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15 juin 2019 6 15 /06 /juin /2019 05:18

 

Voilà, comme promis un dernier article sur le séisme de Provence du 11 juin 1909. Il fait suite aux deux autres présentés cette semaine, ICI (1) et ICI (2). 

Le Petit Parisien du 13 juin 1909

Le Petit Parisien du 13 juin 1909

A quoi est dû le séisme de Lambesc ?

Evidemment sous la terre, le séisme se préparait depuis longtemps.

Plusieurs secousses préliminaires avaient été ressenties, quelques jours avant la fin du mois de mai 1909, et si le système d'aujourd'hui avait existé, les populations auraient pu être évacuées sans doute à temps. 

Quelques  heures avant le séisme, certains animaux avaient changé de comportement, mais cela n'avait pas alarmé la population. Beaucoup d'anecdotes ont d'ailleurs circulé après le séisme, parmi la population... l'histoire par exemple de cette petite chienne Miquette qui avait tiré son maître dans la rue quelques minutes avant les premières secousses, lui sauvant la vie, ou de ces vaches qui n'avaient plus de lait le matin même, ou alors ces cloches qui se sont mises à sonner sans qu'on comprenne pourquoi bien avant les secousses, et bien d'autres histoires mystérieuses encore... 

 

L'activité volcanique et l'activité sismique sont des conséquences de l'activité de la Terre et en particulier de la tectonique des plaques.

L'origine du séisme ne déroge pas à la règle et se trouve lié au rapprochement de la plaque africaine et de la plaque eurasienne, vers le nord (100 000 séismes dans le monde sont enregistrés chaque année à proximité des plaques tectoniques en mouvement). 

 

La Provence est pourtant éloignée de ces deux plaques. C'est sans compter sur les failles qui se forment à la surface de la croûte terrestre. Les "contraintes" accumulées au niveau de ces failles se libèrent à un moment donné, et les deux bords de la faille se déplacent...c'est la rupture. On dit que la faille se réactive... L'énergie libérée sous forme d'ondes se propagent alors à l'intérieur de la terre ou en surface : c'est le séisme.

Pour le séisme du 11 juin 1909, c'est la faille de la Trévaresse, une faille active qui mesure 15 km de longueur qui est responsable. 

Pour info : il y a de nombreuses failles dans la région PACA mais seulement une dizaine sont considérées comme actives et pourraient donc un jour, se réactiver...et provoquer un séisme. 

Carte des effets des intensités du séisme (http://www.planseisme.fr/PACA-Centenaire-du-seisme-de-Provence-de-1909.html)

Carte des effets des intensités du séisme (http://www.planseisme.fr/PACA-Centenaire-du-seisme-de-Provence-de-1909.html)

Carte des intensités (source, idem site ci-dessus)

Carte des intensités (source, idem site ci-dessus)

 

Quel est le risque sismique aujourd'hui en France ? 

Pour le géologue Olivier Bellier, il n'est pas exclu qu'un nouveau séisme touche un jour la région et, vu le nombre d'habitants et les installations nucléaires, il serait particulièrement dévastateur et on dénombrerait 20 fois plus de victimes qu'en 1909, et des dégâts considérables...

"Là où un séisme passe, il repassera"...

A défaut de pouvoir prédire les séismes avec exactitude, des relevés précis sont faits des secousses sismiques, et étudiés de près par les spécialistes, qui surveillent en particulier les failles et les zones proches des centrales nucléaires (comme près de Cadarache) mais également la région de Nice qui est particulièrement exposée.

Les régions à risque doivent donc faire de la prévention. Les écoles font des simulations, les populations sont régulièrement informées par des brochures, les pompiers sont formés en cas de sinistre et on construit de plus en plus parasismique...

 

Ce séisme a marqué tous les esprits...il va hélas être suivi par une autre catastrophe : la Première Guerre mondiale qui, à sa façon, a aussi détruit la région à peine reconstruite de ses ruines...

 

Pour en savoir plus sur ce séisme de Lambesc, je vous propose de consulter la petite bibliographie suivante ainsi que deux sites qui expliquent en détails les causes géologiques. 

Les photos et schémas de mes deux précédents articles précités, sont extraits de ces outils documentaires...ainsi que la plupart des explications que j'ai tenté de simplifier au maximum.

 

Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama
Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama

Petite bibliographie sur le séisme. N'oubliez pas d'actionner le diaporama

Et pour terminer ce reportage-souvenir,  je vous propose, si vous habitez le sud-est et en particulier dans le Var et les Alpes maritimes, de consulter les deux sites ci-dessous...

Ainsi que ce site qui recense la sismicité en France métropolitaine.

Il ne s'agit pas de se faire peur, juste de rester informé et de réfléchir aux conséquences qu'aurait un grave séisme aujourd'hui en métropole (barrages, centrales nucléaires...).

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13 juin 2019 4 13 /06 /juin /2019 05:11
Le campement installé pour les sinistrés (Rognes)

Le campement installé pour les sinistrés (Rognes)

Cet article fait suite à celui que j'ai publié ICI...

 

Au petit matin, le 12 juin 1909, lorsque la population qui n'a pas fermé l’œil de la nuit, découvre le désastre, c'est la désolation. Tout est détruit...

Le bilan humain est particulièrement lourd pour l'époque : 250 blessés et 46 morts. Les dégâts matériels sont considérables et s'élèvent à 2.2 milliards de francs : des églises et des monuments totalement détruits, des maisons écroulées, des rues défoncées devenues impraticables. Les bâtiments agricoles, les denrées, le contenu des maisons et des greniers, n'ont pas été comptabilisés...

 

Les habitants des grandes villes comme Marseille, Salon-de-Provence et Aix-en-Provence sont terrifiés. Heureusement, les grandes agglomérations comme Toulon, Nîmes, Montpellier ont été secouées mais épargnées. 

 

Dès le 12 juin, les journaux parisiens parlent du terrible séisme...

Personne à Paris et partout en France, ne connaissait le petit village de Rognes, celui de Lambesc, de Saint-Cannat, ou encore de Vernègues...

C'était trop loin de la ville et de la vie moderne. Seuls quelques vacanciers richissimes se rendant au bord de la méditerranée, traversaient certains de ces villages situés sur leur route...

 

Dans le journal, les dégâts sont décrits, ville par ville.

A Aix, la ville ne déplore aucun mort malgré quelques maisons qui se sont écroulées dans les quartiers nord-ouest. Les habitants sont traumatisés d'apprendre que les villages de Saint-Cannat (1200 habitants), Lambesc (2400), mais aussi Rognes (1600) vivent un désastre sans précédent. Seules quelques maisons restent debout à Lambesc, mais elles sont profondément lézardées et inhabitables. Les autres villages sont détruits totalement ou au 3/4. Il ne subsiste qu'un amas de ruines...

A Saint -Cannat, première commune traversée par les journalistes,  les habitants se réfugient dans des campements de fortune et aident les trois compagnies de militaire, venues en renfort d'Aix-en-Provence à dégager des ruines ceux qui y sont encore...Le bilan est de 10 victimes, parmi lesquels le correspondant du journal "le petit marseillais". 

Saint-Cannat après le séisme
Saint-Cannat après le séisme

Saint-Cannat après le séisme

A Rognes,  les soldats arrivent mal à se repérer dans le chaos. Le clocher de l'église est renversé, les maisons se sont écroulées emportant avec elles des roches du Foussa...La population s'installe dans des tentes dans le quartier des aires (voir la première photo de l'article).  

Le bilan n'est pas aussi élevé que les dégâts pourraient le laisser croire. Les gens prenaient le frais sur le pas de leur porte comme toujours dès les beaux jours. Il y a tout de même 14 victimes.

Rognes après le séisme
Rognes après le séisme
Rognes après le séisme
Rognes après le séisme

Rognes après le séisme

C'est à Lambesc que le bilan est le plus lourd (15 morts) alors que les maisons ont pour la plupart tenues bon. C'est dans la campagne que des maisons entières et isolées se sont écroulées. 

A l'hôpital (l'Hôtel-Dieu), le fronton est par-terre, l'église et le clocher sont en partie détruits, et seulement une cinquantaine de maison sont totalement effondrées intra-muros, les autres sont profondément lézardées, obligeant les habitants à abandonner leurs biens. 

Lambesc après le séisme
Lambesc après le séisme
Lambesc après le séisme

Lambesc après le séisme

Dans les villages environnants, il en est de même : Le puy-Sainte-Réparade, La Roque-d'Anthéron, Vauvenargues, Venelles, Eguilles, Pélissanne (4 victimes), sont meurtris eux-aussi.

Pélissanne après le séisme
Pélissanne après le séisme

Pélissanne après le séisme

Dans les autres villages...Dans les autres villages...
Dans les autres villages...Dans les autres villages...

Dans les autres villages...

A Vernègues tout le vieux village est détruit, mais heureusement on ne dénombrera que 2 victimes parmi les 200 habitants.

Vernègues après le séisme
Vernègues après le séisme
Vernègues après le séisme

Vernègues après le séisme

Près de Pélissanne, le château de La Barben perd ses deux tours. Une seule sera reconstruite.  

 

A Salon-de-Provence, le quartier ancien de la ville est particulièrement touché. Le château perd une de ses tours qui s'effondre sur les habitations en contre-bas. (il n'en garde plus que 3 sur 4 aujourd'hui encore).

Les dégâts à Salon-de-Provence
Les dégâts à Salon-de-Provence
Les dégâts à Salon-de-Provence

Les dégâts à Salon-de-Provence

La solidarité s'organise. Sept cent militaires interviennent dès le 12 juin. Ils vont dégager les victimes des décombres, sécuriser les lieux, renforcer les bâtiments endommagés, déblayer et aider à la reconstruction...

Tous les boulangers de la région périphérique enverront du pain qui va être distribué aux sinistrés, les boulangers des villages n'ayant plus de four pour le fabriquer. Deux mille kilos en tout seront distribués...

Les répliques qui vont avoir lieu les jours suivants vont provoquer des paniques parmi la population surtout en ville. 

Tout ne sera pas reconstruit !

A Lambesc les places du Castellas et Jean-Jaurès ont été construites sur les anciennes caves des maisons effondrées. Les stigmates du séisme sont nombreux : renforts métalliques sur les façades (tirants). Le collège qui a vu le jour en 1979 est le premier établissement de la métropole, construit parasismique. Fractionné en plusieurs tronçons, le bâtiment repose sur 152 appareils d'appui, les isolateurs, en caoutchouc renforcés par des plaques d'aciers. 

A Rognes comme à Vernègues, le haut du village a été abandonné définitivement par les habitants qui ont reconstruit leurs maisons dans la plaine. Les secousses y ont été davantage dévastatrices, les roches se sont disloquées et ont accentué les dégradations. 

Partout on n'a pas reconstruit à l'identique : des étages supérieurs ont été supprimés, des rues nouvelles ont été créées, d'autres élargies, des places ont vu le jour...

J'espère que ces deux articles-reportages en hommage à ceux qui ont vécu cette catastrophe naturelle vous a intéressé...

A la fin de la semaine, je vous expliquerai, pour ceux qui veulent en savoir plus,  les origines géologiques de ce séisme et je vous proposerai une petite bibliographie, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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11 juin 2019 2 11 /06 /juin /2019 05:17
La couverture du Petit Journal

La couverture du Petit Journal

J'ai couru au premier étage, j'ai arraché les enfants en pleurs de leurs lits, j'ai dégringolé les marches, ouvert une lourde porte et je me suis trouvé dehors sur un sol mouvant. Cela n'avait duré que vingt secondes : il y a des instants où les forces se centuplent.

Je vous propose aujourd’hui de remonter le temps jusqu'à ce mois de juin 1909, il y a 110 ans... le 11 juin exactement.

Nous allons revivre un instant la vie telle qu'elle était dans un des petits villages provençal du nord du département des Bouches-du Rhône...

Il est presque 21 h 19. La journée a été plutôt chaude et les provençaux profitent de la fraîcheur du soir pour sortir leurs chaises sur le pas de la porte, ou s'installer sur le banc réservé à cet usage. Les places des villages font le plein et on se transmet les dernières nouvelles. L'affaire Dreyfus divise le pays depuis plusieurs semaines. Partout les ouvriers se mettent en grève demandant de meilleures conditions de travail, d'autant plus que le pays est en plein essor économique et industriel. Seuls les aïeuls, quelques rares adultes et les bébés sont déjà couchés.

Tous les habitants sont dehors en ce début de soirée : c'est ce qui va les sauver ! 

 

Soudain, un bruit terrible suivi d'une violente secousse, surprend les habitants : le craquement est terrifiant, la vaisselle se brise, les maisons tremblent puis s'écroulent, le sol se dérobe, la poussière et la nuit  empêchent de comprendre, puis de voir ce qui vient de se passer. Des gémissements retentissent ici ou là, sous les décombres, alors qu'une seconde secousse survient déjà 25 minutes plus tard...faisant écrouler ce qui tenait encore. 

La terre vient subitement de se réveiller et d'anéantir la région située entre l'étang de Berre, Aix-en Provence et la Durance au nord, Salon-de-Provence à l'ouest...

En un instant, tout est détruit, des centaines de familles n'ont plus de maison, et les habitants resteront marqués à jamais, pour plusieurs générations, par ce séisme de force 6.2 sur l'échelle de Richter, qui reste encore aujourd’hui le séisme le plus meurtrier connu en France métropolitaine depuis plusieurs siècles. 

 

Incroyablement violent, le choc a été ressenti jusqu'à Marseille, où des habitants affolés, vont se regrouper sur le Vieux Port, à Valence au nord et, de la frontière espagnole jusqu'à Gênes en Italie, d'Ouest en Est. 

 

Carte du séisme du 11 juin 1909

 

A Rognes, les habitants se regroupent dans la plaine, à Lambesc à l'inverse, ils montent sur le plateau de Bertoire. Puis, une fois leurs proches en sécurité, les hommes s'organisent pour commencer à tenter de sauver des vies, parmi les décombres.

Il y a de nombreux blessés et tout au long de cette longue nuit, les populations isolées car les communications ont toutes été coupées, ne pourront compter que sur elles-mêmes. Les habitants ne comprendront que le lendemain que toute la région a été dévastée...

Rognes après le séisme

Rognes après le séisme


Quand nous eûmes compris que notre maison ne s'écroulerait pas sur nous, nous sortîmes en toute hâte, poursuivis par le bruit sinistre des derniers murs qui s'effondraient. Nous courions vers la campagne, loin du village qui, comme un immense château de cartes, s'affaissait graduellement. Nous allions au devant de nous, épouvantés, craignant à tout instant de voir s'ouvrir la terre et d'être engloutis...
Témoignage de Marie Tay (Rognes)

 

Comment vivaient-on en Provence en ce temps-là ? 

Dans les villes proches du lieu du séisme...

Aix-en-Provence, était déjà une ville riche, bourgeoise et prospère où la vie culturelle était en plein développement. En Arles, quelques jours avant le séisme, on inaugurait fin mai 1909, le musée Arlaten, aménagé grâce au prix Nobel de Littérature, obtenu en 1904 par Frédéric Mistral.

 

Photo wikipedia

 

Dans la région de Salon-de-Provence, l'économie tournait autour de l'huile d'olive et du savon et l'on recensait pas moins de 5 savonneries, mais aussi des entreprises de taille de pierre, de ferblanterie et du tonnelage. Les champs d'oliviers étaient irrigués grâce à la présence du canal de Craponne. Les usines employaient de nombreuses personnes en particulier des femmes. La ville venait d'obtenir une médaille d'or à l'exposition universelle de Paris en 1900, pour "la qualité de ses exportations et le dynamisme de son commerce". 

 

Mais malgré la vie culturelle et l'essor économique, cette partie de la Provence était encore une région sauvage, peu connue des touristes. Seuls les peintres avaient su particulièrement mettre à l'honneur cette campagne éloignée des grands axes : Van Gogh, Cézanne, Braque, Matisse, et bien d 'autres...

 

"La Moisson ", juin 1888. Huile sur toile, 73 x 92 cm.

Van Gogh Museum, Amsterdam (Vincent van Gogh Foundation)

 

Dans les campagnes, la vie au début du XXe siècle, commençait juste à être moins rude. Le chemin de fer avait fait son apparition mais les bus entre deux villages y étaient encore tirés par des chevaux. Ceux qui possédaient une automobile étaient rares, et voir passer un avion n'était tout simplement pas envisageable...

Le télégraphe avait fait son apparition ainsi que le téléphone. Les gens étaient moins isolés et les journaux locaux connaissaient un franc succès...

Pourtant, les hommes s'acharnaient toujours à cultiver la terre avec des outils rudimentaires. La vie était encore essentiellement tournée vers les tâches saisonnières, les récoltes et les fêtes...

Les paysans vivaient en particulier de la culture des amandes, du blé (dont l'épeautre), des légumineuses comme le pois chiche, de l'olivier et surtout de la vigne. Ces cultures nécessitaient peu d'eau et cela tombait bien, parce que de l'eau on en manquait dans cette région. Les sources ne coulaient pas toute l'année et les cultures maraîchères étaient très peu développées.

 

Cueillettes des olives près de Salon-de-Provence

( http://www.passionprovence.org )

 

A part les figuiers qui prolifèraient dans la région, il n'y avait pas de fruitiers comme c'était le cas dans le Vaucluse car ils nécessitaient de l'eau eux-aussi...

Que dire de plus... Les enfants allaient maintenant à l'école, devenue obligatoire, et parlaient deux langues : le provençal à la maison et le français à l'école. 

 

Dans les maisons, il n'y avait pas encore d'électricité, ni de salle de bain. Les denrées étaient conservées naturellement à la cave, au frais, le grenier servant à entreposer les récoltes. Dans les chambres on dormait à plusieurs. Les femmes allaient au lavoir et s'approvisionnaient en eau à la fontaine pour les besoins de la maison et des animaux. 

Quand à l'ambiance et à l'accent, je vous renvoie vers les écrits de Marcel Pagnol ou les films adaptés de ses romans...Grâce à ces romans, vous savez tous que les provençaux aimaient se retrouver au café du coin, ou pour une partie de boules, et qu'ils aimaient aussi se regrouper pour discuter de l'actualité, se raconter des histoires...car il n'y avait pas de télévision ! 

 

Voici telle qu'elle était, la situation des habitants de la région au soir du 11 juin 1909... 

Prochainement, nous ferons le tour de quelques villages détruits enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 


Dans le quartier du Castellas, aucune maison n'avait échappé à la terrible catastrophe ; c'était navrant et je renonce à décrire la douleur que provoqua en moi ce terrible spectacle.
A 6 heures du matin, je me trouvais sur la place Lazare-Carnot, un camion descendait au pas la Grand Rue, un linceul blanc recouvrait les corps des quatre enfants Philip que les décombres avaient engloutis à la ferme de Croignes....
Telles sont mes impressions sur la terrible catastrophe du 11 juin 1909. Elles ne donneront aux lecteurs qu'une vague idée du désastre, car il n'est pas possible de décrire exactement les heures d'angoisse et les tristes conséquences que provoqua ce tremblement de terre.
Extrait du témoignage de Raymond Dauphin (Lambesc)

La ferme de Croignes après le séisme (Lambesc). Aucun des enfants n'a survécu au séisme.

La ferme de Croignes après le séisme (Lambesc). Aucun des enfants n'a survécu au séisme.

 

Les témoignages mis en citation, sont extraits du recueil "Album souvenir du Tremblement de Terre en Provence", Edité par Les amis du Vieux Lambesc en 1986. A l'intérieur de cet album, on trouve bien entendu beaucoup d'autres témoignages complets de cette nuit du 11 juin 1909. 

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