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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 05:21
Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Après les fleurs, voici quelques insectes observés durant le mois de mai dans la nature, dans les haies ou la garrigue. 

 

En me promenant le long d'une haie de cornouiller en fleurs, j'ai été très étonnée par le nombre de ces petits coléoptères à élytres brun-rouge et tête, thorax, pattes et antennes à segments, de couleur noire. J'ai appris son nom récemment : il s'agit du Ténébrion rouge et noir (Omophlus lepturoïdes) appelé aussi Omophlus orangé. Les larves grandissent dans le sol et se nourrissent de racines. Les adultes, eux s'attaquent aux fleurs. Ils aiment la chaleur et sont donc fréquents dans les zones ensoleillées. 

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Au départ je pensais que tous les insectes qui me volaient autour étaient les même (des Coléoptères c'est certain) mais en y regardant de plus près j'ai vu que non seulement ceux-là avaient un corps plus trapu, mais aussi que leurs antennes étaient différentes, plutôt "dentées". Ce sont des Labidostomes (genre Labidostomis). Je ne les avais jamais différencié comme quoi quand on regarde de plus près on fait des découvertes intéressantes...

Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)

Un Labidostomis (?)

Fréquemment on croise dans la nature ce joli Coléoptère qui attire le regard lorsqu'il se pose sur des fleurs blanches avec sa couleur vert métallisé aux reflets dorés. C'est la Cétoine dorée (Cetonia aurata) , encore appelée hanneton des roses. On trouve souvent ses larves qui se nourrissent de végétaux en décomposition dans le compost du jardin (attention de ne pas les confondre avec celles du hanneton). Les Cétoines se nourrissent de nectar et de pollen et favorise la pollinisation des fleurs en le transportant d'une fleur à l'autre.

Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées

Les cétoines dorées

Voici une autre Cétoine que je vous ai déjà montré ce printemps sur les fleurs de cistes : c'est la Cétoine grise ou cétoine funeste.  Là sur un chardon. 

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

 

Ce petit insecte au corps allongé, est très fréquent dans le midi de la France. Là je l'ai trouvé sur des Urospermes de Daléchamps (ou Lampistrelle commune) que je vous ai déjà montré sur ce blog.

C'est le Bupreste hongrois (Anthaxia hungarica). Cet insecte est assez gros car il mesure entre 8 et 15 mm. Le mâle est de couleur verte. La femelle a des bandes rouges sur le thorax et sur le ventre. Tous deux ont un aspect métallique et granuleux. 

La larve se développe sur le bois de chêne uniquement mais cette espèce n'occasionne que peu de dégâts ce qui n'est pas le cas de son cousin du chêne qui fait partie des insectes ravageurs des forêts.

L'adulte butine les fleurs essentiellement de couleur blanche ou jaune. 

Sur ma première photo vous voyez une femelle et sur la seconde, vous avez à gauche le mâle et à droite, la femelle.

Le Bupreste hongrois
Le Bupreste hongrois

Le Bupreste hongrois

Et puis de temps en temps j'arrive à prendre quelques papillons quand ils veulent bien se tenir un peu tranquilles...

Tout d'abord ce petit papillon bleu clair qui est sans nul doute un azuré. Mais lequel ? je n'ai pas réussi à le savoir. Là, il butine les fleurs de cornouiller. 

Un azuré...

Un azuré...

La Mélitée est assez fréquente dans la garrigue mais les différentes espèces ne sont pas faciles à différencier. Pourtant, celle-ci nous montre son recto et son verso. Elle butine sur des fleurs de badasse.

La mélitée... (dessus)
La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)
La mélitée... (dessous, ailes repliées)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)

Et pour terminer cet article, non exhaustif bien entendu vous vous en doutez, ce n'est pas l'animal que je vais vous montrer mais sa toile joliment tissée au ras du sol et qui forme de petites nappes mouillées par la rosée du matin. Parfois tout un champ est constellé de ces toiles.

Il s'agit de la toile d'une araignée : l'agélène à labyrinthe. Elle attend ses proies bien cachée dans l'entonnoir (à sortie de secours car il a une autre issue au sol) que vous voyez sur la dernière photo. 

L'araignée est très maline et se cache au fond de son entonnoir et bien entendu, elle sait faire la différence entre un petit insecte venu se prendre dans ses filets et un être humain qui voudrait bien la prendre en photos d'un peu plus près, ce qui du coup s'avère mission impossible !

 

Pour info comme me l'a très judicieusement fait remarquer Keisha, dans son commentaire, les araignées appartiennent à la classe des Arachnides et non pas à celles des Insectes. Tous deux appartenant à l'embranchement des Arthropodes qui comprend d'autres classes bien évidemment. Je voulais mettre en titre "Quelques arthropodes de Provence" et puis j'y ai renoncé mais un jour, c'est promis,  je vous ferai un article illustré sur cet embranchement important du Règne animal...

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

Et c'est avec ce petit inconnu poilu que je vous souhaite à tous une belle journée. Comme vous le voyez j'explore et je découvre, j'admire et je photographie avec mon petit APN, mais je ne sais pas toujours quoi ! 

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 05:16
Le Grand paon de nuit tel que nous l'avons découvert dans la vigne du jardin...

Le Grand paon de nuit tel que nous l'avons découvert dans la vigne du jardin...

Restons encore un peu dans mon jardin de Provence, pour découvrir un papillon que je n'avais encore jamais vu de ma vie : Le Grand Paon de nuit (Saturnia Pyri). Bien qu'il puisse être observé dans toute la France, il est plutôt rare de le croiser. 

Le papillon doit son nom aux ocelles qui décorent ses ailes et ressemblent à ceux que l'on voit sur les plumes de la queue des paons.

 

C'est mon mari, toujours très observateur, qui un matin durant le confinement, l'a trouvé bien accroché à notre vigne grimpante. Il n'a pas été difficile à identifier vu sa taille !  C'est en effet le plus grand papillon d'Europe. Je n'ai pas pu le voir voler car c'est un papillon de nuit qui ne vole que pour se reproduire et en plus, il est du genre discret. Mais au repos ses ailes sont étalées ce qui permet de l'observer facilement. 

C'est un papillon qui n'a pas de trompe et ne se nourrit pas,  ce qui explique qu'il ne vit que quelques jours. 

 

Le mâle peut atteindre plus de 15 cm d'envergure. Il se reconnaît à ses antennes larges et pennées. 

La femelle est aussi grande et se distingue grâce à ses antennes plus minces et filiformes. Elle a la capacité, grâce à ses phéromones, d'attirer les mâles dans un rayon de 5 km.

Ces papillons ont donc un système olfactif particulièrement développé ! 

Peu de temps après l'accouplement, elle pondra ensuite sur place...

Vu que le mien a l'air d'être une femelle, je chercherai ces jours prochains dans mon jardin sur le cerisier et tout autour, pour voir si des œufs ont été déposés sur les feuilles, car les larves en sont friandes.

Il nous montre ses antennes légèrement pennées : c'est une femelle !!

Il nous montre ses antennes légèrement pennées : c'est une femelle !!

Deux jours après, j'ai cru qu'il avait disparu mais non, il s'était installé dans un de mes géraniums juste sorti du cabanon où je l'entrepose en hiver. Là, j'ai pu faire quelques photos de plus près. Sur la dernière de la série, vous voyez bien ses pattes velues. 

Dans le géranium...
Dans le géranium...
Dans le géranium...
Dans le géranium...

Dans le géranium...

Cela fait déjà un certain temps, que cette espèce de papillon tourne autour de mon jardin. Il y a trois ans déjà, en juillet 2017, j'avais découvert une énorme chenille sous mon cerisier et déterminé que c'était celle du Grand Paon de nuit. Je n'en avais jamais vu et j'ai donc écarté délicatement les feuilles mortes pour la voir de plus près et la prendre en photos. 

La voilà...

La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017
La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017
La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017

La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017

L'année suivante en 2018, j'ai découvert au mois de juin, une chenille dans le cerisier, plus petite en taille, de couleur verte avec des sortes de soies bleues. J'ai tout de suite compris que c'était également une chenille du Grand Paon de nuit, mais à un stade plus précoce que celle trouvée l'année d'avant. 

La voici...

La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018
La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018
La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018

La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018

Il ne me reste plus qu'à trouver les œufs accrochés aux feuilles, la nymphe qui peut mesurer jusqu'à 6 cm de long et observer de plus près un mâle, peut-être l'année prochaine ! Vous voyez qu'il faut de la patience pour découvrir les merveilles de la nature. 

J'espère que cela vous a plu de voir ce beau papillon de plus près. Cela a été pour nous un moment de découverte nature fabuleux. 

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13 avril 2020 1 13 /04 /avril /2020 05:24

 

Malgré le confinement, nous voilà pour une bonne quinzaine de jours en vacances virtuelles en Haute-Loire, où j'avais prévu de passer un mois de vacances. Vous êtes partants j'espère ! 

Autant profiter de cette période pour sortir quelques photos prises l'été dernier et pas encore montrées sur le blog. 

 

Aujourd'hui, juste pour le plaisir des yeux, je vous propose quelques papillons vus tout simplement sur les lavandes de mon jardin. J'ai marqué leur nom commun sous mes photos...sauf erreur de ma part bien entendu. N'hésitez pas à me corriger si je me suis trompée.

 

Le dernier dont je ne connaissais pas le nom a été identifié par Domi et Plume (voir leurs commentaires ci-dessous) comme appartenant à la famille des Hesperidae. Il s'agit bien d'une hespéride : soit Hespérie de la Houque ou fauvet à bande noire (Thymelicus sylvestris), comme le propose Plume, ou bien, Hespérie du chiendent (= Thymelicus acteon) qui lui ressemble beaucoup mais dont la bande noire est plus discrète. 

Merci à tous les deux de m'avoir permis de l'identifier !  

 

Et comme d'habitude, n'oubliez pas d'agrandir les photos si vous le désirez en cliquant dessus...

 

 

 Le Flambé
 Le Flambé

Le Flambé

Le Petit nacré
Le Petit nacré

Le Petit nacré

Le Gazé

Le Gazé

Le vulcain
Le vulcain
Le vulcain

Le vulcain

Le tabac d'Espagne
Le tabac d'Espagne
Le tabac d'Espagne

Le tabac d'Espagne

La Vanesse de l'ortie ou petite tortue
La Vanesse de l'ortie ou petite tortue

La Vanesse de l'ortie ou petite tortue

La Belle-Dame ou Vanesse des chardons
La Belle-Dame ou Vanesse des chardons

La Belle-Dame ou Vanesse des chardons

Une Hespéride (Hespérie de la Houque ? Hespérie du chiendent ?)
Une Hespéride (Hespérie de la Houque ? Hespérie du chiendent ?)

Une Hespéride (Hespérie de la Houque ? Hespérie du chiendent ?)

Bonne semaine à tous, et surtout...

Restez à la maison ! 

Quelques papillons d'été / Balade en Haute-Loire

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 05:26
"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

 

Pour bien terminer la semaine, je vous propose quelques photos de papillons et autres insectes, photographiés l'été dernier en Haute-Loire.

Je vous entends de là dire  "Encore là-bas !"...

 

Déjà le premier (ci-dessus) je ne suis pas arrivée à le déterminer. Il me manque des éléments et les deux aires de répartition se recoupent. C'est donc soit un papillon Citron, soit un Citron de Provence femelle. Les spécialistes comme Domi, ou Pascale, par exemple me le diront...

 

Le demi-deuil était superbe. Il y en avait tout un groupe bien installé sur les plantes en bordure du chemin. J'ai trouvé qu'ils n'étaient pas vraiment craintifs.

 

Demi-deuil
Demi-deuil
Demi-deuil

Demi-deuil

 

Nous avons croisé plusieurs fois la Vanesse de l'ortie, appelée aussi "petite tortue". Il faut dire que des orties par là-bas il y en a beaucoup à proximité des fermes !

Je vous en avais déjà parlé l'année dernière sur le blog ICI.

Vanesse de l'ortie (petite tortue)
Vanesse de l'ortie (petite tortue)

Vanesse de l'ortie (petite tortue)

 

Le Paon du jour est plus rare...

Paon du jour

Paon du jour

 

Et je n'avais pas vu de Gazé (ou piéride de l'aubépine) depuis des années...

Gazé

Gazé

 

Quand à ce Flambé, il était fidèle et je l'ai vu tous les jours dans mes lavandes...

