Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Aujourd'hui je vous propose pour terminer le mois de mai en douceur, de faire une autre petite balade printanière dans la garrigue provençale...
Elle fait environ 6 km mais c'est un bon entrainement parce qu'après un début tout plat, le sentier descend dans un vallon pour remonter ensuite et ainsi de suite jusqu'au replat de départ en faisant une boucle qui passe deux fois au-dessus de la ligne TGV et tout près du Foyer de Sufferchoix, un lieu privé de retraite spirituelle, entouré d'un grand parc que les promeneurs sont autorisés à traverser dans le respect du lieu.
Voilà déjà quelques plantes de la garrigue qui poussent en plein soleil et sur sol sec, que je vous montre souvent, les cistes blancs ou cistes cotonneux qui ont des fleurs roses. Leur nom provient de l'aspect velouté des feuilles qui sont recouvertes de poils (vous le savez désormais c'est parce que les poils empêchent l'évaporation excessive de l'eau lors des chaleurs de l'été)
Pas très loin et parfois même en mélange, nous avons leurs cousins, les cistes à feuille de sauge qui fleurissent en blanc.
Le sentier descend dans un petit vallon plus humide. Bon, j'ai fait des photos une fois arrivée en bas parce que je regarde où je mets les pieds en principe sur ce petit sentier caillouteux et formé par endroit de dalles calcaires en pente. Une fois en bas, c'est ombragé et très frais même en été. Le couvert végétal fait presque un petit tunnel.
Le sentier se divise ensuite : il part à droite vers le village de La Barben et traverse le Lavaldenan un petit ruisseau presque toujours à sec à cet endroit.
Nous, nous allons tout droit après la traversée du ruisseau. Je vous rappelle que le Lavaldenan et la Concernade dont je vous parle souvent et qui coule toute l'année, sont un seul et même ruisseau qui prend sa source à Rognes. Dans sa partie amont, il s'appelle la Concernade et une fois passée la petite ville de Lambesc (la plupart du temps sous terre) le ruisseau ressort et s'appelle alors le Lavaldenan. Il va ensuite se jeter dans la Touloubre plus loin sur la commune de La Barben alors qu'il n'a parcouru en tout que 21 km environ.
Le sentier fait une grande boucle, mais nous choisissons de prendre un petit raccourci qui nous fait grimper dans la garrigue. Sur la première photo, on aperçoit en bas le sentier où nous étions tout à l'heure.
La flore a bien changé. Le sol est très sec.
De loin, nous apercevons le domaine de Sufferchoix, où nous n'irons pas aujourd'hui, car nous y sommes déjà allés, ICI, ou ICI, mais nous allons rejoindre la grande piste que vous voyez sur ma photo.
Après avoir laissé le domaine de Sufferchoix sur la droite, le plateau longe les gorges que nous avions franchi tout à l'heure. Nous sommes cette fois au bord du plateau calcaire. Là pousse la tulipe sauvage des bois.
Nous nous retrouvons sur un petit sentier bien agréable qui descend encore une fois dans des gorges. C'est mon endroit préféré ! Le sentier fait des marches d'escalier par endroit...puis nous arrivons au Lavaldenan, mais à cet endroit il y a toujours de l'eau et nous traversons sur les pierres formant une sorte de gué...l'eau n'est jamais profonde mais un peu froide encore au printemps. Mieux vaut ne pas perdre l'équilibre et risquer de se mouiller les pieds, ce ne serait pas très agréable pour terminer la balade.
Juste après, le sentier remonte sous les pins et les chênes...et nous retrouvons les plantes de la garrigue avec une petite nouvelle, un jasmin jaune sans doute planté sur les bords du TGV proche, car ce n'est pas une plante typique du coin, à l'inverse de la leuzée conifère.
Nous voilà arrivés sur le plateau sur le même sentier de départ que tout à l'heure.
Et il ne nous reste plus qu'à franchir le pont TGV pour rejoindre notre véhicule. J'espère que vous n'êtes pas trop fatigués de nous avoir suivi tout le long de notre petite balade du jour que nous faisons en toute saison, pour le plaisir de nous retrouver dans ce lieu encore assez sauvage par endroit même si de nos jours... il est traversé par le TGV.
Prochainement, nous resterons en Provence encore un peu, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien.