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Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...

Le flambé, un papillon fréquent en Haute-Loire

Le flambé vu de dessus

Le flambé vu de dessus

Comme promis aujourd'hui, mon article est consacré à un papillon que je trouve particulièrement gracieux : le flambé (Iphiclides podalirius) appartenant à la famille des Papilionidés. Son nom savant, Iphiclides podalirius, vient de Iphiclos, membre des Argonautes grecs, et de Podalire, héros de la guerre de Troye et frère de Machaon.

C'est  un grand papillon de jour de couleur jaune très pâle, d'une envergure comprise entre 7 et 9 cm, la femelle étant plus grande que le mâle. Il présente deux "longues queues". Sur son dos, on voit très clairement sur chacune des ailes antérieures sept barres noires, de longueurs différentes, mais lui donnant un aspect zébré. Ses ailes postérieures plus petites présentent une bordure noire et des taches bleues. Au dessus, une plus grosse tache bleue bordée de noir et de orange forme un ocelle visible de loin. 

On surnomme souvent le flambé, le "voilier", à cause de ses grandes ailes et de sa forme triangulaire qui le fait ressembler à un cerf-volant ou à la voile d'un bateau. 

Le voilà nous présentant son meilleur profil sur mes photos.

Le Flambé vu de profil
Le Flambé vu de profil
Le Flambé vu de profil
Le Flambé vu de profil
Le Flambé vu de profil
Le Flambé vu de profil

Le Flambé vu de profil

C'est un papillon qui est devenu rare depuis quelques années en Provence, alors qu'il aime la chaleur et les zones méditerranéennes. Par contre, il est de plus en plus fréquent en Haute-Loire de mai à septembre. Je l'observe fréquemment en été dès la floraison de mes lavandes ce qui n'était pas le cas il y a une dizaine d'années. C'est soit parce que le réchauffement climatique lui permet de remonter plus au nord, soit parce qu'il est particulièrement sensible à la pollution chimique, aux insecticides ce qui explique peut être sa raréfaction plus au sud, malgré la chaleur.  Son développement en Haute-Loire dans le Velay où les zones sauvages et les prairies naturelles dominent encore le paysage, s'explique alors par la préservation de ses habitats naturels. C'est un papillon qui aime les jardins et les vergers, mais aussi les haies, les bois clairs et les prairies jusqu'à 2000 mètres. 

Le voilà jouant à cache-cache avec mes lavandes, ce qui nous permet de le voir sur sa face inférieure car il ne replie qu'un bref instant ses ailes quand il se pose sur une plante. 

Le Flambé vu de dessous
Le Flambé vu de dessous

Le Flambé vu de dessous

Le flambé pond toujours ses oeufs sur une plante hôte de la famille des Rosacées. Les oeufs sont incubés de une à trois semaines et éclosent en fonction de la température extérieure. 

La chenille de couleur noire au début de sa vie, se nourrit de feuilles d'arbustes comme par exemple le merisier, le sorbier, le prunelier, l'aubépine, et tous les arbres fruitiers, comme les pruniers, les poiriers, les griottiers... Elle change de couleur pour devenir verte après sa seconde mue et se transformera en chrysalide au bout de 8 semaines. Très mimétique, la chrysalide va prendre la couleur du support où elle s'accroche pour passer l'hiver tranquillement parfois dans les feuilles mortes au pied des arbres d'où l'importance de les laisser en place et de ne pas faire place nette dans nos jardins. 

Si vous voulez en apprendre davantage sur les chenilles, dont celles du flambé, je vous invite à aller visionner le site ICI qui leur est consacré. 

Voici enfin d'autres photos qui permettent de voir le flambé un peu plus de dessus. On voit bien que son thorax bien que recouvert de poils clairs apparait noir. 

Le Flambé vu de dessus
Le Flambé vu de dessus
Le Flambé vu de dessus

Le Flambé vu de dessus

Le flambé est en danger critique et sur liste rouge dans certaines régions de France comme par exemple en Alsace et protégé en Ile de France. Il est plus rare au fur et à mesure qu'on monte dans le nord. Il est carrément absent du Finistère, du Nord, du Pas-de-Calais mais étrangement aussi d'une partie des Pyrénées-Orientales. 

On le confond parfois avec le machaon, dont je vous avais parlé ICI qui est un peu plus grand (c'est le plus grand papillon d'Europe), de couleur jaune plus marquée et a un dessin différent sur les ailes. Il faut noter que ses deux queues sont plus courtes que celles du flambé mais on les surnomme tous les deux des porte-queues, ce qui prête à confusion. 

Le flambé n'est pas craintif. Il peut butiner sans relâche en compagnie d'autres papillons ou d'autres insectes butineurs et n'est pas inquiet lorsqu'on s'approche pour le prendre en photo. 

Prochainement, nous resterons encore un peu dans mon jardin altiligérien pour découvrir deux autres papillons qui le visitent fréquemment en été, comme d'habitude...si vous le voulez bien.

A bientôt !

A bientôt !

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C
Ce papillon est un de mes préférés.<br /> Bon mercredi Manou.<br /> Bises.<br /> Christian
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G
Ce papillon est très beau <br /> Bonne journée <br /> Rose
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