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17 septembre 2020 4 17 /09 /septembre /2020 05:23
Le village de Chaudeyrolles, le Mont Signon au loin et les Narces au premier plan

Le village de Chaudeyrolles, le Mont Signon au loin et les Narces au premier plan

Aujourd'hui, nous allons continuer la découverte de Chaudeyrolles.

Le bourg a été construit au bord d'un maar, un ancien cratère d'explosion, une formation géologique dont je vous parle souvent ici, car la Haute-Loire a eu une intense activité volcanique, comme tout le Massif Central, et le département est parsemé de ces zones particulièrement riches au point de vue de la biodiversité. 

 

Les Narces sont de vastes zones humides, qui se sont installées dans chacun de ces maars. On parle toujours des Narces, au pluriel, mais en fait celles de Chaudeyrolles se sont formées dans  un seul grand cratère d'explosion de 1500 mètres de diamètre. 

Aujourd'hui, les Narces ne sont plus remplies d'eau comme cela a été le cas dans le passé, et comme nous avons pu le voir en visitant le Lac du Bouchet, le maar du Péchay à Costaros, ou encore les Narces de la Sauvetat de Landos

Pourtant, dans le temps, l'eau était bien là : la tourbe a été exploitée pendant des décennies et servait de combustible aux habitants du plateau. 

 

Les Narces nous offrent un paysage verdoyant de prairies où paissent les troupeaux. Elles font partie du Site classé du Mézenc depuis 1997, une belle façon de conserver leur patrimoine naturel c'est-à-dire la flore et la faune locale. 

Les Narces de Chaudeyrolles
Les Narces de Chaudeyrolles
Les Narces de Chaudeyrolles

Les Narces de Chaudeyrolles

Le sentier de randonnée qui en fait le tour, part du village. Il suit un chemin de terre qui longe le cratère. Le promeneur y trouvera de nombreuses explications sur des panneaux pédagogiques qui agrémentent tout le parcours.

Quelques-uns des panneaux pédagogiques.
Quelques-uns des panneaux pédagogiques.
Quelques-uns des panneaux pédagogiques.

Quelques-uns des panneaux pédagogiques.

A proximité des Narces, se trouve une école de parapente "Chaud Eole". Leur site est grandiose !

Voilà à quoi ressemblent les drôles d'oiseaux vus d'en-bas... 

Photos prises du sentier qui borde les Narces...
Photos prises du sentier qui borde les Narces...

Photos prises du sentier qui borde les Narces...

Et bien entendu, je ne résiste pas à vous montrer le plateau, proche du Mont Mézenc, d'où s'élancent les sportifs. Du haut de la zone d'envol, on a une vue imprenable sur les Narces et Chaudeyrolles. 

Vu sur le bourg et les Narces

Vu sur le bourg et les Narces

Le chemin d'accès à la piste d'envol
Le chemin d'accès à la piste d'envol
Le chemin d'accès à la piste d'envol

Le chemin d'accès à la piste d'envol

La signalétique

La signalétique

La zone d'envol !
La zone d'envol !
La zone d'envol !

La zone d'envol !

Bien entendu, à cause de la présence de nombreux troupeaux, il faudra franchir cet échalier avec le matériel pour vous approcher plus près de la zone...

Un des échaliers installés sur les lieux

Un des échaliers installés sur les lieux

L'atterrissage est interdit dans les Narces, ce qui bien évidemment n'est pas facile à respecter, vu la proximité des deux zones.

Ce panneau le rappelle...

Mieux éviter de se poser dans les Narces !

Mieux éviter de se poser dans les Narces !

Ainsi se termine la visite de Chaudeyrolles. Très bientôt nous continuerons nos visites en Haute-Loire, enfin comme d'habitude, si vous le voulez bien ! 

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16 mai 2019 4 16 /05 /mai /2019 05:17
Base de Loisirs de la Seuge à Saugues
Base de Loisirs de la Seuge à Saugues

Base de Loisirs de la Seuge à Saugues

C'est rare que nous fréquentions ce genre de parc aménagé lorsque nous sommes en vacances, préférant de loin la nature sauvage. 

Mais cela faisait longtemps que nous entendions parler de cette base de loisirs où l'accès est libre toute l'année pour la balade et pour les jeux pour enfants. On peut donc profiter du parc en toutes saisons. 

Situé à deux pas de la ville de Saugues, et d'un camping, qui bien entendu se remplit aux beaux jours, la base de loisirs offre aux enfants plusieurs aires de jeux pour tous âges, et un parcours de santé accessible à tous. 

Accro bambino : une des zones de jeux pour enfants jusqu'à 10 ans, situé dans la forêt

Accro bambino : une des zones de jeux pour enfants jusqu'à 10 ans, situé dans la forêt

Il y a aussi un centre équestre, la crinière saugaine. 

Quelques chevaux du centre équestreQuelques chevaux du centre équestre
Quelques chevaux du centre équestre
Quelques chevaux du centre équestreQuelques chevaux du centre équestre

Quelques chevaux du centre équestre

Un vaste plan d'eau, le plan d'eau de Lachamp, dont on peut faire le tour à pied, agrémente les lieux. Il est interdit à la baignade et accueille des activités nautiques en saison (bouée tractée, wakeboard, paddle...) pour les sportifs, avec possibilité de faire du canoë. On peut aussi y pêcher pendant la période autorisée. 

 

Le plan d'eau de Lachamp
Le plan d'eau de Lachamp
Le plan d'eau de Lachamp

Le plan d'eau de Lachamp

Le parc est encadré par une petite rivière, la Seuge, un affluent de l'Allier, qui alimente le plan d'eau d'eau en eau et en poissons. La Seuge est bordée par une jolie forêt. 

La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges
La Seuge et ses bergesLa Seuge et ses berges

La Seuge et ses berges

La base de loisirs offre aussi aux vacanciers, en juillet et août, une baignade biologique.

C'est la première baignade biologique d'Auvergne. L'eau provenant de la rivière est entièrement filtrée par les pierres et les plantes (essentiellement des roseaux, des joncs et des iris) permettant de n'utiliser aucun produit chimique sur les lieux.

La baignade est bordée de pelouse et constituée de trois bassins de différentes profondeurs, reliés entre eux. Des jeux d'eau sont proposés aux enfants. L'eau ne doit pas dépasser les 25  degrés à cause des plantes. Elle est souvent beaucoup plus froide !  

A noter : Les douches sont chauffées par des panneaux solaires et le bracelet qu'on vous remettra à l'entrée, va vous permettre de sortir du lieu de baignade, pour aller pique-niquer, puis de revenir en profiter un peu plus tard dans la journée. Une bonne idée pour profiter à fond de ce lieu familial. 

La piscine vue du chemin
La piscine vue du chemin

La piscine vue du chemin

Enfin, quelques tables de pique-nique sont disposées à l'ombre, ici ou là, et nous avons découvert un petit "théâtre des bois" au cœur de la forêt. Qu'il doit faire bon s'y installer en été pour voir un spectacle ! 

Quelques aménagements...
Quelques aménagements...

Quelques aménagements...

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui. 

Je vous montrerai encore une petite balade prochainement, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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8 mars 2018 4 08 /03 /mars /2018 06:20

 

Aujourd'hui, c'est la journée internationale de lutte pour les droits des femmes et au delà de tous les thèmes que j'aurais pu aborder, j'ai choisi de mettre en avant pour cette journée spéciale, une femme active, sportive, bien dans sa peau et... poète (ce que j'ai découvert cette année sur le site du Printemps  des poètes).

Il s'agit de Stéphanie Bodet...

Cette jeune femme admirable que je trouve lumineuse et d'une grande douceur est passionnée d'escalade. Elle a enseigné le français dans le passé, mais pratique et enseigne le yoga aujourd'hui. 

J'avais entendu parler de son dernier livre qui s'intitule "A la verticale de soi", un livre que je n'ai pas encore eu l'occasion de lire.

Elle a une belle façon de vivre en pleine harmonie avec la nature qui nous entoure mais aussi dans le respect des peuples qui vivent à proximité des lieux d'escalade et sans rechercher, ni prôner l'exploit, ce que je trouve remarquable pour une sportive d'un tel niveau. 

 

J'ai appris récemment qu'elle écrivait aussi des poèmes...et je vous laisse en découvrir un.

 

 

J’ai demandé la lune au rocher

 

(Poème de Stéphanie Bodet)

 

J’ai demandé la lune au rocher

J’ai pensé qu’en m’agrippant

Je sauverais l’instant

J’ai pensé qu’en m’accrochant

J’arrêterais le temps

 

J’ai demandé la lune au rocher

Et j’y ai cru longtemps 

M’entraînant

Soulevant des poids 

Brisant des plumes 

 

Je n’ai pas vu venir

Passer

Rides années 

Tout entière absorbée par le rocher

 

Je le caresserai toujours

Car je crois au vieil amour qu’on rajeunit 

De l’aile chaque jour

Mais je cède maintenant aux caprices du vent

Va mon cœur

Mène-moi où tu voudras

 

J’ai demandé la lune au rocher

Et j’ai cru lire un jour sur sa face 

Impassible 

« Oublie-la »

 

Et j’ai reçu en partage

L’étoffe des nuages

Qui déploie ses formes étranges

Le sourire des mésanges 

Le vieux pin qui là-haut

Doucement se balance

L’amour 

Encordé à jamais

 

J’ai demandé la lune au rocher

Et il m’a tout donné 

 

 

Poème extrait de À la verticale de soi ©Éditions Guérin

 

 

Biographie (extraite comme le poème du site du Printemps des poètes

 

Stéphanie Bodet, née le 14 mars 1976 à Limoges, est une grimpeuse et écrivain, française. Elle est connue pour ses expéditions ouvertures en grandes voies, souvent partagées avec son mari Arnaud Petit.

 

Pour Stéphanie, au-delà de la performance, l’escalade est un geste poétique et un bel apprentissage de la vie. Ce qu’elle aime en paroi, c’est vivre hors du temps avec juste l’essentiel et apprendre à apprivoiser ce milieu à priori austère. Dans une autre vie, Stéphanie a gagné la Coupe du Monde de bloc et enseigné le français. Plus tard elle a gravi El Capitan en libre et partagé 14 jours durant une paroi dans la jungle amazonienne avec 5 compagnons, dont elle a fait le récit dans « Salto Angel » aux Éditions Guérin. En 2016, elle publie toujours aux Éditions Guérin, « A la Verticale de Soi », un livre intime sur son parcours de petite fille asmathique devenue grimpeuse de haut niveau. Son camp de base est situé au pied de Ceüse. C’est ici qu’elle aime écrire au retour de ses expéditions à l’autre bout du monde ou d’une simple balade en forêt. Elle y vit avec Arnaud Petit, avec qui elle est en couple depuis plus de 20 ans et leur chat Pinpoune.

 

 

J'ai retrouvé sur "youtube" la vidéo de l'émission de la Grande Librairie où elle est venue, il y a quelques mois déjà, parler de son livre.

Si vous avez le temps de la visionner...

 

Vous pouvez aussi la retrouver sur son blog...

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31 octobre 2017 2 31 /10 /octobre /2017 06:50
Vue générale du bourg de Saint-Bérain

Vue générale du bourg de Saint-Bérain

 

Le 16 juillet dernier, la 15e étape du Tour de France qui reliait l'Aveyron au Puy-en-Velay en Haute-Loire, est passée par ce petit village inconnu de la plupart d'entre vous. Voilà pourquoi j'ai décidé de vous le faire visiter plus en détails.

Saint-Bérain(1)...un petit village devenu célèbre l'été dernier / Balade en Haute-Loire

 

Ce village qui est situé dans la vallée de l'Allier, est une petite merveille à découvrir absolument, ainsi que ses alentours, si vous avez un jour l'occasion de visiter la région.

 

La commune n'a que 80 habitants, bourg et hameaux alentours compris. La grande majorité des habitants exerce ou ont exercé le métier d'agriculteurs et d'éleveurs. Se rajoutent maintenant de nombreux résidents secondaires qui ont retapé des fermes qui étaient plus ou moins à l'abandon. La région est encore isolée des grands axes et le climat, parfois rude en hiver.

 

Mais c'est si beau ! Des touristes, de plus en plus nombreux, apprécient cette moyenne montagne verdoyante, les étés doux et ensoleillés et les gorges de l'Allier où de nombreuses randonnées les attendent et autres plaisirs d'été.

 

Les alentours proches du bourgLes alentours proches du bourg
Les alentours proches du bourg

Les alentours proches du bourg

 

Cela fait longtemps que je me balade dans ce coin de Haute-Loire qui n'est qu'à une quinzaine de kilomètres de ma maison.

Mes fils ont beaucoup appris sur ces routes, lorsque nous faisions la conduite accompagnée, et le moniteur avait été épaté à l'époque que je les emmène sur d'aussi petites routes, pleines de virages et de surprises.

Bref, un bel apprentissage pour eux... et quelques freinages virtuels pour moi (!) ceux qui ont aussi accompagné leurs ados comprendront ! 

 

Mais revenons à notre visite du jour...

J'ai trouvé quelques changements sur cette petite route de montagne car elle a été rénovée pour le passage du Tour : un superbe enrobé sans gravillons remplace le vieux bitume depuis le printemps dernier, ce qui ravit les conducteurs de la région et les cyclistes amateurs. 

La commune s'étend de 580 m d'altitude à 1300 mètres...

Les coureurs se souviendront donc longtemps de la côte qui monte sur le plateau, car c'était la plus dure de l'étape en Haute-Loire. Les cyclistes de la région aiment aussi la franchir pour se surpasser. 

Cette côte, dont fait partie le fameux mur de Saint-Bérain,  part des gorges de l'Allier, à Prades, un village dont je vous parlerai bientôt et arrive au col de Peyra Taillade (Commune du Vernet).

Certains cyclistes disent même quelle est pire que celle de l'Alpe d'Huez, c'est dire que peut-être...ils exagèrent un peu, pourtant on n'est pas à Marseille, mais bon il faut noter que la montée qui précède l'arrivée à Saint-Bérain, est bien à 14 % avec des passages à 20% tout de même. 

Voilà ce que les coureurs ont aperçu en levant le nez du guidon,  tout en grimpant...
 

La grimpette vers le col, après le village de Saint-BérainLa grimpette vers le col, après le village de Saint-Bérain
La grimpette vers le col, après le village de Saint-Bérain

La grimpette vers le col, après le village de Saint-Bérain

 

Bien sûr, la foule était au rendez-vous...et si vous êtes fans de vélo, comme Domi, vous pouvez visionner une des vidéos concernant cette étape sur youtube. 

 

Photo prise sur le site de l'éveil (http://www.leveil.fr/accueil.html)

Photo prise sur le site de l'éveil (http://www.leveil.fr/accueil.html)

 

Hors saison, comme ces derniers quinze jours, c'est plus calme et je vous propose donc ces quelques vues du village...

Autres vues du bourg de Saint -Bérain
Autres vues du bourg de Saint -BérainAutres vues du bourg de Saint -Bérain
Autres vues du bourg de Saint -BérainAutres vues du bourg de Saint -Bérain
Autres vues du bourg de Saint -BérainAutres vues du bourg de Saint -Bérain

Autres vues du bourg de Saint -Bérain

 

Ainsi que ces photos d'une petite ferme, la plus haute du bourg, dont je n'ai pas trouvé le nom. La ferme est bordée par un chemin qui est tracé le long de prismes basaltiques superbes (il y en a beaucoup dans la région). Un four à pain encore en état de marche est bien visible sur un des murs. 

La ferme abandonnée (?) de Saint-Bérain
La ferme abandonnée (?) de Saint-BérainLa ferme abandonnée (?) de Saint-Bérain
La ferme abandonnée (?) de Saint-BérainLa ferme abandonnée (?) de Saint-Bérain
La ferme abandonnée (?) de Saint-BérainLa ferme abandonnée (?) de Saint-Bérain

La ferme abandonnée (?) de Saint-Bérain

 

Deamin, je vous montrerai l'église plus en détails et très bientôt, un des petits hameaux de la commune, situé au bord de l'Allier.

Mais en attendant, les courageux comme Roguidine, ou les sportifs de haut niveau comme René, peuvent monter à pied à la Durande, un circuit pas du tout facile car...vous l'avez compris ça monte et bien sûr nous, avec les pitchounets, on ne l'a pas fait ! Nous avons préféré descendre jusqu'à Prades...en voiture ! 

 

 

Ma photo est ratée mais elle montre bien que la Durande n'est pas si loin !

Ma photo est ratée mais elle montre bien que la Durande n'est pas si loin !

 

De Saint-Bérain donc, vous pourrez rejoindre le joli petit village du Vernet dont je vous ai déjà parlé en juin dernier...

Je vous mets les liens pour ceux qui ne l'ont pas encore visité ! 

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25 mars 2015 3 25 /03 /mars /2015 08:32
La petite communiste qui ne souriait jamais / Lola Lafon

C'est un roman qui a obtenu deux prix :

Le Prix Ouest France Etonnants Voyageurs 2014. C'est un Prix dont le jury est composé de dix jeunes de 15 à 20 ans.

Et le Prix Jules Rimet 2014. C'est un Prix conçu pour promouvoir la littérature sportive française et étrangères et favoriser la lecture dans les quartiers populaires.

Ce prix peut récompenser tous types de documents : fictions (BD, romans, nouvelles...) ou documentaires. Jules Rimet était le fondateur du "Red Star Football Club" et le père de la "Coupe du monde de football" .

 

Le roman est en deux parties.

 

Dans la première partie, l'auteur établit une sorte de dialogue fictif mêlant enquête et fiction, entre la narratrice et une jeune gymnaste bien connue par ma génération (mais inconnue ou moins conus par les jeunes d'aujourd'hui), Nadia Comaneci.

C'est l'occasion de raconter son fabuleux parcours. mais l'auteur nous prévient d'emblée : "Même si les événements sont exacts, il ne s'agit pas d'offrir une « reconstitution historique de la vie » de la gymnaste, mais de « redonner la voix à ce film presque muet qu'a été le parcours de Nadia C. entre 1969 et 1990 »".

Dans la deuxième partie, la narratrice se rend en Roumanie pour rencontrer les personnes qui ont bien connu Nadia.

L'auteur recherche alors une certaine vérité, au-delà des clichés.

 

 

L'histoire

 

Nadia avait à peine 14 ans quand elle a conquis le public international aux J.O. de Montréal (en 1976). Sa prestation fait l'objet d'une telle perfection que l'ordinateur ne peut lui attribuer un 10/10 et marque donc sur l'écran 1.00 !!

Elle est devenue ce jour là la "plus jeune héroïne communiste" et à partir de ce jour, toutes les petites filles des pays occidentaux ont voulu faire de la gymnastique et lui ressembler.

 

Le roman retrace donc la vie de la jeune gymnaste "fabriquée" par un coach qui en veut toujours plus, poussée au succès dans une époque mouvementée.

En parallèle de la biographie romancée de la jeune Nadia, la narratrice retrace aussi, les années Ceaucescu.

 

En Roumanie en effet, dans les années 70 à 80, ce qu'ignorent les jeunes générations, Nicolas Ceaucescu, un dangereux dictateur édictait des règles de plus en plus difficiles pour la population. Les gens manquaient de tout. Les femmes subissaient des pressions politiques et des examens inhumains, même sur leur lieu de travail, pour être obligées d'avoir au moins cinq enfants...au début personne ne se sentait privé de liberté car tout le monde avait un travail et un logement (ce qui n'est plus le cas aujourd'hui) mais les règles sont devenues de plus en plus rigides, la surveillance de plus en plus sévères et la nourriture de plus en plus rare...

 

Nadia vit à Onesti, une petite commune de Roumanie avec ses parents et son petit frère. Elle est très vite remarquée par un entraîneur, Bela Karolyi, appartenant à la minorité hongroise vivant en Roumanie.

Elle devient sa protégée.

Pour qu'elle obtienne les meilleurs résultats, il met en place aussitôt régimes draconiens, entraînements quotidiens 7 jours sur 7, ajustements médicamenteux (hormonaux) pour retarder sa puberté au maximun possible, cette "maladie" qui détruit tout, fait prendre du poids et des formes...

Pour elle c'est aussi, l'éloignement de sa famille, la concurrence avec les autres gymnastes (surtout les russes), l'obligation de concourir même blessée...

 

Mais les succès sont très vite au rendez-vous ! Elle est perfectionniste. Elle est prête à tous les sacrifices pour Bela et pour la Roumanie.

 

Jusqu'à ce que la "maladie" la rattrape et la change pour toujours. Alors la "magie" n'opère plus.  Celle qui avait offert au monde l'image d'une pureté parfaite et d'une enfance éternelle, le petit "écureuil" qui n'avait jamais peur de prendre des risques, de se rompre le cou, ni de jouer avec son corps de petite fille, n'est plus... "La petite fille s’est muée en femme". Il lui faut s'adapter à ce nouveau corps.

 

Quand elle se présente aux J.O. de Moscou en 1980, elle ne sait pas encore que les juges vont se liguer contre elle. Alors qu'elle peut prétendre à une médaille d'or,  malgré une chute, sa note  la place en deuxième position.

Elle n'arrivera pas à se consoler de cet "échec" présumé : il fallait absolument que ce soit une soviétique qui gagne l'or ! D'autant plus que les médias se déchaînent comme si devenir femme, avec un corps de femme était inadmissible et imprévisible. Mais bien sûr, vous l'aurez deviné ces journalistes sont tous des hommes.

 

Nadia met alors un terme à sa carrière dès l'année suivante.

 

Entre temps Bela est parti : il a quitté la Roumanie et a abandonné sa protégée pour les États-Unis où de nouveaux succès l'attendent ainsi que d'autres petites filles à transformer en championnes.

 

Pendant ce temps Nadia est convoitée par le fils cadet des Ceucescu, Nicu, qui tente de lui imposer son "amour"et l'exibe partout comme si elle lui appartenait...

Comme elle a appris à obéir toute sa vie, elle ne montre aucune résistance et semble être sous sa coupe et lui obéir en tout.

Sa vie devient un enfer. Elle craint les retombées sur sa famille. Elle est en permanence surveillée par la "Securitate".

 

En dehors des gymnases la situation s'est en effet dégradée : les roumains excédés par les discours officiels et les apparences, gelés dans leurs appartements où même en hiver il ne doit pas faire plus de 14°,  et affamés par le manque de nourriture, se révoltent et destituent le couple Ceaucescu.

Quinze jours avant, en décembre 1989, Nadia a juste eu le temps de se sauver pour passer à l'Ouest.

Certains diront qu’elle a fui parce qu’elle était mouillée jusqu’au cou dans le système communiste. Pour d’autres, elle n’avait rien vu venir...

Ce sont les services secrets qui l'aident à franchir la frontière hongroise.

Les Etats-Unis lui accorde l'asile politique sur les bases de "peurs fondées de persécution ".

Mais à l'ouest la vie n'est pas forcément ni plus facile, ni plus libre pour la jeune femme.

Je ne vous en dis pas plus...

 

Ce que j'en pense

 

Face à la voix et à l'histoire de la petite Nadia, devenue championne olympique, la narratrice s'interroge sur ce qu'elle écrit et dévoile dans des entretiens fictifs avec la gymnaste devenue adulte.

Nadia lui raconte-t-elle toute la vérité sur ce qu'elle a vécue ? Donne -t-elle l'image réelle de son pays telle que les habitants la vivaient de l'intérieur ?

Et nous interrogeons à notre tour...

Est-ce la vérité que nous raconte la narratrice où ce qu'elle imagine de la vie de la petite gymnaste, de la vie quotidienne à l'Est, du communisme, de la dictature des Ceaucescu ?

La narratrice se partage en fait entre deux vérités.

Elle réécrit l'histoire, reprend des éléments que Nadia ne veut pas voir mentionner dans le livre, sème le doute sur certains événements connus ou pas, réécrit l'histoirede Nadia et l'Histoire du couple Ceaucescu et celle de la Roumanie. Le lecteur vit avec un certian effroi le quotidien de la petite fille, les pressions dont elle a fait l'objet, comment son corps de petite fille, d'adolescente et de jeune femme s'adapte ou pas à ces pressions et aux divers pouvoirs.

Et elle respecte avec tendresse et patience les silences, les révoltes et les non-dits (fictifs) de Nadia...qui reste donc un personnage toujours aussi mystérieux.

 

Pour ceux qui comme moi se souviennent du petit ange avec sa queue de cheval et son ruban, qui s'envolait en faisant des figures jusque là jugées trop dangereuses...c'est un roman à lire absolument.

Il ne faut pas forcément être passionné par la gymnastique ou tout autre sport d'ailleurs pour apprécier ce livre.

 

Les dessous de l'histoire sont racontés avec intelligence et beaucoup de sensibilité par l'auteur : la manipulation sportive du régime communiste (mais elle pose bien la question est-ce différent dans d'autres régimes ?), la compétition entre les sportifs de haut niveau, le monde du marché qui cherche à l'accaparer, la souffrance quotidienne des jeunes gymnastes qui s'entrainent malgré les blessures et la fatigue, mais aussi leurs joies de découvrir l'Ouest et son abondance.

 

L'auteur dresse un tableau réaliste des enjeux politiques et économiques du sport qui n'épargne pas l'Ouest, démonte la machine à fabriquer des champions (des stars ou autres...) et montre que "tout est système".

 

C'est un roman qui se lit d'une traite et me donne envie de découvrir ses autres romans...

 

 

Qui est l'auteur ?

 

Lola Lafon est l'auteur de plusieurs romans où, entre autres choses, elle dénonce le capitalisme ("Une fièvre impossible à négocier", "Nous sommes les oiseaux de la tempête qui s’annonce" et "De ça je me console").

 

Elle a passé son enfance et une partie de son adolescence en Roumanie. Elle est d'origine franco-russo-polonaise et a vécu à Sofia, Bucarest puis à Paris.

Elle s'engage très tôt et écrit dans plusieurs collectifs anarchistes et féministes.

Elle anime des ateliers d'écriture dans les lycées en France ou à Bucarest.

Musicienne, elle a sorti un premier album en 2006 "Grandir à l’envers de rien" et en 2011 "Une vie de voleuse" en 2011 chez Harmonia Mundi.

 

Vous trouverez davantage d'éléments biographiques sur son site perso.
 

Voilà ci-dessous l'interview qu'elle a accordé au Journal Mediapart.

Interview de l'auteur autour de son livre [source Mediapart]

Sitographie

 

 

A propos du roman...

 

- l'article de Bernard Gensane sur le blog de mediapart.

- l'article de l'Humanité.

- l'article de Slate.fr.

 

Pour en savoir plus sur Nadia Comaneci

 

- l'article de wikipedia.

- l'article (interview) sur Euronews.

 

Et la video ci-dessous...

J'aime bien aussi celle du Comité International Olympique qui malheureusement ne permet pas le partage dans overblog, mais comme je suis sympa je vous mets le lien sur youtube.

 

D'autres videos sont à votre disposition sur youtube ou dailymotion...il suffit de taper son nom ! Vous pouvez aussi visionner le film, Nadia.

 

1976 American Cup / Exercices au sol

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