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16 novembre 2020 1 16 /11 /novembre /2020 06:23
La servante écarlate / Margaret Atwood

J'aimerais croire que ceci est une histoire que je raconte. J'ai besoin de le croire. Il faut que je le croie...
Si c'est une histoire que je raconte, je peux choisir son dénouement. Donc, il y aura un dénouement...

Voilà une dystopie déjà lue au début des années 90 que j'ai eu beaucoup de plaisir à relire récemment, vu que j'envisage enfin de lire la suite, sortie seulement l'année dernière...enfin si les médiathèques envisagent de rouvrir leur porte. 

Dans ce roman pas comme les autres qui a marqué ses lecteurs à jamais lors de sa parution, l'auteur nous fait entrer dans un monde futur qui fait froid dans le dos tant il pourrait devenir le nôtre un jour.

 

La République de Gilead a été fondée récemment par des fanatiques. Dans cette société particulière, les femmes sont séparées en groupes distincts selon qu'elles soient ou non capables de procréer, car là est bien le problème majeur de cette société : la stérilité touche tous les milieux et plus personne n'est capable de l'enrayer. La pollution, l'usage massif de produits chimiques, les maladies ont anéanti les chances de voir naître des enfants viables et capables eux-mêmes de se reproduire un jour. 

 

Defred dont on ne saura jamais le vrai nom, fait partie des "servantes écarlates", ces femmes fertiles qui ont déjà pu donner la vie. Elles sont devenues des esclaves au service des plus riches.

Le couple qui a accueilli Defred n'est pas plus mauvais que les autres. Ils appliquent les règles voilà tout, et si Defred est bien réduite à être leur esclave sexuelle, elle n'en est pas moins bien nourrie ou surveillée car toutes les chances doivent être mises de leur côté pour qu'un jour le Commandant et son épouse puissent avoir la joie de devenir parents à leur tour...

 

Defred, de sa chambre monacale, se souvient du temps d'avant, quand elle menait une vie normale, libre, avec son compagnon et sa petite-fille adorée, jusqu'au jour où tout a basculé dans l'horreur et où ils ont tenté vainement de se sauver...

En même temps, elle nous raconte son histoire, sa vie d'aujourd'hui et comment elle en est arrivée là.

 

Vous êtes une génération de transition, disait Tante Lydia. C'est pour vous que c'est le plus dur. Nous savons quels sacrifices sont attendus de vous. C'est dur quand les hommes vous humilient. Pour celles qui viendront après vous, ce sera plus facile...

Tous les soirs en allant me coucher, je me dis : Demain, je me réveillerai dans ma maison à moi, et tout sera comme avant.
Cela n'est pas arrivé, ce matin non plus.

Voilà un roman glaçant et glauque à souhait. L'auteur nous fait entrer peu à peu dans ce monde et chacun des événements nous fait pénétrer un peu plus dans l'horreur de la situation. Par petites touches et autant de retours en arrière, le lecteur prend conscience que le monde d'avant était tout simplement le nôtre et que tout ce qui est décrit pourrait bien arriver un jour...

Un roman intemporel tout à fait d'avant-garde puisqu'il a été écrit il y a plus de 30 ans par un auteur que je me suis promis de lire plus souvent. 

A lire absolument que vous soyez fans du genre ou pas.

J'ai vraiment eu du plaisir à le relire et j'espère pouvoir très bientôt me procurer la suite. 

...souvenez-vous que le pardon est aussi un pouvoir. Le mendier est un pouvoir, le refuser ou l'accorder est aussi un pouvoir, peut-être le plus grand de tous.

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15 novembre 2019 5 15 /11 /novembre /2019 06:10
Albin Michel 2019

Albin Michel 2019

Une petite ville comme tant d'autres, avec un "bon" et un "mauvais côté", délimité par la voie de chemin de fer du Canadian Pacific qui transperce son coeur. Pourquoi tant de gens de votre espèce habitent-ils des endroits aussi divisés ? C'est comme si, à l'époque où les fondateurs de la ville débarquaient du train, tous les citoyens prometteurs étaient partis d'un côté, tandis que les bons à rien, les crapules, les canailles et les parias s'étaient faufilés de l'autre.

Plus tard je compris qu'en tant que parent, il faut s'estimer heureux que votre enfant ressemble aux autres pour les choses essentielles. Au contact d'une seringue, un enfant, ça pleure.

Mon père m'aime, je le sais. Mais son amour, brutal et indiscipliné, est concentré sur sa personne. Il faut que cet amour rejaillisse sur lui. De telles créatures à l'égoïsme colossal sont incapables de donner sans rien attendre en retour...
L'amour que me porte ma mère répond à un aspect pratique et n'a qu'une raison d'être : elle veut protéger ce qu'elle a mis au monde.

Dans un village sans âme, situé au nord des Chutes du Niagara dans l'Ontario, cinq familles vivent dans un lotissement plutôt sordide et en tous les cas très étrange...

Le lecteur fait connaissance en cinq chapitres avec chacune de ces familles. 

 

Dans l'une,  le père est batelier et a exercé toute sa vie un surprenant métier. Il repêche en effet les corps des malheureux qui se jettent du haut des chutes, enfin parfois ce qu'il en reste...c'est alors que son fils, devenu cascadeur et aimant braver le danger depuis toujours, décide de faire le grand saut lui aussi...dans un tonneau. 

 

Dans une autre, le lecteur découvre un neurochirurgien devenu alcoolique et qui bien entendu se voit interdire l'exercice de ses fonctions. 

 

Une autre encore est celle d'un ancien boxeur et de son fils Dylan qui souffre d'obésité, aime se déguiser et passe son temps à surprendre son entourage. Il est tantôt vampire, tantôt dinosaure ou momie ! Le père voyage beaucoup car il est devenu agent de liaison (je vous laisse découvrir de quoi, c'est assez rocambolesque j'en conviens). 

 

Vit dans ce quartier également, une femme cleptomane qui rêve d'être mère, jusqu'au jour où elle trouve un bébé dans les toilettes d'un grand magasin, et l'emmène avec elle. 

 

Enfin il y a la famille d'un artificier pas comme les autres...car criminel à ses heures. 

 

D'autres personnages ici ou là tous aussi loufoques, traversent le récit. 

Mais ne vous y trompez pas...toutes ces familles, toutes ces histoires ont un lien entre elles ! Elles se connaissent, s'apprécient ou au contraire se détestent et se souhaitent donc du mal. Ainsi, vous découvrirez le plus souvent le dénouement de l'une de ces histoires en lisant une des suivantes...

Lorsque Babelio m'a proposé ce roman, lors d'une masse critique exceptionnelle, j'ai tout de suite dit oui, ayant regretté de n'avoir jamais lu le premier livre de cet auteur "De rouille et d'os" qui a été adapté au cinéma par Jacques Audiard.

 

Aussi, j'ai été très surprise lorsque je me suis rendue compte que je n'arrivais pas du tout à entrer dedans ! C'est si rare chez moi d'être obligée de relire plusieurs fois le même paragraphe, puis de reprendre l'histoire au début, une première fois, puis une seconde...et de m'y perdre encore. 

Alors que dire de plus...

J'ai vraiment l'impression d'être passée à côté. C'est un livre déroutant où j'ai eu du mal à me retrouver entre les différents personnages, les événements, les recoupements, les retours en arrière ou les projections dans le futur. Cela fait longtemps que je n'avais pas lu un livre aussi embrouillé ce qui a fini par me lasser. Je pensais l'abandonner en chemin, puis je l'ai repris et poursuivi, puis finalement terminé en le lisant en diagonale. 

 

Pourtant j'ai vu quelques thèmes intéressants, pointer ici ou là au fil de ma lecture, comme par exemple, la difficulté des relations père-fils, l'envie de vivre et/ou de mourir quand tout va mal, la culpabilité qui pourrit la vie et les relations familiales, les déceptions quand on réalise que les rêves ne se réaliseront jamais...

 

Je n'ai pas aimé le style à la fois empli de cruauté et de dérision. Je me suis perdue dans tous ces personnages sans pouvoir m'attacher à aucun, à part peut-être le petit garçon qui dénote au milieu de ces gens bizarres et tente de trouver un sens à sa vie d'enfant. 

J'ai aimé cependant la présence des écureuils qui ont envahi le lotissement mais donne aussi l'occasion de drames entre les habitants ainsi que quelques rares passages loufoques et décalés. 

 

Voilà ce n'était peut-être pas du tout le bon moment pour moi de découvrir cet auteur !

Pour les amateurs du genre, il faut savoir qu'il écrit aussi des livres d'horreur sous deux pseudos différents. 

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28 janvier 2019 1 28 /01 /janvier /2019 06:19
Phébus 2019

Phébus 2019

Si tu es enfermée dans une pièce et que personne ne vient te sauver, que fais-tu ? Tu frappes sur les murs, tu casses les fenêtres. Tu dois grimper, sortir de là et te sauver. Il est évident que pleurer n'a jamais aidé qui que ce soit à vivre...

Da Shan et Ours volant avaient été forcés de critiquer Zhuli, Vrille et Wen le Rêveur. Ces dénonciations seraient affichées au matin.
- Traitez-la de fille de sale droitière, leur avait ordonné Ba Luth. Il le faut. Allez, écrivez. Ne me regardez pas comme ça. Ce n'est rien, seulement des mots.
Da Shan fit un pâté. Son père jeta l'affiche et le fit recommencer.
- Da Shan, si tu ne dénonces pas Zhuli, ce sera encore pire pour elle. Ils reviendront en disant qu'elle est un démon, qu'elle s'est infiltrée dans nos vies. Laissons-les nous humilier, si c'est ce qu'ils veulent. Mieux vaut être humble, tu ne crois pas ? Tu ne voudrais pas que ton pauvre père, que tes frères perdent la vie ?
L'adolescent trempa son pinceau en tremblant. Avec soin, il traça le nom de Zhuli.

Les gens savaient que la famille et les liens du sang étaient réels. Ils savaient que la vie ordinaire avait déjà existé. Mais personne ne pouvait leur dire pourquoi, du jour au lendemain et sans raison valable, tout ce qui leur était cher avait été réduit en poussière.

A Vancouver en 1990, la narratrice, Marie Jiang (ou Jian Li-ling selon son prénom chinois)  a 10 ans. Elle  vit seule avec sa mère, depuis  le tragique suicide de son père, quelques mois auparavant. Kai avait décidé de les quitter pour retourner en Chine alors que lui-même, étant réfugié politique, n'en avait plus la nationalité.  Il résidait à Hong-Kong lorsqu'il s'est jeté de la fenêtre de son hôtel, un geste resté inexpliqué pour toutes les deux...Jiang Kai était un pianiste célèbre.

 

Toutes deux accueillent chez elles une jeune fille qui a fui la Chine par le Kirghizistan, après les événements de Tian'Anmen. Elle s'appelle Ai-Ming, n'a que 19 ans et est très éprouvée par son long voyage solitaire, loin de sa propre famille. Elle a perdu son père, elle-aussi, durant les manifestations et sa mère a préféré la savoir loin d'elle, mais en vie. Elle n'a pas de papier et n'ose pas sortir de la maison. Elle est accusée d'avoir participé aux événements et elle est donc activement recherchée par le gouvernement de son pays.  

 

Peu à peu Ai-Ming va s'intégrer dans la famille et Marie va s'apercevoir que leurs deux familles se connaissent depuis fort longtemps. Elle voudra en savoir plus, d'autant plus qu'elle découvre que le vieux carnet calligraphié intitulé "le livre des traces" qu'elle et sa mère ont découvert dans les affaires de Kai, a été écrit  de la main même de Pinson, le propre père de Ai-Ming...un des compositeurs  parmi les plus réputés de Shanghai, qui comme tant d'autres a été obligé, à la fermeture du Conservatoire et suite à la destruction des 500 pianos, de travailler dans une usine. 

 

Ai-Ming se décide à raconter à la petite Marie l'histoire de sa famille. Une famille qui a vécu tout un pan de l'histoire du pays, de la fin de la seconde guerre mondiale aux événements récents...

 

Marie découvre que des liens puissants et indestructibles réunissent leurs deux familles et que, leurs pères ont été très proches, et ont partagé un amour démesuré pour la musique jusqu'à ce que Kai fuit la Chine dans les années 70.

Elle découvre aussi, un père qu'elle n'a pas eu le temps de connaître, sa jeunesse, ses projets et ses rêves brisés par la Révolution Culturelle.

 

Mais un jour Ai-Ming les quitte pour tenter de passer au USA. Au bout de quelques temps, elle ne donnera plus jamais signe de vie... 

Des années après, alors que sa mère est sur le point de mourir, Marie lui promet qu'elle ne cessera jamais de la chercher. 

A 27 ans, elle partira en Chine sur les traces d'Ai-Ming et, en marchant dans les pas de Pinson et de sa famille, ce sera sa propre histoire qu'elle va découvrir...

 

Quand les manifestations ont commencé, les étudiants demandaient des choses toutes simples. Il ne s'agissait pas au départ de changer le système ni de renverser le gouvernement, et encore moins le Parti. Il était seulement question d'avoir la liberté de vivre où on le souhaitait, d'exercer un métier qu'on aimait. Toutes ces années, nos parents ont dû faire semblant...

De toutes les choses qu'une personne connaît se demanda-t-elle, combien valent mieux d'être oubliées ?

 

C'est à la fois une saga familiale durant trois générations et un poignant récit d'une partie de l'histoire de la Chine, racontée du point de vue de plusieurs membres de la même famille. 

Les personnages sont attachants d'autant plus que l'humain est au centre de l'écriture et que le lecteur entre dans l'intimité et le vécu des familles. Les citer tous seraient beaucoup trop long.

Il découvre avec plaisir la famille d'Ai-Ming, fait connaissance avec sa grand-mère surnommée Grand-mère Couteau, son grand-père, et ses oncles et... surtout Pinson, son père, doué pour la musique et devenu un compositeur hors pair. Il découvre aussi Vrille, la grand-tante et son mari Wen le rêveur, qui seront dénoncés comme étant des "propriétaires bourgeois" et envoyés dans les camps de rééducation, laissant auprès de leur famille, leur petite fille Zhuli, qui deviendra une merveilleuse violoniste mais ne pourra survivre à la Révolution Culturelle...

Le roman est divisé en deux parties dont la seconde est chronologiquement inversée.

La partie 1, raconte l'histoire de la famille d'Ai-Ming, les liens qui unissent Kai le père de Marie, et Pinson, le père d'Ai-Ming. Leur jeunesse, leurs espoirs et ce qu'ils ont tous deux partagés avec Zhuli au Conservatoire. Elle est divisée en chapitre de 1 à 8. La seconde partie, appelée partie 0,  reprend tous les événements importants en les enrichissant des découvertes de Marie, devenue adulte, et les chapitres sont alors annotés de 7 à 1.

La "CODA" qui je le rappelle ici est le terme utilisé par les musiciens pour indiquer la fin d'un morceau de musique, termine le roman. La narratrice tente de donner un sens à la disparition mystérieuse d'Ai-Ming en imaginant une fin possible... A-t-elle voulu adopter une nouvelle identité ? Est-elle repartie à l'étranger ? Le lecteur ne le saura jamais...comme il ne saura jamais comment se termine, ni qui a écrit à l'origine le "livre des traces", cette saga romanesque qui constitue un roman dans le roman et que plusieurs personnages du livre recopient chacun leur tour, en y apportant des changements au fur et à mesure du déroulé de l'histoire, et en inventant une suite qui n'existe pas dans la version précédente. 

