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28 juin 2019 5 28 /06 /juin /2019 05:15
Vue sur les montagnes entourant la ville de Die

Vue sur les montagnes entourant la ville de Die

Le week-end de Pentecôte, nous sommes partis passer quelques jours dans la Drôme.

Je ne peux pas résister à partager, juste pour le plaisir des yeux, ces quelques photos prises à Die, lors des deux journées de soleil que nous avons eu, qui ont été suivies par de bonnes pluies, bien nécessaires pour la nature. 

 

C'est un petit circuit que nous faisons très souvent à deux pas de la ville. 

Le Vercors domine la ville, avec la montagne de Glandasse, qu'on appelle ici tout simplement, le Glandasse. Le Glandasse est un plateau de 1850 mètres d'altitude en moyenne. Son sommet le plus haut est situé à 2040 mètres seulement. Le plateau fait partie de la Réserve Naturelle des Hauts Plateaux du Vercors. 

Le Glandasse

Le Glandasse

A gauche du Glandasse, on aperçoit où que l'on se trouve dans la ville, la célèbre dent de Die...

La Dent de Die
La Dent de Die
La Dent de Die

La Dent de Die

Autre lieu prisé de la ville, la rivière Drôme qui la traverse...

La rivière Drôme, avant les orages
La rivière Drôme, avant les orages
La rivière Drôme, avant les orages

La rivière Drôme, avant les orages

Il n'y avait pas un chat dans l'eau qui devait être glacée...

Pas un chat dans l'eau...

Pas un chat dans l'eau...

Par contre, nous avons passé un petit moment à admirer les prouesses d'un groupe de jeunes gens, accrochés à la passerelle du Pont Rompu.

Cette passerelle pour la petite histoire a gardé le nom de l'ancien pont construit par les Romains, et détruit par une crue au XIIIe siècle d'où son nom de Pont Rompu. Il ne reste de la construction des Romains, que les piliers rénovés. 

La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement
La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement
La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement

La passerelle du Pont Rompu et les jeunes à l'entrainement

Plus loin, on peut traverser le camping municipal qui était déjà bien occupé pour la saison, puis on longe le stade.

Je vous montre juste le cadre, pas les gens...

Le camping municipal et le stade de la ville
Le camping municipal et le stade de la ville
Le camping municipal et le stade de la ville

Le camping municipal et le stade de la ville

On atteint ensuite les jardins du Perrier que je vous ai montré très souvent sur ce blog...ICI et ICI par exemple.

C'est toujours un bonheur de les parcourir !

Ils se situent en contrebas du cimetière et de la voie ferrée et bien entendu, ils sont bordés par la rivière. 

Les jardins du Perrier
Les jardins du Perrier
Les jardins du Perrier

Les jardins du Perrier

Ils sont très fleuris au printemps...

Les fleurs de printemps dans les jardins du PerrierLes fleurs de printemps dans les jardins du Perrier
Les fleurs de printemps dans les jardins du PerrierLes fleurs de printemps dans les jardins du Perrier

Les fleurs de printemps dans les jardins du Perrier

Le vieux noyer trône toujours dans un des jardins. 

Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer
Le vieux noyer

Le vieux noyer

A noter il existe, chemin du Pont Rompu, des jardins familiaux.

Ce sont des jardins créés en partenariat avec la ville. Ils proposent des parcelles individuelles à cultiver, toutes proches du centre ville. Les outils sont partagés et des animations permettent d'aider les jardiniers débutants. 

Il y a des parties communes, comme par exemple la serre. L'eau de pluie récoltée est également mise en commun ainsi que le compost...

Une initiative fort sympathique quand on pense à tous ceux qui habitent dans la ville et n'ont pas de jardin. C'est de plus, un merveilleux moyen de se reconnecter à la terre et à la nature pour toute la famille... 

Petite balade à Die dans la Drôme

J'espère que cette courte visite vous a plu. Nous allons rester encore un peu dans la Drôme, si, comme d'habitude... vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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12 décembre 2017 2 12 /12 /décembre /2017 06:33
La mosaïque des Quatre fleuves du paradis (Die)

La mosaïque des Quatre fleuves du paradis (Die)

 

Je vous ai fait visiter récemment la chapelle Saint-Nicolas qui se trouve à Die dans la Drôme. 

Je vous ai également montré ses peintures murales, ses papiers peints du XVIIIe et aujourd’hui, je termine la visite en vous montrant comme promis en détail, la mosaïque.

Elle a été réalisée au XIIe siècle...en même temps que la chapelle où elle se trouve et servait de tapis d'autel. On ne sait pas encore aujourd'hui, par quel évêque elle a pu être commanditée. 

Lors de ma visite de Die intramuros, je vous avais rapidement présenté cette mosaïque et renvoyé d'ailleurs vers le site qui lui est dédié et où vous trouverez tous les éléments importants pour son interprétation. Je vous remets le lien en fin d'article. Si vous êtes passionnés, n'hésitez pas à aller lire au moins l'interprétation de la mosaïque, secteur par secteur. 

J'ai eu la chance de pouvoir visiter à nouveau ce lieu magique lors des journées du patrimoine, en septembre dernier et depuis je n'avais pas pris le temps de vous la montrer...  

 

 

La mosaïque est constituée de tesselles de pierre, de terre cuite et de marbre de toutes couleurs et de toutes tailles.

C'est cette irrégularité des tesselles qui démontre qu'elles ont été vraisemblablement récupérées sur des monuments antiques de la région.

 

Cette mosaïque des quatre fleuves symbolise l'univers. Elle mêle la géographie, le cosmos et les croyances autour de la création. Elle représente les quatre fleuves qui abreuvaient le jardin d'Eden d'où son nom de "Mosaïque des Quatre fleuves du Paradis", ou bien encore "Mosaïque du paradis terrestre" que l'on retrouve parfois. 

Tous les éléments s'organisent autour d'une médaillon central d'où partent les quatre fleuves du paradis.

 

Le médaillon central
Le médaillon central

Le médaillon central

 

La partie centrale est une étoile à huit branches (l'étoile polaire ?).

L'étoile est entourée de douze cercles noirs qui pourraient être les signes du zodiaque ou bien les mois de l'année. 

Autour des cercles, une frise formée par de petits triangles de multiples couleurs représenterait les heures, mais en fait il n'y en a que 23 au lieu de 24. Un oubli, une erreur lors de la réalisation de la fresque, ou tout simplement un manque de place...Le mystère reste entier !

 

De l'élément central partent quatre fleuves qui prennent leur source autour de l'étoile centrale.

Chaque source est représentée par une tête de taureau, mi-animal, mi-humain crachant des filets d'eau. 


 

La source de l'Euphrate...

La source de l'Euphrate...

 

Les quatre fleuves sont facile à identifier car  leurs noms sont inscrits dans un double cercle et c'est d'ailleurs la façon dont ces noms sont écrits qui a permis de dater de façon précise la mosaïque.

Il y a l'Euphrate (Eufrates) que je vous ai déjà montré ci-dessus et le Tigre (Tigris) que nous connaissons encore aujourd'hui.

Puis deux fleuves mythiques : Phison (fison) et Gihon (geon) qui se rencontrent dans la bible mais ont peut-être réellement existé dans les temps anciens. 

 Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas) Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas)
 Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas) Eufrates, Tigris, Fison et Geon  (de gauche à droite et de haut en bas)

Eufrates, Tigris, Fison et Geon (de gauche à droite et de haut en bas)

 

Trois des quatre fleuves se jettent dans la mer et l'océan est symbolisé par des ondulations, des vagues, des animaux marins comme des poissons...

Le quatrième (Phison) part vers un arbre gigantesque.

 

Les décors sont riches et je ne vais pas tous les décrire.

Chaque fleuve a son environnement propre : animaux réels ou fabuleux, comme des sirènes et des griffons qui se mêlent aux poissons, écrevisses, oiseaux et autres représentations aquatiques ou terrestres... 

 

Sirène et griffon...
Sirène et griffon...

Sirène et griffon...

 

Dix-sept motifs différents sont disposés dans des cercles et parsèment la mosaïque (des astres ?). 

En voici quelques-uns...

Motifs disposés dans des cerclesMotifs disposés dans des cercles
Motifs disposés dans des cerclesMotifs disposés dans des cercles

Motifs disposés dans des cercles

 

Les quatre fleuves sont les  symboles des quatre éléments !

L'eau est l'élément le mieux représenté par une faune et une flore aquatique, d'une part et par les ondulations qui partent de la bouche des quatre têtes que l'on voit bien sur la première photo de l'article. 

La faune marine ou d'eau douce...
La faune marine ou d'eau douce...

La faune marine ou d'eau douce...

 

La terre est surtout symbolisée par des animaux terrestres : ours (ou chien), oiseaux, mais aussi par des arbres, des feuilles...

 

La faune terrestre...La faune terrestre...
La faune terrestre...La faune terrestre...

La faune terrestre...

 

Le vent est symbolisé par deux têtes situées à deux coins différents de la mosaïque.

Le vent...Le vent...

Le vent...

 

Enfin le feu est symbolisé par l'étoile polaire au centre, que je vous ai déjà montré.

 

On trouve aussi d'autres symboles : une force (ciseaux spécial pour tondre les moutons), une clé, un couteau...

La force, la clé et le couteau
La force, la clé et le couteauLa force, la clé et le couteau

La force, la clé et le couteau

 

Enfin, la mosaïque est entourée d'une frise très riche et colorée qui change selon les secteurs...

En voici un petit aperçu. 

Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïque
Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïqueQuelques détails de la frise qui entoure la mosaïque
Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïqueQuelques détails de la frise qui entoure la mosaïque

Quelques détails de la frise qui entoure la mosaïque

 

Au fond de la chapelle, face à la porte d'entrée actuelle, se trouve une zone également pavée mais dans laquelle est insérée une pierre d'origine romaine, montrant encore qu'à l'époque on n'hésitait pas à récupérer des matériaux existants.

Le pavage situé au fond de la chapelleLe pavage situé au fond de la chapelle
Le pavage situé au fond de la chapelle
Le pavage situé au fond de la chapelleLe pavage situé au fond de la chapelle

Le pavage situé au fond de la chapelle

 

Si vous voulez visiter la mosaïque, il faudra vous adresser à l'office de tourisme (ou au musée) de la ville car son accès est très réglementé. Il faut bien préserver cette petite merveille ! 

J'espère que la balade vous a plu...

En attendant pour en savoir plus, n'hésitez pas à consulter le lien ci-dessous, régulièrement mis à jour et faisant état de l'avancée des recherches effectuées sur cette oeuvre d'art exceptionnelle.

 

Vous n'avez pas oublié de cliquer sur les photos pour les voir en grand ?

 

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8 décembre 2017 5 08 /12 /décembre /2017 06:26
Les papiers peints du XVIIIe siècle

Les papiers peints du XVIIIe siècle

 

Comme je vous l'ai dit dernièrement, la Chapelle Saint Nicolas de Die renferme des merveilles qui ont été remarquablement bien conservées au fil du temps car la chapelle a servi de salle d'archives de la mairie et avait donc la température idéale pour la conservation des œuvres d'art. De plus ces œuvres d'art n'ont jamais été déplacées. 

Cette chapelle qui se trouvait dans l'ancien palais épiscopal de Die a été utilisée pour le culte avant d'être transformée en salle d'attente.

C'est à cette époque que des papiers peints sont apposés sur les enduits des murs de la chapelle. 

 

Ces papiers peints comptent parmi les plus importants de France. Ils sont datés du XVIIIe siècle et sont classés au titre des monuments historiques.

 

A cette époque, l'ancien accès à la chapelle était déjà fermé et le mur a donc été entièrement recouvert...de décorations. Mais deux "portes" sont symbolisées sur le dessin du papier comme on le voit très bien sur la première photo ci-dessous. 

 

Le mur recouvert de papier peint.
Le mur recouvert de papier peint.
Le mur recouvert de papier peint.

Le mur recouvert de papier peint.

 

Au-dessus de l'entrée actuelle de la chapelle, on retrouve aussi un papier peint identique à la partie haute du précédent. Il en est de même sur le mur à gauche de l'entrée comme on le devine sur ma toute première photo de l'article... 

Le papier peint au-dessus de la porte d'entrée actuelle...On voit à droite l'ancien accès aux remparts.

Le papier peint au-dessus de la porte d'entrée actuelle...On voit à droite l'ancien accès aux remparts.

 

Les photos au flash étant interdites, je n'ai pu réaliser que quelques rares clichés montrant quelques-uns des détails de cette tapisserie. Heureusement que de la lumière entrait par les ouvertures et que les lampes étaient éclairées dans la salle. 

 

Les papiers peints ont été réalisés sur mesure en plusieurs parties puis assemblés sur place.  On voit par endroit le décalage.

 

On aperçoit ici le décalage entre les différents panneaux...

On aperçoit ici le décalage entre les différents panneaux...

 

Les décors ont été peints à la gouache et au pochoir. 

Les motifs ont permis de dater les papiers peints sans erreur possible.

Sur les motifs répétitifs, on retrouve des mélanges de fleurs, de médaillons avec des "putti" ou encore des sphinx.

Des papillons...Des papillons...

Des papillons...

Un sphynx...

Un sphynx...

d'autres décors...

d'autres décors...

Un médaillon avec un putti

Un médaillon avec un putti

Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs
Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs

Sphynx à tête de femmes...mais aussi d'autres attributs

Autres détails des décors...

Autres détails des décors...


Le style est difficile à identifier. On y retrouve des influences baroques, classiques, et même orientales.

 

Pour en savoir plus,  vous pouvez consulter le site ci-dessous...qui m'a permis de vous en dire un peu plus sur ces papiers peints. 

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6 décembre 2017 3 06 /12 /décembre /2017 06:46
De l'autre côté de la place arborée, dans le bâtiment de l'ancienne mairie se trouve la chapelle...au premier plan, c'est le temple !

De l'autre côté de la place arborée, dans le bâtiment de l'ancienne mairie se trouve la chapelle...au premier plan, c'est le temple !

 

Retournons un peu dans la Drôme cette semaine, et en particulier dans l'ancien palais épiscopal de Die, situé place de l'Evêché, où se trouve une petite merveille cachée au fin fond d'une chapelle minuscule dont la surface totale ne dépasse pas 30 m2 : la mosaïque des quatre fleuves du paradis.

 

Mais avant de vous parler prochainement et en détail de cette mosaïque romane, j'ai bien dit romane (et je n'ai pas fait de fautes d'orthographe !) et histoire aussi de vous faire un peu languir, je vais vous montrer aujourd'hui, le cadre dans lequel elle a été retrouvée, oui je dis bien retrouvée, car elle était bien cachée sous le plancher en bois de la salle des archives de l'ancienne mairie, au 1er étage du bâtiment que l'on aperçoit derrière les arbres sur ma première photo. 

 

La Chapelle Saint-Nicolas est une chapelle qui était réservée à l'usage privé de l'évêque. Elle s'ouvre aujourd'hui sur la place de l'Evêché à l'emplacement où se trouvaient à l'époque les jardins du palais. 

 

La Chapelle Saint-Nicolas de Die / Balade dans la Drôme

 

La chapelle était accolée aux remparts de la ville qui n'existent plus à cet emplacement aujourd'hui. De l'autre côté des remparts, d'autres jardins descendaient jusqu'à la rivière (la Drôme). 

Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite
Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite

Vestiges des remparts à proximité (une tour romaine) et l'ancienne porte Saint Vincent aujourd'hui détruite

 

Sur les façades extérieures du palais, les évêques avaient fait insérer plusieurs inscriptions comme celle dédiée à Dea Andarta et un taurobole du culte de Cybèle.

Le taurobole sur la façade...

Le taurobole sur la façade...

 

La place de l'évêché est bien connue des habitants de Die, car elle sert de parking en toutes saisons et d'extension du marché en été. Elle est entourée de belles demeures anciennes.

Une des maisons de l'autre côté de la place

Une des maisons de l'autre côté de la place

 

Juste à côté se trouve la Fontaine de la Comtesse...et le square du même nom. 

Réalisée en 1888, par Jeanne Royannez, épouse de Clovis Hugues, la statue représentant la comtesse de Die (ou Béatrice de Die) se dresse au centre d'une fontaine dans un minuscule parc. La comtesse de Die était une poétesse ayant vécu dans la ville au XIIIe siècle. Elle a écrit tous ses poèmes, comme c'était souvent le cas à l'époque, uniquement en occitan. 

 

Le square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse
Le square de la Comtesse et la vue sur le GlandasseLe square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse

Le square de la Comtesse et la vue sur le Glandasse


 

Mais revenons à notre petite chapelle...

On aperçoit le bâtiment où elle se trouve, sur la dernière photo ci-dessus.

On pénètre dans la chapelle par le portail en fer forgé et il faut grimper par des escaliers pour accéder à la petite terrasse fleurie. 

La chapelle Saint-Nicolas a été construite sur l'une des tours du rempart gallo-romain, une tour édifiée vers la fin du IIIe siècle. La chapelle elle-même daterait du XIIe siècle. On trouve mention de son existence dès 1194. Elle a été construite dans l'emplacement existant et possédait un accès aux remparts. 

Dès l'entrée de la chapelle, on trouve des traces de sculptures anciennes sans doute récupérées sur une partie des anciens remparts.

 

Sculpture apposée à côté de la porte d'entrée et visible sur la terrasse...

Sculpture apposée à côté de la porte d'entrée et visible sur la terrasse...

 

L'intérieur est celui d'une chapelle. On trouve différentes ouvertures en forme d'arc, et même des traces de passages plus anciens qui ont été comblés au cours des temps et de l'évolution du palais...

L'architecture à l'intérieur de la petite chapelleL'architecture à l'intérieur de la petite chapelle
L'architecture à l'intérieur de la petite chapelleL'architecture à l'intérieur de la petite chapelle

L'architecture à l'intérieur de la petite chapelle

 

Vers le XIVe siècle, le palais épiscopal s'étend vers l'extérieur sur l'emplacement des jardins.

 

C'est à cette époque que les enduits qui décorent les murs de la chapelle et ceux qui ornent la salle d'audience de l'évêque sont peints.

Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs
Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs
Les enduits peints sur les mursLes enduits peints sur les murs

Les enduits peints sur les murs

 

C'est également à cette époque qu'a été réalisée en guise de pavement, une superbe mosaïque qui faisait office de tapis d'autel. Je vous en parle bientôt plus en détails.  

 

Plus tard, au XVIIIe siècle, seront posés sur les murs de la chapelle, des papiers peints que je vous montrerai également très bientôt. Ils sont classés au titre des monuments historiques et remarquablement bien conservés. 

Ils comptent parmi les plus importants de France.

 

Un aperçu en attendant davantage de détails...

Un aperçu en attendant davantage de détails...

 

A cette époque, la chapelle était désaffectée du culte et on l'utilisait comme salle de justice de paix. Sans doute s'agissait-il d'une simple salle d'attente...

La salle a ensuite servi à entreposer les archives municipales de la ville, ce qui explique l'exceptionnelle conservation des merveilles qui se trouvent en ce lieu protégé. 

 

Alors, prêts à continuer la visite bientôt ?

 

La Chapelle Saint-Nicolas de Die / Balade dans la Drôme

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6 octobre 2017 5 06 /10 /octobre /2017 05:23

 

Nous allons aujourd'hui continuer la visite du salon chinois, commencée hier...

 

Du sol au plafond, une peinture tout en camaïeu de bleu sur fond ocre, recouvre les panneaux de bois, les enduits des murs et le plafond.

Il n'y a pas un espace qui ne soit recouvert de ce décor. 

N'oubliez-pas de cliquer sur une photo pour les voir en grand ! 

 

Sur les voûtes du plafond à arêtes...

 

 

Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central
Le plafond à arêtes et son macaron central

Le plafond à arêtes et son macaron central

 

...des angelots évoquent les quatre saisons.

L'ornementaliste se serait inspiré des peintres du XVIIIe comme Antoine Watteau et François Boucher. 

Les quatre saisons...Les quatre saisons...
Les quatre saisons...Les quatre saisons...

Les quatre saisons...

 

Les angelots (des "puttis") sont entourés d'une multitude d'oiseaux, comme des chouettes et des grues, et de quelques papillons...

 

Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon
Les oiseaux et...un papillon Les oiseaux et...un papillon

Les oiseaux et...un papillon

 

Sur la partie haute, en-dessous de la voûte, figurent des tableaux, des marines, des paysages, des scènes portuaires ou de chasse. Les tableaux représentent aussi bien l'orient que l'occident.

 

Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux
Les différents tableauxLes différents tableauxLes différents tableaux

Les différents tableaux

 

Entre les différents personnages présentés hier, des panneaux intermédiaires font alterner, guirlandes de fleurs réunies par un anneau et pilastres en trompe-l'oeil.

 

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)
Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

Les décors intermédiaires (cliquez sur les flèches pour activer le diaporama)

 

Des frises agrémentent ça et là le dessus des fenêtres, de la bibliothèque ou de la cheminée.

 

Les frises...
Les frises...

Les frises...

 

Enfin, sur la partie basse, une frise simule des carreaux de Delft...

La frise située dans la partie basse

La frise située dans la partie basse

 

Le sol enfin, doit subir de sérieuses réparations.

Déjà, comme vous avez dû le constater sur certaines de mes photos, une sorte de tranchée a été creusée tout autour du salon pour assurer le drainage et assainir les murs de leur humidité.

La tranchée creusée pour drainer le sol...

La tranchée creusée pour drainer le sol...

 

 

La partie basse du décor est par endroit bien abîmée...

 

Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés
Des panneaux bien abîmésDes panneaux bien abîmés

Des panneaux bien abîmés

 

Afin de réunir des fonds pour mettre hors remontées d'eau tout le sol, et restaurer la partie basse du décor, une souscription est ouverte par la Fondation du Patrimoine

Les habitants de Die et de la région sont bien sûr invités à y participer et à venir visiter le salon s'ils ne l'ont pas encore fait. J'espère qu'ils répondront nombreux à cet appel car ce petit salon chinois est une pure merveille...

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5 octobre 2017 4 05 /10 /octobre /2017 05:23

 

Dans l'actuelle Cure de Die, située à 150 mètres de la cathédrale, où se trouve aussi la petite chapelle Saint-Vincent que je n'ai jamais visitée, se cache une des deux merveilles de la ville (je vous montrerai la seconde la semaine prochaine). 

 

C'est là, dans un ancien hôtel particulier de style Renaissance, appartenant aujourd'hui au Diocèse de Valence, qu'il existe entre cour et jardin une petite pièce cachée, pour ne pas dire secrète, que les habitants de Die et de la région ont découvert depuis peu...

 

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

L'hôtel particulier Renaissance de la Rue Saint-Vincent (Die)

 

C'est lors des journées du Patrimoine que j'ai pu visiter le salon chinois, dont j'avais beaucoup entendu parler.

Inscrit à l'Inventaire supplémentaire des Monuments Historiques depuis 2005, une première phase de restauration a permis de le dévoiler au public.

 

 

 

L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die
L'entrée de la Cure de DieL'entrée de la Cure de Die

L'entrée de la Cure de Die

 

Cet Hôtel particulier a appartenu à la famille Lagier de Vaugelas.

C'est un de leurs descendants, Gonzague de Chivré qui décide en 1905, de le céder à l'Evêché. Mais au XVIIIe siècle, c'est Jean-Pierre Lagier de Vaugelas (1722-1808) qui s'y installe avec sa famille. Il est avocat et c'est un personnage important de la ville d'autant plus qu'il devient à la Révolution, Président du Tribunal de district. 

Là, dans une petite salle voûtée en arêtes, donnant sur un jardin, il fait réaliser dans une petite pièce carrée, un décor peint. L'artiste recouvre l'enduit des murs, le plafond et les boiseries d'un décor de style chinois, tout en camaïeu de bleus sur fond ocre clair.

 

Dans ce qui devait être un petit cabinet d'étude, dans lequel l'avocat recevait sans nul doute ses visiteurs pour écouter leurs requêtes, il fallait un décor à la hauteur de la richesse et de la renommée familiale. Les "chinoiseries" étaient alors très en vogue, en Europe et en France, dans toutes les familles nobles et riches et, avoir un cabinet chinois était très prisé, car cela montrait que le propriétaire des lieux était capable, et surtout avait les moyens, de suivre la mode.   

Ce décor répondait aussi à un désir d'exotisme et de fantaisie. Les "chinoiseries" avaient été mises à la mode grâce à la littérature, au théâtre et aux idées philosophiques de l'époque. 

 

Au XXe siècle ce petit salon, excentré de la maison principale, est pour ainsi dire "oublié". Quand on le retrouve, il a souffert de l'humidité ambiante et de l'usage intensif de la cheminée qui, durant des décennies, a déposé sur les murs et le plafond une couche de suie. Mais sous la couche noire, une première restauration, prudente, permet de retrouver un décor presque intact : les boiseries et peintures murales n'ont presque pas souffert. 

Personne ne connaît l'artiste qui a réalisé ces décors.

Une signature est découverte sur un des tableaux et une date... 1767. 
 

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

Une des signatures du salon chinois ayant permis de retrouver l'artiste

 

Il s'agit de Louis Farjon, né à Crest, une ville proche de Die, en 1716. 

Né dans une famille de drapiers, Louis Farjon ne se destinait pas au départ à devenir artiste. Il se marie avec la fille de l'apothicaire de Die, qui était aussi chirurgien et habite la ville. 

Lorsqu'il devient "ornementaliste", il décore divers intérieurs de riches propriétaires de la région dioise, puis réalise des tableaux religieux.

Il semble s'être inspiré du lyonnais, Jean Pillement en particulier pour les oiseaux et les arbres que je vous montrerai demain. 

Il s'inspire aussi des faïenciers de Lyon et de Marseille surtout en ce qui concerne ses personnages, et c'est dans les ouvrages illustrés rapportés par les Jésuites, revenus de leur mission d'évangélisation en Chine, qu'il trouve source d'inspiration, pour les costumes de ses personnages. 

 

Si vous le voulez bien, nous allons commencer la visite du Salon chinois aujourd'hui et nous la poursuivrons demain...

 

La porte d'entrée est décorée recto et verso, et nous invite à entrer...

 

La porte d'entrée côté couloir

La porte d'entrée côté couloir

 

La pièce comporte deux grandes ouvertures, côté cour et côté jardin, qui sont aujourd'hui en verre dépoli pour filtrer le soleil, toutes deux donnent sur l'extérieur. 

Face à la porte, le mur est percé de deux placards de part et d'autres d'une grande bibliothèque, emplie d'ouvrages anciens. Sans nul doute, vu les frises qui l'encadrent, elle existait déjà au moment de la réalisation du décor...

 

La bibliothèque
La bibliothèque

La bibliothèque

 

Derrière la porte de gauche, s'ouvre sur un petit coin de rangement, une sorte de petite cuisine, pourvue d'une pile (d'un évier donc) qui existait peut-être avant que la pièce ne devienne un cabinet d'étude...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

Un des placards, présentant une pile (un évier) et des étagères...

 

A gauche de la porte d'entrée, la grande cheminée d'époque occupe presque toute la largeur du mur. Son linteau et les jambages sont en bois sculptés. C'est son usage intensif qui est la cause des dépôts de suie sur les décors...mais il fallait bien se chauffer car les hivers sont froids dans la région ! 

La cheminée
La cheminée

La cheminée

 

La cheminée est surmontée par un miroir qui devait refléter des porcelaines fines, posées en décoration sur le linteau.

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...
Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

Le miroir...qui reflète et agrandit le petit salon...

 

Les décorations principales sont situées sur les portes et les panneaux de bois. Elles représentent des personnages hommes et femmes. Ils sont huit, vêtus à la mode chinoise.

 

A droite de la cheminée, un homme richement vêtu appartient sans doute possible à un rang social élevé. Son chapeau chinois, sa veste aux multiples boutons, ses chaussures, le fait qu'il fume la pipe et tienne un livre à la main, attestent de sa richesse. Il s'agit du "mandarin lettré".

 

Le mandarin lettré
Le mandarin lettré

Le mandarin lettré

 

De part et d'autre de la bibliothèque, deux musiciens sont représentés. 

L'un joue du "pipa" chinois...

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine
Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

Le joueur de "pipa" sur la porte de la petite cuisine

 

...l'autre, sur la porte de droite, joue d'un "serpent" utilisé en Europe et totalement inconnu en extrême-orient.

 

Peut-être symbolisent-ils tous deux, les différences entre nos deux cultures. 

Le joueur de "serpent"
Le joueur de "serpent"

Le joueur de "serpent"

 

Au verso de la porte d'entrée et sur le mur de droite, deux paysans sont représentés, dont l'un est accompagné d'un jeune enfant...

Ils sont tous deux en habits traditionnels mais assez richement vêtus pour l'époque. L'homme à l'enfant semble cependant être d'un niveau social plus élevé. 

Les paysans
Les paysans
Les paysans

Les paysans

 

A côté du mandarin lettré, une femme fume également la pipe. Ses vêtements sont élégants et elle porte un chapeau chinois. Le fourneau de la pipe représente une tête d'homme... 

Est-elle son égale en droit ?

La femme du mandarin ?

Une représentation orientale des commanditaires du décor ?

 

Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme
Le Salon chinois de Die (1) / Balade dans la Drôme

 

Deux autres femmes se retrouvent sur les panneaux.

Elles portent des fruits et des fleurs. Toutes deux sont de condition sociale différente. Leur coiffure l'atteste. 

La plus riche porte un chapeau assez traditionnel pour les dames de cour et des bijoux. 

 

La dame de cour
La dame de cour

La dame de cour

 

La seconde est coiffée d'une simple résille. Elle a l'air beaucoup plus jeune et semble être une toute jeune fille.

La jeune fille
La jeune fille

La jeune fille

 

Tous ces personnages montrent une version de la Chine idéalisée, donnant l'idée d'un pays prospère bien éloigné de la réalité connue de l'époque. 

 

Certains personnages ont été bien abîmés par l'humidité dont je vous parlerai dans mon prochain article mais aussi par les termites qui ont attaqué au fil des ans les panneaux de bois. On voir bien sur ma dernière photo les dégâts occasionnées par les insectes.  

Heureusement la première restauration a fait des miracles.

 

 

 

On voit bien les trous des insectes...

On voit bien les trous des insectes...

 

A demain, si vous le voulez bien, pour la suite de notre visite !

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15 mai 2017 1 15 /05 /mai /2017 06:10
La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

La Cathédrale de Die avec la Dent de Die et le Vercors en arrière-plan

 

La semaine dernière je vous ai emmené visiter la Cathédrale Notre-Dame de Die et je vous ai raconté un peu son histoire.

 

Son originalité réside en particulier dans son clocher-porche datant de la fin du XIIe siècle. Revenons un court instant vers ce clocher, pour le regarder de plus près.

Le visiteur peut pénétrer sous le porche par une des trois portes...ouvertes lorsque l'édifice est ouvert ce qui est le cas la plupart du temps.

 

Si nous entrons par la porte principale côté ouest, on peut observer au passage le  tympan en bois gravé. 

 

Le tympan de la porte ouest

Le tympan de la porte ouest

 

Si nous entrons par la porte sud, nous pouvons traverser le porche ou simplement observer la place du marché de l'autre côté quand la porte nord est ouverte, comme ici sur mes photos...

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché
La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

La vue à partir de la porte sud...un jour de marché

 

Mais il faut noter que ces portes latérales n'ont pas toujours été ouvertes par des portails et la photo suivante datant de 1887, le montre bien.

En effet sur cette photo, la porte nord est murée. Il faut dire qu'à cette date des maisons étaient attenantes à la cathédrale.

 

A l'intérieur, au rez-de-chaussée, le porche présente quatre colonnes antiques, supportant une belle voûte. On aperçoit trois de ces colonnes sur la photo ci-dessous. 

 

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

La porte nord vue de l'intérieur du porche, à droite c'est l'entrée dans la nef

 

Sous le porche, dans un des coins, une inscription romaine est gravée sur une des pierres.

Elle nous rappelle les origines romaines de la ville et montre que les constructeurs du XIIe siècle ont réutilisé des matériaux disponibles sur place. 
 

L'inscription romaine

L'inscription romaine

 

L'entrée de la nef est surmontée par un tympan sculpté que tous les spécialistes déclarent comme exceptionnel pour cette période : un christ en croix, entouré de deux soldats romains, de la vierge, de Saint Jean et de quatre évangélistes...

Si vous voyez tout ça sur ma photo, vous êtes forts ! 

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté
L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

L'entrée de la nef avec son tympan sculpté

 

A l'extérieur du porche, de part et d'autres des portails, des colonnettes sont surmontées de chapiteaux richement sculptés, datant du XIIIe. 

Je ne vais pas entrer dans les détails de ces chapiteaux. Ceux du portail nord présenteraient l'offrande d'Abel et le sacrifice d'Isaac.

Les autres évoqueraient des combats, sans doute allégoriques et l'on voit ici ou là des griffons, des hommes, un crocodile et autres figures connues du XIIe siècle que l'on retrouve apparemment dans d'autres édifices religieux de la région, comme la cathédrale de Valence.

De nombreux spécialistes se sont penchés sur leur interprétation... 

 

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !
Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo ! Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

Chapiteaux des portes nord, ouest et sud...N'oubliez pas de cliquer sur une photo !

 

Voici d'autres détails de l'architecture extérieure de la cathédrale...

 

L'abside a été décorée récemment d'un cadran solaire, élaboré par les élèves du GRETA.  Il est placé entre deux contreforts, bien visibles et juste en-dessous d'une des ouvertures. 

Le cadran solaire récent
Le cadran solaire récentLe cadran solaire récent

Le cadran solaire récent

 

Les ouvertures sont toutes différentes mais toutes bien réparties entre  la nef et l'abside...
 

Des ouvertures...dont une murée !
Des ouvertures...dont une murée !

Des ouvertures...dont une murée !

 

Il y a trois horloges sur le clocher-porche, chacune est placée au-dessus d'une des portes.  

Une des horloges

Une des horloges

 

Et pour terminer, je vous montre à nouveau le clocher qui surmonte le porche, pour ceux qui n'ont pas vu mon dernier article. Il faut dire que je ne peux pas résister à ce plaisir, toujours renouvelé pour moi à chacune de mes visites dans la ville, car nous avons la chance de l'apercevoir de la maison familiale, ce qui n'est pas donné à tout le monde...

Le clocher
Le clocher

Le clocher

 

Promis, d'ici cet été, je vous ferai  visiter l'intérieur de la cathédrale en détails, mais pour cela il faudra d'abord que je retourne à Die puis que je complète ma collection de photos en refaisant toutes celles que j'ai raté...

 

 

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11 mai 2017 4 11 /05 /mai /2017 06:05
Vue générale de Die prise de la médiathèque

Vue générale de Die prise de la médiathèque

 

Aujourd'hui je vais vous raconter l'histoire de la Cathédrale Notre-Dame de Die.

Cette cathédrale imposante est inscrite depuis 1840 au titre des Monuments Historiques. On ne peut pas la rater quand on arrive dans la ville car le clocher se voit de loin ! 

 

Le clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la villeLe clocher vu de différentes rues de la ville
Le clocher vu de différentes rues de la ville

Le clocher vu de différentes rues de la ville

 

Aux pieds de la cathédrale, côté nord, une grande place est occupée deux fois par semaine par un marché très fréquenté en toutes saisons par les producteurs locaux. 

Trois portes latérales permettent d'entrer dans la nef en passant sous le clocher-porche : ce sont  les portes nord, sud et ouest. La porte nord s'appelle souvent dans les écrits spécialisées la porte rouge, car c'est devant cette porte que l'on rendait la justice. Vous la voyez sur la photo ci-dessous. 

La photo de 1958 a été empruntée à la collection de cartes postales anciennes du site des Archives départementales de la Drôme

 

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)
La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

La cathédrale vue de la place de la République et sa porte côté nord (en 1958 et aujourd'hui)

 

Un peu d'histoire...

 

La cathédrale a été construite au XIIe et XIIIe siècle sur l'emplacement d'un édifice existant depuis le Ve siècle.  C'était la cathédrale de l'évêché jusqu'en 1801, date à laquelle la ville de Die est rattachée à l'évêché de Valence.

 

La cathédrale médiévale comprenait : une sacristie en forme de tour carrée, un clocher-porche datant de la fin du XIIe et une nef unique dont la construction ne s'est achevée qu'au XIIIe.

Au XVe, une première rénovation du clocher a lieu mais il ne ressemble pas encore pour autant  à celui d'aujourd'hui  : il n'a que deux étages.   

 

 

L'histoire de la cathédrale est assez tumultueuse... 

En effet, pendant les Guerres de religion, qui ont été particulièrement violentes dans le Diois (comme dans l'Ardèche, les Cévennes...), le cloître des chanoines, le mur nord et le baptistère sont totalement détruits.  La voûte de la nef ne résiste pas longtemps et les pierres du mur nord sont réutilisées comme pierre de taille, dans les constructions des maisons de la ville. 

Pendant près d'un siècle, le culte a lieu sous le porche, seul abri encore debout permettant de réunir les fidèles.

Lors des fouilles de 2011, organisées par l'INRAP au moment de la rénovation de la place de la République, des traces du mur du cloître ont été retrouvées.  

 

 

Il faudra attendre le XVIIe siècle pour que la cathédrale soit entièrement reconstruite. 
 

Plan actuel de la cathédrale

Plan actuel de la cathédrale

 

La cathédrale conserve du bâtiment roman d'origine...

 

Tout d'abord, le clocher-porche datant de la fin du XIIe...

Ses trois portes permettent toutes l'accès à la nef. 

Du côté ouest, se situe la porte principale de la cathédrale. On voit bien sur la photo ancienne qu'en 1887, des maisons étaient encore accolées côté nord, là où se trouve la grande place. On voit bien aussi que le clocher-porche était plus bas et encore surmonté par une terrasse. 

 

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest
L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

L'église en 1887 et aujourd'hui vue de sa façade ouest

 

Une autre vue actuelle du clocher-porche roman montre la porte sud du côté de la rue Saint-Vincent...

 

Le clocher porche roman

Le clocher porche roman


 

La sacristie de forme carrée, accolée à l'abside côté sud, fait elle aussi partie de l'ancienne construction romane...

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

La sacristie accolée à l'abside bien visible sur la gauche de la photo

 

Et enfin, le mur méridional de la nef a lui aussi résisté aux protestants.

Il comprend à l'extérieur six travées et ses contreforts arrachés sont bien visibles. Ils sont couronnés par des arcatures au-dessus des fenêtres. Les pierres qui ont servi à son édification sont de grandes tailles donnant à l'ensemble une impression de robustesse. 

 

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui
Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

Le mur roman situé au sud en 1887 et aujourd'hui

 

Le mur nord, totalement détruit ainsi que la voûte de la nef ont été reconstruits en totalité au XVIIe. En regardant de plus près (ce qui n'est pas possible sur ma photo) on voit que les pierres du mur sont de petites tailles et donnent à la bâtisse un aspect différent du mur sud. 

 

 

 

Le mur nord côté place

Le mur nord côté place

 

La nef  se prolonge par une abside à l'est dont vous avez déjà vu la face sud où se trouve la sacristie.

L'abside en 1887 et aujourd'hui
L'abside en 1887 et aujourd'hui

L'abside en 1887 et aujourd'hui

 

C'est vers 1930, que l'architecte Jules Formigé entreprend, grâce à une souscription publique, des travaux importants de rénovation.

Le sommet du clocher-porche est alors surélevé d'un  troisième étage qui remplace la terrasse d'origine que l'on aperçoit sur la photo datée de 1887. 

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

Le sommet du clocher-porche aujourd'hui

 

Enfin dans le courant des années 90, la nef est entièrement restaurée.

Les derniers travaux de rénovation datent de 2011. Ce sont eux qui ont permis de rénover la place et de mettre davantage en valeur la cathédrale en dégagent son entrée principale.

 

Remarque : A l'exception de la première photo ancienne, toutes les autres photos anciennes ont été empruntées au site monumentum mais vous pouvez en trouver d'autres, si cela vous intéresse sur le site du Musée archéologique de Die et du Diois

 

Bientôt nous continuerons la visite et je vous montrerai quelques détails de cette jolie et imposante cathédrale, enfin... si vous le voulez bien !

 

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4 mai 2017 4 04 /05 /mai /2017 05:56

 

L'année dernière, je vous ai déjà emmené faire une Petite balade historique dans la ville de Die, intra-muros. Je me suis promis cette année de vous faire visiter plus en détails certains de ses monuments.

Aujourd'hui je vais vous parler de la Porte Saint-Marcel, la seule porte ancienne encore existante de nos jours dans les remparts. 

Et tout d'abord voici quelques photos ! 

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel aujourd'hui

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps
La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps

La Porte Saint-Marcel dans l'ancien temps


A l'origine, la ville fortifiée comprenait deux portes principales.

La première était la porte Saint-Pierre (ou Porte des Gaules) démolie en 1891. Elle se trouvait à l'entrée de la ville, côté Valence (tournée vers l'Ouest). Seuls quelques vestiges ont été conservés au musée de la ville. Et dans les caves de particuliers subsistent de gros blocs de grès : ce sont les fondations de la tour qui la flanquait au nord.

La seconde est la porte Saint-Marcel dont nous allons parler aujourd'hui: elle s'ouvre côté Est de la ville.

D'autres portes annexes permettaient l'accès à l'extérieur des remparts comme la porte Saint-Vincent par exemple au sud qui s'ouvrait vers la rivière en direction du Pont rompu qui surplombe la Drôme, un pont qui a conservé les culées et la pile centrale de la même époque.

Mais il y avait bien d'autres petites portes qui permettaient aux habitants d'avoir un accès plus facile vers les champs ou les points d'eau et qui en cas de problèmes, restaient fermées. 

 

La porte Saint- Marcel est le seul monument antique du département de la Drôme encore intact.

Elle est classée aux Monuments historiques depuis 1862. 

Elle a failli être détruite elle aussi car la ville nécessitait un agrandissement de sa voie principale qui a été fort heureusement déviée pour passer sur la rivière Meyrosse (un affluent de la Drôme) grâce à un viaduc construit en 1845. 

Elle a subi de nombreux remaniements et il est maintenant prouvé qu'il s'agit d'une porte essentiellement romaine dont l'originalité réside dans le fait qu'elle est intégrée dans des remparts médiévaux.   

En effet, s'il ne fait aucun doute qu'elle a bien été construite vers l'an 300, en même temps que les remparts, elle présente côté ville, un arc monumental du IIe siècle, qui pierre à pierre a été démonté de son ancien emplacement, puis déplacé pour être intégré dans la fortification. 

 

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle
Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

Vue du côté interne de la porte ancienne et actuelle

 

L'arc est surmonté par une tête de taureau qui se voit de loin...

La tête de taureau
La tête de taureau

La tête de taureau

 

En s'approchant le promeneur découvre d'autres sculptures...

Tout d'abord de chaque côté de la tête de taureau, les deux surfaces de forme triangulaire que l'on appelle des écoinçons sont gravés de centaures. C'est celui de droite qui est le mieux conservé. On distingue très bien la queue de dragon, les pattes de cheval, le buste humain, la trompette droite et sans doute d'autres détails que je ne visualise pas bien sur ma photo par manque de connaissances...

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

La tête de taureau et l'écoinçon sud gravé

 

 

Ensuite au niveau de la voûte, on aperçoit des cercles contenant une rosace en leur centre. Ces cercles se superposent pour former des carrés...

Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte
Les rosaces de la voûteLes rosaces de la voûte

Les rosaces de la voûte

 

Deux frises ornent encore cette partie de l'arc : une d'entre elles représente une procession religieuse ; l'autre en dessous, très altérée, un animal apprivoisé (un lion ?) et des danseurs...

A gauche, côté nord je n'ai pas réussi à photographier la frise très altérée qui représente deux chars face à face tirés par de gros animaux. 

Toutes ces sculptures ont une valeur symbolique car il n'y a jamais eu dans la ville de courses de chars...

 

Les deux frises situées sur l'arc

Les deux frises situées sur l'arc

 

Un couloir s'ouvrait sous la voûte et permettait de contourner la herse...il ne pouvait être emprunté qu'à pied. 

 

Du côté externe, la porte est encadrée par deux tours circulaires intégrées dans les remparts et datant de l'âge de la porte (voir les premières photos de l'article).  Les tours et la porte sont construits avec les même gros blocs de grès. 

La partie haute a été reconstruite en petits moellons, au Moyen Âge et on a ajouté à la porte à cette époque des mâchicoulis, une herse et un pont-levis qui n'existent plus aujourd'hui. 

 

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

Partie haute de la porte Saint-Marcel vue de l'extérieur

 

La porte Saint -Marcel porte le nom d'un évêque de Die que les gens de Barjols dans le Var fête chaque année car ils en ont fait leur Saint Patron.

Marcel avait pris la succession de Pétrone, son propre frère, suite à la mort de ce dernier en 463. Il avait marqué la ville par son investissement religieux mais aussi par son action politique qui lui a valu d'être déporté pendant deux ans. Quand il reviendra d'exil, il sera vénéré jusqu'à sa mort survenue en l'an 510.

 

Pour rester dans le ton de mon article, je terminerai la visite sur une note artistique...

Voici une aquarelle représentant la Porte Saint-Marcel qui a été réalisée par Charles de Teisseire de Valdrôme (1872-1935). 

Cet aquarelliste était un artiste provençal impressionniste né à Die. Il était également musicien et a été premier violon à l'orchestre de Nice. Il a peint de nombreux paysages de Die et de la Provence. 

En 1928, son aquarelle a servi de couverture à la publication du guide touristique édité par le Syndicat d'initiative de l'époque. 


 

La Porte Saint-Marcel / Balade dans Die intra-muros

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