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Cette semaine encore, comme promis, nous restons dans la Drôme pour découvrir un petit hameau perdu dans les montagnes, le hameau des Reychas.
Ce petit paradis se trouve rattaché à la commune de Châtillon-en-Diois. Auparavant, il appartenait à une commune formée de quatre hameaux dispersés dans les montagnes, "Treschenu". Chacun des hameaux a une histoire différente.
A partir de Châtillon, il faut longer le Bez en direction du col de Grimone. Nous sommes alors à l'entrée des gorges des Gâts. Ces gorges ont été creusées par un affluent du Bez, le ruisseau des Gâts. Après le tunnel, il y a plusieurs possibilités pour se garer sur les bas côtés élargis de la petite route.
Pour ceux qui connaissent le coin, l'embranchement de Boulc part sur la droite ainsi que la montée à Souberoche, un hameau oublié où nous ne sommes pas allés depuis des années. Mais pour cela, il faut traverser la rivière.
La piste monte de l'autre côté de la rivière sur la gauche. Il s'agit en effet d'une piste puisqu'elle permet l'accès au hameau qui est habité aujourd'hui pendant une grande partie de l'année par au moins deux familles.
Les vues sur les rochers des gorges des Gâts sont spectaculaires au fur et à mesure que l'on gravit la piste.
La route où nous étions tout à l'heure apparait de plus en plus minuscule au fur et à mesure que nous progressons.
La piste est jolie qu'elle passe en bord de falaise ou en sous-bois. Il y a parfois des épingles à cheveux qui doivent être difficiles à prendre en voiture (dans la neige en hiver par exemple !)
D'autres circuits pédestres doivent être possibles car un autre sentier rejoint la piste.
La piste traverse des petits ruisseaux dont le célèbre Rio Sourd qui dans sa partie basse permet la pratique du canyoning pour les amateurs.
Nous débouchons ensuite au milieu des pâturages qui en saison peuvent être clôturés car occupés par les troupeaux de moutons et leur Patou (d'où l'interdiction de monter au hameau avec un chien). Nous y étions à l'automne dernier et les troupeaux n'étaient déjà plus là. Au loin, le Pic de l'Aigle domine du haut de ses 1387 mètres. Certains randonneurs y montent en escaladant car il n'y a pas de sentier.
Il y a aussi d'anciens vergers qui entourent le hameau. Il ne faut pas oublier que ce hameau était habité par une quarantaine de personnes en 1856 et comportait une dizaine de maisons. En regardant de plus près, on s'aperçoit qu'il reste des vestiges des terrasses aménagées dans la pente qui étaient donc encore récemment cultivées.
La vue d'en haut est magnifique ! Je vous en montrerai d'autres dans mes prochains articles.
Et c'est avec ces dernières fleurs de lavande et de thym de bergère que se termine notre article du jour. J'espère que vous n'êtes pas fatigués car il va nous falloir à présent visiter le hameau mais vous allez avoir le temps de vous reposer car ce sera l'objet de mon prochain article, entre deux lectures, comme d'habitude...si vous le voulez bien !