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30 mai 2014 5 30 /05 /mai /2014 14:51
"Suivez-moi-jeune homme"de Yaël Hassan

Thomas est dans un fauteuil roulant depuis un tragique accident de scooter. Il ne peut donc pas partir en vacances au ski avec Mia, sa meilleure amie au collège.

Un jour au début des vacances de noël, il fait la connaissance de son nouveau voisin, Bernard Pavot, un enseignant de linguistique à la retraite. Thomas en est sûr : il est cinglé. En effet qui aurait l'idée de parler avec des mots que personne ne comprend ? Et puis qu'est-ce que c'est que cette histoire de résistant et d'appartenance à la SPDM, la Société Protectrice Des Mots !

 

Pourtant parce qu'il s'ennuie et qu'il n'a rien de mieux à faire de ses journées, Thomas va accepter d'aider le vieil homme à déballer ses cartons de livres. Et voilà qu'il se prend au jeu, il découvre que la langue française peut être très imagée, que chaque mot exprime une nuance particulière et que si c'est important d'intégrer des nouveaux mots parce que la langue évolue, c'est important aussi d'en adopter d'autres, donc, de les utiliser pour qu'ils ne tombent pas dans l'oubli !

 

Grâce à Bernard Pavot, Thomas se fera un nouvel ami, Mathieu qui l'initiera au slam. Tous deux décideront de s'allier pour proposer à leur professeur de français, Mlle Blondin, et à toute la classe, un projet difficile : le sauvetage des mots en perdition ! Finalement tout le collège adhère au projet...

Thomas se réconciliera avec Mia (dont il est amoureux) et trouvera une véritable passion, celle du slam qui lui permettra d'exprimer et de calmer ses angoisses.

"Suivez-moi-jeune homme"de Yaël Hassan

L'auteur explique pourquoi elle doit ce texte à Bernard Pivot. Il est d'ailleurs parsemé des 100 mots que Bernard Pivot a voulu sauver (voir son livre "100 mots à sauver")...tous expliqués je vous rassure. Certains adultes les découvriront aussi (moi non plus, je ne connaissais pas le sens de tous ces mots).

Ce roman a obtenu de nombreux prix. Il a été envoyé cette année par les éditions Casterman aux enseignants de lettres des collèges. C'est une bonne idée de faire travailler les élèves sur ce sujet, d'autant plus que le texte est bien écrit et aborde le sujet du handicap et de la relation intergénération avec la plume pudique et réaliste de l'auteur.

 

Voux apprendrez ainsi qu'un "Suivez-moi jeune bomme" est un vêtement féminin d'où dépassent deux pans de dentelle qu'on laissait flotter derrière la robe (ou le chapeau) !

Vous voilà "à quia" (réduits au silence), vous cessez de "regarder voler les coquecigrues" ( de vous faire des illusions) sur votre culture générale !

Acceptez donc de vous faire "ébaudir" (divertir), sans "fla-fla" (chichis) ni "venette" (peur) et "dès potron-minet"(au petit matin),  laissez tomber les "vétilles" (choses sans importance), pour vous plonger dans la lecture de ce petit bijou...

Scrogneugneu ! Vous découvrirez "moults" (nombreux) vocables "bath" (cool) avec lesquels vous pourrez épater le "clampin" ou le "Pékin" moyen (un type quelconque), le "jouvenceau" ( le très jeune homme) ou la "jouvencelle" et vous pourrez faire  le "mirliflore" (celui qui se donne en spectacle) ou le "flambard" (le fanfaron) jusqu'à "la brune" (au soir) !

Trève de carabistouilles (bêtises), de goguenardises (plaisanteries moqueuses) et de billevesées (balivernes), baillez-moi (donnez-moi) votre confiance sans barguigner (hésiter) et ne tentez pas de vous esbigner(sauver) comme un faquin (coquin), ne jouez pas non plus au grimaud (élève ignorant), pour plus de nitescence (clarté), et trotte-menu (à petits pas), ouvrez donc ce livre ou le dictionnaire !

"Suivez-moi-jeune homme"de Yaël Hassan

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9 février 2014 7 09 /02 /février /2014 16:02
Soldat Peaceful de Michael Morpugo

L'histoire se passe dans une famille anglaise, la famille Peaceful. Le père travaille comme bûcheron pour le colonel qui en échange loge sa famille.

 

Les trois frères, Big Joe, qui est handicapé mental, Charlie, l'aîné et Thomas (dit Tommo) vivent une vie agréable proche de la nature, entourés par une mère aimante. Mais à la mort de leur père, écrasé accidentellement par un arbre, les choses changent. Tommo se sent coupable, car il est persuadé que cet accident est de sa faute, son père ayant tout fait pour que l'arbre ne tombe pas sur lui.

La mère est obligée de travailler chez le colonel pour s'occuper de sa femme et les enfants sont gardés par une vieille tante. Ils jouent souvent avec Molly, une camarade de classe dont ils tombent tous deux amoureux...

A la fin de leur scolarité tous trois vont travailler à leur tour chez le colonel, Charlie voit Molly en cachette de leurs parents... Les deux jeunes gens s'aiment, mais c'est la guerre. Tommo et Charlie partent tous les deux, laissant leur mère  et Big Joe à la maison avec Molly, enceinte.

 

En France, ils vont devoir se battre dans les tranchées, voir leurs camarades tomber sous le feu de l'ennemi. Mais alors que Tommo a été sérieusement blessé lors d'une attaque, Charlie désobéit au sergent Hantley pour rester auprès de lui...Ensemble, la guerre leur paraît moins dure et plus facile à supporter. La sentence tombe, inéluctable, horrible.

 

Ce livre est construit comme un compte à rebours au cours duquel Tommo se souvient de tout ce qu'ils ont vécu durant leur enfance  avant la guerre et depuis leur engagement volontaire dans l'armée britannique. Il voudrait que cette nuit ne se termine jamais. Au matin l'attend la mort...

Le roman commence alors que Tommo entre à l'école pour la première fois et remonte dans le temps jusqu'à ce matin-là, à 6 heures du matin...

Chaque chapitre correspond à ce décompte des heures et crée une suspense qui peu à peu prépare le lecteur à l'issue fatale et terrible du récit.

 

A lire absolument cette année 2014 où on commémore le centième anniversaire de la première guerre mondiale...pour ne pas oublier les horreurs de cette Grande Guerre et toutes les vies qui y sont restées.

Ce roman fait partie de la sélection 3° (13 - 14 ans) des "Lectures pour les collégiens".

 

 

 

 

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8 février 2014 6 08 /02 /février /2014 09:15
A la brocante du coeur de Robert Cormier

Trent est doué pour interroger les suspects et les faire avouer. Il sait si bien s'y prendre qu'il est appelé sur les lieux d'un crime dans le Vermont : une petite fille de sept ans a été retrouvée morte, cachée sous des feuillages, près d'un quartier résidentiel.

 

Elle a été vraissemblablement assassinée d'un coup porté à la tête. C'est tout ce que la police a découvert. Il n'y a aucune piste sérieuse. Il faut calmer d'urgence toute la communauté qui est sous le choc, donc il faut trouver un coupable !

 

Le principal suspect, d'après le lieutenant de police Georges Braxton, est Jason, son voisin âgé de 12 ans. C'est lui qui a passé toute l'après-midi à jouer avec elle autour d'un puzzle, ce qu'elle affectionnait particulièrement... Le lecteur sait tout de suite que Jason n'est pas coupable, Trent aussi.

 

Comment, un adolescent mineur, peut-il se retrouver ainsi, seul sans sa famille,  sans avocat, pour un interrogatoire au commisariat, dans une salle minuscule et surchauffée. C'est de la maltraitance !

Mais Trent est au-delà de la loi, il veut des résultats et va tout faire pour obtenir des aveux...d'autant plus que le sénateur, ami de la famille, lui a promis une très belle récompense et qu'il rêve d'obtenir un poste plus prestigieux.  Jusqu'où est-il prêt à aller pour l'obtenir ?

 

Trent va tout faire pour obliger Jason à avouer un crime qu'il n'a pas commis. Jason est un garçon sensible et intelligent mais plutôt solitaire et un peu marginal. Comment pouvait-il être ami avec une petite fille ? Des insinuations sordides vont voir le jour... La manipulation mentale se met peu à peu en place.  La tension est insupportable et va crescendo. Le lecteur assiste, impuissant, à un sabotage psychologique en règle. Au lieu de rechercher des preuves concrètes, de vérifier les alibis de chacun, de continuer les interrogatoires des camarades de classe et des voisins, seul Jason est inquiété car soupçonné, et cet interrogatoire, parce qu'il l'accuse de quelque chose qu'il aurait pu faire, sème le doute dans son esprit et le laissera meurtri et changé en profondeur à jamais.

 

Machiavélique !

 

Le lecteur ne peut qu'être révolté par les menaces, les dérives policières de l'enquête (car il faut un coupable coûte que coûte), et la destruction psychologique d'un adolescent innocent. L'intrigue n'est qu'un prétexte pour parler de l'erreur judiciaire, de la manipulation et de la corruption.

