Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
17 septembre 2017 7 17 /09 /septembre /2017 05:30
La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

La Vanesse de l'ortie ou Petite Tortue

 

Cela faisait longtemps que je n'avais pas admiré ce joli papillon coloré, peu fréquent en Provence. 

Mais cet été, encore une fois en Haute-Loire, mes lavandes étaient envahies par toutes sortes de papillons et j'ai eu tout loisir de les observer et de les photographier...

 

La Petite Tortue (Aglais urticae) a un nom bien mystérieux.

Si "Aglais", provient bien d'Aglaé, la messagère d'Aphrodite, déesse de la beauté, et fait bien référence à la beauté de ce papillon, et "urticae" au fait que la larve se nourrit exclusivement de feuilles d'orties, c'est beaucoup plus difficile de comprendre son surnom.

En effet, on ne voit pas très bien d'où provient ce surnom de "petite tortue". Les anglais l'appellent "small tortoiseshell" ce qui signifie "petite écaille de tortue". Les allemands eux surnomment ce papillon "Kleine Fuchs" ce qui signifie "Petit-renard" faisant très significativement référence  à la couleur de ses ailes.

Quoi qu'il en soit, c'est un papillon qui ne passe pas inaperçu, car il mesure tout de même 4 à 5 cm et sa couleur orangé est superbe. C'est vrai que les dessins sur ses ailes font penser à des écailles...

 

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

La partie avant des ailes antérieures fait penser à des écailles...

 

Quand on s'approche, on distingue bien les bords des ailes, agrémentés de lunules bleues, chacune entourées de noir.

On voit bien les lunules bleues

On voit bien les lunules bleues

 

Vers l'avant, les ailes antérieures présentent une bordure jaune et noir et à l'extrémité, une grosse tache blanche qui se voit même sur les individus âgés. 

Un spécimen âgé...

Un spécimen âgé...

 

Le revers des ailes est beaucoup plus terne et j'ai mis quelques jours à comprendre qu'il s'agissait du même papillon ! 

Ces couleurs noirâtres lui permettraient de se cacher dans les feuilles mortes. Ainsi les prédateurs passent leur chemin... 

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloréL'envers des ailes est beaucoup moins coloré
L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

L'envers des ailes est beaucoup moins coloré

 

Le bout des antennes est blanc. J'ai appris récemment que le bout des antennes était très important pour faire la différence entre certaines espèces de papillons. Donc dorénavant, je leur demanderai de me les montrer ! 

L'extrémité des antennes est blanc

L'extrémité des antennes est blanc

 

 

La Petite Tortue butine toutes sortes de plantes herbacées, en particulier les centaurées et les valérianes,  et même quelques plantes arbustives, comme les aubépines.

 

J'ai été très surprise d'apprendre que ce papillon commun était en voie de disparition dans certaines régions ouest de la France. Il a aussi quasiment disparu en Grande-Bretagne, alors qu'il était abondant, il y a une dizaine d'années.

 

Il faut dire aussi que ce joli papillon très coloré et que l'on ne peut confondre qu'avec la grande tortue, a la particularité de pondre sur les orties. Oui vous avez bien compris, les orties, vous savez bien ces plantes urticantes, abondantes près des fermes et des bergeries et dont nous cherchons tous à nous débarrasser car elles deviennent un peu trop envahissantes dans nos jardins. 

Nous sommes donc nous aussi responsables de la disparition de cette espèce car ce ne sont pas nos agriculteurs qui luttent contre les orties, en employant des pesticides, mais bien nous, les jardiniers amateurs...

Enfin moi, en Haute-Loire, j'ai choisi de les arracher et il en repousse toujours assez pour que je les cuisine en gratin, en potage ou en tartes, ou que je les mette au compost, ou autres usages...mais du coup, je participe aussi, à ma manière, même sans produit chimique, à la destruction massive de ce joli papillon et de l'habitat de ses larves !

 

Le problème n'est pas si simple et les chercheurs ont observé récemment que même lorsque des orties subsistent abondamment dans la région, ces papillons peuvent disparaître.

Alors... évitons de nous culpabiliser, il y a certainement d'autres causes, les étés trop secs ? les hivers trop doux puisque c'est un papillon qui vient du nord ? un prédateur plus agressif car en manque de nourriture ? 

 

En tous les cas c'est une espèce à surveiller de près...

 

Certains spécimens, en ville ou dans les jardins s'observent sur le Buddleia, l'arbuste aux papillons. Mais je n'ai pas trouvé d'indication pour savoir où les adultes vont pondre, s'il n'y a pas de friches aux alentours, ni d'orties pour nourrir les larves, ni de granges abandonnées pour que certains adultes de la dernière génération y passent l'hiver pour hiberner, ce qui est encore une de ses particularités...

A savoir donc, si en fin d'hiver, vous en trouvez un dans votre garage ou la remise du fond du jardin. Ne l'écrasez pas et ne le jetez pas non plus à la poubelle, même si vous pensez qu'il est mort et que vous le trouvez bien mal en point. Mettez-le au soleil. Vous serez peut-être surpris de le voir s'envoler et il ira se reproduire pour fonder la première génération de l'année, c'est prouvé ! 

 

Partager cet article

Repost 0
10 septembre 2017 7 10 /09 /septembre /2017 05:26
La huppe fasciée

La huppe fasciée

 

Quand j'étais enfant, c'était un oiseau que je voyais fréquemment en Provence au milieu des près ou en bordure des chemins, surtout lorsque je passais mes vacances dans les Alpilles, chez mes grands-parents.

Les haies ou les arbres creux, que la huppe affectionne particulièrement, étaient encore bien présents dans notre environnement. Elle pouvait s'y abriter et s'y nourrir puisqu'elle est friande de toutes sortes d'insectes à l'état larvaire ou adultes.

Si on ajoute à cela, l'absence quasi totale de traitements à base de pesticides dans les cultures de l'époque, que ce soit les oliveraies ou les vignobles, on comprend mieux pourquoi aujourd'hui en Provence, entre autre, on ne voit presque plus de huppes dans les bois, les parcs et les jardins privés.

Si elle n'a plus rien à manger, elle s'installe forcément dans d'autres régions pour nicher, cela se comprend...

 

Au mois de mai, cela arrive encore que j'entende une huppe crier tôt le matin, alors que le jour se lève à peine. Son cri ne peut être confondu avec celui d'aucun autre oiseau..."hup-hup-hup". C'est cependant très rare de la voir passer au-dessus des toits, avec son vol ondulé caractéristique.  

 

En tous les cas, cela faisait des années que je n'en avais pas vu, lorsque lors de ma visite au Grau-du-Roi, fin juin, avec mes amies, alors que nous nous promenions sur le chemin piéton qui longe les plages, nous sommes tombées subitement sur une huppe.

 

Elle était très occupée à piqueter avec son bec dans la terre sableuse du bord du chemin pour extraire des larves ou des insectes du sol, invisibles à nos yeux, sans aucun doute. Et je crois même qu'elle ne nous a pas entendu approcher !

Que cherchait-elle en gratouillant avec son bec dans le sol. Elle se nourrit de criquets, d'araignées, de scarabées, de termites dans les troncs d'arbre creux, de sauterelles, de fourmis ou de cigales, larves ou adultes ? 

Je n'ai pas de réponse car il n'y avait pas grand chose au bord du chemin à part quelques pignes de pin décortiquées par des écureuils, mais peut-être colonisées par de petits insectes que je n'ai pas vu, mais elle, oui ! 


 

La huppe picore tranquillement...
La huppe picore tranquillement...

La huppe picore tranquillement...

 

La voir juste là devant nous, a été un instant un peu magique, car nous n'osions plus bouger. Au fur et à mesure que nous avancions légèrement, elle reculait instinctivement d'autant...

Il faut dire qu'avec son plumage rayé de noir et blanc, son cou et son dos de couleur rose-orangé et son long bec effilé légèrement recourbé, elle ne passe pas inaperçue...

Le mâle, comme c'est le plus souvent le cas chez les oiseaux, est davantage coloré que la femelle, plus discrète. Je pense donc que celle que j'ai photographié était une femelle, car plus beige-rosé qu'orangé.

En tous les cas, cette huppe n'avait pas l'air d'avoir très peur de nous, il faut dire qu'il n'y avait pas grand monde ce jour-là en bord de mer et que nous sommes plutôt du style discrètes...

J'ai pu la photographier d'assez près, sans oser toutefois trop m'approcher de peur de la faire fuir. 

 

 

Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné
Elle nous regarde avec son petit air étonné

Elle nous regarde avec son petit air étonné

 

Je l'ai trouvée craquante avec son petit air étonné, comme si elle nous surveillait du coin de l'oeil, mais impossible de la voir soulever sa jolie huppe, quel dommage !

 

Je ne savais pas que la huppe était un oiseau totalement protégé en France depuis 1981. Je l'ai appris en recherchant sur le net quelle était sa nourriture...

Encore un oiseau qui souffre de nos activités humaines...

Dès les premiers froids de l'hiver, elle migrera en Afrique et il faudra attendre les premiers jours d'avril, s'il fait beau, pour la voir revenir dans le sud de la France et un peu plus tard, au Nord...

 

Bon dimanche à tous ! 

 

 

Partager cet article

Repost 0
27 août 2017 7 27 /08 /août /2017 05:30
Le petit nacré

Le petit nacré

 

Aujourd'hui,  je vais vous montrer un papillon que j'ai observé tous les jours dans mon jardin de Haute-Loire, en train de butiner sur les lavandes. 

C'est une espèce de papillon très répandue en France et vous en avez sûrement vu près de chez vous ou dans votre jardin !

 

Au départ, je pensais qu'il s'agissait du Tabac d'Espagne, car il lui ressemble beaucoup, mais en l'observant de plus près, j'ai vu qu'il avait sous ses ailes postérieures, de jolies taches de couleur blanc nacré, d'où son nom...

Le nom savant de l'espèce est "Issoria lathonia" et il appartient à la famille des Nymphalidae. Je vous rassure, ça, je vais l'oublier tout de suite comme vous d'ailleurs !

 

C'est un papillon qui ne passe pas inaperçu car il mesure tout de même 3 à 4 cm, ce qui le classe dans les papillons de taille moyenne.

Le dessus de ses ailes est de couleur orangé et comporte des tâches noires de forme ronde. 

 

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!
Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

Le dessus des ailes du Petit nacré...là on dirait un "tabac d'Espagne"!

 

Le revers des ailes comporte de grandes taches nacrées brillantes. 

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées
Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

Le revers des ailes avec leurs taches nacrées

 

Je n'ai pas vu de chenilles mais elles aiment en particulier se nourrir de feuilles de violettes sauvages ou de pensées, d'où la présence abondante du papillon en Haute-Loire, région de forêts où abondent ces plantes à l'état sauvage. Quand l'environnement lui plaît, le papillon peut se reproduire plusieurs fois durant l'été, donc j'aurais très bien pu en observer.

 

L'adulte, lui, butine sur toutes sortes de fleurs du jardin, comme par exemple, l'arbuste aux papillons (appelé aussi le Buddleia de David), les lavandes...

Il recherche aussi bien sûr les fleurs sauvages présentes dans les friches agricoles ou au bord des champs, comme les centaurées par exemple ...

 

A noter : Le petit nacré est une espèce de papillon abondante et bien installée en France, mais protégée en Belgique et surveillée étroitement en Allemagne.

 

Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !
Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !

Pas facile de le voir dans le bon sens...il bouge tout le temps !

Partager cet article

Repost 0
20 août 2017 7 20 /08 /août /2017 05:45

 

Pour clore ma série de l'été sur la Camargue, et compléter les quelques images que je vous ai montré ces jours derniers sur le Parc ornithologique de Pont de Gau, je vous propose de visionner une vidéo trouvée sur le site ci-dessous qui propose des reportages photographiques ou vidéos "engagés" sur ma région...

 

Cette vidéo, datant de 2012, vous montre avec des images fabuleuses, le Parc ornithologique de Pont de Gau et vous conte son histoire. Elle dure quatorze minutes et j'espère que vous aurez le temps de la visionner  en entier pour un dépaysement garanti...et un véritable voyage virtuel au coeur de la Camargue. 

 

 

Bon dimanche à tous !

Je vous retrouve dès demain pour des publications plus régulières...enfin, si j'y arrive, et si vous le voulez bien ! 

Partager cet article

Repost 0
11 août 2017 5 11 /08 /août /2017 06:15
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)
Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

Le flamant rose dans son milieu naturel (ou presque puisque nous sommes dans le parc)

 

Comme promis, je vais vous montrer quelques photos d'oiseaux vus dans le Parc ornithologique de Pont de Gau.  

Je vais bien sûr commencer par vous parler de l'oiseau emblématique de la Camargue : le Flamant rose (Phoenicopterus roseus de son petit nom savant) ...

 

C'est un oiseau mythique que tout le monde reconnaît facilement à sa silhouette et à ses couleurs extraordinaires. Il adore vivre dans les zones de lagunes et de marais côtiers. C'est la raison pour laquelle il niche en Camargue, dans le delta du Rhône, où les étangs saumâtres sont riches en "artemia salina", une petite crevette dont je vous ai déjà parlé, qui constitue sa nourriture préférée. 

A cause de cette particularité, en Europe, seuls des pays comme l'Espagne et la France abritent des colonies de flamants qui peuvent atteindre plusieurs centaines à plusieurs milliers de couples selon les endroits. 

Les flamants peuvent être sédentaires, migrateurs partiels, ou partir carrément en Afrique. Les jeunes migrent dès la première année. 

 

Le flamant rose, comme son nom l'indique, est un oiseau entièrement rose pâle et même ses pattes palmées sont de couleur rose. 

 

C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle
C'est un oiseau entièrement rose pâle

C'est un oiseau entièrement rose pâle

 

 

Son bec est courbe et l'extrémité est colorée en noir. Ce bec lui est bien utile : il présente une sorte de "peigne" à l'intérieur, qui lui permet de filtrer l'eau saumâtre et de capturer les artemia salina. Ces crevettes constituent sa nourriture principale et lui permettent d'acquérir ses jolies couleurs. 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...
N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les agrandir...

 

Pour se nourrir, le flamant rose remue ses pattes palmées, alternativement, pour émulsionner la vase et il avance ainsi pas à pas, le bec dans l'eau ce qui lui permet de filtrer l'eau et de ne garder que les aliments.

 

 

 

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement
Des flamants roses en train de se nourrir naturellementDes flamants roses en train de se nourrir naturellement

Des flamants roses en train de se nourrir naturellement

 

Le flamant rose est un oiseau facile à reconnaître, même en vol, à son corps étiré, ses pattes et son cou tendus. On aperçoit alors distinctement ses ailes dont les rémiges sont noires et roses. 

Son envergure peut atteindre 1m80 et sa taille au sol, 1m50 ; les femelles sont un peu plus petites que les mâles.

J'ai déjà expliqué que les jeunes ne sont pas du tout rose mais gris clair et même un peu brun clair sur le dos. Mais le jour de ma visite je n'en ai pas vu, car il faut attendre la fin du mois d'août pour espérer en apercevoir un ! 

Ils prendront définitivement les couleurs de l'adulte vers l'âge de 3-4 ans, âge à partir duquel ils peuvent se reproduire.  

Ceux qui n'ont pas acquis ces belles couleurs ne pourront pas participer à la parade nuptiale et n'auront donc aucune chance de se reproduire. 

La couleur des flamants roses est entièrement liée à leur nourriture ce qui explique qu'elle s'intensifie encore plus, lorsqu'ils vieillissent. Et ils peuvent vivre jusqu'à 25 ans, c'est dire l'intensité des couleurs lorsqu'une colonie s'envole ! 

 

Des adultes de plus de 4 ans
Des adultes de plus de 4 ans

Des adultes de plus de 4 ans

 

Lorsqu'ils dorment les flamants ont une pause particulière car ils se tiennent sur une seule patte, la tête fourrée dans les plumes. Cette position, qui nous paraît à nous inconfortable, est pour lui la plus confortable qui soit, et surtout, ne lui demande aucun effort musculaire particulier et aucune dépense énergétique. 

Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis
Des flamants roses endormisDes flamants roses endormis

Des flamants roses endormis


 

Le flamant rose est une espèce d'oiseau à protéger car chaque couple de flamant ne pond qu'un seul oeuf par an, dans un nid bâti à l'abri des prédateurs.

Il bénéficie d'ailleurs d'une protection totale sur tout le territoire français depuis 1981. Il est donc interdit de le détruire ou de détruire ses oeufs, de le perturber ou de dégrader son milieu de vie. Il est également interdit de le transporter même blessé et d'en faire un quelconque commerce, évidemment ! 

 

L'oiseau emblématique de la Camargue

L'oiseau emblématique de la Camargue

Partager cet article

Repost 0
9 août 2017 3 09 /08 /août /2017 06:00
Le Parc ornithologique de Pont de Gau

Le Parc ornithologique de Pont de Gau

 

Lors de mes quelques jours en Camargue au mois de juin dernier, nous avons visité le Parc Ornithologique de Pont de Gau qui se situe à quelques kilomètres des Saintes-Maries de la mer, en plein coeur de la Camargue.

Ce Parc ornithologique est une réserve naturelle qui accueille des milliers d'oiseaux sédentaires ou de passage. C'est l'endroit idéal pour mieux appréhender ce milieu humide typiquement camarguais, d'une grande richesse biologique. 

Bien sûr, ce n'était pas ma première visite dans ce parc de ma région car, non seulement, j'y suis allée dans ma jeunesse, mais j'y ai emmené mes propres enfants, et ensuite, j'ai  accompagné plusieurs fois des sorties de classe de tous âges. 

Mais y aller avec mes amies, c'était encore une fois l'occasion de le redécouvrir, différemment.

 

 

Un peu d'histoire

 

Créé en 1949 par André Lamouroux, un camarguais passionné d'ornithologie, le Parc de Pont de Gau n'était au départ qu'un simple "zoo". 

A l'époque et jusque dans les années 70, où son fils René prend le relais, le "zoo" ne montre que des oiseaux en volières. Je l'ai visité à cette époque et c'est vrai que c'était plutôt tristounet...surtout de voir des oiseaux sauvages en cage. 

René Lamouroux restructure totalement le site : il ouvre les volières, recrée les conditions de vie en liberté, restructure les espaces pour que les oiseaux en particulier viennent nicher...

 

Carte postale ancienne (photo du net)

Carte postale ancienne (photo du net)

 

En 1987, il agrandit encore le domaine, en louant au Parc Naturel Régional de Camargue, le marais de Ginès, adjacent au parc, puis il en devient le gestionnaire exclusif en 2005. 

Cet espace plus sauvage est géré par l'équipe du parc qui en assure la gestion hydraulique, les aménagements et la maintenance des structures, les postes d'observations qui permettent d'observer la nature d'encore plus près, les petits ponts, les barrières... 

L'aménagement des chemins est fait pour que les visiteurs puissent s'intégrer en toute discrétion au paysage. Chaque biotope propre à chaque espèce est recréé et des îlots de reproduction sont aménagés pour que les oiseaux nichent sur place.

Résultat : Le parc s'étend aujourd'hui sur 60 hectares !

 

 

Le parc 

 

Aujourd'hui je vais vous faire faire un tour rapide du parc et de sa faune. Puis les jours prochains nous regarderons d'un peu plus près les oiseaux qui y vivent...

 

Le parc est un vaste espace organisé en trois zones : la zone d'accueil, le circuit court et le circuit long, plus "sauvage" et calme.

Pas de panique, un plan vous est remis à l'accueil quand vous prenez votre ticket d'entrée. En été vous pouvez être là dès 9 heures du matin (10 heures en hiver).

 

Le plan du parc

Le plan du parc

 

Inutile de chercher les horaires de fermeture : il n'y en a pas ! En effet vous pouvez rester aussi longtemps que vous voulez dans le parc et en sortir à l'heure que vous voulez même tard dans la nuit si vous n'êtes pas mangés avant par les moustiques. Le tout est d'avoir pris votre billet avant 19 heures en été (et 18 heures en hiver), horaires de fermeture du guichet. 

 

La balade totale fait 7 km et vous prendra la journée si comme nous, vous vous arrêtez chaque fois que vous voyez un oiseau passer, et si vous vous installez dans un observatoire, ou grimpez dans une tour,  vous pourrez même y passer la semaine...

Je plaisante, mais voilà pourquoi nous n'avons fait que le petit sentier de 2 km 600 et passé trois heures dans le parc, au lieu des 1 heure 30 indiquée sur le circuit pour parcourir la totalité, car bien sûr vous vous en doutez on ne va pas dans le parc pour y faire un footing !

Et puis quand on aime on ne compte pas...

 

 

La zone d'accueil permet de visualiser le domaine et ses missions dans son ensemble. 

Le parc a une mission de protection des espèces. Le personnel participe au suivi national des populations d'oiseaux bagués, notamment des flamants roses et des cigognes.

C'est d'ailleurs dans ce parc, que j'ai vu des cigognes (blanches et noires) pour la première fois autrement qu'en photos ! 

Roubines, sansouires, étangs et marais permettent d'accueillir une faune et une flore variées.

 

Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...
Marais, étangs, sansouires et roubines...Marais, étangs, sansouires et roubines...

Marais, étangs, sansouires et roubines...

 

Le paysage est très varié aussi grâce aux étendues de roselières...

Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vue
Les roselières à perte de vueLes roselières à perte de vue

Les roselières à perte de vue

 

Dans le parc, comme dans toute la Camargue, certaines espèces d'oiseaux sont visibles à l'année, d'autres espèces font une étape plus ou moins prolongée, mais indispensable pour reprendre des forces lors de leur migration, certaines enfin ne passent que l'hiver sur le site.

 

Mais il n'y a pas que des oiseaux dans ce parc. La faune de Camargue est beaucoup plus riche que celle de la garrigue provençale, le milieu humide proposant une nourriture abondante et variée. 

Il y a en particulier beaucoup de mammifères, comme nous le montrent ces panneaux explicatifs. 

 

 


 

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue
Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

Les mammifères que l'on peut observer dans le Parc et en Camargue

 

On croise de nombreux ragondins qui s'ébattent dans l'eau parfois au milieu des canards ou autres oiseaux.

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !
Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

Un ragondin un peu effrayé tout de même : il est vite reparti quand il nous a vu !

 

Le parc est aussi un centre de soins et plusieurs volières accueillent les animaux nécessitant une aide d'urgence.

D'ailleurs lors de notre visite c'était une cigogne blanche qui était installée dans une des volières et, j'aime autant vous dire qu'elle n'avait pas l'air contente de nous voir de l'autre côté du grillage, la pauvre. 

Plusieurs centaines d'oiseaux par an sont ainsi remis en liberté après avoir reçu des soins. 

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...Une volière du centre de soins : la cigogne boude...
Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

Une volière du centre de soins : la cigogne boude...

 

Le parc a aussi une mission pédagogique. 

En permettant au plus grand nombre de visiter la réserve, en nous invitant à mieux la connaître, il incite les hommes à protéger la nature environnante. 

L'hôtel à insectes
L'hôtel à insectes

L'hôtel à insectes

 

Le circuit court est accessible à tous, y compris aux poussettes et personnes à mobilité réduite. C'est celui que j'ai fait lors de ma visite. Il est bien numéroté de 1 à 10, avec un raccourci possible pour ceux qui le désirent entre le point 6 et 9. 

 

Le circuit long, bien numéroté du point 11 à 16, fait en tout 4 km 300. Il est plus sauvage car beaucoup moins fréquenté par les familles. Il est réservé aux passionnés qui veulent, dans le calme, rester tard le soir pour photographier les oiseaux à partir des différents postes d'observation...

De l'accueil, on peut directement joindre le point 11 si on désire faire uniquement ce circuit-là. 

Je l'ai déjà fait avec des ados (calmes et amoureux de la nature. Mais oui ça existe !), et je le referai un jour, c'est sûr, mais hors saison pour en profiter vraiment.

 

Dans la partie aménagée, vous trouverez des tables de pique-nique bien pratiques pour vous restaurer car il est impossible de s'asseoir par terre comme on le ferait en campagne, vu que le chemin est tracé au milieu des marais, et souvent longé par des roubines.

 

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille
Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

Des coins sympas pour se restaurer en groupe ou en famille

 

De nombreux bancs, ici ou là, vous proposent de  faire des pauses à l'ombre.

 

De grands panneaux explicatifs, très lisibles et colorés apportent une touche de pédagogie et permettent d'allier plaisir et connaissance.

Quelques panneaux explicatifs...
Quelques panneaux explicatifs...

Quelques panneaux explicatifs...

 

C'est une belle leçon d'écologie pour les visiteurs qui incite au respect de la nature, parfois non sans humour...
 

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !
Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

Il vaut mieux avoir de l'humour en ce qui concerne les moustiques !

 

Mais aussi une belle leçon d'histoire et de passion, car des espaces sont dédiées à des personnes qui ont marqué le parc de leur sceau, comme Alan R.Jonhson, par exemple que l'on surnommait "Monsieur Flamant" et qui était un ornithologue de référence mondiale. 

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné
Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

Un bel hommage à ce photographe et ornithologue passionné

 

Je ne savais pas que le personnel du parc nourrissait les animaux en toute saison, une autre façon de les fidéliser.

Ce sont des scènes qu'on ne voit qu'au moment du nourrissage !

C'est un spectacle qui n'a rien de naturel bien évidemment, mais qui permet de voir les flamants roses d'assez près, même s'ils ont tous la tête dans l'eau par moment, ce qui bien sûr ravit les touristes en visite ! 

 

 

Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !
Ils accourent tous...pour manger !Ils accourent tous...pour manger !

Ils accourent tous...pour manger !

 

Je vous montrerai prochainement quelques-unes des espèces d'oiseaux que j'ai pu photographier lors de ma visite.

Une héronnière en contre-jour

Une héronnière en contre-jour

Partager cet article

Repost 0
24 juillet 2017 1 24 /07 /juillet /2017 06:00
Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

Les Salins vus du haut d'une camelle avec Aigues-Mortes au fond

 

Aujourd'hui, nous allons visiter les Salins du Midi en petit train. Le public peut en effet accéder aux Salins d'Aigues-Mortes depuis plus de 25 ans, en petit train, en VTT ou encore, en véhicule électrique avec un guide naturaliste, mais jamais à pied, pour ne pas gêner le travail des sauniers, ce qui est bien compréhensible. 

 

A Aigues-Mortes, les Salins se situent sur le marais de Peccais et occupent aujourd'hui une surface d'environ 18 000 hectares, dont un peu plus de 10 000  sont exploités, la surface de Paris intramuros.

Autant dire que les salins, avec sa production de 500 000  tonnes de sel par an, sont au coeur de l'activité économique de la Camargue. De plus, ils se situent sur quatre communes, à cheval sur deux départements et offrent encore aujourd'hui de nombreux emplois saisonniers.

 

La récolte est facilitée par le climat ensoleillé de l'été et le vent (mistral et tramontane) ainsi que par la faible quantité de pluie qui tombe sur la région. 

Le sel de mer, "l'or blanc de Camargue", produit sur le site, est essentiellement destiné à l'alimentation. 

 

Mais avant d'embarquer pour ce périple d'une heure 15 environ, nous allons nous pencher un court moment sur l'histoire du lieu, puis je vous ferai visiter le site...

 

Le marais de Peccais

Le marais de Peccais

 

L'exploitation des Salins d'Aigues-Mortes date de l'Antiquité, mais nos ancêtres, dès le néolithique, savaient déjà récolter le sel, sans qu'aucune trace n'ait pu être découverte dans la région. On doit donc l'origine la plus anciennement connue de cette activité, à l'ingénieur romain Peccius qui a donné son nom au marais. Il aurait été chargé par Jules César d'organiser la production de sel à Aigues-Mortes.

 

Au Moyen Âge, la cité ne vivait encore que de la pêche et des salins...la quasi totalité des salins de Peccius appartenaient alors aux moines de Psalmody et aux Seigneurs d'Uzes et d'Aymargues (lieux géographiquement tout proche des Salins). Puis, les moines de Psalmody cèdent le territoire d'Aigues-Mortes à Louis IX (Saint-Louis) qui aménage les Salins et poursuit leur exploitation.

Après lui Philippe III, puis Philippe IV développent la ville et réorganisent les marais salants. Les Salins de Peccais deviennent alors le site d'exploitation du sel, le plus important du littoral méditerranéen. On les baptise alors les "Salins du Roi". 

Au XVIIe siècle, il n'existait pas moins de 17 salins, tous réunis sur le territoire du marais de Peccais, appartenant à divers propriétaires. Chacun des salins avait son propre nom conservé aujourd'hui :  les Aubettes, la Lone, Mirecoule, Bourbuisset, Saint-Jean...

 

Au début du XVIIIe siècle, après les graves inondations du Rhône de 1842, les différents propriétaires décident de s'unir pour ne former qu'une seule société. Ils exploitent alors à frais commun tous les salins et en partagent la production. Mais il faudra attendre 1856, pour que  la "Compagnie des Salins du Midi" voit le jour.  

 

Le site de production, les bâtiments administratifs et les logements des Salins d'Aigues-Mortes sont inscrits à l'inventaire général du patrimoine culturel depuis 1995.

 

Alors, prêts pour monter dans le Petit Train avec moi, et découvrir cet environnement encore sauvage, ayant été façonné par les hommes au fil des siècles ?

 

Le départ du petit train...Le départ du petit train...
Le départ du petit train...
Le départ du petit train...Le départ du petit train...

Le départ du petit train...

 

Si la visite permet de comprendre l'organisation et le fonctionnement du salin que je vous montrerai demain, elle permet aussi de découvrir cet espace préservé...

Et tout d'abord, la visite permet d'apercevoir la cité d'Aigues-Mortes et bien sûr les remparts, de loin certes, mais quelle vue, ce serait dommage de ne pas commencer par là ! 

Pourtant, le jour de ma visite, le temps était couvert suite à des entrées maritimes.

La cité vue des Salins
La cité vue des Salins
La cité vue des Salins

La cité vue des Salins


Le paysage des Salins d'Aigues-Mortes est grandiose et, bien que façonné par les hommes qui ont creusé au cours des siècles ces tables salantes plus ou moins grandes et ces canaux reliés entre eux, il constitue un site unique en Europe par son immensité d'une part et sa diversité biologique d'autre part.
 

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux
Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canauxLes tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

Les tables salantes, bassins, cristallisoirs et canaux

 

Car malgré l'intervention des hommes sur les Salins, la nature alentour est encore en partie sauvage... La saliculture est donc créatrice de richesses écologiques.

 

Sur les Salins on recense environ 300 espèces de plantes différentes, dont une vingtaine sont protégées et certaines adaptées à l'extrême salinité. A côté de plantes connues et fréquentes comme l'immortelle, la salicorne, les saladelles ou lavandes de mer (7 espèces différentes en Camargue), la canne de Provence, par exemple, on trouve des plantes rares, protégées en PACA, comme le lis de mer (Pancratium maritimum), qui fleurit en juillet dans les dunes de sable, et certaines, carrément en péril, quasiment disparues du territoire français, comme la malcolmie naine (Maresia nana).

Pour admirer la flore, il vaut mieux parcourir les salins en VTT : c'est plus facile de s'arrêter. Enfin, moi en tous les cas je n'ai pas essayé de descendre du petit train en marche, même pour faire les photos ! 

 

Les Salins constituent aussi une gigantesque réserve de nourriture pour de nombreux oiseaux et mammifères. L'eau chaude salée de ce milieu humide, et la préservation des abords des tables salantes, servent à la fois de garde-manger et de lieu de reproduction.

Les Salins abritent plus de 200 espèces d'oiseaux (dont 157 protégées) qui se reproduisent sur les lieux.

1/4 de la population française de flamants roses se retrouve ici, et 5000 couples viennent y nicher, grâce à l'aménagement d'îlots de reproduction !

On dénombre 8 espèces d'oiseaux rares ou vulnérables, et donc tous protégés : l'avocette élégante, la sterne naine, la sterne pierregarin, la sterne caugek, la sterne hansel, la mouette mélanocéphale, la mouette rieuse, le goéland railleur...


 

La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...La biodiversité est bien préservée...
La biodiversité est bien préservée...

La biodiversité est bien préservée...

 

Saviez-vous que la couleur des tables salantes variait selon la salinité de l'eau et les micro-organismes qui y vivent ?

La coloration rose de l'eau est liée à la prolifération de micro-algues : les dunaliella salina qui aiment les fortes salinités.

Elles servent de nourriture à un petit crustacé très résistant et vivant lui aussi dans ce milieu extrême : l'artemia salina, qui devient rose à son tour ! 

Lorsque l'eau atteint la concentration de 70g de sel par litre, les petits crustacés abondent...et les flamants roses colonisent la table salante pour s'en nourrir ce qui leur donne leur belle couleur. 

 

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose
L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en roseL'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

L'algue Dunaliella salina colore l'eau des tables salantes et des canaux en rose

 

J'espère que vous n'avez pas eu trop chaud en vous promenant avec moi au coeur de ces paysages grandioses !

Bientôt, nous poursuivrons la visite en nous penchant sur la fabrication du sel, enfin...si vous le voulez bien.

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

Et voilà notre petit tour au coeur des Salins est presque terminé...

 

Cet article est programmé...

Un grand Merci pour votre visite ! 

Partager cet article

Repost 0
1 juin 2017 4 01 /06 /juin /2017 06:10

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43)

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet (il en manque toujours un, c'est ainsi !) 

Photographe amateur : Manou

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans

 

Donc on prend les mêmes qu'hier et on poursuit la balade, si vous le voulez bien !

 

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

La forêt se voit au loin par-delà les prairies

 

Dans cette forêt que nous avons commencé à explorer hier,  les arbres sont si serrés que l'on voit à peine le ciel...

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres
Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

Le ciel s'aperçoit à travers les arbres

 

Une petite mare attire notre regard dès l'arrivée : les grosses roues des tracteurs ont creusé le chemin créant ainsi un milieu provisoire certes, mais bien utile à la vie de quelques hôtes de passage.

Quelques gerris nagent en surface. En nous approchant de l'eau nous apercevons à travers les herbes, deux gros yeux qui nous observent...

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi
Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussiNous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

Nous sommes observés...mais un petit lutin des bois surveille aussi

 

La vie foisonne et les enfants courent de ci-de là en nous faisant partager leurs découvertes...

Ici une grenouille des bois que nous reconnaissons à sa marque brune de chaque côté de la tête, en arrière de l'oeil. C'est sans doute une de ses soeurs que nous avons aperçu dans l'eau de la fondrière.

Nous arrivons à l'attraper en faisant la course au milieu des branches. Elle est agile et saute rapidement mais nous ne voulons pas la blesser : les enfants apprennent ainsi la patience !

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...
La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

La pauvrette a un peu peur et nous la relâchons très vite...

 

Plus loin, un groupe de bousiers est en plein travail et un solitaire tente de le rejoindre. Difficile de le mettre sur le ventre pour montrer aux petits comment il se retourne en s'aidant de ses pattes...

Il est si rapide et se débat avec acharnement, les "six fers en l'air" !  Ma petite photographe en herbe n'arrive pas à le prendre. Ouf...quelques photos sont tout de même réussies pour le blog.

 

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé
Le bousier avec ses beaux reflets bleu métalliséLe bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

Le bousier avec ses beaux reflets bleu métallisé

 

Voilà qu'en passant sous un arbre, un de nous se retrouve pris dans un fil magique ! C'est celui d'une minuscule araignée, vous savez bien celle qui s'amuse à descendre et à monter pendue au bout de son fil.

Ne me demandez pas son nom, je n'y connais rien en araignée, mais elle a beau se cacher, elle n'échappera pas aux yeux aiguisés des petits ni aux clics de la photographe...qui du haut de ses 8 ans, même avec un peu d'aide se débrouille déjà très bien. Vous ne trouvez pas ?

Vous l'auriez vu vous ?
Vous l'auriez vu vous ?Vous l'auriez vu vous ?

Vous l'auriez vu vous ?

 

Récemment les travaux de réalisation de la ligne électrique haute tension des 2Loires ont traversé la forêt de Rochegude, créant beaucoup d'inquiétude parmi les autochtones. Mais il faut reconnaître que les travaux se sont particulièrement bien intégrés dans le paysage. La ligne passe en bordure certes, mais en créant une ouverture, elle favorise la prolifération de certaines plantes souvent étouffées par les arbres, comme les framboisiers et les ronces...et qui sait peut-être certains champignons s'y trouveront bien aussi. Dans quelques temps, les gourmands vont pouvoir aller remplir leurs paniers ! 

 

Nous pensions la balade terminée, mais non c'est notre jour de chance puisque sur la route, nous croisons un troupeau bien décidé à prendre tout son temps pour profiter du beau temps et de la belle herbe verte !

Je vous ai déjà parlé l'hiver dernier de l'élevage du mouton noir du Velay à Rochegude....

 

Les moutons noirs du VelayLes moutons noirs du Velay
Les moutons noirs du Velay

Les moutons noirs du Velay

 

Un après-midi au grand air où on prend  tout son temps pour observer la nature et partager en famille les découvertes, tout en profitant du beau temps et de la forêt, c'est une vrai chance !

En plus ma petite assistante est revenue fière d'elle d'avoir réussi toutes ses photos (ou presque !). 

Partager cet article

Repost 0
31 mai 2017 3 31 /05 /mai /2017 06:00

 

Lieu : Forêt de Rochegude, commune de Saint-Privat d'Allier en Haute-Loire (43).

Date : durant le week-end de l'ascension.

Acteurs : la petite famille de Manou "presque" au complet.

Photographe amateur : Manou.

Assistante photographe débutante : Lucile âgée de 8 ans.

 

Scénario : Vu le monde attendu dans la région pour ce grand weekend de mai, la famille de Manou a décidé de fuir les lieux trop touristiques comme par exemple le célèbre Lac du Bouchet, et de se rendre plutôt dans une forêt de la région pour une balade découverte en famille et une initiation à l'écologie pour les petits...

 

Un joli chemin pour se balader en forêt...

Un joli chemin pour se balader en forêt...

 

La forêt de Rochegude fait partie des forêts les plus protégées de la région. En effet à part quelques ramasseurs de champignons à l'automne, nous n'y croisons que des gens du pays. Les touristes sont rares et seul un GR la traverse par endroit, permettant aux randonneurs qui marchent sur le chemin de Saint Jacques de Compostelle de profiter d'un peu de fraîcheur.

 

Une forêt fraîche...Une forêt fraîche...
Une forêt fraîche...

Une forêt fraîche...

 

Il y a des fleurs partout...

Vous reconnaîtrez au passage du genêt, des stellaires (fleurs blanches à 5 pétales profondément échancrées), des violettes d'un bleu très pâle, des myosotis et des marguerites ainsi  qu'une grande variété d'autres plantes, que nous n'avons pas toutes prises en photos comme des boutons d'or, des trèfles, du plantain lancéolé et bien sûr les derniers pissenlits... 

 

 

 

Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...
Il y a des fleurs partout...Il y a des fleurs partout...

Il y a des fleurs partout...

 

Les fraisiers des bois n'attendent que le mois de juillet pour donner leurs fruits aux gourmands et les plants de myrtilles envahissent les petites clairières. 

Hum...
Hum...

Hum...

 

Ma petite fille adore observer les feuilles des arbres. Mais ce n'est pas facile de tenir des feuilles qui bougent à cause du vent d'une main, tout en tentant de prendre une photo de l'autre, sans bouger...

Elle veut ensuite connaître leur nom et parfois en ramasser quelques-unes pour les faire sécher et en faire un herbier.

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...
Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

Pousses d'épicéas, chênes, hêtres et sorbiers...

 

Des tapis de mousse recouvrent les rochers, les vieux troncs et même par endroit, les arbres en pleine santé...

Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)
Tapis de mousse (photos Lucile...)Tapis de mousse (photos Lucile...)

Tapis de mousse (photos Lucile...)

 

Nous croisons deux arbres qui ont eu un véritable coup de foudre...

Ils sont vraiment enlacés

Ils sont vraiment enlacés

 

Et un autre qui a eu aussi un coup de foudre, mais pas de même nature...

Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...
Un arbre frappé par la foudre...

Un arbre frappé par la foudre...


 

Dans les troncs creux,  la petite faune des forêts  trouve refuge et nourriture...

Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbre
Un vieux tronc d'arbreUn vieux tronc d'arbre

Un vieux tronc d'arbre

 

Voilà notre petite balade est terminée pour aujourd'hui. Si demain, vous le voulez bien, nous allons poursuivre notre promenade découverte et  je vous montrerai les petits animaux  que nous avons rencontré au coeur de la forêt. 

Partager cet article

Repost 0
2 avril 2017 7 02 /04 /avril /2017 06:23
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...
C'est la saison des amours pour le crapaud commun...C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

C'est la saison des amours pour le crapaud commun...

 

Ce mois-ci, Magda propose de partager nos photos sur le thème "animal". J'ai décidé de prolonger aujourd'hui le thème du mois de mars (sur le printemps) par ce clin d'oeil qui me permet de faire la jonction avec le thème du mois d'avril...

Comme vous le savez, le printemps est la saison des amours pour un bon nombre d'animaux.

 

Cette semaine, j'ai pu photographier un couple de crapauds communs (Bufo bufo) et je leur ai même sauvé la vie puisqu'ils étaient dangereusement en train de traverser une route à l'arrivée d'un camion.

De peur, ils se sont vite cachés dans les herbes en reculant. Ainsi j'ai bien vu qu'ils ne savaient pas sauter mais bien marcher, et en faisant de grandes enjambées, ce qui est une de leurs caractéristiques.

 

Pour en savoir plus sur ce joli petit animal...

 

J'entends de là les cris horrifiés de certain(e)s !

Le crapaud commun est le plus gros crapaud d'Europe. Il a la peau rugueuse et emplie de verrues. Seules celles qui sont en arrière de la nuque contiennent un venin. Sa couleur normalement brunâtre peut tirer sur le vert, voire le brique selon les régions, en particulier au nord et à l'est de la France. Il a quelques tâches sur le corps surtout dans les zones méditerranéennes. 

En été, j'en trouve souvent dans mes pots de fleurs, bien enfoncés dans la terre où ils me font des trous énormes. Ils ne laissent alors dépasser que les yeux et leur bout du nez pour respirer. Une fois la journée passée bien au frais, ils sortent au crépuscule et se baladent tranquillement dans le jardin, sur la terrasse, voire carrément dans la maison où ils recherchent la fraîcheur. Les chats ne les approchent jamais. 

Le pauvre crapaud commun n'a pas de chance car à cause de son aspect repoussant il faut bien le dire, et de ses glandes venimeuses, les hommes ne l'aiment pas du tout et le tuent souvent. Or c'est un animal très utile qui attrape pour se nourrir des limaces, des larves de moustiques, des chenilles, des vers de terre, des cloportes ou autres petits animaux du jardin.

 

La reproduction des crapauds...

Comme vous le savez sans doute, c'est le mâle qui est plus petit que la femelle. Il s'accroche à elle, parfois bien avant d'atteindre la mare où elle va aller pondre et où lui, pourra féconder le chapelet d'oeufs. Car, même s'ils squattent votre jardin et des endroits parfois secs, il leur faut de l'eau pour se reproduire, et en principe des plans d'eau permanents. 

Dès l'arrivée à la mare, la pauvre femelle se trouve souvent prise d'assaut par de nombreux mâles qui doivent se battre pour la conquérir et obtenir ses faveurs. Le plus malin est celui qui réussit à la conquérir avant, comme c'est le cas de celui que j'ai photographié. Bien installé sur son dos, c'est lui qui aura la priorité en arrivant près de l'eau ! 

Or, comme vous pouvez le constater, point d'étang à l'horizon dans cette zone de campagne largement fleurie...seulement des prairies car il y a des moutons à proximité et des cultures de céréales. 

 

 

L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...
L'environnement fleuri...L'environnement fleuri...

L'environnement fleuri...

 

Une zone légèrement humide se trouve un peu plus loin car nous y voyons souvent des hérons mais j'ai trouvé que c'était bien loin pour ce couple amoureux. Or il paraît que le couple peut parcourir de très grandes distances, séparément ou ensemble...

 

Le crapaud commun est une espèce protégée en France. L'assèchement des marais, la présence de pesticides auxquels ils sont très sensibles ainsi que la circulation sur les routes, font que sa population est en nette diminution. Voilà pourquoi cette espèce est classée parmi les espèces à surveiller dans le livre rouge des vertébrés. 

Donc, même si vous ne les aimez pas, ne les tuez pas !

D'ailleurs il ne faut jamais tuer un animal, quel qu'il soit. Vous pouvez essayer de le transporter ailleurs...mais hélas, s'il aime votre jardin, il y reviendra ! 

 

 

Le printemps...c'est la saison des amours pour #photodimanche

 

Bon dimanche à tous ! 

Partager cet article

Repost 0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

C'est déjà l'automne...

 

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -