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Aujourd'hui, je ne résiste pas à vous montrer une zone de l'île de Noirmoutier bien connue des vacanciers et des habitants : le passage du Gois, situé au sud de l'île. C'est de là que nous sommes partis à pied pour une balade au coeur du polder de Sébastopol.
Il y a beaucoup de monde installé sur les rochers de la digue, face au passage du Gois, cette petite route submersible à marée haute qui était jusqu'en 1971 le seul accès possible à l'île de Noirmoutier avant la construction du pont. Les gens attendent la marée montante !
Quand nous sommes arrivés sur les lieux, la marée était basse et les pêcheurs à pied très nombreux (voir ma première photo en haut de l'article). Comme vous le voyez, il ne faut pas se garer n'importe où et partir se promener d'autant plus que notre but du jour était d'aller découvrir à pied le polder de Sébastopol et que nous ne savions pas combien de temps nous allions passer sur les sentiers. Comme je l'ai mentionné dans mon dernier article, l'endroit est également accessible à vélo.
En suivant la digue, nous nous retrouvons immédiatement au coeur du polder de Sebastopol qui appartient à la commune de La Barbâtre. C'est un site protégé car classé Réserve Naturelle Régionale.
Cette étendue de terre a été conquise sur la mer grâce à des digues conçues par la famille Jacobsen au XIXe siècle. L'assèchement de cette zone terminée en 1856, a permis sa mise en culture. La digue qui a déjà cédée une fois devant l'assaut de l'océan, est désormais restaurée et protégée afin de préserver l'écosystème qui s'est développé en arrière c'est d'autant plus important que le polder est situé à un mètre au-dessous du niveau des plus hautes marées.
La réserve est longue de 4 km et large de 600 mètres environ ce qui fait une superficie de 132 hectares, dont 120 hectares de prairies et de surfaces agricoles cultivées.
Même en plein été et avec le monde qui se baladait sur les sentiers, nous avons pu faire de belles rencontres. Une quarantaine d'espèces différentes d'oiseaux nichent sur le site sur les 170 espèces observées par les ornithologues.
A cette diversité naturelle s'ajoutent plus de 230 espèces végétales propres à la zone marine.
Voici un aperçu des paysages...
Du haut de la digue, on voit tout de suite la différence entre les paysages de part et d'autres.
J'ai trouvé amusant de croiser un élevage de vaches, vu que nous arrivions directement de Haute-Loire...
On découvre au bord du sentier, des petits passages sur les canaux.
Mais nous devons respecter les interdits !
La flore est diverse mais le mois d'août n'est pas une bonne période pour l'observer. Même là-bas en plein été, les plantes étaient déjà toutes desséchées, ce qui explique que j'ai fait très peu de photos ce jour-là.
Malgré le monde qui se baladait sur les sentiers à vélo ou à pied, nous avons pu faire quelques rencontres en plus des cygnes vus à la jumelle au niveau du Gois. Je vous rappelle que mes photos sont prises avec mon téléphone portable, désolée pour la qualité donc.
Les avocettes élégantes sont très nombreuses mais au détour du sentier, nous avons pu faire d'autres découvertes.
Le sentier poursuit sa route au bord des marais et permet de faire une boucle qui nous ramène au Gois.
Nous voilà à présent revenus au Gois juste à temps pour observer la marée montante. Le timing était parfait !
La route est désormais totalement recouverte par l'océan. Il est donc temps de rentrer. Désolée pour la longueur de cet article mais je ne voulais pas faire deux articles sur le sujet.
J'espère néanmoins qu'il vous a plu.
A demain, comme d'habitude si vous le voulez bien...