Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Aujourd'hui, je vous propose une courte balade autour de l'étang du Péchay que l'on surnomme aussi le maar du Péchay. Il est situé sur la commune de Costaros. Je vous ai déjà emmené par là-bas un peu à toutes les saisons, car nous allons souvent sur ce village les jours de marché et nous en profitons pour nous balader puisque nous sommes sur les lieux assez tôt le matin. Je précise pour ceux qui se posent la question que mes photos datent TOUTES des derniers jours de juillet, paysages et fleurs.
Pour comparaison. je vous avais montré le lieu au début de l'été 2020 (voir ICI) et en fin d'été la même année (voir ICI). Pour les curieux ou ceux qui ont oublié, ce que je comprends, je vous explique sur le premier lien comment se forme un maar.
Voici donc les paysages qui nous attendaient. Comme vous le voyez, les champs une fois fauchés n'ont pas reverdi mais ne sont pas non plus complètement desséchés, la présence de l'eau à proximité change tout. Comme je vous l'ai déjà dit aussi, la flore est globalement plus avancée qu'habituellement mais toujours bien présente ce qui nous a beaucoup surpris car nous nous attendions à davantage de dégâts. Encore une fois l'altitude un peu plus de 1000 mètres, a joué son rôle.
Les plantes au bord de l'eau sont variées.
Bien entendu, il y a des carex (non photographiés mais déjà montrés), des massettes, et deux espèces différentes d'épilobes, l'Epilobe hérissé ou hirsute et l'Epilobe cilié, deux espèces différentes de celle (l'épilobe à feuilles étroites) que je vous ai montré précédemment cet été et qui préfère les clairières ou le sous-bois (voir ICI). Ces plantes- là aiment les sols humides et poussent au bord des ruisseaux, des marais et même parfois des fossés.
Près des rives, poussent aussi d'autres plantes qui aiment l'eau, les marais, les pâturages inondés, voire les fossés et les bords des étangs... comme le Bident penché, une plante protégée en Suisse et absente du pourtour méditerranéen que j'ai découvert pour la première fois en Haute-Loire, la lycope commune, plus fréquente et que de loin j'avais prise pour de la menthe, la Renouée à feuilles d'oseille qui peut pousser même en ville dans les zones boueuses et sur des chantiers (!), et le lotier des marais.
Plus haut sur les bords plus secs...nous trouvons de nombreuses plantes que souvent nous appelons toutes des "chardons", mais qui appartiennent à des genres et des espèces différentes.
La plus proche de l'eau est le cirse des marais, qui aime une certaine humidité mais ne pousse pas pour autant les pieds dans l'eau comme les plantes que je vous ai montré plus haut dans mon article.
Le cirse commun, le cirse laineux et le cirse des champs poussent au coude à coude le long du sentier et au bord des prairies.
Puis nous trouvons aussi la centaurée jacée qui leur ressemble beaucoup mais appartient à un genre différent.
Enfin d'autres plantes se trouvaient au bord du sentier comme l'achillée de couleur rose, le Seneçon à feuilles de roquette, la Molène à fleurs denses, la Linaire commune et une plante étonnante, l'Onagre à petites fleurs qui proviendrait de nombreuses hybridations naturelles entre différentes espèces différentes d'onagres sauvages au fil du temps...
Et de ci de là, nous tombons sur un bouquet d'armoise commune, de ravenelle ou de serpolet, trois plantes comestibles (à petites doses pour la première cependant). Vous pouvez aller consulter les recettes proposées sur le site ICI pour ces plantes.
Enfin au bord d'un champ, nous découvrons un parterre de camomille inodore qui pour un instant nous a fait oublier la sècheresse de la région, jusqu'à ce que j'apprenne qu'on la considère comme une mauvaise herbe car elle résiste à tout, même aux pesticides et envahit les cultures !
Au bord de l'étang, nous avons été surpris de découvrir ce radeau "spécial feux d'artifice", laissé là à côté d'un carton contenant les fusées, qui avaient toutes été utilisées heureusement, lors de la fête du village le dimanche précédent. Si je l'avais su avant, je serai allée le voir ce feu d'artifice, car il devait être très beau sur l'eau mais malheureusement comme tous ceux du 14 juillet avaient été annulés à cause du risque d'incendie je n'ai pas pensé à regarder les dates de ceux qui avaient lieu lors des fêtes de village...Dommage !
Et c'est avec ce cabaret des oiseaux ou cardère sauvage (Dipsacus fullonum), une espèce cultivée autrefois car utilisée pour carder la laine, que se termine ma balade du jour.
J'espère qu'elle vous a plu. Comme vous le voyez entre la chaleur et la présence de mes proches, je n'ai rien fait d'extraordinaire cette année.
Prochainement, nous descendrons peut-être dans le jardin, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien.