Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
7 mars 2020 6 07 /03 /mars /2020 06:11
L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Vernègues

L'église Notre-Dame-de-Lourdes de Vernègues

Restons encore un peu aujourd'hui à Vernègues pour découvrir brièvement la petite église du village... de l'extérieur. 

 

L'église paroissiale Notre-Dame de Lourdes a été bâtie dans l'urgence au cœur du nouveau village en 1911, juste après le séisme de juin 1909, les autres lieux de cultes ayant été dévastés. 

J'aime beaucoup sa simplicité et son clocher carré avec son petit toit moderne. 

 

Elle est fermée pour le culte actuellement sauf pour les mariages et je n'ai donc pas pu la visiter. 

J'aimerai le faire un jour pour admirer à l'intérieur, la fresque intitulée "Hymne à la création" réalisée par Peter Erkel en 2000. Je n'ai pas trouvé de photo sur internet pour vous en donner un bref aperçu ! 

 

Autres vues de l'église
Autres vues de l'église

Autres vues de l'église

Le clocher carré avec son petit toit moderne
Le clocher carré avec son petit toit moderne
Le clocher carré avec son petit toit moderne

Le clocher carré avec son petit toit moderne

La façade de l'église et le portail d'entrée
La façade de l'église et le portail d'entrée
La façade de l'église et le portail d'entrée

La façade de l'église et le portail d'entrée

Autres détails de l'édifice...

Comme vous le voyez les pigeons ont colonisé les lieux ! 

Autres détails de l'église
Autres détails de l'égliseAutres détails de l'église
Autres détails de l'égliseAutres détails de l'église

Autres détails de l'église

Devant cette petite église toute simple a été planté un olivier, lors du centième anniversaire du séisme, en souvenir de cette catastrophe qui a marqué la région. 

L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives
L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémorativesL'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives

L'olivier planté lors du centenaire du séisme et les plaques commémoratives

Les messes se déroulent actuellement dans la chapelle Saint-Symphorien qui se situe entre le village de Vernègues et celui de Cazan. Je vous ai déjà montré souvent cette jolie chapelle et pour ceux qui ne la connaissent pas encore, vous pouvez si vous le désirez cliquer sur les liens ci-dessous...

Partager cet article

Repost0
5 mars 2020 4 05 /03 /mars /2020 06:17
Le village de Vernègues vu du Vieux village
Le village de Vernègues vu du Vieux village
Le village de Vernègues vu du Vieux village

Le village de Vernègues vu du Vieux village

Je vous avais proposé de descendre par la calade, pour nous rendre au nouveau village. Hélas, lors de ma dernière visite, elle était inaccessible, pour cause d'éboulement du muret de pierres qui la  borde.

Le bas de la calade

Le bas de la calade

Nous allons donc faire le tour par la petite route... 

On peut s'arrêter un instant pour revoir l'ancienne église Saint-Jacques et son prieuré qui ont été entièrement détruits lors du séisme et que je vous ai déjà montré ICI et ICI 

Juste un aperçu !

Juste un aperçu !

A côté de la petite église, se trouve une stèle, représentant les quatre saisons en Provence, une version moderne qui égaie un peu les abords des ruines, d'autant plus que juste à côté se trouve le cimetière du village. 

Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)
Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)

Les 4 saisons (réalisation Isabella Reiland-Busch)

Puis nous descendons encore un moment avant d'arriver au village actuel !

La commune de Vernègues se compose de deux villages réunis : Vernègues et Cazan. Elle est traversée par la nationale 7 et le TGV.

Le village de Vernègues a été construit en contrebas du château et du vieux village entièrement détruits lors du séisme de juin 1909. Il est entouré par les vergers, les champs d'oliviers, les vignobles et les cultures de céréales. 

 

Il règne dans ses ruelles une douce tranquillité par rapport à Cazan situé plus bas dans la vallée, près des grands axes routiers. 

La mairie se trouve sur une placette, dans un grand bâtiment qui tient lieu aussi de poste et à côté duquel se trouve un bar convivial.

La mairie, la poste et le bar

La mairie, la poste et le bar

Voici un aperçu du village...

Quelques vues du villageQuelques vues du villageQuelques vues du village

Quelques vues du village

Un santonnier propose ses créations en saison.

Le santonnier

Le santonnier

Le village est dominé, où que vous soyez, par les ruines du château et du vieux village qui culminent à 394 mètres.

Vue sur le château et le vieux Vernègues
Vue sur le château et le vieux Vernègues
Vue sur le château et le vieux Vernègues

Vue sur le château et le vieux Vernègues

Dès notre arrivée, le promeneur découvre de jolies fresques modernes au bord de la route. 

Les fresquesLes fresques
Les fresquesLes fresques

Les fresques

Les amandiers en fleurs apportent leur note printanière aux jardins.

Les amandiers en fleurs
Les amandiers en fleurs

Les amandiers en fleurs

En baladant dans les rues, le visiteur découvre quelques jolies maisons plus anciennes que celles des lotissements qui entourent aujourd'hui le bourg. De nombreux habitants ont choisi de profiter de la tranquillité des lieux !

 

Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village
Quelques maisons du village

Quelques maisons du village

Autres détails pris dans le village...

Autres jolis détails
Autres jolis détails

Autres jolis détails

Pour terminer, la visite du village, nous découvrirons très bientôt l'église Notre-Dame-de-Lourdes,enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

 

En attendant, pour faire patienter mes nouveaux abonnés, je vous mets le lien vers un autre site remarquable de la commune  dont je vous ai déjà parlé...

Partager cet article

Repost0
17 février 2020 1 17 /02 /février /2020 06:13

 

Pour la 55e édition du défi "Avec vos dix doigts" proposé par Céline, du blog "aquarellement-votre", auquel je participe le plus souvent possible à présent, le sujet était le BOIS sous toutes ses formes : forêt, bois flotté, marqueterie, arbre remarquable...

 

J'ai choisi de représenter à l'aquarelle deux arbres remarquables de ma région.

 

Le premier que je vous présente aujourd'hui, est le vieil amandier de Vernègues qui se trouve sur le Plateau du Grand Puech. 

Le voici, tel qu'il était à l'automne dernier et représenté à l'aquarelle.

Le vieil amandier à l'automne dernier et à l'aquarelle
Le vieil amandier à l'automne dernier et à l'aquarelle

Le vieil amandier à l'automne dernier et à l'aquarelle

Cet amandier qui serait le plus vieux d'Europe a mystérieusement résisté au grand gel qui a détruit tous ses congénères en février 1956. Il serait âgé de 500 ans !

Hélas, depuis quelques années, il ne fleurit plus. Tout le monde pense que sa longue vie est à présent terminée. 

Le voici dans son environnement, tel qu'il était la semaine dernière...

Le vieil amandier en février 2020

Le vieil amandier en février 2020

Et voici quelques détails de son tronc et de ses branches, vus de plus près...

Les détails de son tronc
Les détails de son tronc
Les détails de son tronc

Les détails de son tronc

Les troncs de quelques-uns de ses congénères qui ont péri en 1956 ont été conservés en place, en souvenir du temps où tout le plateau du Grand Puech n'était qu'un vaste champ d'amandiers. 

N'oubliez-pas d'agrandir les photos comme habituellement, en cliquant dessus ! 

Les autres amandiers du plateauLes autres amandiers du plateau
Les autres amandiers du plateauLes autres amandiers du plateau
Les autres amandiers du plateauLes autres amandiers du plateau
Les autres amandiers du plateauLes autres amandiers du plateau

Les autres amandiers du plateau

Je vous ai déjà raconté en détails toute son histoire dans un précédent article dont je vous mets le lien ci-dessous.

C'était en 2016 et certains de mes visiteurs ne me connaissaient pas encore...

Le second arbre que j'ai choisi de représenter est le platane géant de Lamanon.

Je vous montre l'aquarelle que j'ai envoyé à Céline, réalisée à partir d'une photographie de cet arbre, prise en décembre dernier. Je vous raconterai plus précisément son histoire dans la semaine, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

 

Le platane géant de Lamanon

Le platane géant de Lamanon

N'hésitez pas à aller admirer les autres participations à ce défi en cliquant ci-dessous. 

Partager cet article

Repost0
14 décembre 2019 6 14 /12 /décembre /2019 06:23
Près de Vernègues (13) à l'automne

Près de Vernègues (13) à l'automne

Retournons un peu près de Vernègues où nous sommes déjà allés souvent nous promener, pour profiter des dernières couleurs d'automne...  La balade dans la plaine est courte mais permet de prendre l'air. Partis sous un ciel clair, nous avons pris la pluie au retour.

Quand nous faisons ce circuit, nous partons toujours de la chapelle Saint-Symphorien...que je ne me lasse pas d'admirer en toutes saisons.

 

 

La Chapelle Saint-Symphorien

La Chapelle Saint-Symphorien

Tout à côté, il y a un joli mas provençal qui nous fait rêver...

Photo du mas prise du portail

Photo du mas prise du portail

Puis nous empruntons le chemin qui passe sous le TGV pour traverser des vignes...

Les vignobles à l'automne
Les vignobles à l'automne

Les vignobles à l'automne

Nous admirons au passage le Pavillon Victoire en empruntant l'allée de chênes. Je ne peux résister à vous le montrer à nouveau...

Le Pavillon Victoire
Le Pavillon Victoire

Le Pavillon Victoire

Le but est de rejoindre le Domaine de Château-Bas (qui entre parenthèse propose des vins renommés) et de le contourner.

Le Domaine de Château-BasLe Domaine de Château-Bas
Le Domaine de Château-Bas
Le Domaine de Château-BasLe Domaine de Château-Bas

Le Domaine de Château-Bas

Nous aimons alors faire une petite halte au pied du Temple de Diane, dont je vous avais parlé ICI, et de la jolie chapelle Saint-Césaire qui je vous le rappelle encore, sont dans  une propriété privée que nous avons le droit de traverser, grâce à la gentillesse des propriétaires, et bien entendu, dans le respect de ce lieu magique qui nous plonge dans le passé... 

Le Temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire
Le Temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire
Le Temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire

Le Temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire

Quelques détails...Quelques détails...Quelques détails...

Quelques détails...

Au retour nous passons toujours par derrière le pavillon Victoire qui je le rappelle est une Réserve naturelle LibreIl y a toujours quelques animaux en liberté... Lui nous attendait ! 

Et la pluie aussi, on n'a pas traîné pour rejoindre la voiture ! 

Il nous attendait sous la pluie...

Il nous attendait sous la pluie...

Voilà c'était notre dernière balade de l'année...

La semaine prochaine, nous resterons dans les recettes et préparatifs de noël, enfin comme d'habitude si vous le voulez bien ! 

Bon week-end !

Bon week-end !

Partager cet article

Repost0
25 avril 2019 4 25 /04 /avril /2019 05:21
Le lavoir de Naud de Vernègues
Le lavoir de Naud de VernèguesLe lavoir de Naud de Vernègues

Le lavoir de Naud de Vernègues

En Provence, les lavoirs publics n'ont réellement vu le jour que vers 1850. Auparavant, ils n'existaient que dans de riches propriétés ou dans les grandes villes comme à Aix-en-Provence par exemple. 

A partir de la seconde moitié du XIXe siècle, le moindre petit bourg construit son propre lavoir public. Une loi a été votée en 1851 pour inciter les communes à le faire, par souci d'hygiène. 

Mais en Provence, faute de sources suffisantes, les petites communes ne seront véritablement équipées qu'au tout début de la Première Guerre Mondiale. 

 

A Vernègues, les lavoirs ont donc été construits là où se trouvaient les sources. Ils sont souvent bâtis dans un environnement idyllique, voire en pleine campagne. 

L'environnement du lavoir de Vernègues fin mars 2019

L'environnement du lavoir de Vernègues fin mars 2019

Le plus connu des lavoirs du village est le lavoir de Naud. Il se situe en contrebas du nouveau village et daterait de la fin du XIXe siècle. Dans les archives, on trouve trace de son projet de construction, vers 1891. Mais il existait déjà à cet emplacement une fontaine du même nom, qui était équipée d'un seul bassin à laver, construit vers 1768. 

Le lavoir a donc été tout simplement agrandi et aménagé pour séparer bassins et abreuvoirs.

Les gens habitaient alors sur le plateau, car le vieux village n'avait pas encore été détruit par le tremblement de terre. Les femmes devaient donc faire un sacré chemin pour descendre au lavoir avec leurs paniers de linge et sans doute leur âne ou leur charrette !

La source émerge du dessous de la falaise, parcourt une petite rigole avant de se jeter dans un bassin extérieur qui devait servir d'abreuvoir, puis d'atteindre l'intérieur du lavoir. 

 

Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur
Le trajet de l'eau en extérieur

Le trajet de l'eau en extérieur

L'eau passe ensuite dans les deux bassins ou se déverse à l'extérieur. Il reste encore la barre en bois qui servait à faire égoutter le linge, mais aussi parfois de support pour essorer le linge, en particulier les grosses pièces, entre deux rinçages. 

Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage
Les bassins et la barre d'égouttage

Les bassins et la barre d'égouttage

Le lavoir a été rénové récemment : les alentours des bassins sont dallés et la toiture a été totalement refaite. 

Le Lavoir de Naud / Balade à Vernègues dans les Bouches-du-Rhône

Trois autres lavoirs sont également situés sur la commune :  le lavoir de la Teulière, datant de 1892 doit être rénové bientôt. Je ne l'ai pas encore trouvé dans le village, sans doute se situe-t-il dans le quartier du même nom. 

 

Le second, le lavoir de Vallon, était totalement enseveli depuis le séisme. Il a été dégagé mais demande de gros travaux avant d'être accessible au public. 

 

Le dernier, le lavoir des Lambert se trouve toujours sur une propriété privée et a vu sa source se tarir suite au séisme. Son usage a donc été abandonné. Son originalité est qu'il est adossé à une falaise et que la source (et peut-être aussi le bassin ?) se trouve à l'intérieur d'une cavité naturelle.

 

Peut-être dans les années qui viennent, aurais-je l'occasion de les découvrir lors des Journées du Patrimoine, et de partager cette découverte avec vous ?

 

Partager cet article

Repost0
5 janvier 2019 6 05 /01 /janvier /2019 06:23
Devant la chapelle Saint-Symphorien de Vernègues
Devant la chapelle Saint-Symphorien de Vernègues

Devant la chapelle Saint-Symphorien de Vernègues

Beau temps rime souvent le matin, avec brouillard... même chez moi en Provence, et c'est avec ces quelques images prises lors d'une courte balade près de Vernègues, que je reprends le chemin des blogs  ce week-end.

 

J'aime beaucoup voir sous le brouillard le Temple de Diane, avec la petite chapelle Saint-Césaire accolée. 

Ce lieu, chargé d'histoire, est absolument superbe et le brouillard ajoute du mystère au charme de ce monument ancien puisque datant du Ier siècle avant notre ère...

 

Je vous rappelle qu’habituellement je me déconnecte le dimanche, mais je ferai une exception ce premier week-end de l'année en venant, avec grand plaisir, vous rendre visite... si je ne l'ai pas fait dès aujourd'hui.

Vers le Temple de Diane
Vers le Temple de Diane
Vers le Temple de Diane
Vers le Temple de Diane

Vers le Temple de Diane

A très bientôt pour d'autres balades d'hiver...

Partager cet article

Repost0
13 février 2018 2 13 /02 /février /2018 06:44
Les ruines de l'Eglise Saint-Jacques et son prieuré accolé
Les ruines de l'Eglise Saint-Jacques et son prieuré accoléLes ruines de l'Eglise Saint-Jacques et son prieuré accolé
Les ruines de l'Eglise Saint-Jacques et son prieuré accolé

Les ruines de l'Eglise Saint-Jacques et son prieuré accolé

 

Il y a un peu plus d'un an, je vous emmenais à Vernègues visiter l'église Saint-Jacques, une église détruite lors du terrible tremblement de terre du 11 juin  1909, durant lequel la totalité du vieux village a été ruiné ainsi que de nombreux villages alentours.  Ce n'est qu'en 2007, que les géologues sont arrivés à localiser la faille active, responsable du séisme : la faille de la Trévaresse...mais nous aurons l'occasion d'en reparler un jour. 

 

L'église Saint-Jacques se trouve face au cimetière actuel, sur une place qui porte le nom de Pascal Bellon, le nom du maire de la commune au moment du drame. 

Comme je vous l'ai dit, la plupart des œuvres qui ont été sauvées des décombres sont aujourd'hui conservées dans la Chapelle Saint-Symphorien dont je vous ai à nouveau parlé récemment. 

Mais bien que l'église soit en ruines, et que seule l'ancienne sacristie ait été consolidée, le prieuré, qui se trouve juxtaposé à la bâtisse, a pu être entièrement restauré.

 

A l'occasion des Journées du Patrimoine 2017, l'association locale, "lou Patrimoni Vernegau" a permis aux habitants de la région de le découvrir.

Comme j'étais dans la Drôme, ce week-end-là,  je n'ai pas pu participer à la visite commentée et je le regrette, mais ce sera peut-être pour une prochaine fois.

En attendant d'en savoir plus, je vais vous faire visiter l'intérieur...et vous montrer quelques détails que je n'avais pas vu lors de ma précédente visite.

 

Le prieuré aurait été construit vers le XVIIe siècle, alors que l'église a été bâtie au XIIe siècle. A l'origine, le prieuré comportait deux pièces en haut et en bas et une cave. 

La plupart des objets qui se trouvent à l'intérieur aujourd'hui, ont été découverts lors des travaux, dont les premiers datent de 1992.

 

Dans la salle principale, les voûtes ont été reconstituées...

 

Les voûtes de la salle principaleLes voûtes de la salle principale

Les voûtes de la salle principale

 

Quelques traces anciennes montrant l'occupation du lieu, sont encore bien visibles...comme cet ancien escalier et la pile en pierre (l'évier du sud !). 

 

Quelques vestiges...
Quelques vestiges...

Quelques vestiges...

 

Quelques objets anciens, ou plus récents, ont été retrouvés sur les lieux lors des travaux de rénovation. 

Certains sont romains, je vous rappelle que cela n'a rien d'étonnant ici, car nous sommes à vol d'oiseau à deux pas du temple de Diane, dont je vous ai parlé précédemment et qui date à peu près de la même époque que celui, beaucoup plus connu situé à Autun, dont Domi nous a parlé plusieurs fois sur son blog

 

 

Des traces du passé
Des traces du passé
Des traces du passé

Des traces du passé

 

On accède à la terrasse actuelle, par un ancien escalier sécurisé par une barrière mais nous ne risquons rien car nous sommes sous bonne garde...un grand christ en bois veille sur les visiteurs et la montée d'escalier. 

L'ancien escalier de pierre et le christ qui se trouve dans la cage d'escalier
L'ancien escalier de pierre et le christ qui se trouve dans la cage d'escalier

L'ancien escalier de pierre et le christ qui se trouve dans la cage d'escalier

 

Les murs montrent encore l'empreinte de l'ancienne toiture car bien entendu cette terrasse était en fait un étage (un grenier) de l'ancien prieuré (enfin c'est une interprétation tout à fait personnelle). 

 

Les murs anciens

Les murs anciens

 

D'en-haut,  la vue est superbe sur le nouveau village, l'église Notre-Dame de Lourdes, la cour du prieuré et, au delà des grilles, le cimetière actuel.

On aperçoit aussi l'ancien castrum dominant les ruines du village...

Les différentes vues du haut du prieuré...
Les différentes vues du haut du prieuré...
Les différentes vues du haut du prieuré...

Les différentes vues du haut du prieuré...

 

De l'autre côté de la terrasse, nous avons une vue sur une autre partie de l'église. Ce n'est pas un ancien bassin comme je le pensais au début.

Sur ma toute première photo, vous voyez très bien la porte au fond de l'église qui permet d'y accéder. 

 

Vestige de l'ancienne église

Vestige de l'ancienne église

 

En ressortant, je profite d'un bref instant pour regarder à nouveau de plus près, l'intérieur de l'ancienne église et nous découvrons ces peintures murales que je n'avais pas vu lors de ma précédente visite, ainsi que quelques sculptures extérieurs correspondants à d'anciens chapiteaux...

Quelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruineQuelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruine
Quelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruine
Quelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruineQuelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruine

Quelques vues de l'intérieur de l'église Saint Jacques de Vernègues en ruine

 

Voilà... notre courte visite du prieuré est terminée, peut-être un jour j'aurai l'occasion d'en savoir plus sur son histoire, si je participe à une visite commentée...

Partager cet article

Repost0
21 janvier 2018 7 21 /01 /janvier /2018 06:31
Les ruines du château de Vernègues sortant du brouillard...

Les ruines du château de Vernègues sortant du brouillard...

 

Une fois n'est pas coutume, je voulais vous montrer ma région dans le brouillard. Oui je sais bien que cela ne vous console pas, vous qui avez trop de pluie mais bon...

 

La semaine dernière nous avons effectué une balade autour de Vernègues, un village que je vous ai montré souvent sur ce blog et quelle surprise en arrivant au parking de trouver du brouillard, alors que j'étais partie de la maison sous un beau soleil et un ciel d'un bleu à faire pâlir les gens du nord. 

Voilà ce que c'est de vouloir rendre les autres jaloux !

Pendant deux heures et demi, nous avons marché dans le brouillard et malgré notre incapacité à nous repérer vraiment, nous ne nous sommes pas perdus. Il faut dire que nos deux guides féminins étaient TOP...ou avaient un sixième sens. 

 

C'est beau le brouillard ! 

Je n'ai pas l'habitude de le voir souvent.

La nature alentour apparaît comme endormie...et tous les bruits sont feutrés. 

 

 

La nature est endormie...
La nature est endormie...La nature est endormie...

La nature est endormie...

 

Ici ou là nous retrouvons tout de même quelques repères...

Nous ne sommes pas perdus !
Nous ne sommes pas perdus !

Nous ne sommes pas perdus !

 

Le soleil tente de percer mais comme le chemin monte, nous arrivons finalement dans la zone ensoleillée...

Près de Vernègues sous le brouillard / Balade en Provence dans le 13
Près de Vernègues sous le brouillard / Balade en Provence dans le 13

 

Par contre, quand le chemin redescend, et quand nous atteignons finalement la ligne TGV, on se croirait dans un monde parallèle, et en tous les cas pas du tout en Provence ! 

On s'attendrait presque à voir surgir un train fantôme...Non ?!

La ligne TGV dans le brouillard...La ligne TGV dans le brouillard...
La ligne TGV dans le brouillard...

La ligne TGV dans le brouillard...

 

Vous voyez bien...

Il ne fait pas toujours soleil

en Provence !

 

Bon dimanche à tous... 

Partager cet article

Repost0
25 février 2017 6 25 /02 /février /2017 07:36
Les ruines
Les ruines

Les ruines

 

Retournons un bref instant à Vernègues où je vous ai déjà souvent emmené promener pour visiter plus en détails les ruines du vieux village.

 

Attention, cette visite doit être faite sans les enfants (ou sous haute surveillance) car de nombreux trous peuvent s'ouvrir sous vos pieds, étant donné que toutes les maisons possédaient des caves souterraines et, que seules celles-ci, subsistent encore après le terrible tremblement de terre qui a détruit le village en 1909.

Les pierres des maisons en ruine (et en partie du château) ont été récupérées par les habitants du village pour reconstruire leurs maisons dans la plaine et le nouveau village a été inauguré dès le 17 mai 1914, soit 5 ans après sa destruction quasi totale.

 

Dès le départ, juste après le parking, on voit des pans de murs encore accrochés au rocher et une cave que je vous ai déjà montré (celle où tout le monde se prend en photo!). Le vieux village était exactement là. 

 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

Le site est tout à fait praticable mais il est recommandé de suivre les chemins caladés, tracés entre deux ruines afin de ne pas dégrader davantage le site. Et n'oubliez pas de regarder où vous mettez les pieds !  Essayer aussi de résister à l'attrait des profondeurs souterraines et de ne pas vous aventurer trop en avant dans les caves. 

Le chemin principal part à gauche juste avant les piliers, et monte vers le château.

L'accès aux ruines
L'accès aux ruinesL'accès aux ruines
L'accès aux ruines

L'accès aux ruines

 

Ce qui est remarquable et troublant c'est de découvrir encore aujourd'hui, un peu de la vie des habitants de l'époque.

Les nombreuses voûtes de pierre attestent de la présence de nombreuses caves et montrent le travail de patience des bâtisseurs, et le pouvoir destructeur du séisme, car au-dessus de chacune des voûtes, il y avait une maison. 

Les nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre
Les nombreuses voûtes de pierreLes nombreuses voûtes de pierre

Les nombreuses voûtes de pierre

 

Un ancien escalier menait au château. Il est aujourd'hui condamné et à moment donné, il faudra rebrousser chemin car l'accès au-delà est définitivement fermé par sécurité. 

 

L'escalier qui menait au château

L'escalier qui menait au château

 

De nombreuses cuves attestent des techniques de conservation de l'époque. Celles qui sont carrelées contenaient en principe du vin. N'oublions pas qu'à cette époque, les restanques (ce qu'on appelle en Provence des bancaus) étaient toutes plantées de vignes, d'amandiers ou d'oliviers, les plus grandes richesses de notre région provençale.

Des cuves...et des traces de carrelages
Des cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelagesDes cuves...et des traces de carrelages

Des cuves...et des traces de carrelages

 

D'autres vues sur les caves s'offrent à nous...

Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves
Quelques vues à l'intérieur des cavesQuelques vues à l'intérieur des caves

Quelques vues à l'intérieur des caves

 

Parfois des escaliers permettent d'y descendre...Prudence ! 

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13 Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

On peut voir des pans de murs isolés, un peu partout et quelques voûtes bouchées...

Pans de murs...
Pans de murs...Pans de murs...
Pans de murs...

Pans de murs...

 

Ici et là, des ouvertures dans le sol, cachées plus ou moins par la végétation au bord desquelles, il vaut mieux ne pas trop s'aventurer.

Quelques trous plus ou moins cachés
Quelques trous plus ou moins cachés

Quelques trous plus ou moins cachés

 

Certains carrelages montrent que seul le sol de la maison a subsisté. Une habitation se trouvait là et une famille y vivait...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

 

A d'autres endroit, c'est seulement une fenêtre creusée dans le rocher...celle d'une maison ? d'une dépendance du château ? Je ne vous donnerai pas la réponse...

Une fenêtre subsiste

Une fenêtre subsiste

 

Enfin, plus on monte dans cette partie du  vieux village, plus on a une vue remarquable sur les ruines du château, une vue que l'on ne peut admirer que de là. 

 

 

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.
Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

Une vue vertigineuse sur le château...nous sommes en contrebas.

 

Et une petite dernière, pour terminer en beauté cette petite balade dans le passé qui j'espère vous a plu...

Vernègues et les ruines du vieux village / Balade dans le 13

Partager cet article

Repost0
31 janvier 2017 2 31 /01 /janvier /2017 08:09
Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

Le pavillon Victoire de Vernègues (13)

 

Merci infiniment pour vos réponses avisées et vos nombreux commentaires...

Je comprends que certains d'entre vous se perdent un peu en visionnant ces cartes car quand on ne connaît pas la région, c'est plus difficile mais vous comprenez bien que durant ma longue vie, je n'avais jamais vu une demeure du XVIIIème INVISIBLE sur des cartes du XIXème et du début du XXème siècle.

En principe il est au moins fait mention d'une ruine.

 

Une erreur est toujours possible sur une carte, en effet, mais là je vous l'assure, il ne s'agit pas d'une erreur. Une photographie aérienne peut être truquée...mais là encore ce n'est pas le cas !

Ce qui est sûr, c'est qu'au moment du tremblement de terre de 1909, cette maison n'existait pas dans la plaine de Vernègues. Elle n'existait pas non plus dans les années 50-60 comme l'atteste la photographie aérienne. Ce que vous êtes très nombreux à avoir vu tout de suite...

Et là alors cela me fait énormément plaisir de voir que comme moi, vous avez trouvé ça bizarre.

 

Pour comparaison...

Pour comparaison...

 

Alors comment expliquer que cette maison apparaisse mystérieusement sur les plans et les photographies aériennes d'aujourd'hui...

A-t-elle été construite dans le style ? La réponse est incroyable, vous allez voir ! 

Le bâtiment aurait été transplanté pierre à pierre du pied du Ventoux où il se trouvait (mais où exactement je ne le sais toujours pas) jusqu'à Vernègues. Et il s'agit réellement d'une maison du XVIIIème. 

 

Comment j'ai pu trouver l'info ?

Je pense que les propriétaires ne seront pas contents que je dévoile leur secret mais...après tout j'ai trouvé l'info sur internet. 

Je ne vois pas pourquoi cette info n'est pas donnée sur les guides touristiques et les brochures de l'office du tourisme local. Cela n'enlève rien au domaine, ni à sa situation dans ce parc arboré et protégé. Je comprends que le propriétaire veuille conserver sa tranquillité et que son domaine soit devenu une réserve naturelle car le cadre est magnifique et tout cela n'enlève rien, bien sûr à son charme. 

 

Grâce à mes ressources professionnelles passées, mais pas encore oubliées, j'ai trouvé une trace de cette demeure sur la base de Canopé qui est une base de documentation de l'ex-CRDP, à visée éducative et pédagogique, accessible uniquement aux enseignants en activité, toutes disciplines confondues.

Il s'agit d'une prouesse technique ce qui explique sa présence dans cette base documentaire. Il y a aussi une trace de l'exploit dans la base de l'Université Paris III.

Il s'agit aussi sans nul doute d'une prouesse financière... D'autant plus que la propriété entière a été plantée d'arbres, comme des chênes par exemple et parsemées de petites bâtisses annexes. 

 

Un film a été tourné par Louis Guilbert en 1971. Il est disponible uniquement sur ce réseau pédagogique Canopé dont je ne fais plus partie aujourd'hui. Je ne peux donc plus emprunter ce film pour vous parler de son contenu mais si vous avez un enseignant en activité dans votre entourage, lui le pourra si cela vous intéresse d'en savoir plus. 

 

La page de Canopé

La page de Canopé

 

Il est bien entendu possible d'explorer les journaux locaux de ces années-là qui sans aucun doute doivent aussi parler longuement de la transplantation...

Incroyable non ?

Peut-être avez-vous des exemples similaires dans votre région ?

Ou quelqu'un de la région a-t-il eu accès à plus d'informations que moi...

Quant à la végétation plus abondante aujourd'hui qu'avant, c'est très bien observé aussi ! C'est le cas dans beaucoup de régions françaises...Il suffit d'arrêter de cultiver certaines parcelles et d'empêcher le berger de pâturer pour que la nature reprenne ses droits.

 

Notre petite visite de Vernègues se termine aujourd'hui...

Nous allons visiter d'autres villages de ma belle région, à présent, si vous le voulez bien. 

 

Partager cet article

Repost0
30 janvier 2017 1 30 /01 /janvier /2017 07:10
Le pavillon Victoire de Vernègues...

Le pavillon Victoire de Vernègues...

 

Le Pavillon Victoire est une immense propriété privée qui daterait du XVIIIème siècle. On accède à son entrée principale par une grande allée bordée de chênes centenaires qui est un véritable havre de paix et de fraîcheur en été, mais reste magnifique, même en hiver...

Ce chemin de randonnée nous amène directement en face de Château-bas dont je vous ai déjà parlé et au temple de Diane

L'allée de chênes centenaires...

L'allée de chênes centenaires...

 

De son côté face, on aperçoit la demeure et les jardins à la française, dont une belle allée de cyprès, tous taillés en pointe. Ces jardins sont inscrits à l'inventaire général du Patrimoine culturel de France. 

La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...
La propriété côté face...La propriété côté face...

La propriété côté face...

 

Son côté pile réserve des surprises car toutes sortes d'animaux sont hébergés là, des chevaux, des poneys, des oiseaux qui varient selon les saisons et qu'on n'aperçoit pas toujours du bord du chemin tant la propriété est gigantesque. Lorsque je suis passée le coin était désert, il faisait froid et seuls au loin quelques poneys montraient le bout de leur nez, mais beaucoup trop loin pour mon APN...

La propriété côté pile...
La propriété côté pile...

La propriété côté pile...

 

Le domaine en entier est une "Réserve Naturelle Libre" agréée par la Société Nationale de Protection de la Nature. Si vous voulez vous aussi transformer votre jardin en réserve libre, vous trouverez tous les renseignements ICI pour le faire. J'ai appris beaucoup de choses en me rendant sur ce site car je ne savais pas que de telles réserves libres existaient.

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

Il est bien sûr interdit d'y chasser...

 

Je n'ai rien trouvé d'autres sur ce domaine...

Je comprends bien que les propriétaires souhaitent avoir la tranquillité car la demeure se trouve juste sur le passage des randonneurs qui sont nombreux dans la région de Vernègues, à parcourir les chemins pour découvrir les vestiges. 

Mais c'est dommage, car j'aurais aimé en savoir plus...Car rien n'est expliqué sur cette maison, aucune trace dans l'histoire de la région, sur aucune brochure touristique, aucune photo ancienne, en particulier au moment du terrible tremblement  de terre. Bizarre, vous ne trouvez pas ?

 

C'est donc en fouillant dans certains plans anciens comme les cartes de Cassini de la région, puis en comparant deux cartes d'époques différentes, avec géoportail, que j'ai découvert un sacré mystère concernant cette bâtisse...qui je vous le rappelle ici daterait du XVIIIème siècle. 

Ce n'est pas dans mes habitudes de vous proposer une énigme sur ce blog, mais ce que j'ai découvert est si invraisemblable, que je n'en suis pas encore revenue moi-même.

 

Alors ça vous dit de jouer un peu aux historiens (et aux détectives) et de me donner votre avis après avoir bien observé les cartes ci-dessous...juste histoire de me prouver que je ne rêve pas et que ce que j'en ai déduit fait partie du possible. 

Tout d'abord je vous montre la carte de Cassini de la région où on retrouve certains lieux-dits, comme Saint-Cézaire (avec un Z ici), dont je vous ai parlé récemment : c'est la petite église qui se trouve accolée au temple de Diane et à deux pas du domaine Victoire. Elle va vous servir de repère sur la carte... 

Bien sûr moi, déjà là, cela m'a sauté aux yeux parce que je connais la région !