 

Remarque : Ce roman fort est le dernier écrit par l'auteur qui est décédé en 2000. On trouve donc une préface sous forme d'hommage à l'auteur.

Il fait partie de la Sélection "Lectures pour les collégiens" proposée par l'Éducation nationale - liste de 3°.

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31 octobre 2013 4 31 /10 /octobre /2013 08:06

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Comme nous pouvons lire dans wikipedia :

"Rebecca est un roman de Daphne du Maurier paru en 1938. Le roman, inspiré par les œuvres de Charlotte Brontë et peut-être aussi par celles de Jane Austen, est considéré au XXIe siècle comme un classique de la littérature anglaise".

 

En tous cas, 75 ans après sa publication, ce roman de Daphné du Maurier, exerce toujours la même emprise sur ses lecteurs qui ont du mal à oublier les personnages...

Voilà un classique que j'ai relu avec plaisir pendant mes vacances...

 

L'histoire

 

La narratrice, dont le lecteur ne connaîtra pas même le prénom, est une jeune fille modeste, naïve, romantique et plutôt insignifiante.

Elle travaille comme demoiselle de compagnie pour une américaine déplaisante qui s'incruste auprès des personnes célèbres...

Un soir, à Monte Carlo, dans un hôtel luxueux, Mrs Van Hopper tente d'approcher le mystérieux mais fortuné, Maximilien de Winter, veuf depuis un an et qui ne se remet pas de la tragique disparition de sa femme, morte noyée dans des circonstances mystérieuses.

D'un naturel peu avenant, il va cependant courtiser la jeune fille, lui parlant peu de lui-même mais surtout du domaine connu de tous :  la manoir anglais appelé Manderley !

Était-ce prémonitoire mais la jeune fille a acquis, petite fille, une carte postale de ce domaine et elle a souvent rêvé à son sujet...

Le conte de fée se poursuit lorsque Maxim la demande en mariage et malgré la différence d'âge et de milieu, ils se marient et partent en voyage de noce à Venise.

 

De retour à Manderley, les choses se gâtent...Pris par ses obligations, Maxim la laisse souvent seule. Elle se sent inquiète dans cette vaste demeure et se perd dans ses couloirs. Le domaine situé au bord de la mer est pourtant magnifique et le jardin très fleuri mais elle se sent justement incapable de le gérer.

La première Madame de Winter semble toujours présente dans l'esprit de chacun : ce sont ses plats préférés que l'on sert aux repas, ses habitudes qui continuent à faire fonctionner la maison, et ses objets qui la décorent.... D'ailleurs tous la comparent  avec Rebecca : Béatrice, la soeur de Maxim, la grand-mère de Maxim, les voisins et connaissances, et même les domestiques, qui étaient tous là pour l'accueillir. Ils  s'aperçoivent vite que la jeune mariée n'est pas à son aise ce dont profite la machiavélique Mme Danvers, la gouvernante restée au domaine et qui adorait Rebecca...

 

Peu à peu la jeune femme va tenter d'en savoir plus sur Rebecca, découvrant qu'elle était très aimée, gaie, élégante, brillante et pleine de vie...parfaite quoi, enfin c'est ce qu'elle croit...mais chut ! Je ne vais pas dévoiler la fin pour ceux qui ne l'ont pas lu !

Peu à peu, face à la morosité ambiante, la nouvelle Mme de Winter pense que son mari ne l'aime pas et qu'elle ne pourra jamais gagner son coeur habité par le souvenir de Rebecca.

 

Le lecteur est gagné, chapitre après chapitre, par l'angoisse et la frayeur de la jeune femme. Toute remarque de Maxim nous persuade que le conte de fée est terminé. On tremble devant la méchante gouvernante... Ce n'est pas un hasard si Hitchcock en a fait un film !

L'angoisse et la pression monte en même temps que l'intrigue policière.

 

C'est un roman d'ambiance, très psychologique, qui se lit très vite  tant le lecteur se languit de faire retomber la pression. Je connaissais pourtant la fin de l'histoire mais me suit laissée gagner par le suspense de ce roman où pourtant il y a très peu d'action !

L'emploi de la première personne facilite l'identification à l'héroïne et rajoute au mystère ambiant. Elle nous émeut et, même si on ne se reconnaît pas vraiment dans sa personnalité, le lecteur est soulagé à la fin de la découvrir si forte et si déterminée...

 

A lire bien sûr et à faire lire aux ados à partir de 13 ans...car comme beaucoup de grands classiques, ce roman est intemporel donc, toujours d'actualité, et ne manquera pas de plaire aux jeunes.

Il est d'ailleurs présent dans les listes de lecture de l'Éducation nationale "Lectures pour les collégiens - 3°"

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28 octobre 2013 1 28 /10 /octobre /2013 17:18

 

Déborah incite Ruth à s'interroger sur le passé de sa mère, Marie-Ève, décédée brutalement d'une rupture d'anévrisme quatre ans auparavant.

 

En recherchant une photo récente de sa mère, Ruth découvre dans une boîte à chaussures cachée au fond de l'armoire de son père, une photo de leur classe de terminale, qui correspond à l'année où ses parents se sont connus.

 

A côté de son père, toujours aussi mystérieux,  se tient une superbe jeune fille blonde aux yeux noisettes. Est-ce sa mère, qu'il tient par la main ou, comme le suggère Déborah, Ève-Marie, sa lumineuse soeur jumelle, décédée cette année-là de façon tragique...

 

Pour en avoir le coeur net, la jeune fille, qui n'ose pas poser directement la question à son père,  crée,  encouragée par sa meilleure amie,  une adresse mail bidon sous l'identité de son père et dépose la photo sur le site perdu-de-vue.com. Elle inverse volontairement le nom des jumelles et attend les réponses...

 

Les réactions ne tardent pas à affluer, semant le trouble et l'angoisse dans la vie de Ruth. De terribles souvenirs remontent à la surface : des camarades de classe se manifestent ; le professeur de philo qui se trouve sur la photo aussi  ; Ruth découvre un mail d'un certain René Lechemin (son grand-père dont elle ignorait l'existence) qui accuse ouvertement Martin Cassel, le père de Ruth, du meurtre de la jeune fille.

 

Car la merveilleuse Ève-Marie... ne s'est pas noyée comme on l'a dit à Ruth mais a été sauvagement assassinée, étranglée avec une cravate !

 

Alors que le meurtrier présumé est en cavale, le cauchemar recommence : le tueur à la cravate frappe à nouveau...vingt ans après ! Le père de Ruth qui n'a pas d'alibi est arrêté. Ruth décide alors de se rendre chez son grand-père avec Bethsabée, sa petite soeur, qu'elle s'est juré de protéger, quitte à en perdre la vie...mais bien décidée à en savoir plus sur celui qui accuse son père.

 

Les personnages sont attachants, fragiles juste ce qu'il faut pour les faire aimer des lecteurs. Ruth est une jeune fille formidable : l'amour qu'elle porte à sa soeur est attendrissant ; elle défend son père et a une confiance aveugle en lui...Elle sait au fond d'elle-même que, même si tout l'accuse, en tant que fils de pasteur sûr de ses convictions religieuses, il ne peut pas avoir tué. D'ailleurs ne sauve-t-il pas tous les jours des vies en tant que médecin-anesthésiste ?

 

Nous voilà dans un  thriller particulièrment captivant qui amène souvent le lecteur sur des pistes erronées, ce qui ajoute au suspense. Chaque élément nouveau a un rôle important sur le cours de l'histoire...

Mais c'est aussi un roman émouvant qui parle d'amour à chaque page : amour de Ruth pour sa petite soeur qu'elle veut protéger à tous prix, amour de Martin Cassel pour les jumelles et pour ses filles, même s'il le manifeste plus pour la petite qui ressemble tant à Ève-Marie, même s'il est froid et distant, amour de René Lechemin pour ses petites filles... Même le meurtrier nous parle d'amour...

 

A la fin de l'histoire, dans un chapitre à part qui s'intitule  "Comment naît un roman (ou pas)"... l'auteure nous invite à lire le journal de la création du roman. De quoi en apprendre encore plus sur le métier d'écrivain et le processus d'écriture et suivre pas à pas le cheminement de ses idées, ses déceptions, et l'enthousiasme qui ont accompagné l'écriture du roman.

 

Ce roman a été sélectionné par l'Éducation nationale dans ses listes "Lectures pour les collégiens" classe de 3ème. En effet il peut donner suite à  de nombreux débats en classe : Jusqu'où peut-on aller sur internet ? Peut-on usurper l'identité de quelqu'un ? Quels en sont les conséquences ?

Cependant je pense qu'il peut être lu dès l'âge de 12 ans sans problème particulier de compréhension.

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26 octobre 2013 6 26 /10 /octobre /2013 14:41

L'auteure s'est inspirée de la vie de sa grand-tante pour créer le personnage de Leela. Ce roman est un hommage à toutes les fillettes ou adolescentes devenues veuves avant d'avoir connu l'amour et qui ont souffert inutilement alors qu'elles n'étaient que des enfants...

 

L'histoire se passe en Inde en 1918. Les traditions sont encore bien présentes...

 

Leela a 13 ans. Elle est terriblement (voire trop) gâtée par ses parents et elle attend avec impatience son "anu", c'est-à-dire la fête donnée en son honneur avant qu'elle parte s'installer dans la famille de son époux. Elle a été fiancée à deux ans et mariée à neuf mais elle n'ira vivre avec Ramanlal qu'après l'anu. Sa belle famille est très gentille et attentionnée pour elle...Mais le destin lui réserve une autre voie.

 

En effet le malheur s'abat sur sa famille : son mari est mordu par un serpent et meurt. Là voilà devenue veuve à 13 ans...Les deux familles sont endeuillées mais pour Leela cela signifie : rester cloîtrée pendant un an, couper ses beaux cheveux et avoir la tête rasée, puis porter cet affreux sari couleur de boue et renoncer à ses bijoux...et aux couleurs dont elle aimait tant se parer...De plus elle n'aura plus jamais le droit de se remarier.

 

Même après la période de deuil, elle portera malheur et plus personne ne l'invitera à aucune fête . Comment faire pour rester la même quand le regard des autres est si lourd et quand du jour au lendemain on devient la risée de toute une communauté ?

 

Elle va trouver un allié précieux auprès de Kanubhai, son frère, qui étudie en ville, se révolte et ne renonce pas car il voit les idées évoluer et le poids de la religion et des traditions s'éloigner...

Ces idées "progressistes" sont amenées par un certain Gandhi qui bouscule le peuple indien, veut combattre la domination anglaise et lutter pour les opprimés dans la non-violence ...

 

Saviben son ancienne intitutrice va devenir son professeur particulier et l'aider à se préparer aux examens. Elle lui ouvre les yeux sur le monde et lui permet de rêver d'un nouveau destin.

 

Leela a les clés de sa vie en main, encore faudra-t-il qu'elle réussisse à surmonter sa révolte et son désespoir...et à convaincre sa famille.


C'est un très beau roman-témoignage sur la liberté, celle de Leela, mais aussi celle de tout un peuple...C'est un roman émouvant qui, à travers l'histoire de Leela,  permettra aux ados de mieux connaître un autre pays, ses traditions, le système des castes...

 

Le lecteur, même adulte, aura du plaisir à lire cette histoire riche en couleur et en odeur malgré le sari "couleur de boue".

 

A lire à partir de 12 ans car il peut être difficile d'entrer dans ce roman à cause des nombreux termes indiens qui pourtant sont expliqués à la fin dans un glossaire.

Ce roman fait partie de la Sélection "Lectures pour les collégiens" classe de 5°.

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10 septembre 2013 2 10 /09 /septembre /2013 13:01

 

Depuis la mort de sa mère qui était servante au château, Marie a été recueillie par le baron et la baronne de Rochecourt. Elle a eu la chance de partager l'éducation des enfants de la famille. Elle sait donc lire et écrire.

Sa passion secrète, c'est le théâtre. Elle écrit d'ailleurs une petite pièce en 5 actes où elle décrit avec humour sa vie quotidienne.

Aussi lorsque Monsieur le Baron annonce la venue de Pierre Corneille, elle ne tient plus en place : elle va pouvoir rencontrer cet homme de lettre qu'elle admire tant !

 

Malheureusement,  elle doit rester en retrait pendant toute sa visite, le baron comptant mettre en avant ses propres enfants et en particulier, Thomas le fils aîné.

 

Mais la chance est décidément du côté de Marie...

Bien que simple servante et fille de surcroît, ses écrits vont être découverts et son talent d'écriture reconnu.

 

Ce petit roman facile à lire, à l'histoire somme toute assez banale, présente un intérêt à l'école et au collège.

 

Il peut, avec les plus grands, permettre de développer le thème de l'accès à l'écriture et de l'instruction des femmes au XVIIe siècle. Il permettra aussi de mieux connaître ce siècle et la vie quotidienne chez les gens aisés mais aussi de mieux comprendre les différences de classes sociales.

 

Enfin Marie aime tant les mots que ce plaisir ne demande qu'à être partagé... en alexandrins ! De nombreux enseignants de lettres pourront proposer à leurs élèves de décrire leur vie quotidienne à la manière de...Marie !

 

L'alternance du récit des événements quotidiens et des scènes écrites par Marie donne au roman toute son originalité.

 

C'est un roman qui fait partie de la Sélection de l'Éducation nationale (4e)  mais ne manquera pas de plaire aux pré-ados à partir de 10-11 ans. Ces derniers trouveront certains mots compliqués mais il y a heureusement un lexique à la fin !

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24 juin 2013 1 24 /06 /juin /2013 17:00

 

Sélectionné par l'Éducation nationale dans sa liste "lectures pour les collégiens, classe de troisième".

 

Un jour tous les portables des élèves se mettent à sonner en classe ce qui est normalement interdit bien sûr dans le lycée de Central High. L'événement est exceptionnel, une tuerie vient d'avoir lieu dans un lycée de la région, à Pleasant Valley. La fusillade a fait de nombreuses victimes et les parents des lycéens sont inquiets.

 

Dès le lendemain,  pour gérer le stress post-traumatique,  le principal est assisté par le docteur Willner. Il faut veiller à soutenir psychologiquement élèves et familles et gérer une situation de crise. Rien d'anormal à priori.

 

Des mails sont envoyés aux parents pour expliquer les nouvelles mesures de sécurité : les fouilles sont systématiques à l'entrée du lycée pour éviter qu'une arme soit introduite dans l'établissement ; certains vêtements sont proscrits ainsi que la couleur rouge ; le maquillage est interdit et les produits jetés à la poubelle ;  la traque est faite contre toutes les attitudes dangereuses ou la consommation de produits illicites ; puis les téléphones portables sont interdits ainsi que l'écoute du rap, mais aussi certaines lectures jugées dangereuses...

 

Enfin tout écart est sévèrement puni. L'élève coupable est convoqué dans le bureau du "docteur" puis exclu et envoyé dès le lendemain en camp de redressement...

 

Tom Bishop est un lycéen sans histoire. Mais quand des camarades et des professeurs commencent à disparaître, il prend conscience qu'il ne peut plus se taire. Surtout lorsqu'il découvre que derrière l'écran de TV du bus se cache une caméra qui enregistre tous leurs secrets d'adolescents pendant le trajet scolaire.

 

Puis lorsque lui et ses copains se voient obligés de perdre le match contre l'équipe des rescapés de Pleasant Valley...sous peine de sanction.

 

Ils se demandent alors qui organise ce gigantesque complot contre la jeunesse...et comment peuvent-ils y faire face ?

A chacun de trouver sa solution...

 

Ce que j'en pense :

 

Une situation très réaliste : une tuerie qui inquiète éducateurs, professeurs et parents ; des mesures prises dans une situation d'urgence pour éviter un nouveau drame ; des élèves qui sont envoyés en camp de redressement au moindre faux-pas ; la lutte contre la consommation de drogues ; l'école qui prend le pouvoir sur la famille en matière d'éducation... Tout paraît réel.

 

Ce livre est intéressant car il pose le problème de la limite...

- Jusqu'où peuvent aller nos politiques dans la répression sans semer la révolte et obtenir le contraire de ce qui est attendu ?

- Jusqu'où a-t-on le droit de réprimer la liberté individuelle sous prétexte de protéger la population d'un  hypothétique danger ?

- Faut-il faire vivre les gens dans la peur du  terrorisme ? de l'accident ? d'une tuerie ? de son prochain ?

 

Je suis d'ailleurs surprise que les jeunes de ce roman ne se révoltent pas plus, que les adultes soient comme endormis, robotisés et sans sens critique, que les enseignants, par peur de perdre leur place ne s'associent pas pour débattre du problème et surtout qu'à la fin tous préfèrent la fuite à la lutte...

 

Sans doute si ce roman fait partie de la sélection de l'Éducation nationale pour les élèves de 3ème, ce n'est pas un hasard : il ne manquera pas de provoquer de nombreux débats en classe et comme tout le monde le sait l'argumentation est au programme !

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 07:16

chambre203.jpg

 

Pourquoi Pierre, alors qu'il n'a que 9 ans, se sent-il de plus en plus fatigué au point de ne pas arriver à manger le fameux gratin de pâtes au jambon cuisiné avec amour par sa maman ?

Le médecin lui prescrit des examens et lorsque le verdict tombe la famille est effondrée. Pourra-t-elle l'aider lors de son séjour à l'hôpital ? Ses amis avec qui il adorait jouer au foot auront-ils encore des choses à lui raconter ? Comment continuer à vivre sans cheveux, isolé dans une chambre d'hôpital, avec des examens et des soins quotidiens douloureux ?

 

Heureusement il y a Laura avec qui il partage la chambre 203, les rêves d'enfants et les fous rires... Il compte bien se marier avec elle un jour ! 

Et puis Tata Paulette qui vient les voir toutes les semaines et leur apporte des petits cadeaux malgré sa paye de femme de ménage.

Et puis il y a le dimanche où toute sa famille vient le voir.

Et puis il y a le samedi où tout le monde a des occupations et lui, il s'ennuie...alors il réfléchit.

Mais un jour l'état de Laura s'aggrave, il faut l'isoler et Pierre se retrouve seul face à la maladie...et à la mort.

Va-t-il mourir lui aussi se demande Pierre ?

Arrivera-t-il à se battre pour deux ?

 

C'est un roman triste et joyeux à la fois, facile à lire et présenté sous forme de journal intime.

L'auteur nous montre le combat héroïque d'un enfant contre le cancer et les difficultés de sa famille pour l'aider.

Ce roman est porteur d'un espoir immense, celui de la guérison. Il nous parle du regard des autres, de leur incompréhension, de la difficulté  de partager, et de l'importance de l'amour.

 

Il est conseillé sur les listes de l'Education nationale CM2-6°.

A lire à partir de 10 - 11  ans donc mais avec tout de même un adulte avec qui parler de tout ça car cela peut être très lourd pour un jeune enfant.

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22 mars 2013 5 22 /03 /mars /2013 19:23

chat-tigali.jpg

 

 

Editeur : Mini Syros / Collection : Polar

 

Vanessa et ses parents quittent l'Algérie à la fin du contrat de coopération du père qui est instituteur. Pour faire plaisir à la petite fille, ils emmènent leur chat Amchiche.

 Mais lorsqu'ils arrivent dans le petit village du sud de la France, les habitants en veulent au chat qui baroudent partout pour explorer son nouveau lieu de vie.

Des lettres anonymes parviennent à la famille, le chat est blessé puis tué...

Pourquoi les habitants du village sont-ils si cruels  ??

 

 

Un petit roman style "polar" très court (30 pages) qui aborde le thème du racisme et de la différence à travers l'histoire d'un chat.

 

A lire dès 8 ans comme la plupart des livres de la collection.

Ce petit polar fait partie de la Sélection CM2- 6° de l'Éducation nationale.

 

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21 mars 2013 4 21 /03 /mars /2013 19:23

loukoum-a-la-pistache.jpg

 

Editeur : Mini Syros / Collection : Paroles de Conteurs

 

Ce petit conte plein de sagesse, adapté d'un conte persan, fait partie de la Sélection de L'Éducation Nationale CM2-6° mais peut être lu dès 8 ans.

 

 

Lorsque au hammam, la bague du vizir glisse de son doigt et flotte à la surface de l'eau au lieu de couler, celui-ci court aussitôt chez lui et oblige ses proches à quitter la ville pour se mettre à l'abri. Quelques jours plus tard, le roi le fait jeter en prison l'acuusant de haute trahison, confirmant ainsi ses craintes !

En prison, pendant sept longues années, le  vizir rêve de manger un loukoum à la pistache et le réclame à son gardien sans résultat. Mais le jour où son gardien se décide à lui en apporter un, un rat le rend immangeable !

Le vizir cependant reste calme et heureux. En effet quelques jours plus tard, il est libéré et retrouve les siens ! Comment a-t-il pu prévoir deux fois ce qui allait se passer demandent les sages ?

 

C'est très simple et c'est la "morale" de l'histoire !

La vie est faite de hauts et de bas...quand tu es en haut tu ne peux que descendre et quand tu es au plus bas, monter !!

 

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20 mars 2013 3 20 /03 /mars /2013 19:22

Editeur Mini Syros / Collection Soon / Des histoires de futur.

 

Un livre de science-fiction à lire dès 8 ans.

Il fait parti de la sélection CM2-6° de l'Education Nationale. Il s'agit donc d'une lecture facile et courte (43 pages) mais idéale pour découvrir le genre. 

 

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C'est la rentrée ! Leïla découvre un nouvel élève, le seul qui n'est pas accompagné par ses parents. Et pour cause...il n'en a pas. Il est issu du Centre des Humains Génétiquement Modifiés. Il a des gènes de cerf et d'enfant, c'est pour cela qu'on l'appelle l'enfaon.

Doux, timide et rêveur il a du mal à travailler en classe mais la maîtresse, qui sait tout de son passé, est d'une patience d'ange et le laisse évoluer à son rythme. En fait il est toujours en décalage, ne perçoit pas les choses de la même manière que les autres enfants. C'est dur d'être différent et d'accepter les moqueries des autres.

Leïla qui nous raconte cette histoire va peu à peu se rapprocher de lui et  tomber amoureuse, il est si différent  et il fait battre son coeur si fort !

Un soir l'enfaon vient taper à sa porte, il est accompagné d'un autre enfant qui n'est jamais sorti du centre et qui va bientôt mourir. Leïla va leur faire visiter la ville en plein carnaval...

 

Une merveilleuse façon de parler de différence et de tolérance avec les enfants, mais aussi  d'aborder le problème des organismes génétiquement modifiés.  Il faut donc au préalable expliquer à l'enfant ce dont il s'agit.

 

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7 mars 2013 4 07 /03 /mars /2013 17:59

 

 

 

 

Résumé :

 

Au commencement du monde, bien avant la naissance de toute chose, il n’y avait que les lettres de l’alphabet qui flottaient dans le vide. Puis vint Dieu qui façonna les anges puis la Terre, les étoiles, les mers, les plantes et les animaux. Ce monde était parfait, mais Dieu s’ennuyait…
Pour le distraire,  les anges lui construisirent le Paradis.  Alors Dieu décida d’inventer la femme et l’homme. Mais Isha et Ish  s’échappèrent du Paradis et s’enfuirent sur la terre !


Mon avis :

  

Les deux écrivains s’amusent avec les mythes fondateurs, les modifient  et n’hésitent pas à les  critiquer ! Ils proposent ici une vision poétique et drôle de la création de l’univers et de l’Humanité et nous conte la fabuleuse histoire de la naissance de la Terre, du premier homme, de la première femme et … de la première histoire d’amour !

Le livre est divisé en  chapitres qui répondent chacun à une question précise.

  

Par exemple : “Qu’est-ce que le Paradis ? C’est la Terre moins les catastrophes naturelles !”

 

Un livre à découvrir en 6° (c’est au programme) ! Il fait partie de la Sélection de l'Éducation Nationale "Lectures pour les Collégiens" niveau 6°.

Il peut être lu par d'autres pré ados et ados  pour le plaisir et la poésie du texte…

 

 

 

 

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2 mars 2013 6 02 /03 /mars /2013 17:59

A 5 ans, sa tante Pauline offre à Nora un ours en peluche, et un livre bien connu même aujourd'hui des jeunes enfants : Michka.

L'ours devient très vite le seul confident de la petite fille.

 

Aujourd’hui Nora a dix ans et rien ne va plus. Elle ne travaille plus à l’école. Elle se sent seule et mal aimée.

La raison ? Michka a disparu ! Et avec lui tous les secrets de Nora…

 

De plus la famille vient de déménager et Nora a l'étrange impression que sa maman ne l'aime plus. Est-ce à cause du bébé ? A-t-elle découvert les secrets de Nora ?

Michka s’est-il perdu dans le déménagement ? Ou...a-t-il repris sa liberté comme le Michka du livre ?

 

Nora est inquiète. Elle avait caché dans le ventre de Michka de petits mots où elle décrit ses sentiments...

Et si maman les avait découvert ?

 

 

Un court roman sur le thème de la relation mère-fille. Il parle de la sensation d’abandon qu’un aîné peut ressentir lors de la naissance d’un autre enfant. Des bouleversements familiaux autour de la naissance. De la perte des repères lors d’un déménagement…

Beaucoup de thèmes graves pour un si petit roman de 62 pages !

 

 

 

 

Ce court roman fait partie de la Sélection de l'Éducation nationale

"Lectures pour les Collégiens" niveau CM2- 6°.

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 18:00

 

 

Saïd est rentré au collège et depuis quelques temps rien ne va plus pour lui. Pourtant avant il était bon élève, aimait lire et écrire et surtout il adorait aller à l'école !

 

Au collège Camille Claudel, certains professeurs ont du mal à se faire respecter.

Il y a toujours du bruit en classe comme à la maison ! Certains cours sont inaudibles et la violence dans les couloirs et la cour de récréation est omniprésente.

 

Avant, c’était tout le contraire ! Dans la classe de CM2 la maîtresse imposait des règles et surtout le silence.

 

Mais est-ce la vraie raison ? Que se passe-t-t-il dans la vie de Saïd qui explique ses échecs scolaires répétés ? 

  

En fait Saïd est coincé entre le collège et la cité. Il y a plusieurs vies : son monde à lui dans la cité et celui de son copain Antoine dans les quartiers périphériques et les deux mondes ont du mal à cohabiter.

Le monde de Saïd... c’est son cousin Tarek (et sa bande) qui ne pense qu'à la vengeance et à la violence (par exemple Tarek crève les pneus de la voiture  de Madame Beaulieu, son professeur de français) ;

puis il y a Abdelkrim, son frère, qui   participe à de mauvais coups et continue à mentir à son père et à être admiré par sa mère qui ne peut pas croire dans son coeur que son fils devienne mauvais ;

puis il y a sa sœur, Samira, qui est obligé de quitter la cité pour s’installer avec son petit ami de peur qu’on lui casse la figure ;

et enfin il y a son petit frère, mal soigné  après une otite, qui est devenu sourd d’une oreille…

 

Saïd va être obligé pour sauver sa sœur, de collaborer aux petits trafics de son cousin. Il en est malade  et peu à peu son monde s’écroule... 

 

Pour se libérer de ce poids qui l'étouffe, il consigne tout dans son cahier… chaque mois il rédige  “juste pour se souvenir”. Il explique les mots qu’il ne comprend pas (il aime toujours autant la langue française) et les cherche dans un dictionnaire.

Mais ces derniers temps, même écrire, ça ne le tente plus…

Alors un jour parce qu’il est désespéré, il décide de donner son cahier à son professeur d’Histoire Géographie qu'il aime beaucoup.

 

Mais est-il encore possible de le sauver ?

 

Ce que j’en pense :

 

C’est un roman à la fois tendre et violent. Saïd est un personnage très attachant qui touche le lecteur et l’oblige à entrer dans son histoire.

 

Le roman montre les difficultés d’enseigner dans les collèges de banlieue.

Mais aussi les difficultés d’être bon élève quand rien ne va plus à la maison. Saïd veut apprendre mais le système et sa vie de famille l’en empêche !

 

Sans concession, ce roman interpelle le lecteur. 

Il peut faire réfléchir les élèves à l’entrée au collège sur le comportement à avoir en classe.  C'est aussi un appel à la tolérance et  à l'acceptation des différences.

Les personnages sont si bien décrits qu’ils apparaissent réels.

Les mots difficiles sont expliqués par Saïd lui-même ce qui rend ce roman facile à lire et à comprendre.

 

Ce roman sonne juste car l'auteur raconte, en modifiant certains éléments, ce qu’elle a vécu. Il a le mérite de ne porter aucun jugement : il exprime tout simplement la réalité de certains collèges, de certaines familles et de certains élèves. Mais il ne faut pas pour autant généraliser.

 

De ce roman a été tiré un téléfilm diffusé sur FR3  et réalisé par Didier Grousset.

 

Il fait partie de la Sélection de l'Éducation Nationale "Lectures pour les Collégiens" niveau 6°.

 

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1 mars 2013 5 01 /03 /mars /2013 15:43

c'est la vie lili

Lili a 12 ans. Elle part en vacances avec ses parents. Elle se sent de trop : fatigués, ils se disputent sans arrêt. L'ambiance est électrique ! 

Elle pense que ses parents rêvent de se débarasser d'elle...et de vivre seuls leur vacances.

 

Malgré la canicule et le trafic dense, la famille se retrouve sur un parking d'autoroute. Les touristes y sont nombreux, les magasins affichent leurs enseignes agressives, pleines de bruit et de lumière.

Là, les gens se sentent déjà en vacances, mais, sans savoir pourquoi, Lili les trouve tristes et solitaires.

 

Alors quand son regard croise celui d’un chien abandonné, sale et fatigué d’avoir tant cherché ses maîtres, elle se met à sa place et s'identifie à lui, seul et abandonné sur le parking…

 

Elle s'invente alors une vie différente, un ailleurs imaginaire qui va l'aider à supporter ses vacances, qu'elle raconte dans son journal intime.  Elle passe en rêve ce mois d’août sur le relais d'autoroute, près de la station service, à attendre le retour de ses parents…seule avec le chien qui heureusement lui parle ! Mais bientôt c'est le retour...

 

Mon avis

 

Lili ne manque pas d’imagination et nous plonge dans un roman bluffant…car on y croit ! Dès les premières pages on entre dans son univers. Elle nous raconte ses journées et de nombreux détails nous intriguent et nous donnent envie d'en savoir plus.

Elle analyse tout, cherche une explication à tout et montre une réelle maturité dans le regard qu'elle porte sur les adultes et sur le monde qui l'entoure. Ce roman est sa révolte, consignée dans son journal intime.

 

Mais toute révolte fait grandir et c'est ce qui arrivera à Lili cet été-là.

 

Pour le lecteur l'histoire reste difficile à comprendre et à suivre : ce qu'il croyait vrai au début du roman est remis en question au fur et à mesure…

Il ne peut avoir aucune certitude.

 

C'est cependant une lecture passionnante tant le lecteur veut connaître la vérité qui lui échappe quand il croit l'avoir trouvée...

Et la chute le prend encore au dépourvu !

 

A réserver aux lecteurs de plus de 12-13 ans.

 

Ce roman est sélectionné par l'education Nationale sur les listes de "Lectures pour les Collégiens" niveau 4°.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 17:27

 le professeur de musique

 

 

 

L’histoire :

 

Simon Klein, professeur de musique fait sa dernière rentrée. Dans un an il sera enfin à la retraite.

Il n'en peut plus de supporter des élèves qui ne s’intéressent pas à la "vraie" musique. Il est fatigué d'avance à l'idée de les entendre ricaner et de les voir s'agiter.

Le problème de Simon c'est qu'il ne sait pas se faire respecter. Même certains de ses collègues ne se gênent pas pour le narguer en face dans la salle des professeurs.

Heureusement en rentrant chez lui , sa femme, Bella, lui apporte douceur et réconfort ce qui apaise immanquablement ses angoisses...

 

Bref, le jour de cette rentrée il a décidé d'essayer d'être plus  ferme.

Mais voilà qu’il découvre avec surprise qu’il a dans la classe de 6° dont il est professeur principal, le dernier de la famille Choukri, une famille dont tous les membres sans exception, lui ont causé du souci. 

 

Mais il ne faut pas se fier aux apparences.  Malik n’est pas comme les autres membres de sa fratrie, il aime la musique ! Enfin c'est ce qu'il écrit sur la fiche de rentrée. Faut-il le croire ?

Bella pense que oui. Simon, pour le vérifier, ira jusqu'à la bibliothèque municipale...

 

Malik a fait un rêve et, depuis, il s'est promis de suivre la trace de son grand-père et d’apprendre à jouer du violon comme lui.

 

Jamais Simon n’aurait pensé qu’une telle rencontre bouleverserait sa vie. Mais tous deux ne sont pas au bout de leur peine. Ils vont avoir à affronter leur passé pour mieux vivre au présent.

Simon  a été déporté, et il a été obligé de jouer comme violoniste dans l’orchestre d’Auschwitz. Depuis il ne peut plus toucher son violon...

Le grand-père de Malik, quant à lui, a été tué à Paris, en octobre 1961, lors des représailles policières liées à la guerre d’Algérie.

Et Bella...elle a subi en déportation des expériences qui l'ont rendu stérile. Voilà pourquoi elle n'a jamais eu d'enfant.

 

Et c'est aussi pour ça qu'elle va pousser Simon à aider Malik. Elle l'incitera à témoigner devant tout le collège rassemblé, des souffrances de son passé.

 

 

Mon avis

 

Ce roman  nous raconte la vie de deux personnes que tout aurait pu séparer. Il est très émouvant et très réaliste même si dans la vraie vie les choses ne sont pas aussi simples. Il est porteur d'espoir et démontre qu'il ne faut pas baisser les bras car il n'est jamais trop tard pour s'ouvrir aux autres.

 

Avec beaucoup de finesse psychologique et de sensibilité, l'auteur nous parle d'un professeur, meurtri par la vie, qui déprime et d'un pré-adolescent, qui refuse le destin que sa famille a tracé pour lui pour suivre ses propres rêves... A travers la vie des personnages du roman, les jeunes apprendront des évènements  importants de l'histoire...

 

Ce roman est une belle leçon d'espoir et de tolérance.

 

 A lire absolument ! J'ai énormément aimé. Tous les livres de Yaël Hassan me touchent toujours beaucoup. 

 

 Ce roman fait partie de la Sélection "Lectures pour les Collégiens" niveau 6°.

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 14:35

 

nanouk et moi 

Le narrateur, Thomas Cracov, est un jeune garçon très perturbé par de nombreux cauchemars. Ses parents le conduisent  chez le docteur Zblod, un psychologue spécialiste des troubles du sommeil et de l'angoisse.

Thomas fait des cauchemars depuis qu'il a visionné le film documentaire de Robert Flaherty, Nanouk l’esquimau, réalisé en 1920. Dans ce film, Nanouk (le personnage principal) raconte sa vie quotidienne au sein de sa tribu. Il appartient aux  Inuits de la côte est du Canada.

Thomas est angoissé en particulier à cause de la première phrase du film qui annonce que moins de deux ans après le tournage, Nanouk est mort de faim…

Même si cet évènement s’est produit il y a très longtemps, Thomas ne peut s’empêcher de penser à la famille de Nanouk, à Nyla sa femme et à ses enfants et il est triste.

 

Lorsqu'il a visionné tout seul ce documentaire, Thomas a été confronté pour la première fois à la mort. Il n'a pas pu en parler à ses parents. Il s’est identifié à cette histoire au point de ressentir la solitude, la tristesse et le sentiment d’abandon des proches.

 

Et maintenant, il a peur…ce qui occasionne ses cauchemars et sa famille n’arrive pas à le rassurer. Heureusement il va pouvoir parler de ses peurs avec le docteur Zblod.

D'ailleurs, le lecteur le retrouve à la fin du roman en meilleure forme.

 

 

Mon avis

 

Ce roman est très particulier.

 

Certes, l'histoire de Thomas est un prétexte pour parler de la vie des Inuits.

 

Mais ce roman a le mérite de nous mettre devant une de nos principales difficultés existentielles qui est celle d'accepter la mort, et d'en parler avec franchise aux enfants et aux ados. Comment faire accepter l'absence ? Comment rassurer les plus jeunes ? Comment les faire parler autour du sentiment d'abandon ? Toutes ces questions sont évoquées dans le roman...

 

Comme Thomas beaucoup d’enfants ont peur de choses qu’ils ne comprennent pas.

Il n'est donc jamais bon pour un jeune enfant de rester seul face à  ses angoisses (donc seul devant la télé ou un DVD...). Si quelque chose l'inquiète ou l'impressionne, il faut qu'il puisse en parler aussitôt avec un adulte.

 

L'histoire se déroule toute en douceur et c'est ce qui fait son charme.

Le lecteur entre peu à peu dans la vie de Thomas et comprend  pourquoi il est si sensible et pourquoi il a peur…

Sa famille est volontaire et fait tout pour l'aider. Il n'y a pas de drame, mais de la tendresse, de l'écoute et de l'amour. 

 

En parallèle, on apprend plein de choses sur la vie des esquimaux en suivant la vie de Nanouk et de sa tribu : la chasse, la construction d’un igloo, la nourriture…

 

Ce roman est recommandé sur les listes de lecture de l’Education nationale "Lectures pour les Collégiens"- niveau 4°. Mais sa lecture est très facile et il pourra être abordé plus tôt s'il est expliqué par l'enseignant ou les parents.

 

En tous les cas il nous donne envie de (re)visionner le superbe documentaire de Robert Flaherty (que l'on peut trouver en DVD).

 

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28 février 2013 4 28 /02 /février /2013 09:00

Éditeur : École des Loisirs

Paru tout d'abord en quatre tomes séparés, ce roman a été réédité en un seul volume.

Cette lecture est préconisée dans la sélection de l'Éducation Nationale "Lectures pour les collégiens" niveau 5°.

                                     

Histoire du tome 1 : ENID

 

quatre soeurs enid

 

C'est l'automne. Enid est la petite dernière des cinq soeurs Verdelaine. Elle a neuf ans. Personne ne la croit lorsqu'après une terrible tempête qui a ébranlée toute la maison, elle entend durant la nuit un fantôme gémir près du sycomore géant déraciné dans le jardin...C'est elle qui prend la parole dans ce roman et qui nous parle du quotidien et de ses soeurs.

 

Dans la famille, il y a :

- Geneviève, qui passe tout son temps à tenter de préserver son secret  (elle s’entraîne à la boxe thaï alors que tout le monde croit qu'elle fait du baby-sitting !).

- Bettina,  qui ne pense qu'à ses copines Denise et Béhotéguy, formant ainsi la DBB (la Division Bête et Méchante) ou à son nombril.

- Hortense qui ne pense qu’à écrire son journal intime.

- Charlotte, l’aînée, que tout le monde surnomme Charlie, et qui est trop occupée à mettre en route la chaudière pour l’hiver et à gérer la vie quotidienne sans un sou. Elle s'occupe avec courage et détermination de ses quatre soeurs.

  

 Toutes les cinq habitent seules une grande maison isolée sur la falaise, la Vill’Hervé.   Leurs parents sont morts dans un terrible accident, il y a exactement dix-neuf mois et vingt-deux jours…lorsque débute le roman. 

 

Mais il y a aussi Basile, l’amoureux de Charlie, Swift la chauve-souris et  Blitz l’écureuil (les habitants du sycomore que personne ne retrouve après la tempête),  et les deux chats Ingrid et Roberto qui dorment en cachette  avec Enid la nuit… mais chut… il ne faut pas le dire à Charlie.

 

Et voilà qu’un jour débarque Colombe… comme si la vie n’était pas déjà assez compliquée comme çà !!

 

Voilà un roman à la fois facile à lire et amusant.

Les personnages sont très attachants.  

Vous ne manquerez pas de vous reconnaître dans la fratrie…

La  bonne humeur,  la tendresse et  l’émotion sont au rendez-vous pour ce premier tome de la série.

  

 

Histoire du Tome 2 : HORTENSE

  

quatres soeurs hortense

C'est l'hiver. Mais la  bonne humeur,  la tendresse et  l’émotion sont toujours au rendez-vous pour ce deuxième tome de la série.

C’est maintenant au tour d’Hortense, qui a 12 ans, de raconter la vie quotidienne à la maison…

Elle écrit son journal intime et s'interroge beaucoup sur son avenir. Cette année va être décisive pour elle. Sur les conseils de son professeur de français, elle va découvrir le théâtre... 

Elle, qui aime tant SA solitude, SA chère falaise, SON cher journal, et qui est morte de trac à l’idée de parler en public, va être obligée de foncer !

C'est Muguette, sa nouvelle voisine et amie, qui va l'aider.

Ce roman raconte surtout le point de vue d'Hortense mais les autres sœurs Verdelaine sont bien présentes : Charlie, qui prend en charge toute la famille  en plus de son travail, au lieu d’épouser Basile ; Geneviève, qui cache toujours à ses soeurs, ses cours de boxe ; Bettina,  amoureuse de l’adorable Merlin  ; et Enid, qui voit tout, même leurs petits secrets... 

En effet, elles ont chacune quelque chose à cacher ! 

 

  

 Histoire du Tome 3 : BETTINA 

quatres soeurs bettina

 

C'est le printemps. Le temps du renouveau ?

Ce tome raconte la visite des cousins, Harry et Désirée qui viennent passer leurs vacances à la Vill'Hervé. Ils collectionnent les cafards, et autres bestioles charmantes très variées que les soeurs n'affectionnent pas particulièrement et appliquent une devise amusante (un gros mot, un euro) !

Parlons en justement des euros...pour améliorer le quotidien, Charlie s'est résolue à louer la chambre des parents à un certain Tancrède.

Il est drôle, musisien, jeune, charmeur et... célibataire ! Il va semer le doute dans le coeur de Charlie. Pauvre Basile...

 

Le lecteur a toujours autant de plaisir à entrer dans cette famille un peu folle mais si touchante.

 

Encore beaucoup d'émotion et de rires. Et un grand plaisir de lecture en perspective. 

 

Histoire du tome 4 : GENEVIEVE

 

quatres soeurs genevieve

C'est l'été. La Vill' Hervé se vide de ses occupants...

Geneviève vend des glaces sur la plage pour se faire un peu d'argent. Elle va tomber amoureuse de Vigo...

Hortense et Enid sont à Paris où elles retrouvent leurs cousins, Désirée et Harry. Ensemble, ils vont réussir à se perdre dans Paris.

Bettina est partie camper avec les DBB et va rencontrer Augustin. 

Charlie est toujours là, fidèle au poste, dans les soucis du quotidien...elle déprime et pense souvent à Basile.

Mais cela ne va pas durer car tout le monde va revenir à la maison accompagné ! Et d'avoir tout ce monde à nourrir et à dorloter forcément ça va tout changer...

 

Encore un tome facile à lire, touchant, amusant et plein de mystère et d'aventure.

 

Quel dommage que cette série se termine. Le lecteur aurait bien aimé voir vivre et grandir les cinq soeurs encore un peu !

Mais rassurez-vous maintenant les aventures d'Enid, Bettina, Hortense, Geneviève et Charlie sont en BD.

Le premier tome Enid est paru. Le tome 2 est en attente...

 

 

Vous aurez remarqué qu'il n'y a pas de tome prévu pour Charlie... 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 15:03
Le combat d'hiver de Jean-Claude Mourlevat

 

Quatre adolescents orphelins, deux filles, Milena et Helen, et deux garçons, Milos et Bartolomeo, vivent dans leur internat respectif, où ils sont "séquestrés" à leur insu. Leurs seule joie est de demander à rejoindre pour un soir leur "consoleuse" une femme du village qui leur sert de mère de substitution et leur apporte un peu de chaleur humaine. C'est ainsi qu'ils vont se rencontrer.

Ils découvrent qu'ils étaient les enfants d'opposants politiques éliminés  il y a plus de 15 ans.

Les quatre adolescents réussissent à s'évader, décident de reprendre le combat que leurs parents avaient perdu quinze ans auparavant et tentent de rejoindre une organisation clandestine.

 

Mais "La Phalange", le groupe qui gouverne et tyrannise le pays, envoie à leur trousse les terribles "hommes-chiens" qui les poursuivent et les obligent à fuir vers les sommets glacés...

 

Milos se fait prendre et il est immédiatement envoyé dans un camp d'entraînement en prévision d'un spectacle de lutte corps à corps, sorte de jeux du cirque réinventé par "La Phalange" et qui doit se terminer par une mise à mort.

  

Pendant ce temps, les autres rejoignent les "hommes-chevaux".  Ce peuple pacifique, pas très futé mais très fort pourra-t-il les aider ?

 

Ce que j'en pense

 

C'est une histoire très forte d’amitié et d’amour,  un roman d'aventure palpitant avec juste ce qu'il faut de fantastique.  L'auteur prend le temps de décrire les situations, de faire monter la révolte et la prise de conscience du peuple opprimé. C'est par la musique et le chant que le peuple se raliera enfin.

 

Mais l'atmosphère de ce roman est lourde et très sombre. L'évocation de cette dictature imaginaire mais réaliste donne une dimension tragique au récit.

Le lecteur  garde peu d'espoir pour une issue heureuse. Malgré tout la chute est déchirante... car le lecteur s'est attaché aux personnages et voudrait que l'histoire se termine bien. Mais dans la vraie vie, une révolution ne se termine jamais sans perte humaine. C'est le prix de la liberté !

 

Ce roman ne vous laissera pas indifférent et vous touchera en plein coeur. Les ados se battent pour des idées et des valeurs universelles : la liberté de pensée et la liberté tout court, le droit d'aimer...Ils deviennent des résistants contre le pouvoir en place.

Mais le lecteur découvre que les bourreaux ont aussi des sentiments, ce qui donne une direction imprévisible au roman et permet au lecteur de s'interroger sur le totalitarisme...

 

Les plus jeunes peuvent être attirés par le côté fantastique mais passeront à côté du message délivré par l'auteur. Garder quoi qu'il arrive sa propre liberté de penser et son libre arbitre...

 

Ce roman a obtenu de nombreux prix. Il est conseillé dans les listes du Ministère de l'Education nationale "Lectures pour les Collégiens" à partir de la 3°.

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 14:39

 

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Dans un pays soumis à la dictature (sans doute d’Amérique latine ?), Paloma est arrêtée par la milice ainsi que son mari et sa petite fille Nina.

Pablo, son père, est persuadé qu'ils sont tous morts après avoir été torturés et qu'il ne les reverra plus jamais. Sa femme Mélina n’admet pas que sa fille soit "portée disparue". Elle l’attend et ne renonce pas, gardant espoir de la revoir vivante.

Alors Mélina lui écrit comme si elle était toujours en vie. Ces lettres sans destinataire vont rester enfermées dans un tiroir mais sont un baume pour elle qui n'est que douceur et résignation. Elle trompe ainsi sa douleur de mère, sa révolte, le vide laissé dans son coeur, la tristesse et  le désespoir... pour que la vie puisse continuer.

Mais des disparus reviennent et racontent. Des enfants sont retrouvés. Ils ont été adoptés par des militaires sans enfants et sont toujours vivants.

L'espoir renaît dans le coeur de Mélina mais aussi dans celui de Pablo. Et si Nina leur petite fille était dans ce cas ?  Alors, elle serait encore en vie ! Elle aurait pu, elle aussi,  être adoptée comme d’autres enfants de victimes, par les bourreaux de ses parents.

Pablo et Mélina entreprennent alors des recherches et guettent toutes les petites filles à la sortie des écoles de la ville... Un jour Pablo revient bouleversé, il en est sûr, il a aperçu le sourire de Mélina sur une petite fille du même âge que Nina…

 

Ce que j’en pense :

C'est un roman bouleversant à lire pour ne pas oublier. Heureusement qu'il n'a que 90 pages...

Il est très réaliste car l'auteur s'est inspiré d'un reportage qu'elle avait vu à la télévision et qui l'avait bouleversée. Et je vous assure que cela se sent. 

Il y a de l'émotion dans chacune des lettres,  mais tout est dit avec beaucoup de pudeur. Le lecteur quel que soit son âge ne pourra pas rester insensible.

Les élèves comprendront par cette correspondance les dégats occasionnés par les dictatures et les bouleversements et traumatismes psychologiques provoqués par les disparitions et les tortures des proches mieux que par un cours d'histoire...

Ce roman est conseillé par le Ministère de l'Éducation Nationale dans ses "Lectures pour les Collégiens" niveau 4°.

Je pense qu'il ne peut pas être lu avant sans l'accompagnement et les explications d'un adulte car il pourrait être plutôt traumatisant.

 

 

 

 

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27 février 2013 3 27 /02 /février /2013 11:29

Editeur : Editions du Rouergue

Collection : Dacodac

 

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L’histoire :

 

L'histoire se passe en Afrique à Tsévo, un petit village du Kénya. John est content de retourner à l'école (qui là-bas a lieu en plein air). Ce n'est pas qu'il aime apprendre mais il retrouve ses copains et surtout la superbe Rebecca dont il rêve d'attirer l'attention...

Mais le jour tant attendu de la rentrée arrive et John est déçu ! Un nouvel élève vient d'arriver dans la classe... Il s'agit de Zéfania, un adulte d'un village voisin venu s'inscrire pour apprendre à lire et à écrire.

Il est volontaire et obstiné car il veut devenir policier, pour pouvoir nourrir sa famille. Tous les regards sont tournés vers lui !

Les enfants sont en effet à la fois stupéfaits et fascinés de partager leur journée avec un adulte.

De plus il va devenir à leurs yeux un vrai héros (mais chut...je ne vous dis pas pourquoi).

 

Zéfania arrivera-t-il à réaliser son rêve ? Vous le saurez en lisant le roman...

 

 

Ce que j'en pense :

 

Dans cette histoire toute simple et toute courte qui s'adresse aux CM2 - 6° et qui fait partie de la sélection "Lectures pour les collégiens" niveau 6°, le lecteur découvre les paysages superbes du Kénya et la vie quotidienne des habitants du petit village et des élèves de la classe provenant tous de tribus différentes. L'école est importante pour la construction de soi...

 

Mais l'auteur nous propose surtout une véritable leçon de tolérance.

 

A travers les yeux de John, qui n'est pas au fond si différent des enfants européens, le jeune lecteur va partager les espoirs et les rêves d'avenir des enfants, comprendre la situation des pays comme l'Afrique, où il est souvent  difficile d'envoyer les enfants à l'école, parce qu'elle est trop éloignée de leur village, parce qu'il y a les obligations quotidiennes, la famille à aider en travaillant, le troupeau à garder, les dangers... 

 

Hélas les droits de l'homme ne sont pas respectés partout et le droit à l'éducation est difficile à mettre en place dans certains pays. Le Kénya n'échappe pas à la règle. C'est un pays où la pauvreté est extrême : 1 habitant sur 2 y vit en dessous du seuil de pauvreté. 30% des enfants n'y sont pas scolarisés.

 

La lecture de ce roman pourra donner lieu à des prolongements en classe sur le droit à l'éducation, qui est un droit essentiel permettant à chacun de s'intégrer librement dans la société, mais aussi sur la pauvreté, la différence et  la tolérance.

 

Il ne faut pas oublier que 61 millions d'enfants et 71 millions d'adolescents dans le monde ne sont pas scolarisés. 250 millions ne savent ni lire ni écrire après 4 ans d'école, sans compter les adultes (chiffres UNESCO).

 

Il est conseillé par le Ministère de l'Éducation Nationale dans ses "Lectures pour les Collégiens" niveau 6°.

 

 

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17 février 2013 7 17 /02 /février /2013 10:18

Editeur : Ecole des Loisirs / Collection : Neuf

 

Ce petit roman à lire à partir de 11 ans est recommandé sur les listes officielles de L'Education nationale (Lectures pour les Collégiens niveau 5°).

 

mon petit coeur 

 

L'histoire

 

Sisanda a une seule obsession : compter les battements de son coeur (toudoum...toudoum...). C'est très important pour elle car elle sait qu'à tout instant son coeur peut s'arrêter de battre. Elle sait d'ailleurs combien de battements son coeur a eu depuis sa naissance et le nombre exact de jours depuis qu'elle est en vie.

Même le docteur Njabolo, qu'elle voit une fois par an, est surpris de la voir en aussi bonne santé et Apollinaire, l'infirmier lui réexplique encore et encore ce qu'elle n'a pas le droit de faire : courir, sauter, crier, se fatiguer, s'essoufler, ni s'inquiéter...Elle connaît tout ça par coeur !

En fait ce qu'il lui faudrait, c'est une opération... Mais dans sa famille, vivant au fin fond de l'Afrique, personne n'a l'argent pour aller en Europe. Comment une famille de berger pourrait-elle d'ailleurs réunir autant d'argent ? Il lui faudrait  plus de 38 ans et d'ici là son petit coeur "imbécile" ne survivrait pas. Sisanda, qui adore les chiffres l'a calculé...

Quand elle se sent bien, elle va à l'école et c'est son oncle Bénia qui la porte sur son dos.

Quand elle ne se sent pas bien, c' est sa grand-mère Thabang qui la soigne et reste auprès d'elle pour la rassurer.

 

Quand Maswala,  sa mère qu'elle surnomme Mamantilope car elle adore courir,  décide de participer au marathon de Kamjuni...l'espoir revient et gagne tout le village. La famille vend sa plus belle chèvre pour payer les frais d'inscription.

 

 Maswala soutenue par tout le village s'entraîne tous les jours encore plus fort.  Et si elle gagnait et arrivait première !

Mais trois semaines avant la course, elle ne passe pas près de l'école de Sisanda comme elle en a l'habitude lors de son entraînement.

Elle a été piquée par un scorpion...et sa participation à la course semble bien compromise.

 

Ce que j'en pense

 

Un roman très touchant où la solidarité, l'entr'aide et l'optimisme ne sont pas de vains mots.

L'intelligence de cette petite fille de 9 ans est stupéfiante. Elle gère sa maladie avec courage et détermination.

Encore un livre de Xavier-Laurent Petit que j'ai adoré et dont je conseille vivement la lecture aux ados.

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9 février 2013 6 09 /02 /février /2013 16:27

sarasvati.gif 

 

Comme toutes les filles,  Isaï, dès sa naissance, est menacée de mort par sa tante. Lorsqu'une fille arrive dans une famille pauvre, c'est  une catastrophe ! La famille ne sait pas comment elle pourra faire face aux dépenses indispensables pour la marier comme la dot par exemple et inévitablement un accident arrive...On ne parle jamais de meurtre !

 

Mais sa mère, Dayita, la protège et refuse de la laisser un seul instant sans surveillance, un accident est si vite arrivé : elle peut s'étouffer ou...tomber. Cela arrive à presque toutes les filles.  Heureusement son  grand-père est émerveillé d'avoir une petite fille et aide Dayita à la protéger des esprits malfaisants et jaloux de la famille.

 

Pour parfaire son éducation sa mère lui apprend même à chanter dans sa langue maternelle, l’hindi. La petite a une voix remarquable !

Elle la donne en protection à Sarasvati, la déesse de la Sagesse et des Arts…que toutes deux honnorent par des offrandes et des prières quotidiennes.

 

Mais le malheur s’acharne sur Isaï. Son père, parti à Bombay pour trouver un travail, ne revient toujours pas.  Sa tante ne sait plus que faire pour l’exploiter et la faire travailler dur en échange de sa nourriture. Et sa mère tombe malade et meurt…Isaï n’a que dix ans ! Son grand -père ne peut plus la protéger, car lui aussi,  il vieillit... 

Lors de la crémation de sa mère, Isaï, désespérée, se cache pour assister à la cérémonie (alors que c'est interdit aux filles). Elle  fait à cette occasion, la connaissance de Murugan, un jeune garçon (qui la prend pour un garçon car sa tante lui a fait raser la tête). C’est un hors caste  considéré comme impur par la société, mais elle devient son ami. Elle se moque des conventions imposées par la société hindoue !

Ensemble, ils vont souvent se retrouver dans leur endroit secret, une clairière où Isaï venait souvent avec sa mère et où le garçon a l'habitude d'aller aussi.

Là, ils vont chanter, improviser des duos et imaginer un avenir meilleur loin des brimades qui sont leur lot quotidien.

Mais la tante vient de contracter un emprunt pour financer le futur mariage de son fils. Elle envoie Isaï travailler en ville chez un usurier pour rembourser sa dette. Là bas Isaï ne sera pas vraiment malheureuse mais elle va profiter du retour du maître pour s'enfuir...

Elle décide de  partir rejoindre son père dans la capitale, Bombay. Elle a appris qu'on lui avait menti à son sujet et qu'il est devenu aveugle suite à un accident.  Murugan part avec elle (pour la protéger ?). Il sait maintenant que c'est une fille... Les voilà tous deux confrontés à des adultes sans scrupules prêts à exploiter leur faiblesse, à voler le peu d’argent qu’ils possèdent et à profiter de leur jeunesse et de leur naïveté…

 

Ce que j’en pense

 

Ce roman se termine par un happy end ! Le lecteur en est véritablement soulagé...car il s'est fortement attaché aux deux ados.

 

D'abord, l’auteur nous invite à un véritable "voyage" dans  l’Inde aux multiples visages. Le lecteur découvre la beauté des temples, des villes et la variété des paysages traversés par les ados. Il découvre aussi les traditions culinaires et les différents plats traditionnels ou quotidiens…

 

Il a le mérite de nous plonger dans la vie de milliers de jeunes hindoues pauvres et démunis. C'est un voyage dans la réalité de la société et des croyances hindoues. En Inde encore aujourd'hui,  les droits de l’homme sont bafoués : le travail des enfants est une réalité quotidienne,  la condition de vie des femmes est faite de soumission, de violence, de mépris…Les filles sont "supprimées" à la naissance voire avant maintenant que la pratique de l'amniocentèse se généralise...car ce sont des bouches inutiles à nourrir et de plus il faut payer une dot à la famille du mari chez qui elles sont obligées d'aller vivre. Les garçons sont préférés car ils portent le patronyme, s'occupent de leurs parents âgés et héritent traditionnellement des terres familiales. Les filles, de plus, ne vont pas obligatoirement à l'école mais assurent le travail quotidien ménager dès leur plus jeune âge...ce qui ne les aide pas à évoluer et à se sortir de leur précarité.

La surpopulation, la pauvreté,  les bidonvilles attestent des inégalités sociales. Les pères partent loin pour trouver de quoi nourrir leur famille. Et quand les familles ne s'en sortent pas, ce sont (encore) les filles qui sont vendues, ou exploitées  les premières (prostitution, travail illégal, ...). 

Le système de castes existe toujours dans les campagnes et est responsable de nombreuses inégalités. Il existe depuis le XVI° siècle...et tend à disparâitre depuis l'indépendance mais il cause toujours des disparités.

L'Inde est un pays entre modernité et traditions. A l'ère d'internet et de la communication, les préjugés ont la vie dure ! Mais heureusement aujourd'hui beaucoup de personnes et d'associations réagissent pour aider les plus pauvres, faire évoluer le statut et les droits des femmes, prôner l'égalité quel que soit le métier exercé...

   

Un très bon roman initiatique pour adolescent préconisé pour les 4° dans les listes de l’Éducation nationale.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 07:14

Editions SARBACANE

Auteurs : Jorn Riel, Hervé Tanquerelle (dessinateur) et Gwen de Bonneval (scénariste). 

 

SO58-vierge_Froide-cover.jpg 

Un racontar "c'est une histoire vraie qui pourrait passer pour un mensonge. A moins que ce soit l'inverse" explique Jorn Riel avec malice !!

 

Dans les années 50, il a ramené de son séjour chez les trappeurs du Groenland  ces célèbres racontars.

En véritable conteur, il a bien sûr ajouté sa note personnelle et ne s'est pas contenté de les "rapporter".

 

Mais nos deux auteurs de BD ont été libres de créer cette adaptation très réussie.

 

Cet album est divisé en sept chapitres qui s'enchaînent et racontent sept histoires de la vie quotidienne des trappeurs. Les rites de leur petite communauté sont décrits avec beaucoup de réalisme et d'humour. Sans s'en rendre compte, le lecteur apprend plein de détails sur la vie quotidienne des trappeurs dans l'arctique.

 

Une "vierge froide", si blonde, qui obsède et fait rêver ses amants ; un tatoueur qui passe l'hiver à s'enrichir aux dépends des trappeurs mais les initient à l'art ; un lieutenant qui se croit à l'armée et qui va être ramené à la raison par la force des choses ; Alexandre, un compagnon pas comme les autres...

 

L'humour, la poésie, l'aventure sont omniprésents dans cet album. Les personnages hauts en couleur évoluent dans un univers très masculin où malgré le froid et la solitude, on ne se sent jamais seul...

 

 

Un excellent instant de lecture pour ados et adultes.

 

Cet album est aussi la description d'un monde disparu à jamais car, comme le dit Jorn Riel lui-même : "ouvrir ce livre, c'est comme ouvrir la porte du monde arctique comme je l'ai connu il y a tant d'années..."

 

Cette BD est conseillée par le Ministère de l'Éducation Nationale dans ses "Lectures pour les Collégiens" niveau 3°.

 

 

 

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