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14 octobre 2017 6 14 /10 /octobre /2017 05:30
Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

Il ne fera pas très beau peut-être comme l'année dernière...

 

Aujourd'hui je vous invite à une courte balade en Haute-Loire où je pars ce matin pour 15 jours environ...

Que voulez-vous, je n'ai pas pu résister à l'appel de l'automne...et la semaine prochaine, c'est déjà les vacances de Toussaint et je vais garder mes petits-enfants à la montagne, avant que leurs parents prennent le relais : cela leur fera du bien avant l'hiver.

 

La bonne odeur des forêts, où j'espère trouver quelques champignons, me manque trop...

 

Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...
Hum ! La bonne odeur des forêts...Hum ! La bonne odeur des forêts...

Hum ! La bonne odeur des forêts...

 

Je ne peux me passer non plus trop longtemps des paysages et des rencontres que nous faisons ici ou là...

J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...
J'aime ces rencontres...J'aime ces rencontres...

J'aime ces rencontres...

 

Il faut aussi que je sache si ceux-là ont grandi ! 

Seront-ils encore là ?
Seront-ils encore là ?

Seront-ils encore là ?

 

Vous trouverez sur mon blog quelques articles programmés dont des chroniques de livres, car j'ai beaucoup de lectures en retard dont je désire vous parler...

 

Comme d'habitude, quand je suis en Haute-Loire, je n'ai pas de connexion internet et mon portable m'offre du réseau quand il veut, et jamais quand je suis à la maison.

Mais je suis si bien au coin du feu...avec un bon bouquin ! 

 

 

Au coin du feu...

Au coin du feu...

 

En attendant mon retour, et que je me décide à trouver une solution pour rester connectée quand je vais là-bas et ne pas vous abandonner chaque fois, prenez soin de vous et de vos proches, je viendrai vous voir sur vos blogs dès que possible...

C'est promis !

 

Bon week-end à tous !

 Une belle semaine à venir

et un bon début de vacances de Toussaint...

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28 septembre 2017 4 28 /09 /septembre /2017 05:39
L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

L'Eglise Saint-Médard et l'orgue de tribune

 

Je vous ai présenté hier l'église Saint-Médard vue de l'extérieur. Je vous propose aujourd'hui de visiter l'intérieur.

 

Je n'ai malheureusement pas vraiment pu faire beaucoup de photos car d'une part, j'ai effectué cette visite rapidement au mois d'août dernier, avec ma petite fille, et j'ai donc passé plus de temps à répondre à ses questions (elle n'a que 8 ans) qu'à faire des photographies.

D'autre part, les pèlerins de Saint-Jacques étaient assez nombreux dans l'église en train de se recueillir, et j'ai trouvé (moi qui suis athée) que c'était très déplacé que de les prendre en photos. Donc la visite sera incomplète. C'est une visite à refaire hors saison ou lors des journées du patrimoine l'an prochain, si j'y arrive, pour capter quelques détails supplémentaires et en apprendre davantage sur l'histoire de cet édifice. 

 

L'orgue de tribune que vous pouvez apercevoir sur la première photo est situé au dessus du portail ouest que je vous ai montré hier (portail gothique). Il est classé aux monuments historiques comme beaucoup d'objets de cette église, elle-même, je le rappelle, monument classé.

 

Les vitraux font partie des plus beaux vitraux du département. Ce n'est pas moi qui le dit mais les guides touristiques ! La plupart représente la vie de Saint-Médard.

Ils sont si hauts qu'il faudrait pouvoir grimper sur les bancs ou carrément  sur des échelles pour les prendre en photos correctement. Bien sûr, vous vous en doutez, je ne l'ai pas fait !

 

Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux
Quelques-uns des vitraux

Quelques-uns des vitraux

 

Au chevet, on trouve deux vitraux consacrés à la vie de Saint Noël Chabanel. Ils ont été élaborés par un peintre verrier du XIXe siècle, Charles Borie. On y voit entre autre, une des rares représentations dans l'art français, d'un amérindien (et plus particulièrement d'un Huron).

Natif de Saugues, Saint Noël Chabanel était un missionnaire jésuite devenu un des martyrs canadiens. Il fut envoyé très jeune en Nouvelle France et mouru, assassiné par un Huron.

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

Le vitrail représentant un huron (un iroquois)

 

En dehors des vitraux, on peut admirer certains objets de culte, statues et tableaux considérés comme des chefs-d'oeuvre.

 

Une Vierge en Majesté assise, en bois sculpté datant du XIIe siècle. Je n'ai pas réussi ma photo car cette vierge est en hauteur. J'ai donc emprunté une photo sur le net. D'aucun se demande s'il s'agit d'une copie exposée dans l'église, ou bien de l'original. Je ne vous donnerai pas la solution ! 

 

La vierge en Majesté (Photo du net)

La vierge en Majesté (Photo du net)

 

Face au portail d'entrée sud, deux chapelles latérales sont ornées de fresques murales (décor peint sur toile de jute). Elles ont été réalisées en 1975 par Lucien Gires, un artiste saugain dont je vous ai déjà cité le nom lorsque nous avons visité la Tour des Anglais et dont je reparlerai bientôt. 

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

Deux chapelles latérales nord sont ornées de fresques murales

 

Dans la chapelle de droite, se trouve une châsse, réalisée dans les années 50, où sont conservées les reliques de Saint-Bénilde, dont la vie est exposée dans l'édifice. Il est le protecteur des habitants de Saugues. Vous pouvez aussi en-dessous distinguer le gisant que je n'ai pas voulu photographier de plus près. D'abord je n'aime pas ça et ensuite ma petite fille était très impressionnée donc nous ne sommes restées devant qu'un bref instant.  

 

 

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

La chapelle, la fresque, la châsse et le gisant de Saint-Bénilde

 

La fresque de la seconde chapelle représente l'histoire de Saint-Noël Chabanel dont je vous ai parlé plus haut. 

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

La chapelle consacrée à Saint-Noël Chabanel

 

Dans le choeur, l'autel est entouré de statues...

Autour de l'autel
Autour de l'autelAutour de l'autel
Autour de l'autel

Autour de l'autel

 

Dans la salle des trésors, il y a bien sûr le trésor, placé dans des vitrines, comprenant des vêtements sacerdotaux dont des chasubles, des objets liturgiques et plusieurs croix de procession Renaissance, richement ciselées par des orfèvres du Puy.

Tous ces trésors sont, vous vous en doutez également classés. 

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)
Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

Une petite partie du trésor (il y avait trop de gens devant les autres vitrines)

 

Dans les autres chapelles latérales sud, d'autres merveilles nous attendent, comme cette sculpture dorée dont je ne connais pas la signification (si un de mes lecteurs peut m'en dire plus !). 

?

?

 

Cette Piéta tenant son fils mort sur les genoux, m'a beaucoup impressionnée. Elle est réalisée en bois polychrome et date du XVe siècle. Je l'ai trouvé magnifique !

La Pieta datant du XVe siècle

La Pieta datant du XVe siècle

 

Dans une autre chapelle, Saint-Jacques nous rappelle que l'église est sur le chemin de Compostelle. 

Une petite statue de Saint-Jacques

Une petite statue de Saint-Jacques


 

Voilà, notre découverte de l'église est terminée pour aujourd'hui. J'espère que la visite vous a plu.

Je ne manquerai pas lors d'une visite future de la compléter éventuellement...

 

L'aigle de Saint-JeanL'aigle de Saint-Jean

L'aigle de Saint-Jean

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27 septembre 2017 3 27 /09 /septembre /2017 05:45
L'église Saint-Médard de Saugues (43)

L'église Saint-Médard de Saugues (43)

 

Aujourd'hui, je vais encore vous parler d'un édifice religieux incontournable en Haute-Loire. C'est l'église Saint-Médard de Saugues.

Cette église est une ancienne collégiale qui dépendait du prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac. C'est un monument classé depuis 1831 au titre des monuments historiques. 

Aujourd'hui, elle sert de lieu de rencontre entre les Pèlerins qui viennent du Puy-en- Velay et ceux qui descendent du Puy-de-Dôme ou du Cantal. 

 

Toutes les églises ont une histoire et celle-ci ne déroge pas à la règle. Chaque siècle a apporté son lot de changement.

 

L'église actuelle se compose de trois parties.

 

L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...
L'église vue de l'entrée de Saugues  (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

L'église vue de l'entrée de Saugues (avec le zoom) et du haut de la tour des Anglais...

 

Le clocher-porche, au sud du choeur, appartient dans sa partie basse à la première église implantée sur les lieux et datée du XIIe siècle. Il est donc entièrement de l'époque romane.

La partie haute du porche, par contre a été entièrement rénovée et consolidée vers 1920. Elle est surmontée par un clocher octogonal...

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais
Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

Le portail, le porche et le clocher, vus du haut de la Tour des Anglais

 

Le portail roman est d'une grande simplicité et date du XIIe. 

Cependant le porche actuel aurait été agrandi au XIVe siècle ce qui explique sa forme caractéristique avec un large et profond ébrasement, décoré de part et d'autres de trois colonnettes surmontées de chapiteaux sculptés. 

Le portail roman et les colonnettes du porche
Le portail roman et les colonnettes du porcheLe portail roman et les colonnettes du porche

Le portail roman et les colonnettes du porche

 

La nef et le choeur, montrent aussi sur la façade sud des vestiges de l'époque romane, en particulier au niveau de la salle des trésors que je vous montrerai prochainement.

La façade sud de l'église

La façade sud de l'église

 

Vers la partie nord, la nef et le choeur sont un mélange des genres car cette partie a été entièrement reconstruite, entre le XVIe et XVIIe siècle.

 

La façade nord de l'église...La façade nord de l'église...

La façade nord de l'église...

 

La façade ouest est de style néo-gothique. Entièrement bâtie au XIXe siècle, en pierre de Volvic, elle présente un porche d'entrée récent, auquel on accède par des escaliers. 

 

La façade ouest de l'église

La façade ouest de l'église

 

Son portail est lui aussi bien sûr de style néo-gothique...

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

Le portail d'entrée ouest de style néo-gothique

 

Il est richement orné de sculptures. 

Les sculptures du portail d'entrée
Les sculptures du portail d'entréeLes sculptures du portail d'entrée

Les sculptures du portail d'entrée

 

Sur la façade, deux statues protègent l'entrée du portail : à gauche Saint-Roch et à droite Saint-Médard.

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Roch

Statue de Saint-Médard

Statue de Saint-Médard

 

Voilà, notre petite visite de l'extérieur de l'église Saint-Médard est terminée pour aujourd'hui.

Dès demain, je vous ferai visiter l'intérieur...si vous le voulez bien !

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25 septembre 2017 1 25 /09 /septembre /2017 05:32

 

Aujourd'hui, nous quittons provisoirement la Drôme, sans changer pour autant de région administrative, pour poursuivre notre visite de la Haute-Loire...

Nous nous rendons à Saugues, pour découvrir une partie du patrimoine de la ville et aujourd'hui je vous propose de visiter, la Tour dite des "Anglais".

C'est un donjon datant du Moyen Âge, situé en plein coeur de la ville, juste à côté de l'église dont je vous parlerai un jour prochain. 

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

Vue générale de la ville de Saugues (43) La Tour est proche de l'église

 

Saugues, est une petite ville de moyenne montagne (960 mètres environ) qui se situe à 45 km du Puy-en-Velay. C'est  un lieu bien connu des randonneurs qui font le chemin de Saint-Jacques de Compostelle car elle est située sur la via podensis. Les visites de la ville ne manqueront pas de rappeler des souvenirs à Roguidine et à Azalaïs qui ont fait le chemin...

 

La ville de Saugues est une ancienne place forte du Gévaudan, qui s'est développée au XIIe siècle sous l'autorité des seigneurs de Mercoeur, dont je vous ai déjà parlé.  Autrefois elle se situait au milieu de gigantesques forêts où sévissaient des bêtes sauvages...dont la fameuse bête du Gévaudan, dont nous reparlerons ! 

 

La ville a été ravagée en 1788 par un terrible incendie, parti du four banal. Toutes les maisons, accolées les unes aux autres, ont pris feu rapidement. La population de la ville était constituée de tisserands, de chapeliers et de tanneurs. Elle était aussi spécialisée dans le tournage des sabots de bois (les esclops).

 

Le récit de l'incendie...

Le récit de l'incendie...

 

Les modernisations successives ont achevé de détruire ce qui restait de la vieille ville après l'incendie, mais il subsiste ça et là quelques veilles bâtisses et une ambiance particulière intra-muros.

 

Le donjon qui domine la cité, faisait partie du château ravagé par les flammes. Il constitue le seul vestige de l'ensemble des fortifications qui protégeaient la ville des pillards au Moyen Âge. 

La Tour des Anglais

La Tour des Anglais

 

Il aurait été construit à la toute fin du XIIe siècle.

C'est un des rares exemples d'architecture militaire en Haute-Loire. Il est d'ailleurs classé aux Monuments historiques depuis 1907 et a été rénové dans les années 70. 

 

Cette tour massive de 23 mètres de hauteur est de forme rectangulaire et mesure 8.20 mètres de largeur sur 12.50 mètres de longueur. 

Elle est construite en granit gris de la région et sur ses parois sont répartis dix contreforts d'un mètre de large.

Lors des rénovations, le haut de la tour a perdu ses créneaux d'origine, mais conservé sa couronne de mâchicoulis sur consoles. En fait, il s'agissait probablement d'un simple chemin de ronde, posé à l'extérieur de la construction. 


L'horloge de la commune a été installée entre deux contreforts.  

 

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

L'horloge, les contreforts et la couronne de mâchicoulis

 

La Tour des Anglais aurait été baptisée ainsi à cause d'un épisode historique marquant.

En effet, en 1362, durant la guerre de Cent ans, la ville et la tour furent assiégées par une bande de "Routiers" que l'on appelait aussi des "Anglais", mais qui n'étaient pas tous anglais pour autant. Ces "Anglais" étaient des mercenaires, licenciés après le traité de Brétigny (signé en 1360). Ils vivaient de pillages et de brigandages et semaient la panique dans la région. C'est contre "monnaie sonnante et trébuchante", que les troupes royales envoyées par Charles V, réussirent à les déloger de la ville et de la tour.

(Informations d'après un panneau situé dans l'enceinte de la tour).

 

Bien sûr, un des intérêts de cette Tour des Anglais est de pouvoir monter au sommet pour admirer la vue sur la ville et les alentours. 

 

Au rez-de-chaussée, en plus de l'exposition dont je vous reparlerai se trouve une représentation de la bête du Gévaudan, et un escalier en bois permettant de monter à l'étage. 

 

 

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...
La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

La bête est là et on peut prendre tout son temps pour la photographier...

 

L'ascension, à partir du premier étage, se fait par des escaliers étroits et abrupts en pierre qui ne sont pas praticables par tout le monde et dans lesquels on ne peut pas se croiser. 

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

Les escaliers dans lesquels on ne peut pas se croiser !

 

En chemin, on peut admirer la construction en pierre, la voûte de la salle haute, une porte qui permettaient peut-être l'accès à des courtines, ainsi que quelques vestiges de la vie quotidienne...

 

 

La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-LoireLa Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire
La Tour des Anglais / Saugues (1) / Balade en Haute-Loire

 

De petits réduits ça et là, des passages, des arcs, la présence de mâchicoulis, tout indique une construction ancienne, avec bien sûr de nombreuses meurtrières puisque c'était une tour de guet...par lesquelles on aperçoit la ville. 

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Le clocher de l'église vu par une meurtrière...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

Un petit réduit dans lequel on accède grâce à un escalier...

 

Au sommet, la vue est superbe ! 

Le temps n'était pourtant pas de mon côté ce jour-là, car très changeant. 

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours
La vue sur l'église, sur la ville et les alentoursLa vue sur l'église, sur la ville et les alentours

La vue sur l'église, sur la ville et les alentours

 

Là-haut, impossible d'oublier que la tour avait un rôle défensif. Constructions défensives et couleuvrines vous attendent.

Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...
Les couleuvrines et les constructions défensives...

Les couleuvrines et les constructions défensives...

 

J'ai découvert les noms des vents en patois...

 

Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...
Les différents noms des vents...

Les différents noms des vents...

 

La girouette n'a rien d'original mais elle a une utilité... 

La girouetteLa girouette

La girouette

 

La cloche marque les heures et les demi-heures...

Attention, de ne pas être en -dessous à ce moment-là sous peine d'en sortir... sonné ! 

La cloche

La cloche

 

L'intérieur de la tour permet d'abriter des expositions saisonnières ou pas, dont je vous reparlerai bientôt et en particulier les fresques de Lucien Gires, un artiste local qui a permis la rénovation de la Tour dans les années 70. 

La Tour des anglais et l'église

La Tour des anglais et l'église

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 05:47

 

Le week-end dernier, pour les Journées du Patrimoine, je me suis rendue à Die, dans la Drôme, où je vais souvent...

Je vous ferai profiter dans les semaines à venir de nos visites.

Le clocher de la cathédrale

Le clocher de la cathédrale

 

Je désirai depuis longtemps monter au sommet du clocher de la cathédrale. C'est chose faite !

Je vous rappelle que le clocher-porche date de la fin du XIIe siècle. Sa terrasse d'origine a été remplacée par un étage supplémentaire. On voit bien sur la photo ancienne ci-dessous que je vous ai déjà montré dans un précédent article, que le campanile existait déjà. 

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

Photo ancienne de la cathédrale avec sa terrasse...

 

On accède au coeur du clocher, par une porte située à l'intérieur de la cathédrale et seulement lors des Journées du Patrimoine ou pour des visites organisées par l'Office du tourisme. 

Il faut grimper des escaliers en pierre assez raides, mais dans lesquels on peut croiser sans problème.

L'accès au clocher

L'accès au clocher

 

Au premier niveau, on a une vue sur la charpente où s'accrochent très fréquemment des chauve-souris...L'escalier tourne et on a le temps d'admirer la voûte de pierre... il faut encore grimper ! 

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocherLa voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

La voûte en pierre de taille et les escaliers permettant d'accéder en haut du clocher

 

Au troisième étage du clocher-porche, se trouvent les cloches...

 

Les cloches...
Les cloches...Les cloches...

Les cloches...

 

Voici leur histoire (extraite du panneau informatif élaboré par Christian Rey)

 

Il y a trois cloches en tout : les deux que je viens de vous montrer, de fabrication récente, et celle du campanile, plus ancienne, située plus haut et que l'on voit très bien sur la première photo du clocher.

 

L'histoire ces deux cloches est liée à l'histoire de la seconde guerre mondiale. Pour célébrer la signature des accords de Munich qui donnaient définitivement à Hitler la Tchécoslovaquie afin d'éviter ainsi une guerre qui apparaissait comme inévitable, le chanoine Rérolle de Die eut l'idée de lancer une souscription afin de fabriquer une cloche de la paix.

Les diois furent si enthousiastes, que les dons dépassèrent les espérances du chanoine et celui-ci, après une seconde souscription eut assez d'argent pour faire fabriquer non pas une mais, deux cloches.

Les cloches ont été fabriquées par la célèbre maison Paccard d'Annecy-le-vieux, maison qui existe toujours aujourd'hui.

 

La cloche principale dite "cloche de la paix", sonne le "fa"  et porte l'inscription "Je porte le nom de Marie, Reine de la paix..." Elle pèse 900 kilos.
 

 

La cloche de la paix est la plus grosse...
La cloche de la paix est la plus grosse...

La cloche de la paix est la plus grosse...

 

La seconde, plus petite, pèse tout de même 700 kg. Elle sonne le "la" bémol. Elle porte l'inscription "Je me nomme Marie du Rosaire, soeur cadette de la cloche de la Paix..."

Marie du Rosaire est au premier plan...
Marie du Rosaire est au premier plan...Marie du Rosaire est au premier plan...

Marie du Rosaire est au premier plan...

 

Au départ, les cloches étaient installées à l'entrée du choeur...

C'est là que chacune des cloches a été baptisée. Comme il est d'usage, elles avaient donc un parrain et une marraine. Après le baptême et la bénédiction des cloches,  en 1939, par l'évêque de l'époque, Monseigneur Pic, tous les diois purent faire sonner les cloches et on les entendit pendant plus d'une heure dans tout le canton...

 

 

De cet étage, on a déjà une vue intéressante sur la ville mais perçue à travers un grillage protecteur. Des colonnettes ornées de chapiteaux sculptés soutiennent les arcatures. 

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau
Les sculptures et les ouvertures à ce niveauLes sculptures et les ouvertures à ce niveau

Les sculptures et les ouvertures à ce niveau

 

Ensuite on doit grimper par un escalier de bois assez raide pour atteindre la plate-forme.

L'escalier de bois

L'escalier de bois

 

Tout en haut se trouve le campanile, mais je trouve que finalement on le voit beaucoup mieux quand on est loin du clocher. C'est là que se trouve la sirène utilisée en cas de sinistre. 

Le campanile
Le campanileLe campanile

Le campanile

 

La cloche du campanile a aussi une histoire...

Le mot campanile provient du mot italien "campana" qui veut dire cloche.

Mais en Provence, où se situe la grande majorité des campaniles, il désigne à la fois la cloche proprement dite, la tour construite pour les abriter et la construction en fer forgé (ou en bois) qui l'entoure...

La cloche du campanile diois date de 1530 : c'est une des plus anciennes de la région. Elle sonne en "ré bémol". Elle est inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques, au titre des objets, depuis 1943 seulement. 

On ignore encore si le campanile date de la même époque. Il est vraisemblablement antérieur au XVIIe siècle. 

 

Le campanile et la cloche datant de 1530

Le campanile et la cloche datant de 1530

 

 A bientôt... pour admirer la vue du haut du clocher, enfin, si vous le voulez bien !

A bientôt...

A bientôt...

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7 septembre 2017 4 07 /09 /septembre /2017 06:14

 

L'église de Saint-Jean-Lachalm, dédiée à Saint-Jean--Baptiste, est une église romane construite au 13e siècle et classée aux monuments historiques depuis 1908.

 

L'église de Saint-Lachalm

L'église de Saint-Lachalm

 

C'est une église voûtée, terminée par une abside carrée, ce qui est une de ses particularités.

La nef a été totalement rénovée en 1928 et elle est recouverte de lauzes. 

L'extrémité de la nef est surmontée par une petite cloche...

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche
Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

Vue de l'abside carrée et de l'arrière de la nef, surmontée par une petite cloche

 

 

Les chapelles latérales ont été rajoutées ultérieurement comme c'est toujours le cas dans les églises romanes. Elles dateraient toutes du 15e siècle et ont une toiture couverte de tuiles.

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles
Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

Les chapelles latérales avec leur toiture en tuiles

 

Le clocher porte la date de 1790. Il repose sur une travée basse de la nef, renforcée par un arc et se situe au dessus du porche d'entrée. 

Il est surmonté par une girouette, avec le traditionnel coq que nous observons souvent sur les édifices religieux...


 

La girouette

La girouette

 

L'originalité du clocher est d'être recouvert de tuiles vernissées de plusieurs couleurs. Ces tuiles sont caractéristiques des édifices bourguignons. Domi nous a fait visiter cet été sur son blog, de jolis sites bourguignons ayant ce type de toiture...

La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromie
La toiture vernissée en quadrichromieLa toiture vernissée en quadrichromie

La toiture vernissée en quadrichromie

 

Cette couverture vernissée particulière du clocher, est très rare dans la région.

Elle s'explique par le fait que cette petite église située à l'écart des routes touristiques, dépendait du grand prieuré clunisien de Lavoûte-Chilhac.

 

Un peu d'histoire pour mieux comprendre...

 

Le célèbre Odilon de Cluny (de son nom de naissance Odilon de Mercoeur), d'abord chanoine à la collégiale de Saint-Julien de Brioude, puis 5ème abbé de Cluny, était né dans la région. Sa famille (les Mercoeur) était alors établie dans le château de Miramande situé à un kilomètre à peine de Saint-Jean-Lachalm. 

Odilon de Cluny fonde en 1025 le prieuré Sainte-Croix de Lavoûte-Chilhac.

A cette occasion, il offre à ce nouveau prieuré clunisien, l'église Sain-Jean-Baptiste située dans le fief de la famille Mercoeur, ainsi que la chapelle du château.

Le château de Miramande et sa chapelle ont été détruits au XVe siècle. Il ne reste plus, au bourg aujourd'hui que la jolie petite église... 

 

Depuis 2012, l'église fait partie des sites clunisiens, comme beaucoup d'autres monuments de la région qui attestent tous de la notoriété de l'ordre monastique de Cluny, fondé au Xe siècle par Guillaume Le Pieux, comte d'Auvergne. 

Durant sont abbatiat, Odilon de Cluny a considérablement participé à augmenter l'influence religieuse, politique et culturelle de Cluny. Le classement de cette petite église parmi les sites clunisiens est une façon de lui rendre un bel hommage. 

Je vous rappelle que l'abbaye bénédictine de Cluny est devenue après sa création et, jusqu'à la Révolution, un foyer de renaissance et d'influence dans tous les domaines, laissant dans son sillage un patrimoine remarquable qui s'est étendu jusqu'en Haute-Loire et bien delà, dans le sud-ouest, en Angleterre, en Suisse... 

 

Depuis 2005, le réseau des Sites clunisiens est mis en valeur et de nombreux édifices religieux sont aujourd'hui reconnus et portent la mention d' Itinéraire Culturel du Conseil de l'Europe.

 

 

 

Pour poursuivre la visite de l'église,  et en faisant le tour complet de l'édifice, nous pouvons observer quelques détails, comme cette ouverture encadrée de deux colonnettes surmontées de deux chapiteaux décorés qui se trouve à la base du clocher. Sur la première photo ci-dessous, on voit bien que cette ouverture n'est pas une ancienne porte d'accès et ne touche pas le sol...

 

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

La photo n'est pas très réussie mais montre bien la disposition des lieux...

L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes
L'ouverture encadrée de deux colonnettesL'ouverture encadrée de deux colonnettes

L'ouverture encadrée de deux colonnettes

 

Puis au dessus, on peut apercevoir une petite statue de la vierge, et enfin en remontant le nez vers le ciel, on aperçoit les abat-sons et enfin la toiture vernissée et la girouette.

Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue
Zomm sur la petite statue

Zomm sur la petite statue

 

Accolée, au clocher se trouve une petite tour ronde qui comporte à sa base, une porte d'accès à l'escalier permettant de monter jusqu'au clocher...

 

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)
L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

L'accès au clocher (la seconde photo a été prise sous la pluie !)

 

On aperçoit aussi sur le mur de la nef, juste sous le toit de lauzes, des arcatures décoratives qui forment une frise, décoration typique de l'art roman. 

Les arcatures
Les arcaturesLes arcatures

Les arcatures

 

A côté de l'église, juste de l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école du Sacré-Coeur, une école privée dont j'ai découvert une photo ancienne sur le net.

Les locaux sont occupés actuellement par un cabinet d'endocrinologie. 

L'école privée
L'école privée

L'école privée

 

Très bientôt, je vous ferai visiter l'intérieur, enfin, si vous le voulez bien ! 

Le village de Saint-Jean-Lachalm (2) : l'église vue de l'extérieur / Balade en Haute-Loire

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4 septembre 2017 1 04 /09 /septembre /2017 06:06
L'église de Saint-Jean-Lachalm

L'église de Saint-Jean-Lachalm

 

Saint-Jean, comme l'appellent les habitants de la région, est un village éloigné des axes touristiques qui a su préserver son authenticité, tout en se modernisation. 

Il se situe lui-aussi, comme le village de Saint-Christophe-sur-Dolaizon, dont je vous ai parlé récemment, sur le grand plateau volcanique du Devès, à proximité d'une très belle forêt, bordée par une ancienne voie romaine, forêt dans laquelle se niche le superbe lac du Bouchet.

 

Comme dans toutes les communes de Haute-Loire, le nombre d'habitants peine à se maintenir. Il y a seulement 282 habitants en tout sur l'ensemble de la commune sur un territoire de 35 km2.

Pourtant, c'est une commune de moyenne montagne où il fait bon vivre. Elle se situe en dehors du chemin de Saint-Jacques de Compostelle et seuls, ceux qui font le chemin par petites étapes, en toute tranquillité, prennent la peine de faire le détour pour y passer la nuit.

Les petits hameaux qui la composent, sont des petites merveilles de tranquillité, habités pour la plupart par des éleveurs et des agriculteurs. N'oublions pas que nous sommes dans le secteur de l'AOC Lentilles vertes du Puy. 

 

Il ne faut pas oublier que les conditions de vie y était rude au début du XXe siècle et les hivers toujours rigoureux, ce qui est moins le cas aujourd'hui. 

 

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40
Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

Un paysan de Saint-Jean Lachalm au début du XXe siècle et une photo du bourg dans les années 40

 

Un peu d'histoire...

 

Sans avoir rien demandé, la commune a été mise sur le devant de la scène, à la fin de la Seconde Guerre Mondiale et a été le siège du premier combat de la Libération du Velay.

 

Je vous en fais un très bref résumé, car l'histoire est plus complexe.

Tout cela s'est passé non loin du bourg, à Rossignol, le petit hameau le plus haut en altitude de la commune, proche de la forêt.

La cache résistante du coin est découverte par les allemands le 7 juin 1944, le lendemain du débarquement en Normandie.

Au matin, les allemands encerclent le hameau. Ils ciblent seulement deux des fermes isolées qui abritent 120 maquisards depuis l'avant-veille. Personne ne sait encore aujourd'hui qui les a prévenu. Voyant qu'ils n'arrivent pas à bout de la résistance, les allemands repartent chercher du renfort.

Pendant ce temps le chef du maquis, Lucien Volle (dit le capitaine Lulu, responsable du groupe Lafayette) qui libérera la ville du Puy-en Velay deux mois plus tard, fait partir le gros des troupes et met les plus jeunes résistants à l'abri dans les hameaux voisins.

Lorsque les allemands reviennent avec un convoi impressionnant de 24 camions, et 400 hommes, ils s'en prennent à la population des fermes voisines, incendiant les maisons...dans lesquelles se trouvaient des blessés et des armes.  

Huit morts seront à déplorer côté français mais il aurait pu y en avoir davantage... Ce sont les allemands qui capituleront ce jour-là et qui auront le plus de perte.

En effet, il faut bien connaître le coin, les falaises, les forêts pour retrouver les maquisards qui se sont dispersés pour regagner la ville de Saugues, puis le maquis du Mont-Mouchet, le plus grand maquis d'Auvergne situé sur la Margeride, où ils sont attendus... 

 

 

Après ce bref aperçu historique et environnemental, je vous propose une petite visite du village.

Le bourg est habité essentiellement par des éleveurs et les fermes, typiques de la région, sont nombreuses à être encore en activité.  Elles sont toutes construites en basalte. 

Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg
Les nombreuses fermes du bourgLes nombreuses fermes du bourg

Les nombreuses fermes du bourg

 

Certaines fermes conservent leur propre abreuvoir devant la maison...

 

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme
Un abreuvoir joliment décoré devant une fermeUn abreuvoir joliment décoré devant une ferme

Un abreuvoir joliment décoré devant une ferme

 

Un autre abreuvoir se trouve au centre du village et arbore une jolie tête. Je vous rappelle que nous sommes aux portes du Gévaudan et je vous parlerai un jour prochain de la Bête qui a sévi dans la région et reste dans toutes les mémoires...

L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg
L'abreuvoir au centre du bourgL'abreuvoir au centre du bourg

L'abreuvoir au centre du bourg

 

D'autres détails par ci, par-là ont retenu mon attention...

Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...
Quelques détails dans le village...Quelques détails dans le village...

Quelques détails dans le village...

 

Depuis une vingtaine d'années, à proximité du bourg, la via ferrata qui se trouve sur les rochers de Miramande (ou de Mirmande selon les sites) accueille les vacanciers désireux de connaître quelques sensations fortes, seuls ou accompagnés. 

Elle comporte trois voies qui se déploient dans le cadre magnifique des gorges, près de l'ancien château dont ne subsiste qu'un pan de mur difficile à voir, si on ne sait pas où il se trouve.

J'aurai l'occasion de vous en reparler...

Attention... j'ai pas dit que j'allais la faire !

 

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)
La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

La vallée de Miramande (photo ancienne et panneau explicatif)

 

Depuis presque dix ans maintenant, des éoliennes sont implantées sur le plateau du Devès et la maison du vent accueille stagiaires, visiteurs, écoliers et conférenciers tout au long de l'année. On voit très bien ces éoliennes du village.

Mais ce sera l'objet d'un autre article...

Les éoliennes, vues du bourg

Les éoliennes, vues du bourg

 

Pour les fans de vieilles cartes postales, d'autres photos anciennes, vous attendent sur le site de Papou Poustache.

 

A bientôt, si vous le voulez bien, pour visiter l'église romane du bourg, un site clunisien...

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2 août 2017 3 02 /08 /août /2017 06:00
Un paradis sur terre, ça existe !

Un paradis sur terre, ça existe !

 

La Plage du Grand radeau aux Saintes-Maries de la mer est une plage protégée qui offre de magnifiques étendues de sable. En effet, de mars à octobre, l'accès à la plage en voiture est réglementé, car cet endroit est une propriété privée.

Si vous avez la chance de payer vos impôts sur la ville, vous obtiendrez facilement un laisser-passer en vous rendant à la mairie des Saintes. Sinon, il vous faudra être accompagné de quelqu'un de la région (comme j'ai eu la chance de pouvoir le faire).

Il vous reste encore la possibilité de laisser votre véhicule (auto ou vélo) près de la guérite du garde et de marcher trois kilomètres environ pour arriver à la plage...

 

Je ne sais pas exactement pourquoi,  la commune des Saintes a le droit de rendre cette plage inaccessible en saison.Je sais seulement que cette plage fait partie de la Petite Camargue, et que d'un côté (vers l'est) elle est inaccessible à cause du Petit Rhône quand de l'autre (vers l'ouest), elle se poursuit par la plage des Salins, et celle du Grau-du Roi. Mais bien sûr, tout le monde peut l'atteindre en bateau, à cheval ou à pied.

 

Le chemin le plus court pour atteindre cet endroit paradisiaque, est de traverser le petit Rhône en prenant le Bac du Sauvage. Ce bac, actionné par un câble, permet de traverser rapidement avec la voiture ou les vélos.

Mais lorsque je suis allée en Camargue en juin dernier, le bac du Sauvage était en panne sans que nous ayons pu savoir ni pourquoi, ni quand il serait réparé.

Le bac est indispensable aussi pour la traversée des animaux, chevaux ou taureaux.

 

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

Le Bac du Sauvage sur le Petit Rhône (photo juin 2016)

 

Dès le passage de la barrière, il faut suivre à droite les pancartes indiquant clairement la plage, car sinon vous arrivez à une manade et risquez bien de croiser quelques taureaux même si ceux-ci sont censés rester en arrière des roubines, il vaut mieux ne pas trop s'en approcher...

 

Par contre vous pourrez, sans problème, faire une halte pour profitez des chevaux. Ils sont superbes et je vous assure que c'est un plaisir toujours renouvelé de les voir de si près. Ceux-là sont habitués aux hommes et bien traités, car ils viennent spontanément quémander des caresses...

 

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)
Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

Qui a dit qu'il n'y avait que des chevaux blancs en Camargue :)

 

Un peu plus loin, le chemin de terre fait un  brusque angle droit. Vous pouvez faire une seconde halte pour admirer l'étang de Rhée Longue face à vous, et ferez peut-être quelques rencontres imprévues. 
 

L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzette
L'étang et une aigrette garzetteL'étang et une aigrette garzette

L'étang et une aigrette garzette

 

Pour rejoindre la plage, il faut suivre le chemin bien tracé en été, souvent inondé en hiver et longer  l'étang...

On suit le chemin...

On suit le chemin...

 

La mer est face à vous, cachée derrière la grande digue frontale de rochers construite dans les années 50, qui  protège les terres intérieures de l'avancée trop violente des eaux. La plage qui existait derrière, a totalement disparu. 

Vue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une laguneVue de part et d'autres de  la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

Vue de part et d'autres de la digue...à gauche la pleine mer, à droite une lagune

 

Les pêcheurs sont bien présents que ce soit le soir ou le matin. Ils s'installent sur la digue. 

Les pêcheurs de bon matin sur la digueLes pêcheurs de bon matin sur la digue

Les pêcheurs de bon matin sur la digue

 

Les familles à peine installées, les enfants s'amusent sans crainte car ils ont leur piscine personnelle bien délimitée. Ils pêchent de minuscules crevettes ou de petits poissons avec leurs grandes épuisettes. 

Des enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eauDes enfants s'amusent dans l'eau

Des enfants s'amusent dans l'eau

 

D'autres s'installent là pour pique-niquer, sans avoir peur des moustiques qui ne sortent pas les jours de vent, heureusement. 

Pique-nique du soir...
Pique-nique du soir...

Pique-nique du soir...

 

Quand le soir tombe, tout le monde profite en silence, des derniers rayons du soleil, puis le regarde se coucher, bercé par le seul bruit des vagues sur les rochers de la digue...

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)
Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

Le soleil se couche (je vous l'ai déjà montré celui-là !)

 

Cet article est programmé. 

Bientôt je vous montrerai plus en détail la plage, la mer et les dunes de sable...

Un grand MERCI pour votre visite, et profitez-bien de l'été.

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31 juillet 2017 1 31 /07 /juillet /2017 06:00
La jetée à une heure matinale

La jetée à une heure matinale

 

Comme je vous l'ai promis nous poursuivons notre balade en Camargue avec ce bref retour vers les Saintes-Maries de la mer où j'ai séjourné grâce à l'invitation d'une de mes amies.

Pour vous montrer que, parfois au bord de la mer, il y a ce qu'on appelle des "entrées maritimes", voici quelques photos prises le matin sur la plage des arènes.

On voit bien que les nuages assombrissent le ciel et empêchent le soleil de se montrer...

 

Le soleil a du mal à se montrer

Le soleil a du mal à se montrer

 

Les pêcheurs sont déjà là...

Mais il n'y a encore personne sur la plage !

Les pêcheurs sont déjà là...
Les pêcheurs sont déjà là...Les pêcheurs sont déjà là...

Les pêcheurs sont déjà là...

 

Et les gabians sont déjà en pleine action. 

Les goélands sont en actionLes goélands sont en action
Les goélands sont en actionLes goélands sont en action

Les goélands sont en action

 

Le soir, après une journée ensoleillée et pas trop chaude, le temps était le même...

La plage s'était déjà vidée et nous en avons profité pour faire une halte au "Farniente", un bar-restaurant qui porte bien son nom, et n'existe sur cette plage des Saintes qu'en été, car tout est démonté en hiver.

C'est très reposant de regarder la mer et de ne rien faire...Voici le cadre côté bar ! 

 

L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midiL'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi
L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midiL'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi

L'intérieur du farniente est désert en cette fin d'après-midi

 

J'aurais bien voulu photographier la glace que nous avons dégusté mais trop tard, nous avons tout mangé... 

Alors à la place, j'ai photographié une jolie mouette rieuse qui ne riait pas du tout mais nous oui, car malgré les entrées maritimes, nous avons passé une superbe journée au Parc ornithologique de Pont de Gau que je vous ferai visiter prochainement.

Et je vous rassure, le soleil a même fait son apparition en cours de journée, une véritable chance pour les photos, vous verrez que je ne vous mens pas bientôt...

 

Une mouette rieuse sur la plage

Une mouette rieuse sur la plage

 

Si vous avez du temps, vous pouvez relire deux de mes articles écrits l'an passé lors de mon précédent séjour aux Saintes-Maries de la mer...

 

Comme je vous l'ai dit cet article est programmé.

Un grand MERCI pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été !

Mercredi et vendredi je vous emmène à la plage du Grand Radeau, un petit paradis sur terre...

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28 juillet 2017 5 28 /07 /juillet /2017 06:00
Le musée du sel
Le musée du selLe musée du sel
Le musée du sel

Le musée du sel

 

Le musée du sel des Salins d'Aigues-Mortes existe depuis les années 90 et vient depuis deux ans, de faire entièrement peau neuve. 

On y trouve tous les outils qui ont traversé les siècles et permis la récolte du sel à la main. 

On trouve aussi différents panneaux expliquant l'histoire des Salins que je vous ai déjà raconté, des expositions photos temporaires, des vitrines instructives...

La tenue du saunier

La tenue du saunier

 

Un seul bémol : la visite incluse dans le circuit du Petit train ne prévoit qu'un court arrêt au musée et j'aurais préféré pouvoir le visiter plus longuement (ce que doivent faire les groupes je pense) et, comme le musée se trouve en plein coeur du domaine, il est impossible de s'y rendre séparément.

Dommage ! 

Je ne peux donc vous montrer que ce que j'ai eu le temps de prendre en photos...

 

Sur  le grand panneau d'exposition qui montre l'évolution des emballages de la marque la Baleine de 1934 à nos jours, j'ai trop longuement rêvé car j'y ai reconnu certains emballages de mon enfance... 

 

Je l'ai vu celui-là !

Je l'ai vu celui-là !

 

Je ne savais pas que s'il y avait toujours eu une baleine sur les emballages de sel de la marque, c'était grâce à Benjamin Rabier...

Vous le connaissez tous car c'est le créateur de Gédéon et un dessinateur animalier empli d'humour. Il a illustré "Les fables de La Fontaine", le célèbre "Roman de Renard", mais aussi, la non moins célèbre "Histoire naturelle de Buffon".

Mais j'ignorai qu'il était le créateur de la fameuse baleine de la marque, car en fait je ne m'étais jamais posé la question...

En effet, c'est lui qui a dessiné la première baleine dans un des épisodes des aventures de Gédéon, "Gédéon traverse l'Atlantique", un épisode paru en 1933.
 

Gédéon et la baleine

Gédéon et la baleine

 

Cette baleine sera ensuite reprise par la marque. 

Plus de 2000 dessins non publicitaires, réalisés par Benjamin Rabier ont été ainsi utilisés par différentes marques. Il en a créé lui même une soixantaine à la demande d'une marque, dont la célèbre "vache qui rit" de notre enfance. 

La baleine de la marqueLa baleine de la marque

La baleine de la marque

 

Regardez bien les différentes boites d'emballage de sel "La Baleine"...

Vous  reconnaissez  certains de ces emballages ?

- Oui ?

C'est ce que je pensais !

- Non ?

Ah bon...

- Réponse 1 :  vous habitez la Bretagne ou la cote atlantique et ne consommez que du sel de Guérande (ou de Noirmoutier, Oléron ou encore de l'île de Ré).

- Réponse 2 : vous êtes au régime sans sel...

- Réponse 3 : vous être très très très jeunes ! 

 

Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)
Des années 30 aux années 80 (photos du net)Des années 30 aux années 80 (photos du net)

Des années 30 aux années 80 (photos du net)

 

Revenons à la visite du musée...

 

Des amphores à sel ont été retrouvées lors de l'aménagement des salins et attestent de l'utilisation et du stockage du sel dans l'Antiquité.

 

 

 

 

Amphores antiques
Amphores antiques

Amphores antiques

 

Avant la Seconde Guerre Mondiale, le travail des sauniers était rude et le sel était ramassé uniquement à la main. Les sauniers en faisaient des petits tas appelés "javelles". Cette opération s'appelait le"battage" et les sauniers spécialisés dans cette opération s'appelaient des "batteurs". 

 

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

Le battage du sel à la main par les batteurs (photo du net)

 

Au tout début du XXe siècle, le sel était encore transporté dans des paniers en jonc, portés sur la tête par les sauniers. Ce cabas empli à ras bord pesait pas loin de 50 kg. Le "gerbage" se faisaient donc lentement.

 

Voici un aperçu des différentes pelles et outils utilisés à cette époque...pelle d'arambage, pelle à curer, écope en bois, échelle d'étayage, pelle de picage, bigot, ou pellegrain. Le visiteur a de quoi se perdre dans toutes ces appellations locales dont le nom est souvent différent de ceux des sauniers de la côte atlantique. 

 

Je ne vais pas vous dire à quoi chacun de ces outils servaient, je vous rassure !

 

Quelques vues des anciens outils
Quelques vues des anciens outils

Quelques vues des anciens outils

 

Puis des brouettes furent utilisées pour le levage. 

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

Le transport du sel avec des brouettes (photo du net)

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..
La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

La brouette du musée, c'est tentant, non, de plonger ses mains dans le sel..

 

 

Un "batteur" connaissant bien le métier mettait environ, 20m3 de sel par jour en javelle. Un bon "rouleur" avec sa brouette en transportait en une journée, 15 m3.

Ensuite, la brouette est remplacée par des wagonnets qui circulent entre les tables salantes. 


 

Un ancien wagonnet

Un ancien wagonnet

 

Depuis les années 50, le temps du travail à la main est révolu (sauf pour la récolte de la fleur de sel, comme je vous l'ai expliqué hier) et le sel est récolté par des moissonneuses spécialisés, conçues pour ce travail.

Ces "récolteurs" sont bien sûr dirigés par des hommes qui connaissent parfaitement leur travail.

 

Pour en savoir plus et voir d'autres photos anciennes, vous pouvez consulter le site ci-dessous que j'ai trouvé intéressant...

 

Si vous le désirez, vous pouvez compléter la visite des Salins, en relisant l'article que j'ai écrit sur le thème du sel, il y a déjà 4 ans...

 

 

Ou en visionnant, le court-métrage suivant...

Ce documentaire intitulé "Pink" réalisé dans le cadre du programme de conservation du littoral vous fera découvrir toutes les actions mise en place par le groupe Salins, pour préserver la biodiversité du lieu, tout en préservant aussi, évidemment je ne suis pas naïve, leur image d'entreprise engagée dans le développement durable...

Il montre bien comment la saliculture est créatrice de richesses écologiques, en préservant ce milieu humide particulier que sont les Salins.

 

Le musée des Salins du midi à Aigues-Mortes / Balade en Camargue

 

Comme je vous l'ai dit, les vacances avec mes petits me tiennent éloignées de vous. Cet article est donc programmé...

Merci de votre visite. Passez un bon week-end et je vous dis à lundi ! 

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26 juillet 2017 3 26 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins d'Aigues-Mortes

Les Salins d'Aigues-Mortes

 

Lunid dernier, vous m'avez suivi en Petit Train à travers les Salins d'Aigues-Mortes et nous avons pu admirer le paysage.

Aujourd'hui, je vais être plus "technique" car nous allons voir comment les sauniers assurent la production de sel !

Ce n'est pas parce qu'une entreprise préserve l'environnement qu'elle ne réussit pas à bien fonctionner. 

Il faut juste qu'elle s'en donne les moyens. 

Le saunier est un agriculteur de la mer. Il doit suivre la météo de près, analyser la teneur en sel des différentes tables salantes, gérer les niveaux d'eau de mer et la circulation de l'eau en ouvrant ou fermant les portes-martelières (que nous appelons en Provence des martelières tout court). 

 

La production de sel

La production de sel

 

En résumé, la production du sel se fait en quatre étapes...

- La mise en eau des bassins :

L'eau est amenée de la mer vers les salines dès le mois de mars, grâce à un système de pompage de l'eau de mer. Et oui en méditerranée, il n'y a pas de marée, il faut donc pomper !

Le pompage a lieu à environ 12 km du salin et l'eau arrive par un canal...

Elle est d'abord stockée dans un premier bassin de partènement, puis va successivement, en circulant dans des canaux, passer de bassin en bassin en parcourant pas moins de 60 kilomètres au cours desquels son taux de salinité augmente peu à peu, avant d'arriver dans les tables salantes (ou cristallisoirs).

En chemin, l'eau est purifiée car les matières en suspension se déposent au fond des "carreaux" (qui ici sont de très grandes tailles par rapport à ceux de la côte atlantique).  Ils devront donc ensuite être curés durant l'hiver. 

L'eau entre et sort des bassins, et passe d'un bassin à un autre, ou d'un canal à un bassin ou vice versa, grâce à un système de martelières plus ou moins grosses...



 

Quelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des SalinsQuelques vues sur les martelières des Salins
Quelques vues sur les martelières des Salins

Quelques vues sur les martelières des Salins

 

- La concentration en sel est une étape importante durant laquelle tout le savoir-faire du saunier est révélé. 

Au départ, l'eau de mer ne contient que 35 g de sel par litre en moyenne. Sous l'action du soleil et du vent, l'eau circulant dans le dédale du salin, entre les centaines de partènements et les canaux, atteint, lorsqu'elle arrive dans les tables salantes, le taux de 260 g de sel par litre nécessaire à la cristallisation.

Autant dire que saunier suit de près la météo ! 

 

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

En plein salin, une girouette indique d'où vient le vent...un élément du décor indispensable.

 

- La cristallisation dure d'avril à septembre :

C'est donc une étape qui suit de près la précédente... 

Dans la cinquantaine de tables salantes rectangulaires, l'épaisseur de l'eau saturée en sel est très faible, ce qui va faciliter la cristallisation du sel et l'évaporation de l'eau grâce au soleil et au vent. 

Cette eau résiduelle, saturée en sel, s'appelle la saumure.

Les bassins sont alors vidangés du peu d'eau qui reste. Apparaît alors une couche de 8 à 15 centimètres de sel qui recouvre le fond de la table salante et va sécher au soleil jusqu'à la récolte : c'est le "gâteau de sel". 

 

 

- Enfin c'est le temps de la récolte !

Elle débute en juillet et dure jusqu'à la mi-septembre, toujours avant les fortes pluies d'automne, ce qui garantit un sel de qualité. 

Le levage se fait grâce à des pelles mécaniques, actionnées par des tracteurs qui ressemblent aux grosses moissonneuses utilisées en riziculture : ce sont les fameux "récolteurs". Nous sommes dans une véritable entreprise agricole.

Le sel récolté contient plus de 97 % de chlorure de sodium (NaCl), notre sel alimentaire. 

 

Voilà un petit aperçu des machines utilisées sur le site. Certaines sont fabriquées uniquement pour leur usage sur les Salins.

 

La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation
La mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitationLa mécanisation de l'exploitation

La mécanisation de l'exploitation

 

Le sel à destination de l'alimentation est acheminé jusqu'à la gerbeuse qui le dépose en tournant autour de la zone de stockage, formant ainsi de grosses "dunes" de sel, les camelles, caractéristiques du paysage autour d'Aigues-Mortes, pouvant atteindre les 15 à 20 mètres de hauteur et qui, par leur forme, s'égouttent de leur eau résiduelle. 

Lors des premières pluies, la couche superficielle de sel de la camelle fond, puis se recristallise et sèche, formant ainsi naturellement une couche protectrice et durcie sur laquelle on peut marcher. 

Seul le sel à destination de l'industrie est rincé puis essoré. 

 

Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site
Les camelles sur le siteLes camelles sur le site

Les camelles sur le site

 

L'originalité du circuit en train est de prévoir un arrêt pour monter sur une des camelles. Elle nous permet d'avoir une vue particulièrement impressionnante sur les salins. Beaucoup de mes photos prises sur le site viennent de là. 

La camelle aménagée pour les visiteurs...

La camelle aménagée pour les visiteurs...

 

Le sel récolté au fond des tables salantes est en gros cristaux. Les cristaux se sont déposés naturellement au fond de la mince couche d'eau saturée en sel.

 

Mais sur le site, les sauniers récoltent aussi la fleur de sel (le "caviar du sel") qui se dépose à la surface de l'eau, lorsque certaines conditions météorologiques sont favorables (en particulier le vent et une certaine amplitude de températures entre le jour et la nuit).

Les cristaux de la fleur de sel sont plus petits et se récoltent exclusivement à la main encore aujourd'hui, avec une pelle réservée à cet usage. Puis les cristaux "cueillis" sont mis à égoutter sur des clayettes disposées au bord des tables salantes, durant une journée environ, afin de maintenir un taux d'humidité supérieur au gros sel. 

Selon les années, les sauniers récoltent de 400 à 700 tonnes de fleur de sel.

 

Vous pouvez visionner la vidéo ci-dessous, si vous désirez en savoir plus sur cette récolte effectuée avec des méthodes ancestrales.

 

 

Le sel des camelles, bien égoutté, est prélevé au fur et à mesure des besoins, tamisé puis stocké dans de gros sacs qui partiront vers la zone de conditionnement.  

Vue de l'espace de stockageVue de l'espace de stockage

Vue de l'espace de stockage

 

Il sera ensuite commercialisé sous deux marques.

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

Les deux marques que vous retrouverez partout en France et même dans le monde...

 

On peut donc dans les boutiques des Salins, comme dans celles de toute la France acquérir du gros sel, du sel fin, de la fleur de sel, nature ou agrémentée de piments, d'herbes de Provence, d'épices et même, pour les gourmands... des caramels à la fleur de sel qui eux seuls, ne sont pas fabriqués en Provence. 

Dans la boutique du siteDans la boutique du site
Dans la boutique du siteDans la boutique du site

Dans la boutique du site

 

Une petite halte (trop courte à mon goût) au musée des Salins nous a permis de visualiser l'évolution du travail de saunier au cours des siècles.

 

Ce sera l'objet de notre visite de vendredi...si vous le voulez bien. 

Cet article est programmé...

Merci pour votre fidélité. Profitez-bien de l'été ! 

 

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

Au revoir et à demain pour la suite de la visite

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24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

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21 juillet 2017 5 21 /07 /juillet /2017 05:56
L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

L'entrée de la chapelle sur la Place Saint-Louis

 

A côté de l'église Notre-Dame des Sablons, dont je vous ai parlé hier, la ville d'Aigues-Mortes conserve à l'intérieur de ses remparts, trois autres édifices religieux.

 

La Chapelle des Pénitents blancs et celle des Pénitents gris, que je n'ai pas visité bien qu'elles contiennent toutes deux des oeuvres incontournables et la Chapelle des Capucins, davantage connue des visiteurs car située sur la place centrale de la cité, la place Saint-Louis, dont je vous ai déjà parlé. 

 

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

Plan des églises à l'intérieur de la cité d'Aigues-Mortes (photo du net)

 

 

Lorsque nous avons pénétré dans cette chapelle, construite au XVIIe siècle entre 1634 et 1677, nous ne savions pas qu'elle servait aujourd'hui de lieu d'exposition culturelle. 

Au-dessus de la porte d'entrée, un vitrail représente Saint-Michel. 


 

Vitrail représentant Saint -Michel

Vitrail représentant Saint -Michel

 

En juin,  lorsque nous avons visité la cité d'Aigues-Mortes,  il y avait une exposition de deux artistes : les peintures de Aline Jansen et les sculptures en marbre, travaillés en taille directe, de Herrel. 

Une exposition se tenait dans les locaux

Une exposition se tenait dans les locaux

 

Voici quelques-unes des peintures d'Aline Jansen.

N'oubliez pas de cliquer sur les liens pour découvrir le site des artistes et sur une photo pour les faire défiler en grand format. 

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen
Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

Quelques-unes des peintures d'Aline Jansen

 

Voici quelques-unes des sculptures de Herrel...

Quelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel
Quelques-unes de sculptures de HerrelQuelques-unes de sculptures de Herrel

Quelques-unes de sculptures de Herrel

 

L'intérieur de la chapelle montre une jolie charpente, et, en plus de celui de l'entrée, on peut observer, jouant avec les rayons du soleil, deux autres vitraux anciens dont celui de Notre-Dame des Sablons, que vous avez pu observer ici ou là, sur certaines photos précédemment.

Les deux vitraux encadrent une porte vitrée donnant sur un jardin intérieur. 

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition
L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

L'intérieur de la chapelle devenue salle d'exposition

 

Enfin on trouve à l'intérieur, depuis peu, le tombeau des Porcelets...avec son blason taillé dans la pierre. 

Ce tombeau, dont la dalle en forme de toit pèse 1 tonne cinq et mesure, 2 m26 x 1 m15, avait été découvert en 1835, lors de fouilles entreprises pour détourner le Vidourle, dans un secteur d'Aigues-Mortes appelé "la terre des tombes"...

 

On appelle aussi ce tombeau le "sarcophage du croisé". La famille Porcelet, en effet, (ou Porcellets) était une famille noble originaire de la ville d'Arles. En l'an 1000, Bertrand de Porcelet participa à la première croisade.

Est-ce son tombeau ? Personne ne peut l'affirmer ! 

 

Le sarcophage avait été donné à la ville de Nîmes par la Compagnie des Salins du midi en 1910. Le sarcophage était donc conservé dans les réserves du musée Archéologique de Nîmes.

Sa mise en place dans la chapelle est tout à fait récent. En effet le tombeau a rejoint sa ville d'origine en 2015 seulement... 

 

Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets
Le tombeau des Porcelets

Le tombeau des Porcelets

 

Oublié le temps où cette chapelle servait d'entrepôt (à partir de 1791), puis de halle aux poissons, avant d'être utilisée comme marché couvert !

Voilà un lieu qui a bien changé...vous ne trouvez pas ?

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20 juillet 2017 4 20 /07 /juillet /2017 06:13
L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

L'église Notre-Dame des Sablons, porche d'entrée

 

L'église Notre-Dame des Sablons est située à Aigues-Mortes, une petite ville du Gard implantée au coeur de la Camargue dont je vous ai parlé hier.

 

C'est sans doute le monument le plus ancien de la ville car elle aurait été érigée au XIIIe siècle. Construite dans un style gothique primitif, à l'emplacement d'une chapelle dédiée à la vierge, elle a été fondée par Saint-Louis et constitue le dernier témoin de l'embarquement de Saint-Louis pour les croisades.

Son nom "Notre-Dame des Sablons" rappelle que la cité était auparavant entourée de marécages sablonneux et à même été envahie par les sables...

 

Aujourd'hui, après de nombreux remaniements au cours des siècles, son architecture extérieure est toute simple.

 

L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieurL'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

 

 

Elle n'a pas toujours servi uniquement d'édifice religieux. Après la révolution, elle a été utilisé comme temple, caserne ou entrepôt à grain ou à sel.

Ses chapelles latérales dateraient du XVe siècle.

 

 

Vue des chapelles latérales

Vue des chapelles latérales

 

Depuis 1804, l'édifice est redevenu une église, classée au titre des monuments historiques depuis 1949.

A l'intérieur, un autel gallo-romain, remarquablement conservé est classé depuis 1990. 

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

Autel gallo-romain classé ( photo wikipedia)

 

De 1964 à 1967, l'intérieur a été entièrement rénové et sauvé de la ruine par les paroissiens eux-mêmes, sous l'impulsion de l'abbé Fernand Carel. Le décor XIXe disparaît pour rendre l'église plus sobre. 

Vues de l'intérieurVues de l'intérieur
Vues de l'intérieur
Vues de l'intérieurVues de l'intérieur

Vues de l'intérieur

 

De nombreuses statues, dont celle de Saint-Louis, côtoient ainsi des oeuvres plus modernes...comme ce buste, réalisé par le sculpteur Subirachs.

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)
Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

Saint-Louis, statue ancienne et buste moderne (photo du buste wikipedia)

 

La charpente en bois est magnifique.

Des travaux de rénovation concernant la toiture, et la reprise des deux façades latérales débuteront en octobre 2017. L'orgue, abîmé par l'air marin, et les changements d'hygrométrie entre l'hiver et l'été, doit également être rénové bien que datant seulement de 1973. 

 

La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue
La charpente en bois et l'orgue

La charpente en bois et l'orgue

 

Mais la particularité de cette église, un des joyaux de la cité, ce sont ses vitraux.

 

Depuis les années 90, en effet, des vitraux modernes ont pris place dans ce lieu.

Ils ont été créés par Claude Viallat, un peintre nîmois  contemporain, artiste original fasciné par la transparence, la lumière et la couleur, et Bernard Dhonneur, maître verrier, concepteur des vitraux  de la Cathédrale de Saint-Cyr de Nevers.

Les 31 vitraux de l'église d'Aigues-Mortes sont tous réalisés en verre antique, soufflé à la bouche. Les verres sont colorés au moment de la fusion avec ajout d'une couche d'émail coloré sur un support blanc. Ils comprennent plusieurs couleurs dans l'épaisseur. Leurs formes sont obtenues par gravure à l'acide et le tout relié par des résines acoustiques. 

 

Leur signification religieuse et l'intention de l'artiste sont exprimés sur des panneaux pédagogiques à l'intérieur de l'édifice.

Le contraste créé, entre l'ancien et le moderne, est tout à fait remarquable.  

 

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité
Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

Trois des vitraux de l'église représentant la Trinité

 

Voilà notre petite visite de l'église Notre-Dame des Sablons d'Aigues-Mortes est terminée. 

Dès demain, je vous montrerai un autre édifice religieux de la ville transformé en salle d'exposition...enfin, si vous le voulez bien !

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19 juillet 2017 3 19 /07 /juillet /2017 06:00

 

En juin, avant de partir dans le Tarn, j'ai eu la chance de passer quelques jours aux Saintes-Maries de la mer, avec mes amies, comme je l'avais fait l'année dernière. 

Rassurez-vous, je ne vais pas vous faire visiter les lieux que nous avons déjà vu l'année dernière, seulement ce qui est nouveau...

Cette année, nous avons fait une belle balade à Aigues-Mortes, petite ville que je connaissais déjà, pour l'avoir visité plusieurs fois depuis mon enfance, mais où j'ai toujours l'impression de revenir pour la première fois...

 

Les remparts vus des Salins du Midi

Les remparts vus des Salins du Midi

 

Aigues-Mortes, "Aigas Mortas" en occitan, veut dire "eaux mortes". C'est une petite ville située dans le Gard qui appartient à la région Occitanie. Cependant, comme elle se situe au coeur d'un des plus beaux sites naturels de Provence, la Camargue, elle fait partie intégrante, pour moi, de ma région. D'autant plus qu'elle jouxte la commune des Saintes-Maries de la mer, et qu'elle est assez proche de la ville d'Arles. 

L'appellation "eaux mortes" rappelle que la ville était à l'origine un petit hameau de pêcheurs et de ramasseurs de sel, perdu au milieu des étangs et des marécages. Étangs, salines et plaines font en effet partie intégrante de ce qu'on appelle, la "Petite-Camargue", c'est-à-dire la partie située à l'Ouest du Petit Rhône.

Pour une fois je vous mets une carte...mais n'en prenez pas l'habitude pour autant !

 

 

 

La cité est située assez loin de la mer (6 km) mais lui est reliée par le Canal du Grau-du-Roi, où se trouvent les plages les plus proches.

Le canal du Rhône à Sète traverse la commune au nord.

 

Un peu d'histoire

 

L'histoire de la ville est marquée par celle des Croisades, des Templiers et des Guerres de religion.

Les remparts de la ville ont été construits par Saint-Louis ( Louis IX) qui souhaitait ainsi avoir un débouché en mer méditerranée, son frère ayant en sa possession le port de Marseille. Il construit un port sur l'étang de la Marette et rejoint la mer par des canaux, comme le canal vieille et le "Grau-Louis" où la station balnéaire de la Grande Motte s'est construite. 

C'est de là que Saint-Louis partira pour les croisades en 1248, puis en 1270.

Ces remparts, classés aux monuments historiques et longs de 1 600 m forment avec la tour de Constance, les quatre autres tours, et les dix portes, un ensemble particulièrement bien conservé et qui se voient de loin. 

 

Les remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelleLes remparts côté ville nouvelle
Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté ville nouvelle

Les remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins
Les remparts côté SalinsLes remparts côté Salins

Les remparts côté Salins

 

La Tour de Constance est le premier bâtiment construit par Saint-Louis à Aigues-Mortes. Elle a été baptisée du nom de sa grand tante.

Elle domine les remparts de la ville...

Construite pour défendre la ville, elle a servi de phare, de résidence au roi, puis lorsque la ville est engloutie par les sables et que le port devient inutilisable, elle devient prison royale. 

Les Camisards y séjournent aussi et la plus célèbre des prisonnières fût Marie Durand, emprisonnée parce qu'elle était soeur de pasteur. Elle restera prisonnière du lieu de 1730 à 1768, devenant la porte-parole de ses soeurs d'infortune...

 

La tour de Constance domine les remparts de la ville...
La tour de Constance domine les remparts de la ville...

La tour de Constance domine les remparts de la ville...

 

La chaleur était telle le jour de notre visite que nous ne sommes pas montées sur les remparts. J'y retournerai un jour uniquement pour la vue qui est extraordinaire d'en -haut quelle que soit la saison. Il vaut mieux éviter la balade les jours de grand mistral et de grosse chaleur.

Nous avons préféré flâner dans la vieille ville, puis nous rendre aux Salins du midi dont je vous parlerai très bientôt. Les terres inondées des Salins abritent une flore et une faune d'une grande richesse et le sel est, avec le tourisme, une des principales ressources économiques de la ville.

 

Entrons donc un instant dans Aigues-Mortes (à pied) par une des portes, par exemple la porte de la Gardette...

 

La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso
La porte de la Gardette...recto verso

La porte de la Gardette...recto verso

 

Nous pouvons admirer les remparts de plus près, côté intérieur...

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour ConstanceLes remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance
Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

Les remparts côté intérieur avec en position dominante, la tour Constance

 

La rue principale de la ville est assez commerçante et s'adresse plutôt aux touristes.

La rue principale touristique...
La rue principale touristique...La rue principale touristique...

La rue principale touristique...

 

Elle nous amène à la place centrale, appelée la Place Saint-Louis où se dresse la statue du roi, oeuvre du sculpteur Pradier, qui a été inaugurée en 1849. 

Au départ, la statue était entourée de grilles et les habitants, qui ne possédaient pas de fontaine intra-muros, allaient chercher l'eau à l'extérieur des remparts. 

Il faudra attendre 1896 pour que la fontaine, les quatre dauphins et les vasques trouvent naturellement leur place à cet endroit. 

 

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaineLa Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine
La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

La Place Saint-Louis, avec sa statue et sa fontaine

 

De nombreux restaurants à l'ombre, avec brumisateur si besoin, vous attendent.

Les menus sont alléchants et vous n'avez que l'embarras du choix ! 

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?
Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

Une petite salade de rougets, ça vous tente ?

 

Aux alentours de la ville, on peut encore observer les restes d'une glacière qui servait à conserver la glace, bien utile à la conservation des denrées alimentaires.

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

La glacière de forme arrondie se trouvant près des remparts

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Nous continuerons à visiter la ville très bientôt...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

Et encore une petite vue des remparts avant de nous quitter...

 

Si vous désirez retrouver, tous mes articles écrits l'an passé, il suffit de taper "Camargue" ou bien "Les-Saintes-Maries de la mer" dans le module de recherche, à partir de la page d'accueil du blog et les premiers articles sont les bons ! 

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12 juillet 2017 3 12 /07 /juillet /2017 05:47
Le café Plum

Le café Plum

 

Pour terminer notre balade tarnaise, je vous invite aujourd'hui _si vous le voulez bien_ à retourner à Lautrec, pour nous retrouver toutes et tous autour du pot de l'amitié.

Nous voilà bien installés à l'ombre d'un grand tilleul, et dans un lieu paisible et vivant à la fois.

C'est une ancienne cour d'école transformée en café, mais un café très particulier, le café Plum. 

Vous allez me dire, encore un coin pour les touristes ! Et bien vous vous trompez.

Nous y avons passé un délicieux instant, installées toutes les trois autour d'une table d'écolier, et au frais, tout en écoutant le groupe de musique, prévu pour le soir, répéter dans la salle de concert. 

 

Le café Plum est ouvert depuis 7 ans déjà et son programme est ambitieux, je le reconnais. Il est implanté dans un cadre chaleureux et insolite, décoré grâce à un esprit "récup" que j'aime beaucoup. Jugez plutôt ! 

 

Le cadre extérieur

Le cadre extérieur


 

Ce café particulier a été conçu pour favoriser la rencontre mais pas n'importe laquelle, celle du public quel qu'il soit, touristes ou autochtones, adultes ou jeunes, avec la création artistique : musique, théâtre, marionnettes, conte, rencontres avec des auteurs, poésie, débats citoyens, cycles de conférence...entre autres projets sont à partager là-bas. 

C'est grâce à un partenariat avec l'association "Ma Case" que le café peut proposer un programme annuel d'activités aussi riche.

C'est tentant, n'est-ce pas ?

 

Quelques objets volants...
Quelques objets volants...Quelques objets volants...
Quelques objets volants...

Quelques objets volants...

ou pas...

ou pas...

 

Une librairie, indépendante et riche de 3 500 ouvrages, qui a été réaménagée récemment, s'ouvre désormais directement dans le café : littérature jeunesse, bandes dessinées, cuisine, livres régionaux et du terroir, littérature générale française ou étrangère, en poche ou non, vous  y attendent.  

La librairie vous invite à lire sur place et propose des sélections régulières sur le site et dans les locaux.

La librairie côté jeunesse
La librairie côté jeunesse

La librairie côté jeunesse

 

Evidemment, si le café Plum s'appelle un café, c'est parce que, vous vous en doutez, il propose aussi des boissons et un service de restauration avec des produits frais et locaux. Par curiosité vous pouvez aller voir la liste des fournisseurs sur leur site. 

La salle de restauration et de concert à l'intérieurLa salle de restauration et de concert à l'intérieur
La salle de restauration et de concert à l'intérieur

La salle de restauration et de concert à l'intérieur

Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!
Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!
Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!

Quelques éléments de décoration de la salle...ça vous rappelle rien ?!

 

C'est d'ailleurs cet aspect commercial du lieu qui permet l'équilibre du système.

Comme cela est très bien expliqué sur leur site et dans les locaux, c'est grâce à la dynamique équipe du café, dont les membres sont regroupés en SCIC, et à l'association  "Ma Case" citée plus haut et chargée du projet artistique, que ce café particulier peut fonctionner en toute autonomie. 

Toutes les explications sont dans les locaux mais je ne vous dirai pas où j'ai fait cette photo :)

Toutes les explications sont dans les locaux mais je ne vous dirai pas où j'ai fait cette photo :)

 

Ce lieu, unique dans le sud de la France, fonctionne toute l'année du mercredi au dimanche.

Si vous voulez, vous pouvez aller consulter la page facebook de ce lieu chaleureux et convivial.

Vous trouverez sur cette page, les avis enthousiastes des habitués comme des gens de passage...

Y entrer, c'est succomber !

 

 

J'espère que cette dernière balade tarnaise vous a plu !

 

Je n'ai pas pris en photo le banc sur lequel nous avons terminé la journée, il a toute notre confiance pour savoir garder les secrets.

 

J'aurais pu vous montrer plein d'autres choses; que nous avons eu la chance de partager durant notre trop court séjour dans la jolie région de Nell. Ce séjour était placé sous le signe de l'amitié avec un grand A et cette rencontre, riche en émotion et en partage, nous a fait chaud au coeur.

Je n'en dirai pas plus ici...

 

Un grand MERCI de l'avoir partagé avec nous !

 

Retour à Lautrec : Il était une fois dans l'Ouest (5) / Balade dans le Tarn

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10 juillet 2017 1 10 /07 /juillet /2017 05:47
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval de la ville

 

Revenons un instant à Graulhet, pour poursuivre la visite que nous avons commencé en nous promenant au bord du DadouComme beaucoup de petites villes et villages du Tarn, le patrimoine de la ville est d'une grande richesse. 

C'est, bien sûr, sur le blog de Nell, notre formidable guide local, qu'il vous faudra aller, si vous voulez en savoir plus !

Et puis, vous vous en doutez,  je n'ai pas fait beaucoup de photos car nous avons passé plus de temps à papoter qu'à appuyer sur le déclencheur mais ça je vous l'ai déjà dit.

 

Le clou de la visite est, bien sûr, le vieux quartier médiéval et en particulier le quartier de Pan(n)essac, dont la rue principale nous invite à la balade, bien qu'elle soit assez sombre et étroite. 

On y voit des maisons qui ont traversé les siècles et qui, bien que remaniées pour la plupart, ont gardé leur caractère authentique : les menuiseries d'époque et les maisons à encorbellement et pans de bois.

L'esprit du quartier a été bien conservé et de nombreuses maisons ont été restaurées dans les règles de l'art. 

C'était un quartier très vivant, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui car beaucoup d'habitations sont vides. Mais c'est un quartier qui a une âme.

 

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval
La rue Pan(n)essac dans le quartier médiévalLa rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

La rue Pan(n)essac dans le quartier médiéval

 

Vous pouvez comparer les lieux actuels avec ces quelques photos anciennes que j'ai découvert sur le site graulhétois ICI . Je les ai emprunté sans autorisation, mais je trouvais la comparaison intéressante. Pas vous ? 

Photos anciennes de la rue Panessac
Photos anciennes de la rue Panessac

Photos anciennes de la rue Panessac

 

Puis, pas très loin, se trouve l'hôtellerie du Lion d'Or.

C'est une des plus vieilles bâtisses du sud de la France. Elle est classée à l'inventaire des Monuments historiques et elle se visite mais encore une fois, Nell vous en dira plus ! 

Elle aurait été construite au début du XVIe siècle. Les chambres se trouvaient à l'étage et en regardant bien, je crois que la maison est toujours habitée... Non ? Vous voyez ce que je vois ?!

 

 

L'hôtellerie du Lion d'or
L'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'orL'hôtellerie du Lion d'or

L'hôtellerie du Lion d'or

 

De l'autre côté de la place, se trouve l'église Notre-Dame d'amour dans laquelle nous avons pu entrer, mais les photos étaient interdites ! Et le gardien veillait... fier de pouvoir faire preuve d'autorité devant trois "touristes" pas si inoffensives que ça, car munies d'engins_avec flashes_susceptibles de détruire le patrimoine dont il devait se porter garant...

Du coup, j'ai même oublié de la photographier de l'extérieur, alors qu'il me suffisait de traverser la place, pour le faire ! 

 

Au fil de la balade, nous avons pu voir d'autres jolies maisons anciennes, ou plus récentes : un joyeux  méli mélo de style et d'époque différents...à découvrir.

 

Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...
Des maisons anciennes ou pas...Des maisons anciennes ou pas...

Des maisons anciennes ou pas...

 

Enfin, en retournant vers notre parking, nous n'avons pas pu rater, un bâtiment beaucoup plus récent, celui de la Caisse d'Epargne.

Il a été inauguré en 1903 et en ce temps là, Graulhet était une ville riche...et cela se voit ! 

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900
Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

Le bâtiment de la Caisse d'épargne daté de 1900

 

Et maintenant, c'est l'interro écrite : voici quelques détails pour stimuler un peu votre curiosité...retrouverez-vous à quelle maison, rue ou quartier, ils appartiennent ? Je ne les ai pas forcément montré sur mes photos...ce serait trop facile ! 

 

 

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !
Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser ! Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

Quelques détails à retrouver...juste pour s'amuser !

 

J'espère que la visite vous a plu...

Je vous invite à la compléter sur le blog de Nell, qui est un guide tout à fait exceptionnel, et qui connaît bien mieux la région et son histoire que moi !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !
La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer ! La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

La petite ville de Graulhet, un rendez-vous à ne pas manquer !

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7 juillet 2017 5 07 /07 /juillet /2017 05:27
Lautrec vu du moulin

Lautrec vu du moulin

 

Etant donné que Nell vous a déjà fait visiter Lautrec, considéré comme un des plus beaux villages de Franceje ne vais faire qu'une visite rapide de ce joli petit village et plutôt la tête dans les nuages... car nous allons le visiter, le nez en l'air ! 

Attention toutefois de ne pas tomber dans les ruelles caladées en pente, en nous suivant, d'autant plus qu'en bavardant, comme nous l'avons fait, cela pourrait bien vous arriver. 

 

Etes-vous prêts à nous suivre dans Lautrec ?

 

Si vous êtes passionnés par l'Histoire, puisque vous n'avez pas la chance d'avoir Nell comme guide, il vous suffira de lire la publication ci-dessous. Pour la voir en grand, cliquez sur le rectangle qui apparaît au milieu lorsque vous passez votre souris sur l'image. 

 

 

Pour ceux qui n'ont pas eu le temps de lire cet historique, je vous donne quelques courts indices sur le village...

Le village de Lautrec a été habité par les Celtes, mais a connu sa période de gloire durant le Moyen Âge, d'où les nombreux vestiges médiévaux qui attirent les touristes. A l'époque, la cité servait de refuge à tous les habitants de la région grâce à ses fortifications et à son château. 

Elle est le berceau historique de la famille de Henri de Toulouse-Lautrec. Je rappelle que le célèbre artiste peintre, né à Albi en 1864, est mort en 1901 est le descendant d'une très vieille famille, originaire de la région.

L'ail rose de Lautrec, devenu lui-aussi célèbre, mais pour des raisons différentes, est apparu dans la région au Moyen Âge. Un marchand ambulant, par manque d'argent, donna, pour régler sa note, quelques-unes de ces jolies gousses roses, à un aubergiste du coin. Celui-ci aurait eu l'idée de les planter... Hélas, je ne vous dirai pas si l'histoire est vrai ou s'il s'agit d'une simple légende, car il n'est plus de ce monde pour en témoigner !

 

Mais revenons à notre visite...

Elle commence forcément par un retour au XIIIe siècle, puisque nos pas nous amènent, juste à côté du parking, vers la porte de la Caussade que nous franchissons pour admirer, le nez en l'air, ce qui reste des remparts et d'une très vieille maison construite en pisé...

La ruelle débouche sur un théâtre d'été en bordure duquel on peut apercevoir les anciens silos à grains enterrés. 

Du haut des remparts, un étrange cavalier protège l'entrée de la ville...

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour la voir en grand et les faire toutes défiler...

 

La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !La porte de la Caussade... le nez en l'air !
La porte de la Caussade... le nez en l'air !

La porte de la Caussade... le nez en l'air !

 

Ensuite, nous grimpons vers le haut du village par la rue de la Caussade et nous découvrons peu après les halles datant du XVIIe, et plusieurs maisons anciennes à colombage dont certaines datent du XVIe siècle. 

Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec
Les vieilles maisons à colombage de LautrecLes vieilles maisons à colombage de Lautrec

Les vieilles maisons à colombage de Lautrec

 

La collégiale Saint-Rémy, classée aux Monuments historiques depuis 1999, a été édifiée à la fin du XIVe siècle...

La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale
La collégiale La collégiale

La collégiale

 

Il nous faut grimper encore pour atteindre le moulin à vent. Il a été construit sur son promontoire en 1688, puis totalement rénové en 1990. Vous pouvez visiter l'intérieur sur le blog de Nell, puis vous mettre au frais en vous baladant sur le sentier botanique. 

En poursuivant le chemin, on peut même monter encore jusqu'au Calvaire de la Salette et profiter de la vue sur toute la région : la vallée de l'Agoût, la Montagne Noire et même les Pyrénées se voient de là...

Le moulin
Le moulin
Le moulin

Le moulin

 

Parmi toutes les boutiques de la ville, ne pas manquer celles qui vous proposent des vêtements teintés au pastel ainsi que l'atelier du sabotier. Nell vous montre tout cela...

Si vous marchez le nez en l'air, vous découvrirez une foule de détails insolites, enseignes, noms de rues.

Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...
Les enseignes, noms de rues et autres détails...Les enseignes, noms de rues et autres détails...

Les enseignes, noms de rues et autres détails...

 

Enfin, vous serez frappés en vous promenant de voir un petit bouquet de blé suspendu à toutes les portes des maisons...

La coutume veut qu'il soit accroché là, dès la Saint-Jean, date du solstice d'été, mais aussi date à laquelle les épis sont bien formés. Cette tradition de placer 7 épis de blés sur la cheminée ou bien accroché à la porte de la maison, descendrait tout droit des Celtes...

Le blé est symbole de prospérité, d'abondance et donc de bonheur. Ce bouquet est donc censé porter chance aux habitants ou au nouveau-né...

Mais attention ! Il faut le cueillir lors du solstice d'été et là, pour cette année, c'est raté...mais il est possible de se rattraper et de le cueillir le 7ème jour du 7ème mois de l'année et (si possible) à la 7ème heure, donc... aujourd'hui !

Me croirez-vous si je vous dis que je ne l'ai pas fait exprès et que j'ai découvert cette information alors que j'avais déjà décidé de programmer cet article à cette date... 

 

 

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

7 épis de blés réunis en bouquet : le porte-bonheur de Lautrec

 

Voilà notre petite visite du village de  Lautrec est terminée.

Mais avant de partir, je ne peux faire autrement que de vous montrer une photo du joli lavoir, dont Nell vous parlera plus longuement sur son blog...

Complètement enseveli par la boue au cours des ans, ce lavoir-source a été récemment entièrement réhabilité, dans le cadre d'un chantier de jeunesse. L'eau jaillit du puits pour alimenter le lavoir.

On accède au lavoir par une voie romaine pavée de laquelle, en levant le nez, on a une vue imprenable sur la porte de la Caussade par laquelle nous sommes entrées dans le village.

Allez, on y retourne ?!


 

Le lavoir et la voie romaine
Le lavoir et la voie romaineLe lavoir et la voie romaine

Le lavoir et la voie romaine

 

Bonne idée...mais je vous propose de refaire la visite en suivant d'autres photos de Lautrec, sur le joli blog de Nell. 

Rendez-vous ici lundi prochain pour la suite de notre périple dans le Tarn, enfin... si vous le voulez bien !

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5 juillet 2017 3 05 /07 /juillet /2017 05:54
Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

Une partie de la ville en arrière du vieux Pont médiéval sur le Dadou

 

Ah le Dadou ! Depuis le temps que j'en entends parler...il fallait bien que je commence à vous raconter notre visite tarnaise par là.

C'est LA rivière incontournable du Tarn. Ben oui, vous ne me croyez pas !

Regardez plutôt...

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet
Le Dadou qui traverse la ville de GraulhetLe Dadou qui traverse la ville de Graulhet

Le Dadou qui traverse la ville de Graulhet

 

Nous sommes donc allées visiter la jolie petite ville de Graulhet qui est traversée par le Dadou. Je vous reparlerai de la ville, elle-même, plus tard. 

Attention dans le Tarn, le "l" suivi de la lettre "h" se prononce comme le "ill"...

 

Vous savez déjà que cette petite ville charmante, que Nell nous a fait visiter maintes fois, possédait de nombreuses mégisseries et quelques tanneries. On la surnommait la "capitale de la basane", la basane étant la peau de mouton douce et souple qu'on utilisait souvent en doublure pour les chaussures. Cette petite ville était considérée comme  la capitale mondiale du cuir, rien que ça ! 

Et vous savez bien que l'eau était indispensable à la préparation des peaux, d'où l'importance du Dadou dans cette histoire.

 

Pour ceux qui l'ont oublié, la mégisserie ne traite que les peaux de chèvres et de moutons (et donc aussi de chevreaux et d'agneaux, hélas !). C'est ce qui la différencie de la tannerie qui, elle, traite toutes les peaux sans distinction.

D'où le nom de mégissier, attribué a celui qui travaille toutes ces peaux.

Pour Yann qui veut toujours tout savoir sur l'origine des mots, ce terme vient du mot "mégis", qui provient de "mégier", venant du mot latin "mege" provenant lui-même de "medicare" donc "médecin". Bizarre n'est-ce-pas ! Le verbe "mégier" indique donc les soins apportés aux peaux...

 

Les mégisseries dépendaient toujours d'ateliers de délainage, qui séparaient la laine de la peau avec minutie, donc sans l'abîmer. Je ne vous dirai donc pas lesquelles de ces "usines" situées au bord du Dadou étaient mégisseries, ou ateliers de délainage...

Celles qui présentent des sortes de claies dont j'ai oublié le nom (mais Nell le sait !) qui servaient à faire sécher les peaux, sont des mégisseries. 

 

Je vous laisse admirer ce qui reste de ce quartier...enfin d'une partie seulement, car on recense pas moins d'une centaine de friches industrielles dans la ville et je ne suis pas allée toutes les photographier...vous vous en doutez !

 

Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet
Le quartier des mégisseries de GraulhetLe quartier des mégisseries de Graulhet

Le quartier des mégisseries de Graulhet

 

Pour se rendre sur les lieux, nous avons parcouru les bords du Dadou et traversé le Pont Vieux, classé monument historique depuis 1937. 

Je n'ai pas fait de photos de ce pont, vu du Pont neuf, car Nell nous le montre sur son blog. 

Il a été construit en 1244 pour relier la ville aux mégisseries, toutes situées sur l'autre rive. Au départ, il comportait trois arches. Des travaux au XVIIIe siècle l'ont modifié puisqu'il a été rehaussé et qu'une des arches a été supprimée. 

Sur la première photo, par derrière, on aperçoit très bien l'arche du Pont neuf, construit juste à côté. 

 

Le  Pont Vieux, un pont médiéval...
Le  Pont Vieux, un pont médiéval...Le  Pont Vieux, un pont médiéval...

Le Pont Vieux, un pont médiéval...

 

Au coeur de ces friches industrielles, un joli petit jardin a été aménagé au bord du Dadou à l'emplacement d'un ancien bâtiment. Il nous attendait toutes les trois pour une "pause papotage" bien méritée...

Comment qu'est-ce que j'entends... "vous auriez préféré que je vous montre davantage de photos !". Non mais j'y crois pas moi !

C'est vrai que j'aurais pu photographier les lavandes, les figuiers, les cognassiers, et autre plantations effectuées pour agrémenter le lieu, mais bon j'avais autre chose à faire...

 

Sur la première photo, on le voit bien ce jardin, même de loin. Il est implanté sur les berges derrière la mégisserie. 

 

Un aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou
Un aperçu du jardin au bord du DadouUn aperçu du jardin au bord du Dadou

Un aperçu du jardin au bord du Dadou

 

De ce jardin, le promeneur bénéficie d'un point de vue remarquable sur la ville : l'église toute proche, devenue mosquée depuis 1981 ; les deux tours de l'église Notre-Dame du Val d'amour, située au centre ville dans le quartier médiéval, tout proche, dont je vous reparlerai dans quelques jours et quelques autres maisons...sans parler bien sûr des mégisseries dont je vous ai déjà mis les photos plus haut. 

La ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin
La ville vue à partir du jardinLa ville vue à partir du jardin

La ville vue à partir du jardin

 

Voilà, notre première visite de Graulhet, est terminée pour aujourd'hui...(n'oubliez pas de prononcer "Grauillet" !).

J'espère que la balade vous a plu et je vous donne rendez-vous vendredi pour une autre visite de la région, celle de la jolie ville médiévale de Lautrec. 

En attendant, nous parlerons un peu de lecture...

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3 juillet 2017 1 03 /07 /juillet /2017 06:13
Vue générale de l'église de Saint-Affrique et du vieux pont médiéval sous le mauvais temps...

Vue générale de l'église de Saint-Affrique et du vieux pont médiéval sous le mauvais temps...

 

Nous voilà donc parties en voyage... et comme les pigeons voyageurs, nous avons fait une halte en chemin pour nous reposer et nous restaurer.

Nous nous sommes donc arrêtées à Saint-Affrique (en occitan rouergat Sant Africa), une petite ville qui se situe à environ trente kilomètres de Millau.  C'est une petite ville du sud du Massif Central qui fait partie du département de l'Aveyron et comme le Tarn, de la région Occitanie. 

Elle tire son nom de l'évêque du Comminges au VIe siècle, Affricanus. Vers 470, celui-ci, persécuté par les Wisigoths, se serait réfugié dans la "Vicaria Curiensis" qui prendra ensuite le nom de Saint-Affrique.

La commune fait partie du Parc National des Grands Causses, une région superbe et verdoyante que nous avons traversé avec grand plaisir.

Je vais juste vous montrer quelques éléments de cette ville que nous avons pu observer, lors de notre brève pause méridienne. 

 

D'abord son imposante église gothique : Notre-Dame de Saint-Affrique...

Elle se voit de loin et de n'importe quel parking de la ville. C'est une église paroissiale datant du XIXe siècle, édifiée de 1894 à 1905. Nous n'avons pas eu le temps de visiter l'intérieur, mais ce sera pour une prochaine visite. Elle contient une vierge en bois doré du XVe qui doit valoir le détour.

De l'extérieur, elle est impressionnante car elle montre à tous, et comme je vous l'ai dit, de loin, sa flèche qui culmine à 71 mètres.

 

 

 

L'église Notre-Dame de Saint-Affrique

L'église Notre-Dame de Saint-Affrique

 

Son architecture extérieure regorge de multiples détails et de nombreuses sculptures ornent ses façades...

N'oubliez pas de faire défiler le diaporama en cliquant sur les flèches, pour profiter de toutes les photos ! 

L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...
L'église vue de l'extérieur...

L'église vue de l'extérieur...

 

Le vieux pont médiéval est classé monument historique depuis 1886. Il aurait été bâti vers 1270. Ses dimensions sont exceptionnelles. L'arche principale de 21m50 repose sur des piles de 3m40 de largeur. C'est l'un des plus beaux ponts médiévaux de France. 

 

Malgré les dégâts occasionnées par les crues au cours des siècles, le vieux pont n'a jamais été détruit, ce qui est miraculeux car de nombreuses traces écrites montrent que cela a été envisagé au cours des temps, plusieurs fois !

Ce pont a été pendant des siècles, l'unique moyen de traverser la Sorgues. 

 

Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval
Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval
Le vieux pont médiévalLe vieux pont médiéval

Le vieux pont médiéval

 

Il y a en tout cinq ponts qui permettent de traverser la Sorgues. 

On surnomme d'ailleurs Saint-Affrique la ville aux "cinq ponts et aux sept collines". 

Un des ponts de la ville (je ne sais pas son nom !)

Un des ponts de la ville (je ne sais pas son nom !)

 

Quelques vielles maisons bordent la rivière...

Des maisons au bord de la Sorgues
Des maisons au bord de la Sorgues

Des maisons au bord de la Sorgues

 

Derrière l'église, nous avons découvert sur une placette, ce joli puits et son mécanisme pour remonter l'eau.

Cette placette a été aménagée récemment, vers l'an 2000, sur l'emplacement de trois maisons et d'un ancien hôtel dont le délabrement menaçait la sécurité des habitants. C'est en détruisant la dernière maison, qu'un puits a été découvert. Il a été entièrement réaménagé par les services techniques de la ville.

N'oubliez pas de cliquer sur une photo pour l'agrandir...

Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert
Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert
Le puits de la place du cheval vertLe puits de la place du cheval vert

Le puits de la place du cheval vert

 

J'aurais pu aussi photographier la fontaine des Béliers, située juste à côté sur la place de l'Hôtel de ville, mais il pleuvait fort lorsque nous l'avons traversé, alors je l'ai cherché sur le net !  

 

La fontaine des Béliers, place de l'Hôtel de ville de Saint-Affrique

 

D'autres endroits sont incontournables... comme le kiosque à musique, situé dans le jardin public, ou bien le "pressoir en pierre de Savignac de type en écusson", classé monument historique depuis 1980, ou encore les nombreux dolmens de la région...à visiter aux alentours. 

Si vous partez un jour en vacances dans l'Aveyron, vous savez ce qui vous reste à faire ! 

 

Et pour vous restaurer si vous passez par là, nous vous conseillons le petit restaurant "Terres du Sud" où Rose et Fabrice vous accueillent au 12, rue Gambetta, à deux pas de l'Hôtel de ville. Produits frais, menus faits maison, salades ou tajines savoureux et ambiance familiale et chaleureuse. 

Enfin, nous, on a beaucoup aimé puisque, après l'avoir découvert à l'aller, on s'y est arrêté à nouveau au retour ! 

A bientôt pour la suite de notre périple...

 

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2 juillet 2017 7 02 /07 /juillet /2017 06:19

 

Comme un pigeon voyageur qui ne sait voler que dans une unique direction, son pigeonnier, j'ai navigué grâce au soleil, pas du tout perturbée par les intempéries et en allant toujours tout droit... tout droit... encore tout droit, comme on m'avait dit de le faire.

Donc, en traçant une belle ligne horizontale de la Provence vers l'Ouest, je suis arrivée dans le Tarn comme certains d'entre vous l'ont deviné...et non pas en Bretagne ! 

Il faut dire que Cathyrose avait vendu la mèche dans les commentaires...mais je lui pardonne, car elle languit d'être en vacances : vous comprendrez bientôt pourquoi je vous dis ça ! 

 

Voilà le pigeonnier...

Voilà le pigeonnier...

 

Comme l'ancêtre des pigeons voyageurs, qui était un pigeon migrateur, et ne savait migrer qu'en bande, je n'étais pas seule car je me suis arrêtée en chemin pour emmener avec moi un autre pigeon voyageur. 

J'entends les curieux se demander "qui c'est ?" Et bien ce n'est pas à moi de vous le dire...un point c'est tout, c'est à vous de le deviner ! Enfin, vous vous rappelez quand même avec qui j'avais visité la ville de Sommières en mars dernier. Non ?

Bon, alors je vais être sympa juste aujourd'hui, et vous rafraîchir la mémoire. J'y avais retrouvé Mimi et Maryse

 

Nous avons donc mis en route notre système GPS (enfin le mien est muet, il n'est pas comme moi, ce qui n'est pas très commode quand on est seul au volant !)... et, comme les pigeons le font quand ils suivent les routes chauffées par la chaleur de l'été [source wikipedia], nous avons profité des légers courants ascendants dus au bitume chauffé par le soleil (euh là, c'est pas tout à fait ça, parce qu'en fait le bitume, il était un tantinet mouillé et donc pas trop chauffé mais bon...), pour suivre la nôtre_de route je parle...il faut suivre !

 

Orage et soleil

Orage et soleil

 

Et, comme vous l'avez deviné, nous sommes allées embrasser longuement Nell.

Elle nous a fait visiter quelques jolis endroits de sa région tarnaise que je vous montrerai les  jours prochains. 

L'émotion était au rendez-vous et notre coeur, à toutes les trois, a battu à l'unisson mais je vous le jure, et elles vous le confirmeront, nous avons aussi beaucoup pensé à vous, amis de la blogosphère encore virtuels, et aussi beaucoup parlé de vous...

En bien... si si, je vous l'assure ! 

Nous avons eu une pensée particulière pour Maryse qui n'a pas pu nous accompagner cette fois-ci, mais ce n'est que partie remise.

 

Quelle joie quand le virtuel devient réalité, quand on se rend compte que les personnes avec qui on communique depuis longtemps, nous les avions imaginé telles qu'elles sont !

 

Je sais que certain(e)s d'entre vous ont été déçu(e)s car ils ont pensé tout de suite,  habitant dans le Grand Ouest, que nous venions jusque chez eux.

C'est vrai que nous n'étions pas tout à fait à l'Ouest, heureusement d'ailleurs je vous ferais remarquer, sinon, si nous avions été "à l'ouest", nous n'aurions jamais pu en roulant toujours tout droit rentrer chez nous. 

 

Et voilà, où nous avons pu poser nos pattes bien endolories...

"Allez ! zou" comme dirait Nell, place aux photos du domaine où nous avons trouvé nos chambres d'hôtes...un accueil chaleureux avec des hôtes adorables, du calme, car un domaine situé en pleine campagne au milieu des champs de tournesol, des petits déjeuners savoureux et, pleins de conseils pour visiter le coin, trouver un bon restaurant, bref découvrir cette jolie région, située en plein coeur du triangle d'or tarnais...

 

Le cadre bucoliqueLe cadre bucolique
Le cadre bucoliqueLe cadre bucolique

Le cadre bucolique

 

La bâtisse est une ancienne ferme datant du XIXe siècle, construite entièrement en pierre de taille. Les chambres se trouvent dans l'ancien corps de ferme, retapé uniquement avec des matériaux traditionnels, bois et pierre et joliment décoré. 

La bâtisse
La bâtisse

La bâtisse

 

Un seul bémol : la météo car les nombreux orages ne nous ont pas permis de profiter de la jolie piscine, ni du jardin fleuri et si agréable, mais ce n'était pas le but de notre visite. Ce sera sans doute pour une prochaine fois...

 

Vues du jardin
Vues du jardinVues du jardin

Vues du jardin

 

Car vous le savez bien, les pigeons finissent toujours par retourner dans leur joli pigeonnier ! 

 

Les champs de tournesol alentour
Les champs de tournesol alentour

Les champs de tournesol alentour

 

Voilà pour ce début de balade tarnaise...

Ne comptez tout de même pas sur moi, pour vous mettre des photos de cette rencontre exceptionnelle. Vous savez déjà que ce n'est pas mon style.

Dans les jours prochains, je vous ferai visiter quelques-uns des lieux que nous avons eu le temps de voir ensemble, enfin... si vous le voulez bien.

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24 juin 2017 6 24 /06 /juin /2017 05:50
L'étang situé à côté du parking

L'étang situé à côté du parking

 

Aujourd'hui nous allons nous mettre un peu plus au frais car nous retournons en Haute-Loire...

 

Le Vernet est un petit village de Haute-Loire, un peu perdu dans les hauteurs puisque situé à 1100 mètres d'altitude, ce qui explique qu'au dernier recensement il ne comptait que 27 habitants. Il n'est pourtant situé quà environ 12 km du Puy-en-Velay. Mais là-bas en hiver, parcourir ces kilomètres peut s'avérer être le parcours du combattant...

Le Vernet est la plus petite commune de la Communauté d'agglomération du Puy-en-Velay ce qui ne décourage pas du tout le maire du village. Et il a bien raison car sa commune accueille de nombreux visiteurs aussi bien en été qu'en hiver. 

 

C'est en effet un petit village bien connu des camping-caristes amoureux de la nature, car au centre du bourg, à côté du plan d'eau, une superbe aire accueille les camping-cars. 

Je vous ai déjà montré l'étang et les alentours du Vernet en hiver.

Le voici au printemps...

 

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau. L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.
L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

L'aire de camping-car située juste à côté du plan d'eau.

 

A côté de l'étang, un grand parking, bordé d'un grand espace vert, accueille les visiteurs.

En toute saison, les habitants des alentours sont nombreux à venir pique-niquer à l'ombre sur les tables prévues à cet effet, d'autant plus qu'à proximité, se trouvent des jeux pour enfants, un court de tennis et  un parcours sportif et de santé de qualité dont je vous reparlerai bientôt. 

En hiver, le village offre plusieurs pistes de ski nordique et, dès la fonte des neiges, il est plaisant de parcourir à pied ces pistes devenues circuits de randonnée. 

Le bourg est paisible mais très agréable, avec de jolies maisons en basalte, certaines récemment rénovées, de jolies fontaines, un four à pain et une église typique du Velay. 

 

Aujourd'hui je vous propose de faire une courte visite du village et de nous promener tout simplement dans ses ruelles.

S'il fait chaud vous trouverez de l'eau potable à la fontaine, qui bien sûr sert aussi d'abreuvoir, mais aussi sur l'aire réservée aux camping-cars. 

 

La fontaine située à côté du parkingLa fontaine située à côté du parking
La fontaine située à côté du parking

La fontaine située à côté du parking

 

Puis vous pourrez admirer les jolies maisons, en vous promenant dans les rues... 

Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées
Les maisons toutes ferméesLes maisons toutes fermées

Les maisons toutes fermées

 

Ensuite, vos pas vous mèneront très vite à la périphérie du village...il est si petit qu'on en a vite fait le tour !

A la périphérie du village.
A la périphérie du village.

A la périphérie du village.

 

Au passage, vous pourrez admirer quelques détails sur les façades des maisons ici ou là...

Nos ancêtres savaient travailler la pierre à l'époque. 

Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades
Quelques détails sur les façadesQuelques détails sur les façades

Quelques détails sur les façades

 

Ou bien poster une lettre...

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

Je ne crois pas qu'elle soit encore fonctionnelle !

 

Ou vous rafraîchir à une autre fontaine-abreuvoir...

Une autre fontaine-abreuvoirUne autre fontaine-abreuvoir
Une autre fontaine-abreuvoir

Une autre fontaine-abreuvoir

 

J'ai cherché le lavoir pour faire plaisir à Cathyrose et à Nell, mais je ne l'ai pas trouvé, et comme il n'y avait personne dans les rues, je n'ai pas pu demander mais promis je le ferai lors d'une prochaine visite...

Si vous êtes d'accord, je vous montrerai bientôt l'église Saint-Roch, le four à pain et nous ferons ensemble un petit tour sur le parcours sportif ! 

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23 juin 2017 5 23 /06 /juin /2017 06:10
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix
Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paixLe lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

Le lac de Peyrolles un jour calme...un havre de paix

 

Pour terminer la série sur le Lac de Peyrolles, commencée samedi dernier, je vais vous parler aujourd'hui des activités nautiques et sportives qui s'y déroulent ainsi que des jeux pour enfants et autres structures aménagées pour les loisirs...

 

Certaines activités sont des manifestations sportives de haut niveau, bien connues de tous les sportifs comme l'IRONMAN 70.3 dont la 7ème édition s'est déroulée à Aix-en-Provence en mai dernier.

J'ai appris en faisant des recherches sur cette manifestation, que l'appellation 70.3 venait de la distance totale en miles que les sportifs ont à parcourir : 1.9 km de natation dans les eaux du lac de Peyrolles, 90 km de vélo (de Peyrolles à Aix-en-Provence en faisant un joli détour car les deux lieux ne sont séparés que de 20 km). Puis les athlètes ont à traverser les ruelles de la ville pour effectuer le semi-marathon_21.1 kilomètres de course_ à pied en trois boucles.

D'autres activités sont plus "modestes" mais néanmoins suivies par de nombreuses personnes comme le Mud Day qui s'est déroulé pour la troisième année consécutive à Peyrolles en avril dernier en partie au bord du lac. Il y a eu près de 7000 participants ! 

Se déroule aussi sur le lac de Peyrolles,  le championnat de France de VA'A. Je n'avais jamais entendu parler de ce sport : il s'agit de pirogue polynésienne.

 

Vous voilà prévenus...il y a des jours où faire le tour du lac, c'est profiter d'un havre de paix, d'autres pas !

 

En attendant le jour où nous serons fin prêts pour ce type d'épreuves_je plaisante vous l'avez compris _ je vais donc vous faire faire un petit tour sportif du lac...

En prenant le chemin qui fait le tour du lac, on croise d'abord le club aviron qui permet de s'entraîner en mode loisir ou compétition. 

 

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...
Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

Des avirons ? plutôt des kayaks je pense...

 

Depuis peu, un téléski nautique a été mis en fonctionnement. Les pros l'appellent un "cable-park" si j'ai bien compris !


 

Le lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautiqueLe lieu de départ du téléski nautique
Le lieu de départ du téléski nautique

Le lieu de départ du téléski nautique

 

Des gens s'entraînent régulièrement et c'est un vrai régal de les regarder faire, réussir quelques figures ou...tomber à l'eau toujours avec le sourire ! 

Pour voir le spectacle, pensez à cliquer sur les flèches du diaporama...

L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...
L'entrainement...

L'entrainement...

 

Vous pouvez aussi faire le tour du lac en vous promenant ou profiter du parcours sportif...

Le parcours sportif
Le parcours sportifLe parcours sportif

Le parcours sportif

 

Les petits trouveront en chemin d'autres raisons d'explorer, comme ces tuyaux neufs, qui ne seront certainement plus là la prochaine fois, mais qui ont fait la joie de mon pitchounet, après une première minute d'appréhension...

Le Lac de Peyrolles (4) : les activités nautiques et les jeux / Balade en Provence

 

La baignade est interdite autour du lac mais il y a une plage surveillée en juillet-août, très ombragée pour ceux qui ne veulent pas prendre le soleil.

Une pataugeoire a été aménagée pour les moins de six ans. 

La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...
La plage et la pataugeoire...La plage et la pataugeoire...

La plage et la pataugeoire...

 

Derrière la plage, vous trouverez quelques panneaux pédagogiques qui expliquent la création du lac artificiel, la faune et la flore...tout ça pour ne pas bronzer idiot. 

Trois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifsTrois des nombreux panneaux explicatifs

Trois des nombreux panneaux explicatifs

 

Il y a aussi pour les grands, un terrain de pétanque, des tables de ping-pong, terrain de beach-volley,  de beach soccer...enfin pour ceux qui aiment ces activités et le monde ! 

Une aire de jeux attend les enfants en toute saison : jeux d'eau en été, toboggans, bateau de pirate...

Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...
Quelques jeux pour les enfants...Quelques jeux pour les enfants...

Quelques jeux pour les enfants...

 

C'est bientôt les vacances ! 

Vive la liberté !

Vive la liberté !

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22 juin 2017 4 22 /06 /juin /2017 05:57

 

A une vingtaine de minutes de la ville d'Aix-en-Provence, au bord du Lac de Peyrolles dont je vous ai déjà montré l'environnement, existe un petit paradis sur la presqu'île de Real Plantain.

La presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain
La presqu'île de Real PlantainLa presqu'île de Real Plantain

La presqu'île de Real Plantain

 

En exclusivité, je vous ai déjà montré sa plage privée dimanche dernier...

 

Aujourd'hui je vais vous présenter les chambres d'hôtes que j'ai eu la chance de visiter en partie avec l'agréable propriétaire des lieux, présent le jour de notre balade autour du lac.

A dire vrai nous nous étions aventurées sur la plage (je vous passe les détails) et nous avons donc trouvé plus poli de monter les quelques marches qui nous séparaient de la propriété pour remercier le propriétaire des lieux de sa tolérance.

C'est un homme charmant et très accueillant. 

Il faut dire aussi que la montée des marches nous tentait...

 

La montée des marchesLa montée des marches
La montée des marches
La montée des marchesLa montée des marches

La montée des marches

 

La maison, magnifiquement retapée, est une ancienne propriété viticole datant de 1850, entourée d'un havre de fraîcheur et de paix.

Vues de la maisonVues de la maison
Vues de la maison

Vues de la maison

 

Nous sommes accueillis par de nombreux animaux qui vivent là en toute liberté. 

Un cochon chinoisUn cochon chinois
Un cochon chinoisUn cochon chinois

Un cochon chinois

Des oies

Des oies

Des oiseaux d'eau sur le lac...Des oiseaux d'eau sur le lac...
Des oiseaux d'eau sur le lac...

Des oiseaux d'eau sur le lac...

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

Un des chiens de la maison (nous en avons vu trois)

 

A l'extérieur, une salle de réception permet de recevoir des groupes car le site se loue aussi pour des événements (mariage, anniversaire,...)

La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception
La salle de réceptionLa salle de réception

La salle de réception

 

Sur une grande terrasse ombragée se trouve une table permettant à environ 80 personnes de prendre des repas en extérieur.

Et des petites... pour les petits-déjeuners en amoureux. 

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)
L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

L'aménagement de la terrasse (avec vue sur le lac)

 

Le cadre est idyllique...

Le cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison
Le cadre autour de la maisonLe cadre autour de la maison

Le cadre autour de la maison

 

et très rafraîchissant quand il faut chaud. 

Le bassin...et ses hôtes !
Le bassin...et ses hôtes !Le bassin...et ses hôtes !

Le bassin...et ses hôtes !

 

De là on a une vue imprenable sur le lac et la plage privée.

Le lac et la plage privéeLe lac et la plage privée
Le lac et la plage privée

Le lac et la plage privée

 

Vous aurez le choix entre trois chambres d'hôtes aux noms exotiques de Carmina, Athéna et Hélianthès.  En plus des chambres bien sûr, même si vous venez là pour vous déconnecter du monde, vous trouverez connexion internet, TV, salle de loisirs, bibliothèque...

Mais pour tout savoir sur ce lieu enchanteur, en particulier l'adresse que vous avez été nombreux à me demander, je vous laisse découvrir le site internet... 

 

 

Je tiens à préciser que cet article, comme tous ceux de mon blog, d'ailleurs, n'est pas du tout sponsorisé.

Seules la gentillesse et l'amabilité du propriétaire, ainsi que le plaisir de partager ce petit paradis, m'ont incité à le faire. 

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...
Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

Hélas, il nous faut quitter ce lieu paradisiaque...

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17 juin 2017 6 17 /06 /juin /2017 06:26
Le lac de Peyrolles

Le lac de Peyrolles

 

Le Lac de Peyrolles que l'on appelle aussi le Plan d'eau de Plantain est un lac artificiel qui se situe à côté du village de Peyrolles-en-Provence. Il s'agit d'un plan d'eau creusé à l'emplacement d'une ancienne gravière. L'eau de grande qualité pour la baignade, provient de la nappe phréatique.

Ce lac a vu le jour en 1997, lorsqu'un projet de réaménagement, envisage de faire de la gravière une base de loisirs.

Cet espace naturel est géré depuis 2004 par la Communauté de Communes du Pays d'Aix ce qui a permis à de nombreux aménagements supplémentaires de voir le jour.

Il y a donc au milieu de zones restées plus sauvages, des espaces aménagés pour les grands et les petits que je vous montrerai bientôt...

 

Le parking n'est payant que l'été. Le reste de l'année, l'accès au site est libre, et il est possible de suivre le sentier qui fait le tour complet du lac pour une promenade en famille ou entre amis, facile et agréable d'une distance d'environ 4 km, facile à faire avec des enfants. 

 

Le seul bémol est que les jours de mistral, le vent souffle fort et les bruits de l'autoroute proche gâchent un peu le plaisir de la balade.

Autre nuisance visuelle, cette fois, le site est traversé par des pylônes électriques. Ceci dit,  je vous assure et vous pouvez me croire, qu'une fois sur le site, ces nuisances sont vite oubliées !

 

Pour vous donner un petit aperçu, je vais commencer aujourd'hui, par vous montrer la flore visible autour du lac. Mes photos ont été prises durant le mois de mai et début juin. 

Le chemin qui borde le tour du lac est peu ombragé ce qui rend la balade surtout agréable à la mi-saison ou les jours de grand soleil en hiver.

La flore est composée à la fois de plantes sauvages et de plantes cultivées qui ont été plantées lors de l'aménagement des abords du lac.

Le long du sentier, nous trouvons beaucoup de saules, de peupliers, des sumacs, des grenadiers et des cannes de Provence.

 

Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.Le sentier en partie ombragé.
Le sentier en partie ombragé.

Le sentier en partie ombragé.

 

Des églantiers en fleurs nous attendent aussi au bord du chemin dans les espaces ensoleillés.

Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)
Un églantier (Rosa canina)Un églantier (Rosa canina)

Un églantier (Rosa canina)

 

Le ciste ladanifère, arbuste méditerranéen typique, ressemble au ciste de Montpellier, mais ses fleurs blanches possèdent autour du jaune central des tâches de couleur pourpre. 

On appelle aussi cet arbuste, le ciste à gomme car il produit une gomme utilisée en parfumerie. Son huile essentielle est très utile pour la peau. Elle a des vertus cicatrisantes et c'est aussi un puissant anti-ride.

Des fleurs de ciste ladanifère
Des fleurs de ciste ladanifère

Des fleurs de ciste ladanifère

 

En avril dernier, quand nous avons fait la balade, le chemin par endroit était envahi par une sorte de duvet cotonneux. Nous avons vu que le duvet provenait d'un arbre.  Il s'agit tout simplement d'un peuplier

Cette bourre qui ressemble tant à du duvet, est composée de filaments très fins auxquels s'accrochent les graines. Cela facilite leur dispersion les jours de vent. C'est à cause de cette bourre, que les anglais, qui ont une langue souvent imagée, appellent certaines espèces de peupliers, les "cottonwoods". 

La bourre des peupliers
La bourre des peupliersLa bourre des peupliers
La bourre des peupliers

La bourre des peupliers

 

Les prairies au bord du chemin offrent une grande variété de plantes...

Une grande variété de plantes
Une grande variété de plantesUne grande variété de plantes
Une grande variété de plantes

Une grande variété de plantes

 

Quelques tamaris plantés ici ou là, nous rappellent que nous sommes bien dans le sud. Les abeilles s'en donnent à coeur joie dans les fleurs. 

Le tamaris est envahi par les abeillesLe tamaris est envahi par les abeilles
Le tamaris est envahi par les abeilles

Le tamaris est envahi par les abeilles

 

Début juin, nous avons pu photographier quelques bouquets secs...

Quelques jolis bouquets secs
Quelques jolis bouquets secsQuelques jolis bouquets secs

Quelques jolis bouquets secs

 

Mais n'oublions pas que nous sommes au bord d'un lac, et bien sûr l'eau est partout présente.

C'est toujours un bonheur d'apercevoir sa jolie couleur bleu à travers les plantes que ce soient de simples folles avoines, des baldingères (ou faux-roseaux) ou des mauves...et de se promener dans les odeurs de genêts.

Nous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes
Nous voyons le lac derrière les plantesNous voyons le lac derrière les plantes

Nous voyons le lac derrière les plantes

 

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je vous montrerai très bientôt d'autres jolies vues de ce lac artificiel...

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