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23 juin 2020 2 23 /06 /juin /2020 05:22

 

Voilà une BD ou plutôt un roman graphique dont le sous-titre est, je trouve, intrigant mais non dénué de malice : Autobiographie prénatale.

L'auteur nous raconte en effet l'aventure, qui aurait pu très mal se terminer, vécue par sa mère durant les mois qui ont précédé sa naissance en 1973, dans la Grèce des Colonels.

Steinkis, 2020

Steinkis, 2020

La toute jeune Séverine a toujours voulu savoir pourquoi elle était née en Grèce et sa mère a toujours éludé les questions, lui disant que ce n'était pas prévu, sans jamais ni donner d'explication claire, ni d'autres détails, amenant la petite fille à imaginer toutes sortes de situations, toutes aussi éloignées les unes que les autres de la réalité.

Mais un jour, devenue adulte, elle décide qu'elle saura tout de son histoire, que connaître le pourquoi des événements, elle en a besoin pour elle-même, mais aussi pour reconstituer le puzzle familial. Elle interroge d'abord sa mère, puis son père, mais découvre que tous deux n'ont pas toujours la même version de l'histoire !

Alors elle recherche leurs amis, et toute personne les ayant croisé durant leur jeunesse, pendant près de dix ans.  Le mystère va s’éclaircir peu à peu...

 

Dans les années 70, nombreux étaient les jeunes attirés par le désir du voyage vers l’Afghanistan,  l'Inde,  le Népal... C'était le paradis sur terre pour ces révoltés, déçus que les événements de mai 68 n'aient pas changé assez rapidement la société à leurs yeux. Désireux de vivre en toute liberté, Viviane et Eric, les parents de Séverine Laliberté, partent ainsi avec deux amis et traversent l'Europe avec l'insouciance de leur jeunesse, faisant fi des difficultés des pays parcourus. C'est en effet loin d'être une époque sereine : les années de plomb en Italie, le rideau de fer à l'Est, les Colonels en Grèce...

 

A leur retour, après avoir traversé la Turquie, Viviane, au volant de sa 4L verte est arrêtée à la frontière grecque et accusée d'avoir tenté de passer de la drogue. Incarcérée pendant de long mois en Grèce, puis jugée, elle est condamnée à purger une lourde peine de prison. Séverine naît pendant cette détention... 

Bien entendu, je ne vous donnerai pas davantage de détails sur leur périple, ni sur la vie des femmes en prison à cette époque, ni sur les personnes qui interviendront pour aider Viviane, ni sur les suites de cette aventure qui aurait pu être dramatique...le suspense est bien présent et les rebondissements inattendus. 

Les hippies Trail étaient à la fois des voyages initiatiques, spirituels mais aussi des aventures humaines faites de rencontres, de générosité, de partages. L'époque hippie, dans les années 60 et au début des années 70, est une époque qui a marqué la jeunesse de ceux nés après la guerre. Les jeunes partaient pour connaître l'aventure, mais aussi la philosophie orientale. Ils partaient souvent pour consommer librement de la drogue, facilement accessible, et parfois même goûtaient aux drogues dures.

L'auteur nous plonge à la fois dans son histoire familiale, le voyage de ses parents, l'histoire politique des pays traversés, mais son récit est avant tout un récit d'aventure, car les jeunes à cette époque partaient sans rien organiser, et sans un sou en poche ou presque, ce qui les amenaient à se mettre dans des situations périlleuses...

Le ton est souvent drôle, réaliste mais toujours pudique. Même si l'histoire de ses parents est parfois dramatique et touchante parce qu'elle rejoint la sienne, l'auteur pose sur leurs aventures un regard distancié, mais non moins empli d'une certaine tendresse, sans jamais porter aucun  jugement sur leurs actes. 

 

Le lecteur est captivé dès les premières pages par l'histoire, mais aussi par la présentation du récit, entrecoupé de cartes, de clins d’œil, de photographies anciennes, de dessins et de lettres, autant de vestiges émouvants, prouvant la véracité de l'histoire à ceux qui penseraient, en particulier parmi les jeunes d'aujourd'hui, que cela ne pourrait être vrai, ce dont bien entendu moi-même, je n'ai pas douté un seul instant. 

Le lecteur apprendra aussi beaucoup en lisant les encarts didactiques sur les pays traversés, encarts que vous pourrez en toute liberté sauter pour avancer davantage dans le récit, puis reprendre une fois le dénouement arrivé, ce que j'ai fait, je l'avoue, tant je voulais savoir comment tout cela allait se terminer.

Et rien ne vous empêche de piocher dans la Playlist en début d'ouvrage, pour faire ce voyage en musique...

Illustration (https://ellea-bird.com/)

Illustration (https://ellea-bird.com/)

L'auteur, Séverine Laliberté, est archéologue au CNRS. Ce n'est pas étonnant qu'elle ait eu envie de fouiller dans son propre passé et que sa curiosité naturelle et sa ténacité, lui aient permis d'avoir la patience d'attendre des années, que le puzzle de sa vie familiale se reconstitue, pour nous livrer avec brio cet épisode de sa vie familiale. Et comme il n'y a pas de coïncidence dans la vie, sans connaître le lien avec sa propre histoire, son métier l'a amené à participer à de nombreuses fouilles au Moyen-Orient. 

Elle nous livre ici une belle quête familiale émouvante, souvent drôle, pleine de suspense, doublée d'un récit d'aventure totalement dépaysant. 

Illustration (https://ellea-bird.com/)

Illustration (https://ellea-bird.com/)

La dessinatrice Elléa Bird que vous pouvez retrouver sur son site ICI a comme sujet de prédilection la place des femmes dans la société contemporaine. Elle a tout de suite été séduite par l'histoire de Séverine Laliberté. 

Avec sa technique de dessin particulière, les personnages se reconnaissent aisément et le lecteur a l'impression de faire partie du voyage. Les quelques flash-back et encarts sont facilement repérables, et la foule de détails décrivent bien les différences culturelles des pays traversés et les situations humaines vécues. Le noir et blanc donne de la profondeur et un petit côté rétro aux illustrations.  Les quelques touches de couleur par-ci par-là pour nous montrer la beauté des paysages ou faire ressortir un détail, une carte et LA fameuse 4L verte, reine du voyage ajoute au charme de cette BD qui est une très belle découverte à lire aussi avec  vos ados ! 

 

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13 juillet 2019 6 13 /07 /juillet /2019 05:24

 

Voilà donc comme promis la suite de la visite effectuée à Venise en 2012 avec un groupe d'adolescents.  

Je rappelle que cet article est une rediffusion...

 

Après Venise, nous avons visité deux îles de la lagune, connues des touristes du monde entier, Murano et Burano. 

L'île de Murano est la plus grande des îles de la lagune. Elle a été habitée en même temps que Venise. Elle est surtout connue pour ses verreries que l'on fabrique depuis le XIII° siècle.

On y trouve en plus des églises et du musée de la verrerie, de nombreux  Palais au bord du grand canal.

 

Les Vénitiens des siècles passés venaient l'été sur l'île pour se prélasser dans les nombreux jardins, l'île étant à cette époque plantée de vignes et de vergers.

Suite aux nombreux incendies qui ravagèrent Venise, le gouvernement des Doges décida de déplacer vers 1291 les verreries à Murano. Ceci permit également de préserver les secrets des verriers.

L'activité de l'île lui donna richesse et renommée. Elle a aujourd'hui 7000 habitants. 

 

La rue principale (le canal Rio Di Vetrai) est bordée de boutiques et de restaurants qui font le bonheur des touristes et aident bien les pêcheurs à vivre. 

La rue principale

La rue principale

Au bout de la rue principale...un joli clocher attire le regard et l'étoile de verre sur la placette, atteste de la présence des verriers sur l'île. 

Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue
Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue
Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue

Le clocher-horloge et l'étoile de verre bleue

Murano est également traversée par de nombreux canaux. 

Le Grand Canal de Murano et un second canal proche
Le Grand Canal de Murano et un second canal proche

Le Grand Canal de Murano et un second canal proche

Le Palazzo Da Mula est le plus célèbre des palais de l'île. 

Il présente une jolie architecture, typique de l'art gothique vénitien, avec une façade du XVe siècle. la loggia daterait de la Renaissance. Le palais possède une cour. Il est aujourd'hui le siège de la municipalité de Venise-Murano-Burano et abrite de nombreux bureaux, sauf au rez-de-chaussée, utilisé pour des activités culturelles.  

Le Palazzo Da Mula (Murano)
Le Palazzo Da Mula (Murano)

Le Palazzo Da Mula (Murano)

Avec les adolescents, nous avons visité l'atelier d'un maître-verrier et le voir au travail, a été un moment remarquable que mes photos ne mettent pas à l'honneur. 

L'entrée de l'atelier

L'entrée de l'atelier

La réalisation d'un petit chevalLa réalisation d'un petit cheval
La réalisation d'un petit cheval
La réalisation d'un petit chevalLa réalisation d'un petit cheval

La réalisation d'un petit cheval

On accède à l'île de Burano par le vaporetto qui longe toute une série de petites îles abandonnées de ruines ou de plantations qui servent de nidification aux nombreux oiseaux de la lagune. 

 

L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano
L'arrivée à Burano

L'arrivée à Burano

L'arrivée sur cette petite île de pêcheurs est un choc pour les yeux après avoir navigué sur les eaux grises de la lagune. En effet, toutes les maisons sont colorées de bleu, de jaune, de rouge ou de couleurs mélangées. Même les rideaux aux portes et aux fenêtres sont assortis.

La tradition de peindre les maisons en couleur daterait du VII°siècle. Les pêcheurs pouvaient ainsi voir leur maison de loin dans la brume.

Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées
Les maisons sont toutes colorées

Les maisons sont toutes colorées

Cette île a su garder son authenticité, malgré les nombreux touristes qui la visitent tout au long de l'année.

Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano
Quelques vues de l'île de Burano

Quelques vues de l'île de Burano

Le linge est toujours étendu aux fenêtres et sèche au soleil et au vent. Nous sommes bien en Italie. 

Le linge sèche entre deux murs...
Le linge sèche entre deux murs...

Le linge sèche entre deux murs...

On y goûte le calme et la fraîcheur des "calle" (petites ruelles) qui permettent d'accéder à de toutes petites places adorables.

Une ruelle

Une ruelle

La religion est omniprésente et toutes les maisons sont protégées par des statues comme celle-ci.

Uns statue protégeant les propriétaires de la maison

Uns statue protégeant les propriétaires de la maison

Depuis le 16° siècle, la dentelle de Burano est très connue... car elle est faite à la main.

Louis XIV adorait cette dentelle au point de Venise qu'il portait sur ses cols. Il fit venir de l'île des dentellières jusqu'à Alençon et la cour entière raffolait du punto in aria, point caractéristique de l'île.

Tombé dans l'oubli à cause de la concurrence, cet art a repris vers le XIX° siècle.

 

Il a existé sur l'île depuis 1872, une école de dentellière intégrée au musée de la dentelle dans l'ancien palais du Podestat. Elle est malheureusement fermée depuis 1995. Ses murs abritent aujourd'hui un musée de la dentelle que j'aurais adoré visiter...

Une des boutiques

Une des boutiques

Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)
Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)

Le Musée de la dentelle (il museo del merletto)

Mais ne nous faisons pas d'illusion, la dentelle vendue aujourd'hui à Burano est fabriquée en Chine même si cette dentellière nous laisse supposer le contraire...

Une dentellière d'aujourd'hui dans sa maison

Une dentellière d'aujourd'hui dans sa maison

Et pour terminer la visite de Burano, je vous montre la seule photo prise sur la place principale de l'île. C'est l'église San Martino avec son clocher incliné caractéristique. 

 

Murano et Burano sont des îles sans voiture ! 

Quelques photos des îles de la lagune : Murano et Burano

Voilà la rediffusion de mes articles sur ce voyage à Venise est désormais terminée. J'espère que ce court voyage vous a plu. 

 

Pour ceux qui le souhaitent, je vous invite à poursuivre ce voyage en visitant Vérone, la ville rose italienne ICI et ICI ; le Castelvecchio ICI ; La Piazza delle Herbe ICI ; La piazza dei Signori ICI ; et enfin, une dernière visite de Vérone, monuments et bords de l'Adige ICI.

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11 juillet 2019 4 11 /07 /juillet /2019 05:24
L'arrivée à Venise

L'arrivée à Venise

Je rappelle que cet article est une rediffusion...

 

Deux jours à Venise (plus un jour à Vérone) ce n'est pas beaucoup et bien entendu nous n'avons pas eu le temps de voir tout ce que nous aurions eu envie de voir. A la fois c'est frustrant, et à la fois, c'est déjà beaucoup puisque je n'y étais jamais allée. 

Cela a été un grand plaisir pour moi de partager ce voyage avec mes collègues et les ados qui soit dit en passant, ont tous été remarquablement attentifs et intéressés. 

 

Nous étions logés à la Punta Sabbioni et c'est de son embarcadère que nous avons emprunté le vaporetto pour nous rendre à Venise. 

Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni
Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni
Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni

Arrivée du vaporetto alla Punta Sabbioni

En route, les vues sur la lagune représentent déjà un beau voyage...les oiseaux s'envolent à notre passage et nous croisons de nombreuses barques de pêcheurs. 

En route vers Venise, à bord du vaporetto...En route vers Venise, à bord du vaporetto...
En route vers Venise, à bord du vaporetto...

En route vers Venise, à bord du vaporetto...

L'arrivée est superbe et nous met déjà dans l'ambiance...

 

On a tout de suite une belle vue sur le Palais des Doges et le Campanile, dont je vous reparlerai plus bas dans l'article. 

Le Palais des Doges et le Campanile

Le Palais des Doges et le Campanile

Santa Maria della Salute.

Santa Maria della Salute.

Et enfin sur Santa Maria della Pietà devant laquelle nous allons débarquer. 

 Santa Maria della Pietà

Santa Maria della Pietà

La première chose que nous avons eu envie d'aller voir puisque c'est juste à côté de l'endroit où le vaporetto nous a déposé, c'est...le Pont des Soupirs évidemment. 

Il reliait l'ancien tribunal à la prison des Plombs située sous les toits du Palais des Doges. 

Le Pont porte ce nom car les vénitiens imaginaient les plaintes des malheureux qui le franchissaient pour circuler entre leur cachot et le tribunal. Les prisonniers s'y croisaient sans se voir car il s'agit d'un double couloir.

De style baroque, il a été construit en 1602. C'est le seul pont couvert de Venise.

Le célèbre Pont des Soupirs
Le célèbre Pont des Soupirs

Le célèbre Pont des Soupirs

Puis évidemment nous avons rejoint la Place Saint-Marc

 

Vue aérienne de la place (photo du net)

Vue aérienne de la place (photo du net)

La première chose que l'on remarque, ce sont les deux colonnes de granit qui font partie des richesses qui ont été ramenées de Constantinople au XII° siècle, après le pillage de la ville. 

Saint Marc, représenté par le lion ailé est le symbole actuel de Venise. On le retrouve partout. Saint Théodore, était le premier saint protecteur de la ville. Il est représenté terrassant un dragon.

Les Vénitiens superstitieux ne passent jamais entre les deux colonnes car c'est là qu'avaient lieu les exécutions. 

Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco
Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco

Saint Marc et Saint Théodore sur les deux colonnes de la piazzetta san marco

La Tour de l'horloge est appelée aussi Tour des Maures car au sommet se trouvent deux automates maures frappant les heures.

On y retrouve le lion ailé sur fond de ciel étoilé. Sur l'horloge, tous les signes du zodiaque sont représentés ainsi que la position du soleil et de la lune.

La tour s'est effondrée au XV° siècle et a été totalement reconstruite. 

La légende raconte que les concepteurs sont devenus aveugles après la réalisation ne pouvant ainsi plus refaire le même travail ailleurs...

La Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge
La Tour de l'horloge

La Tour de l'horloge

La basilique San Marco était en travaux.

Construite au IX°, la basilique est un mélange de genres. Elle est le témoin de l'histoire de Venise et symbolise son identité et ses origines multiples. Elle est pour cela un monument unique !

La grandeur et la richesse de Venise se retrouvent dans ses ornements. Construite au fil du temps, on y trouve les styles byzantin, islamique, gothique et renaissance.

Au sommet se trouve une terrasse d'où le doge observait les fêtes de la ville. Les dômes sont recouverts de  plomb. La façade avec ses 5 arcades est plutôt byzantine. Le couronnement est gothique et orné de mosaïques. 

La basilique Saint-Marc
La basilique Saint-Marc
La basilique Saint-Marc

La basilique Saint-Marc

Voici le portail de la basilique côté piazzetta et...quelques autres détails architecturaux. 

Nous n'avions pas prévu de visiter l'intérieur.

Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta
Le portail côté piazetta

Le portail côté piazetta

Le Campanile mesure 98m50 de hauteur. Il était surnommé autrefois, le Patron des vénitiens, car il servait de tour de garde. La tour a servi aussi de phare aux voyageurs et au pêcheurs car Venise est souvent dans le brouillard. Galilée y a placé sa lunette pour observer les étoiles.

Effondrée sans faire de victimes (sauf un chat) en 1902, elle a été totalement reconstruite avec de nouvelles fondations.

Sa base est de style roman, mais le couronnement où se trouvent les cloches, est de style gothique.

Accolée au campanile, vous apercevez le long bâtiment de la Libreria, bâti en 1550, qui abrite des collections anciennes de livres, de manuscrits et d'incunables. 

 

Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria
Le Campanile et la libreria

Le Campanile et la libreria

Le Palais des Doges ou Palaccio ducale...

Nous avons pu avoir une visite commentée très intéressante, en partie en VO avec les élèves. 

La Palais des Doges a été bâti en 1340 sur les ruines de l'ancien palais qui était un simple château-fort et qui a été détruit par un incendie. Jusqu'au XVI° siècle, il abritait sous les toits, les prisons appelées les plombs (piombi en italien) car leur toit était fabriqué en plaques de plomb. Il y faisait très chaud en été (jusqu'à 50 °)et très froid en hiver...

 

C'est dans cette prison que le célèbre Giacomo Casanova a séjourné. Écrivain, aventurier et séducteur, Casanova a été emprisonné en 1756 et accusé de libertinage, occultisme et propagande anti-religieuse. Quatorze mois après, il réussit à s'échapper. Il est  le seul prisonnier à s'être évadé de façon spectaculaire de cette prison, située sous les toits et son évasion reste encore aujourd'hui inexpliquée. 

 

Puis, une nouvelle prison fut construite sous le bâtiment à côté du palais. Les prisonniers se rendant au palais par le célèbre Pont des soupirs. Là, ils ne souffraient plus ni du froid ni de la chaleur, mais de l'humidité voire des inondations.

A côté des plombs, il y avait tout une série de bureaux, de bibliothèques, de salles de torture, de salles de conseil à l'abri des regards extérieurs. Là, des hauts fonctionnaires travaillaient parfois jusque tard dans la nuit dans le plus grand secret et c'est là que le véritable pouvoir s'exerçait. Toutes les affaires importantes de la République s'y réglaient.

Les ambassadeurs et haut dignitaires ne soupçonnaient pas l'existence de cette administration cachée.

 

On peut aujourd'hui visiter les itinerari segreti ainsi que les salles du palais décorées par les plus célèbres peintres vénitiens.

Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges
Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges
Vue de la basilique de la cour intérieure  du Palais des Doges

Vue de la basilique de la cour intérieure du Palais des Doges

Nous avons bien évidemment visité aussi  la ville... 

Les canaux intérieurs font partie des plaisirs de la découverte. 

Les canaux intérieurs
Les canaux intérieurs
Les canaux intérieurs

Les canaux intérieurs

Cette épicerie ambulante avait été photographiée par un des élèves.

Une épicerie ambulante (photo prise par un élève)

Une épicerie ambulante (photo prise par un élève)

Le Grand Canal est l'artère principale maritime de la ville. Il a une forme de S inversé. Il est rejoint par 47 canaux plus petits et 7 ponts le franchissent dont 4 uniquement piétons.

Le plus ancien pont piétonnier est celui du Rialto qui était le seul passage possible jusqu'au milieu du XIXe siècle. Il y a eu ensuite le Pont de la Constitution, le Pont des Déchaussés et le Pont de l'Académie, le seul que j'ai franchi !  

Le Grand Canal vu du ciel (photo wikipedia)

Le Grand Canal vu du ciel (photo wikipedia)

Les Grand Canal vu du pont de l'Académie
Les Grand Canal vu du pont de l'Académie

Les Grand Canal vu du pont de l'Académie

Le Pont de l'académie

Le Pont de l'académie

Nous avons pu aussi nous rendre dans le quartier du Dorsoduro pour faire des achats de masques vénitiens dans la boutique Ca'Macana.

Là, les groupes de touristes peuvent assister à des conférences, des ateliers sur rendez-vous.

Nos ados ont adoré les explications de l'équipe d'animation. C'est une équipe très sympa et très pédagogue et les masques sont superbes.

Vous pouvez visiter leur site ICI ou visionner la vidéo ci-dessous. 

L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique
L'intérieur de la boutiqueL'intérieur de la boutique

L'intérieur de la boutique

Venise et ses merveilles plongent inexorablement dans la mer. Dans 20 ans, la ville pourrait se situer 8 cm plus bas, or elle a déjà perdu 12 cm depuis le début du XX° siècle. Les spécialistes et les autorités se mobilisent...

Vous pouvez lire de nombreux articles à ce sujet sur le net, je vous propose celui de Futura Sciences Ici

 

Dans mon troisième article, je vous emmènerai à Murano et Burano, deux îles de la lagune, enfin comme d'habitude si cette rediffusion, vous intéresse et...si vous le voulez bien ! 

Une bouche de dénonciation du palais ducal

Une bouche de dénonciation du palais ducal

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9 juillet 2019 2 09 /07 /juillet /2019 05:21

 

Cet article est une rediffusion.

Il avait été diffusé précédemment en mai 2012 au tout début de la création de ce blog. Comme il n'avait reçu aucun commentaire et sans nul doute aucune visite, j'ai pensé que cela serait une bonne idée de le publier à nouveau en effectuant quelques modifications de mise en page. Bien entendu pour que les liens persistent, je n'ai pas changé le titre. 

C'est le premier article d'une trilogie qui retrace un voyage scolaire à Venise fait avec des collégiens en 2012. Ce n'était pas toujours facile de faire des photos, car la priorité était bien entendu les activités prévues avec les 50 ados du voyage.

 

Tout d'abord, je vous propose un historique illustré de la cité des Doges qui n'a pas la prétention d'être exhaustif. 

Ce sont de simples repères que j'ai voulu prendre avant mon voyage, pour donner quelques explications aux jeunes en cours de route.  

A l'origine la Vénétie était une province romaine. Les fouilles archéologiques sous-marines actuelles ont permis de découvrir que les îlots de la lagune vénitienne étaient déjà habités au temps de l'Empire romain. Mais la montée des eaux aurait obligé la population à les évacuer. 

