, où je vais très souvent en vacances.

Nous avons été étonnés, en arrivant, de trouver le jardin aussi florissant, malgré le manque d'eau évident qui a touché la région, comme beaucoup d'endroits en France. 

 

Quelques passages nuageux par-ci, par-là, quelques gouttes d'eau quasi quotidiennes, moins de fortes chaleurs qu'au Sud, ont suffit à préserver les jardins et même si certaines fleurs étaient bien fanées pour la saison, le plaisir était bien là de retrouver un véritable jardin, encore fleuri, et de constater que les multiples boutures et plantations, faites seulement au mois de mai dernier, avaient résisté. 

 

Je vous invite donc aujourd'hui à visiter avec moi mon jardin auvergnat...

 

Le devant de la maison est un petit jardin d'ornement où nous avons  planté des vivaces pour avoir le moins d'entretien possible quand nous venons en vacances.

 

 

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

A la chasse aux papillons ! (le jour de notre arrivée, l'herbe avait bien poussé)

 

Les roses trémières, roses ou rouges la plupart du temps, ne se laissent pas facilement domptées : elles poussent tellement où elles veulent que je suis obligée d'en arracher certains plants qui nous empêcheraient d'entrer dans la maison...

Les roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses
Les roses trémières rosesLes roses trémières roses

Les roses trémières roses

Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges Les roses trémières rouges
Les roses trémières rouges

Les roses trémières rouges

 

Malgré les hivers rudes et la neige, les lavandes aiment particulièrement le coin et sont visitées par de nombreux insectes, dont des papillons, dont je vous donnerai un aperçu prochainement.

Les lavandesLes lavandes
Les lavandesLes lavandes

Les lavandes

 

Ma petite clématite a pris, même si c'est encore un bébé et j'en suis très contente car je ne savais pas où la planter pour qu'elle se sente bien. Mon problème est qu'elle n'a le soleil que l'après-midi et je ne sais pas si cela va lui suffire.

Mon bébé clématite

Mon bébé clématite

 

Les cosmos, semés trop tard n'étaient pas encore fleuris...

Dommage, car je n'aurais pas la chance de les voir en fleurs cette année. Mais je tenterai pour l'année prochaine le semis d'automne, pour voir si cela leur convient mieux. 

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

Les fleurs ne sont pas loin, mais pas encore là !

 

Mes boutures d'hortensias, faites à l'automne et plantées en mai dernier, ont bien fleuries, bien qu'elles soient encore toutes petites... Ici pas besoin de les arroser tous les jours comme les hortensias de mon jardin provençal.

Mes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleursMes boutures d'hortensias en fleurs
Mes boutures d'hortensias en fleurs

Mes boutures d'hortensias en fleurs

 

Et, ce qui nous a fait un immense plaisir, c'est que les graines de courges (Butternut et musquée) que nous avions planté au jardin potager pour faire un essai, ont presque toutes donné des pousses et quelques fleurs...

Nous les avons donc taillé. Aurons-nous pour autant de belles courges cet automne...suspense ! 

 

Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges
Les plants de courgesLes plants de courges

Les plants de courges

 

Pour terminer notre petite balade au jardin, je vous montre quelques photos d'une plante sauvage qui envahit les bords des chemins et également mon jardin et que je trouve très fine et aérienne, mais dont je ne connais pas le nom.

Si quelqu'un connaît, je suis preneuse...

Peut-être Virjaja ? Rose ? ou alors Papou Poustache ? Si vous passez par là ?

Merci d'avance !

 

Mise à jour du 22/08...

Un grand merci à Cathyrose de m'avoir donné le nom de la plante qui s'appelle donc la Balsamine de Balfour...C'est une plante originaire de l'Himalaya, qui devient envahissante quand elle se plaît à quelque part. J'ai lu sur internet qu'elle était typique des jardins de grand-mère...donc ceux qui ne sont pas forcément bien entretenus ! 

Merci aussi à Azalaïs qui m'a donné le surnom de la plante "ne me touchez pas"!

 

 

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente
Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi ImpatienteVous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

Vous connaissez son nom ? C'est la Balsamine de Balfour appelée aussi Impatiente

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7 août 2017 1 07 /08 /août /2017 06:00

 

Je n'ai passé que peu de temps cette année, à explorer la flore du littoral saintois, et en particulier celle des dunes. 

 

Le Chardon d'Espagne (Scolymus hispanicus) était déjà bien en fleurs en juin dernier.

Le chardon d'Espagne
Le chardon d'Espagne

Le chardon d'Espagne

 

Un autre chardon maritime, le chardon bleu maritime ou chardon des sables (Eryngium maritimum) était abondant sur les dunes mais pas encore bien fleuri. On l'appelle souvent le Panicaut maritime ou le chardon des dunes.

Il a par endroit totalement disparu et j'ai découvert que c'était une plante protégée en Bretagne, dans le Nord-Pas-de-Calais, en Vendée et en Loire-Atlantique.

Il a, en effet, été victime de son succès et donc d'une cueillette excessive. Il est capable de ne pas changer de couleur en séchant, ce qui est rare et fait de très jolis bouquets secs.  

 

Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables
Chardon bleu des sablesChardon bleu des sables

Chardon bleu des sables

 

J'ai fait des découvertes cette année...

Des euphorbes, il y en a partout en France, mais celle-ci en particulier est toute petite par rapport à celles de ma garrigue provençale et je n'en avais jamais vu. 

C'est la petite euphorbe maritime (Euphorbia paralias). On l'appelle aussi l'euphorbe des sables ou l'euphorbe des dunes.

Elle porte bien son nom n'est-ce pas ? Il y en avait partout ! C'est ce qu'on appelle une plante psammophyte (qui pousse dans le sable) et donc elle est psammophile (bien adaptée au sable). Des mots compliqués mais qui, en Botanique, disent bien ce qu'ils veulent dire !

Quand elle se plait à un endroit, elle sert à fixer les dunes ce qui est indispensable pour éviter que le sable s'envole au moindre souffle de vent. Sa racine en forme de pivot peut s'enfoncer jusqu'à un mètre en profondeur pour chercher l'eau dont elle a besoin pour vivre. Je n'en revenais pas pour une si petite plante ! 

 

L'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime
L'euphorbe maritimeL'euphorbe maritime

L'euphorbe maritime

 

La laîche des sables (Carex arénaria) est une espèce de carex pas très décoratif car ses longues tiges vertes se terminent pas des fleurs marrons, mais son grand intérêt est qu'elle peut coloniser très vite les dunes, elle-aussi, car elle émet des tiges souterraines (des rhizomes) qui un peu comme nos iris, vont ramper sous terre pour former un maillage qui retient le sable. 

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

La Laîche des sables derrière un parterre verdoyant formé par les euphorbes et le chiendent des sables

 

Cette toute petite plante aux feuilles découpées, finissait à peine de fleurir. Je n'ai pas réussi mes photos de fleurs, vues de près.  

Ce sont de toutes petites fleurs bleu pâle, toutes discrètes... 

En arrivant à la maison, j'ai appris qu'il s'agissait sans doute de la roquette de mer (Cakile maritima). 

 

Cakile maritima Scop. (Cakilier maritime)

Photo de la fleur (http://www.tela-botanica.org)

 

Cette plante appartient à la famille des Brassicacées (la même que les choux) et vous ne serez donc pas étonnés si je vous dis qu'elle est comestible ! Les jeunes feuilles se mangent en salade ainsi que les fleurs.

C'est une plante bien adaptée au milieu littoral et elle se trouve partout sur tout le littoral français. 

 

La roquette de mer

La roquette de mer

 

L'oyat ou chiendent maritime (Amnophila arenaria) est également une plante des dunes. On l'appelle aussi roseau des sables ou jonc des dunes. C'est une graminée des sables qui résiste non seulement au sel, mais a une importance majeure pour fixer les dunes grâce à ses racines qui s'enfoncent très profondément dans le sol.

Sa particularité ce sont ses feuilles enroulées qui vont capter la moindre gouttelette de rosée ou de pluie et la faire glisser à la base de la plante.

Un arrosage intégré fort astucieux ! 

L'oyat ou chiendent marin
L'oyat ou chiendent marin

L'oyat ou chiendent marin

 

Toutes mes photos de plantes ont été prises sur la plage du Grand Radeau aux Saintes-Maries de la mer.

 

Vous voulez en savoir plus !

Je vous propose de visionner cette vidéo très instructive que je dédie à Yann qui veut toujours comprendre d'où proviennent les mots afin qu'il sache que je ne l'oublie pas même lorsque je suis en vacances, mais je vous rassure,  je n'oublie personne ! 

 

 

Si vous voulez voir d'autres éléments de la flore camarguaise vous pouvez revoir les photos que j'avais pris l'an dernier à la même époque. 

 

Un grand MERCI pour votre visite, je rentre bientôt et je passerai tous vous voir très vite dès que possible !

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43)

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet (il en manque toujours un, c'est ainsi !) 

Photographe amateur : Manou

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans

 

Donc on prend les mêmes qu'hier et on poursuit la balade, si vous le voulez bien !

 

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

 

Dans cette forêt que nous avons commencé à explorer hier,  les arbres sont si serrés que l'on voit à peine le ciel...

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres
Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

 

Une petite mare attire notre regard dès l'arrivée : les grosses roues des tracteurs ont creusé le chemin créant ainsi un milieu provisoire certes, mais bien utile à la vie de quelques hôtes de passage.

Quelques gerris nagent en surface. En nous approchant de l'eau nous apercevons à travers les herbes, deux gros yeux qui nous observent...

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi
Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussiNous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

 

La vie foisonne et les enfants courent de ci-de là en nous faisant partager leurs découvertes...

Ici une grenouille des bois que nous reconnaissons à sa marque brune de chaque côté de la tête, en arrière de l'oeil. C'est sans doute une de ses soeurs que nous avons aperçu dans l'eau de la fondrière.

Nous arrivons à l'attraper en faisant la course au milieu des branches. Elle est agile et saute rapidement mais nous ne voulons pas la blesser : les enfants apprennent ainsi la patience !

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...
La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

 

Plus loin, un groupe de bousiers est en plein travail et un solitaire tente de le rejoindre. Difficile de le mettre sur le ventre pour montrer aux petits comment il se retourne en s'aidant de ses pattes...

Il est si rapide et se débat avec acharnement, les "six fers en l'air" !  Ma petite photographe en herbe n'arrive pas à le prendre. Ouf...quelques photos sont tout de même réussies pour le blog.

 

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé
Le bousier avec ses beaux reflets bleu métalliséLe bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

 

Voilà qu'en passant sous un arbre, un de nous se retrouve pris dans un fil magique ! C'est celui d'une minuscule araignée, vous savez bien celle qui s'amuse à descendre et à monter pendue au bout de son fil.

Ne me demandez pas son nom, je n'y connais rien en araignée, mais elle a beau se cacher, elle n'échappera pas aux yeux aiguisés des petits ni aux clics de la photographe...qui du haut de ses 8 ans, même avec un peu d'aide se débrouille déjà très bien. Vous ne trouvez pas ?

Vous l'auriez vu vous ?
Vous l'auriez vu vous ?Vous l'auriez vu vous ?

Vous l'auriez vu vous ?

 

Récemment les travaux de réalisation de la ligne électrique haute tension des 2Loires ont traversé la forêt de Rochegude, créant beaucoup d'inquiétude parmi les autochtones. Mais il faut reconnaître que les travaux se sont particulièrement bien intégrés dans le paysage. La ligne passe en bordure certes, mais en créant une ouverture, elle favorise la prolifération de certaines plantes souvent étouffées par les arbres, comme les framboisiers et les ronces...et qui sait peut-être certains champignons s'y trouveront bien aussi. Dans quelques temps, les gourmands vont pouvoir aller remplir leurs paniers ! 

 

Nous pensions la balade terminée, mais non c'est notre jour de chance puisque sur la route, nous croisons un troupeau bien décidé à prendre tout son temps pour profiter du beau temps et de la belle herbe verte !

Je vous ai déjà parlé l'hiver dernier de l'élevage du mouton noir du Velay à Rochegude....

 

Les moutons noirs du VelayLes moutons noirs du Velay
Les moutons noirs du Velay

Les moutons noirs du Velay

 

Un après-midi au grand air où on prend  tout son temps pour observer la nature et partager en famille les découvertes, tout en profitant du beau temps et de la forêt, c'est une vrai chance !

En plus ma petite assistante est revenue fière d'elle d'avoir réussi toutes ses photos (ou presque !). 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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26 mars 2017 7 26 /03 /mars /2017 06:19
C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Pour terminer en beauté ce mois de mars, et oublier le mauvais temps de ces derniers jours, voici une dernière série de photos illustrant le thème choisi par Magda, "Le retour du printemps".

Je vous propose aujourd'hui de découvrir des fleurs, typiques de notre garrigue provençale (mais pas uniquement) qui poussent sur les coteaux secs, sous les pins et dans les cailloux...ce sont les iris sauvages.

Comme leurs cousins des jardins, ils fleurissent en mars, à des dates différentes selon les années. Ainsi cette année, ils ont eu quasiment quinze jours d'avance par rapport à l'année dernière. Leur particularité est d'être petits et donc d'avoir une tige florale très courte.

Il en existe de plusieurs couleurs comme vous pouvez le voir sur mes photos.

 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Au départ, dès les pluies de janvier -février, on voit apparaître les feuilles.

Les feuilles des iris sauvages

Les feuilles des iris sauvages

 

Puis le bouton floral montre le bout de son nez...Voyez comme il est caché dans les feuilles ce qui n'est jamais le cas des iris des jardins. 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Et ensuite, place aux couleurs !

Il y a en particulier tout une variété de tons jaunes ou bleus. Les iris blancs sont plus rares et souvent teintés d'un peu de jaune. 

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Voilà un des iris une fois ma photo, un peu agrandie...

C'est le retour du printemps (4) pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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5 mars 2017 7 05 /03 /mars /2017 07:12
C'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche

 

Chez Madga, tout le mois de mars, le thème à développer (sans obligation) est : "le retour du printemps". 

J'ai un peu devancé ce thème, dimanche dernier, en proposant déjà des photos de la campagne environnante qui montrait bien que le printemps était déjà largement là en Provence ! 

Aujourd'hui, c'est  la "fête des grands-mères"...

Cette fête totalement commerciale, car créée il ne faut pas l'oublier en 1987 par la marque de café "grand-mère", ne fait pas partie des fêtes auxquelles j'attache habituellement de l'importance.

Ailleurs, ce sont les grands-parents ensemble, que l'on vénère, comme par exemple aux États-Unis où cette fête est célébrée depuis 1978, ou bien encore au Canada, depuis 1995.

 

 

C'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (1) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche

 

Mais, puisque le printemps est là, enfin presque, je vais en profiter pour vous envoyer mille pensées...à vous qui êtes grand-mère, et à toutes celles et ceux, grâce à qui nous le devenons car, il faut bien l'avouer, devenir grand-parent est un des instants parmi les plus lumineux et bouleversants de notre vie.

 

C'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (1) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche
C'est le retour du printemps (1) pour #photodimancheC'est le retour du printemps (1) pour #photodimanche

 

Très bon dimanche à toutes...

et à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:03

 

Suite de mon périple du mois de juin en Camargue...

 

Il faut noter que le mois de juin n'est pas la période idéale pour observer la flore camarguaise...

Il faudrait venir au printemps car le soleil tape déjà fort !

J'ai pu cependant observer quelques-unes des plantes caractéristiques de la Camargue...ou de la bordure littorale. 

 

Tout d'abord la formation végétale la plus importante de la Camargue est la sansouire, un mot qui vient du latin "saumure". On pourrait la comparer aux prés salés mais elle est beaucoup plus sèche en été. 

Les sansouires forment des étendues inondées en hiver par l'eau de mer bien qu'elles se situent derrière le cordon sableux.

Le sol y est donc très salé et elles sont sèches en été à tel point que le sol est craquelé et recouvert le plus souvent d'une fine couche de sel...

 

On trouve pourtant sur ces terres inhospitalières un petit nombre de plantes parfaitement adaptées à la salinité du milieu...qui permettent l'installation de petits oiseaux, la prolifération des lapins, la venue des sangliers et des renards, hors saison d'inondation évidemment. 

 

La terre y est desséchée  et craquelée en été.

La terre y est desséchée et craquelée en été.

 

C'est la salicorne, verte en été et rouge en automne, qui occupe de 20 à 30 % de la surface de la sansouire.

 

 

La salicorne est une plante dite halophile (qui aime le sel). En fait, il en existe deux espèces difficiles à différencier qui poussent toutes les deux en Camargue.

Sa racine est solidement ancrée dans le sol. 

C'est une plante comestible qui contient un suc salé. On la trouve sur toutes les côtes françaises à proximité des marais salants et jusqu'en Norvège.

On la reconnaît à ses rameaux cylindriques gorgés d'eau, à sa tige charnue et translucide, sans feuilles apparentes (on dirait en fait des écailles) et à ses fleurs minuscules. 

 

"Ecureuil bleu" du blog "Une bonne nouvelle par jour" vous explique ICI comment la cultiver dans votre jardin. Vous pourrez ainsi, en suivant ses conseils astucieux, la déguster au printemps et en été pour agrémenter vos plats de poisson...

 

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

 

On y trouve aussi de l'Obione qui tapisse les berges...

L'Obione (genre Halimione ou Atriplex) constitue un buisson qui donne des reflets argentés à notre littoral. On l'appelle aussi le faux-pourpier et comme le pourpier, ses feuilles peuvent être consommées crues dans les salades ou cuites. Elles perdent alors leur saveur salée et leur texture croquante sauf si vous les faites frire en chips !

Elle peut être cultivée au jardin et pousse sur le littoral jusqu'en Baie de Somme. Elle n'a pas besoin, comme la salicorne d'être arrosée avec de l'eau salée car elle est simplement halophyte ce qui signifie qu'elle tolère le sel...mais n'en a pas besoin pour vivre.

 

 

 
L'Obione

L'Obione

 

On trouve aussi la Soude (Salsola soda), ainsi nommée car elle a été utilisée autrefois pour fabriquer de la soude, produit qui entrait entre autres usages, dans la confection du savon (vous avez tous entendu parler du savon de Marseille !!).

Ce sont les cendres de la plante qui contiennent jusqu'à 30 % de carbonate de sodium.

Je n'ai pas réussi ma photo...aussi j'en emprunte une à wikipedia.

En Italie, on la consomme en antipasti, cuites dans l'eau bouillante, puis refroidie et assaisonnée avec de l'huile d'olive, de l'ail et du citron.

On peut aussi la consommer crue en salade.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Enfin la saladelle (ou lavande de mer) se retrouve souvent au bord des chemins ou bien au milieu de la sansouire.

Elle fleurit en été et éclaire les champs de sa couleur rose ou violette. Elle rejette le sel en excès par la face inférieure de ses feuilles sur lesquelles on peut aisément observer des cristaux.

Cette fleur est l'emblème des gardians qui en ramènent des bouquets depuis toujours à l'élue de leur coeur...

