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7 mai 2020 4 07 /05 /mai /2020 05:16
La sauge du jardin

La sauge du jardin

Aujourd'hui, nous allons rester encore un peu au jardin, pour voir les différentes plantations que nous avons réalisé ce printemps et faire le tour de quelques aromatiques. 

 

Je ne sais pas pourquoi, mais cette fin d'hiver, les températures étaient tellement douces, que dès la fin février, j'ai eu envie de mettre quelques plants de salades au jardin (une intuition ?).

Habituellement, rien ne pousse quand je les plante au printemps parce que par choix, mon jardin a beaucoup d'ombre. C'est donc plutôt en fin d'été que nous en plantons. 

Et voilà donc mes salades...elles sont mangées à présent mais d'autres ont pris la suite. On devine à côté le persil, semé l'année dernière, qui reprend vie. 

 

Les salades
Les salades
Les salades

Les salades

Du coup, cela m'a donné envie de semer de la roquette. Bon, là il va falloir attendre encore un peu pour la couper.

Le semis de roquette

Le semis de roquette

L'oseille est là depuis longtemps. Elle reprend chaque printemps et semble se plaire dans ce coin. 

L'oseille

L'oseille

Nous avons aussi préparé des semis pour notre jardin de Haute-Loire. C'est là-bas que nous sommes en été et comme le gel peut être assez tardif à 1000 mètres d'altitude, on monte des plants (et souvent on en achète aussi là-bas).

Mais pourrons-nous y aller cette année assez tôt pour y faire le jardin, j'en doute ? Là-bas il faut planter après les Saints de glace et au plus tard début juin ! 

Nous avons préparé des plants de courges butternut, potimarron et pour la première fois de méréville.

Impossible de trouver des graines de courgettes ces derniers temps donc pour l'instant nous n'en avons pas mis en pots.

Courges butternut, potimarron
Courges butternut, potimarron
Courges butternut, potimarron

Courges butternut, potimarron

Nous avons aussi semé des tomates et elles donnent déjà de jolies plants. 

Plants de tomates
Plants de tomates
Plants de tomates

Plants de tomates

En Provence, c'est surtout des plantes aromatiques que j'aime planter au jardin, d'abord elles fleurissent et c'est bien agréable, ensuite comme nous nous absentons à présent tout été, elles supportent bien le manque d'arrosage, si on prend bien soin de les tailler avant de partir. 

En voici quelques-unes : la sauge puis les menthes, la marjolaine (2 photos dont une de près), la sarriette, la ciboulette...et mes petits plants de basilic qui attendent la chaleur pour se développer davantage je pense !

 

La sauge du jardin
La sauge du jardin
La sauge du jardin

La sauge du jardin

Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...
Les autres plantes aromatiques...

Les autres plantes aromatiques...

Et pour terminer cette  balade dans mon jardin, voici nos plants d'amandiers que nous regardons grandir tous les jours... ça occupe !

Un jour, ils serviront de porte-greffe.

C'est mon mari et mon fils aîné qui se passionnent pour ce nouveau "passe-temps" . J'espère avoir un jour l'occasion de vous montrer leurs mains et leur couteau en action ainsi que les résultats de leurs essais.

Un des petits amandiers

Un des petits amandiers

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20 mars 2020 5 20 /03 /mars /2020 06:18
C'est le printemps !

C'est le printemps !

Ce printemps 2020 restera pendant longtemps gravé dans nos mémoires...car c'est un printemps bien triste pour la plupart d'entre nous qui vivons en ville, ou dans un village, et ne pouvons sortir que pour les besoins d'urgence, initiative que bien entendu je ne conteste pas et qui est seule capable de ralentir le développement du coronavirus et de préserver non seulement le plus grand nombre, mais aussi les plus fragiles d'entre nous. 

 

C'est un printemps bien triste qui nous tient éloigné de nos amis, de nos familles, de nos enfants et de nos petits-enfants et nous ne savons pas combien de temps tout cela va durer. 

Bien triste aussi quand on pense à tous ceux qui vivent dans la précarité et dont la situation ne pourra que s'aggraver.

 

Bien entendu cette liste peut être allongée à l'infini selon les soucis de chacun et ce qui touche nos proches...mais ce qui compte c'est de rester à la maison et de ne sortir qu'en cas d'extrême nécessité.

Illustration Mathieu Persan (http://www.barbudesign.com/)

Illustration Mathieu Persan (http://www.barbudesign.com/)

Alors bien entendu, comme j'ai la chance de vivre en campagne et de voir de la verdure de ma fenêtre, je vais aujourd'hui partager avec vous quelques fleurs de ma jolie Provence, que j'ai pris en photo je vous rassure, avant le confinement, car je ne suis plus autorisée désormais à aller aussi loin de la maison, même à pied...

 

Tout d'abord, les petits Iris des garrigues (Iris lutescens) qui peuvent avoir trois couleurs différentes à quelques variantes près. Ils poussent isolés ou en groupe. 

 

Iris des garrigues
Iris des garrigues
Iris des garrigues

Iris des garrigues

Iris des garrigues en groupe
Iris des garrigues en groupe

Iris des garrigues en groupe

A côté des iris, on trouve sur les bords des chemins du fumeterre (Fumaria officinalis), une plante médicinale parfaite pour faire une cure de printemps dépurative. 

Le fumeterre
Le fumeterre

Le fumeterre

La ficaire fausse-renoncule ( Ficaria ranunculoides) dont Calixte nous a parlé récemment sur son blog, est très fréquente dans les ruisseaux des bords de route. 

Ficaire fausse-renoncule
Ficaire fausse-renoncule

Ficaire fausse-renoncule

Dès qu'on monte dans les collines, on trouve aussi de nombreuses euphorbes dont l'Euphorbe characias (Euphorbia characias) ou Euphorbe des garrigues, qui forme des touffes impressionnantes pouvant atteindre un mètre de hauteur et qui, même si elle n'est pas colorée, décore joliment le paysage...enfin je trouve ! 

Aujourd'hui c'est le printemps...
Aujourd'hui c'est le printemps...

La Barlie de Robert (ou Orchis à longues bractées) termine à présent sa floraison qui a été abondante cette année. On la trouve partout au bord des chemins, des champs, dans la rocaille. Lorsque on enfonce le doigt dans une de ses fleurs (ici le doigt de mon petit-fils juste à la taille), les pollinies se collent au doigt comme elles le feraient sur la tête d'un insecte pollinisateur. Et ainsi le pollen migre d'une fleur à l'autre. 

Plus de détails sur ce site si vous voulez comprendre comment s'opère la fécondation de cette plante grâce aux insectes. 

La Barlie de Robert
La Barlie de Robert
La Barlie de Robert

La Barlie de Robert

Une autre orchidée la remplace peu à peu en ce moment...sans doute s'agit-il de l'ophrys abeille ? Mais je doute chaque année de son nom, il y en a tellement !  

Un Ophrys abeille ?

Un Ophrys abeille ?

Autres fleurs de la garrigue...

Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...
Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...

Alysse maritime, muscari, soucis des champs et crépis...

Enfin en ce moment, et depuis presque un mois à présent, nous ramassons de nombreuses asperges sauvages et nous nous régalons d'en faire des potages, brouillades et autres préparations parfumées de printemps. Il nous faudra à présent attendre l'année prochaine pour recommencer...

Si vous voulez en savoir plus, vous pouvez aller lire mon article ICI, sur les asperges sauvages. 

Deux de nos récoltes d'asperges sauvages
Deux de nos récoltes d'asperges sauvages

Deux de nos récoltes d'asperges sauvages

J'espère que cette balade virtuelle vous a plu et que cela vous a permis de prendre l'air sans risque.

 

A noter, j'ai quelques soucis pour mettre des commentaires sur certains blogs hébergés comme moi sur Overblog, mais pas sur tous. Le mien a apparemment connu le même problème ces jours derniers, vous êtes nombreux à m'en avoir fait part. J'en suis désolée mais je ne sais pas pourquoi... 

En tous les cas, sachez qu'en changeant de navigateur, je suis arrivée à venir vous voir presque tous et que pour les autres,  je ne vous oublie pas et cherche une solution. 

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15 octobre 2018 1 15 /10 /octobre /2018 05:18
La reine-des-près le long du ruisseau...

La reine-des-près le long du ruisseau...

 

Aujourd'hui je vais vous parler d'une plante qui abonde encore en Haute-Loire et que je connaissais déjà, mais sur laquelle j'ai fait des découvertes intéressantes.

Il s'agit de la Reine-des-près (Filipendula ulmaria) appelée aussi fausse-spirée, ou ulmaire. Belle des près, barbe des chênes, herbe aux abeilles, vignette...font aussi partie de ses petits noms. Et en anglais, c'est la "meadowsweet".

 

La reine-des-prés est une plante élégante, visible dans les zones humides, le long des petits ruisseaux ou des marécages.

 

C'est une plante élégante...
C'est une plante élégante...

C'est une plante élégante...

 

Elle est originaire d'Europe et peut pousser jusqu'à 1 700 mètres d'altitude. Elle est visible dans toute la France mais par contre, on ne la rencontre ni en Provence, ni en Corse. Il y fait beaucoup trop chaud pour elle et surtout beaucoup trop sec car elle pousse les pieds dans l'eau !  

La Reine-des-prés est une plante vivace appartenant à la famille des Rosacées. Elle peut atteindre 1m50 de hauteur. La tige de couleur rougeâtre, est robuste et ne ploie pas facilement. Les feuilles sont duveteuses en-dessous et le nom de spirée vient des fruits en forme de spirale.

 

N'hésiter pas à agrandir ma photo en cliquant dessus...pour voir les fruits. 

 

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

Les fleurs et les fruits en forme de spirale

 

La plante se reconnaît de loin quand elle fleurit en juillet, car ses hampes florales de couleur blanc crème ressortent sur la verdure du feuillage et des prés. Les fleurs sont en fait de fausses ombelles. 

De plus en s'approchant, on découvre qu'elle est fortement mellifère.

Et en la ramassant, nos sens sont aussitôt en éveil : elle a une odeur douce qui rappelle celle des amandes. C'est donc aussi une plante aromatique.

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre
Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

Vues sur les fleurs et la tige rougeâtre

 

Les vertus de la Reine-des-prés...

Utilisée depuis la nuit des temps, cette plante sacrée chez les Druides, et offerte aux jeunes mariés au Moyen Age en guise de porte-bonheur (et sans doute aussi comme gage de bonne santé), n'a vu ses propriétés médicinales reconnues qu'à la Renaissance.

La plante fraîche contient en effet de l'acide salicylique (le composant de l'aspirine) ce qui lui donne le pouvoir de calmer les douleurs en douceur, mais sans les effets secondaires du véritable médicament.

 

Elle a aussi des vertus drainantes ce qui permet de soulager les rhumatismes chroniques et toutes les douleurs articulaires.

Elle agirait aussi contre l'hypertension, car elle a une action vasodilatatrice. 

On a découvert plus récemment qu'elle était très riche en flavonoïdes, de puissants anti-oxydants. 

Elle contient aussi du soufre, du fer, du calcium, des tanins et de la vitamine C...entre autres substances. 

 

Ses vertus médicinales seraient amoindries par le séchage, mais c'est le cas je pense, pour beaucoup de plantes. 

 

Par contre, ses vertus aromatiques seraient maximales après un an de séchage, au moins ! 

Elle peut être utilisée pour aromatiser de nombreux desserts à base de lait, des crèmes, des yaourts ou des flans, mais aussi des confitures auxquelles elle donne un goût subtil de vanille.

Les anciens la faisaient macérer dans du vin rouge, de l'hydromel ou dans la bière. 

Associée avec le cassis, elle fait merveille pour soigner les douleurs chroniques.

Elle agirait de plus, comme un dépolluant naturel de l'organisme et permettrait même d'éliminer certaines des substances toxiques que nous absorbons dans notre alimentation, mais cela est encore à l'étude...

 

Attention cependant ! Les femmes enceintes ne doivent pas en consommer car elle peut provoquer (à fortes doses) des hémorragies.

N'oubliez-pas non plus qu'avec les plantes, il faut toujours demander conseil à votre médecin. Il peut en effet y avoir des interactions avec votre traitement si vous en avez un...

 

 

Pour profiter au maximum de ses vertus médicinales, il faut la consommer de préférence en tisane : versez 1 à 2 càs de plante sèche (fleurs et feuilles ensemble ou séparément) dans 1/4 de litre d'eau frémissante. Laisser infuser 10 minutes. On peut en boire trois tasses par jour, pas plus et en faire des cures de trois semaines en été quand elle est fraîche, puis aux changements de saison...

Bonne dégustation !

Bonne dégustation !

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8 octobre 2018 1 08 /10 /octobre /2018 05:15
La campanule à grandes fleurs (échappées des jardins ??)

La campanule à grandes fleurs (échappées des jardins ??)

 

Aujourd'hui pour bien commencer la semaine, je vous propose une petite balade au milieu de ces quelques fleurs d'été sauvages ou cultivées qui ne manqueront pas de nous (et vous) rappeler les beaux jours. 

Toutes mes photos ont été prises durant mon séjour de juillet-août dans le Velay.

 

Au bord des chemins, on trouve beaucoup la mauve musquée (Malva moschata), une mauve que je ne croise jamais en Provence, où je rencontre plus fréquemment la mauve sylvestre (Malva sylvestris).

 

La mauve musquée (Malva moschata)
La mauve musquée (Malva moschata)
La mauve musquée (Malva moschata)

La mauve musquée (Malva moschata)

 

Le millepertuis sauvage (Hypericum perforatum) envahit les bords de chemin mais sa variété cultivée (Hypericum calycinum) s'installe aussi facilement dans les jardins...et éclaire les coins ombragés. 

Millepertuis sauvage et cultivé
Millepertuis sauvage et cultivé

Millepertuis sauvage et cultivé

 

L'achillée millefeuille (Achillea millefolium) pousse un peu partout (le "ch" se prononce "k"). Les plus fréquentes sont de couleur blanche mais de temps en temps nous en trouvons des roses. 

Achillée millefeuille de couleur rose
Achillée millefeuille de couleur rose

Achillée millefeuille de couleur rose

 

Roses aussi sont les épilobes dont il existe plusieurs variétés...

Epilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum)

Epilobe à grandes fleurs (Epilobium hirsutum)

Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)
Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)

Épilobe en épi ou Laurier de Saint-Antoine (Epilobium angustifolium)

 

Au bord des chemins, on croise aussi souvent la cardère sauvage (Dipsacus fullonum), ou "cabaret des oiseaux" ...

Sa cousine cultivée Dipsacus sativus, était utilisée pour "lainer" les tissus et non pas carder comme je le croyais auparavant. Les capitules secs, plus allongés que ceux de la plante sauvage, étaient enfilés sur des peignes. Ces peignes servaient à "lainer" les tissus c'est-à-dire à les frotter pour en faire ressortir les fibres ce qui donnait alors aux tissus, un aspect duveteux. Elle a été cultivée pendant tout le XIXe siècle et jusqu'en 1980...en France et en Belgique entre autres.

 

Cardère sauvage

Cardère sauvage

 

La digitale à grandes fleurs (Digitalis grandiflora) est la plus fréquente.

Attention car non seulement cette plante est protégée en Auvergne mais en plus elle est très toxique car toute la plante contient de la digitaline, une substance utilisée pour soigner les problèmes cardiaques, certes mais qu'il vaut mieux s'abstenir de consommer quand on n'en a pas besoin... 

Digitale à grandes fleurs

Digitale à grandes fleurs

 

Centaurée, vipérine et chardon à la belle couleur bleue, œillet, et campanule aux hampes de toutes tailles se rencontrent aussi en été, ici ou là...

Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanuleCentaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule
Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule
Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanuleCentaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule

Centaurée, œillet, chardon, vipérine et campanule

 

Et nous avons même croisé une belle inconnue au bord du chemin...

Je vous ai donc demandé : "Peut-être connaissez-vous son nom ?"

Merci à Maryline, Cathy (Virjaja)et à Cathyrose de m'avoir donné la réponse : il s'agit d'une eupatoire à feuilles de chanvre. Une plante qui aime fleurir en fin d'été au bord des forêts humides et dans les marais. 

Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)
Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)

Eupatoire à feuilles de chanvres (Eupatorium cannabinum)

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14 avril 2018 6 14 /04 /avril /2018 05:30
Quelques plantes comestibles ou médicinales de Provence

 

Lors de la sortie botanique dont je vous ai parlé précédemment, nous avons aussi découvert plusieurs plantes comestibles...

Ne cueillir ces plantes qu'en bordure des cultures et vignobles NON TRAITÉS, surtout pas en bord de route, ni près d'une usine !

Ne vous trompez pas en les identifiant, je vous donne leur nom de gauche à droite sur mes photos et de haut en bas. En cas de doute, il y a certainement des spécialistes dans votre région et des sorties botaniques organisées. 

N'oubliez-pas aussi d'agrandir les photos en cliquant dessus pour voir le plus de détails possibles...

 

Je vous mets aussi quelques liens vers des articles que j'ai découvert mais aussi vers des articles de mon blog, si vous voulez en savoir plus... 

 

- La fausse-roquette ou roquette blanche (Diplotaxis erucoides).

Elle envahit les champs de vigne et fleurit comme son nom l'indique, en blanc. Vous la voyez au milieu des vignes sur la photo de début d'article. Elle aime les bords de champs et les vignobles qu'elle tapisse de ses fleurs durant presque tout l'hiver et le début du printemps...

Elle se mange jeune en salade mais elle a un goût assez fort et il faut la mélanger avec d'autres feuilles. Son goût avant la floraison est cependant plus doux que la roquette cultivée ou sauvage. On peut faire du pesto avec les jeunes feuilles, consommer les boutons de fleurs en salade, et les feuilles plus âgées, cuites comme des épinards. 

Elle peut servir de fourrage aux animaux.

Elle peut aussi être utilisée comme engrais vert au jardin. 

 

- Le brocoli sauvage (noms latins synonymes : Lépidium draba ou Cardaria draba)  est appelé aussi passerage.

On peut manger l'extrémité, donc le panicule, qui est formé de fleurs encore fermées. On peut le faire blanchir et le manger en vinaigrette ou bien l'incorporer  dans les potages, ou encore le faire sauter à la poêle.

C'est d'autant plus intéressant que cette plante pousse souvent en colonies dans les lieux incultes.

 

 

- Le pissenlit...  tout le monde le connaît et le consomme, je pense !

 

- Le fenouil est un condiment incontournable dans le sud pour agrémenter les plats de poisson. Les feuilles fraîches se hachent aussi sur les salades si vous aimez le goût de l'anis. Les tiges se font sécher à la fin de l'été et se gardent tout l'hiver pour agrémenter vos plats. Les graines enfin, peuvent être incorporer dans la cuisine ou dans les tisanes. 

 

- La mauve sauvage. Je réalise que je n'en ai jamais parlé sur ce blog...pourtant les fleurs et les feuilles se consomment comme n'importe quel légume ! Les fleurs décorent les salades (et se mangent) et les extrémités fleuries sèchent très bien et font de délicieuses tisanes, parfaites en hiver pour venir à bout des maux de gorges et des toux tenaces. 

 

- L'asperge sauvage. Je vous montre à nouveau, la plante adulte épineuse et les pousses que l'on ramasse pour en faire des potages, des tartes, des omelettes et des brouillades. Mais je vous en ai déjà parlé longuement sur ce blog. 

 

- La vraie roquette ou roquette sauvage (Diplotaxis tenuifolia) se mange en salade, mélangée ou pas à d'autres pousses de printemps.

 

- enfin,  le rumex  se fait cuire également comme les épinards.  Il en existe de nombreuses variétés selon les régions, toutes comestibles. 

A consommer avec modération cependant car comme sa cousine,  l'oseille du jardin, le rumex contient beaucoup d'acide oxalique pouvant provoquer des problèmes de santé, types calculs rénaux...

 

Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...
Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...

Quelques plantes comestibles...donc brocoli sauvage, pissenlit; fenouil, mauve, asperge, roquette, rumex...

 

Nous avons aussi observé de nombreuses plantes médicinales : l'armoise, le calendula (souci des champs) dont les feuilles se mangeaient aussi dans les campagnes, le fumeterre,  le chardon marie et le plantain lancéolé.

Je n'avais encore jamais vu de calendula en pleine nature. 

Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéoléQuelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé
Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé
Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéoléQuelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé

Quelques plantes médicinales dans l'ordre : armoise, calendula, fumeterre, chardon marie et plantain lancéolé

 

Et bien sûr, c'est avec du romarin en fleurs que se termine cette balade botanique, car au printemps en Provence, nous en faisons des cures lorsqu'il est en fleurs. Nous l'utilisons en cuisine ou en tisane.

Le romarin est excellent pour le moral, et c'est un dépuratif puissant pour l'organisme. Il soulage efficacement les douleurs musculaires et les névralgies...

Il est le symbole de l'amour et de la fidélité et porte chance aux jeunes mariés (et peut-être aussi aux vieux couples, qui sait ?!).

Vos enfants font des cauchemars...glisser un brin de romarin sous leur oreiller (ou quelques gouttes d'HE).

Spirituellement, il aide à s'ancrer dans le réel, à accepter la vie comme elle est et à trouver le bonheur.

Un beau programme pour ce printemps, vous ne trouvez pas ?!

 

 

Le romarin en fleurs...

Le romarin en fleurs...

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11 avril 2018 3 11 /04 /avril /2018 05:25
Le groupe de botanistes en herbe buvant les paroles de l'animateur (ne me cherchez pas...je prends la photo !)

Le groupe de botanistes en herbe buvant les paroles de l'animateur (ne me cherchez pas...je prends la photo !)

 

Lors de la semaine de la randonnée en Provence, qui a eu lieu du 25 au 31 mars dernier, j'ai participé à une balade botanique organisée par l'office du tourisme de mon village...

 

Je connaissais déjà le cadre de la balade qui nous a mené vers le joli petit hameau de Douau...mais j'aime ce genre de sortie qui rassemble des passionnés de la nature.

J'ai pu identifier certaines plantes que je ne connaissais pas encore et en découvrir d'autres que je connaissais, mais n'avais jamais vu en fleurs dans ma région. 

 

Par exemple, pour voir la ficaire (Ficaria verna), appelée aussi la fausse-renoncule, qui éclaire les sous-bois de sa couleur jaune, il faut aller dans les zones humides...ce qui est plutôt rare chez nous. 

Là nous en avons vu au fond d'un ruisseau à sec. Heureusement qu'elle ne pousse pas dans les prairies car c'est une plante envahissante, toxique pour le bétail, mais une plante médicinale connue. 

 

La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à secLa ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec
La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à secLa ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec

La ficaire sur le talus et au fond d'un ruisseau à sec

 

L'ornithogale (ou "dame de 11 heures" car la fleur attend cette heure-là pour s'ouvrir et se referme le soir) pousse aussi plutôt au bord des chemins ou dans les vignes quand elles ne sont pas traitées. On l'appelle aussi l'ornithogale en ombelle. 

L'ornithogale en ombelle.
L'ornithogale en ombelle. L'ornithogale en ombelle.

L'ornithogale en ombelle.

 

On observe aussi au bord des champs et dans la garrigue de nombreuses orchidées. La plus fréquente dans le midi est la "Barlie de Robert".

A faire avec les enfants : enfoncer l'index délicatement dans une des fleurs ouvertes, situées en haut de la hampe florale. Le doigt ressort avec, collé sur son extrémité, deux jolies petites antennes au bout desquelles se trouvent les sacs polliniques. C'est exactement ce qui se passe quand un bourdon ou une abeille pénètre dans la fleur et c'est ainsi que le pollen passe de fleur en fleur assurant la reproduction de la plante. 

La Barlie de Robert
La Barlie de RobertLa Barlie de Robert

La Barlie de Robert

 

Au bord des chemins ou parfois jusque dans les jardins nous rencontrons aussi le muscari. On a longtemps pensé qu'il s'agissait d'une plante toxique mais les dernières recherches ont prouvé le contraire. 

Le muscari le plus fréquent en cette saison en Provence est le muscari à grappes (muscari neglectum)  avec ses feuilles toutes fines qui sont déjà sorties de terre en automne.  

Merci à Laure (voir son commentaire ci-dessous) de m'avoir signalé que le muscari était un nom masculin...En Provence on a tendance à mettre beaucoup de noms de fleurs au féminin et c'est ce que j'avais fait ce matin ! 

Les muscaris à grappes

Les muscaris à grappes

 

Nous avons observé des plantes fréquentes chez nous...comme le buplèvre qui est une plante arborescente de la famille des ombellifères (comme le fenouil) mais ne se mange pas.
 

Buplèvre (photo prise en automne)

Buplèvre (photo prise en automne)

 

L'argeiras (ou argelas), est un genêt qui est en fleurs dès la fin de l'hiver et que l'on surnomme aussi l'ajonc de Provence. 

L'argeiras en fleursL'argeiras en fleurs

L'argeiras en fleurs

 

Nous avons aussi observé beaucoup d'arbustes et d'arbres de chez nous comme les chênes verts, les chênes kermès qui ne perdent jamais leur feuille et restent verts toute l'année, et quelques chênes pubescents qui eux attendent le printemps encore habillés en partie des feuilles roussies par l'automne.

 

Nous avons aussi croisé aussi des genévriers dont le cade, dont je vous ai déjà parlé ICI et le genévrier commun dont on ramasse les baies pour les utiliser en cuisine et dont je vous ai parlé également sur le blog ICI.

 

Certains arbres sont sauvages, d'autres sont cultivés, certaines espèces sont invasives, d'autres en voie de disparition de notre région...

Un jour prochain, peut-être, nous les regarderons d'un peu plus près...

 

Parmi ces arbustes, celui que l'on voit le plus souvent en fleurs en ce moment est le prunellier (ou prunelier). On l'appelle aussi l'épine noire (prunus spinosa). il compose de nombreuses haies qui servent d'abris aux oiseaux et de nourriture à de nombreux insectes...dont beaucoup de chenilles de papillons. 

De loin, cet arbuste ressemble beaucoup aux aubépines que nous n'avons pas chez nous et ses baies, une fois blettes à cause des premières gelées, se préparent en les faisant macérer dans l'alcool ou bien encore en gelées.... On ne les consomme pas avant car elles sont trop âpres ! 

 

 

Un prunellier en fleurs

Un prunellier en fleurs

 

Le groupe était sympathique et il y avait un mélange de plusieurs groupes de rando du coin...les gens ont spontanément sympathisé. 

De plus, la lecture et la botanique, sont deux passions que je partage avec l'animateur de la sortie, mais lui a travaillé dans les plantes, tandis que moi j'étais dans les livres, donc j'ai beaucoup à apprendre en sa compagnie...

 

Nous avons eu droit à une surprise, un joli poème récité sous le séquoia géant qui se trouve dans une propriété privée proche du village, le domaine de Montplaisir...

 

 

Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !
Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !
Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !

Le Domaine de Montplaisir...le toit du pigeonnier a été rénové récemment !

 

Et tout ça avec un grand soleil !

Une belle balade instructive et printanière, à suivre...car je vous présenterai bientôt quelques plantes comestibles et médicinales.

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30 novembre 2017 4 30 /11 /novembre /2017 06:27

 

Le cade (Juniperus oxycedrus) encore appelé genévrier cade, cadelle, cadenelle,  ou oxycèdre est un petit arbrisseau typique de la garrigue méditerranéenne. Il pousse dans tout le sud de la France et jusqu'en Iran.

Il est aussi fréquent dans la garrigue que son cousin, le genévrier commun, dont on ramasse les baies, appelées baies de genièvre et que le genévrier de Phénicie dont j'aurai sans doute un jour ou l'autre, l'occasion de vous parler. 

 

Le cade se rencontre dans les forêts de pins d'Alep et de pins parasol, de chênes verts et parfois blancs, de chênes kermès. Toutes ces espèces affectionnent en effet les plateaux calcaires provençaux et souvent les zones rocailleuses du midi. 

C'est un arbre qui peut devenir assez grand. Il a un port le plus souvent buissonnant ou alors légèrement pleureur, comme vous pouvez le voir sur ma première photo à gauche.. 

 

Plusieurs cades aux ports différentsPlusieurs cades aux ports différents
Plusieurs cades aux ports différents

Plusieurs cades aux ports différents

 

 

Ses feuilles persistantes de couleur vert-gris bleutées donnent à l'arbuste sa couleur caractéristique. Elles ont une forme d'aiguilles et sont très piquantes. Elles comportent sur leur face supérieure, deux bandes blanches (correspondant aux stomates), ce qui les différencie de celles du genévrier commun qui n'en a qu'une seule. 

Les feuilles du cade
Les feuilles du cade

Les feuilles du cade

 

Les baies sont d'abord vertes, puis changent de couleur pour devenir orangée ou rougeâtres, et enfin, brunâtres à maturité. En Provence, on ne consomme pas les baies du cade bien qu'elles soient parfaitement comestibles, mais uniquement celles du genévrier commun que tout le monde connaît et qui sont de couleur bleue. C'est en Corse et en Sardaigne que les baies du cade sont consommées en cuisine pour relever le gibier. Elles sont d'ailleurs deux fois plus grosses que celles du genévrier commun. 

Les cades sont dioïques ce qui veut dire qu'il y a des spécimens femelles et d'autres mâles, ce qui explique que certains arbustes dans une même zone soient dépourvus de baies. 

 

 

Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...
Des baies de cade, de maturités différentes... Des baies de cade, de maturités différentes...

Des baies de cade, de maturités différentes...

 

Le cade a un bois très dur et quasiment imputrescible. Il a été longtemps utilisé en Provence pour fabriquer divers objets : du piquet de clôture aux sculptures d'art !

Il est très utilisé aussi comme anti-mite naturel.

La plupart des familles provençales en faisait brûler dans la cheminée pour désinfecter l'atmosphère et éloigner les insectes.

Le tronc du cade

Le tronc du cade

 

Du bois, et non des baies comme je l'ai longtemps cru, on extrait de l'huile de cade. C'est un produit très utile car fortement désinfectant. Ce produit n'a rien à voir avec l'huile essentielle de cade utilisée en aromathérapie, dont la préparation est toute autre.

 

L'huile de cade était fabriquée autrefois abondamment en Provence et cela jusqu'à la dernière guerre, dans des fours à cade en pierre, dans lesquels on faisait brûler les branches. Dans ces fours cylindriques, le bois se consumait très lentement. L'huile était récupérée ensuite à la base du four.

Le produit obtenu était un liquide très foncé (presque noir) à l'odeur forte de bois brûlé et de fumée. Cette odeur a marqué mon enfance. Mon père soignait ainsi son psoriasis et je le revois se passer le produit avec un coton tige pour bien cibler son problème. C'était radical mais odorant ! 

 

Ma grand-mère s'en servait aussi pour soigner ses poules (contre je ne sais quelle maladie).

Les bergers s'en servaient pour leurs moutons et les paysans, pour désinfecter les plaies sur les sabots des chevaux. En effet l'huile de cade entrait dans la composition de "l'onguent du maréchal" connue pour ses vertus antiseptiques et cicatrisantes. 

 

Au début du XXe siècle (source wikipedia), Michael Winburn, un riche homme d'affaire américain, achète à Paris, un baume censé guérir son eczéma, à base d'huile de cade. Surpris par son efficacité, il crée la marque Cadum qu'il va commercialiser dans le monde entier. Quelques années après, en plus du baume à l'huile de cade, d'une pommade et d'un dentifrice, la marque commercialisera un savon pour bébé. Je crois bien que nous nous souvenons tous de l'odeur de ce savon, enfin je parle bien sûr pour ceux de ma génération. Pas vous ? 

Le surnom de "bébé cadum" s'entend encore dans les cours de récréation...c'est dire ! 
 

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

Bébé cadum (ancienne affiche publicitaire prise sur le net)

 

Je suis tout à fait surprise qu'aujourd'hui on nous mette en garde contre ce produit naturellement désinfectant et qu'on le considère comme cancérigène (source wikipedia). Des cas d'intoxications graves ont été constatés au Maroc en particulier. 

En effet le goudron qui se forme de façon naturelle lors du chauffage du bois à haute température est dangereux pour la santé. 

 

Dans le doute, en attendant d'en savoir plus, il vaut mieux s'abstenir d'utiliser l'huile de cade telle quelle, et appliquer le principe de précaution. Mieux vaut aussi obtenir en pharmacie, l'huile de cade "vraie" fabriquée selon un procédé conforme au codex que de se procurer cette fameuse huile, n'importe où sur internet.

De toute façon il faut toujours employer cette huile de cade diluée... 

 

Nous pouvons aussi la remplacer par l'huile essentielle de cade, qui n'est pas fabriquée du tout de la même façon. Elle soignera aussi problèmes de peaux ou autres soucis de santé. Par contre chez les animaux, cette dernière est contre-indiquée.

C'est l'occasion de rappeler ici que tout médicament, même s'il est posé sur la peau et non absorbé directement, pénètre et passe dans la circulation générale. Prudence donc...

 

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7 septembre 2016 3 07 /09 /septembre /2016 06:09

 

Comme je vous l'ai annoncé hier la petite commune de Vergezac dans la Haute-Loire est tout à fait d'avant -garde. 

 

Tout d'abord on y cultive les lentilles...

Et je crois bien qu'ils sont une bonne douzaine à le faire sur cette petite commune (au bourg mais aussi dans les hameaux alentours).

Bon ça d'accord, je vous l'accorde, c'est plutôt commun dans la région !

 

La lentille verte du Puy, je vous le rappelle est cultivée exclusivement en Haute-Loire par près de 900 producteurs, sur environ 5 000 hectares d'un terroir exceptionnel constitué du Velay basaltique et du bassin du Puy-en-Velay. Elle bénéficie depuis 1996 d'une A.O.C et, depuis 2008, d'une A.O.P.

 

 

Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...Quelques images de lentilles...
Quelques images de lentilles...

Quelques images de lentilles...

L'appellation d'origine contrôlée "Lentille verte du Puy" est réservée aux lentilles de 3,25 à 5,75 mm de diamètre, portant sur un fond vert pâle des marbrures vert-bleu sombre et possédant une peau fine et une amande non farineuse leur conférant une cuisson rapide.

http://www.inao.gouv.fr/produit/3314

 

La lentille aime pousser en terrain léger et légèrement sablonneux et supporte peu de calcaire. 

Elle aime pousser dans le Velay parce qu'elle y bénéficie d'un micro-climat qui correspond exactement à ses besoins. Elle souffre du froid lorsqu'on la sème au printemps. Elle a suffisamment d'eau jusqu'en juin, date à laquelle elle fleurit. Et elle a un ensoleillement suffisant en été tout en souffrant même d'un peu de sècheresse ce qui empêche sa complète maturité et le durcissement du tégument extérieur. Elle est donc récoltée dès le mois d'août avant que les graines ne soient arrivées à totale maturité.

Mais saviez-vous que ses vertus sont tellement excellentes qu'elle a été surnommée pendant longtemps "le caviar du pauvre" ?

Vous en saurez encore davantage sur elle et vous trouverez des idées de recettes sur le site officiel et oui c'est étonnant n'est-ce pas, mais la lentille verte du Puy a son site officiel.

 

 

Mais ce qui fait surtout l'originalité de la commune, c'est la culture qu'effectue Patrice Prunet, un des agriculteurs en Bio installé sur la commune depuis 1978, que je peux nommer car son innovation a fait l'objet d'un article dans le journal local "la montagne".

C'est l'un des  premiers agriculteurs du Velay à avoir associé, à la culture des lentilles, une plante très peu connue dans l'hexagone et aussi du grand public, qui pourtant a été cultivée en Europe et dans le nord de la France depuis 3 000 ans et jusqu'à la fin du XIXe siècle, la cameline de son petit nom savant, "Camelina sativa" et qu'on appelle aussi "petit lin", "lin bâtard", ou "sésame d'Allemagne". 

 

 

 

A quoi ressemble cette plante ?

 

La cameline est une plante de la famille des Brassicaceae (comme la moutarde, le colza, le chou...). On ne peut pas dire quelle soit très belle et si vous la trouvez dans la nature vous aurez tout à fait raison de la considérer comme une mauvaise herbe. C'est ce que les agriculteurs appellent d'ailleurs une adventice : elle s'installe là où on ne lui a pas demandé expressément de le faire, mais comme certaines d'entr'elles, elle est très utile. 

Camelina sativa / Photo wikipedia

Camelina sativa / Photo wikipedia

 

Un peu d'histoire...

 

Autrefois cette plante était cultivée abondamment. Sa région d'origine est sans nul doute la Russie ou l'Ukraine. 

On tirait de ses nombreuses graines une huile qui entrait dans la fabrication des savons et des peintures ou de combustible d'éclairage. On utilisait les fibres de ses tiges, à la fois souples et résistantes pour fabriquer des balais et les résidus étaient donnés aux animaux en particulier aux vaches laitières. 

Personne n'avait l'idée de la consommer.

Sa culture a connu un déclin au Moyen Age pour être abandonnée dès le début du XXe siècle. Son usage a été remplacé par des produits bien moins naturels.

 

 

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

Graines de Caméline (Photos : http://www.bioactualites.ch/)

 

Pourquoi est-elle cultivée à nouveau aujourd'hui ?

 

On a découvert que les graines de cameline possèdent une grande richesse en omega-3 (plus de 45%), en particulier de l'acide alpha-linolénique que notre corps ne peut pas synthétiser tout seul et que nous sommes donc obligés de consommer dans notre alimentation tous les jours.

Ces omega3 sont bénéfiques à notre santé et nourrissent notre peau de l'intérieur, tout en préservant notre santé (en particulier en prévenant toutes les maladies cardiovasculaires), mais aussi notre jeunesse et notre beauté.

L’huile de cameline contient en plus des oméga 3, des oméga 6 – acide alphalinoléique (16 à 25%) et des oméga 9 (acide oléique).

Vous savez tous que l'on doit en consommer davantage dans notre alimentation quotidienne pour équilibrer notre apport alimentaire et respecter le bon équilibre omega3-omega6.

Je ne vais pas vous faire un cours là-dessus rassurez-vous !

 

La caméline, de par ses vertus peut donc être considérée, puisque cette appelation est à la mode, comme un alicament. 

 

Comment la consommer ?

 

Elle se consomme directement sous forme d'huile pour assaisonner à cru vos salades ou bien, pour ceux qui n'aiment pas son goût d'amande, tout simplement en gélules.  

L'inconvénient est que sous forme d'huile, elle doit se conserver à l'ombre et au frais. 

Mais, l'huile peut servir aussi de produit de beauté.

25 à 30 % de la production de caméline actuelle est utilisé pour fabriquer de d'huile. Le reste est récupéré pour l'alimentation du bétail. 

 

En Europe, sa culture reprend dans le nord de la France, mais aussi en Allemagne et en Suisse.

On pratique aussi sa culture à petite échelle aux Etats-Unis et au Canada où elle a été introduite, par hasard, dès le XIXe siècle vraissemblablement avec des graines de lin. 

 

 

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

Cameline en fleurs (photo / http://www.inspection.gc.ca/)

 

Pourquoi cette plante est-elle cultivée avec les lentilles ?

 

Tout simplement parce qu'elle a la faculté d'étouffer les mauvaises herbes ce qui la rend très utile semée avec les lentilles. Mais attention, le dosage doit être fait avec beaucoup de doigté car sinon, s'il y en a trop , elle peut aussi étouffer les plants et freiner la récolte.

Du coup, Patrice Prunet en sème aussi séparément dès le printemps, vers la mi-avril et la récolte trois mois plus tard environ.

La caméline est une plante très résistante au gel lors du semis et, comme les lentilles, à la sécheresse de l'été.

De plus, les insectes ravageurs semblent la fuir...ainsi que la plupart des maladies. C'est donc une plante qui va devenir bientôt indispensable, surtout aux agriculteurs en Bio.

 

 

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

Culture lentille-cameline (photo empruntée sur le site : http://www.lafermedumontdor.fr/)

 

En dehors de l'alimentation, à quoi peut-elle servir ?

 

Elle peut être utilisée comme agrocarburant et des expériences concluantes ont été effectuées dans l'aéronautique aux Etats-Unis.  

 

Un bel avenir s'annonce donc pour cette plante et pour ceux qui en reconnaissent les vertus ou ont la bonne idée de la cultiver ! 

 

Une découverte pour moi qui aime les plantes, car je ne la connaissais absolument pas et je compte bien au printemps prochain venir faire mes propres clichés dans les champs...

 

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20 juillet 2016 3 20 /07 /juillet /2016 06:35
Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

Quelques pousses d'ortie au milieu des fleurs (mai 2016)

 

Lorsque nous sommes arrivés en Haute-Loire, toute la partie droite du jardin, longée par un petit chemin que les vaches empruntent régulièrement, était à nouveau envahie par les orties...et les fleurs sauvages.

Avant de passer la tondeuse à nouveau, ce que nous avions déjà fait il y a un mois, nous en avons profité pour couper les repousses et en faire une délicieuse tarte...

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

Voilà une portion de tarte aux orties prête à déguster !

 

Pour cueillir les orties, ne pas oublier de se munir de gants !

 

J'ai fait il y a déjà un certain temps une petite fiche sur le blog à propos des orties. 

Elle font partie des plantes préconisées pour la cure de printemps et sont excellentes pour la santé. 

 

Les orties sont riches en nutriments et se cuisinent comme les épinards.

 

Voilà comment procéder !

 

0- Mettre de l'eau légèrement salée à bouillir dans un grand récipient.

 

1- Laver les orties à grande eau, plusieurs fois en gardant les gants ou en les plaçant dans une grande passoire que vous immergerez dans l'eau.

 

2- Lorsqu'elles sont propres, les plonger dans l'eau bouillante 8 à 10 minutes. 

 

3- Egoutter un long moment dans une passoire.

 

4- Ne pas hésiter à presser les orties pour en extraire le maximum d'eau.

 

5- Préchauffez votre four à 200°.

 

6- Les placer ensuite dans le robot ménager et les mixer.

 

7- Ajouter à la préparation, pour 4 personnes, trois oeufs entiers (selon leur grosseur) et trois cuillères à soupe de crème fraîche, sel, poivre et muscade. 

 

La préparation

La préparation

 

8- Sur un fond de pâte brisée (achetée toute prête ou maison) que vous aurez pris soin de piquer avec une fourchette, verser la préparation...La recouvrir de fromage si vous aimez.

Aujourd'hui j'ai fait la pâte moi-même dans le robot que je n'ai pas pris la peine de laver...

La préparation aux orties a donc légèrement coloré ma pâte en vert ce qui lui a donné une jolie couleur mais aussi un peu plus de goût...

 

 

 

 

 

 

Tarte aux orties du jardin

 

J'ai choisi comme fromage du comté râpé. J'en ai même mis un peu directement sur la pâte à tarte...comme vous le voyez sur la photo ci-dessus.

 

Puis j'ai versé la préparation et j'ai mis encore du fromage au dessus, mais si vous le préférez vous pouvez l'incorporer directement à la préparation ce que je fais quelquefois...

Voilà la tarte prête à passer au four

Voilà la tarte prête à passer au four

 

Vous pouvez comme avec les épinards, varier le fromage à l'infini : chèvre frais ou sec (râpé), roquefort ou bleu, cantal...

 

Et si vous n'aimez pas le fromage vous pouvez ajouter des oignons émincés légèrement passés à la pôele, de l'ail écrasé, ou carrément des petits lardons ou du jambon finement émincés.

 

10- Cuire environ 35 à 40 minutes selon votre four...en surveillant la cuisson et en baissant s'il le faut le thermostat à 180 ° en cours de cuisson. 

 

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

Voilà la tarte prête à déguster avec une salade verte ou une salade de tomates en été !

 

Et s'il vous reste un peu de la préparation aux orties...faites comme moi, versez-la dans un petit plat à gratin beurré et passez-la au four une vingtaine de minutes : cela vous donnera un délicieux gratin d'orties à déguster chaud !

un délicieux gratin avec les restes de préparation

un délicieux gratin avec les restes de préparation

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29 juin 2016 3 29 /06 /juin /2016 07:00

 

Voici quelques plantes aromatiques et médicinales de mon jardin. Je vous ai déjà parlé des vertus médicinales de toutes ces plantes dans des articles précédents. Vous pouvez les retrouvez en cliquant tout simplement sur les liens...

 

Basilic, fenouil et livèche...de quoi agrémenter les salades de tomates, les tians, et les plats de poissons de l'été...

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)
Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

Basilic (1) ; fenouil (2) et livèche (3)

 

Seule la sauge et la lavande sont en fleurs...

 

 

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernièreLa sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière
La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La sauge qui envahit déjà le coin où je l'ai planté l'année dernière

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

La lavande déjà visitée par une abeille affamée

 

Il faudra encore attendre un peu pour que les autres se décident à fleurir car cette année tout est en retard : il n'y a pas assez de chaleur pour ces plantes du soleil...

 

Voilà mes plants de menthe, marjolaine, sarriette,et tanaisie...

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie
Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisieMenthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

Menthe (1) ; marjolaine (2 et 3) ; sarriette (4 et 5) et tanaisie

 

Celles que je réserve aux tisanes la plupart du temps mais qui peuvent aussi aromatiser des desserts, des glaces par exemple...verveine et mélisse citronnelle.

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)
Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

Verveine (1) et mélisse citronnelle (2)

 

Une petite nouvelle que je plante depuis l'année dernière...la stevia.

Je vous en parlerai plus longuement plus tard. 

La stevia

La stevia

 

Et je m'aperçois que j'ai oublié de mettre une photo de ma ciboulette qui est en fleur...

 

Et la voilà ! 

Ma ciboulette en fleur

Ma ciboulette en fleur

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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 05:59
Les fleurs étoilées de la bourrache

Les fleurs étoilées de la bourrache

 

 

Pour ce dimanche de mai, j'ai décidé de rester dans les fleurs...

 

Après tout c'est le printemps !

 

Aujourd'hui,  j'ai choisi de vous parler de la bourrache (Borrago officinalis), car c'est une plante sauvage originaire de Syrie, qui s'invite spontanément au jardin ou que l'on peut décider de cultiver (en la semant).

Elle est annuelle c'est-à-dire qu'elle ne reste pas en terre plusieurs années, mais se ressème spontanément (ou par vos soins). Plantez-la au soleil pour qu'elle soit couverte de fleurs. 

 

A savoir : au jardin potager, elle s'associera très bien à vos fraisiers qu'elle protège contre les limaces...et dont elle favorisera la pollinisation, car c'est une excellente plante mellifère qui attire les abeilles et autres suceurs de nectar !

 

La bourrache se reconnaît facilement à ses grands poils blanchâtres plus ou moins raides (c'est une Borraginacées) et à ses superbes fleurs bleues à 5 pétales formant une étoile...Les cinq sépales en forment une autre en quinconce...

 

La plante entière...

La plante entière...

 

La bourrache a mille vertus souvent inconnues...

Tout d'abord, au Moyen Âge, la plante était considérée, en décoction, comme une plante aphrodisiaque.

 

Mais attention, vous ne pouvez pas faire régulièrement, des décoctions avec la bourrache...

Vous n'ignorez pas que même avec les plantes il faut rester prudent et qu'il ne faut pas les consommer toute l'année régulièrement sans un avis médical. La bourrache n'échappe pas à la règle. Elle peut être nocive pour le foie, si vous la consommez en trop grandes quantités, car ses feuilles (et en moindre quantité, ses fleurs) contiennent des alcaloïdes !

 

Mais ponctuellement, la décoction de plantes (fleurs et feuilles) peut faire passer votre "gueule de bois" car c'est une plante très diurétique ! Il ne s'agit pas pour autant de prendre le volant ensuite, bien entendu...

 

 

Ce que vous pouvez faire sans danger c'est...

 

- mettre des fleurs fraîches dans votre salade verte : non seulement c'est décoratif mais les fleurs ont un goût légèrement épicé et en plus c'est bon pour le moral !

 

- mettre des fleurs sèches dans vos tisanes, associées avec des fleurs de mauve, coquelicot, bouillon-blanc, pour soigner rhumes, toux, bronchites...car elles sont pectorales. 

 

- consommer les jeunes feuilles en omelettes, en légumes d'accompagnement ou préparées comme des épinards (en chaussons, en tartes...), en potages, en salades...

Comme pour les orties, les poils des feuilles un peu âgées deviennent souples à la cuisson.

 

- les consommer sèches en tisanes : elles sont sudorifiques (elles font transpirer),  diurétiques (donc permettent d'éliminer les toxines), expectorantes (soignent les toux, bronchites, pneumonies...).

 

- utiliser les feuilles sèches en cataplasmes (bon je sais c'est plus la mode) à poser sur les articulations douloureuses (crise de goutte, arthrose, foulures...)...

 

- utiliser l'huile de bourrache (tirée des graines de la plante) sur les articulations douloureuses. Elle est rajeunissante car anti-rides et soigne toutes sortes de maux, les coups de soleil légers, les irritations, les piqûres d'insectes car en plus elle est cicatrisante. Elle renforce aussi les ongles et les cheveux.

Elle est présentée en flacons (usage externe) ou en gélules (usage interne).

En usage interne, elle est bonne pour le moral.

L'huile ne contient aucun alcaloïde : elle est  donc sans danger...

 

 

 

Bon dimanche à tous !!

Venez nous rejoindre chez Magda !

Venez nous rejoindre chez Magda !

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12 novembre 2015 4 12 /11 /novembre /2015 14:00

 

Le safran est de retour en Provence après 200 ans d'absence...

 

Un peu d'histoire

 

Le safran serait originaire du Moyen Orient. Connu et utilisé dès l'Antiquité par les grecs, les romains et les égyptiens, il a été ensuite introduit au Cachemire par les Perses.

Il était donc dès l'Antiquité utilisé en cuisine, en teinture, en bains et pour ses propriétés médicinales.

Il n'a réellement été cultivé qu'à partir du Moyen Âge.

Jusqu'à la Révolution française, le safran était récolté par tonnes en Provence. 

Il était cultivé jusque dans le centre de la France en particulier dans le Gâtinais.

La production a progressivement déclinée...pour quasiment disparaître au cours du XIX° siècle suite à l'exode rural et au manque de main d'oeuvre. 

Depuis les années 1990, de nombreux passionnés ont repris sa culture en Provence, dans le Gard mais aussi en Corse.

 

Mais attention ! il y a safran et safran...Vu le prix de l'épice il y a toujours eu des fraudeurs...même au Moyen Âge !

 

L'origine du mot safran est à lui seul, toute une histoire !

En effet, le mot safran tire son origine du latin safranum, aussi ancêtre du portugais açafrão, de l'italien zafferano et de l'espagnol azafrán. Safranum vient lui-même du mot arabe aṣfar (أَصْفَر), signifiant "jaune", via la paronymie avec le mot zaʻfarān (زَعْفَرَان), le nom de l'épice en arabe. Selon d'autres sources, s'appuyant sur la présence de cultures de safran sur le plateau iranien, safranum viendrait du persan Zarparan (زرپران), zar (زر) signifiant « or » et par (پر) signifiant « plume », ou « stigmate ».

[source wikipedia]

 

 

Qu'est-ce que le safran ?

 

C'est une épice extraite de la fleur d'un crocus (Crocus sativus) de la famille des Iridacés. Il s'agit plus particulièrement des stigmates de la fleur qui sont de couleur rouge et que l'on fait sécher ou que l'on pulvérise pour en faire de la poudre.

 

  

 

 

 

Un peu de botanique

 

La fleur de safran est formée de trois pétales et trois sépales de la même couleur ce qui donne l'impression qu'elle a six pétales de couleur parme.

Elle possède un seul stigmate divisé en trois brins de couleur rouge et trois étamines.

 

Qu'est-ce qu'un stigmate ?

 

Le stigmate fait partie de l'organe femelle de la fleur (cet organe s'appelle le carpelle). A l'intérieur d'un réceptacle protecteur se trouve l'ovaire de la fleur qui contient l'ovule (ou les ovules). Chaque ovaire se poursuit par un style qui se termine par le ou les stigmates. C'est sur les stigmates que les grains de pollen provenant de la partie mâle de la fleur (ou d'une autre fleur) vont se coller pour ensuite pénétrer dans le style et atteindre l'ovule.

Sous terre, se trouve le bulbe de safran.

 

 

Mais revenons au safran...

 

Les stigmates se récoltent à la main, un à un, fleur après fleur. Il faut 200 000 fleurs de crocus pour faire 1 kg de safran ce qui explique un coût en main d’œuvre élevé et donc le prix exorbitant de l'épice qui vaut 30 000 euros le kilo et que l'on appelle l'or rouge de Provence.

 

Le safran d'importation est beaucoup moins cher. Il provient majoritairement d'Iran, mais l’Espagne, l’Inde, la Grèce, l’Azerbaïdjan, le Maroc et l’Italie, ainsi que les États-unis font aussi partie des pays producteurs.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le safran se cultive dans les climats chauds et méditerranéens.

Il aime la garrigue provençale et adore le soleil et les restanques bien exposées au sud.

 

Le bulbe de safran aime être planté assez profondément dans la terre (20 cm environ) et préfère les sols argileux et calcaires. Il reste en place plusieurs années durant lesquelles les bulbes se multiplient.

En effet, chaque bulbe va nourrir la plante en émettant de nombreuses racines, puis se multiplier en produisant des bulbilles qui en grossissant vont à leur tour devenir des bulbes capables de produire des fleurs à leur tour...Il faudra donc les diviser et les replanter.

 

 

 

Bulbes de safran en cours de plantation.Bulbes de safran en cours de plantation.

Bulbes de safran en cours de plantation.

Les pluies d'automne suffisent à la floraison et celles de printemps au grossissement des bulbes. 

Il faudra donc chaque printemps, nettoyer les plantations des feuilles sèches et désherber la terre à la main.

Le désherbage manuel est aussi fréquent que nécessaire toute l'année, car le safran a besoin de toute l'énergie de la terre pour pousser.

En mai, une fois les feuilles séchées, le safran entre en dormance jusqu'à l'automne. Là encore il faudra nettoyer régulièrement la terre entre les rangées. 

 

Protégez vos plantations par un grillage, si vous habitez en campagne, car les sangliers en sont friands.

 

Il faut savoir en particulier, que la culture du safran appauvrit les sols et que rien ne poussera ensuite sur les terres à safran. Il faudra donc laisser la terre en jachère.

Il faut savoir aussi que la culture du safran est entièrement biologique : aucun engrais chimique n'est utilisé et les plants n'ont pas besoin d'être arrosés !

 

La safran fleurit à l'automne dès les premiers frimas, le plus souvent en octobre. Il donne de superbes fleurs d'un bleu mauve caractéristique qu'il faudra cueillir tôt le matin, à peine écloses, mais surtout après évaporation de la rosée (ce qui n'est pas évident certaines années quand les nuits sont très humides). La floraison dure environ 3 à 4 semaines. 

La cueillette est facile mais quotidienne : il suffit de sectionner la fleur à la main, juste sous la corolle. La fleur non cueillie, se fane très rapidement dans la journée...et le pistil perd aussitôt ses arômes.

 

Il faudra ensuite, toujours à la main, ouvrir la fleur et récupérer le pistil composé de trois stigmates de couleur rouge sombre (voir dessin plus haut). Cette opération s'appelle l'émondage.

L'idéal pour la commercialisation, est de récolter les trois stigmates réunis ensembles : c'est un gage de qualité !

Récemment, un circuit de valorisation des autres parties de la fleur s'est mis en place : elles peuvent être mises en valeur en particulier dans les cosmétiques.

 

A la fin de la récolte journalière, le séchage doit avoir lieu soit dans un déshydrateur (méthode artisanale), soit si vous avez planté les bulbes de safran dans votre jardin, au four et à basse température (méthode familiale). Il sera peut-être alors nécessaire de le faire sécher en plusieurs fois.

Une fois sec, il faudra emballer le safran rapidement afin qu'il ne perde aucunement ses arômes. A la maison, le conserver dans de tous petits bocaux et le laisser en attente 6 mois avant de le consommer. Il sera encore plus parfumé...

La durée de conservation totale est de 3 ans après la récolte.

 

Les vertus médicinales du safran

 

Il a été longtemps utilisé pour lutter contre la peste, les indigestions et la variole. On sait aujourd'hui que c'est un puissant anti-oxydant et qu'il aurait des propriétés préventives contre le cancer.

A la fois calmant et tonifiant, il aide à lutter contre les dépressions légères tout en étant un stimulant général pour les femmes ce qui explique qu'on lui prête des vertus aphrodisiaques.

Il aide en particulier à lutter  contre les douleurs menstruelles mais aussi le surmenage et la fatigue.

Mélangé à du miel,  il fait merveille pour apaiser les douleurs des poussées dentaires des nourrissons.

Enfin il fait baisser la tension car il ralentit le rythme cardiaque. 

C'est aussi un fludifiant sanguin.

Enfin il fait baisser le taux de cholestérol ce qui fait du safran, une épice indispensable pour prévenir les maladies cardiovasculaires.

Dans une tisane, une pincée de safran suffit pour soigner aussi bien le rhume, que calmer la toux.

 

Le safran contient de la crocine (un caroténoïde qui lui donne sa couleur caractéristique), de la picrocrocine (qui lui donne son goût) et du safranal (qui lui donne son parfum).

Il est très riche en vitamine B2 (riboflavine) et en provitamine A.

 

Les pétales de safran peuvent aussi être consommées et servir à faire des infusions...

 

Danger : Ne pas confondre le crocus sativus avec le colchique d'automne commun dans nos jardins qui est toxique car il contient de la colchicine, substance dangereuse mais utilisée dans certains médicaments contre la goutte. Ne faites pas de tisanes avec ses pétales !

On distingue le safran, des colchiques d'automne, par la couleur, d'une part et par le fait que ces derniers ont six étamines.

 

 

 

Le safran en cuisine

 

J'ai emprunté cette photo  (sans autorisation je m'en excuse mais aussi sans contrepartie) sur le site du Safran Della Roma, site qui contient de très belles photos. Voyez je ne suis pas chauvine puisqu'il s'agit d'un safran catalan !!

Par contre si vous voulez en savoir plus sur le safran de Provence, rendez-vous sur le site de l'Association "Safran-Provence".

Le safran catalan

Le safran catalan

 

Le safran en stigmates est le plus parfumé. Il faut le faire macérer dans un peu d'eau pendant quelques heures avant de l'intégrer à vos plats AU DERNIER MOMENT. En effet le safran ne supporte pas les trop hautes températures. Les puristes le font macérer jusqu'à 48 heures.

Le safran en poudre se dissout aussitôt et il est donc plus facile à utiliser si vous êtes pressés.

 

Le safran peut être utilisé dans beaucoup de plats de l'entrée au dessert.

 

En Provence, on l'utilise surtout avec les plats de riz (les risottos), le poisson et les fruits de mer.

 

Il entre dans la célèbre bouillabaisse et la plus rustique mais non moins délicieuse soupe de poissons.

 

Il se marie bien avec la lotte.

 

Bien sûr chaque pays  a son plat traditionnel parfumé au safran : en Espagne, la paella ; en Italie le risotto à la milanaise ; au Maroc, la pastilla (feuilleté de pigeons) ;

 

Enfin, les safraniers en font une simple omelette et faisant infuser les stigmates dans le lait qu'ils incorporent ensuite aux oeufs battus et salés.

 

Mais vous pouvez aussi le consommer dans vos tisanes pour le plaisir du goût : il se marie bien avec d'autres épices comme la cardamone, la cannelle ou la girofle.

 

A noter : Le safran est toujours utilisé pour ses propriétés tinctoriales.

Il donne aux robes des bouddhistes une belle couleur jaune d'or. On utilise aussi ses vertus tinctoriales pour des tissus, des voilages, des tapis.

 

Si vous voulez en savoir plus, prenez le temps de visionner la vidéo ci-dessous...

L'Or rouge de Provence

Cet article a été précédemment publié sur ce blog en 2013.

Sa mise à jour imposait aussi un changement de date pour le faire  apparaître comme une nouveauté...

 

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9 septembre 2015 3 09 /09 /septembre /2015 09:31
La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

Quand j'étais enfant on disait, lorsque les mûres commençaient à apparaître dans les haies ou les forêts, que c'était bientôt la fin des vacances !

Mais "en ce temps là" (je sais c'était au temps des dinosaures !) la rentrée des classes était plus tardive...

Nous revenions de nos escapades, le visage barbouillé, le tee-shirt (ou la chemisette !) tâché, les jambes (nues) égratignées et les mains noires pour plusieurs jours car bien sûr nous en avions mangé autant que mis dans le panier.

Avec celles du fond, un peu meurtries, ma mère faisait du sirop ou des confitures. Les plus jolies étaient mangées en tarte pour le goûter.

 

Maintenant si vous voulez profiter des mûres, il faudra faire l'école buissonnière ou aller obligatoirement vous promener le week-end en famille au lieu de courir les magasins.

Cela fera du bien à tout le monde pour la rentrée...

 

Un peu d'histoire

 

La mûre serait originaire des montagnes du Caucase.

 

Les premiers hommes, chasseurs-cueilleurs,  s'en délectaient déjà puisqu'on sait, grâce aux chercheurs, que des traces de cette consommation de "baies" ont été retrouvées.

 

Mais les premiers hommes, consommaient-ils des framboises ou des mûres ?

C'est difficile de trancher car les graines sont très proches. Tout ce que l'on peut dire c'est que les baies faisaient partie du régime alimentaire de nos chasseurs-cueilleurs et des hommes du néolithique...

 

La mûre sauvage est connue depuis l'Antiquité. Les Grecs la consommaient déjà en sirop et avaient découvert ses vertus thérapeutiques. Ils s'en servaient pour soigner la goutte et les maux de gorge.

D'après la mythologie grecque, elle serait d'ailleurs issue du sang des Titans, répandu lors de leurs combats contre les Dieux de l'olympe...

 

Selon Pline, elle "combat le venin des serpents les plus dangereux".

 

Les Celtes la considéraient comme une plante magique qui apportait la richesse et permettait de conserver la santé.

 

De l'Europe elle a ensuite gagné l'Amérique où elle était consommée, séchée, par les Amérindiens.

 

Dès le Moyen Âge, les moines fabriquent avec les fruits un vin délicieux, le moretum, ou "vin des moines" qu'ils consomment uniquement les jours de fête.

Le mot "moretum" vient du latin "mortarium" qui signifie "mortier".

Le "moretum" est aussi un plat traditionnel d'origine italienne, composé de fromage, d'herbes, de lait,  de vin, et de farine…le tout pilé dans un mortier).

 

Ce vin (le moretum) était aromatisé à la mûre mais aussi à la prune (ou tout autre fruit rouge). Il a été peu à peu remplacé par l'hypocras, qui utilisait des épices et se conservait plus longtemps.

 

Dès le XVe siècl, on retrouve la mûre en méditerrannée...

 

Un peu de botanique

 

La mûre des bois ne doit pas être confondue avec la mûre du mûrier, qui est également comestible. Le mûrier est un arbre qui servait autrefois à nourrir les vers à soie.

 

La mûre sauvage est le fruit de la ronce sauvage (Rubus fruticosus) appartenant à la famille des Rosacées. "Rubus" vient de "ruber" qui signifie "rouge", appelation directement en rapport avec la couleur des fruits...

La ronce est souvent considérée comme une mauvaise herbe, tant elle devient envahissante dans les haies, obligeant les agriculteurs à s'en débarasser.

C'est un arbrisseau ligneux et vivace qui se ramifie par des tiges souterraines. Chaque année de nouvelles tiges apparaissent : elles ne produiront que la deuxième année, c'est donc important de ne pas les couper !

Les tiges les plus longues se courbent et se marcottent c'est-à-dire qu'elles reprennent racine. La plante, ainsi, gagne peu à peu du terrain...

Le roncier devient impénétrable et il faut dire qu'il est bien protégé par les nombreuses épines de la plante !

D'ailleurs saviez-vous que "ronce" vient de "rumex" qui signifie "dard" ?

 

 

Les feuilles sont découpées en 5 à 7 folioles légèrement dentées.

Les fleurs sont de couleur blanche ou rose. Elles forment des grappes de mai à juillet (selon la région) et sont  visitées aussitôt par les insectes car ce sont des plantes très mellifères.

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)
La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

 

Le fruit est en réalité une multitude de petites baies collées les unes aux autres. Les fruits sont disposés en grappe et mûrissent en décalage. Il est normal de retrouver sur la même tige des fruits de maturité différente.

 

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

 

Les ronciers sont très importants pour l'écosystème des haies et des bois.

 

D'abord, ils servent de refuge à de nombreux oiseaux et à des petits animaux, comme les lapins et les lièvres par exemple.

Chez nous ce sont les sangliers qui se réfugient très souvent dans les ronciers en se glissant dessous...

C'est aussi dans les ronciers que certains oiseaux font leur nid (comme dans la plupart des haies naturelles ou cultivées d'où l'importance de les préserver).

 

L'enchevêtrement des branches ainsi que les racines profondes permettent de retenir la terre des talus, évitant l'érosion des sols.

Dans le sud-est on voit très nettement après les violents orages que nous avons eu en juin et fin août, que l'eau n'a creusé la terre que dans les zones où il n'y a pas de haies...

 

Les fleurs sont très mellifères et servent de nourriture non seulement aux abeilles mais aussi à de nombreux autres insectes.

Les mûres sont consommés par de nombreux oiseaux, par les sangliers et les renards.

En montagne ce sont les cerfs, les chevreuils et les ours qui se nourrissent des baies.

Tous ces animaux favorisent la dispersion des graines qui, n'étant pas digérées,  se retrouvent dans leurs excréments.

 

A noter : Il existe des variétés cultivées de mûres sans épines qui sont délicieuses...Seules la richesse en vitamines des fruits diffère de la variété sauvage (comme toujours !)

En Suisse romande, en Haute-Savoie, ainsi que dans le Nord-Pas-de-Calais, on appelle la mûre « mûron » ou « meuron ».

 

Les vertus de la mûre

 

Les fruits sont  très riches en  vitamine B (en particulier B9), vitamine E, vitamine C et en provitamine A. Ils contiennent aussi des minéraux (en particulier du potassium, du magnésium, du calcium et du fer) et des oligoéléments (zinc, cuivre et manganèse). De plus, malgré leur goût sucré, les mûres sont très peu caloriques mangées telles quelles.

Leur richesse en fibre est intéressante.

 

Pensez-y ! Dans la nature, les mûres sont gratuites et permettent de préparer des desserts variés.

Evitez toutefois de les cueillir près des routes ou au bord des vignes non cultivées en BIO.

Laisser donc vos enfants se salir et se piquer...car les pigments qui tachent abondamment mains et vêtements sont des anthocyanes, des antioxydants puissants protecteurs de la jeunesse !

 

Les éraflures et piqûres inévitables se trouveront amplement soulagées en appliquant quelques feuilles fraîches hâchées de roncier ou une lotion faites avec une décoction de feuilles.

N'oubliez pas d'en ramasser...

 

La mûre est un fruit fragile qui doit être consommée sur place et quelques heures maximum après la cueillette. Elle sera moins agréable à consommer le lendemain, même conservée au réfrigérateur et aura perdu sa saveur et sa vitamine C.

 

Par contre elle se conserve très bien au congélateur ce qui vous permettra de faire des desserts tout l'hiver. Vous pouvez en faire des confitures, du sirop, des crumbles, mélangée ou non à d'autres fruits rouges ou à des pommes, des tartes...

 

 

 

La mûre sauvage (ou mûre des bois et des haies)

Les vertus des feuilles de ronce

 

Astringentes, les feuilles séchées sont consommées en tisane pour lutter contre les troubles intestinaux et les saignements trop abondants.

Elles soignent aussi tous les maux de gorge : enrouement, angine, rhinopharyngite...et les petits maux de la bouche et des gencives en bains de bouche ou gargarisme (dans ce cas préparez une décoction en faisant bouillir les feuilles 10 minutes, puis laisser tiédir et bien filtrer).

 

Les feuilles sont très riches en vitamines C et en tanins, et sont excellentes pour la circulation sanguine.

Elles sont aussi dépuratives et peuvent entrer dans la composition d'une tisane à conserver pour une cure de printemps.

Elles entrent aussi dans la préparation d'un "thé des familles" aux côtés des feuilles de framboisier, de cassis, de fraisier, et de menthe poivrée, ou de tilleul, voire encore de serpolet à proportion équivalente.

Ce n'est qu'un exemple car chaque famille avait sa propre recette de thé en fonction de la région. Certaines familles faisaient fermenter les feuilles...

 

Les jeunes pousses pelées et les bourgeons (dépourvus d'épines) peuvent être consommés dans des salades de printemps ou cuits à la vapeur comme de jeunes légumes.

 

Les racines de ronce mises à macérer dans de l'eau serviront d'hormone de bouturage "naturelles" pour vos boutures d'automne.

 

Mais attention la mûre doit être cueillie avant le 11 octobre (dans notre calendrier actuel) : cette date est appellée le "Jour de la mûre".

On dit que c'est un 11 octobre que le diable, chassé du paradis, s'est écrasé sur un roncier.

Chaque année à cette date, le diable cracherait (beurk !) sur les mûres pour qu'elles deviennent immangeables... qu'on se le dise, le diable est un rancunier !

 

A noter : Le jour de la mûre était, dans le calendrier républicain le 9e jour du mois de Thermidor, c'est-à-dire, sauf erreur de ma part, le 27 juillet exactement !

 

 

 

 

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3 mai 2015 7 03 /05 /mai /2015 07:20
Les feuilles de plantain lancéolé.

Les feuilles de plantain lancéolé.

Le plantain lancéolé (Plantago lanceolata) est une mauvaise herbe vivace qui pousse dans nos jardins.

Il est dommage de l'arracher sauf si vous êtes allergique à son pollen car c'est une plante remarquable au point de vue médicinal et très commune dans le midi de la France.


On l'appelle aussi : "oreille de lièvre", "queue de rat", "herbe à cinq coutures" ou "herbe à cinq côtes" car sa feuille possède exactement cinq nervures bien visibles (deux de chaque côté de la nervure centrale) et le pétiole a une forme caractéristique d'étoile à cinq branches formant cinq "côtes".

 

 

Le plantain appartient à la famille des Plantaginacées.

 

La plante peut mesurer de 15 à 50 cm selon le milieu où elle pousse (humidité, sol calcaire...).

On la trouve de 0 à 2000 mètres d'altitude au bord des chemins, dans les jardins incultes, et sur terrains secs et plutôt riche en calcaire, dans toute l'Europe et jusqu'au sud de l'Asie.

Les feuilles sont en forme de fer de lance d'où le nom de l'espèce "lancéolé". Elles sont épaisses et assez coriaces lorsque la plante fleurit.

Les hampes florales forment un épi qui dépasse la couronne de feuilles. Les corolles sont de couleur blanchâtre.

Son nom "plantago" viendrait du latin "plante qui agit" pour certains.

 

 

 

Le plantain lancéolé...une plante remarquable

Deux autres espèces vivaces de plantains communs en Europe ont également des vertus médicinales :

 

- Le "Plantain des oiseaux" ou "Grand plantain" (Plantago major).

Il a des feuilles ovales en forme de voûte plantaire, d'où son nom, pour certains (plantago = plante des pieds). Pour d'autres, "plantago" vient du latin et signifie "plante qui agit".

Ses feuilles larges forment une rosette basse. Ses fleurs sont de couleur grisâtre ou verdâtre. La hampe florale est dépourvue de feuilles et très allongée.

Vous pouvez récolter les graines mûres du grand plantain (par temps sec) : vous les donnerez (entre autres utilisations) à vos oiseaux en cage, ils en raffolent !

 

"À Saint-Justin, est à graines le plantain" = Ce qui doit vouloir dire qu'à la Saint-Justin, donc le 1er juin, le plantain a fini de fleurir et les graines se forment.

Ce qui est vrai dans le sud où le plantain est déjà en fleur en ce moment...

Plantago major

Plantago major

 

- Le "plantain langue d'agneau", ou "Plantain moyen" (Plantago media). Comme son nom l'indique, sa taille est intermédiare entre celle du "Plantain des oiseaux" et du "Plantain lancéolé".

Les feuilles sont ovales, en rosette sur des pétioles courts. Les fleurs sont sur des hampes allongées. Elles ont une couleur blanche tirant sur le violet.

 

 

 

 

Consommation

 

Les feuilles de ces trois plantains communs se récoltent dix mois par an. Les plantains sont des plantes assez communes et plutôt faciles à identifier.

N'ayez pas peur de vous tromper, aucun plantain présent en France, parmi la vingtaine d'espèces différentes, n'est toxique. Vous pouvez simplement tomber sur une espèce qui sera amère donc immangeable.

 

Les feuilles peuvent être consommées en salades, dans les potages, en gratin de "simples" ou bien séchées pour un usage médicinal.

Pour les salades, choisissez les jeunes feuilles. Elle seront tendres et légèrement amères. Ramassez-les loin des zones urbaines polluées, des champs de vigne traités...

Pour les gratins, vous pouvez utiliser des feuilles plus coriaces.

 

Je vous conseille de goûter tout simplement un petit bout de feuille avant d'en faire toute une salade ou tout un  gratin !

 

Propriétés médicinales du plantain

 

Les hommes connaissent et utilisent depuis l'Antiquité les vertus du plantain. Pline l'Ancien le prescrivait déjà pour traiter pas loin de vingt-quatre maladies différentes.

Jusqu'au début du XXe siècle, le plantain a été considéré comme une plante médicinale incontournable. Ces trois plantains communs sont très utilisés dans la pharmacopée familiale.

Mais le plus courant en phytothérapie est le plantain lancéolé. C'est justement celui qui pousse dans mon jardin et autour de chez moi.

 

La plante contient des glucides, du mucilage, des tanins, des sels minéraux (fer, calcium, phosphore), des vitamines du groupe B (B1, B2 et PP), des vitamines A et du soufre.

Elle a des vertus adoucissantes, cicatrisantes,  astringente, dépurative, diurétique, expectorante et résolutive.

De plus, c'est un anti-oxydant puissant qu'il faudrait consommer régulièrement.

 

 

Le plantain participe à la bonne santé générale car c'est une plante qui permet de :

- renforcer l'immunité.

- lutter contre la fatigue (convalescence, surmenage...).

- combattre l'anémie et le manque de fer en général.

- lutter contre les désordres intestinaux (constipation ou diarrhée).

-épurer le corps de ses toxines (ce qui permet aussi de soigner tous les problèmes de peaux).

- éliminer les métaux lourds contenus dans notre corps.

- améliorer la circulation du sang et éviter les phlébites.

- lutter contre virus et bactéries et éviter les complications en cas d'attaque hivernale.

En cas de grippe, par exemple, elle agira contre le virus et permettra d'éviter les complications respiratoires.

 

 

A noter : La plante peut être utilisée par tous les allergiques même ceux qui ont une allergie révélée au plantain car elle agit comme un anti-histaminique naturel et soigne aussi bien les allergies au niveau des yeux, que de la peau ou des voies respiratoires. Elle soigne également l'asthme.

L'idéal est d'en faire une cure dépurative un bon mois avant l'arrivée des pollens, chaque printemps.

 

 

Comment utiliser le plantain ?

 

Je cite la plupart du temps l'utilisation des feuilles car ce sont les plus commodes à ramasser, mais on peut utiliser la plante entière sans danger...

 

En usage externe...

 

- une décoction de feuilles repose les yeux fatigués et soigne les conjonctivites ou les allergies. Elle soigne également l'acné, les petites plaies (brûlures, morsures, piqûres d'insectes, ...).

 

- en cataplasme, les feuilles (et si possible la plante entière) hachées,  soignent bronchites, rhumes, coqueluche et toux sèches.

 

- le suc frais de la feuille écrasée soigne les démangeaisons ou les piqûres (d'ortie pas exemple). Le suc de la plante agit aussi sur les eczémas et les urticaires (la décoction aussi).

 

En usage interne...

 

- la tisane (à boire 3 à 4 fois par jour) soigne les toux rebelles comme les bronchites chroniques car elle aide à l'élimination des glaires grâce à la présence adoucissante de mucilage et possède une action anti-inflammatoire. Elle aide à guérir les rhumes sans complication.

Il suffit de faire infuser 5 minutes, 1 cuillère à café de feuilles séchées par tasse d'eau bouillante.

 

- la décoction de feuilles renforcera l'action de la plante et est à réserver à l'adulte. Faire bouillir 2 cuillères à soupe de plantes séchées dans un litre d'eau pendant 10 minutes. Infuser 10 minutes et filtrer. La décoction peur s'utiliser en gargarismes pour les maux de gorge, les petites plaies buccales (aphtes,...).

 

- le sirop  a les mêmes vertus : 2 à 3 cuillères à soupe par jour pour un adulte (à café pour un enfant) à consommer pur ou dilué dans une boisson chaude ou froide. Le sirop peut être préparé à l'automne et stocké pour l'hiver.

Il se prépare avec des feuilles fraiches : mixer ensemble des feuilles fraiches et leur même poids de sucre (ou de miel de préférence). Faire épaissir la préparation à feu très doux pendant 20 minutes environ. Laisser refroidir et mettre en flacon (à conserver au réfrigérateur).

 

 

Les graines sont comestibles : vous pouvez en faire des tisanes diurétiques qui vous aideront à lutter contre l'acide urique.

Leur mucilage vous permettra d'agir en douceur sur les problèmes intestinaux (en particulier la constipation).

Elles peuvent également être utilisées en cuisine et incorporées à de la pâte à pain ou des gâteaux, broyées ou entières.

Les plus faciles à ramasser sont celles du "grand plantain".

Un conseil : si vous n'habitez pas le midi, faites les sécher dans un four.

 

Anecdote : Les anciens plaçaient de la racine de plantain râpée, dans leur conduit auditif, pour supprimer un mal de dent...

Je n'ai pas testé :)

C'est le moment de ramasser les feuilles pour les faire sécher. De plus le plantain commence à fleurir et il est donc plus facile à identifier, d'autant plus que les feuilles restent entières et ne se fanent pas.

 

Munissez-vous d'une paire de ciseau ou d'un bon couteau et prélever quelques feuilles seulement sur chaque plant, si vous désirez les laisser fleurir et monter en graines.

N'oubliez pas que le plantain est une plante mellifère qui nourrit aussi les abeilles c'est donc nécessaire de la laisser fleurir.

Plus tard, durant l'été et jusqu'en automne, vous pourrez ramasser les graines et essayez de les semer directement en place dans votre jardin.

 

Si vous êtes allergique au plantain, laissez vos proches cueillir le plantain en fleurs, ne le manipulez pas tant qu'il ne sera pas complètement sec (mais attention car le pollen reste allergène) et ne vous privez pas pour autant de ses bienfaits.

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11 avril 2015 6 11 /04 /avril /2015 07:08

C'est le printemps et le moment de s'intéresser un peu plus aux plantes sauvages car la nature explose autour de nous.

Arrêtons-nous un moment de courir et prenons le temps de nous accroupir pour observer les merveilles que la nature nous réserve...

 

La cymbalaire des murs fait partie de ces petites plantes discrètes dont les graines se glissent dans un recoin obcur et humide des vieux murs pour s'y protéger tout l'hiver et attendre le printemps pour exploser au soleil.

 

Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !
Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !

Photos un peu surexposées mais bon en attendant on voit bien à quoi ressemble la plante !

Un peu de botanique...

 

La cymbalaire des murs appartenait selon la "classification classique" à la famille des Scrofulariacées (comme la gueule de loup que vous connaissez bien).

 

Mais depuis la troisième classification, appelée APG III, datant de 2009, elle appartient aujourd'hui à la famille des Plantaginacées.

Cette dernière classification phylogénétique met en avant les liens de parenté entre les espèces végétales, actuelles ou éteintes. Elle reflète mieux la réalité car elle est basée presque exclusivement sur l'étude de deux gènes. 

 

Nom latin : Cymbalaria muralis (avant dans ma jeunesse on l'appelait Linaria cymbalaria !) du latin cymba = nacelle, en référence à la forme un peu concave des feuilles et muralis, bien sûr = mur.

 

Noms communs : cymbalaire des murs,  linaire cymbalaire, ruine-de-Rome, linaire des murs, lierre des murailles...

 

 

Son histoire

 

Elle serait originaire de l'Italie d'où elle aurait gagné le sud de la France à partir du XV° siècle pour se répandre ensuite sur tous les vieux murs ensoleillés de France.

 

A-t-elle été importée pour ses vertus médicinales ? Sans nul doute...

Bien qu'un de ses noms communs soit "ruine-de-Rome" elle n'a rien à voir avec la chute de l'Empire romain...par contre comme elle envahit les vieux murs et s'infiltre dans les moindres fissures, elle participe sur le long terme à leur destruction.

Envahissante, elle peut, si elle se plaît, coloniser tout un pan de mur d'où il vous sera impossible de la déloger !

 

 

Ses particularités botaniques

 

Elle est typiquement méditerranéenne et bien adaptée au climat du sud de la France. Donc si vous n'habitez pas le sud, (trans)plantez-là en plein soleil.

Elle pousse en touffe, sur les vieux murs de préférence calcaires, en plein soleil ou mi-ombre (pour l'extrême sud de la France). Elle supporte bien des températures jusqu'à -15°. C'est donc une espèce vivace et rustique et bien adaptée à notre climat. L'hiver de toute façon la plante sèche et n'est presque plus visible.

 

Mais au printemps, la surprise toujours renouvelée vous attend !

 

Les tiges rampantes peuvent mesurer jusqu'à 60 cm de longueur et présenter quelques poils.

 

Les feuilles sont légèrement crassulantes et de forme arrondie ce qui se voit très bien sur les photos. Elles sont divisées en cinq à sept lobes. Elles sont luisantes, glabres (sans poils) et bordées de rougeâtres. Les nervures forment un éventail.

 

Le calice a cinq dents légèrement violacées.

 

Le calice

Le calice

Les fleurs blanches et légèrement violacées apparaissent en avril ou mai. Comme toutes les espèces de la famille, la fleur (ou corolle) est divisée en cinq lobes réparties en deux parties inégales :

- la partie supérieure (ou lèvre supérieure) forme un "casque". Il est divisé en deux lobes.

- la partie inférieure (ou lèvre inférieure) est découpée en trois lobes.

La partie qui se resserre, entre les deux lèvres, s'appelle la gorge. Elle est renflée et de couleur jaune.

La base de la fleur présente un éperon nectarifère.

 

La cymbalaire des murs est donc une plante mellifère.

 

Autre détail important : la fleur est unique sur un très long pédoncule.  Lorsque le fruit se forme, le pédoncule se recourbe pour le déposer dans une anfractuosité du rocher ou une fissure du mur... bien à l'abri et à l'humidité. On dit que la fleur est lucifuge (=elle fuit la lumière).

Les fruits sont des capsules rondes et glabres contenant les graines.

 

Source wikipedia

Source wikipedia

Les vertus médicinales de la cymbalaire des murs

 

 

Les feuilles et les fleurs de la cymbalaire contiennent du mucilage et des tanins, de la gomme et des acides.

 

Les feuilles employées fraîches sont hémostatiques. Appliquées directement sur une petite coupure ou une petite plaie, elles arrêteront immédiatement le saignement.

Elles sont riches en vitamine C, lorsqu'elles sont consommées crues dans une salade, mais on peut aussi les consommer cuites. Ainsi consommées, elles permettaient autrefois de soigner le scorbut.

 

Les fleurs et les feuilles fraîches ou sèches, étaient jusqu'au siècle dernier,  très utilisées en infusion pour leur vertu diurétique.

 

La plante est aussi :

- astringente : elle soigne les blessures, en appliquation locale,  resserre les vaisseaux sanguins et diminue la sécrétion de sérum.

- vulnéraire : elle aide à la guérison des plaies.

- hémostatique : elle arrête les saignements.

- antiscorbutique : elle soigne le scorbut grâce à sa richesse en vitamine C.

 

En plus du scorbut et des plaies superficielles, elle a été longtemps utilisée pour soigner la gale et ses lésions plus graves, puis ses vertus sont tombées dans l'oubli.

 

Aucune contre-indication ou effet secondaire n'est connu à ce jour...

 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:06
Les vertus des fleurs d'Hibiscus

Attention ! Toutes les fleurs d'hibiscus ne sont pas comestibles. Il existe dans le monde environ 30 000 espèces d'hibiscus et seulement quelques-unes sont cultivées. Il y a les plantes d'ornement d'un côté que nous cultivons pour le plaisir des yeux et les plantes médicinales de l'autre. Ne confondez pas les deux.

 

Un peu de botanique

 

L'hibiscus qui a des vertus médicinales s'appelle "Hibiscus sabdariffa".

 

 

Nom commun :  Oseille de Guinée, Roselle, bissap, thé rose, karkadé, folère, selon les régions d'Afrique mais aussi flor de Jamaica (au Mexique) et "groseille pays" (aux Antilles) où elle sert à parfumer le ti-punch à Noël.

 

C'est un arbuste originaire de Guinée qui s'est peu à peu propagé dans toute Afrique de l'Ouest et jusqu'en Egypte. On le retrouve aussi au Mexique. Il appartient à la famille des Malvacées. On pense que cette plante viendrait en fait du sud-est asiatique et en particulier de l'Inde...

 

C'est une plante qui peut pousser très près du désert, car elle tolère très bien la grosse chaleur. Elle est donc cultivée toute l'année.

 

"Hibiscus sabdariffa" est subdivisée en deux variétés botaniques : "sabdariffa" et "altissima". 

 

- La variété "Sabdariffa" a une utilisation plutôt alimentaire. Elle peut mesurer 1 à 2 mètres de hauteur. 

Elle est divisée, elle aussi, en deux types botaniques distingués par la couleur de leurs fibres :  une variété rouge (les fleurs sont colorées par des anthocyanes)  et  une variété blanche et verte, cultivée pour les feuilles qui sont consommées comme des épinards. Les pousses sont consommées crues ou cuites.

 

- La variété "altissima" est, comme son nom l'indique, un arbuste plus grand qui peut atteindre 3 à 4 mètres. On l'utilise pour ses fibres.

 

C'est la variété rouge qui nous intéresse ici.

 

Récolte :

 

Ce sont les calices rouges et charnus qui sont récoltés et séchés. Ces calices qui mesurent 3 à 4 cm de longueur entourent le fruit qui libèrera les graines à maturité.

 

Consommation :

 

Les habitants  fabriquent avec ces calices une boisson très rafraichissante, le karkadé (en Egypte) ou bissap (ailleurs en Afrique).

Le bissap est la boisson nationale en Guinée, mais aussi au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso et dans le Nord du Bénin.

On fait infuser une poignée de calices dans un sirop fabriqué avec de l'eau bouillante et du sucre. Le sirop obtenu est ensuite dilué avec de l'eau très fraîche. Cela donne une boisson très agréable, avec un goût acidulé et une couleur caractéristique.

C'est une boisson très prisée et qui est devenue indispensable lors de la rupture du jeûne pendant le ramadan.

 

En Europe, les fleurs d'hibiscus servent aussi de colorant alimentaire. On en importe environ 3000 tonnes par an.

 

En Afrique, en plus du sirop et de la tisane, on en fait aussi des confitures.

 

Pour obtenir une tisane, faire infuser quelques fleurs séchées dans de l'eau en ébullition. Laisser reposer le breuvage 5 minutes. L'eau est devenue d'un beau rouge pourpre. Sucrer au miel et déguster...

On l'appelle le thé rose d'Abyssinie.

En Mauritanie, on ajoute à la tisane d'hibiscus quelques feuilles de menthe. Dans d'autres régions, comme en Arabie Saoudite, c'est de la cannelle. Ailleurs c'est tout simplement du citron.

 

 

Vertus médicinales

 

La plante contient des acides organiques, des anthocyanosides, responsables de la couleur rouge de l’infusion, des flavonoïdes, des mucilages, de la pectine et de l'eugénol (une huile essentielle).

 

Tous ces composants expliquent l’action anti-inflammatoire, adoucissante, antiasthénique (anti fatigue), antispasmodique et légèrement laxative de l’hibiscus.

Elle serait particulièrement utile en cas de fièvre modérée.

 

La fleur consommée en tisane ferait baisser de façon significative la tension artérielle. Elle agirait sur l'inflammation des voies respiratoires.

 

On lui prête aussi des vertus amincissantes car elle est diurétique et bénéfique pour le foie. Ses vertus drainantes, dépuratives, détoxifiantes et toniques (grâce à sa richesse en vitamine C) en font une plante anti fatigue intéressante pour les cures de printemps.

 

Elle agit aussi bien sur les spasmes intestinaux que sur les douleurs menstruelles. C'est donc une plante utile pour les femmes, d'autant plus qu'elle a aussi des vertus galactogènes, c'est à dire qu'elle facilite la production de lait des jeunes mamans.

 

C'est donc bien le moment d'en consommer. Vous éviterez ainsi la fatigue du printemps en douceur.

 

Par voie externe, en application, l'application des feuilles guérit les plaies, l'eczéma, les dermatites...

 

 

Autres espèces

 

- Hibiscus esculentus ou gombo consommé dans de nombreux plat asiatiques, africains, ou en Amérique du sud et au Mexique.

 

 

- Hibiscus syriacus (althéa) : la fleur seule serait comestible et permettrait, utilisée en médecine traditionnelle, de guérir la toux et les angines

 

En Europe, les espèces les plus cultivées sont l’hibiscus rosa-sinensis, aussi appelée « rose de Chine » et l'hibiscus syriacus.

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:32
Tisane, infusion, décoction ou autres préparations mode d'emploi...

Définition

 

La tisane est une boisson aux propriétés thérapeutiques obtenue par macération, décoction ou infusion de plantes dans de l'eau chaude (ou froide). Il peut s'agir de fleurs fraîches ou séchées, de feuilles, de tiges, d'écorce ou alors de racines.

Dans le Trésor de la Langue Française Informatisé (appelé plus simplement le TLF) nous trouvons  la définition suivante : une tisane est une "boisson obtenue par macération, infusion ou décoction dans l'eau de plantes ayant souvent des vertus médicinales".

 

Important Les plantes doivent être de bonne qualité. Ne ramassez jamais une plante au bord d'une route !

Si vous utilisez une plante sèche, elle doit avoir conservée tous les principes actifs, donc avoir été mise à sécher dans les règles de l'art. Voir mon article à ce propos ICI !

 

Un peu d'histoire

 

Les tisanes sont  connues depuis l'Antiquité. N'oublions pas que l'homme utilise les plantes dans son alimentation depuis des millénaires. La tisane est donc le plus vieux remède connu ! Même les animaux savent très bien utiliser les plantes pour se nourrir ou se soigner...

Le premier témoignage de l'utilisation des plantes pour se soigner est gravé dans une plaquette d'argile datée des Sumériens (soit 3000 ans environ avant J.-C.).

Les Grecs, les Égyptiens et les Romains utilisaient aussi les plantes pour se soigner comme l'attestent de nombreux vestiges. Le premier recueil consacré aux plantes est un papyrus datant de 1500 ans avant J.-C !

Au Moyen Âge, les médecins se servaient des plantes et les apothicaires effectuaient des mélanges particuliers selon des recettes tenues secrètes et qu'ils se transmettaient de génération en génération. Souvent accusés de sorcellerie, ils étaient les cibles de nombreuses représailles...

Les tisanes étaient aussi connues en Chine, où elles remplaçaient le thé, en Inde où les médecins ayurvediques ont toujours utilisé les plantes, mais aussi en Occident où les "simples" étaient employées dans toutes les familles.

Aujourd'hui, la pharmacopée française recense et utilise pas moins de 333 plantes médicinales différentes !

 

Comment utiliser au mieux les plantes ?

 

Nos grands-mères savaient le faire et la phytothérapie étaient présentes dans toutes les maisons sans pour autant être nommée.

Les dictons et proverbes autour des plantes le prouvent bien...Ils nous parlent des vertus des plantes mais aussi des soins que nous devons leur apporter pour les cultiver ou les protéger et s'avèrent pleins de bon sens...

 

En voici quelques-uns extrait du livre de Bernard Leduc "Les dictons et les proverbes, c'est malin".

 

-Prends la bourrache mais ne l'arrache ; des maux de coeur guérit sa fleur.

-Jus de buglose dans le vin, contre la bile est souverain.

-Fenouil et rue rendent la vue perçante.

-Sauge et lavande, je te dis, guérissent toute maladie.

-La mauve a pour fonction, prise en décoction, à ton ventre resserré de rendre la liberté.

-Si tu as de l'insomnie, prends un bouillon d'ortie.

-Valériane et pimprenelle guérissent la maladie la plus rebelle.

-Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin.

-La fleur des veuves scabieuse sous l'estomac est précieuse.

-Quand le serpolet fleurit, la brebis tari.

-Si Dieu le veut, un malade rien que de toucher au sureau se porte mieux.

-L'herbe de la véronique au médecin fait la nique.

-La première violette que tu trouves au printemps, mange-la et l'an devant tu n'auras jamais la fièvre.

 

Nos grands-mères savaient donc sans hésitation utiliser les plantes à bon escient pour leurs vertus connues ou présumées.

 

Il existe trois sortes de préparation thérapeutique familiale appelées "tisane" : l'infusion, la décoction et la macération.

 

Comment préparer une infusion (méthode "grand-mère") ?

 

Souvent on appelle à tort cette préparation une tisane. Dans le langage populaire tisane et infusion se confondent...

 

Que vous employiez un mot ou l'autre, prendre le temps de préparer sa propre infusion, c'est déjà en ressentir les bienfaits dans notre monde d'aujourd'hui, où tout le monde court, il est tellement plus simple de choisir un sachet tout prêt dans un supermarché... Je l'avoue je le fais aussi de temps en temps  ! Il faut avouer qu'il y a des mélanges intéressants et que la tisane bio, seule garante de la qualité des plantes, est facile à trouver partout maintenant. Toutes les marques d'aujourd'hui ont leur game BIO.

 

Recette pour une "vraie" infusion

- Recette 1 (version ancienne et familiale) :  Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition (ne pas attendre qu'elle bout à gros bouillon !), verser dans la cassserole une à deux cuillères à soupe de plantes séchées environ et couper immédiatement le feu puis placer la casserole couverte à l'écart !

Laisser infuser 5 minutes avant de filter à l'aide d'une simple passoire directement dans les tasses. Chacun sucrera ou non la préparation avec du miel de préférence.

 

- Recette 2 (version moderne et conviviale) : Vous utiliserez une tisanière, vous versez de l'eau chaude frémissante directement de votre bouilloire sur la plante que vous placerez (ou non) dans une boule à thé. Laisser infuser 5 minutes et servir comme précédemment.

 

- Recette 3 (version rapide et solitaire) : Remplir une boule à thé avec la plante choisie de préférence réduite en petits fragments. La placer dans un mug et verser dessus l'eau frémissante. Laisser infuser avec une petite soucoupe au dessus cinq minutes avant de sucrer au miel.

 

En fait la quantité de plante dépend de la plante, de la quantité d'eau et du nombre de personnes. Un brin de thym pour 1/2 litre d'eau, suffira pour 3 personnes, alors qu'il faudra mettre une petite poignée de tilleul pour la même quantité d'eau et le même nombre de personnes. Si vous avez effeuillé le romarin, il faudra en mettre une toute petite cuillère à soupe (sinon, une branche de 10 cm de long suffira).

Donc faites des essais selon votre goût personnel et celui de vos proches. Dans tous les cas, faites une tisane plus légère si vous la destinez à un jeune enfant.

 

Plante unique ou mélange de plantes ?

Faire une tisane avec une seule plante permet de connaître vos goûts et de savoir si cette plante convient à votre bien-être.

C'est seulement ensuite que vous pourrez tester les mélanges de plantes en tenant compte des synergies.  En effet certaines plantes ne font pas bon ménage ensemble, certains mélanges peuvent produire l'effet inverse que celui attendu. D'autres assemblages agissent de concert...

Restez prudent surtout si vous en donnez à vos enfants. Le tilleul par exemple sera calmant pour les uns et...énergisants pour les autres !

 

Voilà quelques idées :

 

- avec le thym : thym + menthe ; thym + écorce de citron ; thym+cannelle ; thym + mélisse ; thym + verveine par exemple...

Mélanges qui agissent pour stimuler la digestion, renforcer l'immunité et qui peuvent bloquer un refroidissement (début de rhume, de toux ou de grippe).

 

- avec le romarin : romarin + menthe ; romarin + sauge (avec écorce de citron ou d'orange). Mélanges qui stimulent la digestion après un bon repas.

 

OU bien : romarin + pissenlit ; romarin + reine des près ; romarin + queue de cerise ; romarin + badiane (ou anis vert). Mélanges excellents pour la cure de printemps car ce sont des plantes diurétiques, dépuratives du foie, détoxicantes...

 

OU bien :  romarin + cassis ; romarin + aubépine. Mélanges qui agissent sur la circulation.

 

A noter : le romarin tout seul aide à lutter contre le stress. C'est un anti dépresseur naturel.

 

- avec la sauge : sauge + citron ;  sauge + menthe ; sauge + tilleul. Mélanges calmants aidant à la relaxation et à la venue du sommeil.

 

- avec la mélisse citronnelle : mélisse + verveine ; mélisse + tilleul ; mélisse + sauge ; mélisse + anis vert (ou badiane) ; mélisse + menthe.  Ce sont des mélanges calmants et de grands secours pour soigner les spasmes de tous types surtout digestifs.

 

- avec l'aubépine (fleurs) : aubépine + mélisse ; aubépine + camomille ; aubépine + tilleul. Mélanges calmants très parfumés.

 

- avec la verveine : verveine + tilleul ; verveine + camomille ; verveine + menthe. Ces mélanges aideront votre digestion tout en calmant les spasmes ou les maux d'estomacs.

 

L'origan, la marjolaine et le serpolet peuvent remplacer le thym, la sarriette ou le romarin.

 

La lavande peut aussi parfumer une tisane calmante. Elle sera un bon adjuvant en cas de tension légère dûe à des contrariétés et permettra de trouver le sommeil après une journée agitée ou en cas de fièvre si  le sommeil est agité (adultes ou enfants).

...

Certains phytothérapeuthes préconisent de mettre la plante dans l'eau froide...Bon j'ai jamais vu faire ça chez moi, ni chez les autres...

Je n'ai pas trouvé de raison particulière à ce mode d'emploi original.Donc, soit, j'ai zappé une découverte cruciale qui explique pourquoi...ou alors nos grands-mères étaient toutes des idiotes !

 

Comment préparer une décoction ?

 

Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition, plonger la plante dans l'eau et laisser bouillir 10 minutes. Laisser ensuite infuser (hors du feu) pendant au moins 15 minutes (30 minutes si vous voulez une décoction très concentrée). Puis filtrer et consommer chaud, froid ou tiède.

La décoction s'utilise surtout pour consommer racines, écorce, bourgeons...Je pense en particulier à l'aubier de tilleul du Roussillon particulièrement utile pour détoxiquer le corps aux changements de saison ou à la décoction de queues de cerises très utiles au printemps en tant que diurétique.

Les décoctions peuvent donc être bues (ne pas en donner aux enfants !).

On peut aussi s'en servir, une fois refroidie, de lotion pour la peau : thym, romarin, origan, lavande soigneront boutons, rougeurs, piqûres d'insectes ou petits bobos.

La décoction de bleuet fera merveille pour les yeux fatigués et irrités.

Celle de sarriette (sucrée au miel) fera un excellent gargarisme pour votre début d'angine.

On peut utiliser une décoction très concentrée dans un bain.

 

Exemple de décoction en mélange :

Lavande + eucalyptus ; Lavande + romarin ; lavande + thym. Mélanges utilisés en inhalation en particulier pour soigner un rhume, une pharyngite ou une sinusite.

 

Comment faire une macération ?

 

La macération d'une plante peut se faire de plusieurs façons selon l'utilisation que l'on veut en faire :

- dans l'eau (froide) : par exemple, l'eau de pétale de rose ; l'eau de bleuet ;

- dans l'huile : par exemple, huile de millepertuis, huile de laurier ou de lavande.

- dans le vin : par exemple, vin de mélisse, vin de sauge, vin de romarin, vin de genièvre ou d'origan, vin de cerise...

- dans le vinaigre : par exemple le vinaigre de lavande, de rose rouge...

- dans l'alcool : ce sont les teintures (plantes séchées en poudre ou fragments macérées dans de l'alcool) ou les alcoolats (plantes fraîches macérées dans de l'alcool) qui se prennent, par voie interne, sous forme de gouttes diluées dans une boisson ou, par voie externe, en compresse : par exemple, la teinture de citron, teinture d'arnica, d'anis vert ou de sauge.

Attention car la forte concentration en principes actifs peut être dangereuse. Mieux vaut demander conseil à un phytothérapeute : il s'agit en effet de préparations galéniques, c'est-à-dire de remèdes qui doivent être soigneusement dosés par un herboriste ou un pharmacien qualifié.

 

Vous trouverez des recettes simples à réaliser sur ce site très bientôt ! C'est promis...L'hiver arrive !

 

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17 août 2013 6 17 /08 /août /2013 16:42

Connue depuis les temps préhistoriques, la myrtille (Vaccinium myrtillus) était consommée par les peuples d'amérindiens qui la faisaient sécher pour l'utiliser en hiver. Souvent appelée bleuet, elle est utilisée en Europe pour ses vertus médicinales depuis le Xe siècle.

Elle pousse à l'état spontané en Amérique du Nord et dans toute l'Europe septentrionale. On en dénombre près de 400 espèces différentes.

 

C'est une plante de la famille des Ericacées. Le plant forme un arbrisseau de 20 à 50 cm  de hauteur, aux feuilles ovales légèrement dentées et d'un vert tendre au printemps virant au roux sous l'action du soleil d'été, lors de la maturité des fruits. La tige est finement ailée. Les fleurs apparaissent sous les feuilles. De couleur blanc rosée, elles deviennent des baies bleues-violacées recouvertes d'une pruine blanche.

La couleur bleue provient de la présence d'anthocyane, pigment qui varie du rouge au bleu selon l'acidité de la plante que l'on retrouve aussi dans le raisin.

 

 

On utilise les feuilles, ramassées avant l'automne, pour leurs vertus médicinales et les baies fraîches, séchées ou congelées pour faire confitures, tartes, sorbets, muffins ou autres desserts. Un délice !

 

D'abord, il faut connaître les coins à myrtilles pour aller les ramasser dans les bois. Elles aiment les sols acides. En principe, les plants de myrtilles sauvages colonisent les zones de coupes de bois et les sous-bois clairs entre 600 et 1 600 mètres d'altitude. En effet c'est une plante héliophile c'est à dire qu'elle aime le soleil.  Elle craint le gel surtout lorsqu'il n'y a pas de neige mais aussi la sécheresse d'été. Il y aura donc moins de fruit ou des fruits plus petits, les années sans pluie. Au bout de quelques années, lorsque les arbres prennent plus de place et mettent à l'ombre le sous-bois, les plantes dégénèrent...la forêt reprend ses droits !

 

Il faut se munir de bonnes chaussures et de pantalons longs, voire d'un produit anti moustiques comme il a fallu le faire cette année.

 

Les myrtilles sauvages se ramassent au peigne ou à la main.

 

Attention ! le ramassage au peigne est réglementé en France afin de préserver les plants et de limiter l'usage commercial que certains riverains en font (vente aux restaurateurs ou autres...). Il faut se renseigner à la mairie ou à la préfecture, la date variant selon les années en fonction de l'avancée de la végétation.

 

Dans certaines régions comme les Vosges, c'est la quantité par personne et par jour qui est limitée (pas le mode de ramassage).

 

Il faut savoir que l'usage du peigne demande aussi aux récolteurs du savoir faire. Les myrtilles sont situées sous les feuilles, il faut donc les soulever puis les  "peigner" et non pas tirer fort en arrachant les feuilles, en cassant les tiges et ou en arrachant les plants !

 

La modération est de mise et le respect de la nature une priorité : il faut donner l'habitude aux enfants très tôt de ne prélever sur la nature que la quantité dont on a réellement besoin.

 

Il faut savoir que si on utilise un peigne,  il faudra trier les myrtilles et enlever les feuilles. Le plus simple est quand même d'utiliser une planche  humide sur laquelle vous faites glisser les fruits. Les feuilles y restent collées. Bien sûr il faudra mouiller régulièrement la planche plusieurs fois...

 

Dans le cas d'un ramassage à la main, c'est bien sûr plus long dans les bois, mais il n'y aura rien à faire à la maison...L'idéal est d'attacher votre petit seau autour de la taille avec une ceinture pour avoir les mains libres : une main soulève le plant l'autre ramasse ! Et votre cerveau fait le vide...

 

Quoi qu'il en soit en Haute-Loire cette année, le ramassage au peigne était autorisé à partir du 15 août. En nous enfonçant dans la forêt, les plants étaient davantage chargés en fruits et plus facile à ramasser.

Et voilà notre récolte à 2 !

La myrtille des bois
La myrtille des bois

Vertus médicinales

 

La myrtille est la plante santé par excellence. Elle est très riche en antioxydants et en oligoéléments comme le chrome, le manganèse, le cuivre, le magnésium et le zinc et en vitamines (A, B, C et P).  Les baies, comme les feuilles soignent colites, diarrhées infectieuses, troubles digestifs et urinaires. Les feuilles ont en plus un pouvoir hypoglycémiant et jouent un rôle important dans la prévention du diabète.

 

Les baies, consommées de préférence fraîches, quand à elles, auraient le pouvoir de reconstituer la rétine (plus exactement, les pigments rouges appelés "pourpre rétinien" contenus dans les cellules à bâtonnets de la rétine) et d'améliorer ainsi la vision nocturne et diurne.

 

Enfin les racines en décoction soigneraient les infections de la peau et les troubles digestifs. Mais je pense qu'il vaut mieux ne pas arracher les plants sauvages...

 

Risques pour la santé

 

Les myrtilles poussent dans les zones où se trouve un parasite, "l'échinococcus multilocularis". C'est un petit ver parasite des renards (et des chiens) qui peut être transmis à l'homme par voie directe (c'est a dire ingestion directe par l'absorption) là où les animaux ont fait leurs besoins (que vous ne voyez pas toujours).

 

La maladie provoquée, l'échinococcose, est très grave et peut entrainer la mort mais elle est heureusement très rare (15 à 20 cas par an environ). Ce qui n'empêche pas d'être prudent. A chacun de mesurer les risques surtout avec les jeunes enfants, car cette maladie est incurable et la seule thérapeutique définitive est l'ablation du foie (ou d'un lobe) où se loge le parasite et / ou  la greffe.

A noter, ce parasite peut également se trouver sur les fraises des bois.

 

Pour ma part et cela n'engage que moi, j'ai toujours consommé les baies sauvages crues sans y penser.

Le plaisir du ramassage dans les bois, celui de la dégustation, puis les bienfaits de la plante, me paraissent plus positif et important pour ma santé physique et psychologique que les risques d'atteinte parasitaire.

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31 juillet 2013 3 31 /07 /juillet /2013 09:09
La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

Tout au long de l'année, il ne faut pas hésiter à cueillir au bord des chemins les plantes médicinales qui vous seront utiles durant l'hiver (et bien d'autres saisons) et vous  permettront d'être en bonne santé ou de la conserver.

 

L'été est un bon moment pour cueillir certaines plantes parce que vous avez du temps et vous pouvez profiter de vos vacances pour aller promener. De plus, il fait chaud et les plantes sècheront vite ce qui préservera leurs propriétés médicinales.

 

Attention ! Ne cueillez pas de plantes que vous ne connaissez pas !

 

Les anciens disaient qu'il fallait se soigner avec les plantes du coin ou celles de son jardin.

Sans doute avaient-ils, comme bien souvent, raison !!

 

Quelques précautions pour la cueillette :

 

- Il ne faut pas cueillir après la pluie. Choisir un matin tôt (ou un soir) de préférence au plein soleil.

 

- Il faut cueillir la plante au bon moment selon un calendrier bien précis qui correspond au moment où la plante a le plus de vertus, donc le plus de chance de les conserver après séchage.

 

- Ne jamais cueillir au bord des routes, ni au bord des champs cultivés et traités (maïs, vignes...) sauf si vous êtes sûrs que l'agriculteur est en BIO. En effet les plantes médicinales absorbent les polluants des sols et les concentrent.

 

- Ne cueillir que quelques branches sur chaque plant pour préserver les plantes vivaces. Ne jamais arracher la plante sauf s'il est indispensable d'utiliser la racine ce qui est rare pour une consommation familiale.

 

Quelques précautions pour le séchage :

 

- trier les plantes en retirant les parties sèches ou jaunies.

 

- bien les étaler dans un panier (ou une cagette), sur un torchon propre.

 

- ne pas utiliser de papier journal car l'encre d'imprimerie peut contenir des éléments nocifs. De plus le torchon permet le passage de l'air.

 

La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation
La cueillette des plantes médicinales et leur conservationLa cueillette des plantes médicinales et leur conservation

- les mettre à sécher dehors (sur le balcon, sous la tonnelle) ou au courant d'air (devant une fenêtre ouverte) et à la chaleur mais surtout pas au soleil !!

 

- lorsque la plante est bien sèche, la ranger en bocaux ou dans des sachets ou boîtes de votre choix et les stocker à l'ombre.

 

Conservation :

 

La plupart des plantes se gardent bien au delà de l'année mais, personnellement je ne les garde jamais au delà de deux ans...

La cueillette des plantes médicinales et leur conservation

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4 juillet 2013 4 04 /07 /juillet /2013 08:33

La citronnelle ( cymbopogon citratus) est une plante herbacée, vivace qui est originaire de Malaisie. Elle pousse d'ailleurs spontanément dans la plupart des pays tropicaux et subtropicaux.

 

 

Elle appartient à la famille des Graminées. C'est le lemon-grass des anglais. On l'appelle aussi "jonc odorant" car elle ressemble à un jonc et son odeur de citron est très caractéristique. Ses feuilles mesurent plus de 60 centimètres de longueur et sont de couleur bleu verdâtre. Leur bord est dur et coupant. La base des feuilles est renflée et de couleur crème. La plante se multiplie facilement par sa tige souterraine.

 

La citronnelle est une plante qui a la capacité de retenir les sols, donc de combattre l'érosion, grâce à ses racines profondément enfoncées dans le sol.

 

C'est la raison pour laquelle elle ne peut survivre au jardin qu'en pleine terre dans un sol à la fois sec, sablonneux et bien drainé, en plein soleil mais surtout bien protégée du froid hivernal car, même dans le sud de la France, elle peut ne pas supporter les gelées...

 

Utilisation

 

Elle a été très tôt cultivée pour être utilisée en parfumerie et pour la fabrication de cosmétiques.

 

Mais elle est aussi utilisée pour ses propriétés médicinales et en particulier, pour combattre la malaria dans le Sud-est de l'Asie et en Afrique de l'Ouest.

 

 

 

La partie bulbeuse, très tendre, est comestible une fois épluchée et coupée en lamelles, comme les cébettes, pour agrémenter des salades vertes ou composées.

Les tiges fibreuses de la plante sont à réserver pour aromatiser les bouillons, les tisanes, les ragoûts ou les plats de poisson ou de volaille, associées ou non avec gingembre, piment, ou noix de coco.

La citronnelle se conserve très bien, séchée ou congelée, coupée en tronçons.

 

Ne pas la confondre (bien que la confusion soit sans danger particulier) avec la verveine citronnelle, la mélisse citronnelle et le thym citron, souvent appelés dans nos régions "citronnelle".

 

Ses vertus

Calmante et antispasmodique, digestive, et anti inflammatoire. Elle permettrait de lutter contre la grippe et les toux hivernales et soignerait articulations et muscles douloureux.

Son HE (mais aussi la plante entière cultivée au jardin) est répulsive et éloigne les insectes en tous genres mais surtout les moustiques en été.

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29 juin 2013 6 29 /06 /juin /2013 17:58
La cannelle

La cannelle est l'écorce interne d'un arbuste appelé le cannelier de Ceylan. Il est originaire du Skri lanka en Inde. Cet arbuste, qui appartient à la famille des Lauracées est celui qui produit la cannelle la plus parfumée et la plus chère du marché. Il existe une autre variété, la cannelle de Chine qui est moins aromatique mais très prisée en Amérique. Ces deux espèces sont les plus cultivées mais il existe une centaine de variété de canneliers.

 

C'est une des plus ancienne épice connue. Elle était déjà utilisée en Chine 2800 ans avant J.C. On y fait référence dans la Bible, dans des anciens papyrus ainsi que dans des textes sanskrits.

Au Moyen Âge on parfumait l'hypocras avec la cannelle. Ce vin sucré au miel et parfumé aux épices était très consommé en Europe médiévale.

 

Il faut pour obtenir la cannelle, couper des branchettes de plus de 3 ans qui ne dépassent pas deux mètres de longueur. L'idéal est de les couper au moment de la montée de sève (la cannelle sera plus parfumée). Ces petites branches de 2 cm de diamètre, sont ensuite entaillées longitudinalement ce qui va leur permettre de sécher. L'écorce se détache alors d'elle-même. On la dépouille de son épiderme et elle s'enroule alors formant des bâtonnets friables de 8 cm de longueur environ. Ces bâtonnets ont une forme de tuyau de 1 cm de diamètre d'où leur nom (canna = roseau en latin).

 

Le cannelier de Ceylan (cinnamomum zeylanicum ou Cinnamomum verum) peut atteindre 10 mètres de hauteur. Il a des feuilles persistantes, coriaces et luisantes sur le dessus, gris-bleuté en dessous. On le taille en culture pour qu'il ne dépasse pas 2 mètres 50.

On le cultive dans de nombreux pays tropicaux : Inde bien sûr, Caraïbes, Brésil, Guyane française et Madagascar. Son écorce est mince et fine et très aromatique. Plus elle est pâle, plus elle est de bonne qualité.

 

 

Le cannelier de Chine (cinnamomum aromaticum) atteint lui 13 mètres de haut.  On le cultive en Indonésie et en Asie.

Il pousse à l'état sauvage en Indochine. L'écorce appelée, casse ou fausse-cannelle, est plus épaisse que celle du cannelier de Ceylan. Elle est aussi moins parfumée.

 

 

 

Utilisation :

 

La cannelle peut s'acheter en bâtonnets, en poudre, ou en huile essentielle.

En poudre, elle perd rapidement ses propriétés.

Elle est utilisée en cuisine et en médecine.

En Europe, on l'utilise pour parfumer surtout les desserts (gâteaux, tartes aux pommes, compotes, brioches, puddings, pain d'épices, friandises).

Dans les pays anglo-saxons, elle parfume les plats de courge au gratin.

En Italie et en Espagne, mais aussi en Europe de l'Est, elle aromatise les soupes, marinades, légumes ou sauces tomates.

En France et en Europe du Nord, on l'ajoute à du vin chaud pour se réchauffer après un coup de froid en hiver.

 

Ses vertus médicinales :

 

C'est un puissant antiseptique qui soigne tous les maux de l'hiver comme  les gastro-entérites, les bronchites, les rhinopharyngites...

Elle est aussi antispasmodique et vermifuge. Elle serait hypotensive et faciliterait la stabilisation de la glycémie chez les diabétiques. Enfin on lui prête des vertus stimulantes voire aphrodisiaques.

 

Ajoutez une bâton de cannelle et quelques clous de girofle à vos tisanes et la grippe s'éloignera de votre maison...

Mélangez de la cannelle en poudre à du miel, tartinez votre pain ou vos biscottes le matin : cela renforcera votre système immunitaire.

 

Soyez prudent en consommant l'huile essentielle qui est très forte et doit être impérativement diluée dans une huile neutre avant utilisation. La coumarine contenue dans la cannelle peut être toxique à forte dose. Éloignez le flacon des jeunes enfants...

 

Attention les médias informent du danger du nouveau jeu pratiqué par les ados américains et qui s'appelle le "défi de la cannelle" [voir l'article du Figaro, publié en ligne . Il s'agit d'avaler sans eau et en un minimum de temps une cuillère à soupe de cannelle en poudre. C'est très dangereux car la poudre passe dans les poumons et la personne peut s'étouffer. Mais le deuxième danger vient du fait que les fibres de cellulose de la cannelle ne se résorbent pas et peuvent provoquer des lésions pulmonaires graves.

Pour plus d'info lire l'article en cliquant ICI.

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12 mai 2013 7 12 /05 /mai /2013 13:39
La coriandre

La coriandre (coriandrum sativum)  est une plante aromatique annuelle, originaire du Proche Orient.

 

Elle est abondamment cultivée dans tout le Bassin méditerranéen, en Asie et en Amérique.

 

C'est une cousine du carvi, de l'anis, du fenouil et de l'aneth.

 

 

Les graines de coriandre sont parmi les plus anciennes épices connues.

 

On les cultivait déjà en Égypte il y a plus de 3 500 ans. Puis les grecs les utilisaient comme médicament vers 1 400 ans avant JC. Enfin, les Romains s'en servaient pour conserver la viande.

 

Le mot coriandre est issu du grec "koris" qui veut dire "punaise". L'odeur de la feuille fraîche n'est pas sans rappeler l'odeur de cet insecte.

 

On appelle aussi la coriandre fraîche, persil chinois ou  persil arabe. Elle ressemble en effet au persil plat mais sa tige, frêle, peut atteindre 1 mètre.

 

Les graines de coriandre sont striées et rayées. Séchées, elles sont de couleur brun ocre.

 

Utilisation de la coriandre fraîche

Comme le persil, elle peut agrémenter tous les plats. En Orient, on la met dans les salades, les tajines, les sauces, les soupes. Ne pas trop en mettre car son goût peut ne pas plaire.

 

Elle se conserve très peu au frigo (deux jours max). Il vaut mieux la congeler et l'utiliser peu à peu ou en avoir au jardin et ne couper que ce qui est nécessaire.

 

Utilisation des graines entières ou moulues

Elles accompagnent les fruits de mer, les poissons, les conserves au vinaigre, les charcuteries, les omelettes, les fromages de chèvre, les pains d'anis ou les gâteaux.

 

Elles se marient bien avec le citron et le gingembre dans les marinades.

 

Elles entrent dans la composition du curry, du garam massala, et autres mélanges utilisés dans la cuisine indienne.

 

Les graines se conservent très bien, dans un récipient, au sec à l'abri de la lumière.

 

Propriétés médicinales

 

Antiseptique, antispasmodique, bonne pour l'estomac et la digestion, elle soulage aussi les rhumatismes, les douleurs articulaires et tendineuses, la grippe et les troubles intestinaux.

 

Certains médecins anciens recommandaient de ne pas la consommer fraîche car comme toutes les plantes de la famille des Ombellifères, elle pourrait être toxique à forte dose pour le système nerveux.

 

Cependant les feuilles de coriandre crues sont très riches en vitamines K (actions sur la formation des os, la coagulation du sang).

 

Elle est présente dans l'eau de Mélisse des Carmes, dans le Chartreuse et autres boissons alcoolisées.

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6 mai 2013 1 06 /05 /mai /2013 16:56
Le clou de girofle
Le clou de girofle
Le clou de girofle

Le clou de girofle est le bouton floral séché du giroflier.

Nom latin : Eugenia caryophyllata

Famille : Myrtacées

 

Le giroflier est un arbre à feuilles persistantes, originaire des îles Moluques (Indonésie).

Il a longtemps été cultivé là-bas. Aujourd'hui on le cultive aussi sur l'île de Zanzibar, aux Antilles, à Madagascar, en Tanzanie, au Brésil et en Inde.

 

Il peut atteindre 12 à 15 mètres de hauteur. Il peut vivre plus de 100 ans mais reste de culture fragile. Il aime les climats maritimes et doux. Il commence à produire à l'âge de 7 à 8 ans et atteint sa production maximale vers l'âge de 10 à 20 ans. Ensuite sa production décline déjà.

 

 

Ses feuilles et ses fleurs sont très odoriférantes. Ce sont les boutons floraux qui sont récoltés avant maturité c'est à dire avant l'apparition des pétales. Chaque bouton ressemble à un petit clou (d'où son nom) mesurant 12 mm de longueur environ, orné d'une tête de 4 mm de diamètre et qui est une épice à la saveur âcre et piquante.

 

Les boutons sont mis à sécher environ un mois au soleil et prennent alors leur couleur brune caractéristique. Ils deviennent très durs au séchage.

 

 

Le clou de girofle est connu et utilisé en Asie, depuis plus de 2 000 ans.

En Chine il servait à parfumer l'haleine des courtisans de la dynastie des Han, lorsqu'ils s'adressaient à l'Empereur.

Les Grecs et les Romains l'utilisaient déjà en cuisine.

Il fut introduit en Europe vers le IVe siècle par les arabes et son usage s'est ensuite répandu au Moyen Âge.

 

Ses vertus médicinales sont nombreuses :

Il a été très vite utilisé pour ses propriétés antiseptiques, anti inflammatoires, antibactériennes, antispasmodiques et anesthésiques (contre la douleur). Il contient de l'eugénol que l'on retrouve dans l'huile essentielle mais aussi des flavonoïdes.

Il soigne les infections respiratoires, les infections urinaires et digestives ainsi que toutes les douleurs (dentaires, musculaires ou névralgiques..) et les rhumatismes.

C'est, en infusion, un bon préventif de la grippe et des diverses attaques virales hivernales. Il a la particularité de purifier le sang et de favoriser une bonne immunité.

Tonique, il est considéré comme un aphrodisiaque.

 

En cuisine, il est utilisé dans le bouquet garni (l'oignon est souvent piqué d'un clou de girofle), les marinades, le pot-au-feu.

Il fait partie des épices utilisées pour parfumer le pain d’épice. Il entre d'ailleurs dans les mélanges d'épices comme le curry, l'épice "cinq parfums" chinois, et le "ras-el-hanout" utilisé au Maroc dans les tajines.

 

Pour parfumer vos placards n'oubliez pas de fabriquer une pomme d'ambre en piquant des clous de girofle dans une orange. On s'en servait déjà au Moyen Âge pour éloigner les maladies de la maison et désinfecter les placards.

Le clou de girofle

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 16:57
Cardamome blanche
Cardamome blanche

Cardamome blanche

Nom latin :Elettaria cardamomum

Famille : Zingibéracées

 

C'est une plante originaire de la côte de Malabar et de la plaine du Kérala. Elle ressemble à un roseau. On la cultive maintenant au Ski Lanka, au Vietnam et au Cambodge. Elle peut servir de plante d'appartement dans nos régions tempérés et peut même être sortie à l'ombre en été dans le jardin.

 

 

La plante est une plante de la même famille que le gingembre, mais le rhizome n'est pas consommé. Seuls les fruits sont utilisés. Ils sont cueillis à la main avant leur maturité, puis séchés au soleil.

Les fruits de la cardamome se présentent sous forme de capsules à trois bourrelets qu'on utilise entières ou écrasées pour libérer les petites graines brunes qu'elles contiennent.

 

Il existe plusieurs sortes de cardamome.

- La cardamome de Malabar (variété minuscula).

- La cardamome de Ceylan (variété major) provient d'une plante quasi identique mais les fruits sont plus gros et les graines moins nombreuses.

- La cardamome d'Indochine (ou Amomum kravanh) est une plante d'une espèce voisine mais le fruit est plus rond (voir illustration ci-dessous).

 

 

La meilleure et la plus parfumée est la cardamome verte dont la capsule blanchit naturellement à la dessiccation mais qui parfois est blanchie artificiellement au lait de chaux. C'est celle que l'on trouve dans le commerce en Europe et aux États-Unis.

La  cardamome brune a été séchée au four, C'est celle que l'on trouve en Asie et en Europe.

Son goût particulier se situe entre la menthe et le citron.

 

La cardamome est connue depuis l'Antiquité. Les Grecs, les Égyptiens et les Romains savaient déjà l'utiliser pour ses nombreuses vertus médicinales, mais aussi comme condiment et en parfum d'ambiance. Elle a été importé en Europe par les Arabes. Au Moyen Âge, l'école de Salerne reconnaissait déjà ses vertus stomachiques. Elle est très  consommée en Orient et dans les pays arabes, mais peu en Europe sauf  en Scandinavie  et depuis peu au Royaume-Uni.

 

Dans la médecine traditionnelle indienne, la cardamome était utilisée pour ses vertus amincissantes. En cuisine, les hindous l'utilise surtout dans la pâtisserie. Dans les pays asiatiques, on la mâche pour se purifier l'haleine. Elle est digestive, antiseptique, antispasmodique et apaisante. Elle est stimule la bile et agit préventivement contre les troubles de la vésicule biliaire. Elle calme la toux et les maux de gorge. Elle est diurétique et a la propriété de réchauffer ceux qui ont toujours froid. On l'utilise beaucoup en médecine ayurvédique. Elle aurait des vertus euphorisantes et stimulerait l'intellect.

 

Les arabes la consomment surtout dans le café (elle atténue les effets de la caféine), les asiatiques dans le thé. Elle est délicieuse dans le chocolat chaud.

 

Elle est très utilisée dans la cuisine indienne et chinoise. Elle entre dans de nombreux mélanges d'épices et peut être consommées tant avec les desserts (salades de fruits, pâtisseries, compotes...) qu'avec les légumes (aubergines, concombres, carottes...) et les viandes (surtout agneau, pintade et pigeon...).

Elle se conserve mieux si elle est achetée en gousses. L'écraser au dernier moment pour conserver tout son arôme.

En poudre, elle peut être mélangée à d'autres épices moins coûteuses ce qui bien sûr constitue une fraude difficilement identifiable.

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5 mai 2013 7 05 /05 /mai /2013 11:04
Le câpre

Nom latin : Capparis spinosa

Famille : Capparidacées

 

 

Le  câprier est un arbrisseau épineux et vivace originaire du bassin méditerranéen.

Il est cultivé dans la région méditerranéenne et en Afrique du Nord. On le retrouve aussi à Chypre et en Sicile, et jusqu'en Arménie.

 

C'est un arbuste très décoratif. Ses feuilles sont vertes, petites et luisantes. Ses fleurs sont magnifiques avec leurs grands pétales blancs teintés de rose. Les étamines sont de couleur violette. La fleur a une durée de vie très courte de l'ordre d'une journée seulement.

C'est un arbuste grimpant qui s'accroche aux murs et aux rochers et peut atteindre 1 mètre de hauteur.

 

 

 

Les câpres sont les boutons floraux cueillis avant la floraison. Ils ont alors une belle couleur verte, proche de celle des olives.

 

Le câpre

Les câpres étaient déjà connus au temps des Romains et des Grecs.  Ils étaient utilisés pour relever les sauces qui accompagnaient les plats de poisson.  Il a fallu attendre le XVe siècle pour que l'utilisation culinaire des câpres soit mentionnée en France.

 

Les anciens médecins utilisaient l'écorce de sa racine pour ses vertus médicinales. Elle était considérée comme diurétique, tonique, astringente et antispasmodique. Les médecins donnaient cette écorce à boire en décoction aux malades du foie, aux dépressifs. On l'utilisait aussi pour laver plaies et ulcères.

Les câpres contiennent de la capparirutine qui a des vertus, toniques et diurétiques, reconnues. Comme condiment, ils ont aussi des vertus apéritives et digestives.

On peut piler les feuilles avec de l'eau et badigeonner les piqûres d'insectes ou autres affections de la peau.

 

Pour les conserver, il faut les confire au vinaigre. C'est d'ailleurs sous cette forme que les câpres sont commercialisés. Leur prix varient en fonction de leur taille. Plus ils sont petits, plus ils sont chers car goûteux et fins.

On peut remplacer les boutons de câpres par ceux de soucis, de pissenlit ou de capucines.

 

 

 

 

Câpres de capucine  (extrait du site : http://ecoute-les-fleurs.blogspot.fr/2010/10/les-capres-de-capucine.html)

Câpres de capucine (extrait du site : http://ecoute-les-fleurs.blogspot.fr/2010/10/les-capres-de-capucine.html)

 

En cuisine, les câpres relèvent le goût de la mayonnaise, des salades et des sauces froides comme la sauce rémoulade. Ils font partie des ingrédients du steak tartare. Ils aromatisent les sauces, les hors-d’œuvre, la moutarde, les sandwichs, les pizzas, le riz et les pâtes, les viandes en particulier les volailles, et aussi les poissons.

Toujours ajouter les câpres en fin de cuisson.

Ils entrent aussi dans la composition de la fameuse tapenade.

 

A noter : Si vous laissez votre câprier produire des fruits, les câprons, vous pourrez aussi les déguster car ils sont comestibles.

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