Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Pour continuer avec un peu de légèreté ce mois d'octobre, tout en profitant de la nature qui nous entoure, je vous invite aujourd'hui à descendre dans mon jardin provençal. Les pluies de la semaine dernière ont fait du bien mais ne suffiront pas.
En regardant les articles que j'ai pu faire les années précédentes, je réalise que les plantes que je vous montre sont toujours les mêmes parce que ce sont les plus résistantes. Entre les restrictions d'arrosage, très sévères en Provence, la sècheresse et les chaleurs extrêmes qui durent sans interruption de plus en plus longtemps, les jardins doivent s'adapter.
Les premières fleurs à nous combler de joie en septembre, ce sont les vendangeuses appelées encore Sternbergie jaune (Sternbergia lutea). Elles appartiennent à la famille des Amaryllidaceae.
Je vous les montre presque chaque année. Il faut dire aussi qu'elles s'étendent de plus en plus dans mon jardin au fil des années sans que je n'y fasse rien.
Les dentelaires du Cap (Plumbago auriculata) appartiennent à la famille des Plumbaginaceae. Elles nous offrent de superbes tapis bleus_ cependant peu étendus cette année. Elles poussent aussi bien à l'ombre dans la ruelle contre le mur de ma maison que dans une potée mais, je trouve les fleurs moins denses qu'habituellement sans doute à cause du manque d'eau. J'en ai transplanté à nouveau dans un autre endroit, en espérant que la transplantation se passe bien...
Les belles de nuit (Mirabilis jalapa) appartiennent à la famille des Nyctaginacées. Elles fleurissent le soir et restent fleuries jusqu'au matin assez tardivement ce qui me permet d'en profiter un peu plus longtemps parce qu'elles sont plantées à mi-ombre.
Elles ne se plaisent que le long du muret de clôture et se ressèment toutes seules. Elles sont uniquement de couleur rose malgré mes essais de semer d'autres couleurs, comme quoi ce sont elles qui choisissent.
Les voici l'après-midi lorsqu'elles sont en plein soleil.
Et les voici le matin (photo prises à 9 heures du matin).
Les asters commencent à peine à fleurir.
J'ai perdu une de mes cactées, dommage, mais par contre les "plantes grasses" (les plantes de la famille des Crassulacées donc) ont bien résisté.
Les plantes grasses porcelaine (Graptopetalum paraguayense) dont j'ai plusieurs potées sur mon mur de clôture entre autres, n'ont pas souffert du tout, ni les joubarbes (je pense qu'il s'agit de la joubarbe des toits), ni l'orpin des jardins (Sedum spectabile) appelé aussi orpin d'automne, qui commence à présent à être bien fleuri.
Parmi les arbustes, l'oranger du Mexique (Choisya ternata) refleurit_ moins abondamment qu'au printemps_ mais il embaume le jardin.
Encore une fois cette année, les hortensias ont séché sur pied, étrangement sans trop souffrir du manque d'eau et de la chaleur, il faut dire aussi que les ai plantés au nord. Par contre les bouquets secs seront de couleur verte..
Enfin, j'ai fait des boutures de lavande. On verra si elles prennent ou pas, verdict au printemps prochain !
Et c'est avec ce Séneçon cinéraire encore appelé le Cinéraire maritime (Jacobaea maritima) que se termine mon article du jour. J'ai perdu une des potées qui a séché sur pied, mais je ne perds pas l'espoir qu'une fois taillée à ras, elle reparte par la base. Il me reste celle-là.
A très bientôt, encore dans mon jardin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !