Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Le Parc du Château de Chavaniac-Lafayette est découpé en divers espaces : la cour d'honneur qui, de cette saison, n'est pas encore fleurie, le bois de conifères, l'arboretum au sein duquel nous avons vu le magnifique chêne dans mon article précédent ICI, ainsi que les arbres entourant les bassins et la roseraie, qui hélas n'était pas encore fleurie au mois d'avril dernier.
Le parc est riche d'une centaine d'espèces différentes d'arbres et d'arbustes, dont de nombreuses espèces nord américaines bien entendu mais aussi, des essences plus exotiques. En fait, à chaque saison, on peut y faire de nouvelles découvertes. Je l'avais visité en été et vous pouvez aller admirer toutes les fleurs si vous le désirez en cliquant ICI.
Commençons la visite du parc en découvrant l'Arbre de la lune. Il est planté près de la roseraie en contrebas de la cour d'honneur donc tout près du château.
Peut-être avez-vous entendu parler de ces graines emportées dans l'espace par Stuart Roosa à bord d'Apollo 14 en 1971 ? Il y en avait environ 500 de différentes espèces : pin, sycomore, liquidambar, sequoia et sapin de Douglas...
A son retour, les graines ont été mises à germer (environ 420 plants ont été obtenus). Puis les jeunes plants ont été installés dans différents lieux au moment de la commémoration du bicentenaire de la Déclaration d'indépendance des États-Unis en 1976.
Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site ICI qui reprend certains des articles de presse parus à cette occasion, en anglais bien entendu.
La graine qui a permis de faire pousser celui-ci a été offerte à Raymond Pagès et plantée dans le parc à l'occasion du bicentenaire.
Il s'agit d'un bel érable sycomore...un arbre que l'on connait mais qui dans ce parc du château représente tout un symbole.
Près de la roseraie qui a été depuis ma dernière visite complètement remaniée et enrichie, un superbe magnolia de Soulange (Magnolia soulangeana) était en pleine floraison et a déroulé devant nous, à nos pieds, un superbe tapis rose de pétales.
Nous avons suivi les chemins et je n'ai pris en photo que quelques plantes en fleurs et les arbustes.
Dans l'arboretum, nous avons pu admirer un marronnier d'Inde, un tilleul à grandes feuilles, un cèdre de l'Atlas, des hêtres pourpres, un noyer noir d'Amérique...entre autres.
Heureusement, les arbres ont des étiquettes permettant de les identifier car impossible de faire des photos de tous ces arbres d'autant plus que certains mettaient à peine leur feuilles et d'autres sont tellement grands que l'on ne peut pas voir leur feuillage de près. Vous pouvez en admirer certains sur les photos générales que je vous ai montré ICI en début de semaine.
Les arbustes sont nombreux sur le sentier qui borde les bassins.
Ci-dessous un inconnu pour moi : le Staphylier de Colchide (Staphylea colchica) appelé aussi le faux pistachier.
Un superbe pommier du Japon (Malus floribunda) qui croulait sous les fleurs .
L'érable palmé (Acer Palmatum) ne peut qu'attirer le regard avec ses feuilles rouges dès le printemps et toutes finement découpées .
Tout comme cet érable du Japon (Acer japonicum), qui est un petit arbre au feuillage coloré encore plus beau en automne.
Tout au bord de l'eau, nous admirons encore au passage les pneumatophores du cyprès chauve (Taxodium distichum) que je vous avais déjà montré lors de ma précédente visite du parc. Il faut bien avouer que c'est un arbre fascinant d'autant plus pour moi qui n'aie pas de parc proche de mon domicile dans ma région. Il peut vivre entre 300 et 500 ans et présente la particularité de développer des racines aériennes que l'on appelle donc des pneumatophores. Elles émergent du sol autour du tronc. Ces pneumatophores auraient un double rôle : stabiliser d'une part l'arbre dans les zones meubles et très humides et d'autre part, fournir en dioxygène le système racinaire immergé en partie dans l'eau du marais.
Dans la partie basse du parc, un impressionnant massif de Rhododendron de la mer noire (Rhododendron ponticum) était en bouton. Quel dommage d'avoir raté sa floraison, vue la taille du massif ce doit être magique !
Le Tulipier de Chine (Liriodendron chinense) est encore petit mais pourra atteindre un jour 40 mètres de hauteur. La forme de ses feuilles est vraiment originale.
Le laurier cerise (Prunus laurocerasus) planté en solitaire et l'arbre à perruques ( Cotinus coggygria) attiraient le regard, le premier par sa floraison, le second par la couleur rouge sombre de ses feuilles.
Et c'est avec ces deux plantes sauvages, l'Alliaire officinale (Alliaria petiolata) et la bugle rampante (Ajuga reptans) qui poussaient abondamment en bordure de la pelouse que se termine mon article du jour. J'espère qu'il vous a plu !
La semaine prochaine nous redescendrons pour un court instant en Provence, juste pour profiter encore un peu des fleurs du printemps, avant de remonter en Haute-Loire, pour d'autres découvertes, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !