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18 octobre 2019 5 18 /10 /octobre /2019 05:13

Aujourd'hui nous allons continuer la visite de l'église paroissiale de Rognes, en traversant la nef et en nous arrêtant devant chacun des retables. 

Certains sont classés aux MH, comme les trois retables présents dans le chœur que nous avons observés dans mon précédent article.

 

Je le rappelle ici, les retables sont tous en bois de noyer sculpté, et recouverts de peinture doré pour la plupart ou peints pour simuler le marbre, surtout sur les colonnes.

Ils ont tous été offerts par des fidèles et par des familles nobles de la région (désirant s'assurer une place au paradis ou simplement étaler leur richesse et donc leur pouvoir...). 

L'autel de Saint Clair et de Saint Roch date de 1674 (classé MH). Il a la particularité de montrer en dessous de Saint Georges, de Saint-Clair et de Saint Roch, une fausse prédelle dans laquelle Saint-Clair, évêque de Nantes guérit un aveugle (à gauche) et chasse les démons du corps d'un possédé (à droite). 

L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch
L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch

L'autel de Saint-Clair et de Saint-Roch

L'autel de Saint Blaise (classé MH), patron des éleveurs, des cardeurs et des tondeurs, date de 1669. Il a un fronton polygonal ce qui est rarissime à cette époque. 

La petite histoire raconte que lors du tremblement de terre de 1909, la statue de Saint Blaise se brisa au niveau de sa main qui fût reconstituée de manière disproportionnée...

Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise
Autel de Saint-Blaise

Autel de Saint-Blaise

L'autel de saint Anne date de 1669 (classé MH). Dans la niche se trouvait une statue qui a été volée en 1977. Je m'en souviens encore car les gens du village ont été profondément choqués par ce vol.

Sur l'autel la statue de droite représente Sainte Cécile patronne des musiciens et à gauche, Sainte Catherine, patronne des écoles religieuses.

Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne
Autel de Saint-Anne

Autel de Saint-Anne

Autres détails de l'hôtel de Saint-AnneAutres détails de l'hôtel de Saint-Anne

Autres détails de l'hôtel de Saint-Anne

L'autel des âmes du purgatoire...

L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône
L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône
L'église paroissiale de Rognes (2) / Balade dans les Bouches-du-Rhône

L'autel Saint-Joseph (1670)...

Autel de Saint-Joseph

Autel de Saint-Joseph

L'autel Saint Eloi (1648) patron des agriculteurs.

Autel Saint-Eloi
Autel Saint-Eloi

Autel Saint-Eloi

L'autel de la vierge (1662)

Cette petite statue de "Notre Dame de Beauvezet" représente la vierge hiératique tenant l'enfant Jésus. Est-ce elle que les paroissiens venaient implorer en tirant sa robe quand ils désiraient de la pluie pour leurs cultures ?

 

Autel de la vierge...
Autel de la vierge...
Autel de la vierge...
Autel de la vierge...

Autel de la vierge...

Autres détails parmi les richesses de cette église...

Autres détails
Autres détails
Autres détails
Autres détails
Autres détails

Autres détails

La visite de l'église paroissiale de Rognes est terminée. J'espère qu'elle vous a plu. J'étais déjà entrée dans cette église, mais je n'y étais jamais entrée dans le but d'y faire des photos. Les Journées du patrimoine m'ont permis de le faire, même si je n'ai pas tout retenu de la visite commentée, fort intéressante...

La semaine prochaine nous resterons en Provence pour d'autres découvertes, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

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16 octobre 2019 3 16 /10 /octobre /2019 05:11
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)
L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)

L'église Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes (13)

Aujourd'hui nous allons visiter l'Eglise Notre-Dame-de-l'Assomption de Rognes que j'ai eu l'occasion de redécouvrir lors des Journées du Patrimoine.  C'est une église dont je vous ai déjà parlé l'hiver dernier, lorsque nous avons visité le village. Je vous ai montré l'extérieur ICI.

Elle est habituellement toujours fermée au public sauf bien entendu lors des messes ou des cérémonies.

Lors des Journées du Patrimoine, le week-end a été pluvieux et le manque de lumière ne m'a pas permis de faire de belles photos des richesses que contient cette église paroissiale.

Je vais néanmoins vous en montrer le plus possible pour vous donner envie de la visiter à votre tour et d'aller les admirer in situ. Il faut dire aussi que cette bâtisse, plutôt d'aspect austère, contient des merveilles artistiques...pour qui aime ce style baroque et richissime, en particulier des retables classés aux Monuments Historiques, patrimoine assez méconnu, mais qui mérite qu'on s'y attarde un moment.

L'église a été bâtie, contre les anciens remparts du village en 1607, comme l'atteste d'ailleurs la plaque située à droite du portail principal.

 

 

Elle remplaçait à l'époque une chapelle devenue trop petite, aujourd'hui détruite. 

L'église actuelle est constituée d'une nef unique ornée de retables et d'un chœur au-dessus duquel se dresse le clocher. 

Vue générale de la nef
Vue générale de la nef

Vue générale de la nef

Malgré les nombreux vitraux, la lumière n'était pas au rendez-vous le jour de ma visite. Il est même dommage je trouve que la plupart de ces vitraux d'origine qui ont résisté au séisme de 1909, soient cachés par les nombreux retables, certes magnifiques, offerts à la paroisse par les riches propriétaires de la région. 

Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux
Les vitraux

Les vitraux

Nous allons aujourd'hui voir de plus près les œuvres se trouvant dans le chœur.

Au milieu du chœur se trouve l'autel principal. Il  a été réalisé en 2007 pour fêter les 400 ans de l'église paroissiale. Il est composé d'un ancien autel baroque qui a servi de coffrage à un ensemble en pierres de Rognes. Vu son poids, ne pouvant pas être déplacé, l'autel a  pu été consacré...

L'autel baroque a été offert par une personne de la paroisse. Il se trouvait précédemment dans l'école catholique de garçons. 

Vu générale du choeur et de son autel principal

Vu générale du choeur et de son autel principal

Le retable principal, sur le mur du fond, a été construit vers 1680. Le tableau central représente la Sainte-Vierge montant au ciel soutenue par des anges. Je n'ai pas pu m'approcher davantage pour faire une photo du tableau. Ce retable est classé depuis 1911. 

Le retable principal
Le retable principal
Le retable principal
Le retable principal

Le retable principal

De part et d'autre du chœur, on trouve deux retables secondaires en bois polychrome doré ou imitant le marbre, en particulier sur les colonnes. Ils datent tous deux du XVIIe siècle et sont classés depuis 1911 eux-aussi. 

Ces retables sont des originaux qui ont échappé aux destructions lors de la Révolution Française. 

 

A la droite du maître-autel se trouve un autel dédié à Saint-Nicolas. On l'appelle aussi l'autel de Sainte-Barbe. Construit en 1650, il montre en son centre le Christ entouré par Saint Nicolas et Sainte Barbe, patronne des carriers et donc particulièrement vénérée à Rognes. 

Le retable de l'autel de Saint-Nicolas
Le retable de l'autel de Saint-Nicolas

Le retable de l'autel de Saint-Nicolas

A la gauche du maître-autel, se trouve l'autel de Saint-Denis, construit par Pierre Arnaud, maître-ouvrier à Aix-en-Provence en 1653. Le retable est en bois doré. 

Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle
Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle
Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle

Le retable de Saint-Denis et quelques détails dont deux panneaux de la prédelle

L'église contient aussi un autel mérovingien en marbre datant du Ve siècle (?), classé aux Monuments historiques depuis 1947.  

L'autel mérovingien dans son environnement actuel
L'autel mérovingien dans son environnement actuel
L'autel mérovingien dans son environnement actuel

L'autel mérovingien dans son environnement actuel

La chaire sculptée date également du XVIIe siècle. Elle a été saccagée en 1977, lors de vols perpétrés dans l'église.  Il manque des motifs sculptés. Elle est classée elle-aussi comme les retables depuis 1911. 

La chaire sculptée
La chaire sculptée
La chaire sculptée

La chaire sculptée

Autres détails remarquables...

Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église
Autres détails remarquables dans l'église

Autres détails remarquables dans l'église

La première partie de la visite est terminée pour aujourd'hui, très prochainement nous regarderons de plus près les autres retables classés et autres détails de cette église richissime, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

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19 février 2019 2 19 /02 /février /2019 06:12
L'ancienne auberge du Lion d'Or

L'ancienne auberge du Lion d'Or

Aujourd'hui comme promis nous allons terminer la visite du village de Rognes. J'ai en effet, encore quelques petites découvertes à partager avec vous. 

 

Nous voilà en route vers l'ancienne école, devenue aujourd'hui la poste du village. 

Pour cela, nous passons devant la maison aux colonnes qui appartenait bien entendu au Seigneur. 

La maison aux colonnes

La maison aux colonnes

La place de l'ancienne école est celle du monument aux morts. Elle s'anime en même temps que la rue principale, lors des fêtes de village.

La place de l'ancienne école
La place de l'ancienne école

La place de l'ancienne école

La fontaine qui date de 1858, où des générations d'écoliers se sont abreuvés, existe toujours.

La fontaine devant l'école

La fontaine devant l'école

Détails de la fontaine

Détails de la fontaine

Derrière l'ancienne école, se trouve le Lion d'Or.

Ce serait une ancienne maison templière devenue ensuite une auberge au XVIIIe siècle.

Elle appartenait aux seigneurs du village. Elle a joué le rôle de maison forte car elle permettait de surveiller les accès vers la Durance, proche. A côté se trouvaient, je l'ai déjà mentionné, l'église Saint-Etienne, aujourd’hui détruite, et une nécropole dont on a retrouvé la trace sous les maisons construites après le tremblement de terre et qui constituent aujourd'hui, le quartier des aires. L'église se trouvait à peu près à l'emplacement de la croix de mission. 

L'ancienne auberge du Lion d'Or et la croix de mission
L'ancienne auberge du Lion d'Or et la croix de mission
L'ancienne auberge du Lion d'Or et la croix de mission
L'ancienne auberge du Lion d'Or et la croix de mission

L'ancienne auberge du Lion d'Or et la croix de mission

Si nous descendons à présent la rue fontvieille qui conduit au lavoir que je vous ai montré ICI, en mai dernier, on découvre aussi de jolies petites maisons de village, construites presque toutes après le séisme.

La rue Fontvieille
La rue Fontvieille
La rue Fontvieille

La rue Fontvieille

Le boulevard des ferrages qui permet de remonter dans la rue principale, nous invite à laisser libre cours à notre imagination, car ici avant le séisme, il n'y avait que des champs cultivés et des remises pour stocker le foin.

Le boulevard des Ferrages
Le boulevard des Ferrages

Le boulevard des Ferrages

Enfin, au départ de la place de la fontaine, en se dirigeant vers la route d'Aix, où se trouve la nouvelle mairie que je vous ai déjà montré ICI, d'autres maisons plus récentes, bâties hors des remparts, bordent joliment la route...

En allant vers la route d'Aix...
En allant vers la route d'Aix...
En allant vers la route d'Aix...
En allant vers la route d'Aix...
En allant vers la route d'Aix...

En allant vers la route d'Aix...

Au delà, un ancien relais de poste datant du XVIIe siècle a été rénové en chambres d'hôtes. On aperçoit la cour intérieure en grimpant sur le parking de l'hôtel de ville.

L'ancien relais de poste

L'ancien relais de poste

A côté, se trouve une boulangerie renommée dans la région où je vous conseille de vous arrêter si vous passez par là un jour ! 

La boulangerie

La boulangerie

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui.

Nous allons rester encore un peu en Provence, pour profiter du soleil et des vacances et visiter un autre petit village, plein de charme, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien !

A bientôt !

A bientôt !

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16 février 2019 6 16 /02 /février /2019 06:12
Fresque apposée sur la maison de Marie Taÿ

Fresque apposée sur la maison de Marie Taÿ

Aujourd'hui, comme promis nous allons découvrir quelques détails photographiés en parcourant les rues du village.

 

Tout d'abord quelques portes anciennes...

Les portes anciennes...
Les portes anciennes...
Les portes anciennes...
Les portes anciennes...
Les portes anciennes...

Les portes anciennes...

Dans le vieux village, les fenêtres sont souvent très joliment rénovées ou agrémentées de fleurs au printemps...

Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village
Quelques fenêtres dans l'ancien village

Quelques fenêtres dans l'ancien village

Ici ou là, on aperçoit quelques vestiges du tremblement de terre au milieu du village reconstruit. 

Portes anciennes, vestiges du tremblement de terre
Portes anciennes, vestiges du tremblement de terre

Portes anciennes, vestiges du tremblement de terre

Vous le savez, quand je peux m'approcher des maisons, j'aime aussi photographier les heurtoirs et les poignées...comme le fait souvent Laure sur son blog ICI ou ICI. C'est une passionnée et elle a consacré pas loin de 10 articles à leur sujet. Je vous invite si vous ne la connaissez pas encore à aller la voir. 

Quelques heurtoirs ou poignées
Quelques heurtoirs ou poignées
Quelques heurtoirs ou poignées
Quelques heurtoirs ou poignées
Quelques heurtoirs ou poignées

Quelques heurtoirs ou poignées

J'aime particulièrement celui-ci que je n'avais jamais vu auparavant. 

Un heurtoir vraiment original

Un heurtoir vraiment original

Autres détails découverts en me baladant dans le village...

Quelques détails...Quelques détails...
Quelques détails...Quelques détails...
Quelques détails...Quelques détails...

Quelques détails...

Et une petite statue au-dessus d'une porte

Et une petite statue au-dessus d'une porte

Et je ne peux terminer cet article sans vous parler du fameux verrou de Rognes.  

 

Pendant longtemps la commune a adopté comme armoiries, le blason des Agoult représentant un loup, en souvenir de la louve, qui selon la légende, a nourri le fils du prince saxon dont descend la famille. Lorsque la hautaine et ambitieuse fille Agoult, dernière de la lignée, décide que désormais tous les habitants du village devront apposer son propre blason, la population se rebiffe et le consul est bien obligé de prendre une décision.

Il rejette la demande de la jeune femme afin de respecter ce qui avait toujours été le cas dans le village : la liberté pour les riches familles, d'apposer leurs propres armes sur les tombeaux, maisons ou autres lieux privés.

Le village se dote alors en 1625 d'un nouveau blason représentant un verrou, qui porte la mention : "Ferme bien qui pouvant tout fermer ne ferme rien", ainsi que les vers suivants qui sont apposés en souvenir de cette querelle :

Sous ce simple verrou

La brebis enfermée

Ne craindra pas du loup

La dent envenimée. 

 

C'est le blason de Rognes ! 

Il se décline dans le village sous plusieurs formes. On le retrouve au-dessus des portes, sur les façades, et même sous forme de boîte aux lettres. 

Le blason actuel de Rognes

Le blason actuel de Rognes

Le verrou représentant le blasonLe verrou représentant le blason
Le verrou représentant le blasonLe verrou représentant le blason

Le verrou représentant le blason

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui !

La semaine prochaine nous terminerons la visite du village, enfin, comme d'habitude... 

Si vous le voulez bien ! 

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12 février 2019 2 12 /02 /février /2019 06:18
La Goule des Agoult

La Goule des Agoult

Déjà occupé dès la préhistoire, le village de Rognes est riche de ses deux mille ans d'histoire qu'évidemment, je vous rassure, je ne vais pas vous raconter en détails ! 

 

Je vous ai déjà parlé de la citadelle et des maisons troglodytes qui se trouvaient à ses pieds. 

Du Moyen Âge à la Révolution française, le village de Rognes était possédé par de riches seigneurs. 

Il faut imaginer la plaine, plantée d'amandiers, d'oliviers, de vignes...et de chênes truffiers. Outre ces richesses agricoles abondantes, ce sont les carrières de pierre qui ont fait la renommée du village. 

Exploitée depuis les Romains, la pierre de Rognes a constitué pendant des siècles, la principale richesse de la région. Exportée en Europe, en Afrique du Nord et même jusqu'aux USA, elle a donné au village, tout comme le vin et la truffe, ses lettres de noblesse. 

Depuis les années 2000, seulement trois carrières continuent à être exploitées. De nombreuses habitations, ou riches demeures de la région, y compris dans la ville d'Aix-en-Provence proche, ou à Marseille, sont construites en pierre de Rognes. C'est une pierre qui s'est formée au fond de la mer Miocène. Elle est constituée d'un mélange de sable et de coquillages marins et donne une belle couleur dorée naturelle aux habitations. 

 

Je vous propose aujourd'hui une balade dans les rues et ruelles du village, bâties dès le Moyen Âge et bien entendues, transformées depuis à plusieurs reprises au cours des siècles. 

Je vous montrerai aussi les maisons qui bordent l'avenue principale.

Dans un prochain article, nous regarderons de plus près les vieilles portes et autres détails et enfin, nous descendrons dans la partie basse du village...

 

Voici quelques vues de la fontaine qui se trouve sur la place principale.

Elle a été construite en 1568 mais l'aspect qu'elle a aujourd'hui date de 1735. Elle a permis d'amener l'eau potable à proximité des habitations. L'eau y coulait abondamment et jusque dans les années 80 et les habitants des campagnes venaient s'y approvisionner lorsque leur puits était asséché en été.  Aujourd'hui elle coule en circuit fermé. 

 

Sur la place se trouve la maison de Marie Taÿ, historienne réputée appartenant à une ancienne famille du village. C'est la maison que l'on aperçoit en jaune sur la seconde photo (je n'ai malheureusement pas d'autres vues à vous proposer).

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos pour une visite plus détaillée...

La fontaine du village

La fontaine du village

La fontaine du village (détails)
La fontaine du village (détails)La fontaine du village (détails)

La fontaine du village (détails)

De la place de la Fontaine, nous avons une vue unique sur les maisons qui bordent l'avenue de Lambesc, dont la première, en particulier, est l'ancienne gendarmerie et l'ancien hôtel de ville. Elle va être bientôt réhabilitée.

Les autres habitations sont toutes privées et en remontant l'avenue, nous arrivons à l'église Notre-Dame de l'Assomption.

 

Les maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc
Les maisons de part et d'autre de l'avenue de LambescLes maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc
Les maisons de part et d'autre de l'avenue de LambescLes maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc

Les maisons de part et d'autre de l'avenue de Lambesc

A partir de la place de la Fontaine, où se trouve l'Office de Tourisme, nous pouvons directement emprunter la rue du figuier pour remonter vers le haut du village par les venelles, les escaliers et les goules (ce sont les passages voûtés) pleins de charme.

 

La traverse de la Goule...
La traverse de la Goule...

La traverse de la Goule...

Monter, descendre et de là-haut, observer les toits des maisons fait partie du plaisir de la balade...

Du haut du village..Du haut du village..

Du haut du village..

La traverse principale que l'on appelle la Goule des Agoult (du nom des seigneurs qui habitaient là) partageait en deux l'ancien château-bas du même nom. Je vous la montre aussi en tête d'article. Le château d'en-haut était celui du Foussa. 

Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux
Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux

Ce qui reste du château-bas et la traverse qui le partageait en deux

En chemin, de belles demeures attirent notre regard...

De belles demeures, rue du figuier à Rognes
De belles demeures, rue du figuier à Rognes
De belles demeures, rue du figuier à Rognes

De belles demeures, rue du figuier à Rognes

D'autres maisons, même plus modestes, sont je trouve, pleines de charme...

Quelques petites maisons du vieux village
Quelques petites maisons du vieux village
Quelques petites maisons du vieux village

Quelques petites maisons du vieux village

Au fond d'une impasse, on découvre même cette ancienne façade du XVe, une maison bâtie à même le rempart...

Maison du XVe siècle
Maison du XVe siècle

Maison du XVe siècle

Je termine la visite d'aujourd'hui en vous montrant l'hôtel de Ribbe, classé aux Monuments Historiques depuis 1999 dont voici la porte...

Il cache des merveilles à l'intérieur : le hall d'entrée, l'escalier monumental bordé de balustres de pierre décorées, les caves  et bien sûr, la toiture et les façades. 

 

Construit en 1689 par Philippe Duc, un chirurgien de la région, il jouxtait l'ancien hôpital du village, antérieur à l'Hôtel-Dieu dont je vous ai parlé ICI.  Il a été classé car il constitue un bon exemple du rayonnement de la ville d'Aix-en-Provence à cette époque : les riches constructions qui sont apparues dans les petits villages alentours, ont en effet tous été influencés par l'architecture aixoise. 

 

Impossible de le prendre en photo en entier car la rue du figuier, où il se trouve, est trop étroite et nous n'avons aucun recul à moins de pénétrer dans la bâtisse d'en face.

L'hôtel de Ribbe

L'hôtel de Ribbe

A bientôt, pour la poursuite de la visite du village, si comme d'habitude...vous le voulez bien ! 

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9 février 2019 6 09 /02 /février /2019 06:15
La chapelle Saint-Denis

La chapelle Saint-Denis

Poursuivons aujourd'hui la visite du village de Rognes, en découvrant comme promis les autres édifices religieux. 

 

Un peu d'histoire...

 

L'église la plus ancienne, Notre-Dame de Beauvezet, se trouvait au coeur de la citadelle, sur le plateau du Foussa, là où subsiste la fenêtre de la légende dont je vous ai parlé récemment. Elle est mentionnée dans les textes anciens. Un peu plus bas, au niveau des habitats troglodytes, se trouvait l'église Saint-Martin. Elle a donné son nom au quartier. Dans certains textes ces deux édifices n'en forment qu'un ! 

C'était l'église paroissiale et elle a été détruite au XVIe siècle. On a retrouvé au pied du Foussa la nécropole qui l'entourait. 

 

Jouxtant l'auberge du Lion d'Or, que je vous montrerai prochainement, se trouvait la chapelle Saint-Etienne, qui a également disparu. Personne ne sait pourquoi celle-ci est tombée en ruine, ni quand. 

 

Au sein du village, il reste encore la trace de la chapelle des Pénitents qui a donné son nom à une ruelle du village, qui monte à la place du 14 juillet, appelée ainsi car l'ancienne mairie s'y trouvait. Elle a été construite en 1537 et comme son nom l'indique, elle servit à accueillir la confrérie du même nom. Elle a été utilisée jusqu'en 1909. C'est le séisme du 11 juin qui la ruina...Il ne reste que le mur du fond accolé à la colline et récemment rénové et consolidé. 

Devant, a été aménagé un petit parking permettant aux habitants du haut du village de stationner près de chez eux.

 

Comme d'habitude, n'hésitez pas à agrandir les photos en cliquant dessus...

Les vestiges de la chapelle des Pénitents
Les vestiges de la chapelle des Pénitents
Les vestiges de la chapelle des Pénitents
Les vestiges de la chapelle des Pénitents
Les vestiges de la chapelle des Pénitents

Les vestiges de la chapelle des Pénitents

 

La petite chapelle Saint-Denis que le visiteur aperçoit quand il arrive d'Aix-en-Provence par la D543, au pied du moulin du Péguerin, est le second lieu de culte après l'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption dont je vous ai parlé ICI.   

Elle a été érigée en 1720 pendant une épidémie de peste, en remerciement à Saint-Denis dont elle porte le nom et qui protège le village.

En effet, grâce aux Consuls qui ont fait fermer toutes les portes le long de l'enceinte fortifiée, et fait surveiller nuit et jour par des gardes, les allées et venues de la porte de la Fontaine, les habitants ont été épargnés par la maladie en provenance de la ville de Marseille. 

 

Pour rappel : Saint-Denis était le premier évêque de Paris au IIIe siècle. Il fut emprisonné puis décapité sur la colline de Montmartre vers l'an 250, où aujourd'hui s'élève une  basilique qui porte son nom. 

 

La chapelle Saint-Denis à Rognes
La chapelle Saint-Denis à Rognes
La chapelle Saint-Denis à Rognes
La chapelle Saint-Denis à Rognes

La chapelle Saint-Denis à Rognes

« Ceux qui ont le malheur d’être mordus par quelque chien enragé viennent à cette chapelle invoquer l’assistance de Saint Denis » écrit l’abbé Martin.

Le troisième édifice religieux de Rognes est la chapelle romane Saint-Marcellin. 

Bâtie au XIIIe siècle et récemment rénovée, elle se trouve en pleine nature et a déjà fait l'objet d'un article sur le blog, dont je vous mets le lien ci-dessous.

 

On trouve aussi bien entendu des oratoires, des croix de mission et autres traces de l'activité religieuse passée. 

 

Une croix de mission imposante, érigée en 1758 se trouve près du Lion d'Or.  Elle était à l'origine en bois peinte en bleu et doré. La croix actuelle en fer a été mise en place en 1805. 

 

La croix de mission du Lion d'Or

 

Plusieurs autres chapelles se trouvaient sur la commune...

Une d'entres elles, se trouve au cœur de l’Hôtel-Dieu, la mairie actuelle, dont je vous ai raconté l'histoire sur le blog ICI. Sur la façade se trouve toujours Notre-Dame-de-miséricorde, une statue érigée en 1695. 

 

Notre-Dame-de-miséricorde (Mairie de Rognes)

 

Enfin, le hameau de Conil qui est extérieur au village, avait sa propre chapelle romane, la chapelle Saint-Etienne de Conil. Elle est aujourd'hui située dans une bastide privée. 

 

Voilà notre balade terminée pour aujourd'hui. Nous poursuivrons la découverte du village prochainement, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

 

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7 février 2019 4 07 /02 /février /2019 06:15
L'église Notre-Dame de l'Assomption de Rognes

L'église Notre-Dame de l'Assomption de Rognes

Aujourd'hui, nous reprenons comme promis, notre découverte du village de Rognes.

Des nombreux édifices, construits dans le village au cours des siècles, ne subsistent aujourd'hui que trois lieux de culte.  

Les autres ont tous disparu.

 

Pour ne pas être trop longue, je vais vous présenter aujourd'hui, l'église paroissiale Notre-Dame de l'Assomption qui est le principal lieu de culte du village.

Puis, dans un prochain article, je vous parlerai des deux autres ainsi que des lieux ruinés ou disparus.

L'église Notre-Dame de l'Assomption

L'église Notre-Dame de l'Assomption

L'église Notre-Dame de l'Assomption trône à l'entrée du village à côté de l'avenue de Lambesc. A noter, dans ma région, de nombreuses églises portent ce nom. 

 

D'une architecture à la fois simple et austère, elle a été bâtie en-dehors des remparts, en 1540 et terminée en 1607.

Les bâtisseurs ont d'ailleurs utilisé le rempart comme mur nord et une des tours, comme base du clocher. 

Les deux tourelles, le porche d'entrée actuel et le clocher, tel que nous le découvrons aujourd'hui, datent de 1870. 

Il faut noter, que les deux tourelles, fortement endommagées lors du séisme de 1909, ont été définitivement démolies dans les années 60.

La photo ancienne provient du site des Amis du patrimoine de Rognes. 

Les deux tourelles de part et d'autre du portail d'entrée
Les deux tourelles de part et d'autre du portail d'entrée

Les deux tourelles de part et d'autre du portail d'entrée

L'église a été rénovée en 2007 à l'occasion de ses 400 ans d'existence. Les façades ont été restaurées ce qui a permis de mettre en valeur le portail baroque, datant de 1686. 

 

En 2012, la croix du clocher est foudroyée. Elle sera remplacée par une nouvelle croix en 2015. 

 

Le clocher...vu sous toutes ses faces et l'escalier d'accès
Le clocher...vu sous toutes ses faces et l'escalier d'accès
Le clocher...vu sous toutes ses faces et l'escalier d'accès
Le clocher...vu sous toutes ses faces et l'escalier d'accès

Le clocher...vu sous toutes ses faces et l'escalier d'accès

Le fronton porte une inscription plutôt rare dans les Bouches-du-Rhône :"République Française".  Elle date de 1905, au moment de la loi de séparation de l'église et de l'Etat. 

Le portail actuel

Le portail actuel

Voici d'autres détails de l'église, situés sur la façade côté village. 

La façade de l'église côté village
La façade de l'église côté villageLa façade de l'église côté village
La façade de l'église côté villageLa façade de l'église côté village

La façade de l'église côté village

A l'arrière de l'église, se trouve le presbytère avec sa petite statue accolée à la façade. On y accède par la rue principale ou par la rue de l'église.

 

Le presbytère accolé à l'église
Le presbytère accolé à l'église
Le presbytère accolé à l'église

Le presbytère accolé à l'église

Face au portail d'entrée de l'église, se trouve sur une placette, une autre statue. C'est Notre Dame-du Sacré-Coeur. Il s'agit d'une statue en fonte fabriquée durant la seconde moitié du XIXe siècle. A cet emplacement se trouvait un ancien cimetière.

En face l'église...
En face l'église...

En face l'église...

De l'autre côté de la rue, se trouve l'ancienne école des frères qui a fonctionné de 1844 à 1936. On reconnaît la bâtisse à la statue intégrée dans la façade du bâtiment, aujourd'hui privé.

L'ancienne école des frères de Rognes
L'ancienne école des frères de Rognes

L'ancienne école des frères de Rognes

Fermée au public en dehors des offices religieux, à cause des nombreux vols et dégradations qu'elle a subi depuis bientôt un-demi siècle, l'église possède des trésors, dont dix retables classés datant du XVIIe et XVIIIe siècle que j'espère vous montrer un jour, peut-être lors d'une visite à l'occasion des Journées du Patrimoine.

C'est l'église de la région qui contient le plus de richesse !

 

J'espère que la balade vous a plu. Bientôt, comme promis, je vous montrerai les autres édifices religieux du village, enfin comme d'habitude...si vous le voulez bien ! 

 

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2 février 2019 6 02 /02 /février /2019 06:20
Une des dernières maisons troglodytes habitées

Une des dernières maisons troglodytes habitées

Continuons aujourd'hui notre montée au sommet du Foussa en suivant le sentier qui longe la falaise au milieu des oliviers.

Nous voilà arrivés juste en-dessous de la fenêtre de la légende. 

En montant au Foussa (2) : les habitats troglodytes et l'ex-voto de la vierge / Balade dans le village de Rognes (Bouches-du-Rhône)

Nous allons découvrir quelques habitats troglodytes.

La plupart sont très anciens et ont été creusés et habités dès le Moyen Âge, en même temps que la construction de la citadelle du Foussa.

Voici celui qui se trouve juste en-dessous de la fenêtre de la citadelle. Il présente deux grandes salles qui ne sont pas très profondes. 

Sous la fenêtre de la citadelle...
Sous la fenêtre de la citadelle...

Sous la fenêtre de la citadelle...

En continuant le chemin, nous trouvons d'autres traces de cavités souterraines, creusées par les hommes. 

Une autre habitation troglodyte
Une autre habitation troglodyte

Une autre habitation troglodyte

Celle-ci était encore habitée dans les années 80-90. Elle a toujours une porte et des volets, mais le petit cabanon proche a été abîmé vraisemblablement lors de la chute d'un bloc, tombé de la paroi. 

La dernière maison troglodyte habitée du Foussa
La dernière maison troglodyte habitée du Foussa
La dernière maison troglodyte habitée du Foussa

La dernière maison troglodyte habitée du Foussa

Nous trouvons encore quelques traces de murs, de placards, de cheminée et de diverses ouvertures  sur le versant sud...

Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud
Autres vestiges du passé sur le versant sud

Autres vestiges du passé sur le versant sud

Puis en passant de l'autre côté de la colline, quelques niches dans les parois, montrent que les hommes étaient bien installés de ce côté-là aussi. Ils avaient fixé des poutres de toit à la paroi qui tenaient sur l'avant par des pieux. Leurs maisons étaient donc appuyées contre les parois de pierre qui servaient ainsi de fond. 

Au-dessus des niches permettant de fixer les poutres, on voit bien sur la première photo le système permettant de mettre la construction hors d'eau. Il s'agit du larmier, une rigole quasi horizontale qui canalisait l'eau de pluie et permettait souvent de la récupérer dans une cuve. 

Quelques marques sur les parois.
Quelques marques sur les parois.
Quelques marques sur les parois.

Quelques marques sur les parois.

La colline de molasse est instable comme l'atteste la présence de ces nombreux blocs effondrés d'une taille impressionnante. Cela nous permet de mieux imaginer les transformations qui ont eu lieu au cours des siècles précédents...

Que restera-t-il de tout cela dans les décennies à venir ?

Les blogs effondrésLes blogs effondrés

Les blogs effondrés

Enfin, je vous montre cette photo ancienne d'une autre maison troglodyte qui se trouverait à proximité mais je ne sais pas où exactement...peut-être s'agit-il de celle qui est située au "chemin de la Beaume" dans une propriété privée ou alors est-elle cachée par la végétation abondante aujourd'hui sur la colline. 

Si quelqu'un parmi mes lecteurs peut m'en dire plus, j'en serai ravie !

Une maison troglodyte près de Rognes en 1931

Une maison troglodyte près de Rognes en 1931

 

Enfin, je ne peux terminer la visite de la colline du Foussa sans vous montrer, une autre particularité de cet endroit : c'est ce visage de femme, gravé à flanc de falaise.

Il se voit de loin, comme vous le voyez sur la photo générale, et se trouve en dessous de la fenêtre du Foussa, à gauche...

C'est la Vierge du Foussa. 

 

C'est paraît-il le plus grand ex-voto du monde, car il fait environ 6 mètres de diamètre. Il est l'oeuvre de Raymond Servian, un sculpteur marseillais (1903-1954). Le sculpteur a réalisé son oeuvre, directement en place sur le rocher en 1946.

L'ex-voto a été offert à la vierge par les habitants du village pour la remercier de les avoir protégés durant la seconde Guerre Mondiale.

Le village, déjà plusieurs fois meurtri au cours de l'histoire, et en particulier lors du tremblement de terre de 1909, n'a en effet eu que très peu de victimes par rapport aux communes proches. 

 

Au-dessus de l'ex-voto vous pouvez apercevoir, posés directement sur le rocher, quelques vestiges de l'ancien rempart...

L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge
L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge

L'ex-voto du Foussa offert à la Vierge

Nous devons à présent redescendre dans le village et dans mes prochains articles, je vous montrerai quelques-unes de ses merveilles, enfin, comme d'habitude... si vous le voulez bien ! 

A bientôt !

A bientôt !

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31 janvier 2019 4 31 /01 /janvier /2019 06:22
Une des maisons en ruine de l'ancien village

Une des maisons en ruine de l'ancien village

Comme promis aujourd'hui, je vous emmène à nouveau sur la colline du Foussa dont je vous ai parlé dernièrement.  


Empruntons ensemble le petit sentier caladé qui, de terrasses en terrasses plantées d'oliviers, nous promène au milieu des vestiges de l'ancien village de Rognes...

En montant au Foussa (1) : les vestiges du passé / Balade dans le village de Rognes (Bouches-du-Rhône)
Le petit sentier au milieu des terrassesLe petit sentier au milieu des terrasses

Le petit sentier au milieu des terrasses

Je vous rappelle que ce village a été en partie détruit, lors du séisme du 11 juin 1909. 

Ci-dessous voici deux photos anciennes montrant la même zone du village avant et après le séisme (Photos "Les Amis du Vieux Rognes"). 

Avant et après le séismeAvant et après le séisme

Avant et après le séisme

Nous découvrons très vite une maison bâtie en 1618, située au début du sentier, tout près des dernières maisons du village actuel. Vous avez un aperçu de ce qu'il en reste sur la première photo en tête d'article. Elle est en partie troglodyte et on peut pénétrer sans danger sous sa voûte pour visiter ses deux salles...

 

Pensez à cliquer sur les photos pour les voir en grand...

 

La maison vue de l'extérieurLa maison vue de l'extérieur
La maison vue de l'extérieur
La maison vue de l'extérieurLa maison vue de l'extérieur

La maison vue de l'extérieur

La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...
La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...
La maison vue de l'intérieur...La maison vue de l'intérieur...

La maison vue de l'intérieur...

De part et d'autre du chemin, de nombreuses caves restent encore visibles mais il est plutôt dangereux de s'y aventurer...

Les vestiges des anciennes caves du vieux villageLes vestiges des anciennes caves du vieux village
Les vestiges des anciennes caves du vieux villageLes vestiges des anciennes caves du vieux village

Les vestiges des anciennes caves du vieux village

Nous trouvons plus loin une cuve à eau. En principe, les cuves qui contenaient du vin étaient toutes carrelées ce qui n'est pas le cas de celle-ci. 

Une cuve à eau

Une cuve à eau

Nous découvrons aussi un abreuvoir taillé dans la pierre. Il fallait aller chercher l'eau en bas du village ou récolter l'eau de pluie. 

Un abreuvoir taillé dans la pierre

Un abreuvoir taillé dans la pierre

Un peu plus loin, on découvre une autre maison.

Elle se trouve près d'un muret qui pourrait être un vestige de l'ancien rempart dont il reste des traces ici ou là...pas toujours bien visibles au milieu de la végétation. 

On aperçoit très bien sur la seconde photo, les terrasses cultivées sur lesquelles étaient bâties les maisons. 

Une autre maison et les terrasses cultivées
Une autre maison et les terrasses cultivées
Une autre maison et les terrasses cultivées

Une autre maison et les terrasses cultivées

Beaucoup de ruines ont totalement disparu, d'abord parce qu'après le tremblement de terre, les pierres ont été réutilisées pour rebâtir plus bas dans la plaine de nouvelles maisons. Ensuite, parce que la nature a repris ses droits et que certains endroits, jugés trop dangereux ont été sécurisés et rebouchés par nos ancêtres.

 

Voilà notre petite balade terminée pour aujourd'hui.

Très bientôt nous monterons encore plus haut vers le plateau pour découvrir les maisons creusées dans le rocher, enfin, comme d'habitude...si vous le voulez bien !

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20 août 2018 1 20 /08 /août /2018 05:27
Le puits de La Javie (Rognes)

Le puits de La Javie (Rognes)

 

Il y a quelques temps déjà, je vous avais montré une maison que je pensais à l'abandon, située au cœur du petit hameau de La Javie à Rognes.

Pas de porte, pas de fenêtre, pas de portail ni de mention de propriété privée, un mur et un puits superbes, un four qui devait être dans le temps, commun aux habitants du hameau, bref... un coup de cœur !

 

Je l'avais découverte grâce à des amies de mon groupe de marche. J'étais contente de retourner là-bas, vue que je n'étais pas revenue dans ce joli hameau depuis des années. A l'époque, un chemin serpentait à travers les maisons, je ne sais plus exactement où, et nous passions par-là, mon mari et moi, tous les samedis, à l'occasion de notre parcours de course à pied.

Maintenant, le chemin contourne les maisons, borde des murs de pierre et, certaines parties du hameau comme cela se fait encore beaucoup en Provence ou ailleurs, et comme je vous le montrerai bientôt pour la Haute-Loire, sont publiques, d'autres privées, sans que le promeneur sache exactement ce qu'il en est et c'est très bien comme ça, je trouve.

Maryse (L'Espigaou) que certains d'entre vous connaissent, s'y baladait enfant avec sa grand-mère et, pour lui faire plaisir, j'avais donc fait quelques photos de cette maison que j'ai voulu partager, avec vous tous...à tort !

A tort... car la propriétaire, comme elle en a le droit, m'a fait part de son désir que je les retire de mon blog.

Dans les articles suivants, dont je vous remets les liens... j'ai donc masqué les photos (au lieu de les supprimer), car je ne voulais pas modifier la structure de mes articles, après tout, le texte m'appartient, la mise en forme de l'article aussi.

J'espère juste que vous ne les avez pas publié sur FACEBOOK ou autre réseau, quoique... certaines personnes de mon groupe de marche ont fait les mêmes et possèdent un compte, moi pas...comme vous le savez. Mais là du coup, ce n'est pas de mon ressort !

Je ne connaîtrai jamais l'histoire exacte de ce lieu, ni vous, et comme je n'ai rien trouvé de conséquent dans les annales des Amis du Patrimoine de Rognes, dont je vous parle souvent, ce joli patrimoine tombera un jour dans l'oubli, c'est certain, mais puisque tel est le désir de ses habitants...

 

 

Je m'interroge donc, à cette période de retour de vacances, sur le devenir de nos blogs.

Quand on aime, comme nous sommes nombreux à le faire dans la blogosphère, explorer notre région d'origine, de vacances ou d'adoption, que pourrons-nous partager un jour prochain, qui soit encore authentique ?

Nous ne pourrons plus montrer de maisons ou de granges en ruine, ou paraissant abandonnées, sans avoir cherché au préalable dans le cadastre, leur propriétaire pour obtenir l'autorisation de partager nos photos. 

Les paysages de bord de mer, non plus, ne seront plus sur nos blogs, car le bateau là-bas au loin, appartient forcément à quelqu'un.

Dans les villages, les portes ou les fenêtres, dévoilent une part de l'intimité de leurs habitants, mais derrière les rideaux, il y a des personnes qui y vivent et nous le savons bien.

Les animaux ont aussi des droits, et les arbres, étant des êtres vivants, nous serons obligés de demander l'autorisation aux propriétaires des troupeaux, des champs, des forêts...avant de pouvoir partager des photos.

Un éleveur ne voudra pas qu'on montre son tas de fumier, ou son ensilage, ses poules ou ses lapins, devant ou à côté de sa ferme. Une commune ne voudra pas que l'on montre son lavoir parce qu'elle sera vexée que l'on dise sur nos blogs qu'il n'est pas entretenu...

 

Tout cela ne me surprend pas vraiment, car dans le monde d'aujourd'hui chacun préserve ce qui lui appartient, et c'est son droit le plus strict en effet. Encore faut-il mentionner en clair la propriété privée.

Ce qui m'étonne par contre beaucoup, c'est d'apprendre que les habitants de ce petit hameau de Provence, si charmant, se sont regroupés il y a quelques années en association, pour protéger et mettre en valeur leur patrimoine (et donc du coup, peut-être au final leur tranquillité ?) et il me semblait que les articles publiés ici sur ce blog, soutenaient totalement leur objectif.

ATTENTION donc à vos coups de cœur, car finalement mieux vaut de ne pas en avoir par les temps qui courent...

Mieux vaut se moquer de ce qui nous entoure, ne pas le photographier (pour éventuellement le partager)...

Mieux vaut laisser notre environnement ou notre patrimoine se dégrader, soit par les effets du temps, soit par ceux qui ne respectent rien et à cause de qui nous en sommes-là, nous qui pourtant prouvons tous les jours sur nos blogs, à travers nos articles sur la nature ou le patrimoine, tout le respect que nous en avons...

 

 

Comme vous le voyez, cet article est mon billet de rentrée...

Les petits ont été rendus à leurs parents, ma maison et mon jardin de Provence ont besoin de moi mais je reprends mes publications et mes visites sur vos blogs car vous me manquez, et oui c'est ainsi, on ne se refait pas !

Bonne fin de vacances à tous ceux qui en profitent encore (les veinards !) et à très bientôt...

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25 mai 2018 5 25 /05 /mai /2018 05:24
La mairie du village de Rognes (13)

La mairie du village de Rognes (13)

 

Vous devez vous dire que ce n'est pas de moi de vous raconter l'histoire d'une mairie. Et c'est vrai !

Mais cette mairie-là est installée depuis 1976 dans un superbe bâtiment tout en pierre qui fait partie du patrimoine de la région.

 

Cette grande bâtisse, appelée auparavant l'Hôtel-Dieu, a été construite en 1699 à l'extérieur du village pour remplacer les locaux devenus trop petits, de l'ancien hospice.

C'est le seigneur de Rognes, appartenant à la famille d'Agoult qui donna cet emplacement, extérieur aux habitations, car l'air y était considéré comme bien meilleur pour les orphelins, les malades, les convalescents et les vieillards qui devaient y séjourner. 

La bâtisse voit le jour grâce aux dons de divers propriétaires et aux œuvres pies. Sa construction s'effectue en utilisant les pierres de l'ancien château du village, déjà en ruine.  

 

La mairie actuelle (autres vues en faisant le tour des bâtiments)
La mairie actuelle (autres vues en faisant le tour des bâtiments)

La mairie actuelle (autres vues en faisant le tour des bâtiments)

 

Accolé au bâtiment, le portail d'accès à une petite cour qui était dans les années 80, la garderie du village. 

Souvenirs...souvenirs...

Souvenirs...souvenirs...

 

Sur la façade, le cadran solaire situé au-dessus de la porte, indique la mention bien connue : "carpe diem" qui signifie : "cueille le jour présent sans te soucier du lendemain".

Le cadran solaire situé au-dessus de la porte
Le cadran solaire situé au-dessus de la porte

Le cadran solaire situé au-dessus de la porte

 

A l'extérieur, on peut voir à l'angle-ouest du bâtiment, une statue de Notre-Dame de la Miséricorde. C'est une femme enveloppant dans les plis de sa robe des enfants, comme pour les protéger... Elle rappelle la vocation charitable du bâtiment. Dommage que les fils électriques et le soleil du matin en contre-jour gâchent un peu les photos.

La statue de Notre-Dame de la Miséricorde (entourée de fils électriques !)
La statue de Notre-Dame de la Miséricorde (entourée de fils électriques !)

La statue de Notre-Dame de la Miséricorde (entourée de fils électriques !)

 

Côté route, il y a aussi une petite fontaine en pierre de Rognes qui n'est plus en fonctionnement aujourd'hui.

La fontaine accolée au mur de l'ancien hospice
La fontaine accolée au mur de l'ancien hospice

La fontaine accolée au mur de l'ancien hospice

 

L'arrivée d'eau est surmontée du blason du village, le verrou, dont je vous ai déjà parlé dans mon précédent article.

Le blason de Rognes Le blason de Rognes

Le blason de Rognes

 

Pour ceux qui veulent en savoir plus sur l'histoire de ce bâtiment...

 

En fait je n'ai trouvé que des éléments sur l'histoire récente, toujours sur le site des Amis du Patrimoine de Rognes : de 1850 à 1949, on sait que des sœurs ont vécu dans le village. Elles appartenaient à la congrégation des Sœurs de la Présentation de Marie.

Si certaines s'occupaient de l'école religieuse de Rognes, qui a fermé en 1902 pour être remplacée ensuite par une école libre de filles, et avaient donc une mission pédagogique, les autres s'occupaient de l'hospice, où toutes étaient hébergées. 

En 1874, on trouve la trace d'une demande du maire dans laquelle il fait part de son désir de voir des sœurs prendre en charge cet établissement, en tant qu'infirmières. 

Les sœurs resteront dans le village jusqu'en 1949, date à laquelle elles seront remplacées par les Oblates du Christ.

Les deux dernières sœurs de la Présentation de Marie, Sœur Augusta et Sœur Saint Antoine ont marqué les esprits de bons nombres d'anciens villageois. Elles sont aujourd'hui enterrées dans le cimetière du village et étaient particulièrement intégrées à la communauté. Sœur Augusta soutenait dans sa tâche quotidienne, Sœur Saint Antoine qui était plus âgée, avait davantage d'expérience et était la véritable infirmière.

Elles en ont soigné des plaies, des bosses, administré des piqûres en ce lieu ! 

Les malades graves étaient déjà à l'époque, transportés sur l'hôpital d'Aix. Les sœurs donnaient aussi des soins chez l'habitant, mais à l'occasion jouaient le rôle de vétérinaire et surtout de pharmacienne pour toute la population locale. 

En plus des soins, le bâtiment hébergeait des personnes âgées. Les messieurs aidaient au jardin, lequel se trouvait à l'emplacement du parking actuel de la mairie et les femmes à diverses tâches concernant l'intendance et les enfants de l'orphelinat. Ainsi ils pouvaient vieillir tout en se sentant utiles... 

 

Un jour peut-être, j'aurais l'occasion de vous faire visiter l'intérieur du bâtiment. J'y suis déjà entrée plusieurs fois à l'époque où j'habitais le village, pour des papiers administratifs, des réunions ou des mariages, mais je réalise que je n'ai jamais eu l'idée d'y faire des photos. 

 

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21 mai 2018 1 21 /05 /mai /2018 05:23
Le Lavoir de Rognes (13)... Vue générale de chaque côté de la rue
Le Lavoir de Rognes (13)... Vue générale de chaque côté de la rue

Le Lavoir de Rognes (13)... Vue générale de chaque côté de la rue

 

Rognes est un petit village des Bouches-du-Rhône (13) dont je vous ai déjà parlé à plusieurs reprises.

 

Dans la commune, il y avait plusieurs lavoirs...

Certains sont aujourd'hui dans des propriétés privées : je ne pourrais donc pas vous les montrer pour l'instant, sauf si un jour, au moment des Journées du Patrimoine, on me propose de les visiter.

Ces lavoirs n'étaient pas tous dans le village. Souvent, ils étaient éloignés des maisons tout simplement pour être plus près des prairies, où le linge pouvait être étendu pour sécher.

 

Le seul que l'on peut admirer aujourd'hui (où j'allais chercher à la fontaine, l'eau de source fraîche en été, dans les années 70-80) date du XVIIe siècle. C'est le Lavoir de (LA) Fontvieille. 

On accède au lavoir par deux escaliers récemment construits, l'ancien escalier se retrouvant maintenant bien au-dessous du niveau de la rue Fontvieille. 

 

L'accès au lavoir...
L'accès au lavoir...L'accès au lavoir...

L'accès au lavoir...

 

Ce lavoir a été restauré au XIXe siècle, en 1898 exactement. Puis plus récemment.  

 

La fontaine a été très bien conservée...

La fontaine
La fontaine

La fontaine

 

Les bassins intérieurs sont en fait formés d'un grand bassin, coupé en plusieurs parties. Ils sont régulièrement nettoyés, car il y a bien sûr quelques papiers qui traînent ici ou là.

 

 

Les bassins intérieursLes bassins intérieurs
Les bassins intérieursLes bassins intérieurs

Les bassins intérieurs

 

Les quatre égouttoirs en pierre sont en parfait état...

Un des quatre égouttoirs en pierre

Un des quatre égouttoirs en pierre

 

La toiture a été rénovée récemment, charpente et tuiles...

La charpente de la toiture à deux pans.

La charpente de la toiture à deux pans.

 

Sur le fronton, on peut voir le fameux verrou, blason bien connu des Rognens...

Le blason de Rognes : le verrou

Le blason de Rognes : le verrou

 

C'est un blason qui a été donné au village en 1626 par les Syndics de la ville d'Aix-en-Provence, suite à un procès qui opposait les habitants du village et Julie d'Agoult, leur châtelaine. Elle prétendait leur imposer ses armes et interdire qu'un autre blason soit utilisé dans son fief...

Le choix du verrou est symbolique et a été choisi par opposition à celui des Agoult...

Ce dernier est : "Les armes des Agoult étant d'or au loup ravissant d'azur, lampassé, viléné de gueules".

Celui de Rognes met "la brebis (donc l'habitant) à l'abri du loup" (donc de la châtelaine) en les enfermant derrière un verrou. 

Leur devise devient "Ferme bien qui pouvant tout fermer ne ferme rien". 

 

Inutile de vous préciser que le lavoir (comme la plupart des maisons du village) est entièrement construit en pierre locale, la pierre de Rognes, qui a fait la richesse de la Région et dont j'aurais sans doute un jour l'occasion de vous parler plus en détails. 

 

 

Dans les années 70-80, il y avait un garage automobile juste à côté...et maintenant l'endroit est fleuri et joliment agrémenté de bancs en pierre.

Le seul inconvénient de ce lavoir est qu'il est au carrefour de voies de circulation : la route départementale qui relie Aix-en-Provence au Vaucluse, et la rue Fontvieille...qui porte elle-aussi le nom de la source qui a donné son nom au lavoir.

Donc, en fait je ne sais pas si des gens s'installent sur les bancs...

 

Avant et Après !
Avant et Après ! Avant et Après !

Avant et Après !

 

Un second lavoir, construit en 1864,  a existé jusqu'en 1975, date à laquelle il a été enseveli pour bâtir à son emplacement un magasin d'alimentation.

Je vous montre donc à quoi il ressemblait avec d'anciennes photos que j'ai empruntées.

Personnellement, je n'en ai aucun souvenir, pourtant je passais dans le village de temps en temps avec mes parents.

Lorsque je suis arrivée à Rognes à la fin des années 70, tous les anciens étaient choqués parce que ce lavoir avait été démoli, enfin en vérité la toiture a été conservé ainsi que les arcades. Mais c'est à présent un commerce. 

Une pétition avait pourtant circulé, mais le maire de l'époque et le conseil municipal avaient voté à l'unanimité pour sa destruction. Il fallait d'après eux moderniser le village ! 

 

Les photos anciennes sont extraites de "Rognes" Equinoxe Collection Le Temps Retrouvé et du site des "Amis du Patrimoine de Rognes"...

 

Le lavoir de la place principale détruit en 1975
Le lavoir de la place principale détruit en 1975Le lavoir de la place principale détruit en 1975

Le lavoir de la place principale détruit en 1975

 

Un troisième lavoir bien connu était celui du Resquilladou. Construit lui-aussi à la fin du XIXe siècle, en 1898, il a été démoli dans les années 70, pour agrandir le chemin du même nom qui est à présent une petite route qui permet le passage de voitures.

De celui-ci non plus,  je n'ai aucun souvenir...

La même photo en couleur et en noir et blanc...La même photo en couleur et en noir et blanc...

La même photo en couleur et en noir et blanc...

 

Voilà notre balade est terminée pour aujourd'hui...

A bientôt, pour la suite de la visite du village ! 

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17 avril 2018 2 17 /04 /avril /2018 05:30

 

Dimanche dernier, je vous ai présenté brièvement le programme de la Fête de la Chèvre qui a lieu chaque année, le premier dimanche d'avril dans le petit village de Rognes (13). 

Aujourd'hui je vais vous montrer quelques-unes des principales intéressées, donc...les vedettes du jour : les chèvres !

Ils étaient une douzaine de producteurs de la région, élevant tous des chèvres de races différentes.

 

Dans un des enclos, on pouvait admirer une des races parmi les plus fréquentes en Provence, la chèvre alpine

Comme son nom l'indique cette chèvre est originaire des Alpes. C'est une race ancienne qui existait déjà au XIXe siècle. Mais aujourd'hui elle est élevée partout jusque dans la Loire et dans les Charentes. 

En fait, c'est la race caprine la plus présente sur les élevages dans toute la France et elle représenterait 55 % du cheptel français, toutes régions confondues.  
 

 

Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!
Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!

Des chèvres de race Alpine...enfin je ne sais pas pour la noire !!

 

Sa robe de couleur chamois caractéristique, présente des lignes noires sur le dos. Mais elle peut varier et être totalement noire sur certains animaux, donc la noire en fait peut-être partie...

Ce sont celles que nous retrouvons sur Rognes, à la ferme du Bregalon. Dans la vidéo ci-dessous, nous découvrons cette ferme...

 

Les chèvres blanches ont eu beaucoup de succès, car elles recherchaient les caresses et attiraient notre attention en nous poussant avec le museau, nous tirant par la manche...c'était très drôle. 

Les petits s'en sont donnés à cœur joie !

Je ne suis pas sûre de ce que j'avance, car j'ai oublié de poser la question (et oui ça m'arrive !) mais je crois que ces chèvres, entièrement blanches, appartiennent à la race Saanen, originaire de Suisse. C'est la seconde race la plus présente en France après les Alpines. Elles sont souvent élevées ensemble d'ailleurs. 

 

Une chèvre blanche très câline et curieuse aussi
Une chèvre blanche très câline et curieuse aussiUne chèvre blanche très câline et curieuse aussi

Une chèvre blanche très câline et curieuse aussi

 

Les petites chevrettes et petits cabris, n'étaient pas encore totalement sevrés...et un biberon les attendait dans un coin de l'enclos. 

Petites chevrettes et petits cabrisPetites chevrettes et petits cabrisPetites chevrettes et petits cabris

Petites chevrettes et petits cabris

 

Mais les plus spectaculaires de toutes, ce sont les chèvres du Rove, typiques de ma région. 

En effet la race appelée "chèvre du Rove" est née dans les Bouches-du-Rhône. Elle est originaire d'un petit village, situé entre Marseille et Martigues, presque en bord de mer... le Rove.

La légende dit que cette chèvre serait arrivée sur un bateau en provenance de Mésopotamie ou de Grèce et que le bateau aurait fait naufrage au large de Marseille. Il paraît beaucoup plus probable qu'elle soit arrivée en effet par bateau, mais n'ait pas eu à gagner les collines provençales à la nage !

 

La chèvre a une robe de couleur marron avec des taches plus claires ou noires mais d'autres couleur de robe sont possibles.  

C'est à ses cornes qu'on la reconnaît : elles sont torsadées, de section triangulaire...et de belle taille. En grandissant, elles s'écartent pour former une lyre. Certains boucs peuvent avoir des cornes qui atteignent 1.20 mètres d'envergure...ce n'est pas rien !

C'est une chèvre solide et rustique qui ne peut être élevée qu'au-dehors dans la garrigue. 

Elle a un rôle très important dans l'entretien des sous-bois inaccessibles à l'homme...et aide dont à prévenir les incendies de forêt qui saccagent trop souvent ma région. 

 

Dans le temps, les chèvres du Rove ne constituaient pas un élevage à part. Elles accompagnaient les troupeaux de moutons lors des grandes transhumances qui se faisaient toujours à pied.

Elles étaient donc très utiles lors de la montée à l'estive, car le berger pouvait consommer leur lait et en faire des fromages. 

Cette belle race a bien failli disparaître avec l'apparition des élevages semi-industriels où les chèvres n'ont qu'un court parcours en extérieur. 

 

Elle, il lui faut de la liberté et comme la petite chèvre de Monsieur Seguin, elle n'aime pas être attachée et son "berger" doit lui être tout dévoué...

Vous pouvez consulter le  site ICI, d'un des chevriers présents sur la Fête. 

 

Grâce au lait de cette chèvre, on fabrique en Provence la fameuse Brousse du Rove, un fromage frais classé en AOP, devenu un produit de luxe aujourd’hui...hélas.

Mais le prix s'explique quand on connaît le travail du chevrier et les qualités nutritives de  ce lait. De plus, chacune de ces chèvres précieuses, produit environ deux fois moins de lait que ses consoeurs alpines, mais un lait beaucoup plus riche en protéines...

 

Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître
Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maîtreLes chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître

Les chèvres du Rove avec leurs belles cornes et le stand de leur maître

 

Beaucoup de chevriers ont recours à des supplémentations car les chèvres d'aujourd'hui n'ont plus de collines entières à leur disposition et restent souvent en hiver à l'intérieur.

On leur donne donc différents aliments en plus du parcours quotidien qu'elles font dans la nature. 

Fête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en Provence
Fête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en ProvenceFête de la Chèvre 2018 (2) / Balade dans le village de Rognes, en Provence

 

J'espère que la balade parmi ces biquettes vous a plu !

En Provence, nous sommes toujours contents de croiser de temps en temps un troupeau...c'est notre patrimoine local !

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15 avril 2018 7 15 /04 /avril /2018 05:30
Fête de la Chèvre 2018 (1) / Balade dans le village de Rognes, en Provence

 

Chaque année dans le petit village de Rognes, est organisée le premier dimanche d'avril, la Fête de la Chèvre...

 

Le premier dimanche d'avril tombant cette année pour Pâques, c'est le week-end dernier que la 22 ème édition de cette fête a eu lieu...

 

La fête est organisée à l'initiative de l'Association locale "Les Cabrettes", dont la présidente n'est autre que la chevrière de la ferme du Brégalon, située sur le village (Vous pouvez aller voir sa page Facebook ici).

Une belle façon de promouvoir le travail des chevriers de ma région, mais aussi de faire le plein de bons produits du terroir.

 

C'est à Rognes (13) que ça se passe...
C'est à Rognes (13) que ça se passe...C'est à Rognes (13) que ça se passe...

C'est à Rognes (13) que ça se passe...

 

Voilà donc un bref aperçu des stands et des adorables chèvres, habituées aux caresses, qui ont attiré, malgré le temps gris et venté, de nombreux enfants et parents...


 

L'entrée est gratuite et la fête a lieu sur la place et dans la cour de l'ancienne école.

Le public nombreux peut ainsi toute la journée profiter des stands, caresser les animaux, participer à la traite...dégustez des fromages et des spécialités culinaires (et/ou en acheter pour les déguster à la maison).

En plus des chevriers,  de nombreux artisans locaux étaient présents...

 

Le public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV
Le public était au RDVLe public était au RDV

Le public était au RDV

 

Dans la cour de l'ancienne école (qui est devenue aujourd'hui la poste), un manège était installé pour les enfants et ce sont les papas qui l'actionnaient en faisant eux-même de la balançoire comme vous pouvez le voir sur ma photo. 

Le manège est actionné par les papas...
Le manège est actionné par les papas...

Le manège est actionné par les papas...

 

Des jeux en bois, en accès libre étaient proposés aux enfants grâce à la Ludothèque de l'Association Familles rurales, comme par exemple, le Puissance 4 géant et le Jeu de la Grenouille...

Deux des jeux anciens proposés aux enfantsDeux des jeux anciens proposés aux enfants

Deux des jeux anciens proposés aux enfants

 

Des tables de pique-nique étaient installées pour ceux qui désiraient prendre un repas sur place. 

Et une expo pédagogique permettait aux curieux d'en savoir plus sur la fabrication des fromages...

 

Enfin tout au long de la journée, des animations étaient proposées : séance de contes, fabrication de fromages, atelier cuisine, ateliers enfants et maquillages...

 

Un des panneaux de l'exposition

Un des panneaux de l'exposition

 

C'est donc une journée durant laquelle  l'ambiance familiale et conviviale ne se dément pas. Le succès de la fête tient au fait que petits et grands font connaissance avec des personnes accueillantes qui vivent de leur métier et veulent partager leur passion avec nous.

 

C'est une fête authentique de Provence...bien que de nombreux villages de France honorent aussi les chèvres. 

 

Une fête authentique...Une fête authentique...

Une fête authentique...

 

Bon dimanche à tous ! 

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12 mai 2017 5 12 /05 /mai /2017 05:49
Le  vallon de Ponserot vue générale du bassin

Le vallon de Ponserot vue générale du bassin

 

Aujourd'hui nous allons revenir en Provence, pour terminer la visite du vallon de Ponserot...

Ce petit vallon que je vous ai montré plusieurs fois depuis la semaine dernière débouche dans la vallée de la Durance. 

 

Là, à l'embouchure (ou presque) et pendant plusieurs décennies, l'extrémité du vallon de Ponserot a servi de bassin de décantation aux eaux du canal de Marseille.

 

Je vous ai déjà raconté le problème de l'eau en Provence et en particulier celui de l'alimentation en eaux de la ville de Marseille. Ces problèmes d'eau ont été résolus durant le XIXe siècle grâce à la construction du Canal de Marseille, dont je vous ai déjà parlé.

Mais subsistent encore pendant ce siècle, les problèmes liés aux boues charriées par les eaux. Les bassins de décantation situées près de Marseille ne suffisent pas.

Des bassins secondaires, plus petits, sont pourtant en activité dont celui qui nous intéresse : le bassin ou déversoir de Ponserot

 

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'huiL'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui
L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

L'ancien bassin de décantation de Ponserot aujourd'hui

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)

Et après son abandon / Image internet (http://lecanaldemarseille.fr/j/le-canal/adduction-amont/canalamont-ponserot)


 

Construit en 1848, ce déversoir d'une surface modeste de 15 700 m2 permettait de stocker, pour la faire décanter, 100 000 m3 d'eau. Ce sont les rochers qui formaient ses parois naturelles. 

L'eau était retenue par une levée, une sorte de barrage de 36 mètres d'épaisseur à la base et de 120 m de longueur, pour 19 mètres de hauteur. La levée était  munie de vannes permettant aux boues de se déverser par un chenal, directement dans la Durance..

L'eau arrivait directement de la Durance en amont, par un canal latéral et débouchait dans le réservoir par une énorme buse que l'on peut encore observer car elle est en parfait état. 

 

 

Plan du bassin de décantation

Plan du bassin de décantation

Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buse
Le canal d'introduction de l'eau...et la buseLe canal d'introduction de l'eau...et la buse

Le canal d'introduction de l'eau...et la buse

 

La surface faible  de ce bassin de décantation, permettait à l'eau de le traverser seulement en trois heures. Mais ce temps très court ne permettait pas une décantation suffisante (seulement 45 % des boues).

 

Ce bassin aménagé dès l'origine du Canal, vers 1849, servait de bassin de décantation. Il était divisé en deux parties séparées par un double mur. Dans la première partie, servant de dégrossisseur, les eaux étaient amenées par un canal introducteur dans le fond du ravin, à l'opposé du barrage. Elles se déversaient en superficie, entre les deux murs et parvenaient, par des orifices aménagés dans le bas du deuxième mur, dans la deuxième partie du bassin. Les eaux repartaient en surface, dans le canal, par 28 ouvertures de 3 m placées sur la rive gauche de la branche mère.

La vidange des bassins s'effectuait par un tuyaux en fonte de 0 m 600, placé sur toute la longueur du bassin dans les deux compartiments, il portait plusieurs tubulures verticales.

Un déversoir d'une superficie de 32 m 25 de long, recevait le trop plein des eaux de pluie amenées dans le vallon.

Site du Canal de Marseille

Le déversoir ?

Le déversoir ?

 

En 1864, on construit des canaux latéraux à gauche et à droite, ouvert par des "vanettes" de 0.40m de large. En tout 81 "vanettes" se situent rive gauche et 72, rive droite. Elles permettaient le nettoyage automatique du bassin.

Jean François Mayor de Montricher, l'ingénieur suisse qui en avait assuré la conception, mourut l'année de la mise en route de ce réservoir. Il ne sut jamais que son bassin était si bien conçu (bien que trop petit) qu'il ne s'envasait jamais, ne nécessitant ainsi ni vidange totale, ni curage régulier...  

 

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite
Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droiteLes vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

Les vanettes réparties latéralement à gauche et à droite

 

En 1885, un accident survient et interrompt le fonctionnement : le mur construit au centre du bassin qui le divisait en deux parties, se rompt sous la pression des eaux. Un tuyau de vidange s'est bouché, empêchant l'évacuation des eaux boueuses.

Le bassin de Ponserot est alors définitivement abandonné...

Depuis la nature a repris ses droits mais la construction est bien visible partout. Bien que  je n'ai pas trouvé d'accès pour descendre au fond du bassin...nous avons fait une belle balade...

 

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

A droite le mur qui s'est rompu sous la pression des eaux / A gauche la buse d'arrivée des eaux du canal

 

C'est depuis la fin du XIXe siècle, le bassin de décantation de Saint-Christophe, beaucoup plus vaste, qui est désormais en fonctionnement.  

Tout le monde peut l'observer en se rendant de Rognes dans le Vaucluse (ou vice versa). Je vous en parlerai plus en détails un jour prochain, mais en attendant que je vous conte son histoire, je vous donne un petit aperçu de ce grand réservoir d'eau. 

La bassin de Saint-ChristopheLa bassin de Saint-Christophe
La bassin de Saint-Christophe

La bassin de Saint-Christophe

 

Et pour terminer, voici à quoi ressemble le canal de Marseille à ce niveau, juste avant l'arrivée à ce nouveau bassin de décantation.

Pour ceux de la région que cela intéresse, je vous mets une carte pour que vous puissiez situer les différents lieux dont je vous ai parlé ! 

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)
Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

Le canal de Marseille (entre Saint Estève-Janson et le bassin de Saint-Christophe)

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

La vallée de la Durance, le canal de Provence et le canal de Marseille

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9 mai 2017 2 09 /05 /mai /2017 05:50

 

Comme promis, et puisque nous sommes au mois de mai, le mois des fleurs,  je vous emmène à nouveau dans le vallon de Ponserot près de Rognes (dans le 13) pour vous montrer les plantes que j'ai pu photographier lors de ma balade de la semaine passée.

 

Dans ce vallon cohabitent des espèces adaptées au froid et à l'humidité, que nous croisons souvent dans le Vaucluse, et des plantes typiquement méditerranéennes, voire de la garrigue sèche. 

Bien sûr, avant de plonger dans le vallon plus humide, alors que le chemin serpente dans la colline sous les pins et les chênes verts, la flore est typiquement celle du sud au printemps. 

 

On peut observer...

 

Des massifs de ciste blanc, encore appelé ciste cotonneux à cause de ses feuilles recouvertes de duvet. Les anglais le surnomment rockrose (ou rose des roches). 

 

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)
Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

Ciste blanc à fleurs roses (ciste cotonneux)

 

Les touffes de thym bien fleuries en ce moment rivalisent avec le ciste pour s'installer au soleil.  

Une seule touffe de thym

Une seule touffe de thym

 

Par-ci, par-là,  quelques touffes d'Aphyllante de Montpellier (encore appelé oeillet bleu de Montpellier, ou bragalo) n'ont pas été broutées par les brebis. C'est une véritable chance quand on sait combien qu'elles en raffolent ! 

L'aphyllante de Montpellier

L'aphyllante de Montpellier

 

Poussent aussi dans la garrigue et au soleil, les genêts à balais que tout le monde connaît puisqu'il y en a dans toutes les friches, tous les chemins ou bords de route et que l'on est en pleine floraison en ce moment. D'ailleurs on voyait bien dans mon article d'hier que les moutons pâturent au milieu. 

Il y a bien longtemps, on utilisait ses grandes tiges, une fois séchées pour en faire des balais ou pour couvrir les toitures (en Ardèche par exemple). 

Le genêt à balaisLe genêt à balais
Le genêt à balais

Le genêt à balais

 

Un peu plus loin en descendant, le vallon devient plus humide et par endroit le sol plus acide. C'est le ciste à feuilles de sauge que l'on rencontre...le "mucchju albellu" corse.

Ses fleurs blanches et ces feuilles caractéristiques font qu'on ne peut pas se tromper en l'identifiant.

Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge
Le ciste à feuilles de saugeLe ciste à feuilles de sauge

Le ciste à feuilles de sauge

 

D'autres fleurs blanches poussent en bordure du ruisseau. Ce sont de petites asphodèles assez communes mais à petites fleurs espacées sur la tige. Cette variété (asphodèle fistuleux ?) peut avoir des fleurs présentant une ligne brunâtre au lieu de verte, au milieu des pétales, comme ici sur mes photos (un peu floues !) 

Les asphodèles
Les asphodèlesLes asphodèles

Les asphodèles

 

Pas très loin, des boutons d'or éclairent un peu le sous-bois de leur couleur jaune...

Boutons d'orBoutons d'or

Boutons d'or

 

Et le géranium Robert peu fréquent chez nous, tapisse les espaces ombragés. Ici, il colonise même parfois les rochers tant il recherche un peu d'eau. C'est une plante médicinale qui a joué un très grand rôle dans la pharmacopée populaire. 

Le géranium Robert
Le géranium RobertLe géranium Robert
Le géranium Robert

Le géranium Robert

 

Au fond du vallon, dans les espaces ensoleillés, de petits "genêts"rampants... dont j'ignore le nom, bordent le chemin. 

Genêt rampant

Genêt rampant

 

Et quelques lins blancs ou bleus poussent en touffes éparses...

Lin bleu et blanc
Lin bleu et blanc

Lin bleu et blanc

 

On aperçoit aussi des petites valérianes rose pâle dont je ne connais pas le nom précis. 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en ProvenceLe vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (3) : la flore / Balade en Provence

 

Et quelques touffes de saponaires sauvages poussent parfois dans les rochers elles-aussi ou en bordure du chemin. Cette plante était très utilisée par nos ancêtres. On l'appelle d'ailleurs l'herbe à savon, mais en plus de ses vertus lavantes, c'est aussi une plante médicinale. 

Saponaire poussant dans une fissure

Saponaire poussant dans une fissure

 

Enfin, dans la zone du canyon, encaissée et manquant de soleil, les fougères prolifèrent dans chacune des fissures : on trouve surtout des céterach (appelé aussi doradille, herbe dorée) et des fausses capillaires (asplenium trichomanes pour les botanistes !) qui sont à la fois adaptées à la sécheresse et au froid. 

Parfois les deux cohabitent dans la même fissure...

Fausse capillaire
Fausse capillaireFausse capillaire

Fausse capillaire

CétérachCétérach
Cétérach

Cétérach

 

Quand on arrive à ce niveau-là dans le vallon, c'est le moment de sortir le sac apporté en renfort et si vous en avez un...l'opinel ! 

Là, dans l'herbe ou dans les rochers, on peut ramasser en abondance une salade comestible facile à reconnaître,  la laitue pérenne (appelée aussi laitue vivace). En fait, nous on préfère couper une feuille par-ci par-là, plutôt que toute la plante, afin de préserver les plants. Et une fois à la maison, à nous la dégustation d'une bonne salade sauvage, le potage vert ou le gratin d'herbe ! 

Bien sûr, il faut ramasser la plante bien avant la floraison sous peine de la trouver trop coriace.

Attention si vous habitez en Aquitaine, chez vous la laitue pérenne est une plante protégée...

 

Laitue pérenneLaitue pérenne
Laitue pérenne

Laitue pérenne

 

On peut compléter le ramassage de toute cette verdure par du plantain lancéolé, bon pour tout. Je vous ai déjà parlé dans le blog de cette plante aux milles vertus. 

Le plantain lancéolé

Le plantain lancéolé

 

Voilà notre promenade parmi les fleurs sauvages est terminée pour aujourd'hui.

J'espère que vous avez bien pris l'air et le soleil avec moi ! 

Bientôt, nous terminerons la visite du vallon de Ponserot...

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7 mai 2017 7 07 /05 /mai /2017 05:57

 

Le thème est libre ce mois-ci chez Magda et elle nous propose de suivre le dicton suivant bien connu de tous : "au mois de mai, fais ce qu'il te plaît", que je vais mettre en application aujourd'hui dimanche...

 

Je vous emmène donc à nouveau sur le sentier que nous avons déjà parcouru hier...sur le chemin de Ponserot près de Rognes (dans le 13) où les collines provençales offrent de belles prairies entre deux coins de garrigue fleurie. 

Le paysage est verdoyant en cette saison. Le chemin s'aperçoit à gauche... 

 

Le paysage...

Le paysage...

 

Il n'est pas rare de rencontrer le jeune berger du coin. Il mène un troupeau bien de chez nous avec brebis et chèvres mélangées. 

 

Lundi 1er mai, lorsque nous avons fait la balade, nous avons pu discuter un long moment avec lui de ses conditions de travail souvent difficiles, de sa première montée à l'estive qui allait bientôt l'amener à passer tout un été dans les montagnes, de ses brebis qui allaient bientôt mettre bas et qu'il menait par les sentiers faciles pour ne pas trop les fatiguer...et d'écologie.

Mais il nous a aussi parlé de quelques-uns de ses problèmes : des motos tout terrain qui font peur aux brebis et des gens qui viennent la nuit voler les clôtures électriques laissant les bêtes partir où bon leur semble. 

 

En bref, un jeune berger passionné et ouvert au monde, mais inquiet de l'avenir et du devenir de son métier...

 

C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en Provence
C'est vert mais nous sommes bien en ProvenceC'est vert mais nous sommes bien en Provence

C'est vert mais nous sommes bien en Provence

 

Un bel exemple d'harmonie entre l'homme et l'animal.

Des animaux heureux de vivre en liberté au lieu d'être enfermés dans une bergerie, ce qui se pratique de plus en plus souvent pour les chèvres.

Un paysage façonné par les bêtes mais sous contrôle. 

Et de bons produits à la clé pour les consommateurs que l'on peut trouver sur les marchés locaux donc en circuits courts.

 

Aurons-nous encore tout cela demain ?

Voilà le troupeau vu de près...

 

Voilà le troupeau vu de près
Voilà le troupeau vu de près

Voilà le troupeau vu de près

 

Et d'encore plus près... puisque j'ai fait cette petite vidéo que j'ai mise en ligne sur Youtube, une première pour moi.

Vous pardonnerez quelques erreurs à la camerawoman débutante !

 

Bon dimanche à tous ! 

Le vallon de Ponserot, dernier vallon sauvage de Rognes (2) / Balade en Provence pour #photodimanche

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6 mai 2017 6 06 /05 /mai /2017 05:50

 

Aujourd'hui je vous propose une balade en pleine nature dans ma jolie région provençale ! 

Le 1er mai dernier, nous avons profité du soleil radieux pour retourner dans un petit vallon situé près du village de Rognes, où nous n'étions pas allés depuis bien longtemps. C'est le vallon de Ponserot

Ce joli vallon est très préservé et même encore sauvage. Il a pourtant failli être définitivement saccagé dans les années 80-90, par un projet de décharge par enfouissement qui a fait beaucoup parler de lui. Il est à noter que l'ancienne décharge municipale se trouvait encore à proximité à cette époque, et a fort heureusement été déplacée, suite à l'étude d'impact effectuée pour ce projet. 

 

 

Sur le chemin de PonserotSur le chemin de Ponserot
Sur le chemin de Ponserot

Sur le chemin de Ponserot

 

Pour s'y rendre c'est très simple : il suffit de se garer près du Bassin de Saint-Christophe dont je vous ai déjà parlé lorsque nous nous sommes promenés sur les rives du Canal de Marseille.

Il faut ensuite monter dans la colline et passer à côté de l'ancienne décharge qui est recouverte de prairies. 

En montant un peu plus haut sur la colline et en s'éloignant du chemin principal, le promeneur bénéficie d'une vue imprenable, par-delà le Luberon, sur le Mont Ventoux enneigé...ce qui est rare de cette saison ! 

 

Le mont Ventoux au loinLe mont Ventoux au loin

Le mont Ventoux au loin

 

Le chemin principal monte toujours (nous sommes dans le vallon du Ru ou du Rut) pour ensuite atteindre le vallon de Ponserot. 

Là impossible de se tromper, le chemin descend maintenant et passe devant ce qui reste de l'ancienne ferme de Ponserot en ruines.

C'est sans doute la bergerie qui se trouve à gauche du chemin et sur la droite d'autres ruines sont visibles. Nous les visiterons une autre fois car nous n'avons pas voulu déranger un camping-car et ses habitants, venus chercher un peu de tranquillité dans ce lieu sauvage et éloigné de la route.

 

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.
Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

Le chemin descend avant et après les ruines de l'ancienne ferme de Ponserot.

 

Quelques oiseaux, des fleurs, nous sommes loin de tout et nous avons  l'impression d'être seuls au monde. 

Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...
Nous voilà en pleine nature...Nous voilà en pleine nature...

Nous voilà en pleine nature...

 

Au loin quelques traces d'habitat perché : un poste d'observation pour les oiseaux ou pour les chasseurs ?

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

Il y a même un fauteuil pour profiter de la vue

 

Le chemin descend toujours et se confond par moment avec le lit du ruisseau.

Celui-ci coule rarement hormis par temps d'orage, comme c'est le cas de la plupart des ruisseaux. Par contre, grâce à lui, un micro climat humide (et relativement froid en hiver) est maintenu toute l'année permettant à une flore particulière de se développer. 

Je vous montrerai par la suite quelques fleurs observées lors de notre balade.

Le lit du ruisseau est empli de cailloux roulés par les eaux et nous retrouvons quelques petites flaques. 

 

Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...
Dans le lit du ruisseau...Dans le lit du ruisseau...

Dans le lit du ruisseau...

 

Par moment, on a l'impression de s'être perdus...

Perdus au fond du ravin ?

Perdus au fond du ravin ?

 

Mais le vallon  s'élargit pour laisser place à des vestiges d'activités humaines comme ces restes de restanques attestant de cultures datant de l'époque de la ferme. 

Bancaous de pierres sèchesBancaous de pierres sèches

Bancaous de pierres sèches

 

Puis le chemin est entouré de falaises.

Au fond du vallon...
Au fond du vallon...Au fond du vallon...
Au fond du vallon...

Au fond du vallon...

 

 

Le sentier et le vallon s'élargissent enfin et débouchent sur une zone anciennement construite par les hommes au XIXe siècle, dont les vestiges font partie de notre patrimoine provençal : il s'agit de l'ancien déversoir de Ponserot dont je vous parlerai prochainement...

 

Le vallon s'élargit

Le vallon s'élargit

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21 mars 2017 2 21 /03 /mars /2017 07:10

 

Nous nous sommes promenés, il y a quelques temps déjà, sur les bords de l'ancien canal du Verdon. 

Aujourd'hui, je vais vous emmener sur les bords d'un autre canal, plus large, qui se trouve aussi à proximité de chez moi, c'est le canal de Marseille.

Ses berges sont très agréables en été, car très ombragées et c'est un vrai bonheur de trouver ce canal sur mon chemin et de le traverser ici ou là selon les sentiers que j'emprunte.

 

Le canal de Marseille l'été dernier...
Le canal de Marseille l'été dernier...Le canal de Marseille l'été dernier...

Le canal de Marseille l'été dernier...

 

Le Canal de Marseille permet d'amener l'eau de la Durance jusqu'à Marseille depuis 1854.

La Durance est, je le dis pour ceux qui ne la connaisse pas, la plus belle rivière de Provence. Elle descend tout droit des Hautes-Alpes où elle prend sa source près de la frontière italienne à Montgenèvre, puis va se jeter dans le Rhône vers la ville d'Avignon. On oublie souvent que cette belle rivière dont je vous montrerai un jour les berges, permet de couvrir 70 % des besoins en eau de toute la région PACA.

C'est dire comme elle a toujours été importante dans une région où sévit souvent la sécheresse...

 

Un peu d'histoire

 

Suite aux terribles épidémies de choléra qui décimèrent les habitants de Marseille, le maire de la ville, Maximin-Dominique Consolat, décida en 1834 de faire descendre jusqu'à Marseille, par simple gravité, l'eau de la Durance, une rivière pourtant lointaine mais présentant toujours un débit important.  

C'est à l'ingénieur Jean-François Mayor de Monricher que les provençaux doivent la construction de ce canal. Débuté en 1838, les travaux ont duré 15 ans et se sont achevés en 1854. Cependant dès l'année 1849, l'eau arrivait à Marseille sur le plateau de Longchamp. La Fontaine du Palais Longhamp, elle, ne sera inaugurée que le 15 août 1969. 

(Merci à une aimable commentatrice de m'avoir donné ces précisions)

 

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui  (Photo du net)

Le palais Lonchamp à Marseille où arrive l'eau du canal encore aujourd'hui (Photo du net)

 

Jusqu'en 1970, ce canal couvrait la totalité des besoins en eau de la ville ! Mais aujourd'hui, il en assure seulement les 3/4, le reste étant fourni par le Canal de Provence. 

 

Parce qu'il est long de plus de 180 kilomètres, dont 17 en souterrain, la construction du canal a nécessité 18 ponts dont le magnifique aqueduc de Roquefavour, bien connu en Provence que je vous montrerai un jour...

Au départ, la prise d'eau principale se situait près de Pertuis (dans le Vaucluse). Aujourd'hui, la prise d'eau se situe près du village de Saint-Estève-Janson, près de Rognes, sur le canal EDF alimenté directement par le barrage de Serre-Ponçon, construit sur la Durance en 1961 et que tout le monde connaît bien dans la région. 

 

Pas très loin de là, entre le village de Rognes et celui de la Roque d'Anthéron un bassin de retenue permet la décantation de l'eau que boiront bientôt les marseillais : c'est le bassin de Saint-Christophe, créé en 1882 quand les ingénieurs ont constaté que ceux qui avaient été creusés à Marseille s'avéraient inefficaces.  Tous les deux ans, ce grand bassin où s'est installée une faune importante, est entièrement vidé pour être nettoyé, un spectacle insolite, à ne pas rater ! 



 

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

Le bassin de décantation de Saint-Christophe (photos du net)

 

Le canal traverse diverses communes, dont La Roque d'Anthéron, puis Lambesc pour se diriger ensuite vers le sud et en particulier vers un second bassin de décantation, celui du Rialtor qui est devenu une véritable réserve ornithologique...

 

Voilà quelques photos des bords du canal de Marseille...en hiver, cette fois tel qu'on le voit près de chez moi. 

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver
Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiverLe canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

Le canal de Marseille près du village de Lambesc en hiver

 

Et voici d'autres photos au printemps, prises ces jours-ci à un autre endroit...avec le soleil et mon groupe de marche du jeudi.

Le long du canal de Marseille au printemps
Le long du canal de Marseille au printempsLe long du canal de Marseille au printemps

Le long du canal de Marseille au printemps

 

Un peu plus loin, le canal s'enfonce dans la colline puis ressort pour emprunter un aqueduc sur lequel nous ne pourrons pas monter car les portes d'accès sont fermées.

Promis, je vous montrerai ses abords très bientôt ! 

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

Le petit aqueduc de Lambesc (située au bout de l'ancien chemin de Berre)

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14 février 2017 2 14 /02 /février /2017 07:21
Deux fermes anciennes
Deux fermes anciennes

Deux fermes anciennes

 

Près de la maison de retraite dont je vous ai conté l'histoire hier, se trouve un petit hameau de quelques maisons toutes accolées et privées. 

Et autour de ce hameau, on peut admirer deux anciennes fermes que je trouve bien typiques de ma région.

 

Tout d'abord, la ferme au cochonnier...qui est située au bord d'une petite route. 

La ferme au cochonnier
La ferme au cochonnierLa ferme au cochonnier
La ferme au cochonnier

La ferme au cochonnier

 

Et cette jolie ferme, dont une partie seulement est en ruine et dont le jardin est toujours en culture...

Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovée
Une ferme ancienne dont une partie est rénovéeUne ferme ancienne dont une partie est rénovée

Une ferme ancienne dont une partie est rénovée

 

Dans le jardin, ça et là, nous pouvons voir des stigmates du passé.

Un puits bouché...et son abreuvoir transformé en bac à fleurs. 

Le puits
Le puits

Le puits

 

Et pour terminer cette visite, quelques rouleaux à dépiquer le grain...une aire de battage devait se trouver dans le secteur proche. 

Rouleaux à dépiquer le grainRouleaux à dépiquer le grain
Rouleaux à dépiquer le grain

Rouleaux à dépiquer le grain

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13 février 2017 1 13 /02 /février /2017 07:18

 

Près du petit village de Rognes, dont je vous ai déjà parlé, existe le domaine de Caireval. Il s'agit d'un domaine situé au coeur d'une forêt départementale de plus de 200 hectares.

La forêt offre de superbes balades pour les amoureux de randonnées.

Quatre circuits pour les VTTistes ont été tracés, dont un adapté handisport.

Les sentiers permettent de monter sur les crêtes, afin de rejoindre pour les plus courageux, la forêt de Tresquemoure et la Chapelle Saint Anne de Goiron, dont je vous ai déjà parlé.

Vous pouvez choisir de rester dans la plaine au milieu des champs de vignes, et de vous promener vers la Chapelle Saint-Marcellin, où je vous ai déjà emmené, ou bien faire le sentier des vignerons que je ferai un de ces jours de printemps avec vous...mais qui est encore plus beau à l'automne. 

Si vous le préférez vous pouvez rester dans la forêt...les chemins sont variés et agréables et le coin est toujours très fréquenté, sauf en été où il est interdit de se promener dans les massifs à cause des risques d'incendies.

 

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)
La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

La forêt départementale de Caire-Val (Rognes)

 

Comme vous le voyez sur la première photo, quelques coupes ont été effectuées l'année dernière, pour exploiter la forêt mais aussi lui permettre de se régénérer...

 

 

Au coeur du domaine de Caire-Val se trouve une maison de retraite de la MGEN, appelée également "Institut Bouquet".

Cet institut a été donné à la commune au début du XXème siècle et il est très renommé dans la région, car le cadre est idyllique. C'est pourquoi, je vais vous raconter son histoire, que peu de gens connaissent. 

Il y a longtemps puisque c'était à la fin du XIXème siècle, un magnifique château se trouvait là, le château de Caire.

Vous savez maintenant que les provençaux tous un peu marseillais sur les bords, exagèrent toujours un peu, donc ce mot "château" désigne en fait une grande et vaste demeure de maître.

A sa mort en 1903, le dernier des propriétaires des lieux, un médecin marseillais appelé Jules Bouquet, qui fut aussi un député actif et renommé dans le canton, fit don de la bastide au département, pour qu'on y installe une maison de retraite pour les institutrices laïques du département.

 

L'institut Bouquet était né et  se mit à fonctionner dès 1907 dans le château. 

Le tableau suivant, exposé dans la maison de retraite d'aujourd'hui, montre bien la bastide à cette époque, mais personne ne sait exactement ni quand elle a été construite, ni les modifications exactes que les propriétaires successifs y ont forcément apporté. 

 

Le château de Caire

Le château de Caire

Le château de Caire (photos anciennes)
Le château de Caire (photos anciennes)

Le château de Caire (photos anciennes)

 

Mais quelques années après, vous le savez par coeur à présent un tremblement de terre détruisit en grande partie la région. Le château n'a jamais été reconstruit. 

Il ne reste plus que son porche d'entrée que l'on voit aussi très bien sur le tableau...

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

Le porche d'entrée de l'ancien château de Caire

 

Ainsi que le soubassement, percé d'arcades, qui sert aujourd'hui de remise aux agriculteurs du coin.

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)
Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

Le soubassement du château (avant 1909 et aujourd'hui)

 

Et des ruines visibles ici ou là aux alentours...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

Ruines d'une partie de l'ancien château...

 

L'institut continua de fonctionner dans une annexe dont la construction avait déjà débutée avant le séisme. C'est tel qu'il l'est sur les cartes postales anciennes que je l'ai découvert pour la première fois dans les années 70. 

Cette bâtisse moderne datant donc du début du XXème siècle a été elle-même détruite en totalité en 1988, pour être remplacée par des locaux plus modernes et surtout plus adaptés aux besoins d'aujourd'hui. 

 

L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)
L'institut Bouquet (avant les années 80)

L'institut Bouquet (avant les années 80)

 

Et voilà l'Institut Bouquet aujourd'hui...une maison de retraite pas comme les autres puisque au coeur de la forêt domaniale...

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

L'Institut Bouquet, une maison de retraite de la MGEN (photo du net)

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10 février 2017 5 10 /02 /février /2017 07:02
L'ancien canal du Verdon (près du village de Rognes) et son chemin de garde

L'ancien canal du Verdon (près du village de Rognes) et son chemin de garde

 

Je vous emmène aujourd'hui pour une courte balade bucolique et historique sur les routes de l'eau en Provence...au bord de l'ancien canal du Verdon. 

 

Un peu d'histoire...

 

L'ancien canal du Verdon a été construit pour amener les eaux vives du Verdon jusqu'à la ville d'Aix-en-Provence puis vers les communes environnantes comme  Rognes, Saint-Cannat, Lambesc, Venelles...ma région donc. 

L'eau est transportée du barrage de Quinson jusqu'à la fontaine de la Rotonde bien connue de ceux qui visitent la Provence. Cette fontaine a été construite en plein coeur d'Aix-en-Provence, ce que peu de provençaux savent, uniquement pour accueillir l'arrivée dans la ville des eaux du Verdon !

 

La fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence (photo wikipedia)

La fontaine de la Rotonde à Aix-en-Provence (photo wikipedia)

 

La canal du Verdon traversait plus de 80 km de massifs montagneux et permettait l'irrigation de plus de 3000 hectares de terres agricoles.

Commandé par Napoléon III, il a été construit entre 1857 et 1878, par Théophile de Tournadre, un ingénieur remarquable.  C'est un des plus grands ouvrages construits depuis les Romains en Provence, permettant d'amener l'eau vers une ville.

Ce gigantesque ouvrage qui a constitué en son temps un exploit technique, reconnu d'ailleurs comme tel, lors de l'Exposition Universelle de 1878, a été entièrement construit par des bagnards_pas moins de 500 nous disent les archives_ des bagnards condamnés aux travaux forcés...

 

Au moment de la seconde guerre mondiale, le Canal du Verdon devient vétuste et surtout insuffisant pour alimenter en eau la région d'Aix-en-Provence. Il est cédé au département puis peu à peu remplacé par le Canal de Provence qui gère aujourd'hui les ressources en eau de la plupart des communes dont la mienne.

Depuis 1970, le canal du Verdon a donc été peu à peu désaffecté...

 

Dans les gorges du Verdon, le canal alterne avec des parties à ciel ouvert, des galeries souterraines, des parties où il se retrouve accroché aux rochers à pic, ou bien encore celles où il traverse les vallons...

Une grande partie du canal est désormais engloutie dans le lac d'Esparron et, le chemin de garde resté à l'air libre, est devenu un des principaux chemins de randonnée du Parc du Verdon. 

En attendant que j'y retourne un jour, pour y faire des photos, j'en ai emprunté une sur le net sur laquelle, on voit bien le chemin de randonnée au bord du canal vide. 
 

 

Photo empruntée sur le net...On aperçoit à gauche entre les arbres, le Verdon

Photo empruntée sur le net...On aperçoit à gauche entre les arbres, le Verdon

 

En dehors de son tracé remarquable dans les gorges, le canal comprend pas moins de 20 tunnels, 3 ponts-aqueducs, 4 grands siphons, 66 aqueducs et 8 branches de dérivation dont on retrouve des stigmates ici ou là en se baladant. 

 

Dans sa partie située vers Aix-en-Provence, nous pouvons encore promener sur le chemin de garde élargi, le long d'une des branches de dérivation de l'ancien canal toujours en eau, car réutilisée par la Société du Canal de Provence qui gère aujourd'hui l'eau d'une partie de la région... Nous voilà donc, entre le village de Saint-Cannat et celui de Rognes, sur une partie du canal appelé, la branche de la Trévaresse.

L'eau y circule encore de façon gravitaire (d'un point haut à un point bas). Tout du moins c'est ce qu'on a pu observer...mais nous pouvons nous tromper puisque pas très loin se trouve une station de pompage. Je n'ai trouvé aucune autre information sur ce lieu où je vais souvent promener...

 

Quelques vues du canal et du chemin
Quelques vues du canal et du cheminQuelques vues du canal et du chemin
Quelques vues du canal et du chemin

Quelques vues du canal et du chemin

 

Le canal est aménagé pour que les animaux puissent remonter en cas de chute inopinée...

Une grille permet aux animaux de remonter

Une grille permet aux animaux de remonter

 

Plus loin une barrière nous ferme l'accès au réservoir de la Barounette et à la station de pompage.  

Photo empruntée sur le site de Société du Canal de Provence

Photo empruntée sur le site de Société du Canal de Provence

Mes photos du site...Mes photos du site...
Mes photos du site...

Mes photos du site...

 

Le long du canal, la promenade est paisible et très bucolique...mais normalement interdite au public. Pourtant nous y sommes rarement seules, et nous croisons souvent des randonneurs, des VTTistes et, en saison, sur le chemin du retour...quelques chasseurs.

Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...
Le cadre est bucolique...
Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...Le cadre est bucolique...

Le cadre est bucolique...

 

Toutes mes photos ont été prises en novembre 2016, un jour de grand vent et de soleil...

 

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4 février 2017 6 04 /02 /février /2017 07:31
La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

La chapelle Saint-Marcellin de Rognes

 

Cette petite chapelle romane datant du XII° siècle se trouve dans la campagne proche du village de Rognes sur une petite route qui s'appelle le chemin de traspigut...C'est joli n'est-ce pas comme nom ?

L'endroit est superbe et très calme car c'est une route minuscule empruntée seulement par les riverains pour monter au village de Rognes que l'on aperçoit au loin.

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

Le village de Rognes dont je vous reparlerai...

 

Nous nous y sommes rendues en partant de la maison de retraite de la MGEN, anciennement nommée, Institut Bouquet, située au coeur de la forêt départementale de Caire-Val. 

Un sentier bordé de champs de vignes et d'un joli muret de pierres permet d'arriver facilement à une petite route départementale, qu'il faudra traverser, pour prendre le chemin de traspigut.  Un chemin nous mène ensuite à la petite chapelle cachée en été par des chênes magnifiques.

Le lieu est libre d'accès et ouvert à tous...mais la chapelle et l'ermitage sont fermés pour éviter les dégradations. 

 

Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelle
Le chemin et l'arrivée à la chapelleLe chemin et l'arrivée à la chapelle

Le chemin et l'arrivée à la chapelle

 

Presque entièrement détruite lors du tremblement de terre de juin 1909, dont je vous ai déjà parlé et qui a ravagé ma région, la chapelle Saint-Marcellin a été restaurée totalement grâce à l'intervention de l'association locale, les Amis du Vieux Rognes. La campagne de rénovation a débuté en 1988 et s'est achevée en 1996. Par la suite un enduit a été apposée sur les murs...

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

La chapelle Saint-Marcellin avant le tremblement de terre de 1909

 

La chapelle dont il ne subsistait qu'un seul mur, a pu être entièrement reconstruite. Une nouvelle cloche a été installée en 1994.

Et la croix dont seul le soubassement subsistait...a été remise à sa place d'origine. 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

L'ermitage qui avait été accolé à la chapelle dès le XVII° siècle, a été lui aussi entièrement rénové, et l'enclos qui l'entoure est bordé d'un  joli muret de pierres.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Voici quelques détails de l'architecture de cette jolie chapelle.

Saint-Marcellin d'abord...une sculpture moderne en hommage à Saint-Marcellin, le premier évêque d'Embrun, qui vivait au IIIème siècle et est devenu un saint populaire au Moyen Âge. D'ailleurs plusieurs chapelles de Provence portent son nom.

Saint-Marcellin

Saint-Marcellin

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Les gargouilles...qui ont été sculptées, elles aussi, au moment de la rénovation mais ne manquent pas de charme pour autant.

Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...
Les deux gargouilles...Les deux gargouilles...

Les deux gargouilles...

 

Le cadran solaire...qui "jure" un peu avec l'ensemble mais s'améliore avec les années car il se patine.

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Quelques pierres d'encadrement...

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

et une magnifique pierre sculptée d'une croix dans laquelle se trouve une croix plus petite (pas facile à photographier car très haute sur le fronton de l'ermitage)...

La croix sculptée ancienne

La croix sculptée ancienne

 

Depuis, chaque année le troisième dimanche de septembre,  une bénédiction des vendanges attirent les habitants du village. Un pique-nique géant est organisé dans le parc et un concert anime la journée.

 

 

 

Juste à côté se trouvent deux anciens cabanons...de style différent. 

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

 

Et une borie en très mauvais état, cachée dans la végétation.

 

La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)
La Chapelle Saint-Marcellin / Balade autour de Rognes (dans le 13)

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30 novembre 2016 3 30 /11 /novembre /2016 07:10
Bories du Castillon

Bories du Castillon

Au mois d'octobre, le temps était encore beau, nous avons décidé de revenir nous promener vers le village de Rognes où nous avons vécu lorsque nos enfants étaient petits.

Près du village, que je vous ferai visiter sans nul doute prochainement, il y a une petite chaîne de collines que les habitants de la région appellent "les crêtes de Castillon".

Elle monte assez haut au-dessus du village pour avoir une vue dégagée à 180°  !

D'un côté vers le sud, on devine la plaine d'Aix-en Provence avec par devant, le plateau de la Quille près du Puy-Sainte-Réparade (un oppidum de l'âge du fer dont je vous parlerai un jour) et au loin la Montagne Sainte Victoire (sur les deux premières photos).

Si on se tourne vers le nord, on aperçoit d'abord la plaine de la Durance (troisième photo) et, vers le village de Rognes, la chaîne des Côtes où se situe la chapelle Saint-Anne de Goiron et les grottes de la Baume sont je vous ai parlé la semaine dernière avec, par devant, une petite colline pointu, le Collet pointu (quatrième photo)...

Je ne vous en dis pas plus, bien sûr il y a d'autres sommets que je connais !

 

Les panoramas
Les panoramasLes panoramas
Les panoramas

Les panoramas

 

On accède aux Crêtes du Castillon par un chemin de terre qui part dès la sortie du village de Rognes. Si vous le prenez, vous pourrez suivre toute la crête et descendre de l'autre côté sur le village du Puy-Sainte-Réparade...

Le chemin de crête
Le chemin de crête

Le chemin de crête

 

Ou alors on peut monter sur la crête par plusieurs vallons qui démarrent à gauche de la route départementale entre le village de Rognes et celui du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...
La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

La montée à partir de la route du Puy-Sainte-Réparade...

 

De part et d'autres de cette crête, subsistent de jolies petites bories, encore préservées mais parfois envahies par la végétation. Elles ont été fortement endommagées, ainsi que la nature alentour, par un incendie qui a ravagé toute la région en août 1989...

Les habitants de Rognes les appellent tout simplement des "cabanes", le terme de bories étant plus usité dans le département du Vaucluse.

Les bories encore debout !Les bories encore debout !
Les bories encore debout !
Les bories encore debout !Les bories encore debout !Les bories encore debout !

Les bories encore debout !

 

Certaines ne sont plus qu'un tas de pierre ou bien n'existent plus car leurs pierres ont servi à fabriquer des murets...

Des tas de pierres au muret...
Des tas de pierres au muret...

Des tas de pierres au muret...

 

Quelle est leur histoire ?

 

On continue toujours à s'interroger sur l'origine de ces petites constructions...

En effet, les bories ou (bòri) sont fréquentes dans beaucoup de régions de France.

Je vous ai d'ailleurs montré sur ce blog, celles que j'avais découverte en Haute-Loire avec mes petits-enfants, les fameuses chibottes, ainsi que les cabanons de vigne, plus récents de la région de Die, dans la Drôme. 

 

Les bories provençales sont des cabanes de pierre sèche, construites sans mortier. Le matériau de base était pris dans les champs alentours, ce qui permettait en même temps de les épierrer pour en faciliter la culture.

 

Ces cabanes, parfois très petites, comme c'est le cas de celles du Castillon, servaient-elles essentiellement à entreposer du matériel agricole ?

Servaient-elles au contraire d'abris aux hommes ?

Elles sont formées d'une seule pièce et ont été construites par encorbellement d'assises posées en saillie vers l'intérieur, jusqu'à fermeture totale de l'ensemble, ce qui n'est pas toujours le cas. 

 

 

L'intérieur d'une borie
L'intérieur d'une borie

L'intérieur d'une borie

 

Leur restauration est très difficile car il faut s'approprier les techniques ancestrales de construction sans mortier, ce que plus personne ne sait faire aujourd'hui ou presque. 

Il faut dire que ces techniques existent depuis l'Antiquité et qu'on les retrouve dans tout le bassin méditerranéen mais aussi jusqu'en Irlande.

Les bories peuvent dater de toutes les époques mais, en Provence, elles ont essentiellement été construites à la fin du XVIIIème siècle et au début du XIXème, à l'époque où l'agriculture sur les coteaux battait son plein.

Sur les crêtes du Castillon, on trouve essentiellement des bories dont les voûtes sont en plein cintre (en demi-cercle) ce qui n'est pas le cas dans d'autres quartiers de Rognes. 

 

Pour terminer, voici un petit panorama que mon mari a réalisé avec son nouvel APN qui permet d'admirer la vue côté sud, c'est-à-dire vers Aix-en Provence et  la Montagne Sainte-Victoire. N'oubliez pas de cliquer dessus...

 

 

Un panorama sur la vallée...

Un panorama sur la vallée...

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27 octobre 2016 4 27 /10 /octobre /2016 06:00
Est-elle vraiment abandonnée ? Mystère...

Est-elle vraiment abandonnée ? Mystère...

 

Il y a quelques temps, au mois de juin dernier exactement,  je vous avais montré les photos d'une maison abandonnée située dans un petit hameau, proche d'un village de Provence que j'aime beaucoup pour y avoir vécu presque 18 ans, et où j'aime encore à l'occasion aller me promener...Rognes. 

 

Cette maison parlait tant à mon amie Maryse du blog l'Espigaou, qu'elle avait repris quelques photos, tout simplement parce que ses grands parents ont habité juste à côté et que cela lui rappelait sa tendre enfance...et  elle l'avait surnommé "la maison de Manou" ce qui a beaucoup amusé mes proches ! 

 

Je vous présenterai le village de Rognes à l'occasion : je réalise que je ne vous en ai jamais parlé ! Comme quoi c'est ce qu'on aime le plus, dont on parle le moins, assurément. 

 

Et bien, pour revenir à nos moutons, oui oui, je vous l'assure, il y a encore des troupeaux pas loin... bref ! la semaine dernière, alors que je refaisais un parcours de 12 km avec mon amie dans la campagne, nous sommes repassées devant la maison et quelle ne fut pas notre surprise de trouver un portail devant l'accès au parc.

Mais la petite porte bleue n'était pas pour autant cadenassée...laissant peut-être la liberté au voisinage d'entrer mais nous ne l'avons pas fait car nous sommes très respectueuses de la propriété privée. 


 

Le portail...

Le portail...

 

L'accès à la maison et au four, où rien n'a changé n'est pas fermé et j'ai refait une photo du vieux vélo qui semblait m'attendre, encore,  contre le mur. 

Le vieux vélo AVANT !

Le vieux vélo AVANT !

Le vieux vélo  APRES !

Le vieux vélo APRES !

 

Impossible d'avoir des précisions sur un éventuel achat de la maison, car il n'y avait pas un chat dans le hameau et tous les volets des maisons alentour était fermés...ou presque. 

 

Il n'y avait pas un chat...et les volets étaient fermés ou presque !
Il n'y avait pas un chat...et les volets étaient fermés ou presque !

Il n'y avait pas un chat...et les volets étaient fermés ou presque !

 

Alors ?

Et bien, promis je sens que vous brûlez d'en savoir plus, je vous en dirai plus quand je le saurai ! 

À SUIVRE donc...

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