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Le village de la Guérinière se situe en plein centre de l'île de Noirmoutier, à l'endroit le plus étroit de l'île, face au sud. Déjà, on trouve des traces d'un hameau portant ce nom vers 1412. L'origine du nom proviendrait d'une famille Guérin présente sur les lieux dès 139O. Pendant des siècles, tous les habitants de l'île faisaient partie d'une même commune, celle de Noirmoutier. La commune de la Guérinière ne deviendra indépendante qu'en 1919.
Le hameau se développe surtout au XVIIIe siècle lorsque Auguste Jacobsen poldérise le côté nord de la baie. Les nouvelles terres devenues fertiles peuvent alors être cultivées. La production la plus renommée encore aujourd'hui est celle des pommes-de-terres de Noirmoutier en particulier la variété "Bonnotte de Noirmoutier", qui est récoltée au printemps. Elle est récoltée 90 jours après sa plantation. L'île n'est donc pas qu'une île de pêcheurs et de nombreuses familles, en plus du tourisme, vivent aussi de l'agriculture, et de la récolte du sel dont nous reparlerons...
Le bourg s'est agrandi au fil des décennies et de nombreuses maisons sont aujourd'hui devenues des résidences secondaires.
J'adore ces maisons blanches aux volets bleus ! Tous les tons de bleus sont représentés.
Les noms des rues nous montrent que nous sommes bien au bord de l'océan. Le bourg est en effet bordé par une très belle plage de sable fin où on trouve les eaux les plus chaudes de l'île. Cette plage de la Guérinière, je vous la montrerai plus en détails dans d'autres articles.
J'adore les plaques de maison toutes joliment décorées.
Les jardins sont luxuriants, on voit que les hivers sont doux. On surnomme l'île de Noirmoutier, l'île aux mimosas mais aussi l'île aux papillons. Elle doit être magnifique en ce moment !
L'église de la Guérinière, Notre-Dame-de-Bon-Secours, fut construite entre 1827 et 1829. La première construction modeste avait été réalisée par les habitants eux-mêmes et l'édifice ne comportait pas de clocher. L'église est agrandie et presque entièrement reconstruite ensuite entre 1874 et 1897 mais le clocher surmonté d'un campanile n'est bâti qu'en 1947.
Je n'ai pas visité l'église qui était fermée chaque fois que je suis allée au village. Mais je vous montre le clocher.
Un des jours de balade dans le village, il y avait le marché. Et bien entendu sur le marché, il y avait des marchands de... sel. Nous avons préféré aller directement dans les salines pour voir le travail des saulniers d'une part et acheter notre sel sur place. J'aurai donc l'occasion de vous en reparler.
Et ce jour-là aussi, une exposition de vieux outils ( et autres objets) était installée dans le parc de la brocante des Pins, et devant la maison de l'artisanat d'art.
De nombreux blockhaus sont présents sur l'île. Durant la Seconde Guerre mondiale, cent cinquante blockhaus auraient été construits par les Allemands (en fait par des français dans le cadre du STO). Ils constituaient ce que l'on a appelé le mur de l'Atlantique qui protégeait le nord de la France d'une invasion des alliés par la mer. Ils sont les témoins du passé historique. Celui-ci se visite mais nous n'avons pas pris le temps de le faire, trop de choses étaient à découvrir et le seul après-midi d'ouverture, il faisait enfin un beau soleil et nous avons préféré partir nous promener. Il faut noter que celui de la Guérinière est le seul à être aussi bien conservé et rénové. D'autres sont situés sur la plage de la Cantine, je vous les montrerai prochainement et certains sont en cours de rénovation.
Le moulin, emblème de cette petite école rappelle que de nombreux moulins existaient sur l'île. Au XIXe siècle, on en dénombrait trente-deux. Aujourd'hui, il en reste vingt-trois dont certains sont ruinés. Ils sont quasiment tous dans des propriétés privées.
Au VIIe siècle, les moulins érigés par les moines de Saint-Philbert utilisaient les marées comme énergie. Plus récemment les moulins à vent comme ceux de la Guérinière, servaient de repères pour les marins qui devinaient le sens du vent près des côtes rien qu'en regardant leurs ailes tourner. Le dernier moulin de l'île a cessé son activité en 1945.
En baladant dans le bourg, on découvre devant des maisons les fameuses esseppes. Ce sont des pierres plates dressées verticalement que l’on trouve habituellement à l’entrée des prairies. Elles sont en général percées de 2 ou 3 trous ronds, dans lesquels on enfonçait des barres de bois horizontales pour servir de barrière. Certaines maisons construites sur des terres anciennement cultivées sans doute, les utilisent en décoration à l'entrée de leur maison. Elles auraient une origine marine...
Et c'est avec cette jolie fenêtre fleurie aux volets bleus que se termine mon article du jour. J'espère qu'il vous a plu.
Prochainement, nous resterons un peu à La Guérinière, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !