Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
L'été est là et comme promis nous nous retrouvons aujourd'hui virtuellement en Haute-Loire pour redécouvrir la flore printanière.
Pour cet article, toutes mes photos ont été prises au mois de mai ou juin dernier entre 960 mètres et 990 mètres d'altitude environ. A noter que dans cette région, qualifiée ici de "moyenne montagne", certains matins les températures avoisinaient encore le zéro degré durant la première quinzaine de mai.
La Haute-Loire comprend deux tiers de son territoire au-dessus de 800 mètres d'altitude et une altitude moyenne de 895 mètres. Même si le plus haut sommet n'est pas très élevé, 1749 mètres seulement au Mont Mézenc (côté nord), ce qui place le département en 21ème position dans le classement du département le plus haut. Son point le plus bas culmine à 400 mètres d'altitude environ ce qui le classe en seconde position sur ce point juste après les Hautes-Alpes (470) ! La flore est donc parfois...surprenante puisque peuvent se côtoyer au même endroit des plantes méditerranéennes et alpines.
Le bleuet (Famille des Astéracées) est devenu rare dans les champs de céréales mais c'est toujours un bonheur de le découvrir au bord des chemins. Enfants, nous en faisions des bouquets, à présent on ne fait que l'admirer quand par hasard on en croise un.
Les fleurs bleues sont toujours superbes au milieu de la verdure, comme cette Véronique petit chêne (Famille des Plantaginacées) qui aime les prairies fraiches et déteste tellement les sols secs qu'elle est sur liste rouge à présent en Provence, cette Buglosse des champs qui s'adapte à tous les sols et joue le rôle de plante pionnière dans les friches et même de plante dépolluante (Famille des Borraginacées) ; elle est si discrète avec ses fleurs minuscules que l'on peut facilement passer à côté ; et ce Myosotis alpestre (Famille des Borraginacées) qui aime les pelouses humides et comme son nom l'indique les montagnes alpines (et pyrénéennes).
Parfois les myosotis, se mêlent à des Stellaires holostées (Famille des Caryophyllacée) avec leurs jolies fleurs en forme d'étoile, rarissime en Provence, à ne pas confondre avec les Saxifrages (Famille des Saxifragacées) qui leur ressemblent beaucoup mais n'ont pas les pétales découpés.
De la couleur est apportée non pas par des coquelicots qui, en altitude au mois de mai, n'étaient pas encore fleuris, en juin oui par contre, mais par des Trèfles incarna (Famille des Fabacées) utilisés localement comme engrais vert, des Vesces communes (Famille des Fabacées) échappées des cultures de céréales et des Orchidées mâles (Famille des Orchidacées) que je ne vois jamais en Provence, car rarissimes près de la méditerranée (ces orchidées sont faciles à reconnaître car le plus souvent leurs feuilles sont tachetées).
Il y a aussi quelques touches de jaune en sous-bois avec les derniers Coucous (Famille des Primulacées) et en bord de sentier avec ces Navets potagers (Famille des Brassicacées) échappés des jardins, et ces Genêts purgatifs (Famille des Fabacées) qui ne poussent qu'à partir de 400 mètres d'altitude et que je n'arrive toujours pas à différencier des Genêts à balais, plus méditerranéens, et donc communs dans le sud. Les deux se côtoient parfois en Haute-Loire, ont des petites feuilles bien vertes et des fleurs jaunes magnifiques et de même taille.
Enfin, c'est avec ces Narcisses des poètes, actuellement fanées (Famille des Liliacées ou Amaryllidacées) dont la floraison a été très abondante cette année, que se termine notre article du jour. Prochainement, nous irons découvrir la flore dans un autre endroit altiligérien, un peu plus haut en altitude, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien.
Bon mois de juillet à tous !
Je vous rappelle que le blog s'est mis en mode été et que je ne publierai plus que les lundis, mercredis et vendredis jusqu'à...je ne sais pas quand !