Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Délaissons un peu la Haute-Loire et la Provence, pour continuer virtuellement notre visite de la Vendée et de l'île de Noirmoutier. J'espère que vous êtes à nouveau partants pour me suivre...
Aujourd'hui, nous allons faire une balade vers l'Épine. C'est une commune qui jouxte celle de La Guérinière dont nous avons déjà parlé. Elle a pris son indépendance depuis 1919. Son port, appelé le port de Morin est le troisième port de l'île, mais je n'ai fait aucune photo de ce port de plaisance pourtant important (850 emplacements) car nous ne sommes pas allés jusque là-bas. Ce sera pour d'autres vacances.
Le nom de la commune provient de l'aubépine (appelée aussi "Epine blanche") qui poussait en nombre et était même utilisée pour limiter les différentes propriétés. La devise de l'Epine c'est en latin "Mari Sole et Vento" qui signifie "Mer, Soleil et Vent" et cette devise explique à elle seule la présence de nombreux marais salants encore en activité, situés entre le village et la ville de Noirmoutier-en-l'Ile, des marais dont nous reparlerons prochainement. Ils ont permis aux habitants de vivre pendant des décennies.
Aujourd'hui nous allons découvrir le bord de mer, nous balader dans le bois des Eloux qui est une forêt domaniale et admirer au passage quelques-unes des maisons blanches aux volets bleus typiques du coin qui se trouvent sur cette commune. Certaines de mes photos ont peut-être été prises dans le quartier du Fier qui dépend de La Guérinière. C'est difficile pour moi qui ne suis pas de la région de me situer exactement quand je marche le long de l'océan car on passe d'une commune à l'autre sans le savoir. J'ai donc pu mélanger les lieux !
Commençons par la balade sur la digue...qui prolonge celle de la Guérinière. Je n'y suis venue qu'à marée basse. Lors des fortes marées ou des tempêtes, certaines zones de la digue sont impraticables et même interdites. Partout, il y a des petits escaliers qui permettent de descendre des perrés pour ceux qui désirent pratiquer la pêche à pied ou marcher sur la plage ou les rochers. Sur certaines de mes photos, on retrouve la trace des anciennes écluses à poissons. Sur la première photo ci-dessous, vous voyez que la digue est interdite à la circulation piétonne car elle a été endommagée lors des dernières tempêtes.
Il y a de superbes maisons que nous pouvons admirer tout le long de notre balade. Elles bordent la digue et sont aux premières loges pour admirer les marées (et les touristes en été !).
Nous poursuivons la balade en nous dirigeant vers le Bois des Éloux. C'est le point culminant de l'île. Il est à 23 mètres au-dessus de la mer, ça compte !
Dans le temps, le vieux village des Éloux se trouvait à cet emplacement. Il aurait commencé à être enseveli sous le sable au début du XIIe siècle. Les dunes non fixées avançaient à l'intérieur des terres d'environ 20 mètres par an. Les habitants avaient besoin de bois pour se chauffer et faire cuire leur nourriture et ce déboisement utilitaire aggravait le phénomène naturel dû aux vents et aux marées. Le village fut finalement totalement abandonné.
En 1875, les dunes sont fixées grâce à la plantation de pins maritimes. Pour protéger les dunes qui ont été construites, des épis de pierre sont installés en mer.
Pour pénétrer dans la forêt des Éloux, nous empruntons l'allée forestière qui porte bien son nom.
Cette allée est très fleurie car nous longeons des habitations.
Puis nous empruntons ensuite les sentiers sableux qui parcourent la forêt plantée de pins maritimes. En sous-bois, poussent essentiellement des arbousiers et des églantiers sauvages.
Les pins maritimes sont immenses !
Le retour se fera par l'intérieur des terres et nous découvrons encore quelques jolies maisons mais cette fois côté rue.
Et c'est avec cette jolie plaque de maison que se termine mon article du jour. J'espère qu'il vous a plu.
Prochainement nous poursuivrons notre visite en nous dirigeant vers la pointe du Devin, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien.