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15 janvier 2019 2 15 /01 /janvier /2019 06:24
Albin Michel, janvier 2019

Albin Michel, janvier 2019

Par la fenêtre, le ciel se teintait de feuille de rose et les collines d'orpiment, les prairies de vert incandescent et la rivière d'or.

Parmi tous les peintres qui se réclamaient de Giotto, il était un des rares à en poursuivre vraiment l'esprit et la manière. Il peignait la vie de l'âme avec une puissance et une finesse où semblait se refléter l'âme même de Florence. Mais plus j'entrais en possession de mes moyens, plus je sentais qu'il m'y manquait quelque chose.

Tu auras compris ce que je pense de cet espace soumis aux lois de la perspective que tu vantes comme l'invention suprême : il ne vaut que dans la mesure où on est capable de le faire éclater. De même que le monde est plus que ce qu'en perçoit notre œil, et notre vie ne vaut que par ce qui la dépasse. L'essentiel, qui est la présence réelle cachée en toutes choses, est infigurable géométriquement.

Nous sommes à Florence au début du XVe siècle. Les rivalités sont explosives, les violences quotidiennes et les règlements de compte sanglants. 

Giovanni a découvert très tôt qu'il aimait dessiner et peindre. Depuis qu'il est orphelin, il erre dans la ville, dessinant ici ou là, au hasard de ses envies, avec son charbon de vigne, son pinceau en poil de chèvre et ses pigments fabriqués avec des mousses ou des fruits...

La chance lui sourit, car il a à peine 9 ans lorsqu'il rentre comme apprenti chez Starnina qui a remarqué sa fougue et son habileté. 

 

Les nouvelles tendances sont à la recherche des volumes et des techniques de dessins mathématiques. La géométrie, les proportions, la perspective font leur apparition dans les fresques et tableaux. L'espace donne du relief aux réalisations. 

 

A 16 ans, Giovanni devient le premier assistant de son maître. Il va découvrir avec son ami Brunelleschi, l'art de Sienne.

Il en revient tout ébloui.

Mais comme faire pour trouver son propre style ?

 

Il va d'abord se révolter contre son maître qui lui impose sa façon de faire. Puis tomber fou amoureux de la belle Léonora...Mais cet amour est impossible :  le père veille, il est marchand de soie et il n'est pas question qu'il donne sa fille à un simple fils de teinturier.

Léonora est alors enfermée au couvent.

Mais ce malheur n'arrive pas seul : la peste rôde et lui prend sa bien-aimée. Fou de douleur, Giovanni va s'enfuir et vivre pendant de longues années, une vie la plus éloignée possible de l'art...et de Florence. 

 

Il lui faudra apprendre encore longtemps de son maître, même une fois loin de lui, avant de pouvoir revenir et exercer son art, en adulte accompli ayant trouvé son chemin.

 

Arrivera-t-il pour autant un jour, à exprimer la lumière dans ses tableaux...une lumière nécessaire pour donner vie à ses œuvres ? 

Il l'a cherché toute sa vie durant alors qu'elle était là, tout simplement bien tapie en lui. C'est lui qui était aveugle et ne pouvait la voir...

Travaille. Les intuitions dernières ne sont données qu'à ceux qui s'y trouvent. Et pour s'y trouver, il faut rester au cœur de son travail. Quand ta pensée se trouble, quand le doute t'assaille ou le désespoir te saisit, laisse-toi guider par les contraintes de ton art...

Voilà un court roman de 140 pages à peine. Il est au premier abord facile à lire et j'ai découvert l'auteur avec plaisir car c'est un roman bien écrit. 

Ce roman initiatique se présente sous la forme d'une longue lettre, écrite par Giovanni à un destinataire inconnu, dont le lecteur ne comprendra l'identité qu'à la toute fin du roman (bien que je m'en sois doutée avant la fin...). 

 

Ce roman peut être proposé aux ados à partir de 15 ans. Il peut se lire à plusieurs niveaux comme une simple quête d'identité, la recherche d'une vie meilleure auquel l'art apporterait tout son sens, sur fond d'histoire d'amour impossible et romantique. 

 

Il s'adresse aux passionnés de peinture et d'art, ainsi qu'à ceux qui veulent en savoir plus sur la naissance de la Renaissance italienne et en particulier, sur le fameux Quattrocento. 

Ceux qui s'intéressent à la spiritualité y verront sans nul doute un message supplémentaire. Giovanni pense qu'il va pouvoir transformer le monde grâce à sa peinture. Il ne cesse de se remettre en questions et de questionner le monde. Mais ce que cherche Giovanni au fond de lui, c'est son propre Salut...

 

Voilà une lecture agréable mais qui pourtant ne me laissera pas un souvenir impérissable. Il m'a manqué un petit quelque chose pour entrer complètement dans le roman. Malgré d'intéressants passages historiques, de belles phrases poétiques et de nombreuses réflexions sur l'art et la peinture, ainsi que sur la religion et son emprise sur la vie quotidienne de l'époque, je suis restée trop spectatrice...et c'est dommage ! 

 

Merci à Babelio et à l'éditeur Albin Michel qui m'ont envoyé ce roman lors d'une masse critique exceptionnelle. 

tous les livres sur Babelio.com

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3 avril 2018 2 03 /04 /avril /2018 05:24
Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse

 

Aujourd'hui, nous terminons la visite du Château de Lourmarin.

Il nous faut pour cela grimper par l'escalier monumental jusqu'au second étage pour visiter la chambre des "Messieurs", la salle de Musique et le Salon Laurent-Vibert.

 

Vue générale de la Salle de musique

Vue générale de la Salle de musique

 

La salle de musique propose bien sûr, une collection d'instruments de musique, mais aussi des objets d'arts et des meubles d'époque.

 

Quelques meubles et objets d'art
Quelques meubles et objets d'artQuelques meubles et objets d'art

Quelques meubles et objets d'art

 

Les instruments viennent des quatre coins du monde.

Les instruments à cordes accrochés sur le mur viennent de Chine, du Japon et du Vietnam.

Ils sont accrochés au-dessus d'une épinette datant du XVIIIe siècle. 

Les instruments à corde sont accrochés sur les murs au-dessus de l'épinette

Les instruments à corde sont accrochés sur les murs au-dessus de l'épinette

 

Au sol se trouvent des instruments africains dont un xylophone (un balafon).

Le balafon et des tambours sous la fenêtre

Le balafon et des tambours sous la fenêtre

 

Il y a en particulier un joli clavecin...

 

Le clavecin...

Le clavecin...

 

Au dessus de la cheminée, Orpheus charme les fauves...en musique.

Opheus charme les fauves...

Opheus charme les fauves...

 

La chambre des Messieurs est une reconstitution d'une chambre du XVIIIe siècle.

La chambre des Messieurs

La chambre des Messieurs

 

Le salon Laurent-Vibert termine la visite en apothéose. La prochaine fois que je reviendrai dans ce château c'est dans cette salle que je viendrai en premier.

Je n'ai pas pu y rester longtemps car arrivés à ce stade les petits en avaient assez et avaient besoin de prendre l'air : ils avaient été si sages !

Dans ce salon se trouve une carte des Amériques, une gravure en fait,  accompagnée de ses 30 médaillons explicatifs qui ont été pour l'exposition encadrés séparément mais qui à l'origine encadraient la carte. 

La carte a été rénovée en 2010 par la Fondation.

 

N'oubliez pas de cliquer sur les photos pour les voir en grand. Désolée pour les reflets je n'ai pas réussi à faire autrement...le soleil entrait à flot par les fenêtres.

 

La carte des Amériques (gravure de Jean-Baptiste Nolin)

La carte des Amériques (gravure de Jean-Baptiste Nolin)

 

Cette gravure a été réalisée par Jean-Baptiste Nolin (1657-1725) vers 1720 pour le roi Louis XV.  Tout l'ouest de l'Amérique du Nord n'a pas encore été exploré.  

La carte est très belle mais les médaillons qui chacun reprennent un épisode de l'histoire de la conquête des Amériques, sont fascinants. De nombreux détails et un texte explicatif en français nous incitent à passer du temps sur chacun d'eux. 

Quatre des trente médaillonsQuatre des trente médaillons
Quatre des trente médaillonsQuatre des trente médaillons

Quatre des trente médaillons

 

Dans une vitrine au centre de la pièce de nombreux livres anciens donnent également envie de s'attarder dans cette pièce...et de partir en voyage ! 

 

Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le VaucluseLe château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse
Le château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le VaucluseLe château de Lourmarin (5) Visite de la partie Renaissance 3 / Balade dans le Vaucluse

 

La visite se termine à cet étage et il ne nous reste plus qu'à redescendre l'escalier, sortir sur la terrasse supérieure, admirer encore une fois la vue sur le village puis emprunter l'escalier extérieur...pour passer à côté du bassin.

Mais avant, d'une des fenêtres du second étage du château, on peut profiter encore un bref instant de la vue sur le village. 

 

Vue sur le village à partir du second étage du château.

Vue sur le village à partir du second étage du château.

 

A bientôt pour d'autres visites de ce village provençal ! 

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29 mars 2018 4 29 /03 /mars /2018 05:26

 

Nous continuons aujourd'hui la visite de la partie Renaissance du château de Lourmarin.

Nous allons monter par le superbe escalier torsadé et à vis, jusqu'au 1er étage pour visiter la chambre des Dames, la salle de réception (appelée la Sallestre) et le petit Salon.

 

 

 

Au premier étage, se trouve la Chambre des Dames.

Nous ne pouvons pas entrer dans la pièce mais simplement avoir un aperçu à partir de la porte d'entrée, la salle étant condamnée par un cordon. Dommage car nous ne pouvons pas admirer la cheminée. 

La Chambre des Dames (ou Chambre d'Honneur) est entièrement décorée par des meubles provençaux datant du XVIIIe siècle. On peut admirer en particulier devant la cheminée, une banquette typiquement du sud-est que l'on appelle une radassière. 

Les tissus sont constitués de Toile de Jouy et les carreaux au sol ont été fabriqués à Apt (une ville proche située dans le Vaucluse) dans le style de ceux d'origine. 

 

La Chambre des DamesLa Chambre des Dames
La Chambre des DamesLa Chambre des Dames

La Chambre des Dames

 

A côté de la chambre se trouve la salle de réception, appelée la Sallestre. On y dansait et on s'y amusait beaucoup !

Les meubles sont tous de style espagnol.

Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre
Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre
Le mobilier de la SallestreLe mobilier de la Sallestre

Le mobilier de la Sallestre

 

Une cheminée datant de 1570, superbement décorée, occupe un des murs de la salle. On y trouve des sculptures originales puisque constituées de têtes d'indiens (Incas ou Aztèques). 

 

 

La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées
La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptéesLa cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées

La cheminée surmontée par des têtes d'indiens sculptées

 

Sur un grand médaillon, on découvre les Trois Grâces, éternellement jeunes et qui invitent à la fête, à la vie, au bonheur...

Le médaillon représentant les trois GrâcesLe médaillon représentant les trois Grâces

Le médaillon représentant les trois Grâces

 

Enfin nous terminerons la visite de cet étage par un petit tour dans le Petit Salon.

La grande cheminée est ornée des mêmes têtes d'indiens, que celles situées au-dessus de la cheminée de la Sallestre. La plaque en fonte qui se trouve dans la cheminée est datée de la seconde moitié du XVIe siècle.

La cheminée du Petit Salon

La cheminée du Petit Salon

 

Au centre de la pièce, se trouve un piano de concert Blüthner. Il est utilisé par les pensionnaires de la Fondation. 

A gauche de la cheminée est exposée une oeuvre classée "La Vierge à l'enfant".

C'est une peinture italienne, huile sur bois, datant du XVe siècle. Elle est l'oeuvre de Filippo Lippi, un grand maître de la Renaissance de Florence, dans l'atelier duquel Boticelli est entré en apprentissage en 1465. 

La Vierge à l'enfant

La Vierge à l'enfant

 

Le coffre Renaissance qui orne la pièce, est surmonté d'une gravure du XVIIe. Pas facile de la prendre en photo avec le soleil qui entrait à flots par la fenêtre juste en face.

 

Enfin les bibliothèques sont datées du XVIIIe. 

 

La vue sur le coffre, la gravure et une des bibliothèques

La vue sur le coffre, la gravure et une des bibliothèques

 

Il nous reste maintenant à visiter le troisième étage...mais ce sera encore une fois pour un prochain article, enfin...si vous le voulez bien !

 

Vous avez pensé à cliquer sur les photos pour les voir en grand ?

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27 mars 2018 2 27 /03 /mars /2018 05:25

 

Nous poursuivons aujourd'hui la visite du Château de Lourmarin.

Nous avons donc quitté la loggia où nous nous trouvions précédemment, dans le "Château-Vieux" pour remonter l'escalier, traversé l'oratoire dont je vous ai parlé la dernière fois, et nous sommes sortis sur la terrasse supérieure.

La vue sur le village est toujours très agréable !  

 La vue de la terrasse supérieure

La vue de la terrasse supérieure

 

Sur la terrasse supérieure, nous sommes au pied du "Château-Neuf". Cette partie Renaissance a été construite sur  trois niveaux, chaque étage comprenant une série de trois fenêtres à meneaux. Chacune des fenêtres est encadrée de pilastres rappelant la période antique.

 

 

 

Une des fenêtres à meneaux avec ses pilastres

 

 

Puis nous pénétrons à l'intérieur de la tour quadrangulaire par une superbe porte. C'est là que s'ouvrent au rez-de chaussée, la cuisine et la salle à manger.

La porte d'entrée dans la partie Renaissance...

La porte d'entrée dans la partie Renaissance...

 

Pénétrons tout d'abord dans la cuisine où se trouve la plus grande cheminée du château. On pouvait y faire cuire deux cochons entiers ou deux moutons sans problème, comme nous l'indique la fiche pédagogique apposée dans la salle.  

A l'époque les gens du peuple mangeaient beaucoup de céréales et de légumes mais les "riches" n'étaient pas végétariens...et dépensaient sans compter, tout en consommant les produits de la chasse ou des élevages alentours. 

 

 

La plus grande cheminée du château

La plus grande cheminée du château

 

La pièce est joliment décorée, mais je n'ai fait que peu de photos, car il y avait pas mal de monde...

Les ustensiles accrochés au mur sont typiquement provençaux. Il y a, en particulier, une bassinoire qui servait à chauffer les lits en hiver, des jarres posées au sol et un joli vaisselier...

 

La bassinoire et une des jarres posées au sol
La bassinoire et une des jarres posées au sol

La bassinoire et une des jarres posées au sol

 

Les cuivres posés au sol ou sur les meubles ont été ramenés par Robert Laurent-Vibert, dont je vous ai parlé dans mon dernier article, lors de ses voyages au Liban, en Syrie, au Maroc ou en Palestine. Ils datent tous du début du XXe siècle.

 

Un des cuivres ramenés des voyages par Robert Laurent-Vibert

Un des cuivres ramenés des voyages par Robert Laurent-Vibert

 

Deux fontaines originales sont taillées dans le marbre. Chacune représente un hippopotame du Nil.

 

Une des fontaines en forme d’hippopotame

Une des fontaines en forme d’hippopotame

 

Enfin, une pile se trouve dans un des coins de la cuisine. C'est ainsi que l'on appelle notre évier de Provence. 

 

La pile dans un des coins de la cuisine

 

La visite se poursuit ensuite par la salle à manger, transformée aujourd'hui en salle de concert et de conférence. Elle est embellie par son plafond à la française, un plafond entièrement rénové qui date du 16e siècle.

Un piano est placé devant la cheminée sur une estrade. Ma photo est un peu floue mais c'est la seule que j'ai, où on aperçoit un bout du plafond, le piano et la cheminée.

 

 

 

Voici quelques-uns des objets qui décorent les vitrines...

Dans une première vitrine, on peut admirer un superbe vase de Delft (Hollande) et des verreries de Murano.

 

 

Vase de Delft et verreries de MuranoVase de Delft et verreries de Murano
Vase de Delft et verreries de MuranoVase de Delft et verreries de Murano

Vase de Delft et verreries de Murano

 

Des outils préhistoriques retrouvés dans la région, sont exposés dans une seconde vitrine. 

 

Des objets préhistoriques retrouvés dans la région

Des objets préhistoriques retrouvés dans la région

 

Enfin, de nombreuses  gravures ornent les murs. Elles sont l'oeuvre de Piranese (Giovanni Battista Piranese, 1720-1778). Elles représentent la ville de Rome au XVIIIe siècle.

Je n'en ai fait aucune photo, d'abord parce que ces gravures sont célèbres, ensuite car le soleil entrait à flot dans la salle et ne le permettait pas ! 

 

Nous poursuivons encore un peu la visite en montrant quelques vues du superbe escalier Renaissanceun des plus beaux escaliers de Provence !

Il comporte 93 marches, chacune étant constituée d'une seule dalle qui fait toute la largeur de l'escalier, de la torsade centrale au mur latéral.

 

Pour les passionnés d'architecture...

Pour les passionnés d'architecture...

 

L'escalier est décoré par une frise constituée de petits animaux, de blasons et de motifs végétaux sculptés. On peut en compter 316 en tout, il y a donc de quoi admirer quand on lève les yeux en l'air !

Quelques éléments de la frise...Quelques éléments de la frise...
Quelques éléments de la frise...

Quelques éléments de la frise...

 

Dans les angles de la tour quadrangulaire, en-dessous de chacune des marches une "trompe-d'angle", ornée d'un motif sculpté, a été bâtie pour consolider la construction.

Les sculptures d'angleLes sculptures d'angle
Les sculptures d'angleLes sculptures d'angle

Les sculptures d'angle

 

Je n'ai pas pu monter jusqu'au sommet de la tour. L'escalier se termine en forme d'ombelle. L'accès n'était pas autorisé le jour de ma visite et ce sera donc pour une prochaine fois !

 

Photo (wikipedia)

 

Alors, toujours prêts pour continuer la visite ? 

Si vous le voulez bien...

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19 mars 2018 1 19 /03 /mars /2018 06:34
Le château de Lourmarin (84)

Le château de Lourmarin (84)

 

Je vous ai présenté dernièrement, l'histoire du village de Lourmarin, un petit village du Luberon.

 

Le château Renaissance est bâti sur un promontoire qui domine le village. C'est le premier château Renaissance qui a été construit en Provence.

Comme je vous l'ai déjà dit, c'était à l'origine une simple forteresse construite au XIIe siècle.

C'est Foulques d'Agoult qui fait reconstruire le château vers 1475, sur les bases de la construction d'origine. Il commence bien sûr par reconstruire la partie médiévale.

Cette partie médiévale typique, avec sa petite tour polygonale surmontée de créneaux, et sa belle loggia à l'italienne est appelée "Château-Vieux". Nous la découvrirons plus en détails quand nous visiterons l'intérieur. 

 

A la mort de Foulques d'Agoult, c'est sa nièce Louise qui administrera ses biens. Elle fera agrandir le château vers 1526. Le château, bâti à cette époque, nous rappelle l'Italie par sa façade et ses fenêtres à meneaux, réparties trois par trois, sur des cordons moulurés. C'est le "Château-Neuf"

On la doit en effet à un jeune architecte italien Sebastiano Serlio (1475-1554) connu pour avoir construit plusieurs autres châteaux en France, dont celui de d'Ancy-Le-Franc.

Une tour quadrangulaire fait la jonction entre les deux parties, d'architecture différente. 

Le château est un heureux mélange de Renaissance et de Moyen Âge. On le surnomme d'ailleurs, "la petite villa Medicis de Provence"...

Bien sûr au fil du temps, il a subi de nombreuses transformations.

Il est classé aux Monuments Historiques depuis 1973, avec ses jardins, ses fontaines, et beaucoup d'objets se trouvant à l'intérieur. 

 

La tour Ouest

La tour Ouest

Le "Château-Neuf" vu du côté sud

Le "Château-Neuf" vu du côté sud

Le "Château-Neuf" vu du côté nord

Le "Château-Neuf" vu du côté nord

La tour quadrangulaire et une partie du Château-VieuxLa tour quadrangulaire et une partie du Château-Vieux

La tour quadrangulaire et une partie du Château-Vieux

 

Au début du XXe siècle, le château, alors en ruine, connaît une véritable renaissance grâce à l'intervention de Robert Laurent-Vibert (1884-1925) qui va débuter dès 1920 une importante restauration des lieux. 

La bâtisse est devenue aujourd'hui un lieu culturel et artistique incontournable.  De nombreux concerts et expositions l'animent toute l'année.

Juste avant sa mort accidentelle, en 1925, Robert Laurent- Vibert avait cédé le château à l'Académie des Sciences, Agriculture, Art et Belles Lettres d'Aix-en-Provence. Une belle initiative... 

Depuis, de jeunes artistes, écrivains, peintres, musiciens, sont accueillis régulièrement au château. Et une Fondation, la Fondation Laurent-Vibert a vu le jour et s'occupe des animations et autres projets touchant le château. 

 

Une statue-fontaine monumentale, érigée vers 1925, rend hommage à cet homme généreux dans un jardin extérieur au château, d'accès libre à tous les promeneurs.

Elle a été réalisée par Louis Didron dont je vous ai déjà parlé dans mon dernier article, et d'après les plans d'Henri Pacon.

 

La statue-fontaine en hommage à Robert Laurent-Vibert

La statue-fontaine en hommage à Robert Laurent-Vibert

 

Un médaillon en bronze représentant Robert Laurent-Vibert de profil, avait été apposé, mais il a aujourd'hui disparu ! Il ne reste que sa trace et les inscriptions gravées dont une dédicace...

On voit bien la trace du médaillon en bronze disparu

On voit bien la trace du médaillon en bronze disparu

 

Comme vous pouvez le voir sur ma photo précédente, le monument est formé de deux figures féminines, adossées à une corbeille de fleurs.

Sur le soubassement de la fontaine-statue est inscrit "L'amitié et la reconnaissance perpétue le souvenir".

Une des figures féminines avec le village en arrière-plan

Une des figures féminines avec le village en arrière-plan

 

Du jardin, on a encore une superbe vue sur le village...que je ne résiste pas de vous montrer à nouveau ! 

Des jardins le visiteur a une superbe vue sur le village de Lourmarin

Des jardins le visiteur a une superbe vue sur le village de Lourmarin

 

En remontant vers l'entrée du château, on aperçoit un joli bassin...

Le bassin du jardin
Le bassin du jardinLe bassin du jardin

Le bassin du jardin

 

Je vous propose de poursuivre un court instant la balade, en faisant le tour du château par l'extérieur, car nous sommes un peu en avance et l'accès à la visite est encore fermée ! 

 

Devant l'entrée, se trouve un ancien bassin. Il arbore un joli masque en décoration.

Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs

Le mascaron du bassin situé devant l'entrée des visiteurs

 

En montant l'allée et en longeant les clôtures...

En montant l'allée...

En montant l'allée...

 

...nous avons une jolie vue sur un champ d'oliviers à notre gauche...

Le champ d'oliviers...
Le champ d'oliviers...Le champ d'oliviers...

Le champ d'oliviers...

 

...et bien sûr, le château à notre droite...

Le château sur la droite...Le château sur la droite...Le château sur la droite...

Le château sur la droite...

 

Le chemin qui contourne le château nous amène à un autre bassin...qui fait 7 à 8 mètres de longueur. Le mascaron qui orne la fontaine est très beau.

Ce vieil homme barbu aux cheveux longs représenterait Neptune et serait lui-aussi l'oeuvre de Louis Didron, pensionnaire du château dans les années 30. Cette fois c'est avec le sculpteur Pierre Poisson que l'architecte a travaillé. 

 

Pas moyen de faire une photo du bassin, il y avait trop de monde autour. 

Mascaron du bassin se trouvant au nord du château

Mascaron du bassin se trouvant au nord du château

 

Quand  nous revenons de l'autre côté, cette fois c'est ouvert et nous pourrons poursuivre notre visite très bientôt...si vous le voulez bien !

De retour de l'autre côté...De retour de l'autre côté...

De retour de l'autre côté...

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