Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes, mes créations ou mes voyages : intellectuels, spirituels, botaniques ou culinaires...
Continuons encore un peu notre découverte de l'île de Noirmoutier pour aller voir le petit port du Bonhomme. Ce port se situe à l'Est sur la commune de La Guérinière mais de l'autre côté de l'île. A partir du bourg, il suffit de traverser l'axe routier central. A cet endroit, l'île mesure seulement 500 mètres de largeur.
Il s'agit d'un petit port ostréicole, petit par sa taille mais important au point de vue économique. Il a été créé vers 1850 dans les polders de La Guérinière.
/image%2F0553622%2F20260201%2Fob_6a353c_w-img-20250815-121104-copie-medium.jpg)
Les huîtres plates y vivaient déjà à l'état naturel et ont prospéré dans la baie jusqu'aux années 20 où la population est quasiment décimée par une maladie. Depuis la fin du XIXe siècle, l'huitre creuse était élevée en Vendée et l'élevage se généralisera dans la baie après la Seconde Guerre mondiale en 1947. Suite à une nouvelle maladie dans les années 70, c'est désormais une nouvelle souche d'huîtres qui y est élevé : l'huître creuse japonaise, mais comme l'histoire aime à se répéter, une nouvelle maladie remet en question sa production (les détails de l'histoire sont ICI).
Il est dommage que les quelques cabanes ostréicoles du port ne payent pas de mine, elles doivent être rénovées prochainement.
Déjà un grand parking a été aménagé récemment l'année dernière.
D'autres cabanes servent de points de vente car bien entendu, vous pouvez déguster les coquillages sur place, ou bien les emporter à la maison. Vous avez même l'embarras du choix pour le faire.
En grimpant sur la digue, les paysages sont superbes et variés : d'un côté le port de Noirmoutier avec le château et l'église au loin. Au delà en zoomant un peu plus, et plus au nord, la plage des Sableaux, près du bois de la Chaise, dont nous reparlerons un jour.
Le port a une cale d'accès à la mer qui permet aux ostréiculteurs d'atteindre plus facilement les parcs à huîtres à peine visibles le jour où nous y sommes allés, mais accessibles à marée basse.
Les parcs à huîtres sont constitués de tables sur lesquelles sont installées des poches de différentes tailles emplies d'huîtres à tous les stades de maturation. Il faut environ trois ans pour produire une huître consommable.
Pour se rendre sur les lieux, les ostréiculteurs utilisent des barques à fond plat (les lasses je crois ?) mais ils font le tri des huîtres à terre. Ils séparent les coquillages selon leur taille et les rangent dans des poches aux mailles de différentes grosseurs. Nous avions eu l'occasion de suivre le travail d'ostréiculteurs, lors de vacances sur l'île Oléron, il y a des années.
Lorsque les huitres sont prêtes à être consommées, elles sont affinées pendant au moins quinze jours dans des Claires. Le séjour dans ces bassins leur permet d'acquérir une jolie couleur verte liée à une bactérie présente naturellement dans l'eau et de se débarrasser des impuretés qui peuvent se retrouver à l'intérieur de la coquille. D'autres claires dites "de proximité" servent au stockage avant la vente.
Les moules de bouchot sont également collectées à plusieurs endroits de l'île.
A l'intérieur des terres, on trouve des zones cultivées. Peut-être est-ce là que poussent les fameuses bonnottes qui ont fait la réputation de l'île ?
La piste cyclable qui borde la digue permet de rejoindre le polder de Sébastopol puis le Gois.
Nous allons donc nous y rendre prochainement, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien.