Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Danny aurait dû les tuer. Tous.
Il le sait maintenant.
Il aurait dû le savoir sur le coup : quand vous piquez quarante millions en liquide à des gens, arme au poing, il faut les tuer pour les empêcher de se venger.
Il faut prendre leur fric ET leur vie.
Mais ce n’est pas dans la nature de Danny Ryan.
Cela a toujours été son problème : il croit en Dieu. Au paradis, à l'enfer et à toutes ces joyeuses conneries. Certes, il a liquidé quelques types, mais toujours dans des situations où il devait sauver sa peau.
Danny n'a pas eu d'autres choix que de quitter Providence sans assister à l'enterrement de Terri, sa femme. Il est parti avec son père, son fils, ses hommes de main, dont "Les Enfants de chœur" Sean South et Kevin Coombs (recrutés en dernier en pleine guerre des gangs) et quelques amis fidèles comme Ned Egan qui n'abandonnerait pour rien au monde le père de Danny, Jimmy Nac, l'ami d'enfance et enfin son comptable et banquier, Bernie Hugues. Il espère sauver sa peau et ce qu'il lui reste de sa famille. Il n'avait pas le choix, ce sont les Italiens qui ont gagné la guerre des gangs et c'est donc la mafia italienne qui règne à présent sur la ville.
Ils traversent les Etats-Unis où ils espèrent vivre en toute légalité loin des combines de la mafia et de ses dangers. Ils tentent tous de s'en sortir en faisant profil bas mais l'argent leur manque puisque Danny n'a pas gardé la cocaïne comme tous le pensaient...Il a voulu s'en débarrasser et l'a jeté dans l'océan.
Ce que Danny ne sait pas c'est que même si l'agent du FBI (Philippe Jardine) qu'il a tué était corrompu, son équipe est sur ses traces et en particulier son ex-maîtresse, Reggie Moneta qui veut attraper Danny mort ou vif, pour se venger. En plus des Italiens, donc, et des flics, cela fait beaucoup de monde à leurs trousses !
Grâce à Madeleine, sa mère, qui joue à présent un rôle important dans sa vie, Danny a eu jusqu'à présent la vie sauve. Madeleine a beaucoup de relations et pourrait faire chanter certaines personnes importantes tant elle en sait sur leur compte. Mais, malgré cela, la vie de Danny et de sa famille se complique...
Les Fédéraux le retrouvent et un ancien directeur du FBI lui propose de faire un pacte qui lui rendra sa liberté d'autant plus qu'il deviendra riche car il gardera la moitié des gains. Il s'agit de dérober de l'argent (près de 40 millions de dollars quand même) directement dans la planque du cartel de Baja. A la tête de ce cartel, le terrible Domingo Abbarca, surnommé Popeye vu son physique. Mais cette opération est à ses risques et périls...
Danny va devoir se rendre directement sur les lieux, au Nouveau-Mexique, au fin fond du désert dans le ranch de Neto Valdez. Mais alors que l'opération se passe bien, Danny qui n'est pas un tueur laisse en vie les hommes de Popeye. Il va le regretter. Dans la mafia il n'y a pas de place pour les bons sentiments.
Alors que tout semble être rentré dans l'ordre et que l'équipe s'est dispersée, Sean South et Kevin Coombs ("les Enfants de coeur") découvrent qu'un film sur les cartels de Providence et la guerre des gangs est en ce moment en cours de tournage à Hollywood. Ils vont se rendre dans les studios, découvrir que c'est Bobby Moran (l'ancien barman du pub où les Irlandais se réunissaient) qui gagne de l'argent sur leur compte.
Les "Enfants de choeur" ont alors l'idée de proposer leurs services (puisque eux en savent davantage sur cette guerre des gangs) et commencent à racketter le producteur. La directrice n'a plus qu'une solution, faire appel à Danny pour que cela cesse. Il va tomber sous le charme de l'actrice principale du film, Diane Carson. Il ne se doute pas que la fin de sa tranquillité est proche car les paparazzi veillent, et grâce à eux, les ennemis tapis dans l'ombre, savent à présent où aller le cueillir...
Sera-t-il à nouveau obligé de fuir ?
Un animal traqué développe un sixième sens. Il détecte quand quelque chose cloche.
Un bruit peut-être ou l'absence de bruit, quelque chose dans le coin de son champ de vision qui n'était pas là une seconde plus tôt, ou bien une expression, un regard, un mot, une question.
Danny a ce pressentiment quand le type entre dans le bar.
Ce n'est pas un habitué...
Ce n'est pas une vie pour ce gamin. Il a besoin d'un foyer stable, ce que Danny ne peut pas lui offrir.
Alors, il fait ce qu'il n'aurait jamais pu imaginer.
Le fils abandonné conduit son fils chez la mère qui l'a abandonné.
Voici le second opus de la trilogie commencée avec "la Cité en flammes" présenté ICI.
C'est un roman noir et un polar bien rythmé dans lequel on plonge avec grand plaisir.
Le roman débute par un court résumé du premier opus et une liste des différents personnages rencontrés précédemment et des nouveaux qui vont apparaitre dans celui-ci et j'ai trouvé que c'était très utile au lecteur.
L'histoire se partage entre Providence, où le lecteur suit de près la vie de la famille Moretti, et de tous ceux qui gravitent autour de Peter Moretti, ainsi que celle des membres de la famille Murphy restés au pays.
Nous suivons en parallèle Danny jusqu'en Californie où il tente de vivre normalement tout en s'occupant de son fils, puis dans le désert mexicain entre autres.
Le lecteur va ensuite se retrouver en plein cœur des studios hollywoodiens et c'est tout à fait intéressant de voir les relations qui se tissent entre les différents personnages, de croiser la vie des acteurs célèbres et des gens qui les entourent. J'ai trouvé cette partie un peu longue bien que révélatrice de pas mal de travers que l'on suppose vrais (comme ces mères présentes sur les lieux prêtes à tous les compromis pour qu'un petit rôle soit accordé à leur fillette à qui on vole en attendant leur enfance).
Si ce tome apparait comme un peu en dessous du précédent, il va tout de même nous faire vivre des moments intenses, comme les déchirement familiaux et sentimentaux de Danny, la réconciliation avec sa mère dont il a besoin à présent pour s'occuper de Ian, ses obligations morales par rapport à sa "famille", le gang des Irlandais donc. Il devra rattraper les bêtises des " Enfants de chœur". Autant vous dire que cet opus est bien rythmé et riche en rebondissements.
Danny est une belle personne qui ne veut plus être obligé de tuer et même s'il a à le regretter dans cet opus, son attitude le protègera aussi et commencera à porter ses fruits.
Le plus de cet opus : l'auteur a un vrai talent pour nous décrire tous les personnages en détails, nous les rendre attachants, ce qui nous permet de mieux comprendre leurs décisions et leurs erreurs et cela autant pour les personnages principaux que pour les personnages secondaires qui ont tous un rôle à jouer.
Une trilogie à lire et dont je compte bien poursuivre la découverte en lisant le troisième opus très bientôt.
Danny sait que ses sentiments sont complexes, contradictoires. Il a grandi avec un père alcoolique, négligent et violent. Puis Marty s'est transformé en vieil homme amer. Ce n'est qu'après la naissance de Ian que Marty a commencé à faire preuve d'humanité et au cours des dernières années de sa vie, il s'est enfin comporté comme le père qu'il n'avait jamais été....
Nul ne sait vraiment comment les gens cabossés par la vie se trouvent.
Mais ils se trouvent.
Il existe une force d'attraction de la douleur, un magnétisme de la souffrance, une reconnaissance mutuelle qui crée un havre de compréhension. En compagnie de cette personne, vous n'avez pas besoin d'expliquer pourquoi vous êtes au plus bas, vous n'êtes pas obligé d'entendre "Prends sur toi", vous n'êtes pas obligé de faire semblant d'être heureux...