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21 novembre 2019 4 21 /11 /novembre /2019 06:19
La Pinatelle du Zouave (43)

La Pinatelle du Zouave (43)

Revenons un peu en Haute-Loire pour visiter un endroit insolite mais riche de son passé...

Il s'agit de la Pinatelle (=pinède) du Zouave qui comme son nom l'indique est située près du hameau du Zouave, un hameau proche du Puy-en-Velay. 

 

 

Ce site a reçu le label "arbre remarquable de France" en 2012 , et la forêt est de plus classée Refuge LPO, depuis 2011. 

Aménagements pour les animaux. Aménagements pour les animaux.

Aménagements pour les animaux.

Il s'agit d'un espace naturel sensible protégé où se trouve, sur un plateau qui domine la vallée, une forêt de pins sylvestres, présentant des formes particulières. On les appelle les pins de boulange. 

 

 

Le Pin de boulange est un pin sylvestre qui au lieu de pousser comme bon lui semble dans les forêts naturelles de la région et d'atteindre parfois à l'âge adulte près de 30 à 40 mètres de hauteur, a été façonné au fil du temps par les hommes qui l'ont taillé à leur mesure, de façon à pouvoir en récupérer le petit bois à portée de main. Ce petit bois, appelé "bois de boulange" alimentait les fours de boulangers de la ville. 

Taillé de manière à ce que ses branches poussent plus bas et plus nombreuses et soient donc davantage accessibles pour en faire des fagots, son tronc a pris une allure particulièrement difforme, lui donnant l'aspect d'un arbre malade...ou d'un bonsaïs géant. 

 

 

Pins sans tête, pins têtards...les hommes supprimaient les nombreux bras environ tous les huit ans. 

Technique de taille

Technique de taille

En baladant dans la forêt...
En baladant dans la forêt...En baladant dans la forêt...
En baladant dans la forêt...

En baladant dans la forêt...

Ces forêts plantées de pins sylvestres ont été exploitées de 1800 à 1945 environ, mais sans doute bien avant... Les derniers pins de boulange ont été abandonnés vers les années 50 lorsque le fuel domestique, le gaz, l'électricité ont remplacé après guerre peu à peu l'usage du bois. 

Cela fait maintenant plus de 40 ans et, en poussant, ils ont pris une forme de chandelier caractéristique...

 

 

Pins de boulange en forme de chandelier ou presque !
Pins de boulange en forme de chandelier ou presque !
Pins de boulange en forme de chandelier ou presque !
Pins de boulange en forme de chandelier ou presque !

Pins de boulange en forme de chandelier ou presque !

Pour mieux vous rendre compte du travail des hommes je vous dirai qu'un seul boulanger avait besoin de 100 fagots par semaine pour allumer son four, ce qui représentait près de 3 grosses journées de travail pour un seul homme. Et en 1830, il y avait près de 150 boulangers aux alentours du Puy et dans la ville ! Les fagots étaient également utilisés pour chauffer les fours des potiers ou des tuileries. 

Les hommes les transportaient jusqu'à la ville en charrettes tirées par des bœufs. 

C'était une source de revenu non négligeable et cela leur permettait d'exploiter des parcelles non cultivables. 

Les fagots...

Les fagots...

Je ne peux pas vous décrire l'ambiance particulière du lieu...

C'est à la fois magique, étrange et tellement poétique ! La main de l'homme est partout et le promeneur a le sentiment d'être seul et pourtant, il entend les voix et les bruits de ces hommes qui ont travaillé tous les jours en ce lieu pendant des décennies. 


Certains arbres ont pris des formes tellement bizarres que nous pouvons laisser libre cours à notre imagination et penser que peut-être...ils n'ont pas été "sculptés" au hasard.

Vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus...

 

Quelques-unes des formes bizarres...
Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...
Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...
Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...Quelques-unes des formes bizarres...

Quelques-unes des formes bizarres...

C'est un lieu parfait pour se balader en famille. Les sentiers proposés, les prairies réservées à la détente, les aires de pique-nique et le coin cabane, permettent aux enfants et à leur parents de découvrir ce lieu magique d'une autre façon. Le promeneur solitaire recherchera les matins ou les soirées davantage propices à s'imprégner de l'ambiance du lieu. 

Les "pelles" de boulanger surélevées nous donnent des renseignements précieux sur l'histoire du site. 

Les zones de détente...Les zones de détente...
Les zones de détente...Les zones de détente...

Les zones de détente...

Nous avons été étonnés du peu de monde rencontré en plein mois d'août, et c'est une bonne chose car je n'aime pas les endroits trop fréquentés, surtout quand ils nous offrent de telles merveilles de la nature.

Afin d'éviter que le sous-bois envahisse la forêt certaines zones servent aujourd'hui de pâturage à des troupeaux de brebis noires du Velay. Nous n'avons pas réussi à les voir tant elles sont craintives.

 

Personnellement je rêve de découvrir ce lieu sous la neige, ou dans le brouillard ! On y retournera donc sans nul doute mais un jour d'hiver.

Afin que ce mode d'exploitation typique du Velay ne tombe pas dans l'oubli, le Conseil Général de la Haute-Loire a décidé d'acquérir cette forêt en 1996. Sur une des parcelles, de nouveaux pin sylvestres ont été plantés afin d'expérimenter les méthodes de taille ancestrales. Ainsi ce témoignage vivant pourra continuer à éblouir petits et grands.

A noter... on trouve aussi des pins de boulange dans le Forez où on les appelle des "garolles".  

Sur le site, une mare artificielle attire quelques jolis grenouilles... 

La mare de la pinatelle
La mare de la pinatelleLa mare de la pinatelleLa mare de la pinatelle
La mare de la pinatelleLa mare de la pinatelleLa mare de la pinatelle

La mare de la pinatelle

La biodiversité est bien présente...Nous avons vu de nombreux insectes et trouvé une mue de grande libellule. 

Mue de la grande libellule (aeshne)Mue de la grande libellule (aeshne)
Mue de la grande libellule (aeshne)Mue de la grande libellule (aeshne)

Mue de la grande libellule (aeshne)

Voilà notre visite de ce lieu magique est terminé pour aujourd'hui. Très bientôt nous ferons d'autres balades en Haute-Loire, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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28 août 2019 3 28 /08 /août /2019 05:18
Les foins

Les foins

Pour poursuivre les plaisirs de l'été, je ne peux résister à partager aujourd'hui, quelques paysages de Haute-Loire, proches de ma maison de vacances. 

Bien entendu, quand nous sommes arrivés en juillet, les agriculteurs étaient en train de terminer les foins... 

Les foins...
Les foins...Les foins...
Les foins...Les foins...
Les foins...Les foins...

Les foins...

Partout, les champs sont cultivés en céréales par des éleveurs qui nourrissent leur bétail avec leur propre production, ou ceux qui ont besoin d'un supplément de revenus...

Des champs cultivés...
Des champs cultivés...
Des champs cultivés...
Des champs cultivés...
Des champs cultivés...
Des champs cultivés...

Des champs cultivés...

Dans les forêts, c'est bien agréable de se balader au frais et les chemins en lisière sont tous aussi agréables. 

En forêt...
En forêt...En forêt...
En forêt...En forêt...
En forêt...En forêt...

En forêt...

Nous faisons de belles rencontres...

De belles rencontres...
De belles rencontres...

De belles rencontres...

Et puis... le temps des moissons est arrivé. Comme d'habitude, il signe la fin des vacances...ou presque ! 

Les moissons
Les moissons

Les moissons

Très bientôt, nous ferons un petit tour d'horizon de la flore d'été, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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12 juillet 2019 5 12 /07 /juillet /2019 05:13
Les arènes, 2017

Les arènes, 2017

Il est possible qu'elle (la souche) soit le siège d'une sorte de cerveau de l'arbre.
(...)
Alors, les plantes ont-elles un cerveau ? Sont-elles intelligentes ? Ce n'est rien de dire que le débat qui anime la communauté scientifique depuis des années est vif.

La graine qui tombe d'un arbre n'est jamais sûre que le vent ou un animal ne la transportera pas ailleurs. Et une fois qu'elle a germé, bien souvent dès le printemps suivant, les dés sont jetés : la jeune pousse est liée au microlopin de terre que le hasard lui a attribué et force lui est de s'en accommoder.

J'ai lu ce livre durant l'été dernier et il était vraiment temps que je vous le présente !

Peut-être l'avez vous lu, vous-aussi ?

Il a été acclamé par les médias et traduit dans le monde entier. Évidemment, le ressenti de chacun est forcément différent selon nos connaissances de base.

Je précise aussi que je ne l'ai pas lu dans sa version illustrée, qui est très belle et rend la lecture d'autant plus agréable. 

 

L'auteur est un passionné. C'est un forestier. Il aime les arbres et la forêt. Il s'appuie sur les dernières connaissances scientifiques (pas toujours assez détaillées à mon goût mais je pense qu'on doit trouver des infos sur le net à partir des noms des chercheurs) pour nous démontrer que les arbres sont des êtres vivants, capables de communiquer entre eux, à leur façon bien entendu, et de s'adapter à une éventuelle agression : manque d'eau, de lumière, sol inadapté...

 

J'en étais persuadée au préalable et peut-être est-ce parce que je n'ai pas suivi le conseil à la mode, de prendre ce livre sous le bras et d'aller m'installer sous un arbre pour le lire que je n'ai pas été autant enthousiasmée par ses propos que d'autres lecteurs...quoique par moment, je l'admets, ce livre sait être très poétique. 

Je sais aussi par expérience, qu'au cœur d'une forêt, nous sommes nombreux à avoir l'impression de nous ressourcer...

 

Le positif...

 

L'auteur sait très bien transmettre sa passion. Et je suis bien persuadée qu'au-delà de ses propos_ qui ne sont pas tous compréhensibles par les néophytes_ les nombreuses anecdotes qui étayent le récit, sont responsables en partie du succès de ce livre. L'auteur sait raconter et donc captiver son public. 

Ce livre peut donner envie à des citadins, de découvrir la forêt et d'avoir envie d'aller s'y promener sans avoir peur de s'enfoncer sur les chemins. Il peut nous donner à nous, qui baladons déjà beaucoup dans la nature, l'occasion d'observer des phénomènes à côté desquels nous serions passés sans nous poser de questions.

L'auteur y fait aussi son mea culpa de forestier et c'est intéressant. Evidemment, on comprend bien que pour lui, gérer aujourd'hui une forêt, soit devenu à présent un acte différemment réfléchi...

Le chapitre sur l'importance du sol forestier est particulièrement enrichissant, car il est la clé de tout l'équilibre forestier et finalement la clé du maintien de la biodiversité. 

Une poignée de terre forestière contient plus d'organismes vivants qu'il y a d'êtres humains sur terre. Une cuillère à café contient déjà à elle seule un kilomètre de filaments de champignons. Tous ces organismes ont une action sur le sol ; ils le modifient, l'amendent, lui donnent sa valeur pour les arbres.

Le négatif à mes yeux...

 

C'est essentiellement la vision beaucoup trop anthropocentrique de la forêt et des liens qui unissent les arbres entre eux. Cela m'a par moment considérablement gênée. Je comprends que l'auteur s'adressant plutôt à des néophytes ait besoin de sans cesse comparer ses propos à ce que l'on connaît déjà. 

Mais je ne sais pas pourquoi, dès qu'on parle de vulgarisation scientifique, les professionnels ne savent pas exprimer leurs  découvertes ou le résultat de leurs recherches autrement qu'avec des mots et des ressentis d'humains.

Où est la rigueur scientifique dans tout ça ? 

Soit on est dans un ouvrage scientifique, et la rigueur doit primer, les mots difficiles éventuellement expliqués, soit on est dans une fiction et alors tout est permis !

Cet entre-deux ne me convient pas et je trouve même qu'il entraîne une certaine confusion dans les esprits. Je parle pour les adultes que nous sommes évidemment, pas pour un livre qui s'adresserait à des enfants, quoi que...

 

J'ai été vraiment surprise par sa façon d'exprimer certains événements.

D'après lui, les arbres perdent volontairement leurs feuilles pour que leurs branches ne soient pas cassées par la neige. Euh, je caricature un peu ! Ce ne serait pas plutôt parce qu'ils les perdent que cette espèce d'arbre a pu s'adapter à ce milieu-là ! 

Je trouve que souvent l'auteur raisonne ainsi "à l'envers" des théories de l'évolution. Bon, pour être honnête, il parle tout de même d'évolution en toute fin d'ouvrage. 

 

Autre point négatif : Il y a beaucoup trop de répétitions et à mes yeux,  diluer les infos n'était pas nécessaire. D'un autre côté, en écrivant ces lignes je pense que pour les néophytes, les répétitions peuvent permettre de mieux comprendre certains phénomènes, si elles ne lassent pas le lecteur avant.  

 

J'ai trouvé aussi que l'auteur oubliait de nous dire en conclusion, ce qu'il faudrait faire pour préserver la forêt en-dehors de nos frontières et je trouve que cela aurait été très important de le faire même si le sujet principal de son livre n'était pas là. La moitié des forêts tropicales ont été en effet aujourd'hui défrichées. La forêt amazonienne est une forêt primaire qui ne se reconstituera jamais...

Il faut donc tenter de ne plus participer, même indirectement, à la destruction des forêts, même si elles sont loin de chez nous.

 

Ce livre est donc intéressant mais certains sujets auraient mérités d'être davantage développés, même en conclusion. L'auteur nous "vend du rêve à la mode",  mais est bien trop éloigné de la réalité d'aujourd'hui.

C'est donc un beau voyage mais quand on médite un peu autour de ces arbres et des forêts, l’atterrissage est bien douloureux ...

Si nous voulons que les forêts jouent pleinement leur rôle dans la lutte contre le changement climatique, nous devons les laisser vieillir. Les principales associations de protection de la nature ne demandent pas autre chose.

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 05:17
Base de Loisirs de la Seuge à Saugues
Base de Loisirs de la Seuge à Saugues

Base de Loisirs de la Seuge à Saugues

C'est rare que nous fréquentions ce genre de parc aménagé lorsque nous sommes en vacances, préférant de loin la nature sauvage. 

Mais cela faisait longtemps que nous entendions parler de cette base de loisirs où l'accès est libre toute l'année pour la balade et pour les jeux pour enfants. On peut donc profiter du parc en toutes saisons. 

Situé à deux pas de la ville de Saugues, et d'un camping, qui bien entendu se remplit aux beaux jours, la base de loisirs offre aux enfants plusieurs aires de jeux pour tous âges, et un parcours de santé accessible à tous. 

Accro bambino : une des zones de jeux pour enfants jusqu'à 10 ans, situé dans la forêt

Accro bambino : une des zones de jeux pour enfants jusqu'à 10 ans, situé dans la forêt

Il y a aussi un centre équestre, la crinière saugaine. 

Quelques chevaux du centre équestreQuelques chevaux du centre équestre
Quelques chevaux du centre équestre
Quelques chevaux du centre équestreQuelques chevaux du centre équestre

Quelques chevaux du centre équestre

Un vaste plan d'eau, le plan d'eau de Lachamp, dont on peut faire le tour à pied, agrémente les lieux. Il est interdit à la baignade et accueille des activités nautiques en saison (bouée tractée, wakeboard, paddle...) pour les sportifs, avec possibilité de faire du canoë. On peut aussi y pêcher pendant la période autorisée. 

 

Le plan d'eau de Lachamp
Le plan d'eau de Lachamp
Le plan d'eau de Lachamp

Le plan d'eau de Lachamp

Le parc est encadré par une petite rivière, la Seuge, un affluent de l'Allier, qui alimente le plan d'eau d'eau en eau et en poissons. La Seuge est bordée par une jolie forêt. 

La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges

La Seuge et ses berges

La base de loisirs offre aussi aux vacanciers, en juillet et août, une baignade biologique.

C'est la première baignade biologique d'Auvergne. L'eau provenant de la rivière est entièrement filtrée par les pierres et les plantes (essentiellement des roseaux, des joncs et des iris) permettant de n'utiliser aucun produit chimique sur les lieux.

La baignade est bordée de pelouse et constituée de trois bassins de différentes profondeurs, reliés entre eux. Des jeux d'eau sont proposés aux enfants. L'eau ne doit pas dépasser les 25  degrés à cause des plantes. Elle est souvent beaucoup plus froide !  

A noter : Les douches sont chauffées par des panneaux solaires et le bracelet qu'on vous remettra à l'entrée, va vous permettre de sortir du lieu de baignade, pour aller pique-niquer, puis de revenir en profiter un peu plus tard dans la journée. Une bonne idée pour profiter à fond de ce lieu familial. 

La piscine vue du chemin
La piscine vue du chemin

La piscine vue du chemin

Enfin, quelques tables de pique-nique sont disposées à l'ombre, ici ou là, et nous avons découvert un petit "théâtre des bois" au cœur de la forêt. Qu'il doit faire bon s'y installer en été pour voir un spectacle ! 

Quelques aménagements...
Quelques aménagements...

Quelques aménagements...

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. 

Je vous montrerai encore une petite balade prochainement, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 05:26
Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

Le circuit est court et le dénivelé de 100 mètres environ

 

Aujourd'hui je vous propose une courte balade, que nous avons faite avec les petits durant les dernières vacances...

 

Entre deux périodes de pluie, nous avons voulu monter jusqu'à la table d'orientation pour admirer la vue du haut du Mont Recours

Un circuit court qui ne fait que 100 mètres de dénivelé mais qui permet, comme nous aimons le faire, de découvrir de nouvelles choses et d'apprendre aux enfants à observer et à aiguiser leur curiosité naturelle dans la nature...

 

Le départ se fait au niveau de la route forestière qui traverse la forêt pour rejoindre Cayres en partant de Saint-Jean-Lachalm, un village dont je vous ai déjà parlé sur ce blog.

On peut se garer, soit au niveau de l'ancienne "Voie Romaine", soit au départ du chemin.

 

Le sentier monte rapidement dans la forêt et nous sommes à l'ombre de grands sapins et épicéas.

Le chemin est assez boueux en cette saison, puis en atteignant le plateau, il s'élargit, et devient plus verdoyant. 

 

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt
Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêtLe chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

Le chemin devient verdoyant...Nous sommes au coeur de la forêt

 

Dans le sous-bois, une seule fleur tapisse les bords du chemin, c'est l'anémone Sylvie.

Il s'agit d'une plante toxique qui appartient à la famille des Renonculacées. Elle peut former des parterres importants car le rhizome souterrain se développe rapidement.

Les feuilles à 3 à 5 pétales restent assez proches du sol et les fleurs, solitaires se dressent assez haut sur le pétiole. Elles peuvent être blanches comme ici en Haute-Loire ou légèrement rosées. 

 

En fait, les anémones apparaissent très tôt dans la saison, avant que les feuillus mettent leurs feuilles, et lorsque le sous-bois est encore inondé par les rayons du soleil. 

 

J'ai été contente d'apprendre que cette plante est un bio-indicateur d'ancienneté de la forêt, qu'elle prouve sa biodiversité et sa préservation naturelle, car je ne le savais pas.

 

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !
L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique ! L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

L'anémone Sylvie...attention c'est une plante toxique !

 

Au coeur de la forêt, dans sa partie la plus obscure, une drôle de petite bête rouge déambule sur les souches d'arbres morts.

 

Nous prenons de nombreuses photos (sans lumière c'est pas évident) et nous les observons longtemps. Ce sont des Arachnides car elles ont 4 paires de pattes (et non pas 3 comme les Insectes).

De retour à la maison nous découvrons que ce sont des trombidions soyeux. C'est vrai que leur corps donne l'impression d'être recouvert d'un fin duvet.

Je n'en avais jamais vu et je ne savais même pas que ça existait ! 

Il s'agit en fait d'un gros acarien de couleur rouge qui mesure un peu moins d'un demi centimètre. La couleur rouge permet de lui éviter d'être dévoré par ses prédateurs en informant le consommateur potentiel de sa toxicité... 

 

Ils sont sans danger pour l'homme, mais s'attaquent aux insectes (sauterelles, mouches) et aux araignées. Ils s'accrochent à eux et les piquent pour sucer leur liquide intracorporel...mais ne les tuent pas, c'est rassurant ! 

 

Le proche cousin du trombidion, appelé "aoutât" est davantage connu car il provoque des piqûres graves et particulièrement irritantes chez l'homme et tous les animaux à sang chaud, qu'il attaque.

 

 

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??
Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

Le trombidion soyeux...c'est une charmante petite bête vous ne trouvez pas ??

 

Enfin, après un passage dans la forêt plus pentu et sombre, où nous n'avons pu observer que quelques lichens sur les arbres et au sol...

Encore une petite grimpette ! Encore une petite grimpette !
Encore une petite grimpette !

Encore une petite grimpette !

 

Nous débouchons au sommet...

Des petites potentilles s'épanouissent au soleil et forment des touffes au pied des rochers. 

Les potentillesLes potentilles

Les potentilles

 

Nous découvrons, qu'il y a en fait deux tables d'orientation (il y a bien un "s" sur la pancarte au bord de la route, nous le vérifierons au retour !).

La première donne sur la Margeride et la Lozère, mais les arbres ont poussé et nous ne voyons presque rien des sommets sauf si nous nous mettons debout sur la table !

La vue est moins claire que ce que l'on espérait, mais nous apercevons tout de même de la seconde, la petite ville de Costaros et les sommets qui cachent le superbe Lac du Bouchet, dont je vous ai encore parlé récemment.

 

Le sommet ! Le sommet !
Le sommet !
Le sommet ! Le sommet !

Le sommet !

 

Il ne nous reste plus qu'à redescendre...

J'espère que vous n'êtes pas trop fatigués ! 

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31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

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18 octobre 2016 2 18 /10 /octobre /2016 06:00
La forêt des cèdres du Luberon

La forêt des cèdres du Luberon

Aujourd'hui, je vous emmène un peu balader en Provence...

 

Il y a trois semaines, il faisait encore beau temps et nous avons décidé un dimanche avec une amie (en fait c'est elle qui m'a décidé !), d'unir nos célibats provisoires et  d'aller passer la journée dans la forêts des Cèdres du Petit luberon, où je vous ai déjà emmené au mois de mai dernier, pour marcher...

- sur le Sentier du Portalas et voir le panorama sur la Durance.

- dans le Bois de Roustan.

- sur le chemin aménagé des Cèdres et le sentier botanique. 

Les cèdres

Les cèdres

 

Nous nous sommes garées au parking et nous avons pris la route piétonne jusqu'à la citerne (n° 41) qui se trouve sur la gauche.

Là en route pour le petit circuit de la Roque des Bancs !

Le plan de la balade...

Le plan de la balade...

 

Devant la citerne, un chemin qui n'a pas été récemment balisé, montre des marques anciennes bleu foncé : il  s'enfonce dans le sous-bois. Il est presque parallèle à la route au départ et il ne faut pas le rater...

 

Nous marchons au milieu des buis brûlés par la sècheresse de l'été. Je n'ai jamais vu la forêt aussi sèche...Il faut délaisser les petits sentiers à droite ou à gauche pour rester sur le chemin principal.

 

Au cairn, prendre à droite pour se diriger "au pif" vers la barre de rocher dominée par les cèdres...que nous ne voyons pas. Le chemin s'enfonce un peu plus, et ne présente aucune difficulté : ça descend bien sûr dans les cailloux, mais c'est facile et comme il fait chaud nous apprécions la fraîcheur des bois.

 

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

Voilà la petite pente que nous venons de descendre !

 

La vue est bouchée par les buis et les arbres (pins, chênes verts ou blancs, érables...)

La vue n'est pas très dégagée...

La vue n'est pas très dégagée...

 

Puis nous apercevons la barre calcaire que l'on appelle "la Roque des Bancs"...face à nous.

Un peu plus loin, le chemin oblique brusquement à gauche et passe au pied de la falaise. Nous sommes sous une voûte de chênes verts, très fraîche.

La route des cèdres que nous venons de quitter, se trouve à peu près parallèle à nous, juste au-dessus.

La Roque des Bancs
La Roque des Bancs

La Roque des Bancs

 

Nous apercevons alors une première grotte...

 

La première grotte...

La première grotte...

 

Un peu plus loin une seconde grotte...plus profonde. 

 Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

Une seconde grotte...à laquelle je ne suis pas montée

 

 

Du chemin, quel que soit le côté vers lequel on se tourne, la barre est magnifique !

La barre calcaire
La barre calcaireLa barre calcaire

La barre calcaire

 

Quelques vestiges d'anciens abris de berger...

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

Un ancien abri de berger (de près et le même de loin)

 

Continuer sur le sentier qui descend toujours un peu, mais est bien marqué...

La vue se dégage !

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

Le sentier qui descend et la vue sur la combe...

 

Nous poursuivons le chemin qui longe toujours la paroi calcaire mais remonte un peu.

Cachée derrière le bosquet, il y a une ancienne bergerie troglodyte, que je connais déjà pour y être venue il y a des années...

Arrivée à la bergerie troglodyteArrivée à la bergerie troglodyte
Arrivée à la bergerie troglodyte

Arrivée à la bergerie troglodyte

 

Et voilà l'intérieur...certains viennent y faire des grillades, j'espère plutôt en hiver car en ce moment ce serait trop dangereux. 

L'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerieL'intérieur de la bergerie
L'intérieur de la bergerie

L'intérieur de la bergerie

 

Nous sommes reparties en prenant la première draille, une faille boisée qui monte à droite, juste après la bergerie. Nous avons dû marcher, pliées en deux !

Mais arrivées sur le plateau, il nous a fallu retrouver la route au jugé, car le chemin n'existait plus, et nous avons marché dans les branches coupées, ce qui n'était pas très agréable.

Mais, c'est bien connu maintenant, nous sommes deux aventurières, ceux qui en doutent, nous ne les écoutons pas ! 

 

En fait, si nous avions suivi tout simplement le chemin, nous aurions vu qu'il rejoint la route, un peu plus loin. On le saura pour la prochaine fois ! 

Nous aurions pu ainsi nous rendre à Baume-Rousse, où un superbe panorama au-dessus d'un petit à-pic nous attendait mais nous n'avions pas réellement prévue cette balade, donc comme d'habitude, quand on ne prépare pas, on rate des choses. 

A l'arrivée sur la route, prendre dans tous les cas de figure à droite pour revenir au parking...

 

Notre pique-nique nous attendait et l'après-midi nous avons repris certains des chemins empruntés au printemps dernier. 

Nous sommes en particulier retournées au point de vue du Portalas. Mais entre-temps, les nuages avaient caché le soleil.

On voit bien à l'horizon, la plaine de Durance mais ses nombreux "iscles" étaient plutôt assombris...

 

 

La vue sur la vallée de la Durance
La vue sur la vallée de la DuranceLa vue sur la vallée de la Durance

La vue sur la vallée de la Durance

 

Remarque 

C'est à peu près en face de la bergerie que part le chemin (anciennement balisé en bleu) qui plonge dans le vallon de l'Arc et permet d'atteindre les grottes de Font Scure...mais ce sera pour une autre fois car je n'ai jamais fait ce chemin-là et si la descente dans les éboulis ne présente pas de risques majeurs avec de bonnes chaussures, je n'ai pas encore trouvé d'itinéraire facile pour remonter sur le plateau et l'escalade... c'est pas pour moi ! 

 

J'aimerais beaucoup refaire ces balades en mars-avril lorsque les sommets alentours sont encore enneigés, alors peut-être que je vous y emmènerez encore une fois pour admirer d'autres paysages...

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14 mai 2016 6 14 /05 /mai /2016 07:07
Le Bois de Roustan

Le Bois de Roustan

 

Le second circuit de la forêt des Cèdres permet de découvrir la forêt...

Il s'agit du Circuit du Bois de Roustan qui nous amène au pré du même nom.

 

Le fléchage est vert

Le fléchage est vert

 

Ce circuit passe sur le flanc nord du Luberon.

C'est là que les premiers cèdres ont été plantés. 

Le fléchage vert est commun avec celui du troisième circuit sur les premiers mètres...

 

 

La forêt des Cèdres du Petit Luberon (2) / Le Bois de Roustan

 

Le chemin, sans aucune difficulté, traverse la forêt : il est très frais en été. 

Il faut juste ne pas rater les embranchements, car si on se trompe on arrive plus vite à la route ! 

 

 

Le chemin circule à travers la forêt...
Le chemin circule à travers la forêt...Le chemin circule à travers la forêt...
Le chemin circule à travers la forêt...Le chemin circule à travers la forêt...
Le chemin circule à travers la forêt...Le chemin circule à travers la forêt...

Le chemin circule à travers la forêt...

 

Par moment une trouée nous permet d'avoir une vue ouverte sur les alentours...

La forêt des Cèdres du Petit Luberon (2) / Le Bois de Roustan

 

Puis nous trouvons des traces d'anciens cèdres qui ont été abattus.

La forêt des Cèdres du Petit Luberon (2) / Le Bois de Roustan

 

 

Au bout d'une heure et demi, nous retrouvons la route et reprenons le chemin vers le parking...

Le retour sur la route
Le retour sur la route

Le retour sur la route

 

Le chemin ne présente aucune difficulté et la balade dure bien environ 1 heure 30, comme prévu sur les panneaux situés à la barrière.

 

 

Vous êtes partants  pour une troisième balade

dans cette forêt provençale ?

 

Alors rendez-vous demain !!

 

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13 mai 2016 5 13 /05 /mai /2016 07:08

 

La forêt des Cèdres du Petit Luberon n'est pas très loin de chez moi... Elle est située dans le département du Vaucluse et dans le Parc Naturel Régional du Luberon.

 

Cela fait longtemps qu'avec mes amies, nous voulions nous y rendre toutes les trois pour un pique-nique de printemps, avant que les touristes envahissent les lieux...

 

Toutes les balades proposées au sommet peuvent se faire en famille, au coeur d'une forêt de cèdres centenaires.

 

Pour les randonneurs aguerris et les VTTistes, il faut savoir qu'on peut accéder au petit Luberon par les deux vallées... La vallée de la Durance propose plusieurs chemins d'accès par Puget ou Mérindol. Mais on peut aussi accéder au massif forestier par le nord, en partant du village d'Oppède-le-vieux. Le chemin s'engage alors dans des gorges étroites et escarpées magnifiques, et la descente se fait du sommet, face au village de Ménerbes. J'espère refaire cette randonnée un jour, car cela fait bien 10 ans maintenant que je ne l'ai pas faite et je l'avais trouvé très dépaysante !

 

Aujourd'hui, nous avons choisi de monter en voiture jusqu'à la forêt...

Pour cela, nous traversons la Combe de Lourmarin (qui passe entre les deux massifs du Luberon) et longe la rivière de l'Aiguebrun, puis nous prenons la direction de Bonnieux, et juste avant le village, nous tournons à gauche, pour prendre la petite route qui grimpe au sommet, jusqu'au parking.

Le parking du Sentier des crêtes (c'est ainsi qu'on l'appelle) est situé juste avant la barrière qui interdit la circulation aux véhicules.

 

Déjà en route, nous avons une vue magnifique. Comme c'est moi qui conduit,  je n'ai pas pu prendre de photos ! 

 

Dans le temps (je l'ai connu et pratiqué), cette petite route n'était pas fermée à la circulation au niveau de la forêt et permettait d'atteindre la ville de Cavaillon en voiture donc de traverser tout le massif du Petit Luberon. Nous y passions souvent car elle était très pittoresque et permettait de profiter du paysage. 

Maintenant, elle est pratiquable uniquement en VTT, à pied, en poussette. Quand ils étaient petits, mes enfants se sont régalés en vélo ou en patins à roulettes...et aujourd'hui, ce sont les trotinettes qui sont de sortie tous les dimanches !

A part quelques vélos, et le personnel du parc qui circule en voiture, il n'y a donc aucune circulation possible, et aucun danger pour les enfants, pour le plus grand plaisir des parents. 

 

Tout le monde se gare au parking (ou bien avant le parking le long de la route, les jours de chaleur lorsque le parking est bondé). L'été tout le monde vient rechercher un peu de fraîcheur sous les grands cèdres et l'ambiance est très familiale. 

Il faut dire que dès l'arrivée au parking, la forêt est luxuriante et on ne s'attend pas à trouver en Provence une forêt aussi dense et fraîche !

 

La vue sur la forêt des cèdres dès l'arrivée...

La vue sur la forêt des cèdres dès l'arrivée...

 

A partir du parking, nous avons le choix entre trois petites balades en plus de  la route des crêtes qui permet aussi de marcher longtemps, mais nous oblige à revenir par le même chemin...

Les trois balades à faire sur le plateau
Les trois balades à faire sur le plateau

Les trois balades à faire sur le plateau

 

Nous décidons de commencer par le sentier du Portalas, fléché en jaune, qui permet de démarrer la journée par un parcours un peu plus actif (à défaut d'être sportif puisque le dénivellé est faible !).

Le sentier du Portalas fléché en jaune, permet de démarrer la journée par un parcours un peu plus actif (à défaut d'être sportif !).
Le fléchage du Sentier du Portalas

Le fléchage du Sentier du Portalas

 

Il s'agit de se rendre jusqu'au point de vue sur la vallée de la Durance, puis de revenir en faisant une boucle par un chemin à plat très facile, fléché en rouge (qui peut être pris en aller-retour, pour ceux qui ont de la difficulté à marcher).

 

 

 

 

Le circuit du Portalas :suivre les marques jaunes et revenir par le circuit rouge !

Le circuit du Portalas :suivre les marques jaunes et revenir par le circuit rouge !

 

 

La première partie du circuit nous permet d'emprunter un chemin sans difficulté mais qui monte et descend au milieu des bois ou de la garrigue, par moment dans la pierraille ou en escalier.

On retrouve la flore provençale habituelle : pins, chênes verts et blancs, genévrier commun et de Phénicie, cistes... 

 

 

Le chemin monte ou descend au milieu des bois
Le chemin monte ou descend au milieu des boisLe chemin monte ou descend au milieu des bois

Le chemin monte ou descend au milieu des bois

 

La garrigue est très fleurie. Et le ciel est bleu...que demandez de plus pour cette journée !

La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...
La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...
La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...
La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...
La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...

La garrigue est très fleurie : cistes et amélanchiers sont en fleurs...

Les fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtésLes fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtés
Les fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtés
Les fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtésLes fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtés

Les fleurs nous entourent...et tapissent les bas-côtés

 

 

Au fur et à mesure que nous grimpons, nous avons une vue de plus en plus proche sur le Mourre Nègre (1125 mètres) qui est le sommet du Grand Luberon. 

Le Mourre Nègre.

Le Mourre Nègre.

 

Puis nous arrivons au POINT de VUE.

Le panorama vaut le coup, bien que le paysage semble recouvert d'un voile brumeux !

On aperçoit très bien (pour nous qui sommes de la région) la chaîne du Massif de l'Étoile au loin, derrière laquelle se trouve Marseille, l'étang de Berre qui brille, les Alpilles et plus près de nous, la basse vallée de la Durance et le village de La Roque d'Anthéron juste au pied de la petite chaîne des Côtes, derrière laquelle se trouve la région d'Aix-en-Provence...

La vue est un peu brouillée aujourd'huiLa vue est un peu brouillée aujourd'hui
La vue est un peu brouillée aujourd'huiLa vue est un peu brouillée aujourd'hui

La vue est un peu brouillée aujourd'hui

 

Puis nous retournons par le sentier facile du Portalas (fléchage rouge) qui est tout plat et nous permet de rejoindre la route sous les cèdres. 

La cédraie côté sud.
La cédraie côté sud.La cédraie côté sud.

La cédraie côté sud.

 

Le parcours indiquait  sur le panneau de départ, 3 km mais, avec notre petit appareil nous en avons compté 5 ! 

Qu'importe... on a mis juste un peu plus de temps que prévu (peut-être avons-nous pris une variante ?)... d'autant plus que nous nous sommes arrêtées sans cesse pour regarder la flore ainsi que le paysage !

 
Il est maintenant temps de se restaurer...
Voilà la vue que nous avons du parking...

Voilà la vue que nous avons du parking...

 

Le cèdre constitue un véritable patrimoine pour la région...

La cédraie appartient en effet aux trois communes environnantes, en particulier celle de Lacoste, Bonnieux et de Ménerbes.

En 1860, deux forestiers ont eu l’idée d’exploiter le cèdre de l’Atlas sur les flancs déboisés du Luberon et du Ventoux, avec l’intention de l’utiliser dans l’industrie du bâtiment. Ils ramènent des graines du Moyen-Atlas algérien.

Ils pensent que le cèdre se plaira à 727 mètres d'altitude et plantent les premières graines en 1861.

Les premiers arbres arrivés à maturité ont commencé à se reproduire vers 1920. Vers 1930, on notait déjà 60 hectares de cèdres. 

En 1952, un terrible incendie ravage le Luberon épargnant seulement le coeur de la forêt.

Véritable coup de chance, le cèdre plus résistant et capable de pousser sur des sols appauvris par l'incendie, se répand et prend la place des arbres brûlés.

La forêt  s'étend actuellement sur 250 ha : c'est la plus grande forêt de Cèdres d'Europe. 

Le bois de cèdre est utilisé pour la construction, en particulier dans les bâtiments publics...et l'ébénisterie. 

 

 

 

A demain pour une deuxième balade...

 

Vous êtes partants ?

 

 

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