J'ai réussi à en trouver un rameau fleuri qui a passé l'hiver sans perdre trop sa couleur...

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

 

On trouve ensuite dans le sable, au pied des dunes ou au bord des chemins sableux, le Chardon d’Espagne, ou Scolyme d’Espagne.

C'est une plante à feuilles et tiges épineuses, de la famille des Astéracées, assez commune en terrain secs sur tout le pourtour de la mer méditerranée. 

Cette plante qui est considérée comme une mauvaise herbe est pourtant, malgré ses nombreux piquants, une plante comestible !

En Algérie, les jeunes pousses sont cuites et consommées avec le couscous.

Il faut dire qu'elle possède de multiples vertus car, comme les artichauts, topinambours, pissenlit, chicorée..., elle contient de l'inuline qui joue le rôle de prébiotique et fait baisser le taux de diabète.

On peut donc consommer sans problème, les jeunes pousses en salade et cuire les racines dans les plats mijotés...

Mais bon, je ne vous conseille pas de la ramasser dans le Parc naturel où toutes les plantes sont protégées ! 

 

 

 

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)
Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

 

La criste marine ou fenouil marin porte aussi le nom de perce-pierre. Elle appartient à la famille des ombellifères comme le fenouil.

Elle résiste aux embruns et à la salinité élevée car elle est halophile et peut également pousser directement sur les rochers. Elle fleurit au coeur de l'été ce qui est plutôt rare pour une plante adaptée à la sècheresse. 

C'est également une plante comestible au goût de carotte.

On la trouve sur tout le littoral français. 

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

 

On trouve aussi en bordure des chemins sableux, l'immortelle des sables ou hélicrysum...

“Helichrysum” vient de “helios” qui signifie “soleil” en Grec, et de “chrysos” qui signifie “or”, allusion à la couleur jaune des fleurs. 

Tout le monde connaît cette plante que l'on peut ramasser pour en faire des bouquets secs et qui pousse abondamment sur tout le territoire français où elle est d'ailleurs protégée, ce que je ne savais pas.  

Je n'aime pas particulièrement l'odeur forte qui s'en dégage à la chaleur...

Elle aurait cependant entre autre, des vertus anti-inflammatoire et antibactérienne... et son HE est très chère mais précieuse. 

 

Selon les coutumes c'est une plante bénéfique ou pas...

En Belgique, on l'appelle "fleur de mort" sans doute parce qu'elle fleurit les cimetières sans crainte des intempéries.

En Chine, on en offre aux jeunes mariés !

En France dans les Landes, on met un bouquet d’immortelle sur les portes des maisons pour éloigner les mauvais sorts. 

...

 

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

 

Bien sûr tout le monde connaît aussi le Tamaris qui pousse dans toutes les régions au bord de la mer. Ses fleurs de couleur rose plus ou moins pâles apparaissent au printemps et durent jusqu'au début de l'été. 

Cet arbre a lui aussi des vertus médicinales. Son écorce et sa racine seraient diurétique et sudorifique. Il servirait aussi à soigner rhumes et angines.

 

 

Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

Les Tamaris. Il y en a aussi près de la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

 

Sagnes et autres roseaux...

 

La sagne (Phragmites australispourrait faire l'objet d'un article à part entière si j'en ai le courage un jour. En effet ce roseau très commun en Camargue a toujours été utilisé pour couvrir le toit des cabanes traditionnelles.

C'est dire comme il est abondant en tant que matière première dans la région. 

La sagne est le nom donné au roseau commun que l'on nomme aussi le roseau à balais. 

C'est une espèce qui pousse dans toutes les régions du monde dès qu'il y a un marécage...

Mais il prospère aussi le long des cours d'eau comme ci-dessous au bord du petit Rhône, et le long des roubines. 

Il peut devenir très envahissant car il forme très rapidement des zones végétales très denses où rien d'autre ne peut pousser. 

J'aurais sans doute l'occasion ultérieurement de développer toutes les facettes de ce "Trésor de Provence" !

 

 

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès
La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du VaccarèsLa sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

 

Les joncs (Juncus acutus ou maritimus) appelé aussi jonc piquant ou jonc maritime cohabitent en Camargue. On les trouve dans les mêmes zones humides que les roseaux.

Ils sont très fréquents. Ils mesurent environ 1 à 2 mètres de haut et forment de belles touffes facilement reconnaissables aux fleurs bruns rougeâtres qui terminent les grandes tiges.

Le jonc piquant à une sorte d'épine qui dépasse la fleur d'où son nom.

Ils ne doivent pas être confondus avec la sagne. Ils aiment eux-aussi les marais et les dunes où ils sont d'ailleurs souvent utilisés pour les fixer.

Toutes les espèces de joncs étaient utilisés autrefois pour s'éclairer. Les tiges bien serrées et enflammées permettaient de fabriquer une sorte de torche. 

 

 

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du VaccarèsUn parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

 

Et pour finir voici quelques paysages typiquement camarguais. 

Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)

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31 juillet 2016 7 31 /07 /juillet /2016 06:40
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

La Haute-Loire est le pays d'origine de mon père même si enfant, il n'a toujours vécu qu'en Provence où il est né, mes grands-parents paternels ayant fui la pauvreté de leur condition pour venir travailler dans le sud dès leur mariage à la toute fin du XIXe siècle. Un autre monde que tout cela et d'autres conditions de vie. 

 

J'y ai donc passé de nombreuses vacances au milieu de la verdure, des forêts et il suffit que je sente une odeur de foin ou de champignon pour me sentir en vacances. 

 

Il faut dire que le territoire de la Haute-Loire est occupée pour 1/3... par les forêts !

Voilà pourquoi j'aime aller m'y mettre au vert !

 

 

 

Forêts...
Forêts...Forêts...

Forêts...

 

L'agriculture prédomine ensuite avec 1/3 des surfaces totales du territoire, cultivé en céréales, d'où l'importance des champs plantés de différentes variétés.

 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

Aux côtés  des céréales, c'est la culture de la lentille verte du Puy, qui bénéficie d'une AOC depuis 1996, qui prend de l'ampleur.

 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

Le reste du territoire sert de pâturage pour les vaches laitières (en très nette diminution comme partout) mais aussi maintenant les races à viande, les moutons noirs du Velay et les chevaux et ânes (que je vous ai déjà montré) ! 

Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15
Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15Paysages de Haute-Loire...pour #photodimanche15

 

 

Bonnes vacances à tous

où que vous soyez

 

et mille pensées pour ceux

qui n'ont pas pu partir

 

ou qui sont dans la peine...

Venez nous rejoindre chez Magda...

Venez nous rejoindre chez Magda...

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:35
Un champ de bleuets et de coquelicots

Un champ de bleuets et de coquelicots

 

Comme vous le savez je viens de passer une belle semaine en Haute-Loire avec mes petits-enfants...

 

Malgré la grosse chaleur, nous avons fait de jolies promenades !

 

Voici donc quelques plantes sauvages fréquentes dans la région durant le mois de juillet...

 

Il y a d'abord les plantes à fleurs blanches ...

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

 

 

Les plantes à fleurs bleues ...

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

 

Les plantes à fleurs roses ou violettes...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

 

Les plantes à fleurs jaunes...

Millepertuis et molènes...Millepertuis et molènes...

Millepertuis et molènes...

 

Et quelques autres...

Une cardère et une fougère aigle
Une cardère et une fougère aigle

Une cardère et une fougère aigle

 

Bonne semaine !

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12 mai 2016 4 12 /05 /mai /2016 06:43
La vue sur les montagnes enneigées

La vue sur les montagnes enneigées

 

Lors de notre dernier séjour dans la Drôme qui remonte aux dernières vacances scolaires, nous sommes allés sur le plateau calcaire de Solaure.

 

Pour cela,  il faut quitter la ville de Die en remontant la rivière en direction de Pont-de-Quart, puis dans ce petit village, prendre la route de Luc-en-Diois. A environ 3km sur cette route, il faut tourner à droite pour prendre la petite route qui monte vers le hameau-village de Montmaur-en-Diois (environ 80 habitants). 

 

Après le village et le passage à proximité du vieux village où nous nous arrêterons un autre jour, la route goudronnée devient une piste qui serpente sous les pins et monte peu à peu au col du Royet (1144 mètres d'altitude) où vous pourrez laisser la voiture. 

 

Nous sommes dans la forêt domaniale de Solaure.

 

De nombreuses personnes montent sur le plateau (ou le col du Royet) en VTT ou à pied soit à partir de Montmaur-en-Diois, soit à partir de la croix de Justin dont je vous parlerais plus tard sans doute qui se situe juste au dessus de Die (ou autres...).

Mais avec les enfants, ce circuit est beaucoup trop long et nous avons préféré privilégier une balade plus tranquille, vous vous en doutez !

 

Nous prenons le sentier qui permet de monter sur le plateau à pied et qui serpente au milieu des pins...

 
L'arrivée au col du Royet

L'arrivée au col du Royet

 

 

Du plateau de Solaure (1262 mètres d'altitude) nous avons une vue remarquable sur les villages de la vallée, sur la Drôme et même sur un de ses affluents (le Bez) puisque nous sommes à plus de 800 mètres en hauteur. 

 

La vallée de la Drôme et les montagnes vu du plateauLa vallée de la Drôme et les montagnes vu du plateau
La vallée de la Drôme et les montagnes vu du plateauLa vallée de la Drôme et les montagnes vu du plateau

La vallée de la Drôme et les montagnes vu du plateau

 

Et nous pouvons aussi admirer de cette saison, le plateau du Vercors ainsi que  les montagnes encore enneigées du Dévoluy. 

 

 

 

 

Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés
Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés
Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés
Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés
Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés

Le Plateau du Vercors et le Dévoluy enneigés

 

Ensuite nous avons toute latitude pour marcher en traversant le plateau jusqu'à son extrémité..

 

Les enfants peuvent courir et jouer, mais nous ne nous approchons pas avec eux de la falaise : il y a un petit sentier qui la borde et que je vous montrerai une autre fois, car il est bien trop dangereux avec de jeunes enfants...

 

Sur le plateau, je suis surprise de voir autant de pins infestés par les chenilles processionnaires... (encore plus, que chez nous au Sud !) et nous devons éviter les sous-bois car de nombreuses chenilles sont au sol...en train de ramper !

Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...
Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...
Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...

Les pins noirs (ou à crochets) sont infestés par les chenilles...

 

Au milieu du plateau, nous retrouvons les ruines d'un jas, c'est-à-dire...d'une construction en pierres sèches, qui servait autrefois de bergerie et d'habitation saisonnière pour les bergers. 

Le jas en ruineLe jas en ruine
Le jas en ruineLe jas en ruine

Le jas en ruine

 

Les murs sont par endroit bien conservés et on peut admirer le travail de patience des constructeurs.

Un des murs bien conservés

Un des murs bien conservés

 

On retrouve aussi la citerne qui permettait de s'approvisionner en eau potable car sur le plateau, point de source...

Elle est maintenant envahie par les arbustes, comme toute la ruine.

La citerne

La citerne

 

En avril, la flore du plateau est pour l'instant peu fournie. La neige était encore présente il y a trois semaines.

Nous retrouvons bien sûr des pins noirs, des pins à crochets mais surtout le superbe pin sylvestre à l'écorce rousse et aux petites aiguilles piquantes qui n'est, lui, pas du tout infesté par les chenilles...

Deux spécimens de pin sylvestre
Deux spécimens de pin sylvestre

Deux spécimens de pin sylvestre

 

Au niveau des arbustes, on retrouve aussi beaucoup de genévriers communs...dont nous pourrons venir récolter les baies de genièvre dès l'automne.

Des genévriers communs
Des genévriers communs

Des genévriers communs

 

Puis de multiples fleurs commencent à colorer le paysage...

Les primevères sauvages ne sont pas encore fleuries, mais on trouve déjà quelques coucous.

Un coucou un peu isolé car le plateau est assez sec

Un coucou un peu isolé car le plateau est assez sec

 

Dans la montée, nous avions trouvé des potentilles à fleurs jaunes...bien implantées dans les rochers. 

Des potentilles formant de superbes touffes dans les rochers.
Des potentilles formant de superbes touffes dans les rochers.

Des potentilles formant de superbes touffes dans les rochers.

 

Quelques anémones hépatiques (Hepatica triloba) à fleurs bleues pointent le bout de leur nez et forment quelques touffes colorées.

Elles amusent les enfants qui en ramassent quelques fleurs, puis se précipitent sur une fourmilière pour les observer en train de changer de couleur...sous l'effet de l'acide formique, que les fourmis ne manquent pas de projeter pour se défendre. C'est magique !

Vous pouvez aussi essayer avec d'autres fleurs bleues (par exemple les campanules en été...) : ça marche à tous les coups !

Il suffit de poser la fleur au milieu de la fourmilière (pour les enfants), ou de l'agiter assez près, au-dessus. Dans ce dernier cas, on sent très bien les petites projections de liquide sur la main !

Et voilà le résultat  !: La fleur bleue se teinte de rose...
Et voilà le résultat  !: La fleur bleue se teinte de rose...
Et voilà le résultat  !: La fleur bleue se teinte de rose...
Et voilà le résultat  !: La fleur bleue se teinte de rose...
Et voilà le résultat  !: La fleur bleue se teinte de rose...

Et voilà le résultat !: La fleur bleue se teinte de rose...

 

Puis nous voyons plusieurs specimens d'hellébore fétide, une plante toute verte...y compris les fleurs. Cest une des premières plantes à fleurir au printemps dès la fonte de la neige. 

L’hellébore fétide.
L’hellébore fétide.

L’hellébore fétide.

 

Avant de prendre le chemin du retour, nous observons du plateau, le col du Royet où notre voiture est cachée derrière les arbres.

Vue sur le chemin et le col du Royet

Vue sur le chemin et le col du Royet

 

Puis nous prenons le temps de regarder une dernière fois les montagnes et en particulier, les Trois Becs...

Les trois becs déjà dans l'ombre ...

Les trois becs déjà dans l'ombre ...

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 18:04

 

Nom commun

Le boldo

 

Nom latin

Peumus boldus

 

boldo.jpg

 

C’est un arbuste toujours vert pouvant atteindre 5 à 6 mètres dans nos régions mais jusqu’à 20 mètres au Chili. Il pousse sur les versants ensoleillés.
Il a de petites feuilles elliptiques, coriaces de couleur gris-vert à l’odeur de menthe.
Son écorce est très décorative.
Au Chili, il fleurit entre mai et juin. Les fleurs mâles et femelles sont sur des pieds séparés.

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Arbre du Chili.

 

Famille

Monimiacées

 

Culture

Cultivée  sur tout le pourtour méditerranéen pour les vertus médicinales de ses feuilles, il se satisfait de sols pauvres et rocailleux mais poussera plus vite en sols profonds et riches. Il craint le gel à partir de – 10 ° et nécessite de bons arrosages en été.
On peut le planter dans les jardins car c’est un arbuste très ornemental.

Histoire

Les Indiens des Andes ont depuis toujours utilisé la plante comme stomachique. C’est en effet une espèce endémique de la région côtière du Chili et on la trouve tout le long de la cordillère des Andes.

 

Récolte

?

 

 

Vertus

médicinales

Diurétique, hépato tonique, cholagogue, agit sur la sécrétion de la bile.

 

 

Contre-indication

Aucune toxicité connue à ce jour. Mais la plante est contre indiquée en cas de calcul biliaire et chez la femme enceinte ou allaitante.

 

Partie utilisée

Feuilles.

 

 

Conso

Tisanes ou décoction en cure de 3 semaines maximum et le plus souvent associé à d’autres plantes bénéfiques pour le foie.

 

Composants

Eucalyptol, alcaloïdes (boldine) et flavonoïdes.

 

Ne pas confondre

 

l

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31 mars 2013 7 31 /03 /mars /2013 08:03

 

Nom commun

Le desmodium

 

Nom latin

Desmodium adscendens ou procumbens

 

desmodium.jpg

C’est une plante vivace qui émet de longues tiges rampantes pouvant s’accrocher sur divers supports.
Elle pousse spontanément dans les zones équatoriales humides où elle s’accroche aux troncs des palmiers à huile ou des cacaoyers.
Ses feuilles ont trois folioles. Ses fleurs sont de couleur violet clair.
Ses gousses sont  longues de 10 à 25 mm mais très étroites.

 

 De 1959 à 19 63, ce sont les docteurs Pierre et Anne-Marie Tubery qui ont découvert au cours de leurs travaux sur la plante, ses propriétés hépato protectrices. Ils travaillaient alors dans un dispensaire-hôpital au Cameroun.

Voir pour plus de détails leur site officiel :

http://tubery.pierre.free.fr/

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Trèfle savane,  colle colle, gros trèfle.

 

Famille

Fabaceae

 

Culture

Elle aime les terrains cultivés ou qui ont déjà été cultivés puisqu’elle pousse spontanément dans les plantations.

Histoire

C’est une plante médicinale originaire d’Afrique, d’Inde et d’Amérique du Sud et utilisée depuis longtemps par la médecine traditionnelle multiséculaire de ces pays.

 

 

Récolte

Je ne sais pas (sans doute avant la floraison ??) puisque les fleurs n’ont pas de propriétés médicinales.

 

 

Vertus

médicinales

Anti allergique (elle soigne l’asthme),  antispasmodique, anti-inflammatoire, diurétique, dépurative,  excellente pour le foie qu’elle protège, les ulcères, la jaunisse, l’épilepsie (neuro-protectrice) et les vertiges. Elle soigne aussi la bronchite et les maladies ORL. Elle aiderait à soulager les effets de la chimiothérapie mais là je ne suis pas médecin il vaut mieux consulter.

 

 

Contre-indication

Aucune toxicité ou effets secondaires connus à ce jour.

 

Partie utilisée

Tiges et feuilles seulement.

 

 

Conso

En décoction ou tisane à boire trois fois par jour. On la trouve aussi en liquide concentré et en gélules.

 

Composants

Saponosides, flavonoïdes, dérivés de la tryptamine…ce sont ces composants qui lui confèrent son effet protecteur du foie.

 

Ne pas confondre

RAS

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:04

 

Nom commun

La fumeterre

 

Nom latin

Fumaria officinalis

 

fumeterre.jpg

 

C’est une plante annuelle des bords de chemins, des friches et des champs, qui fleurit dès le mois d’avril et jusqu’en juin. On la considère souvent comme une mauvaise herbe.
Elle a des feuilles vert grisâtre très découpées, des fleurs bicolores de couleur variable rose à pourpre, en épis de 6 à 20 fleurs  et une tige glabre.
Son odeur âcre ferait pleurer même une veuve d’où son nom commun !
En France on en dénombre de nombreuses espèces. Elle se retrouve jusqu’à 1500 m d’altitude.

 

 

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Fumée de terre, fiel de terre, fumeterre officinale, herbe à la veuve, pied-de-géline,

 

Famille

Fumariacées

 

Culture

Elle peut être cultivée en semant les graines en pleine terre au printemps. Cependant on la trouve en abondance dans la nature car c’est une plante commune…

Histoire

Connue depuis l’Antiquité, elle soignait déjà les obstructions biliaires et les maladies du foie. Dioscoride, médecin, pharmacologue et botaniste grec, au Ier siècle, puis Galien au IIe, citent déjà son action sur la sécrétion biliaire. Au Xe siècle, ce sont les médecins arabes qui vantent ses vertus. Puis au XVIe on retrouve Pietro Matthioli, médecin et botaniste italien, qui l’utilise pour soigner les troubles des viscères abdominaux. Elle est devenue une incontournable des cures de printemps. Elle fait partie des « simples » qui rendent centenaires.

 

Récolte

Dès le printemps et jusqu’en septembre, on ramasse les parties aériennes fleuries (sans les racines).

Séchage rapide à l’ombre en bouquets.

 

Vertus

médicinales

Dépurative (reins, foie et vésicule biliaire), cholagogue, cholérétique, anti scorbutique, diurétique, laxative et tonique. Elle soigne les digestions difficiles, les migraines, les calculs biliaires mais aussi les conjonctivites  (en bain d’œil), les eczémas (en compresses), car elle a des vertus émollientes.

Elle agit sur les spasmes vésiculaires en régulant le fonctionnement du sphincter d’Oddi.

 

 

Contre-indication

Aucune sauf en cas d’obstruction des voies biliaires.

 

Partie utilisée

Parties aériennes fleuries.

 

 

Conso

Tisanes ou décoction en cure de 10 jours maximum.

 

Composants

Alcaloïde (la fumarine), tanins, flavonoïdes, acide fumarique, sels minéraux (potassium),

 

Ne pas confondre

 

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30 mars 2013 6 30 /03 /mars /2013 09:03

 

Nom commun

Le chardon Marie

 

Nom latin

Silybum marianum

C’est une plante bisannuelle robuste pouvant atteindre 1 mètre de hauteur.
Son capitule de couleur rose foncé termine des tiges hérissées de piquants.

chardon-marie.jpg
Les feuilles vert clair, tâchées de marbrures blanches, sont elles aussi hérissées de piquants.
Les feuilles de la base sont disposées en rosette, celles de la tige sont alternes.
La plante a colonisé les lieux secs, ensoleillés et arides jusqu’à 700 mètres d’altitude environ.

 

 

 

 

 

Autre nom

-artichaut sauvage.

-chardon de Notre-Dame.

-lait de Notre-Dame.

 

Famille

Astéracées (ex Composées)

 

Culture

Le Chardon-Marie  a été longtemps cultivé pour ses vertus culinaires. Il se sème à partir de février.

Histoire

La légende raconte que Judée, voyageant d’Égypte en Palestine, pour échapper à Hérode, donna le sein à l’enfant  Jésus près d’un bosquet de chardon. Quelques gouttes de son lait tombèrent sur les feuilles d’où les marbrures blanches.
Originaire des régions méditerranéennes, le chardon Marie était déjà utilisé dans l’Antiquité pour ses vertus hépatiques. Il a peut à peu gagné l’Europe du Nord et l’Amérique où il prolifère au Canada et au Mexique.

Au Moyen Age, il chassait la « mélancolie » ou « bile noire ».

Il est utilisé en Europe et en Amérique depuis le XIXe siècle pour ses propriétés hépatiques.

 

Récolte

Les capitules se consomment (comme l’artichaut) avant la maturité de la fleur lorsque celle-ci est en bouton (début juin à juillet)

Les jeunes feuilles se récoltent avant la formation de la tige florale.

Les racines se récoltent dès que la plante commence à fleurir.

 

Vertus

médicinales

Maladies cardiovasculaires, anti nausées, cholagogue, cholérétique, diurétique, tonique, hypertenseur, anti diabétique, favorise la lactation (voir la légende), active la circulation sanguine. Protégerait le foie lors des chimiothérapies.

 

 

Contre-indication

 Ne pas consommer les graines sans avis médical.

 

Partie utilisée

Les jeunes feuilles, les jeunes pousses, les capitules, les racines.

Les graines sont données aux volailles, la plante entière broyée au bétail.

 

 

Conso

Les jeunes feuilles sont préparées en salades ( !), les racines, les jeunes pousses  et les capitules cuits à l’eau sont servis comme des légumes d’où son nom commun. Les graines torréfiées peuvent servir de succédané de café.

 

Composants

Tyramine (action sur les maladies cardiovasculaires), silymarine (isolée depuis 1968),

 

Ne pas confondre

 

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29 mars 2013 5 29 /03 /mars /2013 09:04

 

Nom commun

Le Tilleul

tilleul

 

Nom latin

Tilia cordata

= Tilleul à petites feuilles

Tilia platyphyllos

= Tilleul à grandes feuilles

C’est un arbre imposant pouvant atteindre 30 à 40 mètres de hauteur souvent planté au cœur des villages ou dans les parcs publics.


Les feuilles sont en forme de cœur. Les fleurs apparaissent regroupées au milieu d’une bractée. Elles ont une odeur agréable et parfumée qui attirent de nombreux insectes dont les abeilles.

 

tilleul-1.jpg

On retrouve le tilleul en Europe jusqu’à 1800 m d’altitude car il aime les sols profond et frais.

C’est dans le sud-est (Drôme, Vaucluse, …) qu’on produit 250 tonnes de tilleul par an (80 % de la production française).

 

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Tilleul sauvage

 

 

Famille

Tiliaceae

 

Culture

Le genre « tilia » regroupe des espèces sauvages ou cultivées ayant toutes les mêmes propriétés médicinales.

Il en existe 45 « taxons » en France regroupés par le « Conservatoire des collections végétales spécialisées ».

Histoire

Arbre sacré des civilisations germaniques, le tilleul est chargé de légendes et d’histoire.

C’est sous ses branches que la justice était rendue autrefois !

 

Récolte

 

Le bois (ou aubier) se récolte sur les variétés « cordata » et « platyphyllos ». Il s’agit de la couche supérieure du bois.

On peut récolter aussi (comme pour le bouleau) de la sève fraîche au moment précis ou les bourgeons apparaissent.

 

tilleul2Les fleurs se récoltent dès le début de la floraison et sont séchées à l’ombre.

 

 

 

Vertus

médicinales

Antispasmodique, calmante, cholérétique, sédative, sudorifique mais aussi euphorisante (soigne les dépressions) pour les fleurs.

Hépato tonique, antispasmodique, hypotenseur, diurétique (dissout l’acide urique) pour le bois (en décoction).

 

 

Contre-indication

 Aucune mais il faut savoir que les fleurs en tisane à haute dose peuvent produire l’effet inverse de celui souhaité c’est-à-dire provoquer nervosité et insomnie.

 

Partie utilisée

Fleurs avant épanouissement total.

 

 

 

Conso

En tisane (fleurs + bractée) ou décoction (aubier).

 

Composants

Huile essentielle, tanin, flavonoïdes, manganèse et vitamines C.

 

Ne pas confondre

Les deux espèces peuvent se confondre. Seule la taille des feuilles les différencie. Il existe aussi un hybride de ces deux espèces (Tilia europea) ce qui complique encore la détermination de l’espèce.

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Published by manou - dans flore arbre plante
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28 mars 2013 4 28 /03 /mars /2013 09:04

 

 

Nom commun

Le bouleau

 

Nom latin

Betula alba

Betula pendula

 

betula_alba.jpg

Il existe une trentaine d’espèces de bouleau réparties dans l’Hémisphère nord et jusqu’en Arctique.
En France on en trouve dans le Jura, en Sologne, dans la forêt de Fontainebleau mais aussi en montagne
jusqu’à 2 000 mètres.
Ils peuvent vivre jusqu’à 100 ans dans les pays d’Europe du Nord, 30 ans seulement chez nous.
C’est un arbre à l’écorce grise et lisse qui a tendance à se craqueler en vieillissant.  Ses feuilles sont caduques. Il peut atteindre 20 à 25 mètres. Il a la particularité de pousser beaucoup en hauteur sans s’étaler en largeur.

 

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

Arbre de la sagesse

Bouleau blanc

Bouleau commun

Bouleau d’Europe

 

Famille

Betulaceae

 

Culture

 

Vous pouvez le planter dans votre jardin. Il aime les sols peu calcaires, profonds et frais. S’il prend trop de place, il peut être taillé en fin d’hiver.

Histoire

 

Les Celtes lui donnaient le même nom que le mois de mars et il symbolisait la sève qui permet le redémarrage du printemps.

 

Les amérindiens considéraient le bouleau comme un arbre sacré.

 

C’est l’arbre national en Russie qui est fêté en juin.

 

Récolte

 

Les feuilles doivent être récoltées à la fin du printemps.

 

 

La sève dès le début du printemps.

 bouleau.jpg

 

Vertus

médicinales

Très diurétique, antiscorbutique, antiseptique urinaire et rénal, anti-infectieux, cicatrisant, antispasmodique. Il soigne les calculs, la goutte, les rhumatismes, l’albumine et  permet de lutter contre la cellulite.

 

 

Contre-indication

 Certaines personnes peuvent être allergiques au bouleau.

 

Partie utilisée

Les feuilles

L’écorce (ou bois)

Les bourgeons.

 

 

Conso

Sève fraîche de bouleau  / Jus de bouleau /

Très utilisé comme bois de chauffage et par les boulanger pour chauffer le four à bois sans laisser de cendres/ Ébénisterie et autres usages…

 

Composants

Très riche en minéraux et vitamines surtout C,

 

Ne pas confondre

Il ne peut se confondre avec aucune autre plante cultivée.

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27 mars 2013 3 27 /03 /mars /2013 08:52

 

Nom commun

Le pissenlit

 

Nom latin

Taraxacum officinale

 

pissenlitC’est une plante vivace aux feuilles en rosette, glabres, et dentées, souvent considérée comme une mauvaise herbe ! Les fleurs sont jaune vif et apparaissent en mars-avril sur un pédoncule lisse. Elle aime les prés humides et les bords des chemins. Elle peut apparaître spontanément au jardin, dans les pelouses ou les vergers. Il en existe de nombreuses espèces. Il faut toutes les protéger car elles sont très mellifères. Et n’oubliez pas de faire un vœu en soufflant sur les aigrettes...cela vous rappelera vote enfance !
pissenlit-aigrettes.jpg

 

Nom provençal

 

 

Autre nom

- Dent de lion

- laitue de chien

- Salade de taupe

 

Famille

Astéracées (Composées)

 

Culture

Le pissenlit peut être cultivé. Dans ce cas il sera moins amer que la variété sauvage et ses feuilles seront plus grandes.

Histoire

C’est vers le XVe siècle que les botanistes et les médecins commencent à parler du pissenlit. On lui prête alors des vertus diurétiques. Méprisé par la médecine « officielle », il est réhabilité au XXe siècle et maintient depuis sa réputation. C’est une des « simples » les plus utile.

 

Récolte

On le trouve partout toute l’année. Mais il faut le cueillir avant la formation des fleurs.

Éviter de le cueillir au bord des routes fréquentées car il peut fixer des métaux lourds comme le plomb.

 

Vertus

médicinales

Diurétique, dépuratif, apéritif, cholagogue, antiscorbutique, laxatif, et tonique du foie. C’est la taraxacine (principe amer) qui lui donne toutes ces vertus stimulantes au niveau du foie et de la vésicule biliaire.

 

 

Contre-indication

Aucune ! mais cependant, certaines personnes peuvent réagir à la dépuration du foie en ayant une légère éruption de la peau (ce n’est pas une allergie).

 

Partie utilisée

Les feuilles, les fleurs (ou les boutons) et la racine coupée en lamelles et séchée.

 

 

Conso

Salades (accompagnées ou non de lardons, de croûtons et d’ail, potages, gratins, tisanes (feuilles et racines séchées)…

Avec les fleurs on peut faire du vin apéritif ou de la bière…

 

Composants

 Tanin, huile essentielle, sels minéraux (potassium, fer, magnésium, cuivre, calcium…), provitamines A, vitamines B et C.

 

Ne pas confondre

Il ne peut se confondre avec aucune autre plante des champs et des bords de chemin.

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30 mai 2012 3 30 /05 /mai /2012 06:47
Vue de la vallée à partir du plateau du Vercors...

Vue de la vallée à partir du plateau du Vercors...

 

Quelques photos de mes

 

dernières balades dans la

 

Drôme.

 

 

Tout d'abord la dent de Die vue du plateau.

La dent de DIELa dent de DIE
La dent de DIE

La dent de DIE

Ensuite l'arrivée sur le plateau vers le Pas de Chabrinel...

 

Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...

Puis le Grand Veymont...

Balade dans la Drôme...

Enfin, quelques éléments de la FLORE...

Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...

Et une petite visite des villages...

Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...
Balade dans la Drôme...Balade dans la Drôme...

Et de la plaine...

Balade dans la Drôme...

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Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

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