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8 mars 2016 2 08 /03 /mars /2016 07:42
Les chenilles processionnaires / 2 - Les dangers pour la santé

 

Nous avons vu dans mon article précédent, que les chenilles processionnaires avaient un cycle de vie particulier qui les amenaient à sortir de leur nid pour regagner la terre ferme et s'y enfouir.

Le problème avec ces chenilles, c'est qu'elles présentent un risque pour la santé non seulement pour les hommes, mais encore plus pour les animaux domestiques.

 

En effet, c'est lorsque la chenille sort du nid et parcourt le sol en procession, qu'elle présente le plus grand danger pour eux.

 

Quels sont les risques pour la santé ?

 

Leurs poils urticants légers et fragiles se cassent facilement ou se détachent du corps de la chenille dès qu'elle est "dérangée".

Ils contiennent  une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéïne) qui se libère au contact de la peau.

Attention car la colonie entière peut, en cas d'agression (donc si vous touchez le nid) libérer les poils urticants...

 

Chez l’homme, cette toxine provoque de simples irritations de la gorge, des conjonctivites, voire des boutons qui après avoir donné quelques démangeaisons sans gravité pendant un certain temps, vont disparaître spontanément en quelques jours.

Cependant il faudra surveiller de très près les enfants, les personnes fragiles et les personnes allergiques et les conduire à l'hôpital sans tarder en cas de réactions excessives, perte de connaissance, difficultés à respirer...

 

Les animaux domestiques, et en particulier les chevaux, chiens ou chats sont régulièrement exposés. Leur curiosité naturelle les incite à s'approcher des chenilles d'un peu trop près, pour les renifler.

Chez les chiens, qui sont les animaux les plus sensibles, elles peuvent provoquer des dégâts irréparables au niveau des yeux et de la langue (provoquant une nécrose). Il est parfois obligatoire de leur couper un bout de langue et, malheureusement, si c'est la totalité, le chien ne pouvant plus s'alimenter, il faudra l'euthanasier. Les chats sont plus méfiants, heureusement. 

 

Le problème est que morte ou vivante, la chenille représenterait le même danger : les poils urticants conserveraient leurs propriétés plusieurs mois, et parfois jusqu'à deux ans après la disparition du nid...

 

 

 

La propagation...

 

Ces chenilles sont nuisibles mais il ne faut pas oublier que si elles existent c'est qu'elles font partie de la chaîne alimentaire donc de la biodiversité.  

Il faut savoir que certains insectes, comme les guêpes et certains scarabées ont besoin de ces chenilles pour vivre.

Si on éradiquait complètement ces chenilles, nous ne verrions plus de mésanges dans nos jardins...

 

Le seul véritable ennui c'est que cette espèce de chenilles qui était à l'origine méditerranéenne, se développe actuellement (avec le réchauffement climatique ? l'absence d'hiver rigoureux ? ...) et gagne peu à peu le nord. 

 

Sa propagation est aussi liée aux nombreuses plantations de pins, le long des routes, qui favorisent son développement. En effet, à cause du trafic routier et de la chaussée de bitume, la température est augmentée de quelques degrés le long des routes : les chenilles trouvent donc dans cet environnement particulier, un milieu propice à leur développement. 

 

Voici donc a répartition actuelle des chenilles sur le territoire français...

 

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

Carte de répartition des chenilles processionnaires d'après l'INRA

 

 

Quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

 

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nues.

 

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires...mettre des gants et ramasser les chenilles dans un sac en plastique que vous brûlerez ensuite. 

 

- Bien laver les légumes et les fruits de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prenez d'urgence une douche et lavez-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

 

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

 

A SUIVRE...

 

 

En bref... quelques conseils à adopter...

 

- Ne pas fréquenter les zones infestées. En effet des chenilles peuvent vous tomber dessus, les poils des chenilles restent urticants même détachés de leur corps. Ils peuvent tomber sur vos cheveux, tomber sur votre voiture, vos enfants, vos animaux. Porter des vêtements couvrants (tee-shirt à manches longues par exemple) si vous êtes obligés de jardiner sous des pins infestés ou lorsque vous effectuez des randonnées sous les pins.

- Ne pas toucher les nids ou les chenilles à mains nus.

- Ne pas balayer la terrasse si vous y trouvez des chenilles, pour ne pas diffuser les poils urticants qui peuvent gagner les yeux ou les voies respiratoires... 

- Bien laver les légumes de votre jardin potager si vous avez des pins infestés à proximité. 

- Si vous avez été en contact avec une chenille : prendre d'urgence une douche et laver-vous les cheveux. Plonger immédiatement vos vêtements dans l'eau puis lavez-les à 60°. 

- S'il y a du vent et que vous habitez sous les pins, n'étendez pas votre linge dessous. 

- Ne coupez pas les branches infestées non plus un jour de vent sans protection (lunettes, vêtements adaptés). 

- Ne tondez pas la pelouse s'il y a des chenilles dedans.

- Si votre bébé a mis une chenille à sa bouche (ou s'il l'a touché, puis sa main à la bouche) contacter immédiatement les urgences qui vous indiqueront la marche à suivre. 

- Et bien sûr surveillez aussi vos animaux domestiques.

 

Tout cela est très sérieux...les chenilles sont bien plus dangereuses que les insectes piqueurs mais heureusement ne véhiculent pas de virus (comme c'est le cas pour le moustique). 

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6 mars 2016 7 06 /03 /mars /2016 10:20
Photo Futura-Sciences

Photo Futura-Sciences

Non ce n'est pas une plaisanterie... 

 

Un choc émotionnel intense peut provoquer le syndrome du "coeur brisé" appelé aussi TTS (ou Tako-tsubo) qui peut entrainer le décès du patient dans 1% des cas.

 

Cela peut être causé par un fort chagrin mais aussi, comme viennent de le découvrir les chercheurs par un événement heureux et une grande joie...comme devenir grand-mère !

 

Ce syndrome qui, comme vous l'avez deviné au vu de son nom, a été découvert pour la première fois au Japon dans les années 1980-1990, toucherait surtout des femmes après la ménopause et surtout après 65 ans.

Je ne vous décrirai pas les détails physiques ou physiologiques de ce syndrome qui ressemble parfois à un infarctus, mais qui est totalement réversible, sauf qu'ensuite le patient présente forcément des angoisses bien compréhensibles.   

 

D'après l'étude, 4 % des patientes venaient de vivre un événement heureux comme la naissance d'un petit-fils, le mariage d'un enfant, ou une fête d'anniversaire... Dans ce cas, il a été baptisé le syndrome du "coeur heureux"; les 96 % des autres cas se produisent après un choc émotionnel fort, une peur intense, l'hospitalisation d'un proche, ou un deuil...

 

Alors, mesdames qui avaient atteint l'âge d'être grand- mère, si vous vivez des événéments particulièrement intenses en ce moment...et même si vous n'avez pas encore atteint cet âge, un seul conseil ménagez-vous...ou apprenez à mieux  gérer vos émotions car c'est le stress à répétition tout au long de la vie qui ferait le lit de cette maladie bien singulière !

 

[Source : Futura-sciences]

 

En plus, pour illustrer cet article, comme nous sommes en plein Printemps des Poètes, je vous offre ci-dessous ce poème...bien à propos, vous ne trouvez pas ?

Tako Tsubo

L’amour est le sentiment suprême
Il est fait de patience, de tendresse et de haine
Tako Tsubo

Tu étais le printemps et moi, je suis l’automne
Ton cœur se prend alors que le mien se donne
Tako Tsubo

N’oublie jamais comme je t’aime, Stéphanie
Même si, loin de moi, peu à peu tu m’oublies
Tako Tsubo

Désormais, les parois de ma vie sont si lisses
Et plus je m’y accroche… et plus je glisse
Tako Tsubo

Sans plus aucune larme pour noyer mon chagrin
A petit feu, mon cœur brisé s’éteint
Tako Tsubo

Tako Tsubo…

 

 

[Source : http://tako-tsubo.com/]

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5 mars 2016 6 05 /03 /mars /2016 09:16
Un nid de chenilles vu de près

Un nid de chenilles vu de près

Depuis quelques jours déjà, nous assistons dans la campagne provençale à une véritable invasion de chenilles processionnaires du pin. Le nom commun de cette chenille vient du fait que lorsqu'on peut les observer au sol, elles se déplacent toujours en file indienne, formant une sorte de procession.

 

Depuis plusieurs semaines, nous avons repéré en nous promenant, un plus grand nombre de nids, par rapport aux autres années.

Une de mes amies a même été obligée de conduire chez le vétérinaire, en urgence, sa jeune chienne de six mois qui avait reniflé les chenilles d'un peu trop près.

 

Cette invasion est-elle liée à l'hiver particulièrement doux que nous avons cette année ? En tous les cas, dans le midi, la descente des chenilles est avancée de trois semaines par rapport aux années précédentes et de près de 2 mois, dans la Loire et les régions les plus au nord.

 

Hier, au moment où je montais dans ma voiture, j'ai vu une ligne continue de chenilles processionnaires sur le sol...

 
Une ligne de chenilles en procession

Une ligne de chenilles en procession

 

Sur le parking de notre petit hameau, un de nos voisins avait voulu il y a quelques années planter deux pins... et bien sûr cette année, ils sont bourrés de nids de chenilles.

J'ai bien fait attention de ne pas marcher dessus car alors j'aurais transporté des chenilles sous mes semelles et j'aurais diffusé des poils jusque dans la maison. 

J'ai prévenu aussitôt ma jeune voisine qui a ses enfants qui jouent souvent dans le secteur...et mes nouveaux voisins qui laissent leur chienne se balader toute seule et qui viennent de la ville.

En effet peu de personnes sont au courant des réels dangers liés à ces chenilles. 

 

L'invasion de ces chenilles est un véritable fléau cette année, qui a obligé l'Agence régionale de la santé (ARS) d'émettre un bulletin d'alerte.

Les randonneurs sont également prévenus et invités à prendre des précautions. 

 

 

Comment repérer cette chenille ?

 

La chenille processionnaire du pin est celle d'un papillon de nuit. Son nom latin est "Thaumetopoea pityocampa". 

 

L'adulte pond sur les résineux, essentiellement des pins, entre 150 et 300 oeufs. Les oeufs sont déposés par paquets, directement sur les rameaux ou sur les aiguilles de pin. La ponte forme une sorte de manchon gris argenté, qui passe le plus souvent inaperçu, car il ne mesure que 2 à 5 centimètres.

Les oeufs vont éclore au bout de 5 à 6 semaines environ, selon la région et la température extérieure.  

 

Dans un premier temps, les petites chenilles vont se nourrir des aiguilles de l'arbre. Elles doivent muter trois fois durant l'automne et l'hiver avant de ressembler à la chenille telle que j'ai l'ai vu hier.  

 

Plus il fait froid, plus leur croissance est ralentie, et plus il y a de pertes aussi. Car, pour se protéger du froid hivernal, les chenilles s'enferment dans un "cocon-nid", toutes ensembles...en attendant des jours meilleurs.

Elles ne sortent alors que quelques heures par jour pour se nourrir d'aiguilles de pin et regagnent ensuite leur nid. Lors de leur sortie, elles sont vulnérables et peuvent mourir (ou être mangées par un prédateur)...

 

Au début, les premiers "nids" passent souvent inaperçus. On les repère surtout au jaunissement des aiguilles.

L'idéal serait d'intervenir à ce moment-là car les chenilles ne sont pas encore devenues urticantes.

 

 

Les petites larves migrent dès qu'elles n'ont plus assez à manger et rebâtissent un nid de plus en plus haut dans l'arbre et de plus en plus gros, souvent exposé au sud ou à l'est pour se mettre à l'abri des intempéries. Les chenilles le quittent uniquement pour se nourrir, les jours de grand soleil, en s'accrochant ensemble à un fil.

 

Les nids définitifs d'hiver sont facilement reconnaissables car ils sont formés de soie blanche bien visibles dans les branches.

 

Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires
Des nids de chenilles processionnairesDes nids de chenilles processionnaires

Des nids de chenilles processionnaires

 

Lors de leur développement, et après ce que les scientifiques appellent le troisième stade larvaire, chaque chenille s'arme de poils urticants : chacune en aurait jusqu'à 600 000 sur le dos.

 

 

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

Poils urticants d'une chenille processionnaire du pin.© Inra, Jean-Claude Martin

C'est aux beaux jours, mars-avril en principe, janvier-février cette année, selon les régions, que les chenilles sortent du nid, descendent le long des troncs et gagnent en procession la terre pour s'y enfouir jusqu'à 20 cm du sol. La procession est menée par une femelle et peut parcourir jusqu'à 40 mètres.

 

 

Une procession vue de près

Une procession vue de près

 

 

Mais je reste persuadée, pour les avoir souvent observé, qu'elles ne descendent pas forcément le long du tronc et se laissent  tomber parfois tomber directement à l'aplomb du nid. 

 

Ensuite, une fois au sol, le cycle de la vie reprend : dans la terre, chaque chenille va construire un cocon individuel, puis se tranformer en chrysalide, puis en papillon capable de se reproduire qui sortira de terre dès l'été suivant...si la météo le permet. 

 

Puis la femelle cherchera un pin de n'importe quelle espèce : pin noir d'Autriche, pin Laricio de Corse, pin maritime, pin d'alep dans le sud, pin sylvestre en montagne...pour pondre ses oeufs. Si elle ne trouve pas de pin, elle peut pondre éventuellement sur un cèdre.

 

Il faut savoir que la chrysalide peut survivre jusqu'à 5 ans dans la terre...

 

Si vous êtes intéressés, vous trouverez sur le site dédié aux chenilles processionnaires, de plus amples détails... 

 

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

Thaumetopoea pityocampa adulte (photo empruntée sur le net)

 

A suivre...

 

Dans les jours qui viennent, je publierai deux autres articles concernant cette charmante petite bestiole...

- les risques pour notre santé et celle de nos animaux domestiques. 

- la lutte biologique.

 

La chenille processionnaire du pin est un papillon de nuit. Son nom vient du fait qu’elles se déplacent en file indienne, formant ainsi des processions. Reconnaissables à leurs nids de soie blanche bien visibles dans les branches, elles peuvent présenter un risque pour les hommes et surtout, les animaux domestiques. Leurs poils contiennent en effet une toxine urticante et allergisante (la thaumétopoéine) qui se libère au contact de la peau.

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9 février 2016 2 09 /02 /février /2016 07:28
Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Carte montrant la quantité de pesticides dangereux déversés dans chacun des départements.(FRANCE TV INFO)

Il y a une semaine, l'émission télévisée présentée par Elise Lucet "Produits chimiques : nos enfants en danger" m'a fait froid dans le dos...

Pour une fois que je regarde la TV !

 

Voilà plus d'une semaine que je tente d'écrire cet article, me demandant ce qu'il est important de mettre en avant après avoir vu cette émission édifiante, mais terrifiante. 

Le mieux est peut-être, si vous l'avez ratée, que vous preniez le temps de la visionner...

 

Ce qui me choque plus que tout, c'est que les responsables refusent de répondre à des questions aussi importantes concernant notre santé mais surtout celle de nos enfants et petits-enfants. Pour moi, c'est forcément parce qu'il y a des choses à cacher aux citoyens et que les politiques ne veulent pas s'engager, jouer leur rôle et prendre les décisions qui s'imposent, car ils sont tous sous l'emprise des lobbies. 

 

 

Pour visionner l'émission en entier, cliquez sur le lien ci-dessous. De nombreux liens vers des extraits sont également disponibles sur Youtube. 

Cette diffusion est complétée par la parution du livre "TOXIC - Produits chimiques : nos enfants en danger" (Les Arènes) d'Antoine Dreyfus et Martin Boudot, ce dernier étant l'auteur du documentaire présenté par Elise Lucet. 

 

"Depuis 1980, les cancers infantiles augmentent de 1% par an en France, soit environ 2 500 cas supplémentaires chaque année. C’est la deuxième cause de mortalité chez l’enfant. Existe-t-il un lien entre ces maladies et l’exposition aux pesticides ? Pour les scientifiques du monde entier, il n’y a plus guère de doute." nous explique l'émission.

 

Ce sont les six multinationales, Monsanto, Syngenta, Bayer, Dow, BASF et Dupont, qui se partagent le marché des pesticides. Insecticides, fongicides ou herbicides, ces produits sont tous utilisés dans l'agriculture alors qu'ils devraient être interdits.

 

Ensuite, ces produits se retrouvent dans nos aliments, dans les nappes phréatiques donc dans l'eau que nous buvons, et même dans l'air que nous respirons.

 

Certaines de ces substances sont cancérigènes à faible dose. D'autres provoquent des troubles neurologiques et enfin certaines sont de véritables bombes à retardement car elles perturbent le système endocrinien et modifient l'équilibre de l'organisme, ce qui est particulièrement dangereux pour les enfants et les foetus qui ne sont pas protégés parce qu'ils sont dans le ventre de leur mère...

Ainsi certains enfants naissent déjà "prépollués", ce qui peut avoir des incidences graves sur leur développement cérébral, comme c'est le cas lorsque la mère fume ou consomme trop d'alcool. 

 

L'exposition aux pesticides touche d'abord la santé des utilisateurs. En effet les agriculteurs sont les premiers exposés. Ils ne savent pas toujours exactement les dangers des produits utilisés. Le lien entre le développement de la maladie de Parkinson et les pesticides a été officiellement reconnue. L'article du monde du 9 mai 2012 est édifiant à ce sujet. 

 

Les jardiniers du dimanche qui utilisent les produits dans leur jardin aussi, d'autant plus qu'ils ne se protègent pas suffisamment pendant l'usage des produits et ne respectent pas toujours les quantités préconisés. 

 

Bien sûr le danger concerne  aussi la population en entier car elle est exposée à des risques majeurs sans être correctement informée des dangers.

Et même l'exposition à des faibles doses quotidiennes n'est pas sans danger d'autant plus que lorsque plusieurs substances se mélangent, le risque s'accroit.

C'est ce que les chercheurs appellent "l'effet coktail". "Le principe général est que deux substances, prises isolément peuvent être inoffensives ou très faiblement actives, mais qu'elles peuvent devenir toxiques une fois mélangées." explique William Bourguet, chercheur au Centre de biochimie structurale de Montpellier (CNRS, Institut national de la Santé et de la recherche biomédicale, Université de Montpellier).

 

En savoir plus sur Le monde.

 

Toutes ces substances chimiques joueraient un rôle dans certaines maladies modernes qui se développent de façon inquiétante, comme le diabète de type 2, l'obésité, les cancers hormonodépendants, les troubles de l'attention ou autres troubles neuro-comportementaux comme par exemple l'hyperactivité, l'inattention et même l'autisme. 

 

Une remarque : 

Saviez-vous par exemple que certains produits comme des phtalates, interdits dans les jouets, se retrouvent dans les plastiques alimentaires, mais aussi dans le shampoing, le rouge à lèvre, ou le vernis à ongles, et peuvent passer dans le sang d'une femme enceinte et perturber le développement cérébral du foetus... 

Ce n'est pas hors sujet puisqu'il s'agit d'un produit simplement en contact externe avec notre peau.

Imaginez les dégâts pour les produits ingérés... 

 

De plus, au delà des soucis immédiats ou à venir pour notre santé, c'est tout l'équilibre de notre environnement et de notre planète qui est touché ce qui porte atteinte à la biodiversité...

 

Source : Le monde-Planète.

 

Est-ce que le profit sera toujours plus important que notre santé et la préservation de notre environnement ?

A quand une véritable prise de conscience ?

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 11:51
Distribution de pastilles d'iode...est-ce suffisant ?

 

Depuis début janvier 2016, une nouvelle campagne de distribution de pastilles d'iode a commencé. Il s'agit de la cinquième campagne de distribution en France depuis 1997, la première ayant été motivée par l'accident de la centrale de Tchernobyl en Ukraine (1986).

Cette distribution concernera 400 000 foyers français et 2000 établissements recevant du public. En effet si vous n'habitez pas dans la zone mais que vous y travaillez vous êtes en principe concernés. 

 

Les habitants situés dans un rayon de 10 km autour des 19 centrales nucléaires françaises ont déjà reçu ou vont recevoir dès le mois de février prochain, un courrier leur demandant de se rendre dans une pharmacie proche pour retirer gratuitement des comprimés à avaler en cas de menace nucléaire. 

La dernière campagne avait eu lieu en 2009 : elle n'avait pas touché toute la population puisque seulement 50 % des habitants avaient récupéré leurs comprimés d'iode en pharmacie. De plus, 80 % seulement avait "entendu parler" de la campagne. (source France Inter ).   

 

Le Ministère espère que la campagne 2016 saura convaincre la population de l'importance de prendre ce médicament en cas d'accident nucléaire. 

 

 

A quoi ça sert de prendre ces comprimés ?

 

En cas d'accident nucléaire, de l'iode radioactif est rejeté dans l'atmosphère et va se fixer directement sur la glande thyroïde pouvant provoquer à terme des cancers.

 

Si on ingère le comprimé d'iode AVANT l'accident nucléaire, l'iode stable (iodure de potassium) du comprimé va saturer la thyroïde et empêcher que l'iode radioactif (iode 131) ingéré par les voies respiratoires, s'installe dans la glande, impliquant de nombreux désordres cellulaires irréversibles. Il sera alors éliminé par les voies naturelles, car devenu inutile.

Si on l'ingère après, l'efficacité est réelle, mais moindre.

Dans l'idéal il faut le prendre au plus tard dans les 24 heures.  

Ceci est particulièrement important pour les bébés et jeunes enfants ainsi que pour les femmes enceintes (car le foetus n'est pas protégé). 

 

En effet la thyroïde est une petite glande située sur le cou qui fabrique des hormones essentielles chez l'être humain. Ces hormones interviennent dans la croissance, le développement du cerveau et le fonctionnement de l'organisme.

 

Ingérer les comprimés reste donc le seul moyen simple et efficace de protéger la thyroïde, d'autant plus que l'iode radiactif peut aussi pénétrer dans l'organisme et passer dans le sang en ingérant des aliments contaminés (légumes, lait,...) et en quantitié moindre, par la peau.

Et à part prendre une douche si vous avez marché sous une pluie chargée en radioactivité, c'est pas gagné.

Quant aux aliments, je me souviens de l'accident de Tchernobyl, il y a eu trop peu d'information à  ce sujet.  

 

 

Quels sont les consignes en cas d'accident  nucléaire ?

 

Le signal donné aux habitants est une sirène. Trois signaux d'une minute 40 répétés trois fois... (source : https://www.francebleu.fr)

 

Les consignes de confinement en cas d'accident sont claires et tout le monde doit les connaître qu'on soit pour ou contre le nucléaire car le risque ZERO n'existe pas.

Mais ces consignes concernent seulement les habitants vivant ou travaillant à proximité.  

Ce sont les mêmes consignes de confinement pour ceux qui habitent ou travaillent près d'usines accidentogènes.

J'ai plusieurs fois dans ma vie professionnelle, vécu des simulacres de catastrophe sur mon lieu de travail. Ces techniques de prévention ont le mérite de sensibiliser les populations, y compris les enfants, même très jeunes... 

 

Il est conseillé aux habitants d'avoir préparé un kit d'urgence contenant leurs papiers d'identité (une photocopie suffit pour vous identifier), quelques vêtements, une bouteille d'eau et quelques aliments non périssables et si vous avez un bébé...tout ce qu'il lui faut : biberon, lait...

 

Vous en connaissez beaucoup, vous, des gens qui ont un sac à dos prêt à emporter en cas d'urgence, de procédure d'évacuation, d'incendie, de séisme,  à côté de la porte d'entrée ?

 

 

Ce qu'il faut retenir des consignes...

 

1 - Rester enfermé. Couper la ventilation. Colmater fortement les ouvertures, les portes et les fenêtres avec des linges, des couvertures, voires des serpillères humides, du gros scotch...

2- Ne pas aller chercher les enfants à l’école, ni sauter dans sa voiture pour quitter les lieux. 

3 - Ecouter les radios du réseau France Bleu et France Inter qui donneront des conseils sur la conduite à tenir. Ils indiqueront quand et comment il faut prendre les comprimés. 

4- Il est indispensable de laisser libre cours aux secouristes sur les routes mais aussi sur les réseaux téléphoniques.

 

Mais en  cas d’accident qu'elle sera la réaction des gens ?

Ils prendront tous leur téléphone portable, de ça j'en suis sûre et satureront les réseaux.

Puis ils se précipiteront pour aller chercher les enfants ou rentrer chez eux : c'est humain, d'autant plus s'ils n'habitent pas la zone concernée, car alors qui s'occupera des enfants !

 

TOUT EST EXPLIQUÉ en détails ICI. 

 

Vous trouverez aussi de plus amples renseignements sur le site de l'Autorité de Sûreté Nucléaire, sur lequel vous trouverez aussi des détails concernant les deux catastrophes nucléaires les plus récentes : Tchernobyl (Ukraine, 1986) et Fukushima (Japon, 2013). 

 

Et sur la vidéo ci-dessous, vous avez les consignes précises à suivre en cas d'accident...

Quels sont les problèmes suscités par la campagne ?

 

- Certaines personnes sont allergiques à l'iode. Ceci est rare mais il faut donc en parler avec votre médecin traitant. 

Plus grave, au delà de 40 ans, la prise systématique d'iode peut s'avérer dangereuse pour la santé, occasionner des troubles cardiaques...ou autres affections pouvant mettre la vie des personnes en danger. 

 

- S'il y a du vent le jour d'un accident nucléaire, les habitants au delà des 10 km seront également concernés et n'auront pas de cachets pour se protéger, ni le moyen d'en disposer...Les autorités rassurent en estimant que des cachets supplémentaires sont disponibles en cas d'accident plus grave, et qu'il est prévu d'évacuer la population. Certes c'est prévu mais est-ce que cela a été fait lors des derniers accidents nucléaires dans le monde ? Ben malheureusement la réponse est NON ou beaucoup trop tard...

 

- s'il n'y a pas de vent cette périphérie qui est un cercle parfait, ne correspondra de toute façon pas aux besoins réels de la population. Pour info, la zone de protection est de 20 km en Belgique et de 50 km en Suisse. Or il se trouve que selon certaines conditions climatiques, des doses de radioactivité anormalement hautes ont pu être observées jusqu'à 200 km des lieux d'une catastrophe.

Vu la répartition des centrales en France, il faudrait donc que tous les habitants possèdent ces fameux comprimés. 

Rappelons qu'après la catastrophe de Tchernobyl, pourtant situé à plus de 2 000 km de la France, des cas de dysfonctionnements de la thyroïde ont été observés en Corse et dans certaines régions des Alpes. 

On observe que la fréquence des maladies thyroidiennes (hypo et hyper thyroidie et cancer) a augmenté au cours des trente dernières années, ce qui peut être dû à une amélioration du dépistage ou à un meilleur diagnostic (puisque les médecins sont eux aussi sensibilisés davantage au problème). Mais bon le doute existe...

 

Voir ci-dessous la carte de répartition des radionucléides en Europe. (source : site sortir du nucleaire).

La dispersion réelle des particules nucléaires en Europe après l'accident de Tchernobyl (1986)

La dispersion réelle des particules nucléaires en Europe après l'accident de Tchernobyl (1986)

- Enfin et surtout l'inquiétude que nous devons tous avoir, c'est que l'iode radioactif n'est pas le seul produit radioactif à craindre lors d'un accident nucléaire. 

D'autres radio-isotopes sont susceptibles d'être eux aussi libérés dans l'atmosphère : le césium 137, le plutonium, ...et bien d'autres.

Et de ceux-là on ne peut pas se protéger, ce qui explique que certaines personnes n'aient pas voulu se rendre dans les pharmacies pour récupérer leurs comprimés d'iode lors de la dernière campagne de distribution. 

 

 

Donc en conclusion

On peut dire que la prise de comprimés d'iode est une mesure nécessaire mais insuffisante. 

 

Alors quelle est la solution, me direz-vous ?

Puisque tout le monde nous le dit et que nous savons que le risque ZERO n'existe pas, et puisque tous les habitants de métropole sont concernés vu la concentration de centrales nucléaires sur le territoire...il est urgent, pour les générations futures, de réfléchir à une solution écologique et fiable et de favoriser la recherche pour développer les énergies renouvelables (mais bien sûr il faut aussi envisager la sortie du nucléaire). 

 

Je n'habite pas à côté d'une centrale mais en cas de mistral violent, le risque pour les provençaux est quasiment le même que pour les habitants de la région de Montélimar...

Le Tricastin est à 85.7 km de chez moi, donc en cas de mistral, c'est à deux pas, d'autant plus que Green Peace a placé cette centrale nucléaire parmi les plus dangereuses du territoire. 

Lorsque je pars en vacances dans la Drôme je ne suis plus qu'à 49,4 km de la centrale de Cruas et à plus de 90 km de la même centrale lorsque je vais en Auvergne. 

 

Vous pouvez évaluer votre risque vous-même en tapant votre code postal sur le site de Sciences et Avenir.

 

Pour vous faire votre propre opinion sur la question, vous trouverez davantage de détails sur le site Sortir du nucleaire

 

En attendant, l'IRNS (Institut de Radioprotection et de Sûreté nucléaire) surveille l'environnement sur tout le territoire, que ce soit au niveau de l'atmosphère, des rivières, de l'alimentation...C'est déjà ça.

Mais en cas de catastrophe, nous dira-t-on la vérité ? 

Au moment de Tchernobyl on nous a affirmé qu'il n'y avait aucun risque concernant les aliments et pendant ce temps, en Allemagne on disait le contraire aux habitants.

Puis les mesures de radioactivité, effectués sur les champignons, les légumes, les plantes aromatiques, le lait qui nous donnions à nos enfants, ont montré que le nuage radioactif ne s'était pas arrêté aux frontières...

 

Enfin, pour terminer, l'Association CRIIRAD (Commission de Recherche et d'Information Indépendante sur la radioactivité), née suite à l'accident de Tchernobyl et présidée par un ingénieur en physique nucléaire, assure elle aussi une surveillance et propose de nombreux dossiers.

Elle ne dépend d'aucun organisme d'état, ni parti politique. N'hésitez pas à vous rendre sur leur site. 

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7 décembre 2015 1 07 /12 /décembre /2015 13:56
Les racines de scorsonère telles qu'on les trouve au marché

Les racines de scorsonère telles qu'on les trouve au marché

 

On regroupe sous le nom de "scorsonère" (genre botanique scorzonera) diverses plantes de la famille des Asteraceae.

 

L'espèce la plus connue et consommée est la "Scorzonera hispanica", ou "scorsonère d'Espagne" qui ne vient pas du tout d'Espagne, soit dit en passant.

On l'appelle aussi le salsifis noir, bien qu'il n'ait rien avoir avec les salsifis et soit supérieure en goût.

 

Ce légume viendrait du Caucase.

 

Il est connu depuis très lontemps en Europe.

La Quintinie (jardinier du Roi Soleil) disait de lui "[...] c'est une de nos principales racines, admirable cuite, soit pour le plaisir du goût, soit pour la santé du corps".

 

La médecine populaire conseillait la racine de scorsonère en cas de vertiges, de problèmes cardiaques, contre la peste,  et comme antidote en cas de morsure de serpent (la vipère se dit "scorzone" en italien)...

 

Le nom de scorsonère (scorzonera) vient de l'italien : scorza = écorce et nera = noire en italien  ; ou bien du castillan "escorzonera" (escorço = vipère en castillan)

 

C'est une plante bisannuelle et un légume de culture facile qui n'est quasiment plus cultivé aujourd"hui.

Les racines se récoltent d'octobre à mars. Seul l'arrachage est délicat vu la longueur de la racine et son diamètre.

On la retrouve souvent dès l'automne et jusqu'en mars chez les producteurs BIO.

 

 

Deux photos de la plante "empruntées" sur le netDeux photos de la plante "empruntées" sur le net

Deux photos de la plante "empruntées" sur le net

La scorsonère en cuisine

 

Achetez les racines non lavées. Elles sont recouvertes de terre sèche. Il suffit de les brosser sous l'eau courante.

Certaines personnes les épluchent après cuisson.

 

Sinon, il faudra les éplucher avec un économe, bien les laver puis gratter les points noirs restants après épluchage.

 

Après le passage de l'économe, il reste des points noirs...

Après le passage de l'économe, il reste des points noirs...

Vous mettrez au fur et à mesure, les racines épluchées, lavées et grattées, dans de l'eau citronnée (ou vinaigrée) afin qu'elles gardent leur couleur claire et ne s'oxydent pas à l'air.

Le trempage

Le trempage

 

Pensez à porter des gants sinon, à la fin de l'opération, vous aurez les mains noires et poisseuses, mais le suc laiteux qui s'écoule de la racine est la preuve de sa fraîcheur !

 

 

Si vous avez oublié les gants, frotter-vous les mains avec du citron : les taches partiront aussitôt.

 

Couper ensuite les scorsonères en tronçons ou en dés selon l'usage que vous allez en faire ou votre goût personnel.

 

Vous pouvez les cuire :

- soit à la vapeur pour qu'elles se tiennent bien.

- soit les blanchir dans de l'eau salée dans laquelle vous aurez mis (comme pour les cardes) une cuillère à soupe de farine ou du citron, si vous voulez en faire une purée par exemple.

 

Vous les préparerez ensuite simplement sautées à la poële dans du beurre (ou de l'huile d'olive) avec une persillade.

 

Les scorsonères sautées et persillées

Les scorsonères sautées et persillées

Elle sont délicieuses aussi, tout simplement rôties au four (après un blanchiment rapide à l'eau),  en accompagnement d'une viande.

Vous pourrez en faire de délicieux gratins (avec une simple béchamel et un peu de fromage râpé) ou des potages savoureux, simplement cuites avec des pommes-de-terre et servis avec une pointe de crème...

Enfin, une fois cuites, elles peuvent être mangées en salade, avec une vinaigrette à l'huile d'olive et au citron et des oeufs durs par exemple, ou en mélange avec d'autres légumes cuits.

 

 

Qualités nutritionnelles

 

 

 

Les racines de scorsonère sont excellentes pour la santé.

Elles contiennent de l'allantoïne, un composé aux propriétés médicinales bien connues qui est utilisé abondamment dans la cosmétique car il possède des propriétés désinfectantes et favorise le renouvellement cellulaire et la cicatrisation.

 

Les scorsonères sont riches en  vitamine E et en vitamines B et C.

Elles contiennent aussi des minéraux comme le potassium, ainsi que du fer et du calcium,  du manganèse, du cuivre et du zinc en quantités non négligeables.

Sa richesse en fibre stimule la digestion.

 

Les racines de scorsonère sont riches en glucides et en particulier en inuline (comme l'artichaut et le topinambour). Elles peuvent donc être consommées par les diabétiques.

L'inuline jouerait un rôle préventif dans certains cancers mais aussi dans les maladies cardiovasculaires.

En effet l'inuline est un sucre particulier, connu pour faire baisser le taux de lipides sanguins (et en particulier du cholestérol).

Ce sucre n'est qu'en partie digestible et appartient à la famille des  fructanes.

Il est considéré comme un prébiotique.

Il agirait sur les "bonnes" bactéries présentes dans les voies digestives (bifidobactéries)  qui peuvent ainsi jouer pleinement  leur rôle sur le plan de la santé et en particulier agir sur le système immunitaire.

Cependant l'inuline est responsable des ballonnements excessifs dont certaines personnes sensibles peuvent souffrir après la consommation de scorsonère (comme pour les topinambours).

Pour pallier à ce problème lié au fait que ces personnes ne possèdent pas dans leur organisme l'enzyme nécessaire à l'assimilation de ce sucre...il suffit de faire cuire les scorsonères à l'eau et d'ajouter lors de la cuisson une ou deux pommes de terre, un peu de sauge et du bicarbonate alimentaire (comme on le fait pour les légumes secs).

L'autre astuce est de les cuire dans deux eaux différentes : les blanchir quelques minutes dans de l'eau citronnée ou vinaigrée et jeter cette eau. Puis, poursuivre ensuite la cuisson, soit dans de l'eau bouillante farinée, soit à la vapeur...

 

 

Attention toutefois...au delà de ces désagréments digestifs passagers, certaines (rares) personnes peuvent être allergiques à l'inuline. Elles peuvent voir apparaître des rougeurs sur leur peau, voire des oedèmes ou avoir des problèmes respiratoires graves...

 

Dans ce cas-là les personnes seront également allergiques aux artichauts, aux topinambours, à la chicorée, aliments ayant tous une grande richesse en inuline.

 

Les racines de scorsonère contiendraient aussi des substances ayant un potentiel antioxydant. De plus elles sont très peu caloriques.

 

La scorsonère est donc un aliment santé par excellence.

 

Si vous la cultivez dans votre jardin, vous pourrez au printemps consommer aussi les jeunes feuilles en salade ou dans vos potages. Elle sont riches en vitamines et minéraux comme la plupart des légumes verts feuillus.

Vous pourrez aussi décorer vos salades avec les fleurs puisqu'il faut les supprimer afin de favoriser le développement des racines...

 

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15 mai 2015 5 15 /05 /mai /2015 08:24
Dattes Medjool en provenance de Jordanie

Dattes Medjool en provenance de Jordanie

Les dattes appelées communément "fruits des rois" ont été pendant longtemps des fruits symboles de prospérité et offerts aux rois...

Le mot «datte» vient du grec ancien «dáktylos» qui signifie «doigt». Vous l'aurez deviné, ce nom provient tout simplement de la forme du fruit !

 

Un peu de botanique

 

La datte est le fruit du palmier-dattier (Phoenix dactylifera).

Cet arbre est originaire du Proche et Moyen-Orient. On le cultive depuis plus de 7000 ans dans des palmeraies.

On appelle phoeniculteurs, les personnes qui cultivent les palmiers-dattiers.

 

La palmeraie de Dûmat Al-Jandal en Arabie Saoudite

La palmeraie de Dûmat Al-Jandal en Arabie Saoudite

 

Les principaux pays producteurs, au niveau mondial, sont actuellement : l'Égypte, l'Arabie Saoudite et l'Iran.

 

Mais on produit des dattes dans plus de 30 pays différents à travers le monde et en particulier en Syrie, en Jordanie, en Israël, dans tout le Maghreb et jusqu'en Californie.

 

Le palmier-dattier est l'emblème des oasis du désert saharien car il ne peut pousser que sous un climat chaud et sec.

 

On le repère de loin avec sa tige haute dépourvue de feuilles et de branches à sa base. Toutes les feuilles sont situées au sommet et forment un plumet plus ou moins volumineux selon la taille du palmier.

 

Cet arbre a besoin d'une température élevée pour que les fruits atteignent leur maturité. Mais le soleil ne lui suffit pas : il a besoin de beaucoup d'eau d'où sa culture dans les oasis. Il doit donc avoir "les pieds dans l'eau".

 

Irrigation de la palmeraie de Palmyre (Syrie)

Irrigation de la palmeraie de Palmyre (Syrie)

Le palmier-dattier est un arbre qui peut atteindre 20 mètres de hauteur et produire des dattes jusqu'à l'âge de 200 ans, s'il ne contracte aucune maladie et s'il ne subit pas de sècheresse, capable d'anéantir des palmeraies vieilles de plusieurs décennies.

 

Les palmiers-dattiers ont des pieds mâles et des pieds femelles.

 

Dans les oasis c'est surtout les pieds femelles que l'on voit en nombre car un seul pied mâle suffit normalement à féconder, grâce au vent,  une centaine de pieds femelles.

 

Quelquefois, pour que la fécondation se produise de manière optimale, la récolte du pollen se fait à la main. Il faut grimper dans les palmiers à une bonne hauteur pour récupérer une grappe de fleurs mâles. Le pollen récolté dans un sac, sera ensuite diffusé directement sur les fleurs femelles.

 

Récolte du pollen au Maroc / photo empruntée au blog : http://lesdgimis.eklablog.com/

Récolte du pollen au Maroc / photo empruntée au blog : http://lesdgimis.eklablog.com/

Un palmier-dattier en âge de produire, c'est-à-dire âgé de plus de 10 ans pourra donner en moyenne une trentaine de Kg de dattes.

 

Chaque fruit mesure en principe de 4 à 6 cm et contient un noyau allongé. Les fruits sont regroupés en grappes bien visibles sur les pieds femelles.

La datte, "fruit des rois" ou "fruit du paradis" ?

Le palmier-dattier, comme le figuier et l'olivier est le symbole de la région méditerranéenne.

En Afrique du Nord et au Moyen Orient  la datte change de nom à chaque étape de sa maturation, c'est dire son importance ! Et elle sert encore de monnaie d'échange au Mali...

 

Pendant longtemps le palmier-dattier a été utile aux hommes non seulement comme nourriture mais aussi pour fabriquer des meubles ou comme bois de chauffage (partie fibreuse des palmes), pour les habitations (le tronc) pour fabriquer des cordages (les fibres), des éventails ou des paniers (fibres courtes des folioles).

Et, comme rien ne se perd, les noyaux étaient donnés aux animaux. Je ne sais pas si c'est toujours le cas aujourd'hui.

 

 

Les premières dattes apparaissent à la fin de l'hiver : elles sont regroupées en grappes (=régimes) sous les feuilles.

 

Elles sont alors de couleur verte ou noire et il faudra attendre l'été pour qu'elles murissent au soleil et deviennent jaunes ou rouges...

 

C'est à maturité que les dattes prennent leur goût si particulier et leur saveur sucrée.

 

 

La datte, "fruit des rois" ou "fruit du paradis" ?

On les cueille en octobre ou en novembre selon les espèces. Elles sont ensuite soit commercialisées fraîches, soit mises à sécher...

 

 

Un magasin à Palmyre (Syrie)

Un magasin à Palmyre (Syrie)

Puis elles sont rigoureusement triées et sélectionnées pour la vente sur place ou l'expédition.

 

 

Tri des dattes dans un magasin de Palmyre (Syrie)

Tri des dattes dans un magasin de Palmyre (Syrie)

La France est le plus gros consommateur de dattes en Europe.

Nous trouvons en France plusieurs variétés de dattes provenant de différentes régions. Chacune apporte des saveurs particulières, car leur texture, leur taille, leur forme diffèrent.

Certaines sont plus moelleuses, d'autres plus sèches. Certaines peuvent se consommer fraîches, d'autres toujours sèches.

 

La plus fréquente sur le marché français c'est la Deglet Nour (Deglet en-nour ou "doigt de lumière" en arabe). Cette datte a une chair fondante très appréciée et un goût de miel, de vanille et de fleur d'oranger (de rhum diront les connaisseurs). De forme allongée, elle a une couleur dorée légèrement translucide, d'où son nom. On devine presque son noyau par transparence.  Elle provient  essentiellement de Tunisie ou d'Algérie. Sèche elle a un petit côté craquant très agréable.

Elle est commercialisée depuis 1870, parfois sous forme de branchettes. C'est la reine des dattes ! Celle que nous mangeons en Provence depuis des années car la première à être présente sur nos marchés.

Mais elle dispute actuellement en France,  la première place à la Medjool...

 

La Medjool (ou Medjoul qui veut dire "inconnu" en arabe) est grosse et charnue. Elle a un goût extraordinaire tirant sur le caramel. Elle n'a pas le croquant de la Deglet Nour mais elle est tendre, moelleuse et parfumée.

 

Elle provient de Jordanie où elle est cultivée dans des "Arars farms". Elle est aussi cultivée en Israël et au Maroc (la Mejhoula).

On la retrouve également en Californie où elle est cultivée depuis le XIX° siècle.

 

La Kenta nous vient de Tunisie. Elle a une couleur dorée. Son goût est peu sucré (c'est la moins sucrée des dattes) et sa texture est semi-sèche mais tendre. On la cueille dès septembre. C'est au sein des palmeraies situées dans le gouvernorat (équivalent des départements français) de Kébili qu'elle est surtout cultivée.

 

L'Allig (ou Ftimi)  nous vient d'Algérie ou de Tunisie. Elle est savoureuse et sucrée. On la cueille en octobre ou novembre. Sa couleur est acajou foncé. Elle a une texture semi-molle et est surtout utilisée pour fabriquer la pâte de dattes utilisée dans les pâtisseries orientales, pour par exemple confectionner les makrouds.

Sa "soeur", la Khouet (Khuwat) allig est plus fine et moins sucrée que l'Allig mais lui ressemble beaucoup. D'ailleurs je suis incapable de les distinguer. Elle est essentiellement produite en Tunisie en particulier à Tozeur.

 

 

D'autres variétés de "dattes dures" ou "dattes molles" sont cultivées mais pas forcément exportées en France. En voici quelques unes (liste non exhaustive !)parmi celles que vous avez le plus de chance de consommer un jour...une petite goutte d'eau parmi les 300 variétés qui existent dans le monde !

 

La Hayani qui se consomme plutôt fraîche, est une petite datte de couleur foncée et à peau luisante ; La Bahri provient de Californie. Elle est récoltée et séchée à basse température. Très crémeuse, elle reste tendre longtemps. Son arôme est renforcé par une fermentation à température douce ce qui lui donne un goût de moka et de nougatine. On la trouve le plus souvent fraîche et en branche.

La mazafati ou datte fraîche d'Iran qui, comme son nom l'indique se consomme plutôt fraîche !

L'Ammari (ou El hmira) vient d'Algérie. Elle est cultivée dans une région désertique du sud-ouest, la Saoura. De nombreuses palmeraies ont malheureusement été détruites par la sécheresse de ces dernières années et, sauf si vous allez là-bas vous aurez peu de chance de la trouver en France.

La variété Ghars qui pousse dans les oasis du Sud-constantinois. C'est une datte de petite taille, molle et charnue et de couleur sombre. Elle sert à fabriquer les makrouds.

Mechi degla et Degla beïda sont des variétés de dattes blanche, à pâte dure, très consommées par les nomades car elles se conservent très longtemps. Elles deviennent si dures qu'il faut les piler au mortier pour les consommer...

Je les mentionne car j'ignorai qu'il existait des dattes blanches !

Comment les consommer ?

 

Les dattes se consomment sèches ou fraîches.

Ne jamais les acheter enduites de sirop de glucose : elles sont alors gluantes et trop sucrées.

 

Fraîches on peut les acheter en grappe. On en trouve fréquemment sur nos marchés. Elles doivent avoir une belle couleur ambrée. Elle se conservent quelques jours simplement protégées sous un torchon épais. Au delà il faudra les mettre au frigo car elles sont plus fragiles et bien sûr, elles ont tendance à se dessécher.

 

Sèches vous pouvez les conserver longtemps et les transporter partout.

 

Pour pouvez manger des dattes en en-cas, pour un goûter savoureux et riche en vitamines mais aussi les incorporer dans la cuisine : tajines à base de viande blanche ou d'agneau, gâteaux, fruits déguisés de noël ou autres préparations. N'hésitez pas à en donner à vos enfants en guise de sucreries. Cela leur fera beaucoup plus de bien que des bonbons...

 

La datte n'aime pas cuire, il faut donc l'incorporer à vos plats au dernier moment, dix minutes avant la fin de la cuisson du tajine.

 

Elles sont très faciles à dénoyauter avec un simple couteau pointu, pratiquer une incision longitudinale et retirer le noyau, puis les mixer, les couper ou les laisser entière selon votre recette.

 

Elles contiennent (pour 100 g) environ 247 calories ET...

69 % de sucre naturel des fruits ; 23 % d'eau ; 2.2 % de protéines ; 2.3 % de fibres ; 0.7 % de potassium, du phosphore, du magnésium, du calcium, du fer, du manganèse et du zinc + des vitamines A, B et C et des antioxydants.

Pas de graisse et ni de cholestérol et surtout pas de mauvais sucre !

 

En Afrique ainsi qu'au Moyen et Proche-Orient les dattes sont encore la base de l'alimentation des nomades, des bergers et de la population rurale.

 

Par tradition, c'est avec elle que les musulmans rompent le jeûne du Ramadan. D'ailleurs les musulmans surnomment  la datte, le "fruit du paradis".

 

En Provence, elle fait partie, avec la figue sèche et les raisins, des fruits secs les plus consommés durant l'hiver depuis toujours.

Elle fait partie des treize desserts traditionnels de noël et reste un mets très consommé dans les familles.

 

Chez moi, je l'ai toujours trouvé dans le placard familial comme un mets de consommation courante et plus tard j'ai perpétué cette tradition avec mes enfants...

Enfant, ma mère m'en donnait pour le goûter ou j'en apportais comme en-cas à l'école. L'hiver lorsqu'il faisait froid (he oui cela arrive en Provence !), elle cuisinait une compote de fruit sec. Un goûter énergétique en revenant de l'école. Mais en ce temps-là, personne ne venait nous chercher en voiture...Et ce goûter-là, on le méritait !

 

Manger une datte, c'est un délice dont je serais incapable de me passer.

 

D'ailleurs, mon tendre époux le sait bien puisque, lui qui n'aime pas les dattes et n'en a jamais consommé dans sa famille, m'a ramené de ses voyages professionnels, non seulement des dattes délicieuses, mais aussi les photos que je viens de mettre en ligne sur cet article (sauf une que j'ai empruntée à un blogueur voyageur...).

 

Si vous voulez en savoir beaucoup plus et que que vous vous sentez une âme de scientifique, d'ethnologue ou d'archéologue, n'hésitez pas à consulter les articles ayant pour thème, le palmier-dattier, sur la Revue d'Ethnoécologie.

Pour cela, cliquez sur le lien ci-dessous.

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16 avril 2015 4 16 /04 /avril /2015 07:22
Betula pubescens appelé aussi Betula alba (Bouleau blanc)

Betula pubescens appelé aussi Betula alba (Bouleau blanc)

Le bouleau  commun (Betula alba) fait partie de la famille des Bétulacées.

 

C'est un arbre précieux car depuis des millénaires, il est utilisé pour ses vertus médicinales, mais aussi pour son bois (en ébénisterie, on l'appelle le merisier). On vantait déjà ses mérites avant le Moyen-âge.

On l'appelait d'ailleurs "arbre de la sagesse" ou "arbre aux néphrétiques".

 

La plupart de nos contemporains ont totalement oublié qu'il y a cinquante ans encore, dans le nord de la France, de l'Europe et jusqu'en Russie, les habitants des campagnes recueillaient encore, chaque printemps, la précieuse sève dans les forêts. Avec un couteau, ils pratiquaient des entailles dans l'écorce et y enfonçaient un tube, lequel était relié à un récipient dans lequel s'écoulait la sève.

 

Jus de bouleau et sève de bouleau, quelles différences ?

 

Avec les feuilles de bouleau, on fabrique le jus de bouleau.

 

Le meilleur des jus de bouleau (et le plus connu) est celui de la marque Weleda qui contient de l'extrait aqueux de jeunes feuilles de bouleau de qualité biologique (94 %) et du jus de citron de qualité biodynamique (6 %). Il est concentré et doit être dilué dans de l'eau.

 

En cure, il permet d'activer les fonctions d'élimination et de faire une cure détox peu chère et facile à faire. Il suffit de diluer la quantité quotidienne nécessaire (3 cuillères à soupe pour un adulte) dans votre bouteille d'eau et de le boire tout au long de la journée ou, si vous préférez, de le consommer en diluant un cuillère à soupe dans un grand verre d'eau, trois fois par jour en dehors des repas.

A faire chaque année, en cure de trois semaines, au printemps et à l'automne.

 

Très utile pour la cure de printemps, dépuratif et détoxiquant pour le corps, le jus de bouleau est également recommandé pour les personnes souffrant d’arthrite ou d’arthrose, de calculs rénaux et d’eczéma. Il permet de lutter contre la rétention d'eau car il est très diurétique.

 

On utilise pour cela deux espèces de bouleau : le bouleau commun et le bouleau verruqueux (betula verrucosa). Ces deux espèces sont cultivées, pour Weleda dans la région de bohème en République Tchéque. Très contrôlée, la zone de culture est éloignée des zones polluées.

 

Les feuilles sont récoltés à la fin du printemps. Puis après le tri, on en fait une décoction. C'est pour en améliorer le goût que Weleda ajoute du jus de citron.

 

Si vraiment vous êtes rebutés par le goût, la préparation existe aussi en sirop, donc sucrée. Le sirop peut être très utile pour fortifier les enfants, soigner l'eczéma par exemple et guérir les préados de leur  acné juvénile. Par contre, il faut les habituer le plus tôt possible à consommer le jus, plus efficace mais beaucoup moins agréable à boire.

 

A noter le jus de bouleau est aussi proposé en ampoules chez "Superdiet".Vous pouvez le trouver en pharmacie et points de vente BIO. Il doit en exister d'autres marques...

 

Le deuxième produit extrait du bouleau est la sève fraiche.

 

 

La sève est riche en minéraux, oligo-éléments, acides aminés, anti-oxydants... Elle a les mêmes propriétés que le jus mais apporte de nombreux minéraux naturels en plus.

 

Elle contient du magnésium et du lithium (bon pour le moral), du silicium (bon pour les os et les articulations), du potassium (bon pour la circulation et le coeur), du calcium et du phosphore (bon pour les os et les dents), de la vitamine C et des antioxydants.

 

Après une cure de jus de Bouleau, pour nettoyer le corps, vous pouvez faire une cure de sève pour le reminéraliser...Vous en sortirez en pleine forme !

 

La sève de bouleau permet de lutter contre les calculs urinaires, l'eczéma, et les douleurs articulaires quelles que soient leur origine.

 

 

Qu'est-ce que la sève au point de vue botanique ?

 

La sève de bouleau est au départ l’eau contenue dans le sol de la forêt. L'eau contenue dans la terre est absorbée au niveau des racines grâce aux poils situés à l'extérieur du système racinaire et aux radicelles, par un phénomène appelé  "capillarité".

L'eau est en effet capable de monter naturellement dans les vaisseaux de l'arbre malgré la force de gravité qui aurait tendance à la faire redescendre naturellement vers le bas.

A l’intérieur de ses racines, la plante aspire l’eau de la terre dans ses cel­­lules par osmo­­se, c'est-à-dire que l'eau passe naturellement à travers les parois des cellules parce que la pression hydrométrique de chaque côté de la paroi cellulaire est différente au point de vue chimique. [je simplifie !!]

Cette as­­pira­tion exer­­ce une poussée qui fait monter la sève vers le haut.

 

De là, elle est poussée (on parle de poussée racinaire) vers le tronc (on dit qu'elle monte) et circule dans des sortes de vaisseaux, appelés "vaisseaux du bois" ou en terme botanique le "xylème". On l'appelle la sève brute.

 

Plus tard lorsque les jeunes feuilles se formeront et commenceront à "transpirer" donc à évaporer de l'eau, une sorte d'aspiration vers le haut supplémentaire, permettra à la sève de continuer à monter de 20 ou 30 mètres jusqu'à la cime des grands arbres.

 

Les botanistes ont remarqué que plus l'hiver était froid, plus la sève montait vite au printemps, donc plus la poussée racinaire était importante. Cela est dû au fait que lorsqu'il y a des périodes de gel et de dégel, des bulles de gaz se forment dans la sève. Le même phénomène peut se produire après une longue période de sècheresse. Nous le voyons chaque année dans le sud de la France : les arbres refont des jeunes pousse en automne ou refleurissent...

 

La sève monte au printemps pour nourrir l'arbre, les jeunes bourgeons qui se transformeront en feuille, assurer la floraison et la fructification, bref fournir les éléments vitaux nécessaires pour assurer la croissance de l'arbre et sa reproduction.

 

Ne pas confondre la sève brute (qui monte) avec la sève descendante qui circule directement sous l'écorce (dans le phloème) et qui s'appelle la sève élaborée. Elle provient des feuilles et, après la photosynthèse, contient surtout des acides aminés et du sucre.

Le vin de palme extrait du palmier à sucre est fabriqué à partir de cette sève là.

 

Image extraite de http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/seve.html#105

Image extraite de http://planete.gaia.free.fr/vegetal/botanique/seve.html#105

 

Comment la sève est-elle récoltée ?

 

 

C'est au printemps, lorsque la sève monte dans l'arbre qu'elle est récoltée.

Le producteur draine la sève en perçant un trou horizontalement et directement dans l'arbre (aujourd'hui avec une simple perceuse).

Le trou doit avoir une profondeur de 4 à 5 cm pour atteindre la sève montante (sève brute) et un diamètre de 6 à 8 mm.

Il enfonce alors dans le tronc, un tuyau bisauté de même diamètre que le trou, qui sera relié à une bouteille fixée à l'extérieur.

La sève s'écoule goutte à goutte en continue dès que le trou est formé.

Bien sûr il faut un peu colmater le pourtour pour que la sève ne coule pas à côté.

 

On peut en récolter de deux à sept litres par jour ce qui n'épuisera pas l'arbre qui en produit 200 litres par jour !

Le récolteur ne prélève chaque arbre qu'une fois par an pendant une durée de trois semaines environ.

Les trous sont effectués de 50 cm à 2 mètres du sol. Plus le trou est bas, plus la sève récoltée est riche en minéraux.

A la fin de la saison, il faut reboucher consciencieusement les trous pour éviter les maladies (champignons, infections bactériennes...). L'arbre cicatrise tout seul.

 

Les anciens récoltaient la sève juste après la nouvelle lune de mars. C'est la première nouvelle lune après Pâques.

 

 

 

La sève récoltée par Les Etablissements Gayral dans la Vallée du Champsaur ( Hautes-Alpes)

Comment la consommer ?

 

Boire un verre par jour, à jeun, pendant 3 semaines au printemps.

Si vous avez des problèmes graves de santé, recommencez à l'automne.

Son goût est neutre et beaucoup plus agréable que celui du jus.

Elle a l'aspect de l'eau pure légèrement trouble mais jamais opaque ce qui signifierait qu'elle a commencé à fermenter.

 

Un verre de sève de bouleau prêt à consommer

Un verre de sève de bouleau prêt à consommer

 

Comment la conserver ?

 

Il faut conserver la sève de bouleau au frigo car elle contient une faible quantité de sucre qui peut se mettre à fermenter si on la laisse à température ambiante.

 

La sève s'achète en magasin biologique et elle doit être stockée au frais tout le long de la chaîne, dès la récolte journalière chez le récolteur, pendant le transport, puis entre le magasin et l'arrivée chez vous.

 

Elle se conservera très bien le temps de la cure.

 

On la trouve aujourd'hui, emballée sous vide (comme le vin) et pourvu d'un robinet très pratique pour remplir le verre. Pensez à préparer votre verre un peu à l'avance pour ne pas boire la sève trop froide.

Mais je ne crois pas que ce soit très bon de préparer la boisson la veille au soir, comme cela est conseillé sur certains sites car, dans la nuit, la préparation peut commencer à fermenter...

J'ai acheté cette année la marque Gayral mais vous trouverez selon votre région d'autres marques toutes aussi efficaces. 

 

Je ne suis pas sponsorisée !! C'est simplement la marque que je trouve près de chez moi...

Je ne suis pas sponsorisée !! C'est simplement la marque que je trouve près de chez moi...

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14 avril 2015 2 14 /04 /avril /2015 18:45
Tisane Zhourat en provenance de la Jordanie

Tisane Zhourat en provenance de la Jordanie

La tisane "Zhourat" est originaire de Syrie où on l'appelle aussi "thé de fleurs" ou "boisson de fleurs". C'est un mélange de plantes aux vertus multiples qui contient comme son nom l'indique, beaucoup de fleurs.

Pas besoin d'herboriste pour la prescrire, on la trouve en vrac dans tous les souks et en sachets dans tous les supermarchés du Moyen-Orient. Le bien-être est à la portée de tous !

 

Cette tisane est une boisson traditionnelle et joue un rôle très important au point de vue culturel car elle est offerte dans toutes les maisons, à chacun des invités.

 

De la Syrie, elle a gagné le Liban, l'Arabie Saoudite, la Jordanie et tout le Proche-Orient, pays où les habitants consomment, par tradition, beaucoup de plantes médicinales pour favoriser la santé et le bien-être quotidien de toute la famille.

 

Peu à peu, mais à petits pas, elle arrive en Europe et c'est une bonne chose car cette tisane est délicieuse, très parfumée et excellente pour la santé.

 

 

Composition du mélange "Zhourat"

 

La tisane "Zhourat" (“Zuhurat”, "Zhoorat", “Zhurat” ou encore “Zahraa” selon les régions) se compose d'un mélange de fleurs, de parties aériennes, de feuilles, de fruits, de graines, d'écorces et  de racines de plantes sauvages, poussant spontanément dans l'environnement immédiat, ou de plantes cultivées, toutes médicinales et bien connues pour leurs multiples vertus.

 

Ses ingrédients de base sont bien définis, mais au fur et à mesure de sa diffusion, le mélange a connu de nombreuses modifications tant au point de vue du nombre d'ingrédients qu'il contient, qu'au point de vue des proportions de plantes utilisées.

 

Selon les pays, il y aurait donc, la vraie tisane "Zhourat" et celle, vendue comme telle mais qui n'est plus du "zhourat" traditionnel !

 

J'ai beaucoup appris en lisant l'article suivant écrit par Concepción Obón, Diego Rivera, Francisco Alcaraz et Latiffa Attieh :

"Boisson et culture : "Zhourat", une analyse multivariée de la mondialisation d'une tisane du Moyen-Orient.

 

Dans cet article, les chercheurs ont découvert 77 ingrédients de base pouvant se trouver dans la tisane, correspondant à 71 espèces différentes de plantes. Tous les ingrédients ont été identifiés et quantifiés.

Les chercheurs ont développé une méthode pour décrire et analyser les variations en ce qui concerne l'emploi des ingrédients clés, ces ingrédients déterminant les effets attendus de la tisane, sur la santé.

Parmi les 71 espèces de plantes, certaines fournissent plus qu'un seul ingrédient : des fleurs et des feuilles par exemple, des fleurs et des fruits...

 

Les ingrédients de base d'un mélange de tisane sont en principe au nombre de 15 plantes différentes  maximum. Le zhourat fait exception à la règle car il en contient beaucoup plus.

 

Parmi les espèces représentées, on peut trouver dans le zhourat 12 espèces différentes de Lamiées, 7 espèces d'Apiacées, 4 espèces de Malvacées, de Poacées et de Rosacées.

 

 

 

En principe, le mélange de plantes composant la tisane Zhourat devrait contenir les ingrédients suivants...

 

- des Fleurs de Rosa damascena x Herrm.

On l'appelle la Rose de Damas (Famille des Rosacées).

C'est un hybride entre Rosa gallica, une des plus anciennes espèces de rosiers, déjà cultivée par les grecs anciens et les romains, qui est protégée en France, et Rosa moschata (la rose musquée).

 

 

           

               Rosa gallica                                                       Rose musquée

 

La Rose de Damas est considérée comme un type très important de rose ancienne. Elle était déjà cultivée dans les Jardins de Babylone.

C'est donc une espèce encore cultivée aujourd'hui. Elle est très utilisée en parfumerie car elle a une fragrance délicate et particulièrement agréable.

 

Son HE essentielle, extraite de ses pétales a des vertus incomparables et agit sur le système nerveux, permettant de lutter contre la mélancolie et l'excès de nervosité, tout en stimulant l'organisme, en régularisant les fonctions digestives et respiratoires. Elle est le premier produit utilisé pour la beauté de la peau, qu'elle éclaircit tout en la cicatrisant...

 

Ses boutons floraux séchés sont consommés en tisane pour aider les digestions difficiles, calmer les spasmes et la nervosité (2 boutons de rose suffisent pour une tasse d'eau frémissante). Le thé à la rose  (donc la tisane de pétale ou de boutons) permettrait de retrouver le sommeil. De plus, grâce à leur action diurétique, finit la rétention d'eau !

 

 

Rose de Damas
Rose de Damas Rose de Damas

Rose de Damas

- des Fleurs d'Alcea damascena (Mouterde)

On l'appelait précédemment "Althaea damascena". C'est une plante proche de notre rose trémière (Famille des Malvacées).

 

Ces pétales et boutons floraux sont comestibles et ses feuilles se mangent crus en salade ou cuites dans les potages.

 

C'est une plante vivace, endémique de la flore libano-syrienne (= originaire du Liban et de la Syrie), qui est aujourd'hui cultivée pour ses vertus médicinales mais aussi comme plante ornementale.

 

La fleur a longtemps été utilisée en teinturerie pour obtenir le violet.

 

Je ne sais pas s'il existe encore aujourd'hui des specimens qui poussent spontanément à l'état sauvage.

Je n'ai trouvé aucune photo de cette plante mais je présume qu'elle ressemble à nos roses trémières ?!

 

 

Une fleur de rose trémière appartenant à une espèce proche (Alcea rosa)

Une fleur de rose trémière appartenant à une espèce proche (Alcea rosa)

C'est donc les fleurs séchées de l'alcéa damascena qui sont utilisées dans la tisane Zhourat.

 

Les vertus des "roses trémières" sont presque totalement méconnues en Occident.

 

L'infusion des fleurs (pétales ou boutons floraux) est excellente pour lutter contre la toux et adoucir les irritations de la peau.

 

Les feuilles se mangent cuites comme la plupart des Malvacées.

De plus, grâce à la richesse de la plante en mucilages, elle est une aide précieuse pour réguler le transit intestinal.

 

- des Fleurs d'Alcea setosa

Parfois on retrouve, dans le mélange, cette espèce qui peut remplacer ou compléter la précédente. Dans ce cas se sont les fleurs, mais aussi les feuilles ou les fruits qui sont utilisés.

 

 

En médecine populaire, la plante est utilisée pour soigner les brûlures, les petits bobos et les petites plaies. Elle calme la toux et les inflammations de la gorge et du nez.

 

Les pétales et les boutons de fleurs sont comestibles, cuits ou crus dans les salades.

- des Fleurs d'Althaea

Cette espèce peut également être présente en remplacement ou en complément de l'actea damascena.

Sans doute s'agit-il des fleurs de la guimauve officinale (Altheae officinalis) qui appartient à une espèce proche...

La plante est cultivée pour sa racine très utilisée en confiserie.

- des Fleurs de  Matricaria chamomilla L.

Il s'agit de la camomille sauvage appelée aussi camomille vraie. 

Son ancien nom était la matricaire tronquée = Matricaria recutita L. (Famille des Astéracées).

 

Elle est au point de vue médicinal :

- anti-inflammatoire

- antispasmodique

- antifongique

- antibactérienne

- sédative.

 

Elle est donc utile pour soigner les troubles digestifs légers et stimuler l'appétit. On l'utilise aussi pour soigner les troubles du sommeil.

Grâce à son action diurétique et calmante, les troubles de la peau, comme l'eczéma par exemple s'améliorent considérablement (en usage interne ou externe).

La camomille
La camomilleLa camomille

La camomille

- des Feuilles d'Aloysia citrodora.

 

Il s'agit de la verveine citronnelle (Famille des Verbénacées).

Cette plante est très commune dans les jardins du sud car elle supporte mal le gel et les hivers longs et froids. Il faut toutefois, soit la planter en pot, la placer au soleil et bien l'arroser, puis la rentrer dans la maison en hiver, soit la planter en pleine terre, au pied d'un mur ensoleillé et pailler son pied pour l'hiver.

 

On l'appelle aussi :

Verveine du Pérou, Verveine à trois feuilles, Verveine des Indes, Herbe Louise, Thé arabe, Aloyse citronnée, et quelquefois citronnelle (à tort).

 

Ses feuilles sèchent très facilement. Il faut les couper avant la floraison, les étaler à l'ombre et dans un endroit aéré. Elles se conservent bien en bocal pendant deux ans environ.

 

Son infusion est apaisante et calmante pour les voies digestives et permet de retrouver un sommeil réparateur.

Elle est aussi fébrifuge (elle fait tomber la fièvre) et antispasmodique.

 

La verveine citronnelle

La verveine citronnelle

- des Fleurs et Feuilles d'Elaeagnus angustifolia (Famille des Eleagnacées)

 

On l'appelle l'Olivier de Bohême ou arbre d'argent, chalef à feuilles étroites ou encore arbre de paradis.

 

C'est un petit arbre rustique aux feuilles argentées, aux rameaux épineux et aux fleurs jaunes très mellifères.

 

 

 

Ses fruits sucrés et charnus ressemblent à des olives (d'où son nom) et sont comestibles. On les utilise comme ceux des jujubes, crus, cuits, en confitures et en sorbets.

 

Il soignerait la toux et les infections intestinales de l'hiver.

 

- des Soies de Zea Mays (Graminées)

 

Le maïs est une plante particulière qui possède sur le même pied des fleurs mâles, qui sont les premières à apparaître, et des fleurs femelles.

 

Au sommet des fleurs femelles, qui forment une inflorescence, apparaît très vite une sorte d'épi. Ce sont les soies  (appelées aussi "barbe de maïs").

 

Elles ont des propriétés médicinales. Elles sont :

 

- cholagogues = elles aident à l'évacuation de la bile donc facilitent la digestion.

- cholérétiques = elles augmentent la production de bile.

- diurétiques = favorisent le travail d'élimination du rein.

- antilithiasiques = empêchent la formation de calculs.

- antihémmoragiques car riches en vitamines K = empêchent les hémorragies.

- Hypotensives = facilitent la baisse de la tension artérielle.

 

Riche en Potassium, comme la queue de cerise, la barbe de Maïs nettoie les reins et favorise l'élimination urinaire.

Sa consommation permet donc d'éviter les crises de gouttes, de cystites, les néphrites et autres inflammations de l'appareil urinaire chez les hommes et chez les femmes.

Leur consommation permettrait aussi d'éviter les rhumatismes.

 

Les soies se consomment sèches en infusion ou en décoction.

Mettre une petite poignée de barbe de maïs dans un litre d'eau froide. Amener la préparation à ébullition et retirer aussitôt du feu. Laisser infuser 5 minutes et filtrer, puis boire entre les repas.

C'est pas très bon et peut se boire frais en été agrémenté d'un jus de citron.

Pour la décoction, il faut faire bouillir le mélange 10 minutes avant de le passer et de le consommer.

 

 

Soies sur un épis de maïs

Soies sur un épis de maïs

 

- Des Parties aériennes de Micromeria Myrtifolia (Labiées).

 

Elle pousse uniquement dans les régions à L'Est de la méditerranée.

 

Appelée précédemment, "satureia myrtifolia", c'est donc une sorte de sarriette vivace. On l'appelle "Zoufa" au Liban.

 

Elle aime les lieux secs, les rochers et les vieux murs.

 

Elle contiendrait plus de 100 composés aromatiques dépourvus de toxicité.

 

D'après "Chimiotypes de plantes communes au Liban du Genre Origanum et du genre Micromeria (Lamiacées)" in Lebanese Science Journal, Vol. 12, No. 1, 201 / Christo Hilan, Rabiha Sfeir et Souad Aitour / Institut de Recherches Agronomiques Libanais (IRAL)

 

 

Dans certaines régions, on l'appelle aussi le "zaatar", un nom que l'on peut employer pour toutes sortes de plantes : de l'origan, du thym, de la marjolaine, du calament...toutes aromatiques, ce qui complique énormément l'identification des plantes en question !

 

On peut trouver aussi dans la tisane "Zhourat".

 

- Des feuilles de  "Melissa officinalis" (Lamiacées).

- Des fleurs de "Sambucus nigra" L. = Sureau noir (Caprifoliacées).

- Des fleurs de "Citrus limone" = le limonier (Famille des Rutacées).

- Des fleurs de "Spartium junceum" L. (Leguminosae)= On l'appelle le faux genêt d'Espagne, genêt d'Espagne, geneste, gineste, joncier, spartier faux jonc ou spartion.

- Des fleurs de "Crataegus azarolus" variété aronia (Rosaceae) = On l'appelle l’Azarolier, Azérolier ou Épine d'Espagne ou pommette (appellation fréquente dans le sud de la France).

La variété aronia est cultivée au Liban. Les fruits ressemblent à des petite nèfles (ou de toutes petites pommes).

- Des feuilles de Cymbopogon citratus (DC.) = C'est la citronnelle vraie ou verveine des Indes.

- Les parties aériennes de "Salvia fruticosa" Mill. (Labiées) = Sauge de Crète, la plus grande des sauges officinales.

- Des fruits de "Prunus dulcis" = l'amandier.

 

 

 

 

De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande
De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande
De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amandeDe gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande

De gauche à droite puis de haut en bas : Mélisse, sureau noir, citronnier, genêt, azarolier, citronnelle, sauge de Crète et amande

- Des fleurs de "Cercis siliquastrum" L. = l'arbre de judée (Fabacées).

- L'écorce de Cinnamomum verum  =  la cannelle (Cannelier de Ceylan).

- Les parties aériennes de "Paronychia argentea" (Famille des Caryophyllacées) = la paronyque.

-Des feuilles de "Camellia sinensis" (L.) Kuntze  = le thé vert.

-Des feuilles de "Mentha spicata" L. = appelée menthe verte, menthe douce ou menthe marocaine (Labiées). On l'appelle aussi "Mentha tomentosa".

- Les parties aériennes de Lavandula angustifolia =la lavande.

- Des feuilles de Laurus nobilis L.  = Le laurier noble.

- Les parties aériennes "d'Origanum syriacum" L., appelé aussi "Origanum maru" ou "Majorana syriaca" (Famille des Lamiacées) = on appelle l'origan libanais, l'hysope bible ou encore l'origan syrien. C'est l'ingrédient principal du "zaatar", un délicieux mélange d'épices. Au départ ramassé dans la nature il est aujourd'hui cultivé pour répondre à la demande croissante.

 

Arbre de Judée, canelle, paronyque, thé vert, menthe verte, lavande, laurier noble et origan libanais.Arbre de Judée, canelle, paronyque, thé vert, menthe verte, lavande, laurier noble et origan libanais.
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Arbre de Judée, canelle, paronyque, thé vert, menthe verte, lavande, laurier noble et origan libanais.

On peut trouver également...

 

Les parties aériennes

 

- de plusieurs espèces de menthes dont en particulier Mentha longifolia (= menthe sylvestre) variété du Moyen-Orient ssp noeana;

- de la mauve comme Malva parviflora  à petites fleurs blanches ;

- d'Helichrysum stoechas (L.) Moench. ssp. barrelieri (Ten.) Nyman =  une variété d' immortelle ;

- de Phlomis syriaca Boiss.= un phlomis aux vertus stimulantes et toniques. C'est un diurétique très utile en cas d'allergie. Il est aussi anti diabétique, antipyrétique et riche en antioxydants. PAS DE PHOTO !

- de Rosmarinus officinalis = le romarin ;

-  d'Equisetum telmateia = la grande prêle ;

- de Styrax officinalis (Famille des Styracacées)= l'aliboufier ;

et les parties aériennes d'Origanum majorana L. = appelé aussi origan des jardins, marjolaine à coquilles, marjolaine officinale et au Moyen-Orient Zaatar !

 

On peut trouver également des fleurs de Fraxinus angustifolia Vahl. ssp.syriaca (Boiss.) Yalt. = Le Frêne de Syrie et des graines (les fruits en fait !) de Coriandrum sativum = la coriandre.

 

Je m'arrête là car la liste pourrait être beaucoup plus longue...

Menthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardinsMenthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardinsMenthe sylvestre, Mauve à petites fleurs, Immortelle, Grande prêle, Aliboufier, Origan des jardins
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Variantes

 

Il existe des variations importantes dans la composition selon le pays d'origine.

 

En Syrie, le mélange qui compose le zhourat se rapproche de la formule traditionnelle. Il contient deux ingrédients de base :

- Fleurs de Rosa damascena  (jusqu'à 22 % du poids total);

- Fleurs d'Alcea damascena (10 à 17 % du poids total).

Les herboristes qui composent la tisane, mélangent de 7 à 15 ingrédients seulement en plus des deux ingrédients de base.

 

Au Liban,  les mélanges sont les plus riches en ingrédients variés (de 22 à 32 plantes différentes) mais ceux-ci sont présents en plus faible proportion. Ils ne contiennent que 10 % maximum de rose de Damas. Souvent on retrouve aussi des cristaux de saccharose dans le mélange.

 

Enfin, les zhourat que l'on trouve en Europe sont très simplifiés par rapport à la formule de base traditionnelle.

 

Bien sûr les étiquetages peuvent être mal traduits et comporter des erreurs concernant les espèces utilisées.

 

En Palestine,  le mélange se compose de roses, fleurs de Guimauve, Camomille, Anis, Fenouil, Thym, et plantes sauvages qui sont réputés pour leurs multiples vertus médicinales.

 

Vous pouvez faire le mélange vous même en faisant sécher vos propres plantes.

Faire de tous petits bouquets et les suspendre à l'abri du soleil dans un endroit bien aéré.

Chauffer ensuite le four à 75 ° environ pour ne pas abîmer les plantes.  Y placer les plantes séchées environ 5 à 10 minutes pour tuer tous les parasites indésirables et prolonger la conservation.

Laisser complètement refroidir les plantes dans le four.

Stocker ensuite dans des bocaux secs et propres, soit les plantes séparément soit en effectuant le mélange au prélable selon vos goûts.

 

Conseil de préparation et consommation

 

Pour un litre d’eau bouillante, il faut une cuillère à soupe de zhourat. Choisir de préférence une eau de source pure.

 

- Verser l’eau frémissante sur les plantes.

- Laisser infuser environ 3 à 5 minutes puis filtrez.

- Sucrer à volonté avec du miel ou du sucre. La tisane est consommée très sucrée comme c'est souvent le cas pour le thé au Moyen-Orient.

 

La tisane est souvent prise en y ajoutant des gouttes d'eau de rose de Damas ou d'eau de fleur d'oranger, surtout lorsqu'elle est donnée aux enfants. On peut aussi laisser infuser avec un baton de cannelle.

 

Comme elle ne contient pas de caféine, elle peut être absorbée dans l'après-midi ou le soir avant de se coucher et permet, en plus des autres bénéfices pour la santé, de se relaxer et de bien dormir.

 

Parce que le zhourat est très riche en vitamine C, d'autres préfèrent la consommer le matin au réveil pour stimuler en douceur l'organisme et lui permettre de mieux lutter contre les épidémies saisonnières ou, pour stimuler la circulation sanguine. 

 

D'autres encore préfèrent la consommer après le repas pour ses vertus digestives.

 

Ses vertus médicinales

 

Parmi les 77 ingrédients utilisés dans la tisane zhourat, environ 52 soignent la sphère digestive, entre 30 et 45 soignent les troubles respiratoires et problèmes de peaux.

Les autres ingrédients agissent sur les maladies du système circulatoire, les maladies du système locomoteur et du tissu conjonctif et les maladies du système génito-urinaires.

Enfin un grand nombre d'ingrédients agit sur le système nerveux, la nervosité passagère, l'anxiété et les troubles de l'humeur ou du sommeil.

 

Cette tisane est utile aussi en cas de surpoids : elle calme le système nerveux, stimule la circulation sanguine et l'élimination des toxines, draine l'organisme et améliore la digestion.

A l'inverse et pour les mêmes raisons, elle permettra au convalescent de retrouver son appétit en stimulant l'organisme en douceur.

 

En bref ce mélange est un sédatif doux qui permet de rééquilibrer l'organisme.

Il est carminatif, antispasmodique, calmant et anti douleur, anti viral, anti bactérien, stimulant de l'immunité et anti-inflammatoire.

Il permet de traiter en douceur et de prévenir de nombreuses maladies. Grâce à sa richesse en anti-oxydant, il jouerait un rôle non négligeable en prévention du cancer et des maladies cardio-vasculaires.

 

L'utilisation régulière de ce mélange aiderait donc à maintenir la santé et la longévité.

La sensation d'équilibre intérieur qu'elle procure contribue au bien être général de l'organisme.



 

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2 avril 2015 4 02 /04 /avril /2015 16:06
Les vertus des fleurs d'Hibiscus

Attention ! Toutes les fleurs d'hibiscus ne sont pas comestibles. Il existe dans le monde environ 30 000 espèces d'hibiscus et seulement quelques-unes sont cultivées. Il y a les plantes d'ornement d'un côté que nous cultivons pour le plaisir des yeux et les plantes médicinales de l'autre. Ne confondez pas les deux.

 

Un peu de botanique

 

L'hibiscus qui a des vertus médicinales s'appelle "Hibiscus sabdariffa".

 

 

Nom commun :  Oseille de Guinée, Roselle, bissap, thé rose, karkadé, folère, selon les régions d'Afrique mais aussi flor de Jamaica (au Mexique) et "groseille pays" (aux Antilles) où elle sert à parfumer le ti-punch à Noël.

 

C'est un arbuste originaire de Guinée qui s'est peu à peu propagé dans toute Afrique de l'Ouest et jusqu'en Egypte. On le retrouve aussi au Mexique. Il appartient à la famille des Malvacées. On pense que cette plante viendrait en fait du sud-est asiatique et en particulier de l'Inde...

 

C'est une plante qui peut pousser très près du désert, car elle tolère très bien la grosse chaleur. Elle est donc cultivée toute l'année.

 

"Hibiscus sabdariffa" est subdivisée en deux variétés botaniques : "sabdariffa" et "altissima". 

 

- La variété "Sabdariffa" a une utilisation plutôt alimentaire. Elle peut mesurer 1 à 2 mètres de hauteur. 

Elle est divisée, elle aussi, en deux types botaniques distingués par la couleur de leurs fibres :  une variété rouge (les fleurs sont colorées par des anthocyanes)  et  une variété blanche et verte, cultivée pour les feuilles qui sont consommées comme des épinards. Les pousses sont consommées crues ou cuites.

 

- La variété "altissima" est, comme son nom l'indique, un arbuste plus grand qui peut atteindre 3 à 4 mètres. On l'utilise pour ses fibres.

 

C'est la variété rouge qui nous intéresse ici.

 

Récolte :

 

Ce sont les calices rouges et charnus qui sont récoltés et séchés. Ces calices qui mesurent 3 à 4 cm de longueur entourent le fruit qui libèrera les graines à maturité.

 

Consommation :

 

Les habitants  fabriquent avec ces calices une boisson très rafraichissante, le karkadé (en Egypte) ou bissap (ailleurs en Afrique).

Le bissap est la boisson nationale en Guinée, mais aussi au Mali, au Sénégal, au Burkina Faso et dans le Nord du Bénin.

On fait infuser une poignée de calices dans un sirop fabriqué avec de l'eau bouillante et du sucre. Le sirop obtenu est ensuite dilué avec de l'eau très fraîche. Cela donne une boisson très agréable, avec un goût acidulé et une couleur caractéristique.

C'est une boisson très prisée et qui est devenue indispensable lors de la rupture du jeûne pendant le ramadan.

 

En Europe, les fleurs d'hibiscus servent aussi de colorant alimentaire. On en importe environ 3000 tonnes par an.

 

En Afrique, en plus du sirop et de la tisane, on en fait aussi des confitures.

 

Pour obtenir une tisane, faire infuser quelques fleurs séchées dans de l'eau en ébullition. Laisser reposer le breuvage 5 minutes. L'eau est devenue d'un beau rouge pourpre. Sucrer au miel et déguster...

On l'appelle le thé rose d'Abyssinie.

En Mauritanie, on ajoute à la tisane d'hibiscus quelques feuilles de menthe. Dans d'autres régions, comme en Arabie Saoudite, c'est de la cannelle. Ailleurs c'est tout simplement du citron.

 

 

Vertus médicinales

 

La plante contient des acides organiques, des anthocyanosides, responsables de la couleur rouge de l’infusion, des flavonoïdes, des mucilages, de la pectine et de l'eugénol (une huile essentielle).

 

Tous ces composants expliquent l’action anti-inflammatoire, adoucissante, antiasthénique (anti fatigue), antispasmodique et légèrement laxative de l’hibiscus.

Elle serait particulièrement utile en cas de fièvre modérée.

 

La fleur consommée en tisane ferait baisser de façon significative la tension artérielle. Elle agirait sur l'inflammation des voies respiratoires.

 

On lui prête aussi des vertus amincissantes car elle est diurétique et bénéfique pour le foie. Ses vertus drainantes, dépuratives, détoxifiantes et toniques (grâce à sa richesse en vitamine C) en font une plante anti fatigue intéressante pour les cures de printemps.

 

Elle agit aussi bien sur les spasmes intestinaux que sur les douleurs menstruelles. C'est donc une plante utile pour les femmes, d'autant plus qu'elle a aussi des vertus galactogènes, c'est à dire qu'elle facilite la production de lait des jeunes mamans.

 

C'est donc bien le moment d'en consommer. Vous éviterez ainsi la fatigue du printemps en douceur.

 

Par voie externe, en application, l'application des feuilles guérit les plaies, l'eczéma, les dermatites...

 

 

Autres espèces

 

- Hibiscus esculentus ou gombo consommé dans de nombreux plat asiatiques, africains, ou en Amérique du sud et au Mexique.

 

 

- Hibiscus syriacus (althéa) : la fleur seule serait comestible et permettrait, utilisée en médecine traditionnelle, de guérir la toux et les angines

 

En Europe, les espèces les plus cultivées sont l’hibiscus rosa-sinensis, aussi appelée « rose de Chine » et l'hibiscus syriacus.

 

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16 février 2015 1 16 /02 /février /2015 12:18
Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...
Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...Dorade (ou Daurade) et autres Sparidés...

 

Trois espèces de dorades sont pêchées et commercialisées en Europe : la daurade royale (Sparus Aurata), la dorade grise ou griset (Spondyliosoma cantharus) et la dorade rose ou pageot rose (Pagellus bogaraveo).

Elles appartiennent toutes trois à la famille des Sparidés.

 

 

La daurade royale (Sparus Aurata)

 

Elle s'appelait à l'origine, Chrysophrys aurata. "Chrysophrys" en grec signifie "sourcil d'or" et "aurata" signifie "doré" en latin.

Cette appellation lui a été donnée à cause de la bande dorée, en forme de croissant qu'elle a entre les deux yeux, formant une sorte de couronne...d'où son nom actuel "royale".

Source IFREMER

Source IFREMER

 

L'appelation daurade avec AU est à réserver à la daurade royale  que l'on peut donc appeler simplement "Daurade" (en France uniquement) car l'associer au mot "royale" constitue ce qu'on appelle en langue française, un pléonasme. Ce terme de daurade viendrait du provençal daurada (qui signifie dorée). En provençal on appelle la daurade, l'Aurado.

 

La daurade royale a une jolie couleur gris argenté. Elle possède une grosse tâche noire au-dessus des ouïes qui se voit très bien sur la photo empruntée au site de IFREMER (que je vous invite à consulter si vous aimez la mer).

 

Comme beaucoup d'espèces de sa famille, elle est hermaphrodite protandrique, ce qui veut dire en clair qu'elle change de sexe au cours de sa vie. Au début de sa vie elle est mâle, puis qu'elle devient au bout de 3 ans, femelle.

Elle se nourrit de crustacées et de mollusques dont elle broie les coquilles grâce à sa forte mandibule et à ses molaires puissantes.

Elle vit dans la zone littorale et fait de fréquents va-et-viens entre la côte et les étangs côtiers où on peut aussi la pêcher.

 

La daurade sauvage est pêchée essentiellement en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne, de mai à octobre mais elle a tendance à remonter vers le nord de l'Atlantique selon la température de la mer.

Elle peut mesurer de 20 à 70 cm pour un poids maximum de 5 kg.

 

Sa chair est fine, ferme et fondante à la fois. Son goût est exquis ce qui explique son prix. A noter que la daurade royale est beaucoup plus chère que les autres espèces de la famille.

 

Vous trouverez sur les marchés des daurades royales d'élevage moins chères que les sauvages, car l'aquaculture est actuellement parfaitement maîtrisée : c'est la première espèce marine d'aquaculture en Méditerranée. La région PACA est la première région française pour la pisciculture marine. On peut compter plus de 20 fermes d'élevage en Méditerranée (daurades royales, bars, maigres...)

Les daurades royales sont délicieuses simplement grillées au four ou au barbecue avec des herbes aromatiques, fenouil ou thym par exemple.

 

 

Sous l'appellation dorade avec un O, se cachent plusieurs espèces de poissons de la même famille des Sparidés dont :

 

- La dorade grise ou griset (Spondyliosoma cantharus).

On l'appelle aussi brême de mer (en Normandie) mais aussi pageot en Bretagne et Tanuda en Corse.

Source IFREMER

Source IFREMER

 

La dorade grise  a, comme son nom l'indique, des écailles grises avec des reflets bleutés et présente quelques lignes sur le corps. La nuit, des bandes verticales sombres et larges apparaissent sur son corps. Ces poissons vivent en groupe.

 

Les mâles ont un front de forme concave par rapport aux femelles.

Le dos est aussi bombé que le ventre.

Sauvage, le griset mesure de 25 à 40 cm.

Cette dorade se nourrit d'algues, de petits crustacés et d'oeufs de poissons qui abondent dans la zone littorale.

 

Hermaphrodite comme la plupart des espèces de sa famille, elle devient d'abord femelle vers l'âge de deux ans, puis devient mâle vers l'âge de 7-8 ans lorsqu'elle mesure 35 cm. Elle se reproduit de janvier à mai. Pendant cette période ses écailles changent de couleur et les lignes latérales sont plus marquées.

 

La dorade grise est essentiellement pêchée en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne de janvier à mai mais on peut la retrouver jusque dans la Manche et au large de l'Ecosse.

Sa taille légale de capture est de 23 cm en Atlantique mais n'est pas fixée en Méditerranée.

 

Pour la protéger, il vaut mieux ne pas la pêcher durant la période de reproduction si elle mesure moins de 22-23 cm.

Au delà de cette taille, on est sûr qu'elle a pu se reproduire au moins une fois. Il faut savoir que toute l'année se sont plutôt les jeunes qui se rapprochent des côtes. En été par contre les adultes qui vivaient en bancs dans des zones plus profondes peuvent aussi se rapprocher des côtes.

 

Sa chair est plus fade que celle de la daurade royale : il faut donc la faire braiser au four avec des ingrédients et des aromates qui lui donneront plus de goût.

A noter cette dorade ne se trouve pas en aquaculture pour l'instant.

 

 

- La dorade rose / dorade commune (pour l'UE) ou pageot rose (Pagellus bogaraveo) / synonyme : Pagellus centrodontus au Quebec.

 

Source IFREMER

Source IFREMER

 

Sa couleur peut varier du brun-roux au rougeâtre.

Elle a une grande tâche noirâtre au dessus des ouïes, comme la daurade royale, mais son ventre est plus clair.

Ses yeux paraissent immenses par rapport aux autres dorades d'où son surnom localement de "beaux yeux" ou de "gros yeux". On l'appelle d'ailleurs "lou bèl uei" en provençal.

 

L'intérieur de sa bouche est rougeâtre voire orangé. Ses nageoires sont également de couleur rosée.

 

Elle mesure de 30 à 50 cm. Elle est omnivore c'est-à-dire qu'elle mange aussi bien des algues que des petits crustacés, des vers et des petits poissons.

 

Elle est d'abord mâle et atteint sa maturité sexuelle à deux ans, puis elle devient femelle lorsqu'elle atteint l'âge de 7 ans environ et qu'elle mesure de 20 à 30 cm.  Mais il vaut mieux éviter de la pêcher de février à mai qui correspond à la période de reproduction.

 

On la pêche toute l'année comme sa cousine la dorade grise, en Méditerranée mais aussi sur les côtes africaines en particulier près de la Mauritanie. Elle aime les fonds profonds jusqu'à 700 mètres.

Sa chair est très goûteuse et ferme.

 

La dorade rose est très souvent confondue avec le pageot acarné (Pagellus acarne) qui appartient lui aussi à la même famille.

Il a lui aussi une tâche près des ouïes mais elle est de couleur rouge- noirâtre.

Il est lui aussi omnivore. C'est une espèce démersale c'est-à-dire qu'elle se nourrit au fond et aime vivre près du fond, mais n'y reste pas exclusivement.

Il aime particulièrement les fonds marins profonds de 40 à 100 mètres bien qu'on puisse le trouver jusqu'à 500 m de profondeur. Comme la dorade rose commune, ce pageot est d'abord mâle puis vers 7 ans, femelle. On le pêche en Méditerranée et dans le sud de l'Atlantique.

Pageot acarné

Pageot acarné

 

ou avec le pageot à tâche rouge ou fausse dorade (Pagellus bellottii) que l'on pêche en Atlantique jusqu'aux îles Canaries.

Il a une tâche rouge près de l'opercule. Elle est prolongée par une ligne latérale, elle- même bordée de points bleus au-dessus et au-dessous.

Il est également omnivore mais privilégie les petits mollusques, crustacés et vers, lui aussi.

Il aime les sols durs et sableux jusqu'à 100 m de profondeur.

C'est l'espèce de pageot la plus commune.

 

 
Pageot à tâche rouge

Pageot à tâche rouge

 

ou avec le pageot commun ou pageot rose (Pagellus erythrinus)

Il présente une ligne rouge foncée à la place de la tâche près des opercules et une tâche rouge sous la nageoire dorsale.

Il vit dans des milieux différents : rochers, sable, graviers. Il se nourrit d'algues et également comme ses cousins de crustacés, de vers et de petits poissons.

D'abord femelles, ils deviennent mâles dans leur troisième année alors qu'ils mesurent 17 cm.

Pageot commun ou pageot rose

Pageot commun ou pageot rose

 

D'autres espèces appartenant à la famille des Sparidés (38 genres en tout répartis dans le monde !) se retrouvent aussi sur nos étals...

 

Les Sparidés sont des poissons osseux à la nageoire dorsale unique, avec un corps plutôt ovale et plat, et une nageoire caudale fourchue. Cette famille regroupe en dehors des dorades et parmi les poissons les plus connus, les sars, les saupes, les dentés, les bogues, les pagres, ... 

 

- Sar commun (Diplodus sargus)

On le retrouve en Atlantique (sous-espèce "cadenati", le long des dôtes africaines jusqu'au Sénégal ainsi qu'en Méditerranée (sous-espèce "sargus").

Il est facile à identifier grâce à ses marques noires verticales qui zèbre son corps aplati.

Le bord de sa nageoire caudale est souligné de noir ainsi que les bords des opercules.

C'est une espèce plus petite que la dorade (25 à 30 cm). Il vit au milieu des herbiers et aime les côtes rocheuses. Il est grégaire et se déplace en bancs. Comme ses cousins il est d'abord mâle puis devient femelle. Les petits ont un régime omnivore mais les adultes sont essentiellement carnivores (moules, petits céphalopodes, petits poissons...).

 

- Oblade (Oblada melanura), la Blado des provençaux

 

L'oblade se reconnaît aisément à sa tâche noire située près de la nageoire caudale.

Il est très fréquent en Méditerranée et on le trouve aussi en abondance près du détroit de Gibraltar.

Il s'est adapté à des milieux variés de profondeur différente. Il se rapproche des côtes rocheuses mais peut se trouver en pleine mer bien qu'il préfère les fonds jusqu'à 40 mètres.

 

 

- Sar à tête noire (Diplodus vulgaris)

 

 

Il mesure 25 à 30 cm. Il est facile à identifier grâce à ses deux bandes noires, la première derrière la tête en arrière des opercules, la seconde près de la nageoire caudale. Le reste du corps est grisâtre avec des reflets argenté et des bandes jaunes dorées.

C'est une espèce méditerranéenne mais on peut aussi la pêcher dans l'Atlantique sud jusqu'aux îles du Cap Vert.

Il aime les herbiers à posidonies et les fonds rocheux. Il aime les moules, les crustacés et les vers.

 

 

 

- Sar à museau pointu, Pointu (Diplodus puntazzo)

 

Cette espèce de sar peut mesurer juqu'à 60 cm. Il a la particularité d'être complètement rayé et d'avoir une nez très pointu comme son nom l'indique !

C'est également une espèce méditerranéenne.

 

 

 

 

- Saupe (Sarpa salpa), "la Sàupo" des provençaux.

 

C'est un poisson très fréquent en méditerranée. Il peut mesurer de 35 à 50 cm. Son corps est strié d'une dizaine de fines rayures dorées qui vont de la tête jusqu'à la nageoire caudale. Ses écailles sont de couleur argentée et légèrement doré. Ils vivent en bancs dans les herbiers de posidonies près des fonds rocheux.

 

Hermaphrodites comme les autres membres de la famille des Sparidés, ils changent de sexe au cours de leur vie (ils sont d'abord mâles puis femelles) d'où l'importance de laisser les petits specimens, car trop jeunes et pas encore en âge de se reproduire.

Ce poisson est rare et peu commercialisé. Pourtant sa chair est ferme, mais c'est son goût fort, quasiment amer, qui peut gêner certaines personnes.

 

Attention  ! En fait ce poisson très joli, que l'on peut apercevoir sans forcément faire de plongée sous-marine, mais avec un simple masque et tout près du bord en été, a la réputation d'être toxique et de provoquer des hallucinations chez le consommateur, à cause d'une algue qu'il consomme en abondance : la Caulerpa taxifolia, introduite accidentellement en Méditerranée à partir de l'aquarium de Monaco et qui a pour surnom "l'algue tueuse".

 

Ces symptômes, bien connus depuis les Romains, et parfois recherchés, sont regroupés sous le terme savant d'ichthyoalleinotoxisme qui fait partie des cas d'ichtyosarcotoxisme (intoxications alimentaires dues à l'ingestion de poissons ayant accumulés des toxines dans leurs corps).

 

Cependant ce poisson ne serait pas toxique toute l'année et les pêcheurs prennent simplement la précaution de trier ses viscères et de lever la peau noirâtre qui les entourent dès sa sortie de l'eau.

 

Ne pas confondre ce poisson avec la dorade rayée ou dorade marbrée (Lithognathus mormyrus) appelée aussi "marbré de méditerranée", ou "morme" bien présent en bord de mer. Ce poisson appartient aussi à la familles des Sparidés.

Vous voyez clairement sur les photos que les rayures sont différentes car elles ne sont pas dans le même sens !

Ces dorades se rapprochent du bord lorsque les eaux se réchauffent pour chercher leurs proies, essentiellement des vers, dans le sable qu'elles retournent du bout de leur nez...

 

 

 

 

- Denté commun, Denti (Dentex dentex) est lou Dénti des provençaux.

 

C'est un grand prédateur aimant vivre près des côtes méditerranéennes mais aussi sur les côtes atlantiques jusqu'au Sénégal.

Il aime en particulier les fonds rocheux et les herbiers à posidonies où il se nourrit de petits crustacés, céphalopodes et poissons en particuliers de petites sardines et d'anchois.

Il a d'ailleurs d'énormes canines faites pour broyer aisément ses proies...

Sa couleur est superbe : gris rosée tachetée de noir et virant vers le bleuté en vieillissant.

 

Le jeune denti vit en groupe mais devenu adulte, il est plutôt solitaire. C'est un poisson intelligent et méfiant qui ne se laisse pas attraper facilement par un pêcheur amateur même seul et discret !

Il est parfois confondu à tort  avec le pagre.

 

- Le pagre (Pagrus pagrus) / "lou Pagre" des provençaux.

 

 

On l'appelle souvent Pagre rouge, pagre commun, brême de mer (comme le griset) en Normandie, ou tout simplement dorade.

En plus de le confondre avec le denti, on le confond parfois avec le pageot commun !

 

Il est de couleur gris argenté avec des reflets roses sur le dos et une série de points bleutés sur les côtés. Entre les deux yeux, il présente souvent une tâche bleuâtre. Deux tâches de même couleur sont également bien visibles sur la nageaoire caudale (en haut et en bas).

 

Sa taille peut atteindre 60 cm et il peut peser jusqu'à 6 kg. On le pêche toute l'année en Méditerranée et dans le Golfe de Gascogne.

C'est un poisson prédateur très vorace aux mâchoires très puissantes. "Pagre" vient du grec "phagros" qui signifie "vorace". Il se nourrit de petits poissons, de mollusques et de crustacés.

 

Il aime vivre sur les fonds sablonneux et rocheux mais en solitaire. Comme tous les Sparidés, il migre vers les fonds jusqu'à 250 m pendant l'hiver et s'approche des côtes en été.

 

Sa période de reproduction est courte. Il est comme tous ceux de sa famille, hermaphrodite mais lui est protogyne, c'est-à-dire qu'il est d'abord femelle avant de devenir mâle.

C'est un poisson à protéger car vulnérable à la surpêche. Il faut donc éviter de le consommer.

 

Enfin d'autres espèces appartenant à d'autres familles peuvent à tort être appelés des dorades.

 

C'est le cas du (de la) :

 

-  Beryx commun ou dorade rose  (Beryx decadactylus).

 

 

Il appartient à une autre famille (Bérycidae) mais on le confond souvent avec la vraie dorade rose comme l'atteste son nom commun. On le pêche près des côtes espagnoles méditerranéennes ou atlantiques.

 

 

 

- dorade-sebaste appelée encore sébaste ou sebaste atlantique,  regroupe deux espèces proches (sebastes norvegicus, de couleur orangé et sebastes mentella, de couleur rosé).

Ces poissons appartiennent à la famille des Sebastidae et sont pêchés en atlantique.

Ce ne sont ni des dorades, ni des rascasses.

Ils ont une longévité étonnante pourvant atteindre 60 à 75 ans.

Ils vivent jusqu'à 1000 mètres de profondeur.

Vu leur longévité, leur croissance lente et leur maturité sexuelle tardive, c'est une espèce fragile et sensible à la surpêche, d'autant plus qu'elle est souvent servie dans la restauration scolaire.

Voir à ce sujet le dossier de Futurasciences.

 

 

 

 

- dorade coryphène ( ou mahi-mahi).

 

C'est une espèce beaucoup plus grosse qui peut atteindre 1 m maximum en méditerranée (le double sous les tropiques).

Sa couleur vert turquoise teintée de doré ne passe pas inaperçue.

C'est un poisson qui a une croissance très rapide et ne vit pas plus de 4 ans. Il peut peser jusqu'à 5 kg.

Il vit souvent en couple et présente un dimorphisme sexuel marqué, permettant de différencier le mâle de la femelle. Le mâle présente une bosse sur la tête lui donnant une forme carrée, alors que la femelle est bien ronde et de taille plus petite.

 

 

Cette espèce vit dans les mers tropicales, mais on la trouve aussi en Méditerranée et au Sud de l'Atlantique. Elle est carnivore et se nourrit de petits maquereaux, de céphalopodes et de crustacés.

 

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4 décembre 2014 4 04 /12 /décembre /2014 18:08
Sauge, romarin et thym le trio gagnant !
Sauge, romarin et thym le trio gagnant !Sauge, romarin et thym le trio gagnant !

Sauge, romarin et thym le trio gagnant !

La saison froide apporte son lot de maux d'origine virale ou bactérienne...Dès les premiers symtômes, les plantes peuvent vous aider à vous soigner en douceur.

Mais attention, la consommation de plantes n'est pas toujours anodine. Les plantes peuvent en effet interagir entre elles et les conséquences peuvent alors être pires que le mal...Il faut donc rester prudents. Attention aussi, si vous avez des traitements médicamenteux réguliers.

Malgré tout il vaut mieux consulter un médecin pour avoir son avis si vous êtes de nature fragile, si les symtômes persistent plus de deux jours sans amélioration, ou si la fièvre (ou tout autre complication) survient...

Vous avez fait le plein de plantes médicinales pendant la belle saison ?

Alors n'hésitez plus...foncez  !

 

Comment utiliser les plantes ?

 

Pour une préparation familiale...

 

- En tisane : La tisane sucrée au miel aux mille vertus fera merveille dès les premiers signes de refroidissement. Dans une petite casserole, faire bouillir 1/2 litre d'eau. Dès l'ébullition, plonger une cuillère à soupe de la plante choisie (ou une branche pour le thym, romarin...) et couper le feu. Laisser infuser 5 minutes sous couvert. Boire chaud avec une petite cuillère de miel entre les repas deux à trois tasses par jour.

 

- En décoction (pour inhalation ou gargarisme) : Faire bouillir 1/2 litre d'eau. A ébullition plonger votre plante et laisser bouillir en baissant légèrement le feu pendant 10 minutes. Laisser tiédir ou refroidir complètement selon vos besoins.

Si vous n'avez pas d'appareil spécial...Verser la décoction encore chaude mais pas bouillante dans un grand bol. Le liquide doit émettre de la vapeur chaude... Poser le récipient sur une table et placer vous au-dessus, la tête recouverte d'une grande serviette (ou torchon). Respirez lentement les vapeurs produites en fermant les yeux...

Attention de ne pas renverser le liquide, vous risqueriez de vous brûler...

Renouvelez l'opération plusieurs fois par jour.

Si vous avez mal à la gorge, vous pouvez utiliser la même décoction (mais sucrée au miel) pour effectuer des gargarismes. Dans ce cas attendre le complet refroidissement !

 

- En cataplasme : Il n'est pas obligatoire d'être vieux ou porté sur la sorcellerie pour en fabriquer !! On peut faire des cataplasmes avec toutes les plantes sauvages ou cultivées qui ont des propriétés médicinales, certains légumes (le chou par exemple mais aussi l'oignon, les blettes) et l'argile (pour soigner les articulations).

Le cataplasme permet tout simplement de réchauffer la partie atteinte (bronches, gorge, articulations, foie) et doit être appliqué soit directement sur la peau (argile), soit à travers un linge fin que vous réserverez à cet usage (morceaux de vieux draps ou petite taie d'oreiller de bébé). Bien sûr il faudra surveiller la température avant d'appliquer les feuilles hachées.

Le soulagement est souvent spectaculaire et ce remède de grand-mère revient en force malgré son côté peu commode à appliquer ! Son avantage : il vous oblige à faire un break et à vous dorloter un moment...

Une simple précaution : toujours jeter la préparation après usage : elle ne peut servir qu'une seule fois.

 

- En sirop préparé en avance  avec du thym, du serpolet, de la lavande, de l'origan...Presque toutes les plantes qui peuvent être consommées par voie orale peuvent être intégrer dans un sirop. Il faudra en consommer deux cuillères à soupe par jour pour un adulte, à café pour un enfant. Le sirop peut servir à sucrer une tisane ou être mélangé à de l'eau plate ou gazeuse et but entre les repas.

 

Pour une préparation pharmaceutique :

- En HE.

- En gélules d' HE.

- En gouttes.

Suivre les conseils de votre pharmacien ou de votre médecin phytothérapeute.

 

 

Les maux de l'hiver...

 

Rhume, laryngite, toux et grippe hivernale

 

- Le thym est le numéro 1 en Provence. Il permettra de dégager le nez et de prévenir l'apparition d'une complication (sinusite ou toux). Si la complication est déjà là, il agira en désinfectant toute la sphère ORL : la toux se calme, les maux de gorge disparaissent... La tisane de thym agira efficacement en prévention si vous êtes en contact avec des personnes malades. En cas de grippe, ajouter un bâton de cannelle et quelques clous de girofle à votre tisane de thym. La grippe se sauvera à grands pas ou ne vous atteindra pas !


Le romarin, antibactérien surtout, antispasmodique et antiseptique, remontera en plus votre moral. Il agira aussi sur le fonctionnement du foie et du système digestif souvent mis à mal lorsqu'on est malade et facilitera l'élimination des toxines.

 

La sauge est un anti-inflammatoire et un antiseptique qui calmera les irritations de la gorge, la toux et aidera à faire tomber la fièvre.

 

La lavande vous fera transpirer si vous avez de la fièvre, calmera votre toux et facilitera un sommeil réparateur.

 

 

Gastro entérite et autres troubles digestifs

 

La menthe poivrée est surtout antibactérienne. Elle peut être utilisée en tisanes ou, pour les enfants de plus de 6 ans, les ados et les adultes en H.E. (quelques gouttes sur un mouchoir). Elle est à prendre loin des traitements homéopathiques (ou carrément à éviter).

 

La mélisse calmera efficacement les nausées et les spasmes.

 

La sarriette est un bon antiseptique et désinfectant des voies digestives.

 

Essayez les tisanes mixtes : sarriette - thym - romarin ou bien thym-menthe poivrée. N'hésitez pas à ajouter de la lavande (calmante et antispasmodique) et de l'anis vert  ou étoilé (antispasmodique puissant des voies digestives).

 

 

Autres plantes utiles en hiver ...

 

Le serpolet pourra remplacer le thym si vous habitez en montagne. Il vous aidera en cas de rhume, de toux ou de grippe.

 

L'origan et la marjolaine sont calmantes, antispasmodiques et antibactériennes. Elles sont très utiles si votre toux est bien installée et traîne en longueur, si vous avez du mal à trouver le sommeil et si vous manquez d'appétit lors de votre convalescence.

 

Le tilleul, très utile en cas de fièvre et pour calmer l'agitation des enfants malades, sera aussi un précieux allié pour lutter contre la toux. Il peut être utilisé en tisanes, en décoctions, en sirop mais aussi en bain.

 

La mauve pourra être utilisée pour adoucir la gorge ou en cas de troubles intestinaux liés à la fièvre.

 

Le plantain lancéolé est connu pour ses propriétés expectorantes (c'est-à-dire) qu'il permet de décongestionner la sphère ORL. Anti-inflammatoire et anti spasmodique, il permet de désinfecter puis de calmer la toux. Il faut penser à le ramasser au bon moment car en hiver vous n'en trouverez pas dans la nature.

 

Le sureau noir (ou remède du pauvre) se trouve facilement. Fébrifuge et diurétique il est très utile en cas de fièvre, toux, bronchite ou sinusite. On le consomme en tisane, décoction ou sirop.

 

Troubles du sommeil, déprime, nervosité

 

Depuis le début de l'hiver, vous vous sentez stressé(e), énervé(e), voire dépressif (ve)... il est temps de vous prendre en main et d'avoir recours à des tisanes calmantes le soir.

L'idéal est de remplacer le thé de 17 heures (et bien sûr le café !) par une tisane qui vous mettra en condition pour passer une soirée sereine à la maison. Puis vous en boirez une deuxième tasse juste après le repas du soir ou avant de vous coucher, si vous préférez.

 

Avant tout il faudra choisir les plantes que vous aimez le plus et essayer des mélanges de plantes.

 

L'idéal est de sucrer celle du soir avec une petite cuillère de miel de lavande.

Les plantes utiles sont : le tilleul bien sûr, la mélisse, l'origan, la verveine, la lavande, la sauge et le basilic tous deux indispensables pour les femmes (insommies lors des règles, inquiétudes de la grossesse, bouffées de chaleur nocturnes de la ménopause...).

 

Si vous avez la chance d'avoir pu ramasser des fleurs d'aubépine, ajouter une petite cuillère à café à votre mélange qui n'en sera que plus parfumé. Personnellement j'adore mais les aubépines ne poussent pas chez moi !

 

La valériane et la passiflore peuvent se trouver dans toutes les bonnes herboristeries et vous rendront de grands services surtout si votre insomnie est bien installée.

 

Si ces plantes n'agissent pas au bout d'une semaine, consulter obligatoirement un médecin. Il n'est jamais bon de laisser s'installer une insomnie, la peur de ne pas dormir et la fatigue engendrée, l'aggravent bien souvent et compliquent le processus de guérison. 

 

L'ostéopathie ou l'acupuncture peuvent en plus de l'homéopathie et de la phytothérapie vous aider à vous remettre sur pied.

 

Que faire en prévention ?

 

En prévention contre tous les maux de l'hiver vous devez modifier votre alimentation et prendre l'air tous les jours (en marchant par exemple...). Votre alimentation doit contenir des légumes bon pour la santé comme les choux.

 

L'ail a des vertus antibiotiques et sera très utile pour vaincre une bronchite ou des maux de gorge. En cas de toux vous pouvez en confectionner des sirops. Mais en prévention, vous devez en consommer tous les jours, cru ou cuit, dans votre alimentation.

L'oignon peut aussi être utilisé en sirop, en décoction, en cataplasme.. Mais comme l'ail il doit être introduit, cru ou cuit, dans tous les plats, les salades, les potages...

 

Il est recommandé d'introduire dans votre alimentation des probiotiques  sous forme de boisson.  Il faut donc consommer du kéfir ou/et du Kombucha, appelé aussi champignon de longue vie...que vous pouvez facilement fabriquer vous-même. Le Kombucha se trouve aussi en boutique BIO.

 

Autres plantes utiles en prévention

 

- l'euleuthérocope est une plante originaire de Sibérie et de Chine. Vous ne la trouverez donc pas dans la nature (!) mais en pharmacie et en herboristerie. Elle se consomme en tisane, en gélules... Elle améliorerait le tonus et stimulerait les défenses immunitaires. Elle jouerait aussi un rôle dans la mémoire en facilitant la concentration.

 

- le ginseng (blanc ou rouge) améliorerait les défenses de l'organisme en stimulant l'énergie vitale en général, d'où sa réputation d'être aphrodisiaque. Il aide à lutter entre autre, contre les états dépressifs et la fatigue des convalescents. Vous le trouverez en ampoules ou en gélules, souvent en mélange.

 

- Le gingembre pourra être incorporé dans vos tisanes ou décoction. Il peut aussi être utilisé dans l'alimentation car il donne un goût délicieux à des plats variés. Vous trouverez la racine de gingembre facilement dans la plupart des magasins. Contre les maux de gorge et la toux, vous pouvez confectionner un sirop de gingembre très efficace. Vous pouvez aussi ajouter une petite tranche de racine directement dans vos tisanes.

 

- L'acérola  est un arbre dont le fruit, qui ressemble à une petite cerise, est très riche en vitamine C. Cette vitamine indispensable toute l'année a des propriétés stimulantes, anti-infectieuses et reminéralisantes...Elle est donc indispensable en hiver tant à titre préventif qu'en cas de maladie déclarée ou lors d'une convalescence.

 

En dehors des plantes vous pouvez aussi  faire des cure de chlorure de magnésium...qui se vend en sachet en pharmacie et coûte trois fois rien. Le sachet de 20 g est à diluer dans 1 litre d'eau et doit être consommé à raison d'un petit verre tous les matins à jeun. A titre préventif, le litre doit être consommé en 15 jours environ.  

 

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2 décembre 2014 2 02 /12 /décembre /2014 17:32
Tisane, infusion, décoction ou autres préparations mode d'emploi...

Définition

 

La tisane est une boisson aux propriétés thérapeutiques obtenue par macération, décoction ou infusion de plantes dans de l'eau chaude (ou froide). Il peut s'agir de fleurs fraîches ou séchées, de feuilles, de tiges, d'écorce ou alors de racines.

Dans le Trésor de la Langue Française Informatisé (appelé plus simplement le TLF) nous trouvons  la définition suivante : une tisane est une "boisson obtenue par macération, infusion ou décoction dans l'eau de plantes ayant souvent des vertus médicinales".

 

Important Les plantes doivent être de bonne qualité. Ne ramassez jamais une plante au bord d'une route !

Si vous utilisez une plante sèche, elle doit avoir conservée tous les principes actifs, donc avoir été mise à sécher dans les règles de l'art. Voir mon article à ce propos ICI !

 

Un peu d'histoire

 

Les tisanes sont  connues depuis l'Antiquité. N'oublions pas que l'homme utilise les plantes dans son alimentation depuis des millénaires. La tisane est donc le plus vieux remède connu ! Même les animaux savent très bien utiliser les plantes pour se nourrir ou se soigner...

Le premier témoignage de l'utilisation des plantes pour se soigner est gravé dans une plaquette d'argile datée des Sumériens (soit 3000 ans environ avant J.-C.).

Les Grecs, les Égyptiens et les Romains utilisaient aussi les plantes pour se soigner comme l'attestent de nombreux vestiges. Le premier recueil consacré aux plantes est un papyrus datant de 1500 ans avant J.-C !

Au Moyen Âge, les médecins se servaient des plantes et les apothicaires effectuaient des mélanges particuliers selon des recettes tenues secrètes et qu'ils se transmettaient de génération en génération. Souvent accusés de sorcellerie, ils étaient les cibles de nombreuses représailles...

Les tisanes étaient aussi connues en Chine, où elles remplaçaient le thé, en Inde où les médecins ayurvediques ont toujours utilisé les plantes, mais aussi en Occident où les "simples" étaient employées dans toutes les familles.

Aujourd'hui, la pharmacopée française recense et utilise pas moins de 333 plantes médicinales différentes !

 

Comment utiliser au mieux les plantes ?

 

Nos grands-mères savaient le faire et la phytothérapie étaient présentes dans toutes les maisons sans pour autant être nommée.

Les dictons et proverbes autour des plantes le prouvent bien...Ils nous parlent des vertus des plantes mais aussi des soins que nous devons leur apporter pour les cultiver ou les protéger et s'avèrent pleins de bon sens...

 

En voici quelques-uns extrait du livre de Bernard Leduc "Les dictons et les proverbes, c'est malin".

 

-Prends la bourrache mais ne l'arrache ; des maux de coeur guérit sa fleur.

-Jus de buglose dans le vin, contre la bile est souverain.

-Fenouil et rue rendent la vue perçante.

-Sauge et lavande, je te dis, guérissent toute maladie.

-La mauve a pour fonction, prise en décoction, à ton ventre resserré de rendre la liberté.

-Si tu as de l'insomnie, prends un bouillon d'ortie.

-Valériane et pimprenelle guérissent la maladie la plus rebelle.

-Qui a de la sauge dans son jardin n'a pas besoin de médecin.

-La fleur des veuves scabieuse sous l'estomac est précieuse.

-Quand le serpolet fleurit, la brebis tari.

-Si Dieu le veut, un malade rien que de toucher au sureau se porte mieux.

-L'herbe de la véronique au médecin fait la nique.

-La première violette que tu trouves au printemps, mange-la et l'an devant tu n'auras jamais la fièvre.

 

Nos grands-mères savaient donc sans hésitation utiliser les plantes à bon escient pour leurs vertus connues ou présumées.

 

Il existe trois sortes de préparation thérapeutique familiale appelées "tisane" : l'infusion, la décoction et la macération.

 

Comment préparer une infusion (méthode "grand-mère") ?

 

Souvent on appelle à tort cette préparation une tisane. Dans le langage populaire tisane et infusion se confondent...

 

Que vous employiez un mot ou l'autre, prendre le temps de préparer sa propre infusion, c'est déjà en ressentir les bienfaits dans notre monde d'aujourd'hui, où tout le monde court, il est tellement plus simple de choisir un sachet tout prêt dans un supermarché... Je l'avoue je le fais aussi de temps en temps  ! Il faut avouer qu'il y a des mélanges intéressants et que la tisane bio, seule garante de la qualité des plantes, est facile à trouver partout maintenant. Toutes les marques d'aujourd'hui ont leur game BIO.

 

Recette pour une "vraie" infusion

- Recette 1 (version ancienne et familiale) :  Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition (ne pas attendre qu'elle bout à gros bouillon !), verser dans la cassserole une à deux cuillères à soupe de plantes séchées environ et couper immédiatement le feu puis placer la casserole couverte à l'écart !

Laisser infuser 5 minutes avant de filter à l'aide d'une simple passoire directement dans les tasses. Chacun sucrera ou non la préparation avec du miel de préférence.

 

- Recette 2 (version moderne et conviviale) : Vous utiliserez une tisanière, vous versez de l'eau chaude frémissante directement de votre bouilloire sur la plante que vous placerez (ou non) dans une boule à thé. Laisser infuser 5 minutes et servir comme précédemment.

 

- Recette 3 (version rapide et solitaire) : Remplir une boule à thé avec la plante choisie de préférence réduite en petits fragments. La placer dans un mug et verser dessus l'eau frémissante. Laisser infuser avec une petite soucoupe au dessus cinq minutes avant de sucrer au miel.

 

En fait la quantité de plante dépend de la plante, de la quantité d'eau et du nombre de personnes. Un brin de thym pour 1/2 litre d'eau, suffira pour 3 personnes, alors qu'il faudra mettre une petite poignée de tilleul pour la même quantité d'eau et le même nombre de personnes. Si vous avez effeuillé le romarin, il faudra en mettre une toute petite cuillère à soupe (sinon, une branche de 10 cm de long suffira).

Donc faites des essais selon votre goût personnel et celui de vos proches. Dans tous les cas, faites une tisane plus légère si vous la destinez à un jeune enfant.

 

Plante unique ou mélange de plantes ?

Faire une tisane avec une seule plante permet de connaître vos goûts et de savoir si cette plante convient à votre bien-être.

C'est seulement ensuite que vous pourrez tester les mélanges de plantes en tenant compte des synergies.  En effet certaines plantes ne font pas bon ménage ensemble, certains mélanges peuvent produire l'effet inverse que celui attendu. D'autres assemblages agissent de concert...

Restez prudent surtout si vous en donnez à vos enfants. Le tilleul par exemple sera calmant pour les uns et...énergisants pour les autres !

 

Voilà quelques idées :

 

- avec le thym : thym + menthe ; thym + écorce de citron ; thym+cannelle ; thym + mélisse ; thym + verveine par exemple...

Mélanges qui agissent pour stimuler la digestion, renforcer l'immunité et qui peuvent bloquer un refroidissement (début de rhume, de toux ou de grippe).

 

- avec le romarin : romarin + menthe ; romarin + sauge (avec écorce de citron ou d'orange). Mélanges qui stimulent la digestion après un bon repas.

 

OU bien : romarin + pissenlit ; romarin + reine des près ; romarin + queue de cerise ; romarin + badiane (ou anis vert). Mélanges excellents pour la cure de printemps car ce sont des plantes diurétiques, dépuratives du foie, détoxicantes...

 

OU bien :  romarin + cassis ; romarin + aubépine. Mélanges qui agissent sur la circulation.

 

A noter : le romarin tout seul aide à lutter contre le stress. C'est un anti dépresseur naturel.

 

- avec la sauge : sauge + citron ;  sauge + menthe ; sauge + tilleul. Mélanges calmants aidant à la relaxation et à la venue du sommeil.

 

- avec la mélisse citronnelle : mélisse + verveine ; mélisse + tilleul ; mélisse + sauge ; mélisse + anis vert (ou badiane) ; mélisse + menthe.  Ce sont des mélanges calmants et de grands secours pour soigner les spasmes de tous types surtout digestifs.

 

- avec l'aubépine (fleurs) : aubépine + mélisse ; aubépine + camomille ; aubépine + tilleul. Mélanges calmants très parfumés.

 

- avec la verveine : verveine + tilleul ; verveine + camomille ; verveine + menthe. Ces mélanges aideront votre digestion tout en calmant les spasmes ou les maux d'estomacs.

 

L'origan, la marjolaine et le serpolet peuvent remplacer le thym, la sarriette ou le romarin.

 

La lavande peut aussi parfumer une tisane calmante. Elle sera un bon adjuvant en cas de tension légère dûe à des contrariétés et permettra de trouver le sommeil après une journée agitée ou en cas de fièvre si  le sommeil est agité (adultes ou enfants).

...

Certains phytothérapeuthes préconisent de mettre la plante dans l'eau froide...Bon j'ai jamais vu faire ça chez moi, ni chez les autres...

Je n'ai pas trouvé de raison particulière à ce mode d'emploi original.Donc, soit, j'ai zappé une découverte cruciale qui explique pourquoi...ou alors nos grands-mères étaient toutes des idiotes !

 

Comment préparer une décoction ?

 

Dans une petite casserole, mettre 1/2 litre d'eau (pour 2 à 3 tasses). Lorsque l'eau atteint l'ébullition, plonger la plante dans l'eau et laisser bouillir 10 minutes. Laisser ensuite infuser (hors du feu) pendant au moins 15 minutes (30 minutes si vous voulez une décoction très concentrée). Puis filtrer et consommer chaud, froid ou tiède.

La décoction s'utilise surtout pour consommer racines, écorce, bourgeons...Je pense en particulier à l'aubier de tilleul du Roussillon particulièrement utile pour détoxiquer le corps aux changements de saison ou à la décoction de queues de cerises très utiles au printemps en tant que diurétique.

Les décoctions peuvent donc être bues (ne pas en donner aux enfants !).

On peut aussi s'en servir, une fois refroidie, de lotion pour la peau : thym, romarin, origan, lavande soigneront boutons, rougeurs, piqûres d'insectes ou petits bobos.

La décoction de bleuet fera merveille pour les yeux fatigués et irrités.

Celle de sarriette (sucrée au miel) fera un excellent gargarisme pour votre début d'angine.

On peut utiliser une décoction très concentrée dans un bain.

 

Exemple de décoction en mélange :

Lavande + eucalyptus ; Lavande + romarin ; lavande + thym. Mélanges utilisés en inhalation en particulier pour soigner un rhume, une pharyngite ou une sinusite.

 

Comment faire une macération ?

 

La macération d'une plante peut se faire de plusieurs façons selon l'utilisation que l'on veut en faire :

- dans l'eau (froide) : par exemple, l'eau de pétale de rose ; l'eau de bleuet ;

- dans l'huile : par exemple, huile de millepertuis, huile de laurier ou de lavande.

- dans le vin : par exemple, vin de mélisse, vin de sauge, vin de romarin, vin de genièvre ou d'origan, vin de cerise...

- dans le vinaigre : par exemple le vinaigre de lavande, de rose rouge...

- dans l'alcool : ce sont les teintures (plantes séchées en poudre ou fragments macérées dans de l'alcool) ou les alcoolats (plantes fraîches macérées dans de l'alcool) qui se prennent, par voie interne, sous forme de gouttes diluées dans une boisson ou, par voie externe, en compresse : par exemple, la teinture de citron, teinture d'arnica, d'anis vert ou de sauge.

Attention car la forte concentration en principes actifs peut être dangereuse. Mieux vaut demander conseil à un phytothérapeute : il s'agit en effet de préparations galéniques, c'est-à-dire de remèdes qui doivent être soigneusement dosés par un herboriste ou un pharmacien qualifié.

 

Vous trouverez des recettes simples à réaliser sur ce site très bientôt ! C'est promis...L'hiver arrive !

 

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23 octobre 2014 4 23 /10 /octobre /2014 10:19
Un assortiment coloré

Un assortiment coloré

La courge (genre Cucurbita) appartient à la famille des Cucurbitacés. C'est un des légumes le plus anciennement cultivé !

Elle était déjà connue en Amérique, au moins 7 000 ans avant notre ère et aurait été introduite en Europe par les premiers explorateurs, comme l'atteste sa première apparition dans nos livres de botanique datant du XVI° siècle.

Il en existe un grand nombre de variétés et d'espèces différentes. Les scientifiques ont longtemps pensé que toutes les courges avaient pour origine une même et seule espèce, tant les caractéristiques de toutes les courges connues sont proches. Il n'en est rien !

Charles Naudin, considéré comme un des précurseurs de la génétique moderne, a été le premier scientifique à démêler ces nombreuses variétés pour les rattacher botaniquement à trois espèces différentes : Cucurbita maxima, Cucurbita moschata  et Cucurbita Pepo. De ces trois espèces d'origine découlent donc toutes les variétés potagères que nous connaissons aujourd'hui. Voici ma petite synthèse. J'ai essayé de démêler les différentes versions et contradictions...

 

 

Le point commun entre ces trois espèces

 

Ce sont des plantes annuelles, grimpantes et pouvant s'accrocher à un support grâce à des vrilles. Leur tige est longue, herbacée (=non ligneuse) et souples. Les feuilles sont larges plus ou moins en forme de rein, rarement déchiquetées. Les fleurs sont grandes et jaunes. Les fruits (les courges !!) sont ronds ou allongés presque toujours côtelés. Ils contiennent des graines qui sont situées dans une cavité centrale protégée par une chair épaisse et dense (c'est la partie que l'on consomme !).

 

Comment cultiver la courge ?

 

Il lui faut beaucoup de chaleur pour se développer. Sa croissance est très rapide.

Cependant il ne faut pas oublier que c'est une plante originaire des pays tropicaux et des régions tempérées : il faudra la semer en pleine terre au mois de mai (ou sous-abri) et la ramasser avant les premières gelées. Le semis se fait directement dans un large trou rempli de fumier ou de compost et recouvert de terreau. Il faut planter deux à trois graines par trou et garder ensuite la pousse la plus solide.

Ne pas hésiter à ne laisser par pied, qu'un à trois fruits (choisis parmi les mieux formés) : ils seront plus gros ! Tailler ensuite les branches au delà du dernier fruit conservé, cela permettra un apport de nourriture accru pour les fruits. On peut enterrer les racines qui se forment spontanément sur la tige : cela accroît la quantité de nutriments qui atteindront le fruit...

 

Quels sont leurs différences ?

 

1 -Cucurbita maxima

 

C'est cette espèce qui a donné naissance aux variétés de courges les plus volumineuses en particulier celle que nous appelons communément les potirons.

Les parties vertes de la plante sont très velues et les feuilles sont grandes et arrondies en forme de rein. Le pédoncule qui retient le fruit devient très gros parfois trois fois plus gros que la tige et il est parfaitement lisse et dépourvu de côtes. Les graines sont lisses et peuvent garder leur pouvoir de germination pendant 6 ans.

 

Voici quelques variétés de potirons :

 

- Le potiron jaune (appelé courge romaine ou potiron romain) à la chair jaune et la peau de même couleur.

 

 

- Le potiron rouge d'Etampes à la forme un peu aplatie et aux larges côtes. L'écorce est mince et la chair épaisse. Il est très largement cultivé en France.

 

 

 

- Le potimarron (appelé courge châtaigne ou courge d'Hokkaido) appartient aussi à cette espèce. Il proviendrait du Japon où il aurait été introduit par les explorateurs portugais au XVI° siècle. De couleur orange vif à l'extérieur, cette courge appelée Kabocha au Japon, a une forme de toupie caractéristique. Sa chair épaisse d'un bel orangé foncé a une saveur douce et un goût prononcé de châtaigne d'où son nom. Elle est délicieuse en potage ou purée. Le grand avantage du potimarron est que, s'il est BIO, ce n'est pas nécessaire de le peler ce qui renforcera le goût de vos potages ou purées. Des variétés hybrides peuvent être de couleur différente (vert, bronze, rouge brique ou encore rose !).

 

Un potimarron à côté d'une pomarine

Un potimarron à côté d'une pomarine

Le potiron vert d'Espagne, le potiron gris de Boulogne, la courge brodée galeuse, la courge de Valparaiso, la courge de Valence et enfin le giraumon appartiennent aussi à cette espèce.

Le giraumon est encore appelé "giraumon turban" ou "bonnet turc" car il est connu pour sa forme caractéristique en forme de turban.

 

 

 

2 - Cucurbita moschata

 

Les tiges de cette espèce sont très longues et s'enracinent rapidement. Les parties vertes sont très poilues. Les fruits sont portés par un pédoncule élargi à son point d'insertion, présentant cinq côtes aux angles très marqués. Les feuilles ne sont pas de forme arrondies sans être pour autant anguleuses. Elles sont marquées par des taches  plus claires qui contrastent avec le vert foncé de l'ensemble.

 

 

Les graines sont de couleur blanches ou grisâtres. Leur durée de germination est très longue (jusqu'à 6 ans).

Les fruits ont pour la plupart une forme allongée.  La chair des différentes variétés a une odeur légèrement musquée d'où son nom. Lorsque les fruits sont aplatis, ils ont des côtes très marquées.

 

- La courge musquée (ou courge muscade de Provence) est particulièrement appréciée et cultivée... en Provence. Sa couleur peut varier : elle est soit vert foncé, soit orange mais sa chair est toujours orange plus ou moins foncé. Elle supporte très bien la chaleur et le manque d'eau. Sur les marchés, c'est la courge la plus fréquente, celle que le marchand coupe et vend en tronçons...

 

  

 

- La courge Butternut (ou doubeurre), en forme de poire, appartient  aussi à cette espèce. Elle est très fréquente sur nos marchés. Sa chair est douce mais peu sucrée. Elle a la particularité de contenir moins d'eau que les potirons ce qui facilite sa consommation en purée ou en tarte.

 

 

- La courge pleine de Naples a une forme plus allongée. Elle est appelée aussi "courge porte-manteau". Sa chair est orangé clair ou foncé, et sa peau vert foncé. En coupe, elle ressemble à la butternut, les graines étant rassemblées à la base.

3 - Cucurbita pepo

 

Un très grand nombre de variétés cultivées sont issues de cette espèce. Les plus connues sont les citrouilles !

Leurs feuilles sont découpées parfois en profondeur. Les tiges sont recouvertes de poils devenant piquants. Certaines courges sont coureuses d'autre non c'est-à-dire qu'elles présentent des tiges longues et grimpantes ou pas. Les pédoncules des fruits ont cinq angles bien marqués et ne grossissent pas lorsque le fruit arrive à maturité. Cette variété résiste moins bien à la chaleur que Cucurbita moschata. Les graines sont plus petites que celles des espèces précédentes mais ont une durée de germination équivalente.

 

Quelques variétés :

 

- la pomarine ressemble à une citrouille miniature. On l'appelle d'ailleurs "courge Lilliput". Elle était surtout consommée aux États-Unis (dans le Colorado) mais commence à être cultivée en France et on la voit en abondance cette année sur les marchés. Son goût est proche de la chataigne et de la noisette.

Elle peut être consommée avec la peau. Sa petite taille permet de la farcir et de la faire cuire au four sans problèmes.

 

Trois pomarines

Trois pomarines

- la courgette (Cucurbita pepo ssp pepo) jaune ou verte est appelée "Zucchini" au Québec.

 

- la courge d'italie (appelée coucourzelle) qui se consomme lorsque les fruits ont la taille d'un petit concombre. Elle ressemble à une courgette rayée de clair dans le sens de la longueur.

 

- la courge spaghetti est d'origine japonaise. De forme ovale, elle peut mesurer jusqu'à 30 cm. Sa particularité est de présenter à la cuisson une modification de sa texture : celle-ci se détache pour former des fibres (les spaghettis). Pour la cuire, il faut la laisser entière avec sa peau. On peut la cuire à l'eau ou au four. Elle est cuite lorsque la peau s'enfonce sous le doigt. Il suffira ensuite de la couper en deux et d'enlever les graines. Puis de préparer les "fibres" en sauce (tomates, basilic, crème...) à votre convenance.

Une courge spaghetti à côté d'un potimarron

Une courge spaghetti à côté d'un potimarron

- le pâtisson  appartient aussi à cette espèce (Cucurbita pepo var ovifera). C'est une plante curieuse à tige rampante et coureuse. Les feuilles sont grandes et bien vertes. Le fruit a une forme particulière car il est moins long que large et aplati. Le contour au lieu d'être arrondi présente des excroissances plus ou moins recourbées. La surface du fruit est très lisse et brillante. Les plus fréquents sont de couleur blanche mais il existe des pâtissons de couleur jaune, vert, orange, ou panaché...

 

 

 

La courge, un légume d'automne excellent pour la santé

Le patidou est une courge coureuse appelée aussi "Sweet Dumpling". Le fruit est à peine plus gros qu'une pomme et présente des rayures de couleur verte ou orangé. Il est concave au niveau du pédoncule. Les côtes sont très marquées. Quelle que soit sa couleur extérieure, sa chair est orange à l'intérieur. Toutes les recettes de courge lui conviennent mais en plus, sa forme et sa petite taille, lui permet d'être facilement farci et cuit au four pour un repas complet en portion individuelle ou pour deux selon sa grosseur.

Patidous sans dessus dessous.
Patidous sans dessus dessous.Patidous sans dessus dessous.

Patidous sans dessus dessous.

Les coloquintes font également partie de l'espèce de Cucurbita Pepo. A ne pas confondre avec la coloquinte médicinale (Cucumis colocynthis).

Les coloquintes sont des courges à petits fruits qui se conservent très longtemps. On les plante généralement car elles sont très ornementales et elles décorent treillages ou tonnelles, et croissent très rapidement. Il serait impossible de les énumérer toutes tant elles ont nombreuses à pouvoir être cultivées dans nos régions. Il existe la coloquinte poire, la coloquinte maliforme (en forme de pomme ou d'orange), la coloquinte plate rayée...

 

Attention à ne pas planter ces coloquintes ornementales dans votre jardin en même temps que les courges potagères. En effet elles contiennent de la cucurbitacine, une substance toxique présente à faible dose dans toutes les Cucurbitacés, pouvant provoquer des intoxications parfois graves.

Les coloquintes et les courges potagères peuvent s'hybrider. La substance toxique se retrouve alors dans les graines. A la génération suivante (si vous replantez ces graines), le fruit obtenu aura un goût amer et il sera dangereux de le consommer ainsi que ses graines.

 

4 - Cucurbita ficifolia


Il existe une quatrième variété de courge de la famille des Cucurbitacées (Cucurbita ficifolia ou melanosperma) appelé "melon de Siam" ou "courge à feuilles de figuier". Elle est originaire du Mexique où elle est vivace. Elle est actuellement très cultivée en Asie. C'est une courge à chair blanche et aux graines noires.

Assez fade, elle demande une préparation relevée.

A la cuisson, cette courge devient filandreuse et ressemble un peu à la courge spaghetti. Elle peut se cuisiner comme la choucroute...

On la consomme aussi en confiture (la fameuse "confiture de cheveux d'ange").

Les fruits avant maturité se consomment comme des courgettes.

Elle a longtemps été cultivée pour être donnée aux animaux et est consommée depuis peu. Elle a la particularité de ne pas s'hybrider avec les autres Cucurbitacées.

 

 

5 - Cucurbita argyrosperma (ou Courge du Mexique)

 

Il s'agit d'une cinquième espèce de courge cultivée uniquement en Amérique.

 

Elle pousse spontanément au Mexique, au Nicaragua, au Pérou et en Argentine et présente de nombreuses variétés.

 

Elle est cultivée pour ses fruits mais aussi pour ses graines utilisées pour fabriquer une sauce à la crème qui accompagne aussi bien les pâtes que toute sorte de légumes, de plats de céréales ou autres. Là-bas on l'appelle Cushaw.

 

 

6 - Une espèce cousine, Lagenaria vulgaris

 

Il existe enfin une autre forme de courge appelée la "courge bouteille" qui appartient à une espèce différente de la famille des Cucurbitacées. Il s'agit de Lagenaria vulgaris appelée encore gourde.

Cette variété, cousine des courges, est cultivée essentiellement en Afrique pour l'ornement ou pour servir de récipient en particulier l'espèce, Lagenaria siceraria ou calebasse.

Il existe sept espèces connues de Lagenaria : la courge pèlerine, la courge plate de Corse, la courge siphon, la courge massue...

 

 

Les vertus de la courge
 
La courge est un légume excellent pour la santé. C'est un légume qui agirait préventivement contre le cancer et les maladies cardio-vasculaires car il contient en quantité non négligeable du bêta- carotène (surtout pour les variétés à chair orange). Le bêta-carotène est un antioxydant puissant qui nous aide à lutter contre les maux de l'hiver en renforçant notre immunité naturelle. C'est aussi un précurseur de la vitamine A (ce qui veut dire que l'organisme le transforme en vitamine A). La courge contient aussi deux autres antioxydant, la lutéine et la zéaxanthine, qui joueraient aussi un rôle dans la prévention des maladies et renforceraient la bonne santé de nos yeux.
 
La courge est un légume très peu calorique (20 calories pour 100 g) car il contient 90 % d'eau.
Il est très riche en fibres ce qui le rend très bénéfique pour lutter contre le cholestérol. Il contient aussi des sels minéraux comme le potassium, le calcium surtout mais aussi le magnésium, le manganèse, le cuivre, le fer et le phosphore, des vitamines, C surtout mais aussi B2 (riboflavine), B5 (ou acide pantothénique), B6 (pyridoxine) et B9 (acide folique), E, et K. 
 
Enfin, comme toutes les Cucurbitacées, la courge contiendrait de la cucurbitacine, une substance anti-inflammatoire, protectrice du foie et qui agirait en prévention des cancers d'après des études scientifiques in vitro canadiennes. Des études doivent être effectuées in vivo pour en être sûr... Cette substance agirait aussi contre les troubles de la vessie et de la prostate et seraient donc très utile pour prévenir les cancers masculins. Mais, et c'est là une info contradictoire, à dose excessive cette substance pourrait provoquer des intoxications.
 
La courge de Siam, par exemple, ferait baisser le taux de glucose dans le sang et serait donc très utile pour les diabétiques.
 
 
Le propre de la plupart des courges est de se manger uniquement cuit (sauf dans le cas de la courgette). A la cuisson, le bêta-carotène, surtout présent dans les courges colorées, deviendrait assimilable par l'organisme...
C'est donc une bonne chose !
 
Pour les consommer, choisir des spécimens bien lourds et parfaitement sains. 
Si vous voulez le conserver plusieurs mois, la peau doit être épaisse et exempte de moisissures ou autres imperfections pouvant entraîner une détérioration rapide du fruit.
En effet c'est un légume qui se conserve très bien jusqu'à 6 mois dans un local frais (autour de 10°) et à l'abri de l'humidité.
Par contre, la courge se conserve très mal dans un réfrigérateur (trop humide). Si vous achetez un morceau de courge, emballez le individuellement et consommez-le dans les 5 jours maximum.
Vous pouvez aussi conserver la courge en la coupant en morceaux et en la plaçant au congélateur.

Vous en ferez ensuite potages, purées, gâteaux ou gratins facilement. Elle se consomme aussi frite à la poële, au four, en tarte sucrée ou salée...

 
Si la courge est abîmée, elle peut encore être consommée. Pour cela ôter la partie moisie en coupant largement autour avec un couteau et consommer sans tarder le reste de la pulpe. Jetez les parties abîmées dans votre composteur.
 
Ne pas oublier de laver la courge avant de l'éplucher car la peau terreuse peut présenter des bactéries abondantes.
 
 
Les vertus des graines de courge
 
Riches en phytostérols (préventifs des maladies cardiovasculaires), les graines de courges sont très bonnes à la santé. De plus elles agiraient en prévention des troubles de la prostate. N'hésitez pas à remplacer à l'apéritif, les cacahuètes salées par des graines de courges du commerce ou préparées par vos soins !
Vous pouvez les consommer natures ou légèrement grillées au four ou à sec dans une poële, avec un petit filet d'huile d'olive, un peu de sel et des épices de votre choix. Elles se servent à l'apéritif ou pour agrémenter une salade à la place des amandes par exemple. Vous pouvez aussi les incorporer dans des gâteaux...
 
 
Bientôt, promis, vous trouverez des recettes sur ce blog !!
 

 

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2 septembre 2014 2 02 /09 /septembre /2014 18:11

L'oignon doux des Cévennes (ou oignon doux de Saint-André) est comme son nom l'indique un oignon cultivé uniquement dans un terroir particulier : celui d'une région très délimitée située à l'Est du Vigan. Ce légume est protégé par une AOC (Appellation d'Origine Contrôlée)  depuis 2003 (il a été le premier oignon a obtenir cette appellation) et une AOP (Appellation d'Origine Protégée) depuis 2008.

 

Le paysage cévenol en terrasse

 

Depuis longtemps le paysage cévenol a été façonné par les cultures. Les terrasses (appelées faïsse, faysse bancel, restanque, bancau, bancaou ou encore traversier)représenteraient à elles seules, dans les Cévennes, plus de deux fois la longueur de la Grande Muraille de Chine !

 

La culture en terrasse caractéristique des Cévennes. Source : Cévennes Tourisme

 

Les murs qui retiennent la terre suivent les courbes de niveaux. Ils sont construits en pierre sèche (sans liants) ce qui permet à l'eau de s'écouler au travers  donnant des terres de culture bien drainées. Plus la pente est forte plus les murs sont hauts et la planche de culture étroite. Le haut des murs est souvent protégé par de plus grosses pierres plates posées sur la tranche.

 

Les terrasses sont traversées par des canaux d'irrigation et on peut passer d'une terrasse à l'autre par des escaliers de pierre, souvent prévus dans l'épaisseur du mur ou par un plan incliné (lorsque la pente n'est pas trop raide).

 

La maîtrise de l'eau a de tout temps posé de nombreux problèmes aux agriculteurs des régions montagneuses (surtout au sud de la France).

Les orages violents apportent trop d'eau et ravinent les versants favorisant l'érosion et entraînant les terres cultivables vers le bas. Il faut donc trouver un moyen de les stocker et les diriger.

Le manque d'eau lors des épisodes de sècheresse amène les paysans à trouver des moyens d'irriguer leurs terres en modifiant le cours naturels des ruisseaux ou en captant les sources naturelles.

Trop abondante ou trop absente l'eau a été de tout temps un problème !

 

Il faut permettre à toutes les terrasses cultivées d'être irriguées et protégées de l'érosion qui détruit à long terme les murets de pierre.

 

L'élaboration de ces "chemins de l'eau", lors de la construction des terrasses, ont permis la stabilisation des constructions et des versants, et la protection des plaines situées en aval.

On s'en aperçoit aujourd'hui dans les zones à l'abandon... De nombreuses inondations ont pour cause des modifications du circuit de l'eau dans les bassins versants.

De nombreuses régions ont décidé aujourd'hui de réhabiliter les terrasses.

 

Un peu d'histoire

 

Les terrasses ont été façonnées à proximité des habitations pour y cultiver la terre. L'origine exacte des premières terrasses est très controversée encore aujourd'hui.

 

Ils existaient déjà dans la Grèce antique des cultures en terrasses. Il s'agit donc d'une technique ancestrale connue des hommes depuis des millénaires. Elle a permis la mise en culture de nombreux versants montagneux trop pentus pour conserver la terre cultivable. Ces cultures ont permis de nourrir de nombreuses populations. C'est au Moyen Age que les contrées rurales françaises connaissent un essor démographique considérable et la plupart des aménagements en terrasses sur le terroir français que ce soit en Provence, dans l'Ardèche ou dans les Cévennes dateraient de ce moment là. A cette date ce sont  les châtaigneraies qui prédominaient dans les Cévennes. Puis plus tard les hommes ont planté vignes, mûriers, oliviers... et autres cultures vivrières.

 

Toutefois dans les Cévennes ce serait vers le XVIe siècle, que la plupart des aménagements en terrasse aurait débuté. Les ouvrages anciens étant repris, réparés, voire réaménagés par les hommes au fur et à mesure de l'augmentation de leurs besoins.

 

C'est à cette date que se situerait les premières  cultures d'oignons doux dans les Cévennes. Ce sont les moines qui à l'époque auraient cultivé avec patience et persévérance ces terres sèches, sableuses et peu argileuses car granitiques ou schisteuses. Ils ont constitué des terrasses tout simplement pour retenir la terre sur les pentes abruptes et la rendre plus facilement cultivable.

Ces sols bien drainés et exposés au soleil constituent un micro climat favorable à la culture de l'oignon. Ils ne permettent pas à l'humidité de stagner, empêchant la formation des moisissures néfastes à la conservation des oignons. De plus, les pierres des restanques restituent la chaleur pendant la nuit et permettent un drainage du sol efficace.

 

 

La culture de l'oignon doux des Cévennes

 

Les producteurs d'aujourd'hui sélectionnent les plans et les semences pour maintenir la variété telle quelle. Sa culture est encore traditionnelle et tout ce fait à la main.

Les graines sont conservées de la saison précédente. Elles sont semées en février en pépinières exposées au sud. Chaque oignon est ensuite repiqué à la main sur les coteaux cévenols au mois de mai.

Il faut ensuite irriguer les jeunes plants pour favoriser leur développement.

Les cèbieres traditionnelles étaient d'ailleurs toujours installées près d'une source, qui par gravité irriguait toutes les terrasses (l'eau passant d'une terrasse à l'autre par une sorte de goulotte).

En effet cette variété d'oignon doit être arrosée régulièrement. Il lui faut 33 cm d'eau par m2 durant une saison où il ne pleut pas dans les Cévennes (les épisodes cévenols dont nous parle la météo sont en automne !).

Les producteurs ont donc réaliser des bassins de rétention d'eau.

 

En août et septembre, dès que les feuilles (les fanes) commencent à sécher, les oignons sont retirés du sol et mis à sécher à l'ombre de leurs fanes pendant deux ou trois jours. Ils sont ensuite triés et conditionnés, puis stockés dans des locaux frais, secs et aérés jusqu'à leur commercialisation qui dure jusqu'au mois de mai de l'année suivante.

 

L'oignon doux des Cévennes est un oignon de gros calibre, à la forme légèrement losangique. Sa tunique extérieure est très fine et prend une belle couleur blanche rosé légèrement nacré qui peut parfois être légèrement ambrée. Sa chair est blanche et douce : c'est un oignon qui ne pique pas et se consomme aussi bien cru que cuit.

 

 

L'oignon doux des Cévennes, c'est de saison !

C'est un produit de garde qui se conserve longtemps (jusqu'à 8 mois)  dans un local exempt d'humidité et bien aéré.

 

C'est un oignon de terroir qui n'obtient son goût unique que sur ce terroir-là (d'où l'AOP). Il est récolté à la main durant les mois d'août et de septembre: on est donc en pleine saison ! Vous pouvez en planter dans votre jardin, mais il n'aura pas le même goût...

 

Une centaine de producteurs se sont unis en coopérative pour mieux rentabiliser leur production. Ils commercialisent aussi des châtaignes, des pommes et du jus de pommes.

Une famille a besoin d'un hectare d'oignon pour pouvoir vivre correctement. 40 hectares sont aujourd'hui cultivés dans la zone AOC produisant 2000 tonnes d'oignons.

Comme la culture de l'oignon est courte (trois mois en tout), les producteurs envisagent la culture d'autres légumes sur les terrasses...

 

Les vertus de l'oignon

 

Toutes les cuisines du monde utilisent l'oignon. Quelle que soit sa couleur et sa provenance, on le trouve toute l'année au marché. Il s'utilise cuit ou cru dans de très nombreuses recettes.

Il se consomme dans les salades, en gratin, en potage, en accompagnement d'une viande ou d'un poisson, sur une tarte, en omelette, farci, ...

C'est difficile de le consommer en grande quantité mais il est idéal en accompagnement. Pour compenser et profiter de ses bienfaits, il faut en consommer tous les jours en petites quantités, cru ou cuit.

 

C'est un réel allié pour notre santé. Encore faut-il le consommer BIO !

 

Riche en oligoéléments et en sels minéraux, l'oignon aiderait à lutter contre le cholestérol, le diabète et combattrait l'acide urique. Très diurétique, il aiderait aussi à lutter contre les rhumatismes. Il stimulerait donc les reins et l'élimination mais aussi le foie, la digestion et la circulation. En application directe sur la peau, il forme un pansement naturel antiseptique (mais odorant !).

 

On lui reconnaît aujourd'hui un rôle certain dans la prévention de certains cancers (cancers de l'estomac et du tube digestif, cancers de la prostate) car il est d'une grande richesse en anti-oxydants.

 

Il favoriserait la circulation sanguine, diminuerait le taux de cholestérol (car il contient des omega3 et protègerait le coeur et les artères grâce à sa richesse en potassium qui permettrait l'élimination de l'excès de sel dans l'organisme. De plus, sa richesse en composés sulfurés (qui font pleurer!) associé aux anti oxydants auraient un effet préventi en empêchant l'agrégation des plaquettes (d'où une fluidité accrue du sang).

 

Enfin, sa richesse en fibre et son goût marqué sera un bon allié si vous désirez conserver la ligne car il permettra de diminuer l'assaisonnement de vos plats.

 

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30 août 2014 6 30 /08 /août /2014 10:47
La récolte
La récolte La récolte

La récolte

C'est de saison : les apiculteurs récoltent les dernières hausses et ramènent au bercail les dernières ruches qu'ils avaient transhumé vers des régions propices à la récolte de miel...

 

Bientôt vous trouverez sur les marchés, les miels issus de la récolte de printemps et d'été. C'est le moment d'en profiter et de faire vos provisions pour l'hiver : vous ne le regretterez pas car les miels ont des vertus incomparables pour la santé !

 

Quelques miels de couleur et de texture différentes

Quelques miels de couleur et de texture différentes

 

Un peu d'histoire

 

Les scientifiques pensent que les abeilles butinent les fleurs et stockent du miel depuis des millions d'années. Avant même que l'homme n'apparaissent sur la terre, le miel servait déjà de nourriture aux animaux.

On retrouve sur des peintures rupestres des dessins montrant la consommation de miel par les premiers hommes.

Dans l'Antiquité les hommes fabriquaient déjà avec le miel de l'hydromel, du pain d'épice et l'utilisaient comme médicament.

La Terre promise n'est-elle pas une contrée ou coule en abondance le lait et le miel !

Olivier de Serres, le père de l'agronomie française, parlait dès XVII° siècle de l'expérimentation sur les abeilles mais l'apiculture, telle qu'on la connaît aujourd'hui, n'a connu son véritable essor qu'au début du XIXe siècle.

 

Aujourd'hui les abeilles sont sérieusement menacées et leur population décline mettant en péril l'équilibre de la nature et la survie de l'homme. Voir l'article ICI

 

 

 

Des abeilles au travail
Des abeilles au travail Des abeilles au travail
Des abeilles au travail

Des abeilles au travail

C'est quoi le miel ?

 

Parce que la nature est bien faite, les fleurs doivent obligatoirement être pollinisées par des insectes butineurs (abeilles, bourdons, papillons...) pour assurer la reproduction de la plante.

 

Pour attirer les insectes, les fleurs fabriquent donc du nectar. C'est une substance sucrée qui doit apparaître vraiment délicieuse aux insectes vus l'entrain qu'ils mettent à butiner les fleurs !

 

 

Mais revenons à nos abeilles...

Les ouvrières sont sorties de la ruche pour butiner. En butinant de fleur en fleur, donc en récoltant le nectar qui servira à fabriquer le miel, les abeilles transportent à leur insu, le fameux pollen indispensable à la reproduction des espèces végétales...

 

Il faut en moyenne 20 000 à 100 000 voyages pour rapporter un litre de nectar à la ruche et 5 litres de nectar de fleurs sont nécessaires pour faire un seul litre de miel. Vous imaginez le travail !

 

Le nectar est en effet transporté jusqu'à la ruche dans le jabot (qui est une sorte d'estomac secondaire).  Une fois dans la ruche, chaque abeille régurgite le contenu (pré-digéré) de son jabot. D'autres ouvrières (les receveuses) vont le malaxer et le transmettre de bouche en bouche d'une abeille à l'autre. C'est la trophallaxie.

Mélangé avec la salive des abeilles, le nectar s'est transformé... Les sucres sont modifiés pour être plus digestes sous l'effet d'enzymes spécifiques (en particulier l'invertase). Il est alors déposé dans une alvéole au coeur des rayons de la ruche et va encore subir grâce à la température ambiante (35°) une dernière transformation.

En effet, la ventilation de la ruche par les abeilles permet d'évaporer l'eau en excès et lorsque les abeilles jugent que la teneur en eau atteint 20 % du produit, elles scellent  l'entrée par de la cire qu'elles malaxent avec leurs mandibules. Comme le produit est à l'abri de l'air, il ne pourra pas fermenter : c'est du miel à l'état pur !

 

Voilà des réserves pour bien passer l'hiver, pour nourrir les larves après la ponte ou si le mauvais temps persiste plusieurs jours et les empêchent de sortir !

Le miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéolesLe miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéoles

Le miel dans les hausses encore emprisonné dans les alvéoles

En plus du miel issu du nectar des fleurs, les abeilles amassent le pollen qui servira à nourrir les larves.

Elles fabriquent aussi la "gelée royale", exclusivement consacrée à l'alimentation de la reine.

 

Que trouve-t-on dans le miel ?

 

Le miel est un aliment sucré consommé dans la plupart des pays du monde.

 

Il contient de l'eau et différentes sortes de sucres, des sels minéraux, des vitamines, des protéines et des acides aminés. On peut aussi trouver dans le miel des grains de pollen. C'est grâce à eux qu'on peut identifier précisément les plantes butinées par les abeilles.

 

 

Le miel a un pouvoir sucrant élevé puisqu'il contient 75 % de sucres, essentiellement du glucose et du fructose plus digeste que le saccharose, un peu de saccharose et du maltose. 

 

Ses propriétés antiseptiques sont connues depuis l'Antiquité. Il active la cicatrisation des brûlures et des petites plaies. Dans une infusion il adoucit la gorge et lutte contre les affections de l'hiver (toux, rhumes, angines..).

 

 

Quelles sont les différentes sortes de miel et leurs vertus ?

 

Une abeille peut produire n'importe quelle sorte de miel. C'est l'apiculteur qui va induire son comportement en plaçant les ruches à proximité d'une espèce végétale particulière. Il obtiendra un miel monofloral car car tant qu'il y a une source de nectar à un endroit donné, les abeilles en profitent et ne vont pas butiner ailleurs.

 

Il peut arriver que les abeilles produisent un miel à partir de plusieurs fleurs : il aura alors l'appellation de "miel toutes fleurs".

 

La couleur du miel, sa texture et son goût dépendent entièrement des fleurs butinées, le fait qu'il cristallise ou pas également.

De plus, chaque miel a  des vertus particulières selon sa provenance...

 

- le miel d'acacia : Il est de couleur claire et ne cristallise pas. Son goût  fin et discret ne modifie pas le plat dans lequel vous l'insérez. Il est idéal pour sucrer le biberon de bébé, les compotes de fruits, le thé ou le café. Il stimule l'appétit et contient du calcium, du fer et du phosphore. Il favorise donc la croissance de  bébé !

On le recommande aussi aux diabétiques légers car pour une même quantité et un pouvoir sucrant équivalent au sucre, il apporte du fructose bénéfique pour l'équilibre alimentaire et la glycémie. Il a des vertus calmantes et antispasmodiques.

La France est un pays producteur c'est donc inutile de consommer celui en provenance de Serbie, de Hongrie, de Chine ou d'ailleurs. Vous constaterez par vous-même la différence...de goût !

 

 

Le miel d'acacia
Le miel d'acacia

Le miel d'acacia

- le miel de romarin : il est de couleur claire presque blanc et cristallise rapidement (ce qui éclaircit encore sa couleur). Son goût est prononcé mais très fin.

Il favorise le fonctionnement du foie. Antispasmodique, il est aussi très utile en cas de colites ou de douleurs digestives. Il agit aussi sur le moral en stimulant aussi bien l'intellect que le physique. C'est un bon remontant pour les convalescents.

Connu depuis l'Antiquité, c'était le fameux "miel de Narbonne"... Sa région de prédilection est en effet encore aujourd'hui le Languedoc-Roussillon mais on en trouve aussi en Provence en particulier dans la région du Luberon et dans le Var en bord de mer.

 

En Provence, c'est le premier miel que les abeilles vont fabriquer dès février-mars (selon les années) et jusqu'en avril, est le miel de romarin.

L'apiculteur emmène ses ruches sur un emplacement au milieu des romarins en fleurs (par exemple dans le Luberon) et prélèvera les hausses mises sur le corps de la ruche dès la fin de la floraison (on dit qu'il récolte le miel). Ainsi il sera assuré que ses abeilles n'ont butiné que du romarin et que son miel pourra avoir l'appellation correspondante.

 

- le miel de lavande et de lavandin : lui aussi est clair et devient blanchâtre en cristallisant. Son goût est puissant et certaines personnes sensibles trouvent qu'il "pique" la gorge.

Il agit comme antiseptique des voies respiratoires. Il permet de lutter contre les insomnies et de calmer les migraines. C'est, comme le miel de thym, un miel cicatrisant qui fait merveille sur les petites plaies et les piqûres d'insectes. 

Sa région de production est le plateau de Valensole (Alpes de Hautes Provence) et les hauts plateaux du Vaucluse ainsi que la Drôme du Sud. C'est le miel utilisé traditionnellement dans la fabrication du nougat de Montelimar. On le produit aussi dans le Var, le Gard et certaines régions de l'Ardèche, mais en moindre quantité.

 

 

Du champ de lavande à la mise en pot !Du champ de lavande à la mise en pot !
Du champ de lavande à la mise en pot !

Du champ de lavande à la mise en pot !

- le miel de châtaignier : il a une couleur ambrée  très foncée et un goût très prononcé voire amer. Quand on l'aime on en raffole !

Riche en tanins, il agit sur la circulation sanguine. C'est l'ami des sportifs grâce à sa richesse en sels minéraux et sa capacité à lutter contre la fatigue. Il est recommandé aux convalescents et aux personnes anémiées ou tout simplement fatiguées car il est reminéralisant.

Il est produit dans l'Ardèche, les Cévennes, les Pyrénées, le Massif Central et surtout la Corse.

 

 

Le châtaignier et son miel de couleur ambréLe châtaignier et son miel de couleur ambré
Le châtaignier et son miel de couleur ambré

Le châtaignier et son miel de couleur ambré

- le miel de montagne est un miel "toutes fleurs". Les abeilles se sont jetées sur les prairies fleuries d'altitude avant la fauche et ont réunies des saveurs incomparables ! Sa couleur varie selon la saison, selon les années et selon les plantes butinées...

C'est donc toujours une découverte chaque année nouvelle pour nos papilles !

Il est recommandé pour les tartines du matin (ou du goûter) et pour rétablir la santé lors des attaques infectieuses de l'hiver. Son seul défaut : il peut cristalliser assez vite et devenir dur à tartiner. Placer le près d'une source de chaleur... I

l est largement produit en France dans les Alpes, les Pyrénées, le Massif Central, les Vosges et le Jura. De quoi vous régaler !

 

- le miel "toutes fleurs" : il est récolté à la fin du printemps (miel dit "de printemps") ou en été (miel dit "d'été") après que les abeilles aient butiné de nombreuses fleurs variées. Son goût, sa couleur, sa texture changent selon le terroir et la saison.  Plus les abeilles ont butiné de plantes différentes, plus il sera parfumé.

Il agirait sur le cholestérol et le métabolisme des lipides. Sa couleur varie selon les fleurs butinées mais aussi la saison : il est plus foncé en été !

Il est produit dans toute la France et c'est le plus avantageux côté prix. En principe les enfants l'adorent en tartine et les mamans aussi car il ne coule pas ce qui lui permet de rester sur la tartine :)

En Provence on appelle le miel "toutes fleurs" du miel de "garrigue" : les abeilles ont butiné de nombreuses plantes aromatiques (thym, romarin, sarriette en particulier mais aussi pas mal de lavandes...) ce qui lui donne un goût très parfumé incomparable.

En montagne, il peut  avoir l'appellation de "miel de forêt".

 

- le miel de sapin (ou de pin) n'est pas un véritable miel : c'est un miellat. Les abeilles sont allées butiner les sécrétions sucrées produites par les pucerons qui envahissent les sapins sous certaines conditions atmosphériques très particulières. 

Ce miel n'est pas produit de façon régulière, autant en profiter donc, car les années de production succèdent à des années où les ruches n'en produiront pas un seul gramme...

C'est dire comme l'apiculteur doit regarder la météo avant de transporter ses ruches sous les sapins !!

De couleur très foncé, brun à noir, il a un goût très marqué et balsamique. Il est recommandé pour toutes les affections respiratoires d'hiver, la grippe, la toux, les rhumes...et l'anémie.

Il est produit dans les Vosges, le Jura, l'Auvergne et les Pyrénées.

 

- le miel de tournesol a une jolie couleur jaune vif très visible sur les étals.  C'est la première production de miel français ! On le trouve dans le Sud-Ouest, le centre et tout l'Ouest de la France.

Il est assez fade et cristallise rapidement. Il est très riche en calcium, bore et silicium et aiderait à lutter contre le cholestérol car c'est un stimulant du foie. Il aurait aussi des propriétés fébrifuges. 

Peu consommé car peu connu et produit seulement depuis quelques années, il souffre actuellement des traitements pesticides infligé aux plantations de tournesol qui sont responsables de la mort de ruchers entiers.

 

- le miel de colza est excellent pour la circulation du sang et pour le coeur.  Il est recommandé également pour les rhumatismes car il est très riche en oligoéléments. 

Il est produit abondamment dans l'Ouest, le Centre  et le sud ouest, dans la région parisienne jusqu'au lyonnais.

Mais les traitements intensifs sont responsables de la mort de milliers d'abeilles et les apiculteurs se battent pour que ces traitements cessent...et que la production reprenne.

 

 

Un peu d'humour...NOIR

Un peu d'humour...NOIR

 

D'autres miels sont fabriqués dans certaines régions et vous pourrez les trouver chez des apiculteurs locaux.

 

- le miel de bourdaine est recommandé pour tous les problèmes digestifs. C'est un stimulant de l'appétit. Il a des vertus dépuratives, laxatives et même purgatives. Il est produit dans le Massif Central et en Aquitaine.

 

- le miel de pissenlit est très dépuratif. Il est une aide appréciable pour les problèmes de vésicule biliaire et de foie. Il est surtout produit dans le Massif Central et les Pyrénées, régions où le pissenlit envahit les champs au mois de mai.

 

- le miel de tilleul a un goût typique légèrement mentholé. Il est recommandé pour lutter contre l'insommnie, calmer les migraines et les spasmes. Il contient du potassium, du calcium et surtout du manganèse. Il est produit en Aquitaine, dans Paris intra muros et dans les zones de montagne de faible altiture (800 à 100 m). L'essentiel de la production vient hélas de l'est de l'Europe en particulier de Roumanie.

 

- le miel de trèfle est très riche en vitamine K. Il permet de lutter contre la fatigue et on le recommande aux sportifs mais aussi aux personnes fatiguées, pour retrouver un sommeil réparateur. Il arrive du Canada ! Mais par chance il est présent dans la plupart de nos miels toutes fleurs de montagne. La France ne produit pas (ou peu) de miel de trèfle car les prairies sont le plus souvent fauchées avant la floraison. Quel dommage qu'un accord ne soit pas toujours possible entre les exigences des uns et des autres !

 

 

Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire
Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute LoireLes champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire
Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire

Les champs de pissenlit au mois de mai en Haute Loire

- le miel de sarrasin voit sa production se raréfier vue que la France ne cultive presque plus cette céréale. Celui que l'on trouve en France provient souvent du Canada. Quelques apiculteurs bretons en produisent encore.

Son odeur faible contraste avec son goût surprenant, de bois, de terre...et très particulier ! Il est encore utilisé pour la fabrication de pains d'épices. Il est antianémique, reconstituant et très reminéralisant. Traditionnellement il entrait dans le menue des jeunes accouchées et des enfants en bas-âge.

 

 

Les miels de bruyère  peuvent provenir de trois plantes différentes.

 

Le miel de bruyère blanche appelée encore bruyère arborescente (Erica arborea) est produit en France surtout en Corse, Provence, Languedoc-Roussillon. L'Italie, l'Espagne et l'Afrique du Nord ainsi que l'Ecosse, l'Allemagne, la Pologne et l'Espagne sont aussi des pays producteurs.

 

Il est peu consommé en France. Sa viscosité très forte oblige les apiculteurs à l'extraire rapidement avant qu'il ne cristallise dans les alvéoles. Il est idéal pour les tartines.

 

De couleur assez foncé, il a un goût boisé et fort rappelant la réglisse et le caramel. Il est recommandé pour lutter contre les infections urinaires, la rétention d'eau et l'anémie. Il est idéal en cure pour prévenir les rhumatismes et les calculs rénaux. Très riche en minéraux c'est un excellent reconstituant et reminéralisant.

 

- le miel de callune (Calluna vulgaris) dit bruyère commune est produit dans les Landes, la Bretagne, la Sologne, le Massif Central et les Pyrénées. Sa couleur ambrée presque rougeâtre et son goût corsé font qu'il a peu d'adeptes.

C'est pourtant un excellent miel très riche en potassium, fer, soufre, manganèse, bore et baryum. Il vous permettra de retrouver la forme après une maladie infectieuse et de lutter contre les infections urinaires ou les calculs rénaux.

C'est l'Allemagne qui en importe le plus...

 

 

- le miel de bruyère  cendrée (Erica cinerea) est lui aussi produit en Bretagne, en Sologne, dans le Massif Central, les Pyrénées  et les Landes.

Il a un goût corsé et  légèrement amer.

Très riche en silicium, bore et baryum, c'est un excellent diurétique. Il est très souvent utilisé dans les pains d'épices.

 

 

Enfin on trouve en Corse, mais surtout en Italie et en Espagne du miel d'oranger aux vertus calmantes et antispasmodiques. Son goût délicat et fruité, mais légèrement acidulé rappelle la marmelade. Sa couleur dorée et sa texture liquide en font un bon miel pour sucrer laitages, compotes et tisanes.  Il soigne les migraines et prévient les insomnies. Mais c'est aussi un bon anti-inflammatoire.

 

Peu produit en France, sauf dans le Gard, c'est en Espagne qu'on trouve en abondance le miel de thym aux vertus cicatrisantes exceptionnelles. Antiseptique, digestif, et stimulant, car riche en cuivre, il permettrait de garder la forme. C'est un antiseptique et un antiviral puissant qui permettra aussi d'échapper à la grippe et de préserver les voies respiratoires des infections hivernales.

 

Le miel d'eucalyptus n'est pas produit en France bien qu'on trouve quelques arbres dans le Sud de la France (Corse et Provence). Son goût est fort et légèrement mentholé. Il vient principalement d'Espagne, d'italie ou du Portugal,  du Maroc et de l'Algérie, ou encore de Grècen puis de pays plus lointaine comme la Nouvelle Zélande et l'Australie. Il est très recommandé pour toutes les infections hivernales et bronchiques car c'est un antiseptique pulmonaire mais aussi urinaire et intestinal.

 

 

Et bien sûr il existe aussi le miel de cactus...

Et bien sûr il existe aussi le miel de cactus...

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18 juillet 2014 5 18 /07 /juillet /2014 17:43
Les vertus des huiles essentielles (HE)

Depuis quelques années on parle beaucoup d'aromathérapie. Le mot vient du grec "arôma" qui veut dire "arôme"et de "thérapie" qui signifie "soin".

Il s'agit d'une thérapie qui permet de se soigner en utilisant les HE (=huiles essentielles) extraites des plantes. Il existe de multiples façons d'utiliser ces huiles essentielles. Certaines peuvent être absorbées par voie orale ou être inhalées, d'autres seront plutôt utilisées en massage de la peau (en mélange avec une huile sèche), d'autres enfin agiront par diffusion atmosphérique ou encore directement par l'olfaction sur une bandelette neutre.

Tous ces modes d'utilisation sont complémentaires, chacun apportant ses bienfaits ou ses limites qu'il vaut mieux connaître car les HE sont puissantes et peuvent être toxiques employées à forte dose ou chez les personnes fragiles, les personnes âgées, les femmes enceintes ou les enfants en bas âge.

 

Depuis quand l'aromathérapie existe-t-elle ?

 

La majorité des essences de plantes connues aujourd'hui sont distillées depuis le XVIIe siècle.

 

Déjà durant l'Antiquité, les Romains, les Égyptiens, les grecs mais aussi les Indiens "distillaient" à leur façon les plantes aromatiques pour en extraire des arômes.

En Mésopotamie sur des tablettes sumériennes datant de plus de 4 000 ans avant J.-C. on retrouve gravées, des prescriptions médicales utilisant les plantes broyées ou chauffées puis mélangées à d'autres subtances.

En Chine,  vers 2800 av. J.-C., l'Empereur Shen Nung livra dans son ouvrage de nombreuses recettes médicinales à base de plantes.

En Inde, l'ayurveda, le grand livre de la médecine indienne, préconisait déjà l'usage des plantes.

En Égypte des papyrus datant de 2800 ans avant J.-C. montrent que certaines plantes aromatiques comme l'origan, le genévrier, la menthe mais aussi certaines épices comme la cannelle entraient dans la composition de pommades ou d'onguents. Les Égyptiens utilisaient aussi les plantes pour embaumer les corps et pour certains rituels funéraires.

Au Moyen âge, ce sont les arabes qui maîtrisent  les vertus des plantes aromatiques  et durant les Croisades, ils diffusent leurs connaissances qui gagnent alors toute l'Europe. L'alambic aurait été mis au point par Avicenne, un médecin arabe... Mais les "parfums d'Arabie" ne sont pas faciles à trouver et les plantes méditerranéenes (romarin, lavande...) vont peu à peu êtres distillée.

Les plantes sont cultivées pour la plupart dans les jardins des moines et l'usage des "simples" se généralise. La profession d'apothicaire (devenue pharmacien par la suite) apparaît en France à la fin du XIIIe siècle et utilise essentiellement les vertus des plantes.

Les plantes sont de plus en plus utilisées non plus seulement telles quelles mais après distillation. Au XVI°siècle, Ambroise Paré invente les "marmites à plantes", véritables baignoires thérapeuthiques qui guérissaient de nombreux maux grâce aux bains aromatiques.

C'est au XVIIIe que les premières "essences" de synthèse sont fabriquées. Elles aboutiront à la fabrication de l'eau de Cologne puis des premiers parfums de synthèse qui masqueront alors une hygiène souvent défectueuse.

 

Mais c'est seulement à la fin du XIXe siècle que les propriétés particulières de chaque plante vont être mises à jour. En 1928 le terme "aromathérapie" est créé pour parler de l'étude des essences de plantes.

 

C'est le chimiste français René-Maurice Gattefossé qui est considéré comme le père de l'aromathérapie moderne.

Une anecdote bien connu explique qu'il a fait en 1918 une découverte surprenante. Alors qu'il se brûle la main, il la plonge dans un récipient empli d'HE de lavande. La douleur s'estompe, la brûlure guérit rapidement. Ce résultat l'incite à poursuivre ses recherches pour démontrer les propriétés antibactériennes et cicatrisantes de la lavande.

Dans son ouvrage intitulé "L'Aromathérapie" et publié en 1931, il livre ses découvertes et décrit la relation entre la structure biochimique de l'HE et ses vertus.

 

Durant la deuxième guerre mondiale, le Docteur Jean Valnet soignait encore les blessures de guerre avec des HE. Dans son livre publié en 1964 et intitulé : "L'aromathérapie, traitement des maladies par les essences de plantes", il vulgarise ses découvertes fondamentales sur les HE et relance sans le savoir leur usage médical. Quatre médecins, Duraffourd, Lapraz, d'Hervincourt et Belaiche continuent les recherches et précisent les connaissances sur les propriétés des HE. L'aromathérapie devient un enseignement à part entière et une médecine naturelle de pointe. Vous trouverez d'autres renseignements sur le site ICI.

 

C'est la découverte de la pénicilline qui a peu à peu éloigné les médecins et leurs malades de l'usage ancestral des plantes et de leurs bienfaits. Elle avait été testée en 1943 sur des blessés de guerre et a valu le Prix nobel  de médecine à plusieurs chercheurs en 1945 ( Fleming, Florey et Chain).

 

Enfin, en 1975, Pierre Franchomme découvre le «chémotype», véritable empreinte digitale de chaque espèce végétale. Chaque molécule active est actuellement bien connue ce qui  permet de mieux cibler encore les actions thérapeuthiques de chaque HE. En fonction du sol, de la région, du climat, une plante développe des propriétés spécifiques parce que ses essences sont différentes. L'exemple le plus connu est celui du romarin.

- En Provence, l'HE est riche en camphre et agira au niveau cardiaque et neuromusculaire, mais sera (à haute dose) toxique pour le foie.

- Celui qui pousse au Maroc contient des oxydes qui agiront sur les bronches (1.8 cineole).

- celui qui pousse en Corse, riche en verbénone, agira au niveau du foie et de la digestion. Il est donc important de ne pas se tromper si on veut obtenir un résultat rapide.

 

L'aromathérapie n'est pas une thérapie nouvelle : elle existe depuis la nuit des temps et a permis à nos ancêtres de survivre pendant des millénaires sans l'intervention des médicaments modernes de synthèse.

C'est encore aujourd'hui une thérapie efficace et puissante qui repose sur des recherches scientifiquement prouvées dont on comprend parfaitement le mode d'action.

 

Comment sont fabriquées les huiles essentielles ?

 

L'huile essentielle est un concentré actif de tous les éléments contenus dans la plante.

Elle est obtenue par distillation.

La distillation était déjà connue par les Égyptiens et les Perses qui utilisaient un alambic en terre 1000 ans avant notre ère. Puis l'invention a gagné la Grèce et les pays arabes qui l'ont utilisé tout en le perfectionnant pour distiller près de 107 essences végétales différentes.

Le mot Alambic apparaît en 1265. Il vient de l'espagnol "alambico", qui provient de l'arabe "al inbiq"  c'est-à-dire "vase à distiller", qui lui provient vient du grec ambix.

L'étymologie nous en dit long sur l'histoire !

Ci-dessous un alambic arabe utilisé au Moyen Age.

Les vertus des huiles essentielles (HE)

La distillation est le processus qui consiste à séparer en les chauffant des subtances qui ont des températures d'ébullition différentes.

Les substances gazeuses se volatilisent, puis se condensent sur une paroi plus froide permettant ainsi leur récupération sous forme liquide. On obtient un produit pur et puissant.

La distillation peut être sèche : on chauffe la plante sans ajout de matière liquide. Dans le cas contraire on ajoute de l'eau ou de l'alcool (méthode ancienne)

Les alambics d'aujourd'hui permettent de placer la plante au dessus de l'eau (voir ci-dessous). L'eau est dans une première cuve chauffée à basse pression. La vapeur d'eau traverse les plantes puis se condense dans le serpentin de refroidissement.

On obtient alors d'une part l'HE et d'autre part l'hydrolat (encore appelé eau florale). L'HE est plus légère que l'eau et flotte à la surface.

Pour info il faut 4 tonnes de pétales de rose pour obtenir 1 kg d'HE.

L'eau de rose, l'eau de fleur d'oranger, l'eau de bleuet sont des hydrolats. Elles ont les même vertus que les HE mais en moins concentrées lorsqu'elles sont bien fabriquées ainsi, c'est-à-dire dans les règles de l'art !

Les vertus des huiles essentielles (HE)

Classification des HE

 

Les HE ne sont pas classées selon les familles de plantes mais selon leurs composants, donc leurs propriétés.

Il existe quatre types d'HE (ndlr : les données suivantes sont extraites du site Portail-santé ICI) :

Phénols : anti-infectieux, antibactériens à large spectre, viricides, fongicides, stimulants immunitaires. Par contre, les phénols sont dermo-caustiques, irritants pour la peau et les muqueuses et peuvent entraîner des brûlures. Ils sont également hépato-toxiques. Ce qui veut dire que les HE en contenant, prises en grande quantité ou sur de longues périodes,  peuvent endommager le foie.

L'HE : Origanum compactum (origan) est extrêmement toxique car contient du carvacrol qui est une variété de phénols.

Exemples de plantes contenant des phénols : Clou de girofle, sarriette des montagnes, thym à thymol, certains eucalyptus, cannelle, poivre noir, etc.

Cétones : anticoagulantes, cicatrisantes, calmantes, sédatives à faible dose (1 à 2 gttes par jour). Par contre si on augmente les doses, l’effet peut être inversé. Les cétones peuvent alors être dangereuses pour le système nerveux, voire stupéfiante et épileptisantes.

Exemples de plantes contenant des cétones : hysope officinale, sauge officinale, romarin à verbénone, menthe poivrée, thuya, fenouil.

Aldéhydes : anti-infectieux, antibactériens, (idem phénols) anxiolytiques, calmantes. Les HE sont agressives pour les muqueuses si elles ne sont pas diluées.

Exemples : Melisse, verveine, citron, eucalyptus citriodora.

Coumarines : Neuro-sédatives, anti-convulsives, antispasmodiques, mais photosensibilisantes. Elles peuvent provoquer des tâches sur la peau si on s’expose au soleil.

Exemples : Bergamote, orange, citron, angélique.

 

Qui utilise les Huiles essentielles ?

 

Les huiles essentielles sont utilisées :

- En aromathérapie, science reconnue aujourd'hui qui repose sur les composés chimiques contenus dans les HE. Compte-tenu des composants prioritaires et de leur synergie avec les autres composants on attibue à l'HE certaines vertus thérapeutiques. Le raisonnement est tout à fait scientifique et vérifié par expérimentation.

 

- En l'olfactothérapie : c'est une approche très british de l'usage des HE. Il s'agit de les sentir et de laisser le corps et surtout l'esprit, s'imprégner de l'odeur et ressentir ses effets positifs ou négatifs. Les substances volatiles vont agir directement sur notre cerveau et influencer notre comportement, notre humeur et notre santé. Seules les modifications sont quantifiables (par exemple, la tension artérielle, le taux d'hormones ?...).

 

Un exemple : l'huile essentielle de Bergamote est connue pour être calmante. Des expériences ont montré qu'elle réduirait  le stress des enseignants, facilitant la gestion de la classe, la qualité de l'enseignement donc la relation aux élèves. Il n'y a pas de contre-indication à en faire profiter les élèves.

Mais vous n'aimez peut-être pas l'odeur de la Bergamote !

Dans ce cas, vous pouvez essayer d'autres essences d'agrumes, comme le petit grain bigarade, la mandarine, ou bien, essayer d'autres essences comme la lavande vraie, connue aussi pour ses propriétés calmantes.

Mais il est possible aussi que chez vous cette odeur n'agisse pas du tout !

A cous de choisir...

 

- L'aromathérapie "énergétique", quant à elle se base sur les vibrations provoquées par les huiles essentielles.

La médecine chinoise, l'acupuncture, la médecine ayurvédique utilisent depuis des millénaires cet aspect de l'aromathérapie. Plus récemment certains ostéopathes, réflexologues et aromathérapeuthes se sont mis à l'utiliser aussi. Pour eux, la maladie est un simple blocage d'énergie. Les HE appliquées sur des points  précis (les chakras) vont agir comme des aiguilles d'acupuncture et libérer l'énergie, rétablissant ainsi l'équilibre et la santé.

 

 

Comment utiliser les HE chez vous ?

 

Il semble important d'utiliser les HE qu'on aime de multiples façons : en absorption, en massage, en olfaction, ou en diffusion atmosphérique...

 

En absorption : 1 à 2 gouttes d'HE sur un support neutre, un petit morceau de sucre, 1 cuillère à café de miel liquide, deux ou trois fois par jour. Il existe aussi en pharmacie des gelules d'HE à avaler avec un grand verre d'eau. Ces gélules contiennent soit une seule HE soit un mélange selon les marques. Elles sont dosées pour une posologie adulte.

 

En massage : il est impératif de ne pas utiliser l'HE pure. Il faut la diluer dans de l'huile sèche ou votre lait pour le corps (votre crème de jour). Si vous n'avez rien sous la main (en vacances par exemple, vous pouvez utiliser un peu d'huile d'olive). On peut masser directement la zone douloureuse ou bien les zones réflexes (main et pied) ou bien encore la colonne vertébrale ou le plexus solaire (en cas de stress important).

 

Dans un bain, il faut diluer l'HE auparavant avec une huile, un lait ou carrément vos sels de bains.

 

En diffusion atmosphérique, vous pouvez utiliser un diffuseur d'arômes. Il en existe plusieurs sortes. Vous pouvez déposer quelques gouttes d'HE sur un galet que vous placerez sur le radiateur de votre chambre ou sur votre table de nuit.

Vous pouvez placer quelques gouttes d'HE sur le col de votre chemise de nuit, votre oreiller, ou sentir l'HE lentement en fermant les yeux pour vous concentrer sur la senteur, après l'avoir déposé sur une bandelette de papier.

 

Chacun d'entre nous peut se faire sa propre "bibliothèque d'arômes" en fonction des ses préférences ou en choisissant des HE pour toute la famille...

Faites des essais !

 

Si vous débutez vous pouvez sans crainte utiliser les HE suivantes : lavande vraie, ravintsara, tea-tree, citron, orange, mandarine (mais attention au soleil) et eucalyptus radiata.

 

Les vertus des huiles essentielles (HE)

Quelles sont les vertus de quelques HE ?

 

ou Pourquoi utiliser des HE à la place des médicaments classiques ?

 

Parce que les huiles essentielles agissent de la même façon que les antibiotiques. Elles stoppent l'action et la prolifération des bactéries et des virus (qui eux n'ont pas besoin d'antibiotiques on est bien d'accord !!) tout en modifiant le terrain de l'individu et en évitant surinfection et complication. Le système immunitaire s'en trouve amélioré. Bien sûr il faut trouver la bonne HE et la bonne synergie et consulter si on obtient pas de résultats. C'est un bon complément des prescriptions homéopathiques, acupuncture et autres médecines douces.

 

Quelles sont les précautions à prendre avec les HE ?

 

Il existe plusieurs sortes d'huile essentielle pour une même plante. Par exemple l'HE de lavande selon qu'il s'agit de lavande vraie (lavandula angustifolia, ex lavande officinale), de lavande aspic (lavandula latifolia, ex lavandula spica) ou de lavandin (lavandula intermedia) qui est un croisement entre les deux, n'aura pas les même actions thérapeutiques. Par contre, la lavande stéchas (lavandula stoechas) n'est d'aucune utilité en aromathérapie.

Ici la lavande vraie...

 

 

 

Les vertus des huiles essentielles (HE)Les vertus des huiles essentielles (HE)
Les vertus des huiles essentielles (HE)

Il est très important de bien respecter les doses prescriptes. Toujours commencer avec 1 seule goutte quand on utilise une HE pour la 1ère fois !

En cas de doute demander à votre pharmacien surtout :

- si vous êtes enceinte : les HE peuvent être abortives.

- si vous allaitez votre bébé : les HE passent directement dans le sang même lors d'un massage donc directement dans le lait. Non seulement elles risquent de donner du goût au lait mais le bébé va les ingérer.

- pour les enfants de moins de 10 ans.

- pour les HE fortes comme la cannelle, la sariette, le thym, ne jamais les avaler !

- ne pas prendre une HE énergisante le soir si vous voulez dormir !

- bien vérifier à l'achat que l'HE est 100% BIO, pure et naturelle.

- Enfin certaines personnes peuvent être allergiques, donc PRUDENCE !

 

 

Conservation

Vendues dans des flacons de verre, opaque et de couleur foncé, les HE se conservent très bien en prenant la précaution de bien serrer le bouchon car elles sont volatiles. Ne  les transvaser pas, éloigner-les des enfants en bas âge et conserver la notice jointe.

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13 juillet 2014 7 13 /07 /juillet /2014 11:42
Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été
Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été

 

L'été est le moment où tout le monde profite de l'extérieur que ce soit sur un simple balcon, dans un parc public ou dans un jardin, qu'on soit en vacances, à la plage, à la campagne, à la montagne ou pas.

 

Certains problèmes peuvent donc survenir, surtout des problèmes de peau liés au soleil et au grand air.

 

 

 

D'abord, la peau est particulièrement exposée au soleil en été car on se découvre...

Aux oubliettes les pulls, tee-shirt à manches longues, tuniques et autres vêtements !

 

Quand j'étais enfant, pour bronzer plus vite dès les premiers jours du printemps, ma mère nous enduisait avec un mélange d'huile d'olive et de citron (ou du vinaigre de cidre). Je crois que pour 1/4 de litre d'huile, elle mettait le jus d'un citron. On secouait le flacon avant de s'enduire... A l'époque on ne parlait pas de filtre anti-UV ou autres crèmes solaires protectrices. Quand on en achetait une c'était la même pour toute la famille et parce qu'on allait à la plage. On pensait même, à tort, qu'un bon bronzage était protecteur.

 

Une fois enduit(e) d'huile, nous pouvions jouer dehors tout l'après-midi mais dès les premiers jours de grosses chaleurs, quoi qu'il en soit, le bon sens était présent dans toutes les familles méditerranéennes, nous n'étions jamais au soleil au moment de la pleine chaleur, nous restions obligatoirement dans la fraîcheur de la maison derrière les volets croisés (et les vitres fermées).

 

Les soirs de canicule quand on ouvrait enfin les vitres, ma grand-mère mouillait d'ailleurs des vieux rideaux en voilage aéré et les accrochait devant les ouvertures :  l'air encore chaud séchait les rideaux tout en créant  une agréable sensation de fraîcheur dans la maison et, pour se réveiller dans une maison encore plus fraîche, elle n'hésitait pas à mouiller les sols, ni à laisser les volets grands ouverts toute la nuit avec bien sûr les moustiquaires bien descendues !

 

Le coup de soleil

 

Si malgré toutes vos précautions, vous avez un léger coup de soleil, que vous avez la sensation que votre peau brûle, vous pouvez utiliser des produits simples qui ont fait leur preuve : 

 

- badigeonnez-vous de yaourt et laissez-le en place environ 20 minutes. Au bout de ce temps, lorsque tout le liquide a été absorbé et que le yaourt a séché, douchez-vous et lavez-vous avec un savon surgras (ou du savon d'alep). Puis avant d'avoir séché complètement votre peau enduisez-la d'huile sans frotter pour ne pas irriter votre peau fragilisée. L'idéal est de faire pénétrer l'huile en tapotant.

 

Vous avez le choix entre de l'huile d'amande douce, l'huile d'argan ou de l'huile d'olive. Vous pouvez la parfumer avec quelques gouttes de citron (ou de vinaigre de cidre).

Bien sûr les jours suivants couvrez-vous d'une chemise légère et abstenez-vous de vous exposer au soleil, tout en continuant les soins jusqu'à ce que la rougeur disparaisse complètement. Avec un peu de chance vous ne pèlerez pas ce qui préservera votre peau.

 

Ne jamais exposer un bébé, un jeune enfant ou vous-même au soleil durant les heures chaudes, c'est-à-dire entre 11 heures et 17 heures (heure d'été). Si vous avez de jeunes enfants, si vous craignez particulièrement le soleil, portez un tee-shirt anti-UV et protégez-vous la peau avec une bonne crème solaire adaptée à votre peau surtout si vous vous exposez pour la première fois en juin-juillet-août. Le port d'une casquette ou d'un chapeau est également recommandé pour protéger la peau fragile du visage et du cou.

 

Remarque : Dans certaines familles c'est du blanc d'oeuf battu en neige qui était utilisé !

 

J'ai oublié de préciser qu'il faut utiliser du yaourt nature légèrement battu pour le rendre plus onctueux. Inutile donc de vous enduire de yaourt à la fraise :)

 

Le Coup de chaleur, l'insolation sont des cas d'urgence médicale. Il en est de même si des cloques apparaissent sur votre peau ...

Pendant le transport ou en attendant le médecin car là c'est carrément grave, trempez une serviette dans de l'eau froide et l'appliquez-là sur le front et la nuque de la personne.

Vous pouvez ensuite la plonger dans un bain chaud que vous refroidirez (comme pour les convulsions) au fur et à mesure.

 

Piqûres diverses

 

Les piqûres d'insectes (guêpes, abeilles, moustiques).

 

Les insectes ne se privent pas en été...mais soyons contents de leur présence, car cela signifie que les pesticides largement employés dans l'agriculture d'aujourd'hui ne les ont pas encore fait tous disparaître. Ce serait une catastrophe écologique sans précédent.

 

Moustiques : en prévention des piqûres, utiliser de l'huile essentielle de citronnelle ou, encore plus efficace de géranium rosat (ou géranium d'Egypte). Cette HE peut être soit badigeonnée sur la peau (au pli du coude, à l'intérieur des poignées, derrière les oreilles), soit déposée directement sur l'oreiller, les bords du berceau, ou le col du pyjama, soit sur un support neutre porté autour du poignet_ style le bracelet spécial vendu en pharmacie (je ne fais pas de pub mais je le trouve particulièrement pratique même pour les balades en forêt).

 

Si malgré tout les moustiques vous piquent : enduisez les piqûres d'un peu de vinaigre (de cidre ou de vin), ou d'un peu de jus de citron ou, si vous êtes au jardin, écraser quelques feuilles de persil ou de cassis, voire une feuille de poireau.

Vous pouvez aussi utiliser de l'HE de lavande aspic ou de géranium rosat. A ce stade, la citronnelle ne sert plus à rien.

Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été
Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été

 

Abeilles, Guêpes :  l'idéal est d'enlever aussitôt l'aiguillon avec une pince à épiler puis de savonner l'endroit de la piqûre avec du savon de Marseille. Si vous êtes en promenade : frotter avec les feuilles grossièrement écrasées d'une plante aromatique (romarin, sauge, thym, lavande, mais aussi olivier ou tomate). Enfin, appliquer du vinaigre de vin ou du citron, de l'HE de lavande aspic ou de géranium rosat.

 

Si la piqûre commence à gonfler : faire un emplâtre avec du bicarbonate de soude imbibé d'un peu d'eau et l'appliquer sur la piqûre. Vous pouvez aussi une fois rentré à la maison frotter avec une rondelle d'oignon, de l'ail, de l'oseille ou du basilic.

Bien sûr cela ne vous dispense pas de surveiller : si ça gonfle trop, si vous ne sous sentez pas bien, vous êtes peut-être allergique : consulter sans attendre !

 

Méfiez-vous aussi des scorpions (inoffensifs dans nos régions mais pas si vous voyagez hors de France) et des frelons qui sont plus dangereux et peuvent provoquer de la fièvre et des manifestations douloureuses parfois spectaculaires.

 

Les Piqûres d'autres animaux

 

Araignées  : soignez les piqûres comme pour les moustiques mais pensez aussi à l'ail qui désinfecte et calme les démangeaisons.

 

Méduses :

A la plage si vous êtes piqués par une méduse, ce superbe prédateur qui vous a choisi comme proie (!) il faudra tout d'abord sortir de l'eau (car il y en a sans doute d'autres pas loin) et surtout ne pas frotter la peau (ce que l'on fait souvent de façon réflexe pour rassurer un enfant par exemple).

 

 

Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été

Laver les piqûres à l'eau salée (propre si c'est de l'eau de mer). L'eau douce libèrerait encore plus le venin...

 

Durant mon enfance, on faisait un emplâtre de sable humide et chaud puis on raclait la peau avec un carton, un couteau (côté non coupant par pitié !)  pour éliminer  les débris urtiquants qui restaient accrochés sur la peau : la chaleur du sable soulageait la douleur aussitôt. Le problème est qu'aujourd'hui le sable est rarement propre.

 

L'idéal (lu sur le net) serait d'utiliser de la farine, qui est neutre et piège aussitôt les débris collés à la peau, mais dites-moi, franchement, qui a l'idée d'emmener de la farine sur la plage !

 

Bon, c'est pas drôle et ça fait vraiment mal. (Heureusement qu'on n'est pas en Australie où certaines méduses peuvent être mortelles).

Rincez ensuite encore à l'eau salée longuement.

 

Ma grands-mère préconisait aussi l'urine chaude qui soulageait la douleur instantanément. Bref ça coûte rien d'essayer !

 

Par contre, si vous êtes piqués au visage, utiliser exclusivement du sérum physiologique. On peut avoir quelques ampoules dans le sac de plage : c'est très utile en cas de sable dans les yeux si vous avez des enfants et les jours de vent !

Mieux vaut donc consulter la carte des méduses sur internet (et la météo) avant d'aller à la plage (bien sûr du temps de ma grand-mère internet n'existait pas et à la moindre alerte, personne ne se baignait).

 

Vives  : si c'est une vive, traîtreusement enfouie dans le sable, attendant sa proie dans l'eau peu profonde qui vous a injecté son venin, chercher vite un fumeur (si vous n'avez pas la malchance d'en avoir un sous la main) et empruntez-lui sa cigarette : approchez le bout de la cigarette de la zone douloureuse le plus près possible sans pour autant brûler la plante du pied (!) : la chaleur détruit le venin et la douleur disparaît presque instantanément. Puis en rentrant, vous prendrez le temps de laver puis de désinfecter la plaie et bien sûr de surveiller...

 

Piqûres de végétaux

 

Piqûres d'ortie : trouvez trois herbes différentes et frottez-les sur la peau : la sensation de brûlure cesse aussitôt ou appliquer d'urgence du vinaigre ou du citron !

 

 

Petites plaies (ampoules, échardes...) bleus et bosses :

 

Si vous partez en randonnée : Vous risquez le lendemain de souffrir de courbatures et autres douleurs musculaires. Préparer à l'avance un petit flacon d'huile d'olive dans lequel vous mettrez à macérer des gousses d'ail écrasées. Prenez un bon bain chaud dans lequel vous aurez jeté une ou deux bonnes poignées de gros sel et quelques gouttes d'essence de lavande. Puis enduisez-vous avec cette huile. Le lendemain vous irez beaucoup mieux !

Vous pouvez aussi avant les vacances faire une cure de graines germées, en particulier de blé, riche en vitamines E.

 

Pour les bleus et les bosses, quelques feuilles de persil écrasées font merveille.

Dans la nature vous pouvez écraser sur une petite plaie : des feuilles de fraisier sauvage, de groseillier à maquereau, de la pimprenelle ou de l'achillée par exemple ou bien, le reste des carottes râpées de votre pique-nique (sans l'assaisonnement), ou du citron légèrement dilué dans un peu d'eau (sinon ça pique trop !)

 

Vous avez une ampoule au pied à cause de vos chaussures de montagne ?

- Appliquez de la carotte cuite mélangée à du bicarbonate de soude et maintenir sous une gaze pendant une heure.

- Faites un pansement avec une feuille de chou vert cuite (ou son jus). Idem avec de l'oignon.

Pas très commode au refuge !!

 

L'idéal si vous êtes sujet aux ampoules c'est donc d'avoir dans le sac à dos de l'HE de lavande aspic ou vraie  (ou de tea tree) et de l'appliquer légèrement dilué avec un peu d'eau directement en compresse sur l'ampoule.

 

Nous avions l'habitude de percer l'ampoule avec une aiguille à coudre passée au feu pour la stériliser. Une fois le liquide bien écoulé, la peau séchait et formait un pansement naturel et lorsqu'elle se détachait, on était guéri. Il ne faut pas ramollir trop l'ampoule qui fera encore plus mal mais plutôt la faire sécher à l'air...

Autres maux de l'été

 

Si vous avez des ados, profitez de l'été pour les aider à soigner leur acné, fréquente à cet âge. Le soleil, au contraire de ce qu'on croit souvent a tendance à l'aggraver. Profitez de la belle saison pour introduire dans son alimentation beaucoup de légumes et de fruits.

 

Et, même si c'est un garçon, incitez-le à profiter des tomates pour s'en faire un masque pour la peau très dépuratif : couper une tomate en lamelle et appliquer les rondelles sur les boutons. Garder 15 minutes, puis rincer le visage. Les boutons régressent en quelques jours. Vous pouvez alterner tomate, concombre et fraises...et si vous n'avez pas de boutons, ce masque est idéal pour avoir la peau rajeunie !

Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été
Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été

Si vous profitez des vacances pour sortir le soir vous pouvez le lendemain et le sur-lendemain, si vous vous sentez fatigué et que vous avez un peu abusé de la fête en buvant trop d'alcool ou/et en faisant des excès de table, faire une décoction en faisant bouillir 10 minutes, 2 citrons coupés en quartier dans 1 litre d'eau. Buvez cette tisane, froide ou chaude, en dehors des repas tout au long de la journée.

A défaut vous pouvez absorber le citron sous forme d'HE.

 

Si vous devez passer carrément une nuit blanche (ce n'est jamais très bon pour l'organisme mais bon, c'est les vacances !), boire un café très fort dans lequel vous aurez ajouté du poivre, du sucre et une tranche de citron. Vous resterez bien réveillé !

 

Le lendemain pour récupérer (hi hi !) suivez les conseils ci-dessus (tisane au citron) et faites-vous un masque avec du concombre que vous garderez environ 15 à 20 minutes. Vos cernes et vos poches sous les yeux disparaitront comme par magie !

 

En cas de transpiration excessive...fréquente en été. Rafraichissez-vous en consommant de la tisane de sauge (froide ou chaude). Vous pouvez utiliser la tisane dans votre bain, en lotion pour le visage, en bain de pied !

 

Pour retrouver une peau de rêve et des cheveux en pleine santé après un séjour au grand air :

Enduisez vos cheveux d'huile d'olive de préférence (ou d'huile d'argan) et laisser poser 15 minutes puis faire votre shampoing normalement.

 

Pour votre peau, mélanger du miel liquide (acacia) et de l'huile (argan, olive, amande douce) enduire votre peau de ce mélange que vous pouvez parfumer si vous le désirez avec une huile essentielle de votre choix et laisser reposer au moins 20 minutes avant de vous laver avec un savon doux, d'alep, par exemple et de bien vous rincer.

 

 

Mes remèdes de grand-mère pour bien passer l'étéMes remèdes de grand-mère pour bien passer l'été

Contre les jambes lourdes : à défaut de pouvoir marcher dans l'eau fraîche au bord de la mer, de nager à la piscine ou de faire quelques mouvements de yoga libérateur, buvez du jus de cassis frais, OU/ET 1 jus de citron par jour (faire une cure), OU/ET mettre de l'ail cru dans vos plats OU/ET boire une infusion de feuilles de cassis (50 g de feuilles par litre d'eau).

 

Vous pouvez aussi préparer à l'avance du vin de cassis en faisant macérer 500 g de baies écrasées dans 1 litre de vin rouge. Laisser macérer une semaine, puis ajouter un sirop de sucre léger et en boire UN petit verre tous les jours.

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Contre le mal des transports

A défaut de vous faire une infusion d'absinthe (réservé aux adultes) ou de menthe poivrée, mettre sous la langue, 1 à 2 gouttes de menthe sur un sucre, quelques gouttes sur un mouchoir et la respirer, peut suffire à stopper les nausées et l'envie de vomir.

 

Voilà quelques astuces à tester...

En tous les cas,

si vous passez à travers tout ça

c'est que vous êtes drôlement doués.

 

Bonnes vacances !

 

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25 avril 2014 5 25 /04 /avril /2014 08:52
Les graines germéesLes graines germées
Les graines germéesLes graines germées

Ce petit concentré de santé est à la mode paraît-il !

 

Personnellement j'en consomme depuis fort longtemps...plus de 20 ans, même si c'est avec quelques interruptions (souvent en hiver lorsque la germination se fait moins vite pourtant c'est la période où il faudrait beaucoup en consommer).

 

Pour témoin, l'âge de mon germoir en terre cuite (très écolo) dont un étage malheureusement a terminé sa vie en morceaux à force de manipulations avec les mains mouillées. J'ai beau le nettoyer régulièrement avec de l'eau vinaigrée, on voit bien qu'il a beaucoup servi !

 

Ce type de germoir à étages. comprend plusieurs parties : un socle vernissé et donc imperméable, sorte de bol plat dans lequel on doit toujours mettre de l'eau ;  trois tamis perforés de même diamètre (je n'en ai plus que deux) sur lesquels on peut poser un couvercle. Sur le couvercle, une petite cuvette peut être remplie d'eau, eau qui par évaporation, permettra de maintenir un certain degré d'humidité et de fraîcheur constante en été.

 

 

 

 

Les graines germées
Les graines germéesLes graines germées

 

Attention avec ce type de germoir, car les trous sont des pièges à petites graines. Il faut donc le réserver pour les grosses graines : lentilles, soja...qui ne passeront pas à travers les trous lors du rinçage, et ne resteront pas bloquées dans les trous ce qui empêcherait carrément au bout de quelques jours l'écoulement de l'eau de rinçage : vous ne pourriez pas éviter une mauvaise germination voire une fermentation qui peut s'avérer dangereuse pour la santé. Prudence donc...

 

Entre deux utilisations, toujours bien nettoyer le germoir avec de l'eau très chaude et du vinaigre blanc (surtout pas de produit vaisselle ou de nettoyage au lave- vaisselle car la poterie est poreuse et garderait l'odeur du produit et des résidus du produit qui pourrait nuire aux prochaines germinations).

 

Je le nettoie à l'aide d'une brosse à légumes en coco comme ci-dessous. J'utilise cette brosse à la cuisine, à la fois pour frotter le germoir et pour nettoyer la peau des légumes que je n'épluche pas.

 

Photo du net.

Cette brosse et le germoir sont dans la maison depuis plus de 20 ans et on peut dire que ce sont deux produits durables...en tous les cas, conçus pour durer longtemps, car à cette époque, personne encore ne parlait de "développement durable" !

 

Plusieurs autres types de germoirs sont utilisables pour des résultats identiques. Par exemple, vous pouvez utiliser tout simplement un bocal en verre à choisir de préférence avec une large ouverture. Munissez-vous alors d'une simple gaze et d'un élastique. Ce sera parfait pour des graines de petites tailles : brocoli, alfafa (luzerne), roquette...

A noter : si votre maison est peu chauffée en hiver la germination sera plus longue ou se fera mal...

A vous d'adapter en faisant germer les graines près d'une source de chaleur (pas trop près quand même !) ce qui facilitera la levée des graines mais compliquera les opérations de rinçage (car vous serez loin d'un point d'eau). Vous trouverez sans peine sur internet pleins de conseils pour choisir un germoir adapté à vos besoins, du simple bocal au germoir plus sophistiqué, en passant par la coupelle de germination réservée aux graines à mucilage...

Je ne vais pas en faire la pub ici, ce n'est pas mon intention...et après tout pour les graines à mucilage, une simple assiette tapissée de coton suffit aussi !

 

La méthode

 

1 - Mettre dans un peu d'eau du robinet (au fond du germoir ou du bocal) 1 cuillère à soupe de graines (ou d'un mélange). Les laisser macérer une nuit et au maximum 24 heures. Si vous habitez en ville et que votre eau est très chlorée, l'idéal est d'utiliser de l'eau de source faiblement minéralisée. Ne pas utiliser d'eau minérale, ni d'eau filtrée.

Les graines germées

2 - Le lendemain, les rincer abondamment, puis les égoutter dans une passoire fine par exemple.

 

3 - Placer alors les graines dans le germoir (étage supérieur à trous) et le recouvrir du couvercle en terre pour permettre à la germination de s'effectuer à l'obscurité et sans eau.

 

Si vous utilisez un bocal,  recouvrir le bocal d'une gaze tenue par un élastique. Retourner le bocal en l'inclinant à 45° environ (le plus dur est de le caler !!) pour que toute l'eau s'écoule... donc bien sûr cela va de soi, l'ouverture en bas ! Puis le placer à l'obscurité, protégé par un torchon par exemple.

 

4 - Tous les jours, rincer deux fois (trois à quatre fois en été dans le sud) et bien égoutter. On peut rincer les graines directement dans le tamis du germoir (à trous) ou à travers la gaze si vous utilisez un bocal (inconvénient : des graines se coincent entre la gaze et le rebord du bocal) ou bien lever la gaze, remplir le bocal d'eau et passer le tout dans un tamis ou une passoire, puis remettre les graines dans le bocal (au choix). Simplifier-vous la vie sinon vous n'aurez pas envie de continuer à faire germer des graines...

 

 

 

 

Les graines germées
Les graines germées

5 - Au bout du deuxième ou troisième jour une petite pousse blanche apparaît, ou bien une petite racine...

On peut consommer dès ce stade les graines germées et ce, pendant  3 à 4 jours, selon votre goût...

Si vous le désirez vous pouvez aussi les mettre au jour en enlevant torchon et couvercle : la petite pousse deviendra en quelques heures toute verte !

 

 

 

Les graines germées
Les graines germées

Vous pouvez même faire germer vos graines directement dans une passoire (en vacances par exemple). Hé oui ça marche aussi !!

 

Quelle que soit la méthode, la phase 1 est indispensable et le double rinçage quotidien aussi. Pas de soleil direct, pas de courant d'air et pas de stagnation de l'humidité...

Bien rincer et égoutter vos graines avant de les consommer...

 

Elles doivent sentir bons, être fermes et ne pas présenter de moisissures. Si vous les avez oubliées : jetez-les !

 

La durée de germination est variable selon les graines. Une seule consigne : attendre que le germe soit sorti (l'idéal est de 2 à 5 mm) pour commencer à les consommer et laisser-le grandir ensuite quelques jours. Le goût varie en fonction du stade de germination, la teneur en vitamines et les minéraux aussi.

 

Toutes les graines, et en particulier le soja, la lentille, peuvent être consommées lorsque la pousse devient verte. La chlorophylle contenue dans la feuille est très bonne à la santé.

 

Faites des essais culinaires...

Quelles graines peut-on faire germer ?

 

Toutes les graines peuvent être consommées à l'exception de celles des plantes toxiques. En effet certaines plantes sont de faux amis, on peut consommer leurs fruits mais pas leur graines ou les parties vertes de la plante.

 

Par exemple, vous mangez des pommes de terres ou des tomates mais savez-vous que les parties vertes de la plante (donc les feuilles) sont toxiques ? Il en est de même des graines puisque, c'est logique, c'est la pousse et la racine que l'on consomme en même temps que la graine. Cette famille de plantes dangereuses s'appellent les Solanacées. En plus des tomates et des pommes de terre, cette famille comprend aussi : les aubergines, les piments et poivrons et ... le tabac. Donc attention !

 

Ne faites pas germer de rhubarbe, ni de pépins de pommes, ni de noyaux de cerises, ni de graines de lupin...

 

Par contre on peut faire germer sans danger :

 

- les légumineuses : alfalfa (luzerne), fenugrec, soja vert, lentille, pois chiche, azuki (haricot rouge originaire du Japon), et même le trèfle !

 

- Les oléagineux : tournesol, amande, noisettes noix, pignon, sésame.

 

- les céréales : blé, orge, millet, sarrasin, seigle, épeautre, quinoa, riz, kamut, maïs, avoine...

 

- les légumes : radis, navet, carotte, céleri, brocoli, fenouil, épinard, persil, poireau, cresson, roquette...

 

Ne pas oublier aussi le cumin, le carvi, la coriandre et le cerfeuil !

Les graines germéesLes graines germées
Les graines germées

Où acheter vos graines ?

 

En magasin BIO uniquement et choisir des graines spéciales à germer ou des mélanges spéciaux. Vous les paierez un peu plus cher mais comme chaque paquet dure longtemps, ce n'est pas si cher finalement...

Vous pouvez en acheter 3 ou quatre sortes puis échanger avec vos amis.

 

Comment conserver vos graines avant la germination ?

 

Au sec et à l'abri de la lumière surtout ! Ne les oubliez pas pour autant au fond de votre placard !! En effet, la faculté de germination diminue avec les années. La graine devient de plus en plus sèche : il faut dans ce cas prolonger le trempage...

 

Comment consommer les graines germées ?

 

- telles quelles crues.

- dans des salades, vertes ou composées.

- dans votre sandwich.

- mixées dans des jus de légumes.

- en omelette.

- mélangées dans vos galettes de légumes.

- mélangées à un plat de céréales ou de légumes verts ou secs (les ajouter au tout dernier moment dans un plat chaud pour en conserver le croquant et le piquant.

Il y a plein d'idées sur le net !

Vous pouvez les conserver quelques jours au réfrigérateur dans une boîte hermétique dans laquelle vous aurez placé un papier absorbant (à changer tous les jours).

 

Quels sont les bienfaits de cette consommation pour la santé ?

 

Les graines germées contiennent tous les éléments vitaux conservés dans le germe, plus ceux qui se développent au moment de la germination qui seront utiles à la croissance de la future plante et dont nous allons profiter pour notre santé.

 

Par exemple une graine germée de blé contient 9 fois plus de vitamines A que la graine consommée telle quelle. Tous les autres éléments vitaux sont également en plus grande quantité : vitamines B, PP, C, D et E.

 

De plus, les protéines, lipides et glucides subissent des transformations biochimiques et enzymatiques qui les rendent plus assimilables par notre organisme.

 

En pratique la consommation régulière de graines germées crues auraient les bienfaits suivants :

 

- activer la circulation et l'oxygénation des cellules. Le métabolisme est augmenté et les cellules se régèrent plus vite.

 

- renforcer l'immunité (donc on lutte mieux contre les vilains microbes mais aussi on guérit plus vite si l'un d'eux tente de nous anéantir). Notre organisme se renforce !

 

- permettre une meilleure assimilation lors de la digestion.

 

- renforcer notre égo "c'est moi qui l'ai fait" et du coup notre plaisir et notre santé et ça c'est pas négligeable par les temps qui courent.

 

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29 mars 2014 6 29 /03 /mars /2014 09:51
Les vertus des céréales

Qu'est-ce qu'une céréale ?

 

Le terme générique de céréale désigne en botanique les plantes à graines. Elles appartiennent presque toutes à la famille des Graminées, sauf le sarrasin qui appartient à la famille des Polygonacées et le quinoa et l'amarante, des Chenopodiacées. Elles sont actuellement la base de notre alimentation mais aussi de celle des animaux.

 

Les céréales cultivées en France sont au nombre de 9 : le blé, le riz, le seigle, l'orge, l'avoine, le sarrasin (ou blé noir), le millet, le maïs et l'épeautre.

A ces céréales se rajoutent le sorgho, qui commence à être cultivé en France, et le mil (ou millet) cultivé surtout en Afrique.

Puis  le quinoa, le sésame, et l'amarante qui ne sont pas de vraies céréales mais peuvent être considérés sur le plan nutritionnel comme telles.

Chaque appellation regroupe différentes variétés.

 

On les consomme soit sous forme de grains (riz, blé, maïs épeautre, quinoa, orge et avoine), de farine (sarrasin, blé, seigle), de flocons (avoine, maïs, riz, quinoa), ou de bouillies (avoine) selon les pays et les habitudes alimentaires.

Elles entrent dans la fabrication de nombreux produits alimentaires comme le pain, les pâtes, les semoules, les biscuits et pâtisseries...

 

L'intérieur du grain (ou amande) contient beaucoup de glucides complexes (70 % d'amidon), des protéines (15 %) dont le gluten. C'est ce que les botanistes appellent l'endosperme. Le germe (l'embryon) contient un peu de lipides, des minéraux et des vitamines. Le son (le péricarpe) recouvre l'amande et contient plusieurs couches de fibres, des minéraux, des anti-oxydants et des vitamines (surtout celles du groupe B, B1, B2, B3, B6, B9). 

Lorsqu'on enlève l'enveloppe extérieure du grain, on dit que le grain est décortiqué.

Le grain complet (donc avec son enveloppe) est très riche en sels minéraux (zinc, magnesium, fer, potassium, selenium), en vitamines PP, B1, B3 et B6 et vitamine E, et en acides gras essentiels.

 

Voilà comment se présente un grain de blé :

 

blé - Le Dictionnaire Visuel

 

 

 

Certaines graines contiennent du gluten et sont donc indispensables pour fabriquer du pain. Le blé (le froment), l'épeautre et le seigle sont des céréales panifiables. Attention, certaines personnes présentent une allergie au gluten et ne doivent pas en consommer.

 

Dans les céréales complètes, qui sont de plus en plus consommées aujourd'hui et que l'on trouve facilement dans tous les magasins, alors qu'il y a quelques années on ne les trouvait que dans les magasins bio, l'enveloppe du grain contenant tous les éléments vitaux et le germe sont conservés.

 

Les céréales sont cultivées tout au long de l'année. il y a les céréales de printemps (semées au printemps et récoltées en été), d'été (semées en mai et récoltées en automne) et d'hiver (semées en fin d'automne et récoltées au début de l'été).

Les vertus des céréales

Petite histoire des céréales

 

Au cours de la période (très longue) qui a précédé l'histoire, les hommes avaient comme préoccupations majeures de se nourrir, d'une part, et de se protéger des éléments extérieurs, de l'autre.

Pour se nourrir, ils cueillaient des baies, des grains, des herbes et chassaient du gibier. Les céréales ont d'abord été consommées crues, puis broyées et cuites lorsque la poterie a été inventée.

 

Puis les hommes ont eu l'idée de les cultiver...vers 9 000 ans avant J-C. (au pré-néolithique)  mais cette date varie selon la céréale et le pays.

Ce sont les premiers aliments à avoir été cultivées et leurs cultures a été la première activité agricole des hommes. Selon les régions, l'agriculture a précédé la sédentarisation ou vice versa.

 

Il y a plus dix mille ans, le blé poussait  à l'état sauvage en Mésopotamie et plus particulièrement dans le croissant fertile (Proche et Moyen-Orient).

 

 

Le riz était déjà connu et cultivé en Asie,  le maïs en Amérique...L'orge était déjà cultivée sur tout le pourtour méditerranéen et en particulier en Grèce.

 

Les éleveurs-cultivateurs nomades venus du Proche-orient sont arrivés en Europe et les premières cultures apparaissent dans le sud de la France vers - 6000 ans avant J.-C. et 5300 ans dans le nord.

 

Les céréales ont depuis constitué la base de l'alimentation pour de nombreuses civilisations pendant des siècles... En fournissant une nourriture abondante et régulière, elles ont permis aux premières civilisations de s'installer durablement et ont contribué à la sédentarisation des premières sociétés.

Les hommes ont été obligés de trouver des moyens de les conserver, pour l'alimentation, mais aussi pour s'en servir de semences la saison suivante.

 

En Asie, les civilisations se sont construites autour du riz, en Europe et au Moyen-Orient, du blé, en Amérique, du maïs et en Afrique du mil.

 

Nos ancêtres appelaient les céréales les "blés" et ce n'est qu'au XIXe siècle, que l'appelation de céréale est apparue. Ce nom proviendrait de la déesse romaine Céres, déesse de l'agriculture, des moissons  et de la fécondité (appelée Déméter chez les grecs).

Ce serait trop long de raconter toute l'histoire...chaque céréale ayant sa propre histoire, mais pourquoi pas, cela fera peut-être l'objet d'articles futurs...

Les différentes variétés de céréales

 

1 - Le blé

 

Il n'y a pas un, mais, plusieurs blés. Il existe deux espèces de blé et de multiples variétés : le blé dur et le blé tendre.

Le blé dur sert à fabriquer la semoule complète ou blanche, le couscous, les pâtes complètes ou blanches, le boulgour, le pilpil. Il peut être consommé en galettes.

Le boulghour est du blé dur germé et précuit à la vapeur. Il est ensuite séché et concassé avant d'être mis à disposition. Le pilpil est un blé précuit à très basses températures. Il est ensuite concassé. On l'utilise comme le boulghour dont il est très proche.

Le blé tendre ou froment est utilisé pour faire de la farine, blanche ou complète, donc pour fabriquer pains, tartes salées, pâtisseries  et biscuits. Il est aussi utilisé pour l'alimentation animale.

L'amidon contenu dans le grain de blé sert aussi à fabriquer du papier, des produits pharmaceutiques...

Le blé est la première céréale cultivée en France et c'est grâce à cette culture qu'on appelle la France le "Grenier de l'Europe".

 

2 - L'épeautre

 

C'est une variété rustique de blé. Le grand épeautre, surtout cultivé dans le nord de l'Europe, est utilisé pour faire du pain ou des pâtes. Il est plus riche en magnésium et contient plus de vitamines que les autres blés.

Le petit épeautre est le blé provençal par excellence : sa culture est adaptée aux sols pauvres et secs. Il est très digeste et peut se consommer et se cuire comme le riz. C'est une céréale savoureuse et très riche en protéines, calcium et potassium.

 

 

3 - Le riz

 

Le riz est la céréale la plus pauvre en lipides. Elle ne contient pas de gluten.

C'est la première céréale mondiale pour l'alimentation humaine. On la consomme en Asie (Chine, Inde, Japon), Afrique et Amérique du Sud.

En France, on cultive le riz en Camargue.

Il y a plusieurs sortes de riz, comme le riz à long grain, à grain moyen ou à grain rond.

Au point de vue gustatif, on distingue le riz gluant (surtout consommé en Asie), le riz rond special rizotto (consommé en Italie) et le riz parfumé (thaï, basmati...).

On le distingue aussi selon sa couleur. Il existe du riz rouge (Madagascar), jaune (Iran) ou violet (Laos). Le riz complet a une couleur brune. Le riz sauvage est de couleur noire. Très riche en lysine (absente dans les autres variétés de riz) il est souvent consommé en mélange.

 

 

4- Le seigle

 

C'est une céréale particulièrement riche en éléments minéraux. Elle a été la céréale de base jusqu'au XIXe siècle en Europe septentrionale. On la consomme sous forme de farine (pain). En Allemagne, le pain de seigle est constitué de farine et de grains non moulus. Elle peut aussi être consommée en flocons, gruau... En faisant fermenter le pain de seigle, les russes fabriquent le kwass.

 

5 - L'orge

 

L'orge, céréale considérée comme rafraîchissante a été très consommée autour du bassin méditerranéen jusqu'au XIXe siècle. Elle est consommée en grains décortiqués, en flocons ou sous forme de pains. L'orge mondé n'a plus aucun élément nutritif car le grain a été blanchi.

 

6 - Le sarrasin

 

C'est une céréale sans gluten. Elle était très consommée en Bretagne, en Pologne, en Russie, et au Japon. On la consomme en grains décortiqués non grillés,  ou grillés (Kasha). Au Japon, on fabrique des pâtes de sarrasin (sobas). En Bretagne, on en fait des galettes salées et des crèpes. Il faut la consommer surtout en hiver car c'est une céréale dite échauffante.

 

7 - Le maïs

 

C'était l'aliment de base des habitants de l'Amérique du sud avant l'arrivée des colons. Beaucoup de pays d'Amérique latine la consomme encore aujourd'hui. On la consomme en Europe depuis le XVIe siècle. Elle se mange directement en épis, en grains frais détachés de l'épi, sous forme de polenta (semoule de maïs), en galettes (tortillas)... Elle a un goût sucré qui plaît beaucoup aux enfants et sa couleur particulière la rend très attrayante dans les salades composées.

 

 

8 - Le millet

 

Cette céréale a été très consommée en France et en Allemagne de l'époque romaine au XIXe siècle. On la consomme en grains, ou en flocons. Elle est rafraîchissant et savoureuse.

 

9 - L'avoine

 

C'est la céréale la plus nourrissante. C'est donc une céréale très consommée dans les régions froides (Ecosse, Allemagne, massif montagneux comme l'auvergne par exemple) car elle est très échauffante et énergétique. Il ne faut donc pas en abuser si on est sédentaire ! Elle se consomme en flocons sucrés (tels quels, en muesli, en gâteaux) ou salés (potages) ou sous forme de gruau.

 

 10 - Les autres céréales

 

Le Kamut

C'est un blé originaire d'Amérique du nord proche du blé de Khorasan cultivé en Iran. Son grain est trois fois plus gros que celui du blé dur.  Il contient davantage de protéines que les autres variétés de blé, des acides aminés essentiels, du sélénium, du zinc et du magnésium.

 

L'amarante

C'est une plante qui diffère des autres céréales car n'appartient pas à la même famille. Ces grains sont consommés grillés, broyés en farine, ses feuilles comme des légumes. Elle a été très consommée en Amérique centrale où elle était vénérée, jusqu'à la conquête espagnole. Aujourd'hui c'est en Afrique qu'elle est surtout utilisée. En Europe, on la considère souvent comme une mauvaise herbe des jardins. Elle résisterait même aux herbicides dans certaines plantations de cultures OGM !

Riche en fer et en lysine c'est une plante aux vertus médicinales reconnues et qui gagne a être consommée.

 

Le quinoa

Cultivée depuis 5000 ans sur les hauts plateaux d'Amérique du sud,  le quinoa n'est pas une céréale car il appartient à la famille des épinards (Chenopodiacés). Riche en minéraux (fer, manganèse, phosphore, magnésium, zinc et cuivre), en protéines et en fibres, cette plante a la particularité de contenir tous les acides aminés essentiels (comme la viande).

Protégés par des saponines amères, les grains doivent être lavés longuement avant d'être consommés puis cuisinés comme le riz, le millet ou la semoule.

Les grains ne contiennent pas de gluten et peuvent être consommés par tous.

 

Le sorgho

C'est la cinquième céréale mondiale après le maïs, le riz, le blé et l'orge. On l'appelle le blé égyptien ou le millet indien. Il est très utilisé en Afrique et consommé en grains cuits ou en farine.

 

Le fonio

Cette céréale est cultivée et consommée surtout au Sénégal et au Kenya. C'est une plante adaptée aux sols pauvres et secs. Sa valeur nutritionnelle est équivalente à celle du riz.

 

Le teff

Cultivée et consommée surtout en Ethiopie, cette céréale est très importante car dépourvue de gluten et une poignée de ses graines suffit à ensemencer un champ entier.