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10 juin 2020 3 10 /06 /juin /2020 05:21
Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Des insectes autour d'une haie de cornouiller en fleurs

Après les fleurs, voici quelques insectes observés durant le mois de mai dans la nature, dans les haies ou la garrigue. 

 

En me promenant le long d'une haie de cornouiller en fleurs, j'ai été très étonnée par le nombre de ces petits coléoptères à élytres brun-rouge et tête, thorax, pattes et antennes à segments, de couleur noire. J'ai appris son nom récemment : il s'agit du Ténébrion rouge et noir (Omophlus lepturoïdes) appelé aussi Omophlus orangé. Les larves grandissent dans le sol et se nourrissent de racines. Les adultes, eux s'attaquent aux fleurs. Ils aiment la chaleur et sont donc fréquents dans les zones ensoleillées. 

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)
Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Le ténébrion rouge et noir (= Omophlus orangé)

Au départ je pensais que tous les insectes qui me volaient autour étaient les même (des Coléoptères c'est certain) mais en y regardant de plus près j'ai vu que non seulement ceux-là avaient un corps plus trapu, mais aussi que leurs antennes étaient différentes, plutôt "dentées". Ce sont des Labidostomes (genre Labidostomis). Je ne les avais jamais différencié comme quoi quand on regarde de plus près on fait des découvertes intéressantes...

Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)
Un Labidostomis (?)

Un Labidostomis (?)

Fréquemment on croise dans la nature ce joli Coléoptère qui attire le regard lorsqu'il se pose sur des fleurs blanches avec sa couleur vert métallisé aux reflets dorés. C'est la Cétoine dorée (Cetonia aurata) , encore appelée hanneton des roses. On trouve souvent ses larves qui se nourrissent de végétaux en décomposition dans le compost du jardin (attention de ne pas les confondre avec celles du hanneton). Les Cétoines se nourrissent de nectar et de pollen et favorise la pollinisation des fleurs en le transportant d'une fleur à l'autre.

Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées
Les cétoines dorées

Les cétoines dorées

Voici une autre Cétoine que je vous ai déjà montré ce printemps sur les fleurs de cistes : c'est la Cétoine grise ou cétoine funeste.  Là sur un chardon. 

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

La Cétoine funeste (=Cétoine grise ou drap mortuaire)

 

Ce petit insecte au corps allongé, est très fréquent dans le midi de la France. Là je l'ai trouvé sur des Urospermes de Daléchamps (ou Lampistrelle commune) que je vous ai déjà montré sur ce blog.

C'est le Bupreste hongrois (Anthaxia hungarica). Cet insecte est assez gros car il mesure entre 8 et 15 mm. Le mâle est de couleur verte. La femelle a des bandes rouges sur le thorax et sur le ventre. Tous deux ont un aspect métallique et granuleux. 

La larve se développe sur le bois de chêne uniquement mais cette espèce n'occasionne que peu de dégâts ce qui n'est pas le cas de son cousin du chêne qui fait partie des insectes ravageurs des forêts.

L'adulte butine les fleurs essentiellement de couleur blanche ou jaune. 

Sur ma première photo vous voyez une femelle et sur la seconde, vous avez à gauche le mâle et à droite, la femelle.

Le Bupreste hongrois
Le Bupreste hongrois

Le Bupreste hongrois

Et puis de temps en temps j'arrive à prendre quelques papillons quand ils veulent bien se tenir un peu tranquilles...

Tout d'abord ce petit papillon bleu clair qui est sans nul doute un azuré. Mais lequel ? je n'ai pas réussi à le savoir. Là, il butine les fleurs de cornouiller. 

Un azuré...

Un azuré...

La Mélitée est assez fréquente dans la garrigue mais les différentes espèces ne sont pas faciles à différencier. Pourtant, celle-ci nous montre son recto et son verso. Elle butine sur des fleurs de badasse.

La mélitée... (dessus)
La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessus)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)
La mélitée... (dessous, ailes repliées)

La mélitée... (dessous, ailes repliées)

Et pour terminer cet article, non exhaustif bien entendu vous vous en doutez, ce n'est pas l'animal que je vais vous montrer mais sa toile joliment tissée au ras du sol et qui forme de petites nappes mouillées par la rosée du matin. Parfois tout un champ est constellé de ces toiles.