C'est un roman intense mais complexe et très érudit, donc parfois difficile à lire que l'on ne peut découvrir d'une seule traite car il demande de nombreuses pauses. La parole est donnée le plus souvent à Marie. Mais le lecteur ne s'ennuie pas car les événements s’enchaînent et nous font passer des moments joyeux et paisibles aux drames  : tout est raconté du point de vue de l'individu. 

 

Vous vous en doutez, l'histoire de la Chine est omniprésente et n'est pas simple. De plus les prénoms chinois se ressemblent beaucoup et c'est parfois difficile de les distinguer. Heureusement pour se retrouver parmi les membres des deux familles, un arbre généalogique est proposé. 

 

Les amoureux d'histoire retrouveront donc les principaux événements ayant eu lieu dans le pays durant le XXe siècle. Tout d'abord la Révolution culturelle à la fin des années 60 et la violence du régime de Mao, la répression, les dénonciations, les familles entières envoyées dans des camps de travail et dont plus personne n'entendra jamais parler, l'obligation d'avouer des fautes qu'on n'a pas commises, lors des séances d'autocritique et surtout l'impossibilité de se révolter, la nécessité d'accepter l'inacceptable, comme par exemple, la séparation avec les proches, le travail qu'on n'a pas choisi... 

Puis le lecteur vit l'arrivée au pouvoir de Deng Xiaoping à la fin des années 70 et les réformes proposant la modernisation du pays. Enfin, avec la mort de Hue Yaobang, ancien secrétaire du Parti, qui déclenche des manifestations qui entraîneront les terribles événements de la place Tian'anmen en 1989, nous revivons la fin tragique :  l'armée intervient le 4 juin faisant des milliers de morts parmi les civils.  

Cela dit ce n'est pourtant pas un roman historique. Il ne décrit jamais les faits bruts mais nous les fait vivre, à travers le vécu des différents personnages, ce qui rend ce roman totalement poignant.  

J'ai aimé les passages poétiques, les descriptions des paysages et des situations, et aussi les pages où l'auteur intègre les idéogrammes chinois et leur signification. 

Les mélomanes adoreront l'importance de la musique qui imprègne tout le récit car il n'y a pas une page qui ne se passe sans musique, sans création, sans partition, sans Prokofiev, Bach ou Beethoven et autres compositeurs célèbres...la musique est le lien entre les hommes, leur refuge, ce qui les maintient en vie, leur donne envie de poursuivre, encore et toujours, leur quête de liberté. Les pages sur la musique font partie des plus belles du roman...

Et à chaque page, les liens familiaux ou amicaux, l'amour, la solidarité sont les plus forts, traversant les années, même si parfois ils ne suffisent pas à maintenir en vie les personnages, auxquels le lecteur ne manque pas de s'attacher...et qu'il regrette de quitter sans savoir ce qu'ils vont devenir.

 

C'est un roman remarquablement écrit et un moment de lecture très fort, inoubliable, un roman qui me poursuit alors que je l'ai  refermé depuis plusieurs jours et qui, j'en suis certaine, marquera mon année de lecture. 

Merci à Babelio et aux éditions Phébus de m'avoir sélectionné pour participer à cette Masse critique exceptionnelle.  Ils m'ont permis de découvrir ce merveilleux roman qui a déjà reçu plusieurs prix littéraires.

...il est imprudent de croire qu'une histoire a une fin. Il y a autant de fins possibles qu'il y a de débuts.

C'est simple d'écrire un livre. Plus simple encore quand le livre existe déjà, qu'il a été transmis d'une personne à une autre sous différentes versions, permutations et variations. Une seule personne ne peut raconter une histoire aussi vaste, et il y a bien sûr des chapitres manquants dans mon propre livre des traces...

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