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21 septembre 2020 1 21 /09 /septembre /2020 05:23
Un jeune mâle moineau domestique

Un jeune mâle moineau domestique

Aujourd'hui pour commencer paisiblement la semaine, je vous propose de découvrir les quelques oiseaux que j'ai eu la patience de photographier cet été près de la maison.

Rien d'original, ces oiseaux sont les mêmes que partout dans nos campagnes et jusqu'en moyenne montagne. 

 

Les plus nombreux sont les moineaux domestiques. Ils nichent dans les trous de murs ou sous les tuiles. Cet été, les couples observés ont eu plusieurs couvées.  

Alors que des juvéniles se débrouillent déjà tous seuls, ou presque, sur les toits...

Prudence, le danger est partout !
Prudence, le danger est partout !
Prudence, le danger est partout !

Prudence, le danger est partout !

...sous l'étroite surveillance d'un adulte... 

Un mâle moineau surveillant de loin les jeunes sortis du nid

Un mâle moineau surveillant de loin les jeunes sortis du nid

...une femelle nourrit à un autre endroit ses petits... 

Maman moineau s'épuise à nourrir ses petitsMaman moineau s'épuise à nourrir ses petits
Maman moineau s'épuise à nourrir ses petitsMaman moineau s'épuise à nourrir ses petits

Maman moineau s'épuise à nourrir ses petits

...tandis qu'ailleurs, un autre nid est consolidé !

Papa moineau apporte sa contribution à la consolidation du nid

Papa moineau apporte sa contribution à la consolidation du nid

Sur une autre toiture, c'est le domaine des bergeronnettes grises. Je ne savais pas qu'elles pouvaient nicher, elles-aussi dans les trous de murs ou sous les tuiles...

Une bergeronnette grise adulte et son petit
Une bergeronnette grise adulte et son petit

Une bergeronnette grise adulte et son petit

Tous les petits sont étroitement surveillés car voici ce que nous avons dans le ciel qui tracent inlassablement des cercles concentriques au-dessus des maisons.

Ce sont des milans noirs ! Ils ne sont pas les seuls rapaces à s'approcher des jardins et des hameaux.

Deux milans noirs (ok ils étaient assez loin je le reconnais)
Deux milans noirs (ok ils étaient assez loin je le reconnais)

Deux milans noirs (ok ils étaient assez loin je le reconnais)

Plus rarement, on voit quelques rouges-queues, mais ils sont tellement rapides que j'ai plutôt profité du spectacle sans sortir l'APN pour les photographier....

Rouge-queue noir

Rouge-queue noir

Tous les soirs, nous avions droit à un concert...sur l'antenne télé des voisins ! 

Une jolie tourterelle venait y roucouler, tout en me surveillant du coin de l'oeil...

Une tourterelle
Une tourterelle
Une tourterelle

Une tourterelle

Un couple de merle prenait de temps en temps la place libre, et le mâle s'en donnait à cœur joie ! 

Le couple de merle chanteurLe couple de merle chanteur
Le couple de merle chanteurLe couple de merle chanteur

Le couple de merle chanteur

Enfin, pour terminer, comme il reste encore quelques câbles, à défaut de fils électriques, des hirondelles de cheminée viennent de temps en temps s'y poser le temps d'une toilette.

Des hirondelles de cheminée
Des hirondelles de cheminée
Des hirondelles de cheminée

Des hirondelles de cheminée

A bientôt, pour d'autres balades dans la région, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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1 juillet 2020 3 01 /07 /juillet /2020 05:14
Le maar du Péchay (Costaros/ Haute-Loire)

Le maar du Péchay (Costaros/ Haute-Loire)

Voici un petit "lac" plein de charme, un endroit à ne fréquenter que si vous aimez la nature et son côté paisible. Il est proche du village de Costaros, une petite commune de Haute-Loire, située au bord de la nationale qui rejoint le Puy en Velay, en venant d'Aubenas par le col de la Chavade.

Ce lac est en fait un cratère de maar, c'est-à-dire une dépression créée par une éruption volcanique de type phréato-magmatique. Le cratère s'est formé lorsque le magma en fusion, remontant vers la surface a rencontré la nappe phréatique : l'eau de la nappe sous l'effet de la chaleur, se vaporise en partie, entraînant une surpression ; les roches situées au-dessus constituent alors un bouchon qui explose brutalement, formant un cratère le plus souvent de forme ronde qui se remplit peu à peu d'eau, souvent stagnante et propice à la création d'un marécage qui en s'asséchant peut se transformer en tourbière. 

 

Sur le plateau du Devès il y a plusieurs maars qui se sont ainsi formés, dont le célèbre Lac du Bouchet, dont je vous ai souvent parlé sur ce blog.  Je vous avais également fait découvrir l'année dernière,  les narces de la Sauvetat ICI et ICI, ainsi que le marais de Limagne près de Beyssac.

 

Quand nous sommes en Haute-Loire, nous ne nous lassons pas de ces paysages emplis de sérénité

Si vous le désirez vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus et les faire toutes défiler...

Autres vues du maar du Péchay de Costaros : Des paysages emplis de sérénité...
Autres vues du maar du Péchay de Costaros : Des paysages emplis de sérénité...
Autres vues du maar du Péchay de Costaros : Des paysages emplis de sérénité...
Autres vues du maar du Péchay de Costaros : Des paysages emplis de sérénité...

Autres vues du maar du Péchay de Costaros : Des paysages emplis de sérénité...

Le maar du Péchay a été réhabilité en 2010-2011 et transformé en un joli lieu de balade et de découverte à deux pas du village.

A l'origine, c'était un marécage d'environ 11 hectares. La zone humide a été agrandie et des aménagements ont été réalisés pour que le marécage ne s'assèche plus. Il regorge de vie : libellules, tritons et autres amphibiens en particulier, et d'espèces végétales variées. Pour la préserver des promeneurs, la zone humide des marécages est par endroit, clôturée. 

La zone humide...
La zone humide...La zone humide...La zone humide...
La zone humide...La zone humide...
La zone humide...La zone humide...

La zone humide...

Un chemin de bordure a été aménagé pour permettre l'accès facilité des promeneurs (et des pêcheurs).

Mais les bords du cratère, autour du lac, ont été préservés pour permettre aux agriculteurs de continuer à cultiver leurs champs ou faire paître les troupeaux, comme ils le faisaient avant. De nombreux murets délimitent les parcelles et les haies ont été conservées.

Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.
Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.
Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.

Les zones de culture et de pâturage autour du cratère.

Une aire a été installée avec des tables de pique-nique, et un panneau explicatif complète les aménagements. Un poste d'observation permet aussi de se cacher pour mieux découvrir les oiseaux. 

Le panneau explicatif et l'observatoire
Le panneau explicatif et l'observatoire Le panneau explicatif et l'observatoire
Le panneau explicatif et l'observatoire

Le panneau explicatif et l'observatoire

La conservation et la réhabilitation des zones marécageuses sur le plateau du Devès est un des projets du Conseil général de Haute-Loire car ces lieux préservent la biodiversité et constituent des lieux intéressants tant pour le tourisme que pour la découverte de la nature.  

Bien qu'aucune plante patrimoniale n'ait été recensé sur le maar du Péchay, le site possède une flore variée où l'on retrouve des espèces communes à tous les lieux humides.  

Sa faune par contre, est un sujet d'étude important, surtout en ce qui concerne les oiseaux, particulièrement en période migratoire, les libellules et les amphibiens.

Si vous voulez en avoir une idée plus précise, vous pouvez vous rendre sur le site suivant d'où est extrait le plan des lieux ci-dessous... 

Zone d'étude du Péchay (http://www.ode43.fr/index.php?page=201)

Zone d'étude du Péchay (http://www.ode43.fr/index.php?page=201)

Nous avons pu observer à la jumelle quelques oiseaux d'eau : des foulques macroule, des canards colverts, tous deux en famille, et des hérons...en plus des busards qui survolaient le lac. 

Voici les quelques photos (de loin) que j'ai pu faire avec mon petit APN. Je n'ai pas le matériel adéquat pour prendre les oiseaux de plus près...

Une famille de foulque macroule au loin et des femelles de canards
Une famille de foulque macroule au loin et des femelles de canards

Une famille de foulque macroule au loin et des femelles de canards

Les hérons cendrés vus de loin
Les hérons cendrés vus de loin

Les hérons cendrés vus de loin

Et vus de plus près... en zoomant
Et vus de plus près... en zoomant
Et vus de plus près... en zoomant

Et vus de plus près... en zoomant

Ce petit lac est une jolie découverte. La balade autour du lac est très courte mais nous y avons passé une matinée agréable avec nos jumelles à observer de plus près la nature environnante.

Il est possible de faire aussi le tour du cratère en hauteur (environ 6 km) ou de rejoindre le village de Landos pour découvrir d'autres maars (environ 16 km) en boucle bien entendu. 

 

Et c'est sur cette photo insolite pour ne pas dire "incongrue" de ce totem au bord de l'eau que je vous dis, à bientôt, pour d'autres balades en Haute-Loire, enfin...comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 05:21
Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Après les fleurs, voici quelques insectes observés durant le mois de mai dans la nature, dans les haies ou la garrigue. 

 

En me promenant le long d'une haie de cornouiller en fleurs, j'ai été très étonnée par le nombre de ces petits coléoptères à élytres brun-rouge et tête, thorax, pattes et antennes à segments, de couleur noire. J'ai appris son nom récemment : il s'agit du Ténébrion rouge et noir (Omophlus lepturoïdes) appelé aussi Omophlus orangé. Les larves grandissent dans le sol et se nourrissent de racines. Les adultes, eux s'attaquent aux fleurs. Ils aiment la chaleur et sont donc fréquents dans les zones ensoleillées. 

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Au départ je pensais que tous les insectes qui me volaient autour étaient les même (des Coléoptères c'est certain) mais en y regardant de plus près j'ai vu que non seulement ceux-là avaient un corps plus trapu, mais aussi que leurs antennes étaient différentes, plutôt "dentées". Ce sont des Labidostomes (genre Labidostomis). Je ne les avais jamais différencié comme quoi quand on regarde de plus près on fait des découvertes intéressantes...

Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)

Un Labidostomis (?)

Fréquemment on croise dans la nature ce joli Coléoptère qui attire le regard lorsqu'il se pose sur des fleurs blanches avec sa couleur vert métallisé aux reflets dorés. C'est la Cétoine dorée (Cetonia aurata) , encore appelée hanneton des roses. On trouve souvent ses larves qui se nourrissent de végétaux en décomposition dans le compost du jardin (attention de ne pas les confondre avec celles du hanneton). Les Cétoines se nourrissent de nectar et de pollen et favorise la pollinisation des fleurs en le transportant d'une fleur à l'autre.

Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées

Les cétoines dorées

Voici une autre Cétoine que je vous ai déjà montré ce printemps sur les fleurs de cistes : c'est la Cétoine grise ou cétoine funeste.  Là sur un chardon. 

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

 

Ce petit insecte au corps allongé, est très fréquent dans le midi de la France. Là je l'ai trouvé sur des Urospermes de Daléchamps (ou Lampistrelle commune) que je vous ai déjà montré sur ce blog.

C'est le Bupreste hongrois (Anthaxia hungarica). Cet insecte est assez gros car il mesure entre 8 et 15 mm. Le mâle est de couleur verte. La femelle a des bandes rouges sur le thorax et sur le ventre. Tous deux ont un aspect métallique et granuleux. 

La larve se développe sur le bois de chêne uniquement mais cette espèce n'occasionne que peu de dégâts ce qui n'est pas le cas de son cousin du chêne qui fait partie des insectes ravageurs des forêts.

L'adulte butine les fleurs essentiellement de couleur blanche ou jaune. 

Sur ma première photo vous voyez une femelle et sur la seconde, vous avez à gauche le mâle et à droite, la femelle.

Le Bupreste hongrois
Le Bupreste hongrois

Le Bupreste hongrois

Et puis de temps en temps j'arrive à prendre quelques papillons quand ils veulent bien se tenir un peu tranquilles...

Tout d'abord ce petit papillon bleu clair qui est sans nul doute un azuré. Mais lequel ? je n'ai pas réussi à le savoir. Là, il butine les fleurs de cornouiller. 

Un azuré...

Un azuré...

La Mélitée est assez fréquente dans la garrigue mais les différentes espèces ne sont pas faciles à différencier. Pourtant, celle-ci nous montre son recto et son verso. Elle butine sur des fleurs de badasse.

La mélitée... (dessus)
La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)
La mélitée... (dessous, ailes repliées)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)

Et pour terminer cet article, non exhaustif bien entendu vous vous en doutez, ce n'est pas l'animal que je vais vous montrer mais sa toile joliment tissée au ras du sol et qui forme de petites nappes mouillées par la rosée du matin. Parfois tout un champ est constellé de ces toiles.

Il s'agit de la toile d'une araignée : l'agélène à labyrinthe. Elle attend ses proies bien cachée dans l'entonnoir (à sortie de secours car il a une autre issue au sol) que vous voyez sur la dernière photo. 

L'araignée est très maline et se cache au fond de son entonnoir et bien entendu, elle sait faire la différence entre un petit insecte venu se prendre dans ses filets et un être humain qui voudrait bien la prendre en photos d'un peu plus près, ce qui du coup s'avère mission impossible !

 

Pour info comme me l'a très judicieusement fait remarquer Keisha, dans son commentaire, les araignées appartiennent à la classe des Arachnides et non pas à celles des Insectes. Tous deux appartenant à l'embranchement des Arthropodes qui comprend d'autres classes bien évidemment. Je voulais mettre en titre "Quelques arthropodes de Provence" et puis j'y ai renoncé mais un jour, c'est promis,  je vous ferai un article illustré sur cet embranchement important du Règne animal...

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

Et c'est avec ce petit inconnu poilu que je vous souhaite à tous une belle journée. Comme vous le voyez j'explore et je découvre, j'admire et je photographie avec mon petit APN, mais je ne sais pas toujours quoi ! 

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

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27 mai 2020 3 27 /05 /mai /2020 05:19
Une des petites mésanges sortie du nid en juin 2019

Une des petites mésanges sortie du nid en juin 2019

 

Aujourd'hui, comme promis la semaine dernière, lors de la parution de mes articles sur les mésanges charbonnières, j'ai fait un court montage des quelques prises de vues datant de l'année dernière.

Je vous rappelle que j'avais assisté en juin 2019, à la sortie du nid de sept bébés mésanges charbonnières (une deuxième nichée vue la date) et pris de nombreuses photos que vous pouvez retrouver ICI, si vous voulez les (re)voir !

 

Par contre j'avais très peu filmé ! Voici la vidéo que j'ai réalisé en tenant compte le plus possible de vos remarques.

Le début commence avec l'éclosion et les étranges bruits que nous avons entendu dans le nid à cette occasion (donc un gros plan sur le nichoir), puis j'ai mis quelques images du nourrissage et de la sortie d'un des petits.

Et n'hésitez pas à me faire vos critiques. J'aurais tellement aimé en filmer davantage, espérons que ce sera pour l'année prochaine ! 

 

Bon visionnage !

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21 mai 2020 4 21 /05 /mai /2020 05:16
Le Grand paon de nuit tel que nous l'avons découvert dans la vigne du jardin...

Le Grand paon de nuit tel que nous l'avons découvert dans la vigne du jardin...

Restons encore un peu dans mon jardin de Provence, pour découvrir un papillon que je n'avais encore jamais vu de ma vie : Le Grand Paon de nuit (Saturnia Pyri). Bien qu'il puisse être observé dans toute la France, il est plutôt rare de le croiser. 

Le papillon doit son nom aux ocelles qui décorent ses ailes et ressemblent à ceux que l'on voit sur les plumes de la queue des paons.

 

C'est mon mari, toujours très observateur, qui un matin durant le confinement, l'a trouvé bien accroché à notre vigne grimpante. Il n'a pas été difficile à identifier vu sa taille !  C'est en effet le plus grand papillon d'Europe. Je n'ai pas pu le voir voler car c'est un papillon de nuit qui ne vole que pour se reproduire et en plus, il est du genre discret. Mais au repos ses ailes sont étalées ce qui permet de l'observer facilement. 

C'est un papillon qui n'a pas de trompe et ne se nourrit pas,  ce qui explique qu'il ne vit que quelques jours. 

 

Le mâle peut atteindre plus de 15 cm d'envergure. Il se reconnaît à ses antennes larges et pennées. 

La femelle est aussi grande et se distingue grâce à ses antennes plus minces et filiformes. Elle a la capacité, grâce à ses phéromones, d'attirer les mâles dans un rayon de 5 km.

Ces papillons ont donc un système olfactif particulièrement développé ! 

Peu de temps après l'accouplement, elle pondra ensuite sur place...

Vu que le mien a l'air d'être une femelle, je chercherai ces jours prochains dans mon jardin sur le cerisier et tout autour, pour voir si des œufs ont été déposés sur les feuilles, car les larves en sont friandes.

Il nous montre ses antennes légèrement pennées : c'est une femelle !!

Il nous montre ses antennes légèrement pennées : c'est une femelle !!

Deux jours après, j'ai cru qu'il avait disparu mais non, il s'était installé dans un de mes géraniums juste sorti du cabanon où je l'entrepose en hiver. Là, j'ai pu faire quelques photos de plus près. Sur la dernière de la série, vous voyez bien ses pattes velues. 

Dans le géranium...
Dans le géranium...
Dans le géranium...
Dans le géranium...

Dans le géranium...

Cela fait déjà un certain temps, que cette espèce de papillon tourne autour de mon jardin. Il y a trois ans déjà, en juillet 2017, j'avais découvert une énorme chenille sous mon cerisier et déterminé que c'était celle du Grand Paon de nuit. Je n'en avais jamais vu et j'ai donc écarté délicatement les feuilles mortes pour la voir de plus près et la prendre en photos. 

La voilà...

La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017
La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017
La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017

La chenille du Grand Paon de nuit en juillet 2017

L'année suivante en 2018, j'ai découvert au mois de juin, une chenille dans le cerisier, plus petite en taille, de couleur verte avec des sortes de soies bleues. J'ai tout de suite compris que c'était également une chenille du Grand Paon de nuit, mais à un stade plus précoce que celle trouvée l'année d'avant. 

La voici...

La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018
La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018
La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018

La chenille du Grand Paon de nuit en juin 2018

Il ne me reste plus qu'à trouver les œufs accrochés aux feuilles, la nymphe qui peut mesurer jusqu'à 6 cm de long et observer de plus près un mâle, peut-être l'année prochaine ! Vous voyez qu'il faut de la patience pour découvrir les merveilles de la nature. 

J'espère que cela vous a plu de voir ce beau papillon de plus près. Cela a été pour nous un moment de découverte nature fabuleux. 

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20 mai 2020 3 20 /05 /mai /2020 05:20
La dernière petite mésange charbonnière sortie du nid le 11 mai 2020

La dernière petite mésange charbonnière sortie du nid le 11 mai 2020

Comme je l'ai dit dernièrement à certains d'entre vous, j'ai raté la sortie du nid de mes petites mésanges charbonnières dont je vous ai montré des photos ICI

Elle a eu lieu la semaine dernière le lundi matin. Chez nous, il tombait une pluie diluvienne et tout s'est déroulé dans le plus grand silence, sauf que le petit dernier ne voulant pas quitter le jardin, ses parents se sont mis à piailler fort, ce qui m'a alerté. Nous avons attendu en vain la suite des événements et compris que le nid était... vide. 

Le voici sur une branche de mon robinier. Il faisait très gris donc mes photos ne sont pas extraordinaires, mais on voit bien que c'est un jeune. 

Et le même tentant de s'envoler du jardin...
Et le même tentant de s'envoler du jardin...

Et le même tentant de s'envoler du jardin...

Pour compenser, je me suis "jetée à l'eau" et j'ai réalisé ce court montage vidéo, avec les différentes prises que j'ai pu faire au fil des jours durant le confinement, pendant le nourrissage des parents.  

 

Je compte sur votre indulgence car c'est la première fois que je fais un montage avec Movie Maker. Mais vos critiques sont évidemment les bienvenues pour que je fasse des progrès.

 

Très bientôt, je vous montrerai la vidéo que je suis en train de créer, dans laquelle j'ai réuni les différentes prises de vues de l'année dernière, en juin 2019 donc. Et cette fois, on voit bien un des petits sortir du nid. Mieux vaut tard que jamais !

A bientôt donc, enfin...comme d'habitude si vous le voulez bien !

 

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11 mai 2020 1 11 /05 /mai /2020 05:16
Le nourrissage

Le nourrissage

Quel bonheur durant ce mois d'avril... quand nous avons constaté que cette année encore, notre nichoir à mésanges bleues était occupé par un couple de mésanges charbonnières !

 

Comme l'année dernière, elles ont commencé par taper longuement autour de l'ouverture, comme si elles voulaient l'agrandir...

On voit très bien les traces de bec toutes fraîches

On voit très bien les traces de bec toutes fraîches

Puis après un temps de calme, les parents ont commencé à aller et venir au nid avec d'abord de petites proies, puis des proies de plus en plus grosses.

Celui qui nourrit s'accroche d'abord au bord du nichoir, vérifie que la voie est libre et entre dans le nid pour nourrir...puis il ressort et l'autre prend la suite.

Ces derniers jours, ils ne peuvent plus entrer dans le nid et restent donc à l'extérieur, les petits ont grandi ! 

Le nourrissage...
Le nourrissage...
Le nourrissage...
Le nourrissage...
Le nourrissage...
Le nourrissage...

Le nourrissage...

Les parents signalent leur arrivée en piaillant, et quand il y a danger, comme un gros bruit (un tracteur qui passe), le chat qui miaule... un d'entre eux fait diversion dans l'olivier, bien caché dans les feuilles, sa proie dans le bec, tandis que l'autre nourrit les petits tranquillement.  

Regardez bien, elle (ou il) attend son tour...
Regardez bien, elle (ou il) attend son tour...
Regardez bien, elle (ou il) attend son tour...
Regardez bien, elle (ou il) attend son tour...

Regardez bien, elle (ou il) attend son tour...

Et depuis quelques jours nous entendons très distinctement les petits piailler, et nous avons même vu ce week-end, un des oisillons plus dégourdi que les autres, commencer à sortir de temps en temps la tête hors du nid.

Trop mignon ! 

Un des oisillons voudrait bien sortir du nid...
Un des oisillons voudrait bien sortir du nid...

Un des oisillons voudrait bien sortir du nid...

Je crois que comme nous tous,  il en a assez d'être confiné !

La sortie du nid est imminente...mais nous devons tous rester très prudents. 

 

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 05:15
Visiteurs du jardin

Visiteurs du jardin

 

Restons encore un peu dans mon jardin de Provence pour observer quelques-uns des insectes qui viennent le visiter.

 

Tout d'abord, je vous présente l'Adèle australe (Adela austra), un petit papillon aux très longues antennes surtout chez les mâles. 

Les antennes peuvent atteindre jusqu'à trois fois la longueur du corps chez les mâles. Les femelles par contre, ont des antennes plus courtes et un peu élargies à la base. Le plus souvent les adèles volent en groupes autour des fleurs de mon olivier ou de mon oranger car ce sont des insectes qui se nourrissent de nectar. 

Le corps est fin et les ailes sont irisées et barrées par une bande blanche. La couleur générale est bleuté avec un peu de jaune, de gris foncé et de violet parfois. 

 

Les scientifiques se sont interrogés sur l'utilité de ces antennes aussi longues, plutôt handicapantes pour les papillons. En fait il s'agirait simplement d'un atout pour la séduction, facilitant la reproduction, les femelles recherchant les mâles ayant les plus longues antennes...Les antennes chez les papillons, je le rappelle, sont des organes sensoriels qui s'apparentent au goût, au toucher et à l'odorat. 

Ces petits papillons sont tout en légèreté et j'adore les regarder voleter si gracieusement. Bien entendu je vous montre des photos au repos ! 

Une adèle mâle sur mon oranger
Une adèle mâle sur mon oranger

Une adèle mâle sur mon oranger

Une adèle femelle (pas très nette mais on devine l'élargissement des antennes à la base)

Une adèle femelle (pas très nette mais on devine l'élargissement des antennes à la base)

J'ai fait une découverte cette année avec cette petite mouche appartenant à l'Ordre des Diptères que j'ai eu du mal à déterminer tant elle ressemblait à nos mouches domestiques. Cependant, son comportement sur les fleurs de mon oranger m'a interpellé. En effet, elle semblait se nourrir du nectar.

Puis en l'observant de plus près avec ses tâches noires sur le thorax et le dessus de l'abdomen, son ventre jaune et ses gros yeux rouges j'ai fini par pouvoir lui donner un nom. 

Il s'agit d'une Anthomyia appartenant à la famille des Anthomyiidae. Ce sont des espèces aux ailes très transparentes mais bien veinées dont le corps est très poilu, leur donnant cet aspect grisâtre. Elles ont de courtes antennes au milieu du front. Souvent les femelles pondent les œufs dans un nid d'oiseaux car les larves se nourrissent d'excréments. 

Après avoir observé mes photos de près (évidemment c'est un peu flou vu sa taille...et mon petit APN ne fait pas de miracles !!) je pense qu'il s'agit de l'anthomyie pluviale. Mais on peut confondre les femelles avec celles de l'anthomyie procellaris. Alors si vous avez la solution je suis preneuse... 

 

L'anthomyie pluviale (?)
L'anthomyie pluviale (?)

L'anthomyie pluviale (?)

J'ai aussi des abeilles domestiques dans mon jardin. Comme vous l'avez vu sur ma première photo en début d'article, elles n'hésitent pas à partager leur festin avec les anthomyies. 

Je vous ai montré la semaine dernière, les ruches que nous avons pas très loin de chez nous, à moins d'un kilomètre. 

 

 

Les abeilles sur mon oranger
Les abeilles sur mon oranger
Les abeilles sur mon oranger

Les abeilles sur mon oranger

Dans mon jardin, j'ai aussi de nombreuses abeilles charpentières qui préfèrent le jasmin odorant à toutes les autres fleurs. Impossible de les prendre en photos tant elles butinent vite d'une fleur à l'autre. Parfois elles viennent aussi se poser sur mes fleurs d'oliviers en boutons, je ne sais pas pourquoi. 

L'abeille Charpentière
L'abeille Charpentière

L'abeille Charpentière

Mes agrumes et mes rosiers sont colonisés depuis les dernières pluies par de nombreux pucerons. Cette année mes plantes sont très attaquées. Je referai un traitement à base de savon noir dès que le soleil reviendra. Les agrumes ont déjà été traités contre les cochenilles, il y a une quinzaine de jours, pas les rosiers qui commencent à peine à être attaqués. Vous l'avez peut-être remarqué sur mes photos, il y a encore quelques spécimens de cochenilles que je n'ai pas réussi à détacher. 

Une attaque de puceronUne attaque de puceron
Une attaque de puceron

Une attaque de puceron

Enfin j'avais demandé si quelqu'un pouvait m'aider à identifier cette nymphe trouvée entre deux pots de fleurs. Mon appel a été entendu ! 

La nymphe a été identifiée grâce à Yann qui a mis sur le coup un ami blogueur (voir son blog ICI).

Cette "nymphe" appartient à un papillon de la famille des Psychidae. Les larves ont l'habitude de fabriquer un fourreau avec ce qu'elles trouvent dans leur environnement. Je vous en dirai davantage un jour si j'en observe d'autres dans mon jardin. 

Merci à eux pour leur aide ! 

Je suis un fourreau larvaire de Psychidae

Je suis un fourreau larvaire de Psychidae

Voilà, l'exploration de mon jardin est terminée pour aujourd'hui. Prochainement nous ferons un petit tour dans mes plantations de printemps et mes plantes aromatiques. 

 

Un petit "Coup de gueule" (c'est plutôt rare chez Manou...) ! 

Je suis scandalisée de voir que certains bords des chemins chez moi, ont déjà été fauchés !

C'est la saison où les insectes peuvent se développer normalement et où les oiseaux qui s'en nourrissent, ont leur portée à mener à terme.

Cela paraîtrait donc logique que pour maintenir la biodiversité de nos campagnes, les communes (mais aussi les particuliers) ne coupent pas aussi tôt l'herbe des bords de chemins.

Je peux le comprendre au bord de nos petites routes de campagne, car elles sont souvent bordées de fossés profonds, et il en va de la sécurité des conducteurs... mais pourquoi le faire au bord des chemins.

Est-ce pareil chez vous ?

Nous n'avons pas fini de voir nos populations d'insectes disparaître, entre l'emploi des pesticides, des insecticides et la tonte précoce des champs et de leurs bordures. Forcément cela ne peut qu'impacter fortement les petits oiseaux et la biodiversité... 

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1 avril 2020 3 01 /04 /avril /2020 05:16
Gallimard, 2019

Gallimard, 2019

Je venais de le comprendre : le jardin de l'homme est peuplé de présences. Elles ne nous veulent pas de mal mais elles nous tiennent à l’œil. Rien de ce que nous accomplissons n'échappera à leur vigilance.

J'avais appris que la patience était une vertu suprême, la plus élégante et la plus oubliée. Elle aidait à aimer le monde avant de prétendre à le transformer. Elle invitait à s’asseoir devant la scène, à jouir du spectacle, fut-il un frémissement de feuille.

Voilà un livre qui a obtenu cet automne le Prix Renaudot et que j'aurai tout de même lu s'il ne l'avait pas obtenu, car même si j'ai souvent un avis mitigé sur les livres de Sylvain Tesson, j'aime les sujets qu'il aborde dans ses écrits. Je sais c'est contradictoire mais c'est ainsi ! 

 

Sur l'invitation de son ami photographe animalier, Vincent Munier, l'auteur part sur les Hauts Plateaux du Tibet, sur les traces de la mystérieuse et discrète panthère des neiges. Vincent Munier est un très grand photographe qui met de la poésie là où les autres scientifiques sortent la calculette. Il sait que la rencontre avec la panthère est une simple promesse...

Mais existe-telle vraiment ?

Ou appartient-elle à la légende ? 

 

Dès le début de leur périple, doutant de ses capacités à rester immobile, Sylvain Tesson calque son attitude sur celle de l'équipe. Aux côtés de Vincent Munier, il y a Marie son amie cinéaste, et Léo sans qui il ne part jamais, car il sait si bien mettre en mots ce que les autres pensent tout bas et en tirer une certaine philosophie, qu'il fait du bien à toute l'équipe. 

Là-bas, l'auteur  apprend à apprivoiser la nature comme il ne l'avait encore jamais fait. Il apprend l'importance de l'affût, du silence, et de l'attente. Au fond de nous et même si nous aimons la nature et les randonnées, nous sommes tout de même des citadins dans l'âme et tenons à notre petit confort ! Là-bas il faut se lever avant le jour, s'habiller dans le duvet tant il fait froid, manger frugalement et tenir des heures sans bouger. 

Un jour, l'auteur comprend que les animaux sont là et les observent, jusqu'au jour où, ultime récompense, c'est la panthère qui apparaît parmi les rochers...

La conscience met du temps à accepter ce qu'elle ne connaît pas. L’œil reçoit l'image de pleine face mais l'esprit refuse d'en convenir.
Elle reposait, couchée au pied d'un ressaut de rochers déjà sombres, dissimulée dans les buissons. Le ruisseau de la gorge serpentait cent mètres plus bas. On serait passé à un pas sans la voir.

Ce livre est le compte-rendu imagé et souvent poétique de cette rencontre avec la nature sauvage du Tibet et bien entendu avec toute la faune de ces contrées.

 

J'ai aimé...

le style simple et agréable.  Il y a de l'humour et de l'auto dérision et cela rend la lecture plaisante. 

J'ai aimé que ce récit nous parle aussi des rencontres avec les éleveurs de yaks qui les accueillent chez eux et partagent leurs coutumes, leurs sourires et leur hospitalité.

J'ai aimé que ce soit un livre paisible et distrayant car nous en avons bien besoin en ce moment. 

J'ai aimé aussi les relations qui naissent entre les membres de cette petite équipe et le plaisir partagé des découvertes : tout cela tisse des liens qui prennent toute leur importance au fil des jours. 

 

J'ai moins aimé...

de savoir que secrètement ce qui a poussé l'auteur, nous avoue-t-il, à partir là-haut, ce n'est pas la panthère, mais le souvenir d'une femme qu'il a aimé et qu'il n'a pas su garder auprès de lui. Comme d'habitude, les moments où il s'épanche sur sa vie ne sont pas ceux qui m'intéressent le plus. Mais il est bon de savoir qu'il ne peut s'empêcher de mêler sa propre vie à cette aventure. 

Comme habituellement l'auteur étaye son récit de trop nombreuses remarques philosophiques ou références littéraires et c'est, je l'avoue ce qui me gêne le plus dans ses écrits. Mais cette fois cela m'a moins gêné, je le reconnais. Soit je m'habitue à son style, soit je savais à quoi m'attendre et j'ai été moins surprise. Je sais bien qu'il veut nous inviter à prendre du recul sur nos propres vies et notre monde moderne mais j'ai trop souvent l'impression qu'il "crache dans la soupe", lui qui malgré tout ce qu'il veut nous laisser croire, est loin d'être le portrait idéal d'un véritable aventurier, enfin à mes yeux. 

 

Enfin, ne vous fiez pas à la carte qui illustre le début du livre, l'endroit où la panthère vit encore en liberté est tenu secret et ce sera impossible de la retrouver, préservation oblige...

Cependant si vous êtes curieux de connaître sa frimousse n'hésitez à faire quelques recherches sur internet ! 

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26 février 2020 3 26 /02 /février /2020 06:20

 

Poursuivons aujourd'hui la découverte des oiseaux de mon jardin

Celles que j'aime beaucoup et qui me le rendent bien car elles viennent très souvent dans le jardin se nourrir, ce sont les mésanges bleues. 

Elles sont tellement acrobates que je ne me lasse pas de les regarder...

Une mésange bleue...

Une mésange bleue...

faisant des acrobaties !
faisant des acrobaties !

faisant des acrobaties !

Très discrètes et souvent inquiètes, elles regardent sans cesse à droite et à gauche entre deux bouchées...

à droite, une bouchée, puis à gauche... et on recommence !
à droite, une bouchée, puis à gauche... et on recommence !

à droite, une bouchée, puis à gauche... et on recommence !

Parfois, elles attendent aussi leur tour dans les branches...

Le restau est occupé !

Le restau est occupé !

Les mésanges charbonnières viennent moins souvent se nourrir parce qu'elles recherchent davantage les insectes que leur cousines bleues. Parfois elles viennent seulement boire... 

 

Un adulte mâle dans les branches  et une femelle qui vient boire
Un adulte mâle dans les branches  et une femelle qui vient boireUn adulte mâle dans les branches  et une femelle qui vient boire

Un adulte mâle dans les branches et une femelle qui vient boire

Elle aussi aime faire des acrobaties...
Elle aussi aime faire des acrobaties...

Elle aussi aime faire des acrobaties...

Mais les plus bruyants et les plus envahissants, ce sont les moineaux domestiques...

Ils sont de plus en plus nombreux, et viennent en nombre, mâles et femelles, se nourrir dans le jardin. Ils font fuir tous les autres oiseaux en particulier les mésanges qui en ont peur et, après leur passage, il ne reste plus grand chose à manger ! 

 

Ils arrivent  et repartent en groupe ou en coupleIls arrivent  et repartent en groupe ou en couple
Ils arrivent  et repartent en groupe ou en coupleIls arrivent  et repartent en groupe ou en couple

Ils arrivent et repartent en groupe ou en couple

Ce sont tous des mâles !
Ce sont tous des mâles !Ce sont tous des mâles !
Ce sont tous des mâles !Ce sont tous des mâles !
Ce sont tous des mâles !Ce sont tous des mâles !

Ce sont tous des mâles !

Et voici les femelles (ou des juvéniles ?)Et voici les femelles (ou des juvéniles ?)
Et voici les femelles (ou des juvéniles ?)Et voici les femelles (ou des juvéniles ?)

Et voici les femelles (ou des juvéniles ?)

Voilà notre découverte des oiseaux du jardin est terminée pour aujourd'hui. Je ne suis pas encore arrivée à faire des photos de mes autres visiteurs, comme par exemple, les pinsons...mais je ne perds pas espoir ! 

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24 février 2020 1 24 /02 /février /2020 06:21

 

Les oiseaux ont été moins nombreux que d'habitude à fréquenter le coin restau prévu à leur intention, car l'hiver a été très doux et ils ont encore trouvé beaucoup de choses à manger dans les haies et les champs alentour. 

Mais j'ai tout de même réussi à les immortaliser derrière la baie vitrée malgré la gêne occasionnée par les petits carreaux.

Je vous montre aujourd'hui trois espèces bien différentes dans leurs habitudes.

 

Les chardonnerets élégants s'approchent toujours prudemment et à plusieurs. Ils ne sont pas bien loin de mon jardin car ils ont colonisé le cyprès de mon voisin. Très disciplinés, chacun attend son tour pour venir manger. Tout d'abord ils se posent dans les arbustes puis s'approchent peu à peu pour voir si la voie est libre...

 

Ils attendent et s'approchent peu à peu...
Ils attendent et s'approchent peu à peu...Ils attendent et s'approchent peu à peu...

Ils attendent et s'approchent peu à peu...

Ils viennent ensuite l'un après l'autre profiter de la nourriture.

Ils s'approchent de la nourritureIls s'approchent de la nourriture
Ils s'approchent de la nourritureIls s'approchent de la nourriture
Ils s'approchent de la nourritureIls s'approchent de la nourriture

Ils s'approchent de la nourriture

Et ensuite, celui qui vient de manger descend plus bas pour aller se poser sur le muret et récupérer ce que son congénère fait tomber en mangeant à son tour... ainsi il n'y a pas de gaspillage ! 

Il se pose ensuite sur le muret...Il se pose ensuite sur le muret...
Il se pose ensuite sur le muret...
Il se pose ensuite sur le muret...Il se pose ensuite sur le muret...

Il se pose ensuite sur le muret...

Le rouge-gorge lui, vient toujours tout seul  et  fait une visite quotidienne dans mon jardin. Il se nourrit toujours au sol. Ce jour-là il était bien content car les moineaux avaient réussi à décrocher une boule de graisse...

Il est peureux mais finit par s'habituer à notre présence.  

C'est mon préféré ! 

 

Le rouge-gorge de mon jardin
Le rouge-gorge de mon jardin

Le rouge-gorge de mon jardin

J'aime sa vivacité. J'aime sa vivacité.
J'aime sa vivacité. J'aime sa vivacité.

J'aime sa vivacité.

Le rougequeue noir par contre, est très prudent et ne s'aventure que lorsque  les chats du quartier ne sont pas là et qu'il n'y a aucun bruit en provenance de la maison.

En plus, il aime surtout les insectes donc c'est très rare qu'il vienne se poser pour déguster quelques graines au sol.

J'ai beaucoup de mal à le prendre en photo car il est doué d'un sixième sens et malgré les doubles-vitrages il sent ma présence et s'envole aussitôt pour aller se quiller sur mon toit ou celui de mon voisin d'où il me nargue ensuite...

Le rougequeue noir

Le rougequeue noir

Voilà ce sera tout pour aujourd'hui, nous verrons les autres visiteurs du jardin dans la semaine, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

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29 janvier 2020 3 29 /01 /janvier /2020 06:17
Grasset, 2019

Grasset, 2019

Le vert des près était devenu électrique, avec des décharges invisibles, troué de trilles, et personne sur les chemins. On ne savait pas si on était heureux, mais on n'aurait voulu être nulle part ailleurs...

Depuis des années, Pamina s'est installée en montagne, au milieu de la forêt vosgienne, avec Nils son compagnon, au lieu-dit "Les Hautes Huttes".  

Elle sait que la forêt est habitée par des cerfs, mais elle ne les voit jamais, ils sont invisibles. Ils connaissent l'homme et en ont peur. Ils visitent son jardin la nuit, elle devine les endroits où ils se sont couchés, mais ne les connait pas pour autant.

 

Un jour Léo, photographe animalier lui demande l'autorisation de construire une cabane d'affût sur son terrain. Ils se lient d'amitié et il lui propose de l'accompagner et de guetter leur venue avec lui.

Elle qui adore la nature, mais qui s'était jusqu'à présent plongée uniquement dans des livres, découvre un autre monde, celui de la patience, de l'observation, des équipements de camouflage et des observations à l’œil nu ou avec des jumelles...celui de l'affût.

 

Guetter les cerfs devient pour elle une véritable passion, voire une obsession. Elle va s'initier avec Léo, puis seule, à la vie du clan, à leur différent comportement selon les saisons, n'hésitant pas à affronter le blizzard et la neige, pour pouvoir les dessiner dans son petit carnet, noter ses observations, compter les ramifications de leur ramure. 

Le lecteur suit le clan au fils des saisons, le brame d'automne annonçant la période de reproduction, la mue du printemps et la chute des bois, la lente repousse, suivie durant l'été par la perte du velours.

Elle leur donne des noms, ceux que Léo leur a choisi : il y a Wow, Pâris, Apollon, Geronimo, Arador, Merlin...faciles à distinguer grâce à une cicatrice, une différence dans la ramure, une couleur de pelage, ou leur prestance. 

 

Mais au fur et à mesure qu'elle se plonge dans cette passion, elle va découvrir que les hommes qui comme elle, traquent les bêtes, ne le font pas du tout pour leur beauté, mais parce que derrière leur affût, il y a la chasse et la tuerie, la joie de découvrir et de ramener chez eux un trophée, l'argent rapporté par la vente de la viande...et ultime déception pour elle, Léo est impliqué. 

 

Je découvrais "l'effet affût": le monde arrive et se pose à nos pieds comme si nous n'étions pas là. Comme si nous n'étions pas, tout court. On constate que le monde se passe de nous. Et même davantage : il va mieux sans nous.

C'est un roman très poétique qui débute dans le calme et la paix de la forêt et monte en puissance comme un véritable thriller.

Il faut prendre le temps de le découvrir, d'assimiler les explications, donc accepter les répétitions inévitables puisque tous les affûts se ressemblent dans leur préparation. Il faut prendre le temps d'attendre...pour voir les cerfs nous-aussi.  

 

L'écriture de Claudie Hunzinger que je découvre avec cette lecture, est agréable, fluide, bourrée de références littéraires, ce qui n'est pas pour me déplaire. 

Son regard posé sur la nature sauvage fait du bien. Elle sait encore s'émerveiller en regardant ce qui l'entoure, les plus petits animaux comme les insectes, les oiseaux autour des mangeoires, ou les plus grands, comme les grands mammifères de la forêt.

 

J'ai appris beaucoup de choses sur la vie des cerfs que je savais en gros, sans avoir pris le temps d'approfondir mes connaissances, et de rentrer dans les détails. Mais ce n'est pas le seul intérêt du livre. 

Le roman est en effet également axé sur les ravages perpétrés dans les forêts par certains hommes, en particulier sur la grosse faune. Mais je vous assure qu'il y a une différence entre le savoir et le lire, comprendre le rôle de chacun à travers le regard de l'auteur, partager sa rage et son désespoir. 

L'auteur, en effet, dénonce les différents responsables : l'état, les adjudicataires de la chasse, les brigadiers de l'ONF qui jugent que les grands cervidés empêchent la régénération des forêts, et qui distribuent des bracelets aux chasseurs pour fixer le nombre de bêtes à tuer, et les chasseurs eux-mêmes qui exécutent ce sombre dessein.

Tous sont très éloignés du respect et du plaisir procurés par l'observation de la simple beauté de la nature sauvage et de ses merveilles. 

 

Si vous n'êtes pas passionnés par la nature, passez votre chemin vous risquez de vous ennuyer...comme j'ai pu le lire sur des avis ici ou là, mais personnellement j'aurais trouvé dommage de passer à côté, même si je sais que j'oublierai certains détails, je n'ai pas regretté ma lecture. 

Il a obtenu le Prix Décembre 2019.

Non, je ne savais pas que j'allais me retrouver face à la ruine, au gâchis, aux dégâts. Et que tout ce que j'avais fui allait me revenir en plein dans la poitrine, en plein cœur, je ne le savais pas, allait me revenir comme un nuage chargé de neige et de derniers temps, chargé des préludes de la fin, durant les mois qui allaient suivre.

En dix ans. Ça s'est passé en dix ans. Sous nos yeux. Et j'en ai pris conscience seulement cet été-là. En dix ans, quelque chose autour de nous, une invention, une variété des formes, une extravagance, une jubilation d'être qui s'accompagnait d'infinis coloris, de moirures, d'étincelles, de brumes, tout ça avait disparu pour laisser place à un monde simplifié, appauvri, uniformisé, accessible aux foules et aux masses où les goûts se répandaient comme des virus.

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4 octobre 2019 5 04 /10 /octobre /2019 05:25
Les Narces de la Sauvetat (2) / Balade en Haute-Loire

Nous allons aujourd'hui continuer la visite des Narces de la Sauvetat. Nous avons laissé la voiture au parking près du village et nous sommes descendus jusqu'au départ des sentiers fléchés qui pénètrent à l'intérieur des narces.

Le stationnement n'est autorisé à cet endroit, donc au départ des sentiers, qu'aux seules personnes handicapées. 

A noter : Sur le circuit 1 tous les abords des marais sont protégés par des barrières, sauf en de rares endroits où on peut quitter le sentier pour s'en approcher, si on le désire.  Dans le circuit 2, ce n'est pas possible, pour les personnes à mobilité réduite de se déplacer en fauteuil. Dans le circuit 3, il faut rester sur le sentier très étroit la plupart du temps et regarder où on met les pieds car les marais de part et d'autre, sont profonds.

 

Quelques consignes au départ des sentiersQuelques consignes au départ des sentiers
Quelques consignes au départ des sentiers

Quelques consignes au départ des sentiers

L'indispensable plan que nous allons suivre pas à pas !

L'indispensable plan que nous allons suivre pas à pas !

Le circuit 1 est facile.

Dès le départ du chemin, on aperçoit la terre noire...c'est de la tourbe. En fait on est "déjà sur l'eau" comme l'indique la pancarte, alors qu'en plein mois d'août cette zone était presque partout asséchée, comme vous pouvez le voir à l'herbe jaunie. 

La tourbe s'aperçoit en étéLa tourbe s'aperçoit en été
La tourbe s'aperçoit en été

La tourbe s'aperçoit en été

Plus loin, on découvre une mare artificielle pédagogique qui permet d'observer de plus près les plantes aquatiques et quelques habitants des lieux comme ce gerris, patineur hors pair de la mare. Tout autour nous sommes déjà dans la zone des marais...

Zone de mares et de tourbièresZone de mares et de tourbières
Zone de mares et de tourbièresZone de mares et de tourbières
Zone de mares et de tourbièresZone de mares et de tourbières

Zone de mares et de tourbières

Le sentier dépasse ensuite le tumulus artificiel, je crois bien, mais qui est colonisé par de petits animaux. 

Le tumulusLe tumulus

Le tumulus

Il suffit de marcher encore un peu pour arriver à la salle de classe, espace pédagogique où les groupes peuvent s'installer pour découvrir le marais, sa flore et sa faune...

Découverte d'un marais dans la salle de classeDécouverte d'un marais dans la salle de classe
Découverte d'un marais dans la salle de classe
Découverte d'un marais dans la salle de classeDécouverte d'un marais dans la salle de classe

Découverte d'un marais dans la salle de classe

Nous arrivons ensuite au Grand marais où vivent de nombreux animaux plus ou moins farouches, comme la loutre. 

C'est la croisée des chemins !

La boucle 1 ramène les personnes qui le désirent au point de départ en bordant le grand marais et sinon on peut continuer sur la boucle 2, ce que nous choisissons de faire.

Le grand marais, habitat de la loutre...Le grand marais, habitat de la loutre...
Le grand marais, habitat de la loutre...Le grand marais, habitat de la loutre...

Le grand marais, habitat de la loutre...

Selon les saisons, le circuit 2 au niveau du bois peut être inondé, il faudra rebrousser chemin et se rabattre sur les autres parcours... cet espace est un milieu naturel, ne l'oublions pas. 

 

 

Dans les bois
Dans les bois
Dans les bois

Dans les bois

Nous bordons à présent l'étang des limicoles dont nous allons faire tout le tour mais en passant par le marais noir...

L'Etang des limicoles
L'Etang des limicolesL'Etang des limicoles
L'Etang des limicoles

L'Etang des limicoles

Après le carrefour qui permet soit de repartir faire le tour du cratère, soit de terminer la boucle du circuit 2, nous arrivons au marais noir

Le marais noir. Le marais noir.
Le marais noir. Le marais noir.
Le marais noir. Le marais noir.

Le marais noir.

Nous terminons le tour de l'étang des limicoles, et faisons une halte (il y a des bancs en bois) pour lire les explications. Toujours aucun limicole en vue ! 

 

L'étang des limicoles et les panneaux explicatifs
L'étang des limicoles et les panneaux explicatifsL'étang des limicoles et les panneaux explicatifs
L'étang des limicoles et les panneaux explicatifsL'étang des limicoles et les panneaux explicatifs
L'étang des limicoles et les panneaux explicatifsL'étang des limicoles et les panneaux explicatifs

L'étang des limicoles et les panneaux explicatifs

Nous nous engageons ensuite sur le circuit 3..."dangereux" si on ne regarde pas où on met les pieds, et surtout après la pluie parce que le terrain est glissant. Le sentier ne permet de se déplacer qu'en file indienne...

 

 

Là, nous découvrons un petit paradis... 

Nous voyons un héron s'envoler sous nos yeux, mais nos mains sont occupées à tenir fermement les menottes de nos pitchounets, alors pas question de les lâcher pour prendre les jumelles...nous profitons du spectacle.  

Un peu plus loin, un observatoire nous révèle une surprise (à contre-jour), mais surprise tout de même surtout pour les petits. 

Nous sommes au cœur des narces, il n'y a aucun doute possible...

L'observatoire
L'observatoire L'observatoire

L'observatoire

La surprise !
La surprise !
La surprise !

La surprise !

Le retour sera tranquille dans le dédale des mares...

Le retour par le dédale des maresLe retour par le dédale des mares
Le retour par le dédale des maresLe retour par le dédale des mares

Le retour par le dédale des mares

Surtout si vous allez vous balader par là-bas, pensez à prendre des vêtements chauds ! Il y a du vent sur le plateau et il tourbillonne dans le maar. Il faisait froid ce matin-là d'août et vous avez sans doute remarqué que ma petite-fille avait endossé une veste bien trop grande, celle de son grand-père...

Et ne faites pas comme moi, n'oubliez pas votre téléphone portable juste ce jour-là, car à chaque point info, un flash-code vous permet d'en apprendre davantage sur la faune, la flore et le milieu naturel qui vous entoure ! 

 

 

J'espère que cette balade vous a plu. La semaine prochaine, en principe nous retournerons un peu en Provence pour d'autres découvertes, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien...

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2 octobre 2019 3 02 /10 /octobre /2019 05:25
Les Narces de la Sauvetat
Les Narces de la Sauvetat

Les Narces de la Sauvetat

Restons encore un peu en Haute-Loire cette semaine, pour profiter du beau temps et de belles balades dans la nature.

 

Les Narces de la Sauvetat sont situées sur la commune de Landos, sur le plateau du Devès dont nous avons déjà parlé sur ce blog et qui constitue je le rappelle ici le plus vaste plateau volcanique d'Europe, formé d'une superposition de coulées basaltiques.  

 

Une narce est un endroit boueux et marécageux. Le mot vient de l'occitan "narsa".

Le site des Narces aménagé pour le public depuis peu (5 ans je crois à présent) est une ancienne tourbière qui s'est développée dans un cratère de maar, c'est-à-dire un cratère d'explosion. Je vous avais expliqué tout ça ICI, car il y a beaucoup de maar en Haute-Loire dont le plus connu est le lac du Bouchet. 

 

Le site était encore exploité pour sa tourbe dans les années 90. 

Il abrite aujourd'hui, après une restauration écologique, une faune et une flore particulièrement riche et diversifiée et constitue une réserve en eau non négligeable pour toute la faune de la région. 

 

A noter, le site d'une superficie totale de 60 hectares, considéré comme "espace naturel sensible" a été le premier en Auvergne a être labellisé "tourisme et handicap" et donc aménagé sur un de ses circuits (le 1), pour y accueillir tous les publics. Seul le circuit 3 est déconseillé car il présente des difficultés et un chemin particulièrement étroit entre les marais. Nous l'avons emprunté avec les enfants sans aucune difficulté mais en regardant  bien où ils mettaient les pieds...

Si vous avez un handicap et que vous désirez vous balader à cet endroit, vous pouvez découvrir un témoignage intéressant sur la vidéo ci-dessous.

Aujourd'hui nous allons découvrir les abords du maar et prochainement, nous pénétrerons plus profondément dans les Narces.

 

Le parking est agréablement aménagé avec un plan d'ensemble et des explications sur les tracés de balades possibles, des toilettes sèches, et une mini-exposition montrant les différentes roches volcaniques que nous pouvons trouver sur le plateau.

Il est situé sur une sorte de belvédère qui nous permet de découvrir d'en-haut les narces alors que nous n'y sommes pas encore descendus. 

Le parking et ses aménagements
Le parking et ses aménagementsLe parking et ses aménagements
Le parking et ses aménagementsLe parking et ses aménagements

Le parking et ses aménagements

Les Narces sont alimentées par 8 sources naturelles dont la source du Terron. Celle-ci est toujours utilisée par les habitants du hameau de la Sauvetat. A côté du captage se trouve d'ailleurs de nombreuses plantes comme des épinards sauvages, ainsi qu'un lavoir et un abreuvoir, attestant de l'activité humaine. 

La source du TerronLa source du Terron
La source du TerronLa source du Terron

La source du Terron

Les épinards sauvages

Les épinards sauvages

Les narces sont entourées de prairies et de cultures. La lentille est très présente sur le plateau du Devès. Les troupeaux, chevaux et vaches laitières ou pas,  sont nombreux.

A notre arrivée de nombreux rapaces survolaient les lieux mais bien entendu nous n'avons pu les observer qu'avec les jumelles, je n'ai pas un zoom suffisant pour les photographier.

Le plus présent d'avril à août est le busard cendré qui bénéficie d'une protection totale sur tout notre territoire. C'est donc une espèce très surveillée en Auvergne par la LPO. Les agriculteurs se sont engagés à ne pas mettre de bétail dans les parcelles où les busards s'installent pour nicher (ils nichent au sol...) jusqu'à leur départ fin août (source site de la LPO).

Mais on peut aussi y croiser entre autre le milan royal et la bondrée apivore.

Les zones d'agriculture autour des narces...Les zones d'agriculture autour des narces...
Les zones d'agriculture autour des narces...Les zones d'agriculture autour des narces...

Les zones d'agriculture autour des narces...

Un sureau hièble en fleurUn sureau hièble en fleur

Un sureau hièble en fleur

Dans la zone de bocages et de pierres où comme son nom l'indique les haies sont très préservées, on entend plus qu'on ne voit les oiseaux qui sont nombreux à y nicher. Les murets de pierre sont aussi un atout très important dans cet environnement. Non seulement ils ont servi à épierrer les parcelles mais s'y abrite une faune particulièrement riche.

Les bocages sont bordés de haies, de murets et de tanaisie
Les bocages sont bordés de haies, de murets et de tanaisieLes bocages sont bordés de haies, de murets et de tanaisie
Les bocages sont bordés de haies, de murets et de tanaisie

Les bocages sont bordés de haies, de murets et de tanaisie

La flore est d'une grande richesse et certaines plantes sont pour moi de parfaites inconnues jamais croisées jusqu'alors. Je n'ai pas pris le temps de les déterminer sur place et dans ces zones sensibles, je me refuse à préserver un échantillon pour le faire de la maison...ne serait-ce que pour montrer l'exemple aux enfants. 

La Renouée bistorte (la bouine de l'Auvergne ?)
La Renouée bistorte (la bouine de l'Auvergne ?)La Renouée bistorte (la bouine de l'Auvergne ?)

La Renouée bistorte (la bouine de l'Auvergne ?)

La grande bardane (qui a donné naissance au Velcro !)
La grande bardane (qui a donné naissance au Velcro !)

La grande bardane (qui a donné naissance au Velcro !)

Une ombellifère et une molène
Une ombellifère et une molène

Une ombellifère et une molène

Maintenant que nous avons découvert les lieux, nous comptons y retourner au printemps lors de la présence des oiseaux migrateurs, parce que malheureusement en automne dans ce lieu protégé, il y a parfois la fermeture d'un secteur entier... réservé aux chasseurs ce qui nous a beaucoup choqué !

On préserve d'un côté pour tuer de l'autre ! On préserve d'un côté pour tuer de l'autre !

On préserve d'un côté pour tuer de l'autre !

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui.

N'oubliez pas comme d'habitude, de cliquer sur les photos pour les voir en grand !

Très bientôt nous poursuivrons la visite en empruntant les trois sentiers balisés, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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25 juin 2019 2 25 /06 /juin /2019 05:20
Je regarde à droite, puis à gauche et hop je m'envole !
Je regarde à droite, puis à gauche et hop je m'envole !

Je regarde à droite, puis à gauche et hop je m'envole !

La semaine dernière je vous ai montré les parents nourrissant les petites mésanges charbonnières et aujourd’hui nous allons donc voir les sept petits de plus près. 

 

Il était exactement 10h26, dimanche 16 juin, lorsque le premier petit a montré le bout de son bec. Les parents étaient inquiets et se déplaçaient sans cesse, mais bizarrement ils restaient plutôt silencieux. Dès l'arrivée du premier petit, un des parents l'a emmené dans l'amandier de notre voisin et l'autre est resté près du nid jusqu'à la sortie du dernier.

C'était vraiment un moment magique que je vais essayer de vous faire partager. 

 

Le premier petit a mis 4 minutes pour se décider à sortir du nid, entre le moment où nous avons vu son bec devant l'ouverture et son envol. 

Le petit numéro 1 Le petit numéro 1
Le petit numéro 1

Le petit numéro 1

Et le voilà sur le parasol (en plein contre-jour)

Et le voilà sur le parasol (en plein contre-jour)

Les petits numéros 2 et 3 voulaient sortir ensemble du coup papa ou maman sont venus remettre de l'ordre dans tout ça...

Ce n'est pas du tout une blague ! Je vous assure qu'on voyait les deux becs et que c'est la seule fois ou un des parents est venu jusqu'au nid.

Du coup, ils sont sortis tous les deux à une minute d'intervalle ! 

C'était amusant car nous avons à peine eu le temps de photographier le second que le troisième est apparu, et il a poussé un piaillement (un râleur ?). C'est le seul dont nous avons entendu la voix...

Papa ou maman gronde ?

Papa ou maman gronde ?

Le petit numéro 2
Le petit numéro 2 Le petit numéro 2

Le petit numéro 2

Le petit numéro 3
Le petit numéro 3

Le petit numéro 3

Trois secondes après comme l'attestent les horaires de mes photos (merci à mon mari de m'avoir fait penser à regarder cette indication importante) arrivait à son tour le petit numéro 4. Lui aussi était pressé et j'ai failli le manquer. Il a jeté un coup d'oeil et hop il s'est envolé. 

Le petit numéro 4

Le petit numéro 4

Puis le 5 dans la foulée, mais lui nous a fait un grand plaisir en venant se percher juste sous notre nez. 

Il est trop mignon lui-aussi, avec son duvet de bébé dressé sur la tête !

Le petit numéro 5
Le petit numéro 5
Le petit numéro 5

Le petit numéro 5

Sept minutes après, arrivait le petit numéro 6. Il était 10h47 exactement quand il a pris son envol. 

On entendait gratter à l'intérieur du nid, mais on ne voyait rien. 

Il nous a bien fait rire car lui aussi s'est perché dans l'abricotier sous notre nez. Mais, quand la mère (ou le père) s'est mis à piailler au-dessus de lui pour qu'il s'éloigne,  le petit a voulu lever la tête et a perdu l'équilibre.

C'était très drôle ! 

Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre
Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre
Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre
Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre
Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre

Le Petit numéro 6...pas évident de garder l'équilibre

Enfin vers 11h10, soit plus de 20 minutes plus tard, alors que le nid était silencieux et que nous étions étonnés de voir un des parents rester à proximité, voilà ce que nous avons vu...

ça bouge un peu...
ça bouge un peu...

ça bouge un peu...

Il essaie de sortir mais s'y prend mal
Il essaie de sortir mais s'y prend mal

Il essaie de sortir mais s'y prend mal

 

On a eu peur pour lui parce qu'au lieu de s'envoler, il s'est accroché au tronc. Puis enfin il est allé un peu plus loin...et a suivi sa mère (ou son père) qui piaillait juste au-dessus de lui !

Les plumes de sa queue n'avaient pas l'air d'être bien finies et j'espère qu'il sait à présent se débrouiller...

A 11 h11 le nid est vide !

A 11 h11 le nid est vide !

Et voilà le petit dernier pas bien décidé...encouragé par un de ses parents
Et voilà le petit dernier pas bien décidé...encouragé par un de ses parents
Et voilà le petit dernier pas bien décidé...encouragé par un de ses parents

Et voilà le petit dernier pas bien décidé...encouragé par un de ses parents

J'espère que vous avez aimé voir ces photos de la sortie du nid des petites mésanges charbonnières.

Pour nous, cela a été un spectacle magnifique, offert par la nature, un moment auquel nous n'avions encore jamais assisté. 

Que du bonheur !

A bientôt !

A bientôt !

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22 juin 2019 6 22 /06 /juin /2019 05:41
Une mésange charbonnière devant le nichoir

Une mésange charbonnière devant le nichoir

Je comptais, comme je vous l'ai dit hier, vous emmener dans la Drôme et bien non finalement j'ai changé d'avis (et décalé mes articles sur le sujet) et vous allez comprendre pourquoi...

 

Le jeudi 23 mai dernier, chez nous en Provence, nous avons assisté "auditivement" parlant, à l'éclosion des bébés mésanges charbonnières dans le nichoir de notre jardin, dans lequel jusqu'à présent nous n'avions eu que des mésanges bleues.

 

Depuis quelques temps, le nichoir montrait des traces fraîches autour de l'ouverture, et je voyais de temps en temps, une mésange entrer et sortir (le mâle nourrit toujours la femelle qui couve). Je savais donc que le nid était habité !

Les traces fraîches autour de l'ouverture

Les traces fraîches autour de l'ouverture

Pour la première fois de ma vie, j'ai entendu taper, puis des craquements (le bruit des  coquilles brisées ?) et un chuintement plutôt fort qui nous a beaucoup étonné et qui a recommencé plusieurs fois, dont je n'avais jamais entendu parler sur le net.

Est-ce l'adulte qui souffle pour aider les petits à se dégager ?

Les petits qui font ce bruit en prenant leur première respiration ?

Je n'ai pas la réponse.

En tous les cas, un des adultes était à l'intérieur du nichoir puisque nous l'avons vu sortir peu de temps après que le silence soit revenu.  

La période de nourrissage a commencé et a duré jusqu'à dimanche dernier (plus de trois semaines en tout puisque nous étions le 16 juin). 

Les deux parents nourrissent les petits et les va-et vient sont de plus en plus fréquents au fur et à mesure que les petits grandissent. Un couple peut apporter au nid jusqu'à 900 becquées par jour, paraît-il ! 

Le nourrissage

Le nourrissage

Le nourrissage (suite)
Le nourrissage (suite)
Le nourrissage (suite)

Le nourrissage (suite)

Pendant que l'un nourrit les petits, l'autre piaille pour détourner l'attention. 

 

L'autre piaille pour détourner l'attention

L'autre piaille pour détourner l'attention

Parfois ils arrivent tous les deux ensemble au nid, et dans ce cas le second se planque bien derrière les feuilles... et attend son tour. 

Les petits plutôt discrets au début, se faisaient bien entendre les derniers jours, dès l'approche d'un des parents. 

Vous le voyez derrière les feuilles de l'olivier ? Il y a une proie bien coincé dans son bec...

Vous le voyez derrière les feuilles de l'olivier ? Il y a une proie bien coincé dans son bec...

Au début, l'adulte pénètre entièrement dans le nichoir, mais les derniers jours, il se penchait juste pour donner la becquée, puis il retournait chasser emportant avec lui une fiente blanche, pour la jeter  loin du nid et que l'odeur n'attire pas les prédateurs.

En attendant que les petits mangent

En attendant que les petits mangent

Et hop on y retourne !

Et hop on y retourne !

On ne pensait pas avoir la chance d'assister à la première sortie des petits et pourtant dimanche dernier, cela a été un beau cadeau de la nature.  

Il y en avait 7 et je vais vous faire languir un peu, car je ne vous les montrerai que dans quelques jours, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

 

Dommage que je ne sache pas quel logiciel de montage vidéo utiliser, car je vous aurais fait une petite vidéo rassemblant toutes les prises que nous avons faites. Sachez que si vous avez un logiciel gratuit et facile à utiliser à me conseiller,  je suis preneuse...

J'espère que vous serez indulgents car mes photos ne sont pas parfaites... Ils ont choisi de s'installer-là parce que justement le nichoir est bien caché par les branches de mes arbres...d'où la difficulté pour moi de les photographier. 

 

Bon week-end à tous ! 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 05:26
"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

 

Pour bien terminer la semaine, je vous propose quelques photos de papillons et autres insectes, photographiés l'été dernier en Haute-Loire.

Je vous entends de là dire  "Encore là-bas !"...

 

Déjà le premier (ci-dessus) je ne suis pas arrivée à le déterminer. Il me manque des éléments et les deux aires de répartition se recoupent. C'est donc soit un papillon Citron, soit un Citron de Provence femelle. Les spécialistes comme Domi, ou Pascale, par exemple me le diront...

 

Le demi-deuil était superbe. Il y en avait tout un groupe bien installé sur les plantes en bordure du chemin. J'ai trouvé qu'ils n'étaient pas vraiment craintifs.

 

Demi-deuil
Demi-deuil
Demi-deuil

Demi-deuil

 

Nous avons croisé plusieurs fois la Vanesse de l'ortie, appelée aussi "petite tortue". Il faut dire que des orties par là-bas il y en a beaucoup à proximité des fermes !

Je vous en avais déjà parlé l'année dernière sur le blog ICI.

Vanesse de l'ortie (petite tortue)
Vanesse de l'ortie (petite tortue)

Vanesse de l'ortie (petite tortue)

 

Le Paon du jour est plus rare...

Paon du jour

Paon du jour

 

Et je n'avais pas vu de Gazé (ou piéride de l'aubépine) depuis des années...

Gazé

Gazé

 

Quand à ce Flambé, il était fidèle et je l'ai vu tous les jours dans mes lavandes...

Vous voyez pourquoi je me suis aperçue que c'était lui et pas un autre ?

 

FlambéFlambé
Flambé
FlambéFlambé

Flambé

 

Enfin d'autres insectes s'en sont donnés à cœur joie durant ce bel été chaud et humide à la fois en altitude. 

Autres insectes...Autres insectes...
Autres insectes...
Autres insectes...Autres insectes...

Autres insectes...

 

Mais chose bizarre nous n'avons absolument pas vu un seul jour, le petit nacré que pourtant j'avais pu observer maintes fois l'année dernière...

Comme quoi les étés se suivent et ne se ressemblent pas ! 

 

Et comme les vacances sont là pour les enfants, quand vous lirez ces lignes je serai déjà arrivée, devinez où...en Haute-Loire ! 

A moi les balades, le ramassage des champignons, les paysages aux couleurs automnales.

Promis dès mon retour, je vous montrerai encore plein de choses, vues cet été en Haute-Loire ou plus récemment, en Provence...

A moi aussi le plaisir de garder mes petits-enfants qui sont maintenant loin de moi et que je languis de serrer dans mes bras de "Manou-poule"...

 

Je me mets donc pause pour la semaine à venir...

A très bientôt !

 

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10 septembre 2018 1 10 /09 /septembre /2018 05:24
Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)
Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)

Le marais de Limagne de forme arrondie (au delà des prairies)

 

Voici un site exceptionnel à côté duquel nous aurions pu passer sans nous arrêter, si nous n'avions pas pris le temps d'observer les cartes de la région de près. Il s'agit d'un site très préservé car d'une grande richesse écologique.

Le marais de Limagne se situe à 1080 mètres d'altitude, entre les communes de Saint-Jean-de-Nay et de Siaugues-Sainte-Marie, à une vingtaine de kilomètres du Puy-en-Velay, pour ceux qui connaissent la région. C'est un site Natura 2000.

Rien à voir donc avec la grande plaine qui se situe au centre de l'Auvergne et qui vient d'être classée sur la liste des sites naturels au Patrimoine Mondial de l'Unesco, car associée à la chaîne des Puys.

Notre petite plaine est de taille bien plus modeste...("limagne" désigne une petite plaine fertile entourée de montagnes, le mot provenant sans doute du mot latin "limus" = boue).

 

 

Ce lieu a été façonné par l'activité volcanique de la région du Devès qui s'est produite il y a environ 1 million d'années. 

 

Comment s'est formé ce marais ?

Le marais s'est installé dans un cratère de maar de 850 mètres de diamètre. 

Pour info, un maar se forme lors d'une irruption volcanique lorsque le magma brûlant qui remonte en surface, rencontre de l'eau, même en faible quantité. Il se produit alors une surchauffe entraînant la formation de vapeur ce qui provoque de violentes émissions de gaz et une explosion...d'où la formation d'un cratère. 

 

Source (http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr)

Source (http://crdp-pupitre.ac-clermont.fr)

 

Au départ, le fond du cratère était occupé par un lac, puis, il y a environ 18 000 ans, de l'argile a commencé à se déposer et les végétaux se sont installés.
 

Le lac s'est ensuite transformé en tourbière.

Ce sont les végétaux qui se sont accumulés au fil du temps, notamment les sphaignes_des sortes de mousse_ qui ont formé la tourbe. La partie immergée de la plante meurt, mais ne se décompose pas faute d'oxygène, et le tapis ainsi formé croit d'environ 5 cm par siècle. 

Bien que les gens de la région appelle le marais de Limagne, "le lac", vous ne verrez pas d'eau en y allant. 

La richesse de cet endroit, c'est la flore spécifique du lieu et la faune qui lui est associée. De nombreuses espèces protégées s'y développent, donnant à ce lieu un formidable impact sur la biodiversité de la région.

 

Le marais de Limagne / Balade en Haute-Loire

 

Il est totalement interdit d'y pénétrer pour deux raisons :

- d'abord pour le préserver... éviter de déranger la faune et de détruire la flore mais aussi d'introduire des bactéries extérieures qui risqueraient de modifier les biotopes.

- ensuite, parce que le risque d'enlisement est réel et peut surprendre un promeneur imprudent. La tourbière fait en effet 18 à 19 mètres de profondeur en son centre et 4 à 5 mètres sur les bords.

Entre deux bombements de sphaignes (ou "touradons") de nombreuses "gouilles" (résurgences d'eau) la parsèment. Elles sont emplies d'une vie aquatique intense : argyronète, batraciens...mais sont parfois profondes et dangereuses pour l'homme. 

 

 

Il y a une cinquantaine d'années, le maar était boisé de hêtraies mais aujourd'hui ce sont les pins qui prolifèrent jusqu'au coeur du marais.

D'un côté, la forêt a gagné suite à l'abandon des pâturages qui en limitaient la prolifération. De l'autre, ce sont les champs cultivés ou les prairies de pâture qui dominent. 

Toute la zone périphérique, champs et pâturages compris, est étroitement surveillée et les paysans ne peuvent y faire n'importe quoi...

Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lac
Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lacLes champs cultivés, les pâturages et la maison du lac
Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lacLes champs cultivés, les pâturages et la maison du lac

Les champs cultivés, les pâturages et la maison du lac

 

Le marais est composé de plusieurs anneaux de végétation.

Le zonage du maraisLe zonage du marais
Le zonage du marais
Le zonage du maraisLe zonage du marais

Le zonage du marais

 

L'anneau aquatique périphérique a quasiment disparu faute d'eau. Là se développe abondemment la lentille d'eau, le rubanier, l'équisetum fluviatile (ou prêle des cours d'eau), le Comarum palustre (ou Potentille des marais) que j'ai photographié, et Menyanthes trifolatia (le trèfle d'eau) ...

Je vous donne les noms des principales espèces végétales pour ceux qui les connaissent, mais je n'ai pas pu les observer toutes. 
 

La Potentille des marais (Comarum palustre)
La Potentille des marais (Comarum palustre)
La Potentille des marais (Comarum palustre)

La Potentille des marais (Comarum palustre)

 

L'anneau central comprend la partie où la tourbe est la plus ancienne, la plus épaisse et la plus active. On l'appelle la tourbière haute active

On trouve dans cette zone la drosera à feuilles rondes, une plante carnivore fréquente dans les tourbières ; la laîche des bourbiers (Carex limosa) ; le lycopode inondé, une plante très rare en Auvergne, petite et qui ressemble à une mousse...

 

L'anneau de transition qui se situe entre les deux précédentes zones, présente des radeaux flottants, sur lesquels se développent une flore spécifique.

C'est là que la linaigrette grêle prolifère. Cette plante que l'on observe fréquemment en montagne en altitude (dans les Alpes, les Pyrénées) est une espèce très rare en Auvergne.

Que ce soient des espèces de plaines comme la Renoncule grande Douve (deux stations connues seulement en Auvergne), ou  boréales car issues de l'ère glaciaire, comme les carex, la Scheuchzérie des marais (extrêmement rare), les linaigrettes et lycopodes...toutes les plantes  présentes sur le site démontrent la grande diversité de la flore et du milieu.

 

Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais
Quelques vues rapprochées du marais

Quelques vues rapprochées du marais

 

C'est dommage qu'aucun sentier ne soit aménagé pour en faire le tour (en tous les cas nous ne l'avons pas trouvé s'il en existe un !).

Nous avons donc été obligés de pénétrer dans les prés à vaches situés sur le pourtour pour nous en approcher un peu plus...

Mais comme vous le voyez, si nous avons pris un grand plaisir à le découvrir, je ne peux vous en montrer davantage, car nous ne pouvions pas prélever de plantes pour les identifier...ni nous approcher du centre pour prendre des photos. 

De plus, en été ce n'est pas le moment le plus favorable pour observer la flore. Nous y reviendrons donc un jour, au printemps ou si une visite commentée a lieu durant notre séjour en Haute-Loire... 

 

La tourbière est un milieu peu connu et sa méconnaissance empêche forcément sa préservation par le grand public, tout en la favorisant puisque si elle reste méconnue, elle ne sera pas dégradée par des visiteurs, selon un point de vue purement scientifique bien compréhensible, même s'il apparaît a priori contradictoire...

C'est à méditer ! 

 

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13 mai 2018 7 13 /05 /mai /2018 05:25
La bergeronnette grise

La bergeronnette grise

 

C'est dimanche et nous changeons un peu de sujet pour parler d'un oiseau commun mais que finalement je vois rarement vers chez moi.

Il s'agit de la bergeronnette grise (Motacilla alba). Pendant longtemps on surnommait cet oiseau, le hochequeue, un nom qui finalement lui va bien car lorsqu'on le découvre dans la nature on voit immédiatement trois choses : les contrastes de son plumage, sa queue qui remue sans cesse verticalement, et sa façon de se déplacer au sol...

 

Son plumage a du gris, du noir et du blanc surtout chez le mâle, la femelle étant légèrement plus terne. Le contraste est frappant, même en vol. C'est surtout lors de la saison des amours, donc en ce moment, que le noir pur du mâle est le plus visible et contraste le plus avec le blanc. Il en a sur la tête mais aussi au niveau du plastron sous le menton et la gorge. 

 

Sa longue queue remue sans cesse de haut en bas dès qu'il se pose au sol.

 

La bergeronnette grise marche en mettant une patte devant l'autre alternativement et ne sautille jamais et, lorsqu'elle s'envole, son vol onduleux permet d'être sûr de son identification ! 


 

Elle aime se percher en hauteur surtout le mâle...
Elle aime se percher en hauteur surtout le mâle...

Elle aime se percher en hauteur surtout le mâle...

 

La bergeronnette grise a peu à peu colonisé les villes et les parcs. On la trouve souvent dans des habitats variés plutôt humides, souvent près de l'eau mais toujours en dehors des forêts. Elle peut vivre au bord des lacs, des ruisseaux d'altitude ou bien en plaine. Et on la retrouve jusqu'à de très hautes altitudes. 

Ceci explique sans doute qu'en Provence, elle soit plutôt rare dans mon coin de campagne. C'est en hiver que j'en aperçois parfois près du village.

 

En Haute-Loire par contre, j'ai pu l'observer de près sur l'aire de jeux du village du Vernet, tout près de l'étang et du petit ruisseau qui l'alimente.

Il faut dire qu'elle aime les environnements ouverts et les zones agricoles non traitées où elle va trouver de nombreux insectes qu'elle attrape en vol ou au sol. Elle se nourrit en effet de mouches, de moustiques et de fourmis. 

Elle niche sous un pont, dans le creux d'un arbre ou d'une falaise et le plus souvent près des maisons et elle peut aussi s'installer sous les toits. On dit qu'elle est anthropophile (elle nous aime donc !). 

On peut aussi la voir en nombre lors des migrations saisonnières mais cela ne m'est jamais arrivée...

 

Là où j'ai pu l'observer, elle était sur le grillage du court de tennis du village. Pas craintive du tout, j'ai pu l'approcher sans qu'elle s'éloigne...

Un vrai plaisir même si je n'ai fait que peu de photos ! 

 

A noter : La bergeronnette grise bénéficie d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981, ce que j'ignorais. 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter la fiche ci-dessous...

 

 

Bon dimanche à tous ! 

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 05:30

 

C'est dimanche et même si je ne suis plus en vacances, j'ai décidé de poursuivre mon petit tour des blogs qui me font voyager en terres inconnues (ou pas) et qui, en tous les cas, me font rêver. 

La découverte de la faune et de la flore sauvage fait partie des sujets qui me passionnent.

J'ai eu la chance dans mes jeunes années de faire beaucoup de randonnées dans des milieux variés et de pouvoir observer de nombreux animaux et de nombreuses plantes sauvages dans leur biotope naturel. Même si je cours moins les sentiers de montagne, et que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, ce plaisir, toujours présent, je le partage toujours avec ma tendre moitié, je pense l'avoir transmis à mes enfants et être en bonne voie de le faire aussi avec mes petits-enfants !

 

Je vous invite donc aujourd'hui, à vous rendre sur le blog d'une photographe extraordinaire ce qui vous permettra d'approcher de près, grâce à ses photos, cette nature que nous devons à tout prix préserver coûte que coûte.

Il s'agit de Pascale...que certains d'entre vous visitent déjà régulièrement.

 

 

Que vous soyez un photographe averti qui n'a nul besoin de conseils techniques, un photographe amateur ou un simple admirateur de la nature... son blog est d'une telle beauté que vous en sortirez émerveillés.

Mais au-delà de ses photos, Pascale est avant tout une blogueuse engagée, emplie de qualités humaines, qui vous livre ses coups de cœur et ses colères avec sincérité et qui n'hésite pas à vous faire réfléchir sur l'urgence d'agir ensemble sans attendre, pour préserver notre planète, se pencher sur la cause animale, ou tout autre sujet qui ne peut qu'amener à une prise de conscience et à une évolution nécessaire de nos sociétés modernes.

 

Tout cela évidemment dans une grande ouverture d'esprit et beaucoup de tolérance, tout ce que j'aime, vous le savez...

Merci à elle du plaisir qu'elle me procure à chacune de mes visites.

 

Ses photos sont le résultat d'un immense travail personnel que je vous invite à découvrir... 

 

Bonne visite et bon dimanche à tous ! 

 

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25 mars 2018 7 25 /03 /mars /2018 05:28
Quelques oiseaux de nos campagnes

Quelques oiseaux de nos campagnes

 

Je ne sais pas chez vous mais les petits oiseaux sont très actifs dans mon jardin en ce moment.

Je crois que cette fois, ils sentent vraiment que c'est le printemps.

Alors je ne peux pas résister à leur consacrer encore une fois un petit article dominical.

D'autant plus que cette semaine, ils ont fait beaucoup parlé d'eux dans les médias et que certains d'entre vous ont relayé l'info concernant leur disparition constatée sur notre territoire...en particulier Victoria-Lynn et  Jean-Louis

 

Dans mon jardin, les plus abondants sont toujours les mésanges bleues...dont je vous ai déjà parlé le mois dernier. 

 

Quelques mésanges charbonnières, plus craintives visitent aussi les boules de graisse. Elles n'aiment pas du tout qu'on les prenne en photos, comme vous pouvez le voir, je les vois toujours de dos ! 

 

Mésanges charbonnières...Mésanges charbonnières...

Mésanges charbonnières...

 

Les pinsons préfèrent les cacahuètes et les graines. Ils sont assez souvent au sol derrière le muret de ma terrasse...

J'ai réussi à photographier uniquement le mâle qui était transi de froid le jour où j'ai pris ma photo. La femelle est plus craintive et ne se laisse pas approcher.  

 

Un pinson mâle

Un pinson mâle

 

Des chardonnerets viennent aussi plus souvent en cette période de l'année. Ils dorment dans les cyprès qui se trouvent chez mes voisins et n'ont qu'à traverser la rue pour être chez moi.

Je vous avais parlé de cet oiseau protégé, l'année dernière à peu près à la même période...

 

N'oubliez pas de cliquer sur mes photos pour les voir en grand !

Un chardonneretUn chardonneret
Un chardonneretUn chardonneret

Un chardonneret

 

Je vois toujours le rouge-gorge que je vous ai déjà montré en janvier dernier, mais  il est tantôt chez ma voisine tantôt chez moi, selon les heures de sortie des chats...il est malin ! 

Il aime particulièrement venir boire...

 

 

Le rouge-gorgeLe rouge-gorge

Le rouge-gorge

 

Nous avons aussi quelques nouveaux visiteurs qui sont apparus avec la période de froid de la fin février et sont restés.

Comme le tarin des aulnes femelle que je vous ai montré la semaine dernière...

Voilà aussi un rouge-queue plutôt craintif que j'ai dû photographier à travers les vitres.

 

 

Un rouge-queueUn rouge-queue
Un rouge-queue

Un rouge-queue

 

Mais celui-ci, je n'ai pas su l'identifier...

La seule chose dont je suis sûre c'est qu'il ressemble beaucoup à un moineau mais sans tâche noire sur la gorge...et il est beaucoup plus clair sur le ventre. 

Est- ce un juvénile, une autre espèce de moineaux ? Un visiteur inconnu ?

Qui suis-je ? Si quelqu'un le sait je suis preneuse...

Qui suis-je ? Si quelqu'un le sait je suis preneuse...

 

 

Parfois, quand nous nous promenons sur les chemins de campagne, ce sont les étourneaux venus déguster les olives que mon voisin n'a pas ramassées.

Ils réveillent le ciel et nous assistons à un véritable ballet...

 

N'oubliez pas de cliquer sur mes photos pour les voir en grand !

Un vol d'étourneauxUn vol d'étourneaux
Un vol d'étourneauxUn vol d'étourneaux
Un vol d'étourneauxUn vol d'étourneaux

Un vol d'étourneaux

 

Bon dimanche à tous ! 

 

 

 

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18 mars 2018 7 18 /03 /mars /2018 06:30
Tarin des aulnes femelle

Tarin des aulnes femelle

 

Quelle surprise durant la première semaine des vacances d'hiver de découvrir dans mon jardin, un petit oiseau que je n'avais encore jamais vu ! Il faisait froid et un peu partout en France, la neige était tombée en abondance...

Nous en avons même eu une fine couche !

 

Plutôt discret et peureux, il a attendu que les mésanges (nombreuses) soient au loin pour s'approcher et venir se sustenter sur mes boules de graisse. Sa préférée : celle que je cache dans mon laurier sauce, bien à l'abri des feuilles.

J'ai dû faire exprès de ne pas en accrocher une nouvelle dans le laurier pour l'obliger à sortir à découvert...et pouvoir prendre quelques photos. Mais qu'est-ce qu'il est craintif !!

Je ne savais pas du tout qui il était, car c'était la première fois que je le voyais en Provence. 

 

Il s'agit bien, après détermination d'un tarin des aulnes femelle, Carduelis spinus

 

Ce petit Fringillidé qui ne pèse que rarement plus de 10 grammes, vit habituellement dans les Alpes, le nord de la France et de l'Europe. Il descend en plaine et vers la méditerranée uniquement en hiver, car c'est un migrateur partiel. 

 

Le mâle a de belles couleurs jaune vif et une calotte et un menton noir...mais la femelle plus discrète est rarement observée.

Elle a aussi du jaune, mais plus pâle, sur la tête, au-dessus de l'oeil et sur la poitrine, et aussi sur le bord des ailes, mais son ventre est gris clair rayé de striures foncées. 


 

Elle a un ventre gris clair et un jaune plus pâle que chez le mâle

Elle a un ventre gris clair et un jaune plus pâle que chez le mâle

 

Les tarins, mâles ou femelles, sont des petits oiseaux qui apprécient énormément les bois de résineux et s'approchent des jardins en hiver lorsqu'ils ne trouvent plus assez à manger en forêt.

Ils sont essentiellement granivores et consomment donc les graines de feuillus comme celles d'aulne, de bouleau, ou celles de résineux comme les épicéas (et peut-être les pins que j'ai autour de chez moi ?), et en été, celles de pissenlits ou des chardons. Seuls les jeunes sont nourris avec une nourriture à base d'insectes, tant qu'ils restent au nid. 

Apparemment, manger la tête en bas ne perturbe pas son appétit !

 

Elle mange la tête en bas...Elle mange la tête en bas...

Elle mange la tête en bas...

 

Les tarins choisissent les conifères pour se reproduire et apprécient en particulier les épicéas. Du coup, ce n'est pas étonnant qu'ils se retrouvent dans toute l'Europe jusqu'à la lisière des forêts de Laponie !

Ils fréquentent aussi les ripisylves où ils s'installent dans les aulnes et les bouleaux. A noter que je n'ai pas du tout ces espèces d'arbres près de chez moi ! 

 

Malgré sa rareté, ce n'est pas une espèce menacée et vous avez dû déjà  en voir dans votre jardin vous qui habitez plus au nord ou en montagne...

Chez vous, cet oiseau reste peut-être toute l'année, chez moi c'est sûr, ce ne sera pas le cas. 

Paraît-il qu'ils arrivent en bande dans les jardins et bien moi je vous l'assure le mien est seul ! Et il est revenu tous les jours depuis.

Mais je pense que dans quelques jours, il va repartir vers ses montagnes...le printemps arrive à grands pas. 

 

Bon dimanche à tous ! 

 

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18 février 2018 7 18 /02 /février /2018 06:25
Des mésanges bleues dans mon jardin

 

Je ne sais pas chez vous mais les petits oiseaux sont très actifs dans mon jardin en ce moment. Peut-être sentent-ils le printemps approcher ? A moins que ce ne soit le froid et le manque de nourriture dans la nature qui les incitent à s'approcher davantage des maisons ? Quoi qu'il en soit, les plus nombreux dans mon jardin sont les mésanges à tête bleue.

 

Ces petites mésanges ne sont pas du tout farouches et viennent sur les boules de graisse s'approvisionner, même si nous sommes dehors sur la terrasse, ou que ma vieille chatte est couchée au soleil tout près.

 

La mésange bleue est une mésange de petite taille qui tire son nom de sa calotte, de ses ailes et de sa queue présentant une jolie couleur bleue.

Le mâle adulte a une calotte d'une couleur bleu vif, alors que la femelle et le jeune sont plus ternes.

Les mésanges ont des couleurs très marquées sur tout le corps, du jaune surtout, et du blanc, et juste une petite ligne au milieu du ventre de couleur noire et une ligne horizontale au niveau de l’œil. Leur bec et leurs pattes sont grisâtres. 

 

Ce qui est amusant, c'est que lorsqu'on prend le temps de les observer un moment, on s'aperçoit qu'elles ne se ressemblent pas toutes.

 

Il y a les acrobates qui ne mangent que la tête en bas...ou presque !

 


 

Les acrobates
Les acrobatesLes acrobates
Les acrobates

Les acrobates

 

Les généreuses qui partagent leur festin...ou attendent patiemment leur tour. 

Celles qui partagent...ou qui sont polies et attendent patiemment leur tour, pas besoin de ticket !!
Celles qui partagent...ou qui sont polies et attendent patiemment leur tour, pas besoin de ticket !!

Celles qui partagent...ou qui sont polies et attendent patiemment leur tour, pas besoin de ticket !!

 

Les inquiètes qui tournent sans cesse la tête à droite ou à gauche...un prédateur pourrait arriver. 

Les inquiètes...Les inquiètes...
Les inquiètes...Les inquiètes...

Les inquiètes...

 

Les dodues aux formes généreuses...

Les doduesLes dodues
Les dodues
Les doduesLes dodues

Les dodues

 

Et celles qui gardent la ligne et qui sont les plus nombreuses...

Les sveltes...
Les sveltes...Les sveltes...

Les sveltes...

 

Enfin il y a celles qui n'ont peur de rien... ni des intempéries, du vent ou de la pluie.

Sous la pluie
Sous la pluie

Sous la pluie

 

La mésange bleue aime vivre au cœur des chênaies et des forêts mixtes ce qui est le cas de mon petit hameau. 

 

Elle vit en groupe de 3 à 5 individus, mais se déplace parfois seulement en couple, même en dehors de la période de reproduction. Il n'est pas rare qu'elles arrivent toutes à la fois dans le jardin, sautillant de branches en branches, se bousculant parfois pour arriver les premières. 

La mésange est insectivore durant la belle saison et joue un rôle très actif pour lutter contre les chenilles processionnaires du pin qui sont un véritable fléau chez nous : elle limite leur prolifération en se nourrissant des petites chenilles et semble être immunisée contre leur dangerosité.

Son régime varie en cours d'année. Si elle devient granivore en automne et en hiver, elle est plutôt frugivore au printemps (et mangeuse de bourgeons et de chatons) puis, elle se jette sur les larves d'insectes et les œufs dès la fin de l'été et l'automne.

C'est une espèce qui n'est pas menacée car son régime est très adaptable et elle peut même à l'occasion se nourrir de pollen et de nectar. 

 

J'espère que cette année encore, un couple de mésanges bleues viendra s'installer dans mon nichoir...en tous les cas en ce moment, il est visité tous les jours ! 

Les mésanges sont en effet cavernicoles et elles aiment s'installer dans les trous d'arbre, les nichoirs prévus pour elles et ayant une ouverture assez étroite pour que des oiseaux plus gros ne puissent pas y entrer. Elles aiment aussi s'installer dans des tuyaux non utilisés, pourvu qu'ils soient un peu abrités.

Je ne savais pas que la mésange bleue construisait son nid avec des plantes aromatiques (et aussi des mousses)...pas bête du tout, car ces plantes sont à la fois désinfectantes et donc protègent le nid des parasites, tout en étant assez odorantes pour masquer la présence des petits et de leurs déjections. 

 

Bon dimanche à tous  !

 

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18 janvier 2018 4 18 /01 /janvier /2018 06:32
I.D.L'Édition, Collection "nature" 2015

I.D.L'Édition, Collection "nature" 2015

La bête est là, quelque part devant moi, blottie dans les entrailles de la terre, lovée dans son lit de feuilles mortes et de mousse. Je guette sa sortie avec impatience. Je sais qu'elle ne devrait pas tarder à apparaître...

 

L'auteur a reçu le Prix du Jury pour ce livre documentaire sur le blaireau lors du Salon intitulé "De la nature du Livre" organisé au Ciné de Bussière de Strasbourg en novembre dernier.

Cette manifestation regroupe chaque année, des écrivains, des illustrateurs, des photographes autour du thème de la nature et de l'environnement. 

 

L'auteur est récompensé de sa patience...

Comme beaucoup de naturalistes photographes, et comme le fait Pascale, que beaucoup d'entre vous connaissent déjà, qui nous fait partager sur son blog ses magnifiques photos, l'auteur a passé trois ans, posté en pleine nature pour arriver à observer cet animal adorable dans son milieu naturel... pour notre plus grand plaisir.

 

Dans un ouvrage de 64 p. riche en photographies magnifiques, sur papier glacé,  l'auteur nous permet d'approcher avec lui ce petit animal trop souvent méconnu, car nocturne et considéré pendant longtemps comme un "nuisible", un terme que je déteste autant que lui.

Au fil des mois de l'année, le lecteur suit pas à pas ce petit "ours des bois" fascinant, et fait connaissance avec son mode de vie, son environnement, sa vie familiale, ses sorties nocturnes, ses jeux, sa reproduction mais aussi ses voisins qui occupent les galeries désaffectées de son terrier...ou ceux qu'il croise dans les bois. 

Au fil des pages, quelques encadrés viennent compléter les informations.

 

Présenté comme une histoire, ce documentaire poétique se lit comme un roman et est accessible à tous les publics. 

Il trouvera sa place dans la plupart des médiathèques car même si l'auteur nous parle surtout de sa région, l'Alsace, et en particulier les Vosges du Nord, il faut savoir que le blaireau peut se croiser dans n'importe quelle région de France. 

J'ai découvert ce petit documentaire sur le blog de Jean-Louisgrâce à Domi qui avait mis un lien vers son blog.

Je les remercie tous deux ici et vous mets ci-dessous, le lien vers l'article de Jean-Louis qui m'a donné envie d'acheter ce livre car le blaireau manquait dans notre bibliothèque familiale naturaliste...

 

 

L'auteur est animateur à la maison de la nature du delta de la Sauer et d'Alsace du nord, située à Munchhausen, en Alsace.

Si j'ai bien compris, ce Centre d'Initiation à la Nature et à l'Environnement (ou CINE) a un rôle d'éducation pour les scolaires, français ou allemands et un rôle d'information vers le grand public. Il joue un rôle très important pour la préservation des espaces naturels et de la biodiversité en proposant de mieux connaître les milieux naturels, la faune et la flore locale...

 

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1 octobre 2017 7 01 /10 /octobre /2017 05:53

 

Aujourd'hui c'est dimanche, et je vous emmène à nouveau promener au jardin pour y observer quelques papillons.

Comme je ne suis pas spécialiste, ne vous gênez pas pour me dire si je commets des erreurs, car en plus mes photos ne sont pas très réussies et je n'ai pas toujours pu observer la face ventrale qui permet souvent de distinguer les différentes espèces. En plus, les papillons ça bouge tout le temps !

Je vous ai déjà montré la vanesse de l'ortie et le petit nacré que j'ai eu la chance de voir presque tous les jours. 

Aujourd'hui, je vais vous montrer d'autres espèces de papillons qui butinaient sur mes lavandes ou sur le Buddleia de ma voisine. 

 

Tout d'abord une piéride, petit papillon blanc caractéristique. Est-ce la piéride du navet ou celle du chou ? En Haute-Loire, les deux cohabitent sans problème dans les jardins vus que ces légumes sont cultivés abondamment !

 

La piéride du chou ou du navet
La piéride du chou ou du navet

La piéride du chou ou du navet

 

Le Moro-sphinx, que l'on appelle aussi en Haute-Loire (et peut-être ailleurs) le caille-lait, ou le sphinx colibri, ou encore le sphinx, tout simplement,  est difficile à photographier. Rose en a montré sur son blog récemment, des plus jolis que moi. Elle m'a donné comme conseil de les photographier en mode rafale la prochaine fois (j'avoue ne pas y avoir pensé !).

Ce papillon a une très longue trompe coudée et vole si vite et sur place, que ses ailes sont invisibles à l'oeil nu. Il adore les sauges et les lavandes. 

 

Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)
Un aperçu du sphinx :)Un aperçu du sphinx :)

Un aperçu du sphinx :)

 

Le  tabac d'Espagne est un papillon assez commun en Haute-Loire. Le spécimen photographié était bien abîmé, et sans doute bien vieux... 

Quelques papillons de Haute-Loire
Quelques papillons de Haute-Loire

 

Le fadet commun est comme son nom l'indique un papillon commun...dans tous les départements. On l'appelle aussi le "procris" ou "petit papillon des foins" selon les régions. Il hiverne sous forme de chenilles. On peut le trouver en montagne jusqu'à 1800 mètres. Mais c'est en plaine et en moyenne montagne qu'on le voit le plus fréquemment en été. 

Le fadet commun

Le fadet commun

 

Le Paon du Jour, est une espèce que j'ai eu beaucoup de mal à photographier car il adorait butiner sur le buddleia de ma voisine, mais toujours sur les branches les plus hautes ! Comme me l'avait dit, dans un de ses commentaires,  Domi qui est un passionné de papillons lui aussi, entre autres,  le paon du jour pond sur les orties ce qui explique sa présence assez abondante en Haute-Loire. Les adultes peuvent également pondre sur le houblon dans les régions où il est cultivé. 

Leur particularité est que l'adulte peut entrer en diapause si les conditions météo ne sont pas favorables à une ponte, pour ensuite revenir à la vie active, pondre et permettre à une nouvelle génération de voir le jour à nouveau. Ce sont aussi des papillons qui hivernent dans les troncs d'arbre creux et les granges...

 

Un paon du jour

Un paon du jour

 

Surprenante a été cet été la découverte de cette grosse chenille que je n'avais jamais vu auparavant...

Il s'agit de la chenille du Grand Paon de nuit.

Pas étonnant que ce papillon de grande taille que je n'ai jamais observé, ait une aussi grosse chenille. Elle se reconnaît facilement à ses protubérances bleues turquoise d'où sortent des soies noires. 

La chenille du Grand Paon de nuit

La chenille du Grand Paon de nuit

 

Enfin pour terminer cette petite exploration dominicale, j'ai croisé durant ma balade autour du Lac du Bouchet, une espèce assez rare : il s'agit du Morio encore appelé Vanesse Morio.  J'ai appris non sans surprise que c'était un papillon univoltin. Je ne connaissais pas ce mot ! Et vous ?

Il signifie que le papillon n'a qu'une seule génération par an. 

De plus, c'est un papillon qui hiverne à l'état adulte. Il est donc capable de vivre de 10 à 11 mois ce qui est rarissime pour un papillon !

La nouvelle génération apparaît en été. Le spécimen que j'ai mal photographié, se trouvait sur les berges du lac, ce qui n'a rien d'étonnant vu que la larve se nourrit de saule, bouleau, orme, tous présents sur les lieux...

 

Vanesse Morio

Vanesse Morio

 

Bon dimanche à tous ! 

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