Il s'agit de la toile d'une araignée : l'agélène à labyrinthe. Elle attend ses proies bien cachée dans l'entonnoir (à sortie de secours car il a une autre issue au sol) que vous voyez sur la dernière photo. 

L'araignée est très maline et se cache au fond de son entonnoir et bien entendu, elle sait faire la différence entre un petit insecte venu se prendre dans ses filets et un être humain qui voudrait bien la prendre en photos d'un peu plus près, ce qui du coup s'avère mission impossible !

 

Pour info comme me l'a très judicieusement fait remarquer Keisha, dans son commentaire, les araignées appartiennent à la classe des Arachnides et non pas à celles des Insectes. Tous deux appartenant à l'embranchement des Arthropodes qui comprend d'autres classes bien évidemment. Je voulais mettre en titre "Quelques arthropodes de Provence" et puis j'y ai renoncé mais un jour, c'est promis,  je vous ferai un article illustré sur cet embranchement important du Règne animal...

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe
La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

La toile en nappe de l'agélène à labyrinthe

Et c'est avec ce petit inconnu poilu que je vous souhaite à tous une belle journée. Comme vous le voyez j'explore et je découvre, j'admire et je photographie avec mon petit APN, mais je ne sais pas toujours quoi ! 

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

Un petit inconnu butinant les fleurs de cornouiller

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5 mai 2020 2 05 /05 /mai /2020 05:15
Visiteurs du jardin

Visiteurs du jardin

 

Restons encore un peu dans mon jardin de Provence pour observer quelques-uns des insectes qui viennent le visiter.

 

Tout d'abord, je vous présente l'Adèle australe (Adela austra), un petit papillon aux très longues antennes surtout chez les mâles. 

Les antennes peuvent atteindre jusqu'à trois fois la longueur du corps chez les mâles. Les femelles par contre, ont des antennes plus courtes et un peu élargies à la base. Le plus souvent les adèles volent en groupes autour des fleurs de mon olivier ou de mon oranger car ce sont des insectes qui se nourrissent de nectar. 

Le corps est fin et les ailes sont irisées et barrées par une bande blanche. La couleur générale est bleuté avec un peu de jaune, de gris foncé et de violet parfois. 

 

Les scientifiques se sont interrogés sur l'utilité de ces antennes aussi longues, plutôt handicapantes pour les papillons. En fait il s'agirait simplement d'un atout pour la séduction, facilitant la reproduction, les femelles recherchant les mâles ayant les plus longues antennes...Les antennes chez les papillons, je le rappelle, sont des organes sensoriels qui s'apparentent au goût, au toucher et à l'odorat. 

Ces petits papillons sont tout en légèreté et j'adore les regarder voleter si gracieusement. Bien entendu je vous montre des photos au repos ! 

Une adèle mâle sur mon oranger
Une adèle mâle sur mon oranger

Une adèle mâle sur mon oranger

Une adèle femelle (pas très nette mais on devine l'élargissement des antennes à la base)

Une adèle femelle (pas très nette mais on devine l'élargissement des antennes à la base)

J'ai fait une découverte cette année avec cette petite mouche appartenant à l'Ordre des Diptères que j'ai eu du mal à déterminer tant elle ressemblait à nos mouches domestiques. Cependant, son comportement sur les fleurs de mon oranger m'a interpellé. En effet, elle semblait se nourrir du nectar.

Puis en l'observant de plus près avec ses tâches noires sur le thorax et le dessus de l'abdomen, son ventre jaune et ses gros yeux rouges j'ai fini par pouvoir lui donner un nom. 

Il s'agit d'une Anthomyia appartenant à la famille des Anthomyiidae. Ce sont des espèces aux ailes très transparentes mais bien veinées dont le corps est très poilu, leur donnant cet aspect grisâtre. Elles ont de courtes antennes au milieu du front. Souvent les femelles pondent les œufs dans un nid d'oiseaux car les larves se nourrissent d'excréments. 

Après avoir observé mes photos de près (évidemment c'est un peu flou vu sa taille...et mon petit APN ne fait pas de miracles !!) je pense qu'il s'agit de l'anthomyie pluviale. Mais on peut confondre les femelles avec celles de l'anthomyie procellaris. Alors si vous avez la solution je suis preneuse... 

 

L'anthomyie pluviale (?)
L'anthomyie pluviale (?)

L'anthomyie pluviale (?)

J'ai aussi des abeilles domestiques dans mon jardin. Comme vous l'avez vu sur ma première photo en début d'article, elles n'hésitent pas à partager leur festin avec les anthomyies. 

Je vous ai montré la semaine dernière, les ruches que nous avons pas très loin de chez nous, à moins d'un kilomètre. 

 

 

Les abeilles sur mon oranger
Les abeilles sur mon oranger
Les abeilles sur mon oranger

Les abeilles sur mon oranger

Dans mon jardin, j'ai aussi de nombreuses abeilles charpentières qui préfèrent le jasmin odorant à toutes les autres fleurs. Impossible de les prendre en photos tant elles butinent vite d'une fleur à l'autre. Parfois elles viennent aussi se poser sur mes fleurs d'oliviers en boutons, je ne sais pas pourquoi. 

L'abeille Charpentière
L'abeille Charpentière

L'abeille Charpentière

Mes agrumes et mes rosiers sont colonisés depuis les dernières pluies par de nombreux pucerons. Cette année mes plantes sont très attaquées. Je referai un traitement à base de savon noir dès que le soleil reviendra. Les agrumes ont déjà été traités contre les cochenilles, il y a une quinzaine de jours, pas les rosiers qui commencent à peine à être attaqués. Vous l'avez peut-être remarqué sur mes photos, il y a encore quelques spécimens de cochenilles que je n'ai pas réussi à détacher. 

Une attaque de puceronUne attaque de puceron
Une attaque de puceron

Une attaque de puceron

Enfin j'avais demandé si quelqu'un pouvait m'aider à identifier cette nymphe trouvée entre deux pots de fleurs. Mon appel a été entendu ! 

La nymphe a été identifiée grâce à Yann qui a mis sur le coup un ami blogueur (voir son blog ICI).

Cette "nymphe" appartient à un papillon de la famille des Psychidae. Les larves ont l'habitude de fabriquer un fourreau avec ce qu'elles trouvent dans leur environnement. Je vous en dirai davantage un jour si j'en observe d'autres dans mon jardin. 

Merci à eux pour leur aide ! 

Je suis un fourreau larvaire de Psychidae

Je suis un fourreau larvaire de Psychidae

Voilà, l'exploration de mon jardin est terminée pour aujourd'hui. Prochainement nous ferons un petit tour dans mes plantations de printemps et mes plantes aromatiques. 

 

Un petit "Coup de gueule" (c'est plutôt rare chez Manou...) ! 

Je suis scandalisée de voir que certains bords des chemins chez moi, ont déjà été fauchés !

C'est la saison où les insectes peuvent se développer normalement et où les oiseaux qui s'en nourrissent, ont leur portée à mener à terme.

Cela paraîtrait donc logique que pour maintenir la biodiversité de nos campagnes, les communes (mais aussi les particuliers) ne coupent pas aussi tôt l'herbe des bords de chemins.

Je peux le comprendre au bord de nos petites routes de campagne, car elles sont souvent bordées de fossés profonds, et il en va de la sécurité des conducteurs... mais pourquoi le faire au bord des chemins.

Est-ce pareil chez vous ?

Nous n'avons pas fini de voir nos populations d'insectes disparaître, entre l'emploi des pesticides, des insecticides et la tonte précoce des champs et de leurs bordures. Forcément cela ne peut qu'impacter fortement les petits oiseaux et la biodiversité... 

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27 octobre 2018 6 27 /10 /octobre /2018 05:26
"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

"Papillon citron" OU "citron de Provence femelle"

 

Pour bien terminer la semaine, je vous propose quelques photos de papillons et autres insectes, photographiés l'été dernier en Haute-Loire.

Je vous entends de là dire  "Encore là-bas !"...

 

Déjà le premier (ci-dessus) je ne suis pas arrivée à le déterminer. Il me manque des éléments et les deux aires de répartition se recoupent. C'est donc soit un papillon Citron, soit un Citron de Provence femelle. Les spécialistes comme Domi, ou Pascale, par exemple me le diront...

 

Le demi-deuil était superbe. Il y en avait tout un groupe bien installé sur les plantes en bordure du chemin. J'ai trouvé qu'ils n'étaient pas vraiment craintifs.

 

Demi-deuil
Demi-deuil
Demi-deuil

Demi-deuil

 

Nous avons croisé plusieurs fois la Vanesse de l'ortie, appelée aussi "petite tortue". Il faut dire que des orties par là-bas il y en a beaucoup à proximité des fermes !

Je vous en avais déjà parlé l'année dernière sur le blog ICI.

Vanesse de l'ortie (petite tortue)
Vanesse de l'ortie (petite tortue)

Vanesse de l'ortie (petite tortue)

 

Le Paon du jour est plus rare...

Paon du jour

Paon du jour

 

Et je n'avais pas vu de Gazé (ou piéride de l'aubépine) depuis des années...

Gazé

Gazé

 

Quand à ce Flambé, il était fidèle et je l'ai vu tous les jours dans mes lavandes...

Vous voyez pourquoi je me suis aperçue que c'était lui et pas un autre ?

 

FlambéFlambé
Flambé
FlambéFlambé

Flambé

 

Enfin d'autres insectes s'en sont donnés à cœur joie durant ce bel été chaud et humide à la fois en altitude. 

Autres insectes...Autres insectes...
Autres insectes...
Autres insectes...Autres insectes...

Autres insectes...

 

Mais chose bizarre nous n'avons absolument pas vu un seul jour, le petit nacré que pourtant j'avais pu observer maintes fois l'année dernière...

Comme quoi les étés se suivent et ne se ressemblent pas ! 

 

Et comme les vacances sont là pour les enfants, quand vous lirez ces lignes je serai déjà arrivée, devinez où...en Haute-Loire ! 

A moi les balades, le ramassage des champignons, les paysages aux couleurs automnales.

Promis dès mon retour, je vous montrerai encore plein de choses, vues cet été en Haute-Loire ou plus récemment, en Provence...

A moi aussi le plaisir de garder mes petits-enfants qui sont maintenant loin de moi et que je languis de serrer dans mes bras de "Manou-poule"...

 

Je me mets donc pause pour la semaine à venir...

A très bientôt !

 

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20 mai 2018 7 20 /05 /mai /2018 05:25

 

Le 10 mai dernier, entre deux orages, nous avons fait une belle balade au cœur de la garrigue fleurie sur la chaîne des Côtes, une chaîne de collines du nord du département, dont je vous ai déjà beaucoup parlé.

 

Le printemps est la période où la garrigue est la plus belle...

 

Quelle chance d'avoir vu des papillons voleter autour de nous !

Je n'ai réussi à photographier que certains d'entre eux, mais c'est un plaisir de découvrir ces espèces que je n'avais encore jamais observé de près. 

 

Le plus spectaculaire de tous est le Sylvain azuré (Limenitis reducta). 

C'est un gros papillon dont on ne perçoit que le noir et le blanc quand il s'approche. Je n'avais pas remarqué ses beaux reflets bleutés.

On le reconnaît en particulier à sa ligne médiane blanche et à la rangée de petits points bleutés qui borde ses ailes.

Il n'a pas replié ses ailes en se posant, ce qui ne m'a pas permis de voir le revers qui a une couleur blanche et beige-orangé.

Le Sylvain azuré est  une espèce méditerranéenne qui ne vit que dans le sud de la France (et le pourtour méditerranéen donc). 

La larve se nourrit exclusivement du chèvrefeuille.

Voilà pourquoi on le retrouve en bordure de zones boisées. 

 

 

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)
Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

Le Sylvain azuré (il butine une euphorbe)

 

Nous avons ensuite pu observer un joli papillon blanc et noir, un peu plus petit en taille mais tout aussi actif. 

Par chance, il a eu la gentillesse de se poser un long moment ce qui m'a permis de bien observer sa face inférieure qui vous le savez pour les papillons est parfois indispensable pour les identifier.

Il s'agit de l'Échiquier d'Occitanie  (Melanargia occitanica).

C'est un papillon qui lui aussi, ne vit que dans le Sud de la France et que l'on peut confondre avec l'Échiquier ibérique (les deux espèces très proches cohabitent dans le sud-ouest).

Il a une taille moyenne et présente un damier marron foncé à noir sur la face supérieure des ailes. Au revers le dessin est davantage brun ocre avec quelques ocelles bleus...

Il affectionne particulièrement la garrigue et les bordures de forêts claires. 

La chenille se nourrit de graminées.

On peut le confondre avec le demi-deuil qui lui est davantage noir et blanc, que blanc et noir. C'est subtil !

 

L'échiquier d'Occitanie
L'échiquier d'Occitanie

L'échiquier d'Occitanie

 

Par chance, nous avons pu aussi observer deux mélitées différentes.

 

Le premier papillon est la mélitée du plantain (Melitaea cinxia).

C'est un papillon que l'on voit de loin car il a un dessus orangé, bordé et marqué par du marron foncé. Ses ailes postérieures sont marquées par une rangée de points marron au centre de taches orangées...ce qui le distingue des autres espèces de mélitées. 

Je n'ai pas vu la face inférieure des ailes !

Ce papillon-là a besoin de plantain pour nourrir sa larve. En Provence c'est le plantain lancéolé que l'on trouve au bord des chemins.

C'est un papillon qui vit dans toute l'Europe et jusqu'en Sibérie et en Mongolie. 

Il n'est pas protégé mais il est considéré en France, comme en régression en raison de l'usage extensif de pesticides dans les cultures et donc de la disparition des plantains, mais aussi de la fragmentation de son habitat. 

 

La mélitée du plantain

La mélitée du plantain

 

Le second est la mélitée orangée, un papillon commun appelé aussi, damier orangé (Melitaea didyma).

Ce genre est très répandu dans tout l'hémisphère nord, mais par rapport au précédent, absent des régions les plus septentrionales. 

C'est un papillon de petite taille,  très vif et actif. 

J'ai eu vraiment du mal à le photographier et il m'a fallu beaucoup de patience pour attendre qu'il veuille bien se poser pour butiner cette touffe de thym fleuri.

On ne voit que sur la première photo le dessin de la face inférieure des ailes...et encore seulement en partie, mais je suis plutôt fière de moi d'avoir pu l'identifier ! 

 

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée
Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangéeUne autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

Une autre espèce de mélitée, la mélitée orangée

 

J'espère que cette courte visite au milieu des papillons de ma garrigue provençale  vous a plu...

 

 

Bon dimanche de Pentecôte à tous ! 

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7 juillet 2015 2 07 /07 /juillet /2015 17:27
Photos perso prises sur les branches de fenouil de mon jardin.Photos perso prises sur les branches de fenouil de mon jardin.
Photos perso prises sur les branches de fenouil de mon jardin.

Photos perso prises sur les branches de fenouil de mon jardin.

Photo Thomas Bresson / Source wikipedia

Photo Thomas Bresson / Source wikipedia

Le Machaon dont le nom latin est "Papilio machaon", et le nom commun "Grand Porte-Queue", est un insecte Lépidoptères appartenant à la famille des Papilionidae (une dizaine d'espèces en France seulement) et au genre Papilio.

 

Son nom commun français provient d'une de ses caractéristiques physiques : les prolongements de ses ailes postérieures forment de petites queues noires.

 

C'est un grand papillon pouvant atteindre 8 à 9 cm d'envergure. Sa forme générale est quasiment un triangle.

 

L'imago (=le stade adulte c'est-à-dire le papillon tel qu'on peut le voir voler) est facilement reconnaissable à ses ailes jaune clair marquées par des dessins noirs. 

Les ailes postérieures ont  une bordure noire parsemées de taches bleues et se terminant par une tache rouge orangé caractéristique.

On appelle ces taches très importantes pour distinguer les différentes espèces, et visibles même à la face inférieure, des macules (en termes "savants").

 

 

Photo Werner Pichler / Source wikipedia

Photo Werner Pichler / Source wikipedia

Le papillon est visible dès les premiers beaux jours du printemps.

Il n'y pas de dimorphisme sexuel donc pas de différence notable entre la femelle et le mâle. Celui-ci est juste un peu plus petit.

On reconnaît aussi la femelle lorsqu'elle s'apprête à pondre, car son abdomen est très gonflé.

 

Photo Michael H. Lemmer / Source Wikipedia

Photo Michael H. Lemmer / Source Wikipedia

Une semaine après l'accouplement, la femelle pond ses oeufs toujours sur des ombellifères de nos jardins ou sauvages (fenouil, aneth, carottes et persil) car les chenilles ne peuvent se nourrir que sur ces plantes.

