Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Il est temps que je vous montre cette semaine quelques images printanières de ma Provence fleurie. Ces photos ont toutes été prises durant mes courtes balades quotidiennes dans la garrigue proche de chez moi durant la seconde quinzaine d'avril et début mai.
Depuis plus d'un mois, le thym est en fleurs formant des parterres parfumés de couleur rose ou blanc rosé. Il est à présent presque partout fané sauf dans les endroits très ombragés ou dans les jardins.
D'autres fleurs sont apparues au bord des chemins.
La première, le pain blanc ne paie pas de mine mais elle est comestible. En Provence on la surnomme le "brocoli sauvage". Les feuilles se mangent en salade. Les jeunes pousses, les boutons floraux, et les fleurs, cueillis en avril, peuvent se manger crus ou à peine poêlés. Je leur trouve un goût légèrement amer mais c'est excellent à la santé. Et chaque année je veux ramasser les fruits pour broyer les graines et les utiliser comme du poivre mais entre temps les bords de sentier ont été tondus !
Il ne faut pas ramasser ces plantes au bord des vignobles lorsque ceux-ci sont traités ni en abuser. Le brocoli sauvage est un antioxydant puissant. Il stimulerait l'immunité, régulerait la pression artérielle et aurait des propriétés anti-inflammatoires. Il serait également bénéfique pour les articulations et la santé des os, entre autres vertus santé.
Le bulbe de la muscari à toupet est également consommé dans certaines régions méditerranéennes comme en Grèce, en Turquie ou encore en Italie. On l'appelle aussi l'oignon à toupet. C'est le lampascione italien et il se trouve même, préparé en bocaux, dans certains supermarchés italiens. Personnellement, je n'ai jamais eu l'occasion d'en goûter. Pour en préparer tout un plat, il faut le cultiver au jardin je pense parce qu'au bord des chemins, il n'y en a pas assez !
Par contre, attention car certaines muscaris ne sont pas du tout comestibles...
La Barkhausie à feuilles de pissenlits et l'Erodium Bec-de-cigogne sont uniquement là pour le plaisir des yeux et non plus des papilles et poussent abondamment au bord des champs ou des chemins.
Il y a aussi des petits arbustes typiquement méditerranéens et adaptés à la sècheresse de l'été, comme cette coronille glauque qui éclaire de jaune les bords de chemin mais peut aussi se planter au jardin. Mais attention dans ces cas-là car ces fruits en forme de gousse sont toxiques pour les hommes et les animaux.
Depuis quelques temps, nous avions remarqué que dans certains vignobles, les viticulteurs plantaient des féveroles (ou féverolles). Les voici en fleurs.
En fait cette culture n'est pas du tout à destination de l'alimentation bien que la féverole qui est proche de la fève, peut être consommée selon la variété par les animaux ou les hommes.
Semées dès l'automne, les féveroles qui assimilent l'azote gazeux de l'air pour ensuite le fixer sur leur racines, sont ensuite broyées, partiellement séchées et enfouies sur place pour enrichir le sol. On les utilise donc comme engrais vert.
Au printemps, le pollen qui s'échappe des cônes mâles des pins est responsable de certaines allergies. Il n'est pas rare de trouver les voitures et les tables de jardin recouvertes de cette "poussière" jaune.
Au détour d'un chemin, nous tombons souvent sur un vieux verger où poussent encore quelques cerisiers qui font de la résistance mais hélas plus de cerises.
Et voici quelques-uns des paysages et des sentiers empruntés vus par grand beau temps !
Voilà aussi ce que nous voyons en remontant dans notre petit hameau à chacune de nos balades et cela depuis le 20 février dernier_ date de la première tempête qui a fait pas mal de dégâts dans ma région, la seconde ayant aggravé le problème en faisant tomber les arbres qui avaient été ébranlés par la première avant que les services techniques et les propriétaires aient eu le temps de les sécuriser.
Voilà pourquoi, comme je vous l'avais signalé, je n'ai plus de réseau internet depuis cette date (plus de trois mois donc !), la fibre ayant été sectionnée dans sa partie aérienne en plusieurs endroits et des autorisations étant attendues pour le remplacement de certains poteaux qui se trouvent dans une propriété privée.
Le partage de connexion comme je vous l'ai expliqué, a été compliqué car d'une part notre réseau est fluctuant en campagne, d'autre part je ne peux le faire qu'avec l'ordinateur portable de mon mari (dont il a besoin) car malgré la petite clé que j'ai acheté impossible de visiter vos blogs ou de programmer mes articles à partir de mon ordinateur fixe.
D'où mon retard certains jours pour mes visites sur vos blogs, mais aussi pour la programmation de mes articles...
De semaine en semaine, on nous promets une réparation, que nous attendons toujours à ce jour.
Et c'est avec cette jolie petite orchidée, l'ophrys "araignée" (je pense qu'il s'agit d'une des nombreuses sous-espèces car le dessin sur le labelle n'est pas très caractéristique) que se termine mon article du jour. J'espère qu'il vous a plu.
Prochainement, nous resterons encore un peu en Provence, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !