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14 mai 2020 4 14 /05 /mai /2020 05:19
La célèbre fontaine de Mirabeau

La célèbre fontaine de Mirabeau

Nous allons aujourd'hui, terminer la visite de Mirabeau dans le Luberon.

Le village est devenu célèbre dans la région depuis que Claude Berri y a tourné en 1985, "Jean de Florette" et "Manon des Sources", deux films adaptés des romans de Marcel Pagnol.

 

 

Un des principaux lieux de tournage est bien sûr la place de la fontaine. 

Evidemment, la fontaine est depuis devenue célèbre, avec son bassin circulaire, sa colonne cylindrique qui semble grimper jusqu'au cœur du platane et ses mascarons cracheurs. 

L'eau étant très calcaire, celui-ci se dépose et recouvre les sorties d'eau et les tritons d'une couche de tufs, des tufs qui, pour la petite histoire, avaient été enlevés lors du tournage et remis en place ensuite.

Les mascarons cracheurs
Les mascarons cracheurs
Les mascarons cracheurs

Les mascarons cracheurs

Une statue en bronze a été installée-là en hommage au film et en souvenir du tournage. Elle représente Manon assise au bord du bassin, vide dans le film car l'eau n'y coule plus. La statue est l'oeuvre d'un artiste de Cucuron, Jean-Jacques Mancardi. Elle a été inaugurée en 2018. 

Manon des Sources...
Manon des Sources...
Manon des Sources...
Manon des Sources...

Manon des Sources...

La fontaine au début du XXe siècle (photo wikipedia)

La fontaine au début du XXe siècle (photo wikipedia)

Pas très loin de la fontaine, se trouve sur le trottoir, un vestige ancien qui date du temps où, sur la commune, se trouvait un bac pour traverser la Durance. Il s'agit d'un cabestan. 

C'est un treuil qui aidait les bateaux à passer d'une rive à l'autre quelle que soit la force du courant. Un câble était entouré autour de l'axe vertical et tractait les embarcations. 

A cet endroit de la Durance, appelé Pont de Mirabeau (et oui il n'y en a pas un qu'à Paris ) où depuis le XVe siècle les hommes ont tenté à plusieurs reprises de construire un pont, régulièrement emporté par les crues de la rivière, il y a maintenant un pont solide qu'un jour je vous montrerai peut-être. 

Le cabestan

Le cabestan

Enfin je ne peux terminer cet article sans vous montrer la superbe noria, très bien conservée, qui se trouve en contrebas du village.

Elle permettait de tirer l'eau d'un puits grâce à des animaux de traits afin d'irriguer les terres alentour.

J'ai déjà vu des norias, mais jamais avec à côté, cette sorte de "moulin" à vent (?) qui apparemment servait lui-aussi à extraire l'eau d'un second puits.

Je n'ai rien trouvé expliquant comment ce "moulin" fonctionnait. Si vous le savez, n'hésitez pas à me le dire dans votre commentaire. 

En attendant, je vous laisse admirer l'ingéniosité des hommes pour concevoir ces deux systèmes hydrauliques différents et astucieux. 

 

La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits
La noria et le mystérieux puits

La noria et le mystérieux puits

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu !

Lorsque j'y retournerai, l'église sera peut-être ouverte et je pourrai alors vous montrer d'autres détails de ce charmant village et obtenir des renseignements supplémentaires. 

 

Vous voyez comme il fait bon vivre à Mirabeau !

Vous voyez comme il fait bon vivre à Mirabeau !

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12 mai 2020 2 12 /05 /mai /2020 05:19
Le village de Mirabeau (84)

Le village de Mirabeau (84)

En attendant d'avoir d'autres balades plus récentes à vous proposer, je vous emmène aujourd'hui dans un autre village du Luberon :  Mirabeau.

 

Mirabeau vient du provençal "Mirabeù" (Mirabel) qui signifie "voir ce qui est beau ! Tout un programme...

Au XIIe siècle le village qui s'appelait encore Mirabel, était bien un lieu élevé (330 mètres) d'où on pouvait voir de loin (...ce qui est beau donc).  J'y suis allée en juin 2019 avec Nell et Mimi. Nell vous l'a d'ailleurs fait déjà visité sur son blog ICI, en automne dernier.  

La commune est située dans le Vaucluse mais jouxte trois autres départements : les Bouches-du-Rhône, les Alpes de Haute-Provence et le Var et elle fait partie du Parc Naturel Régional du Luberon. 

 

Comme vous le voyez sur ma première photo, le village est dominé par un grand château. Il fût bâti à la fin du XVIe par Jean Riqueti. Embelli et modifié les deux siècles suivants, il devint propriété de Victor Riqueti de Mirabeau, économiste de renom, puis de son fils le célèbre écrivain, journaliste et homme politique français, Honoré Gabriel Riqueti qui choisit le nom de Mirabeau comme nom de plume. 

Lorsque son arrière-petite-nièce en fît l'acquisition en 1895, elle se ruina pour le remettre en état et dût le vendre à Maurice Barrès. Il est aujourd’hui propriété privée et ne se visite pas. 

 

Voici quelques vues sur le château découvertes en faisant le tour de ses hautes murailles. Il est toujours dominant où que nous soyons dans le village...

En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château
En faisant le tour du château
En faisant le tour du châteauEn faisant le tour du château

En faisant le tour du château

L'église Saint-Pierre est quillée elle-aussi en hauteur sur une placette. Elle date de la fin du XVIIe siècle et a été remaniée au cours des siècles.

Cependant elle serait bâtie à l'emplacement d'un ancien édifice roman d'où la présence d'un porte romane visible de l'extérieur et de la base du clocher datant aussi de cette époque. Tout le reste a été construit entre le XVIIe (le portail) et le XIXe siècle (le campanile, les génoises de la toiture, les fenêtres). En 1812, un séisme fragilise l'édifice et seule la nef est consolidée par manque d'argent et la toiture réparée.

L'église a été consolidée dans les années 60. 

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur car elle était fermée le jour de notre balade. 

L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau
L'église Saint-Pierre de Mirabeau

L'église Saint-Pierre de Mirabeau

Elle est située sur une placette agréable où se trouvent une maison ancienne (1777) et une petite fontaine.

Le visiteur accède à l'église par une draille c'est-à-dire une ruelle pentue, sans doute un ancien chemin de passage des troupeaux. 

Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...
Sur la placette de l'église...

Sur la placette de l'église...

Voici quelques ruelles et maisons du village...

Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village
Quelques maisons dans les ruelles du village

Quelques maisons dans les ruelles du village

Et voici quelques détails pris au hasard de nos pas. 

Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs
Portes anciennes et heurtoirs

Portes anciennes et heurtoirs

Voilà la première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui. J'espère qu'elle vous a plu. 

Prochainement, nous continuerons notre découverte, et je vous expliquerai pourquoi ce village est célèbre dans la région, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien.

En attendant je vous laisse admirer l'ancien bureau de poste. 

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

Ancien bureau de poste de Mirabeau.

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9 mai 2020 6 09 /05 /mai /2020 05:17
Maison ancienne du village

Maison ancienne du village

Aujourd'hui, nous allons terminer la visite d'Ansouis, commencée en début de semaine ICI et ICI.  

Tout d'abord je vous laisse admirer les terrasses.

 

N'oubliez pas que vous pouvez agrandir les photos en cliquant dessus...

Les terrasses
Les terrassesLes terrasses
Les terrassesLes terrassesLes terrasses

Les terrasses

Découvrons maintenant quelques-unes des portes anciennes souvent encadrées de jolies pierres de taille, d'un linteau et de sculptures. Sur la première photo la porte ancienne qui permettait d'entrer dans la Maison des Consuls (côté habitation si j'ai bien compris). Je vous ai déjà montré l'autre côté dans mon premier article. 

Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis
Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis

Quelques-unes des portes anciennes du village d'Ansouis

Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village
Autres portes du village

Autres portes du village

Au détour d'une ruelle, nous découvrons une maison d'hôtes sympathique avec son joli patio très frais. 

Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...
Un gîte où il doit faire bon séjourner...

Un gîte où il doit faire bon séjourner...

Quelques autres détails...

Autres détailsAutres détails
Autres détailsAutres détails

Autres détails

Voilà notre visite d'Ansouis est terminée. J'espère que la découverte de ce village vous a plu et que vous aurez un jour envie de le visiter !

Personnellement, j'y retournerai au moins pour visiter le château.

En attendant la semaine prochaine, où nous resterons encore un peu dans le Vaucluse, je vous souhaite de passer un bon "dernier" week-end de confinement.  

 

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 05:16

 

Continuons, aujourd'hui comme promis en flânant dans les ruelles, la découverte du village perché d'Ansouis dans le Luberon, commencée ICI.

 

Mais avant de débuter la balade, je vous propose d'observer le paysage que l'on peut découvrir, lorsqu'on se trouve sur le parvis de l'Eglise.

Là, du-haut de la muraille du Barri, la vue est magnifique sur le Luberon, sur la plaine et sur les toits des maisons en contrebas. 

 

Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...
Quelques vues du haut des murailles...

Quelques vues du haut des murailles...

Je vous rappelle que le village est bâti en hauteur et entouré de murailles posées directement sur la roche à certains endroits.

La muraille posée sur la roche.
La muraille posée sur la roche.

La muraille posée sur la roche.

Nous traversons des placettes. 

Placettes du village
Placettes du village
Placettes du village

Placettes du village

Puis le beffroi du village se dresse devant nous avec son horloge.

Il est situé au-dessus d'une maison du village qui abritait au départ la Confrérie du Saint-Esprit vers 1540. Cette maison devint ensuite propriété de la commune et son premier hôtel de ville. Le beffroi fut construit sans doute vers la fin du XVIe siècle.

Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi
Diverses vues du beffroi

Diverses vues du beffroi

Au fil des ruelles, nous découvrons un petit village tranquille typiquement provençal, fleuri, chaleureux avec ses maisons en pierres apparentes de couleur claire.  

Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village
Quelques-unes des ruelles du village

Quelques-unes des ruelles du village

On descend par les ruelles jusqu'au petit portail, la seule porte encore en état des trois qui perçaient à l'origine les remparts.

Le petit portail
Le petit portail
Le petit portail

Le petit portail

Nous découvrons dans la rue en contre-bas, l'ancien bureau de poste. 

L'ancien bureau de poste
L'ancien bureau de poste
L'ancien bureau de poste

L'ancien bureau de poste

Voici quelques détails pris ici ou là dans le village...

Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village
Quelques détails dans le village

Quelques détails dans le village

La visite est terminée pour aujourd'hui. 

Très bientôt, je vais vous montrer d'autres découvertes faites au fil de ma balade et en particulier les portes, fenêtres et terrasses du village, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien.  

 

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4 mai 2020 1 04 /05 /mai /2020 05:16
Le cœur du village

Le cœur du village

Cette semaine, je vous propose la visite d'un village perché vauclusien, faisant partie des plus beaux villages de France : Ansouis, une commune située au sud du Massif du Luberon. 

Je comptais y retourner ce printemps pour visiter l'intérieur du château avec mes petits-enfants, et poursuivre ma (re)découverte du village dont je n'ai pu visiter que la partie haute, et bien comme vous vous en doutez ce sera pour plus tard...

 

Habité dès la préhistoire, le village est surtout connu dès le Moyen Âge car comme beaucoup de villages perchés en Provence, il constituait un poste d'observation particulièrement privilégié.

 

C'est au Xe siècle qu'est bâti le château. C'est alors une forteresse militaire qui domine le village et la vallée. 

Comme beaucoup de châteaux en Provence, il changera de propriétaire au fil des siècles, passant de la première famille bien connue dans ma région, les Forcalquier, à la famille Sabran (au XIIIe siècle), aux Escalis (au XVIIe), puis aux Villeneuve (au XVIIIe).

Les Sabran-Pontevès qui en feront l'acquisition au XIXe siècle,  le feront inscrire aux Monuments Historiques dès 1948.

Il connaîtra de nombreux aménagements au fil des ans, comme par exemple, sa transformation en château de plaisance après les Guerres de religion. Il est donc un mélange entre architecture médiévale et renaissance. 

Depuis 2008, le château a de nouveaux propriétaires qui poursuivent activement sa restauration et assurent des visites en saison.  

 

Voici quelques vues extérieures prises de la placette : l'entrée, l'enceinte, une des échauguettes ainsi que quelques détails volés à travers la grille, comme l'escalier ou, en levant les yeux au ciel, les mâchicoulis. 

L'entrée du château

L'entrée du château

L'enceinte du château et une des échauguettes
L'enceinte du château et une des échauguettes

L'enceinte du château et une des échauguettes

Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis
Vues de l'intérieur et mâchicoulis

Vues de l'intérieur et mâchicoulis

A côté du château et, comme insérée à l'intérieur de ses enceintes, se trouve l'Eglise Saint Martin, bâtie elle-aussi sur le rocher. L'église servit un temps de cour de Justice. 

Elle daterait du XIIIe siècle. Sa toiture est faite de lauze. Elle est composée d'une nef unique. 

Le clocher est un clocher-mur à 4 baies. Je ne vous le montrerai pas, car il est impossible à photographier. Nous sommes toujours positionnées trop bas pour cela, et en contre-bas, sans recul possible. De plus, il est toujours caché par une des échauguettes du château ou par la muraille qui est très haute. Par contre, on doit très bien le voir de l'intérieur du château et des jardins. 

Comme vous le voyez sur mes photos, on entre dans l'église par un escalier imposant en demi-cercle.

 

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vue générale (vous devinez le clocher)

Vues extérieures
Vues extérieuresVues extérieures

Vues extérieures

L'intérieur est très sombre et je n'ai fait que quelques photos et une visite très rapide. L'église est classée aux Monuments historiques depuis 1988. J'espère un jour prendre plus de temps pour la découvrir en détails. 

A noter : c'est à l'intérieur de cette église qu'a été filmé le mariage de Manon, dans le film de Claude Berri, adapté du roman de Marcel Pagnol, "Manon des Sources". La scène de la sortie de l'église, en extérieur_rappelez-vous_ a été filmé devant l'église de Vaugines

 

Vous pouvez actionner le diaporama pour voir mes photos. Vous verrez au passage le chœur, la chapelle dédiée à la vierge et celle dédiée à la famille Sabran (avec les bustes de la famille) ainsi que quelques autres détails. 

Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur
Quelques vues de l'intérieur

Quelques vues de l'intérieur

Enfin, pour clore la visite de cette partie du village, près du château se trouve la maison des Consuls. Comme son nom l'indique cette maison  a été durant le XVe et le XVIe siècle, le siège du Conseil de la Cité. 

La maison du Consul.
La maison du Consul.
La maison du Consul.

La maison du Consul.

Voilà, notre première visite du village d'Ansouis est terminée pour aujourd’hui. Prochainement, nous découvrirons d'autres détails dans les ruelles du village, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !

Et en attendant, je vous laisse admirer cette jolie sculpture située sur la place du château. 

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

Sculpture réalisée par Maria Catuogno

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10 avril 2020 5 10 /04 /avril /2020 05:20
Place de la fontaine...c'est la place principale d'Auribeau

Place de la fontaine...c'est la place principale d'Auribeau

Aujourd'hui comme prévu nous restons encore un peu en Provence, pour aller visiter le petit village d'Auribeau, dans le Vaucluse. Mes photos datent de juin 2019 !

Ce petit village, situé à seulement 9 km de la ville d'Apt, comprenait 71 habitants lors du dernier recensement. Il est bâti à 600 mètres d'altitude, à l'écart de la foule et des grands axes routiers sur le flanc nord du Luberon et à l'extrémité du plateau des Claparèdes, un plateau qui tire son nom des "clapas", les pierres, qui ont servi à construire les nombreuses bories qui s'y trouvent...

 

Les hommes préhistoriques du Néolithique avaient déjà habités le territoire d'Auribeau. Il fût longuement occupé également durant toute l'Antiquité, car il se trouvait au carrefour des grandes voies de communication de l'époque, qui passaient par les cols du Luberon. De nombreux vestiges romains et grecs, en particulier des monnaies ont été découvertes sur les sommets du Luberon attestant la présence fréquente des hommes.

Cette route particulièrement fréquentée a donné naissance au nom même du village. En 1008, on trouve déjà la trace d'un village, "Auribello" dont le nom provient de aureum (=l'or) et "bail" (=val). Auribeau signifie donc : la vallée de l'or. 

 

C'est au XIIe siècle (en 1158) qu'un castrum est bâti sur les hauteurs. Une petite communauté se regroupe autour d'un prieuré et d'une tour fortifiée dont il reste des vestiges que nous ne sommes pas allés visiter. Ce fort d'Auribeau dont il ne reste que le donjon, est situé sur le site de Saint-Pierre où se trouve aussi la chapelle castrale romane. On le découvre en montant à pied au-dessus du village pour gagner les hauteurs du Mourre Nègre. 

Ce fief relevait au départ du comté de Forcalquier. Il passera de main en main jusqu'au XVIe siècle, date à laquelle on retrouve le village à son emplacement actuel, plus bas dans la vallée. 

L'arrivée au village en juin 2019L'arrivée au village en juin 2019
L'arrivée au village en juin 2019L'arrivée au village en juin 2019

L'arrivée au village en juin 2019

Quand je suis arrivée dans ce petit village, en juin dernier, j'ai eu l'impression d'arriver au bout du monde. C'est un peu le cas en effet, car la route s'arrête là et ne se poursuit que par des chemins de randonnée. 

C'est un village préservé et authentique où le visiteur ose à peine faire quelques rapides photos tant il a peur de dévoiler ses secrets mais aussi de déranger ses habitants qui vivent beaucoup dans les ruelles au-dehors, comme on le fait encore en Provence durant les beaux jours.

 

Voici la Place de la fontaine. C'est la place principale du village. 

Place de la fontaine

Place de la fontaine

La fontaine

La fontaine

La fontaine (autres vues)La fontaine (autres vues)
La fontaine (autres vues)La fontaine (autres vues)

La fontaine (autres vues)

Les ruelles sont typiquement provençales, vous avez l'habitude maintenant, je vous en montre souvent. 

Deux ruelles en pente
Deux ruelles en pente

Deux ruelles en pente

Rue du four (et peut-être la porte qui permet d'accéder au four ?)
Rue du four (et peut-être la porte qui permet d'accéder au four ?)

Rue du four (et peut-être la porte qui permet d'accéder au four ?)

Bien entendu, marcher dans les ruelles permet de découvrir de jolies maisons.

Jolies maisons
Jolies maisons
Jolies maisons

Jolies maisons

Sur ma dernière photo, vous avez remarqué sans doute un cadran solaire. Je vous le montre de plus près pour ceux qui aiment, puis d'autres découverts au fil de mes pas. 

Cadran solaire
Cadran solaire

Cadran solaire

Autres cadrans solaires
Autres cadrans solaires
Autres cadrans solaires

Autres cadrans solaires

L'église est toute simple et accolée à une maison qui est peut-être l'ancien presbytère. 

L'église du village d'Auribeau

L'église du village d'Auribeau

Autres détails de l'église
Autres détails de l'église

Autres détails de l'église

C'est en suivant cette plaque de rue que nous nous sommes retrouvées devant le cimetière du village, point de départ de nombreuses randonnées. Nous n'avons pas osé déranger ceux qui y reposent en paix pour leur demander où se trouve la vieille fontaine, du coup, nous ne l'avons pas vu ! 

Existe-t-elle encore ?

Descente jusqu'au cimetière...Descente jusqu'au cimetière...
Descente jusqu'au cimetière...Descente jusqu'au cimetière...

Descente jusqu'au cimetière...

Mais nous avons découvert la mairie avec sa boîte à livres, et sa pancarte qui nous a tant amusé car en effet, mieux vaut fermer le portillon, vous ne croyez pas ?

La mairie du village
La mairie du village
La mairie du village
La mairie du village

La mairie du village

Voici quelques autres détails pris au hasard de la balade. 

Autres détails pris dans le villageAutres détails pris dans le village
Autres détails pris dans le villageAutres détails pris dans le village

Autres détails pris dans le village

Enfin, c'est dans la commune d'Auribeau, que la rivière l'Aiguebrun dont je vous ai déjà parlé, prend sa source avant de traverser le massif du Luberon qu'il sépare en Petit Luberon d'un côté, et Grand Luberon de l'autre, pour aller ensuite se jeter dans la Durance plus au sud. 

Le village est entouré de cerisaies, de champs de lavande et de forêts et je devais y retourner ce printemps pour grimper sur le Mourre Nègre, hélas ce ne sera pas pour tout de suite...

 

Alors pour me faire pardonner d'avoir été longue, mais je ne voulais pas faire deux articles sur le village, comme ceux superbes que Nell avait fait, Ici et Ici, je vous propose de découvrir les photos de Steph qui est monté lui, cet hiver, au sommet du Mourre Nègre à partir de ce village...

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2 avril 2020 4 02 /04 /avril /2020 05:22
Un des lavoirs du village datant de 1908

Un des lavoirs du village datant de 1908

Terminons aujourd'hui notre balade à Grambois, ce petit village du Luberon si charmant  qui a su garder son caractère authentique d'autrefois. 

Comme je vous l'ai dit, c'est pour moi un village qui fleure bon ma Provence et pas n'importe laquelle...celle de mon enfance ! 

 

Nous allons aujourd'hui faire le tour des lavoirs et fontaines. 

Une ancienne fontaine dans les ruelles...

Une ancienne fontaine dans les ruelles...

Tout d'abord la fontaine la plus importante pour les habitants du village est celle située sur la place de l'église.

Vous en avez eu un bref aperçu dans mon dernier article ! 

 

Elle a été inaugurée en 1879 donc comme vous le voyez elle est récente. 

Avant qu'elle amène l'eau au cœur du village, les habitants devaient se rendre à l'extérieur et marcher vers la source de Fontvérane où non seulement ils allaient chercher l'eau, mais où ils lavaient également leur linge. Le chemin qui y mène vient d'être réaménagé et si je retourne au village je ne manquerai pas de vous y emmener...

Différents points de vue sur la fontaine de la place de l'église et de la mairie
Différents points de vue sur la fontaine de la place de l'église et de la mairie

Différents points de vue sur la fontaine de la place de l'église et de la mairie

Cette fontaine est devenue célèbre quand, en 1989 (déjà !!), Yves Robert y tourne quelques scènes de "La Gloire de mon père" entre autre, la partie de boules et le retour de la chasse aux bartavelles.

Vous pouvez voir des images du film sur le site de la mairie de Grambois ICI. Je vous en mets deux ci-dessous...

Vous ne vous étonnerez donc pas que cette fontaine soit à présent baptisée, "la Fontaine de Bartavelles".

Images extraites du film"la gloire de mon père" empruntées sur le site de la mairie de Grambois
Images extraites du film"la gloire de mon père" empruntées sur le site de la mairie de Grambois

Images extraites du film"la gloire de mon père" empruntées sur le site de la mairie de Grambois

Quand on descend en contrebas du village, on découvre un lavoir aménagé au pied du rocher, datant de 1908. C'est celui que je vous montre en tout début d'article. Ses abords sont très ombragés ! 

Le lavoir sous le rocher Le lavoir sous le rocher
Le lavoir sous le rocher
Le lavoir sous le rocher Le lavoir sous le rocher

Le lavoir sous le rocher

Plus près du village et de la place centrale, se trouve la fontaine des trois canons. Elle date du XVIIIe siècle. Je vous la montre dans son environnement au bord de la petite route et sur la placette qui porte son nom. 

Fontaine des 3 canons
Fontaine des 3 canonsFontaine des 3 canons
Fontaine des 3 canonsFontaine des 3 canons

Fontaine des 3 canons

Un petit lavoir est accolé à la fontaine. 

Le lavoir des trois canons
Le lavoir des trois canonsLe lavoir des trois canons

Le lavoir des trois canons

Ainsi se termine la découverte de Grambois. La semaine prochaine, nous allons rester encore un peu en Provence, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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30 mars 2020 1 30 /03 /mars /2020 05:20
La façade de l'église vue du côté de la place de la mairie

La façade de l'église vue du côté de la place de la mairie

Comme promis nous allons poursuivre aujourd'hui la visite du village, débutée ICI et ICI, pour découvrir l'église de Grambois.

Elle se situe sur la place principale du village appelée aussi, place de la mairie.  L'église est adossée au presbytère et à l'ancien château ou demeure seigneuriale. Sur cette place trône depuis le XIXe siècle une fontaine célèbre dont je vous parlerai plus en détails dans mon prochain article. 

Le bâtiment paraît beaucoup plus grand quand on pénètre à l'intérieur parce qu'on ne le visualise pas bien de l'extérieur tant il est imbriqué avec ce qui l'entoure. 

Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église
Vues latérales et postérieure de l'église

Vues latérales et postérieure de l'église

L'église a été fondée au XIe siècle. Elle est mentionnée pour la première fois en 1096. Elle fût, lors de sa création, un prieuré bénédictin dépendant de l'abbaye Saint-André-de-Villeneuve- lès-Avignon. 

 

 

Elle est classée Monument Historique depuis 1908. Comme la plupart de nos églises, elle a bien entendu subi au fil du temps de nombreux remaniements. Elle était constituée à l'origine d'une nef unique de trois travées, couverte en berceau brisé et d'une abside qui sera détruite par la suite. 

Elle est agrandie au milieu du XIVe siècle pour répondre au nombre grandissant de fidèles, et s'appuie alors sur les remparts de la ville. Sont alors bâtis à cette époque, une quatrième travée, un chœur à chevet plat et une unique chapelle côté sud. 

Le clocher-mur qui de loin ressemble à une tour fortifiée, a été construit à la fin du XVIe siècle, en 1584. C'est lui qui contient les cloches (pas facile à prendre en photos). C'est vers la fin du XVIe siècle que l'église est fortifiée et sert de poste de défense.

Le clocher mur avec les cloches...

Le clocher mur avec les cloches...

Trois chapelles latérales sont ensuite bâties au XVIIe siècle en même temps que la sacristie. Les chapelles vont ensuite être reliées entre elles et devenir un collatéral.

Le tremblement de terre de 1708 détériore fortement la bâtisse. La nef est totalement reconstruite ainsi que la façade et le portail.

 

La vierge à l'enfant qui se trouve dans une niche de la façade date du XVIIe siècle. 

La vierge à l'enfant datant du XVIIe siècle visible sur la façade.

La vierge à l'enfant datant du XVIIe siècle visible sur la façade.

La tour de l'horloge est érigée à cette époque. Elle est aujourd'hui couronnée d'un campanile en fer forgé mis en place au XIXe siècle. 

L'église a donc deux clochers ! 

 

Le clocher-horloge
Le clocher-horloge

Le clocher-horloge

L'horloge et le cadran solaire vus de près
L'horloge et le cadran solaire vus de près

L'horloge et le cadran solaire vus de près

Voici quelques vues de l'intérieur...

 

 

Vue générale
Vue générale
Vue générale

Vue générale

L'autel

L'autel

Chapelles latérales
Chapelles latérales

Chapelles latérales

Le polyptyque de Saint Jean-Baptiste, daté de 1519, représente quatre scènes de la vie du Christ : La Visitation, le Baptême, le Jugement de Saint Jean-Baptiste et la Décollation de Saint Jean-Baptiste. 

Etant donné que ma photo vue de près est ratée, j'emprunte sur le net ICI une photo des détails de cette oeuvre classée, attribuée à André Tavel. 

Le polyptyque dans son environnement

Le polyptyque dans son environnement

Photo internet des détails du polyptyque

Photo internet des détails du polyptyque

Les vitraux sont variés, certains impossibles à prendre en photos tant ils sont en hauteur. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Autres détails pris dans l'église...

Plafonds
Plafonds

Plafonds

Chapiteaux

Chapiteaux

Mosaïque

Mosaïque

Statues...
Statues...
Statues...
Statues...

Statues...

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui, très bientôt nous finirons la visite du village en faisant le tour des fontaines et lavoirs, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt...nous voici revenus sur la place !

A bientôt...nous voici revenus sur la place !

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27 mars 2020 5 27 /03 /mars /2020 06:19

 

Comme promis nous allons poursuivre aujourd'hui la visite de Grambois, débutée ICI, en parcourant le village. 

 

Comme dans tous les villages de Provence, les places ont une grande importance. Il y a deux places principales : celle de l'église qui est aussi celle de la mairie sur laquelle se trouve le château dont je vous ai parlé dans mon dernier article et l'église dont nous parlerons bientôt ; et celle qui borde les remparts et la Tourrache dont nous avons également parlé dans mon dernier article, sur laquelle se trouve un bar qui domine la vallée et la boulangerie du village, signalée par cette jolie enseigne accrochée au rempart. 

L'enseigne de la boulangerie

L'enseigne de la boulangerie

Vues partielles des deux places principales du village
Vues partielles des deux places principales du village

Vues partielles des deux places principales du village

Le village a aussi de nombreuses placettes et des ruelles typiques de la Provence...

 

Caladées, en escalier, pentues ou pas, les ruelles permettent au fil de nos pas, de faire de belles découvertes.

Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village

Les ruelles du village

En parcourant les ruelles, nous tombons sur un des lieux les plus prisés du village.

Pour y arriver, il faut grimper des marches muletières, sortes de ruelles-escaliers dont la longueur des marches est calculée sur celle du pas d'un mulet, et dont les côtés permettaient de laisser rouler les charrettes, et aux eaux de ruissellement de s'écouler...

Ruelles muletières
Ruelles muletières
Ruelles muletières

Ruelles muletières

Et puis nous voilà arrivés sous le Passage des Templiers, voûté et couvert, situé sous une maison de maître. Rien n'atteste de la présence des Templiers sur le village et donc personne ne sait précisément pourquoi ce passage a été nommé ainsi.

A noter au dessus, les très belles fenêtres géminées datent du XIVe siècle. Vous les voyez bien sur ma dernière photo... 

Aussi bizarre que cela puisse paraître, je ne suis pas passée dans la ruelle où se trouve la maison des Hospitaliers et cela me donnera donc l'occasion de retourner un jour dans ce joli village. 

Le passage des Templiers
Le passage des Templiers
Le passage des Templiers
Le passage des Templiers

Le passage des Templiers

Voici d'autres maisons remarquables...

Maison Renaissance

Maison Renaissance

Le Refuge
Le Refuge
Le Refuge
Le Refuge

Le Refuge

Quelques détails ici ou là !
Quelques détails ici ou là !
Quelques détails ici ou là !

Quelques détails ici ou là !

Enfin, nous terminerons la visite de ce jour, par la citation de Fréderic Mistral extraite de "Lis Olivado", la chanson des paysans, découverte sur le côté de l'église du village et qui signifie :

"Le paysan, en tous pays, est le support de la nation. On aura beau faire des inventions, il faut que se remue la terre". 

Lou païsan, ounte que siegue, es lou cepoun de la nacioun ; Auran bèu faire d'envencioun, fàu que la terro se boulegue

Voilà la citation telle qu'elle est sur le côté de l'église

Voilà la citation telle qu'elle est sur le côté de l'église

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui. Prochainement nous poursuivrons notre découverte du village en visitant l'église, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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25 mars 2020 3 25 /03 /mars /2020 06:18
Le village de Grambois

Le village de Grambois

Nous allons à présent visiter le village de Grambois, un petit village fortifié, perché sur les hauteurs à 365 mètres d'altitude. 

Je vais lui consacrer plusieurs articles, histoire de vous mettre dans l'ambiance et de vous permettre de vous aérer un peu... car j'ai pris de nombreuses photos lors de ma visite en juin dernier.

Il faut dire aussi que cela faisait des années que je n'y étais pas allée et que cela a été pour moi une grande joie d'y retourner.  

 

Le village est situé dans un environnement superbe, planté de vignes et d'oliviers. Il est typique du Luberon et sent bon la Provence authentique, celle de mon enfance... En effet il a su se préserver de trop de modernisme et ses maisons ont été rénovées dans le respect du passé. 

L'environnement

L'environnement

Un peu d'histoire...

Grambois a été, comme beaucoup de villages de la région, habité dès le néolithique puis ensuite à l'époque gallo-romaine.

Mais le village n'est réellement connu que depuis le XIe siècle. Il est alors rattaché au comté de Forcalquier au XIIe, puis il devient possession des Comtes de Provence au XIIIe et XIVe. Grambois fait alors partie des 12 forteresses de Provence.

 

C'est à cette époque que va être bâtie la seconde enceinte du village dont il reste de nombreux vestiges. Composé d'un mur de moellons, épais de deux mètres, le rempart est bien visible lorsqu'on se trouve sur la grande place du village. 

Le rempart à gauche et l'église en arrière-plan

Le rempart à gauche et l'église en arrière-plan

Comme vous le voyez sur ma photo précédente (et sur la suivante), derrière la croix monumentale en fer forgée qui date de 1753, se trouve une tour, surnommée la Tourrache, dont le sommet est orné de consoles à ressauts. 

La Tourrache qui marque le côté nord des remparts est située en face l'église dont je vous parlerai très bientôt. 

Cette tour a servi au XVIIe et XVIIIe siècle de maison consulaire. 

La Tourrache vue de la place des remparts et de la place de l'église
La Tourrache vue de la place des remparts et de la place de l'église
La Tourrache vue de la place des remparts et de la place de l'église
La Tourrache vue de la place des remparts et de la place de l'église

La Tourrache vue de la place des remparts et de la place de l'église

Détails sur la tourracheDétails sur la tourrache

Détails sur la tourrache

Durant les Guerres de religion, en 1590, les remparts n'empêchent en rien que le village soit assiégé par les troupes du duc de Savoie. Les habitants capitulent au bout de 10 jours. Le village est pillé et incendié. Il mettra une décennie à se remonter de ce drame.

 

C'est à cette époque que le château actuel du village qui se trouve accolé à l'église, est bâti par Jean de Gautier, à l'emplacement de plusieurs maisons dont l'ancienne maison claustrale délabrée. 

La tour d'angle de forme ronde permet de distinguer le château des autres bâtisses. 

La tour d'angle et le château...
La tour d'angle et le château...
La tour d'angle et le château...

La tour d'angle et le château...

Parmi les grandes familles qui vivent au village, les Roquesante, seigneur de Grambois, resteront sur les lieux jusqu'à la Révolution. C'est eux qui vers 1730, feront rénover le château et en particulier sa façade. Le château devient ensuite propriété des Cornarel jusqu'à la fin du XIXe siècle.

Par la suite, le bâtiment sera séparé en deux, et la partie accolée à l'église, deviendra le presbytère jusqu'en 1994. 

Le château ne se visite pas. 

Portes du château et de l'ancien presbytère accolées

Portes du château et de l'ancien presbytère accolées

Les remparts sont bien visibles dans tout le village et deux portes permettent aujourd'hui de sortir de la zone fortifiée. Sans doute étaient-elles plus nombreuses dans le passé ?

 

A côté de la Tourrache, le visiteur peut découvrir dans les remparts, une construction appelée "le perron cavalier". Ce type de construction en pierre, très rare dans la région, est l'une des dernières de Provence. A l'origine formée de deux montées d'escaliers parallèles, elle n'en a plus qu'une seule aujourd’hui. 

Le Perron cavalier
Le Perron cavalier

Le Perron cavalier

A côté du perron cavalier, un porche permet de descendre jusqu'au Portail Neuf, ouvert côté sud dans les Remparts au XIVe siècle. 

Porche situé sur la place de l'église,  permettant d'emprunter la rue du portail neuf

Porche situé sur la place de l'église, permettant d'emprunter la rue du portail neuf

En 1732, l'arcade du Portail Neuf est rabaissée pour prendre l'aspect qu'elle possède aujourd'hui. 

La signalétique du villageLa signalétique du village

La signalétique du village

Le Portail Neuf
Le Portail Neuf

Le Portail Neuf

Côté nord, c'est la Porte de Fontvérane qui s'ouvre dans les remparts.

Accès à la porte de Fontvérane de l'extérieurAccès à la porte de Fontvérane de l'extérieur

Accès à la porte de Fontvérane de l'extérieur

La Porte de Fontvérane
La Porte de Fontvérane
La Porte de Fontvérane

La Porte de Fontvérane

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Prochainement nous allons parcourir les ruelles du village, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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23 mars 2020 1 23 /03 /mars /2020 06:24
La chapelle de l'ermitage

La chapelle de l'ermitage

Nous allons aujourd'hui chausser nos chaussures de randonnée pour partir dans les collines au-dessus de Vaugines et de Cucuron et monter à la chapelle de l'Ermitage dans le Luberon. 

Cette petite chapelle est accessible de l'un ou l'autre de ces villages et permet au-delà, de poursuivre la balade dans les collines du sud du Grand Luberon, et pour les plus courageux, de monter jusqu'au sommet du Mourre Nègre, à 1125 mètres donc. 

Alors... prêts pour cette courte randonnée d'environ 12 km ?

 

Nous avons choisi de démarrer notre balade du village de Vaugines, et plus particulièrement du chemin qui part derrière l'église Saint- Barthélémy et se dirige vers le village de Cucuron en longeant plus ou moins la petite route à l'intérieur des terres. Il est bordé de vignes, de champs d'amandiers et de quelques maisons. 

 

 

Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...
Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...
Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...

Le chemin part de la chapelle Saint Barthélémy...

Les amandiers étaient en pleine floraison  ! 

Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !
Les amandiers sont en fleurs !

Les amandiers sont en fleurs !

De loin, on commence à apercevoir la petite chapelle où il va falloir grimper ! 

La petite chapelle de l'ermitage au loin...
La petite chapelle de l'ermitage au loin...

La petite chapelle de l'ermitage au loin...

Arrivés au niveau de Cucuron, le chemin bifurque brusquement et grimpe doucement, mais pour une courte durée, parfois carrément sur les rochers dans le sous-bois pour s’élever jusqu'à atteindre l'ermitage.

ça grimpe !

ça grimpe !

Le paysage est grandiose et la vue sur la plaine superbe ! Tout à l'heure nous étions tout en bas...

On prend de la hauteur

On prend de la hauteur

L'arrivée à la chapelle permet une petite pause parfaite pour découvrir les lieux.

Cette petite chapelle a été érigée au XIIIe siècle. Seule l'abside en cul de four est d'origine. 

 

La chapelle dans son environnementLa chapelle dans son environnement
La chapelle dans son environnementLa chapelle dans son environnement

La chapelle dans son environnement

Au début du XVIIe siècle, la chapelle est entretenue par une Confrérie qui fait édifiée le clocher en 1602, un ermitage en 1613, puis une nouvelle nef  entre 1614 et 1620. 

La chapelle servira d'ermitage jusqu'à la révolution, date à laquelle elle devient propriété de la commune.

 

Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle
Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle

Le clocher et le portail d'entrée de la chapelle

La partie habitable, l'ermitage donc...

L'entrée de l'ermitage

L'entrée de l'ermitage

L'abside...

L'abside en cul de four
L'abside en cul de four

L'abside en cul de four

A l'arrière, se trouve une citerne...

La citerne

La citerne

Une autre partie, à l'opposé de l'ermitage, semble n'avoir jamais été reconstruite. 

Une partie non reconstruite

Une partie non reconstruite

La chapelle a été rénovée en 1957 puis dans les années 70.

 

Nous poursuivons ensuite le chemin  jusqu'à atteindre la piste qui mène au Mourre Nègre, le sommet du Grand Luberon, et qui passe devant la Tuilière, mais nous n'allons pas y aller car il est déjà tard.

Comme vous le voyez nous sommes assez près du sommet et quelques cèdres bordent le chemin. 

Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...
Par les chemins...

Par les chemins...

Nous empruntons donc un chemin de traverse qui nous reconduira vers Vaugines mais en restant dans les hauteurs juste sous les crêtes.

En chemin, nous croisons plusieurs ruines. Il y avait donc des fermes dans le temps sur ces hauteurs isolées.  

Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines
Les ruines

Les ruines

Et puis, il nous faut redescendre...de loin en zoomant, on aperçoit la chapelle de l'ermitage où nous étions tout à l'heure. 

La descente
La descente
La descente
La descente

La descente

Nous retrouvons la civilisation donc Vaugines...et des chevaux qui nous boudent, pas un ne se retournera ! 

Les chevaux
Les chevaux
Les chevaux

Les chevaux

Nous empruntons une petite route qui borde le village et nous permet de découvrir un calvaire que je n'avais pas vu lors de mes visites précédentes du village

Le calvaire
Le calvaire

Le calvaire

Puis nous tombons sur une ancienne fontaine datant de 1836, derrière laquelle se trouvait un lavoir qui a aujourd'hui disparu.  

L'ancien lavoir

L'ancien lavoir

Et il est temps de regagner notre voiture...

Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !
Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !

Euh c'est pas une des deux, heureusement car on ne serait pas encore rentrés !

A noter...

Je précise pour ceux qui en douteraient que cette balade et toutes mes photos ont été faites AVANT le CONFINEMENT. 

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18 mars 2020 3 18 /03 /mars /2020 06:23
L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

L'église a été construite au XIe siècle bien avant l'apparition du village que je vous ai fait visiter dernièrement. Elle dépendait alors de l'abbaye bénédictine de Psalmodi (dans le Gard) aujourd'hui en ruines.

Au départ simple chapelle dédiée à Saint-Sauveur, elle est ensuite agrandie et élevée au rang de paroisse Saint Pierre, durant le XIIIe siècle, tandis que le village s'agrandit. C'est à cette époque que la nef telle qu'on la voit aujourd'hui est construite. 

C'est au XVIe siècle qu'elle prend son nom actuel.

Puis, les chapelles latérales seront bâties au XVII et XVIIIe siècles. 

 

Cette église, de forme massive est, il faut bien le dire, assez austère. Elle est enclavée entre le vieux cimetière et les vergers environnants, et entourée par un muret. 

L'environnement
L'environnement

L'environnement

Ce qui fait son charme, c'est sa situation particulière à l'extérieur du village, son esplanade ombragée devant, grâce aux platanes centenaires qui donnent envie de se poser tout simplement là pour un instant, un moment de tranquillité et de recueillement. 

Vues rapprochées de la façade de l'église
Vues rapprochées de la façade de l'église

Vues rapprochées de la façade de l'église

En longeant le muret, le visiteur peut en faire le tour pour l'admirer de tous les côtés, en suivant le petit chemin pavé. 

Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)
Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)
Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)

Le petit chemin qui permet d'en faire le tour (hélas dans l'ombre ce jour-là)

L'arrière de l'église.
L'arrière de l'église.
L'arrière de l'église.

L'arrière de l'église.

Un escalier extérieur permet de monter au clocher. 

L'escalier extérieur

L'escalier extérieur

L'église a été rénovée dans les années 50 et garde son caractère roman pour le plus grand plaisir des visiteurs. 

Plus récemment en 2002, ce sont les vitraux et le clocher qui ont fait l'objet de rénovation. 

 

Le clocher rénové en 2002
Le clocher rénové en 2002

Le clocher rénové en 2002

Le clocher vu de plus près...Le clocher vu de plus près...

Le clocher vu de plus près...

A côté, l'ancien cimetière ne manque pas de charme lui-aussi, et permet de découvrir des tombes datant du XIXe siècle.

L'ancien cimetière et ses tombes
L'ancien cimetière et ses tombesL'ancien cimetière et ses tombes
L'ancien cimetière et ses tombesL'ancien cimetière et ses tombes

L'ancien cimetière et ses tombes

Les cavités du mur d'enceinte du cimetièreLes cavités du mur d'enceinte du cimetière

Les cavités du mur d'enceinte du cimetière

Autres cavités au bord de la route dont je ne connais pas l'usage.

Autres cavités au bord de la route dont je ne connais pas l'usage.

L'église, ainsi que l'ancien cimetière, sont classés au MH depuis l'an 2000 seulement. 

 

L'église est connue et attire les touristes dans le village, depuis qu'en 1986, le film de "Manon des Sources" de Claude Berri a immortalisé le mariage de Manon. Mais attention seules les vues extérieures sont prises ici ! 

Et, si vous le désirez, un petit tour sur le blog de Martine vous en apprendra davantage sur ce village...

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16 mars 2020 1 16 /03 /mars /2020 06:15
Le village de Vaugines (84)
Le village de Vaugines (84)

Le village de Vaugines (84)

Vaugines est un petit village du Sud Luberon qui se situe à deux pas de Cucuron dont je vous ai déjà parlé en mai dernier. Il suffit de cliquer sur les liens si vous voulez le visiter à nouveau : le village, les tours et le donjon, le bassin, les lavoirs et fontaines, et enfin, l'église. 

Après y être allée au tout début du printemps dernier, j'y suis retournée en juin lors de la venue de Nell et de Mimi en Provence, puis récemment nous y avons fait une courte halte en redescendant d'un circuit de randonnée dont je vous parlerai très bientôt. 

Mes photos ont donc été prises un peu à chacune de mes visites, donc à différentes saisons, ne vous en étonnez pas !  

Vaugines est un village paisible à l'écart des grandes routes touristiques. Peu connu, il existe pourtant depuis le XIIIe siècle, et la région a été habitée depuis l'Antiquité. 

Mais le village n'a réellement pris son essor que vers le XVIe siècle. 

Il est situé aux portes du Parc Naturel Régional du Luberon et donc au départ de nombreux chemins de randonnée qui permettent de monter sur le Grand Luberon, entre autre. Par la face sud, le Mourre Nègre qui est le sommet du Grand Luberon, est nettement moins accessible que par la face nord, mais néanmoins ce sont des chemins que j'ai emprunté de nombreuses fois durant ma jeunesse...plus maintenant. 

La nature est tellement belle et encore sauvage dès qu'on quitte le village, que c'est un grand bonheur de s'y promener même si je vais moins loin aujourd'hui. 

Quand on vient de Lourmarin et qu'on rejoint Vaugines on traverse un paysage de vignobles, de bois et d'oliviers typiquement provençal. 

 

L'idéal est de se garer sur le petit parking à côté de l'église, une église célèbre dans la région dont je vous parlerai plus en détails dans mon prochain article. 

L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

L'église Saint-Barthélémy de Vaugines (84)

Aussitôt garé, le visiteur tombe sur une petit retenue d'eau qui servait à un moulin. Nous voyons donc la surverse et la fontaine un peu plus loin.

De l'eau, les villages du sud Luberon n'en manquaient pas, vus les nombreuses sources et les ravins qui dévalent de la montagne. 

 

La retenue d'eau, la surverse et la source
La retenue d'eau, la surverse et la source
La retenue d'eau, la surverse et la source
La retenue d'eau, la surverse et la source

La retenue d'eau, la surverse et la source

Vaugines est un village encore authentique et typiquement provençal avec de jolies maisons en pierre du pays, apparentes ou pas. 

De jolies maisons en pierre de pays
De jolies maisons en pierre de pays
De jolies maisons en pierre de pays

De jolies maisons en pierre de pays

Les ruelles du village sont étroites, caladées ou non, pentues ou en escalier.

 

Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village
Les ruelles du village

Les ruelles du village

La place centrale avec sa fontaine moussue est magnifique et invite à une halte pour profiter de la tranquillité des lieux. La fontaine a été construite en 1839.

La fontaine sur la place
La fontaine sur la place
La fontaine sur la place

La fontaine sur la place

Sur cette place, se trouve aussi la mairie, bâtie en 1845. 

La mairie vue de la place et des ruelles adjacentes
La mairie vue de la place et des ruelles adjacentes
La mairie vue de la place et des ruelles adjacentes
La mairie vue de la place et des ruelles adjacentes

La mairie vue de la place et des ruelles adjacentes

La mairie est surmontée d'un clocheton datant de la même époque. Sur sa façade se trouvent, un cadran solaire et une inscription amusante : le mot "bassin" se réfère sans doute à la fontaine de la place. 

Le clocheton, le cadran solaire et l'inscription
Le clocheton, le cadran solaire et l'inscription
Le clocheton, le cadran solaire et l'inscription
Le clocheton, le cadran solaire et l'inscription

Le clocheton, le cadran solaire et l'inscription

Au fil des rues, deux bâtiments anciens ont retenu notre attention.

Le premier est la capitainerie datant du XVIe siècle. Ce bâtiment a été édifié par Antoine Bouchard que l'on surnommait le Capitaine de Vaugines, d'où le nom de la bâtisse.

Antoine Bouchard joua un grand rôle pendant les guerres de religion et participa entre autre à l'expédition contre les Vaudois en 1545.

Comme vous le voyez sur ma première photo, la capitainerie est facile à trouver car elle est juste au-dessus de la retenue d'eau que je vous ai déjà montré. 

La capitainerie
La capitainerie
La capitainerie

La capitainerie

Le second est la commanderie qui ressemble à un château et que l'on appelle aussi l'Hôtel des Bouliers. Situé, rue des Amazones, c'est un bâtiment classé aux Monuments Historiques depuis 1984. Il a été construit au XVIe siècle par George de Bouliers, seigneur du village. 

Voilà le bâtiment côté village. Ce n'est pas facile dans une ruelle étroite de prendre des photos ! 

La commanderie côté village
La commanderie côté villageLa commanderie côté village
La commanderie côté village

La commanderie côté village

Et voici d'autres vues de la commanderie, côté rue extérieure...

La commanderie côté extérieur
La commanderie côté extérieur
La commanderie côté extérieur

La commanderie côté extérieur

J'ai pu découvrir avec bonheur, quelques belles portes anciennes, prises ici ou là au hasard de ma balade.

Quelles portes anciennes
Quelles portes anciennes
Quelles portes anciennes
Quelles portes anciennes
Quelles portes anciennes

Quelles portes anciennes

Il faut prendre le temps de flâner et de découvrir les mille détails de charme de ce village. Je n'ai pas fait assez de photos mais j'y retournerai un jour uniquement pour les détails. 

Quelques détails...
Quelques détails...

Quelques détails...

Autres détailsAutres détails

Autres détails

Voici la chapelle Saint-Joseph dont je n'ai pris que le clocher. Cette chapelle, installée vers 1873-1875 dans une ancienne maison offerte à la commune par un particulier, est devenue l'actuelle bibliothèque.  

Le clocher de la Chapelle Saint-Joseph de Vaugines

Le clocher de la Chapelle Saint-Joseph de Vaugines

La prochaine fois je rentre !

La prochaine fois je rentre !

Quelques ruelles sont plus particulièrement à découvrir comme...la rue de la fausse-monnaie

Rue de la Fausse-monnaie
Rue de la Fausse-monnaie
Rue de la Fausse-monnaie

Rue de la Fausse-monnaie

La rue des coquillages...

Dans la rue des coquillages....

Dans la rue des coquillages....

Voilà, notre visite est terminée pour aujourd'hui. Dans mon prochain article, je vous emmènerai visiter l'église Saint Barthélémy, encore une fois seulement de l'extérieur, enfin comme d'habitude... si vous le voulez bien !  

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17 janvier 2020 5 17 /01 /janvier /2020 06:17
Le village à la nuit tombée

Le village à la nuit tombée

Comme vous le voyez, c'est à la nuit tombée que nous avons rejoint notre voiture après être montés jusqu'à la Fontaine, ce qui était le but de notre visite, pour admirer la spectaculaire crue de la Sorgue.

Peu de temps pour voir autre chose donc, mais voici néanmoins, comme promis, une très courte présentation du village de Fontaine de Vaucluse. 

 

 

Un jour, nous y reviendrons, quand les jours seront plus longs et je pourrais alors vous montrer plus de détails sur les différents lieux à visiter, en plus du site naturel de la fontaine. 

 

Je le rappelle, le village s'appelait à l'origine "Vaucluse" qui signifie "vallée close". Il s'est construit tout près de l'eau.

La fontaine était déjà vénérée dès l'antiquité comme l'atteste la présence de plus de 1600 pièces de monnaies qui ont été remontées à la surface lors de fouilles, et sont aujourd'hui exposées au musée Pétrarque du village. Un musée que je vous ferai visiter un jour puisque j'ai promis à mes petits-enfants que nous y retournerions. 

 

Le musée Pétrarque est installé à l'emplacement de la maison du poète qui avait été entièrement détruite par un incendie.

 

Le musée côté village et côté rivière
Le musée côté village et côté rivière

Le musée côté village et côté rivière

Le village ne manque pas d'intérêt puisque en plus du musée et des jardins de Pétrarque, le visiteur peut découvrir le Musée de la Résistance que j'ai visité maintes fois avec des élèves par le passé.

 

Le Musée de la Résistance

Le Musée de la Résistance

On peut grimper aussi jusqu'aux ruines du château des Evêques de Cavaillon, datant du XIIe siècle. Bien entendu avec les enfants nous n'avons pas pu tout faire. De là-haut la vue sur la rivière est superbe ! 

Les ruines du château...
Les ruines du château...

Les ruines du château...

Le village possède aussi une superbe église romane du XIe, un musée du santon, un écomusée du gouffre "le Monde souterrain", une cristallerie et bien entendu, le célèbre "Moulin à papier" qui fabrique encore le papier comme on le faisait au XVe siècle et dont je vous donne aujourd'hui un bref aperçu. Il propose aux scolaires de la région de nombreuses activités.

Le moulin n'était pas en fonctionnement, mais la roue à aube alimentée par une source latérale à la vallée, tournait...

La roue à aube vue de l'extérieur

La roue à aube vue de l'extérieur

L'arrivée de l'eau et le mécanisme à l'intérieur...
L'arrivée de l'eau et le mécanisme à l'intérieur...

L'arrivée de l'eau et le mécanisme à l'intérieur...

Les marteaux ne fonctionnaient pas mais on peut découvrir sur mes photos, une vue partielle des différentes étapes de la fabrication du papier, et des outils et machines utilisés. 

Un bref historique est rappelé sur les murs et comme vous le voyez, il y avait du monde à la boutique. 

Quelques étapes de la fabrication du papier...Quelques étapes de la fabrication du papier...
Quelques étapes de la fabrication du papier...Quelques étapes de la fabrication du papier...
Quelques étapes de la fabrication du papier...Quelques étapes de la fabrication du papier...

Quelques étapes de la fabrication du papier...

Un jour bien entendu, je vous montrerai tout cela plus en détails mais comme ce village est loin de chez moi (près de 50 minutes), il vous faudra donc un peu de patience.

 

Pour vous faire patienter, je vous propose deux courtes vidéos de la Sorgue en crue...

 

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15 janvier 2020 3 15 /01 /janvier /2020 06:18
Nous n'étions pas seuls...

Nous n'étions pas seuls...

Nous n'étions pas seuls le dernier dimanche de décembre, pour aller admirer la Sorgue en crue. D'après les médias locaux, l'affluence était encore plus importante qu'en été, lorsque les touristes envahissent la région, c'est dire ! 

 

Et je peux vous l'assurer nous n'aimons pas les bains de foule, mais cela valait le coup d'emmener les enfants voir ce spectacle, car spectacle de la nature il y avait bel et bien, et voir la Sorgue aussi haute et avec un tel débit est chose rare. 

Il faut dire qu'avec les pluies exceptionnelles (et malheureusement dévastatrices) que nous avons eu en décembre dernier, ce n'était pas étonnant que la Sorgue atteigne un débit de plus de 80 mètres cubes par seconde au plus haut pour redescendre ces jours-ci à 60, ce qui est encore beaucoup.

L'eau atteignait les piles du pont comme vous pouvez le voir à droite sur ma photo. 

La Sorgue en crue à Fontaine-de-Vaucluse / Balade dans le Vaucluse

A droite, la vue vers l'amont, à partir du pont est déjà impressionnante...la roue à aube ne tournait pas. Elle aurait été détériorée par le courant trop fort. 

En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée
En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée
En amont du pont...en regardant vers le fond de la valléeEn amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée

En amont du pont...en regardant vers le fond de la vallée

A gauche du pont, vers l'aval, le restaurant en contre-bas est heureusement bien protégé. 

En aval du pont...
En aval du pont...
En aval du pont...

En aval du pont...

La Sorgue coule dans une vallée appelée "Vallis clausa" (=vallée close), une vallée qui se termine par une grande falaise rocheuse et qui a donné son nom au village depuis le Xe siècle puis ensuite plus récemment au département ("Vallée close" est devenue "Vaucluse"). En 1946, le village change de nom pour ne plus être confondu avec celui du département. Il s'appelle désormais "Fontaine de Vaucluse". 

La falaise dont une partie est éclairée par le soleil...

La falaise dont une partie est éclairée par le soleil...

De cette falaise magnifique surgit brutalement la plus belle rivière de Provence, toujours en eau quelle que soit la saison.

La Sorgue près du village

La Sorgue près du village

Elle débite en moyenne 630 millions de m3 par an, c'est dire pour une rivière provençale !

Dès que le débit de la rivière atteint 21 m3 /s, la vasque (le lac) déborde. L'été en basse eau, le niveau descend de 20 mètres dans la vasque permettant même aux touristes d'y descendre et aux spéléologues d'explorer le puits et le réseau.

 

L'eau émerge en effet, directement d'un réseau souterrain karstique qui a fait l'objet de multiples explorations depuis la fin du XIXe siècle. Le puits vertical dont on aperçoit la circonférence uniquement en été mesure 308 mètres de profondeur. Vous en avez un aperçu sur le dessin ci-dessous extrait de la publication mise en lien à découvrir pour les passionnés de géologie et d'hydrogéologie. 

D'après "Le Karst de la Fontaine de Vaucluse"  Jacques Mudry et Jean-Michel Puig

D'après "Le Karst de la Fontaine de Vaucluse" Jacques Mudry et Jean-Michel Puig

Vous l'aurez compris la "fontaine" n'est pas une source, mais bien une exsurgence, c'est à dire une rivière souterraine qui sort à l'air libre. 

De cette saison évidemment, c'est face à un lac que nous nous trouvons, un lac qui se déverse ensuite dans la vallée avec fracas et de nombreux jolis rapides que les kayakistes s'amusent à descendre quand la saison le permet.

Le lac et le premier "rapide"
Le lac et le premier "rapide"
Le lac et le premier "rapide"

Le lac et le premier "rapide"

Le parcours pour les kayakistes
Le parcours pour les kayakistes

Le parcours pour les kayakistes

Il faut dire qu'elle est toujours en eau cette rivière car le réseau collecte les eaux de tous les massifs environnants proches, mais aussi celles en provenance du Mont Ventoux ou de la Montagne de Lure. De nombreuses sources secondaires assurent donc un débit régulier. La surface de recueillement de ses eaux, qu'on appelle l'impluvium, atteint plus de 1100 km2. 

 

C'est d'ailleurs l'exsurgence la plus puissante de France et la cinquième au niveau mondial, d'où l'engouement touristique pour ce lieu magique à visiter de préférence un matin, tôt en semaine, ce que je n'ai pas pu faire ! 

Il vaut mieux ne pas trop s'approcher du bord !!

Il vaut mieux ne pas trop s'approcher du bord !!

Je ne peux terminer cette visite sans vous livrer le secret de la Fontaine...

 

"Parti pour faire danser les filles de l'Isle sur la Sorgue, le vieux ménétrier Basile s'endormit à l'ombre un chaud jour, sur le chemin de Vaucluse.

Apparut une nymphe qui, belle comme l'onde claire, prit la main du dormeur et le conduisit au bord de la vasque où s'épanouit la Sorgue.

Devant eux, l'eau s'entrouvrit et les laissa descendre entre deux murailles de liquide cristal au fond du gouffre.

Après une longue course souterraine, la nymphe, au milieu d'une souriante prairie semée de fleurs surnaturelles, arrêta le ménétrier devant 7 gros diamants.

Soulevant l'un deux, elle fit jaillir un puissant jet d'eau.

Voilà, dit-elle, le secret de la source dont je suis la gardienne pour la gonfler je retire les diamants, au septième, l'eau atteint "le figuier qui ne boit qu'une fois l'an" et elle disparut en réveillant Basile."

 

Le secret de la Fontaine illustré par une photo ancienne

Le secret de la Fontaine illustré par une photo ancienne

 

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. Je suis allée maintes fois à Fontaine depuis mon enfance. J'ai vu les lieux se transformer pour les touristes, les parking devenir payants mais j'apprécie que l'accès à la source soit resté gratuit et j'espère qu'il le restera encore longtemps car c'est une merveille de la nature que je ne me lasse pas d'aller admirer en toutes saisons. 

Mes anciennes photos étant toutes des diapos, je ne pourrai vous montrer la source à sec en été, mais je vous montrerai très bientôt quelques détails du village de Fontaine de Vaucluse pris lors de ma visite, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt ! Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt !

Eus n'ont pas peur du courant ! A bientôt !

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31 mai 2019 5 31 /05 /mai /2019 05:25
L'église Notre-Dame de Beaulieu de Cucuron (84)

L'église Notre-Dame de Beaulieu de Cucuron (84)

Aujourd'hui, nous allons visiter l'église Notre-Dame de Beaulieu de Cucuron.  

Elle est toute proche de la Tour de Sus Pous que je vous ai montré précédemment.

Lors de sa construction, en 1292, elle se situait en-dehors des remparts de la cité. Elle s'appelait alors Notre-dame de Pous. Elle prendra en 1348, son nom actuel.

 

Comme beaucoup d'édifices religieux, elle a subi de nombreuses rénovations et transformations au cours des siècles. Elle représente un mélange parfait entre le roman provençal et le gothique, bien que son aspect extérieur soit assez massif, je trouve qu'elle est harmonieuse et finalement plutôt simple. 

L'église vue de l'extérieur
L'église vue de l'extérieur

L'église vue de l'extérieur

L'église est classée depuis 1961. 

Elle est située sur une jolie placette à partir de laquelle on peut monter vers la tour, par un escalier typique du village.

Un jardinet proche permet aussi de prendre un peu de repos et de profiter du charme du lieu. 

La placette de l'église et les escaliers permettant de grimper à la tour
La placette de l'église et les escaliers permettant de grimper à la tour

La placette de l'église et les escaliers permettant de grimper à la tour

Le jardinet proche
Le jardinet proche

Le jardinet proche

La nef romane date du XIIIe siècle mais le cœur pentagonal n'a été rajouté qu'au XIVe siècle. 

La tour-clocher a été bâtie au début du XVIIe siècle ainsi que le porche ogival. 

 

Le porche et le clocher
Le porche et le clocher

Le porche et le clocher

L'église abrite à l'intérieur un retable en marbre du maître-autel remarquable, entouré d'une série de tableaux.

Evidemment un samedi après-midi, ce n'était pas facile de faire des photos. Il faudra donc que j'y retourne pour vous montrer les détails un jour où il y aura moins de monde...

L'intérieur de l'église et une vue partielle du choeur
L'intérieur de l'église et une vue partielle du choeur

L'intérieur de l'église et une vue partielle du choeur

Deux chapelles latérales sont visibles dès l'entrée : la première à gauche, est dédiée à Sainte Tulle, patronne de la paroisse.

La chapelle dédiée à Sainte Tulle

La chapelle dédiée à Sainte Tulle

Dans la seconde, à droite, on remarque trois bustes reliquaires de Saint-Cyr, Sainte Thulle et Sainte Consors.

Les trois bustes reliquaires
Les trois bustes reliquaires
Les trois bustes reliquaires
Les trois bustes reliquaires

Les trois bustes reliquaires

La chapelle de Notre-Dame date de fin XVIIIe. Elle est fermée par une belle grille en fer forgée de la même époque que l'on aperçoit sur une de mes photos précédentes. 

La chapelle de Notre-Dame
La chapelle de Notre-Dame

La chapelle de Notre-Dame

Les vitraux donnent une jolie lumière... 

Les vitraux de l'église
Les vitraux de l'église
Les vitraux de l'église
Les vitraux de l'église
Les vitraux de l'église
Les vitraux de l'église

Les vitraux de l'église

De nombreuses statues ornent l'église...

Une partie du statuaire
Une partie du statuaire
Une partie du statuaire
Une partie du statuaire

Une partie du statuaire

Je vous montre quelques détails supplémentaires...mais il nous reste encore beaucoup de choses à découvrir et je compte bien la visiter à nouveau un jour où j'aurai davantage de temps, pour prendre en photos les autres chapelles et multiples autres richesses de cette église, et surtout en-dehors de la période touristique. 

 

Autres vues de l'église
Autres vues de l'église
Autres vues de l'église

Autres vues de l'église

Enfin je ne peux terminer cette visite sans vous parler de l'orgue de Cucuron. Il a été construit en 1786 par Pierre Duges, à partir d'un orgue plus ancien, datant de 1610, dont il reste quatre jeux, d'une grande rareté. 

L'orgue est devenu célèbre dans la région (ma photo en contre-jour ne le met pas en valeur du tout et je m'en excuse !).  En effet, de nombreux concerts ont lieu chaque dimanche d'été en lien ou pas avec le Festival de piano de La-Roque-d'Anthéron.  Il a été restauré entre 1975 et 1983 par Patrice Bellet, facteur d'orgue à Embarthe. 

Je referai des photos un matin quand le soleil est de l'autre côté !

Je referai des photos un matin quand le soleil est de l'autre côté !

Voilà notre visite de Cucuron est provisoirement terminée...

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29 mai 2019 3 29 /05 /mai /2019 05:23
Le bassin de l'étang....

Le bassin de l'étang....

Aujourd'hui comme promis, nous allons faire le tour des points d'eau de Cucuron. Je ne les ai pas tous vus tant ils sont nombreux, et comme je vous l'ai déjà dit, j'ai redécouvert le village au hasard de ma balade dans les ruelles.

 

Dès l'arrivée, un parking se trouvant juste à côté, les touristes peuvent admirer le bassin de l'étang. C'est le point d'eau incontournable de Cucuron qui attire de nombreux touristes et nous invite à nous installer sur ses berges. 

C'était une réserve d'eau qui servait à approvisionner les moulins à farine en cas de pénurie. Toute l'année, l'eau des sources descendant du massif du Luberon, était stockée dans cette sorte de lac. Les archives montrent qu'il était déjà présent en 1403. La commune en fait l'acquisition en 1515. Ses berges sont alors aménagées.

Malgré la disparition des moulins durant le XIXe siècle, le lac est conservé et utilisé comme lieu d'agrément. Des platanes sont plantés en 1813.

Le site est classé depuis 1954. 

Le bassin de l'étang de Cucuron
Le bassin de l'étang de Cucuron
Le bassin de l'étang de Cucuron
Le bassin de l'étang de Cucuron
Le bassin de l'étang de Cucuron

Le bassin de l'étang de Cucuron

Les fontaines sont dispersées dans le village. Il faut dire que les habitants étaient privilégiés en matière d'eau car le Luberon n'est pas loin. Je n'en ai photographié que trois mais il en existe d'autres et cela me donnera l'occasion d'y retourner un jour ! 

 

La première fontaine est classée MH depuis 1949. Elle est située sur la place devant la tour de l'horloge. 

La fontaine située à côté de la tour de l'horloge
La fontaine située à côté de la tour de l'horloge

La fontaine située à côté de la tour de l'horloge

Fontaine vue en montant à la tour de Sus Pous
Fontaine vue en montant à la tour de Sus Pous

Fontaine vue en montant à la tour de Sus Pous

Fontaine sur le boulevard du nord
Fontaine sur le boulevard du nord

Fontaine sur le boulevard du nord

En me baladant, j'ai découvert quatre lavoirs et oublié de photographier celui qui est à côté de l'étang ! Un acte manqué je pense, car cela m'obligera à y retourner et ainsi je pourrai chercher le sixième lavoir qui est situé en dehors du village.

Vous remarquerez au passage sur mes photos que tous les lavoirs ont encore leur barre d'égouttage en bois.

 

Le premier lavoir se trouve sur une placette qui répond au joli nom chantant de place de la Cabreyrade. 

 

La place de la Cabreyrade et son lavoirLa place de la Cabreyrade et son lavoir
La place de la Cabreyrade et son lavoirLa place de la Cabreyrade et son lavoir
La place de la Cabreyrade et son lavoirLa place de la Cabreyrade et son lavoir
La place de la Cabreyrade et son lavoirLa place de la Cabreyrade et son lavoir

La place de la Cabreyrade et son lavoir

Un second lavoir est intégré dans les remparts, tout près de la porte de Ginous, rue du moulin à huile. 

Petit lavoir rue du moulin à huile, près de la porte de GinousPetit lavoir rue du moulin à huile, près de la porte de Ginous
Petit lavoir rue du moulin à huile, près de la porte de GinousPetit lavoir rue du moulin à huile, près de la porte de Ginous

Petit lavoir rue du moulin à huile, près de la porte de Ginous

Le troisième, j'ai eu du mal à le retrouver car il est dans une toute petite ruelle : c'est le lavoir Valat. Difficile de le prendre en photo avec un véhicule garé devant mais le week-end c'est normal aussi que les gens stationnent devant chez eux... 

 

Le lavoir Valat
Le lavoir Valat
Le lavoir Valat
Le lavoir Valat

Le lavoir Valat

Enfin, boulevard du nord, j'ai découvert un quatrième lavoir situé sous une voûte intégrée aux remparts.

La fontaine que je vous ai montré sur le même boulevard est juste à-côté. Lui-aussi était masqué par un véhicule donc pas de recul possible pour prendre cette photo. 

Le lavoir boulevard du nord

Le lavoir boulevard du nord

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui.

Très bientôt, nous terminerons la visite du village, en pénétrant dans l'église enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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27 mai 2019 1 27 /05 /mai /2019 05:22
Les deux tours visibles du haut du donjon de Cucuron

Les deux tours visibles du haut du donjon de Cucuron

Aujourd'hui, comme promis, nous allons poursuivre la découverte du village de Cucuron en grimpant sur les deux collines qui ont donné leur nom au village.

Au cours des siècles, trois enceintes ont été construites pour protéger le castrum et les habitants.

 

La première enceinte entoure la colline Saint Michel où se trouvait le château seigneurial d'Oraison. Elle a été bâtie au XIe siècle et il n'en reste aucune trace. 

Le donjon Saint-Michel est le seul vestige du château qui appartenait à la famille d'Oraison. C'était une véritable citadelle quasi-imprenable !

Laissé à l'abandon au XVIIe siècle, il fut racheté par un particulier en 1791, puis acquis par la commune. Réhabilité plusieurs fois, il sert aujourd'hui de lieu d'exposition temporaire au 1er étage. 

Le donjon est classé Monument Historique depuis 1921. Au XVIe siècle, une tourelle d'escalier est ajoutée au bâtiment carré. Avant cette date, une porte située au niveau du 1er étage, permettait d'y accéder par une échelle qui pouvait être retirée (et bien je ne vous montrerai pas aujourd'hui cette porte sur la façade car j'ai raté ma photo !) 

Je ne vous montrerai pas non plus l'escalier à vis qui permet d'accéder à l'intérieur de la bâtisse. J'ai oublié de le prendre toute contente que j'étais, d'entrer visiter l'exposition d'aquarelle...

La montée au donjon Saint-Michel
La montée au donjon Saint-Michel
La montée au donjon Saint-Michel
La montée au donjon Saint-Michel
La montée au donjon Saint-Michel

La montée au donjon Saint-Michel

Sous le donjon se trouvent des traces d'habitations troglodytes, assez typiques dans la région...

Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes
Les traces d'habitations troglodytes

Les traces d'habitations troglodytes

La deuxième enceinte est construite au XIIe et XIIIe siècle. Elle n'est plus du tout visible, elle non plus. Au cœur du village actuel, on peut cependant deviner son emplacement grâce à la Tour de l'horloge et à la porte du même nom, classé au MH depuis 1921. 

La Tour de l'horloge et sa porte
La Tour de l'horloge et sa porte
La Tour de l'horloge et sa porte
La Tour de l'horloge et sa porte
La Tour de l'horloge et sa porte
La Tour de l'horloge et sa porte

La Tour de l'horloge et sa porte

La Tour de la citadelle, encore appelée la Tour de Sus Pous est bien visible et de loin. Elle est située sur la seconde colline de Cucuron. 

Elle faisait partie de la troisième enceinte fortifiée, construite pour protéger le village au XVIe siècle, qui s'est avérée bien utile pendant les guerres de religion.

La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous
La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous
La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous
La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous
La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous
La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous

La Tour de la Citadelle ou Tour de Sus Pous

De cette ancienne enceinte, il reste des remparts bien visibles et deux portes datant de 1540, classées Monument Historique depuis 1981 : Le Portail de Ginous et le Portail de l'étang où on peut voir encore les ouvertures permettant le passage du pont-levis. 

Le Portail de Ginous

Le Portail de Ginous

Le Portail de l'Etang

Le Portail de l'Etang

Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...
Les vestiges des remparts du XVIe...

Les vestiges des remparts du XVIe...

Voilà notre balade au cœur des vestiges médiévaux de Cucuron est terminée pour aujourd'hui. Puisque nous sommes là, nous allons poursuivre prochainement la visite du village en découvrant ses bassins, lavoirs et fontaines, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

A bientôt

A bientôt

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24 mai 2019 5 24 /05 /mai /2019 05:21
Vue générale du village de Cucuron (Vaucluse)

Vue générale du village de Cucuron (Vaucluse)

Le nom du village "Cucuron" provient du mot celte "cuc" qui signifie mamelon. Le village est en effet bâti sur deux mamelons. 

Le village est entouré au nord par le Grand Luberon dont on peut voir le point culminant avec son signal, le Mourre Nègre.

Quand on monte sur une des collines, on aperçoit au loin la Montagne de Sainte-Victoire vers le sud...

Le Grand Luberon au nord et au loin vers le sud, la Sainte Victoire
Le Grand Luberon au nord et au loin vers le sud, la Sainte Victoire
Le Grand Luberon au nord et au loin vers le sud, la Sainte Victoire

Le Grand Luberon au nord et au loin vers le sud, la Sainte Victoire

Un peu d'histoire

Le village actuel apparaît vers l'an 1000 sur la colline Saint-Michel, autour d'un castrum, ruiné aujourd'hui. Mais les hommes ont habité les alentours dès la préhistoire et les romains y cultivaient déjà la vigne...

Dès le XIIIe siècle, le village s'étend en dehors des remparts. 

C'est au XVIIIe siècle, que le nombre d'habitants est le plus important. L'épidémie de peste de 1720, puis l'exode rural et la première guerre mondiale entraînent son dépeuplement.

Le village aujourd'hui est envahi par les touristes toute l'année. Ils aiment son authenticité et sa qualité de vie et ont du plaisir à y séjourner. 

 

Il est très fleuri et c'est un des plaisirs de la balade...

Cucuron est un village fleuriCucuron est un village fleuri
Cucuron est un village fleuriCucuron est un village fleuri
Cucuron est un village fleuriCucuron est un village fleuri
Cucuron est un village fleuriCucuron est un village fleuri

Cucuron est un village fleuri

C'est un village riche en patrimoine !

Je n'ai pas vu toutes ses merveilles car lors de ma visite pour admirer les expositions d'aquarelle dont je vous ai parlé récemment, l'Office de Tourisme était fermé. 

 

J'ai donc redécouvert le village où je n'étais pas allée depuis une bonne vingtaine d'années, tout en marchant au hasard des ruelles, en grimpant ici ou là les escaliers, en longeant les remparts...

 

La "place de la Reine Jeanne" trône au milieu du village et permet d'accéder au donjon, dont je vous parlerai dans un prochain article. 

En passant sous le porche, on découvre la maison de la Reine Jeanne...qui enjambe la ruelle.

La Reine Jeanne est très présente en Provence. Reine de Naples et comtesse de Provence au XIVe siècle, elle régna pendant 40 ans sur le comté de Provence.

Sa maison est une des plus anciennes du village. On peut observer les fenêtres à meneaux, la tourelle qui contient un escalier à vis, un "fenestron" à accolade, au second étage, côté place (3ème photo ci-dessous). 

La Place de la Reine Jeanne et la montée au donjon
La Place de la Reine Jeanne et la montée au donjon
La Place de la Reine Jeanne et la montée au donjon

La Place de la Reine Jeanne et la montée au donjon

La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche
La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche
La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche
La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche
La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche

La maison de la Reine Jeanne de l'autre côté du porche

De nombreux porches nous permettent d'accéder à des ruelles ou à des escaliers...

Petits passages d'une ruelle à l'autrePetits passages d'une ruelle à l'autre
Petits passages d'une ruelle à l'autrePetits passages d'une ruelle à l'autre

Petits passages d'une ruelle à l'autre

Parfois il faut enjamber quelques-uns des habitants...qui font la sieste au soleil. Que voulez-vous, c'est la Provence ! 

La sieste il n'y a que ça de vrai !La sieste il n'y a que ça de vrai !

La sieste il n'y a que ça de vrai !

Bien entendu vous ne serez pas surpris de voir quelques portes anciennes...Beaucoup de nobles habitaient le village. Les vignes et les oliviers rapportaient gros. 

Les portes anciennes
Les portes anciennes
Les portes anciennes
Les portes anciennes
Les portes anciennes

Les portes anciennes

Enfin je vous propose aussi de voir quelques-uns des détails observés dans les ruelles...

Pensez à actionner le diaporama...

Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron
Quelques détails dans les ruelles de Cucuron

Quelques détails dans les ruelles de Cucuron

Et c'est sur ce petit chat curieux que se termine la balade du jour...

La semaine prochaine, nous prendrons un peu de hauteur, puis nous irons nous rafraîchir près des points d'eau du village, et enfin dans un dernier article, nous visiterons ce que j'ai pu admirer de l'église, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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11 avril 2019 4 11 /04 /avril /2019 05:29
Le Pont de la Meirette (Lourmarin_84)

Le Pont de la Meirette (Lourmarin_84)

Sur la commune de Lourmarin, dont je vous ai déjà parlé sur ce blog, se trouve un pont à coquille appelé le Pont de la Meirette. Le pont est inscrit sur la liste des Monuments Historiques depuis 1988. 

 

Il a été construit en 1606 pour enjamber le lit de l'Aiguebrun, une des rivières du Vaucluse dont je vous ai déjà parlé. C'est la commune elle-même qui a financé sa construction pour remplacer un pont plus ancien. 

A l'époque, le chemin rural qui permettait de joindre le village de Lourmarin à Bonnieux passait sur le pont. Aujourd'hui, la route franchit la combe de l'autre côté de la rivière.

Je vous rappelle que la combe dite "de Lourmarin" a été creusée par l'Aiguebrun et permet de traverser le Luberon qui ainsi se divise en deux parties : le "grand Luberon" et le "petit Luberon" où se trouve la forêt des Cèdres. 

 

Le pont malheureusement, est situé dans une propriété privée clôturée, ce qui ne permet pas de descendre au bord de la rivière pour le photographier. Il y a paraît-il une inscription portant le nom des maçons que, bien entendu, je ne pourrais pas vous montrer. 

 

Mes photos ont presque toutes été prises du bord de la route.  La coquille est située à gauche de l'arche du pont. 

Le pont à coquille de Lourmarin
Le pont à coquille de LourmarinLe pont à coquille de Lourmarin

Le pont à coquille de Lourmarin

L'idéal pour aller le contempler est de le faire en hiver, car dès la belle saison, ce pont disparaît totalement à la vue derrière le couvert végétal, ce qui explique que la plupart des touristes passent à côté sans le voir,surtout en conduisant.

 

Plus loin dans la combe, sur la commune de Bonnieux, il existe un autre pont à coquille, davantage connu car sur un chemin balisé. Construit vraisemblablement à la même époque, et par les mêmes maçons, il est cependant différent car la coquille se situe à droite de l'arche, quand on regarde le pont, côté aval. Nous y retournerons un jour pour que je puisse refaire des photos, et vous le montrer sur le blog...

 

Pourquoi cette coquille a-t-elle été construite en même temps que le pont ? Le mystère reste entier !

Au niveau du bâti, elle pourrait jouer le rôle de contrebutement et compenserait alors la pression de l'arche en la consolidant.  

Il est possible aussi que la coquille protège tout simplement le pont de l'érosion du cours d'eau, car l'Aiguebrun, comme la plupart des rivières du sud, a des crues spectaculaires...

 

Lors de notre balade, nous avons pu observer les grimpeurs sur les falaises de la combe : ils sont juste de l'autre côté de la route et doivent avoir de là-haut une vue sur le pont remarquable en toutes saisons ! 

Les grimpeurs et la falaise
Les grimpeurs et la falaise
Les grimpeurs et la falaise

Les grimpeurs et la falaise

A bientôt pour d'autres balades...

A bientôt sur les routes de Provence ou d'ailleurs...

A bientôt sur les routes de Provence ou d'ailleurs...

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9 avril 2019 2 09 /04 /avril /2019 05:12
Le Calavon (ou Coulon) avec au loin , le Luberon

Le Calavon (ou Coulon) avec au loin , le Luberon

Aujourd'hui, je vous propose à nouveau une balade nature dans le Vaucluse.

Le Calavon qu'on appelle le Coulon, quand il arrive vers le village des Beaumettes,  est une rivière provençale qui prend sa source dans le Village de Banon (dans les Alpes de Haute-Provence). 

Elle descend ensuite dans le Vaucluse, passe au nord du Luberon par Apt, puis Cavaillon, pour se jeter ensuite dans la Durance. 

Sur ses plus de 80 km de parcours, la rivière a creusé des gorges impressionnantes au niveau d'Oppédette, dont j'aurais sans doute l'occasion de vous parler un jour, si j'y retourne. 

 

Je vous avais promis de vous parler de cette rivière qui coule toute l'année au niveau du Pont Julien, mais est asséchée par endroit en été. 

 

Le Calavon au niveau du Pont Julien
Le Calavon au niveau du Pont Julien
Le Calavon au niveau du Pont Julien
Le Calavon au niveau du Pont Julien

Le Calavon au niveau du Pont Julien

C'est une rivière connue dès le Moyen Âge pour ses eaux poissonneuses et ses nombreux moulins. Le premier répertorié, daterait de l'an 998.

Evidemment, la traversée du Coulon se faisait par de nombreux ponts qui furent régulièrement emportés par ses eaux tumultueuses et les nombreuses crues saisonnières, qui encore aujourd'hui, sont dévastatrices mais ont servi pendant des siècles, à fertiliser les sols de ses rives. 

 

Voici un petit aperçu de cette rivière en amont et en aval du Pont Julien dont nous avons parlé récemment.

Vous voyez bien que par endroit, la rivière est encaissée dans ses rives sableuses, redevient plus sauvage ou au contraire, offre des berges ouvertes et davantage accessibles. 

Le Calavon...
Le Calavon...
Le Calavon...
Le Calavon...

Le Calavon...

De ses rives, nous avons une vue intéressante sur les villages situés en hauteur, comme celui de Goult par exemple, dont on aperçoit le moulin dont je vous ai déjà parlé sur le blog... 

Le moulin et le village de Goult de l'autre côté de la rivière

Le moulin et le village de Goult de l'autre côté de la rivière

Le ciel était à l'orage lors de notre balade et nous avons même pu observer un arc-en-ciel, ce qui est plutôt rare chez nous, puis...il s'est dégagé ensuite.  

Le ciel était à l'orage...
Le ciel était à l'orage...
Le ciel était à l'orage...
Le ciel était à l'orage...

Le ciel était à l'orage...

Dans les années 70-80, les eaux du Coulon étaient devenues fortement polluées à cause des usines de fabrication des fruits confits d'Apt, qui rejetaient de nombreux colorants et autres produits chimiques utilisés pour la fabrication, directement dans ses eaux. 

On disait alors qu'elle était la rivière la "plus polluée de France". 

C'est durant cette période, que nous avons cessé d'acheter, pour les consommer ou les offrir, les fruits confits d'Apt, exportés dans le monde entier.  C'est aussi à cette période que nous avons pris conscience que dans le monde de l'alimentation, les colorants et autres produits chimiques utilisés, pouvaient devenir extrêmement dangereux pour notre santé, mais aussi pour notre environnement...

Il est à noter que la rivière était également polluée par les nombreux produits chimiques utilisés pour traiter les fruits servant aux confiseries, mais aussi par les nombreuses cultures situées sur les berges. Mais c'est un autre débat ! 

 

Je me souviens très bien de l'odeur pestilentielle des eaux et de ses couleurs changeantes, du rose au noirâtre, dans les années 80. Un article sur le Calavon était d'ailleurs paru dans Géo (n° 50) en 1983, dénonçant cette pollution. La rivière y était considérée comme un "cloaque pestilentiel".  

Dès les années 90, le Parc naturel du Luberon décide d'aménager rives et affluents ce qui a permis aux écosystèmes dégradés de se reconstituer. Et peu à peu, la vie a repris...

C'est aujourd'hui un milieu riche au niveau de la biodiversité.

Au niveau botanique, on y rencontre à présent deux espèces rares en Provence qui poussent dans la ripisylve sableuse : Ranunculus flammula (découverte il y a 20 ans) et Bassia laniflora (Bassie à fleurs duveteuses) une espèce très rare en France et connue uniquement dans le département du Vaucluse. 

Au niveau de la faune, pas moins de 38 espèces patrimoniales dont des chiroptères, des castors d'Europe, des papillons et libellules rares...

La loutre est également de retour dans la vallée. 

Bien entendu, les oiseaux sont nombreux et, un amphibien menacé d'extinction en Provence, le Pélobate cultripède est réapparu sur les berges, tout comme l'écrevisse dans ses eaux... 

 

Malgré la richesse de ce milieu et les chants des oiseaux, nous n'avons croisé que ce couple de canards colverts...le jour de notre balade ! 

Un couple de colverts...
Un couple de colverts...Un couple de colverts...
Un couple de colverts...

Un couple de colverts...

Voilà, notre balade est terminée pour aujourd'hui... nous allons rester encore un peu en Provence, enfin, comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

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4 avril 2019 4 04 /04 /avril /2019 05:23
Le Pont Julien de Bonnieux (vu côté amont)

Le Pont Julien de Bonnieux (vu côté amont)

Revenons encore un peu en Provence et en particulier dans le Vaucluse, sur la commune de Bonnieux où, les belles journées de ces derniers-temps ainsi que les jours qui grandissent, nous ont permis de retourner.

Aujourd'hui, je vais vous montrer un pont romain, datant de l'an 3 avant J.-C. Inutile de vous dire qu'il est classé Monument Historique depuis le 18 avril 1914. 

Il a été  construit sur ordre de Jules César, sur la voie Domitienne (la Via Domitia), une voie qui venait de Narbonne, qui passait par la ville de Cavaillon, puis gagnait les Alpes, avant de rejoindre Turin. 

C'est la ville d'Apt toute proche, qui lui a donné son nom (Apt se nommait alors Apta Julia). 

 

Ce pont a été construit sur une rivière appelée le Calavon dont je vous montrerai bientôt les berges...

C'est un pont dit "en grand appareil".

Il mesure 80 mètres de long et 6 mètres de large, pour une portée de 46 mètres. La chaussée fait 4.25 mètres et passe à 11.50 mètres au-dessus du lit de la rivière. Il est étonnant qu'il ne possède pas de parapet. Sans doute les pierres formant le parapet d'origine, ont été récupérées pour d'autres constructions durant le Moyen Âge... 

 

Il est composé de trois arches en plein cintre. 

L'arche centrale est la plus élevée et la plus large, les deux arches latérales étant plus petites et moins hautes...

Les trois arches du pont Julien (côté aval)

Les trois arches du pont Julien (côté aval)

L'arche centrale (côté aval)

L'arche centrale (côté aval)

Les deux arches latérales gauche et droite (côté aval)
Les deux arches latérales gauche et droite (côté aval)

Les deux arches latérales gauche et droite (côté aval)

Le pont a été bâti en molasse, une pierre calcaire riche en débris de coquillages, dont les carrières se trouvent dans le Luberon. Nos ancêtres n'allaient pas bien loin pour trouver de la matière première !

Ces pierres sont de taille imposante. 

Par contre, les contreforts et les accès, modifiés dans une période plus récente, sont construits en pierres de taille petites et régulières. 

Les accès (côté aval)
Les accès (côté aval)

Les accès (côté aval)

Les piles du pont mesurent 3.90 mètres en amont, et 3.70  mètres, en aval. 

Je me suis souvent demandée pourquoi les romains avaient prévus ces grandes ouvertures cintrées, de 3.40 mètres, sur les piles du pont.  Jusqu'au jour où nous avons vu le Calavon en crue !

Ces ouvertures s'appellent des dégueuloirs et permettent aux eaux en furie de se déverser sans trop appuyer sur les piles du pont, ainsi, le pont n'est pas emporté par la crue. 

Un des dégueuloirs

Un des dégueuloirs

On remarque aussi à l'intérieur des voûtes des trous de belles dimensions dont on ne connait pas réellement l'origine. 

La première hypothèse est que dans les trous se trouvaient des crampons de bronze, inclus dans le bâti qui servaient à consolider le pont, puis ont été enlevés.

La seconde prétend que ces trous ont servi à tenir un barrage provisoire, qui permettait de récupérer l'eau via un canal.

Une des piles du pont

Une des piles du pont

 

Rénové en 1789, puis à nouveau à la fin du XXe siècle, le Pont Julien a servi pendant près de 2000 ans.

Il n'est plus aujourd'hui autorisé à la circulation depuis 2005 environ, date à laquelle le pont neuf (que je trouve particulièrement moche à côté) a été construit pour dévier la route venant de Bonnieux. 

Bon d'accord, je ne suis pas objective sur ce coup-là, car j'aimais bien y passer, et j'ai des souvenirs d'épopées en 2 CV durant  les weekend de ma jeunesse, pour aller voir nos amis vauclusiens.

Deux véhicules ne pouvaient pas s'y croiser et il fallait ralentir pour le franchir, ce qui n'allait ni avec la circulation, ni avec le monde moderne, ni avec le tourisme...

 

Le Pont Julien est donc aujourd'hui seulement emprunté par les piétons ou les vélos. Seule la voie verte qui part de Cavaillon, passe par Apt, et à terme arrivera jusqu'à Volx, dans le département des Alpes-de-Haute-Provence, le franchit...

La voie verte ou véloroute

La voie verte ou véloroute

Le Pont Julien compte parmi les ponts routiers romains les mieux conservés de France, et fait partie des édifices provençaux parmi les plus prestigieux.

 

Voilà notre visite est terminée pour aujourd'hui ! J'espère qu'elle vous a plu...

Très bientôt, je vous montrerai plus en détails,  les berges du Calavon, enfin, comme habitude...si vous le voulez bien, mais en, en attendant, en voici ci-dessous un petit avant-goût de chaque côté du pont. 

Le Calavon en amont et en aval du Pont Julien
Le Calavon en amont et en aval du Pont Julien

Le Calavon en amont et en aval du Pont Julien

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26 janvier 2019 6 26 /01 /janvier /2019 07:38
L'entrée dans le village médiéval de Goult : la porte de l'Ourme vue de l'extérieur des remparts

L'entrée dans le village médiéval de Goult : la porte de l'Ourme vue de l'extérieur des remparts

Après la visite du Conservatoire des Terrasses de cultures et le moulin de Jérusalem, terminons aujourd'hui notre petite visite de Goult.

Les jours étant courts, nous n'avons pu faire qu'un rapide tour du village en fin d'après-midi. 

Je vous montre donc quelques photos de ce petit village plein de charme, juste pour vous donner un avant-goût car nous comptons bien y retourner avant l'été pour approfondir un peu notre visite.

 

Dès le parking, le visiteur peut admirer l'Eglise Saint-Sébastian. C'est une église de style roman. Elle a été édifiée au cours du XIIe siècle puis remaniée. Je n'ai pas pu visiter l'intérieur mais je le ferai lorsque nous reviendrons dans la région. 

L'église romane Saint-Sebastian (la première photo a été prise du moulin)
L'église romane Saint-Sebastian (la première photo a été prise du moulin)
L'église romane Saint-Sebastian (la première photo a été prise du moulin)
L'église romane Saint-Sebastian (la première photo a été prise du moulin)

L'église romane Saint-Sebastian (la première photo a été prise du moulin)

Goult est un village perché au-dessus de la vallée du Calavon, une vallée déjà habitée aux temps préhistoriques et connue depuis l'Antiquité, comme l'atteste la présence de nombreux vestiges. 

Son premier nom connu est d'origine germanique, Agaud, devenu Agoùt en provençal puis Goult. Les seigneurs d'Agoult prennent ce nom dès le XIe siècle. Ils règnent sur la région et tout le pays d'Apt durant tout le Moyen Âge et jusqu'au XVIe siècle. Ensuite ce sont les Donis qui deviendront les seigneurs. Le blason du village prend d'ailleurs le loup des Agoult et le lion des Donis.  

        

Le blason de Goult

 

Le vieux village est entouré de remparts et dominé par son château.

 

Voici d'abord l'entrée principale du vieux village médiéval, percée dans le rempart : c'est la porte de l'Ourme. Je vous la montre aussi de l'autre côté en tête de l'article. 

La porte de l'Ourme vue de l'intérieur des remparts...

La porte de l'Ourme vue de l'intérieur des remparts...

Près du moulin de Jérusalem, une seconde porte est percée dans le rempart du premier castrum médiéval. On la reconnaît à ses pierres posées en épis. Elle permettait d'entrer dans l'ancien "château de Babylonie", le château supérieur, qui a été détruit vers 1400. 

 

Porte médiévale dans les remparts du premier castrum
Porte médiévale dans les remparts du premier castrum
Porte médiévale dans les remparts du premier castrum

Porte médiévale dans les remparts du premier castrum

 

Le château a appartenu à la famille d'Agoult.  Il a été construit au XIIe siècle, puis a été remanié maintes fois depuis en particulier au XVe et XVIe siècle. Il est bâti directement sur la roche en place comme on peut le voir sur mes photos. 

De jolis maisons de style renaissance avec leurs fenêtres à meneaux sont accolées au château. Nous n'avons pas beaucoup de recul dans les rues pour les prendre en photos, ni pour distinguer intra-muros ce qui appartient au château ou pas !  

 

Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult
Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult
Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult
Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult
Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult
Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult

Quelques vues du château et des maisons médiévales du vieux Goult

En face de l'ancienne poste, aujourd'hui habitée et privée, se trouve une maison rose dont l'enduit à la chaux est coloré de façon traditionnelle et les bords des fenêtres et de la porte soulignés de blanc. 

Sur la place de l'ancienne poste...
Sur la place de l'ancienne poste...
Sur la place de l'ancienne poste...

Sur la place de l'ancienne poste...

En plus des maisons joliment rénovées, une ancienne boutique montre sa devanture telle qu'elle était, il y a encore quelques années...Il doit y en avoir d'autres dans le village. 

Quelques maisons en dehors des remparts...Quelques maisons en dehors des remparts...
Quelques maisons en dehors des remparts...
Quelques maisons en dehors des remparts...Quelques maisons en dehors des remparts...

Quelques maisons en dehors des remparts...

Le village offre aussi aux visiteurs quelques jolies découvertes.

Ici, au-delà de la porte voûtée se trouve, au cœur du village un petit jardin et contre la paroi rocheuse, on découvre, creusé dans la roche, l'emplacement d'un ancien pressoir. 

 

La voûte permettant l'accès au petit jardin et l'emplacement du pressoir
La voûte permettant l'accès au petit jardin et l'emplacement du pressoir

La voûte permettant l'accès au petit jardin et l'emplacement du pressoir

Là, un jardin à la française est installée en contrebas du château...

Un des jardins en contrebas du château
Un des jardins en contrebas du châteauUn des jardins en contrebas du château

Un des jardins en contrebas du château

Et voici encore quelques détails de charme, photographiés ici ou là dans le village...

Quelques détails de charmeQuelques détails de charme
Quelques détails de charmeQuelques détails de charme
Quelques détails de charmeQuelques détails de charme

Quelques détails de charme

En déambulant dans le village, nous passons devant l'atelier de Jacques Frejabue, le sylvisculpteur dont nous avons déjà parlé dans l'article sur le moulin de Jérusalem. 

L'atelier et deux œuvres de l'artiste dans le village
L'atelier et deux œuvres de l'artiste dans le village
L'atelier et deux œuvres de l'artiste dans le village

L'atelier et deux œuvres de l'artiste dans le village

Seul bémol, je n'ai pas pu aller photographier les lavoirs, il faisait déjà presque nuit quand nous avons atteint la voiture !

Une bonne occasion pour y retourner au printemps...enfin, comme d'habitude, si vous le voulez bien et pour vous faire patienter, je vous invite à lire l'article de Martine qui encore une fois, vous offre de belles photos de ce lieu privilégié du Vaucluse.

Pour nous, il est temps de rentrer déjà le clocher est éclairé !

Pour nous, il est temps de rentrer déjà le clocher est éclairé !

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24 janvier 2019 4 24 /01 /janvier /2019 06:21
Le moulin de Jérusalem à Goult (84)
Le moulin de Jérusalem à Goult (84)

Le moulin de Jérusalem à Goult (84)

Le moulin de Jérusalem est un moulin à vent, quillé sur la colline au-dessus du village de Goult, dans le Vaucluse.

C'était un moulin à grains. Il est situé en haut du village près de la place du Castelet. Il est pourvu d'une belle aire de battage et, à proximité, se trouve un puits et un apié construit dans le muret, que je vous ai déjà montrés dans mon article précédent. 

La Place du Castelet (vue des remparts médiévaux)

La Place du Castelet (vue des remparts médiévaux)

Personnellement comme je n'étais pas revenu à Goult depuis des années, je n'avais jamais vu le moulin rénové. Il a été pourtant rénové dans les années 90, c'est dire...mais la dernière fois que je suis passée à proximité du village, nous ne nous étions pas arrêtés. 

J'aime voir les moulins à vent avec leurs ailes et cela m'a fait plaisir de découvrir que l'association qui avait décidé de le rénover comme il était avant, ne les avait pas oublié...ce qui implique que tout le mécanisme a été remis en place à l'intérieur. 

 

Un peu d'histoire...

Ce moulin, connu depuis la fin du XVIIe siècle, pourrait être plus ancien car les premiers moulins à vent sont apparus dans la région, dès le XIIe siècle. Il a fonctionné jusqu'en 1919.

Il existait déjà en 1750 comme l'atteste sa présence sur le cadastre de Cassini. Il porte le nom de "Trè Casteau" ce qui signifie "hors du château". Il est également fait mention de ce moulin-tour à étage ainsi que de ses dépendances, dans l'inventaire des biens du dernier seigneur de Goult, le marquis de Donis, qui a résidé au village jusqu'en 1805. 

 

Racheté par l'IGN en 1950, alors qu'il était en ruine, le moulin devient le siège d'un Centre d'Instruction pour l'astronomie de l'Ecole Nationale des Sciences Géographique. Il verra chaque année de nombreuses personnes y séjourner.   

 

Il est ensuite racheté par la commune en 1996 et celle-ci décide de le rénover. 

Son nom provient tout simplement du nom du quartier_quartier de Jérusalem donc_ qui porte ce nom en mémoire des membres de la famille d'Agoult, partis en Croisades...

 

Le moulin est bâti entièrement en pierre de la région. Les murs sont épais et mesurent 1.20m à la base. Comme dans la plupart des moulins provençaux, le premier niveau servait au stockage de la farine dans des sacs. Elle arrivait directement de l'étage où le grain était moulu. A l'étage se trouve donc la chambre des meules.

On peut donc y découvrir le fonctionnement de la meule, le mécanisme qui actionne la toiture conique tournante, et qui permet d'orienter les ailes face au vent, et bien entendu la charpente en bois apparente. 

 

Sous le moulin, la voûte permettant aux charrettes de s'approcher de la bâtisse, servait au chargement des sacs de farine.

 

Le moulin et la voûte permettant le chargement des sacs de farine

Le moulin et la voûte permettant le chargement des sacs de farine

 

Le moulin était fermé et nous n'avons pu le voir que de l'extérieur...

La toiture et les ailes vues de près

La toiture et les ailes vues de près

De l'esplanade du moulin, la vue sur le village et sur la vallée du Calavon, est magnifique.

Il y a une petite table d'orientation qui permet aux visiteurs de mettre un nom sur les montagnes.

Le Grand et le Petit Luberon sont en effet bien visibles de là-haut, ainsi que la combe de Lourmarin entre les deux, par laquelle nous sommes arrivés. 

Le paysage vu du moulin et la table d'orientation
Le paysage vu du moulin et la table d'orientation

Le paysage vu du moulin et la table d'orientation

Le sculpteur local qui aime sculpter les arbres a laissé de jolies traces de son art dans tout le village et sur cet olivier (je crois bien !) près du moulin. 

Il s'agit de Jacques Frejabue, dit "Coucoune". Depuis qu'il est tout petit il travaille le bois, observe son grand-père qui est sabotier et s’entraîne à  fabriquer ses propres jouets. Je vous montrerai d'autres de ces œuvres très bientôt en vous faisant visiter le village. 

Un arbre joliment sculpté...
Un arbre joliment sculpté...

Un arbre joliment sculpté...

Voilà, notre courte visite est terminée pour aujourd'hui, je vous donne rendez-vous prochainement pour une petite visite du village, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

En attendant, n'hésitez pas à compléter mon article en lisant celui de Martine qui a encore une fois fait des photos magnifiques...

A bientôt pour la suite de la balade...

A bientôt pour la suite de la balade...

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22 janvier 2019 2 22 /01 /janvier /2019 06:27
Les bancaus

Les bancaus

Voilà un petit village du Vaucluse, où je n'étais pas allée depuis longtemps (il est assez loin de chez moi) et c'est Martine qui m'a donné envie d'y retourner pour visiter avec mes petits-enfants pendant les vacances de noël, le Conservatoire des Terrasses de Cultures. Le site est très agréable car il est plein sud, bien ensoleillé et à l'abri du vent. Il se visite en libre accès toute l'année.

 

Le départ de la balade s'effectue à partir du moulin de Jérusalem, le moulin du village dont je vous reparlerai bientôt.

Le moulin du village de Goult

Le moulin du village de Goult

Il faut descendre par un grand chemin charretier, le chemin communal de la Carredone qui longe un superbe mur en pierre sèche.

Il y a beaucoup de murs ainsi construits en Provence. Le plus souvent ces murs étaient coiffés de pierres plates posées verticalement pour empêcher les animaux de les franchir.

Mais cette technique était aussi utilisée tout simplement pour marquer les limites entre deux propriétés. 

Le long du chemin communal de la CarredoneLe long du chemin communal de la Carredone
Le long du chemin communal de la CarredoneLe long du chemin communal de la Carredone

Le long du chemin communal de la Carredone

En chemin, des panneaux pédagogiques indiquent les différentes plantes qui aiment particulièrement y pousser. Les enfants s'amusent bien sûr à les chercher. 

Le Conservatoire des Terrasses de Cultures de Goult / Balade dans le Vaucluse
Quelques plantes qui aiment les vieux mursQuelques plantes qui aiment les vieux murs

Quelques plantes qui aiment les vieux murs

Sur la gauche, une trouée dans le mur permet d'entrer dans l'amphithéâtre de verdure qui abrite le Conservatoire. 

Il faut suivre les indications précises, disposées sur les panneaux, pour se repérer au sein de sa superficie de cinq hectares. 

Entrée du Conservatoire

Entrée du Conservatoire

Sur ces terres, à l'abri du vent et donc du mistral, les paysans ont cultivé pendant des décennies oliviers et amandiers après avoir aménagé de nombreuses terrasses, appelées encore restanques ou bancaus (prononcer le "u" comme "ou").

Ces restanques ont souvent été abandonnées puis reconstruites selon les besoins de la population.

Les hommes ont utilisé cette technique depuis la préhistoire...

Les bancaus
Les bancaus

Les bancaus

Comme nous l'avons déjà vu dans un précédent article, les murets des bancaus étaient aménagés pour pouvoir les franchir par des escaliers de pierres (ci-dessus et ci-dessous !) ou parfois des escaliers volants (ci-dessous) qui, je le rappelle, étaient constitués de pierres plates dépassant du mur. 

Les escaliers dans les murets
Les escaliers dans les murets

Les escaliers dans les murets

Lors de leur construction, selon la géologie du terrain, des arcs étaient aménagés dans les murets pour contourner les gros blocs  et parfois, les pierres étaient directement posées sur le rocher...

Les murs de soutènement bâtis sur les rochersLes murs de soutènement bâtis sur les rochers
Les murs de soutènement bâtis sur les rochersLes murs de soutènement bâtis sur les rochers

Les murs de soutènement bâtis sur les rochers

Les hommes creusaient aussi des puits et des citernes leur permettant de recueillir l'eau de ruissellement et d'arroser leurs plantations. Ici la citerne creusée directement dans le rocher permettait de conserver environ 20m3 d'eau. 

Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...
Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...
Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...

Puits situé sur le plateau près du moulin et citerne creusée dans le rocher...

Bien sûr, pour s'abriter ou ranger leurs outils, ils savaient aussi utiliser les pierres du terrain pour bâtir des bories.

 

N'oubliez-pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand. 

Les bories Les bories
Les bories Les bories
Les bories Les bories

Les bories

Celle-ci est différente car plus récente, elle a été aménagée comme un petit cabanon et montre même la présence d'un petit jardinet à côté et d'une fenêtre assez grande, une ouverture plutôt rare dans les bories... 

Le petit cabanon
Le petit cabanon

Le petit cabanon

Les apiés bâtis dans les murs permettaient de mettre bien à l'abri les ruches en paille...

Les murs de pierre offraient une régulation thermique parfaite et permettaient la reprise de la ponte dès les beaux jours. 

 

Voici deux d'entre eux, photographiés sur le site. Les deux premières photos montrent le même apié, situé derrière le moulin sur le plateau. La seconde montre un apié accolé à une grande borie.  Il y en a un troisième plus grand sur le site, que nous n'avons pas trouvé. 

Les apiés
Les apiés
Les apiés

Les apiés

Enfin, les chemins caladés permettaient de retenir le terrain en cas de pluie et de faciliter les déplacements des hommes et des animaux. 

Le chemin caladé

Le chemin caladé

Ce site quillé en hauteur permet d'avoir une belle vue sur les alentours... et en particulier sur Notre-Dame de Lumières située en bordure de la route. 

Notre-Dame de Lumières
Notre-Dame de Lumières

Notre-Dame de Lumières

 

Il est temps de rentrer et de remonter par le chemin charretier pris au départ afin de regagner le moulin...en passant devant la Croix de la Roche Redon. 

Le retour...
Le retour...
Le retour...
Le retour...

Le retour...

Le site, cultivé depuis le XVIIe et XVIIIe siècle, a été entièrement rénové et mis en valeur par des bénévoles de la commune et le Parc Naturel régional du Luberon dans les années 80. Il est toujours aujourd'hui entretenu par une association, ce qui permet aux curieux de découvrir ce petit patrimoine rural qui ne manque pas de charme. 

 

Il a été abandonné comme beaucoup de sites ruraux au moment de l'exode rural qui a fait suite à la Première Guerre Mondiale. L'érosion et les animaux ont permis à la nature de reprendre ses droits, d'où l'importance de le préserver aujourd'hui.

 

Pour compléter cette visite, vous pouvez aller découvrir l'article de Martine qui a bénéficié d'une belle lumière lors de son passage. Je ne suis pas allée relire son article, mais je sais qu'en principe nous nous complétons le plus souvent. Comme elle, je vous ferai visiter le reste du village, mais je n'ai pas eu le temps de tout voir donc encore une fois, je vous mettrai les liens vers ses articles bien plus complets que les miens. 

Elle a eu la chance de prendre en photo le plus grand "apié" (rucher) que j'ai raté, mes pitchounets gambadant de-ci, de-là comme de jeunes cabris, mais je vous rassure...uniquement sur les chemins autorisés, je ne sais même pas où il était !

 

Mais... nous y retournerons un jour : je ne doute pas qu'en toute saison, ce circuit soit magnifique. 

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