Puis, les populations passent sous l'autorité de Byzance. 

L'Italie est envahie ensuite par les Huns d'Attila, puis par les Lombards. Tous font fuir les populations autochtones vers les îlots perdus au milieu des marécages et des roseaux, et habités jusqu'alors seulement par quelques familles de pêcheurs. 

Vers l'an 568, les populations s'établissent durablement sur ces îles.

 

Vers 697, les vénitiens élisent leur premier doge Paoluccio Anafesto. Il y restera jusqu'en 717. La légende lui attribue les premiers travaux de fortification de la ville ainsi que l'arsenal.

 

 

Charlemagne envoie son fils conquérir la Vénétie. Il échouera dans sa tâche et sera obligé de signer des accords avec Byzance, accords qui lui ouvriront des relations commerciales fructueuses avec Venise.

Suite à ces événements, vers l'an 809, le chef de Venise, le doge Angelo Participazio s'installe au Rialto. On lui doit la modernisation de la ville et la construction de ponts et de nouvelles voies d'eaux dont le Grand Canal. Venise est est née !

 

L'économie de la ville commence à se diversifier : les premiers verriers apparaissent. La facilité d'accès par voie maritime de l'île fait le reste.

Torcello puis Rialto prennent progressivement de l'importance au niveau du commerce et Venise devient la plus grande puissance économique de méditerranée, ouverte vers le commerce oriental par mer et par voie de terre (épices, soie, produits rares et chers comme l'or ou les pierres précieuses...).

Elle participe également à la géographie moderne, le commerce vénitien favorisant l'établissement de nombreuses cartes sur les pays traversés.

   

Vers 828, un nouveau saint apparaît. C'est Saint-Marc (San Marco), dont les reliques viennent d'être ramenées d'Alexandrie par des pêcheurs (en fait elles ont été volées !). San Marco devient patron de la ville (et remplace Saint-Théodore).

Les reliques sont installées dans la basilique Saint-Marc (San Marco), située sur la place éponyme. 

La basilique Saint Marc

La basilique Saint Marc

Venise prend son indépendance par rapport à Byzance, et le lion ailé de Saint-Marc devient définitivement le symbole de la Cité des Doges. 

Aujourd'hui, sur la Piazetta San Marco, on retrouve les statues qui symbolisent les deux saints.

Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc
Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc

Saint Marc et Saint Théodore sur la place Saint Marc

Au Moyen Âge, la ville est prospère et bien située entre l'Orient et l'Occident. Sa position sur la lagune la protège de ses ennemis.

Les vénitiens se dotent d'une puissante flotte et participent au transport des croisés en Terre sainte en monnayant chaque voyage et en négociant terres et avantages sur les conquêtes des Croisés. Venise détourne la 4ème croisade à son profit, et ramène de Constantinople, qui est pillée et détruite, de nombreuses richesses qui vont servir à embellir la ville.

 

En 1143, une nouvelle assemblée, le Conseil des Sages est créée.

Vers 1170, La République de Venise transforme ses institutions en profondeur. Ces institutions seront encore en fonction 6 siècles plus tard. Tout d'abord élu par le peuple, le Doge est maintenant élu par un conseil et contrôlé de plus en plus par les familles nobles de la ville. Mais il y a une véritable séparation de l'Eglise et de l'Etat (ce qui n'est pas le cas dans les autres pays d'Europe).

En 1172, Le Conseil des sages devient le Grand Conseil. C'est l'année de naissance du "mythe divin" selon lequel Dieu dicterait les lois de la République et unirait le Doge au Grand Conseil.

 

Au XIV° et XV° siècle c'est le temps des guerres... en particulier contre Gênes la principale concurrente commerciale. Les vénitiens veulent surtout sécuriser leurs routes maritimes.

Photo wikipedia

Photo wikipedia

C'est en 1348 que la peste s'abat sur la ville tuant la moitié de la population. C'est une catastrophe pour tous.

C'est à cette époque que la cité est divisée en 6 sestieri = 6 quartiers toujours actuels (Cannaregio, San Marco, Castello, Santa Croce, Dorsoduro et San Polo) symbolisés par les 6 dents que l'on voit sur la figure de proue des gondoles.

 

La figure de proue d'une gondole (photo wikipedia) 

Les six quartiers de la ville (Photo wikipedia)

Les six quartiers de la ville (Photo wikipedia)

Le XV° siècle est aussi celui de l'expansion de Venise. Mais la découverte du Nouveau monde par Christophe Colomb change la donne : les routes maritimes sont profondément modifiées et Venise commence à décliner.

Au XVI° siècle, Venise doit affronter le roi de France louis XII qui se ligue avec le pape et l'empereur Maximilien. Venise toujours en guerre contre les Ottomans s'affaiblit en perdant plusieurs comptoirs commerciaux en Orient.

En 1796, la République de Venise est conquise par Napoléon Bonaparte qui la cède à l'Autriche. Puis l'Autriche la restitue, puis la reprend...

Venise devient enfin italienne en 1866 et indépendante !

La République de Venise en 1796

La République de Venise en 1796

Aujourdhui Venise et sa lagune sont inscrites au patrimoine mondial de l'UNESCO.

 

Venise n'est pas construite sur l'eau comme beaucoup de gens le croient mais sur les alluvions déposés par la mer et qui ont formé les îlots.

Construite en bois jusqu'au VI° siècle, Venise fut fréquemment ravagée par des incendies. Les vénitiens reconstruisent alors en apportant de nouveaux matériaux et modernisent ainsi peu à peu leur ville.

Les monuments les plus élevés et lourds sont construits sur des pieux de 2 à 4 mètres de long qui s'enfoncent dans le sol et sont plantés très serrés puis reliés entre eux. Un plancher de bois sert ensuite de base à la maçonnerie.

Pour les constructions très proches de l'eau, c'est la pierre d'Istrie (pierre blanche originaires des Balkans) qui résiste à l'eau salée, qui sert de base. Les constructions sont alors plus solides et résistent à l'érosion de la mer.

Les charpentes, pieux  et planchers sont souvent en chêne, aulne ou mélèze,  très résistants au temps. Le bois permet aussi de donner aux édifices une certaine souplesse, car le sol des îles est mouvant, instable et humide. Les fenêtres très nombreuses en façade allègent l'ensemble.

La lagune est sujette à de grandes variations du niveau de l'eau provoquant des phénomènes comme l'acqua alta bien connu des vénitiens d'aujourd'hui et inondant les îlots ou la place Saint Marc comme ci-dessous, ou l'acqua bassa qui rend impraticable à la circulation certains canaux alors trop peu profonds.

 

 L'acqua alta (Photo wikipedia)

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6 mai 2018 7 06 /05 /mai /2018 05:30

 

C'est dimanche et même si je ne suis plus en vacances, j'ai décidé de poursuivre mon petit tour des blogs qui me font voyager en terres inconnues (ou pas) et qui, en tous les cas, me font rêver. 

La découverte de la faune et de la flore sauvage fait partie des sujets qui me passionnent.

J'ai eu la chance dans mes jeunes années de faire beaucoup de randonnées dans des milieux variés et de pouvoir observer de nombreux animaux et de nombreuses plantes sauvages dans leur biotope naturel. Même si je cours moins les sentiers de montagne, et que j'ai encore beaucoup de choses à apprendre, ce plaisir, toujours présent, je le partage toujours avec ma tendre moitié, je pense l'avoir transmis à mes enfants et être en bonne voie de le faire aussi avec mes petits-enfants !

 

Je vous invite donc aujourd'hui, à vous rendre sur le blog d'une photographe extraordinaire ce qui vous permettra d'approcher de près, grâce à ses photos, cette nature que nous devons à tout prix préserver coûte que coûte.

Il s'agit de Pascale...que certains d'entre vous visitent déjà régulièrement.

 

 

Que vous soyez un photographe averti qui n'a nul besoin de conseils techniques, un photographe amateur ou un simple admirateur de la nature... son blog est d'une telle beauté que vous en sortirez émerveillés.

Mais au-delà de ses photos, Pascale est avant tout une blogueuse engagée, emplie de qualités humaines, qui vous livre ses coups de cœur et ses colères avec sincérité et qui n'hésite pas à vous faire réfléchir sur l'urgence d'agir ensemble sans attendre, pour préserver notre planète, se pencher sur la cause animale, ou tout autre sujet qui ne peut qu'amener à une prise de conscience et à une évolution nécessaire de nos sociétés modernes.

 

Tout cela évidemment dans une grande ouverture d'esprit et beaucoup de tolérance, tout ce que j'aime, vous le savez...

Merci à elle du plaisir qu'elle me procure à chacune de mes visites.

 

Ses photos sont le résultat d'un immense travail personnel que je vous invite à découvrir... 

 

Bonne visite et bon dimanche à tous ! 

 

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30 avril 2018 1 30 /04 /avril /2018 05:18
Aujourd'hui mon blog a...6 ans !

 

Aujourd'hui 30 avril, mon blog a 6 ans !

Déjà !  J'ai envie de dire, car je n'ai pas vu le temps passer. 

 

 

Je n'ai qu'un mot à dire MERCI !

 

à TOUS MES LECTEURS,

occasionnels ou pas,

fidèles ou pas,

abonnés ou pas, 

silencieux ou pas,

virtuels ou pas 

...

 

 

Sans vous, mon blog ne servirait à rien...

Sans ce réseau d'échange et de partage, nos vies seraient moins palpitantes et surtout moins riches !

L'amitié virtuelle est une amitié tout court. 

Elle n'a pas de frontière...et elle permet de tisser des liens, de se découvrir des affinités avec des personnes qu'on n'aurait peut-être jamais pu croiser dans la vie réelle.

Il n'y a pas de hasard sur la vaste toile du net, je suis sûre que nos rencontres, comme dans la vie réelle, ne sont pas fortuites et que nous avons tous à apprendre les uns des autres.

Un blog est en fait une sacrée aventure...n'est-ce pas ? 

 

MERCI d'être là tout simplement ! 

 

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29 avril 2018 7 29 /04 /avril /2018 05:27

 

C'est dimanche, je suis encore en vacances et je vous propose de poursuivre nos voyages virtuels dans les blogs amis.

Aujourd'hui, je vous emmène au bout du monde...ou presque, avec René.

Nous allons marcher dans ses pas et partager avec lui les superbes photos faites...lors de ses treks au Népal. 

Vous découvrirez la vallée de Kathmandu...à pied ! 

 

 

Voilà une belle façon de voyager virtuellement...sans trop se fatiguer !  

Le blog de René est toujours agréable à visiter...à défaut de pouvoir effectuer tous les beaux voyages que lui-même a fait et qui nous font rêver.

 

Baroudeur infatigable, René est ouvert au monde et aux hommes. Il est curieux de tout et aime connaitre des personnes différentes. Il voyage toujours dans le respect des populations locales, et nous montre un visage authentique des pays et des régions qu'il traverse.  

 

N'oubliez pas d'utiliser le moteur de recherche de son blog pour découvrir d'autres destinations...par exemple l'Inde, le Cambodge ou le sud-ouest où il s'installe quand il n'est pas en voyage.  

Il sera content que vous laissiez une trace de votre passage...

 

 

Bon dimanche à tous !

 

Désolée pour le captcha mais je vous rappelle que je suis en vacances et donc obligée de le rétablir durant mon absence...

 

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22 avril 2018 7 22 /04 /avril /2018 05:30

 

Une fois n'est pas coutume mais c'est le temps des vacances et aujourd'hui j'ai décidé de vous emmener au... Mexique !

 

Et oui je sais que certains d'entre vous connaissent déjà le blog de Domi, un blog toujours ouvert sur le monde, où l'on parle d'écologie, de vélo, et parfois de politique, un blog où l'on peut faire la découverte de sa région d'aujourd'hui (Autun) ou voyager au Mexique selon la saison (car Domi y passe une partie de l'année en famille).

 

Voilà un blog toujours prêt à susciter des débats passionnés, à accepter les divergences d'opinion (n'est-ce pas Domi, nous ne sommes pas toujours d'accord ?) mais un blog que l'on n'a plus du tout envie de quitter quand on le visite et que je vous invite à prendre le temps de découvrir aujourd'hui.

Une belle façon de voyager virtuellement !

 

Je vous mets donc le lien vers sa rétrospective récente...

Elle vous permettra de découvrir les derniers articles écrits sur le Mexique.

N'oubliez pas d'utiliser le moteur de recherche de son blog pour avoir accès à davantage d'informations !

 

 

Bon dimanche à tous !

 

Encore désolée pour le captcha mais je vous rappelle que je suis en vacances et donc obligée de le rétablir durant mon absence...

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10 avril 2018 2 10 /04 /avril /2018 05:16

 

Comme je vous l'ai dit précédemment dans ma présentation du Festival, l'invité d'honneur était Jacques Ferrandez.

Il y avait beaucoup de monde devant son stand et lorsque j'ai pu enfin approcher...la matinée était passée et il était parti pour une conférence ou un atelier, avant que je puisse lui faire dédicacer un de ses livres ! Mais il reviendra un jour sur ce festival, j'en suis certaine... 

 

Vous connaissez tous ses bandes dessinées, j'imagine...mais au cas où, j'ai envie de les relire et je vous les présenterai prochainement  ! 

 

Le stand de Jacques Ferrandez "abandonné"

Le stand de Jacques Ferrandez "abandonné"

 

Lizzie Napoli, la doyenne du Salon a été très applaudie lors de son arrivée.

Je connaissais ses aquarelles et dessins, ainsi que son nom car elle a illustré de nombreux reportages dans des revues comme Pomme d'Api, mais aussi le Monde.

Dans sa jeunesse, elle a même dessiné pour le cinéma. 

Aujourd'hui, elle vit toujours à Paris où elle est née en 1924 (vous voyez son âge) mais elle passe l'été dans sa "roulotte" installée à Oppède depuis les années 70 dans une petite propriété qui lui appartient. 

Enfant, à l'âge de 6 ans, elle perd la vue et cette expérience sera déterminante pour la suite de son existence. Elle se promet que si elle voit clair un jour, elle dessinera le monde pour en fixer les images et qu'il en reste quelque chose. A 20 ans, elle met son projet à exécution et débute ses voyages. Elle en ramène des carnets magnifiques... Je ne connais pas les détails qui lui ont permis de retrouver la vue mais ce qu'elle peint est d'une grande douceur et empli de poésie.

Je vous présenterai un de ses livres un jour prochain...sur la Provence. 

Si vous habitez Paris, vous pourrez la croiser en hiver au Quartier Latin dans la librairie Pippa (maison d'édition-galerie...). 

C'est une toute petite personne, fraîche comme une fleur et rayonnante. Je suis consciente que ma photo ne la met pas en valeur mais c'est ainsi que je l'ai vu penchée et concentrée sur l'écriture de sa dédicace...

 

 

Lizzie Napoli sur son stand en pleine dédicace...

Lizzie Napoli sur son stand en pleine dédicace...

 

J'ai aimé aussi le stand de Jean-Claude Golvin. 

Je le connaissais pour avoir vu ses œuvres exposées au Musée de l'Arles Antique, lorsque j'y emmenais les élèves...

 

 

 

Photo wikipedia

Une planche de travail de l'architecte, historien et aquarelliste...

 

 

Né en Tunisie en 1942, il est passionné de dessin depuis tout petit et par la visite des sites antiques d'Afrique du Nord. Devenu architecte, il se passionnera pour les missions archéologiques.

Dans les années 70, il collabore à la mise en valeur de l'amphithéâtre romain d'El-Jem en Tunisie. 

Puis dans les années 80-90, il dirige le Centre Franco-Égyptien d'Etudes des Temples de Karnak à Louksor. 

Il va ensuite se consacrer pleinement à la restitution du patrimoine ancien en réalisant des aquarelles superbes et riches en détails...dans lesquelles, il respecte à la lettre les dernières découvertes et le travail des archéologues.

Il est ainsi devenu le premier spécialiste au monde de la restitution par l'image des grands sites de l'Antiquité.

Ces dessins comme je vous le disais sont visibles au Musée d'Arles. Il faut aller le visiter ! 

 

 

 

Emmanuel Michel a illustré le célèbre roman de Yasmina Khadra,"les hirondelles de Kaboul" paru en 2017 aux éditions Tibert. 

Je ne connaissais pas la richesse artistique de ce jeune artiste né en 1970. 

 

 

Il  vit et travaille dans le Tarn. Il se consacre à la peinture, à la sculpture et au dessin, depuis 25 ans, tout en voyageant à travers le monde.

Une belle façon pour lui d'aller à la rencontre des hommes et de faire connaître leur pays, ainsi que leur culture, leurs traditions et leurs richesses.

Il expose en ce moment ces œuvres à Lourmarin, mais aussi à Bruxelles...

Ses sculptures sont remarquables et j'admire sa créativité en tout domaine. 

 

 

J'ai croisé aussi avec grand plaisir Cécile Alma Filliette dont j'ai acheté le livre "Réalisez vos carnets de voyage" dont je vous parlerai plus en détails quand je l'aurai testé.

En dédicace, elle m'a fait une jolie aquarelle !

C'est elle qui organisait l'atelier où je n'ai pas pu m'inscrire "Carnet de voyage pour les nuls"...

 

 

Stefano Faravelli est un artiste italien plusieurs fois primé. Titulaire d'un bac philo, son image de peintre-savant lui colle à la peau ! J'ai découvert pour la première fois ses carnets qui sont de véritables documentaires illustrés, d'une grande richesse. Il vit et travaille à Turin, sa ville natale...

 

 

J'ai croisé aussi  Ghislaine Feroux qui aime elle-aussi la peinture et les voyages...Elle fabrique elle-même ses propres supports.

 

Soazig Dréano habite Boulogne. Elle a découvert le dessin très jeune et associe plusieurs techniques comme le pinceau chinois et les encres. Elle se qualifie elle-même de "reporter au pinceau". Ces dessins naturalistes m'ont immédiatement attiré ! 

 

Philippe Bichon lui se qualifie de globecroqueur ! Il vit dans la région de Pau. Lui aussi a une formation d'architecte et il aime avant tout partager sa passion. Découvrez-le aussi sur sa page Facebook.  Son stand était magnifique !

 

 

 

Certains aquarellistes habitent ma région et ce sera donc facile de les retrouver à l'occasion d'expositions.

 

Pascale Bonjean habite Vitrolles et se consacre davantage au dessin et à l'aquarelle depuis qu'elle a quitté son métier d'enseignante pour prendre sa retraite. Elle vous invite à la rejoindre dans sa ville et dans le cadre de l'Association locale des croqueurs "La fabrique à croquis".

C'est un peu trop loin de chez moi mais je leur fais volontiers un peu de pub ! 

 

Sylvie Ballester vit aussi dans ma région. Elle illustre des carnets de voyage depuis plus de 12 ans et a beaucoup voyagé...

Elle anime aussi depuis 15 ans des ateliers pour adultes ou enfants, autant en milieu scolaire que dans le milieu carcéral... Elle partage sur son site quelques-unes des pages de ses carnets. n'hésitez-pas à y aller...

 

André Rouquet habite Lourmarin et c'est après une carrière dans l'aéronautique qu'il se consacre à l'aquarelle et au dessin. 

 

Caroline Manceau habite Marseille. Elle est graphiste de formation. Ce qu'elle aime dans l'aquarelle et le carnet de voyage...c'est la liberté et l'espace de création et d'expérimentation. Pour elle, nul besoin d'aller loin les sujets sont partout et je trouve qu'elle a bien raison, même si je reconnais que visiter tous ces artistes m'a donné encore plus envie de voyager et de découvrir, ceux qui mettent en scène ma Provence ne m'ont pas déçu...

 

Enfin Andrée Telizzi nous prouve qu'il y a une vie d'artiste possible même en s'y mettant assez tard. Elle a toujours aimé dessiner mais elle se consacre à l'aquarelle seulement depuis qu'elle est à la retraite. Une sympathique personne...à découvrir ! 

 

Vous pouvez retrouver ici la liste complète des carnettistes participants...

Bien sûr, je vous invite à vous rendre sur les site des artistes si vous voulez en savoir davantage sur eux.

J'espère que cette longue présentation des aquarellistes et carnettistes vous a plu et que vous irez en découvrir au moins un. Ils le méritent bien...

Mais je ne pouvais hélas pas tous vous les montrer ! 

 

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6 avril 2018 5 06 /04 /avril /2018 05:30
Image extraite du site officiel du village : http://www.lourmarin.com/

Image extraite du site officiel du village : http://www.lourmarin.com/

 

Les 24 et 25 mars dernier avait lieu à Lourmarin, un village dont je vous ai déjà beaucoup parlé récemment, un festival international autour du Carnet de Voyage intitulé "Carnet de Voyage en Provence". 

Je ne pouvais pas manquer ça et, si mon samedi était déjà bien occupé et bien chargé, je n'ai pas pu m'empêcher d'aller y passer la matinée du dimanche. Avec le changement d'heure ça tombait bien, il y avait peu de monde à l'ouverture car vers 11 heures, tout a changé...

 

Pour sa première édition, une quarantaine de carnettistes exposaient leurs œuvres, des conférences étaient organisées et de nombreux ateliers affichaient déjà complets ! Dommage... celui intitulé "Carnet de voyage pour les nuls" m'aurait bien plu.

J'ai toujours été fascinée par les carnets de voyage par les mélanges de dessins souvent très peu mis en couleur, parfois soutenus par un simple trait de feutre, ou d'encre, avec quelquefois des cartes précises ou des collages...

 

Quand j'étais bibliothécaire, je suivais certaines éditions spécialisées et bien entendu j'avais acheté toute la collection de bandes dessinées "Carnets d'orient" de Jacques Ferrandez qui était l'invité d'honneur de ce festival.

Impossible d'ailleurs de s'approcher de sa table tant il y avait de monde ! 

 

Je savais que j'allais croiser de grands aquarellistes comme de plus modestes et dès l'arrivée c'est la convivialité de cette rencontre qui m'a sauté aux yeux.

Je n'ai pu faire que quelques photos générales (avec mon téléphone portable), la prise en photo des stands n'étant pas autorisée (les œuvres des artistes sont protégées !).

Comme habituellement, je peux supprimer toutes les photos, les miennes ou celles récupérées sur internet si cela pose problème...mais je voulais tout de même vous donner un petit aperçu. 

 

L'ambiance était au rendez-vous, les artistes étaient bien présents pour avant tout expliquer leur travail et répondre (avec patience) aux questions des visiteurs !

 

Vue générale de l'exposition
Vue générale de l'expositionVue générale de l'exposition
Vue générale de l'expositionVue générale de l'exposition

Vue générale de l'exposition

 

Le Festival avait lieu dans l'ancienne coopérative de fruits et légumes du village, transformée aujourd'hui en un centre culturel,  la "Fruitière numérique". Son objectif premier est de proposer des services touchant tous les publics en ce qui concernent les nouvelles technologies, mais aussi d'accueillir des événements. Vous en saurez davantage si vous cliquer sur leur lien. 

Je n'avais jamais eu l'occasion d'y pénétrer et les hangars ont été bien mis en valeur...

 

La Fruitière numérique...

La Fruitière numérique...

 

Les aquarellistes enfin je veux dire les carnettistes présents étaient tous des artistes hors pair.

Je n'ai pas pu apprécier chacun à sa juste valeur car ils étaient trop nombreux...mais j'ai encore toutes leurs belles réalisations devant les yeux et, pour longtemps.

 

Merci à eux de nous avoir permis de feuilleter tout à loisirs les carnets exposés.  Souvent ces carnets ne se trouvent pas en librairie mais sur leur site et c'est pourquoi d'ici la fin de la semaine, je poursuivrais la visite du Festival en vous présentant quelques-uns des carnettistes présents, enfin bien sûr comme d'habitude, si vous le voulez bien...

 

 

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20 octobre 2016 4 20 /10 /octobre /2016 06:30
Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

Quelques boules de fromage de chamelle en provenance du Kazakhstan

 

Saviez-vous que le lait de chamelle est le lait le plus bénéfique à la santé de l'être humain ?

Non je ne plaisante pas du tout...moi je ne le savais pas ! 

Mon mari qui rentre d'un voyage professionnel m'a ramené du fromage au lait de chamelle... Outre le goût légèrement sucré (car il existe une version salée et une version sucrée), la consistance est surprenante car proche du chèvre frais, non crémeuse mais très onctueuse.  Ce fromage se conserve très bien et se fait sécher facilement. Si on le garde trop, il devient très dur !

 

Bien sûr, vous me connaissez maintenant, j'ai immédiatement entrepris de faire des recherches sur internet car je ne savais rien sur ce lait très consommé par les bédouins et qui leur permet de survivre dans le désert malgré une nourriture souvent très pauvre. 

Et ce que j'ai appris est surprenant ! 

 

D'abord le lait de chamelle est un lait très digeste et moins gras qui est facilement assimilé et n’entraîne pas les problèmes connus d'allergie, parce qu'il ne contient pas de lactose.

Il contient par contre des protéines "à potentiel antimicrobien élevé", absentes du lait de vache. Il serait particulièrement riche en acide gras polyinsaturés (les bons !) en vitamine C (3 fois plus que le lait de vache) et en sels minéraux, et particulièrement en fer (10 fois plus)...

 

Bien sûr, la composition du lait varie selon l'alimentation des animaux qui parfois est très pauvre dans le désert, en période sèche.

Ce lait aurait des vertus curatives contre les maux d'estomac, les douleurs du foie, l'asthme, la jaunisse, l'anémie, le diabète...et jouerait un rôle préventif dans certains cancers. Pour les diabétiques, il aiderait à régulariser le taux de sucre et permettrait de limiter les injections d'insuline. Et bien sûr, comme tous les laits en général, il participe à la formation des os et favorise la croissance et le maintien en bonne santé des dents et des cheveux. 

 

Alors, vous vous mettez quand au lait de chamelle ?

Hélas ce n'est pas pour aujourd'hui, car à part dans les régions du grand sud, nous ne rencontrons pas fréquemment de chameaux par chez nous ! 

De plus le lait de chamelle a longtemps été protégé par les croyances et traditions locales. Le vendre était censé porter malchance et il fallait donc le consommer et donner ce qui était en surplus. Une belle tradition... je trouve. 

 

Beaucoup de nomades fabriquent depuis des décennies du fromage au lait de chamelle, en le laissant cailler naturellement à l'air libre comme on peut le faire chez nous pour le yaourt. Puis ils égouttent le lait longuement pour détacher le caillé du petit lait. La fabrication du fromage n'est pas facile, car c'est un lait qui contient peu de matières sèches. 

 

La Mauritanie est  un des pays producteurs le plus en avance sur ce sujet avec l'entreprise Tiviski qui existe depuis 1989 et embauche maintenant 200 employés, et qui a su développer plusieurs filières, à côté du lait de chamelle (chèvres, vaches...)

Enfin si vous désirez fabriquer votre propre fromage, je vous mets le lien vers un site qui vous indique comment faire. On ne sait jamais, cela peut être utile de connaître ces procédés ancestraux, si vous vous trouvez un jour démunis, en plein désert.

 

 

Il faut savoir que, vu ses vertus thérapeutiques...le lait de chamelle peut s'acheter en poudre (séché par pulvérisation et non à haute température, pour préserver ses qualités nutritionnelles) ou en gélules pour le bien-être de toute la famille. Bien sûr le produit est assez cher, car en provenance des pays étrangers mais cela peut être utile de le savoir si on a quelqu'un atteint de diabète ou d'une maladie grave parmi ses proches. 

 

Par contre, on ne peut le conditionner en brick (version UHT) car il ne supporte pas les très hautes températures et perdrait une grande partie de ses qualités nutritionnelles. 

 

Reste à savoir comment se fera l'élevage de ces adorables mammifères si un jour toute la planète désire consommer leur lait...pour préserver sa santé.

 

Si vous voulez en savoir plus sur les vertus de ce lait "magique", je vous mets le lien vers ce site trouvé au hasard de mes recherches.

A suivre donc...

 

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11 juin 2016 6 11 /06 /juin /2016 06:16

 

 

Voici une dernière petite visite de la ville...

 

En ce temps-là, la délation était de mise et tout le monde était fier de pouvoir dénoncer son voisin mais il le faisait de manière anonyme.

Ce n'est plus le cas aujourd'hui, n'est-ce-pas ?

 

C'est ainsi que dans certaines villes italiennes les fameuses bouches de la vérité étaient installées dans les points stratégiques de la ville et en particulier devant le palais de justice.

 

La plus célèbre est bien sûr à Rome où selon la légende, elle serait capable de manger la main d'un menteur ; le palais des Doges à Venise en cache une que les Vénitiens surnommaient la "bocca di leone".

A Vérone, la bouche de la vérité est située à l'extérieur du Palazzo del Comune, le dernier palais que je vous ai montré lors de notre précédente visite de Verone, sur la place des Seigneurs. Ainsi elle était facilement accessible pour tous les délateurs !

 

 

Bouche de la vérité / Bocca della verità (Vérone)

Bouche de la vérité / Bocca della verità (Vérone)

 

La ville de Vérone est riche en monuments...et je suis loin de les avoir tous vus ! 

 

Parmi eux, nous avons déjà fait une petite visite...

 

- aux arènes de Vérone.

 

- à la maison de Juliette.

 

- à la Place des Herbes.

 

- à la Place des Seigneurs et aux tombeaux de la famille Scaligeri.

 

- au Castelvecchio.

 

Vous pouvez situer certains d'entre eux sur le plan ci-dessous...

Quelques visites incontournables à faire à Vérone

Quelques visites incontournables à faire à Vérone

 

Je suis juste passée devant la Basilique Sant' Anastasia, une église gothique qui est située sur une place portant son nom.

Je ne l'ai pas visité mais vous pouvez avoir une vue d'ensemble de la place et le détail du portail. 

 

Sur la même place, se trouve l'Arca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco attenante à l'église San Pietro Martire.

Sous l'arche se situe le conservatoire de musique de la ville...

Place Sant'Anastasia  (photo wikipedia)

Place Sant'Anastasia (photo wikipedia)

En face, l'entrée de la Basilique Sant' Anastasia

En face, l'entrée de la Basilique Sant' Anastasia

Le portail de la Basilique vu de près

Le portail de la Basilique vu de près

L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite
L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite

L'entrée latérale de l'église San Pietro Martire et l'Arca di Castelbarco à sa droite

LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus
LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus

LArca di Castelbarco et le Tombeau de Gugliermo da Castelbarco au-dessus

 

 

Une autre église renommée à Vérone est la magnifique Cathédrale Santa Maria Matricolare qu'on appelle aussi  le "Duomo di Verona"...

 

Cette cathédrale de style roman est construite à l'emplacement de deux anciens édifices dont on retrouve des traces. 

En fait il s'agit non pas d'un seul édifice mais de tout un complexe qui est situé sur la rive droite de l'Adige et qui se reconnaît grâce au clocher blanc, sans flèche.

 

La façade, construite en tuf alternant avec des briques, est caractérisée par le porche d'entrée avec ses deux griffons qui l'ornent les deux côtés.  

 

 

Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo
Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo
Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo

Entrée de la Cathédrale Santa Maria Matricolare ou Duomo

 

Hélas, beaucoup de mes photos ont été trop sombres.

Je vous donne donc un simple aperçu de l'intérieur d'une grande richesse. Il y a de nombreuses chapelles latérales, des monuments funèbres, plusieurs orgues et un choeur magnifique...

 

Par exemple, je n'ai pas réussi mes photos de l'horloge monumentale qui se trouve en contre-façade, ni de la chaire toute en marquetterie, je les ai donc emprunté à wikipedia.

 

Photos wikipedia
Photos wikipedia

Photos wikipedia

 

N'oubliez pas de cliquer sur les flèches

 

pour faire défiler les photos du diaporama. 

 

L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...
L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...

L'intérieur du Duomo : sculptures, fresques et marbre blanc...

 

 

Puis nous avons visiter le joli cloître roman qui se trouve quelques rues plus loin et fait partie du complexe du Duomo...

En allant au cloître...

En allant au cloître...

Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.
Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.
Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.

Le cloître roman derrière lequel on aperçoit le clocher blanc du Duomo.

 

Je ne suis pas allée jusqu'au théâtre romain ; je n'ai pas visité non plus la basilique Saint Zenon construite au IVème siècle ; et bien d'autres monuments...

 

J'aurais aimé flâner sur un des magnifiques ponts de la ville mais je n'ai pas eu le temps de le faire.

 

Alors nous terminerons tout simplement la visite par une petite balade sur les bords de l'Adige...

Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida
Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in BraidaLes bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida
Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in BraidaLes bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida

Les bords de l'Adige et l'église San Giorgio in Braida

 

L'Adige, comme beaucoup de fleuves, a aussi quitté fréquemment son lit et je vous assure que lorsqu'on se promène sur ses berges et que l'on voit jusqu'où les eaux sont montées lors de la crue mémorable de 1882, c'est tout à fait impressionnant...

A cette époque le fleuve avait rompu les digues en neuf points, entrainant l'inondation d'une partie de la ville de Trente, en amont de Vérone.

 

Pour sauver la ville de Vérone des inondations à venir, un tunnel a ensuite été construit durant la seconde partie du XXème siècle. Il permet le déversement des eaux du fleuve dans le lac de Garde, en cas de forte crue.

Mais ce déversement met en péril l'équilibre écologique du lac.

C'est donc une solution de secours qui ne peut être utilisée qu'en cas d'extrême urgence...

D'autres crues moins importantes, mais non moins dévastatrices, ont eu lieu en 1966 et 1981. A ces deux occasions le tunnel a été utilisé...et a fait ses preuves pour protéger à la fois les populations mais aussi le patrimoine local. 

 

Le niveau de l'eau en 1882.

Le niveau de l'eau en 1882.

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7 juin 2016 2 07 /06 /juin /2016 06:23

 

Si vous le voulez bien, je vais encore vous parler un peu de Vérone...

 

La seconde place importante de Vérone est la Piazza dei Signori (= la Place des Seigneurs).

Elle date du Moyen Âge, du temps où la famille Scaligeri régnait sur Vérone...

 
Vérone (5) La Piazza dei signori

 

Elle est moins pittoresque et plus solennelle que la Piazza delle Erbe, mais beaucoup plus tranquille...car elle n'est pas le carrefour obligé de tous les habitants : il y a seulement les touristes qui s'y rendent et les quelques personnes qui travaillent dans le coin !

 

Cette place était le coeur politique de la ville. C'est là que résidaient les puissants maîtres de l'ancienne Vérone !

Du coup l'architecture est encore très riche car la place est bordée de nombreux palais construits entre le XIIème et le XVème siècle présentant de nombreuses arcades, des blasons en marbre en façade, des fenêtres à l'architecture variée...

 

On la surnomme aussi la Piazza Dante car la statue du poète, sculptée en marbre blanc de Carrare, et mesurant environ 5 mètres, est érigée en son centre depuis 1865, date à laquelle on a célébré le 600ème anniversaire de sa naissance.

Dante est vénéré à Vérone car il y passa treize ans de sa vie en exil. 

 

La statue de Dante

La statue de Dante

 

A peine arrivé sur la place,  on aperçoit d'abord le Palazzo Domus Nova, à notre gauche. Construit au XIIIème, il a été renové au XVIIème lors de la chute des Scaligeri, et arbore maintenant une superbe façade blanche néoclassique.

Ce palais fut la résidence des juges vénitiens. On le surnomme d'ailleurs aussi le Palazzo dei Giudici (ou Palais des Juges).

 

C'est très compliqué de retenir le nom des palais car ils ont souvent changé de nom au cours de l'histoire et selon l'usage qu'ils ont eu au cours du temps...

Ne vous inquiétez pas...je ne ferai pas d'interro !

 
Le Palazzo Domus Nova

Le Palazzo Domus Nova

 

Puis à côté se trouve une maison datant du XIVème siècle et qui a été entièrement rénovée dans le style Renaissance et accueille au rez-de-chaussée, l'Antico Caffè Dante, le plus vieux café de Vérone, construit en 1837.

C'est la Casa della Pietà...

La Casa della Pietà

La Casa della Pietà

 

Sa façade rouge s'agrémente d'un bas-relief représentant une femme assise et tenant un drapeau, symbole de la ville de Vérone sous le règne de Venise.

On y trouve aussi plusieurs sculptures en marbre blanc qui je crois représentent l'aigle impérial, aigle qui se retrouve aussi sur le blason des Della Scala (en italien on dit la  famiglia scaligera ou gli Scaligeri).

 

Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade
Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade

Les sculptures en marbre blanc apposées sur la façade

 

A droite, une arcade sépare la Casa della Pietà de la Loggia del Consiglio

Sur l'arcade, on aperçoit la statue de Girolamo Fracastoro (Jérôme Fracastor), natif de Vérone et considéré comme un des plus grands médecins de tous les temps. Il était également astronome et philosophe. La statue a été édifiée deux ans après sa mort survenue en 1553.

 

 Statue de Girolamo Fracastoro
 Statue de Girolamo Fracastoro

Statue de Girolamo Fracastoro

 

La Loggia del Consiglio a été construite au XVème siècle et accueillait, comme son nom nous l'indique, les réunions du Grand Conseil.

Au sommet se trouvent des statues représentant des poètes et historiens qui font partie, eux aussi, des personnages célèbres de Vérone.

De nombreuses sculptures et des fresques décorent le bâtiment...

La  Loggia del Consiglio
La  Loggia del Consiglio

La Loggia del Consiglio

 

Au fond de la place, à côté de la Loggia del Consiglio se trouve le Palazzo del Podestà. Il s'agit d'un manoir médiéval, utilisé ensuite comme résidence des seigneurs.  On l'appelle aussi le Palazzo Scaligeri et Palais de la Préfecture !

Vous avez le choix...

C'est dans cette maison que Dante a vécu ses années d'exil. 

 

Le bâtiment est caractérisé par ses créneaux en queue d'aronde que l'on voit plutôt sur la photo empruntée à wikipedia car lorsque j'étais à Vérone, il y avait des travaux de rénovation sur la façade, donc des échaffaudages et de grands plastiques devant les fameux créneaux !.

Le portail qui rappelle les arcs de triomphe romains s'appelle le portail de Sanmicheli, du nom de Michele Sanmicheli qui l'a réalisé en 1553.

A l'époque de la domination vénitienne, le lion, symbole de Venise a été rajouté sur la façade du palais. 

Voilà à quoi ressemblait le palais lors de ma visite !

Voilà à quoi ressemblait le palais lors de ma visite !

Photo wikipedia !

Photo wikipedia !

Le portail du Palazzo del Podestà avec son lion

Le portail du Palazzo del Podestà avec son lion

 

 

Une des façades du palais donne aussi sur la cour des tombeaux de la famille Scaligeri, juste sur le parvis de l'église de Santa Maria Antica qui était la chapelle de la famille.

Les tombeaux sont décorés de sculptures gothiques que personnellement j'apprécie moins, mais qui restent remarquables par le travail qu'elles représentent. 

Les sculptures décrivent de véritables faits d'arme des défunts et racontent donc l'histoire héroïque de la famille...

 

Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales
Les tombeaux et leurs décorations sculpturales

Les tombeaux et leurs décorations sculpturales

 

Enfin, on peut y admirer aussi le Palazzo del Capitano datant du XVIème siècle (Palais du Capitaine) ancienne demeure du gouverneur de la ville qui est devenu le Palazzo dei Tribunali (Palais de Tribunal) .

Au départ ce grand palais avait été construit avec trois tours carrées aux angles de l'édifice. Il en reste une seule rénovée en 1882. La tour est visible aussi bien de la Piazza delle Erbe que de la Piazza dei Signori.

Elle est reliée par un arc au Palazzo del Comune (Palais de la Commune) qui s'appelle aussi le Palazzo della Ragione.

 

Même moi je m'y perds avec tous ces palais qui changent de nom !!

 

 

Le  Palais du Capitaine

Le Palais du Capitaine

 

 

Le Palazzo della Ragione contient dans sa cour intérieure un bel escalier de pierre, datant du XVème siècle que je n'ai pas pu voir.

Palazzo della Ragione
Palazzo della Ragione

Palazzo della Ragione

 

Notre voyage à Vérone est presque terminé...

Le  dernier épisode en photos très bientôt ! 

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4 juin 2016 6 04 /06 /juin /2016 06:43

 

Encore une petite visite de Vérone, une ville inscrite, je vous le rappelle au patrimoine mondial de l'humanité de l'UNESCO pour l'ensemble de ses monuments...

 

Pour la suite de notre petit périple, nous allons nous rendre sur la Piazza delle Erbe (Place des herbes), une visite incontournable...

Car c'est la plus belle place de Verone !

 

L'idéal est de la visiter tôt le matin, avant que les étals du marché à touriste pittoresques certes, mais envahissants, ne prennent place... ou alors le soir tard, lorsque les marchands ont plié boutique.

Sinon comme cela a été mon cas, impossible de faire de belles photos...car en plus du marché à touristes qui se tient là tous les jours y compris souvent le dimanche, il y a le marché traditionnel où vous pourrez acheter oranges ou tomates selon la saison et de plus, les bars et restaurants envahissent le peu d'espace restant pour y installer tables et chaises au soleil...

C'est ça aussi l'Italie !

 

 

 

Une vue sur le marché : légumes et chapeaux se côtoient...

Une vue sur le marché : légumes et chapeaux se côtoient...

Cette place est vieille de 2000 ans : elle est située à l'emplacement exact de l'ancien forum romain, pôle principal de la vie publique.

Elle est encadrée de palais datant du Moyen-Âge ou de la Renaissance. 

De cette place partent la plupart des rues importantes de la ville : elle est donc le lieu du passage obligé pour tous les habitants de Vérone et pour les touristes.

 

Au centre de la place se trouve le Capitello, ou berlina, une tribune datant du XIIIème ou XIVème siècle (la date varie selon les sites).

Cette construction en marbre servait à annoncer les décrets et les sentences...Elle porte sur les pilastres les mesures commerciales de l'époque.  

 
Le capitello

Le capitello

 

On trouve aussi sur la place, la colonne de Saint-Marc, avec son lion ailé (symbole de Venise). Elle date de 1523 et a été bâti en marbre blanc.

Le premier lion a été détruit par les français et celui que nous admirons aujourd'hui est plus récent puisqu'il date de 1886.

 

 

Le lion ailé symbole de Venise

Le lion ailé symbole de Venise

 

Puis on découvre la fontaine de la Madonna Verona, surmontée de sa statue romaine datant de 380, qui a donné son nom à la ville. 

 

Sur la photo ci-dessous, vous pouvez déjà admirer, par derrière la fontaine, les fresques murales sur la façade de la Casa Mazzanti.

 

La fontaine de la Madonna Verona surmontée de sa statue romaine

La fontaine de la Madonna Verona surmontée de sa statue romaine

 

Au fond, (au loin) on peut voir le très beau Palazzo Maffei, un palais baroque décoré de statues datant de 1668, et à côté, la Torre del Gardello datant de 1370. Impossible de faire des photos plus proches car le marché envahit toute la place.

 

Au premier plan, sur la photo ci-dessous, vous avez une vue sur la colonne de Visconti, une petite colonne antique utilisée comme sanctuaire.

 

Le marché de la Piazza delle Erbe avec au fond le Palazzo Maffei avec la Torre del Gardello

Le marché de la Piazza delle Erbe avec au fond le Palazzo Maffei avec la Torre del Gardello

La Torre del Gardello

La Torre del Gardello

La colonne antique de Visconti à l'entrée de la place, devant le donjon

La colonne antique de Visconti à l'entrée de la place, devant le donjon

 

Puis à droite de la place, le Palazzo del Comune dont la façade blanche est de style néoclassique avec sa tour horloge médiévale, haute de 83 mètres, appelée la Torre dei Lamberti.

A côté un donjon médiéval subsiste de l'ancienne bâtisse et domine aussi la Place des Seigneurs (de l'autre côté) dont je vous parlerai bientôt...

La Torre dei Lamberti accolée au Palazzo del Comune

La Torre dei Lamberti accolée au Palazzo del Comune

 

A droite, entre le Palazzo del Comune et le palazzo Maffei, la Casa Mazzanti est décorée de superbes fresques du XVIème siècle. 

Vous voyez ces fresques encore mieux sur une des premières photos de l'article, derrière la statue romaine de la Madonna Verona.

 

 

 

 

La casa Mazzanti décorée de fresques, que vous avez pu déjà observer sur la 1ère photo de l'article.

La casa Mazzanti décorée de fresques, que vous avez pu déjà observer sur la 1ère photo de l'article.

 

La partie gauche de la place est occupée par des constructions récemment rénovées où se trouvent tout simplement ...des habitations !

 

 

La partie gauche de la place

La partie gauche de la place

 

Et voilà la visite se termine pour aujourd'hui : vous avez fait le tour d'une des plus belles places d'Italie, mais je vous rassure, il me reste encore quelques photos de Vérone que je vous montrerai très bientôt... 

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30 mai 2016 1 30 /05 /mai /2016 06:44
Le Castelvecchio encore une construction toute rose !

Le Castelvecchio encore une construction toute rose !

Aujourd'hui, pour continuer la visite de Vérone (si je vous ennuie...eh bien dites-le moi et je ne vous montrerai pas la suite !), je vais vous faire visiter le Castelvecchio...la forteresse de Vérone.

Bon pour ceux qui ne parlent pas italien, "Castelvecchio" est la contraction de "castello" (château) et "vecchio" (vieux)...

Vous voyez c'est pas compliqué l'italien !

 

Ce lieu est le témoin le plus important de l'architecture médiévale de Vérone.

Il a en effet été édifié entre 1354 et 1356, pour défendre la ville des invasions venant de l'extérieur et en particulier de l'Adige (le fleuve qui traverse Vérone).

 

Mais la forteresse a permis aussi de protéger la famille des Scaligeri des émeutes du peuple. Construit par Cangrade II della Scala (homme politique important et seigneur de Vérone), c'était la résidence des seigneurs. Le pont sur l'Adige permettait de traverser à pied le fleuve et de sortir rapidement de la ville en cas d'urgence...

 

Ainsi les seigneurs et leurs familles pouvaient sauver leur peau pendant que le peuple se battait !

 

Lorsque la ville de Vérone est rattachée à la République de Venise, le castelvecchio est utilisé comme caserne militaire.  En 1797, il est même le siège d'affrontements violents contre l'armée napoléonienne, ce qui lui occasionne de nombreux dommages. 

Puis le bâtiment est entièrement rénové et la façade côté fleuve, reconstruite en style néoclassique. Mais le bâtiment reste toujours un édifice militaire...cependant ses tours ont été rabaissées et il ne ressemble plus à un édifice médiéval.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand...

 
 
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.
Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours. Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.

Quelques vues du Castelvecchio...aujourd'hui avec ses tours.

 

 

C'est au XXème siècle que le directeur des musées de la ville, Antonio Avena, et l'architecte Ferdinando Forlati, décident de réhabiliter les créneaux de l'enceinte...et de redonner son aspect médiéval au bâtiment.

Les tours sont alors reconstruites à l'identique...

L'extérieur et les jardins sont par contre conservés, plutôt dans le style Renaissance...

 

 

 

En 1925, le palais intérieur du Castelvecchio, ancienne résidence des Scala, devient un musée qui sera à nouveau rénové en 1956, par l'architecte Carlo Scarpa, spécialiste de la rénovation et de la modernisation des musées. 

Le lieu est aujourdh'ui un chef d'oeuvre de la muséographie italienne. 

 

Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.
Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.

Le bâtiment renfermant le musée, vu de la cour intérieure.

 

Je n'ai malheureusement pas eu le temps de visiter ce musée et c'est aussi pour cela que je voudrai retourner à Vérone, car il contient de nombreux objets datant de l'Antiquité (comme des armes et des céramiques), du Moyen Âge ou de la Renaissance, comme des peintures et sculptures parmi lesquelles des statues du XIVème siècle, des portraits de Giovanni Francesco Caroto ainsi que les oeuvres de grands maîtres vénitiens comme Bellini, Véronèse....

 

Mais il me faudrait plusieurs vies pour réaliser tous mes rêves !

 

 

Portrait d'un jeune enfant avec un dessin
Vérone, musée de Castelvecchio

Giovanni Francesco Caroto

 

 

Et voilà le Castelvecchio et le pont du même nom le soir, vu de l'Adige lorsque j'ai quitté la ville...

Non...ce n'est pas vrai, en fait j'ai complètement raté ma photo...

Mais bon allez, je vous la mets quand même.

Et pour vous consoler, je vous en mets une de Wikipedia !

Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...
Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...

Ma photo et celle de wikipedia ! Vous voyez bien que le pont est rose...

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23 mai 2016 1 23 /05 /mai /2016 07:00
Le balcon de Giulietta à Vérone

Le balcon de Giulietta à Vérone

 

La semaine dernière, nous avons visité l'amphithéâtre romain de Vérone et ses alentours...

 

Cette semaine, je vous emmène encore à Vérone pour la suite de la visite de la "ville des amoureux" appelée encore, la "ville des amants de Vérone".

On surnomme ainsi la ville rose italienne, car Shakespeare y a transporté son "Romeo et Juliette" et vous pouvez aller y visiter le fameux balcon, si vous arrivez à vous en approcher tant les lieux grouillent de monde...

 

 

La Casa di Giulietta (la maison de Juliette) se trouve au numéro 23 de la Via Cappello, tout près de la superbe Piazza delle Erbe que je vous ferai visiter peut-être, la semaine prochaine. 

 

La maison a été construite au XIIème siècle par la famille noble Dal Cappello.

Lorsque William Shakespeare publie au XVIème siècle "Romeo et Juliette", sa tragédie bien connue dont l'action se situe dans la ville de Vérone, il n'en faut pas plus pour que la ville devienne la plus romantique des cités italiennes !

 

C'est seulement au XIXème siècle qu'un rapprochement est fait entre la famille Dal Cappello et le nom de famille de Juliette dans la tragédie de Shakespeare "Capuleti" en italien (Capulet en Français). La légende était née...

 

Depuis tous les amoureux pensent que c'est dans cette maison, et de ce balcon que Juliette écoutait son amant, Roméo Montaigu, lui déclarer avec ferveur et passion son amour...éternel !

 

En 1905, la maison est transformée en musée. Entre 1936 et 1940, la demeure seigneuriale est totalement restaurée et c'est Antonio Avena qui y fait installer le fameux balcon sur la façade de la cour intérieure de cette magnifique demeure...

Le musée (que je n'ai pas visité) est aménagé avec des meubles des XVIème et XVIIIème siècles, des tableaux et gravures qui retracent l'histoire de Roméo et Juliette, des costumes d'époque et des céramiques datant de la Renaissance...

 

 

Vue de la maison de Juliette sur la Via Cappella

Vue de la maison de Juliette sur la Via Cappella

La maison de Juliette à l'arrivée dans la cour intérieure, vue de bas en haut.
La maison de Juliette à l'arrivée dans la cour intérieure, vue de bas en haut.
La maison de Juliette à l'arrivée dans la cour intérieure, vue de bas en haut.

La maison de Juliette à l'arrivée dans la cour intérieure, vue de bas en haut.

 

Roméo et Juliette se sont promis un amour éternel dans cette cour... nous dit la légende.

Depuis tous les amoureux du monde font la même chose et viennent s'embrasser sur le balcon...

Ils se prennent en photo avec la main négligemment posée sur le sein droit de Juliette (pour les femmes) ce qui est censé leur porter chance en amour !

 

La statue en bronze de Juliette, sculptée par Nereo Costantini, est également censée porter bonheur aux célibataires qui cherchent l'amour éternel...

Il suffit d'y croire !

 

 

 

 

 
La statue de Juliette qui se trouve dans la cour face au porche d'entrée.

La statue de Juliette qui se trouve dans la cour face au porche d'entrée.

 

C'est par une arcade que les visiteurs vont entrer dans la cour intérieure où se trouvent  le célèbre balcon (à droite)  et la statue de Juliette (en face). 

Tous les murs intérieurs de l'arcade sont tapissés de voeux, de coeurs et de graffitis multicolores laissés par les amoureux de passage. 

Vous pourrez aussi laisser un mot sur les murs...si cela ne vous traumatise pas de dénaturer ainsi les lieux.

Mais, je l'avoue, après un premier moment de surprise, j'ai trouvé que tout cela avait un côté émouvant...

 

 

 

Les inscriptions sur le mur de tous les amoureux venus sur les lieux...Les inscriptions sur le mur de tous les amoureux venus sur les lieux...
Les inscriptions sur le mur de tous les amoureux venus sur les lieux...

Les inscriptions sur le mur de tous les amoureux venus sur les lieux...

 

Si vous ne voulez pas apposer votre propre graffiti sur les murs, vous pouvez alors accrocher un cadenas sur le mur réservé à cet effet...

Le mur de cadenas

Le mur de cadenas

 

En fait vous pouvez aussi, si vous avez le temps, vous rendre à l'écart du centre ville (rue Arche Scaligere au numéro 4). Là, un château privé médiéval appartenant à la famille des Montecchi, serait en fait  la demeure où vécut Roméo...

 

Enfin c'est ce que nous dit la légende mais à ce stade là, nous ne savons plus qui il faut croire !! 

La Maison de Romeo (photo wikipedia) / ma photo était ratée !

La Maison de Romeo (photo wikipedia) / ma photo était ratée !

 

Enfin pour clore la visite de ces lieux riches en énergie positive, vous pourrez aller visiter le Tombeau de Juliette qui se trouve sur les lieux où les deux amants se sont mariés, puis donnés la mort, c'est-à-dire dans l'Eglise de San Francesco in Corso (XIIIème siècle). 

 

Personnellement je n'ai pas pu y aller...

J'ai donc emprunté la photo sur wikipedia.

J'ai donc emprunté la photo sur wikipedia.

 

 

Bonne semaine romantique à tous ! 

Rejoignez-nous chez Bernie pour #lundisoleil

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16 mai 2016 1 16 /05 /mai /2016 06:36
Les arènes (en travaux) vues de l'extérieur

Les arènes (en travaux) vues de l'extérieur

Toulouse est la ville rose française de Bernie, mais savez-vous qu'il existe une ville rose en Italie du nord ? C'est Vérone... 

...la ville des amoureux, entièrement construite en marbre rose de la région !

 

C'est la plus belle ville d'Italie du Nord après Venise. On la surnomme aussi la "piccola Roma", la petite Rome à cause de sa richesse en monuments romains. 

J'ai eu la chance d'en faire une visite rapide, il y a déjà 4 ans, à mon retour d'un voyage​ à Venise. Je n'ai jamais eu le temps de montrer les quelques photos réalisées là-bas.

En voici un petit aperçu...rose !

Quand je vois ces quelques photos je n'ai qu'une seule envie, c'est d'y retourner...

A Vérone se côtoient des monuments romains, gothiques ou datant de la Renaissance. La ville est traversée par l'Adige, je devrais même dire encerclée, et grâce à ce fleuve, elle a été le siège d'un passage important tout au long de son histoire...

 

 

Le premier monument remarquable en arrivant à Vérone est celui des Arènes, datant du Ier siècle après J.-C..

Les Arènes se trouvent sur la piazza BRA, à côté d'un superbe parc permettant de se reposer en cas de besoin.

C'est l'un des plus grands amphithéâtres du monde romain et un des mieux conservé : il peut contenir sur 44 étages de gradins, 25 000 spectateurs. Il mesure 138 mètres de long. Il a été construit en blocs de marbre rose, de silex ou de briques. Détruit en partie au XIIème siècle par un tremblement de terre, il a été entièrement rénové.

 

La scène des arènes est utilisée chaque année, pour un festival d'art lyrique renommé qui attire les foules mais aussi, tout au long de l'année pour des concerts et spectacles.

 

L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins
L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradinsL'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins

L'amphithéâtre et la vue sur la scène installée en bas des gradins

 

De l'autre côté de la place se trouve le large trottoir pavé (le Liston) où les habitants de Vérone, comme c'est la tradition en Italie, se promènent en famille. Il est lui aussi en marbre rose...

 

Du haut des arènes, la vue est magnifique non seulement sur les constructions alentour, comme le Palazzo Gran Guardia et le Palazzo Barbieri où se trouve aujourd'hui l'hôtel de ville, mais aussi sur le parc et sur les terrasses des cafés et restaurants, ainsi sur les petites terrasses en hauteur qui font le charme des villes italiennes.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand !  

 

 

 

La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteurLa vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur
La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteurLa vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur

La vue du haut des arènes romaines : le Palazzo Gran Guardia caché par les arbres du parc, le Palazzo Barbieri, le parc et les restaurants, puis les petites terrasses en hauteur

 

 

Bonne semaine à tous...

et à lundi prochain pour la suite de la visite...

 

 

Venez nous rejoindre chez Bernie !

Venez nous rejoindre chez Bernie !

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28 avril 2016 4 28 /04 /avril /2016 06:46

 

Début avril, nous étions en vacances et, nous avons profité du beau temps relatif pour faire quelques balades sympathiques dans la Drôme avec nos petits-enfants âgés de 7 et 4 ans, donc à la portée de tous !!

 

En voici une en détail...Si vous avez l'occasion de passer par là, même en famille, le site est remarquable et facile d'accès.

 

 

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

Site touristique des Sucettes de Borne (26)

 

Nous voilà au coeur du Parc du Vercors...

 

Sur la commune de Glandage, dans la Drôme, les Sucettes de Borne (1090m) offrent une randonnée en bordure d'un ruisseau, tranquille et facile à réaliser en famille surtout avec des enfants.

 

Après la ville de Die, prendre la direction de Châtillon-en-Diois c'est-à-dire la route du col de Grimone, puis après le village, prendre la direction de Glandage par les Gorges des Gâts.

 

 

L'entrée dans les gorges

L'entrée dans les gorges

La petite route serpente au fond des gorges.

Elle est taillée par endroit dans le rocher.

Attention, car il n'y a que quelques arrêts possibles...et certains endroits, où il est difficile de se croiser.

 

Ne pas aller jusqu'au village de Glandage mais à la sortie des Gorges, dès que vous êtes passés devant l'usine hydro-électrique, prendre à gauche la petite départementale qui monte au hameau de Borne...en suivant le ruisseau comme vous pouvez le voir sur la carte. 

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

L'usine hydro-électique des Gorges des Gâts telle qu'elle apparaît à votre droite.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

Le village de Borne et l'emplacement du parking.

 

Vous savez que vous arrivez au hameau, car peu de temps après avoir pris la petite départementale, vous sortez des gorges et vous apercevez le Moulin de Borne en contrebas...près du ruisseau. 

 

 

Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.
Vues sur le Moulin de Borne.Vues sur le Moulin de Borne.

Vues sur le Moulin de Borne.

 

Il faut traverser le charmant petit hameau dont je n'ai pas fait de photos (ce sera pour une prochaine fois !)

Puis, dès que la route goudronnée devient une piste, il y a le parking : impossible de se tromper car il n'y a qu'une seule route.

A gauche, vous êtes accueillis par des chevaux noirs. 

 

Il est possible de monter jusqu'au site avec un véhicule tout-terrain : la piste est carrossable mais quel dommage de ne pas profiter de la balade et de gâcher le calme de la nature !

 

Les chevaux à la sortie du hameau.

Les chevaux à la sortie du hameau.

Deux solutions se présentent à vous : soit vous montez directement par la piste d'environ 2 km, soit vous prenez le charmant petit chemin en sous-bois et vous redescendez par la piste pour faire un circuit.

 

Nous avons choisi de prendre le chemin en sous-bois de l'autre côté du ruisseau.

De toute façon, juste avant les Sucettes, les deux chemins se rejoignent et une passerelle permet de traverser le ruisseau à sec.

 

Avant de commencer la balade nous prenons le temps de lire le panneau expliquant la formation des sucettes. Nous y reviendrons...en fin d'article. 

 

Le parking est situé à environ 920 mètres d'altitude.

Avec les petits, nous avons mis environ 45 à 50 minutes pour monter jusqu'au site.

Il faut dire qu'ils s'arrêtent sans cesse pour regarder des petits insectes, cueillir des fleurs (NON SURTOUT PAS : NOUS SOMMES DANS LE PARC...ON REGARDE SEULEMENT !)...parce qu'ils entendent un bruit dans les feuillages ou bien pour ramasser un joli caillou.

Bref ils sont déjà "déformés" par leurs grands-parents, pour lesquels se promener tout simplement n'est jamais suffisant !

 

Il est indiqué sur le panneau : 2 km 100 et 30 minutes, temps prévu par la piste plus directe, pour un bon marcheur adulte.

C'est donc bien une balade familiale

 

Prévoir tout de même une petite laine et un coupe-vent à la demi-saison, car on monte à plus de 1000 mètres. 

 

 

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

Le panneau indicatif (temps donné par la piste)

 

Dès l'approche du ruisseau de Puscle, les fleurs sont bien présentes partout...

Nous sautons par-dessus des populages des marais qui se reflètent dans l'eau et franchissons le ruisseau. 

Populage des marais (Catha palustris)

Populage des marais (Catha palustris)

 

Le chemin traverse une prairie, puis serpente ensuite à travers la forêt. Il monte parfois assez haut au-dessus du ruisseau...

 

 

 

 

Le ruisseau de Puscle
Le ruisseau de Puscle

Le ruisseau de Puscle

 

...et permet d'observer des rochers taillés par l'érosion dans la falaise qui se trouve de l'autre côté 

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...
Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

Bien avant le site des Sucettes, l'érosion a déjà fait son oeuvre...

 

Il n'y aucun danger avec les enfants, mais attention tout de même aux glissades par temps humide. 

 

En approchant de la passerelle qui permet de traverser le ruisseau, nous avons quelques points de vue remarquables sur les sommets encore enneigés en avril et les sucettes que nous commençons à apercevoir...au loin.

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...
La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

La vue sur les sommets enneigés au fur et à mesure qu'on monte...

 

 

Une fois la passerelle franchie, nous rejoignons la piste et nous ne sommes plus qu'à 10 minutes du site...

Les Sucettes de Borne / Une randonnée familiale dans la Drôme

 

Et nous voilà arrivés ! 

 

Les enfants sont ravis de prendre leur goûter assis sur les rochers.

 

 

N'oubliez-pas de faire défiler les photos en cliquant sur les flèches...

 

Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...
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Le site des Sucettes de Borne / On se sent si petit au milieu de ces formations façonnées par la nature...

 

A noter pour les amateurs : certaines de ces sucettes sont équipées pour y faire de l'escalade. 

 

La piste continue pour les randonneurs, vers le refuge de La Tour qui permet de faire un circuit par le col de Jiboui.

 

Bien sûr nous ne pouvons envisager pareille randonnée avec les enfants de cette saison où les sommets sont encore enneigés et où le temps est incertain !

 

 

La piste continue vers les hauteurs...

La piste continue vers les hauteurs...

 

Il est temps de redescendre car le temps se couvre...

Juste le temps d'admirer à droite de la piste plusieurs champs fleuris de coucous...avant de retrouver les chevaux noirs, la pluie... et la voiture.

Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant
Quelques champs de coucous en redescendant

Quelques champs de coucous en redescendant

 

Le retour en voiture se fait par le même itinéraire. 

On laisse à notre droite le moulin, et on entre dans les gorges...

 

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)
Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

Les falaises des Gorges des Gâts (vue de la route)

 

Puis après l'usine Hydro-électrique...

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

L'usine hydro-électique (vue sur le retour)

 

...il faut penser à s'arrêter devant le Rio Sourd, une très étroite gorge qui permet aux amoureux de canyoning de bien s'amuser l'été.

 

L'hiver, le Rio Sourd se transforme en cascade de glace, pour ceux qui aiment les escalader...

Le Rio Sourd

Le Rio Sourd

 

Un peu plus loin, vers la sortie des gorges, on peut admirer cette superbe maison adossée à la falaise. 

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.
Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

Une maison adossée à la falaise, à la sortie des Gorges des Gâts.

 

Comment se sont formées ces sucettes ?

 

Pendant le Crétacé, des couches de sédiments se sont déposées par strates au fond d'une mer chaude.

Les sédiments, meubles au départ, sont devenues des couches plus ou moins dures de roches...

A terme, les couches dures (des calcaires) alternaient avec des couches plus tendres (des marnes).

 

Au moment de la formation des Alpes, il y a 65 millions d'années, les couches se sont pliées, plissées ou redressées quasi à la verticale. 

 

Puis l'érosion, le gel et le dégel ont fait leur oeuvre, en dégageant les couches dures qui seules sont encore en place, et forment ces étranges "aiguilles" que les habitants appellent des Sucettes, pour le plus grand plaisir des enfants et des grands !

 

Le panneau explicatif

Le panneau explicatif

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1 février 2016 1 01 /02 /février /2016 08:10
Le carnaval de Venise à l'honneur pour lundisoleil#5

Le carnaval de Venise à l'honneur pour lundisoleil#5

 

Un peu de rêve pour ce lundi d'hiver...un peu de soleil, d'amusement et de joie. C'est le carnaval à Venise et les masques sont à l'honneur !

 

Le carnaval de Venise se tient traditionnellement les 10 jours précédents le mercredi des Cendres ce qui explique que la date change chaque année.

Cette année, il  a donc débuté le 30 janvier dernier et se poursuivra jusqu'au 9 février prochain.

Le carnaval 2016 rend hommage aux artisans qui oeuvrent pour faire de cette manifestation, une réussite : les costumiers et les fabriquants de masques.

 

Le saviez-vous ? 

 

Chaque année le carnaval débute par certaines manifestations incontournables qui ont lieu sur la Place Saint Marc.

 

En avant première, le week-end précédent l'ouverture du carnaval, ont lieu de nombreux spectacles et jeux de lumière sur les canaux. 

 

Puis le samedi suivant, c'est l'ouverture du carnaval !

 

Il y a d'abord la fête des Maries. Il s'agit d'un grand défilé qui part de la Basilique San Pietro di Castello et rejoint la place saint Marc. Douze jeunes filles sont accompagnées par tout un cortège de costumes d'époque. Celle qui sera élue à l'issue du carnaval (la plus belle évidemment) devra réaliser le saut de l'ange l'année suivante... 

Cette tradition existerait depuis le Xème siècle. 

 

Puis le dimanche à midi, le vol de l'ange (ou vol de la colombine). Une jeune fille saute dans le vide du haut du campanile ! Elle est bien assurée, vous vous en doutez, et s'élance sur une scène située 80 mètres en dessous d'elle. 

Cette tradition remonterait au XVIème siècle. Un marin turc relia le campanile à son bateau en marchant sur une corde...muni seulement d'un balancier. Puis, chaque année se sont des acrobates vénitiens qui réalisèrent cette prestation. Mais suite à un accident mortel en 1759, une colombe en bois remplaça les hommes, jusqu'en 2001, date à laquelle, le vol de l'ange fut réalisé à nouveau par un être humain, cette fois bien accroché !

 

Le dernier dimanche du carnaval a lieu depuis 2012, le vol de l'aigle. C'est cette fois une personnalité issue du milieu sportif qui est mise à l'honneur en s'élançant du haut du campanile jusqu'à la scène de théâtre installée place Saint Marc. 

 

Enfin, le carnaval se clôt par le vol du lion, une descente du drapeau de Venise où figure le lion de Saint Marc.

 

A l'origine le carnaval de Venise durait des semaines entre le 26 décembre et le Carême, toutes les rues de Venise s'animaient et tous les habitants se cotoyaient, bien cachés derrière leur masque.  Mais cette fête tomba en désuétude à la fin du XVIIIème siècle.

C'est la municipalité de Venise qui décida en 1980 de réhabiliter le carnaval pour animer la ville à une période creuse au niveau touristique. Depuis, le succès ne se dément pas et des touristes du monde entier viennent visiter la ville et profiter des animations.

 

Aujourd'hui on peut photographier dans les rues de Venise et sur la place San Marco, en plus de la tenue traditionnelle (capuchon de soie noire et cape de dentelle recouvrant une grande cape, plus un tricorne et un masque blanc cachant la quasi totalité du visage...), des costumes d'époque, ceux de la comedia dell'arte et d'autres colorés et fantaisistes qui correspondent au thème de l'année. 

 

De nombreux masques et costumes sont fabriqués à Venise par les artisans...

 

Quand j'y suis allée (en dehors du carnaval) je me souviens avoir visité la boutique "Ca'Macana", un des plus anciens ateliers de fabrication de masque. Les masques exposés à la vente étaient superbes et fabriqués sur place.

 

Pour en savoir plus vous pouvez consulter le site officiel du carnaval (en italien) 

 

Pour en savoir plus sur lundisoleil# rendez-vous sur le site de Bernieshoot.

 

Lundisoleil# 5 sous la couleur du violet...et du carnaval de Venise

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