 

La carte de Cassini de Vernègues

La carte de Cassini de Vernègues

 

Pour vous aider,  je vous montre la carte actuelle de la région légendée. Vous voyez bien en bas à droite le domaine de Château-bas et le temple de Diane dont je vous ai parlé la semaine dernière, ainsi que l'emplacement du domaine Victoire. Jusque-là tout semble normal...

 

Le plan actuel des lieux...

Le plan actuel des lieux...

 

Puis, je vous propose deux cartes des mêmes lieux, comparant la région entre deux périodes de l'histoire récente ...

Attention ! A gauche une photographie aérienne prise entre 1950 et 1965 et, à droite, la même photo aérienne prise... aujourd'hui.

Alors...quel est votre verdict ? 

Voyez-vous quelque chose de bizarre...comme moi. Promis, je vous donne la réponse dès demain ! 

 

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Comparaison de deux photos aériennes, prises à des périodes différentes de l'histoire récente.

Partager cet article

Repost0
28 janvier 2017 6 28 /01 /janvier /2017 07:21
L'église SaintJacques (vue générale)

L'église SaintJacques (vue générale)

 

Le 11 juin 1909, je vous l'ai déjà raconté, un terrible tremblement de terre de magnitude 6.2 ravageait ma région détruisant plusieurs villages dont celui de Vernègues où nous revenons encore une fois ce matin nous promener...

 

Cela ne fait que dix ans que les spécialistes ont trouvé une explication à ce séisme et aujourd'hui, ils surveillent de près la faille de la Trévaresse pour prévenir un nouveau drame dont l'ampleur serait incommensurable vu le nombre d'habitants de la région aujourd'hui.

Car "Là où la terre a tremblé, elle tremblera"...

 

Au coeur du vieux village se trouvait l'église Saint Jacques qui, bien sûr, s'est en partie effondrée...

 

Ce qui restait de l'église après le tremblement de terre de 1909...

Ce qui restait de l'église après le tremblement de terre de 1909...

 

Dédiée à Saint Jacques l'apôtre en 1396, elle existait auparavant sous un autre nom que je n'ai pas retrouvé. 

 

Un joli chemin caladé permet d'accéder aux ruines, soit en descendant à partir du parking du château, soit à partir du village et dans ce cas-là il faut monter...

Accès soit en descendant du château, soit en montant du village..
Accès soit en descendant du château, soit en montant du village..Accès soit en descendant du château, soit en montant du village..

Accès soit en descendant du château, soit en montant du village..

 

Caractéristique de l'art roman provençal, l'église Saint-Jacques est pour l'instant en cours de consolidation et bien sûr sa visite sera courte mais je trouvais important de consacrer un article entier, rien que pour elle...

 

L'église était composée de deux parties : l'église romane, construite au XIIIème siècle environ, et le prieuré accolé à l'église vers le XVIIème siècle. Le prieuré comportait deux pièces en bas et deux chambres à l'étage ainsi qu'une cave. 

Il vient d'être presque entièrement reconstruit mais le déblaiement ainsi que la consolidation du site a pris du temps.

 

Le prieuré rénové

Le prieuré rénové

 

A la mode provençale, cette petite église comportait peu d'ouverture et devait donc être assez sombre. 

Je ne vais pas vous faire un cours d'architecture romane car j'en suis bien incapable. Je vais tout simplement vous laisser admirer les photos de ces ruines.

Le reste de la structure comme vous le verrez reste encore à rénover... 

 

 

 

Les ruines de l'église aujourd'hui
Les ruines de l'église aujourd'huiLes ruines de l'église aujourd'hui
Les ruines de l'église aujourd'huiLes ruines de l'église aujourd'hui

Les ruines de l'église aujourd'hui

 

 Quelques vestiges sont à regarder de plus près : ils ont été trouvés dans les décombres...

Quelques vestiges...
Quelques vestiges...Quelques vestiges...

Quelques vestiges...

 

Des ruines de l'église, on a une belle vue sur le château médiéval...

Le château vu de l'église Saint-Jacques

Le château vu de l'église Saint-Jacques

 

En 1911, le village actuel est reconstruit en bas de la plaine comme vous pouvez le voir sur ces dernières photos et une nouvelle église, la plus récente de la région proche, voit le jour. C'est l'église "Notre Dame de Lourdes". Vous pouvez la voir sur les deux dernières photos, un peu à gauche de l'église saint Jacques. 

Ce monument d'architecture modeste qui a été construit dans la hâte au moment de la reconstruction de Vernègues, renferme une superbe fresque intitulée "Hymne à la création" réalisée par Peter Erkel, en 2000.

Un jour prochain, je vous promets d'aller y faire un petit tour...

 

L'église Saint Jacques vue du château et le nouveau village en contebasL'église Saint Jacques vue du château et le nouveau village en contebas
L'église Saint Jacques vue du château et le nouveau village en contebas

L'église Saint Jacques vue du château et le nouveau village en contebas

Partager cet article

Repost0
26 janvier 2017 4 26 /01 /janvier /2017 07:06
Le domaine de Château-Bas
Le domaine de Château-BasLe domaine de Château-Bas

Le domaine de Château-Bas

 

Château-Bas est un château construit sur l'emplacement d'une cité gallo-romaine à vocation agricole et viticole. 

C'est au XVème siècle qu'un riche habitant d'Avignon en fait l'acquisition. Le château était alors semi-fortifié et possédait quatre tours, un fossé et un pont mobile encore présents sur un inventaire du lieu au XVIIIème siècle.

En 1750 la seigneurie est vendue aux enchères par décision judiciaire et achetée par l'ancien trésorier des États de Provence qui la gérera jusqu'à la Révolution, date à laquelle la propriété est divisée.

 

Ensuite, comme beaucoup de domaines agricoles de la région, Château-Bas devient un lieu d'élevage d'ovins et de polyculture :  céréales, vignes, oliviers sont plantés dans la plaine et sur les coteaux. 

Des traces de ces différentes activités ont été retrouvées : pressoirs, tonneaux, troncs d'oliviers plus que centenaires, bergeries...

 

Aujourd'hui, le château abrite une exploitation viticole biologique, renommée dans la région et qui possède une AOP / Côteaux d'Aix-en-Provence.

Elle a été acquise dans les années 80 par l'actuel propriétaire des lieux et 72 hectares de vignes  sont exploités. 

 

De la propriété, le promeneur a une vue parfaite sur le château de Vernègues et le plateau du Grand Puech dont je vous ai déjà parlé, ainsi que sur la ligne TGV qui s'intègre finalement très bien dans le paysage...

On aperçoit sur la seconde photo quelques vestiges gallo-romains. 

 

 

La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV
La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV

La vue sur le vieux Vernègues et la ligne TGV

 

Voici quelques photos du domaine tel qu'il apparaît au visiteur aujourd'hui, avec ses anciennes fortifications...

L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine
L'extérieur du domaine

L'extérieur du domaine

 

En faisant le tour du château pour se rendre au temple de Diane, nous avons une vue remarquable sur la bâtisse et son grand parc arboré de chênes centenaires.

Château-Bas vu du temple de Diane
Château-Bas vu du temple de DianeChâteau-Bas vu du temple de Diane
Château-Bas vu du temple de Diane

Château-Bas vu du temple de Diane

 

 

Vous pouvez prendre le temps d'admirer au passage les toitures en tuiles vernissées des tours...

Les toitures vernissées des tours
Les toitures vernissées des toursLes toitures vernissées des tours
Les toitures vernissées des tours

Les toitures vernissées des tours

 

Quelques éléments aux alentours du domaine... font partie du charme du lieu, comme par exemple la fontaine accolée au mur est.

 

La fontaine
La fontaine La fontaine

La fontaine

 

Ce vieux tonneau en bois...

Un vieux tonneau accueille le visiteur.

Un vieux tonneau accueille le visiteur.

 

Ce puits ancien...mais rénové et très provençal. 

Un puits ancien
Un puits ancien

Un puits ancien

 

Et, au bout de l'allée d'oliviers...

Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)
Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)

Une allée d'olivier (autre accès possible au domaine)

 

Ce joli oratoire...à l'abri d'un grand chêne.

L'oratoire de Château-Bas
L'oratoire de Château-Bas
L'oratoire de Château-Bas

L'oratoire de Château-Bas

 

On ne sait pas de quand date exactement la construction de ce château...sans nul doute du Moyen Âge ! 

Mais des découvertes ont été faites sur le domaine et à proximité du temple, qui enrichissent encore l'histoire du lieu, puisque bien avant la construction du temple de Diane, le site était déjà occupé. Un aqueduc et tout le réseau hydraulique associé a été découvert et daterait du IIème siècle avant notre ère. Il serait typique de la période helléniste. 

De plus, lors de la construction de la ligne TGV, en 1995, des fouilles ont permis de découvrir des nécropoles datant du Ier au IIIème siècle. 

