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3 avril 2017 1 03 /04 /avril /2017 06:16
Quelques éléments de la flore des jardins du littoral méditerranéen

 

Il y a quelques jours je suis allée me promener à Sanary-sur-mer. Ceux qui connaissent savent que cette petite ville du bord de mer se trouve dans le Var, entre Bandol et Six-fours, et tout près de Toulon. 

C'est pour moi un retour aux sources, puisque enfant je passais des vacances au Brusc, un petit village qui se trouve tout près. Certains membres de ma famille y résident encore.

Aujourd'hui, je vais vous montrer quelques plantes entrevues lors de notre promenade au bord de l'eau...et en retournant vers le centre ville par la montée des oratoires (que nous avons descendu en fait).  

Ce petit chemin des oratoires surplombe la baie de Sanary et permet d'accéder à une petite chapelle, notre Dame de Pitié...dont je vous parlerais un de ces jours prochains.

 

 

La baie de SanaryLa baie de Sanary

La baie de Sanary

 

Avec la douceur de ce début de printemps, les arbustes et plantes étaient déjà bien fleuries dans les jardins et le long du chemin et j'ai pu faire quelques photos colorées...

Tout au bord de l'eau avant d'accéder aux escaliers qui permettent de rejoindre le point de vue, nous avons pu admirer des plantes typiques de la flore sauvage du littoral mais qui se sont acclimatées dans les jardins et les plantations de bordure et poussent en mélange avec les plantes cultivées. 

Tout d'abord la luzerne arborescente qui éclaire de ces fleurs jaunes le bord de mer...

La luzerne arborescente

La luzerne arborescente

 

Puis, la mauve royale appelée encore mauve arborescente elle-aussi, tant elle devient grande par rapport à celle qui pousse dans la campagne autour de chez moi et dont je ramasse feuilles et fleurs pour faire des tisanes. 

La mauve royale
La mauve royaleLa mauve royale

La mauve royale

 

Ensuite dès les premiers jardins, nous avons senti avant de les voir, l'odeur des fleurs de pittosporum, un arbuste de bordure qui agrémente les clôtures. 

Le pittosporum en fleur

Le pittosporum en fleur

 

Un peu plus haut, nous avons découvert ce petit arbre très aérien avec sa floraison superbe que je n'avais jamais vu. Il s'agit d'un arbre du genre "grevillea", une plante en provenance d'Australie qui se décline en de nombreuses espèces différentes qui peuvent aussi bien être des plantes couvrantes que des arbres de taille modérée. 

Un arbuste nommé grevillea
Un arbuste nommé grevillea

Un arbuste nommé grevillea

 

Ensuite une autre plante a retenu notre attention par la beauté de ses inflorescences. Vu le soleil mes photos ne sont pas très réussies. Il s'agit de la vipérine de Madère. 

De près en effet ses petites fleurs bleues ressemblent aux vipérines de chez nous. 

les vipérines au bord du chemin
les vipérines au bord du chemin

les vipérines au bord du chemin

 

Enfin pour ceux qui aiment ces plantes, j'ai pu photographier de nombreuses succulentes. Vous savez que l'on regroupe sous ce terme de nombreuses plantes comme les cactées, les euphorbes, les plantes grasses... 

Vous reconnaîtrez sans problèmes sur mes photos au passage : agave, aloe, euphorbe (épine du christ), yucca, cactus et etc...

Quelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes
Quelques succulentesQuelques succulentes

Quelques succulentes

 

Si vous êtes passionnés par ce type de plantes et autres plantes d'Amérique centrale,  je vous conseille un petit voyage virtuel au Mexique chez Domi du blog "Mon petit journal d'ici...ou d'ailleurs".

J'ai fait sa connaissance grâce à Nell qui avait mis un lien vers son site. 

Je sais que certains d'entre vous le connaissent déjà ! 

Ils ne parlent pas que de plantes, je vous rassure : il nous parle aussi de ses balades cyclistes, de ce qu'il découvre chez nous ou là-bas vu que son coeur balance entre deux pays. Vous verrez que grâce à son style particulier et à son humour vous ne vous lasserez pas de ces écrits toujours instructifs. En ce moment bien sûr il nous parle souvent de politique et que vous soyez d'accord avec lui ou pas, ses commentaires sont ouverts au dialogue. 

Bref je ne peux que vous conseiller d'aller lui rendre une petite visite et surtout d'admirer au passage ses jolies photos. 

Surtout ne lui dites pas que j'ai appris depuis peu qu'il avait aussi écrit des livres...le petit cachottier ! 

 

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31 mars 2017 5 31 /03 /mars /2017 06:23

 

L'idéal pour être en forme en ce moment en Provence, est de profiter du soleil quand il est là, et du printemps puisqu'il est là, pour aller marcher dans la garrigue.

C'est la pleine saison des  asperges sauvages... ça tombe bien car j'adore aller les ramasser.  

Et puis peu de gens font de même, finalement car ils sont au travail toute la semaine et nous, en tant que retraités, nous avons davantage de temps.  De plus pour les asperges, c'est comme pour les champignons :  les coins sont secrets.

 

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier
Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernierMa récolte d'asperges sauvages du week-end dernier

Ma récolte d'asperges sauvages du week-end dernier


 

Appellations locales

Comme beaucoup de plantes, l'asperge sauvage se nomme différemment selon l'endroit de Provence où vous la ramassez. je vous rappelle que le u se prononce "ou" en provençal. 

En Provence, en général on l'appelle "romaniéu-coniu", "esparga fèra", "romanin de tina" ; ou "aspergi" tout simplement. 

Dans le Vaucluse (qui est en Provence aussi, oui je sais !) on l'appelle "rouniéu-couniéu";

Dans le Var, plutôt "ramo-couniéu" ou "pounchu", ou alors "tiro-bou"...

En Corse, ce sera plutôt "sparagu". 

Et dans le Languedoc, c'est l'"espargue salvarge" ou  "romanin conilh".

Si vous avez la vôtre, je suis preneuse ! 

 

A quelle plante correspond l'asperge sauvage ?

 

Quel que soit le nom qu'on lui donne, la partie comestible de la plante est la jeune pousse (appelée en botanique, un turion) d'une plante vivace, l'asparagus acutifolius ou "asperge à feuilles piquantes".

C'est la variété sauvage de notre asperge verte cultivée, les autres variétés d'asperge cultivées étant des cousines.

 

On trouve facilement des plants d'asperge dans la garrigue provençale, sur les sols secs et rocailleux, souvent en plein soleil ou à mi-ombre dans les bois mixtes ou sous les chênes, surtout les kermès.

Vous ne serez donc pas surpris si je vous dis que cette plante était déjà consommée par les hommes préhistoriques...

 

Adulte, la plante présente des rameaux piquants très courts et forme souvent une boule aux tiges aérées parfois très longues et pouvant atteindre 1.50 mètre. Quand elle se plaît à un endroit, la plante colonise de grands espaces. Elle prolifère après une coupe de bois par exemple, ou bien un feu car elle fait partie des plantes qui reprennent facilement et aident à la constitution du nouveau sol.

Elle peut s'acclimater dans les jardins ou les parcelles boisées provençales sans problèmes...

Elle fleurit durant l'été mais attention car ses baies qui apparaissent à l'automne sont toxiques. Ce sont les oiseaux qui n'y sont pas sensibles qui les transportent dans leur tube digestif et favorisent ainsi la dissémination de la plante. 

 

La plante adulteLa plante adulte

La plante adulte

 

Comment ramasser les jeunes pousses ?

 

Au pied de chaque plant adulte, il est fréquent de trouver dès la fin février dans les zones abritées et jusqu'à fin avril ailleurs en Provence, au moins une à deux pousses nouvelles (parfois bien davantage). 

Parfois la plante adulte disparaît, en particulier après un hiver rigoureux, mais toujours en action,  le rhizome bien au chaud dans la terre va produire de jeunes pousses qui reparaissent dès le printemps suivant au milieu de rien ou bien dans l'herbe. 

La jeune pousse peut avoir une couleur vert tendre ou bien parfois brunâtre. Elle grandit très vite et peut dépasser les massifs bas de chênes kermès.

Là même pas besoin de se baisser, ni de se piquer, le ramassage devient un jeu d'enfant. 

Il faut la cueillir directement à la main en cassant d'un coup sec la tige, dans sa partie tendre. 

Ne pas tirez sur la pousse car en arrachant tout, on détériore le rhizome et aucune autre pousse ne ressortira cette année. Par contre celle que vous avez coupé, continuera à grandir, à se lignifier et à se ramifier et souvent le promeneur trouvera à nouveau à ses pieds dans quelques jours de nouvelles pousses tendres...

En quelques minutes, ou parfois, après deux heures de marche, vous pouvez  remplir un petit panier. 

A noter : cette asperge est beaucoup plus petite que l'asperge commune que vous trouvez chez votre maraîcher et aussi beaucoup plus forte en odeur, en goût et très légèrement amère.

 

Quelques jeunes pousses...

Quelques jeunes pousses...

 

Comment la préparer ? 

1 - Si vous en avez beaucoup ou si elles sont grosses...

Vous pourrez les cuire à la vapeur pour les manger en vinaigrette ou dans une salade composée de printemps. 

Pas besoin que je vous détaille la recette, ni que je vous mette des photos  ! Nous on les aime beaucoup avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron, très légèrement salée. 

 

2- Si elles sont plus fines...

Vous pouvez procéder de même en les faisant cuire à la vapeur ou bien revenir dans de l'huile d'olive. Mais cette fois il faudra les couper au préalable en petits tronçons de 2 à 3 cm, ce qui vous permettra  de vérifier leur tendreté.

Vous les préparerez ensuite...

- soit en tarte salée.

La recette est simple. Sur un fond de pâte brisée ou feuilletée, vous étalerez vos asperges cuites. Versez ensuite une préparation classique, faite en battant ensemble 2 à 3 oeufs selon la grandeur de votre moule, de la crème fraîche, sel et poivre...et un peu de gruyère pour agrémenter le tout, mais pas trop pour ne pas masquer le parfum. 

Cuire à 180° pendant 30 minutes.

Et voilà le résultat...

 

Tarte aux asperges sauvages
Tarte aux asperges sauvages

Tarte aux asperges sauvages

 

-  soit en brouillade (ou en omelette).

Pas besoin de recette (ni de photos). Souvent je fais cuire avec un filet d'huile d'olive les asperges coupées en petits morceaux directement dans la poêle. Lorsqu'elles sont bien tendres, je verse les oeufs battus avec un peu de sel, de poivre et de lait et je touille...Pour les enfants on peut ajouter un peu de gruyère râpé qui adoucit l'amertume.

 

- soit en potage.

Il faut choisir les asperges de début de saison, bien tendres et pas du tout fibreuses.

Pour un beau bouquet que je coupe en tronçons, prévoir deux pommes-de-terres épluchées et coupées en dés et une belle courgette, détaillée elle-aussi en dés. Couvrir d'eau salée et cuire 10 à 15 minutes en cocotte minute.  

Mixer finement et servir avec un petit filet de crème fraîche.

Parfois je fais revenir les asperges avant de les incorporer dans le potage (version gourmande) parfois non (version light)! 

 

 

Potage aux asperges sauvages

Potage aux asperges sauvages

 

Quelles sont les propriétés des asperges sauvages ?

Ce sont les mêmes que celles des asperges cultivées mais en plus concentrées...

Elles ont des propriétés diurétiques et elles présentent une très grande richesse en vitamines (A, B1 et B2,) ainsi que des fibres et des sels minéraux...

 

Remarques botaniques pour ceux qui veulent en savoir plus !

Les asperges sauvages peuvent dans certaines régions de France se confondre avec les "respounchous"dont Nell nous a parlé récemment.  

 

Les "respounchous" n'ont rien à voir avec les asperges sauvages même si les pousses se ressemblent étonnamment : la plante adulte est différente et toutes deux n'appartiennent pas à la même famille. 

 

 

Ces dernières correspondent aux pousses du Tamier commun (ou "herbe aux femmes battues" car on utilisait leur racine pour soigner rapidement les contusions).

On consomme la pousse nouvelle au printemps, comme les asperges, essentiellement en brouillade, en salade ou en omelettes... et surtout dans le sud-ouest !

Le tamier commun est peu fréquent en Provence car il lui faut de l'humidité pour pousser (c'est juste l'inverse des asperges !). 

 

Mais le bon sens populaire a fait que les recettes se rejoignent...

Attention aux baies qui sont toxiques elles-aussi. 

 

 

 

 

 

 

Ne pas confondre non plus,  le nom provençal de "respounchou" avec l'appellation provençale d'une autre plante : le "rapounchoun" (ou repouncho).

Je vous perds là, je sens... mais je vous rassure, moi aussi je m'y perds tant les noms provençaux se ressemblent !

Le "rapounchoun" provençal est une salade sauvage dont on consomme les feuilles et la racine bifide cuite. Il s'agit d'une campanule donc le nom latin est "campanula rapunculus". On l'appelle aussi "campanule raiponce" ou "rave sauvage"...

La voici en fleur...

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 Les deux dernières photos proviennent de wikipedia.

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26 février 2017 7 26 /02 /février /2017 07:29
C'est le printemps
C'est le printempsC'est le printemps

C'est le printemps

 

Les amandiers sont en fleurs...

Les amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs
Les amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleursLes amandiers sont en fleurs

Les amandiers sont en fleurs

 

Les bords des chemins et des champs de vignes fleurissent...

Un bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moiUn bord de chemin près de chez moi
Un bord de chemin près de chez moi

Un bord de chemin près de chez moi

 

Les narcisses sauvages sont de sortie...

Narcisses sauvages près de Sufferchoix
Narcisses sauvages près de SufferchoixNarcisses sauvages près de Sufferchoix

Narcisses sauvages près de Sufferchoix

 

Et les orchidées aussi...

Une orchidée sauvage
Une orchidée sauvageUne orchidée sauvage
Une orchidée sauvage

Une orchidée sauvage

 

Déjà les abeilles se réveillent...

Et bientôt les nichoirs ne vont pas tarder à être habités.

Les abeilles se réveillent...
Les abeilles se réveillent...Les abeilles se réveillent...

Les abeilles se réveillent...

 

Je ne sais pas si ça va durer, mais jeudi dernier lorsque j'ai pris ces photos, il faisait 18° !

Bon dimanche à tous...

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:14
L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

 

En matière de météo, pour être honnête, nous ne sommes pas toujours très objectifs...Ainsi l'hiver dernier nous étions sûrs que "jamais en Provence il n'y avait eu d'hiver aussi gris" et cet été que "la canicule n'avait jamais duré aussi longtemps" et ainsi à chaque saison...nous avons une mémoire très sélective pour considérer les événements météorologiques.

Cependant, la mémoire collective se souvient de certains événements marquants...C'est le cas de l'hiver 1956 !

 

Moi même qui n'était alors qu'une toute petite pitchounette, j'ai une image très nette, une seule de cet hiver-là...

Je suis quillée sur une chaise pour regarder par la fenêtre... La vitre est gelée là où la buée a été transformée en glace vive et je gratte les plaques qui tombent par terre. Ma mère ne me gronde pas car j'attend mon grand frère qui rentre de l'école. Je sais maintenant qu'on vient d'annoncer à la radio que les écoliers allaient être renvoyés chez eux faute de chauffage et vu que les encriers gelaient dans les bureaux...Mais à l'époque dans mon souvenir, je crie quand j'aperçois le bonnet rouge de mon frère sur le trottoir et mon coeur se soulève de joie". Sans doute avais-je perçu l'inquiétude de ma mère devant ce froid inhabituel ? et c'est la seule image qui me reste !

 

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui...attendez je vous l'explique. 

Jeudi dernier, il faisait un temps exceptionnellement beau en Provence et je suis allée faire une courte balade autour du petit village de Vernègues dont je vous parlerai très bientôt plus en détails.

C'est alors que nous venions d'admirer le point de vue sur la vallée de la Durance du haut du Plateau du Grand Puech, que nous avons retrouvé le tronc de ce vieil amandier, seul rescapé du terrible gel de l'hiver 1956, qui a vu mourir suite au froid intense, tous ses acolytes, un amandier qui serait le plus vieux d'Europe...et qui vient juste pour la première fois cette année, 60 ans après ce terrible hiver, de rendre l'âme et ne plus produire aucune feuille, ni fleur.

Il serait âgé de plus de 500 ans, alors que les variétés modernes d'amandiers greffés sur des pêchers, grandissent plus vite, produisent davantage, mais ne vivent qu'une centaine d'années...

 

Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine...

"Jean Giono" par Jean Carrière

 

Comme dans beaucoup d'endroits en Provence au début du XXème siècle, les amandiers étaient cultivés abondamment sur les plateaux ensoleillés car ces arbres aiment particulièrement le soleil, la lumière et la chaleur et redoutent l'humidité. 

Mais, cet arbre, symbole d'amour et de renaissance, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog (voir ci-dessous), n'a qu'un seul défaut : il craint le froid.

 

Que s'est-il passé en 1956 ? 

 

L'hiver avait été très doux...Après un mois de janvier presque printanier, durant la nuit du 31 janvier au 1er février 1956, une vague de froid exceptionnelle et particulièrement meurtrière s'abat sur une grande partie de l'Europe.  

Durant 27 jours exactement, l'air arctique, descendu vers le sud suite à l'installation d'un anticyclone, est responsable de gelées exceptionnellement intenses. Des records de température minimales sont enregistrés, occasionnant d'abondantes chutes de neige sur le littoral provençal...De plus, en Provence, un mistral violent se met à souffler (180 km/h à Istres !) aggravant les effets du froid dans la nature. 

Toutes les régions de France ont été concernées.

Les fleuves étaient gelés, l'approvisionnement en eau et en électricité perturbé...

Cet épisode a marqué les esprits car c'est le mois le plus froid enregistré depuis 1900 en Provence.

Ses conséquences ont été désastreuses tant au niveau humain, que pour l'économie de la région car partout, on cultivait alors sur les "bancaus" (prononcer "bancaou") des oliviers, de la vigne ou des amandiers...

Tous étaient déjà en montés en sève (oliviers et vignes) ou carrément en fleurs (amandiers), lors de l'arrivée du froid...

 

On estime que suite à cet hiver particulier, 4 à 5 millions d'oliviers même centenaires ont succombé : 80 % d'entre eux ont dû être coupés..."Ils explosaient comme des grenades", les troncs se fendaient ; 40% des vignes ont été touchées et la culture des amandiers quasiment abandonnée...

Tous les amandiers que l'on voit dans la campagne provençale ont donc été plantés après ce fameux hiver 1956.

 

Pour en savoir plus sur cet épisode météorologique exceptionnel, vous pouvez consulter le site ci-dessous...

 

Tout est gris. C'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ces gris que s'appuiera l'azur du ciel d'été, c'est de ce gris que s'échapperont les flammes à peines citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers un violet...

"Provence" Jean Giono

Autres vues de l'amandier de Vernègues
Autres vues de l'amandier de Vernègues

Autres vues de l'amandier de Vernègues

Un vieil amandier pour #photodimanche

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8 novembre 2016 2 08 /11 /novembre /2016 07:20
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"
Le sumac sauvage ou "fustet"

Le sumac sauvage ou "fustet"

 

Le "sumac fustet", encore appelé "arbre à perruques", "sumac des teinturiers", "barbe de Jupiter", parfois "coquecigrue", "pompon", "bois jaune" dans certaines régions, ou tout simplement "fustet" ou "sumac" dans la Drôme, et autrefois "baisa-ma-mia" en Provence (Flore forestière française : Région méditerranéenne, 2008) est un arbuste qui adore les terrains et rochers calcaires secs mais qui préfère une atmosphère un peu humide.

Il devient majestueux à l'automne grâce à la superbe couleur rouge que prennent ses feuilles avant de tomber. 

 

Une belle couleur rouge

Une belle couleur rouge

 

Surtout fréquent dans le sud-est de la France, il est tout de même visible jusque dans l'Aveyron et sa présence peut être occasionnelle jusque dans l'Ain. Il préfère les Alpes maritimes, plus humides aux Bouches du Rhône où il fait trop sec à température égale. 

Son nom latin est "Cotinus coggygria" et selon les flores, il est apparenté au genre Rhus. Il serait originaire d'Eurasie et appartient à la famille des Anacardiaceae. 

 

Au printemps l'arbuste a une odeur de térébenthine.

Ses nombreuses fleurs sont visitées par les abeilles. Il doit d'ailleurs son nom commun à ses fleurs qui apparaissent dès le mois de juin et forment des panicules plumeuses, donnant l'impression que l'arbre est recouvert de perruques. Son nom anglais est "smoke tree" ou "arbre à fumée"...car de l'autre côté de la manche, les anglais pensent que ce ne sont pas des plumes mais de la fumée. 

 

Les "inflorescences" à l'automne
Les "inflorescences" à l'automneLes "inflorescences" à l'automne

Les "inflorescences" à l'automne

 

Son écorce était utilisée en tannerie pour colorer les laines et les cuirs, d'où son nom commun de "fustet" qui provient du mot occitan "feustel" ou "sorte de teinture" .

La décoction de son écorce et de ses racines donne une belle couleur jaune orangé. 

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

Dictionnaire universel des arts et métiers et de l'économie industrielle et ...

 

Son bois blanc, puis roux et veinés de veines brunes en vieillissant, était utilisé autrefois par les luthiers et les ébénistes.

 

C'est un arbuste sauvage très décoratif qui colore les collines calcaires en rouge orangé dès les premiers jours de l'automne. Il est cependant facile à acclimater au jardin et fleurira agréablement un coin ensoleillé. On le trouve d'ailleurs dans de nombreux parcs publics car il est d'un entretien facile.

 

Attention... car toutes les parties de la plante sont toxiques ce qui n'empêchait pas ma belle-mère de ramasser du "sumac sauvage" qu'elle appelait tout simplement "sumac" pour en faire des bouquets secs qui décoraient la maison tout l'hiver.

A peine rentrée à la maison, elle sortait la couverture de repassage, faisait chauffer son fer modérément et séchait une à une les feuilles en les aplatissant sous un papier journal... je l'ai vu faire une fois et je revois le fer passer et repasser avec patience et délicatesse sur chaque feuille pour qu'elle reste bien accrochée aux branches. Et mon mari a encore, dans ses narines l'odeur caractéristique des feuilles en train de sécher sous le fer...

Un beau souvenir de saison !

 

L'arbre à perruques, un arbuste fréquent sur terrain calcaire

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2 octobre 2016 7 02 /10 /octobre /2016 06:38

 

Cela ne vous a pas échappé, nous voici en automne !

Pour l'instant en Provence, le soleil et une douce température sont encore au rendez-vous, sauf hier où la pluie est enfin tombée.

Du coup, les plantes prennent déjà de belles couleurs, d'autant plus vite cette année qu'elles ont souffert de la sècheresse et des hautes températures de l'été.

 

Cela tombe plutôt bien puisque justement, l'automne, est le thème choisi par Magda durant tout le mois d'octobre pour #photodimanche. 

 

Voici un bref aperçu des couleurs d'automne autour de chez moi ...

Couleurs d'automne en Provence
Couleurs d'automne en ProvenceCouleurs d'automne en Provence
Couleurs d'automne en ProvenceCouleurs d'automne en Provence

Couleurs d'automne en Provence

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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11 septembre 2016 7 11 /09 /septembre /2016 08:07
Quelques olives sur mon olivier

Quelques olives sur mon olivier

 

Mon univers est aussi entouré d'oliviers qui affectionnent les terres calcaires pauvres, sèches et ensoleillées. C'est un incontournable du paysage provençal et tout le monde a au moins un olivier dans son jardin. 

 

La culture de l'olivier avait été abandonnée dans la région, alors qu'on en trouvait sur la moindre petite parcelle de restanque, suite à l'hiver 1956 durant lequel tous les oliviers avaient gelé. 

 

Autour de chez moi, les champs d'oliviers sont magnifiques et les oliviers ont remplacé, peu à peu, les abricotiers qui abondaient sur les coteaux.

 

Voici quelques photos, prises récemment de quelques champs et arbres chargés d'olives. 

 

 

Photos septembre 2016 Photos septembre 2016
Photos septembre 2016
Photos septembre 2016 Photos septembre 2016

Photos septembre 2016

 

En attendant la prochaine récolte, vous pouvez relire mes articles sur l'histoire de l'olivier et l'huile d'olive.

 

Ou bien relire mes recettes maison pour préparer les olives dès la récolte...

 

Bon dimanche à tous ! 

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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4 septembre 2016 7 04 /09 /septembre /2016 07:40

 

Mon univers est entouré de vignobles, donc de vignes et les raisins avec la chaleur de l'été ont atteint une maturité que je n'avais pas vu depuis longtemps...

 

Les vendanges approchent !

 

En attendant, je vous mets quelques photos de ces belles grappes, fruits du labeur de nos agriculteurs locaux. 

Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...
Quelques belles grappes...Quelques belles grappes...

Quelques belles grappes...

 

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez relire mon article sur les vendanges...

 

Bon dimanche ! 

Venez nous rejoindre chez Magda

Venez nous rejoindre chez Magda

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4 août 2016 4 04 /08 /août /2016 07:03

 

Suite de mon périple du mois de juin en Camargue...

 

Il faut noter que le mois de juin n'est pas la période idéale pour observer la flore camarguaise...

Il faudrait venir au printemps car le soleil tape déjà fort !

J'ai pu cependant observer quelques-unes des plantes caractéristiques de la Camargue...ou de la bordure littorale. 

 

Tout d'abord la formation végétale la plus importante de la Camargue est la sansouire, un mot qui vient du latin "saumure". On pourrait la comparer aux prés salés mais elle est beaucoup plus sèche en été. 

Les sansouires forment des étendues inondées en hiver par l'eau de mer bien qu'elles se situent derrière le cordon sableux.

Le sol y est donc très salé et elles sont sèches en été à tel point que le sol est craquelé et recouvert le plus souvent d'une fine couche de sel...

 

On trouve pourtant sur ces terres inhospitalières un petit nombre de plantes parfaitement adaptées à la salinité du milieu...qui permettent l'installation de petits oiseaux, la prolifération des lapins, la venue des sangliers et des renards, hors saison d'inondation évidemment. 

 

La terre y est desséchée  et craquelée en été.

La terre y est desséchée et craquelée en été.

 

C'est la salicorne, verte en été et rouge en automne, qui occupe de 20 à 30 % de la surface de la sansouire.

 

 

La salicorne est une plante dite halophile (qui aime le sel). En fait, il en existe deux espèces difficiles à différencier qui poussent toutes les deux en Camargue.

Sa racine est solidement ancrée dans le sol. 

C'est une plante comestible qui contient un suc salé. On la trouve sur toutes les côtes françaises à proximité des marais salants et jusqu'en Norvège.

On la reconnaît à ses rameaux cylindriques gorgés d'eau, à sa tige charnue et translucide, sans feuilles apparentes (on dirait en fait des écailles) et à ses fleurs minuscules. 

 

"Ecureuil bleu" du blog "Une bonne nouvelle par jour" vous explique ICI comment la cultiver dans votre jardin. Vous pourrez ainsi, en suivant ses conseils astucieux, la déguster au printemps et en été pour agrémenter vos plats de poisson...

 

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

La salicorne (Salicornia europea) envahie par des escargots

 

On y trouve aussi de l'Obione qui tapisse les berges...

L'Obione (genre Halimione ou Atriplex) constitue un buisson qui donne des reflets argentés à notre littoral. On l'appelle aussi le faux-pourpier et comme le pourpier, ses feuilles peuvent être consommées crues dans les salades ou cuites. Elles perdent alors leur saveur salée et leur texture croquante sauf si vous les faites frire en chips !

Elle peut être cultivée au jardin et pousse sur le littoral jusqu'en Baie de Somme. Elle n'a pas besoin, comme la salicorne d'être arrosée avec de l'eau salée car elle est simplement halophyte ce qui signifie qu'elle tolère le sel...mais n'en a pas besoin pour vivre.

 

 

 
L'Obione

L'Obione

 

On trouve aussi la Soude (Salsola soda), ainsi nommée car elle a été utilisée autrefois pour fabriquer de la soude, produit qui entrait entre autres usages, dans la confection du savon (vous avez tous entendu parler du savon de Marseille !!).

Ce sont les cendres de la plante qui contiennent jusqu'à 30 % de carbonate de sodium.

Je n'ai pas réussi ma photo...aussi j'en emprunte une à wikipedia.

En Italie, on la consomme en antipasti, cuites dans l'eau bouillante, puis refroidie et assaisonnée avec de l'huile d'olive, de l'ail et du citron.

On peut aussi la consommer crue en salade.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

 

Enfin la saladelle (ou lavande de mer) se retrouve souvent au bord des chemins ou bien au milieu de la sansouire.

Elle fleurit en été et éclaire les champs de sa couleur rose ou violette. Elle rejette le sel en excès par la face inférieure de ses feuilles sur lesquelles on peut aisément observer des cristaux.

Cette fleur est l'emblème des gardians qui en ramènent des bouquets depuis toujours à l'élue de leur coeur...

J'ai réussi à en trouver un rameau fleuri qui a passé l'hiver sans perdre trop sa couleur...

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

Un brin de saladelle ou lavande de mer (Limonium vulgare)

 

On trouve ensuite dans le sable, au pied des dunes ou au bord des chemins sableux, le Chardon d’Espagne, ou Scolyme d’Espagne.

C'est une plante à feuilles et tiges épineuses, de la famille des Astéracées, assez commune en terrain secs sur tout le pourtour de la mer méditerranée. 

Cette plante qui est considérée comme une mauvaise herbe est pourtant, malgré ses nombreux piquants, une plante comestible !

En Algérie, les jeunes pousses sont cuites et consommées avec le couscous.

Il faut dire qu'elle possède de multiples vertus car, comme les artichauts, topinambours, pissenlit, chicorée..., elle contient de l'inuline qui joue le rôle de prébiotique et fait baisser le taux de diabète.

On peut donc consommer sans problème, les jeunes pousses en salade et cuire les racines dans les plats mijotés...

Mais bon, je ne vous conseille pas de la ramasser dans le Parc naturel où toutes les plantes sont protégées ! 

 

 

 

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)
Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

Chardon d’Espagne (ou Scolyme d’Espagne)

 

La criste marine ou fenouil marin porte aussi le nom de perce-pierre. Elle appartient à la famille des ombellifères comme le fenouil.

Elle résiste aux embruns et à la salinité élevée car elle est halophile et peut également pousser directement sur les rochers. Elle fleurit au coeur de l'été ce qui est plutôt rare pour une plante adaptée à la sècheresse. 

C'est également une plante comestible au goût de carotte.

On la trouve sur tout le littoral français. 

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

La criste marine avec les inflorescences sèches de l'année dernière encore visible

 

On trouve aussi en bordure des chemins sableux, l'immortelle des sables ou hélicrysum...

“Helichrysum” vient de “helios” qui signifie “soleil” en Grec, et de “chrysos” qui signifie “or”, allusion à la couleur jaune des fleurs. 

Tout le monde connaît cette plante que l'on peut ramasser pour en faire des bouquets secs et qui pousse abondamment sur tout le territoire français où elle est d'ailleurs protégée, ce que je ne savais pas.  

Je n'aime pas particulièrement l'odeur forte qui s'en dégage à la chaleur...

Elle aurait cependant entre autre, des vertus anti-inflammatoire et antibactérienne... et son HE est très chère mais précieuse. 

 

Selon les coutumes c'est une plante bénéfique ou pas...

En Belgique, on l'appelle "fleur de mort" sans doute parce qu'elle fleurit les cimetières sans crainte des intempéries.

En Chine, on en offre aux jeunes mariés !

En France dans les Landes, on met un bouquet d’immortelle sur les portes des maisons pour éloigner les mauvais sorts. 

...

 

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

L'immortelle (Helichrysum stoechas)

 

Bien sûr tout le monde connaît aussi le Tamaris qui pousse dans toutes les régions au bord de la mer. Ses fleurs de couleur rose plus ou moins pâles apparaissent au printemps et durent jusqu'au début de l'été. 

Cet arbre a lui aussi des vertus médicinales. Son écorce et sa racine seraient diurétique et sudorifique. Il servirait aussi à soigner rhumes et angines.

 

 

Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)
Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)Les Tamaris. Il y en a aussi près de  la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

Les Tamaris. Il y en a aussi près de la roulotte (pour faire plaisir à Mimi !)

 

Sagnes et autres roseaux...

 

La sagne (Phragmites australispourrait faire l'objet d'un article à part entière si j'en ai le courage un jour. En effet ce roseau très commun en Camargue a toujours été utilisé pour couvrir le toit des cabanes traditionnelles.

C'est dire comme il est abondant en tant que matière première dans la région. 

La sagne est le nom donné au roseau commun que l'on nomme aussi le roseau à balais. 

C'est une espèce qui pousse dans toutes les régions du monde dès qu'il y a un marécage...

Mais il prospère aussi le long des cours d'eau comme ci-dessous au bord du petit Rhône, et le long des roubines. 

Il peut devenir très envahissant car il forme très rapidement des zones végétales très denses où rien d'autre ne peut pousser. 

J'aurais sans doute l'occasion ultérieurement de développer toutes les facettes de ce "Trésor de Provence" !

 

 

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès
La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du VaccarèsLa sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

La sagne au bord du Rhône et sur le sentier du Vaccarès

 

Les joncs (Juncus acutus ou maritimus) appelé aussi jonc piquant ou jonc maritime cohabitent en Camargue. On les trouve dans les mêmes zones humides que les roseaux.

Ils sont très fréquents. Ils mesurent environ 1 à 2 mètres de haut et forment de belles touffes facilement reconnaissables aux fleurs bruns rougeâtres qui terminent les grandes tiges.

Le jonc piquant à une sorte d'épine qui dépasse la fleur d'où son nom.

Ils ne doivent pas être confondus avec la sagne. Ils aiment eux-aussi les marais et les dunes où ils sont d'ailleurs souvent utilisés pour les fixer.

Toutes les espèces de joncs étaient utilisés autrefois pour s'éclairer. Les tiges bien serrées et enflammées permettaient de fabriquer une sorte de torche. 

 

 

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du VaccarèsUn parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès
Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

Un parterre de joncs au bord du Rhône et sur les bords du Vaccarès

 

Et pour finir voici quelques paysages typiquement camarguais. 

Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)
Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)Petit aperçu de la flore de Camargue / Les saintes Maries de la Mer (11)

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30 juillet 2016 6 30 /07 /juillet /2016 06:32
Quelques boissons d'été...

Quelques boissons d'été...

 

Pas besoin de dépenser des fortunes en boissons compliquées en été. Il suffit de fabriquer soi-même quelques boissons variées qui vont permettre de s'hydrater correctement et de préserver notre santé. 

 

Souvent en été, dès que la chaleur s'installe nous faisons une grande consommation de kéfir de fruits bien frais. C'est une boisson naturelle et bonne pour la santé. Elle est agréable, légèrement pétillante et a un goût légèrement citronné.

 

Il est facile également de préparer une bonne citronnade maison.

Dans une grande bouteille d'eau de source, je verse tout simplement le jus de deux citrons verts ou jaunes et 1 cuillère à soupe rase de sucre, de miel ou de stevia (selon le goût des futurs buveurs). Et voilà une citronnade bien rafraîchissante. A servir ou pas avec des glaçons et une tranche de citron pour la déco.

 

J'aime boire également du café glacé légèrement sucré au miel d'acacia et avec beaucoup de glaçons alors que je bois mon café noir chaud, sans sucre !

 
Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Souvent, je prépare aussi en été une boisson rafraîchissante à base de thé vert à la menthe et/ou au citron que je bois glacée.

Pour cela, je prépare mon thé comme pour le boire chaud en laissant infuser quelques minutes mes feuilles de thé vert dans de l'eau frémissante, avec quelques feuilles de menthe.

Une fois refroidie et passée, j'agrémente ma boisson de quelques glaçons et pour varier, d'un jus de citron.

Rafraichissement garanti !

 

Mais voilà que Cardamome propose une autre façon de procéder que j'ai testé récemment et que j'ai trouvé délicieuse...

 

Dans une bouteille en verre ayant une grande ouverture (je prends tout simplement une bouteille de jus de fruits vide)

- Mettre un litre d'eau de source à température ambiante.

- 2 cuillères à café de feuilles de thé vert.

- 10 feuilles de menthe fraîche du jardin. 

 

 

 

 

Thé vert glacé menthe-citron et autres boissons d'été !

 

Laisser macérer une nuit au frais et jusqu'à 24 heures max.

Passer ensuite la préparation qui s'est colorée et a pris le goût des ingrédients.

Ajouter directement dans la bouteille le jus d'un demi-citron vert ou jaune.

Ajouter ensuite un peu de sucre ou alors du miel, de la stevia... selon votre goût.

Servir avec une tranche de citron pour décorer. 

 

Subtil et différent de ma préparation habituelle...

A tester absolument cet été !  

 

Bon rafraîchissement !

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28 juillet 2016 4 28 /07 /juillet /2016 06:25

 

Aujourd'hui, après un petit aperçu lundi dernier des plantes sauvages de début juillet, voici tout simplement quelques photos de mon petit jardin de Haute-Loire tel qu'il était lors de mon dernier séjour. Les pavots étaient malheureusement déjà fanés...

 

J'espère que celles et ceux qui ne sont pas en vacances ou qui habitent en ville apprécieront ce petit instant fleuri. 

 

Il fait si chaud en Provence cette semaine que je languis d'y retourner pour retrouver la fraîcheur des forêts !

Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...
Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire... Quelques fleurs de mon jardin en Haute-Loire...

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25 juillet 2016 1 25 /07 /juillet /2016 06:35
Un champ de bleuets et de coquelicots

Un champ de bleuets et de coquelicots

 

Comme vous le savez je viens de passer une belle semaine en Haute-Loire avec mes petits-enfants...

 

Malgré la grosse chaleur, nous avons fait de jolies promenades !

 

Voici donc quelques plantes sauvages fréquentes dans la région durant le mois de juillet...

 

Il y a d'abord les plantes à fleurs blanches ...

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !
Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

Marguerites... silènes et une ombellifère dont j'ai oublié le nom !

 

 

Les plantes à fleurs bleues ...

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes
Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènesBleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

Bleuets, campanules et vipérines parsemées de quelques silènes

 

Les plantes à fleurs roses ou violettes...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...
Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

Campanules, mauves, épilobes, fleurs d'églantier et centaurée...

 

Les plantes à fleurs jaunes...

Millepertuis et molènes...Millepertuis et molènes...

Millepertuis et molènes...

 

Et quelques autres...

Une cardère et une fougère aigle
Une cardère et une fougère aigle

Une cardère et une fougère aigle

 

Bonne semaine !

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:35
Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

 

Lorsque nous sommes arrivés en Haute-Loire, toute la partie droite du jardin, longée par un petit chemin que les vaches empruntent régulièrement, était à nouveau envahie par les orties...et les fleurs sauvages.

Avant de passer la tondeuse à nouveau, ce que nous avions déjà fait il y a un mois, nous en avons profité pour couper les repousses et en faire une délicieuse tarte...

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

 

Pour cueillir les orties, ne pas oublier de se munir de gants !

 

J'ai fait il y a déjà un certain temps une petite fiche sur le blog à propos des orties. 

Elle font partie des plantes préconisées pour la cure de printemps et sont excellentes pour la santé. 

 

Les orties sont riches en nutriments et se cuisinent comme les épinards.

 

Voilà comment procéder !

 

0- Mettre de l'eau légèrement salée à bouillir dans un grand récipient.

 

1- Laver les orties à grande eau, plusieurs fois en gardant les gants ou en les plaçant dans une grande passoire que vous immergerez dans l'eau.

 

2- Lorsqu'elles sont propres, les plonger dans l'eau bouillante 8 à 10 minutes. 

 

3- Egoutter un long moment dans une passoire.

 

4- Ne pas hésiter à presser les orties pour en extraire le maximum d'eau.

 

5- Préchauffez votre four à 200°.

 

6- Les placer ensuite dans le robot ménager et les mixer.

 

7- Ajouter à la préparation, pour 4 personnes, trois oeufs entiers (selon leur grosseur) et trois cuillères à soupe de crème fraîche, sel, poivre et muscade. 

 

La préparation

La préparation

 

8- Sur un fond de pâte brisée (achetée toute prête ou maison) que vous aurez pris soin de piquer avec une fourchette, verser la préparation...La recouvrir de fromage si vous aimez.

Aujourd'hui j'ai fait la pâte moi-même dans le robot que je n'ai pas pris la peine de laver...

La préparation aux orties a donc légèrement coloré ma pâte en vert ce qui lui a donné une jolie couleur mais aussi un peu plus de goût...

 

 

 

 

 

 

Tarte aux orties du jardin

 

J'ai choisi comme fromage du comté râpé. J'en ai même mis un peu directement sur la pâte à tarte...comme vous le voyez sur la photo ci-dessus.

 

Puis j'ai versé la préparation et j'ai mis encore du fromage au dessus, mais si vous le préférez vous pouvez l'incorporer directement à la préparation ce que je fais quelquefois...

Voilà la tarte prête à passer au four

Voilà la tarte prête à passer au four

 

Vous pouvez comme avec les épinards, varier le fromage à l'infini : chèvre frais ou sec (râpé), roquefort ou bleu, cantal...

 

Et si vous n'aimez pas le fromage vous pouvez ajouter des oignons émincés légèrement passés à la pôele, de l'ail écrasé, ou carrément des petits lardons ou du jambon finement émincés.

 

10- Cuire environ 35 à 40 minutes selon votre four...en surveillant la cuisson et en baissant s'il le faut le thermostat à 180 ° en cours de cuisson. 

 

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

 

Et s'il vous reste un peu de la préparation aux orties...faites comme moi, versez-la dans un petit plat à gratin beurré et passez-la au four une vingtaine de minutes : cela vous donnera un délicieux gratin d'orties à déguster chaud !

un délicieux gratin avec les restes de préparation

un délicieux gratin avec les restes de préparation

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:00

 

Voici quelques plantes aromatiques et médicinales de mon jardin. Je vous ai déjà parlé des vertus médicinales de toutes ces plantes dans des articles précédents. Vous pouvez les retrouvez en cliquant tout simplement sur les liens...

 

Basilic, fenouil et livèche...de quoi agrémenter les salades de tomates, les tians, et les plats de poissons de l'été...

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)
Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

 

Seule la sauge et la lavande sont en fleurs...

 

 

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernièreLa sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière
La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

 

Il faudra encore attendre un peu pour que les autres se décident à fleurir car cette année tout est en retard : il n'y a pas assez de chaleur pour ces plantes du soleil...

 

Voilà mes plants de menthe, marjolaine, sarriette,et tanaisie...

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie
Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

 

Celles que je réserve aux tisanes la plupart du temps mais qui peuvent aussi aromatiser des desserts, des glaces par exemple...verveine et mélisse citronnelle.

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)
Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

 

Une petite nouvelle que je plante depuis l'année dernière...la stevia.

Je vous en parlerai plus longuement plus tard. 

La stevia

La stevia

 

Et je m'aperçois que j'ai oublié de mettre une photo de ma ciboulette qui est en fleur...

 

Et la voilà ! 

Ma ciboulette en fleur

Ma ciboulette en fleur

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20 juin 2016 1 20 /06 /juin /2016 06:42
Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

Quel rapport entre un fer à cheval et la couleur jaune ?

 

Comme le trèfle à quatre feuilles, le fer à cheval est censé porter bonheur !

 

Tout ça parce qu'au temps des romains, l'empereur Néron ordonnait à ses forgerons de fabriquer pour ses chevaux, des fers à cheval en or. Lorsqu'on trouvait un fer à cheval perdu (qui s'était détaché tout seul du sabot d'un cheval) il suffisait de le porter chez un forgeron pour que celui-ci vous l'achète et vous voilà devenu riche...

Aujourd'hui vous pouvez toujours essayer de le faire, déjà vous aurez du mal à trouver un forgeron mais je ne pense pas que celui-ci vous achète votre trouvaille...

Il ne vous restera plus qu'à en décorer votre jardin en espérant que la chance vous sourit.

Mais est-ce qu'avoir plus d'argent est une chance ?

Les légendes se transforment et vous verrez très fréquemment en Provence, des fers à cheval apposés devant les maisons, les deux branches vers le haut (surtout pas à l'envers) afin de conjurer le mauvais sort et de porter chance aux habitants des lieux...

 

Quel rapport me direz-vous entre un fer à cheval (même en or) et la couleur jaune de ce 3ème #lundisoleil de Bernie ?

 

 

Et bien c'est tout simple... 

 

Saviez-vous que c'est aussi le nom d'une plante à fleur en forme de couronne et... de couleur jaune ?

 

Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !
Hippocrépide ou Fer à cheval !Hippocrépide ou Fer à cheval !

Hippocrépide ou Fer à cheval !

 

 

Cette fleur qui appartient à la famille des Fabacées est commune dans toute la France et se distingue à ses fruits en forme de  fer à cheval...d'où son nom commun.

Son nom savant est Hippocrepis. On appelle aussi cette plante l'hippocrépide ou fer à cheval. 

 

En Provence, on en distingue deux espèces très proches qui se différencient au nombre de fleurs constituant la couronne.  

Je ne vais pas vous faire un cours de botanique, non bien sûr, mais vous savez maintenant que j'aime bien vous décrire un peu plus en détails ce que je découvre...

 

Cette plante vivace se retrouve fréquemment dans la garrigue provençale sèche et calcaire. Elle fleurit dès le mois d'avril ou mai selon les années. 

Elle forme des tapis jaunes très lumineux qui éclairent les autres plantes.

Ses fleurs sont regroupées en couronne possédant plus de 5 fleurs réunies (et parfois jusqu'à 12). Les fleurs sont parfois veinées de rouge comme on le voit bien sur la dernière photo. 

 

Oui vous pouvez vous amuser à les compter ! C'est un des critères de détermination de la plante...

La couronne de fleurs est portée par une tige plus haute que les feuilles, ce qui fait que toutes les fleurs sont les premières visibles quand on s'approche. 

Les feuilles sont formées de folioles en nombre impairs de forme un peu allongés. 

Et les fruits, dont je n'ai pas de photos car c'est trop tôt...ont une forme de fer à cheval, mais là je me répète !

Je vous en mettrais une, dès que possible, si j'y pense...

 

C'est une plante commune en France mais qui est tout de même protégée dans le Limousin (à savoir si vous habitez cette région ou si vous y allez en vacances). 

C'est en effet une plante très utile car très mellifère, comme beaucoup de plantes de couleur... jaune. Elle est donc indispensable non seulement aux abeilles mais aussi à différents papillons ou autres espèces se nourrissant de nectar. 

 

L'hippocrépide peut se confondre avec les lotiers aux vertus médicinales (dont la feuille ne comporte que 3 folioles arrondis) ou les coronilles toxiques très fréquentes dans la garrigue (qui ont des feuilles aux folioles plus nombreux mais également arrondis) et qui sont  également connues aussi au jardin, car...toutes deux ont également des fleurs de couleur jaune en forme de couronne ! 

 

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12 juin 2016 7 12 /06 /juin /2016 06:40

 

Aujourd'hui, nous restons parmi les fleurs...

 

ENCORE, allez-vous me dire !

 

Et vous avez raison... mais je ne peux pas m'en empêcher car le printemps est encore là, et dans quelques jours, maintenant que la chaleur arrive d'un coup, tout sera grillé malgré les arrosages. 

 

Donc, je vous fais faire un simple petit tour parmi les roses de mon jardin...avant qu'elles ne fanent. 

 

Une variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose
Une variété ancienne de rose roseUne variété ancienne de rose rose

Une variété ancienne de rose rose

Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpantDeux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant
Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant
Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpantDeux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant

Deux rosiers rouge plus classiques...dont un est grimpant

Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...
Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...

Et mon mini-rosier que j'ai en pot et que je vous ai déjà montré...

 

Bonne semaine ! 

 

Je vous rappelle que l'opération #photodimanche est chez Magda. N'hésitez pas à traverser l'Atlantique pour aller la visiter jusqu'à Montréal !

Quelques roses de mon jardin pour #photodimanche8

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6 juin 2016 1 06 /06 /juin /2016 06:00

 

La tulipe sauvage jaune  Tulipa sylvestris L., est  abondante dans le Diois et présente dans toute la France.

Mais devant la régression importante de la plante au niveau national, elle a été inscrite au livre rouge des espèces menacées et à la liste nationale des espèces protégées.

 

Voici quelques photos prises au mois d'avril dernier dans les champs...autour de la ville de Die.

Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.
Tulipa sylvestris L.

Tulipa sylvestris L.

 

Cette espèce de tulipe fait partie du patrimoine local. Les différents acteurs locaux se mobilisent donc pour la préserver...

La tulipe sauvage, Tulipa sylvestris L. est une plante à bulbe mais elle se multiplie aussi par graines ou par stolons souterrains qui donneront naissance à de nouveaux bulbes...donc elle est capable de gagner très vite tout un territoire si elle se plaît à cet endroit.

 

On peut l'observer surtout dans les cultures comme par exemple, les champs de luzerne et les céréales, mais aussi dans les plantations de lavande, fréquentes dans la région.

On la retrouve dans les cultures parce que les techniques culturales utilisées dans la Drôme sont douces et souvent encore traditionnelles.

Ce n'est pas pour rien qu'on appelle la vallée de la Drôme, la vallée verte !

 

Cette plante, bien que présente dans presque toute la France, est très rare.

Elle a fortement régressé dans les régions où les cultures intensives, utilisent abondamment des désherbants chimiques et des labours trop profonds, surtout avec des charrues à disques qui coupent les bulbes même implantés profondément dans le sol.

 

Cette tulipe est menacée aussi par les constructions comme les zones industrielles et les lotissements, implantés le plus souvent aux alentours des villes sur les sites qu'elle affectionne. La construction de routes impacte aussi son habitat naturel.

 

Ne vous fiez pas à sa relative abondance dans la région de Die : il est interdit de la cueillir, de l'arracher et de récupérer ses bulbes !

 

 

Pour la sauvegarder...

Les cultures et pratiques agricoles qui contribuent au maintien de la plante sont favorisées...

Le sarclage léger en surface, le labour d'automne ne dépassant pas 20 cm, la non-utilisation d'herbicides, l'absence de travail de la terre du premier novembre à fin mai font également partie des engagements prévus au programme. 

 

J'ai pris la plupart de ces infos sur le site du parc national du Vercors qui édite une plaquette très pédagogique  à ce sujet.

 

Si vous voulez en savoir plus sur ces tulipes et le plan de gestion mis en place dans la région, je vous invite à regarder la video ci-dessous...

 

 

Plan de gestion de la tulipe sauvage réalisée par Geneviève Rouillon.

 

Un bel exemple à suivre pour d'autres plantes à protéger car ne l'oublions pas, il n'y a pas que les monuments classés,  la faune et la flore font aussi partie de notre patrimoine !

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5 juin 2016 7 05 /06 /juin /2016 06:38
Jeunes plants d'Alyssum maritimum de toutes les couleurs

Jeunes plants d'Alyssum maritimum de toutes les couleurs

 

Voilà quelques photos prises dans une jardinerie...qui traditionnellement fait encore pousser les jeunes plants dans ses locaux ce qui permet au public de garder un lien proche de la terre.

 

On peut voir, au fil des visites, les planches de terre apparemment vides, mais dans lesquelles dorment quelques petites graines, puis les pousses à différents stades, et enfin bien sûr les plantes repiquées dans les godets de plastique telles que nous les connaissons et qui seront ensuite vendues...

 

 

Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...
Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...
Quelques jeunes plants...Quelques jeunes plants...

Quelques jeunes plants...

 

Je suis toujours fascinée par la promesse de fleurs qu'implique la vision de jeunes plants et j'adore me ballader autour des planches de plantation. 

 

Pas vous ?! 

 

Bonne semaine fleurie à tous... 

Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !
Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !

Et voilà un seul plant d'Alyssum maritimum (blanc) qui a grandi dans mon jardin !

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos

 

pour les voir en grand et les faire défiler...

Et rejoignez-nous chez Magda pour rêver avec nous tous les dimanches !

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29 mai 2016 7 29 /05 /mai /2016 07:16

 

Les chardons font partie des plantes que l'on trouve abondamment dans la garrigue provençale. Ils appartiennent presque tous à la famille des Asteraceae. Il en existe de multiples espèces, parfois difficiles à différencier même avec une flore. 

 

Le plus commun, qui fleurit dès les mois d'avril-mai, est le chardon noircissant. On l'appelle ainsi parce que la tige et les feuilles ont souvent une couleur grisâtre (voire noirâtre) parce qu'elles semblent recouvertes d'une toile d'araignée finement tissée...

 

Ce chardon n'est pas très grand (pas plus de 60 cm) et pousse au bord des chemins sur les terrains secs et calcaires, non loin de là où souvent en février, on a pu admirer les petits iris sauvages...

 

 

N'oubliez pas de cliquer sur une des photos pour les faire défiler avec les flèches et les voir en grand !

 

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

Voilà à quoi ressemble un chardon noircissant...

 

Il est plutôt facile à reconnaître car ses fleurs en capitules ne mesurent que 2 à 3 cm et sont d'un rose-mauve tendre. 

 

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...
Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

Les fleurs en capitule de couleur rose-mauve tendre...

 

 

Les bractées piquantes qui sont sous les fleurs, sont très recourbées vers le bas.

 
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...
Les bractées piquantes...

Les bractées piquantes...

 

Bonne semaine à tous ! 

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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 06:31
Quelques fleurs de pêchers.Quelques fleurs de pêchers.
Quelques fleurs de pêchers.

Quelques fleurs de pêchers.

 

 

Le pêcher est un petit arbre fruitier qui enchante le printemps par sa floraison abondante et...ROSE.

 

Il se développe particulièrement bien dans le sud de la France et la vallée du Rhône car il aime les climats doux, sinon il ne donne pas de fruits.

Il supporte très bien des gelées à -15° en hiver, mais gare aux gelées de printemps qui sont terribles pour ses fruits. 

 

Il existe des centaines de variétés de pêchers...il faut donc choisir une variété adaptée à votre région si vous comptez en planter un dans votre jardin. Il vous faudra aussi un excellent ensoleillement.

C'est malheureusement un arbre fragile et très sensible aux maladies : il faudra prendre grand soin de lui !

D'excellents produits de traitement existent en BIO ce qui vous permettra de préserver votre santé...et de manger les fruits sans risques.

 

Le pêcher a une seule exigence : il aime l'eau ce qui explique qu'en Provence, on trouve souvent de nombreux vergers dans la Crau irriguée, dans le Vaucluse ou les plaines inondables en bordure de la Durance.

Mais le pêcher redoute que l'eau stagne à ses pieds et il n'aime pas les sols argileux !

Donc pour admirer sa floraison...il faudra le mériter ! Ou alors, comme moi, vous balader à proximité des vergers pour y faire quelques photos :)

 

Bonne semaine !

 

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:59
Les fleurs étoilées de la bourrache

Les fleurs étoilées de la bourrache

 

 

Pour ce dimanche de mai, j'ai décidé de rester dans les fleurs...

 

Après tout c'est le printemps !

 

Aujourd'hui,  j'ai choisi de vous parler de la bourrache (Borrago officinalis), car c'est une plante sauvage originaire de Syrie, qui s'invite spontanément au jardin ou que l'on peut décider de cultiver (en la semant).

Elle est annuelle c'est-à-dire qu'elle ne reste pas en terre plusieurs années, mais se ressème spontanément (ou par vos soins). Plantez-la au soleil pour qu'elle soit couverte de fleurs. 

 

A savoir : au jardin potager, elle s'associera très bien à vos fraisiers qu'elle protège contre les limaces...et dont elle favorisera la pollinisation, car c'est une excellente plante mellifère qui attire les abeilles et autres suceurs de nectar !

 

La bourrache se reconnaît facilement à ses grands poils blanchâtres plus ou moins raides (c'est une Borraginacées) et à ses superbes fleurs bleues à 5 pétales formant une étoile...Les cinq sépales en forment une autre en quinconce...

 

La plante entière...

La plante entière...

 

La bourrache a mille vertus souvent inconnues...

Tout d'abord, au Moyen Âge, la plante était considérée, en décoction, comme une plante aphrodisiaque.

 

Mais attention, vous ne pouvez pas faire régulièrement, des décoctions avec la bourrache...

Vous n'ignorez pas que même avec les plantes il faut rester prudent et qu'il ne faut pas les consommer toute l'année régulièrement sans un avis médical. La bourrache n'échappe pas à la règle. Elle peut être nocive pour le foie, si vous la consommez en trop grandes quantités, car ses feuilles (et en moindre quantité, ses fleurs) contiennent des alcaloïdes !

 

Mais ponctuellement, la décoction de plantes (fleurs et feuilles) peut faire passer votre "gueule de bois" car c'est une plante très diurétique ! Il ne s'agit pas pour autant de prendre le volant ensuite, bien entendu...

 

 

Ce que vous pouvez faire sans danger c'est...

 

- mettre des fleurs fraîches dans votre salade verte : non seulement c'est décoratif mais les fleurs ont un goût légèrement épicé et en plus c'est bon pour le moral !

 

- mettre des fleurs sèches dans vos tisanes, associées avec des fleurs de mauve, coquelicot, bouillon-blanc, pour soigner rhumes, toux, bronchites...car elles sont pectorales. 

 

- consommer les jeunes feuilles en omelettes, en légumes d'accompagnement ou préparées comme des épinards (en chaussons, en tartes...), en potages, en salades...

Comme pour les orties, les poils des feuilles un peu âgées deviennent souples à la cuisson.

 

- les consommer sèches en tisanes : elles sont sudorifiques (elles font transpirer),  diurétiques (donc permettent d'éliminer les toxines), expectorantes (soignent les toux, bronchites, pneumonies...).

 

- utiliser les feuilles sèches en cataplasmes (bon je sais c'est plus la mode) à poser sur les articulations douloureuses (crise de goutte, arthrose, foulures...)...

 

- utiliser l'huile de bourrache (tirée des graines de la plante) sur les articulations douloureuses. Elle est rajeunissante car anti-rides et soigne toutes sortes de maux, les coups de soleil légers, les irritations, les piqûres d'insectes car en plus elle est cicatrisante. Elle renforce aussi les ongles et les cheveux.

Elle est présentée en flacons (usage externe) ou en gélules (usage interne).

En usage interne, elle est bonne pour le moral.

L'huile ne contient aucun alcaloïde : elle est  donc sans danger...

 

 

 

Bon dimanche à tous !!

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2 mai 2016 1 02 /05 /mai /2016 06:19
Les oxalis sont en fleurs dans mon jardin...

Les oxalis sont en fleurs dans mon jardin...

L'oxalis est une plante des jardins, plutôt envahissante qui a retrouvé sa liberté et qui pousse maintenant, de plus en plus souvent, à l'état sauvage un peu partout autour des zones habitées, et au bord des chemins.

 

Les botanistes l'appellent "oxalis articulata" donc son nom commun est l'oxalis articulé. C'est parce qu'elle a la faculté, tant au niveau de sa fleur que de sa feuille, de changer de position en fonction de l'ensoleillement, qu'on lui a donné ce nom ("articulé").

C'est une plante herbacée de la famille des Oxalidées qui est originaire de l'Amérique du Sud. 

Sa particularité, en plus de se mouvoir toute seule, est d'être une plante pérenne qui possède un petit rhizome en forme de tubercule mesurant environ 10 à 15 cm. De plus, elle n'a pas de tige apparente (en botanique on considère que le rhizome est une tige !) : ce sont les feuilles à longs pétioles qui poussent directement à partir du tubercule. 

La feuille comprend 3 folioles en forme de coeur ce qui lui donne un aspect proche du trèfle. La feuille a la particularité de se replier si l'ensoleillement n'est pas suffisant. 

La fleur s'ouvre uniquement au soleil et se referme toujours la nuit ou lorsque le temps est trop sombre. Elle est fréquemment visitée par des abeilles et autres insectes friands de nectar.

 

Cette plante, facile à cultiver au jardin, forme une superbe boule qui grandit en circonférence au fur et à mesure de sa croissance.

L'ensemble donne des bordures et des massifs très agréables à regarder et facile d'entretien. Il suffit de retirer de temps en temps les feuilles sèches. 

La plante entre en repos hivernal dès les premiers froids, et refleurit tous les printemps.  

 

Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...
Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...
Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...

Quelques vues sur mes massifs d'oxalis...

Dans le sud de la France, la plante a un grand avantage : elle supporte très bien la chaleur et nécessite très peu d'arrosage, ce qui fait d'elle une plante "verte" c'est-à-dire écologique et bonne pour l'environnement !

De plus, aucune herbe ne poussera sous ses feuilles...ce qui évite bien du travail au jardinier. Elle fait partie des plantes très utilisées en permaculture au jardin, car elle maintient la fraîcheur au pied de vos plantations sans appauvrir pour autant les sols. 

Je vous parlerai bientôt de permaculture...

 

En principe, la plante va tout simplement sécher en été, si on arrête de l'arroser. Elle fera alors une seconde floraison dès les premières pluies d'automne. Par contre, il est indispensable de respecter sa période de repos hivernal.  Donc, si vous la plantez en suspension, ne la rentrez pas dans la maison en hiver, mais placez-la à l'ombre dans un pièce fraîche, au garage par exemple et ne l'arrosez pas !

 

Si certains d'entre vous ont du mal à la faire pousser, d'autres à l'inverse en sont envahis et ne savent plus comment s'en débarrasser !

 

Si vous la planter au potager où elle attirera les abeilles qui faciliteront alors la fécondation de vos plantes potagères, elle empêchera l'herbe de pousser au pied de vos arbustes et y maintiendra une relative fraîcheur... faites attention cependant, car la plante est considérée comme légèrement toxique, ne la ramassez pas en même temps que vos salades !

 

 

 

Bonne semaine à tous ! 

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1 mai 2016 7 01 /05 /mai /2016 06:33
Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

Un bouquet de muguet pour vous apporter le bonheur.

 

Aujourd'hui, pour ma participation à #photodimanche (le numéro 2 pour moi), organisé par Magda, je vous offre ce bouquet de muguet virtuel en guise de porte-bonheur !

 

Le muguet est une plante qui pousse à l'état sauvage dans les forêts et qui embaume les sous-bois. J'en ai très rarement vu à l'état sauvage car, vous vous en doutez, il ne pousse pas dans les forêts provençales sous les pins et les chênes, sauf peut-être dans le massif de la Sainte-Beaume. 

 

Facile à cultiver, le muguet fleurit dès le printemps dans les zones ombragées du jardin pour notre plus grand plaisir.

Il est très rarement prêt, à la date exacte du 1er mai, souvent il fleurit en avance en Provence et en retard dans le nord de la France.

Vous savez tous, bien sûr, que le muguet est très utilisé en parfumerie...

 

Depuis toujours cette plante a été considérée comme ayant des pouvoirs magiques ! 

 

En Grèce, on pensait que le muguet avait été créé par Apollon pour en tapisser le sol devant ses muses, afin qu'elles ne s'abîment pas les pieds...

Les Romains célébraient déjà, au début du mois de mai, la déesse des Fleurs (Flora)...

Ce sont les larmes versées par la Vierge Marie qui auraient donné naissance aux fleurs de muguet, les clochettes symbolisant les larmes...

Dans le nord de l'Europe, l'équinoxe de printemps était elle-aussi associée au muguet...

 

Mais c'est Charles IX qui lança la tradition du muguet de mai. C'est lui, en effet qui en offrit le premier autour de lui, en guise de porte-bonheur en l'an 1561.

"La légende veut qu'en 1560Charles IX et sa mère Catherine de Médicis visitent le Dauphiné où le chevalier Louis de Girard de Maisonforte offre au jeune roi un brin de muguet cueilli dans son jardin à Saint-Paul-Trois-Châteaux. Le roi, charmé, reprend cette pratique d'offrir chaque printemps un brin de muguet à chacune des dames de la cour en disant « Qu'il en soit fait ainsi chaque année », la coutume s’étendant rapidement à travers tout le pays.

Une autre version de la légende veut qu'en 1560, Catherine de Médicis charge le chevalier de Saint-Paul-Trois-Châteaux, ville du département de la Drôme, d’une mission secrète auprès des Borghèse, ce dernier revient de chez cette riche famille italienne et, en guise de réussite de sa mission, offre au roi à la cour de Fontainebleau un bouquet de muguet trouvé dans les bois."

[source wikipedia ]

 

C'est à partir de 1895, que la tradition d'offrir du muguet le 1er mai, s'ancre peu à peu en France. Il faudra encore attendre les années 30 pour que la vente dans les rues soit autorisée.

 

La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !
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La dernière photo provient du site wikipedia !
La dernière photo provient du site wikipedia !

La dernière photo provient du site wikipedia !

Attention !

 

Il est toujours bon de rappeler que TOUTES LES PARTIES DE LA PLANTE SONT TOXIQUES y compris pour les animaux...et qu'il ne faut pas confondre, avant sa floraison, le muguet avec l'ail des ours, dans les régions où les deux plantes poussent ensembles.

Venez nous rejoindre pour la photo du dimanche #photodimanche !

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4 avril 2016 1 04 /04 /avril /2016 06:35
Un paysage typique de Haute-Loire

Un paysage typique de Haute-Loire

Voilà où je compte bien aller me "mettre au vert" bientôt...

 

Tout le mois d'avril, Bernie nous invite à nous "mettre au vert" !

Vous savez tous ce que signifie cette expression très commune, mais...

 

Savez-vous que cette expression nous vient du XVIe siècle et que déjà à l'époque le "vert" désignait la campagne, la nature que les citadins avaient (déjà) envie de retrouver.

 

Cette nature faisait envie à ceux qui n'y vivaient pas : elle était plus propre, plus gaie, les odeurs y étaient différentes !

On y allait pour se ressourcer, se refaire une santé et se reposer, pour changer d'air donc, pour s'éloigner des soucis de la vie quotidienne et retrouver son insouciance après un deuil ou une épreuve.

 

Bien sûr, vous vous en doutez tout cela était réservé aux...riches car pour les pauvres, il était impossible d'avoir des vacances "au vert". Ceux qu'on envoyait à la campagne étaient le plus souvent des orphelins que l'on plaçait dans les fermes et qui y travaillaient, ou alors des enfants de familles nombreuses, ce qui faisait  pour la famille, une bouche de moins à nourrir...

 

Les paysans eux, auraient bien aimé ne pas "être au vert" toute l'année tant à cette époque-là, ils trimaient dans des conditions difficiles.

 

Par extension on se met "au vert", même si on ne part pas en vacances dans la nature. C'est une façon de s'exprimer qui veut dire qu'on s'éloigne d'une situation désagréable et qu'on ne peut plus gérer...

Pour le fugitif, l'expression veut dire "se cacher" pour ne pas être retrouvé par les forces de l'ordre. 

 

Que vous vous mettiez au vert pour une raison ou une autre :) ou pas... je vous souhaite à tous une excellente semaine !

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