 

La larve (la chenille) met environ un mois à se développer pour atteindre sa taille maximale.

Il y a des photos magnifiques du développement de l'oeuf à la larve sur le site ICI, mais aussi de la croissance de la chenille et de l'éclosion d'une chrysalide...

 

Noire au début, la chenille change ensuite de couleur : plus elle grandit, plus sa couleur s'éclaircit pour devenir verte plus ou moins foncé selon la plante où elle est installée (chez moi elle est de la couleur du fenouil !).

 

On peut observer la chenille le jour, car elle est très active et se nourrit tout au long de la journée.

J'ai pu observer qu'elle a des phases de repos où elle s'immobilise aux heures très chaudes. Si on coupe la branche de fenouil et qu'on la met à l'ombre, la chenille se remet presque instantanément à manger.

Il faut dire que ces jours-ci dans le sud-est il fait 38° à l'ombre... Et au milieu de la journée, à part les cigales, on n'entend plus rien : même les oiseaux font la sieste.

 

A noter, si la chenille se sent agressée, elle sort en arrière de sa tête, un rostre bifide de couleur orangé (une sorte de petite fourche à deux dents plus ou moins gonflable !), l'osmeterium, très malodorant qui éloigne les indésirables et les prédateurs...

 

 

Lorsque la chenille a atteint sa taille maximale d'environ 4 cm, elle se fixe à une branche en s'entourant d'un fil solide et se transforme en chrysalide. Elle restera sous cette forme-là deux semaines environ en été avant qu'un nouveau papillon ne sorte pour recommencer le cycle...

 

C'est sous forme de chrysalide que le "papillon" passe tout l'hiver attendant les premiers beaux jours pour éclore, se nourrir et se reproduire, perpétuant ainsi le cycle de la vie.

 

La formation de la chrysalide / Source wikipedia

Au printemps, les papillons qui ont passé l'hiver sous forme de chrysalide se reproduisent donc une première fois. Ils donnent une première génération de larves qui deviennent de belles chenilles, puis des chrysalides et de nouveaux papillons.

 

Les papillons issus de cette première génération s'accouplent et pondent à leur tour : c'est la seconde génération.

 

Il peut y avoir parfois une troisième génération jusqu'en septembre si le climat et l'abondance de nourriture sont au rendez-vous.

 

En montagne, il y a une seule génération.

 

Les scientifiques ont pu observer que certains papillons adultes résistaient aussi à l'hiver et pouvaient donc se reproduire.

 

Le machaon est un papillon commun dans ma région mais il faut noter que ma voisine qui a un jardin-catalogue très beau mais très "clean", n'en a pas dans son jardin.

Moi qui possède un mini-jardin donc forcément un peu fouillis, j'ai des larves sur chaque plant de fenouil ! Il faut dire que mes fenouils poussent spontanément au milieu de plants de lavandes contre un vieux mur très ensolleillé...

A défaut de planter des carottes dans le jardin, n'hésitez pas à créer des conditions favorables à cette espèce. J'ai lu que très souvent les chrysalides s'accrochaient sur un vieux mur. Ceci explique donc ma chance !

 

Le machaon ne se contente pas fort heureusement de vivre dans les jardins : il lui faut de l'espace, des champs, des prairies...mais c'est un solitaire et c'est très rare d'en voir voler plusieurs specimens à la fois.

Il se nourrit comme tous les papillons du nectar des fleurs qu'il absorbe grâce à sa longue trompe.

On peut l'observer jusqu'à 1200 mètres d'altitude en moyenne montagne.

 

On rencontre les machaons dans toute l'Europe, mais aussi en Afrique du Nord, au Japon et dans toute l'Asie, ainsi qu'en Amérique du Nord où il est arrivé en 2012 suite à une modification du climat.

Par contre, il est absent de l'Irlande et très rare en Grande-Bretagne.

Il existerait plus de cent sous-espèces.

 

Dans certaines zones d'Europe centrale c'est une espèce protégée.

En France, il n'est pas protégé mais il est moins observé qu'auparavant : il tend à disparaître à cause de l'utilisation exagérée des pesticides dans les cultures et les jardins.

 

C'est donc à chacun de nous de tout faire pour le préserver...

 

Et vous en avez-vous dans votre jardin ?

Sur quelle plante l'avez-vous observé ?

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