Depuis de nombreuses campagnes de fouilles ont permis de découvrir d'autres merveilles, y compris lors de l'agrandissement de la cave où un "dolium" en excellent état (une jarre à vin ou à huile) a été mis à jour...

A suivre donc !

 

 

Partager cet article

Repost0
24 janvier 2017 2 24 /01 /janvier /2017 07:22
Le temple de Diane et la petite chapelle Saint-Césaire accolée (photo monumentum.fr)

Le temple de Diane et la petite chapelle Saint-Césaire accolée (photo monumentum.fr)

 

La Provence conserve dans sa campagne de nombreux vestiges romains. C'est le cas du village de Vernègues où je vous emmène une fois de plus pour visiter le site le plus romantique qui soit...enfin, je trouve !

 

Il existe beaucoup de vestiges romains sur le territoire français mais seulement trois temples qui ont été inscrits sur la première liste des monuments historiques en 1840, et qui sont encore en état aujourd'hui. ce que je viens d'apprendre avec surprise en faisant quelques recherches complémentaires sur internet.

Pourtant ce type de petits temples étaient très répandus dans l'empire romain. 

 

Ces trois temples sont :

- Le temple d'Auguste et de Livi, situé à Vienne en plein centre ville et qui date du début du Ier siècle de notre ère.

- Le temple de Janus, situé à Autun en Saône et Loire, dans un quartier périphérique de la ville, datant lui aussi du Ier siècle de notre ère.

- Et le temple de Diane, situé à Vernègues, au coeur de la Provence dont je vais vous parler aujourd'hui et qui serait le plus ancien car daté du Ier siècle AVANT notre ère. On l'appelle aussi le temple de Château-Bas ou bien encore le Temple de Maison-Basse.

A noter : ce temple est situé dans une propriété privée, Château-Bas, aujourd'hui devenue une cave renommée.

 

L'accès au temple et aux chemins de randonnée est libre, mais il est absolument interdit de prévoir de pique-niquer sur les lieux bien que vous soyez en pleine campagne.

Toutefois lorsque je m'y suis rendue avec mon amie, nous avons bu le thé, bien installées au chaud sur les pierres du temple, chauffées au soleil, sans être du tout inquiétées. Si chacun respecte les lieux, les propriétaires sont très tolérants.

L'accès au temple se fait par un chemin qui contourne la demeure et la cave. Nous n'avons pas profité du grand parking, car nous avions décidé toutes les deux de nous rendre au temple à pied, à partir de la Chapelle Saint-Symphorien dont je vous ai déjà parlé. 

L'entrée du chemin d'accès est marqué par la margelle monolithique d'un ancien puits antique que vous pouvez observer sur la photo ci-dessous. De l'autre côté du chemin la pierre est semble-t-il un contrepoids utilisé avec un pressoir et daterait de la même époque. 

 

Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieuxLe chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux
Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux

Le chemin d'accès au temple et l'arrivée sur les lieux

 

Un peu d'histoire pour les passionnés...

 

Le temple de Diane faisait partie d'une agglomération antique composée de bâtiments et de thermes. Il était dédié aux divinités protectrices de la source voisine, les nymphes déesses des eaux. Il est d'ailleurs tourné vers l'est, où cette source aujourd'hui tarie, se trouvait. 

De nombreux vestiges sont disséminés ça et là dans la propriété de Château-Bas et ne sont visibles qu'au moment des Journées du Patrimoine ou en visitant le caveau.

Le temple se trouve miraculeusement bien conservé, bien qu'en ruines. Un seul mur est cependant toujours debout.

Il s'agit d'un temple corinthien tétrastyle, c'est à dire comportant deux rangées de colonnes, quatre en façades et deux à l'arrière, dont celle cannelée visible encore aujourd'hui et surmontée d'un chapiteau en feuilles d'acanthe.

J'ai appris (ce que j'ignorai) que le temple avait pu être daté entre autres grâce à ces feuilles d'acanthe et les dimensions des colonnes et des chapiteaux. 

Derrière, devait se trouver la cella, la pièce réservée aux prêtres, encadrée de pilastres aux quatre coins. Un pilastre lisse qui était donc situé à l'angle de la partie close du temple et surmonté, lui aussi, d'un chapiteau carré à feuilles d'acanthe, est encore visible. 

 

 

La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.
La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré. La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.
La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré. La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.

La colonne cannelée et son chapiteau et le pilastre carré.

 

Les murs de soubassement du temple sont encore bien conservés...

 

Vue de l'endroit où nous avons bu le thé
Vue de l'endroit où nous avons bu le thé

Vue de l'endroit où nous avons bu le thé

 

Au XIème siècle, une petite chapelle dédiée à Saint-Césaire, est construite sur les lieux, accolée au mur oriental du temple. 

Elle est typique de l'architecture romane provençale et a été consacrée par l'archevêque d'Arles en 1054.

Entièrement construite en pierres de taille locales, c'est-à-dire avec les pierres du temple, elle est  couverte de dalles calcaires, soutenues par une corniche.

Le sol de la chapelle est 60 cm en-dessous du niveau du temple.

Des traces d'un escalier, encore existant au XVIème siècle et permettant de descendre dans la chapelle, ont été découvertes ainsi qu'une ouverture, pratiquée dans le mur latéral du temple, à l'époque mérovingienne ou carolingienne.

A l'origine cette ouverture était encadrée par deux colonnettes dont une, déplacée lors d'une rénovation, subsiste encore et est visible au-dessus de la chapelle. Elle ressemble étrangement à la colonne cannelée romaine, en miniature. 

La porte actuelle s'ouvre côté nord contre le mur du temple. La nef de forme carrée est obscure et seule l'abside en cul-de-four est éclairée par deux fenêtres basses, situées au ras du sol et surmontées chacune d'un superbe arc monolithe.

 

 

L'église Saint-Césaire
L'église Saint-CésaireL'église Saint-Césaire
L'église Saint-Césaire

L'église Saint-Césaire

 

La face ouest est percée de deux baies ouvertes dans le mur du temple. Par une des fenêtres basses j'ai pu observer à l'intérieur une statue.

L'intérieur ne se visite pas. 

La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église
La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église

La face ouest de la chapelle accolée au mur est du temple de Diane et la statue cachée dans l'église

 

Sur le site Monumentum.fr qui recense l'ensemble des monuments historiques français, et que vous connaissez sans doute, j'ai découvert de multiples photos anciennes de ce temple de Diane avant la rénovation qui a permis au site de résister aux décennies.

Les photos n'étant pas toujours datées, je présume que certaines montrent les dégâts dû au tremblement de Terre de 1909. Toutes les photos sont de T. Valérian ou de Médéric Mieusement, un photographe. Elles ont été prises entre 1851 et 1914. Vous pouvez aller en voir d'autres sur le site. 

 

Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône
Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône
Le temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-RhôneLe temple de Diane et la chapelle Saint-Césaire de Vernègues / Balade dans les Bouches-du-Rhône

 

Certains vestiges découverts lors de fouilles successives aux alentours sont visibles à l'intérieur du château dans une sorte de musée, que je ne suis pas allée visiter. 

Je vous reparlerai dans les prochains jours de Château-Bas et de son histoire... si vous le voulez bien ! 

Une dernière remarque : Saint-Césaire s'écrit parfois Saint-Cézaire. Je n'ai pas réussi à savoir quelle était l'orthographe exacte de ce monument...

 

 

Partager cet article

Repost0
22 janvier 2017 7 22 /01 /janvier /2017 07:10

 

Aujourd'hui pour participer au défi de Magda, je voulais vous montrer quelques photos prises en décembre dernier. 

 

Ce qui est nouveau pour moi, c'est d'avoir le temps d'aller marcher avec mes amies, ce que je n'arrivais jamais à faire lorsque je travaillais. Un plaisir dont nous ne nous lassons pas. 

Parfois, lorsque le temps le permet, nous restons de plus en plus tardivement au dehors pour profiter de la lumière particulière du soir, qui est magnifique, même en hiver et par le froid, je vous l'assure...

 

Ces quelques photos ont été prises du haut du Plateau du Grand Puech à Vernègues (encore ! vont dire certains...) alors qu'un peu soûlées par le vent, nous commencions à descendre pour rejoindre le parking en contrebas. 

Nous sommes restées scotchées et j'ai regretté de n'avoir qu'un vieil APN, je vous l'assure. Mais le spectacle de ces parapentes était de toute beauté.

 

Alors, vous êtes d'accord pour voler comme des oiseaux et profiter du coucher de soleil avec moi...

 

 

Vous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grandVous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grand
Vous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grandVous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grand
Vous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grandVous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grand
Vous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grandVous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grand

Vous pouvez cliquer sur une photo et les faire défiler pour les voir en grand

 

Bon dimanche à tous ! 

Juste avant un vol d'oiseau avait traversé le ciel !

Juste avant un vol d'oiseau avait traversé le ciel !

Voler comme des oiseaux pour # photodimanche...

Partager cet article

Repost0
20 janvier 2017 5 20 /01 /janvier /2017 07:15
La vue du haut des bords du Plateau du Grand Puech

La vue du haut des bords du Plateau du Grand Puech

 

Un peu plus loin sur le plateau où se trouve le château de Vernègues, que je vous ai montré cette semaine ICI, un vieux moulin a été transformé en table d'orientation...

D'en haut, le promeneur a un point de vue élargi sur la vallée de la Durance, au nord, et vers le sud, jusqu'à l'Etang de Berre, les jours de temps clair. 

La vue peut également être admirée des bords du plateau, si le temps le permet...

Le moulin transformé en table d'orientation
Le moulin transformé en table d'orientation

Le moulin transformé en table d'orientation

 

En suivant un sentier qui part du vieux moulin, à l'opposé du château, vous découvrirez les nécropoles de Saint Saëns et Saint Abdon. Elles attestent de la présence humaine sur le lieu, dès le bas Moyen Age.

Il y aurait en tout, plus de 70 tombes creusées dans la roche sur le site, entourant les ruines d'une petite chapelle, Saint Saëns, qu'on ne voit plus aujourd'hui tant elle est enfoncée dans la végétation.

Certaines des tombes étaient recouvertes par un sarcophage comme l'atteste la bordure creusée dans la roche qui est une rigole de détournement des eaux pluviales.

Les tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres
Les tombes rupestresLes tombes rupestres

Les tombes rupestres

 

De nombreux trous de poteaux criblent le plateau ça et là et en marchant il faut faire attention de ne pas y mettre les pieds. Il y avait donc des habitations ici aussi. 

Les nécropoles seraient datées essentiellement des IV et Vème siècle de notre ère et auraient été définitivement abandonnées au XIVème siècle. 

Le lieu est empli de mystère et c'est émouvant de s'y promener, surtout quand on sait que la nature a repris ses droits et masque la plupart des vestiges qui ont été fouillés dans les années 70. 

 

Et quand le soir tombe sur le plateau...  voilà la vue que nous avons de là-haut ! 

Le Plateau du Grand Puech et les tombes rupestres / Balade à Vernègues (dans le 13 )

Partager cet article

Repost0
18 janvier 2017 3 18 /01 /janvier /2017 07:03
Le château de Vernègues

Le château de Vernègues

 

Je vous ai déjà parlé de Vernègues, ce petit village de Provence où enfant, en famille, nous allions souvent nous promener le dimanche pour admirer la vue du haut du Plateau du Grand Puech. Je vous ai montré, en particulier sur ce plateau, le plus vieil amandier d'Europe qui avait résisté à l'hiver 1956 ici.

Je vous ai également déjà parlé la semaine dernière de la chapelle Saint-Symphorien qui se trouve dans la plaine. 

Nous poursuivons aujourd'hui, notre petite visite de Vernègues...

 

 

Sur ce grand plateau, vaste espace dégagé qui domine vers le nord, la vallée de la Durance et le Luberon, se trouvent les ruines du château féodal et celles de l'ancien village de Vernègues, perchées à presque 400 mètres d'altitude.

L'histoire de Vernègues a débuté là, sur ce plateau du Grand Puech, battu par les vents.

On accède aux ruines du château par de nombreux petits chemins qui permettent de monter facilement sur le plateau...

Un d'entre eux passe à côté d'un joli lavoir, d'autres au milieu des bois...

 

De nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateauDe nombreux chemins montent sur le plateau
De nombreux chemins montent sur le plateau

De nombreux chemins montent sur le plateau

 

D'en haut la vue de tous côtés est magnifique. On aperçoit la vallée de la Durance, le Petit Luberon et en contrebas le village d'Alleins. On voit aussi vers l'Ouest le massif des Alpilles et vers le sud la plaine arborée ! 

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sudLa vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud
La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

La vue au nord sur la plaine de la Durance, le village d'Alleins, les Alpilles et la plaine côté sud

 

Dès le néolithique, des hommes se sont installés ici mais aussi dans la plaine environnante. Depuis, ils ne l'ont plus quitté, comme l'attestent les traces importantes retrouvées ici ou là et datant de toutes les époques historiques. 

Au XIème siècle, on trouvait deux castrum sur le Grand Puech, le castrum de Avallone et le castrum Avernicum. Mais au XIIème siècle, seul ce dernier subsistait. Il était naturellement fortifié et inaccessible car construit sur le piton rocheux. Le vieux village de Vernègues s'installe à ses côtés, protégé par des remparts qui existaient encore au XIXème siècle.

 

Voici quelques vues du château à l'arrivée dans le village...

 

 

 

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues
Le château à l'arrivée dans le vieux VernèguesLe château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

Le château à l'arrivée dans le vieux Vernègues

 

Et quelques vues, une fois montés sur le plateau...

Le château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateau
Le château vu du plateauLe château vu du plateauLe château vu du plateau

Le château vu du plateau

 

Mais au soir du 11 juin 1909, un séisme de magnitude 6,2 sur l'échelle de Richter, ravage toute la région. La quasi totalité du vieux château est alors détruite, ainsi que toutes les maisons du village qui se trouvaient à proximité.

Les ondes sismiques se propageant sous terre, ont été en quelque sorte emprisonnées et amplifiées par la butte (je simplifie car c'est dû aussi à la particularité des couches géologiques qui forment le plateau)....ce qui explique les dégâts plus considérables encore ici. 

La région entière est traumatisée par ce séisme dont l'épicentre se situait dans la chaîne de la Trévaresse, près du village de Rognes, également détruit ainsi que bien d'autres de la région.

 

Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909Les photos du tremblement de terre de 1909
Les photos du tremblement de terre de 1909

Les photos du tremblement de terre de 1909

 

Encore aujourd'hui, ce séisme est considéré comme le tremblement de terre de magnitude la plus élevée, enregistré en France métropolitaine depuis 1564. Il fut ressenti dans tout le Sud de la France jusqu'à Perpignan et jusqu'à Gênes en Italie.

Après avoir sécurisé les lieux en faisant écrouler certains pans de murs, les habitants de Vernègues reconstruisent leur village en contrebas, dans le quartier du Jas, là où le village se trouve aujourd'hui.

 

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

Le village nouveau dans la plaine en contrebas du château

 

 

Enfant, nous avions encore le droit de nous promener dans le vieux village. Aujourd'hui c'est interdit de se rendre au milieu du château et des ruines, à cause des risques d'effondrement... seul le plateau est accessible aux promeneurs. Cependant, un jour prochain j'essaierai de retourner sur les lieux car je me souviens de passages dans le rocher et d'escaliers taillés dans la pierre et je ne les ai pas retrouvé, or je suis sûre que mes souvenirs d'enfant ne sont pas erronés.

 

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

Une des caves voûtée d'une des habitations...C'est celle où tout le monde se prend en photo !

 

Si vous voulez en savoir plus sur ce terrible tremblement de terre, vous pouvez lire aussi l'article de Maryse. 

Moi-même je vous en reparlerai car il y a de nombreux vestiges et stigmates visibles ici et là dans ma région...

Mais avant je continuerai avec vous, la visite de Vernèques car il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir ensemble, si vous le voulez bien...

Partager cet article

Repost0
13 janvier 2017 5 13 /01 /janvier /2017 07:03
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)
La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)

 

Voilà une petite chapelle romane qui vient d'être totalement rénovée et qui attire de nombreux touristes et pèlerins. Il s'agit de la chapelle Saint-Symphorien de Vernègues, un petit village provençal dont je vous parlerai encore souvent car il est riche en histoire et petit patrimoine.

En fait la chapelle se situe entre deux villages, celui de Vernègues et celui de Cazan (situé sur la nationale 7).

La partie la plus ancienne du bâtiment date du XIIème siècle. Elle a été ensuite agrandie et différentes parties ont été accolées à la chapelle d'origine en fonction des besoins et ce jusqu'au XVIIème siècle. Elle est construite dans un style très provençal et d'ailleurs de loin, on pourrait presque la prendre pour un grand mas. 

 

Qui était Symphorien ?

 

Symphorien vient du grec "sumphoros" qui signifie "porte"

Saint Symphorien était un jeune chrétien appartenant à une famille noble d'Autun. Il fut condamné à la décapitation pour avoir refusé de s'agenouiller devant la statue de Cybèle, la déesse romaine de la Terre qui était vénérée dans sa ville natale d'Autun. C'était en l'an 178 environ, sous le règne de Marc Aurèle. Ayant refusé de renier sa foi en Dieu, son seul maître, il devint un martyr. De nombreuses communes françaises et des édifices religieux portent son nom.


 

Le Martyre de saint Symphorien (1834) /  tableau peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres

Le Martyre de saint Symphorien (1834) / tableau peint par Jean-Auguste-Dominique Ingres

 

En Provence, il était censé protéger contre les crues du Rhône ou de la Durance, ou simplement contre les noyades. Il était aussi imploré pour faire tomber la pluie. Il était aussi invoqué par les malades et les handicapés. 

Je n'ai pas pu visiter la chapelle depuis sa rénovation et je vous mettrai des photos de l'intérieur dès que j'y retournerai.

La chapelle Saint Symphorien de Vernègues (dans le 13)

 

Elle sert aujourd'hui de lieu d'exposition. En été, elle est le siège de nombreuses soirées musicales. 

Aujourd'hui, les croyants continuent à vénérer Saint-Symphorien et organisent deux fois par an un pèlerinage au cours duquel sa statue est déplacée de la chapelle Saint Symphorien à l'église de Vernègues (le 21 août) puis de l'église du village à la chapelle, le 3ème dimanche d'octobre. En octobre, la messe chantée en provençal suit la bénédiction des chevaux, attelages et cavaliers, un spectacle à voir...

Chaque année, en plus des deux pèlerinages, tous les lundis de Pâques, il y a une messe en provençal qui attire les foules. 

 

A côté de la chapelle, dans l'ancien ermitage, c'est la maison du gardien. 

 

La petite maison du gardien accolée à la bâtisse

La petite maison du gardien accolée à la bâtisse

 

Retrouvez d'autres articles sur le village de Vernègues très bientôt. 

Partager cet article

Repost0
20 novembre 2016 7 20 /11 /novembre /2016 07:14
L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

L'amandier de Vernègues (13) / Photo prise jeudi 17 novembre 2016

 

En matière de météo, pour être honnête, nous ne sommes pas toujours très objectifs...Ainsi l'hiver dernier nous étions sûrs que "jamais en Provence il n'y avait eu d'hiver aussi gris" et cet été que "la canicule n'avait jamais duré aussi longtemps" et ainsi à chaque saison...nous avons une mémoire très sélective pour considérer les événements météorologiques.

Cependant, la mémoire collective se souvient de certains événements marquants...C'est le cas de l'hiver 1956 !

 

Moi même qui n'était alors qu'une toute petite pitchounette, j'ai une image très nette, une seule de cet hiver-là...

Je suis quillée sur une chaise pour regarder par la fenêtre... La vitre est gelée là où la buée a été transformée en glace vive et je gratte les plaques qui tombent par terre. Ma mère ne me gronde pas car j'attend mon grand frère qui rentre de l'école. Je sais maintenant qu'on vient d'annoncer à la radio que les écoliers allaient être renvoyés chez eux faute de chauffage et vu que les encriers gelaient dans les bureaux...Mais à l'époque dans mon souvenir, je crie quand j'aperçois le bonnet rouge de mon frère sur le trottoir et mon coeur se soulève de joie". Sans doute avais-je perçu l'inquiétude de ma mère devant ce froid inhabituel ? et c'est la seule image qui me reste !

 

Pourquoi je vous parle de tout ça aujourd'hui...attendez je vous l'explique. 

Jeudi dernier, il faisait un temps exceptionnellement beau en Provence et je suis allée faire une courte balade autour du petit village de Vernègues dont je vous parlerai très bientôt plus en détails.

C'est alors que nous venions d'admirer le point de vue sur la vallée de la Durance du haut du Plateau du Grand Puech, que nous avons retrouvé le tronc de ce vieil amandier, seul rescapé du terrible gel de l'hiver 1956, qui a vu mourir suite au froid intense, tous ses acolytes, un amandier qui serait le plus vieux d'Europe...et qui vient juste pour la première fois cette année, 60 ans après ce terrible hiver, de rendre l'âme et ne plus produire aucune feuille, ni fleur.

Il serait âgé de plus de 500 ans, alors que les variétés modernes d'amandiers greffés sur des pêchers, grandissent plus vite, produisent davantage, mais ne vivent qu'une centaine d'années...

 

Sur les vastes plateaux recouverts d’amandiers à l’époque où les arbres sont en fleur, on entend à peine le bruit des abeilles. On peut marcher des journées entières seul avec soi-même, dans une joie, un ordre, un équilibre, une paix incomparables. Non pas tous à la fois, mais un à un, vous laissant toujours un ami végétal et fleuri qui vous accompagne un peu plus loin puis vous laisse, vous ayant confié à un autre, et ainsi la terre peu à peu monte et vous fait pénétrer dans le ciel à mesure que vous passez des bras de l’amandier aux mains des tilleuls, puis des châtaigniers, puis des trembles et alors l’ondulation des terres vierges toutes nues se compose devant vous avec les lentes harmonies d’une ivresse divine...

"Jean Giono" par Jean Carrière

 

Comme dans beaucoup d'endroits en Provence au début du XXème siècle, les amandiers étaient cultivés abondamment sur les plateaux ensoleillés car ces arbres aiment particulièrement le soleil, la lumière et la chaleur et redoutent l'humidité. 

Mais, cet arbre, symbole d'amour et de renaissance, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog (voir ci-dessous), n'a qu'un seul défaut : il craint le froid.

 

Que s'est-il passé en 1956 ? 

 

L'hiver avait été très doux...Après un mois de janvier presque printanier, durant la nuit du 31 janvier au 1er février 1956, une vague de froid exceptionnelle et particulièrement meurtrière s'abat sur une grande partie de l'Europe.  

Durant 27 jours exactement, l'air arctique, descendu vers le sud suite à l'installation d'un anticyclone, est responsable de gelées exceptionnellement intenses. Des records de température minimales sont enregistrés, occasionnant d'abondantes chutes de neige sur le littoral provençal...De plus, en Provence, un mistral violent se met à souffler (180 km/h à Istres !) aggravant les effets du froid dans la nature. 

Toutes les régions de France ont été concernées.

Les fleuves étaient gelés, l'approvisionnement en eau et en électricité perturbé...

Cet épisode a marqué les esprits car c'est le mois le plus froid enregistré depuis 1900 en Provence.

Ses conséquences ont été désastreuses tant au niveau humain, que pour l'économie de la région car partout, on cultivait alors sur les "bancaus" (prononcer "bancaou") des oliviers, de la vigne ou des amandiers...

Tous étaient déjà en montés en sève (oliviers et vignes) ou carrément en fleurs (amandiers), lors de l'arrivée du froid...

 

On estime que suite à cet hiver particulier, 4 à 5 millions d'oliviers même centenaires ont succombé : 80 % d'entre eux ont dû être coupés..."Ils explosaient comme des grenades", les troncs se fendaient ; 40% des vignes ont été touchées et la culture des amandiers quasiment abandonnée...

Tous les amandiers que l'on voit dans la campagne provençale ont donc été plantés après ce fameux hiver 1956.

 

Pour en savoir plus sur cet épisode météorologique exceptionnel, vous pouvez consulter le site ci-dessous...

 

Tout est gris. C'est sur ce gris, à la fin de l'hiver, que jouent les blancs et les roses des fleurs d'amandiers, c'est contre ces gris que s'appuiera l'azur du ciel d'été, c'est de ce gris que s'échapperont les flammes à peines citronnées de l'automne. C'est ce gris qui rejoindra le gris de l'hiver, le poussant juste un peu, dans les lointains, vers un violet...

"Provence" Jean Giono

Autres vues de l'amandier de Vernègues
Autres vues de l'amandier de Vernègues

Autres vues de l'amandier de Vernègues

Un vieil amandier pour #photodimanche

Partager cet article

Repost0

Encore Un Blog ?

  • : Dans la Bulle de Manou
  • Dans la Bulle de Manou
  • : Les livres et moi, mes coups de coeur, mes découvertes ou mes voyages : intellectuel, spirituel, botanique ou culinaire...
  • Contact

Qui Suis Je ?

  • manou
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...
  • J'aime les livres et j'ai eu la chance d'en faire mon métier, mais la vie nous réserve d'autres voyages tous aussi agréables à partager...

BLOG Zéro carbone !

Perdu Dans Le Blog ?

Y a-t-il des curieux ?

litterature

 

  D'où viennent-ils ?

 

  litterature

L'automne est arrivé...

 

N'oubliez pas de protéger Xin Xin et de le nourrir en cliquant sur more...

 

 

Mes Tags

Mes livres sur BABELIO

Les dix droits imprescriptibles du lecteur

mod article2138927 3

Extrait de "Comme un roman" de Daniel Pennac

Illustrations de Quentin Blake

Retrouvez-moi sur Pinterest !

Créer un blog gratuit sur overblog.com - Contact - CGU -