Vous voyez pourquoi je me suis aperçue que c'était lui et pas un autre ?

 

FlambéFlambé
Flambé
FlambéFlambé

Flambé

 

Enfin d'autres insectes s'en sont donnés à cœur joie durant ce bel été chaud et humide à la fois en altitude. 

Autres insectes...Autres insectes...
Autres insectes...
Autres insectes...Autres insectes...

Autres insectes...

 

Mais chose bizarre nous n'avons absolument pas vu un seul jour, le petit nacré que pourtant j'avais pu observer maintes fois l'année dernière...

Comme quoi les étés se suivent et ne se ressemblent pas ! 

 

Et comme les vacances sont là pour les enfants, quand vous lirez ces lignes je serai déjà arrivée, devinez où...en Haute-Loire ! 

A moi les balades, le ramassage des champignons, les paysages aux couleurs automnales.

Promis dès mon retour, je vous montrerai encore plein de choses, vues cet été en Haute-Loire ou plus récemment, en Provence...

A moi aussi le plaisir de garder mes petits-enfants qui sont maintenant loin de moi et que je languis de serrer dans mes bras de "Manou-poule"...

 

Je me mets donc pause pour la semaine à venir...

A très bientôt !

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 05:25

 

Le 10 mai dernier, entre deux orages, nous avons fait une belle balade au cœur de la garrigue fleurie sur la chaîne des Côtes, une chaîne de collines du nord du département, dont je vous ai déjà beaucoup parlé.

 

Le printemps est la période où la garrigue est la plus belle...

 

Quelle chance d'avoir vu des papillons voleter autour de nous !

Je n'ai réussi à photographier que certains d'entre eux, mais c'est un plaisir de découvrir ces espèces que je n'avais encore jamais observé de près. 

 

Le plus spectaculaire de tous est le Sylvain azuré (Limenitis reducta). 

C'est un gros papillon dont on ne perçoit que le noir et le blanc quand il s'approche. Je n'avais pas remarqué ses beaux reflets bleutés.

On le reconnaît en particulier à sa ligne médiane blanche et à la rangée de petits points bleutés qui borde ses ailes.

Il n'a pas replié ses ailes en se posant, ce qui ne m'a pas permis de voir le revers qui a une couleur blanche et beige-orangé.

Le Sylvain azuré est  une espèce méditerranéenne qui ne vit que dans le sud de la France (et le pourtour méditerranéen donc). 

La larve se nourrit exclusivement du chèvrefeuille.

Voilà pourquoi on le retrouve en bordure de zones boisées. 

 

 

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)
Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

 

Nous avons ensuite pu observer un joli papillon blanc et noir, un peu plus petit en taille mais tout aussi actif. 

Par chance, il a eu la gentillesse de se poser un long moment ce qui m'a permis de bien observer sa face inférieure qui vous le savez pour les papillons est parfois indispensable pour les identifier.

Il s'agit de l'Échiquier d'Occitanie  (Melanargia occitanica).

C'est un papillon qui lui aussi, ne vit que dans le Sud de la France et que l'on peut confondre avec l'Échiquier ibérique (les deux espèces très proches cohabitent dans le sud-ouest).

Il a une taille moyenne et présente un damier marron foncé à noir sur la face supérieure des ailes. Au revers le dessin est davantage brun ocre avec quelques ocelles bleus...

Il affectionne particulièrement la garrigue et les bordures de forêts claires. 

La chenille se nourrit de graminées.

On peut le confondre avec le demi-deuil qui lui est davantage noir et blanc, que blanc et noir. C'est subtil !

 

L'échiquier d'Occitanie
L'échiquier d'Occitanie

L'échiquier d'Occitanie

 

Par chance, nous avons pu aussi observer deux mélitées différentes.

 

Le premier papillon est la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

C'est un papillon que l'on voit de loin car il a un dessus orangé, bordé et marqué par du marron foncé. Ses ailes postérieures sont marquées par une rangée de points marron au centre de taches orangées...ce qui le distingue des autres espèces de mélitées. 

Je n'ai pas vu la face inférieure des ailes !

Ce papillon-là a besoin de plantain pour nourrir sa larve. En Provence c'est le plantain lancéolé que l'on trouve au bord des chemins.

C'est un papillon qui vit dans toute l'Europe et jusqu'en Sibérie et en Mongolie. 

Il n'est pas protégé mais il est considéré en France, comme en régression en raison de l'usage extensif de pesticides dans les cultures et donc de la disparition des plantains, mais aussi de la fragmentation de son habitat. 

 

La mélitée du plantain

La mélitée du plantain

 

Le second est la mélitée orangée, un papillon commun appelé aussi, damier orangé (Melitaea didyma).

Ce genre est très répandu dans tout l'hémisphère nord, mais par rapport au précédent, absent des régions les plus septentrionales. 

C'est un papillon de petite taille,  très vif et actif. 

J'ai eu vraiment du mal à le photographier et il m'a fallu beaucoup de patience pour attendre qu'il veuille bien se poser pour butiner cette touffe de thym fleuri.

On ne voit que sur la première photo le dessin de la face inférieure des ailes...et encore seulement en partie, mais je suis plutôt fière de moi d'avoir pu l'identifier ! 

 

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée
Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangéeUne autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

 

J'espère que cette courte visite au milieu des papillons de ma garrigue provençale  vous a plu...

 

 

Bon dimanche de Pentecôte à tous ! 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:53

 

Aujourd'hui c'est dimanche, et je vous emmène à nouveau promener au jardin pour y observer quelques papillons.

Comme je ne suis pas spécialiste, ne vous gênez pas pour me dire si je commets des erreurs, car en plus mes photos ne sont pas très réussies et je n'ai pas toujours pu observer la face ventrale qui permet souvent de distinguer les différentes espèces. En plus, les papillons ça bouge tout le temps !

Je vous ai déjà montré la vanesse de l'ortie et le petit nacré que j'ai eu la chance de voir presque tous les jours. 

Aujourd'hui, je vais vous montrer d'autres espèces de papillons qui butinaient sur mes lavandes ou sur le Buddleia de ma voisine. 

 

Tout d'abord une piéride, petit papillon blanc caractéristique. Est-ce la piéride du navet ou celle du chou ? En Haute-Loire, les deux cohabitent sans problème dans les jardins vus que ces légumes sont cultivés abondamment !

 

La piéride du chou ou du navet
La piéride du chou ou du navet

La piéride du chou ou du navet

 

Le Moro-sphinx, que l'on appelle aussi en Haute-Loire (et peut-être ailleurs) le caille-lait, ou le sphinx colibri, ou encore le sphinx, tout simplement,  est difficile à photographier. Rose en a montré sur son blog récemment, des plus jolis que moi. Elle m'a donné comme conseil de les photographier en mode rafale la prochaine fois (j'avoue ne pas y avoir pensé !).

Ce papillon a une très longue trompe coudée et vole si vite et sur place, que ses ailes sont invisibles à l'oeil nu. Il adore les sauges et les lavandes. 

 

Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)

Un aperçu du sphinx :)

 

Le  tabac d'Espagne est un papillon assez commun en Haute-Loire. Le spécimen photographié était bien abîmé, et sans doute bien vieux... 

Quelques papillons de Haute-Loire
Quelques papillons de Haute-Loire

 

Le fadet commun est comme son nom l'indique un papillon commun...dans tous les départements. On l'appelle aussi le "procris" ou "petit papillon des foins" selon les régions. Il hiverne sous forme de chenilles. On peut le trouver en montagne jusqu'à 1800 mètres. Mais c'est en plaine et en moyenne montagne qu'on le voit le plus fréquemment en été. 

Le fadet commun

Le fadet commun

 

Le Paon du Jour, est une espèce que j'ai eu beaucoup de mal à photographier car il adorait butiner sur le buddleia de ma voisine, mais toujours sur les branches les plus hautes ! Comme me l'avait dit, dans un de ses commentaires,  Domi qui est un passionné de papillons lui aussi, entre autres,  le paon du jour pond sur les orties ce qui explique sa présence assez abondante en Haute-Loire. Les adultes peuvent également pondre sur le houblon dans les régions où il est cultivé. 

Leur particularité est que l'adulte peut entrer en diapause si les conditions météo ne sont pas favorables à une ponte, pour ensuite revenir à la vie active, pondre et permettre à une nouvelle génération de voir le jour à nouveau. Ce sont aussi des papillons qui hivernent dans les troncs d'arbre creux et les granges...

 

Un paon du jour

Un paon du jour

 

Surprenante a été cet été la découverte de cette grosse chenille que je n'avais jamais vu auparavant...

Il s'agit de la chenille du Grand Paon de nuit.

Pas étonnant que ce papillon de grande taille que je n'ai jamais observé, ait une aussi grosse chenille. Elle se reconnaît facilement à ses protubérances bleues turquoise d'où sortent des soies noires. 

La chenille du Grand Paon de nuit

La chenille du Grand Paon de nuit

 

Enfin pour terminer cette petite exploration dominicale, j'ai croisé durant ma balade autour du Lac du Bouchet, une espèce assez rare : il s'agit du Morio encore appelé Vanesse Morio.  J'ai appris non sans surprise que c'était un papillon univoltin. Je ne connaissais pas ce mot ! Et vous ?

Il signifie que le papillon n'a qu'une seule génération par an. 

De plus, c'est un papillon qui hiverne à l'état adulte. Il est donc capable de vivre de 10 à 11 mois ce qui est rarissime pour un papillon !

La nouvelle génération apparaît en été. Le spécimen que j'ai mal photographié, se trouvait sur les berges du lac, ce qui n'a rien d'étonnant vu que la larve se nourrit de saule, bouleau, orme, tous présents sur les lieux...

 

Vanesse Morio

Vanesse Morio

 

Bon dimanche à tous ! 

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17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:30
La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas admiré ce joli papillon coloré, peu fréquent en Provence. 

Mais cet été, encore une fois en Haute-Loire, mes lavandes étaient envahies par toutes sortes de papillons et j'ai eu tout loisir de les observer et de les photographier...

 

La Petite Tortue (Aglais urticae) a un nom bien mystérieux.

Si "Aglais", provient bien d'Aglaé, la messagère d'Aphrodite, déesse de la beauté, et fait bien référence à la beauté de ce papillon, et "urticae" au fait que la larve se nourrit exclusivement de feuilles d'orties, c'est beaucoup plus difficile de comprendre son surnom.

En effet, on ne voit pas très bien d'où provient ce surnom de "petite tortue". Les anglais l'appellent "small tortoiseshell" ce qui signifie "petite écaille de tortue". Les allemands eux surnomment ce papillon "Kleine Fuchs" ce qui signifie "Petit-renard" faisant très significativement référence  à la couleur de ses ailes.

Quoi qu'il en soit, c'est un papillon qui ne passe pas inaperçu, car il mesure tout de même 4 à 5 cm et sa couleur orangé est superbe. C'est vrai que les dessins sur ses ailes font penser à des écailles...

 

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

 

Quand on s'approche, on distingue bien les bords des ailes, agrémentés de lunules bleues, chacune entourées de noir.

On voit bien les lunules bleues

On voit bien les lunules bleues

 

Vers l'avant, les ailes antérieures présentent une bordure jaune et noir et à l'extrémité, une grosse tache blanche qui se voit même sur les individus âgés. 

Un spécimen âgé...

Un spécimen âgé...

 

Le revers des ailes est beaucoup plus terne et j'ai mis quelques jours à comprendre qu'il s'agissait du même papillon ! 

Ces couleurs noirâtres lui permettraient de se cacher dans les feuilles mortes. Ainsi les prédateurs passent leur chemin... 

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloréL'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

 

Le bout des antennes est blanc. J'ai appris récemment que le bout des antennes était très important pour faire la différence entre certaines espèces de papillons. Donc dorénavant, je leur demanderai de me les montrer ! 

L'extrémité des antennes est blanc

L'extrémité des antennes est blanc

 

 

La Petite Tortue butine toutes sortes de plantes herbacées, en particulier les centaurées et les valérianes,  et même quelques plantes arbustives, comme les aubépines.

 

J'ai été très surprise d'apprendre que ce papillon commun était en voie de disparition dans certaines régions ouest de la France. Il a aussi quasiment disparu en Grande-Bretagne, alors qu'il était abondant, il y a une dizaine d'années.

 

Il faut dire aussi que ce joli papillon très coloré et que l'on ne peut confondre qu'avec la grande tortue, a la particularité de pondre sur les orties. Oui vous avez bien compris, les orties, vous savez bien ces plantes urticantes, abondantes près des fermes et des bergeries et dont nous cherchons tous à nous débarrasser car elles deviennent un peu trop envahissantes dans nos jardins. 

Nous sommes donc nous aussi responsables de la disparition de cette espèce car ce ne sont pas nos agriculteurs qui luttent contre les orties, en employant des pesticides, mais bien nous, les jardiniers amateurs...

Enfin moi, en Haute-Loire, j'ai choisi de les arracher et il en repousse toujours assez pour que je les cuisine en gratin, en potage ou en tartes, ou que je les mette au compost, ou autres usages...mais du coup, je participe aussi, à ma manière, même sans produit chimique, à la destruction massive de ce joli papillon et de l'habitat de ses larves !

 

Le problème n'est pas si simple et les chercheurs ont observé récemment que même lorsque des orties subsistent abondamment dans la région, ces papillons peuvent disparaître.

Alors... évitons de nous culpabiliser, il y a certainement d'autres causes, les étés trop secs ? les hivers trop doux puisque c'est un papillon qui vient du nord ? un prédateur plus agressif car en manque de nourriture ? 

 

En tous les cas c'est une espèce à surveiller de près...

 

Certains spécimens, en ville ou dans les jardins s'observent sur le Buddleia, l'arbuste aux papillons. Mais je n'ai pas trouvé d'indication pour savoir où les adultes vont pondre, s'il n'y a pas de friches aux alentours, ni d'orties pour nourrir les larves, ni de granges abandonnées pour que certains adultes de la dernière génération y passent l'hiver pour hiberner, ce qui est encore une de ses particularités...

A savoir donc, si en fin d'hiver, vous en trouvez un dans votre garage ou la remise du fond du jardin. Ne l'écrasez pas et ne le jetez pas non plus à la poubelle, même si vous pensez qu'il est mort et que vous le trouvez bien mal en point. Mettez-le au soleil. Vous serez peut-être surpris de le voir s'envoler et il ira se reproduire pour fonder la première génération de l'année, c'est prouvé ! 

 

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27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 05:30
Le petit nacré

Le petit nacré

 

Aujourd'hui,  je vais vous montrer un papillon que j'ai observé tous les jours dans mon jardin de Haute-Loire, en train de butiner sur les lavandes. 

C'est une espèce de papillon très répandue en France et vous en avez sûrement vu près de chez vous ou dans votre jardin !

 

Au départ, je pensais qu'il s'agissait du Tabac d'Espagne, car il lui ressemble beaucoup, mais en l'observant de plus près, j'ai vu qu'il avait sous ses ailes postérieures, de jolies taches de couleur blanc nacré, d'où son nom...

Le nom savant de l'espèce est "Issoria lathonia" et il appartient à la famille des Nymphalidae. Je vous rassure, ça, je vais l'oublier tout de suite comme vous d'ailleurs !

 

C'est un papillon qui ne passe pas inaperçu car il mesure tout de même 3 à 4 cm, ce qui le classe dans les papillons de taille moyenne.

Le dessus de ses ailes est de couleur orangé et comporte des tâches noires de forme ronde. 

 

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

 

Le revers des ailes comporte de grandes taches nacrées brillantes. 

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

 

Je n'ai pas vu de chenilles mais elles aiment en particulier se nourrir de feuilles de violettes sauvages ou de pensées, d'où la présence abondante du papillon en Haute-Loire, région de forêts où abondent ces plantes à l'état sauvage. Quand l'environnement lui plaît, le papillon peut se reproduire plusieurs fois durant l'été, donc j'aurais très bien pu en observer.

 

L'adulte, lui, butine sur toutes sortes de fleurs du jardin, comme par exemple, l'arbuste aux papillons (appelé aussi le Buddleia de David), les lavandes...

Il recherche aussi bien sûr les fleurs sauvages présentes dans les friches agricoles ou au bord des champs, comme les centaurées par exemple ...

 

A noter : Le petit nacré est une espèce de papillon abondante et bien installée en France, mais protégée en Belgique et surveillée étroitement en Allemagne.

 

Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !
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